Présentation

  • : Le blog de la Résistance sur Internet
  • webresistant
  • : Le WEB Résistant est le seul site francophone présentant toutes les références sur les sites de réinformation. Faites-le connaître autour de vous ! Ne restez pas seul, nous sommes nombreux.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Archives

Entête

"Si vous entendez ce message, c'est que vous êtes la résistance."
 
† Le site du jour †

 

Index du forum


Voir les articles

INDEX

Samedi 17 octobre 2009

Ecrire un commentaire - Recommander - Voir les commentaires

FAUT-IL INTERDIRE LES DROGUES ?

 

Pour commencer cette conférence,(1)  je voudrais vous raconter une anecdote historique. Dès janvier 1919, les prêtres catholiques américains devaient obtenir une autorisation de l'administration fédérale pour se procurer du vin de messe. L'ère de la Prohibition avait commencé. Pendant douze longues années, la production, le commerce et la consommation de boissons alcoolisées demeurèrent totalement interdits aux États-Unis. Très vite, on vit apparaître des sectes se réclamant du christianisme pour pratiquer avec dérogation administrative la communion sous les deux espèces. Tous les observateurs notaient le zèle particulier des fidèles pour l'absorption de vin consacré.

Il n'y eut pas que des petits malins pour tourner la loi sur la prohibition de l'alcool. Des mafias, habituées à fonctionner dans l'illégalité, saisirent une si belle occasion de diversifier leurs revenus traditionnellement liés au jeu et à la prostitution. Des distilleries clandestines proliférèrent dans tout le pays. Fabriqués à la hâte, sans hygiène, leurs produits rendaient souvent fou ou aveugle, mais quel recours avait l’imprudent consommateur ? D'autres gangs, qui ciblaient plutôt une clientèle fortunée, passaient en contrebande des spiritueux de qualité venus d'Europe. L’argent du bootleg pervertissait l’État jusqu’au plus haut niveau; un des exemples remarquables reste celui de Joseph Kennedy, fondateur de la dynastie qui donna un président et plusieurs sénateurs au pays, et qui lui-même, après avoir édifié sa fortune dans l’importation d’alcool en fraude, se fit nommer à la tête de la puissante et prestigieuse Commission des Opérations de Bourse par les politiciens qu’il avait si longtemps stipendiés.

La conséquence la plus tragique de la Prohibition fut évidemment l’augmentation spectaculaire des crimes de sang. Parce qu'ils ne pouvaient pas recourir aux tribunaux, les gangs réglaient leurs différends dans des batailles de rue et par des assassinats, qui marquent encore la mémoire de villes comme Chicago. On a pu écrire que la violence causée par la Prohibition a provoqué plus de morts pendant les douze années qu'elle a durées que n'en auraient causé la cirrhose et les accidents dus à l'alcool. (2)

Si tout ce que je viens de vous dire ne vous rappelle pas ce qui se passe aujourd'hui avec la prohibition de la cocaïne et des autres drogues, c'est que vous avez vécu sur une île déserte, sans journaux et sans radio depuis 20 ans.

Or, que s'est-il passé lorsque la Prohibition de l'alcool a cessé aux États Unis ? Des multinationales comme des petits producteurs ont mis en vente des vins et des spiritueux non frelatés. Les seules batailles qu’ils ont continué de se livrer étaient sous forme de publicité et de prix cassés. La mafia a déserté ce secteur, et on n’y a plus recensé aucun cas de corruption ni de " blanchiment ". Et, curieusement, la consommation d’alcool comme celle de cigarettes diminue dans beaucoup de pays où la vente y est autorisée.

Est-ce que l'expérience que je viens de décrire de la prohibition de l'alcool aux États Unis n'aurait rien à nous apprendre, ou bien est-elle pertinente pour analyser cette nouvelle prohibition qui vise cette fois les amphétamines, la cocaïne, l'héroïne, le cannabis.., ce qu'on appelle communément " la drogue " ? Il y a quelque chose que je trouve effrayant dans l’ampleur et la violence de la répression qui s’abat sur les drogués. Le discours utilisé, les moyens mis en œuvre, sont vraiment ceux de la guerre. (3) Dans notre propre pays, qui se veut un modèle d’État de droit, les policiers et les magistrats réclament des lois d’exception et des exceptions à la loi sous prétexte de trouver et punir les trafiquants. La délation devient obligatoire, comme aux beaux jours du nazisme et du stalinisme. (4) Lorsque les gouvernements, partout, montrent une telle unanimité répressive, est-ce que notre devoir minimum de citoyen n’est pas de se poser des questions ? Se pourrait-il, par exemple, que nous soyons en train de répéter l’erreur des prohibitionnistes de l’alcool, dont les remèdes ont causé plus de morts que le mal qu’ils voulaient combattre ? Se pourrait-il que la répression arrange autant les affaires des mafieux que celles des politiciens ? Tout ce qui concerne la drogue a des rapports avec notre inconscient, et c’est précisément parce que l’émotion qu’elle suscite permet toutes les manipulations que nous devons nous poser de telles questions.

La persécution des drogués

La première des manipulations est évidemment celle du vocabulaire. Lorsque les magistrats et les policiers prétendent qu'ils mènent la " guerre à la drogue ", ils abusent des mots. " Persécution " est le terme qui convient. Appeler leur croisade " persécution " rendrait la cause des policiers moins populaire, mais décrirait mieux la réalité. Car notez que dans une guerre, il y a deux adversaires qui luttent pour s'imposer l'un à l'autre. Or, le drogué ne menace personne, il se trompe certainement dans la voie qu’il a choisie, mais il n’oblige personne à le suivre; le drogué ne contraint personne à se droguer, c’est nous qui voulons, par la force des armes, lui imposer notre propre façon de vivre. Alors, je m'interroge sur la raison même de cette persécution. Pourquoi interdire la drogue ? Car il ne peut pas, absolument pas, y avoir de justification rationnelle à l'interdiction de produire, de commercialiser et de consommer des drogues. Il n'existe pas de raison morale. Il n'existe pas de raison économique. Il n'existe pas de raison sociale. La persécution que pratiquent nos gouvernants n'est pas de l'ordre de la raison. Son absurdité est telle qu’il faut en chercher les causes dans nos peurs, dans la peur que notre société éprouve devant tous les essais de modifier les états de conscience. Nous n'aimons pas les mystiques, les chamans, nous ridiculisons les voyants, nous enfermons les fous et les délirants, même s'ils ne sont pas dangereux, nous persécutons les drogués, comme nous avons brûlé les sorcières. Dans notre société qui se veut sécularisée, la persécution des drogués est une persécution religieuse. C'est ce que je vais essayer d'expliquer.


Les vrais dangers de la drogue 

Laissez-moi d’abord vous dire que je suis confronté au problème de la drogue comme l’est tout père de famille en Occident. La drogue n’évoque pas pour moi le stimulant intellectuel que prenaient Einstein, Freud (ou Sherlock Holmes), ni l’inducteur de rêveries et de visions qu’affectaient Baudelaire, Malraux, Cocteau, Michaux et tant d'autres. Je suis atterré que la drogue soit aujourd’hui celle que les lycéens refilent à leurs petits camarades, celle que contenaient les seringues abandonnées qu’on trouve dans les jardins publics, celle des junkies aux dents déchaussées et aux orteils horriblement piqués et tuméfiés, parce que les orteils sont moins repérables par les policiers que les bras.

Mais j’ai eu aussi une autre expérience de la drogue. J’ai été président pendant dix ans d’une société française qui produisait de la cocaïne - en toute légalité, car cet alcaloïde a encore un usage médical. Celle que nous produisions sous le contrôle du Ministère de la Santé et sous surveillance policière était " de la pure ", vendue à des laboratoires pharmaceutiques et des hôpitaux. De temps en temps, les douaniers nous envoyaient leurs prises en espérant que nous pourrions les traiter et leur acheter la cocaïne récupérée. Ces produits confisqués aux trafiquants déconcertaient notre meilleur chimiste et furent pour moi la révélation d’une immense aberration dans notre politique répressive. La cocaïne de contrebande était tellement dénaturée, mélangée avec n’importe quelle poudre blanche, de la lessive, du plâtre même, les impuretés si nombreuses que, huit fois sur dix, elle était irrécupérable. Mais je réalisais que c’est cette mixture que les jeunes prisaient ou s’injectaient. La dangereuse différence entre la cocaïne que nous produisions dans notre laboratoire et celle vendue dans la rue tenait aux impuretés. La pâte que fourgue un dealer est potentiellement mortelle, non pas tant à cause de la cocaïne qu’elle contient que des produits qu’on y a mêlés.

Ce qui s’explique aisément. La cocaïne, comme vous l'avez vu dix fois à la télévision, est extraite des feuilles d’une plante, la coca. Son extraction demande un traitement chimique qui nécessite un appareillage simple mais encombrant. L’interdiction de la production de cocaïne fait que les laboratoires où l’extraction s’effectue doivent rester cachés dans des fermes, des usines désaffectées, des bidonvilles, et qu’ils doivent déménager fréquemment ; les conditions d’hygiène ne peuvent en aucun cas y être satisfaisantes. La vente des solvants organiques nécessaires à l’extraction est elle-même contrôlée par la police. Les chimistes clandestins utilisent donc des ersatz qu’ils préparent dans leur garage, dans leur cave, dont vous imaginez la qualité. Puis cette pâte frelatée doit passer les frontières, indécelée des douaniers. Récemment, j'ai entendu dire qu'un antiquaire a été arrêté à Genève. Il importait des tableaux, beaucoup trop de tableaux au sentiment des douaniers. La cocaïne était diluée dans le vernis qui recouvrait les toiles. Quelqu'un allait s'injecter du vernis de tableaux avec un peu de poudre dedans.

Les effets de la clandestinité

 La nécessité de transporter clandestinement la marchandise incite les trafiquants à proposer les drogues les plus dures, celles qui pour le plus faible volume provoquent l’effet le plus fort. On avait constaté le même phénomène et pour les mêmes raisons à l’époque de la Prohibition : la bière et le cidre avaient quasiment disparu au profit du gin et du whisky. La règle est qu’une substance interdite est vite remplacée par une autre plus nocive encore. Puis, la drogue en arrivant à destination est coupée par les revendeurs pour augmenter leur marge. C’est une nouvelle cause de pollution du produit, bien sûr, et un risque supplémentaire pour le drogué, car il ne sait pas dans quelle proportion la drogue est coupée, il ne peut pas calculer la dose de principe actif qu’il va consommer. Imaginez que vous preniez des pilules pour dormir, toutes de la même apparence, les unes contenant un gramme de somnifère, les autres dix grammes ou plus. Une fois, vous ne vous réveillerez pas. Les drogués meurent ainsi d’une overdose.

Le commerce de la drogue, comme toute activité humaine, obéit à une cohérence économique. La répression sévère, qui va jusqu'à la peine de mort dans certains pays, est cause que l’offre est réduite alors que la demande reste forte. La prohibition garantit donc des prix élevés aux trafiquants. Comme tout entrepreneur, ceux-ci veulent diminuer leur risque, dans leur cas, celui d’être appréhendé; or leur marge commerciale est largement suffisante pour acheter la complicité des autorités, et, par conséquent, pour les plus gros trafiquants, le risque lié à l’illégalité est plus théorique que réel.

Les prix élevés de la drogue dus à son interdiction sont la raison de manifestations de délinquance et de violence menaçant toute la population, même celle qui se tient à l’écart de ce trafic. D’une part, des bandes armées se disputent cette activité si lucrative, tuant indifféremment leurs rivaux ou des passants. D’autre part, de nombreux consommateurs ne peuvent se procurer l’argent de leurs doses sans recourir au vol. Même si vous n’avez jamais été directement victimes de la délinquance des drogués, vous en supportez le coût. Les compagnies d’assurances vous le font payer dans leurs primes.

