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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 23:12


Allongement de la durée légale d’avortement volontaire : auprès des médecins la pilule ne passe pas


Six ans après l’adoption de la loi allongeant le délai légal pour l’avortement volontaire (IVG) de dix à douze semaines en France, l’application de la législation semble toujours difficile, selon le quotidien “Le Monde” qui a publié une enquête sur ce sujet le 7/12/07.

Par exemple, en Ile-de-France, les avortements volontaires (IVG) de plus de dix semaines se concentrent sur une poignée de sites, les autres praticiens refusant de les pratiquer. “La gestion de la pénurie et le bricolage militant deviennent la règle, analyse Fatima Belal, coordinatrice régionale Ile-de-France du Planning familial. Les dix-douze semaines, seuls les médecins militants acceptent de les faire.”.

En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, également, la situation est difficile. Dans les Alpes-Maritimes, seuls deux hôpitaux, Nice et Grasse, acceptent les avortements volontaires tardifs. Les gros établissements privés de la région ne pratiquent quant à eux presque pas d’avortements volontaires (IVG).
A l’hôpital public de Grasse, le docteur Mauricette Sebaoun a quasiment réalisé à elle seule les 450 avortements volontaires de l’établissement en 2006, la majorité de ses collègues ayant opposé leur clause de conscience. “Dans la région, les médecins sont encore plus réticents qu’ailleurs à pratiquer des IVG, tout le monde fait le strict minimum, explique-t-elle.”.

Partout en France, les médecins opposent souvent la clause de conscience, en particulier pour ne pas pratiquer les avortements volontaires entre dix et douze semaines de grossesse.
Les médecins qui acceptent de faire des avortements volontaires se retrouvent donc en première ligne, confrontés au regard réprobateur de leurs collègues. “Ce n’est pas facile d’être considérée comme une perverse, tout simplement parce qu’on fait son travail et qu’on vérifie soigneusement le produit de l’aspiration”, témoigne ainsi une médecin exerçant en région parisienne.

Pour faciliter l’avortement volontaire, la ministre de la santé Roselyne Bachelot a prévu le principe de rémunérer davantage cet acte, au 1er mars 2008.
Les médecins qui y opposent la clause de conscience vendront-ils leur âme ?

En France il y a eu en 2004, 210.664 avortements volontaires (les statistiques de 2004 sont l’année la plus récente avec des statistiques complètes, ces données sont publiées tardivement). Ce nombre d’avortements volontaires est supérieur au quart des naissances. Et encore il ne s’agit que des avortements volontaires déclarés.
Pendant ce temps il n’y a pratiquement pas d’enfants à adopter en France. Et des couples stériles qui veulent adopter un enfant, en sont réduits à s’engager dans des entreprises d’achat d’enfants sur d’autres continents, voire de kidnapping d’enfants en Afrique comme dans l’affaire de l’Arche de Zoé.
Où est l’erreur ?

**** L’image qui illustre cet article est une échographie en 3 dimensions, à 12 semaines ; l’enfant parait jouer avec son cordon ombilical.
Les images que l’on obtient en vidéo avec les échographies 4D, sont encore plus fabuleuses. Mais ceci ne doit pas inciter à faire pratiquer des films “d’échographies souvenir” non médicales gravées sur DVD (les centres faisant cela se multiplient).

Dans l’échographie médicale le temps d’exposition aux ultra-sons est court et la sonde bouge presque sans arrêt. Malgré tout on n’est pas absolument certain qu’il n’y ait aucun risque pour l’enfant. Mais cet infime risque possible est tout à fait justifié par les avantages importants pour la santé de l’enfant et de la mère.

Dans les “échographies souvenir”, pour faire de beaux films, l’exposition est plus longue et la sonde reste dirigée plus longtemps sur la même zone. Le risque possible est plus fort et n’est pas justifié. D’ailleurs, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé déconseille ces “échographies souvenirs” (même chose au Québec).

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]


Flicage des pensées déviantes : la HALDE finit l’année en beauté (2)

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PARIS (NOVOpress) - Les policiers ont désormais leur petit livre rouge : il s’intitule, en toute simplicité, « Guide pratique de lutte contre les discriminations, le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et l’homophobie » . La Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE) vient de le mettre au point en partenariat avec la police nationale. Et, bien sûr, elle veut aller encore plus loin dans le reformatage des pensées déviantes et la répression des impies, car pour Luc Ferrand, le directeur juridique de la HALDE, « il faut changer les comportements » .

D’où ce guide, en fait un CD-Rom dont chaque policier et gendarme va disposer sur son intranet, qui rassemble textes de loi, guide procédural et même modèles de PV de plainte. « Des outils pratiques et concrets pour constater les infractions, en rassembler les preuves et interpeller leurs auteurs afin d’assurer la poursuite devant les tribunaux » précisent ses auteurs en avant-propos. Curieusement, il semble que l’albophobie (haine anti blanche) et la haine anti française ne fassent pas partie des motifs de poursuites. Un oubli, sans doute ?

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]


Flicage des pensées déviantes : la HALDE finit l’année en beauté (1)

PARIS (NOVOpress) - Louis Schweitzer, le président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE), a remis lundi, à l’Assemblée nationale, 17 propositions à Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement, pour lutter contre les discriminations dans les domaines de l’emploi, du logement et de la formation. Des propositions qui s’inscrivent dans le cadre de la clôture de l’Année européenne de l’égalité des chances.

Pour l’ancien patron de Renault « Il ne suffit pas d’exprimer des intentions, il faut prendre des mesures concrètes qui seront sources de justice et d’efficacité » . Autrement dit, accentuer le formatage des pensées et des actes dans tous les aspects de la vie quotidienne. Louis Schweitzer a ainsi ressorti le fameux CV anonyme, en regrettant qu’il soit « insuffisamment utilisé en l’absence de décret d’application » et en incitant le gouvernement à réengager « activement » la réflexion sur la question. Il a également invité les entreprises à adhérer à l’accord national interprofessionnel relatif à la diversité dans l’entreprise, conclu en octobre 2006.

Toujours dans le domaine de l’emploi, la Halde a suggéré l’introduction de clauses relatives à la lutte contre les discriminations dans le code des marchés publics (clauses d’inspiration américaine) et invité à plus de transparence et d’efficacité dans les processus de recrutement dans les entreprises. Elle insiste également sur la nécessité de sensibiliser les personnels enseignants aux discriminations et à la promotion de l’égalité pendant leur formation. Une « sensibilisation » qui commence déjà à porter ses fruits comme le montrait Novopress il y a quelques temps… (1)

Ce vaste programme ne peut que porter au septième ciel Carole Da Silva, présidente et fondatrice de l’Association pour favoriser l’intégration professionnelle (Afip (2) ) : « C’est très bien que les maîtres soient formés dans cette perspective parce qu’il est décisif de déconstruire les préjugés dès le bas âge. » . Un enfant en bas âge aurait donc déjà des « préjugés » qu’il faudrait « déconstruire » ? Nos chères têtes (de moins en moins) blondes naîtraient-elles avec des idées nauséabondes dans leur berceau ?

Mais Carole Da Silva va plus loin : « Je ferai une 18e proposition dans le sens d’une clarification des mots et d’une précision du vocabulaire en matière de lutte contre les discriminations et de contrôle de la diversité » . Novlangue ? Qui a dit Novlangue ?

(1) http://fr.novopress.info/?p=9159
(2) http://www.afip-asso.org

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[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]
 


Lumiere101.com

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Le projet d’ARCOLE

Notre site est soutenu par l’association ARCOLE (Auditeurs, Réalisateurs et Compagnons Organisés pour la Liberté d’Expression) qui a résolu au printemps 2007 de développer un programme de haute tenue intellectuelle, indépendant de toutes pressions politiques et administratives, consacré à la vie culturelle et à une information véritable.

Le site ouvert au public depuis septembre 2007 se réfère, en dehors de toute chapelle et de toute exclusive politique :

au patrimoine intellectuel et culturel européen ;
aux libertés économiques et sociales ;
à l’héritage de l’Occident et du christianisme.
Les producteurs d’émissions de Lumière 101 professent la nécessité d’un regard libre sur un monde ouvert et tiennent leurs propos en toute liberté et responsabilité.

Un nouvelle vie pour Lumière 101

Radio libre historique apparue en 1981, Lumière 101 (sa fréquence sur la bande FM à Paris aux origines) a apporté pendant 20 ans, de 1987 à 2006, sous la responsabilité de Jean-Luc de Carbuccia sa personnalité chrétienne et civique à une antenne hertzienne alors libre dirigée par Jean Ferré. Aujourd’hui, Lumière 101 reprend, forcée mais ravie, son indépendance pour honorer sur le média du futur, internet, les valeurs chrétiennes et libérales.

Les Producteurs :

Georges Lane
Georges Lane est économiste. Docteur d’Etat en sciences économiques depuis la soutenance d’une thèse sur “l’inflation et la demande de réserves internationales”, il est maître de conférence à l’université Paris IX Dauphine où il enseigne des domaines de la discipline (économie de l’incertitude, monnaie, marchés financiers, assurance). Il est aussi membre du “Centre de recherche de théorie économique Jean-Baptiste Say” que dirige Pascal Salin. Administrateur de l’”Association pour la liberté économique et le progrès social” (ALEPS) que préside Jacques Garello, il a collaboré avec Jacques Rueff, un des fondateurs de cette même association.

Louis Mélennec
Louis Mélennec est né en 1941 en Bretagne. Chercheur, enseignant, consultant national et international, il a enseigné de nombreuses matières médicales et juridiques, et publié de nombreux articles, ainsi qu’une dizaine d’ouvrages. Il est titulaire d’un doctorat en médecine, d’un doctorat en droit, d’un DEA d’histoire. Il a été consulté par plusieurs gouvernements pour d’importantes réformes du droit social. Après ses études au conservatoire, il a donné plusieurs centaines de récitals en France et à l’étranger.

Olivier Pichon
Né en 1949, Professeur Agrégé d’histoire, Olivier Pichon a soutenu un doctorat en sociologie politique avec Annie Kriegel sur les origines du mouvement Solidarnosc et sur l’histoire de la Pologne contemporaine. Il a enseigné l’économie et l’histoire économique en classe préparatoire HEC. Olivier Pichon a exercé différents mandats politiques dont il est maintenant totalement dégagé. Il a publié dans de nombreuses revues des articles de politique d’histoire contemporaine et d’actualité (surtout sur le communisme et le bloc de l’Est). Intervenant dans Monde et Vie depuis 1998, il en est le directeur de la rédaction depuis 2004.

Cyril Semenoff-Tian-Chansky
Cyril Semenoff-Tian-Chansky, historien d’art, est chargé de recherche depuis 2006 au Centre de recherche du Château de Versailles. Il fut chargé auparavant de diverses missions au Musée National de Céramique et à la Manufacture de Sèvres. Il est l’auteur d’une Histoire Générale de l’Art publiée chez Larousse.
D’abord graveur aquafortiste, élève de Jeanne Eismein à Paris, il étudia ensuite l’Histoire de l’Art à l’École du Louvre et prépare actuellement une thèse sur l’artiste russe Dmitri Semionovitch Stelletsky (1875-1947). Il est le descendant direct du géographe, homme d’État, savant et collectionneur russe Piotr Petrovitch Semenov-Tian-Shanski (1827-1914).

Lumiere101.com


Racisme et xénophobie : les nouveaux Tartuffe

Intervention de Bruno Gollnisch au Parlement Européen à Strasbourg sur la montée de l’extrémisme en Europe

Voici venir une nouvelle fois un énième rapport sur la prétendue montée de l’extrémisme en Europe. Conseil, Commission, groupes politiques, ils sont venus, ils sont tous là !

Comme d’habitude, cette rhétorique est nulle intellectuellement, scandaleuse politiquement, perverse moralement. Intellectuellement nulle, parce que toutes les idées nouvelles en religion : le christianisme, dont certains d’entre vous osent se réclamer, en politique le libéralisme ou le socialisme, en science des idées aujourd’hui aussi évidentes que la rotondité de la terre ou sa rotation autour du soleil ont d’abord été considérées comme extrémistes, hérétiques, subversives, inadmissibles.

Il ne suffit pas de diaboliser une opinion pour la discréditer. Il faut dire en quoi elle est fausse. Le scandale politique, c’est vous qui le suscitez, vous qui êtes au pouvoir et qui, au lieu de résoudre les problèmes, affichez un programme de combat de l’opposition.

Vous révélez ainsi votre incapacité à résoudre le problème de l’immigration-invasion dont vous êtes, délibérément ou par lâcheté, les visqueux collaborateurs.

Vous avouez ici votre échec économique, votre échec social, votre échec culturel, votre échec moral, votre échec éducatif. Et au lieu de changer votre catastrophique politique, vous ne songez qu’à l’élimination de ceux qui protestent ou qui vous critiquent.

Mais c’est moralement que votre attitude est la plus répugnante. Vous assimilez frauduleusement les actions violentes ou terroristes à la légitime réaction des peuples d’Europe contre la destruction de leur identité.
Tartuffe que vous êtes, vous voulez les priver de parole et de représentation politique !

Vous êtes les pharisiens de la démocratie. Comme le dit l’Ecriture : Sépulcres blanchis ! Tout n’est que peinture blanche à l’extérieur : vous
parlez des droits de l’homme, de la liberté d’expression, des valeurs de l’Europe, de la tolérance. Mais tout n’est que cadavre et pourriture à l’intérieur. Ces droits dont vous avez plein la bouche, vous les refusez à ceux qui ne pensent pas comme vous.

Démocrates en peau de lapin, vous avez peur des peuples auxquels vous refusez de se prononcer par referendum. Ce seul mot, cette seule réclamation vous terrorise, et l’on voit ceux dont les pères défilaient dans la Hitler Jugend proposer aujourd’hui de supprimer les droits de ceux qui défendent leurs libertés nationales, parlementaires, politiques et civiques.

Tout cela serait odieux, si cela n’était pas grotesque. Les générations futures vous jugeront comme elles ont jugé ceux qui ont livré Rome aux Barbares. Puissent-ils, ces barbares, vous traiter un jour comme vous méritez de l’être. Dans le désastre actuel, ce sera notre consolation et notre ultime éclat de rire.

Source: http://www.frontnational.com


Création d’un prix Anne-Lorraine Schmitt

Entendu ce matin sur Radio Notre-Dame, de la bouche de Frédéric Pons, journaliste à Valeurs actuelles et président de l’Association des journalistes de défense : cette association, après avoir fait d’Anne-Lorraine un de ses membres, à titre posthume, a décidé de constituer un prix annuel à son nom, qui sera décerné chaque année à un journaliste méritant de moins de trente ans, qu’il soit sorti de l’école ou y soit encore.

(Source: http://e-deo.net) 


VU DE RUSSIE. Le démantèlement de la Serbie, vers l’islamisation de l’Europe !

Voici des extraits d’un article d’Alexeï Bogatourov, parue (en russe) dans “Nezavissimaïa Gazeta” le 4/12/07 :
- Alexeï Bogatourov est directeur adjoint de l’Institut des problèmes de sécurité internationale de l’Académie des Sciences de Russie.
- Nezavissimaïa Gazeta ( http://www.ng.ru/ ) est un journal russe, très lu par l’intelligentsia moscovite.

+++++++++++

Etait-il intelligent de détruire la Serbie ? Evidemment non….
Les riches voisins occidentaux de la Serbie n’ont pas fait preuve de sagesse à son égard. Ce pays, malgré toutes les difficultés qu’ont posées ses gouvernants dynastiques, a été un rempart européen dans les Balkans, la ligne avancée de contact avec l’Orient islamique. Les Serbes et les Monténégrins ne sont pas des gens de compromis, mais ils sont combatifs, excessivement courageux, et ils ont le sens du sacrifice. C’est ce qui leur a permis dans le passé, même sans aide occidentale, de contenir la pression de la Sublime Porte Ottomane sur l’Europe, aux frontières où se dessine le basculement ethnique. Une Serbie forte, en dépit de tous ses défauts, était dans les Balkans un facteur de cohésion, rôle que les autres pays de la région ne pouvaient jouer pour de nombreuses raisons, géopolitiques entre autres.

La “stratégie de démembrement de la Yougoslavie” que l’Allemagne a adoptée à la fin des années 1980 [Note du traducteur : en prenant l’initiative de reconnaître l’indépendance de la Slovénie et de la Croatie], suivie par les autres Etats de l’Union européenne, la Russie voisine (alors dirigée par Eltsine, avec Andreï Kozyrev en chef de la diplomatie) et les Etats-Unis, a tout bouleversé. La Serbie a dès lors commencé à être “grignotée” de toutes parts, perdant des terres peuplées de Serbes. La Croatie en a avalé une partie, la Bosnie, officiellement devenue un état musulman à hauteur d’un tiers, en a absorbé une autre. Après cela, le projet de “Grande Albanie”, islamique elle aussi, est revenu sur le devant de la scène. Enlever définitivement le Kosovo à la Serbie pour le transformer en état indépendant constitue une étape supplémentaire dans la réalisation de ce projet.

L’Union Européenne s’accommode de sa propre islamisation…. La prochaine entrée de la Turquie dans l’Union, l’absorption du “giron balkanique” et de ses enclaves islamiques, l’afflux d’immigrants en provenance de pays musulmans d’Afrique et d’Asie rendent irréversible l’islamisation des états européens.

Fatalité, sens de l’Histoire et paradoxe culturel :
L’UE que les Russes voulaient rejoindre au début des années 1990, l’UE actuelle, et l’UE telle qu’elle sera dans dix ou quinze ans, sont 3 choses qui n’ont rien à voir entre elles, que ce soit du point de vue de la culture, du mode de vie ou de la politique. Combien de temps encore Paris, Berlin et Londres continueront-ils à susciter chez les Russes un vrai désir d’adhérer aux valeurs européennes ? Et dans combien de temps les Russes craindront-ils de trouver dans l’Union Européenne, l’Asie à la place de l’Europe. Autre grande question, les rapports de la Russie et de l’UE deviendront-ils plus chaleureux ou plus distants lorsque l’Europe se sera complètement “islamisée” ?

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]


La “tchéka” du PCF (1941-43)

AFE (http://afe-blog.com/)

Le PCF entretenait pendant l’Occupation une police politique - le détachement Valmy - chargée de l’assassinat des “renégats” et du châtiment
des “traîtres”. Nul autre groupe d’action n’était aussi proche de la direction du Parti communiste clandestin dont il constituait le bras armé.
Sur ordre de Jacques Duclos, ces “cadres spéciaux” organisèrent à Paris des attentats spectaculaires, dont celui du cinéma Rex, et exécutèrent ou
tentèrent d’assassiner plusieurs dizaines de personnes. La découverte et le dépouillement d’archives totalement inédites par deux historiens passionnés mettent en lumière l’existence de cette “Guépéou” du Parti. Leurs recherches ont permis de pénétrer les rouages méconnus du PC clandestin et, pour la première fois, de suivre au quotidien les policiers des RG dans la chasse implacable qu’ils menèrent contre ceux qu’ils appelaient ” le groupe punitif communo-terroriste “. Une enquête historique qui se lit comme un roman et tord le cou à quelques épisodes légendaires de la Résistance communiste.

Jean-Marc Berlière, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne, et Franck Liaigre, chargé de recherches au CNRS, appartiennent tous deux à l’équipe de recherche du CESDIP (ministère de la Justice / CNRS). On leur doit la première étude scientifique sur les débuts de la lutte armée menée par le Parti communiste à l’aide des “Bataillons de la jeunesse” à l’automne 1941 (Le Sang des communistes, 2004).