Ce recours au vol explique pourquoi la cherté du produit n’est pas un frein à la consommation, comme ce serait le cas sur un marché légal. Puisqu’ils sont de toutes façons refoulés dans la clandestinité, les consommateurs de stupéfiants n’ont plus à se priver de voler l’argent qu’ils ne gagnent pas, ce qui leur confère un pouvoir d’achat en théorie illimité. Certes, voler sans se faire prendre demande des capacités, mais les drogués pratiquent volontiers la vente " boule de neige ". Un héroïnomane a intérêt à acheter plus de produit qu'il n'en consomme lui-même et à se faire une clientèle à qui revendre le surplus. Ce sont donc sur ses clients qu’il reporte le sale boulot de voler des autoradios ou d'arracher des sacs à mains. 

La prohibition de la drogue est l’exemple type d’intervention administrative fourvoyée. On prétend lutter contre les trafiquants, et quelques uns effectivement sont arrêtés, mais on assure à tous les autres des bénéfices exorbitants. On prétend protéger les drogués contre eux-mêmes, mais la prohibition incite les trafiquants à ne commercialiser que les drogues les plus dangereuses. On prétend moraliser la société en éliminant un vice, mais on induit un supplément de violence et de délinquance dont toute la société subit le coût moral et matériel. (5) 

Les fruits de la légalisation

 Je pars de l’hypothèse que le but réel des pouvoirs publics est de protéger les drogués et de mettre un terme à la criminalité liée au trafic de stupéfiants. Je ne suis pas certain que cette hypothèse soit la bonne, mais admettons-la provisoirement. Est-ce que, dans ce cas, la solution ne serait pas de légaliser la drogue ? Non pas dépénaliser sa consommation : cette demi-mesure adoptée aux Pays-Bas, si elle représente un progrès, n’élimine pas le danger de la fabrication clandestine. Légaliser signifie tout bonnement que la drogue sera en vente dans les circuits commerciaux habituels, comme le sont le vin et les cigarettes.

Préconiser la vente de haschich et de cocaïne en épicerie apparaîtra peut-être à certains d'entre vous comme une monstruosité. Pourtant les avantages sont décisifs de transformer ce qui est un trafic glauque et sanglant en un marché transparent. Sur tous les marchés libres, les fournisseurs sont des entreprises ou des particuliers identifiables et civilement responsables. Lorsque les fournisseurs commercialiseront en leur nom, sous leur marque, le haschisch, la marijuana, la cocaïne, l’ecstasy, le LSD.., chaque consommateur aura l’assurance d’acheter un produit qui n’est pas frelaté (et si jamais il l’était, ce consommateur pourrait se retourner contre le fournisseur et lui réclamer des dommages, ce qui est évidemment impossible dans la clandestinité d'aujourd'hui). (6)

La concurrence entre les fournisseurs apporte aussi la perspective d’une diminution de la toxicité des produits. Nous oublions en l’appelant toxicomane que ce n’est pas la toxicité que cherche le drogué, mais une certaine forme de bien-être physique. Or, éliminer la toxicité est autant l’objectif de l’entreprise que le souhait du drogué. Même si vous n'accordez aucune once d’humanisme aux hommes d’affaires, vous devez au moins reconnaître qu’en saine logique commerciale tuer ses clients n’est pas une stratégie viable. Dès qu'ils seront libres de commercialiser ce qu’on ne pourra plus appeler de la drogue, mais des euphorisants, des stimulants intellectuels ou des inducteurs de rêveries, les industriels voudront satisfaire le consommateur en créant des produits correctement dosés, sans effets secondaires.

Aujourd'hui, avec ou sans l’encouragement des pouvoirs publics, les entreprises ont bien mis sur le marché des cigarettes légères, des colas et des pâtes à mâcher sans sucre, du café sans caféine, des huiles alimentaires sans cholestérol... On verra dans la même logique les fabriquants de drogues rivaliser pour proposer les produits les moins nocifs possibles. En outre, la disponibilité de produits aux effets presque similaires fait naturellement disparaître le besoin des produits plus toxiques. Pourquoi prendre le risque de l’absinthe alors qu’on trouve du pastis ? De même, pourquoi prendra-t-on le risque du crack lorsqu'on trouvera sur le marché de la cocaïne pure et pas chère ?

On peut ainsi espérer que les laboratoires, lorsqu'ils auront le droit de faire de la recherche sur ces produits, ce qui vous savez leur est totalement interdit aujourd'hui, découvriront rapidement un moyen de diminuer le phénomène d’accoutumance que créent certaines drogues. Contrairement à ce qu’une analyse superficielle peut faire croire, l’accoutumance ne joue pas en faveur du producteur. (7) C’est la crainte de l'accoutumance, au contraire, et des effrayantes crises de manque qu’elle occasionne qui agissent comme un frein à l’extension de la consommation. Or, quel est le producteur qui ne souhaite pas lever les freins à la diffusion de son produit  ?

Une autre conséquence bienvenue de la légalisation totale sera l’effondrement des prix, libérant le drogué de la nécessité de la délinquance pour acheter ses doses. Des produits moins toxiques et moins chers signifient qu’un consommateur pourra le plus souvent conserver son travail et que son salaire lui permettra de satisfaire son besoin. Une marge commerciale qui n’intègre plus une prime pour l’illégalité de la transaction découragera les mafias, qui chercheront vite ailleurs d’autres activités plus lucratives. (8)

Apprendre à boire, à fumer, à sniffer

 La légalisation sans restriction de la drogue ne veut pas dire un monde de junkies, pas plus que depuis la fin de la Prohibition, les États Unis ne sont devenus un pays d’ivrognes. Ce n’est pas la répression policière, mais l’exemple et l’éducation qui permettent de limiter la consommation de drogues. Il existe des comportements pathologiques liés à tout ce que nous consommons (des fumeurs à la chaîne, des boulimiques et des alcooliques..), mais la civilité, les rites, les usages, ont pour effet d’exercer une pression modératrice sur chacun. En Occident, on ne fume pas partout ni n’importe quand; on ne boit pas d’alcool le matin, ni en dehors des repas avant le soir... Chez les Indiens du Mexique, il existe des rites à respecter avant de mâcher le peyotl.

Les parents apprennent ces règles à leurs enfants. La socialisation de la consommation permet la transmission à chaque génération d’un enseignement sur le bon et mauvais usage de la drogue. Or, ce n’est pas seulement le produit que la répression frappe, mais son mode d’emploi. Dans le monde fermé et clandestin des drogués, les illusions et les mythes les plus fous circulent sur des substances qui pourtant réclament plus que d’autres d’être traitées avec sagesse et compétence. La légalisation et la banalisation de la drogue, la diminution en même temps de sa dangerosité, auront pour conséquence que nous pourrons l’intégrer dans notre culture pour en réguler l’usage. (9)


Les mauvais prétextes d’une politique répressive 

Nous avons dressé un constat d'échec total de la répression. Je crois que vous pourrez en convenir, il suffit de regarder autour de soi, la répression, ça ne marche pas. La moitié des poursuites pénales dans un pays comme la France, la moitié des incarcérations aux États Unis, sont liées à la drogue. C’est un chiffre effarant, et pourtant le nombre des drogués ne fléchit pas. Jusqu’où voulons-nous aller ? Mettre un policier dans chaque salle de classe, dans chaque boîte de nuit ? En regard de cet échec, j’ai essayé de décrire les avantages qu’offrirait la légalisation complète des drogues. Alors pourquoi persévérer dans la voie de la répression et de l’échec, alors qu’il existe une alternative ?

 Cet entêtement dans l’échec ne peut pas être pour des raisons économiques. Quand on se place du point de vue même des États persécuteurs, toujours en situation de semi-banqueroute, la légalisation représente un gisement fiscal : d’un trait de plume abolitionniste, tout le commerce de la drogue deviendrait imposable. En revanche, la clandestinité entraîne des dépenses budgétaires considérables sans recettes correspondantes. Voyez l'encombrement de la justice, le maintien des contrôles douaniers aux frontières, le quadrillage policier du pays, l'emprisonnement de dizaines de milliers de trafiquants, auquel il faut ajouter les coûts hospitaliers du traitement des drogués, la propagation du SIDA, etc. Économiquement, la légalisation ne peut pas coûter plus cher à la société que la répression.

 Ce n’est pas non plus pour des raisons sociales et de santé publique que la répression se justifie. L’argument ici serait celui des partisans de l’avortement. Puisqu’on ne peut pas interdire efficacement l’avortement, faisons au moins qu’il ne mette pas en danger la vie de la mère. Il ne s’agit pas d’approuver le choix de la drogue ou de l’interruption de grossesse, mais lorsque ce choix est fait, de permettre qu’il n’ajoute pas le risque physique à la faute morale. Il est étonnant que les mêmes politiciens qui ont approuvé l’IVG en raison de cet argument refuse de le considérer lorsqu’il s’agit de la drogue. Et puisque nous parlons de santé publique, je voudrais rappeler des faits : le premier est que l’alcool en France tue 100 fois plus que la drogue, et la drogue tuerait moins si elle n’était pas interdite; le deuxième est que le passage des drogues douces aux drogues dures n’est pas automatique, pas plus que celui qui se met à boire un verre de vin par repas ne deviendra nécessairement un alcoolique. Il y a aux États Unis 40 millions de personnes qui ont fumé un joint, et seulement 700,000 héroïnomanes, soit 1,75% d’utilisateurs de " drogues douces " qui ont fait le pas vers une plus grande toxicité. Contrairement à une idée répandue, ce n’est pas le produit qui force la dépendance, mais plutôt la psychologie de l’individu qui recherche cette dépendance. Très peu des dizaines de milliers de militaires américains qui consommaient de l’héroïne au Vietnam n’ont connu des problèmes de dépendance à leur retour au pays.

Enfin, ce ne saurait être non plus pour des raisons morales que nous continuons la répression. La distinction à établir ici est celle entre la morale et le droit : ce n’est pas parce qu’un produit ou un comportement sont bénéfiques que les pouvoirs publics doivent les rendre obligatoires (tout au plus, ils peuvent se contenter de les conseiller); et ce n’est pas parce que d’autres produits ou comportements sont nuisibles pour ceux qui les adoptent que les pouvoirs publics doivent les interdire (ils doivent seulement émettre des mises en garde). Le rôle des pouvoirs publics dans un État de droit est de protéger les citoyens contre l’agression d’autrui, pas contre eux-mêmes. " La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui " affirme la Déclaration des Droits de l’Homme. Le port du voile ou de plumes sur la tête, la consommation de porc, d’alcool ou d’alcaloïdes, un traitement médical, sont des choix qui ne sauraient nuire (éventuellement) qu'à ceux qui les ont faits, pas à autrui. Chacun de nous devrait pouvoir dire, en paraphrasant Voltaire : " Je n’approuve pas ce que vous sniffez, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le faire ".

Confondre le vice et le crime, la loi morale et le droit, est l’essence du fondamentalisme. (10) Or, moralement, le fondamentalisme est indéfendable, il n’y a de morale que dans la liberté. Le paradoxe est que ce sont les dirigeants des démocraties occidentales qui se proclament les champions de la liberté et qui pratiquent en même temps le fondamentalisme le plus rétrograde en se voulant à la pointe du combat contre la drogue. Position idéologique difficile à tenir : Comment expliquer que chaque adulte ait le droit d’élire les dirigeants de la Cité, de se prononcer sur le niveau des impôts, la peine de mort, les lois scolaires..., c’est-à-dire comment expliquer que le citoyen possède assez de jugement pour voter comment les autres doivent vivre, mais n'en aurait pas assez pour décider comment vivre lui-même ?

 

De quelle contrebande parlons-nous ?

 Alors si la répression ne répond pas à des raisons économiques, sociales et morales, si elle n’a aucune chance de triompher du mal qu’elle prétend combattre, pourquoi la continuer ? Je vous propose deux réponses. La première est celle-ci : Et si c’était la répression elle-même qui était le but recherché ? Si la lutte contre la drogue n'était qu'un prétexte ? Si le véritable enjeu était non pas d’éradiquer la drogue, mais de trouver un moyen de faire accepter aux populations les plus jalouses de leurs libertés les lois les plus liberticides ? La grande opération de contrebande à laquelle la drogue donnerait lieu serait de faire passer sans les déclarer les mesures policières du temps de guerre.