Liquider les traîtres : La face cachée du PCF, 1941-1943, Franck Liaigre et Jean-Marc Berlière,Robert Laffont, 2007, 510 pages, 22€.
Pour acheter ce livre:
http://www.libre-diffusion.com/ 


« La Libye, un vaste centre de rétention pour immigrants »

Pays de transit pour les sud-sahariens qui veulent gagner l’Europe, la Libye, 5,3 millions d’habitants, compte quelque 600 000 étrangers en situation légale et de 1 à 1,2 million de clandestins. De nombreux témoignages d’Occidentaux dénoncent les conditions « terribles » dans lesquelles vivent ces migrants « systématiquement traqués, envoyés en centre de rétention, maltraités ».

« Ce pays est devenu un vaste centre de rétention pour des centaines de milliers de Maliens, de Nigériens, d’Erythréens », alerte Mme Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH).

Tripoli, qui ne reconnaît pas la convention de Genève sur les réfugiés, procède à un double transfert de ces populations indésirables : d’abord par des retours forcés vers les pays d’origine – notamment pour les Erythréens, menacés de mort dans leur pays – Ensuite en favorisant le départ de ces clandestins vers l’Europe, dans les conditions qu’on imagine.

Pour Mme Souhayr Belhassen, « Droits de l’Homme et Libye, c’est antinomique ». . On s’en doutait un peu, bien avant ces récents développements. Le label FIDH confortera chacun dans cette conviction.

Comme le tableau ne saurait être complet sans une nouvelle réaffirmation de la culpabilité de l’ Homo Europeus, Mme Belhassen dénonce « l’accord tacite » des pays européens pour le refoulement des clandestins vers leur pays d’origine. Méchants pays européens « qui ne veulent pas de ces migrants chez eux » insiste Madame la Présidente…

Suggestion : l’Algérie voisine ne pourrait-elle accueillir cette immigration ? Cette richissime Algérie, assise sur un gigantesque pactole pétrolier et gazier, qui vient d’enregistrer sur les huit premiers mois de 2007 un excédent de sa balance commerciale de quelque 20 milliards de dollars ( http://fr.allafrica.com/stories/200709250786.html ). Le président Sarkozy en a-t-il parlé avec son ami Bouteflika lors de sa dernière visite à Alger ?

Henri Dubost, pour Novopress

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]
 


Aux Pays-Bas le solde migratoire des personnes “d’origine étrangère” a été négatif en 2006.

Aux Pays-Bas en 2006 il est entré moins de personnes “d’origine étrangère” **** que ce qu’il en est sorti. Ce solde migratoire qui était fortement positif auparavant (plus d’entrées que de sorties) est devenu presque nul en 2004, puis négatif ensuite.
Ceci correspond à la révision de la politique d’immigration qui a suivie l’assassinat en 2002 de l’homme politique Pim Fortuyn, puis en 2004 l’assassinat par un musulman, du cinéaste Théo Van Gogh.
Cette situation est atypique en Europe, car par exemple, en France, en Espagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Belgique, le solde migratoire est au contraire actuellement plus important que dans les années 1990.

Ce qui montre que, quand on veut arrêter l’immigration dans un pays, on peut.
Mais cette volonté ne durera peut-être pas.

**** L’institut statistique néerlandais ( http://www.cbs.nl ) utilise les définitions suivantes :
- “D’origine étrangères” : personnes dont au moins un des 2 parents n’est pas né aux Pays-Bas. En outre l’institut distingue les populations “d’origine étrangère” “occidentale” et “d’origine étrangère” “non-occidentale”.
- “Autochtones” : personnes dont les 2 parents sont nés aux Pays-Bas

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]
 


Cachez cette mosquée que je ne saurais voir…

Zentropa

Le combat contre la construction de mosquées en France pose plus de questions que ne pourrait le laisser penser une analyse trop rapide. Bien sûr, il est légitime que notre sentiment identitaire et national soit choqué par la perspective de voir fleurir sous nos yeux des lieux de culte musulmans. Epidermiquement et, pourrait-on dire, romantiquement, voir s’élever des minarets sur notre vieille terre chrétienne est un indéniable traumatisme contre lequel on ne peut instinctivement que lutter.

Seulement voilà, la France, justement, est-elle bien toujours une vieille terre chrétienne ? Curieusement, ceux qui ne metttent jamais un pied dans une église et même ceux qui passent leurs jours à dénoncer les ravages du « poison chrétien », se souviennent subitement du rôle fondateur du christianisme pour notre nation et en deviennent les ardents défenseurs dès lors qu’il s’agit de justifier leur opposition à l’édification de mosquées.

Pourtant on peut se demander en quoi le christianisme serait « indissociable » de la France à l’heure ou celui-ci est totalement « dissocié » de l’existence réelle, quotidienne et concrète des Français. Vivre en bafouant chaque jour tous les préceptes chrétiens et l’ensemble des valeurs qui leur sont liés, fort bien. Mais voir des minarets s’élever à la place des clochers devant lesquels on passe depuis des années avec indifférence ou mépris, ha ça jamais ! Partons immédiatement en croisade !

Il y a de toute évidence une grande part de tartufferie dans cette attitude et l’on peut craindre que cet « anti-islamisme » là ne soit qu’une façon détournée et « éducolorée » d’être « anti-arabes ». [NDLR : les arabes représentent moins de 20% des musulmans dans le monde.]

Car en effet, que veut-on au juste à travers cette opposition systématique et virulente aux contructions de mosquées ? Nier la présence arabo-muslmane dans notre pays ? Renvoyer les croyants prier dans les caves et les hangars ? Les forcer à se transformer en bons petits consommateurs athés comme nous ?

Les ambiguïtiés politiques et morales du discours violemment anti-islamique sont renforcées par le fait que la mobilisation militante visant à empêcher la construction de lieux de culte musulmans n’a jamais trouvé d’équivalent lorsqu’il s’agit de faire barrage à la destruction, aujourd’hui fréquente, d’une église catholique. Pourtant, symbole pour symbole, celui d’une église rasée au buldozer par ses propres enfants n’est pas moins fort ni moins inquiétant que l’apparition d’une grande mosquée dans un quartier de Marseille à la population majoritairement afro-maghrébine… Bien au contraire serait-on même tenter de dire…

Rappelons-le encore une fois, ce n’est pas l’immigration, dans laquelle certains voient un peu trop facilement la clef universelle expliquant tous les maux de l’époque, et encore moins l’islam qui ont vidé les églises, ni eux qui ont promu l’égotisme individualiste, le vagabondage sexuel et transformé les jeunes français en semi tapettes maquillées dansant épileptiquement entre deux prises de drogue…

Que la vue d’une femme voilée agace le regard d’un crétin à crête gélifiée à la sortie d’une after ou « agresse » la « liberté » si vaillamment conquise de sa copine au nombril à l’air et au string remonté sous les aisselles, cela n’a jamais été et ne sera bien évidemment jamais un argument politique…

Car si, et nous le rappellons avec force, la loi islamique est indiscutablement incompatible avec la nature et les valeurs de la cilivilisation traditionnelle européenne, nos modes de vie contemporains ne le sont pas moins. On pourrait même dire qu’ils lui sont encore plus étrangers si l’on considère le renforcement quotidien de la culture de mort (avortement, euthanasie, nihilisme, hédonisme pathologique, fuite dans la virtualité… ) qui va à l’exact opposé des principes éthiques et moraux qui ont fondé notre histoire et notre rapport au monde.

Alors se battre contre l’islamisation, bien sûr, mais à condition de proposer une alternative autre que le consumérisme, l’athéisme jouisseur, la pornographie et la tecktonic…

Tant que le combat contre l’islam ne s’inscrira pas dans une geste spirituelle véritable et désireuse de rompre radicalement avec la modernité par un retour à la simplicté et à la rigueur des valeurs traditionnelles, il restera une gesticulation dérisoire et un peu obscène…

Vouloir «continuer à penser et à vivre comme des porcs sans être emmerdés par les musulmans et leur folklore obscurantiste» ne peut pas fonder un programme politique, encore moins une révolution…


Démographie de la Russie. Du “pire” au “un peu mieux”

Depuis de nombreuses années la situation démographique de l’immense Russie est particulièrement mauvaise, mais une amélioration vient d’être constatée en 2007, ceci étant à relier à une politique positive du gouvernement.

1) Le pire.

Depuis 1993 la Russie enregistre chaque année plus de morts que de naissances. Par exemple pour 2006, dernière année connue entièrement, il y a eu 146 cercueils pour 100 berceaux.
Ceci est du à la fois :
- à une surmortalité par rapport aux autres pays européens (espérance de vie à la naissance de 65 ans),
- mais surtout à cette surmortalité, s’associe une fécondité très faible. Depuis 1992 la fécondité évolue entre 150 et 130 enfants pour cent femmes (et fécondité encore plus faible pour la majorité slave de la population).

Cette situation entraîne une dépopulation de ce pays, qui est déjà passé d’un maximum de population de 148 millions en 1992, à 141 millions en 2006. Et si cette tendance continuait, on estime que la population serait de 128 millions en 2025 et 109 millions en 2050 (Population Reference Bureau), soit une perte de près d’un tiers. Et avec bien sûr en plus, un vieillissement considérable de la population, ce qui rendrait pratiquement impossible une interruption de la dépopulation des russes car il n’y aurait plus assez de jeunes russes pour procréer..

2) L’évolution récente vers l’amélioration.

Pendant les mois déjà connus de 2007, il y a eu un nombre record de naissances par rapport au 15 dernières années. Dmitri Medvedev, premier vice-Premier ministre en charge de la “mise en œuvre des projets prioritaires” a annoncé que cette augmentation des naissances s’était associée à une diminution des décès, amenant ainsi à 100 naissances pour 130 morts au lieu de 100 naissances pour 146 morts en 2006. Le ministre indique que le gouvernement vise à poursuivre ce redressement jusqu’à stabiliser la population russe puis la faire augmenter.

Ce début d’amélioration est le résultat d’une politique démographique positive du gouvernement russe.
Dans son discours sur “L’état de la nation” en Mai 2006, le président Vladimir Poutine a fait de la lutte contre la dépopulation des russes, un élément prioritaire. Le gouvernement russe a alors pris de nouvelles mesures pour faciliter la maternité et pour apporter des compensations à la charge financière des enfants dans les familles.
Vladimir Poutine dans son discours a également affirmé que pour résoudre ce problème de dénatalité il fallait un changement général de l’attitude sur le sujet de la famille.

Un exemple anecdotique mais hautement symbolique de cette attitude envers les familles et les naissances, est celui donné par la région d’Ulyanovsk située à environ 850 km à l’est de Moscou. Le gouverneur de cette région a organisé un concours “Donnez naissance à un patriote pour la fête de l’Indépendance de la Russie”. Le 12 Octobre a été déclaré fête de la Conception. Les couples ont un jour de congé pour se préparer à donner naissance à un enfant 9 mois plus tard le 12 Juin, fête de l’indépendance. Le concours est doté de plusieurs prix. La photo de cet article montre la famille qui a gagné le premier prix en Juin 2007, une voiture.

Cette attitude sur le sujet de la famille et ce souci de maintenir la population russe, de Vladimir Poutine et du gouvernement russe, tranchent avec la position souvent négative des autres gouvernements européens. Et cela a des résultats.

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[
http://fr.novopress.info]

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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 13:04
Article de André Waroch
du 6 janvier 2008

http://storage.canalblog.com/93/70/129634/20850480.jpg
Un nouveau leitmotiv revient avec insistance dans les milieux de la Droite subversive : « Les immigrés ne repartiront pas, nous ne les rejetterons pas à la mer ».

Si on veut dire par là qu’il n’y a aucune chance pour que la France des Droits de l’Homme et de la démocratie participative procède, un jour, à l’expulsion légale de huit ou dix millions d’hommes, de femmes et d’enfants dont la plus grande partie est juridiquement française, c’est l’évidence absolue.

 

Mais sinon, c’est une absurdité. Peut-être devrait-on rappeler que la population algérienne renfermait en son sein, en 1962, environ un million de Français, c’est-à-dire 10 % de la population totale de l’Algérie, et qu’il a suffit de quelques mois pour l’expulser à peu près totalement, mettant fin à 132 ans de présence française dans ce pays

Mais revenons à la conception précédente : la République française, sous sa forme actuelle, serait politiquement, idéologiquement, moralement, juridiquement incapable de mettre fin à la colonisation de peuplement islamique en cours sur son territoire. Fort bien : si on accepte l’affirmation « les immigrés ne repartiront pas » dans ce sens-là, nous avons affaire à du vrai réalisme politique, qui se traduit en premier lieu par un constat d’évidence.

Le problème, évidemment, c’est la conclusion que nos nouveaux génies tirent de ce constat : « les immigrés ne repartiront pas, nous ne les rejetterons pas à la mer, donc, qu’on le veuille ou non, il faut s’accommoder de leur présence et essayer de faire en sorte que les choses se passent le mieux possible ».

Il est probable que si les mêmes s’étaient retrouvés dans le Titanic après qu’il ait heurté l’iceberg, ils auraient dit : « l’eau qui est en train de s’engouffrer ne repartira pas, nous ne la rejetterons pas à la mer, il faut s’accommoder de sa présence et essayer de faire en sorte que les choses se passent le mieux possible ».

Pourtant, cela avait bien commencé : d’abord un constat réaliste pour bien montrer qu’on est pas des exaltés, qu’on est des gens raisonnables et intelligents, qu’il y a ce qui est souhaitable et ce qui est faisable, etc. Et puis juste après, la stupéfiante, la confondante, la colossale connerie : on va essayer de faire que tout se passe bien dans la future France des 40 % de musulmans.

Oui, selon un sondage publié par le journal Le Monde, la France comptera 40 % de musulmans à l’horizon des années 2040.

Pour le dire plus clairement, la France sera devenue une Seine-Saint-Denis géante, en pire. L’économie du 93 repose sur deux sources principales de revenus : le trafic de drogue et les prestations sociales, c’est-à-dire l’argent du contribuable français versé généreusement à des populations totalement incapables de créer par elles-mêmes de la richesse. La police ne sert plus qu’à des opérations ponctuelles, quand par exemple un quartier entier est en état d’insurrection et que les voitures des minorités gauloises crament par dizaines. Pour le quotidien, l’État a depuis longtemps abandonné le maintien de l’ordre aux islamistes et aux trafiquants.

Pendant très longtemps, l’État français n’a pas osé faire vraiment ce qu’il faut pour rétablir l’ordre dans les banlieues, ce qu’on a appelé « le syndrome Malik Oussekine ». Les gouvernement de droite comme le ministère de l’intérieur de Chevènement sont restés tétanisés par la peur de la rétorsion médiatique. N’oublions pas qu’un vote à main levée au sein de la rédaction du Monde, avant les présidentielles de 2002, avait donné Olivier Besancenot vainqueur dès le premier tour avec 80 % des voix.

 

Nous ne voulons pas dire, d’ailleurs, que cette « peur de la bavure » a baissé, bien au contraire. Mais s’y est ajouté une autre raison, bien plus inquiétante. C’est la crainte, en touchant à un seul des cheveux d’un de ces délinquants, de déclencher la guerre civile. Le symptôme le plus frappant de cette soumission de l’État à l’envahisseur, ce sont les propos du ministre de l’intérieur Sarkozy puis du président du même nom, respectivement à propos des émeutes de 2005, puis de l’insurrection de Villiers-le-Bel en 2007 ou, rappelons-le, plus de soixante policiers ont été blessés par balles.

Lors des émeutes de 2005, Sarkozy s’est félicité que des policiers sur qui on avait ouvert le feu aient battu en retraite plutôt que de riposter, ce qui aurait, selon lui, aggravé les choses. On est en droit de s’interroger sur la pertinence de cette stratégie, et sur la clairvoyance de ceux qui ont accordé leur suffrage à Sarkozy pour rétablir l’ordre, puisqu’il a tenu exactement les mêmes propos au sujet des événements de Villiers-le-Bel. Comment peut-on rétablir l’ordre si les plus hautes autorités donnent comme priorité absolue à la police de ne pas faire la moindre égratignure aux émeutiers ?

Comment pourrait-on faire confiance, pour nous protéger, à des flics qui ont comme consigne de ne même pas se défendre eux-mêmes ?

 

Aux États-Unis, si un délinquant tire sur un policier, le policier riposte, sans aucun état d’âme. La mort du délinquant ne déclenche pas d’émeutes, en tout cas pas depuis que celles de Los Angeles, en 1992, ont été réprimées au prix d’un certain nombre de morts chez les dits émeutiers.

Les autorités françaises ne veulent surtout pas qu’un policier, même en état de légitime défense, tue une « racaille » puisque, étant moralement incapables, pour les raisons déjà évoquées, d’employer les moyens adéquats pour mater la rébellion, leur seule stratégie consiste à attendre que les insurgés se lassent et de ne surtout rien faire qui puisse de nouveau attiser leur colère, telle une femme battue avec son mari violent. Il s’agit en fait d’un véritable abandon de souveraineté sur des portions de plus en plus grandes du territoire de l’Hexagone.

 

La question doit être posée : que se passerait-il si une force politique vraiment résolue à rétablir le droit français dans ces zones de peuplement islamique arrivait au pouvoir ?

Il est en fait fini le temps où un peu de fermeté à l’américaine aurait suffi à remettre les choses en place.

 

Ce ne sont pas de lointains descendants d’esclaves, convertis au christianisme, en grande partie européanisés, auxquels nous avons affaire. Que peuvent proposer, aux États-Unis les Noirs américains comme alternative politique ? Les mouvements soixante-huitards comme les Blacks Panthers apparaissent aujourd’hui comme à peu près aussi sérieux que le « Parti indépendantiste auvergnat ». Les problèmes que posaient les Noirs américains étaient du domaine de la délinquance, et aussi, il faut le dire, de la violence raciste gratuite, mais sans aucune organisation ni idéologie suffisamment ancrée dans la population pour être un jour autre chose que cela.

 

Les émeutiers de la France actuelle sont, eux, en même temps l’étui et la gâchette d’une véritable arme de guerre politique et idéologique, l’islam. Historiens, islamologues et théologiens se disputent sans cesse à son sujet. Est-ce une religion, une loi, un mode de vie ? C’est tout cela à la fois, mais aussi tellement d’autres choses.

 

On ne comprendra jamais rien à l’islam si on ne commence pas par dire qu’il s’agit en fait du totalitarisme le plus parfait, le plus implacable qui ait jamais existé de toute l’histoire de l’humanité.

 

Bien des peuples, dans l’histoire, sont devenu musulmans alors qu’ils étaient auparavant, et souvent farouchement, chrétiens, hindous, bouddhistes. Aucun n’a pu repasser la barrière de l’apostasie. Sur le plan individuel, évidemment, il arrive qu’un musulman se convertisse à une autre religion, quasiment toujours d’ailleurs le christianisme. Il a intérêt ensuite à courir très vite. Il sera obligé en général de couper tous les ponts avec sa famille.

L’islam punit l’apostasie (uniquement si elle a lieu dans ce sens, évidemment) par la mort. Bien des musulmans en France ne le savent d’ailleurs pas, mais l’imprégnation inconsciente est très forte sur les esprits. Il est d’ailleurs un peu fastidieux de tout expliquer par les préceptes coraniques et les hadith, comme si les musulmans les connaissaient tous par cœur et les appliquaient en toute connaissance de cause. On juge un arbre à ses fruits, disait le Christ. Il est aussi prévu, dans le judaïsme, de lapider la femme adultère. Quand la théorie est là mais qu’elle est, dans les faits, abandonnée depuis des siècles et des siècles, elle ne peut plus poser problème à qui que ce soit.