On ne fiche plus les gauchistes, mais comme on ne peut pas s’empêcher d’espionner les citoyens, on fiche ceux que l’on suspecte d’intelligence avec les trafiquants. Les citoyens n’aiment pas qu’on puisse écouter leurs conversations téléphoniques, et il n’y a plus de guerre froide pour le justifier, alors on prétexte la " guerre à la drogue ". (11) C’est en raison de cette prétendue " guerre " que les gouvernements cherchent à interdire le cryptage de la correspondance sur Internet. Lorsqu’il s’est agi de supprimer les contrôles frontaliers au sein de l’Union Européenne, c’est bien en invoquant le danger de contrebande de drogue que les douaniers ont écarté cette menace à leur emploi. C’est toujours en raison de cette " guerre " si opportune contre les narco-trafiquants qu’on autorise les policiers à procéder à des gardes à vue arbitraires et des confiscations de biens sans jugement. (12)

Certes, il ne s'agit pas d'un vaste complot contre la liberté ourdi par les gouvernements du monde. Ce n'est pas ainsi que les démocraties fonctionnent. Il faut dans nos pays que convergent de multiples intérêts corporatistes pour faire accepter une politique fondamentaliste de cette ampleur, véritable choix de société. Or, il se trouve que beaucoup de professionnels de la répression, tout en déplorant peut-être sincèrement le sort des drogués, seraient bien en peine de trouver un autre métier que celui de les persécuter. La justice a besoin de délinquants (que les policiers appellent avec raison leurs " clients "). C’est pourquoi la répression de la drogue arrange bien des intérêts. Il ne faut pas croire que les commis de l’État, parce qu’ils apparaissent moins motivés que d’autres par l’argent, n’ont pas d’intérêt personnel. Bien sûr qu’ils ont le souci de leur carrière, de l’importance de leur personne aux yeux d’autrui, et c’est normal. Bien sûr qu’ils cherchent une gratification dans leur métier, mais ils la trouvent malheureusement dans la plus pernicieuse de toutes les passions, l’exercice du pouvoir sur autrui.

Un paysan se bat pour vendre son lait plus cher, un libraire pour vendre plus de livres; vous trouvez cela normal. Dans la même logique de leur intérêt personnel, les policiers réclament une répression toujours plus sévère, qui gonfle leur importance sociale et leur budget. Les procureurs trouvent dans cette répression l’occasion de promotions et de célébrité. (13) Les politiciens se flattent à la télévision de défendre la jeunesse et la santé morale du pays. Profitant de l’aubaine, les fonctionnaires du fisc obtiennent la levée du secret bancaire, les douaniers procèdent à des perquisitions sans mandat. Pour ces petits et grands serviteurs de l’État, protéger leur sinécure, affirmer leur pouvoir, mener une grande croisade médiatisée mondialement, sont des motivations fortes. Entre-temps, les drogués meurent et les trafiquants prospèrent.

Alors on comprend que la plus grande vertu de la répression est son inutilité. Parce qu’elle ne parviendra jamais à son but, la répression garantit la pérennité des bureaucraties qui l’exercent.

La nouvelle Inquisition

Mais il existe une autre explication. Un tel acharnement, la mise en œuvre de tant de moyens, ne peuvent pas être la seule expression d’intérêts corporatistes. Très peu d’êtres humains sont capables d’agressions répétées et systématiques contre des innocents dans le seul but de servir un plan de carrière. Il faut au persécuteur une croyance, il faut à ses procureurs, ses gendarmes, ses délateurs, la certitude de servir une cause supérieure qui les déresponsabilise de la violence qu’ils exercent et en justifie même par avance les excès. 

Je dis que dans le cas de la drogue, cette justification est d’ordre religieux. Je crois qu’on ne peut pas expliquer la persécution des drogués si on ne fait pas appel à la notion de persécution religieuse.

Je m’explique. Toutes les sociétés connaissent des interdits alimentaires, par exemple, l’alcool et la viande de porc pour les musulmans, la viande de boeuf pour les hindouistes, d’innombrables produits pour les juifs... Ce n’est pas parce que ces produits sont dangereux pour la santé qu’ils sont interdits. Les grecs et les romains, sous le même climat qu’Israël, mangeaient tout ce dont les juifs se privaient. Le but de ces interdits est d’ordre symbolique. Il manifeste, entre autres, l’appartenance à un peuple. Le tabou alimentaire oblige chaque musulman devant ses hôtes à se déclarer membre de ce peuple du Coran, à qui il n’est pas permis de manger du porc. Notre peuple est celui de la technique, de la rationalité triomphante, et il ne nous est pas permis de consommer les produits qui pourraient altérer cette capacité de raisonner. Toute drogue qui modifie les états de conscience représente un sacrilège à l’encontre du culte de la Rationalité. (14)

Mais il y a ici un paradoxe. La rationalité et le progrès technique sont les seules valeurs que nos sociétés modernes peuvent opposer à la culture de la drogue. La technique nous a permis de faire fructifier les disponibilités de la nature, de transformer la matière (pour le meilleur et pour le pire), elle nous a permis de modifier les processus infectieux, physiologiques, cellulaires, du corps humain, et elle nous permet aussi de modifier les états de conscience.

Puisque cette innovation est possible, elle aura lieu, il n’y a rien que les gardiens de l’ordre moral puissent faire contre le besoin de notre société d’expérimenter. Ils ne pourront pas interdire aux gens d’aller plus loin dans l’exploration du potentiel humain : exploration du potentiel physique à travers le sport et la médecine ; du potentiel créatif à travers les affaires, l’art, la science ; et exploration du potentiel de notre conscience par l’ascèse, la transe, et l’usage des drogues.

La persécution des drogués est le fait de ceux qui s’opposent au progrès, tout simplement. L’obscurantisme a changé de camp. Le dogme officiel, l’idéologie au pouvoir, n’est plus celle de la Curie romaine, (15) elle est celle des scientistes. Les blouses blanches ont remplacé les soutanes. Les scientistes ont cru qu’ils pouvaient modéliser les choix, les aspirations, les sentiments des êtres humains, et qu’ils pouvaient planifier la vie en planifiant l’économie. Le drogué vient soudain nous rappeler qu’il existe d’autres valeurs qui échappent à toute comptabilité, d’autres valeurs que celles de la rationalité, même si ce ne sont pas ces valeurs-là que vous et moi voulons pour nous-mêmes.

L’autre paradoxe est qu’avec ces prétendus défenseurs de la rationalité, tout débat rationnel sur la drogue est impossible. Pour paraphraser Timothy Leary, on peut dire que " les drogues sont des substances qui provoquent des comportements irrationnels et délirants chez ceux qui n’en prennent jamais ". Nous sommes bien ici dans le domaine de la croyance. Nous avons ici l’évidence que cette persécution est d’ordre religieux. Expliquer à un procureur genevois ou new-yorkais qu’il peut y avoir du plaisir à fumer un joint est tout aussi inutile (et dangereux) (16) que de vanter à un ayatollah les mérites d’un vieux bordeaux. (17) Cela dit, pourquoi pas ? Je n’ai pas de problème avec cette absence de dialogue. Nous n’avons pas besoin de débattre de nos convictions religieuses, il suffit que nous ayons le droit de les pratiquer. Nous n’avons pas besoin de convaincre autrui des bienfaits de la cocaïne ou du vin, il suffit qu’autrui nous les laisse consommer. Ce qui est à ouvrir dans notre société n’est pas un débat sur la drogue, mais sur le Droit. La seule question à se poser à propos de la drogue est de savoir si un être humain, adulte, citoyen, électeur, a le droit d’ingérer une substance qui lui plaît, en pleine connaissance de cause, sans menacer autrui. (18)

 

En manque de liberté

Ce que révèle cette question de la drogue est combien notre société est en manque - en manque de liberté. Pourtant je suis sûr que la légalisation complète de la drogue est aussi inéluctable à terme qu’elle est difficile à imaginer aujourd’hui. Je dis que dans 20 ans nos enfants seront effarés d’apprendre que nous avons persécuté les drogués, exactement comme nous avons du mal, nous, à imaginer que nos parents ont emprisonné des homosexuels et des brasseurs de bière, et que nos ancêtres ont brûlé des hérétiques et des sorcières.

Alors laissez-moi formuler un vœu pour terminer. J’espère qu’un jour notre société cessera de persécuter ceux qui souhaitent vivre différemment sans forcer les autres à les suivre. J’espère qu’elle cessera de persécuter ceux qui explorent d’autres modes de vie où nous n’osons pas nous engager - en d’autres termes, je souhaite que les guerres de religion ne soient pas une fatalité.

 

D’après une conférence donnée à Toulouse en septembre 1996

 

www.liberalia.com                                                                                                 cmichel@cmichel.com    

 Notes

(1) A la réflexion, j’aurais dû commencer cette conférence en rappelant qu’il n’existe pas de définition objective de " la drogue ". Mon livre de référence, l’Encyclopedia Universalis, définit la drogue comme " une substance naturelle ou synthétique, inscrite sur une liste annexée à une convention internationale et soumise à réglementation ". En d’autres termes, une drogue est ce qu’un gouvernement déclare être une drogue. Ainsi le président des États-Unis vient de décréter que le tabac est une drogue; mais le tabac n’est pas une drogue pour le reste du monde. Depuis des siècles, les indiens des Andes mâchent de la feuille de coca; la plupart des gouvernements ont déclaré que mâcher des feuilles de coca est un crime. La législation des pays musulmans range le vin parmi les drogues et en punit la consommation ; celle des pays européens encourage la consommation de vin, subventionne sa production et protège les marques. La metanone et le DHEA sont vantées comme des molécules " miracle " et proposées en vente libre dans tous les drugstores aux États-Unis, mais figurent sur la liste des substances interdites en France.

(2) Mark Thornton, The Economics of Drug Prohibition, University of Utah Press, 1991.

(3) " War on drugs " est le slogan relancé par chaque président américain depuis Nixon. Le Monde Diplomatique d’avril 1994 estime qu’une armée internationale d’un demi-million d’agents se consacre exclusivement à la lutte contre la drogue, en disposant d’un budget annuel de quelques 50 milliards de francs.

(4) Un projet de loi sur les services financiers en Suisse prévoit que si un banquier reçoit de l’argent d’un client, et qu’il peut supposer que cet argent est d’origine criminelle, il doit accepter ces fonds avec empressement, puis les bloquer et dénoncer son client à la police.

(5) Un proverbe dit que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Nous avons déjà vécu un tel échec des bonnes intentions administratives avec la prohibition de l’alcool. Exemple plus récent : le gouvernement français en 1989, proclamant son émotion devant le sort des drogués, bannissait la vente de seringues. Comme conséquence directe de cette sollicitude administrative, la France comptait quelques années après le nombre le plus élevé en Europe de contaminés du SIDA, et la vente des seringues dut être à nouveau autorisée.

(6) Ce n’est pas parce qu’il vend de la drogue qu’un trafiquant est condamnable, mais parce qu’il trompe le plus souvent l’acheteur sur la qualité de son produit.

(7) Comme l’écrit Olivier Méresse dans un excellent article de la revue Autre Chose, dont je me suis beaucoup servi ici : " Reconnaissez-le, s’il était démontré que l’héroïne ne crée aucune accoutumance (et n’est pas toxique), s’il était démontré que le fait d’en prendre ne donne aucune envie artificielle d’en reprendre, vous auriez déjà essayé. Vous êtes donc comme tout le monde, vous en mourez d’envie. Cela vaut toujours mieux que d’en mourir ". Il est vrai que les fabricants de tabac n’ont pas cherché à éliminer les facteurs d’accoutumance de leurs produits, au contraire. Mais la toxicité du tabac n’est démontrée que depuis une vingtaine d’années, alors que personne ne peut douter aujourd’hui de celle de l’héroïne. Le problème des producteurs de drogues sera donc de convaincre les nouveaux consommateurs de l’absence de nocivité de leurs produits, et en particulier de la possibilité d’y renoncer sans ces effrayantes " crises de manque ".