Dans le même ordre d’idées, nous pouvons considérer que la fameuse directive coranique « aucune contrainte en religion » est nulle et non avenue, ayant été systématiquement contredite par tous les États musulmans. La règle absolue en islam est le ravalement au rang de sous-homme de tous les non-musulmans. La plupart des conversions s’expliquent de cette façon.

 

Les peuples musulmans, ou qu’ils soient, ne se se convertirons ni au christianisme, ni au bouddhisme, ni à aucune autre religion ou idéologie désobéissant aux préceptes islamiques. Si un parti politique vraiment décidé à agir, autant que le lui permet le légalisme républicain et plus largement les préceptes de la démocratie libérale à l’américaine (cadre mental qui constitue depuis 1945 l’essentiel de notre horizon politique), arrive, disions-nous, aux commandes, cela ne changera pas grand-chose. Il pourra, en durcissant la législation, faire baisser les violences. Mais il ne pourra rien contre la sécession de territoires entiers devenus majoritairement islamiques. Et d’ailleurs, comment croire qu’en constituant 40 % de la population, les musulmans ne disposeront pas d’une partie essentielle du pouvoir politique, voire de la totalité de celui-ci dans des villes devenues religieusement homogènes où la charia sera, dans les faits, appliquée scrupuleusement par les autorités locales ? La population ne laisse déjà pas sortir les filles sans leur voile...

Le problème est donc, en apparence, insoluble, et c’est pourquoi un certain nombre de gens, y compris dans le camp nationaliste, commencent à prêcher un « réalisme » qui n’est en fait qu’un renoncement total au combat pour la souveraineté, l’identité et la survie, physique comme spirituelle, des peuples européens sur leur propre sol. Révolutionnaires en peau de lapin qui considèrent qu’à partir du moment ou un individu réussit à se faire naturaliser, lui et ses descendants seront à jamais « chez eux chez nous », que l’islam, devenue religion majoritaire, de la France d’abord, de l’Europe ensuite, est une fatalité contre laquelle il ne sert à rien de lutter, et qu’il faut entamer dès maintenant une politique de collaboration. Si les croisés savaient que leur descendants sont devenues des femmes soumises, dont le plus grand acte de résistance consiste à essayer de trouver leur place dans le harem du nouveau Sultan...

En réalité, ces gens qui se disent rebelles à l’ordre établi, à partir du moment ou ils sont incapables de transgresser le cadre mental du légalisme républicain, à commencer par le caractère quasiment sacré de la naturalisation, c’est-à-dire l’acquisition d’un bout de plastique qui vous dit que vous êtes juridiquement français, ces gens, disions-nous, sont en fait totalement dans la dépendance du système qu’ils prétendent combattre.

 

Nous considérons, quant à nous, que la présence de l’islam, et donc des musulmans, sur le sol de l’Europe est, au sens strict du mot, intolérable. Que les dirigeants qui non seulement les ont fait entrer, mais leur ont octroyé la citoyenneté française (ou belge, ou allemande...) ont commis, à l’égard de leur peuple, un crime de haute trahison. Et que ceux qui tiennent la présence musulmane non comme un problème, mais comme un fait contre lequel il ne sert à rien de lutter, sont les continuateurs fidèles des collabos des années quarante, qui considéraient eux aussi la colonisation allemande comme une force irrésistible que rien ne pourrait déboulonner, et que le mieux à faire était de commencer à apprendre Gœthe et Schiller dans le texte.

 

La fatalité qui conduit beaucoup de nationalistes à abdiquer sur l’immigration et l’islamisation, et qui les conduit à s’aligner, peu ou prou, sur les positions des médias du Système, est une erreur gravissime, parce qu’elle considère le cadre juridique, politique et mental dans lequel nous évoluons depuis 1945 comme immuable. Ce n’est en aucun cas notre position.

Les nationalistes du F.N. ont cru qu’ils pourraient arriver au pouvoir par des voies légales. Cette possibilité, qu’elle ait été vraie ou pas à un moment donné, semble aujourd’hui appartenir à une époque révolue, pour des raisons qu’il serait ici fastidieux d’évoquer.

 

Mais, répétons-le, l’impasse n’existe que pour ceux qui refusent de grimper au-dessus du mur pour scruter l’horizon.

Lénine n’a jamais dit aux bolcheviques d’arracher le pouvoir des mains du tsar. Il savait pertinemment que c’était impossible. Que s’est-il finalement passé ? Le pouvoir en Russie s’est effondré sur lui-même, victime de ses errements, du désastre de la guerre contre l’Allemagne, de l’incompétence de ses dirigeants, du discrédit de la famille impériale « envoûtée » par Raspoutine. Non, les bolcheviques n’ont jamais pris le pouvoir en Russie. Ils n’ont jamais tenté de cueillir le fruit encore vert. Ils se sont contenté d’attendre qu’il pourrisse tout seul et tombe de l’arbre. Ils savaient aussi qu’à ce moment-là, ils ne seraient pas les seuls à vouloir le ramasser. C’était cela, le moment décisif, cette période d’anarchie totale ou un souffle de vent pouvait faire basculer l’histoire.

L’exécution du tsar et de la famille impériale signifia le basculement de la Russie dans un autre univers, où les anciennes règles n’avaient plus cours. Le meurtre du tsar, comme celui de Louis XVI et de Marie-Antoinette, était fait pour adresser au monde le message suivant : il n’y a plus de retour en arrière possible.

Ces assassinats étaient, pour les révolutionnaires russes comme français, une étape obligée. Souvenons-nous de cet axiome : la légitimité prime la légalité. Ni les bolcheviques ni les jacobins ne détenaient la moindre légitimité. Jamais les masses ne les suivirent dans leur entreprise de destruction de la dynastie de droit divin dont elles étaient, depuis des siècles, les sujets. Sans la terreur, sans les meurtres de masse exercés sur leur propre peuple, les révolutionnaires ne pouvaient espérer tenir bien longtemps, parce qu’aux yeux de ce peuple, ils n’étaient rien. On ne leur devait aucun autre respect, aucune autre déférence que celle inspirée par la peur.

 

Ils ne purent commettre régicides et tsaricides que parce que les hommes qui occupaient cette fonction l’avaient déjà, aux yeux de la population, largement trahie.

De quelle légitimité pourraient bien se doter les nationalistes, qui pourrait leur éviter, s’il leur arrivait de prendre le pouvoir à l’occasion de la guerre civile ethnico-religieuse dont nous pensons l’éclatement inéluctable, d’avoir à passer leur propre peuple par les armes, comme ont été obligés de le faire les bolcheviks, ce qui d’ailleurs, contrairement à nous, ne contredisait en rien leur idéologie ?

 

Pour nous, il ne fait guère de doute que la légitimité doit être d’abord ethnique.

Le mot « Gaulois » n’est pas seulement un nom utilisé dans les banlieues pour désigner les ancêtres de Vercingétorix, c’est aussi ce qui se cache, historiquement, derrière le pseudonyme de « Français ». Est-il, dans cet optique, plus important de se réclamer de Jeanne d’Arc que de Charles Martel ? Tous ces personnages symbolisent la résistance du peuple gaulois à l’envahisseur.

Cette conscience d’appartenir au peuple gaulois, même si on l’appelle encore « français » en lui donnant un sous-entendu ethnique évident alors que les médias du Système y voient juste la possession de papiers d’identité, est une des choses les plus profondément ancrées dans la conscience de notre peuple.

C’est une légitimité qui s’impose d’évidence, nous pourrions même dire, maintenant que la tradition monarchique a été rompue, qu’il n’y a plus que ça, tout en se posant la question de savoir s’il y a eu un jour autre chose. La monarchie, au fond, n’était peut-être qu’un système de gouvernement comme un autre. L’essentiel est de continuer l’histoire, d’écrire un nouveau chapitre d’une odyssée prodigieuse, celle des Gaulois. De Vercingétorix à de Gaulle, c’est le même cœur qui bat, parce que c’est le même peuple qui se bat.

 

Nous vivons certainement le moment le plus critique de notre histoire. Ni la conquête romaine, ni les invasions barbares, ni les deux guerres mondiales n’ont menacé l’existence physique du peuple gaulois (ou français, bien que cette appellation, du fait de sa dualité ethnico-juridique, pose problème) sur son propre sol. Nous sommes minoritaires, comme l’étaient tant d’autres révolutionnaires qui, finalement, l’ont emporté. Les principes de défense du peuple gaulois dont nous nous réclamons seront le point de ralliement obligé, dans quelques années, de ceux qui ne voudront pas choisir entre la mort, l’exil ou l’assimilation par l’envahisseur.

 

Quand les émeutes de 2005 se répéterons tous les jours, que les kalachnikov auront remplacé les cailloux et les fusils de chasse, que Paris, c’est-à-dire le centre du pouvoir, sera totalement encerclé par des banlieues complètement islamisées, et que les voitures et les bus commenceront de flamber en série dans la capitale, que se passera-t-il à ce moment-là ? Personne ne peut encore le prévoir. Mais, à tous ceux qui n’ont pas envie de léguer à leurs enfants une France dont le drapeau tricolore s’ornera d’un croissant, nous nous contenterons de rappeler ce mot d’Hannah Arendt : « la plus grande prophétie est une promesse que l’on tient ».

EuropeMaxima

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Le discours dominant en France, concernant ce qu’on appelle abusivement “l’extrême-droite”, tourne en rond depuis quelques décennies déjà : “ils sont obsédés par l’immigration […] comme s’il n’y avait que ça comme problème en France …” C’est le type de sermon qu’on impose à tous ceux qui s’alarment du coût démographique, social, ethnique et culturel de l’immigration de masse qui déferle sur notre pays. Comme si rapporter les faits et les chiffres relatifs à cette colonisation de peuplement relevait de la rustrerie la plus provinciale et bassement raciste qui soit (toujours la haine petite-bourgeoise du gauchiste de salon envers le peuple qu’il prétend défendre). Finalement, oser parler “d’immigration” est déjà suspect en soi : c’est anti-politique, ce n’est même pas rationnel, un simple grognement instinctif symptômatique d’un tribalisme amené à disparaître, balayé par le mouvement universel du Progrès, pour que l’Humanité accède enfin au Zenith. Mais je pose la question : qui est véritablement obsédé par l’immigration, au point d’en faire - certes subrepticement - la clé de voûte de son programme politique ? Et, puisque c’est l’actualité, le moteur de sa politique de relance de la croissance économique ? La réponse nous est apportée par La Tribune (13 novembre dernier) qui publie une interview savoureuse de Jacques Attali, président de la Commission éponyme pour la libéralisation de la croissance française. Extraits : 

La France a besoin d’immigration, il faut s’ouvrir aux travailleurs d’Europe de l’Est, aux Chinois, aux pays d’Afrique. Sans cela, toutes nos belles discussions sur le financement des retraites n’auront pas de sens.

Il faut mettre en œuvre une véritable politique de l’immigration pour résoudre les problèmes de main d’œuvre dans certains secteurs clés comme le bâtiment, l’industrie lourde, l’hôtellerie-restauration.

[…] il faut augmenter l’attribution des visas en les attribuant plus facilement aux étrangers venant pour raisons professionnelles et permettre l’accès au droit du travail à tout étranger disposant d’une autorisation de séjour et réciproquement.

 

Notre système de retraites est infinançable ? Les immigrés vont payer ! Le chômage ? Embauchons des immigrés ! Voila à quoi se réduit la politique du Docteur Jekyll Attali pour relancer la croissance et faire plier la courbe du chômage. Comme toujours, les recettes qui ont fait le succès des politiques économiques à l’étranger sont écartées par nos experts franco-français qui n’ont pas le courage de mener jusqu’à leur terme les réformes essentielles à notre économie : le passage progressif vers un régime de retraites par capitalisation (comme au Chili) et la libéralisation du marché du travail (à l’image de la politique menée par Margaret Thatcher en Angleterre). Puisque nos dirigeants ont une peur paralysante de dire la vérité aux Français, ils préfèrent aller chercher des travailleurs étrangers alors que plus de 2 millions de nos compatriotes sont en attente d’un emploi… Voila où se trouve la main d’oeuvre M. Attali !

Jacques Attali oublie le coût social de l’immigration (notamment les allocations familiales pour fratries à rallonge …), culturel (multiplication parasitaire et envahissante des lieux de culte étrangers soutenus par des financements douteux quand ce n’est pas nos impôts…) et ethnique (tensions communautaires, racisme anti-blanc, …). Mais dormez bien braves gens, puisqu’on vous dit que c’est “l’extrême-droite”, dans sa pathologie réactionnaire, qui est vilainement obsédée par l’immigration…

La Résistance 
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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 23:57

8ec4d81208218b12ad51258041d62b6e.jpgLa revue « L’Histoire » du mois de décembre a pour sujet un thème, ô combien sulfureux, « Qui sont nos ancêtres les mythes et la science ». Les articles enfoncent plusieurs tabous, le premier celui de sciences indépendantes des considérations idéologiques de nos gouvernants. Nos démocraties de l’Ouest de l’Europe ont bien retenu la leçon de Lyssenko et de la science communiste : ce qui ne ressemble pas aux canons de notre société marchande doit être réduit au silence et les sciences doivent s’adapter à la Vulgate du « Système à tuer les peuples ». Comme le note le journaliste François Dufay, « après de longues années de méfiance pour des raisons aisément compréhensibles liées à la Seconde Guerre Mondiale, ces classifications ethniques [du peuplement de la France] demeurent un sujet délicat » car comme le « confient certains chercheurs », il est parfois difficile « de distinguer populations étrangères ou autochtones sans être soupçonné de faire le lit du Front National ! ». Car ce dogmatisme historique et anthropologique a conduit à des situations ubuesques : «  un certain politiquement correct archéologique, (…) voulait encore récemment que tous les Normands descendent de Méditerranéens graciles et non de Germains, soit aujourd’hui remis en question ».Deuxième tabou qui vole en éclat, la base ethnique de la population française actuelle est d’origine….gauloise ! Pour Jean-Louis Brunaux, chercheur au CNRS, « c’est donc bien une population essentiellement gauloise qui peuplait au cours du Ier millénaire le pays qui allait devenir la France ». Les hussards noirs de la République n’avaient donc pas tort lorsqu’ils apprenaient à nos aïeux au XIXème siècle, une jolie histoire qui commençait par « nos ancêtres les gaulois ». Mais ce jacobinisme ethnique, en devenait risible lorsque cette même histoire était lue aux populations de notre empire africain ou asiatique, et même dangereuse quand on a imposé aux populations corses, basques, et aux peuples d’origine germanique (Normands, Alsaciens) cette version de l’histoire.

Cette thèse d’une origine gauloise pour l’ascendance d’une majorité de français de souche, va à l’encontre de l’article du directeur d’études à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales, Hervé Le Bras. Selon lui, les européens seraient les descendants des agriculteurs venus du Proche-Orient par vagues successives entre 4000 et 2500 av. J-C. Evidemment comme toujours, la lumière vient d’Orient…Pire, pour Hervé le Bras, « le véritable apport à la population française n’est donc pas celui des Gaulois, des Basques, des Wisigoths ou des Sarrasins, maintenant largement disséminé dans toute la population, mais celui de ces nouveaux acteurs »que sont les immigrés !

Les Identitaires ne se sont jamais rattachés à une « pureté ethnique » mythique, mais avec plein de bon sens que nous regardons les exemples récents Kosovars ou Libanais, nous prônons une homogénéité des peuples composant notre continent et notre pays.

Nos ancêtres les Gaulois étaient courageux, robustes, vigoureux et travailleurs, mais comme le note très justement Jean-Louis Brunaux, le problème est de savoir si « les Français aujourd’hui sont-ils prêts à se reconnaître en de tels ancêtres ? ».

Gaulois ! Réveillez-vous ! 


Présentation : Résistance et communauté gauloises

 

Résistance gauloise.

L'expression n'est pas vaine. Nous vivons une époque de dissolution, dans laquelle la vie collective n'a plus de sens, car la pensée publique dominante l'a délibérément coupé de ses racines tout en demeurant incapable d'envisager l'avenir avec cohérence. L'éclatement culturel et idéologique de notre société ne doit pas faire illusion : tous les habitants du territoire France sont englués dans le même mode de vie urbain et consumériste, qui seul désormais devrait définir l'identité de chacun. C'est parce que nous croyons que la perte d'identité collective vécue vient avant tout du déclin du lien social immédiat, naturel, de la rupture programmée avec la tradition ainsi que de la fin de la liberté de décider de son avenir, que nous nous lançons dans le combat culturel. Les Français ne pourront demeurer un peuple et favoriser la fraternité qu'en cultivant leur spécificité.

C'est pourquoi nous entendons participer à l'entretien de la force vitale des racines européennes de la France, pour combattre le consumérisme abrutissant et dégradant, le cosmopolitisme qui atomise les individus les moins enracinés et dresse les communautés contre la masse, et surtout pour enrayer la négation de la spécificité européenne de notre patrie. Un rejet pur et simple, physique, de tous les non-Européens présents sur le sol français n'est pas envisageable et de toute façon insuffisant : seule l’identification forte à l’Europe peut sauver l’Europe, seule la constitution d’une communauté française fière de ses origines gauloises et enracinée peut avoir du poids face au métissage généralisé et au délitement libéral. La recherche de sens et la définition d'une nouvelle identité positive, c'est-à-dire consentie, spécifique et constamment définie dans la fides (confiance et fidélité), et non en fonction de ce qu'elle ne doit pas être et dans le nihilisme des Droits de l'Homme.
Nous nous plaçons sous le signe de la résistance culturelle : il s'agit d'affirmer notre européanité, qui s’enracine dans la Keltia, la vieille patrie celtique, pour refonder une communauté gauloise, ou des communautés gauloises : des hommes qui se reconnaissent avec sérennité comme les héritiers d'une civilisation pluri-millénaire.

Nous allons ainsi proposer aux lecteurs des outils pour une culture européenne de reconquête, une culture de séduction, qui ne se limite pas aux productions, nécessairement limitées quantitativement, de la mouvance nationale ou identitaire. Nous balaierons ainsi tous les champs possibles : littérature, histoire, musique, cinéma, événements culturels, éducation. Le « communautarisme gaulois » passe nécessairement par cette démarche : comment vivre en Français, en Européens, dans un pays qui l’est de moins en moins ?

Mais le plus souvent, les publications identitaires ne proposent que des outils issus de cette mouvance elle-même : or, nous croyons que l’Europe existe encore et s’exprime encore régulièrement à travers les initiatives de ses peuples. Donc, simplement, nous essaierons de faire connaître ce qui va dans le bon sens, pour que chacun s’y retrouve et ne désespère pas ! Quand le chaos libéral aura achevé de tout salir, de tout mélanger, nous serons là pour guider ceux qui voudront encore en sortir.

Il est bien évident que l'efficacité de ce blog implique une large participation de ses lecteurs : il doit être avant tout un lieu de partage communautaire gaulois, pour nous aider à vivre au quotidien conformément à notre culture et à nos idéaux. Nous attendons ainsi toutes vos suggestions et propositions pour enrichir le contenu de Communauté gauloise, dans tous les domaines qui vous paraissent utiles. Il est aussi certain que nous devons apprendre à maîtriser la seule technique désormais efficace dans le régime décadent qui est le nôtre : le lobbying. Nous ne manquerons pas ainsi de dénoncer celles et ceux, individus, sociétés et associations, dont les initiatives nous paraissent constituer une trahison envers la Keltia.