(8) Il est grandement à souhaiter que lorsque la légalisation des drogues aura lieu, le corps médical, les éducateurs, les journalistes, et des myriades d’associations, entameront des campagnes vigoureuses d’information sur les dangers de tous ces produits. Un produit ne devient pas inoffensif parce qu’il est légalisé et la mise en garde des utilisateurs est un devoir. De même, on peut penser qu’à titre privé, des détaillants s’abstiendront d’offrir des stupéfiants aux mineurs, des employeurs ne recruteront pas des drogués si leur travail peut être affecté, des compagnies de transport n’embarqueront pas des personnes sous l’emprise évidente d’une substance quelconque (elles refusent déjà les passagers en état d’ébriété), les organisateurs de compétitions sportives maintiendront des listes de produits dont les athlètes devront s'abstenir s'ils souhaitent participer aux épreuves... Bien sûr, d’autres détaillants, employeurs et organisateurs, adopteront une attitude différente à l’égard des drogués. Cette pluralité des réactions manifeste la différence entre une société de liberté et un régime de persécution.

(9) On ne sait pas assez que jusqu’aux années 1920, l’opium, la morphine, la cocaïne, étaient en vente libre dans les pharmacies. Le Coca-Cola doit son nom au fait qu’il contenait réellement de la cocaïne. Comme le rapporte Roch Côté, dans son livre Drogue, La Guerre chimérique, Les Belles Lettres, 1996, le Coca Mariani, un vin de bordeaux additionné de feuilles de coca, dont chaque verre contenait l’équivalent d’une ligne de cocaïne pure, était apprécié partout en Europe pour ses vertus revigorantes. Le pape Léon XIII, les souverains d’Angleterre, de Russie, de Suède, de Norvège, tout comme Dumas fils, Jules Verne, Edmond Rostand, Émile Zola, Anatole France, figurent parmi les célébrités qui exprimèrent leur témoignage de reconnaissance envers le pharmacien corse Angelo Mariani et son merveilleux élixir (fait historique rapporté aussi dans l’Atlas Mondial des Drogues, publication de l’Observatoire géopolitique des drogues, Paris, PUF, 1996).

(10) " Les vices sont des actes par lesquels un homme nuit à sa propre personne ou à ses biens. Les crimes sont des actes par lesquels un homme nuit à la personne ou aux biens d’autrui. .. Tant qu’une distinction entre les vices et les crimes ne sera pas clairement établie et reconnue par les lois, il ne pourra exister sur terre aucun droit, liberté ou propriété individuels.. ", Nos vices ne sont pas des crimes, stimulant essai, publié en 1875, de l’anarchiste américain Lysander Spooner, trad. française, Bibliothèques 10/18, 1996.

(11) " La guerre est la bonne santé de l’État. Elle met en branle dans la société ces forces irrésistibles qui conduisent à l’uniformité, à la collaboration passionnée avec les autorités, à la mise au pas des minorités et des individus qui n’ont pas le sens du troupeau " écrivait le poète Randolph Bourne en 1917.

(12) Lorsque le Droit est violé, c'est-à-dire lorsqu'une personne est victime d'une agression sur elle-même ou ses biens, elle a toutes les raisons de dénoncer son agresseur et de réclamer une réparation. Mais lorsqu'une loi arbitraire est violée, c'est-à-dire une loi qui invente un coupable alors qu'il n'existe pas de victime, ou lorsque la victime ne peut pas se manifester parce qu'elle serait aussitôt déclarée coupable elle-même, ce qui est le cas des acheteurs de drogues frelatées, personne ne porte plainte ; alors le policier ne peut apprendre l’existence du prétendu délit que par ses " indics ", par la délation, la violation du secret de correspondance, les écoutes téléphoniques, le chantage. Abandonnant sa vocation de nous protéger pour courir après des malfaiteurs imaginaires dont personne ne se plaint, chaque policier se transforme en espion méprisable de nos vies.

(13) Ce n’est pas moi qui le dis. Un ministre français a déploré publiquement ce " couple médiatico-judiciaire ".

(14) Les médecins distribuent certaines substances qui altèrent les états de conscience (tranquillisants, somnifères), mais le tabou contre " les drogues " est si puissant qu’il s’impose même à ces figures emblématiques de la science, qui, par exemple, n’ont pas le droit de prescrire de la marijuana alors que son usage apaise les spasmes de certains cancéreux.

(15) Elle a condamné Galilée, c’est l’exemple obligé, représentatif d’un phénomène récurrent dans l’histoire. Qu’on songe plus récemment aux biologistes qui s’opposaient à Lyssenko. Comme l’écrit Ayn Rand, l’homme qui inventa le feu fut probablement condamné à être brûlé vif par les chefs de sa tribu.

(16) Le Code pénal condamne ceux qui font l’apologie de la drogue. Je m’empresse d’affirmer que ce texte n’est pas une apologie de la drogue.

(17) Le Commissaire aux Affaires Sociales de la Ville de New York déclarait il y a peu qu’on pourrait lui apporter toutes les preuves que la vente libre des seringues réduirait la propagation du SIDA qu’il ne reviendrait pas sur sa décision de les interdire. Lire à ce sujet l’excellent article de James Ostrovsky, War On Drugs, War On Progress, dans Liberty, Septembre 1992. 

(18) Comme je l’ai écrit ailleurs, il y a deux dangers contre lesquels l’État ne peut pas nous protéger : nous-mêmes et lui-même. Et ce dernier danger n’est jamais plus grand que lorsque l’État veut nous épargner le premier.

http://www.dossiersdunet.com/IMG/siteon0.jpg


Drogue : un débat interdit

  • Source du document : Le Québécois Libre
    Auteur : Marc Grunert
    Descriptif : 

    Marc Grunert enseigne les sciences physiques dans un lycée de Strasbourg et anime le Cercle Hayek, consacré à la réflexion et à la diffusion du libéralisme. Il est également éditeur adjoint du Québécois Libre pour la section européenne.

    Le QL défend la philosophie libertarienne et libérale classique, c’est-à-dire la liberté individuelle, l’économie de marché et la coopération volontaire comme fondement des relations sociales. Il s’oppose à l’interventionnisme étatique et aux mouvements collectivistes, de gauche comme de droite, qui visent à enrégimenter les individus. Il existe plusieurs écoles de pensée libertarienne (autrichienne, randienne, néoclassique, anarcho-capitaliste, etc.) qui ne professent pas des positions similaires sur tous les sujets ; celle qui est privilégiée au QL est l’École autrichienne (dont les principaux représentants sont Murray Rothbard, Ludwig von Mises et Friedrich von Hayek). Tous les articles publiés dans le QL expriment un point de vue libertarien, libéral classique, ou qui n’est pas en contradiction avec la philosophie libertarienne. Chaque auteur est responsable de ses propres opinions. Lorsqu’il y a conflit d’interprétation, la ligne éditoriale est déterminée par le directeur. Le but du QL n’est toutefois pas de débattre entre libertariens, mais d’offrir un éventail d’opinions et de commentaires de façon à éduquer et informer les lecteurs ayant des convictions libertariennes et les autres qui le lisent parce qu’ils s’intéressent aux débats d’idées. Bref, élargir l’aire de débat pour les libertariens et faire connaître la philosophie libertarienne.

Samedi le 9 mars 2002 a eu lieu à Paris une manifestation contre la prohibition des drogues et particulièrement du cannabis. Elle a été organisée par le CIRC (le sympathique Collectif d’information et de recherche cannabique de Paris). Cette action commune du CIRC et de la Souris verte (forum des « jeunes verts » qui soutiennent la candidature écologiste de Noël Mamère) avait pour prétexte la dénonciation de l’incarcération de Jean-Pierre Galland, président de ce CIRC, mais c’était aussi l’occasion de militer pour la légalisation de la drogue.

« Il faut lire les faits et procès de l’affaire Galland pour voir comment l’État peut se débarrasser de ceux qui nuisent à ses intérêts en s’appuyant sur une pseudo loi qui est une véritable insulte à la liberté d’expression. Les libertariens, qui sont contre toute forme de « fascisme sanitaire », doivent sans aucun doute apporter leur soutien à la cause de Jean-Pierre Galland. »
Ce document a initialement été publié dans le Québécois Libre (16/03/2002, n°100)

Une loi d’essence totalitaire

« Les inspecteurs de la brigade anti-drogue de Lyon, raconte Jean-Pierre Galland, après être passé par Montpellier, me trouvèrent à Paris et me reprochèrent d’être, en tant que président de la Fédération du CIRC, le responsable du logo sur nos t-shirts, et des textes de la compil... Bref, d’être à la tête du CIRC, une association qui « présente le cannabis sous un jour favorable ». » Et le voilà condamné en 1999 à une amende de 10 000 francs.

Un procès en appel aggrava la peine en 2001 à 90 000 francs à payer en 300 jours. Bien décidé à résister, Galland se justifie avec raison : « Quoi qu’il arrive, je ne paierai pas parce que cette condamnation est un chantage, une peine de prison déguisée. Finalement, ils n’ont fait qu’appliquer lourdement, mais logiquement, une loi absurde et d’essence totalitaire qui punit l’expression d’une opinion hérétique sur la question des drogues. » Aujourd’hui, il est aux portes de la prison.

Cette affaire est l’occasion de rappeler que la légalisation des drogues est tout à fait naturelle dans une société libre fondée sur la responsabilité individuelle. Un individu étant propriétaire de son corps, il a le Droit de consommer des drogues du moment qu’il n’agresse pas les droits d’autrui (voir À QUI APPARTIENT NOTRE CORPS ?, le QL, no 84).

« Dans nos sociétés, sous le couvert d’un mythique « intérêt général », l’État interdit la consommation et le commerce des drogues sans se soucier des coûts de cette interdiction. »

Bien entendu, la consommation de drogues est un vice moralement critiquable s’il conduit à une déchéance de ses facultés. Mais l’individu doit avoir la liberté de disposer de sa vie, et les autres celle de l’aider, de le convaincre de se passer des paradis artificiels, voire de l’ostraciser. La régulation des comportements humains dans une société libre se fait naturellement. Un individu n’aura pas intérêt à adopter un comportement qui l’exclut de la communauté des échanges. Ou, s’il le fait, il doit en mesurer les conséquences.

La guerre contre la drogue est la santé de l’État

Mais dans nos sociétés, sous le couvert d’un mythique « intérêt général », l’État interdit la consommation et le commerce des drogues sans se soucier des coûts de cette interdiction. Or les coûts sont énormes. Le plus visible est d’ordre financier. Le budget de l’État consacré à la lutte contre la drogue est considérable. Ensuite la criminalisation des activités liées à la drogue est la cause directe de l’emprise des mafias sur le marché des drogues, en raison de la prime de risque très élevée que la prohibition engendre. La clandestinité du marché des drogues produit la violence et le crime. Les consommateurs de drogues, criminalisés par la loi, restent enfermés dans un monde obscur dont ils ne peuvent plus sortir sans risquer une peine de prison. L’interdiction crée donc le crime et la délinquance (voir LA GUERRE À LA GUERRE À LA DROGUE, le QL, no 47).

Au coût supporté par les citoyens correspond un bénéfice pour les hommes de l’État. La lutte contre la drogue donne une apparente légitimité à leur intervention. Les mafias, qui disparaîtraient avec la cause qui leur donne naissance (la prohibition), sont aussi la bonne occasion de voter des lois visant à contrôler les individus, d’accroître les moyens et les budgets des bureaucraties policières, et enfin de convaincre les électeurs que l’État les protège contre le crime.

La légalisation de la drogue est une mauvaise affaire pour les hommes de l’État. Il ne faut pas voir ailleurs la raison de ces discours vertueux de politiciens et d’experts en service commandé qui confondent le Droit et leur morale privée.