Amaury Piedfer
Arthur Lamarche
 
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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 23:56

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De quoi l’année 2008 sera-t-elle faite ?

Par Bernard Antony
le 3 janvier 2008

L'image “http://fr.altermedia.info/images/antonyjr7.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Rassurez-vous, amis lecteurs de ce blog, je ne m’aventurerai pas à émettre des prédictions.
Je connais des hommes politiques et des prêtres qui ne doivent qu’au défaut de mémoire de leurs partisans de n’être point touché par le ridicule de leurs prophéties.
L’événement inattendu, les facteurs ignorés, voire le miracle, n’ont cessé en effet de jouer sur le cours de l’histoire, modifiant quelquefois l’influence des plus puissants déterminismes.
En revanche on peut tout de même examiner ces derniers et essayer de saisir ce qui pèsera fortement sur nos destinées.
Pour ce qui est de notre vie politique française, je ne crois pas que Nicolas Sarkozy puisse durablement continuer à brouiller le jeu du traditionnel clivage droite-gauche.
Bien sûr, je sais fort bien que la droite est, sur les valeurs essentielles, depuis bien longtemps gauchie. Mais même sans grande différence idéologique et politique, le positionnement droite-gauche se recréé sans cesse.
Nicolas Sarkozy va donc peut-être encore attirer à lui quelque Jack Lang ou encore quelques anciens trotskystes qui suivent le mouvement de leurs aînés du néo-conservatisme américain.
Mais avec l’appoint de Bayrou qui ne cesse d’en rajouter dans un discours du style « plus laïque que lui, tu meurs ! » la gauche royalesque se reforme même si Sarkozy, qui à peine élu, pense à sa réélection, fait tout pour qu’un Delanoë soit son prochain et moins dangereux rival.
Peut-être, en effet, mise-t-il sur certains réflexes persistants d’opposition de la majorité du corps électoral à certains aspects de la personnalité du maire de Paris…
Mais, je ne crois pas non plus du tout à une ouverture du gouvernement à la droite de conviction. Au-delà des discours qu’on lui prépare, acceptables sur certains plans, je ne pense pas qu’il veuille ou puisse réellement en inscrire les valeurs familiales et nationales dans ses actes et dans les lois. Nous aurons l’occasion de revenir sur cela.
Pour ce qui est du monde, je ne crois guère, je l’ai écrit dans Reconquête, à l’inéluctabilité de l’ordre mondial ou du super-gouvernement mondial que prédisent certains. Je vois plutôt se développer les puissances russes et chinoises avec leurs systèmes mixtes de dictature du parti et de capitalisme, systèmes d’ailleurs très différents dans les deux empires.
Je crois à l’effritement de la super-puissance américaine, économiquement très menacée, et de plus en plus incapable de maîtriser les tsunamis de l’islamisme en folie.
Je vois perdurer demain comme hier les antagonismes des puissances, des empires et des religions, inquiet que je suis de l’affaiblissement de notre France et de notre Europe.
 
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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 23:58

Par Pierre-André Taguieff ( Philosophe, politologue et historien des idées, directeur de recherche au CNRS), Le Figaro, 3 juillet 2006

La France n'aime toujours pas se regarder en face. Surtout la France d'en haut. Les belles âmes d'aujourd'hui, qu'elles se disent de gauche ou de droite, s'indignent qu'on puisse parler de «déclin» ou de «décadence». Il n'est pas jusqu'au mot «crise» qui ne semble blesser leurs tympans vertueux. Certains même s'affolent à entendre les «déclinistes» ou «déclinologues», s'exaspèrent devant l'audience qu'ils trouvent, et, sortant leur revolver, visent à liquider l'ennemi par l'inusable insulte : «Réactionnaires !»


 
Pierre-André Taguieff (photo de JP Stora, droits réservés)
Pierre-André Taguieff (photo de JP Stora, droits réservés)
Étranges réactions d'indignation qui suggèrent que le politiquement correct est porté par une nouvelle flambée de foi progressiste. Un progressisme hâtivement réchauffé, et tout velléitaire. Ses tenants font comme si la première des vertus civiques était de professer publiquement un optimisme sans réserves et de «faire partager» cette bonne disposition. Les citoyens dignes de ce nom devraient accepter avec enthousiasme cette nouvelle obligation politique et morale : l'obligation d'optimisme. Il faudrait donc, une fois de plus, rêver l'avenir radieux.

Ce droit de rêver «positif» tend à se transformer en un droit au rêve mélioriste : naissance d'un nouveau droit de l'homme. C'est oublier que la politique fondée sur l'aspiration au bonheur et à un «monde meilleur» a déjà fait l'objet d'une expérimentation historique au XXe siècle : l'utopie communiste a été réalisée, au prix d'un terrible coût humain. À une époque d'hypermnésie concernant le nazisme, le régime de Vichy, l'esclavage moderne ou la colonisation, nos «progressistes» sont régulièrement frappés d'amnésie face au totalitarisme communiste. La longue marche illusoire vers «l'Homme nouveau» ne cesse d'être reprise. Mais les passions militantes tournées vers l'avenir ne sont plus monopolisées par la gauche communiste ou communisante. Élites politiques et culturelles de tous bords communient désormais dans le nouveau refrain du «goût de l'avenir», accompagné des signes extérieurs de «dynamisme». Nombreux sont ceux qui s'efforcent d'adapter les «lendemains qui chantent» aux spécificités de l'«entreprise France» («une équipe qui gagne») ou à celles de l'Europe «unie», laquelle fait renaître l'utopie de la paix perpétuelle, avec les attraits additifs de la prospérité garantie et de la puissance retrouvée. Promesses de grandeur mêlées aux promesses de bonheur. Comme si l'on ne pouvait aimer la France sans avoir la folie des grandeurs.

Ce jeu de promesses laisse entendre que non seulement la France n'est pas sortie de l'Histoire, mais qu'elle y est vouée aux plus hautes destinées. Il est pourtant loisible à chacun, sans être un hégélien patenté, de faire un simple constat quant au contexte international : l'histoire universelle ne passe plus par la France ni même par l'Europe. Ce qui n'implique pas une disparition de l'attachement national, renforcé au contraire par les réactions face à la mondialisation perçue comme menace. Face aux nouveaux grands enjeux mondiaux, l'influence de la France n'a cessé de décroître, comme celle d'une Europe entravée dans sa construction, assoupie dans son bien-être pourtant menacé, aveugle aux effets à moyen et long terme de son vieillissement. Et, malgré l'optimisme officiel des politiques et des intellectuels (à quelques exceptions près), les experts analysent la conjoncture en termes de «crise» : crises de l'autorité, de la natalité, de la famille, de l'école, de la transmission, des banlieues, du lien social, de l'État-nation, de l'État providence, du «modèle républicain», de la construction européenne, de la représentation (politique), de l'art contemporain, des ressources naturelles, de l'environnement, etc. Si l'on peut interpréter une crise comme un indice de renouvellement ou de métamorphose de l'ancien, voire le signe d'une rupture salvatrice, la tentation est grande aujourd'hui de lire dans le faisceau des crises reconnues l'annonce d'un processus de «chute» initié par des «pertes» ou des «décompositions».

La question devient : comment peut-on ne pas être «décliniste» ? Comment échapper aux mauvais rêves, voire aux cauchemars d'avenir ? Les citoyens lucides ont de bonnes raisons d'être «déclinistes» ou «décadentistes», quelles que puissent être les modalités de leur diagnostic. Comment dès lors ne pas trouver comique, chez les pourfendeurs des «déclinologues», le mariage d'une fierté arrogante et d'un optimisme forcé, dont le rejeton est une autosatisfaction d'héritier ignorant qu'il est ruiné ou en passe de l'être ? On est en droit de s'interroger sur les raisons de cet aveuglement à demi volontaire. Une remarque de Leszek Kolakowski fournit l'esquisse d'une réponse : «L'aveuglement est un élément nécessaire de l'existence, tant pour les individus que pour les nations. Il procure, à tous, la sécurité morale.»

Les porte-voix de l'«anti-déclinisme» s'accordent sur une affirmation douteuse faite pour rassurer et une promesse non crédible faite pour forcer l'espoir, que résume un slogan : «Tout va bien, et tout ira mieux encore demain.» Condensé de «religion du progrès». Des tâches militantes en résultent : faire taire les «grincheux» qui ne voient que le côté négatif de la mondialisation supposée salvatrice, fustiger les «sceptiques» qui refusent d'adhérer à la vision enchantée du présent et du futur, moquer les «conservateurs» frappés de la plus terrible des maladies modernes de l'âme : la «crainte du changement». Et bien sûr fusiller symboliquement, faute de mieux, les «pessimistes», soit les nouveaux «salauds» au sens sartrien (révisé), incarnés par les disciples de Schopenhauer ou de Cioran, lesquels sont trop radicalement pessimistes pour formuler un diagnostic de déclin ou de décadence, qui présuppose un âge d'or auquel ils ne croient pas.

Clarifions rapidement. Le déclin n'est pas la décadence. La crainte de l'avenir n'a pas pour conclusion logique un diagnostic de déclin ou une vision de la décadence. Elle peut justifier une crispation sur le présent, quelque chose comme un présentisme hargneux, un chauvinisme du présent : vouloir conserver à tout prix ce qui semble s'envoler. Un «décliniste» n'est pas nécessairement pessimiste : il peut n'être qu'un progressiste provisoirement déçu, ou un optimiste traversant une phase dépressive. Les illusions du progrès n'ont rien à envier aux illusions du déclin, ce qui n'empêche nullement de pouvoir évaluer, selon des critères explicites, le progrès et le déclin. Mais l'idée d'un progrès inéluctable est aussi douteuse que celle d'une décadence inévitable. Le sentiment ou le constat d'une crise ne doit pas être confondu avec un diagnostic de déclin. Encore moins avec une théorie de la décadence, qui présuppose une conception générale de l'Histoire.

Dans la France politico-intellectuelle d'aujourd'hui, juger qu'il y a déclin n'est plus une opinion : c'est un crime. Le «déclinisme» : voilà l'ennemi. C'est ainsi que pensent les derniers «progressistes», qui sont loin d'être minoritaires. Et c'est ainsi qu'ils protègent leurs convictions idéologiques, leur confort intellectuel et moral ou, s'ils sont des professionnels de la politique, leurs privilèges, tant il est vrai que l'offre d'optimisme fait partie du bagage de tout démagogue avisé. S'ils ont la bien-pensance pour eux, prenant la paille des mots («L'avenir ! Le progrès !») pour le grain des choses, ils se montrent aveugles à la dure réalité, parce qu'elle ne va pas dans le sens souhaité. Ils n'ont pas la lucidité, certes peu rassurante, des «déclinologues» et des «crisologues», ni le courage de dire le vrai lorsqu'il risque d'attrister.

«Nous traversons une basse époque», osait affirmer Cornelius Castoriadis il y a une vingtaine d'années. Soutenir une telle thèse, est-ce «réactionnaire» ? À une époque où le pire ne cesse d'advenir, où la catastrophe se confond avec le réel, le «catastrophisme éclairé» (1) est un meilleur guide que le progressisme aveugle. Les prophètes du pire, dans certaines situations, sont peut-être les véritables maîtres de sagesse.

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Dernier livre paru : La Foire aux illuminés. Ésotérisme, théorie du complot, extrémisme, Paris, Mille et une nuits, 2005.

(1) Jean-Pierre Dupuy, Pour un catastrophisme éclairé. Quand l'impossible est certain, Paris, Le Seuil, 2002.
 

L'image “http://www.communautarisme.net/photo/titre_5439.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.


Les jeunes Français broient du noir 

Sophie Fay

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Seuls 7% des 16-29 ans pensent que l'avenir de la société est prometteur.
Seuls 7% des 16-29 ans pensent que l'avenir de la société est prometteur. Crédits photo : Alexandre GELEBART/REA

La Fondation pour l'innovation politique décrypte les attentes des 16-29 ans dans 17 pays. Les Français sont parmi les plus pessimistes.

DOCUMENT L'intégralité du sondage

Hyperconformistes, résignés, sans guère d'espoir de changer la société, ni même de maîtriser leur avenir personnel… Le portrait des jeunes Français publié aujourd'hui par la Fondation pour l'innovation politique (www.fondapol.org), sur la base d'un sondage international mené par Kairos Future, fait froid dans le dos. «Quarante ans après mai 1968, les jeunes Français ne semblent avoir réussi à gagner que l'autonomie sexuelle et quelques stations de radios qui leur sont dédiées», commente Anna Stellinger, direc­trice de recherche à la Fondapol.

Pour le reste, les slogans de ce printemps-là paraissent bien loin. Aujourd'hui, parmi les jeunes de 16 à 29 ans, interrogés dans dix-sept pays, les Français sont quasiment les seuls à affirmer que l'obéissance est une qualité plus importante à développer chez l'enfant que l'indépendance. Ils sont aussi moins nombreux que les autres à faire ce qu'ils veulent vraiment. Ils considèrent plutôt qu'il est «important de se conformer aux attentes des autres».

Seuls les jeunes Russes les surpassent sur ce terrain-là. La société française apparaît ainsi bien plus contraignante que l'américaine ou celle des pays scandinaves. La jeunesse française est aussi la plus pessimiste. À peine un quart des 16-29 ans juge l'avenir «prometteur», contre près de 60% au Danemark et 54% aux États-Unis ou même 36% en Allemagne. Bien moins de la moitié (39%) pensent que «les gens peuvent changer la société». Et seuls 22% estiment qu'ils ont «une liberté et un contrôle total sur leur avenir». Plus de la moitié des Américains en sont pourtant persuadés.

Les jeunes Français sont là aussi avec les Russes ceux qui redoutent le plus le libre-échange et la concurrence mondiale. Comment expliquer cette situation ? Pour la Fondation, une partie de la réponse vient du fait que «la France concentre la flexibilité de l'emploi sur les jeunes». C'est l'un des pays où ils entrent le plus tard sur le marché du travail. A contrario, dans les pays scandinaves ou anglo-saxons, deux modèles pourtant très différents, la flexibilité est plus répartie. L'Allemagne, elle, profite encore de son sys­tème d'apprentissage qui facilite l'entrée sur le marché du travail et le passage à l'âge adulte en douceur.

 

Crise de confiance

Pour Patricia Loncle, chargée de recherche à l'École des hautes études en santé publique, ce pessi­misme français vient aussi d'une dé­fiance à l'égard du système éducatif.

La plupart des jeunes interrogés estiment que l'identité se forme dans la famille, avec ses amis mais aussi par l'éducation. En revanche, pour les Français, la scolarité semble souffrir d'une crise de confiance. Elle compte peu dans la construction de leur personnalité. Pour au­tant, les Français ne sont pas isolés dans leur pessimisme. Leurs homologues Italiens, qualifiés d'«adulescents», ne sont guère mieux lotis, coincés qu'ils sont chez leurs pa­rents, même au-delà de 30 ans. Le remake de Tanguy pourrait être tourné à Rome. Or, plus les jeunes prennent tôt leur autonomie financière, plus ils paraissent confiants, optimistes et satisfaits de leur famille… Cette autonomie précoce réussit ainsi très bien aux jeunes Scandinaves qui du coup se sentent adultes plus vite ou aux jeunes Américains.

L'autre grande jeunesse déprimée d'Europe est la jeunesse britannique. La « roisième voie» de Tony Blair ne l'a pas convaincue. Seuls 7% des 16-29 ans pensent que l'avenir de la société est prometteur (26% des Danois, 18% des Américains). Ils ne croient guère plus que les Français qu'ils ont le pouvoir de le changer. Mais alors qu'en France les ­jeunes espèrent une vie meilleure grâce au travail, les Britanniques en sont revenus. «C'est une jeunesse no future», commente Anna Stellinger.

En conclusion, Anna Stellinger et Raphaël Wintrebert, sociologue à la Fondapol, insistent sur la nécessité de redéfinir l'action publique en faveur de la jeunesse, là où elle déprime.

En France, la Fondapol se prend à regretter que le RMI ne commence qu'à 25 ans, ce qui re­tarde autant l'émancipation de la famille. Les chercheurs constatent aussi que les aides sont trop souvent familiales et pas assez individua­lisées, trop souvent liées à une situation et pas assez à un objectif (l'accès à l'emploi, à l'éducation…).

Les pistes d'action ne manquent pas, notamment pour faciliter l'au­tonomie financière, comme donner un capital à chaque enfant à sa naissance pour financer ses études ou son logement (comme au Royaume-Uni) ou développer des prêts bourses à la mode scandinave pour financer les études, conditionnés aux résultats scolaires et en partie remboursables .

La Fondapol défend une autre idée : celle de l'implication plus ­précoce des Français dans la vie politique locale en capitalisant sur l'«engagement» et leur volonté de participation révélée par le sondage.

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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 23:05

par Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, auteur de Droit constitutionnel (Economica, 2007).

 
Haute trahison
 
Le projet de « traité modificatif » (reform treaty) européen a été rendu public le vendredi 5 octobre. On comprend à sa lecture pourquoi ses rédacteurs ont renoncé aux expressions de « mini-traité » ou de « traité simplifié »

Dans la mesure où ce texte se borne en réalité à recopier sous une autre forme les trois quarts des dispositions du traité établissant une constitution pour l'Europe, il eût certainement été plus simple de reprendre le texte initial en en rayant seulement les dispositions symboliques abandonnées. On comprend cependant que cette formule ait été écartée car elle aurait manifesté de façon trop criante que l'on se moquait ouvertement de la volonté des peuples français et néerlandais.

Les rédacteurs ont donc préféré concocter une formule compliquée qui modifie d'une part le traité sur l'Union européenne (traité UE) et d'autre part le traité instituant la communauté européenne (traité CE), lequel s'intitulera désormais « traité sur le fonctionnement de l'Union ». La supercherie apparaît clairement avec la Charte des droits fondamentaux qui n'est plus incluse dans les traités mais apparaît dans l'article 6 du texte de la façon suivante : « L'Union reconnaît les droits, les libertés et les principes énoncés dans la Charte des droits fondamentaux du 7 décembre 2000, laquelle a la même valeur juridique que les traités » … Un traité affirme donc qu'une charte qui lui reste extérieure a cependant la même valeur juridique que les traités qu'il modifie ! On n'a jamais vu de procédé juridique plus tordu, même dans les récentes révisions de la Constitution française qui ont pourtant révélé au plus haut niveau normatif l'invasion de notre pays par le « maldroit ». Le protocole n°7 prévoyant cependant que la Charte ne permet ni à la Cour de justice européenne ni aux juridictions britanniques et polonaises d'écarter l'application d'actes nationaux de ces deux pays jugés incompatibles avec ladite charte, provoque un pincement de cœur. Tout se passe comme si le « non » des Français avait servi à d'autres mais pas à eux, quelle humiliation !

Le « traité modificatif » modifie bien le traité constitutionnel rejeté en 2005 puisqu'il en enlève un certain nombre de dispositions explicites et dispense la Pologne et le Royaume-Uni du respect de certains engagements. C'est donc une modification par simple soustraction en ce sens que l'on s'apprête à faire ratifier par le parlement français un traité partiel aux lieu et place du traité complet initial.

Une question fondamentale se pose dès lors : comment le président de la République peut-il décider seul, alors que le peuple français a juridiquement rejeté l'intégralité du traité, de faire cependant ratifier par voie parlementaire la majeure partie des dispositions qu'il contenait au motif que celles-ci « n'auraient pas fait l'objet de contestations » ? Chacun a pu constater, durant la campagne référendaire, que toutes les dispositions étaient critiquées : les uns se focalisaient davantage sur la charte des droits fondamentaux et les politiques communautaires, les autres sur les transferts de compétence, le passage de l'unanimité à la majorité et le déficit démocratique, d'autres encore s'offusquaient des principes et symboles fédéraux. On pouvait peut-être apercevoir que le « non » de gauche déplorait davantage la menace sur l'Etat-providence et le « non » de droite la perte de l'Etat régalien, mais il est certainement impossible et inconcevable de sonder le cerveau de chaque Français en prétendant y déceler des dispositions qu'il aurait rejetées et d'autres qu'il aurait approuvées. La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature. Lorsque l'on sait que la Constitution californienne prévoit qu'une norme adoptée par référendum ne peut être par la suite abrogée ou modifiée que par une autre décision populaire et que la Cour constitutionnelle italienne adopte le même principe, on ne peut qu'être bouleversé par le coup d'Etat ainsi perpétré en France. Si le président a la conviction que les dispositions restant dans le traité modificatif ont fait l'objet d'une approbation implicite des Français, encore faut-il qu'il s'en assure en organisant un nouveau référendum tendant à obtenir leur accord explicite.

Comment qualifier et sanctionner, dès lors, un tel coup d'Etat ? Le texte de la très populaire Constitution de 1793 n'y allait pas de main morte en disposant, dans son article 27 : « Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l'instant mis à mort par les hommes libres ». La peine de mort étant désormais prohibée par la Constitution française il convient de s'y conformer et de se tourner plutôt vers l'article 35 du texte de 1793 qui affirmait solennellement : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, intégrée au préambule de l'actuelle Constitution, range aussi la résistance à l'oppression parmi les droits naturels et imprescriptibles de l'homme.

Notre texte constitutionnel affirme encore que le principe de la République est « gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple » et que son président est élu au suffrage universel direct pour veiller au respect de la Constitution, assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l'Etat et garantir l'indépendance nationale. Le terme qui vient à l'esprit pour désigner le mépris présidentiel de la volonté populaire est évidemment celui de haute trahison. Malheureusement, une révision des dispositions sur la responsabilité pénale du chef de l'Etat, intervenue en février 2007, a substitué à l'antique et belle formule de haute trahison, l'expression affadie et banale de « manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l'exercice de son mandat ». Cela manque singulièrement d'allure et de force mais l'on s'en contentera cependant en proposant aux parlementaires, au lieu de commettre eux-mêmes une forfaiture en autorisant la ratification d'un traité rejeté par leurs mandants, de se constituer en Haute Cour pour sanctionner le coupable.

Sans insurrection ni destitution, nous n'aurons alors plus qu'à pleurer sur notre servitude volontaire en réalisant que nos élus représentent bien ce que nous sommes nous-mêmes devenus : des godillots.
puisqu'il ne comporte, avec ses douze protocoles et ses 25 déclarations diverses, pas moins de 256 pages et qu'en matière de complexité rédactionnelle on peut difficilement faire pire.

Sens et non-sens du « Projet » d’Union euro-méditerranéenne

Dans un style inénarrable, M. Alain Le Roy, ambassadeur français chargé du projet d’Union pour la Méditerranée, une pure initiative du président Sarkozy, expliquait, peu avant le départ de son patron pour une villégiature sur les rives du Nil, qu’il s’agissait, ni plus ni moins, d’une « union de projets (sic)… entre des pays d’intérêts convergents » (1). Assertion qui laisse songeur si l’on considère l’Est et le Sud méditerranéen pour ce qu’ils sont, des foyers récurrents de crises témoignant d’irréconciliables divergences structurelles entre des intérêts singulièrement antagonistes. M. Sarkozy entend-il à ce propos régler en sous-main le contentieux israélo-palestinien ? de sa seule initiative et par le biais d’une Union méditerranéenne dont on pourrait à juste titre soupçonner qu’il s’agisse d’une version bis ou simplifiée de l’actuel conglomérat européen ?  

Une observation superficielle pourrait faire croire que cette initiative présidentielle, assez mal reçue par la chancelière Angela Merkel et qui, d’ailleurs, ne suscite pas un enthousiasme débordant de la part de ces partenaires visiblement contraints que sont MM. Zapatero et Prodi, ne serait qu’une sorte de lubie grandiose à mettre au compte d’une agitation frénétique et apparemment désordonnée. Cependant personne ne semble s’interroger sur les tenants et les aboutissants d’un tel projet, ni poser la question de son opportunité (n’y avait-il, en effet, rien de plus urgent à entreprendre, par exemple en faveur du redressement économique d’une France en pleine déconfiture ou d’une construction européenne dont l’avenir paraît illisible ?), sa faisabilité laissant a priori sceptique ou indifférent l’ensemble du landernau politique. Eh bien, ces questions pourtant importantes ne sont pas posées. Pourquoi ?

Un « projet » qui pourrait être en soi intéressant si sa préoccupation première (par le truchement de la construction d’une aire de coprospérité générale liée à une certaine maîtrise démographique sur la rive orientale de la Mare Nostrum) était, grâce à une forte coopération interétatique, de sauver la Méditerranée de son destin programmé de Mer Morte en devenir (2). Mais est-ce là le but premier de cette Union sortie d’un coup de baguette magique du gibus présidentiel ? L’environnement mis en avant n’est-il pas l’un de ces nombreux leurres que sèment à tous vents les docteurs ès manipulations pour mieux escamoter l’objectif vrai tout en amusant le vulgum pecus ? Pendant que caméras et paparazzi concentrent l’attention des foules sur les concubines présidentielles ou sur les tribulations des aigrefins de l’Arche de Zoé et les otages retenus dans de lointains maquis colombiens, les machines de guerre occidentalistes (3) progressent lentement mais sûrement sous couvert des agendas diplomatiques.

C’est pourquoi tous ceux qui se laissent hypnotiser par l’ostensible activisme présidentiel, dans lequel ils ne voient qu’effets d’annonce, se trompent lourdement ! Quelle erreur, de ne pas voir qu’il s’agit ici et avant tout d’une attitude destinée à donner le change, à détourner l’attention des grandes transformations en cours. Idem pour ceux qui s’amusent de l’histrionisme élyséen ou encore dressent le constat navré que la nouvelle présidence ne se livre qu’à des réformes cosmétiques sans projet véritable et sans « une réflexion ou une stratégie pour la France » (4).

Il est assuré que l’Union européenne des Vingt-sept et maintenant l’Union pour la Méditerranée sont d’abord des projets dans lesquels la France en tant que Nation historique ne peut qu’être appelée à irréversiblement s’abîmer et disparaître. Le processus est déjà bien engagé et ce n’est pas la centaine de souverainistes qui se rassembleront le 4 février prochain devant le Palais de Versailles pour conspuer les chambres réunies en Congrès, au nom de la patrie de Jaurès et de De Gaulle, qui y changeront quoi que ce soit. Que cela plaise ou non, l’histoire s’est remise en marche avec l’accession de M. Sarkozy, une histoire dont nous ne sommes plus les acteurs mais qui nous entraîne, volens nolens, irrévocablement. Aussi est-il assez vain de se gausser du vibrionnisme présidentiel lorsque l’on devient les spectateurs impuissants de son destin. En effet, M. Sarkozy n’a pas de projet pour la France, et c’est à tort qu’il lui en serait fait grief, pour la bonne et simple raison qu’il en est le syndic de faillite. Oui, certes, il n’a pas non plus l’ombre d’une vision personnelle puisqu’il n’est en tout et pour tout que l’exécutant d’une stratégie conçue et développée de longue date ailleurs, dans les banlieues chic de Virginie, et non dans les étroits marigots hexagonaux.

La première strate de cette grande transformation pour laquelle le président Sarkozy manie avec dextérité sa baguette de chef d’orchestre est, bien entendu, l’Europe appelée ainsi par antiphrase puisqu’il s’agit avant tout de créer un vaste carrefour de libre-échange appelé à fusionner dès que possible avec l’Amérique du Nord. Idée que développe depuis peu et sans complexe l’ancien premier ministre et fidèle du nouveau président, M. Balladur (5). Le temps n’est plus aux dissimulations et aux arrière-pensées, l’on peut à présent abattre ses cartes sans la moindre réserve.

La seconde strate, projet nouveau et impressionnant d’envergure, est la création de cette Union euro-méditerranéenne devant permettre à terme l’arrimage du Maghreb arabe à l’espace européen, et, au final, leur intégration dans un ensemble unique. D’où l’importance politique de l’entrée de la Turquie dans l’Union. Précisons que la nouvelle Constitution repeinte aux couleurs de la France qui gagne par le tandem Balladur-Lang ne fera désormais plus obligation d’une consultation du peuple par voie référendaire pour toute nouvelle adhésion à l’Union (6). Et ceux qui croient que cette disposition ne s’appliquera pas à la Turquie sont des naïfs impénitents !

Allons plus loin et gageons que l’Union euro-méditerranéenne constitue déjà le pivot occidental du « Projet Grand Orient », l’Initiative Greater Middle East (7), apparemment en sommeil mais en apparence seulement puisqu’il refait surface à travers l’UEM, un projet d’intégration et de normalisation globale visant en priorité le Maghreb et le Machrek arabe.

Dans ce contexte, chacun aura compris que la course aux contrats dans laquelle rivalisent entre autres les Européens n’explique pas à elle seule la façon dont les despotes libyen et algérien sont aujourd’hui courtisés. En vérité, l’intégration du Maghreb est déjà en cours par le truchement de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord [Otan] dont les gouvernements ont déjà signé des accords de partenariat.

Rappelons que l’Otan est active en Afghanistan où, sous couvert d’une mission de stabilisation (à laquelle participent des forces françaises dont il est prévu qu’elles s’étoffent prochainement pour monter en première ligne de feu au Sud, dans la province de Kandahar), elle conduit la guerre livrée depuis 2001 aux islamistes et à la résistance irrédentiste pachtoune. L’Otan assure, de la même façon, en Méditerranée des missions plus discrètes de contrôle des voies maritimes et des transits des marchandises : à l’été 2007 l'Otan avait ainsi, depuis mars 2003 et le démarrage de l’Opération Active Endeavour, contrôlé plus de 75.000 navires et arraisonné une centaine de bâtiments suspects (8).

Or, l’intégration méditerranéenne sous la houlette de l’Otan (9) (et par conséquent sous la tutelle directe des Etats-Unis) est silencieusement en cours depuis 1995 et la coopération en matière de sécurité associant l'Alliance atlantique à l’Algérie, l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Maroc (ce dernier Etat participant à la Force de stabilisation de l'Otan dans les Balkans en vertu des accords de partenariat stratégique passés avec les Etats-Unis en 2003), la Mauritanie et la Tunisie, se traduit par un partenariat militaire multilatéral mieux connu sous le nom de « Dialogue méditerranéen » !

En conclusion, on voit assez clairement que, parallèlement à la visite de M. Sarkozy à Alger et à l’invitation de M. Khadafi à Paris, de nombreux et juteux (sur le papier) contrats n’ont été signés que pour sceller des pactes sous-jacents d’une tout autre envergure. L’Algérie aujourd’hui est amenée, sous couvert de l’Otan, à collaborer avec l’Etat israélien, avec la Turquie et avec les pays européens riverains de la Méditerranée, la France, l’Italie, l’Espagne qui se sont rencontrées à ce propos le 20 décembre dernier lors du sommet de Rome.

Ce qui pourrait constituer un facteur positif de stabilité est aussi le signe d’une intégration régionale pour le moins lourde de conséquences et particulièrement inquiétante, mais dont nul ne semble sérieusement se préoccuper. Sauf, mezzo voce, Mme Merkel qui, le 7 décembre, considérait cette idée d’Union euro-méditerranéenne comme potentiellement « très dangereuse » en raison du risque de « libération de forces explosives par définition non souhaitables ». Déclaration à placer au regard de l’intervention du président Sarkozy en clôture du sommet de Rome :

« En Méditerranée se jouera la pire des guerres ou la meilleure des paix… En Méditerranée se joue une partie de l’avenir de l’Humanité. »

Propos dramatiques à connotation prophétique, difficilement compréhensibles hors du contexte global des divers Projets d’unification et d’intégration des espaces européens et méditerranéens au sein d’un vaste ensemble satellite de la Puissance atlantique où les Etats devenus politiquement inexistants au sein de structures fédérales assureront des fonctions supplétives, notamment d’ordre militaire, au sein de l’Otan. L’intégration euro-méditerranéenne nous donne ainsi une image d’une grande netteté du monde à venir, un monde dominé tout à la fois par le commerce et la guerre.

Jean-Michel Vernochet
30 décembre 2007
Correspondance Polémia
02/01/08

J.-M. Vernochet est ancien grand reporter au « Figaro » et chroniqueur de politique étrangère :
geostrategie.com/338/msarkozy-–-villegiature-en-egypte-sens-et-non-sens-du-«-projet-»-d’union-euro-mediterraneenne

NOTES

1)    M. Alain Le Roy, entretien « L’Union pour la Méditerranée est une union de projets » in « Al-Ahram Hebdo », 26/12/07–01/01/08.
2)    Déjà en Méditerranée les thons rouges se font rares et la France ne s’illustre guère que par ses pratiques de surpêche et ses trafics de quotas revendus à des entreprises turques. Quant au Japon, ses bâtiments de pêche industrielle s’y illustrent par l’usage extensif de filets dérivants souvent longs d’une centaine de kilomètres (100 km).
3)    Concept dont use volontiers l’ancien ministre socialiste des Affaires étrangères, Hubert Védrine, pour désigner le camp atlantiste au sens large.
4)    Marcel Gauchet, « Nice-Matin », 16/12/07.
5)    M. Edouard Balladur (lequel vient de remettre au président le rapport de la commission pour la réforme constitutionnelle, co-dirigée par l’agrégé de droit public Jack Lang, une refonte de la loi organique qui fera passer subrepticement la France de la Ve à la VIe République) vient de publier en novembre 2007 (Fayard) un texte définitif titré « Pour une Union occidentale avec les Etats-Unis ».
6)    M. Sarkozy ne manque pas une occasion de rappeler spectaculairement son refus d’admettre la Turquie : qui ne voit que cette position est en totale contradiction avec son projet d’Union euro-méditerranéenne ? Pour l’anecdote : la famille de M. Balladur est originaire d’Izmir en Turquie, celle de M. Sarkozy de Thessalonique, en Grèce, sur la rive opposée. Pour ces deux hommes sans enracinement stable et grands manieurs d’abstractions, la France ne représente évidemment qu’une entreprise à gérer et à formater aux exigences de la mondialisation.
7)    Présentée pour la première fois lors du Forum de Davos en janvier 2004 cette Initiative est officialisée en juin de la même année pendant le Sommet du G8 à Sea Island (Géorgie). Il s’agit d’un vaste programme transcontinental censé encourager l’extension du système démocratique à la quasi-totalité de l’aire islamique, du Maroc au Pakistan.
8)    A partir de 1994 l’Otan, avec ses « partenaires » du Dialogue méditerranéen, assure la surveillance de l’espace maritime méditerranéen de la mer Noire à Gibraltar, un détroit que franchissent quotidiennement quelque 3.000 navires de commerce. Depuis mars 2003 et le lancement d’Active Endeavour, l'Otan arraisonne systématiquement les navires suspects et la plupart de ceux qui traversent la Méditerranée orientale. Les forces navales algériennes sont progressivement intégrées dans le dispositif Otan, l’Algérie ayant établi un axe militaire avec Ankara (dont l’alliance stratégique avec Tel-aviv remonte à avril 1996).
9)    L’Union méditerranéenne déjà structurée par l’Otan fait écho à la construction en cours d’une Europe fédérale dont les derniers entrants ont d’abord adhéré à l’Otan avant d’être admis dans l’Union. Soulignons ici le rôle clef de l'Otan dans la construction de l’UE, et dont on connaît le rôle dans le démantèlement final, en 1999, de la Fédération yougoslave, un éclatement essentiel pour l’achèvement de l’unification de l’espace européen.

Polémia

ALLEZ SIGNER LA PETITION INITIEE DANS LES 27 PAYS DE L'UNION EUROPEENNE EXIGEANT UN REFERENDUM POUR RATIFIER LE MINI-TRAITE ET DIFFUSEZ PARTOUT L'INFORMATION.
Si on atteint 1 000 000 de signatures le référendum aura lieu. Score actuel environ 25 000 signatures le 19 décembre 2007.

Visit X09.eu

Ceux  qui  administrent  un blog ou un site internet  et souhaitent  relayer l'opération  peuvent se procurer le code source  des bannières proposées à l'adresse http://x09.eu/fr/spread/ et  publier  la bannière choisie sur  leur blog  ou site.
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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 23:37
Par Aymeric Chauprade, écrivain, politologue et géopoliticien français. Conférence sur les migrations dans les pays Européens, Rome, 11/11/2004 (Source: http://www.ieref.org). Un point de vue politiquement incorrect-donc intéressant- et, à mon avis toujours valide.

L'Union européenne ne sera une réalité de puissance qu'à la condition (nécessaire mais non suffisante) qu'elle ait une cohérence identitaire. Mon propos vise à montrer que l'immigration extra-européenne hypothèque sérieusement cette possibilité d'identité commune et ouvre sur la perspective d'une disparition, dans ce siècle, du substrat non seulement ethnique mais aussi culturel de l'Europe.

Trois parties seront successivement traitées dans cette communication.

1/ L'effondrement démographique des peuples européens.

2/ Le repeuplement de l'Union par des populations extra-européennes.

3/ Les facteurs d'amplification du phénomène.