Par Cyber-résistant - Publié dans : Le WEB Résistant - Communauté : BLOGS, en parler ...
Samedi 16 mai 2009

Ecrire un commentaire - Recommander - Voir les 5 commentaires


 

Exclusivité Bivouac-ID

Réalisé par l’équipe à qui l’on doit le documentaire “Obsession” (voir ici), voici en version française la version courte du nouveau film-événement destiné a sensibiliser les Américains aux périls de l’islam radical.

Zuhdi Jasser, le narrateur du film, est un américain musulman modéré (pas un de ces innombrables modérés™ que nous ne connaissons que trop, mais un vrai modéré) pleinement engagé dans la lutte contre le radicalisme de ses coreligionnaires. Dans ce film, il attire l’attention du spectateur sur l’existence d’un document de 15 pages déclassifié par le FBI, dans lequel l’organisation des Frères Musulmans explicite noir sur blanc sa stratégie pour miner les de l’intérieur par le biais d’organisations musulmanes se présentant sous les atours trompeurs de la modération.

Le même scénario a-t-il lieu en Europe ? Au Royaume-Uni, l’excellent Pat Condell n’a de cesse de dénoncer le noyautage par les islamistes des organisations musulmanes du pays. Quant à nous français, nous avons vu nos associations anti-racistes adopter au fil des années un parti-pris islamophile des plus édifiants, et faire de l’« islamophobie » leur principal cheval de bataille. L’une d’entre elle (le MRAP pour ne pas la nommer) n’a pas hésité à aller jusqu’à réclamer par la voix de son président Mouloud Aounit la pénalisation du blasphème. Simple coïncidence ?

Synopsis du film

Le Troisième Jihad

Le Projet de l’Islam Radical pour l’Amérique

La Guerre Secrète

Une guerre a lieu en ce moment même, et l’un de ses champs de bataille principaux se situe aux . C’est une guerre secrète contre la liberté et les valeurs qui nous semblent aller de soi. L’ennemi détourne le processus démocratique du pays pour ses propres fins.

La plupart des gens, tout occupés qu’ils sont à gérer leur quotidien, ne se rendent même pas compte de l’existence de cette guerre.

Et les islamistes radicaux voudraient justement que cela continue ainsi.

La Guerre Révélée

Le Troisième Jihad est un film-événement qui révèle cette guerre qui se trame en coulisses.

Les principaux intervenants

Parmi les experts et personnalités interviewés dans ce film : le Dr Zuhdi Jasser, musulman américain, Rudy Giuliani, ancien maire de New York et candidat à l’investiture républicaine pour les élections présidentielles américaines de 2008, Ayaan Hirsi Ali, la célèbre refuznik de l’islam d’origine somalienne, le sénateur Joe Lieberman, l’ancien Secrétaire à la Sécurité intérieure Tom Ridge, l’ancien terroriste islamiste Tawfik Hamid.


Ayaan Hirsi Ali

Dr Zuhdi Jasser

Walid Phares

Tom Ridge

Imam Abdul
Alim Musa

Rev. Eugene Rivers

Manda Zand Ervin

Wayne Simmons

Sénateur Joseph Lieberman

Rudy Giuliani

Bernard Lewis

Clare Lopez

Dr Tawfik Hamid

Melanie Phillips
   

 

troisième jihad

Télécharger le film

Téléchargez le film et partagez-le avec vos amis ! Vous pouvez copier le fichier sur un CD / DVD, et le lire sur la plupart des lecteurs DVD de salon récents.

La vidéo proposée au téléchargement est au format DivX, fait 129 MO, sa qualité est supérieure à celle de la vidéo visible en ligne.

Cette vidéo vous a plu ? Faites-en profiter vos amis et les autres sites islamovigilants en faisant circuler ce lien ! Contribuez à l’islamovigilance !

Attention ! Vous voulez voir davantage de vidéos inédites en français ? Toutes les vidéos sous-titrées par nos soins sont disponibles ici !

Le troisième jihad

samedi 7 février 2009


L’américain musulman Zuhdi Jasser, narrateur du film, est président du conseil et fondateur du American Islamic Forum for Democracy (AIFD) basé à Phoenix en Arizona. Il est un ancien commandant de la US Navy, un médecin en pratique privée et un activiste communautaire.

Le American Islamic forum for Democracy s’intéresse au conflit idéologique qui est au cœur de la guerre contre le terrorisme. M. Jasser estime qu’il est indispensable que les musulmans exercent un rôle de leadership dans la guerre idéologique contre l’islamisme militant, en séparant le spirituel et le politique dans l’islam. Ce mouvement (AIDF) se fonde sur l’établissement d’une synergie de l’Américanisme et de sa démocratie constitutionnelle avec un islam pluraliste. Chroniqueur régulier pour le Arizona Republic, le National Review et The Washington Times, M. Jasser est un intervenant reconnu à l’échelle nationale et comme commentateur à la radio et la télévision sur le rôle des américains musulmans modérés dans la conduite de la guerre contre l’islamisme militant. Jasser détient un doctorat en médecine de la Medical College of Wisconsin obtenu grâce à une bourse de la US Navy. Il est actuellement Président de l’Association médicale d’Arizona. Il préside le comité de bioéthique et enseigne la cardiologie nucléaire dans un grand hôpital de Phoenix. Il a été actif dans un certain nombre d’initiatives interreligieuses en Arizona, y compris la création d’un groupe de dialogue judéo-musulman appelé Les enfants d’Abraham. Ses écrits sont affichés sur le site du American Islamic Forum for Democracy.

Jasser est de la même école de pensée que des Canadiens musulmans comme Salim Mansur, Tarek Fatah et Raheel Raza. Ces derniers sont venus à Montréal l’automne dernier comme orateurs dans le cadre d’une conférence publique organisée par Point de Bascule pour sensibiliser les Québécois aux dangers du 3e jihad. Voir :L’islam politique menace nos libertés

Voir aussi :

Combattre les islamistes et leur idéologie, par Juhdi Jasser, fondateur du American Islamic Forum for Democracy


Muslim Day Parade à New York. Allahu Akbar ! (+ Photos)

lundi 13 octobre 2008


Parade islamiste dans les rues de New York le 12 octobre 2008 (jour anniversaire de l’attentat contre le USS Cole), organisée par le Who’s who de l’islam politique. Voir aussi :

États-Unis - "Muslim Day Parade" à NY

États-Unis - Projet de loi anti-djihad : promouvoir la charia serait un crime passible de déportation

The Third Jihad (ou l’ennemi intérieur dont les médias ne parlent pas)




La parade est dans la rue. Des contre-manifestants, avec permis de la Ville, se tiennent de chaque côté de la rue derrière des barricades. Une contre-manifestante se fait apostropher par un membre de la très tolérante Islamic Thinkers Society (radicaux pro-charia) : « fuckin’ bitch... you’re a whore... » (sale pute... t’es une prostituée). Elle l’a aspergé de café. Des policiers (ceux qui accomplissaient leur devoir au lieu de prier avec les manifestants) sont intervenus.

Photos : Urban Infidel, via Bivouac-ID, et Atlas Shrugs

L’objectif politique est clairement affiché

La prière dans les rues

Les femmes prient séparément

Beaucoup de ferveur sur Madison Avenue

Même les policiers en service se déchaussent et se prosternent. Fusion entre l’État et la mosquée

Un inspecteur de la NYPD qui prie. Notez ses épaulettes de gradé

À noter le drapeau noir du djihad

Le drapeau noir du djihad en marche vers Ground Zero. Allahu Akbar !

Islamic Thinkers Society : NON à la laïcité. OUI à l’islam

Islamic Thinkers Society : Le coran doit remplacer la constitution américaine

L’Arabie saoudite (Medina) a son char allégorique. Allahu Akbar !

C’est une guerre contre l’islam. De quel côté êtes-vous ? « Les croyants combattent dans le sentier d’allah, et les incroyants combattent dans le sentier de satan. Eh bien, combattez les alliés du diable, car la ruse du diable est faible ». (coran 4 :76)

http://pointdebasculecanada.ca/IMG/jpg/islamist_day_parade_I_will_not_submit.jpg

Je ne me soumettrai pas. L’Amérique ne se soumettra pas à la charia

http://pointdebasculecanada.ca/local/cache-vignettes/L410xH76/siteon0-38e4a.jpg

Par Cyber-résistant - Publié dans : Mahométisme - Communauté : Vu de droite
Jeudi 30 avril 2009

Ecrire un commentaire - Recommander - Voir les 3 commentaires

Voici, disponible en téléchargement gratuit, le livre d’Antigone : «l’Assassinat de la France expliqué à ma petite-fille».

Conçu comme une conversation entre une grand-mère et sa petite-fille, «l’Assassinat de la France expliqué à ma petite-fille» évoque avec simplicité la destruction de notre nation, opérée ces 40 dernières années.

«Simpliste», «raciste», «xénophobe», «islamophobe» ou «incomplet» diront certains, mais nous n’en avons cure car, en dépit de ses imperfections, nous savons que ça n’est pas le cas. Ce livre n’a pas la prétention d’être une étude historique ou sociologique, mais simplement de vous faire lire une conversation argumentée, comme on pourrait en avoir avec un enfant ou un adolescent pour qui la France que nous avons connue ressemble à un paradis perdu et qui voudrait qu’on lui raconte le «comment» et le «pourquoi».  

C’est une charge contre le politiquement correct et ce multiculturalisme criminel, véritables trous noirs engloutissant nos identités. Si vous préférez le «vivrensemble», la «France d’après» et le «métissage obligatoire» ou que pour vous l’islam est une religion «d’Amour, de Tolérance et de Paix», passez votre chemin, ce texte n’est pas fait pour vous.

Ce livre a été élaboré par Antigone sur le forum du site LibertyVox entre le 6 décembre 2008 et le 6 avril 2009.

L’auteur portait en elle ce projet depuis longtemps et a eu l’idée originale de faire partager les étapes de sa conception sur un forum public de façon interactive.

Il a fait l’objet de nombreux échanges entre l’auteur et les internautes à mesure qu’il s’écrivait. Antigone débattait avec ses lecteurs, tenait compte des remarques, et faisait évoluer son texte.

Pour le télécharger, cliquez sur ce lien : http://www.libertyvox.com/files/Antigone_Assassinat_de_la_France.pdf

Pour laisser un commentaire à Antigone, rendez-vous sur le fil «L'assassinat de la France expliqué à ma petite-fille» à l’adresse suivante :
http://www.libertyvox.com/phpBB/viewtopic.php?f=5&t=2853

Ou via la page "contacts" de notre site :
http://www.libertyvox.com/contacts.php


La Rédaction
LibertyVox

 

Par Cyber-résistant - Publié dans : RocKiK/LibertyVox - Communauté : BLOGS, en parler ...
Vendredi 7 novembre 2008

Ecrire un commentaire - Recommander - Voir les 7 commentaires

Polémia a recu d’un correspondant une étude sur l’évolution des libertés en France depuis près de quarante ans, sous forme d’une liste chronologique des grandes décisions prises soit par les gouvernements successifs, soit par le parlement, soit enfin par les instances judiciaires.
Cette compilation, inévitablement non exhaustive, est intéressante à plusieurs égards, malgré sa longueur : la diversité des sujets touchés rend sa lecture attrayante et permet de mesurer combien les libertés individuelles ont pris un rude coup depuis 1970 ; on voit alors avec quelle facilité les « élites » ont succombé à la tentation totalitaire d’enfermer les citoyens dans la redoutable pensée unique qui n’épargne aucun domaine. La prochaine ratification du traité « modificatif » par le parlement ne fera que mieux illustrer encore cette atteinte aux libertés.
Véritable documentation de référence, cet opus comporte deux grandes catégories de mesures restrictives et contraignantes ; elles sont au nombre de 100 : 77 pour les restrictions « d’ordre moral » et 23 pour les restrictions sécuritaires :

a/ les restrictions « d’ordre moral », qui concernent, par référence aux idéologies contemporaines, la sacro-sainte liberté de pensée, d’expression, de recherche et de la presse et qui, relevant de l’intellectualité ou même de la subjectivité, peuvent donner matière à contestation ;

b/ les restrictions sécuritaires, parfois physiquement difficiles à supporter, qui, répondant à des exigences provoquées par l’évolution galopante des technologies ou plus simplement de la vie en société, se conçoivent et s’acceptent mieux. Encore que le risque est grand de voir comment la volonté très jacobine et antilibérale de prendre en charge la sécurité physique des citoyens, avec par exemple l’application forcenée du principe de précaution, les dépossède de tout sens de la responsabilité personnelle et individuelle, garante vitale d’une société en bonne santé.
Polémia
27/11/07

1/ 1er janvier 1970 : la France est le premier pays européen à rendre obligatoires les ceintures de sécurité aux places avant des véhicules neufs. L’obligation de port est intervenue en 1973, et seulement hors agglomération. L’obligation généralisée aux places avant fut décrétée six ans plus tard. Pour les places arrière, l’obligation d’installer des ceintures à enrouleur date de 1977 et cette obligation du port a été généralisée en 1990.

2/ 27 août 1971 : ratification par la France de la « Convention de New York du 7 mars 1966 sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale ».

3/ Loi du 1er juillet 1972, dite loi Pleven : érige en infraction la diffamation, l’injure et un certain nombre d’actes comme le refus, de fournir un bien ou le refus d’embauche, ou le licenciement motivé pour des raisons liées « à l’origine, à l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » .
Cette loi introduit donc l’appartenance ou la non-appartenance à une nation parmi les critères de « discrimination » (d’où le caractère désormais délictueux de la préférence nationale). Elle reconnaît aussi à toute association déclarée depuis au moins 5 ans et se proposant par ses statuts de « combattre le racisme » le droit de se porter partie civile en ce qui concerne ces infractions ; la loi ajoute donc aux droits traditionnellement reconnus aux parties civiles des droits propres à ces associations qui vont devenir ainsi des professionnelles de l’incrimination. La loi de 1972 ouvre la voie à l’abandon de « l’interprétation stricte » en matière pénale : le juge doit s’assurer, en effet, de la bonne intention des faits incriminés. La peine sera renforcée si l’intention est jugée « perverse » (par ex. raciste). A noter que c’est le décret loi Marchandeau du 21 avril 1939 qui avait introduit le délit d’opinion ou de sentiment, constitué ou non selon que son auteur « a pour but d’exciter à la haine entre les citoyens ».

4/ Loi du 17 octobre 1981 : portant notamment sur la priorité nationale à l’emploi, abrogeant la loi Bonnet du 10 janvier 1980.

5/ Article 93.3 de la loi du 29 juillet 1982 : le producteur d’un service télématique peut-être poursuivi à défaut de poursuite contre l’auteur d’un message illicite, même si ce message n’a pas été fixé préalablement à sa communication au public.

6/ Loi du 25 juillet 1985 : les discriminations fondées sur les mœurs sont assimilées au racisme (articles 187 et 416 du Code pénal).

7/ 10 septembre 1986 : jugement du tribunal correctionnel de Montpellier condamnant une personne qui cherchait un locataire français et catholique, suite à une plainte déposée par le MRAP.

8/ Novembre 1987 : présentation des 53 propositions du rapport Hannoun (député RPR) sur « le racisme et les discriminations en France ». Sont notamment prévues la publicité accrue des décisions de justice, la création d’une incrimination pour injure non publique à caractère raciste, la création d’un nouveau délit d’apologie de crimes contre l’humanité, l’extension des droits des associations autorisées à se porter partie civile.
Ce rapport se traduit aussi par l’extension des lois protégeant la jeunesse aux écrits « racistes et révisionnistes » suite à un amendement à la loi sur la drogue.

9/ Loi du 10 juillet 1989, relative à diverses dispositions en matière de sécurité routière et en matière de contraventions, prévoit l’instauration du permis de conduire à points (qui sera mis effectivement en place le 1er juillet 1992 avec la limitation à 50 km/h de la vitesse maximale en ville).

10/ Loi du 13 juillet 1990 contre le racisme, dite loi Gayssot, interdit toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non-appartenance à une « ethnie, une race ou une religion » ; crée le délit de contestation de l’existence de crimes contre l’humanité (article 9) tels que définis par le Tribunal international de Nuremberg.

11/ 16 novembre 1993 : arrêt de la Cour de cassation confirmant la condamnation du journal « Le Monde » pour avoir publié un article relatif au régime de Vichy intitulé « Français, vous avez la mémoire courte » jugé apologétique.

12/ 8 février 1994 : le ministre de la Défense (François Léotard) met fin aux fonctions du colonel Gaujac, chef du Service historique de l’armée de terre, du fait de la publication, dans « Sirpa Actualité », d’un article controversé sur l’affaire Dreyfus (comprenant notamment la mention « l’innocence de Dreyfus est la thèse généralement admise par les historiens »).

13/ 1er mars 1994 : entrée en application du nouveau Code pénal qui institue notamment :
– la responsabilité pénale des personnes morales en matière de crimes contre l’humanité (art. 213.3), de discrimination (art.225.4), d’atteinte aux droits de la personne résultant de fichiers ou de traitements informatiques (art 226.24), de maintien ou reconstitution de groupes dissous (431.21), d’exhibition d’insignes (art. 645.1) ;
– une nouvelle définition des actes discriminatoires commis par les particuliers et les personnes dépositaires de l’autorité publique et le renforcement de la répression de ces infractions ;
– ’aggravation du délit de profanation de sépulture en considération des motifs racistes présidant à sa réalisation : à raison de l’appartenance du défunt à « une religion, une nation, une ethnie ou une race déterminée » (nouvel exemple de l’abandon du principe « d’interprétation stricte » en matière pénale : une profanation de sépulture est plus pénalisante si elle renvoie à une intention discriminante) ;
– une définition des crimes contre l’humanité (art 212.1 et suiv.) qui sert de nouveau cadre de renvoi pour les délits d’apologie et de contestation de crime contre l’humanité et la contravention de port ou d’exhibition d’insignes illicites ;
– création de nouveaux délits : violation délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence, harcèlement sexuel, exploitation abusive de l’être humain , entrave à l’exercice des libertés, adultes incitant des enfants à commettre des actes illicites ou dangereux ;
– suppression de la notion de démence ;
– la légitime défense est étendue à la défense des biens mais doit être proportionnée à la gravité  de l’atteinte et ne peut en aucun cas justifier la mort ;
– peine pour viol portée à 15 ans, répression accrue du trafic de stupéfiants, introduction d’une peine de réclusion de 30 ans en cas d’assassinat d’enfant avec viol ou torture.

14/ 20 avril 1994, arrêt de la Cour d’assise des Yvelines condamnant Paul Touvier pour un crime prescrit au titre du droit commun par la loi française mais qualifié de crime contre l’humanité et donc considéré comme imprescriptible au titre des engagements internationaux de la France (pour ce faire, la Cour a considéré que l’Accord de Londres du 8 août 1945 introduisait dans notre droit pénal la notion de crime contre l’humanité).

15/ Mai 1994, première mise en œuvre de l’article 223.1 du nouveau Code pénal : le TGI de Valenciennes considère qu’un excès de vitesse est « une volonté consciente et délibérée de causer un dommage à autrui » et condamne le conducteur à une amende et à la confiscation de son véhicule.

16/ 11 juillet 1994 : création d’une contravention de 4e classe pour les conducteurs ayant un taux d’alcoolémie entre 0,7 et 0,8 gramme par litre de sang (seuil abaissé à 0,5 gr le 15 septembre 1995).

17/ 3 avril 1995, arrêt de la Cour de cassation du 3 avril 1995, rejetant le pourvoi du « Canard enchaîné » (suite à la publication de l’avis d’imposition de J. Calvet, patron de Peugeot) : un journaliste produisant des documents couverts par le secret professionnel pourra être poursuivi pour recel.

18/ 11 avril 1995 : le TGI de Paris ordonne en référé à la Société biblique catholique internationale de faire cesser la diffusion de la « Bible des Communautés chrétiennes » en raison de certains passages « de nature à  raviver l’antijudaïsme ».

19/ Juin 1995 : condamnation au franc symbolique de l’orientaliste Bernard Lewis par la première chambre civile du Tribunal de Paris après dépôt de plainte de l’Association arménienne de France et de la LICRA pour « faute », pour avoir mis en cause la réalité des massacres perpétrés par les Turcs contre les Arméniens.

20/ 21 juin 1995 : l’Association des maires de France souligne l’illégalité de la préférence nationale et l’interdiction de subventionner des entreprises qui la pratiqueraient dans le recrutement de leur personnel.

21/ Août 1995 : le Conseil supérieur de l’audiovisuel sanctionne la radio associative « Ici et Maintenant » (l’une des plus anciennes de France) pour « défaut de maîtrise à l’antenne » en réduisant d’un an son autorisation d’émettre. Le CSA avait été saisi par la LICRA, car un certain nombre d’auditeurs avaient, dans le cadre d’une émission en libre expression, tenu des propos « racistes antisémites ou négationnistes ». La radio est aussi tenue de mettre en place un dispositif obligeant les auditeurs à donner un numéro de téléphone où l’on puisse les rappeler…

22/ 9 mai 1996 : création par décret (n° 96-387) de l’Observatoire international des sectes.

23/ 17 juin 1996 : poursuites engagées devant la XVIIe chambre correctionnelle de Paris contre « France Soir », « Paris Match » et quatre agences photographiques ayant publié des photos de l’attentat à la station Saint-Michel du RER le 25/7/1995 : « Le choc de certaines photos peut nécessiter d’apporter des limites à la liberté d’expression ».

24/ Octobre 1996 : projet de loi Toubon contre la diffusion « des idées xénophobes » et des messages portant atteinte à la dignité, à l’honneur ou à la considération d’un ou de plusieurs groupes de personnes du fait de leur appartenance à une ethnie, nation, race ou religion.

25/ 18 avril 1997 : révocation – c’est la première du genre – d’un enseignant du secondaire pour révisionnisme (V. Reynouard, professeur de mathématiques au LEP de Honfleur).

26/ 13 octobre 1977 : signature du Traité d’Amsterdam qui stipule notamment en son article 13 que les pays membres s’engagent à respecter les « orientations sexuelles ».

27/ 18 février 1998 : le Conseil des ministres adopte le projet de création du délit de récidive de grand excès de vitesse (loi du 18 juin 1998).

28/ Mars 1998 : interdiction de l’achat, cession, importation de chiens pit-bulls.

29/ 13 mai 1998 : directive de l’UE du 13 mai 1998 portant interdiction de la publicité sur le tabac.

30/ Loi de juin 1998 qui institue un délit de bizutage.

31/ 7 octobre 1998 : décret instituant la Mission interministérielle de lutte contre les sectes.

32/ Décret du 16 décembre 1998 : autorisation préfectorale requise pour possession d’un fusil à pompe ou d’une arme de poing à un coup.

33/ 8 décembre 1998 : décision de la Cour de cassation relative à la responsabilité pénale des producteurs de services télématiques quant au contenu des sites hébergés.

34/ Janvier 1999 : création d’une Commission départementale d’accès à la citoyenneté (CODAC).

35/ 1er janvier 1999 : taxation des logements vacants dans 8 agglomérations.

36/ Mars 1999 : circulaire relative à la création de six pôles économiques et financiers auprès des parquets.

37/ Mai 1999 : le système de téléphonie sans abonnement Mobicarte doit respecter la loi du 10 juillet 1991 sur le secret des correspondances, ce qui permet l’interception des communications téléphoniques par les services autorisés…

38/ Loi du 18 juin 1999 (loi Gayssot) qui porte sur diverses mesures relatives à la sécurité routière : la responsabilité pécuniaire des propriétaires de véhicules pour les infractions relatives à la vitesse et au non-respect des feux rouges et des stops et l’obligation de stages pour les conducteurs ayant perdu au moins 4 points.