1/ La population de l'Union européenne à quinze membres, avant l'élargissement de 2004, se caractérisait déjà comme étant la population la plus âgée du monde. En 2004, la part des enfants et jeunes âgés de moins de vingt ans est inférieure à celle des personnes âgées de plus de soixante ans. Cette situation est révélée plus encore par la comparaison du rapport dit de vieillissement démographique par zone régionale. Ce rapport est égal au quotient de la "post fécondité" sur la "pré fécondité", soit le nombre de seniors (personnes âgées de plus de cinquante ans) sur le nombre d'enfants et jeunes âgés de moins de vingt ans. Pour l'Union européenne des Quinze (avant l'élargissement) ce rapport est de 1,5 et, si l'on examine le détail du vieillissement par nation, les situations les plus graves sont celles de l'Italie (1,85) et de l'Allemagne (1,7) tandis que la France affiche un rapport de 1,28, donc inférieur à la moyenne européenne. Autrement dit, pour les Quinze, la "vieillesse" est déjà à 50% plus présente que la "jeunesse" et pour certains pays, comme l'Italie et l'Allemagne, on tend vers les 2 « seniors » pour 1 jeune. Regardons ce chiffre en Amérique du Nord, dans l'espace ALENA. Le rapport y est de 0,74 ce qui signifie que les personnes âgées de moins de vingt ans sont moins nombreuses encore que celles de plus de cinquante. La démographie nord américaine est donc beaucoup moins déclinante que celle de l'Europe. Quant aux zones économiquement émergentes comme l'Inde et la Chine, leur entrée dans le vieillissement est bien plus récente que la nôtre ; la jeunesse y reste nombreuse : en Chine il y a presque deux fois plus de jeunes de moins de vingt ans que de personnes de plus de cinquante (le rapport est de 0,58); trois fois plus en Inde (rapport de 0,34). Enfin, le record de jeunesse est affiché par la civilisation islamique (très contrastée cependant entre les mondes arabe, turc, asiatique et africain) dont le rapport de vieillissement démographique est de 0,22 (soit une "jeunesse" cinq fois plus représentée que les seniors). L'effondrement de la fécondité est un phénomène qui touche le monde entier à l'exception toutefois de l'Afrique subsaharienne, laquelle n'est pas encore entrée dans le processus d'inversion de la pyramide des âges. Mais si le monde entier (sauf l'Afrique noire donc) se trouve dans le processus d'inversion de cette pyramide, il est important de souligner que ce sont les Européens qui y sont entrés les premiers. Or dans l'histoire, le décalage temporel entre les différentes aires géographiques est décisif, car les flux de migrations vont depuis toujours des zones les plus jeunes vers les zones les plus âgées. C'est l'excédent démographique européen, à la sortie du Moyen Age, qui a provoqué le repeuplement du continent américain à partir du XVI e siècle. Intéressons nous donc à ce décalage temporel entre zones géographiques. L'inversion de la pyramide des âges signifie que la part des plus de soixante ans devient supérieure à celle des moins de vingt ans. Dès 1965, la Suède est entrée dans l'inversion ; l'ensemble de l'Union au début des années 1980, la Russie en 1995, l'ALENA et la Chine y entreront autour de 2010, l'Afrique du Nord autour de 2030 et l'ensemble du monde musulman au début des années 2040. L'Union européenne est donc bien confrontée à un défi démographique d’importance majeure ; sa propre survie est en jeu car elle déjà « vieille » tandis que tous ses autres concurrents géopolitiques sont plus jeunes. L'explication de ce vieillissement accéléré ne réside toutefois pas seulement dans l'allongement de la durée de la vie, conséquence du développement matériel de l’Occident. Pour large partie, elle résulte d'un effondrement de la natalité. Sur les vingt-cinq pays de l'Union élargie, dix-sept (dont ceux d'Europe centrale) connaissent en effet des excédents de décès par rapport aux naissances. Il y a trente ans, sur les territoires européens correspondant à l'Europe des Quinze et qui comptaient alors 330 millions d'habitants, le nombre annuel de naissances au sein de l’Union était supérieur à six millions. S’agissant des mêmes pays, il s'est aujourd’hui effondré passant de 6 à 4 millions alors que la population européenne considérée croissait de 50 millions. Autre chiffre frappant : avec ses quelques 380 millions d’habitants, l'Union européenne des quinze pays d’avant l’élargissement de 2004 n'a pas plus de naissances avec ses quelques 380 millions d'habitants que les Etats-Unis avec leurs 295 millions de citoyens (c'est-à-dire la population de l'Union à quinze moins l'Allemagne !). Or l'élargissement n'apporte aucune solution au problème de la dénatalité. Bien au contraire, il l'aggrave. Chaque année, l'Europe orientale perd 200 000 habitants. La situation est encore pire au-delà des frontières de la Grande Europe. La Russie, la Biélorussie et l'Ukraine ensemble perdent 1,2 millions d'habitants par an. C'est donc bien à un phénomène de dépeuplement massif de l'Europe par ses populations autochtones auquel nous assistons, la dénatalité expliquant largement le vieillissement voire la réduction des populations.

2/ Or, parallèlement au recul de ses populations de souche, l'Union européenne affronte depuis le dernier tiers du XX e siècle, un autre défi majeur : l’établissement en masse sur les sols nationaux de populations d’origine extra-européenne. Très logiquement, les migrants viennent compenser (pour partie) le dépeuplement européen. Deux aires géographiques sont à distinguer de ce point de vue au sein de l’Union. 1-la nouvelle Europe, celle de l'élargissement, qui se dépeuple à grande vitesse et n'est que très peu concernée par les flux migratoires extra-européens.2- l'Europe occidentale (celle que l'on appelle parfois la « vieille Europe » mais qui n'a pas plus d'ancienneté historique que la "nouvelle") (1). Son accroissement naturel (soustraction des décès aux naissances) n'est, pour quinze pays, que de +400 000, tandis que son solde migratoire annuel est de l'ordre de +1,6 millions de personnes1. Autrement dit, l'immigration (légale) est quatre fois plus importante que l'accroissement naturel des citoyens européens (qui évidemment ne sont pas uniquement des Européens de souche). Si l’immigration progresse 4 fois plus vite que l’accroissement naturel (lequel, faut-il encore le répéter, comptabilise la natalité des immigrés arrivés les années précédentes), on peut alors en conclure aisément que la population européenne est en passe d’être remplacée, sur un temps historique très court (un siècle) par des populations non européennes. Autrement dit, l’Europe en tant que réalité ethnique est en voie de disparition. Officiellement, selon Eurostat, l’Union à quinze pays compterait 15 millions d’étrangers extra européens ne disposant pas de la citoyenneté d’un pays membre. Ce qui représente environ 4% de la population de cet ensemble. Mais ce chiffre ne prend pas en compte les populations extra européennes, très nombreuses, qui ont acquis la citoyenneté de l’Union. Nous ne disposons pas de statistiques officielles parce que plusieurs pays ne distinguent pas, une fois la nationalité acquise, les citoyens selon leur origine ethnique. Considérons le cas français, l’un des pays les plus concernés par les flux migratoires extraeuropéens. Nous disposons de chiffres de l’INSEE pour l’année 2001. Officiellement, 9 % de la population de la France métropolitaine (sans les territoires d’Outre-mer donc) est originaire du continent africain et d’Eurasie (Turquie). A eux seuls, ces 9 % de la population de la France métropolitaine assurent 16 % des naissances en France (qui donnent accès à la nationalité française), soit 110 000 naissances. Une projection pour 2030 ouvre sur la perspective suivante : dans 25 ans, la France compterait 10 millions de résidants légaux d’origine extra-européenne, ce qui représenterait 15 % de la population (on serait donc passé de 9 % à 15 %) et 30 % des naissances. Autrement dit, au tiers de ce siècle, un tiers de la « future France » serait déjà d’origine extra-européenne. Dans ces conditions, il paraît assuré qu’à la fin du siècle, la population de France serait très majoritairement de souche extraeuropéenne, les derniers « Gaulois » étant en train de mourir. Or, jusqu’à présent nous n’avons considéré que l’immigration légale, qui est comptabilisée officiellement et soutenue par « l’Etat providence » européen. Or l’immigration illégale est un phénomène qui pèse aussi à côté de l’immigration légale, et ceci de manière croissante puisqu’il s’accélère dans tous les pays européens. En France, les autorités arrêtent en moyenne 10 000 clandestins par an et elles estiment qu’il ne s’agit là que d’un dixième environ des flux illégaux. Les optimistes penchent pour 100 000 entrées illégales par an, les pessimistes pour 300 000. Selon Maxime Tandonnet, spécialiste des flux migratoires au Ministère de l’Intérieur français, plus de 600 000 immigrés en situation irrégulière vivent en France en 2004. Les portes de l’immigration clandestine en Europe sont la Méditerranée occidentale et la Méditerranée orientale. Chaque jour des centaines de candidats à l’émigration illégale vers l’Union européenne tentent de passer par le détroit de Gibraltar, les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla en Afrique du Nord (Maroc). Le taux de départ annuel au Maroc est de 15 % des hommes valides, soit 7,5 fois la moyenne mondiale du taux d’émigration par pays (2 %). Ceux qui échouent en étant arrêtés puis refoulés, quand ils ne meurent pas dans des conditions dramatiques (noyades, assassinats par les passeurs), tentent de nouveau leur chance par les Canaries. En Méditerranée orientale, la principale plateforme d’accès est la Grèce (frontière albanogrecque et détroit de Bosphore), l’immigration clandestine provenant de trois sources différentes : les territoires de l’ex-Yougoslavie ravagés par la guerre et l’épuration ethnique, le Moyen-Orient, la lointaine Asie. Les flux d’immigrants qui touchent la Grèce impressionnent par leur ampleur. Alors que la Grèce ne compte qu’une dizaine de millions d’habitants, elle a refoulé en une dizaine d’années plus de 2 millions de clandestins soit l’équivalent d’un cinquième de sa population ; par comparaison, c’est comme si l’Italie dans le même temps avait refoulé 11 millions d’immigrants illégaux. Citons ici le propos de Rosseto Fabiola, économiste du travail et expert de l’immigration à l’Université d’Athènes : « J’ai calculé que les étrangers en Grèce représentent déjà 7,5% de la population et que leur croissance est exponentielle, 12 à 14 fois supérieure aux chiffres que nous avions il y a dix ans » (2). Mais, avant la Grèce, la plateforme de projection de l’immigration clandestine vers l’Union européenne, c’est la Turquie. Les autorités d’Ankara arrêtent environ 100 000 illégaux par an et la pression exercée sur la Turquie par l’Asie centrale et lointaine et par le Moyen-Orient est formidable. En Méditerranée orientale, l’immigration n’arrive pas seulement par la Turquie puis la Grèce, ou bien directement par la Grèce, elle arrive aussi directement par l’Italie : par les frontières avec la Slovénie (30 à 40 000 arrestations annuelles selon le procureur de Trieste) ; par le canal d’Otrante et la Sicile des milliers de clandestins albanais ou tunisiens cherchent à pénétrer l’Union. Les Européens vivent donc un double phénomène démographique. Ils vieillissent car ils ne font plus assez d’enfants et ils sont progressivement remplacés sur leurs terres natales et celles de leurs ancêtres par des populations africaines et asiatiques beaucoup plus jeunes, ceci de manière légale (une immigration assumée pour des raisons autant économiques qu’idéologiques) comme de manière illégale. Prisonniers de leur sentiment de culpabilité, pénétrés par l’idéologie de la Fin de l’Histoire (le village mondial métissé), ils refusent de reprendre leur destin en main.

3/ Or la dynamique décrite (dépeuplement européen/repeuplement africain et asiatique) risque de se combiner dans les années à venir à des facteurs extérieurs à l’Europe autant démographiques qu’économiques ou géopolitiques, ces raisons déterminant l’origine socioéconomique de ces flux migratoires. Pour quelles raisons, en effet, la pression migratoire du Sud sur l’Union européenne va-telle s’aggraver ? Comparons l’évolution quantitative des populations de la rive Nord et de la rive Sud de la Méditerranée. Dans la rive Nord nous rassemblons la France, l’Italie, l’Espagne, la Grèce, le Portugal ; dans la rive Sud, en faisant le tour du « boulevard périphérique méditerranéen », le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, l’Egypte, la Turquie, les 4/5 de la population de Chypre (3), la Syrie, la Palestine, le Liban et la Jordanie. Israël est mis à part car c’est un pays d’accueil d’une forte immigration juive et très peu un pays source. La rive Nord (européenne) compte aujourd’hui environ 180 millions d’habitants tandis que la rive Sud en compte 240 millions. En 2030, dans 25 ans, la rive Nord aura perdu (si l’on ne compte pas l’afflux d’immigrés extra-européens qu’elle connaîtra certainement) 6 millions d’habitants, tandis que la rive Sud en gagnera 100 millions pour dépasser les 100 millions d’habitants. Les démographies italienne et espagnole connaîtront un recul particulièrement terrible. On aura donc « face à face », dans l’interface méditerranéenne, deux fois plus de population au Sud qu’au Nord. Or ce réservoir démographique qui fait face aux rivages méditerranéens de l’Europe est caractérisé notamment par le plus fort taux d’émigration du monde. Alors que la moyenne mondiale se situe à 2 % de la population (qui émigre chaque année), le taux de départ moyen en Méditerranée est de 5 % de la population. Taux supérieur à la zone Caraïbes et à l’Asie. Traduisons cela en données quantitatives : depuis le début des années 1960, près de 20 millions des ressortissants des pays de la rive Sud ont émigré (pas seulement vers l’Europe, mais aussi vers l’Amérique du Nord). Or cette réalité démographique de la rive Sud doit être combinée avec les risques géopolitiques qui pèsent dans la région. Le premier risque géopolitique majeur est celui de l’évolution des régimes du monde méditerranéen musulman vers l’islam politique (l’islamisme). La persistance du conflit israélo-palestinien, l’occupation américaine de l’Irak, la collaboration de leurs gouvernements avec les Etats-Unis d’Amérique perçue par une très large majorité des Arabes d’Afrique du Nord comme du Levant comme une aliénation et une humiliation, l’absence de véritable développement socio-économique au-delà de marques évidentes de croissance, tout ceci contribue à faire le lit de l’islamisme. Quel est, dans ces conditions, le degré de solidité des régimes algérien ou jordanien par exemple ? Deuxième phénomène à prendre en compte : les conséquences de la révolution économique mondiale causée par l’émergence de l’Asie et notamment de la Chine. Sous pression croissante et pour rester compétitives, les économies européennes risquent de connaître un glissement vers l’économie souterraine. Déjà 10 % du PNB de l’Espagne et 30 % du PNB de l’Italie ou de la Grèce sont le « fruit » de l’économie parallèle. Plus l’Europe vieillit, plus les Etats providence sont confrontés au coût de la vieillesse et de la santé, plus l’économie en subit les conséquences, et plus celle-ci cherche naturellement à se soustraire à la ponction fiscale, en délocalisant ou en fraudant. Or qui plus d’économie clandestine dit davantage d’emplois clandestins. Des pans entiers des économies européennes risquent donc de recourir à de l’emploi étranger et clandestin ou même légal dans la mesure où « l’immigré » est en général moins exigeant en matière de conditions de travail et de niveau de rémunération (il n’a tout simplement pas le choix !). Il y a une pompe aspirante de l’immigration légale et illégale qui est d’essence économique, de nombreux acteurs de l’économie jugeant que le « mondialisme » leur permet de rester compétitif face à la capacité d’adaptation remarquable des Etats-Unis et surtout face au défi chinois et plus largement asiatique. A propos de mondialisation, parmi les multiples conséquences (positives ou négatives d’ailleurs) de celle-ci, figure l’aggravation du poids des maffias transétatiques. La globalisation financière et la liberté de tous les flux favorisent en effet les structures transétatiques illicites. Or l’un des secteurs lucratifs de ces maffias est justement le « marché de l’immigration clandestine ». Plus la demande migratoire augmente, plus les maffias prospèrent, et plus celles-ci prospèrent, plus elles sont en mesure de développer de nouvelles filières d’immigration clandestine et donc de susciter l’offre. L’analyse des flux d’immigration clandestine révèle le poids des réseaux albanais, yougoslaves, chinois, russes... Trafic d’êtres humains qui se combine d’ailleurs souvent avec trafic de drogue, ces pauvres immigrés clandestins étant parfois obligés de payer leur passage devenant ainsi des revendeurs ou des passeurs de drogues et hypothéquant ainsi fortement les chances de leur liberté et de leur dignité futures (4). Les mafias marocaines en particulier obligent nombre de leurs candidats à l’émigration à leur acheter du haschisch du Rif qu’ils devront revendre en Espagne, en France ou en Belgique pour survivre dans les premiers mois de leur arrivée. S’agissant du Maroc, ce trafic d’humains couplé à un trafic de stupéfiants pèse de l’ordre de 10 milliards de dollars par an ! Mais les perspectives d’immigration ne sauraient se limiter au constat d’un différentiel démographique béant entre rive Nord et rive Sud, à la pression asiatique sur les économies européennes qui déterminera chez de nombreux acteurs un comportement favorable à l’immigration, ou encore au risque de basculement dans l’islamisme de pays du Maghreb ou du Machrek. Une question souvent ignorée, en effet, est celle des perspectives post-pétrolières dans le Golfe arabo-persique. Aujourd’hui, a-t-on bien conscience que le Golfe arabo-persique, grâce à son économie pétrolière et gazière, absorbe une proportion importante de l’émigration asiatique, égyptienne et turque qui aurait pu venir jusqu’en Europe ? Six pays du Golfe (dont la population arabe autochtone est relativement faible) absorbent à eux seuls plus de onze millions d’immigrés : des Pakistanais, des Hindous, des Philippins, des Egyptiens, des Turcs... Or deux remarques sont à faire concernant l’évolution du profil de cette immigration dans la zone « tampon » du Golfe située entre Europe et Asie. D’une part la proportion des Arabes par rapport aux Asiatiques tend à diminuer. En 1990, les Egyptiens formaient encore 40 % des délinquants. Aujourd’hui, plus de 70 % de la main d’oeuvre est asiatique. Les raisons de cette évolution sont évidemment multiples. Mais il faut insister sur la peur de l’islamisme dans les pays du Golfe qui risque de pousser ceux-ci à favoriser la venue d’immigrés asiatiques non musulmans, comme également sur le fait que l’asiatique est souvent réputé plus travailleur que le méditerranéen. Songeons maintenant à ce qui se passera lorsque nous entrerons pleinement dans une nouvelle révolution énergétique mondiale, c’est-à-dire, sans doute autant pour des raisons d’épuisement des ressources elles-mêmes que de saturation en gaz à effet de serre de notre atmosphère terrestre, l’humanité aura enfin choisi de se libérer des hydrocarbures. Que se passera-t-il alors ? Le Golfe sera-t-il encore cette zone tampon placée sur le chemin de cette « marche vers l’ouest » de millions de migrants asiatiques ? N’iront-ils pas plutôt alors grossir les rangs de l’émigration vers l’Europe ? Autre question géopolitique. Le conflit israélo-palestinien. Loin d’être terminé, malgré la pause qui suit le choc de la mort du Raïs palestinien, ce terrible conflit laisse en suspens l’avenir de millions d’hommes et de femmes, Juifs et Arabes, sur la terre de la Palestine. Dans cette région, il est hélas difficile de croire une paix possible (deux peuples voisins dans deux Etats souverains distincts) tant les équilibres démographiques, hydrologiques, économiques d’aujourd’hui dépendent de la domination de l’un des deux peuples sur l’autre. Un nouveau cataclysme reste donc possible avec, à la clé, des millions de réfugiés fuyant vers d’autres pays arabes ou vers l’Europe. Autant la carte géopolitique de l’Europe est pacifiée, autant celle du Moyen-Orient ne l’est pas. Personne ne peut affirmer que les minorités kurdes ou palestiniennes, incorporées aujourd’hui dans tel ou tel Etat-nation, le seront encore demain. Le peuple kurde, sans Etat et dans des frontières étatiques parfois fragiles (considérons à ce propos l’évolution de l’Irak vers le fédéralisme) constitue encore un formidable réservoir d’émigration vers l’Europe. Déjà 2,5 millions de Kurdes vivent en Allemagne ; 200 000 en France et 200 000 en Grande- Bretagne et aux Pays-Bas. De même que rien ne nous dit que l’Union européenne, parfois généreuse jusqu’à mettre en péril son propre avenir, ne proposera pas un jour (avec les encouragements des Etats-Unis) l’accueil de centaines de milliers de Palestiniens pour favoriser un règlement israélopalestinien (5). Et d’ailleurs, cette faiblesse de l’Europe face au défi de l’immigration n’est-elle pas finalement la principale menace qui pèse sur celle-ci ? L’Europe accepte le fait accompli de l’immigration illégale en régularisant sans cesse davantage. Chaque année, sur le territoire de l’Union à 15 (avant l’élargissement de 2004 donc), entre environ un demi million de clandestins (c’est évidemment une estimation) ; chaque année le nombre de personnes régularisées après avoir enfreint les lois européennes ne cesse d’augmenter sur tout le territoire de l’U.E. 220 000 régularisations en France ces trois dernières années ; 50 000 en Belgique ; 720 000 en Grèce ; 1,5 million en Italie (dont 700 000 pour la seule année 2002) ; 575 000 en Espagne ; 240 000 au Portugal. On oublie souvent que la mécanique du regroupement familial fait (en France notamment mais aussi dans plusieurs autres pays de l’Union) qu’une seule régularisation signifie du même coup trois, quatre ou cinq nouveaux immigrés légaux. 20 000 personnes régularisées peuvent faire d’un coup jusqu’à 100 000 nouveaux immigrés légaux. L’Union européenne est donc entrée, en profondeur, dans un processus qui, à l’issue de ce siècle, aura abouti au remplacement de sa population d’origine par des populations non européennes, africaines et asiatiques. L’Europe ne sera plus européenne à la fin du XXI e siècle. Mais ce que connaît notre civilisation européenne, héritière de Rome et des cathédrales du Moyen-âge, est à différencier de la situation nord-américaine, des Etats-Unis en particulier. Le dernier livre de l’universitaire américaine Samuel Huntington montre en effet que si l’Amérique tend à perdre sa dominante « blanche » et anglo-saxonne, elle reste néanmoins culturellement chrétienne; plus que cela, les guerres dans lesquelles elle est entrée contribuent, au-delà des fractures communautaristes, à refonder la nation américaine autour d’une religiosité commune. Les Etats-Unis continuent donc, à partir de plusieurs races, à fabriquer des Américains. Au contraire, il y a peu d’espoir que l’Union européenne, à partir de populations ethniquement extra-européennes, ne parvienne à fabriquer des Européens de culture. D’abord parce qu’à la différence des Etats-Unis (qui absorbe une majorité de chrétiens et parvient encore à convertir une proportion significative de ceux qui ne l’étaient pas), l’immense majorité des migrants vers l’Europe n’est pas de religion chrétienne; ensuite, parce que la volonté de « convertir » ces migrants, si ce n’est à la religion des Européens, du moins aux valeurs qui en découlent, a disparu. Non seulement la construction européenne telle qu’elle est envisagée aujourd’hui contribue à éradiquer les identités nationales, mais aucune identité européenne de substitution n’est proposée en lieu et place de celles-ci. En conséquence, l’immigré extra-européen est accueilli par un ensemble économique progressivement vidé de ses contenus identitaires et dans lequel il n’a aucune chance de s’assimiler puisqu’il n’a plus rien à assimiler. Plus les années passeront, moins les écoles européennes seront en mesure d’assimiler les petits enfants d’origine extra-européenne. Regardons à ce propos les chiffres en France et notamment celui des effectifs des enfants d’immigrés d’origine extra-européennes (âgés de moins de 15 ans) : ils constituent déjà 13 % des enfants dans les classes. En 2030, ce chiffre sera passé à 25 % mais dans les grands centres urbains (Paris, Marseille, Strasbourg...) cette proportion pourra être de 50 voire 75 %. On voit bien que l’idée même d’assimilation n’a déjà plus de sens.

Ma conclusion est donc radicale ou sombre. Ou bien l’Union européenne lance dans les prochaines années à venir une sorte de « Plan Marshall » de relance de la natalité et de réduction de l’immigration extra-européenne (politique d’immigration sélective, abolition du regroupement familial, encouragement au retour par limitation drastique des prestations sociales...) ou bien la civilisation européenne aura disparu à la sortie de ce siècle.

(1) A elle seule, l’Allemagne accueille presque la moitié des arrivants annuels dans l’Union à 15 : + 700 000 immigrés chaque année.

(2) Dans le quotidien milanais « Il Sole » en février 2000.

(3) Nous distinguons donc la population chypriote de la population turque occupante du Nord de l’île, en contradiction avec le droit international.

(4) On voit là tout le drame de l’immigration qui transforme parfois ainsi des pauvres honnêtes et dignes en pauvres

(5) La question des réfugiés étant en effet l’un des points essentiels de blocage entre Palestiniens et Israéliens. Trop de monde, pas assez de terre, pas assez d’eau, des lieux saints qu’on ne partage pas...

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 22:21
Le PMF, un nouveau parti politique dont j'avais déjà parlé dans Proelium. Voici ce qu'était à l'époque leur bannière :


Bon déjà "multiculturel" j'étais pas trop chaud, surtout quand on sait que sous ce mot se cache l'annihilation de la culture blanche, et des Blancs eux-mêmes. Enfin "se cache"... non justement, eux ils se cachaient même pas étant donné que leur idéal républicain cosmopolite de mes deux était accompagné d'un sous-titre "Parti des français issus de l'immigration". Non ne cherchez pas, il n'y a pas de majuscule à "français", on sait l'idée que se font ces gens-là de notre nationalité. Bref ce sous-titre explicite donc, confirmait ouvertement que c'est bien la lutte contre les "de souche" qui se jouait.

Evidemment cette bande de connards avait réagi sur Proelium pour dire à quel point j'étais raciste, que ce parti s'adressait à tout le monde puisque nous étions tous des enfants d'immigrés, etc. me soutenant même que l'origine hongroise de Sarko l'incluait dans les "issus de l'immigration". J'ai tout de suite mis à fin à cet élan de mauvaise foi en citant une phrase que l'on trouve dans la présentation de leur site :

"les « issus de la diversité » sont tout simplement des Noirs et des Arabes"

Après cela, plus de réponse. Etrange non ? Ils ont fui le "débat" tels une bande de Chances pour la France se faisant attraper en train de piller une boutique de sportswear.

Et aujourd'hui, hasard, je retombe sur leur site, et voici leur nouvelle bannière, celle qui a remplacé l'autre qui "n'avait rien d'anti-blanc ni rien à se reprocher" :


Une police de caractères plus "cool", des images de gentils antiracistes historiques, l'adjectif "Français" supprimé et surtout : plus de sous-titre trop explicite. Conclusion ?

Les temps sont durs pour l'ennemi, il commence à remarquer que sur la route qui le mène à la destruction de la France, et bien il y a quelques opposants. Alors il se travestit, s'adoucit, il se cache... Morale : rester vigilant, à l'écoute, et voir le mal là où il est, quand le citoyen moyen, lui, signe son arrêt de mort.


Race(s) ?

En revoilà un grand mot, plus gand encore que le nationalisme. Un mot autant interdit que "diversité" est imposé. Peut-on (encore) utiliser le mot "race" pour parler des Hommes ? Voyons voir.

Je ne suis pas un spécialiste de la biologie, mais je suis renseigné. Je vais tenter de faire simple.

En gros, un individu est doté d'un phénotype et d'un génotype. Le premier est l'ensemble de ses caractéristiques extérieures, le second l'ensemble de ses caractéristiques intérieures.

Une race est une sous-partie d'une espèce. Plusieurs individus de la même espèce mais de races différentes ont une somme de gènes en commun : ceux de leur espèce ; et une somme de gènes propre à leur race : tous les autres.

Du racialisme au nazisme

Pendant longtemps, on a supposé qu'étant donné que les phénotypes humains étaient très différents, Blanc aux yeux bleus, Noir aux yeux marrons, etc. les génotypes l'étaient également, d'où les appellations de "race blanche", "race noire" ou "race jaune". Lire Gustave Le Bon par exemple.

C'est ainsi qu'on en déduisait une pluralité génétique dans l'espèce humaine, donc l'existence de
plusieurs "races", que certains ont classées hiérarchiquement. Et puis, comme pour le nationalisme, Hitler est passé par là.

Au milieu du XXème siècle donc, on a préféré parler d'ethnies humaines plutôt que de races. On a déclaré qu'il était impertinent de déduire que le noyau (génotype) était multiple chez les Hommes uniquement parce que l'apparence (phénotype) l'était. En affirmant que l'existence de "races" n'était pas "prouvable", en tout cas pas prouvée, on a préféré supposer l'hypothèse inverse, sans la prouver non plus à l'époque, c'est-à-dire qu'il n'y avaient pas de "races", et que les différences d'apparence n'étaient liées qu'à des influences de l'environnement extérieur, aucunement à un statut génétique.

Une science qui dérange

Depuis, la science naturelle a avancé. En 1990 fut lancé le Projet Génome Humain, visant à séquencer l'intégralité du génome humain, et à en savoir plus sur ce que nous sommes réellement, au-delà des idéologies.

En 2004, le travail était terminé. Encore une fois il s'agit là de science de haut niveau, je ne fais que résumer les faits et parler de ce qui nous intéresse ici. Les résultats sont plutôt intéressants.

Premièrement, et contrairement à ce que beaucoup disent et croient, l'apparence est liée au noyau. La phénotype et le génotype ne sont pas indépendants. Le phénotype est le résultat de génotype confronté à l'environnement. En d'autres termes, le patrimoine génétique d'un groupe d'individus peut muter en fonction des influences extérieures, c'est ainsi qu'une des conclusions de ce projet scientifique est qu'il est possible de déduire avec une forte probabilité l'origine géographique d'un individu en fonction de ses gènes.

Deuxièmement, et contrairement à ce que l'on entend souvent encore une fois, le génome n'est pas identique dans toute l'Humanité. Il l'est presque, mais ne l'est pas. Nous avons presque tous le même génome, à quelques gènes près. Pour vous donner une idée, quelques dizaines de gènes également nous différencient du chimpazé, tout le reste est commun.

A partir de là, parler de "race" dépend donc entièrement de l'importance que l'on donne à ces gènes différents. A peine quelques dizaines de différences avec des singes, mais nous ne sommes pas des singes, et nous pouvons également nous faire transplanter presque tous les organes du porc, ce qui ne fait pas de nous des porcs.

Voici une conclusion des trois scientifiques principaux ayant travaillé sur ce projet :

Contrairement à l'idée défendue depuis le milieu du XXe siècle, on peut définir scientifiquement des races dans l’espèce humaine. La connaissance du génome humain permet en effet de regrouper les personnes selon les zones géographiques d’où elles sont issues.
C'est pas moi qui le dit. La science nous démontre que l'histoire, les coutumes, les terres d'un peuple sont en relation directe avec sa nature biologique. Il ne suffit pas d'amener un Africain en France pour qu'il devienne "français", ni l'inverse d'ailleurs, car nous portons tous notre passé dans nos veines.

Parler de "races humaines" ne dépend donc plus que de deux choses : l'importance que l'on donne aux différences biologico-culturelles entre les "ethnies" humaines, et la volonté ou non d'éradiquer ces différences. Le mot "race" serait donc approprié à ceux qui préfère voir l'Humanité multiple, le mot "ethnie" pour les autres.

Pour ce qui est de l'importance de l'esprit et du charnel chez l'Homme, des idées et des origines, je pense inutile de vous redonner
mon avis, si ce n'est que je pense que l'Humanité est dans les faits multiple, qu'il est dangereux de prétendre dépasser la nature, et que le métissage ethnique et culturel doit rester homéopathique et autonome, loin de l'idéologie. J'aime la différence, bien plus que l'antiracisme officiel, et si la "race" peut être synonyme d'identité, bien-sûr que je suis pour la sauvegarde des "races" au détriment de l'uniformisation, et en premier lieu de la mienne, la "race" blanche.

Questions bêtes ?

"Peut-on donc parler de races humaines comme de races de chiens ?"

Encore une fois tout dépend. Je pense que non, car certains chiens ne peuvent se reproduire avec d'autres, or nous pouvons tous nous mélanger d'un point de vue strictement biologique. Cependant parler d'une seule et unique "race humaine" est assez stupide aussi, puisque nous n'avons pas exactement tous les mêmes gènes. Et puis il n'existe aucune espèce connue dont la "race humaine" serait un sous-groupe. C'est bien là la subtilité des conclusions du Projet Génome Humain, non-manichéenes et semblant dépasser les préjugés racistes comme antiracistes.

Il est faut de dire que les humains sont séparés dans leurs gènes en groupes bien précis, totalement disctincts et déterminés de manière définitive. En revanche il est tout aussi ridicule d'affirmer que nous sommes tous les mêmes, que l'Humanité est une et indivisible biologiquement, et que par conséquent la génétique et l'évolution historique des peuples n'ont aucun rapport entre elles.

"Le mot "race" n'a-t-il qu'un seul sens ?"

Non il y en a en fait deux. Biologique et anthropologique. Il suffit pour cela de demander à celui qui utilise le mot ce qu'il entend par "race". S'il parle en termes biologiques, il considère que l'espèce humaine est divisée en races comme l'espèce canine l'est, donc il se trompe scientifiquement. En revanche s'il parle de "race" d'un point de vue anthropologique, il entendant par là l'appellation générale regroupant un peuple ou une civilisation avec son histoire, sa couleur, sa géographie.

Encore une fois tout dépend, comme je l'ai dit plus haut, de l'importance qu'on donne aux différences entre les peuples humains. Le mot "race" dans le cadre scientifique est dépassé. Dans le cadre anthropologique il est mal perçu car il implique que l'ethnie est un paramètre fondamental dans l'évolution des peuples, culturellement comme biologiquement, ce qui pourtant est bel et bien confirmé par les découvertes scientifiques les plus récentes.

"Au début, une ou plusieurs races ?"

Le monogénisme ou le polygénisme. Le premier considère qu'il n'y a qu'une seule "race" humaine à la base, et que les peuples différents sur la Terre sont le résultats de migrations diverses, et évolutions culturelles qui vont avec. Le second considère que l'Humanité était à la base peuplée de "races" distinctes et "pures", qui se sont mélangées par la suite. Cette dernière théorie a pu se rapprocher du créationnisme, et il me semble que le monogénisme est beaucoup plus cohérent avec la théorie de l'évolution selon Darwin.

Je vous laisse vous renseigner à ce sujet, pour ma part ce n'est pas très intéressant, que les humains eurent été à la base identiques ou différents m'importe peu, puisque je considère qu'ils sont divers et différents depuis assez longtemps pour voir l'Humanité comme
plurielle. Selon moi, vouloir le métissage ou même nier l'importance des différences entre les groupes humains sous prétexte qu'au début on était tous de la même tribu est une idiotie. Un début qui d'ailleurs n'est pas ponctuel car il n'y a pas de "début" à proprement parlé dans la théorie de l'évolution.

"Et le racisme dans tout ça ?"

Le racisme c'est autre chose. C'est une idéologie consistant à classer les groupes humains en "races" disctinctes, tout en établissant
un ordre hiérarchique parmi elles.

C'est ainsi que l'on préfèrera parler de "racialistes" pour ceux qui considèrent que les différences entre les peuples humains sont assez conséquentes pour parler de "races humaines". Les racistes seront donc les racialistes qui hiérarchisent les races qu'ils considèrent comme telles, avec souvent, comme par hasard, la leur tout en haut de l'échelle de valeur.

 

"une crevasse de 167 mètres de long symbolisant la fracture entre les blancs et le reste de l'humanité, selon l'artiste."... "fracture", culpabilité... la honte d'être un Blanc... et "blancs" sans majuscule, évidemment.

A l'ombre des Lumières

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 23:50
« Les immigrés sont ici chez eux », avait dit le président François Mitterrand. Plus récemment, le mercredi 27 septembre 2006, sur Canal plus, rompant en direct le jeûne du ramadan, l’acteur Jamel Debbouze dont les parents venus du Maroc s’installèrent en France dans les années 1960 s’inscrivait dans la ligne de l’ancien président de la république en déclarant : « Ce pays (la France) est le nôtre. » Tout patriote se féliciterait naturellement de tels propos s’ils n’étaient à double sens, pouvant aussi être interprétés comme une incitation à faire régner la « loi des banlieues ».

L’Histoire n’est pas écrite ; Dominique Venner a coutume d’écrire que, sur la longue durée historique, les retournements de situation, parfois les plus inattendus, sont légions. Qui pouvait prévoir en 1914 dans une Europe prospère, rayonnante et largement monarchique, une guerre civile de 30 ans suivie d’une décolonisation rapide et généralisée suivie de l’imposition du démocratisme libéral Américain à l’ouest et du totalitarisme communiste à l’Est ?

Les Français d’Algérie, les Portugais d’Angola et les Arabes d’Andalousie ne disaient pas autre chose que Jamel Debbouze. Avec 130 ans de présence pour les premiers, 400 pour les seconds et 900 pour les derniers, n’étaient-ils pas effectivement fondés à croire que ces pays étaient bien les leurs ?

Ils ont, hélas pour eux, appris qu’aucune colonisation n’est éternelle.

Daniel Pipes, dans un article récent (http://www.danielpipes.org/article/4323) consacré aux relations du continent Européen et de sa minorité musulmane croissante propose trois scénarios distincts :

1- le règne musulman : l’Europe devient une province, une colonie de l’Islam, grâce à trois facteurs clefs que sont la foi, la démographie et le patrimoine culturel.

Une laïcité extrême prédomine en Europe, surtout parmi ses élites, au point que les chrétiens croyants (pratiquants ou non) sont considérés comme mentalement déséquilibrés et incapables d’assumer des taches publiques. Par ailleurs, la foi des musulmans, avec son tempérament djihadiste et son suprématisme islamique, tranche autant qu’il est possible avec celle des chrétiens européens non pratiquants. Ce contraste amène de nombreux musulmans à considérer l’Europe comme un continent mûr pour la conversion et la domination. L’effondrement démographique des populations Européennes de souche allié au taux de fertilité élevé des musulmans prédisent un changement rapide (à l’échelle de 2 ou 3 générations) du visage ethnique du continent Européen : « Amsterdam et Rotterdam pourraient devenir, d’ici 2015, les premières grandes villes Européennes à majorité musulmane. Les pronostics actuels prévoient une majorité musulmane dans l’armée Russe dés 2015. » Nombre d’Européens, matraqués de façon continue par une véritable propagande nationale et Européenne, ont l’impression que leur culture historique ne vaut pas qu’on la défende, voire qu’on la préserve. Ce manque d’assurance a des conséquences directes négatives pour les immigrants musulmans (comment s’approprier une culture que les indigènes eux-mêmes ont appris à mépriser et ne souhaitent pas transmettre à leurs enfants?). « En résumé, cette première argumentation avance que l’Europe sera islamisée, qu’elle se soumettra ou se convertira sans résistance à l’Islam parce que le yin de l’Europe s’accorde si bien au yang de l’Islam : faiblesse et puissance de la religiosité, de la fertilité et de l’identité culturelle. »

2- l’expulsion des musulmans : à l’image des colons Français en Algérie ou des colons Arabo-musulmans en Espagne, il est possible d’imaginer un rejet brutal des musulmans d’Europe. Pipes fait référence à un commentateur Américain, Ralph Peters, pour qui « il est trop fait abstraction de l’histoire et de la brutalité indéracinable de l’Europe. » Sous entendu, les Européens indigènes, qui constituent toujours 95% de la population du continent, pourraient se réveiller et imposer leur volonté de façon violente. A l’appui de ce scénario, le mouvement d’irritation qui semble se dessiner à l’échelle Européenne, notamment au sein des masses populaires et en décalage avec des élites acquises à la doxa multi culturaliste, en réponse à l’altérité islamique et à ses revendications communautaires. « Si ces éléments opposés à l’immigration et à l’Islam ont généralement des racines néofascistes, ils gagnent en respectabilité avec le temps en se concentrant sur les questions de foi, d’identité et de démographie. » L’audience croissante de ce type d’analyse se nourrissant bien sur d’une immigration incontrôlée et perçue par les indigènes comme un facteur d’anarchie et d’insécurité au sens large.