39/ 24 juin 1999 : avis favorable de la CNIL pour autoriser l’administration fiscale à utiliser le numéro de Sécurité sociale pour identifier les contribuables.

40/ Juillet 1999 : habilitation des douaniers en qualité d’officiers de police judiciaire (OPJ).

41/ 15 décembre 1999, arrêt de la Cour d’appel de Paris : la prescription des délits de presse ne s’applique pas sur Internet.

42/ 2 mai 2000 : circulaire du premier ministre aux préfets relative à l’accès à la citoyenneté et à la lutte contre les discriminations ; dans le cadre de la CODAC (Commission départementale d’accès à la citoyenneté), mise en place dans chaque département et chargée notamment de l’amélioration du signalement des comportements discriminatoires, il est demandé aux préfets la mise en service d’un numéro vert « contre les discriminations ».

43/ 22 mai 2000 : le TGI de Paris ordonne à Yahoo Inc. d’interdire l’accès des internautes français à un site d’enchères « d’objets nazis » ; c’est la première condamnation d’un serveur américain par un tribunal français.

44/ Loi du 1er août 2000 : sur la liberté de communication, qui oblige les fournisseurs d’accès et hébergeurs de site Internet à en contrôler le contenu. Si ce contenu est illicite et si un juge lui en donne l’ordre, le fournisseur d’accès doit « agir promptement pour empêcher l’accès à ce contenu » ; les fournisseurs d’accès et les hébergeurs sont désormais « tenus de détenir et de conserver les données de nature à permettre l’identification de toute personne ayant contribué à la création d’un contenu des services dont elles sont prestataires ». Elle implique la suppression du droit des éditeurs de données à l’anonymat.

45/ 9 juin 2000 : ratification par la France du Traité sur la Cour pénale internationale ; un Français peut donc être poursuivi par la CPI dès lors que le pays où ont été commis les crimes dont on l’accuse est partie au traité.

46/ Loi du 10 juillet 2000 qui tend à préciser la définition des délits non intentionnels.

47/ 7 décembre 2000 : adoption de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Son article 21 prévoit qu’est « interdite toute discrimination fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractéristiques génétiques, la langue, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle » (sic).
A noter cependant que l’article 17 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme dispose que : « Aucune des dispositions de la présente convention ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés reconnus dans la présente convention ou à des limitations plus amples de ces droits et libertés que celles prévues à la présente convention ». Cet article a notamment été invoqué à l’encontre d’écrivains « révisionnistes ».

48/ Loi du 29 janvier 2001 : qui reconnaît comme avéré « le génocide arménien de 1905 » par les Turcs.

49/ Loi du 21 mai 2001 : qui autorise les associations défendant « la mémoire des esclaves et l’honneur de leurs descendants » à ester en justice et bénéficier des droits reconnus aux parties civiles.

50/ Loi du 12 juin 2001 : qui permet la dissolution judiciaire des mouvements qualifiés de « sectaires ».

51/ 18 juin 2001 : la Cour d’appel d’Aix-en-Provence confirme la condamnation pour « discrimination raciale » du maire de Vitrolles pour le vote, le 21 janvier 1998, d’une prime de naissance pour tout enfant né de parents résidant dans la commune et dont l’un au moins était français ou ressortissant de l’Union européenne.

52/ Loi du 15 novembre 2001 : relative à la sécurité quotidienne, qui élargit les compétences des gendarmes et des adjoints de sécurité en matière de lutte contre les infractions routières.

53/ Loi du 16 novembre 2001 : qui prévoit la mise en place d’un service téléphonique gratuit destiné à recueillir les appels des personnes estimant avoir été victimes ou témoins de discrimination raciale.

54/ Loi du 17 janvier 2002 : qui aménage la charge de la preuve dans un procès au civil – en matière de discrimination au logement c’est maintenant au propriétaire de prouver sa bonne foi – et introduit le délit de harcèlement au travail avec, là aussi, inversion de la charge de la preuve.

55/ 25 juillet 2002 : La Cour européenne des droits de l’homme condamne la France pour « procès inéquitable » dans l’affaire Papon (la procédure de mise en état qui obligeait un condamné à se constituer prisonnier avant un pourvoi en cassation est contraire à la Convention européenne des droits de l’homme).

56/ Loi du 9 septembre 2002 : relative à la sécurité routière, qui met en place l’ordonnance pénale pour les délits routiers sur lesquels pourront statuer les juges de proximité.

57/ 6 novembre 2002 : lancement du porte-monnaie électronique Moneo en Ile-de-France ; ce dispositif (étendu en 2003 aux cartes de crédit qui seront dotées d’un M) autorise la traçabilité des règlements de petit montant.

58/ 22 janvier 2003 : première condamnation à la prison ferme d’un éditeur pour « négationnisme » par le TGI de Lyon.

59/ Loi du 3 février 2003, dite loi Lellouche : qui vise à aggraver les peines punissant les infractions de droit commun lorsqu’elles revêtent un caractère « raciste, antisémite et xénophobe ». Dispositif étendu, en 2004, par la loi du 9 mars 2004, aux menaces, vols et extorsions de fonds.

60/ Loi du 18 mars 2003 : relative à la sécurité intérieure, qui prévoit notamment :
– un nouvel article 132-77 du Code pénal donnant la possibilité de retenir comme circonstance aggravante le fait qu’un crime ou un délit soit commis en raison de l’orientation sexuelle de la victime ;
– la possibilité pour la police de disposer d’un accès direct aux archives de fournisseurs d’accès à Internet ;
– l’élargissement des possibilités de procéder aux contrôles d’identité et aux fouilles de véhicule ;
– la suppression du « droit au silence » pour les personnes en garde-à-vue ;
– l’élargissement des possibilités de constitution de fichiers nominatifs par les services de police et de gendarmerie et l’extension du fichier national automatisé des empreintes génétiques à de nouveaux délits (violence contre les personnes et les biens, trafic de stupéfiants, destructions et dégradations) ;
– la création de nouveaux délits : racolage passif pour les prostituées, regroupement de jeunes dans les halls d’immeuble, exploitation de la mendicité et outrage au drapeau, conduite sans permis.

61/ 2 avril 2003 : le tribunal correctionnel de Dijon condamne pour « complicité du délit de conduite sous l’empire d’un état alcoolique »  un cafetier pour avoir fourni « les moyens de conduire en état d’ivresse » à un chauffard.

62/ Loi du 12 juin 2003 : relative au renforçement de la lutte contre la violence routière, qui crée un permis probatoire, aggrave les sanctions pour les récidivistes et automatise la chaîne contrôle-sanction.

63/ Loi du 9 juillet 2003 : qui interdit la vente de tabac aux moins de 16 ans.

64/ 9 décembre 2003 : première réunion du Comité interministériel pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ; le premier ministre décide notamment que des poursuites et sanctions seront systématiquement requises en application de la loi Lellouche.

65/ 17 décembre 2003 : le groupe Canal+ institue un système de codage spécifique (appel téléphonique à un serveur vocal et code secret spécifique) pour le visionnage de films à caractère pornographique de catégorie 5 ; mesure étendue par le CSA en octobre 2003, à compter du 1er janvier 2005, à toutes les chaînes de diffusion.

66/ 28 janvier 2004 : le Conseil des ministres adopte le projet de loi autorisant l’approbation du protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité du 23 novembre 2001 ; ce protocole est destiné à améliorer « la lutte contre les actes de nature raciste et xénophobe commis par le biais des systèmes informatiques, en harmonisant le droit pénal pour la répression des comportements tels que la diffusion de matériel raciste et xénophobe ou les insultes et menaces ; il facilite l’extradition et l’entraide judiciaire pour la répression de ces agissements » (source : communiqué du Conseil des ministres).

67/ 29 janvier 2004 : la XIe chambre de la Cour d’appel de Paris décide que  celui qui change l’adresse de son site Internet doit être considéré comme ayant « renouvelé la mise à disposition » du contenu de ce site ; par conséquent, dans ce cas, le délai de prescription de 3 mois pour les infractions de presse est considéré comme reconduit.

68/ Loi du 9 mars 2004, dite loi Perben II : portant adaptation de la justice, qui prévoit qu’il y a circonstance aggravante quand une infraction est « précédée, accompagnée ou suivie de propos, écrits, images, objets ou actes » racistes ou antisémites ; par ailleurs, elle passe de 3 mois à 1 an le délai de prescription pour les journaux et livres poursuivis pour provocation à la haine raciale, à la discrimination et à la violence raciale, pour diffamation et injures raciales et pour révisionnisme ; elle aggrave les peines de délits de discrimination lorsque l’infraction est commise à l’occasion de l’exploitation d’un lieu accueillant le public (ex : les discothèques).

69/ 30 avril 2004 : déclaration de Berlin des 55 pays membres de l’OSCE sur le renforcement du contrôle d’Internet afin de lutter « contre le racisme et l’antisémitisme ».

70/ 10 juin 2004, décision du Conseil constitutionnel : le juge constitutionnel s’interdit désormais de censurer une loi transposant une directive communautaire ; le droit européen prime désormais sur la Constitution française.

71/ Loi du 21 juin 2004 : « pour la confiance dans l’économie numérique », qui prévoit que les hébergeurs et fournisseurs d’accès à Internet ont l’obligation de contribuer à la lutte contre la diffusion des données à caractère pédophile, négationniste et raciste.

72/ Loi du 15 juillet 2004 : qui réforme la loi Informatique et Libertés de 1978 et permet aux personnes morales de relever et traiter les données relatives à des infractions dont elles s’estiment victimes.

73/ Octobre 2004 : un couple de Lorrains cité au Tribunal correctionnel de Nancy pour avoir laissé un ami ivre prendre le volant et provoquer un accident mortel de circulation.

74/ Décret du 7 décembre 2004 : qui aggrave les peines pour grands excès de vitesse.

75/ 9 décembre 2004 : lors de la réunion du Comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, le premier ministre annonce la mise en place d’un « système de veille » des émissions audiovisuelles, des sites Internet et de la presse écrite.

76/ Loi du 31 décembre 2004 : qui institue la création de la HALDE appelée à connaître de toutes les discriminations « directes ou indirectes prohibées par la loi ou un engagement international auquel la France est partie » ; elle porte aussi sur la pénalisation des propos publics « homophobes, sexistes et handiphobes » ; le décret de mars 2005 dispose que l’agression verbale dans la rue ou sur le lieu de travail « en raison de l’orientation sexuelle, du sexe ou du handicap » est punie d’une contravention plus sévère qu’une simple injure. Première condamnation à ce titre du député Ch. Vanneste par la Cour d’appel de Douai le 25 janvier 2007. Au terme de trois arrêts du Conseil d’Etat du 13 juillet 2007, une recommandation de la HALDE tant qu’elle n’est pas rendue publique n’est pas susceptible de recours ; il en va de même quand la HALDE décide de ne pas donner suite à une requête.

77/ Loi constitutionnelle du 1er mars 2005 : qui introduit la Charte de l’environnement dans la constitution en y insérant les droits et devoirs qui y sont définis et qui oblige toute personne à « prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement » et à « contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement ».

78/ Décret du 25 mars 2005 : relatif aux contraventions de diffamation, d’injure et de provocation non publiques à caractère discriminatoire, qui rend compétent le tribunal de police et la juridiction de proximité pour les délits de propos homophobes, sexistes ou handiphobes non publics.

79/ Décret du 25 mars 2005 : qui donne obligation au conducteur de s’assurer que tous les mineurs transportés dans son véhicule ont bien bouclé leur ceinture.

80/ 13 juin 2005 : décision du juge des référés du Tribunal de grande instance de Paris obligeant 10 sociétés de connexion à Internet à mettre en place sous 10 jours pour la première fois en France un « filtrage » pour interrompre l’accès à un site jugé négationniste (Aaargh) en application de la loi sur la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004.