3- l’intégration des musulmans : les Européens autochtones et les immigrants musulmans trouvent un modus vivendi. De la même façon que l’Islam change l’Europe, l’Europe change l’Islam qui, opérant un aggiornamento salutaire, accède à la modernité en dissociant le profane du sacré, le religieux du politique, permettant ainsi à ses sujets de vivre leur foi tout en respectant les principes laïques de leur pays d’accueil. Pour Pipes, cette vision idyllique est improbable, l’éventualité de voir les musulmans accepter les restrictions de l’Europe historique et s’intégrer sans heurts dans ce cadre étant bien peu probable.

Il est donc difficile d’imaginer un autre scénario pour l’Europe occidentale que l’islamisation ou la guerre civile.

« Toutefois, le problème Européen est si inédit, si étendu, qu’il est difficile de le comprendre, tentant de l’ignorer et presque impossible d’en pronostiquer l’évolution. L’Europe nous entraîne tous en terre inconnue. »


Immigration I. Idéologie.

« L’Histoire nous enseigne que les migrations améliorent le sort de ceux qui s’exilent mais aussi font avancer l’humanité toute entière. » Ces propos de Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies (Le Monde, 9 juin 2006), illustrent l’image d’une immigration idyllique, source de toutes les vertus, tous les progrès, comme jadis le socialisme. Le consensus idéologique sur ce sujet, dans les élites Françaises, est assourdissant : le credo est : « l’immigration est une chance pour la France ».

Soutenir l’idée que si cette immigration est parfois nécessaire pour des raisons économiques, démographiques ou culturelles, elle puisse constituer, mal gérée et au delà d’un certain volume, un facteur de désordre, d’instabilité et de déchirements est impossible. Cette approche univoque, totalisante et passionnelle de l’immigration distingue la France des autres grandes nations Européennes, notamment l’Allemagne ou la Grande-Bretagne, ou le débat sur cette question est infiniment plus libre et pragmatique.

Mythes, repentance…et idéologie.

La haine de soi, la honte d’être Français, un sentiment de culpabilité permanent, imprègnent une grande partie de ces élites et expliquent leur inhibition à l’égard de ce tabou. Ce sentiment de culpabilité est alimenté par notre histoire coloniale et par la parenthèse Vichyste. Et l’image d’une France rongée par le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme est omniprésente (cf l’ouvrage de BH Levy "L’Idéologie Française", livre culte de la gauche libérale des années 80). La référence Vichyste est systématique dans l’argutie progressiste, comme si l’expulsion d’étranger en situation irrégulière en 2007 et la déportation de Juifs pendant la seconde guerre mondiale se valaient. Ce rapprochement entre la nécessaire politique de maîtrise de l’immigration et les lois antisémites et xénophobes du gouvernement Laval à Vichy est une des clefs de la propagande du lobby immigrationniste et du terrorisme intellectuel que fait régner l’intelligentsia médiatique, politique et culturelle.

Notre histoire coloniale est une autre source du complexe Français à l’égard de l’immigration ; comme s’il existait une dette éternelle du monde occidental- de la France, notamment- envers ses anciennes colonies. L’ex colonisé est bon et pur par définition, car il est une victime de l’ancienne puissance coloniale. Il incarne l’homme nouveau, la régénérescence, l’avenir du monde versus son oppresseur : Français ou Européen de souche. L’immigration comme revanche sur la colonisation si l’on veut.

 

Or, maîtriser l’immigration (concept évidemment "fascisant" au regard de l’idéologie mondialiste, "sans frontiériste") est inconcevable si l’on s’interdit par avance, par principe, d’expulser du territoire toute famille avec enfant installée illégalement en France. Aujourd’hui, n’importe quelle famille peut entrer en France au moyen d’un visa de court séjour, s’installer dans la clandestinité, scolariser ses enfants, puisque la scolarisation est un droit absolu, même si les parents sont en situation irrégulière. Proclamer le droit pour toute famille à ne pas être expulsée si ses enfants sont scolarisés en France et à bénéficier d’une régularisation aboutirait de facto à ouvrir notre territoire aux familles du monde entier...et abolir l’idée même de nation.

On reconnaît ici l’argumentaire de la propagande inouïe orchestrée par quelques associations d’extrême gauche (Réseau Education Sans Frontières, SOS racisme), et repris par une partie importante de la presse et des média en général (Libération, Le Monde, France-Inter, etc), faisant jouer les bons sentiments au mépris de toute rationalité et de toute légalité.

Derrière cette mobilisation une nouvelle idéologie est omni présente. Elle affirme un droit supérieur et universel de l’individu qui prévaut en toutes circonstances sur l’intérêt général et sur la loi Républicaine, votée par les représentants ( ?) de la Nation.

 

Il semble qu’une bonne partie de notre intelligentsia, jadis acquise au mythe de l’« homme nouveau » ou de celui de la "régénération de la société", prône aujourd’hui une stratégie de recomposition du paysage humain en France. Si l’on ne peut changer l’ homme, alors il faut changer les hommes. Il s’agit la d’un principe totalitaire, commun au national socialisme et au socialisme et dont on a pu voir que les racines plongent dans la philosophie des Lumières, qui voue à l’effacement l’image d’un peuple Français majoritairement d’origine Européenne ou issu des territoires d’outre mer auquel se substituerait un peuplement nouveau issu d’une immigration de remplacement.

 

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"L'ordre, et l'ordre seul, fait en définitive la liberté. Le désordre fait la servitude. Le triomphe des démagogies est passager mais les ruines sont éternelles." Charles Péguy, Les Cahiers de la Quinzaine.


Immigration II. Propagande.

L’ouverture inconditionnelle de la France à l’immigration et l’abolition des frontières se sont ainsi imposés au fil des ans comme les repères idéologiques majeurs d’une élite bien pensante.

Vous avez un message des élites…

CNCDH : commission nationale consultative des droits de l’homme. Elle réunit une centaine de personnalités françaises issues de quelques associations influentes (SOS racisme, croix rouge, LICRA, MRAP, Ligue des droits de l’homme), des hauts fonctionnaires responsables de la presse écrite ou audio-visuelle, des écrivains, des avocats, des magistrats, des dirigeants politiques. Cette « élite des élites » à l’autorité morale « incontestable » se prononce sur toutes les grandes questions de société. Son discours sur l’immigration fait autorité, alors même que la nomination de ses membres échappe à tout contrôle du citoyen. Cette commission favorise un courant de pensée visant à imposer l’immigration comme un droit fondamental prévalant sur toute considération d’intérêt général et réclame « le droit pour l’étranger à l’accès au territoire et le droit au séjour » (http://www.cncdh.com); cette propagande abondamment reprise par nos élites bannit évidemment toute notion de lien historique entre la nation et un territoire (l’idée de sol national étant par définition maudite), et impose l’idée que la France ne saurait être autre chose qu’un espace sans frontières, ouverte à toutes les migrations ; Ecoutons Michel Tubiana, président de la Ligue des Droits de l’Homme : « Il faut comprendre que les gens peuvent et veulent se déplacer et s’établir. Le problème est : comment les accueille-t-on et selon quel calendrier ? » (1)

L’ensemble des relais d’opinion (en majorité à gauche, voire l’extrême gauche, est-ce un hasard ?) est en grande partie acquis à cette cause. Les média, la presse locale, et nationale, les milieux associatifs ont développé une éthique de générosité inconditionnelle envers tout ce qui se rapporte à l’immigration.

Le culte du métissage.

L’obsession de l’ouverture et du droit inconditionnel à l’immigration débouche donc sur l’idéal d’une société nouvelle fondée sur le métissage culturel, « horizon inévitable et souhaitable » selon Bernard Stasi. Sous l’impact des flux migratoires, la société se transforme, se renouvelle et un peuple recomposé serait en train de naître.

La culture se définit principalement comme « l’ensemble des aspects intellectuels propres à une civilisation, une nation » (Petit Robert). Le multiculturalisme est dés lors, en principe, synonyme de la coexistence, dans une même communauté de sources multiples de connaissance, de pensée, de création. Quoi de plus positif en théorie?

Cette apologie de l’ouverture, qui imbibe le discours officiel sur l’immigration n’a pourtant de sens que dans une société capable de tracer une séparation claire entre respect de la personnalité des migrants et repli identitaire. Comment empêcher la pluralité de dégénérer en fragmentation ? Comment concilier la tolérance et l’interdit (en principe) absolu de certaines pratiques, coutumes importées (polygamie, mutilation sexuelle, port imposé du voile, mariage imposé, soumission de la femme) ? La diversité ne se conçoit pas sans unité, sans valeurs partagées, sans le sentiment d’un destin commun, sans ordre ni autorité ; Sinon elle bascule dans l’atomisation et la haine. Or derrière ce doux rêve du métissage culturel, c’est bien souvent le cauchemar de la fragmentation, de la balkanisation, qui se profile.

La classe dirigeante Française, les média et la presse se complaisent depuis des années dans la sublimation de la France « black-blanc-beur ». Le travail de persuasion- de propagande- est intense, massif. Il est question non seulement de l’équipe « black-blanc-beur », mais aussi de l’entreprise, de la télévision, de la culture, de la musique, de l’école, de la police « black-blanc-beur » ; « il y a encore beaucoup de travail à faire pour que la France «black-blanc-beur soit une rélité au dela des grandes victoires du foot » déclare JF Coppé, porte parole du gouvernement sur Radio J. (2)

Or, chose surprenante et ambigu, ce mythe du métissage culturel, qui se veut la parfaite antithèse du racisme, place la couleur de la peau (même mélangée) au centre de son identité, et non pas la seulement une coexistence bien heureuse de cultures diverses.

Quand Foddé Sylla, ex président de SOS racisme, écrit dans Le Monde : « la République blanche, c’est fini » (3), non seulement il se trompe car la République, comme la France, n’a jamais été « blanche », car elle ne reconnaît aucune « distinction d’origine, de race ni de religion », mais il exalte lui aussi la couleur de peau comme clef de l’identité culturelle. Concept éminemment raciste et ouvrant la voie à une structuration de la société Française sur la reconnaissance d’identité ethnique.

Diabolisation et divorce.

Quel journaliste, quel homme politique, quel écrivain pourrait déclarer sans conséquence (à tort ou à raison d’ailleurs) que l’immigration telle qu’on la conçoit dans ce pays n’est pas une chance ? Ce thème est depuis longtemps tabou, sanctuarisé, placé au dessus de tout débat de fond ; Sortir du credo "immigration, clef de l’avenir, du renouveau, de la régénération" avec son corollaire de France black-blanc-beur, c’est s’exposer illico à un tir de barrage massif et destructeur et à la "réductio ad Hitlerum", chère à Leo Strauss, qui identifie toute opinion déviante à l’extrême droite raciste. Démonisation et éviction de toute réflexion constructive.

Cette question de l’immigration est le lieu privilégie du divorce entre les élites et la Nation. Un forte proportion de Français voyant en effet dans l’immigration, non pas une chance, mais une menace, à rebours du matraquage opéré par les autorités nationales et européennes. (Dans Le Monde du 15 décembre 2005, la part de Français estimant le nombre d’étrangers trop important atteint 63% ; sondage TNS Sofres)

Ce qui renforce bien sur la classe dirigeante dans sa mission de régénération de la Nation rebelle. Ainsi voit-on la création d’un musée de l’Immigration, porte Dorée, dont la mission, financée par le contribuable, n’est pas culturelle mais bien de façonner l’opinion publique selon l’idéologie dominante.

Le matraquage et la stratégie de diabolisation de toute opinion déviante (de tout citoyen déviant/ cf. les affaire récentes G Frêche et P Sevran) semblent se retourner contre le message d’une immigration heureuse, comme si la conscience populaire, confrontée aux réalités de terrain (que fuient bien sur nos élites et leurs familles vivant dans quelques sanctuaires sécurisés), résistait obstinément à une œuvre de propagande maladroite et contre-productive.

Négation de l’autorité de l’Etat.

Deux réformes , la loi Debré du 24 avril 1997 et la loi Chevènement du 12 mai 1998, fruits de la crise des sans papiers (on remarquera l’intérêt de ce néologisme qui fait passer des migrants illégaux- donc sans papiers de séjour en règle- pour des victimes…), font basculer le système Français. Ces réformes mettent en place un dispositif de régularisation «de droit » pour les migrants clandestins et suppriment de facto l’obligation de demander un visa de long séjour dans un consulat de France, avant d’entrer en France à des fins d’immigration. Le droit individuel à l’immigration, conformément à l’idéologie dominante, s’impose sur celui de l’Etat à maîtriser l’accès au territoire national., marquant ainsi la négation de l’autorité de l’Etat -donc du citoyen- sur toute politique d’immigration.

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(1)   L’Humanité, 5 mars 2003, cité par M Tandonnet, Immigration, sortir du chaos. Flammarion, p.28.

(2)   Cité par M Tandonnet, op cité.

(3)   Le Monde, 10 décembre 2005, archives.

http://hoplite.hautetfort.com/

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 22:09



"Mohammed" est en passe de devenir le premier nom attribué aux bébés de Grande-Bretagne, selon une étude. Le vainqueur toutes catégories les années précédentes, "Jack" serait en chute libre.

Rappelons que la 
Belgique et la France connaissent la même mutation démographique.

Aussi n'est-il pas inutile de rappeler cet extrait d'un ouvrage publié il y a dix-huit ans par le CNRS :

"Les plus pratiquants des musulmans m'ont souligné qu'ils s'agissait d'une question de pouvoir et que le devoir d'appliquer la charia serait le problème du futur Etat musulman français, et qu'en attendant il n'était pas question de se substituer à la police. (...) Si le risque semble quasi nul à l'heure actuelle, il faut tout de même se demander si la majorité des musulmans seraient disposés à accepter l'application de la charia si un hypothétique gouvernement français musulman voulait le faire. Ou du moins, peut-on avoir un indice de l'intensité du désir de cette application ? A la suite de l'affaire Rushdie, les enquêteurs de la SOFRES ont effectué un sondage [Nouvel Observateur, 28-29 mars 1989] d'où on peut conclure qu'une bonne moitié des musulmans ne suivraient pas s'il était question de rétablir la charia dans toute sa rigueur." ["Ce qui est dangereux dans l'islam", Hervé Bleuchot, in "L'islam en France", sous la direction de Bruno Etienne, Paris, Editions du Conseil National de la Recherche Scientifique, 1990, pp. 207-208
]

Turquie: Tueurs de chrétiens accusés de complot contre… l’islam

 

En résumé, suivre les commandements de l’islam en assassinant des mécréants, revient à comploter contre l’islam… dans la mesure bien sûr où l’on a manqué de discrétion. ->


C‘est la cadence d’ouverture des lieux de culte musulmans en France métropolitaine selon les estimations du ministère de l’Intérieur. Mais « beaucoup » seraient interrompus faute de financement… Dans un courrier à Dalil Boubaker, président du CFCM et de la récente Fondation des œuvres de l’islam de France (officialisée le 16/10/07), la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie affirme notamment que « L’Etat aidera la Fondation à élaborer un schéma directeur pour le développement des lieux de culte en fonction des données démographiques ». ->

Orange mécanique à la station DeltaOn en parlait déjà ici.

La caméra de surveillance a permis d’identifier les auteurs. Un policier a pu reconnaître l’un d’eux, déjà poursuivi et condamné devant le tribunal de la jeunesse pour le viol d’une mineure. ->

 


Les banlieuesLes chercheurs de l’EHESS, installés boulevard Raspail, à Paris, refusent de s’expatrier dans le «9-3».

Ils travaillent sur la banlieue, dissèquent le malaise de ses jeunes et dissertent à loisir sur ses maux, mais ils ne veulent surtout pas y aller !  ->

Mes remerciements à Montblanc pour l’article.

 


Sur un site homosexuel suisse, un article pour le moins étonnant : « Insécurité, immigration, les gays hollandais pris au piège ».

On y apprend que les agressions contre les homosexuels se multiplient, et que de ce fait les homosexuels se rallient massivement… à la droite populiste, comme le montre un sondage, qui prévoit un « carton » pour Rita Verdonk, ex-ministre « réputée pour ses déclarations xénophobes et ses positions dures en matière d’immigration », et qui vient de créer à Amsterdam un mouvement intitulé Trots op Nederland (Fier des Pays-Bas). ->

Comprendre c’est bien mais il fallait y penser avant: “Selon des projections officielles, les populations musulmanes devraient former la majorité des grandes villes du pays d’ici trois ans“. ->

Bye bye Europe !


Le 19 novembre, Chellali Benchellali, l’ancien imam de Vénissieux (banlieue de Lyon) a été condamné à 5 ans de prison ferme dans l’affaire dite des filières tchétchènes. Les enquêteurs le soupçonnaient de préparer un attentat sur le sol français, notamment des attaques contre la Tour Eiffel et un grand magasin des Halles.

La famille Benchellali multiplie les démêlés avec la justice : l’épouse de l’ancien imam a été condamné en appel de deux ans ferme. Dans la même affaire, 2 fils ont été condamnés à dix et quatre ans de prison. Un autre, arrêté dans un camp d’entraînement d’Al-Qaïda en Afghanistan, a passé trente mois à Guantanamo. ->


A chaque minute, 80 avortements volontaires dans le monde Le chiffre peut paraître ahurissant, mais il est malheureusement vérifiable : 9 femmes sur 10 en moyenne dans le monde ont eu, ont ou auront recours à l’avortement dans leur vie, que cette interruption volontaire de grossesse soit médicalement assistée ou non. ->

Pitié pour l’humanité.


plusieurs détenus islamistes grâciés par le présidentPlusieurs détenus islamistes, dont certains condamnés à perpétuité, ont été libérés à la faveur d’une grâce décidée par le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali à l’occasion du 20ème anniversaire de son arrivée au pouvoir le 7 novembre 1987, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. -> 

On prend les mêmes et on recommence ? 

Rainbird


Steve, la mascotte blonde aux yeux bleus de la police londonienne, sera remplacé par une poupée métissée, après des critiques émises par un sergent d’origine asiatique. ->

Et encore a-t-on oublié de se plaindre que la mascotte était trop “policière”. Zy va, prenez un djeune de banlieue et vous avez votre affaire !

The Telegraph






Juifs et chrétiens méprisés par l’état islamique Algérien

Après l’indépendance de l’Algérie, les responsables politiques ont fait interdire l’entretien de ses cimetières et autres lieus de cultes.

Mais la population Algérienne n’en est pas moins coupable, allant même jusqu’à considérer parfois ces lieus comme la demeure du diable. ->

 

À voir aussi la désacralisation du cimetière de Mers-el-Kébir.

Rainbird


Le 13 novembre dernier, plusieurs fonctionnaires du gouvernement turc ont entrepris de détruire le monastère orthodoxe du Christ Saint-Sauveur, dans les Iles des Princes.

Un communiqué de l’Ordre de Saint-André, dont les membres, nommés archontes du patriarcat œcuménique, et qui a son siège à New York, révèle qu’« en réponse à la destruction illégale d’une église chrétienne orthodoxe historique en Turquie par huit fonctionnaires du ministère de la Sylviculture locale, Sa Sainteté le Patriarche oecuménique Bartholomée avait envoyé une lettre à Mevlut Kurban, chef du district des Iles des Princes, lui faisant part de ses sentiments de déception et d’émoi », après ce qui s’est passé. ->

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