81/ 4 juillet 2005 : la Cour de cassation admet le « testing » comme preuve ; les associations (ici SOS-Racisme) et les victimes pourront désormais piéger les propriétaires qui refusent de louer ou vendre à des personnes d’origine étrangère.

82/ 10 novembre 2005 : la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) déclare de pas avoir « d’opposition de principe » aux dispositifs d’alerte professionnelle permettant aux salariés de prévenir la direction de leur entreprise des comportements fautifs de leurs collègues.

83/ 22 décembre 2005 : installation du 1000e radar automatique (700 fixes et 300 mobiles).

84/ Loi du 23 janvier 2006 : relative à la lutte contre le terrorisme, étend notamment aux cybercafés l’obligation faite aux opérateurs de conserver pendant un an les données de connexion Internet.

85/ Septembre 2006 : ouverture de la « plate-forme de signalement des contenus illicites sur Internet », <internet-mineurs.gouv.fr>, qui permet à tout internaute de signaler à la police les « contenus illicites » qu’il constaterait sur Internet.

86/ 22 novembre 2006 : les éditions Dalloz saisies par le MRAP modifient un passage de leur ouvrage de droit pénal général faisant référence à l’hérédité raciale comme « facteur de criminalité ».

87/ Janvier 2007 : les entreprises dotées d’un comité d’entreprise ont l’obligation de présenter au moins une fois par an un rapport sur leur situation en matière de « diversité ».

88/ 5 janvier 2007 : le juge des référés du Conseil d’Etat donne raison au préfet de police de Paris d’avoir interdit la distribution jugée discriminatoire de « soupe au cochon » par l’association SDF.

89/ 1er février 2007 : date d’application du décret du 16 novembre 2006 portant sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics (reportée au 1er janvier 2008 pour les cafés, bars, hôtels).

90/ Loi du 7 mars 2007 : qui autorise les poursuites contre les sites Internet qui mettraient en ligne des vidéos violentes non filmées par des journalistes professionnels.

91/ 2 mai 2007 : mise en place d’une plate-forme d’écoute et d’interception des courriels, SMS et appels sur mobile, administrée par l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT). Cette plate-forme peut se faire communiquer l’adresse et les coordonnées bancaires des émetteurs/récepteurs des messages interceptés. Il s’agit de la mise en œuvre de l’article 6 de la loi du 23 janvier 2006 sur « la lutte contre le terrorisme ».

92/ 15 mai 2007 : arrêt de la Cour de cassation estimant qu’il est possible de publier dans la presse le salaire d’une personne privée lorsque les difficultés de l’entreprise dans laquelle elle travaille font l’objet d’une information dans les médias.

93/ 24 juin 2007 : le Conseil européen adopte le mandat pour la conférence intergouvernementale qui prévoit notamment que la Charte des droits fondamentaux du 7 décembre 2000 « a la même valeur juridique que les traités ».

94/ 29 juin 2007 : accord entre l’Union européenne et les Etats-Unis autorisant ce pays à conserver pendant 15 ans (contre 3 ans et demi actuellement) certaines données privées des passagers des compagnies aériennes venus de l’UE.

95/ 7 août 2007 : création du fichier Parafes premier fichier biométrique de Passage automatisé rapide aux frontières extérieures Schengen ; les données de ce fichier seront croisées avec le fichier des personnes recherchées utilisé par la police et la gendarmerie.

96/ Septembre 2007 : mise en place dans plusieurs villes des parcmètres « Statio’minute » qui détectent seuls l'arrivée d'une voiture et alertent la police par SMS en cas de dépassement du temps de stationnement.

97/ 10 octobre 2007 : adoption d’un projet de loi créant une incrimination nouvelle de violation d’embargo, quelle qu’en soit la nature et ou quel que soit le domaine d’activité concerné (nouvel article 437-1 du Code pénal).

98/ 4 octobre 2007 : résolution du Conseil de l’Europe enjoignant de « s’opposer fermement à l’enseignement du créationnisme en tant que discipline scientifique ».

99/ 6 novembre 2007 : proposition de la Commission européenne de mettre en place un système de stockage des données personnelles des passagers aériens, dit Passenger Name Record ; ce système obligera les compagnies aériennes à transmettre 19 catégories de données, qui seront gardées pendant 13 ans, allant de l’adresse courriel au numéro de téléphone ou de carte de crédit du passager. Ce système sera appliqué aux passagers des vols entrant et sortant de l’UE.

100/ 21 novembre 2007 : le PLFR (Projet de loi de finances rectificative) 2007 présenté au dernier Conseil des ministres prévoit un nouveau délit, la « flagrance fiscale » ; ce n'est pas un nouveau parfum mais la possibilité offerte à l'administration fiscale de prolonger de 3 mois un contrôle fiscal et d'appliquer rapidement amendes et saisies pour corriger une situation manifestement frauduleuse.

Michel Geoffroy
Correspondance Polémia
24/11/07

img383/8116/polmiahu7.jpg

Par Cyber-résistant - Publié dans : Réinformation - Communauté : La Cyber-résistance
Mardi 4 novembre 2008

Ecrire un commentaire - Recommander - Voir les 3 commentaires


La presse américaine s'est emparée d'un cliché diffusé par le site conservateur Drudge Report représentant Barack Obama coiffé d'un turban kényan, lors d'un voyage dans la province de Wajir (nord-est du pays) en 2006. L'état-major du sénateur de l'Illinois a dénoncé les méthodes du camp Clinton.


Selon Daniel Pipes, Barack Obama aurait étudié dans un madrasa islamique d'Indonésie avant de gagner les Etats-Unis.



Obama lié à un islamiste

Barack Obama a pleinement soutenu son cousin Odinga, candidat aux présidentielles du Kenya.

Accusé de fraude, Odinga a 
défrayé la chronique pour avoir assuré les communautés musulmanes que le Kenya deviendrait islamique s'il remportait la victoire. Un document signé par les deux partis en présence promettait l'instauration de la charia au Kenya, pays traditionnellement chrétien. Révélé par les médias, ces tractations avaient fait scandale.

Mais même après la diffusion de ce document par la presse, le sénateur Obama a continué à soutenir Odinga. Les e-mails échangés entre l'équipe d'Obama et celle d'Odinga ont été révélés par Jerome Corsi, l'auteur du best-seller "Obama Nation" qui 
 détaillant, entre autres, les liens entre Obama et le fondamentalisme musulman.

 



Obama lié aux Black Panthers

obama-new-black-panther.jpg


Tout comme John Kerry, sabordé par un passé militaire qu'il croyait pouvoir utiliser pour convaincre l'électorat, Obama va couler par ses références constante aux races, si hypocrites depuis que l'Amérique a découvert un autre visage du candidat démocrate.  

Après avoir soutenu le pasteur intégriste Wright, le voilà affichant les couleurs des Black Panthers sur son site internet... Ce groupe fondamentaliste, prônant la suprématie des Noirs, était responsable de nombreux actes terroristes dans les années 60. Il avait été dissous par la police américaine.

Ses successeurs sont plus intégristes encore. Le "New Black Panther Party" s'est formé dans les rangs de Nation of Islam, le groupe de l'idéologue Louis Farrakhan connu pour traiter les Blancs de "monstres", les Etats-Unis de "patrie de Satan" et les Juifs de "suceurs de sang". Ses membres portent des uniformes paramilitaires et ont récemment créé une unité combattante armée de kalachnikovs !

 

 

Devant le tollé général, l'équipe du sénateur de l'Illinois a retiré le logo des New Black Panthers du site, mais ceci un jour après le discours sur le racisme de Philadelphie censé calmer la controverse... Quelle cynisme ! 

Le Swift Boating d'Obama ne fait que commencer, avec l'aide bien involontaire d'un raciste soudainement porté aux nues par une gauche en plein désarroi.


  Le masque d'Obama tombe, et ce qu'il cachait est bien laid...



Obama est un raciste de la pire espèce

Obama a retiré le nom du pasteur Jeremiah Wright de son site internet de campagne. Wright est le pasteur qui dirige la Trinity United Church de Chicago, une église de fondamentalistes à laquelle appartient Obama.

Dans un extrait vidéo de l'un de ses sermons, Wright, ce "conseiller spirituel" et grand ami d'Obama depuis 20 ans (il a officié à son mariage et le titre du dernier livre d'Obama, "l'audace d'espérer", est inspiré d'un sermon de Wright) insulte les Etats-Unis le premier dimanche après le 11 septembre et affirme que les Etats-Unis sont responsables de ce qui leur arrive. Dans un autre, il accuse le gouvernement des Etats-Unis de chercher à éliminer physiquement les Noirs en les droguant et en répandant le Sida parmi eux ...
 

L'église de Barack Obama n'en est pas à son coup d'essai : en décembre dernier elle a decerné un prix à Louis Farrakhan, leader de Nation of Islam, décrit par la LICRA américaine comme le "Hitler noir" pour ses avoir traité les Blancs de "diables aux yeux bleus" et les Juifs de "suceurs de sang"... Le pasteur Jeremiah Wright (photo avec Obama) s'est même rendu en Lybie avec Farrakhan pour rendre visite à Kadhafi !

Les Américains  réalisent désormais que derrière le sourire de Barack Obama existe une personne profondément raciste,
  participant régulier à ces messes démentes et idéologue nourri durant 20 ans par la haine maladive de son "conseiller spirituel", dont on peut juger la folie par les vidéos postées ci-dessous...


Le blog drzz

Par Cyber-résistant - Publié dans : Réinformation - Communauté : Islam

Jumelage

 READ THIS BLOG IN ENGLISH WITH GOOGLE Click here

Ni totalitarisme nazi, ni totalitarisme communiste, ni totalitarisme islamiqueL'image “http://img57.imageshack.us/img57/3474/bouton3sitany0.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

 


Newsletter

Inscription à la newsletter

EU Eurabia Francais

« Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. »

George Orwell


img155/372/317ju3.jpg
REGARDEZ LES VIDEOS CREEES PAR LE BLOG C.R
 

« Les faits sont têtus; quels que soient nos souhaits, nos inclinations ou les voeux de nos passions, ils ne peuvent changer l'état de fait et la preuve. »     John Adams



DOSSIER

LE WEB RESISTANT 

lewebresistant.gif

Informez-vous sur la cyber-résistance

 

« Les religions chrétiennes furent sanglantes et meurtrières en s'éloignant de leurs textes tandis que l'islam le fut en se rapprochant des siens. »                                                                                                                        Eric Conan



DOSSIER

FONDAMENTALISME, DJIHADISME, TERRORISME

L’ISLAMISME EST UN TOTALITARISME

img80/3421/poing1bjr1.jpg

Ce qu’il faut savoir sur l’une des plus grandes menaces politiques et religieuses du XXIème siècle

"La gauche est une salle d'attente pour le fascisme" Léo Ferré

 

DOSSIER

LISEZ LE rapport SUR LE SOCIALISME

Plus de 20 articles du blog C.R pour vous réinformer sur le socialisme


"Je suis communiste parce que cela me dispense de réfléchir."
Frédéric Joliot-Curie


DOSSIER

LISEZ LE rapport SUR LE COMMUNISME

Plus de 20 articles du blog C.R pour vous réinformer sur le communisme

 

« La religion d'Hitler est la plus proche qui soit de l'islamisme, réaliste, terrestre, promettant le maximum de récompenses dans cette vie, mais avec ce Walhalla façon musulmane avec lequel les Allemands méritoires peuvent entrer et continuer à gouter le plaisir. Comme l'islamisme, elle prêche la vertu de l'épée.  »                                                                                                         Carl Gustav Jung

 

DOSSIER

LISEZ LE rapport SUR LE NAZISME

Plus de 20 articles du blog C.R pour vous réinformer sur le nazisme


« Ils ignorent que les épées sont données pour que personne ne soit esclave. »                                                                                        Lucain



Overblog

Fils...

  • Flux RSS des articles

Profil

  • : Cyber-résistant
  • webresistant
  • : Ni totalitarisme nazi, ni totalitarisme communiste, ni totalitarisme islamique

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés