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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 15:06

 

Bloc-notes: comment sortir du conservatisme français

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 11 avril.

Le conservatisme, fatalité française? La question se pose devant les prudences face aux réformes. Quelle politique suit Nicolas Sarkozy, quand il charme le Medef par ses discours libéraux mais assure que l’État ne laissera pas tomber les "métallos" d’ArcelorMittal? Où est la rupture, quand Éric Woerth, ministre du Budget, explique lundi que les économies sur l’assurance-maladie se feront "dans le respect du modèle social français", ce boulet?

 Une frustration s’installe chez ceux qui voudraient voir la droite tirer les leçons de la faillite d’un système inspiré par la gauche. Ce n’est plus à l’État de s’immiscer, comme à Gandrange (Moselle), dans une affaire privée. Ce n’est plus à lui de protéger un mécanisme qui ponctionne 42,3% du salaire brut au titre des cotisations sociales, contre 10,5% en Angleterre . À chaque fois, un goût de trop peu reste en bouche. À commencer par les 35 heures non abolies ou la miniréforme des universités. Le gouvernement annonce la suppression de la publicité sur les chaînes publiques: des spots resteront en définitive sur certaines tranches horaires. Les introuvables taxis parisiens contestent le rapport Attali: la réforme est repoussée à plus tard. Les lycéens d’Ile-de-France, qui veulent en découdre, ont vu la faille.

Certes, le gouvernement a promis, juré de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux (le quart des employés dépend de l’État, contre environ 15 % chez nos voisins). Mais quand Sarkozy annonce, vendredi, 166 mesures pour rationaliser les dépenses (272 milliards d’euros), les 8 milliards d’économies qui en ressortent à l’horizon 2011 paraissent dérisoires. Les Français, qui à 79% réclament de serrer la vis, sont plus téméraires que leurs dirigeants.

Ce n’est pas en déremboursant d’autres médicaments que les économies durables seront faites. L’heure est venue de changer de système de santé et de retraite et d’en finir avec l’État régulateur. Mardi, le chef de l’État a admis que les politiques sociales alimentaient le déficit et la dette. Pourquoi ne pas ouvrir ces secteurs, et bien d’autres, à la concurrence? Les mots appellent les actes.


La rupture réussie
L’endoctrinement antilibéral, qui s’apprend dès l’école, n’est pas plus justifiable que le matraquage antiatlantiste porté par la gauche et ceux qui en appellent à Charles de Gaulle. La retenue de Sarkozy pour bousculer une tradition étatique héritée de l’après-guerre s’explique d’autant plus mal qu’il n’hésite pas, renouant avec les États-Unis, à braver un antiaméricanisme, ancré depuis Baudelaire. La rupture, réussie en politique étrangère, se fait attendre en politique intérieure.

La gauche immobile ne voit pas le monde changer. Elle ne discerne pas davantage les réalités qui contredisent ce qu’elle défend depuis quarante ans en matière éducative, familiale, économique. Tandis que l’Iran installe 6000 autres centrifugeuses, la bien-pensance dénigre ceux qui mettent en garde contre le risque d’embrasement attisé par l’islam radical, le 11 septembre 2001 et qui s’inquiètent du choc des cultures. Pierre Moscovici (PS) sur France 5, dimanche, relayant Moati et Guetta: "La thèse de M. Rioufol sur la guerre des civilisations est bidon" (voir mon blog). Trop d’honneur, Messeigneurs.

Cet aveuglement a conduit le PS à défendre, mardi, sa motion de censure contre l’ "atlantisme" du chef de l’État et sa décision de renforcer de 700 hommes la présence militaire en Afghanistan. Un parti défaitiste et pusillanime est alors apparu. "Nous allons perdre en indépendance ce que nous ne gagnerons pas en sécurité", explique François Hollande. Faudrait-il que le monde libre renonce à s’unir et se défendre face au totalitarisme islamiste qui veut sa perte? L’apaisement amorce la reddition.

L’Occident et ses valeurs, qui dépassent les races et les religions, sont contestés par un obscurantisme qui attise les haines des extrémistes de tout bord. L’abjecte profanation, près d’Arras, de 148 tombes de tirailleurs musulmans morts pour la France vient insulter la civilisation. Or, comme le remarque Roger-Pol Droit (L’Occident expliqué à tout le monde, Seuil): "Ce qui est préoccupant, c’est qu’il (l’Occident) soit aujourd’hui en train de douter gravement de son universalité, à un moment où il est attaqué par des adversaires résolus qui veulent sa destruction."


Choc des cultures (suite)

Autre expression du choc des cultures: le chahut réservé par les démocraties à la flamme olympique portée par la Chine. Sans doute a-t-il été pénible de voir le symbole des Jeux maltraité à Paris. Mais le combat des Tibétains pour la préservation de leurs racines et de leur religion, menacés par le totalitarisme chinois, est au cœur des droits de l’homme tels que l’opinion occidentale, pour une fois vigilante, entend les défendre. Au fait : se réjouir de voir les belles âmes, qui trouvent réactionnaire de parler d’identité française, se mobiliser pour l’identité tibétaine. Amorce d’une prise de conscience ou faute d’inattention?


Mai 68, encore
Les quarante ans de Mai 68. Pour la gauche passéiste, la France ne serait pas ce qu’elle est sans cette "révolution". En effet: d’autres pays voisins, qui l’ont évitée, sont plus avancés qu’elle…


Bloc-notes: Sarkozy est-il encore de droite?

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 18 avril.

Qui t’a fait roi? Nicolas Sarkozy devrait se poser la question en se rasant. Elle l’éclairerait sur le désamour des Français. La morosité tient moins à son comportement qu’à l’oubli de convictions qui avaient rallié une majorité d’électeurs. Sa sobriété nouvelle laisse les sondages de marbre: la France qui gronde reste indifférente face à ces artifices. Le président saura-t-il renouer, jeudi prochain à la télévision, les liens distendus?

 Ne pas se fier au bruit de fond du monde médiatique et des salonnards: ceux-là persistent, majoritairement, à s’afficher de gauche. La société, elle, s’est convertie depuis longtemps aux valeurs de la droite qui ont fait gagner Sarkozy: travail, mérite, famille, nation, identité, autorité, sécurité, etc. L’Europe connaît ce même mouvement. Il vient, en Italie, de faire réélire haut la main Silvio Berlusconi, l’épouvantail des maîtres à penser.

Or le président agit comme s’il n’entendait que cette vieille mode "progressiste", dont Marcel Aymé s’amusait déjà dans Travelingue. Il semble redouter les procès en populisme que lâchent immanquablement les démagogues bousculés dans leurs croyances. Ainsi, son action contre les clandestins, qui additionne les exceptions, est-elle menée la honte au front. Hervé Mariton (UMP) a raison de remarquer: "Les convictions de la droite française sont aujourd’hui très fragiles."

 La majorité affronte mollement les Verts et les altermondialistes, en guerre contre les OGM. Ils se sont pourtant déjà trompés en s’opposant naguère au nucléaire civil, devenu indispensable. Alors que la faim dans le monde suscite des émeutes, il est consternant d’observer Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État à l’Écologie, recevoir les soutiens de José Bové et de Jack Lang pour ses réserves sur des plantes transgé­niques, qui pourraient nourrir la planète. Mais les scientifiques sont moins écoutés que les bateleurs.

La lucidité des mentalités attend des actes. Cependant, des lois inutiles, comme celle qui a été votée mardi et qui réprime l’incitation à l’anorexie (à quand l’incitation à la cholestérolémie?), encombrent le Parlement. Des couacs répétés (ceux qui remettent en cause la politique familiale sont incompréhensibles) révèlent un manque de réflexion. Nicolas Sarkozy, perdu dans les détails, s’éloigne de ses soutiens d’hier. Est-il encore de droite?


L’enjeu lycéen
Mêmes les lycéens ont changé. Ils demandent plus de professeurs et une meilleure éducation, quand les enfants gâtés de 1968 remettaient en cause l’autorité des enseignants et leur savoir. La présidente du Medef, Laurence Parisot, ne tarit pas d’éloges sur cette génération: "Je les trouve absolument formidables d’exprimer cette exigence de qualité". Mardi, les 20.000 lycéens "black-blanc-beur" des cités, venus défiler au cœur de Paris, ont montré l’autre visage de la jeunesse (voir mon blog). Celle-ci ne brûle pas des écoles, elle en réclame. Parmi les banderoles: "Avec plus d’éducation, nos slogans seraient moins cons."

 Ces élèves méritent d’être entendus. Premiers concernés par leur insertion, ils ont raison de se plaindre d’une École qui ne sait plus transmettre et qui a longtemps considéré les filières techniques et professionnelles comme dévalorisantes, alors que 1,3 million de postes sont à pourvoir. D’ailleurs, les manifestants ont déjà atteint leur but, en faisant envisager à Xavier Darcos, ministre de l’Éducation, un "New Deal du lycée". Hier, à Paris, le défilé de trop a néanmoins été une aubaine pour les casseurs mêlés à la foule.

Mais ces adolescents sont aussi les produits malléables d’un appareil syndical affilié à la gauche et coresponsable du désastre éducatif. Mardi, comme hier, l’encadrement (Snes, Unef, FO, CGT, SUD, etc.) ne cherchait pas à se dissimuler. Il impose ses mots d’ordre contre la réduction du nombre des enseignants. Ces jeunes, sur qui pèse déjà le prix faramineux des endettements de leurs aînés, comprendront-ils l’urgence d’en finir avec les critères quantitatifs, qui n’ont su améliorer leur sort? Tel est l’enjeu des prochaines semaines.


L’irritation des silencieux
Les syndicats projettent des démonstrations de force en mai. Enseignants et lycéens cornaqués rêvent d’une généralisation de leur mouvement. Bernard Thibault (CGT) espère une action unitaire pour entraver la poursuite de la réforme des retraites. Bref, le rituel contestataire veut reprendre le pouvoir de la rue, un an après l’élection de Nicolas Sarkozy. Mais ce pari est risqué. Si l’Élysée avait cru bon, lors des grèves de novembre 2007, de décourager les projets de contre-manifestations, nombreux sont ceux qui ne reconnaissent plus la légitimité de syndicats coupés des gens. Ces jours-ci, un nombre croissant de parents d’élèves s’insurge contre les blocages de lycées. Ne pas mésestimer l’irritation des silencieux.


Chagnon: blâme annulé
Les familiers du bloc-notes se souviennent de Louis Chagnon, professeur d’histoire défendu ici. Il a été sanctionné en 2004 par le rectorat pour une "formulation simpliste" sur Mahomet. Le tribunal administratif de Paris vient d’annuler le blâme, en constatant que "la vérité historique des propos n’est pas contestée" et que la provocation n’est pas établie (1). Une victoire pour la laïcité.

 

(1) Voici les termes de l'arrêt rendu par le Tribunal administratif de Paris, qui condamne également l'Etat à verser 1000 euros à Louis Chagnon:" Sur les conclusions à fin d’annulation et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête : Considérant qu’aux termes de l’article 29 de la loi susvisée du 13 juillet 1983: "Toute faute commise par un fonctionnaire dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions l’expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale"; que par l’arrêté attaqué du 30 janvier 2004 le recteur de l’académie de Versailles a infligé un blâme à M. Chagnon, professeur certifié d’histoire et géographie en fonction au collège Georges Pompidou de Courbevoie jusqu’au 30 septembre 2003, aux motifs "qu’il est établi que Monsieur Louis Chagnon a dicté à ses élèves de cinquième un cours dont la formulation simpliste était susceptible de heurter la sensibilité de jeunes élèves: que s’il a pu expliquer le fondement historique de ses propos, il n’a pas justifié le fait d’avoir dicté ces propos à une seule classe de cinquième, la rédaction proposée aux deux autres classes étant, elle, acceptable ; que Monsieur Louis Chagnon a de fait adopté une attitude de provocation, ou commis une maladresse, comportement indignes de la part d’un enseignant": que comme l’énonce l’arrêté attaqué la vérité historique des propos relatés n’est pas contestée : que, par ailleurs, la provocation imputée à M. Chagnon n’est pas établie : que, dès lors, quelle qu’ait pu être la maladresse commise par le requérant, et pour regrettable qu’elle fût, M. Chagnon est fondé à soutenir qu’il n’a pas commis de faute disciplinaire et demander, pour ce motif, l’annulation de l’arrêté attaqué.


Bloc-notes: les Français sont la meilleure boussole

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 25 avril.

Nicolas Sarkozy est le seul à pouvoir réformer la France. Il suffit pour s’en convaincre de lire "La déclaration de principe du PS", publiée sur une page dans Le Monde: un texte bavard pour dire que le parti a renoncé à la révolution et qu’il reconnaît l’économie de marché régulée. La gauche, qui court après les trains, laisse à la droite sa longueur d’avance. C’est pourquoi le président, qui dressait hier soir (1) le bilan de sa première année, est condamné à réussir.

 Il serait injuste de ne retenir que la grogne des sondés et singulièrement d’une droite qui ne reconnaît plus son candidat d’hier. Cette réalité, déjà décrite ici, ne peut faire oublier la baisse du chômage, la défiscalisation des heures supplémentaires ou la réforme de la carte judiciaire. D’autres succès vont se lire, notamment, avec la rénovation du marché du travail ou de la représentation syndicale.

Mais les gens veulent savoir où ils sont menés. Or l’embrouillamini des projets, aggravé par l’ouverture, montre une absence de clarté dans les choix. Le secrétaire d’État à la Prospective, Éric Besson, veut un "GPS des réformes", allusion au guide des conducteurs. Un spécialiste de la communication, Thierry Saussey, aiguillera le gouvernement. Cependant, les Français ont appris à se méfier de ces gadgets. Ils sont, eux-mêmes, la meilleure boussole.

C’est la rupture qu’attendent encore ceux qui ont voté pour elle. Elle ne sera pas entamée tant que l’État gardera ses vieux réflexes. Philippe Sassier et Dominique Lansoy rappellent (Ubu loi, Fayard) que "quarante textes par jour pleuvent sur la tête des Français". Cette logorrhée fortifie la citadelle fonctionnarisée. Alors que plus de 80% de la politique agricole se décide à Bruxelles et que les paysans disparaissent, le ministère de l’Agriculture compte toujours près de 40.000 fonctionnaires. À quand, ici, les coupes claires?

Le pouvoir d’achat n’est pas l’unique obsession des Français. Ce sont les discours sur la nation, l’immigration et l’identité, sortis in extremis, qui ont fait élire Sarkozy et restent en mémoire. Était-il sincère? La question se pose quand le président charge Simone Veil de réfléchir à la modification du préambule de la Constitution afin d’y "valoriser davantage la diversité de la société", ce possible encouragement au multiculturalisme. Où est la cohérence?


La loi épargne les clandestins
Et que devient la politique contre les clandestins quand l’État cède aux sans-papiers? Ils avaient entamé en Ile-de-France des grèves dans la restauration, la sécurité, le secteur du nettoyage pour réclamer leur régularisation. Ces employés admettent avoir présenté des faux documents à leurs employeurs et ces derniers reconnaissent n’avoir été guère vigilants. Or, que fait le gouvernement? Il promet de régulariser "au cas par cas" parmi les 800 dossiers, en s’inspirant de sa décision de février: après l’occupation d’un restaurant parisien, les huit cuisiniers avaient eu gain de cause.

Non seulement l’État se montre incapable de faire respecter la loi (l’usurpation d’identité et la falsification de documents sont des délits au même titre que la complicité des patrons) mais Nicolas Sarkozy prend le risque de rendre son engagement de campagne inopérant, alors que le chômage de masse frappe les immigrés légaux. Huit régularisations de grévistes en février, 800 demain, 80.000 après-demain? C’est ce que réclament la CGT, alliée à des syndicats patronaux qui arguent de la loi de 2007 qui prévoit de telles procédures pour des métiers "caractérisés par des difficultés de recrutement". Les habituels demandeurs d’emplois seraient-ils inaptes?

Le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, fait certainement ce qu’il peut pour reconduire une partie des clandestins, en dépit de mauvaises volontés de certaines administrations. Mais ce qui se voit reste cette nouvelle reculade du pouvoir et du droit, face à une alliance entre un milieu patronal et une gauche immigrationniste soutenue par les médias. Tous s’indiffèrent de l’intégration de ces immigrés et de leurs familles dans une communauté nationale qui ne se réduit pas à la seule insertion professionnelle. Où est le courage politique?


La Turquie, sans référendum?
Coïncidence? Sarkozy a accéléré sa chute, début février, après avoir fait adopter par le Parlement le traité européen, copie du texte qui avait été rejeté par les Français le 29 mai 2005. Cette habileté, mise au crédit des promesses tenues, a laissé des traces chez les "nonistes". Or, la décision présidentielle, confirmée mercredi, de supprimer l’obligation d’un référendum pour ratifier l’adhésion d’un nouveau pays à l’Union européenne risque fort d’être, elle aussi, mal perçue. Si l’arrivée future de petits pays n’oblige probablement pas à une telle consultation, elle reste nécessaire pour l’éventuelle entrée de la Turquie, prévue dans "dix ou quinze ans", selon le commissaire européen, Olli Rehn. Pourquoi refuser, demain, d’écouter le peuple?

 

Éoliennes en question
La fibre écologiste du chef de l’État doit-elle céder au lobby des éoliennes, qui défigurent les paysages? Le "Grenelle de l’environnement" veut multiplier ces installations contestées (voir mon blog). Mais la protection du patrimoine ne commence-t-elle pas par celle de la nature?

 

(1) Cette chronique a été écrite avant l'intervention, jeudi soir,  de Nicolas Sarkozy, pour des raisons de bouclage horaire de l'édition papier du Figaro. J'ai écouté, depuis, le président. Je l'ai trouvé embarrassé et confus sur la question des sans-papiers mais courageux dans ses prises de position contre les Talibans, le Hamas et le président Iranien. En revanche, je n'ai pas compris pourquoi il avait décidé de refuser l'obligation d'un référendum pour une éventuelle entrée de la Turquie dans l'Europe, tout en précisant: "Je ferais un référendum si la question (de la Turquie) se posait" (mais sachant qu'elle ne se posera pas sous sa présidence...). Où est, là aussi, la cohérence?
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Published by Cyber-résistant - dans Actualités
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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 12:46

http://frontpagemag.com/wp-content/uploads/2010/04/srae.jpg

Je me souviens, il y a une année, de mes pensées devant le mur anti-terroriste édifié par l'Etat hébreu le long des territoires palestiniens. La cohorte des idiots, l'UE et l'ONU en tête, avaient crié au scandale et plaidé pour que les Palestiniens continuent à pouvoir circuler librement - avec leurs bombes...

Aujourd'hui, le Figaro l'avoue à contrecoeur : le mur de la liberté a sauvé des centaines de vies israéliennes. Seule une bombe humaine a explosé en 2007 en Israël, à Eilat. Israël a trouvé son rempart contre la mort islamo-fasciste.

Qu'on se le dise, Jacob est désormais protégé par une cuirasse de béton. 


"C'est pourquoi tu diras : ainsi parle le Seigneur, l'Eternel : si je les tiens éloignés parmi les nations, si je les ai dispersés en divers pays, Je serai pour eux quelque temps un asile dans les pays où ils sont venus. C'est pourquoi tu diras : ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: "Je vous rassemblerai du milieu des peuples. Je vous recueillerai des pays où vous êtes dispersés, et Je vous donnerai la terre d'Israël." 

(Ezéchiel, XI, 14-15)

 


Lettre à l’Algérie et à son président

10 12 2007

 

André Savelli, né en 1927. Professeur Agrégé au Val de Grâce. Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre National du Mérite.

Extraits de la lettre ouverte de André Savelli (lien en fin d’article) :

En brandissant l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous saviez que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Ferrat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée, en vain. Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles.

De la Libye au Maroc, point d’Algérie ; c’était le Maghreb. Les populations d’origine phénicienne, berbère et romaine étaient, avant le 8e siècle, en grande partie chrétiennes. Ces régions agricoles étaient prospères.

Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient ont envahi le Maghreb et converti de force, par l’épée, toutes ces populations à l’islam ?

Après quelques siècles de domination arabo-islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano-berbère si riche. Que des ruines. 

Faut-il oublier que les Turcs ont envahi le Maghreb pendant 3 siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi-esclavage, les laissant se battre entre elles, prélevant la dîme, sans rien construire.

Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants.

Faut-il oublier que l’esclavage existait en Afrique depuis des lustres, et existe toujours. Les familles aisées musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains.

Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées.

Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait près de 5.000 Turcs, 100.000 Koulouglis, 350.000 Arabes et 400.000 Berbères dans cette région, où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner.

Faut-il oublier qu’en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme.

Faut-il oublier qu’à l’inverse du massacre arménien par les Turcs et du massacre romano-berbère par les Arabes, la France a soigné toutes les populations du Maghreb les amenant de moins d’un million en 1830 en Algérie, à 10 millions en 1962.

Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère et des autres dialectes, a respecté la religion, ce que n’avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour n’être point tués.

Faut-il oublier qu’en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des injustices, une population à la démographie galopante, en bonne santé, une agriculture riche, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles, un Institut Pasteur, des hôpitaux, une université, la poste… Il n’existait rien avant 1830. Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, a été capital pour l’Etat naissant de l’Algérie .

Faut-il oublier que les colons français ont asséché les marécages de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle.

Faut-il oublier qu’en 1962, un million d’européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, devenir des habitants de seconde zone, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés.

Faut-il oublier qu’en 1962, 75.000 Harkis furent sauvagement assassinés et des milliers d’européens tués ou disparus ? Qu’il y eut plus de 200.000 tués dans le peuple algérien qui refusait un parti unique , beaucoup plus que pendant la guerre d’Algérie.

La France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su forger, grâce au travail de toutes les populations. La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie. Personne ne vous demande de faire acte de repentance pour l’avoir laissé péricliter. Comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l’Algérie pour la France ? (1)(2)


Les services publics restent une exception française

9 12 2007

Ainsi en a décidé la Commission européenne, opposant une fin de non recevoir définitive à la demande des gouvernements français successifs pour légitimer le concept de service public et le généraliser au niveau de l’Union.

Voilà des années que les dirigeants français souhaitaient une directive-cadre sur les services publics, afin d’étendre le modèle français aux autres pays. Service public contre service du public, monopole public contre concurrence, le débat n’était pas mince. Bruxelles a tranché : ce sera non, pas question de légiférer, encore moins d’imposer aux autres pays le schéma français. Lire tout l’article ->


Le dessin du jour

8 12 2007


L’immigration, une chance pour la Belgique

8 12 2007

Cinq ans de prison, dont trois ans ferme ont été requis contre Diasunda Tukula pour avoir, avec trois complices, violé une jeune fille en 2003.

La victime était sortie dans une discothèque de Bruxelles et avait été emmenée de force par plusieurs membres d’une bande urbaine, les Black D. , dans un appartement. Après les viols, ils avaient dit à la jeune femme : « Personne ne t’a violée puisque tu n’étais plus vierge. » ->


Italie : La citation du jour

8 12 2007

Le 4 décembre l’éditorialiste du quotidien modéré La Stampa s’exclamait au sujet de l’immigration :

«Parmi les devoirs de l’accueil, il n’y a pas celui de baisser continuellement sa culotte.» ->

L’image du jour : la place de la femme au Burkina Faso

7 12 2007


Photo prise à Bobo Dioulasso. Une statue qui en dit long sur la place réservée aux femmes… Pour une photo de grande taille, voir ici. Merci à David. Voir aussi ici


Angleterre : Convertie au christianisme, elle doit se cacher pour échapper à la mort

7 12 2007

La fille d’un imam « britannique » vit sous protection policière. Convertie au christianisme, elle a reçu des menaces de mort de son père. Afin de rester cachée, elle a déjà déménagé 45 fois…

Née en Angleterre de parents pakistanais, Hannah s’enfuit de chez elle à 16 ans pour échapper à un mariage forcé. Alors qu’elle poursuit ses études, elle se fait baptiser, provoquant la fureur de sa famille. C’est alors que les menaces de mort commencent. Son père débarque chez elle avec 40 hommes armés de haches, de marteaux, de couteaux et de gourdins. « Mon père criait à travers la boite aux lettres « Je vais te tuer ». Les autres brisaient les fenêtres et martelaient la porte. »

Elle se cache pendant 10 ans, et ce n’est que récemment, à 31 ans, qu’elle demande la protection de la police. Elle a en effet reçu de nouvelles menaces de la part de son frère. ->


Pays-Bas: Les subventions étaient utilisées pour aller à la Mecque

7 12 2007

La HAYE – Environ 200 résidents de Rotterdam et environs sont allés au pèlerinage de la Mecque aux frais du gouvernement.

Une école islamique a utilisé les 201′429 euros de subventions du ministère de l’Education pour payer le voyage en Arabie Saoudite à des musulmans. ->

 

 


Indonésie: Des Musulmans en prennent pour 14 et 19 ans pour avoir décapité des écolières chrétiennes

6 12 2007

La communauté musulmane, fortement majoritaire dans ce pays d’Asie qui se touve être le première nation de l’islam en terme de population, a manifesté pour protester contre… la dureté de la peine. ->

Trois jeune fille ont été décapitées à la machette: Theresia Morangke (photo 1, la question de la publication ou non de cette image a déjà été réglée, nous assumons parfaitement) Yarni Samubue, 15 ans, et Alfita Poliwo, 17 ans, le 29 octobre 2005, coupables du simple fait d’être chrétiennes et pour donner satisfaction à l’idole haineuse et christophage de l’islam qui réclame à tout bout de champ dans le coran la mort des mécréants.

http://doctorbulldog.files.wordpress.com/2006/11/indo_noviana-before-w-plasti-1-2.jpg?w=450Une quatrième, Noviana Malewa (photo 2), 15 ans, a survécu à son agression. 

Chers lecteurs musulmans qui avez déjà abondamment réagi aux publications précédentes de ces images, regardez-les bien et voyez ce qu’on appelle des martyrs dans notre religion !

« Les mécréants ressemblent à [du bétail]… Et tuez-les, où que vous les rencontriez… » (coran, II 171 et 191, ceux pour répondre à ceux qui nous accusent de ne pas lire le coran et, accessoirement, pour répondre aussi à Axelle Red et Renaud, oui, les assassins de ces petites ont bien lu le coran et, de toute évidence, l’ont suivi à la lettre en bons musulmans.)


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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 02:15

Aborder maintenant  les sujets qui fâchent

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 21 mars.

Nicolas Sarkozy est-il à la hauteur ? Des Français en doutent. À commencer par ceux qui ont voté pour lui il y a dix mois et qui se sont abstenus, dimanche. Les sept millions d'électeurs restés chez eux ont favorisé la victoire de l'opposition aux municipales. C'est moins l'hystérie anti-Sarkozy de la gauche que la désillusion muette de la droite qui est préoccupante. Une défiance s'est installée chez les déçus. Il ne faudrait pas qu'ils se persuadent d'avoir été bernés.

Ceux-là se moquent que le président ait renoncé, paraît-il, à porter Rolex et Ray-Ban, cette victoire brandie par la gauche- comme-il-faut. Ces faux sujets, qui passionnent nos vigies, sont consternants de platitude. Alors que le pays est confronté à des désastres économiques et culturels inédits, la majorité ne saurait, elle aussi, détourner les regards vers ces artifices. Devant une gauche fuyant les faits, la droite doit être lucide pour deux.

Pour le PS, tout est simple : il suffirait de revaloriser les petites retraites et d'anticiper l'augmentation du smic pour, hop !, répondre au mécontentement des gens. Cependant, entendre l'UMP, par son secrétaire général Patrick Devedjian puis sa porte-parole Nadine Morano, soutenir dès lundi cette même analyse réduite à « la France du pouvoir d'achat » fait craindre un penchant pour le confort du discours prémâché. Pressentiment confirmé quand Jean-Pierre Raffarin déclare : « L'UMP est trop à droite et doit s'ouvrir au centre. » C'est contre ce complexe que le candidat Sarkozy disait vouloir lutter. Devenu président, il aura immédiatement cherché dans l'ouverture la caution de la gauche. Résultat : une majorité délaissée par sa base ; des réformes en demi-teinte. « Des réformettes, des quarts de réforme, des bouts de réformes », pour l'ancien ministre Renaud Dutreil.

L'ancrage à droite du nouveau gouvernement est une première clarification. Mais Sarkozy ne retrouvera son électorat que s'il accepte de résoudre « les sujets qui fâchent », pour reprendre le titre d'un livre qui fait converser sans tabous Alexandre Adler et Gilles-William Goldnadel (Éditions Gaswsewitch) sur des thèmes occultés. Ainsi du communautarisme, qui met en péril l'unité de la nation. C'est tout ce que la gauche aimerait dissimuler (la faillite de l'État-providence, la crise identitaire) qui devrait être pris à bras-le-corps.

Questions inabordables

La France est pauvre, l'État sans le sou, la croissance en berne. La modernisation de l'économie, lancée hier, ne se contentera pas de la mise en concurrence des grandes surfaces. Il est anormal que les prélèvements sociaux ponctionnent autant les salariés, que les impositions prennent le peu qui reste, que les plus entreprenants émigrent. Il est devenu vital d'alléger la machine publique, de réduire le périmètre des solidarités, de redonner de l'air aux créateurs d'emplois. Une étude de Jean-Paul Gourévitch, publiée hier par Contribuables associés, assure que « l'immigration serait responsable des trois quarts du déficit public de la France ». À quand l'audit officiel ?

Sarkozy répugne à brusquer les Français. Mais a-t-il le choix ? La crise financière qui ébranle les États-Unis n'épargnera pas l'Europe dont l'industrie de pointe, notamment en France, devient déjà de moins en moins compétitive face à un dollar toujours davantage sous-évalué. Une crise similaire à celle de 1929 est avancée par certains. Or un État en faillite ne pourrait résister à une récession impliquant son éventuelle intervention. La rigueur doit s'appliquer à lui-même, dès à présent.

Quant à l'inabordable crise identitaire, qui suscite des commentaires passionnés sur mon blog : elle désespère ceux qui observent la France se laisser bousculer par un peuplement nouveau se réclamant de ses propres origines. Le malaise ne peut se satisfaire de l'ode présidentielle à la « diversité », cet encouragement au multiculturalisme qui fragmente le pays et déboussole l'école. Les immigrationnistes, qui soutiennent cette solution, se gardent d'ailleurs d'exiger la réciprocité : les chrétiens d'Algérie subissent des discriminations qui n'émeuvent personne. Alors que l'immigration familiale a continué à croître en 2006 (+ 4,8 %), ne serait-il pas temps de s'interroger sérieusement sur ses conséquences ?

Le boycott des JO reste un moyen

Tous les peuples sont attachés à leur histoire et à leur mode de vie. Pourquoi serait-il honteux de défendre une identité française, qui mériterait néanmoins d'être préalablement définie ? Il est potentiellement explosif de vouloir jouer avec un métissage culturel qui peut être vécu comme une spoliation, voire une violence. Ce que rappelle ces jours-ci, cinq mois avant les Jeux olympiques de Pékin, l'insurrection des jeunes moines tibétains. Ils reprochent aux Chinois de favoriser une immigration de substitution aboutissant à un « génocide culturel ». « La langue, les coutumes, les traditions du Tibet sont en train de disparaître », se plaint le dalaï-lama (Le Figaro, 19 mars). Le prix Nobel de la paix s'est toujours tenu à la non-violence. Comment ne pas l'aider dans son combat contre un totalitarisme qui a entrepris de nier l'existence d'un peuple ? Le boycott de cette grande foire aux dopés que sont devenus les JO reste un moyen.

Soutenir les chrétiens d'Irak

La persécution des chrétiens en terre d'islam ne date pas de la guerre en Irak, lancée il y a cinq ans. Mais il est vrai que les catholiques d'Irak ont payé depuis un lourd tribut. Aussi est-ce l'honneur de la France, après l'assassinat de l'archevêque chaldéen de Mossoul, d'avoir accepté d'accueillir près de 500 réfugiés de cette vieille communauté d'Orient.


L'Europe défiée par l'islamisme 

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 28 mars.

Cette fois, Ben Laden s'en prend au Pape. Il vient d'accuser Benoît XVI de «jouer un rôle important» dans «une nouvelle croisade». Le chef d'al-Qaida prévient aussi les Européens : «S'il n'y a pas de contrôle de votre liberté de parole, alors soyez prêts dans vos cœurs à la liberté de nos actes.» Menaces sérieuses, même si le terrorisme a été plutôt contenu jusqu'à présent. Mais l'attention ne doit pas être dis­traite de l'autre djihad, plus subtil, qui cherche à subvertir l'Occident conciliant.

Tant mieux si la silhouette d'Antéchrist de Ben Laden n'impressionne pas le Souverain Pontife. Sa réponse au défi a été de baptiser, dimanche, le journaliste italien et musulman Magdi Allam. Celui-ci explique : «J'ai dû prendre acte que, au-delà du phénomène des extrémismes et du terro­risme islamique, la racine du mal est inhérente à l'islam, qui est physiologiquement violent et historiquement conflictuel.» Al-Qaida appréciera.

La résistance est d'abord celle de l'esprit, et le Pape en fait la démonstration en bravant la loi islamique (charia), qui interdit l'apostasie. Mais le pacifisme a ses limites. Aussi est-il heureux que Nicolas Sarkozy ait confirmé, mercredi à Londres, son intention de renforcer de 1 000 hommes le contingent (1 500 soldats) en Afghanistan. «Il se joue ici une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme que nous ne pouvons pas et ne devons pas perdre», avait-il déclaré en décembre, à Kaboul. En avril 2007, il parlait encore de retrait.

Ce revirement symbolise la volonté de la France de protéger sa civilisation. Ce choix serait plus lisible encore si le président accédait à la demande d'Ayaan Hirsi Ali, lâchée par l'Europe alors qu'elle est la cible d'une fatwa : «J'ai besoin de votre aide maintenant. Je serais honorée d'avoir la possibilité de devenir française», avait-elle lancé à Paris, en février, en présence de Rama Yade, secrétaire d'État chargée des Droits de l'homme. Depuis, silence.

La vigilance face aux rodomontades d'al-Qaida ne peut faire oublier les autres tentatives non violentes d'islamisation. La Charte pour les musulmans d'Europe, par exemple, adoptée en janvier par les organisations islamiques, entend affirmer la présence de l'islam partout dans la société. Alors que cette religion sera sans doute majoritaire à Bruxelles dans vingt ans ( no s éditions du 21 mars), rien n'empêchera ce texte, qui fait référence au djihad, de s'y appliquer. Se réveiller, non ?

Effets d'une somnolence

La somnolence de l'Europe est la meilleure alliée des fondamentalistes. C'est de Turquie que viennent les mises en garde contre les atteintes à la laïcité. Le procureur de la Cour de cassation y dénonce l'AKP, le mouvement du premier ministre, Recep Erdogan. «Le parti en question aspire, à terme, à un système fondé sur la charia plutôt qu'à un État de droit», accuse le haut magistrat (Le Monde, 18 mars). Il soupçonne l'AKP, dont il demande l'interdiction, de vouloir s'attaquer à la République en «recourant au terrorisme» et en dissimulant ses intentions derrière un «islamisme modéré» : ce faux nez dont l'Union européenne s'accommode.

Ceux qui accusent Nicolas Sarkozy de vouloir remettre en cause la laïcité, au prétexte d'avoir évoqué l'héritage chrétien de la France, se font généralement discrets dès qu'il s'agit de protester contre ces intimidations qui réclament la pénalisation du blasphème et la prohibition de toute cri­tique du Coran. Soulever les incompatibilités entre la charia et la démocratie vaut, au pays de Voltaire et de la libre expression, d'être étiqueté raciste, xéno­phobe, extrémiste, y compris par la pensée molle. S'inquiéter du sort des chrétiens d'Orient est vu comme une incongruité.

Dans ce contexte, le député néerlandais Geert Wilders, qui voit dans le Coran «un livre fasciste», est déjà condamné par les faiseurs d'opinion. Or personne n'a encore vu son film, annoncé sur l'Internet pour ces jours-ci. Les accusations de Wilders, présenté comme un populiste d'extrême droite, ressemblent à celles que porte son ancienne collègue au Parti libéral, Ayaan Hirsi Ali, quand elle déclare : «Il y a des graines de fascisme dans l'islam.» L'écrivain algérien Boualem Sansal le dit autrement : «La frontière entre islamisme et nazisme est mince.» A la condition que Wilders n'accuse pas sottement l'ensemble des musulmans, sa critique doit être permise.

Sous-préfet limogé

Une constatation : ce Geert Wilders a droit à moins de soutiens que le sous-préfet de Saintes (Charente-Maritime), Bruno Guigue. Le ministère de l'Intérieur, qui vient de le limoger, lui reproche d'avoir violé l'obligation de réserve en ayant exprimé son antisionisme sur le site islamique francophone oumma.com. Le Mrap dénonce la «manœuvre d'intimidation» de la République. «La critique de la politique d'Israël relève d'un tabou qu'il est toujours dangereux de transgresser», estime l'organisation «antiraciste». Le sous-préfet, voyant une «hystérie verbale» et une «prose haineuse» dans une pétition dénonçant les dérives du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, a signé un article où il compare l'État hébreu au Reich, décrit Israël comme le «seul État au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles» et ironise sur les «geôles israéliennes où on s'interrompt de torturer durant le shabbat». Guigue pourra toujours continuer à écrire ce qu'il veut. Mais comment un haut représentant de l'État en est-il venu à cautionner cette propagande antijuive ?

Pour la cause tibétaine

Eh oui ! Les Tibétains défendent aussi leur identité culturelle et religieuse. C'est pour cela, n'en déplaise aux intégristes laïques, qu'ils doivent être aidés. Sarkozy semble ne plus exclure un boycott de la cérémonie d'ouverture des JO. Mais pourquoi pas un boycott des Jeux ?


La France en panne d'idées

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 4 avril.

«La droite est en faillite idéologique», estime Ségolène Royal (Le Point, 27 mars), qui oublie juste de regarder l'état de son camp. La futilité de l'analyse socialiste sur le «président bling-bling» a pourtant montré le vide dont la gauche semble se satisfaire. Cependant, face aux bouleversements économiques, sociaux, culturels qui s'installent, la majorité donne également l'impression d'improviser au gré de l'actualité. Où sont les idées ?

Même les mots font peur. Le gouvernement n'ose dire «rigueur», mais François Fillon annonce «des économies partout» et des efforts pour tous. Cette réserve ne rime à rien, quand le budget de l'État connaît un déficit tel que le financement du revenu de solidarité active semble également compromis. La crainte de dire les choses dissimulerait-elle une impréparation ?

De ce point de vue, Christian Estrosi a raison d'accuser l'UMP de conformisme. Son successeur au secrétariat d'État à l'Outre-Mer, Yves Jégo, s'est empressé de refermer le débat entrouvert sur la réforme du droit du sol à Mayotte : «C'est un sujet qui doit être préservé», a dit l'ancien porte-parole du parti majoritaire. L'UMP saura-t-elle redevenir la boîte à idées qui a aidé Nicolas Sarkozy à gagner la présidentielle ? Une libération des esprits reste à faire.

Trop d'interdits empêchent de penser la réalité. Tandis qu'une proposition de loi de la gauche veut supprimer le mot «race» de l'article 1 de la Constitution, le discours de Pennsylvanie du candidat à la Maison-Blanche, Barack Obama, restera comme un modèle de lucidité. «La race est une question que notre pays ne peut se permettre d'ignorer», a-t-il expliqué, en se proposant de réduire cette «fracture». La France, qui connaît un comparable séparatisme, préfère monter en affaire d'État l'insulte aux «ch'tis» proférée par des crétins d'un club de foot.

La politique vit en vase clos. Les think tanks («réservoirs de pensée»), qui participent ailleurs à la vie intellectuelle, peinent à se faire entendre. L'étude sur le coût de l'immigration (bloc-notes du 21 mars) est tombée dans un puits. C'est la Chambre des lords qui, à Londres, a rendu lundi un rapport contredisant les bienfaits de l'immigration massive : elle rendrait difficile, notamment, l'accès au logement. Imagine-t-on nos parlementaires proférer un tel blasphème ?

Affronter la radicalité

La droite renoue avec ses faiblesses, quand elle ne sait plus exprimer d'idées neuves pour répondre aux mutations lourdes de la société (paupérisation, déculturation, mondialisation). Le gouvernement confirme le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux en 2009, mais il se garde d'aborder la mise en concurrence du financement des retraites ou de la santé, qui s'imposera par l'ampleur des déficits. La gauche fait pire : elle ne peut toujours pas dire «libre marché» sans s'étouffer de honte.

Ces doutes renforcent les certitudes des mouvements radicaux. Ils se développent sur le rejet du capitalisme mondial et des démocraties occidentales. La récession nord-américaine donne des arguments supplémentaires à Olivier Besancenot et aux altermondialistes, dans leurs critiques du système. Les lycéens dressés aux «rébellions citoyennes», qui consolident ces jours-ci leur mouvement, rêvent de passer aux travaux pratiques.

Dans ce contexte, aggravé par la «désoccidentalisation» du monde (Jacques Sapir, Le Nouveau XXIe siècle, Seuil), s'épanouit une apologie de la terreur qui a ses convertis. Slavoj Zizek tresse des lauriers à Robespierre. Alain Badiou traite Sarkozy d'«homme aux rats» et veut faire partager son enfermement marxiste. Comme le déplore André Grjebine (La Guerre du doute et de la certitude, Berg international) : «On assiste à une inversion de la révolte, celle-ci n'étant plus motivée par la recherche de la liberté mais par son rejet.»

La démocratie sera-t-elle assez forte pour maintenir à la marge ce totalitarisme bourgeonnant, qui se pourlèche de la précarité des démunis et des sans-papiers, ces nouveaux prolétaires ? La gauche n'a pas pour l'extrême gauche le rejet qu'a la droite pour l'extrême droite. Quant à la majorité, elle ne semble pas toujours très sûre des valeurs qu'elle doit défendre, y compris face à la Chine oppresseur du Tibet. Cette panne d'idées rend la France vulnérable.

Défendre la démocratie

Voir, mardi à l'Assemblée, la majorité défendre mollement le choix de Sarkozy d'envoyer «quelques centaines» de soldats supplémentaires en Afghanistan illustre un manque de conviction sur le rôle de la France dans le monde. Sa lutte contre les talibans devrait pourtant être à la hauteur des participations, là-bas, de l'Italie, de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne. L'union occidentale est plus cruciale que l'union méditerranéenne, quand ce sont les démocraties qui sont l'enjeu de la guerre mondiale déclarée par le terrorisme islamiste, le 11 septembre 2001. L'Occident s'honorerait, d'ailleurs, en accédant rapidement aux vœux de l'Ukraine et de la Géorgie d'être accueillies dans l'Otan, après avoir rejoint le monde libre. L'attrait de la gauche pour le pacifisme a toujours fait le jeu des totalitarismes. Son anti-atlantisme n'est plus de saison.

La France et Betancourt

Tout faire, certes, pour libérer la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, otage des Farc depuis six ans. Mais c'est du côté du président Alvaro Uribe, et non des terroristes soutenus par le Vénézuélien Hugo Chavez, que la France doit rester. Cela va sans dire ?

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 18:50

 

Le film adaptation de l’oeuvre de Maurice G. Dantec, numéro 1 au box office, est l’actualité de la semaine. A celles et ceux qui ont lu le livre et vu le film, l’adaptation de Mathieu Kassovitz vous paraît-elle à la hauteur du roman de Maurice G. Dantec ?

Livrez-nous vos commentaires… à nouveau ouverts.


Entrevue avec Maurice G. Dantec pour SpeedMag

L'avenir est Babylone
Entrevue avec l'auteur Maurice G. Dantec
Par Manouane Beauchamp
pour SpeedMag


Mathieu Kassovitz s'est fait connaître en tant que réalisateur avec les films La Haine (1995), Les Rivières pourpres (2000) et Gothika (2003). Il récidive avec Babylon A.D., qui devrait être sur nos écrans cet été. Ce film est basé sur le roman de Maurice G. Dantec, intitulé Babylon Babies, paru en 1999 chez Gallimard. Rencontre avec l'auteur d'un livre à mi-chemin entre la science-fiction et la prophétie.

---

Votre roman Babylon Babies est très noir. Diriez-vous qu'il s'agit d'une oeuvre de science-fiction ou d'un roman prophétique ?

Dans Babylon Babies, ce qui m'intéressait, c'était de voir l'emprise de la technique sur l'humanité. Parce qu'il n'est pas possible, je pense, de comprendre le XXe siècle sans comprendre l'importance de la technique.

Les questions que je soulève dans ce roman sont : Où va la technique? Comment se fait-il qu'elle se retourne contre nous ? Pourrait-elle faire renaître les forces de l'esclavage ? Parce que la technique n'est pas un jouet, c'est un défi, un challenge en soi. Mais pour de bon. Ce n'est pas seulement la voie qui mène au confort, mais aussi celle qui mène à la bombe nucléaire. C'est la même chose avec la pierre taillée, elle a été inventée pour la chasse, mais si toutefois on a pu l'utiliser pour tuer un membre gênant de la tribu, cela n'aurait pas été considéré comme un homicide, mais comme un sacrifice. La conception même de la technique est inséparable de la notion de sacrifice. Et ç'est malheureusement un élément important qui a été oblitéré dans l'analyse de la technique.

Au début du récit de Babylon Babies, l'humanité, complètement dominée par la technique, est en voie de désagrégation politique, sociale et culturelle. La technique menace de détruire, d'anéantir le monde qu'elle a aidé à fabriquer. Mais bizarrement, voilà qu'à un moment donné s'amorce un processus de réversion. La technique se retourne malgré elle contre l'humain. Dans le récit, un virus apparaît qui menacera tant l'humanité que le monde de la technique. Autrement dit, la technique va se retourner contre elle-même en utilisant les humains. Ainsi l'Homo sapiens, après avoir éliminé l'homme de Néandertal, voit-il sa propre fin arriver avec l'apparition d'une forme de vie supérieure.

Le message que je veux faire passer avec Babylon Babies est qu'il ne faut pas s'attendre à ce que la science fabrique un monde meilleur. Ce qui va se passer, c'est une convergence de catastrophes, imprévisibles dans le monde de la science, qui vont engendrer quelque chose d'autre. Je ne sais pas comment ça va se produire, je veux simplement démontrer comment cette convergence peut se produire. Dans 10 ou 20 ans, pas plus selon moi, les sciences comme les nanotechnologies, l'intelligence artificielle, les sciences de la génétique, la biochimie moléculaire, le travail sur les matériaux et les sciences de l'information vont converger mais pas d'une façon programmée. C'est alors qu'une découverte inattendue, soudaine, pourrait avoir de graves conséquences sur l'humanité.

Ainsi, ce livre a une saveur prophétique ?

C'est au futur de décider. L'idée est de suivre la convergence. Le romancier doit être comme un sismographe. Moi je crois en la convergence des catastrophes. Elles seront autant scientifiques que géopolitiques et métaphysiques. Mon idée est de montrer comment cette masse critique s'agrège et détonne. Un roman pour moi doit créer une onde de choc dans la gueule du lecteur; de manière physique, détruire quelques neurones. C'est fait pour ça. C'est une arme, c'est comme ça que je le vois. Alors, prophétique? Je ne sais pas...

Est-ce que vous vous inspirez de livres scientifiques ou de l'actualité ?

Je m'inspire de la science dans mes romans, mais j'aime bien me laisser influencer par des types qui ne soient pas mainstream. Je m'intéresse toujours aux outlaws. Quand je parle de science, je m'intéresse aux mavericks, ceux qui sont on the edge. Des types qui ont une démarche scientifique mais qui ne sont pas des hérétiques.

Kassovitz a choisi votre roman pour faire son film. Pourquoi ce livre ?

Je ne sais pas, il faut lui demander. Il a dû aimer le roman. Vous savez, à partir du moment où un producteur paye, il a le droit de faire ce que bon lui semble avec une oeuvre. C'est comme au poker, tu payes pour voir. Après, il a toute sa liberté en tant qu'auteur. Peut-être que le film ne ressemblera pas au livre sous certains aspects, je n'en sais rien. En fait, pour être franc, c'est son problème parce que c'est lui le réalisateur.

Ceci dit, j'ai vu, non pas le scénario final, mais un synopsis du film. C'était tout à fait aimable de sa part de me le communiquer, et j'ai pris la peine de lui faire parvenir quelques annotations par-ci, par-là, mais elles étaient purement consultatives. Il a acheté les droits, le livre ne lui appartient pas, mais les droits pour faire un film lui appartiennent.

Quelle partie de votre roman espérez-vous voir bien représentée ?

Montréal. J'aime Montréal, avec le Plateau et le Mile-End. C'est une ville superbe qui a toutefois été un peu massacrée, architecturalement parlant.

Cela dit, je ne demande pas à Kassovitz de respecter les détails scénaristiques, mais je voudrais éventuellement qu'on perçoive dans le film la métaphysique qui est derrière le roman, à savoir ce que représentent les problèmes de la technique, de la science, du clonage, des religions, etc. S'il arrive à se dépatouiller avec ça et à faire un film qui tient la route, tant mieux.

Quelles sont vos sources d'inspiration ?

C'est mon cerveau qui opère, à partir du monde tel qu'il est. Un roman, j'ai toujours pensé que c'était quelque chose de relativement autonome par rapport au romancier. Je pense que le romancier est un instrument. Le roman lui-même demande à vivre, comme un enfant. Durant la phase de la conception, l'auteur mélange son ADN avec celui du roman. Parce qu'il faut que le roman existe, qu'il ait une origine et un sens, mais surtout, son existence propre. Et l'auteur doit faire en sorte que ce dernier existe par lui-même.

Sincèrement, quand j'écris, je n'ai pas de plan, sauf quelquefois je me fais des grilles afin de conserver une logique dans les événements. Je veux que la mécanique de haute précision soit parfaite, histoire de ne pas se perdre. Mais en ce qui a trait à la narration, c'est du one shot.

Et qu'en est-il des personnages ?

Ça non plus ce n'est pas calculé. Ça ne m'intéresse pas le calcul dans la littérature. Sinon, c'est comme un story board : tu remplis les cases sans aucun intérêt. À la limite, pour certains lecteurs, ça peut présenter un intérêt, quoique moi, ce genre de livres, je les sens arriver gros comme des camions. Et surtout, quel ennui pour l'écrivain! Tu ne fais aucune découverte, tu n'as aucune surprise, tes personnages ne te surprennent pas puisqu'ils font ce que tu as prévu. Bon, d'accord, je sais plus ou moins ce qu'ils vont faire, mais pas à la page près.

Pour terminer, comment voyez-vous l'avenir de l'humain ?

Il n'a pas d'avenir tel qu'on le connaît. Il va y avoir autre chose. Il va y avoir un grand nettoyage, c'est évident. Je suis évolutionniste, mais l'évolution suit un plan divin. Parce que l'évolution est beaucoup plus complexe que ce que nous pouvons concevoir. Ainsi, je crois à une évolution sur le plan divin. L'humain... On peut voir ça comme une expérience qui a mal tourné.

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Maurice G. Dantec en Normandie le 13/09/08

août 28, 2008 by David Kersan

OUVERT AU PUBLIC

LES BABYLONS BABIES  VOUS INVITENT  A RENCONTRER MAURICE G. DANTEC EN NORMANDIE

samedi 13 septembre  de 17h à 21h

Lieu : Théâtre Puzzle 28 rue de Bretagne 14000 Caen.
Prix d’entrée : 12 euros.

Accès :
-par la route Autoroute de Normandie A13 (Paris-Caen 220km) / Autoroute de Bretagne A84 (Rennes-Caen 190 km)
-par le train  à 2h de Paris-Gare Saint Lazare
-sur place à Caen ligne de bus 1, 2 et 21 arrêt Ancienne Boucherie

samedi 13 septembre  de 17h à 21h :

- représentation théâtrale d’Artefact par Aurélien Lemant
- lectures par David Kersan et Emilie Roose d’extraits en avant-première de “Comme le fantôme d’un jazzman dans la station Mir en déroute” de Maurice.G.Dantec, à paraître cet automne aux éditions Albin Michel
- diffusion de 4 titres du groupe Aircrash Cult
- Maurice G. Dantec répondra aux questions du public et dédicacera ses ouvrages.
 ****

Le reste du weekend, toujours en présence de Maurice.G.Dantec sera réservé aux membres des Babylon Babies, Communauté des lecteurs de Maurice.G.Dantec.
 
Le samedi soir : dîner aux alentours d’Arromanches sera réservé à la communauté des lecteurs.

Le dimanche : 10h30 visite du cimetière américain de Colleville, 13h30 visite du mémorial de Caen et de l’exposition consacrée aux attentats du 11 septembre.
 
Renseignements : gersende@mauricedantec.com

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 03:42
On ne sait pas quelle est la fiabilité de Global Incident map, mais le site est fort séduisant. Il présente une carte du monde où figurent les principaux événements mondiaux : attentats, catastrophes, conflits… Bien sûr, la carte est cliquable, agrandissable, donne les détails pour chaque icone, permet de trier les événement par type, par pays etc…


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posté par PM


Etonnant de la part de la firme mondialement connue des jeans Levi’s (du nom du fabricant juif Levi Strauss), cette affiche visant à caresser dans le sens du poil les musulmans indonésiens.

Le slogan de l’affiche ci-dessous souhaite aux musulmans de bonnes fêtes de l’aid mais la flagornerie est poussée fort loin. Voir le détail de l’image :


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L’image grande taille ici



La France s’adapte à la “finance islamique”

Le premier forum français consacré à la “finance islamique” se tient aujourd’hui, à Paris. L’alliage des exigences du Coran et de la science des chiffres avaient jusque là rebuté les acteurs français du secteur financier. Mais face aux taux de croissance de la finance islamique et à l’augmentation de la population musulmane, ils ont décidé d’affronter l’urgence : adapter le système français à ce nouveau partenaire. ->

“Accommodement raisonnable”, “adaptation”, “diversité”, “mixité”, “enrichissement culturel”: les locutions françaises deviennent de plus en plus riches pour traduire le mot “dhimmi”.

 


Le régulateur britannique a publié récemment un document intitulé “Islamic Finance in the UK: Regulation and Challenges”, dans lequel elle souligne l’importance de favoriser le développement de produits financiers islamiques.

L’expansion de l’offre de produits islamiques devrait renforcer à son tour la position de Londres en tant que grand centre financier international. ->

L’Europe en perte d’identité ? Tant qu’il y a de l’argent à se faire, ce n’est pas un problème.



La citation du jour

Tiré d’un article du Monde:
A Argenteuil, les RG décrivent “l’investissement croissant de fondamentalistes musulmans dans le secteur de la restauration rapide”. A Rennes (Ille-et-Vilaine), une boucherie-charcuterie d’un quartier sensible a aussi fait l’objet, en novembre 2006, de graffitis sur la vitrine :

“Arrêtez de vendre des saucisses qui puent ou on va vous tirer dessus, PD de boucher”. ->


Les partisans de Rachida Dati se font passer pour de faux auditeurs sur RMC

Des partisans de Rachida Dati ont tenté de se faire passer pour des auditeurs lors de son récent passage à RMC. L’objectif était de lui poser « des questions gentilles » afin de redorer son blason.

La fédération UMP des métiers de la justice qui regroupe des notaires, des avocats et des magistrats a appelé en masse ses adhérents à poser « des questions gentilles » lors du passage de Rachida Dati sur l’antenne de RMC. ->

 


En 2006 le gouvernement vietnamien a fait mine de libéraliser le pays. Il s’agissait pour lui d’obtenir des avantages économiques. Cette politique trompeuse lui a réussi … puisqu’en novembre 2006 le Vietnam pouvait organiser le sommet de la Coopération Asie-Pacifique, puisqu’en décembre 2006 les Etats-Unis ont accordé au Vietnam « le statut de nation la plus favorisée » et puisqu’en janvier 2007, consécration suprême, le Vietnam était accueilli au sein de l’Organisation mondiale du Commerce. 

Mais cette libéralisation n’était qu’un faux-semblant. Dans la réalité si quelques prisonniers étaient libérés, pour la galerie, au cours de 2006, des dizaines d’autres, pour motif politique ou religieux, étaient arrêtés sans vacarme, discrètement, au cours de la même année. Une fois obtenus les avantages économiques qu’elle recherchait, en 2007, la dictature communiste n’a plus hésité à réprimer ouvertement la moindre velléité de dissidence, sûre de son impunité, qui, comme on sait, ne sourit qu’aux impudents. Lire la suite »



Les Chrétiens d’Orient en danger

Dans l’avalanche de nouvelles venues d’Irak, du Liban, de Palestine ou de Turquie, qui s’intéresse encore à la minorité des chrétiens d’Orient - 10 millions, en incluant les 6 millions de coptes d’Egypte -, à ces Arabes qui ne sont pas musulmans ?

Les chrétiens ont été les catalyseurs de la modernité arabe. Ils sont d’autant plus chez eux en terre d’islam qu’ils sont antérieurs à l’islam“, rappelle l’historien Henry Laurens. ->

 


Indonésie: Des Musulmans en prennent pour 14 et 19 ans pour avoir décapité des écolières chrétiennes

La communauté musulmane, fortement majoritaire dans ce pays d’Asie qui se touve être le première nation de l’islam en terme de population, a manifesté pour protester contre… la dureté de la peine. ->

Trois jeune fille ont été décapitées à la machette: Theresia Morangke (photo 1, la question de la publication ou non de cette image a déjà été réglée, nous assumons parfaitement) Yarni Samubue, 15 ans, et Alfita Poliwo, 17 ans, le 29 octobre 2005, coupables du simple fait d’être chrétiennes et pour donner satisfaction à l’idole haineuse et christophage de l’islam qui réclame à tout bout de champ dans le coran la mort des mécréants.

Une quatrième, Noviana Malewa (photo 2), 15 ans, a survécu à son agression.

Chers lecteurs musulmans qui avez déjà abondamment réagi aux publications précédentes de ces images, regardez-les bien et voyez ce qu’on appelle des martyrs dans notre religion !

Les mécréants ressemblent à [du bétail]… Et tuez-les, où que vous les rencontriez…” (coran, II 171 et 191, ceux pour répondre à ceux qui nous accusent de ne pas lire le coran et, accessoirement, pour répondre aussi à Axelle Red et Renaud, oui, les assassins de ces petites ont bien lu le coran et, de toute évidence, l’ont suivi à la lettre en bons musulmans.)


Une véritable campagne visant à vider Doura (sud est de Bagdad) et les quartiers voisins de leur population chrétienne a été lancée depuis avril dernier.

Les chrétiens ont été placés devant plusieurs choix : se convertir à l’islam, payer la taxe jizya (due par les non musulmans vivant en territoire musulman), donner une fille à marier à des combattants musulmans ou bien partir en laissant tous leurs biens. ->




Dans la suite de son entretien avec Zenit, Thomas Grimaux dénonce l’islamisme comme foyer des persécutions antichrétiennes :

“Dans « Esclaves chrétiens, maîtres musulmans : L’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800) », de Robert-C Davis, l’auteur donne un chiffre terrible : «l’esclavage blanc pratiqué par ceux que l’on nommait alors les «Barbaresques» a bel et bien existé sur une grande échelle et constitué une véritable traite qui fit, durant près de trois siècles, plus d’un million de victimes.» […] ->

Il y eut même des ordres religieux dévolus expréssement au rachat des esclaves chrétiens: Les Tinitaires des saints Jean de Matha (illustration) et Félix de Valois et les Mercédaires des saints Pierre Nolasque et Raymond de Penafort. Trinitaires et Mercédaires s’offraient en échange des esclaves chrétiens quand l’argent ne suffisaient pas à leur rachat; il n’y a que dans le catholicisme que l’on voit cela… Une fois dans la place, ils soutenaient la foi des chrétiens prisonniers souvent persécutés pour les contraindre à une conversion forcée. Du XIIIe au XVIIIe siècle, les seuls Mercédaires auraient libéré pas moins de 60.000 captifs.

Voir aussi la biographie de saint Vincent de Paul, illustre ecclésiastique français capturé par les Barbaresques en 1605 et qui s’évada après deux ans de captivité en convertissant la femme d’un apostat français qui l’avait acheté, lequel il ramena également à la foi.



Les assistants du père Noël remplissent les bombes surprises pour les fêtes de fin d’année… ->


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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 00:51
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Communiqué du 24 janvier 2008

:: L’expulsion des immigrés clandestins est conforme aux droits de l’Homme ! ::

Les réseaux gauchistes articulés autour d’Education Sans Frontières se gargarisent en permanence des « droits de l’homme ». On peut se demander si ces gens ont jamais lu une seule déclaration ou convention des droits de l’Homme. Ainsi, un Richard Moyon, professeur d’histoire en dispenses syndicale et chef du RESF, n’a sans doute jamais lu la Convention Européenne des droits de l’Homme (CEDH) de 1950, et plus précisément un extrait de son article 5, intitulé « Droit à la liberté et à la sûreté » que nous reproduisons ci-dessous :

« 1. Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté.

2. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf dans les cas suivants et selon les voies légales:
[…]

e. s’il s’agit de la détention régulière d’une personne susceptible de propager une maladie contagieuse, d’un aliéné, d’un alcoolique, d’un toxicomane ou d’un vagabond;
f. s’il s’agit de l’arrestation ou de la détention régulière d’une personne pour l’empêcher de pénétrer irrégulièrement dans le territoire, ou contre laquelle une procédure d’expulsion ou d’extradition est en cours. »

De même, les innombrables enseignants du RESF, nourris des grands principes révolutionnaires, semblent avoir oublié l’article 7 de la Déclaration des droits de l’Homme de 1789 qui affirme :

« Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l’instant: il se rend coupable par la résistance. »

Ainsi donc, quand un militant du Réseau Education Sans Frontières héberge, véhicule, conseille un clandestin, essaye d’empêcher un avion de partir ou bien s’interpose devant la police, non seulement il viole la loi mais de plus, il bafoue la grande Déclaration universelle des Droits de l’Homme.

C’est donc une bonne nouvelle que notre Collectif voulait délivrer. Non seulement l’expulsion des immigrés clandestins est légale, non seulement elle est légitime au regard de la volonté majoritaire du peuple français, mais encore, elle est conforme à l’idéal des droits de l’Homme.

La nouvelle n’empêchera nullement le RESF de récidiver dans ses actions mais elle a au moins le mérite de jeter bas les masques et de montrer qui sont ces gens : des imposteurs.

———————————————————–
Collectif Expulsion sans Frontières
http://www.expulsionsansfrontieres.org
Courriel : expulsionsansfrontieres@gmail.com



Rachida Dati a-t-elle apostasié l’islam ?

Les voies du Seigneur sont décidément impénétrables. Comment pouvait-on prévoir qu’un jour Rachida Dati ferait son coming out catho, allant jusqu’à assister très médiatiquement depuis plusieurs semaines à la grand-messe de 11h dans plusieurs églises de « son » VIIème arrondissement de Paris ? Noël ! Noël !

Et pourtant, elle vient de loin notre petite Rachida, elle qui, naguère encore, jeûnait ostensiblement pendant le ramadan – au point d’indisposer ses collègues – au ministère de l’Intérieur où elle occupait le poste de conseiller de M. Sarkozy.

Le même Sarkozy devenu Président de la République a peut-être pensé aux touchantes manifestations de piété musulmane de sa petite protégée lorsque, avec une gourmandise non feinte, il affirmait à la Grande Mosquée de Paris le 27 septembre dernier à l’occasion de la « rupture du jeûne » : « Au gouvernement, certains s’obligent à ce jeûne » . Clin d’œil à Rachida présente aux côtés du Président ? Lequel avouera à ces hôtes musulmans : « Oui, je me sens bien chez vous ». Quand Rachida est là, tout va…

Mais l’émouvant cheminement spirituel de la jeune femme n’explique sans doute pas tout. On pourra en effet plus prosaïquement remarquer que c’est précisément dans ce VIIème bon chic bon genre que Madame la ministre a été parachutée par l’UMP pour les prochaines élections municipales. Et qu’y faire, sinon draguer l’électorat catho ?

Prenant sa mission particulièrement à cœur, Mme Dati n’a pas hésité à tapiner (électoralement parlant, et Ad Majorem Sarkozyi Gloriam cela va de soi) le mois dernier à Sainte-Clotilde, puis à Saint-Thomas-d’Aquin, et enfin, dimanche dernier à Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, trois églises bien réparties par rapport à son QG de campagne. Ce nomadisme paroissial a-t-il pu paraître suspect ? Peut-être, mais Paris vaut bien quelques messes astucieusement ventilées.

Si, tournant le dos au relativisme religieux, culturel et moral, professé par son maître à penser (et plus si aff.) Nicolas Sarkozy, Madame la ministre se sentait des velléités de conversion sincère au catholicisme, on lui rappellera le sort funeste que l’islam réserve aux apostats :

« Les pierres utilisées pour infliger la mort par lapidation ne devront pas être grosses au point que le condamné meure après en avoir reçu une ou deux. Elles ne devront pas non plus être si petites qu’on ne puisse leur donner le nom de pierre. La taille moyenne est choisie généralement afin de faire expier la faute par la souffrance » (cf. Lapidation )

Nous ne saurions trop conseiller la plus extrême prudence à Rachida Dati. En particulier, quand on risque la lapidation, était-il bien malin d’aller se montrer à Saint-Pierre-du-Gros-Caillou ? Naïveté ou sens aigu de la provoc’ ?

Henri Dubost pour Novopress France

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://fr.novopress.info]


Lancement à Anvers de l’organisation européenne « Les villes contre l’islamisation » - avec Robert Spieler, Président d’Alsace d’abord

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Jeudi 17 janvier, s’est tenue à Anvers, en Flandre, la réunion constitutive de l’organisation européenne « Les villes contre l’islamisation ».

Plusieurs mouvements nationaux et identitaires européens, à l’initiative de Filip Dewinter, député d’Anvers et porte-parole du Vlaams Belang, ont décidé de créer cette structure commune afin de renforcer et de coordonner leur lutte contre l’islamisation de nos villes.

Parmi les fondateurs figurent le FPÖ (Autriche), représenté par son Président Heinz Strache ; Krake Rolf du Danemark qui a lancé des initiatives populaires contre l’islamisation de son pays ; Henrique Ravelo, Président espagnol de Tierra y Pueblo ; Adriana Bolchini, d’Italie, ancienne proche de Oriana Fallaci et responsable d’une association anti-islamique ; Markus Wiener-Wolter, dirigeant de Pro Köln, association citoyenne très puissamment implantée à Cologne et farouchement opposée à l’implantation de mosquées-cathédrales dans Cologne.

Robert Spieler figure également parmi les fondateurs de l’association, et entendait représenter tous ceux qui, qu’ils soient nationalistes, régionalistes ou identitaires, sont résolus à ce que l’Alsace et la France ne deviennent jamais terre d’Islam.

Après la conférence de presse, les membres fondateurs de l’association se sont retrouvés devant la mairie d’Anvers en brandissant des panneaux représentant une mosquée géante dans un cercle rouge barré.

Dans l’après-midi, visite sous protection policière du quartier du nord d’Anvers, totalement islamisé. Edifiant et significatif de ce que l’on peut attendre dans les prochaines décennies…

Dans la soirée, grande réception avec les militants et les élus d’Anvers du Vlaams Belang : 800 personnes.

L’association « Les villes contre l’islamisation » va organiser dans les prochaines semaines de nombreuses réunions partout en Europe de sensibilisation face à la menace islamique.

La première de ces réunions aura lieu le samedi 2 février à Paris sous l’égide de la revue et de l’association Synthèse Nationale, dirigée par Roland Hélie.

Robert Spieler et Hilde de Lobel, députée du Vlaams Belang, seront présents lors de cette réunion et présenteront au public les objectifs de cette initiative.

Source : Robert Spieler



Le XXIème siècle sera-t-il musulman ?

On adore nous dire qu’il y a environ un milliard et demi de musulmans dans le monde. Ce qu’on oublie de nous dire, c’est qu’il en avait cent trente millions en 1900. Le nombre a donc plus que décuplé, pendant que la population chrétienne ne faisait que tripler, et que la population européenne stagnait, ou peu s’en faut.

Les musulmans maîtrisent l’arme démographique, mais ils maîtrisent aussi maintenant l’arme économique et financière. Les réserves financières des pays pétroliers sont estimées à 4000 milliards de dollars, pendant que l’occident, de l’Espagne à l’Amérique en passant par la France ou l’Italie croule sous les dettes. Aujourd’hui l’Algérie est plus riche que la France. Les tours de passe-passe du galopin présidentiel montrent, outre son admiration pour l’argent (essayons le dernier yacht ou le dernier jet de l’émir untel), que les décisions sont prises là-bas et plus ici.

Bush junior et allé s’humilier en Arabie séoudite pour demander un rab sur le pétrole que bien sûr il n’a pas obtenu. Les fonds souverains arabes pèsent 900 milliards de dollars, et l’on ne peut que les en féliciter alors que nos sacro-saints marchés financiers cassent la valorisation de toutes les entreprises occidentales, qui n’ont pourtant jamais autant rapporté d’argent. C’est bien l’occident qui a décidé de sous-valoriser la technologie Alcatel, et de surévaluer le pétrole, alors que nous avions pourtant été prévenus dès 1973 de l’usage qui pourrait être fait de l’or noir.

D’autres éléments sont à prendre en compte : les églises continuent de se vider, et les vrais catholiques, en France ou ailleurs, se constituent des Katholik Parks pour survivre en marge de la société multiculturelle européenne. Je rappelle que dans un de ses derniers textes, Jean-Paul II avait courageusement déconseillé le mariage des chrétiennes avec les musulmans. Conseil suivi de peu d’effet, on s’en sera douté. En Amérique du sud, les évangélistes continuent de progresser et d’écraser l’église, pendant qu’en Amérique du Nord, les latinos commencent à se convertir massivement à l’islam, femmes comprises. Cette religion a décidément le vent en poupe, en dépit ou grâce à sa violence, grâce surtout à sa cohérence doctrinale et à son maintien d’un strict lien entre la vie temportelle et celle spirituelle. Je le dirais au risque de choquer : c’est un monothéisme qui fonctionne mieux que le nôtre. La brutalité ou l’intransigeance de l’islam attirent d’ailleurs beaucoup d’anciens (ou de nouveaux) nationalistes, en France comme ailleurs.

On peut considérer qu’il y aura cent millions de musulmans en Europe en 2100, jeunes pour l’essentiel. Et ceux-ci font déjà la loi, non seulement en France mais également en Angleterre, où l’on impose la viande hallal à l’école primaire à certains KAFIR britanniques, où l’on interdit la lecture des Trois petits cochons (pas hallal, justement) et où l’on interdit peu à peu tous les arbres de Noël. C’est la même Angleterre blairiste qui est allée prêter son soutien à Bush pour liquider le seul régime laïque arabe, qui donnait des responsabilités aux chrétiens sans les liquider ou les chasser, comme ils l’ont été depuis cinquante ans de tout le monde musulman. Quand on a des ennemis comme cela, on n’a même plus besoin d’amis…

Six ans et demi après les attentats du 11 septembre, tout semble nous montrer que l’islam a gagné la bataille de la globalisation ; qu’il va s’inposer partout, et imposer trois types de populations : les musulmans proprement dits, les convertis (300 000 en France), et les dhimmis, ou vrais soumis, qui vont approuver les diktats des imams et des émirs du pétrole. Cela pourrait prendre moins de temps qu’on nous l’a dit.

Il a cent ans environ, René Guénon prévoyait une guerre traditionnelle qui ferait plier l’occident moderniste. Aujourd’hui ce dernier est nihiliste, sénile et vénal : le XXIème siècle a donc de fortes chances d’être musulman, au moins dans notre partie du monde.

Nicolas Bonnal pour Novopress

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Ne regardez plus Euronews !

Image Hosted by ImageShack.us La saga cosmopolite continue. Un article précédent sur Novopress nous apprenait la diffusion à partir de juillet 2008 d’Euronews en arabe, pour « informer les populations arabophones d’Europe ».

Philippe Cayla, son PDG, enfonce le clou. Il n’a plus envie de faire du journalisme. Il souhaite passer à la propagande bruxello-mondialiste.

Sous couvert d’un déficit, il est vrai réel, d’informations sur les institutions européennes, il expose dans une tribune libre du journal Le Monde, sa vision de l’Europe :

« Pourquoi parler d’Europe ? Parce que l’histoire des nations se termine, et que l’histoire de l’Europe est à peine commencée. La souveraineté nationale, économique, commerciale, et même militaire, c’est terminé. Ces renoncements sont définitifs, irréversibles et c’est tant mieux ».

Plus loin, il parle de Bruxelles comme « un lieu miraculeusement multiculturel où des intelligences (!) se consacrent à l’Europe ».

Philippe Cayla joue à merveille son rôle de promoteur du système, celui qui détruit l’avenir des nations, pour le plus grand bonheur de l’individualisme consumériste.
Sa chaîne, payée en partie par la redevance télé, n’a plus pour but d’informer, mais de convertir les derniers récalcitrants au monde merveilleux du cosmopolitisme européen.

Ne plus regarder Euronews évite une contamination mentale néfaste.

LeBerlioz pour Novopress

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Le prix du livre européen de la magouille

Image Hosted by ImageShack.us Il a été décerné à Guy Verhofstadt, ancien Premier Ministre de la Belgique, devenu premier Ministre expédiant les affaires courantes en attente d’un gouvernement, et actuellement Premier Ministre par intérim, en attendant d’être Premier Ministre à vie.

Ce prix est décerné apparemment au meilleur ouvrage détruisant les Nations, dont le président du comité de parrainage est le has been Jacques Delors, et le président du jury le cosmopolite Henning Mankell.

Le prix a été décerné, sans arrière-pensée politique à l’ouvrage, sûrement écrit par un nègre, intitulé « les Etats-Unis d’Europe ». Sans commentaires.

C’est un peu comme s’il existait un prix du livre UMP décerné à Nicolas Sarkozy, un prix de la maison blanche qui verrait couronner Dick Chesney, ou un prix microsoft donné à Bill Gates.

Evidemment, la lecture de ce livre n’est en rien une obligation…

LeBerlioz pour Novopress

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Le Choc du Mois N°19 en avant-première dans Novopress

Retrouvez désormais chaque mois, en avant-première et en exclusivité pour Novopress, la couverture, le sommaire et un article du Choc du Mois ! En kiosque dès lundi.

Image Hosted by ImageShack.us Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us La suite de cet article (et les autres) en vous rendant chez votre marchand de journaux ou en vous abonnant .

Racines


Groupe SPARTE : des intellectuels au service de l’Identité !

Beaucoup d’entre vous ne le savent pas, mais il existe, parmi les structures amies du Bloc Identitaire, un regroupement informel de personnes intéressées par le travail intellectuel et la recherche théorique qui cherchent à comprendre et analyser les enjeux actuels et proposer des solutions s’inscrivant dans une optique identitaire d’enracinement des peuples européens et de défense des cultures face à l’uniformisation marchande et aux dangers entraînés par les migrations massives de populations.
Il s’agit du Groupe Sparte, qui dispose d’un site internet : www.groupe-sparte.com que je vous invite à visiter.
Le Groupe Sparte est indépendant du Bloc Identitaire mais appartient à la « mouvance » Identitaire de telle sorte que les textes de Sparte n’engagent pas les Identitaires et inversement, le Bloc Identitaire ne dicte pas à nos amis du Groupe Sparte ce qu’ils doivent penser ou écrire.
Le Groupe Sparte regroupe des chercheurs, des enseignants, des étudiants mais également toute personne intéressée par le combat des idées. Si vous souhaitez apporter votre pierre à l’édifice, vous êtes les bienvenus.
Récemment, nos amis du Groupe Sparte ont édité des textes remarquables sur la métaphore politique de l’exil chez M.G. Dantec, sur l’enjeu révolutionnaire des classes moyennes, la nécessité de dépasser le projet moderne, ou encore sur les dangers ou les avantages du communautarisme pour notre combat contre l’immigration, etc… Ces textes sont en ligne sur leur site internet.
Il est évident que la recherche d’un dépassement de la modernité politico-philosophique par une critique positive de la philosophie des Lumières et du relativisme kantien doit retenir notre attention dans la mesure où il s’agit là de la racine du mal qui ronge les sociétés européennes.
Peut-être (et il s’agit là d’une opinion personnelle) faut – il même remettre en cause l’apport cartésien ou le nominalisme de Guillaume d’Ockham (1300-1350) qui ont introduit une rupture avec la scholastique et la pensée aristotélicienne.
Comme vous le voyez, il y a du pain sur la planche pour ceux qui souhaitent se dégourdir les neurones.
Précisons également que le Groupe Sparte, conformément à la ligne de conduite générale des Identitaires, travaille dans une optique de rassemblement de toutes les sensibilités religieuses ou politiques sans esprit de sectarisme et sans exclusive. Le Groupe Sparte accepte également de travailler avec des structures constituées comme par exemple la Fondation Polémia ou des revues catholiques qui ont récemment accueillies des articles d’identitaires.
La mouvance « Identitaire » avec un mouvement politique pour les jeunes (les Jeunesses Identitaires), pour les adultes (Bloc identitaire) des associations de solidarité avec les européens qui souffrent (SDF, Solidarité Kosovo, associations de défense des victimes), une agence de presse (Novopress), un groupe de réflexion et de recherche intellectuelle (Groupe Sparte) couvre tous les domaines de l’engagement social et politique et démontre sa maturité.
De plus, avec toutes ces structures et ces possibilités d’action il faut désormais une bonne dose de mauvaise volonté pour dire « moi je souhaite aider les Identitaires, mais je ne sais pas comment m’engager pour me rendre utile » !
Allons, cher ami, un petit effort, il y a de quoi bosser chez les Identitaires.
Jérôme D. (http://blog-identitaire.com)


L’invasion polonaise

Image Hosted by ImageShack.us En 2004, lors de l’élargissement de l’Union Européenne aux pays de l’est, promesse avait été faite qu’en aucun cas il n’y aurait de déferlement massif en Europe de l’ouest de travailleurs et de non travailleurs issus de l’ancien bloc soviétique.

Ceux qui avaient anticipé le problème se sont vus qualifiés de « fantasmeurs », quand ce n’est de « racistes ».

Cependant, l’adjoint au maire, travailliste, de La Haye, n’arrive plus à offrir des logements en nombre suffisant à ses compatriotes, parle d’un afflux de travailleurs polonais, estimés à 120 000, et redoute l’arrivée de roumains en nombre supérieurs.

Les élus locaux accusent le gouvernement central d’avoir fait preuve de « naïveté ».
Cette immigration incontrôlée pose de graves problèmes en Europe de l’ouest, mais aussi à l’est. En effet, la Roumanie vient de faire venir 3 500 travailleurs chinois pour combler l’émigration de ses ouvriers. La Pologne vient quant à elle d’ouvrir son marché du travail, et spécifiquement celui du BTP, à des centaines de milliers de Biélorusses et d’Ukrainiens, pour remplacer ses ouvriers partis sur les chantiers belges et français.

Une fois encore, L’Europe bruxelloise ne résout aucun problème mais se borne à les déplacer, de l’est vers chez nous…

LeBerlioz pour Novopress

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Un exemple de racisme anti-blanc: la pochette de Ice-T

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Cette pochette est extrêmement révélatrice de la haine et du mépris qu’éprouvent les rappeurs afro-américains pour les petits “diables blancs” de la classe moyenne qui achètent leurs CD.

Au premier plan : un jeune “whigger” (”white nigger”, littéralement “nègre blanc” : qualificatif méprisant donné par les afro-américains aux jeunes blancs qui tentent de singer leur comportement et leurs modes vestimentaires et musicales) blond, sale et mal habillé. Il porte un T-shirt Rasta aux couleurs du reggae. Autour de son cou se balance un pendentif représentant l’Afrique et ses couleurs. Près de lui, sur le sol à droite, on aperçoit - volontairement mal dessinée - une pipe pour crack sensée représenter la source financière des gangs auprès du “sale blanc”, un joint roulé et une bouteille de soda percée servant à la “fumette”. A ses pieds sur sa gauche sont étalés des livres, dont celui de Malcolm X (largement entamé) qui représente la propagande “anti-raciste” favorisant en fait le racisme anti-blanc. A sa droite sont répandues au sol une multitude de cassettes de rap de Ice-T (achète, achète petit blanc !).

L’esprit du jeune déraciné blanc est complètement sous la domination du rappeur au regard hypnotique. Celui-ci lui impose sa volonté, symbolisée par les ondes cérébrales, sortes de volutes de fumée (de crack, de cannabis ?) qui sortent des yeux de Ice-T pour pénétrer dans le cerveau de son jeune fan via les écouteurs du walkman.

Pendant ce temps, à l’arrière plan, se déroule, sous le regard satisfait de “l’artiste” une scène d’effraction et de violences commise par trois jeunes noirs. Le premier, armé, fracture la porte. Un autre, encagoulé, commence à violer la mère du jeune “whigger” pendant qu’un troisième fracasse le crâne de son père à coups de crosse de fusil d’assaut automatique (armes répandues dans ces milieux).

La symbolique est claire : Alors qu’Ice-T a pris le contrôle du cerveau du jeune blanc grâce au rap, aux lectures ethnomasochistes et aux drogues qu’il lui a vendu, ses frères de race afro-américains pillent la maison de celui-ci et massacrent sa famille sans susciter la moindre réaction de sa part. Le rap, la propagande et la drogue ont annihilé chez lui toute fierté masculine, toute volonté de résistance. Il aurait dû être un jeune guerrier défendant son territoire et son clan. Il n’est plus qu’un zombie amorphe, à la merci de ses nouveaux maîtres.

Article paru sur Granika



La “2007 World Population Data Sheet”. Le génocide européen continue.


La “World Population Data Sheet” (Fiche de données sur la population mondiale) du Population Reference Bureau, publiée chaque année, est la référence en matière de chiffres démographiques (1). Cette publication fournit de nombreuses données pour tous les pays du monde. Compte tenu des délais pour avoir des données vérifiées pour certains pays, l’édition 2007 récente concerne les données de 2006. Dans cette édition 2007, on ne peut malheureusement que constater que le génocide européen par insuffisance majeure d’enfants ne fait que continuer.

Dans la figure 1 ci-dessous, ont été extraites, parmi ces milliers de données, celles qui concernent le plus la démographie des Européens, que ce soit en Europe, ou dans les principaux pays du monde pour l’instant majoritairement peuplés de descendants d’Européens.

L’indice synthétique de fécondité (figures 1 et 2) indique le nombre moyen d’enfants par femme dans les conditions de natalité actuelles. C’est un indice global pour toutes les personnes résidant dans un pays. Assez peu de pays mesurent cet indice spécifiquement pour les européens ; en particulier en France c’est un sujet tabou dans les statistiques officielles (on casse le thermomètre pour masquer l’importance de la maladie). Mais des démographes obtiennent des données par recoupements. Par exemple Jacques Dupâquier (membre de l’Institut de France) dans son article “La désinformation de l’INSEE” (2) évalue l’indice pour les européens en France, à 0,25 de moins que l’indice global du fait de la surnatalité des populations d’origine non-européenne ; pour la même raison, Yves-Marie Laulan indique que pour évaluer l’indice pour les européens, il faut retrancher 0,2 à 0,4 à l’indice global selon les pays.

Pour analyser ces chiffres, il faut se rappeler que pour qu’une population maintienne la vie en renouvelant simplement ses générations (sans même les faire croître, alors que le reste du Monde est en expansion) il faut dans les conditions sanitaires historiquement exceptionnellement bonnes de l’Europe, qu’il y ait un indice de fécondité de 2,1 enfants par femme (2,1 car un petit nombre de bébés n’atteindront quand même pas l’âge d’avoir à leur tour des enfants). Les européens en Europe en sont bien loin (voir en particulier figure 2). Et de même au Canada ou en Australie. Par contre les descendants d’européens aux USA disparaissent moins vite.

Dans la figure 1, la colonne “% - de 15 ans” indique le pourcentage des enfants de moins de 15 ans par rapport à l’ensemble de la population. Ces enfants sont l’avenir. Pour connaître la situation des européens en Europe il faudrait réduire ce pourcentage déjà très faible (même remarque que ci-dessus concernant l’effet de la surnatalité des populations non-européennes en Europe). La comparaison avec les chiffres de l’Afrique, l’Asie et l’Amérique Centrale et du Sud est parlante.

Pour l’ensemble de l’Europe (Russie comprise) l’indice de fécondité est de 1,5. Pour les seuls Européens, même si l’on prend la valeur la plus favorable (0,2) de Laulan de la réduction à faire, cela nous amène à un indice de 1,3. Pour avoir une image de l’effet d’un tel chiffre, à l’échelle de ce que peut voir un homme durant sa vie, regardons son impact en 2 générations (environ 60 ans). Chaque génération se renouvelle seulement à 62 % (1,3/2,1), soit en deux générations un renouvellement des générations de 38 % (0,62 x 0,62), soit à peine plus du tiers du nombre d’enfants nécessaires pour juste maintenir la vie. Cette dénatalité existe depuis 1975 en moyenne selon les pays ; en 2007 nous sommes plus qu’à mi-parcours des 2 générations.

Dans ces conditions, vers 2035, cent européens en âge d’être grands-parents auront en moyenne 38 petits-enfants pour les remplacer. Si leur génération ne fait pas repartir la natalité en ayant suffisamment d’enfants, ceux des lecteurs qui ont 20 ans actuellement verront cela quand ils auront 47 ans ; dans les enfants de cette époque, presque les deux-tiers des européens disparaitraient.

Devant l’ampleur de ce véritable génocide européen que prévoit l’ONU, si souvent sensible au sort d’autres peuples ? Elle prévoit des “Migrations de remplacement” (rapport disponible sur le site de l’ONU), les européens disparaissent, très bien, on les remplace par l’immigration de peuples non-européens. L’ONU n’envisage pas une autre solution pourtant plus “écologique” : conseiller aux Européens d’avoir à nouveau suffisamment d’enfants, sommer les gouvernements européens d’avoir une politique qui n’incite plus à la disparition des Européens et les médias de moins dévaloriser les familles européennes. D’ailleurs les critiques acerbes et la désinformation actuelles des médias contre Vladimir Poutine ne sont pas étrangères au fait qu’il est pratiquement le seul grand dirigeant européen à afficher la volonté d’inciter à une reprise de la natalité de son peuple, et à prendre des mesures en sa faveur, plutôt que de recourir à l’immigration.

Conclusion.

Le bref dessin de Konk (figure 3) en dit plus qu’un long discours.

X.M. pour Novopress

(1) “2007 World Population Data Sheet” du Population Reference Bureau. Disponible sur www.prb.org .

(2) Jacques Dupâquier - Fécondité/natalité française en 2005 : la désinformation de l’INSEE - Colloque de la Fondation Singer Polignac, 2 février 2006.

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]


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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 13:05

Le pouvoir en quête de proximité


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 8 février.

L e Parlement a donc désavoué le peuple. Alors que 55 % des électeurs, consultés le 29 mai 2005, avaient dit non à la Constitution européenne, c'est un document presque identique (de l'aveu de Valéry Giscard d'Estaing) qui a été approuvé, hier, par les députés et les sénateurs. Certes, les Français avaient été avertis, puisque Nicolas Sarkozy s'était engagé sur cette procédure. Mais il n'avait pas été dit que le «mini-traité» ressemblerait tant au texte rejeté. Le tour de passe-passe éloigne un peu plus l'Europe de sa légitimité populaire.

La défiance des Français pour leurs représentants, illustrée à l'époque par le refus de suivre les multiples injonctions à voter oui, ne risque pas de disparaître avec ce vote. D'autant qu'il y a de la désinvolture à laisser croire que les électeurs se seraient laissés aller à des irritations hors sujet : ce que soutient Jean-François Copé (UMP) quand il assure que le non était «motivé par des raisons qui n'avaient rien à voir avec la question posée». Il n'y a pas pire sourd…

Ce n'est pas seulement Jacques Chirac qui avait été désavoué. Il avait d'abord été dit non à cette Europe sans frontières ni mémoire, qui repasse par la fenêtre. C'est une institution distante et sans âme qui avait été refusée, même si la peur du libéralisme avait alimenté un autre vote de défiance. Ne pas vouloir admettre cette réponse littérale et réfléchie peut s'apparenter à un «coup de force» (Olivier Besancenot).

La conséquence du vote des parlementaires est d'ailleurs d'offrir des arguments aux plus radicaux, qui exploitent le sentiment de frustration d'une partie de l'opinion. Après avoir dénoncé le capitalisme fou qui a siphonné la Société générale, l'extrême gauche brode à plaisir sur le peuple méprisé. Le mariage de Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni, samedi, a pu être perçu comme un signe supplémen­taire d'éloignement du pouvoir, qui laisse photographier son bonheur dans le parc de Versailles.

Dans ce contexte, l'impératif d'une proximité avec la vie des gens s'impose plus que jamais au gouvernement, pour tenter de corriger le désamour qui frappe le président dans sa lune de miel. Faut-il aller comme Sarkozy l'a promis lundi à Gandrange (Moselle) pour ArcelorMittal, jusqu'à réintroduire la puissance publique sur des sites industriels menacés ? Le retour à l'État nounou serait une autre régression.


Fillon, le recours

La chute de président de la République dans les sondages, cette semaine, illustre une incompréhension. Mais la baisse sanctionne, en l'occurrence, un comportement plus qu'une politique, puisque le premier ministre est épargné. Selon Paris Match, Sarkozy le vibrionnant recueille 46 % de satisfaits et Fillon le taciturne 57 %. L'austérité de ce dernier, si elle n'a jamais répondu aux exi­gences élyséennes d'une communication réactive, semble mieux correspondre aux attentes. Le chef de l'État devra-t-il adopter à son tour cette modestie provinciale ? Il lui faudra se faire violence.

En attendant, ces aléas redonnent au premier ministre et à sa fonction une autorité qui s'était effacée sous la présidentialisation du régime. Toute ­cette semaine, François Fillon est apparu comme un recours, alors même que le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, s'est cru autorisé à rappeler le chef de l'État «à une certaine tenue». Si Claude Guéant, le bras droit du président, a annoncé dimanche la revalorisation des petites retraites au grand dam des députés UMP , c'est le premier ministre qui a repris la main en détaillant, mercredi, l'augmentation de 5 % du minimum vieillesse, avant que le président ne monte la prime à 200 euros…

La proximité des munici­pales n'est évidemment pas étrangère à la valse des annonces. D'autant que la majorité risque de payer un pouvoir d'achat toujours stagnant. Pour autant, la gauche n'a aucune raison de jubiler. La multiplication de ses attaques contre le chef de l'État masque le vide constant de ses projets. Quant à l'attitude sinueuse du PS face au traité européen, qu'il a approuvé après avoir demandé un référendum, elle n'autorise pas les socialistes à se croire davantage au diapason des Français. Les points que marquera peut-être la gauche en mars avaliseront surtout son immobilisme.


Révolution conservatrice

En réalité, la révolution conservatrice qui a porté Nicolas Sarkozy au pouvoir reste encore le meilleur allié du gouvernement. Cette modernité nouvelle, qui récuse Mai 68, s'illustre quand Fillon déclare mercredi son «soutien» à l'enseignant qui a passé 24 heures en garde à vue et qui a été mis en examen pour avoir giflé un élève qui l'avait traité de «connard». «Les enseignants ont besoin d'un peu de discipline et d'un peu de respect pour faire fonctionner les classes», a-t-il déclaré. Ce retour de l'autorité est aussi réclamé pour les banlieues ( voir nos éditions d'hier).

Un semblable phénomène de réhabilitation des valeurs et des hiérarchies s'observe, depuis Ronald Reagan, aux États-Unis. Mais, alors que le discours unique de la France bonne fille assure que les deux mandats de George W. Bush ont mis un terme à ce mouvement, les primaires de mardi ont montré que le républicain John McCain, qui propose de rester en Irak «cent ans s'il le faut», répond toujours aux aspirations d'une partie de la société américaine. Fillon a raison d'inviter à «regarder (McCain) d'un peu plus près»...


Berlusconi, le retour ?

Le cauchemar des bien-pensants, déjà confrontés au retour de Tony Blair sur la scène internationale, serait une victoire des républicains en novembre, qui s'ajouterait au retour de Silvio Berlusconi en Italie en avril. La gauche française, qui avait tant soutenu Romano Prodi, s'est gardée de tirer le bilan des vingt mois de son gouvernement, soldé par sa démission. Wait and see.


Prédictions du discours unique


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 7 mars.

Le discours unique prédit la Berezina pour la majorité aux municipales. En attendant, le chômage baisse (7,5 %), François Fillon recueille 66 % de satisfaits (sondage Paris Match ) et Nicolas Sarkozy semble amorcer une remontée (sondage Le Point ). Un succès de la gauche, qui se contenterait d'un repliement local, se confirmera peut-être. Cependant, il n'est pas toujours de bon augure d'être ainsi préélu par les perroquets. Ségolène Royal puis François Bayrou, à qui l'Élysée fut promis, le savent. C'est pourquoi Barack Obama, plébiscité pareillement, a sans doute du souci à se faire.

Il arrive au monde médiatique de prendre ses désirs pour des réalités. Son suivisme a fait croire que l'affaire Clearstream dissimulait un Watergate : elle se conclut par un dossier qui ne reproche à Dominique de Villepin que de mauvaises pensées. Le pilonnage anti-Bush, autre exemple, interdit d'admettre la récente défaite d'al-Qaida en Irak. En revanche, le même endoctrinement permet à l'actrice Marion Cotillard, couronnée d'un Oscar, de soupçonner les États-Unis d'avoir fait s'effondrer les Twin Towers, le 11 septembre 2001…

Pour les adeptes du copier-coller, l'arrivée d'un démocrate à la Maison-Blanche est acquise. Ils n'imaginent pas qu'un républicain puisse y garder la place. L'obamania, précédée d'une dévotion des belles âmes pour Michael Moore, en vient à négliger Hillary Clinton, qui a remporté mercredi deux victoires importantes, au Texas et dans l'Ohio. Alors que le projet d'Obama est aussi vide que le fut celui de la candidate socialiste, le bien-pensisme y barbote en terrain familier.

En réalité, rien n'est joué aux États-Unis, même si la percée d'Obama rappelle le goût des Américains pour les success stories et les hommes neufs. Son métissage, considéré comme un programme suffisant, dissimule mal les faiblesses de ses propositions et de sa diplomatie. Dans un pays traumatisé par le 11-Septembre, le discours offensif de John McCain contre «l'extrémisme islamiste» paraît plus adéquat.

Pour tout dire, cet unanimisme devient pesant, à force de penser de travers. Silvio Berlusconi s'apprête à revenir au pouvoir en Italie, en avril, après avoir été conspué par l'intelligentsia. José Luis Zapatero, applaudi en France pour vouloir ouvrir l'Espagne au multiculturalisme, se découvre, à la veille des législatives de dimanche, rudement contesté chez lui par ceux qui craignent pour l'État-nation. Faut-il encore prendre pour vérité ce qui se répète ?

Le pari de Parisot

Un bémol : l'unanimité n'est pas toujours suspecte. Il est des dossiers indéfendables. Tel est le cas de la caisse noire de 600 millions d'euros constituée par l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). Elle permettait de payer, en liquide, salariés, syndicalistes, hommes politiques. Même le GUD, groupe d'extrême droite, aurait bénéficié de largesses pour, dit-on (mais le lien n'est guère évident), financer la campagne de Valéry Giscard d'Estaing de 1974. Reste que cette réalité indigne davantage que le pactole du comité d'entreprise d'EDF (480 millions d'euros), qui aurait servi à financer la CGT, le PCF et la Fête de l'Humanité. Passons.

L'habileté de Laurence Parisot a été, cette semaine, de faire admettre comme une évidence la fracture patronale née de ces pratiques occultes, qui ont conduit l'ancien président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, à distribuer près de 20 millions d'euros de 2000 à 2007. En dénonçant ses indemnités de départ (1,5 million d'euros) et en se désolidarisant d'un monde corrompu, la présidente du Medef a fait preuve d'une détermination qui assoit son autorité. Derrière un profil à la Margaret Thatcher se précise un possible destin politique.

Rarement consensus n'aura été aussi rapidement acquis sur la nécessité de réformer les dérives patronales (mais aussi syndicales) abritées derrière l'omerta : méthodes d'autant plus indéfendables qu'elles s'ajoutent aux avantages exorbitants que s'accordent certains grands patrons, tandis que des salariés s'appauvrissent. En voulant «tout remettre à plat», Parisot semble avoir pris la mesure d'une exaspération populaire dont la gauche croyait faire son miel. Reste à imposer une éthique au libéralisme, ce mot qui fait encore peur. Pari gagnable.

Poids des évidences

Le poids des évidences viendra, le plus sûrement, à bout des récitations et des aveuglements. Ainsi n'est-il plus condamnable d'admettre l'existence d'un racisme anti-blanc ou anti-juif, porté ici et là. Mercredi, c'est le calvaire d'un Français de confession juive qui a été dévoilé. Il a été séquestré durant une journée par six voyous qui lui ont fait subir des sévices à connotations antisémites et homophobes. La scène s'est déroulée à Bagneux (Hauts-de-Seine), là où il y a deux ans Ilan Halimi avait été torturé à mort, parce que juif également.

Les organisations antiracistes ont de quoi être ébranlées, elles qui ont participé initialement à la victimisation des enfants des cités et à leur sentiment d'impunité. Est-ce l'effet de leur lucidité ? SOS Racisme soutient aujourd'hui Ayaan Hirsi Ali dans son combat contre les islamistes (bloc-notes du 15 février). La Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) se mobilise contre les dérives du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui veut assimiler au racisme toute critique de l'islam (voir mon blog). La pensée molle n'y retrouve plus ses petits. Bonne nouvelle.

Israël boycotté

Le monde arabo-musulman boycottera le Salon du livre, qui ouvre ses portes le 13 mars à Paris, avec Israël comme invité d'honneur. Or, nombreux sont les écrivains israéliens qui s'opposent à la politique de l'État hébreu. Pourquoi refuser de les rencontrer ?


Pour Sarkozy, retrouver la droite


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 14 mars.

La majorité a remporté une victoire passée plutôt inaperçue, dimanche : elle a maintenu le FN à la marge. Jean-Marie Le Pen, qui n'a pas été en reste dans l'hystérie anti-Sarkozy, n'a su pour autant récupérer ses électeurs perdus en 2007. Il est improbable que sa fille, Marine, gagne à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où elle n'a eu que 28,53 % des voix. Même s'il existe une déception dans l'électorat populaire, elle ne suffit pas à faire renaître l'extrême droite. L'UMP reste le recours.

Les envolées de Nicolas Sarkozy sur la nation, trois mois avant le scrutin de 2007, avaient davantage contribué à le faire élire que son discours sur la rupture. Aussi est-ce cette stratégie que reproduit le chef de l'État, à la veille d'un second tour délicat (même si la Berezina promise n'a pas eu lieu). En abordant, mardi à Toulon, la nécessité d'une «immigration maîtrisée» et d'une défense de l'identité nationale, il s'est souvenu de son socle, négligé au profit de la gauche. Grosse ficelle, néanmoins.

«L'ouverture, je vais la continuer», assurait-il dernièrement. Le président aurait-il donc décrispé la politique ? Cela se verrait. La droite espagnole vient de perdre les législatives à cause de sa rigidité ; la droite française risque de perdre les municipales à cause de son élasticité. Sarkozy devrait écouter son ami José Maria Aznar, ancien président du gouvernement espagnol : «Les idées libérales, les idées de droite sont trop souvent défendues par des gens complexés qui, pour paraître “légitimes”, ont toujours besoin de cautions de gauche.» (Revue Politique internationale).

C'est justement pour avoir dit vouloir décomplexer la droite que Sarkozy avait été élu à 53 %, il y a dix mois. Mais, depuis, il n'a su convaincre de sa détermination. À moins d'un sursaut, la gauche affaiblie s'apprête à tirer profit de l'abstention d'en face. «En deux mois, j'avais bouclé le plus gros paquet de mesures de libéralisation de l'économie de l'histoire espagnole», dit aussi Aznar (L'Express), qui a réveillé son pays. En France, les réformes à moitié engagées ne peuvent mobiliser les impatients.

Quand le président déclare, mardi, qu'il «tiendra naturellement compte» des résultats de dimanche, qui ne s'annoncent pas fameux pour la majorité, il est à espérer qu'il n'envisage pas de donner encore d'autres gages à une gauche sans programme ni vision claire, prête à freiner ce qui ne va déjà pas assez vite. Sarkozy doit retrouver sa droite et accélérer les réformes.


Le non-dit socialiste

La gauche «des territoires» s'apprête à gérer le quotidien des communes. «Tous ceux qui ont gagné au premier tour sont avant tout des hommes de terrain», fait remarquer Gérard Collomb (PS), majoritaire à Lyon. Alain Juppé (UMP), également réélu brillamment à Bordeaux, a promis de se consacrer totalement à sa ville. Cette exigence de proximité a fait prendre un bouillon à nombre de transfuges, à commencer par Jean-Marie Cavada (UMP) dans le XIIe arrondissement de Paris. Cette même exigence a fait promettre à Christian Estrosi qu'il quitterait le gouvernement en cas d'élection à Nice. Obligera-t-elle Bertrand Delanoë (Paris) a renoncer à d'éventuelles ambitions à la tête du PS ? Dans ce contexte, l'alliance anti-Gaudin passée à Marseille entre Jean-Noël Guérini (PS) et Jean-Luc Bennahmias (MoDem), parachuté en 2002, a sans doute peu de perspectives.

Le repliement local est un élément que la gauche compte d'ailleurs mettre en scène. Elle laisse entrevoir une possible cohabitation, à partir de ces ancrages dans «les profondeurs de notre peuple», expression entendue chez François Hollande, lundi sur Europe 1. Alors que Ségolène Royal met volontiers en avant, encore récemment en parlant du mérite, son côté «vieille France», les socialistes développent un non-dit à l'arrière-goût peu ragoûtant. Notamment quand Hollande le Corrézien souligne «l'impensé» de Sarkozy sur les fameux «territoires», lacune qu'il compare aux attaches rurales de François Mitterrand et de Jacques Chirac. Le secrétaire général du PS voudrait-il rappeler la condition de fils d'immigré du président, étranger à la France profonde et à son âme, qu'il ne s'y prendrait pas autrement.


Indéchiffrable MoDem

Reste cette autre donnée qu'est la persistance de la bipolarisation de la vie politique. Qu'on le veuille ou non, elle structure le débat, malgré les tentatives d'ouverture. Le bipartisme sort même renforcé du premier tour, avec la confirmation de la disparition du FN. Un MoDem avec 3,7 % des suffrages (mais il n'était pas dans toutes les communes) ne peut prétendre remplacer l'extrême droite dans son rôle protestataire. Dans la majorité des cas, des affrontements droite-gauche auront lieu dimanche. Ils rendent indéchiffrable la stratégie néocentriste de François Bayrou, dont la formation soutient le PS à Marseille ou à Chartres, mais l'UMP à Toulouse ou Colombes et fait cavalier seul à Paris. Qui peut comprendre Marielle de Sarnez, candidate du MoDem à Paris, qui dit vouloir «sortir du bloc contre bloc», mais critique Bertrand Delanoë pour avoir refusé sa proposition d'alliance sur le dos de Françoise de Panafieu (UMP) ? Alors que le MoDem a pour ambition de moderniser la politique, ses marchandages très IVe République contribuent à rendre son discours incohérent. Les Français suivront-ils ? Il faudrait au moins que Bayrou gagne Pau. Or, maire à mi-temps n'est guère porteur ces temps-ci.


Cette vieille France qui s'en va

Lazare Ponticelli, est mort mercredi à 110 ans. Jeune immigré italien, il s'était engagé en 1914, à 17 ans, pour «défendre la France car elle m'avait donné à manger ; c'était une manière de lui dire merci». Dès août 1914, 130 000 jeunes soldats français tomberont en trois jours à la bataille de Charleroi. Avec le dernier poilu, c'est cette vieille France héroïque qui s'en va.

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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 01:29

Cet entre-deux-tours qui a brouillé les pistes 

Keller pleure, Balkany canarde Devedjian, le MoDem trouble le jeu. Retour sur une semaine mouvementée.
 
LES ÉLECTIONS municipales de 2008 se sont achevées le 9 mars, au soir du premier tour. Bien sûr, la loi électorale prévoit un second tour de scrutin. Mais tout au long de cette semaine, cette formalité apparut souvent superflue. Et d’abord pour les vainqueurs du premier. Alain Juppé à Bordeaux ou Gérard Collomb à Lyon, ayant fini avec leurs obligations, passent l’entre-deux-tours à aider leurs copains et à se donner en exemple. Alain Juppé va soutenir Xavier Darcos à Périgueux et tend une main secourable à François Bayrou. Il fait même la leçon à Nicolas Sarkozy : « C’était une erreur de vouloir politiser cette élection. »

Gérard Collomb se balade dans les rues de Marseille et donne lui aussi la ligne à suivre au socialiste Jean-Noël Guérini qui tente de déboulonner Jean-Claude Gaudin : « Nous avons la même volonté de faire de nos cités des grandes métropoles européennes. » 

« Longjumeau n’est pas Nice »

Pour les grands vaincus aussi, c’est fini : Françoise de Panafieu rit nerveusement, peut- être pour ne pas pleurer ; à Lyon, Dominique Perben a disparu ; à Strasbourg, Florence Keller ressort l’antienne des femmes battues : « Si l’on m’attaque, c’est que je suis une femme » . Finalement, seuls Jean- Claude Gaudin à Marseille et Jean- Luc Moudenc à Toulouse se battent encore pour sauver leur siège.

Les ministres jubilent ; ils s’en tirent presque tous ; mais seul Christian Estrosi a annoncé qu’il se contenterait de Nice ; les autres ont hâte de revenir dans leurs douillets ministères. Comme dit Nathalie Kosciusko- Morizet : « Longjumeau n’est pas Nice. » Mais Rama Yade se bat à Colombes contre une probable défaite ; et à Périgueux, Xavier Darcos appelle à l’aide et Alain Juppé et François Fillon. Alors, soudain, le combat change d’âme, et le scrutin redevient le temps d’un grand meeting, un enjeu national : « Je veux dire à ceux qui ont exprimé une impatience et un doute que nous tiendrons avec le président tous les engagements que nous avons pris » , rassure François Fillon. S’attirant en retour le sarcasme de François Hollande : « Cette droite que j’ai cherchée partout – je suis allé jusqu’à Vesoul – et que je n’ai trouvée qu’à Périgueux. Je croyais avoir entendu que les élections municipales ne sont pas un scrutin national. »

Les bons résultats des ministres ont conforté Sarkozy et Fillon dans leur conviction : ce ne sont pas « les réformes » qui sont contestées. Alors, puisqu’il faut bien un responsable à la déconvenue du premier tour, va pour l’UMP, et son secrétaire général, Patrick Devedjian. Canardé par Patrick Balkany : « Dans un grand parti comme ça, personne n’est inamovible. » Après avoir été rabroué par le président lui-même pour avoir proposé un « accord national » au MoDem de François Bayrou, en échange du retrait du candidat UMP à Pau, le maire sortant et ancien socialiste, Yves Urieta.

Il ne faut pas donner trop d’importance à Bayrou, peste le président, qui regrette que le MoDem soit au centre du jeu médiatique avec seulement 3,54 % des voix au premier tour. Mais ce chiffre est à relativiser : dans les 350 villes de plus de 10 000 habitants où le MoDem présentait des listes, la moyenne de ses résultats est de plus de 15 %. Et surtout, Bayrou lui-même rejette très vite cette offre avec effroi : « Le baiser de la mort. » 

Le communisme municipal résiste, le FN prend l’eau

Bayrou se sert en effet de ces municipales pour préparer la présidentielle de 2012. Peu importe son résultat à Pau, il aura eu la satisfaction de voir la gauche se déchirer autour de lui, entre ceux qui passent des accords avec le MoDem, Aubry à Lille, Guérini à Marseille, quand Delanoë à Paris ou Cohen à Toulouse lui claquent la porte au nez. Aux municipales de 1977, le PS de François Mitterrand avait verrouillé une stricte union de la gauche. Cette époque est révolue. Dans l’ex- ceinture rouge, certains socialistes ne respectent même plus « la discipline républicaine » et, bien qu’arrivés derrière le communiste à Aubervilliers, Bagnolet, La Courneuve et Saint-Denis, ils ont refusé de se retirer. Jean- Luc Mélenchon les fustige, pendant que Ségolène Royal encourage les accords avec le MoDem. Le congrès du PS a déjà commencé.

Le communisme municipal résiste, pendant que le Front national prend l’eau. Mais les électeurs populaires que Sarkozy avait arrachés au FN à la présidentielle ne se sont déplacés pour personne. Pour retrouver leur soutien, en visite à Toulon, le président parle de nouveau d’immigration et d’identité nationale : « L’identité n’est pas une pathologie. »

De leur côté, les socialistes n’ont pas retrouvé non plus les électeurs populaires, issus de l’immigration qui, dans les banlieues, avaient rallié Ségolène Royal. Dans les grandes villes, ils triomphent car ils font la politique voulue par les bobos. Tout ça pour ça.

Eric Zemmour pour Le Figaro le 17 mars 2008

Retour sur trois mois qui ont vu droite et gauche se disputer sur l’enjeu du scrutin. LA NOSTALGIE n’est plus ce qu’elle était. La présidentielle de 2007 n’avait pourtant laissé que de formidables souvenirs. Ses deux acteurs principaux étaient prêts à reprendre du service. Nicolas Sarkozy, dès le 8 janvier, avait trompeté qu’il s’engagerait vigoureusement dans la bataille municipale, « parce que le concept même d’élection dépolitisée est absurde » . Ce dernier adjectif visait de manière charmante Jean-Pierre Raffarin qui, alors qu’il résidait à Matignon, avait refusé de « nationaliser » les élections régionales et cantonales de 2004. La raclée mémorable de l’UMP avait été retournée politiquement contre le gouvernement, et avait servi de rampe de lancement à la nouvelle présidente de Poitou-Charentes, Ségolène Royal…


Celle-ci s’en souvenait. Dès le lendemain de la déclaration de guerre sarkozienne, Ségolène Royal relevait le gant en incitant les électeurs à « lui répondre en votant massivement » à gauche. Tout le week- end, les esprits s’échauffèrent, François Fillon, Patrick Devedjian, Jean-François Copé paraphrasaient la parole présidentielle. Seul Jean- Pierre Raffarin refusait de « mobiliser le camp adverse » . Et François Hollande, s’avisant du service que rendait Sarkozy à Royal, refroidissait les ardeurs belliqueuses de son camp : « Les élections municipales ne sont pas le troisième tour de l’élection présidentielle. »

Ce vieux clivage, qui oppose régulièrement, à droite comme à gauche, Jacobins et Girondins, fut cette fois arbitré par les sondages. C’est moins sanglant que la guillotine, mais presque aussi cruel. 79 % des sondés répondirent qu’ils voteraient pour des enjeux locaux et 72 % estimèrent que le chef de l’État « ne devrait pas s’impliquer dans la campagne des élections municipales » . La victoire des Girondins tournait au triomphe car, dans le même temps, la cote de popularité du président de la République s’effondrait à 41 % d’opinions favorables ; elle tomberait même à 37 % début mars. Nicolas Sarkozy n’insista pas ; il plia les étendards : il n’avait pas, dit-il, « à se mêler de la campagne municipale » . On l’avait mal compris. François Fillon dénonça la « confusion » sans qu’on sache quels esprits il visait.

La campagne des municipales était donc terminée avant même que d’avoir commencé. Elle se transformait en 36 000 campagnes locales. On parlait écologie, tramways, pollution, logement, « zone défiscalisée », crèches. Les programmes de droite et gauche se ressemblaient furieusement. Les grands élus de droite tentaient de sauver leur siège en parlant du local, encore du local ; à Bordeaux, Alain Juppé promettait de ne pas redevenir ministre après son éventuelle élection à la mairie ; à Marseille, Jean-Claude Gaudin refusait tout meeting avec les ministres, et même avec le président.

Les socialistes, confiants, jouaient le jeu inverse. François Hollande s’efforçait de donner un objectif politique à son parti : reprendre trente villes de plus de 30 000 habitants ; à peu près autant (quarante exactement) que celles que la droite avait conquises en 2001. Un grand meeting réunit le 20 janvier, à Paris, les leaders socialistes. Ils étaient tous là, même DSK, l’exilé du FMI. Rien n’y fit. Les esprits étaient déjà tendus vers le prochain congrès du parti. Pour la première fois, en effet, depuis la rigoureuse mise en place de l’Union de la gauche dans toutes les municipalités socialistes en 1977, certains audacieux, à Dijon, Montpellier, Grenoble, Roubaix, avaient osé s’allier avec le parti centriste dès le premier tour. D’autres, à Lyon ou à Paris, envisageaient la jonction si besoin était.

Parfois, comme à Neuilly, c’est la droite qui jouait contre elle-même : un porte-parole de l’Élysée, David Martinon, parachuté, puis exfiltré, et un fils de, Jean Sarkozy, qui fait campagne avec la voix et le tempérament du père. D’abord flatté dans son orgueil de père, Sarkozy siffla la fin de la récréation. « Neuilly n’est pas la France » , lui criaient les élus affolés.

Ils avaient des raisons de s’inquiéter. On avait l’impression que Sarkozy, « l’enfant chéri de la victoire » , transformait en plomb tout l’or qu’il touchait. Sarkozy exigeait le renvoi du PDG de la Société générale, après la perte de cinq milliards d’euros dans une spéculation folle ; les actionnaires de la banque confirmaient leur confiance à Daniel Bouton. Devant le Crif, Sarkozy demandait que chaque enfant de CM2 parrainât un enfant juif mort en déportation ; Simone Veil jugeait l’idée « inimaginable, dramatique, injuste » . Sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, semblait, dans une interview, tolérer les sectes en général, et la scientologie en particulier. Scandale. Le Conseil constitutionnel retardait de quinze ans la mise en application de la loi de rétention des criminels les plus dangereux ; Nicolas Sarkozy demandait au président de la Cour de cassation de trouver les moyens juridiques de tourner les effets de cette décision. Scandale. Au Salon de l’agriculture, un quidam mal embouché invectivait le président dans une syntaxe hasardeuse : « Touche-moi pas, tu me salis ! » Sarkozy le rembarrait : « Casse-toi, pauvre con. » Scandale. Dans le journal Marianne, Ségolène Royal, Dominique de Villepin et François Bayrou lançaient un appel commun contre « la monarchie élective » et pour la défense de la République. Comme si elle était menacée. Les ministres dénonçaient « la conjuration des aigris » ; rien n’y faisait. La cote de popularité du président ne cessait de décroître, quand celle de François Fillon montait tranquillement. « Monsieur Nobody » , comme l’avaient surnommé les conseillers élyséens, riait sous cape.

La messe était dite. Les municipales seraient une déroute pour la droite. Deux phénomènes s’ajoutaient l’un à l’autre. Dans les grandes villes, la classe moyenne disparaissait peu à peu et ne laissait, face à face, que « les très aisés et les très aidés » . Cette nouvelle polarité sociologique avait déjà fait un triomphe à Ségolène Royal lors de la présidentielle. Elle protégeait Bertrand Delanoë à Paris, Gérard Collomb à Lyon, et même Martine Aubry à Lille. Elle menaçait la droite à Toulouse et à Strasbourg, et même à Marseille, où Gaudin était en grand danger. Dans les villes moyennes, l’électorat sarkoziste, surtout âgé et populaire, était exaspéré par l’exposition médiatique de Carla Bruni, le côté « bling-bling », les vacances en Amérique. La dignité de la fonction leur paraissait atteinte. Les socialistes agitaient le chiffon rouge d’un futur plan de rigueur. Ils pouvaient légitimement guigner Blois, Cahors, Rodez, Montauban, Quimper, Saint-Brieuc, Laval, Brives, Chalon-sur-Saône. Et Bayrou, Pau.

À l’Élysée, on en est déjà dans l’après-municipales. Un remaniement ministériel en profondeur n’est plus d’actualité. Sarkozy l’assure dans Le Figaro. Les vingtdeux ministres candidats aux municipales ont peur de jouer à qui perd perd. Le président prépare sa contre-offensive. On peut déjà deviner qu’elle se jouera sur les terres régaliennes de l’ordre, de la sécurité et de l’immigration. La vaste opération policière – très médiatisée – de Villiers-le-Bel contre ceux qui avaient tiré sur les policiers lors des émeutes de l’automne dernier, en donne un avant-goût.

Eric Zemmour pour Le Figaro le 08 mars 2008

 
Je vous parle d’un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître. La gauche, en ce temps-là, faisait razzia sur les municipales après les cantonales. Le président venait à la télévision commenter les résultats, vêtu de grand deuil. Depuis son élection, il avait pourtant tout changé. Il était jeune. Il était moderne. Il était européen. Libéral mais pas dogmatique. Il était fasciné par le mythe Kennedy. Il n’hésitait pas à médiatiser sa famille. À l’américaine. Il avait dépoussiéré, désacralisé la fonction. Il avait fait l’ouverture vers « des personnalités de gauche ». Il maniait admirablement la télévision et semblait y coucher.

C’était en 1977. Les élections municipales furent un triomphe pour la gauche. On remarqua surtout l’improbable basculement à gauche de deux grandes régions, la Bretagne et l’Alsace, qui donnaient leurs voix à la droite depuis des décennies. La tradition du catholicisme social passait à gauche. Et c’est – paradoxe – le protestant Michel Rocard qui en devint la figure de proue. Cette « deuxième gauche » avait rejoint la première, alors dirigée par Mitterrand, quelques mois après la présidentielle de 1974. Les nouvelles couches moyennes salariées, grandes bénéficiaires des Trente Glorieuses, renforçaient la vieille gauche des profs et des ouvriers.

Trente ans plus tard, cette deuxième gauche est devenue la première. Elle tient l’appareil du PS. Les couches sociales moyennes qui la soutiennent toujours sont les dernières à pouvoir habiter au coeur des grandes villes. Les plus aisés, les fameux bobos, gardent le coeur de leur jeunesse à gauche ; les moins riches tirant le diable par la queue, locataires dans des centres villes désormais vouées aux propriétaires et aux touristes, souffrent de précarisation, réelle ou comparative. Ceux qui sont en dessous, dans l’échelle sociale, ont lâché prise, et quitté le centre-ville pour la périphérie, de plus en plus loin. Lors du référendum sur l’Europe, ceux-ci ont voté non, ceux-là ont voté oui. Dans les grandes villes, la classe moyenne supérieure frôle sans les côtoyer les habitants des quartiers populaires où domine une population issue de l’immigration arabo-africaine. C’est ce que les sociologues appellent pudiquement les « très aisés » et les « très aidés. » C’est la nouvelle sociologie qui structure désormais les grandes villes « mondialisées ». Nouvelle polarité qui a fait un triomphe à Ségolène Royal, lors de la présidentielle : Paris, Lyon sont déjà passées à gauche. Toulouse et Bordeaux ne devraient pas tarder. Nantes est demeurée à gauche depuis 1977 ; Strasbourg devrait y revenir ; et si Gaudin ne perd pas Marseille en 2007, ce sera un miracle dû paradoxalement à une modernisation inachevée ; la gauche prendra la ville la prochaine fois. À Bordeaux, Juppé a été un maire exemplaire, refaçonnant la ville selon les canons de la « gouvernance » d’aujourd’hui : il a donc perdu les législatives en 2007. Et seul un remords de ses électeurs peut cette fois sauver sa mairie.

Partout, cette nouvelle sociologie hésite entre PS et Modem. Voilà pourquoi à Dijon, Montpellier, Grenoble, Roubaix, le PS est allié au MoDem dès le premier tour. À Aix-en-Provence, le MoDem se gauchise pour faire la peau de l’UMP. À Lyon, les centristes sont partout. À Paris ou ailleurs, on attend prudemment le second tour pour convoler. En 1977, Mitterrand verrouillait l’Union de la gauche, obligeant même Gaston Defferre à renoncer à ses amitiés centristes de Marseille. Trente ans plus tard, c’est le grand déverrouillage, les centristes reviennent à gauche, sans que le PS, pusillanime, n’ose assumer la nouvelle ligne social-libérale. Mais, les programmes municipaux parlent d’eux-mêmes : il n’y a guère de différences entre ceux de l’UMP, du PS ou du MoDem : partout des « coulées vertes » écologiques, partout des « logements neufs » pour retenir le dernier carré des classes moyennes, partout des « zones franches » . 

Lors
de la présidentielle, Nicolas Sarkozy avait gagné dans l’est de la France, et séduit une base populaire qu’il avait en partie arrachée à Le Pen. À l’Ouest et dans les grandes villes, Royal et Bayrou s’étaient disputé le même électorat. Au bout de neuf mois, les électeurs de Sarkozy – ouvriers, employés ou vieux rurbains – sont déçus par la stagnation du pouvoir d’achat ou agacés par le côté soixante-huitard d’un président qui semble « jouir sans entraves » . En face, l’antisarkozisme culturel des grandes villes plastronne. Les édiles de droite tentent de sauver leur mise en cachant le sigle de l’UMP et en centrant le débat électoral sur le terrain local.

Mais le vent national souffle trop fort. La polarisation sociologique révélée par la présidentielle rendait déjà les municipales ingagnables par la droite. L’intérêt exclusif porté par les médias aux grandes villes, aggravait la situation. On l’a déjà vu en 2001, lorsque la seule prise de Paris et de Lyon occulta la défaite globale de la gauche de Jospin. C’est pourquoi Sarkozy avait songé à avancer la date des municipales dans la foulée de la présidentielle.

La crise économique américaine et l’agacement provoqué par la désacralisation de la fonction risquent de transformer la défaite inévitable en déroute. 

Eric Zemmour pour Le Figaro le 28 février 2008

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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 00:16

Effets d'une pensée molle


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 18 janvier.

Pas un mot. Nos humanistes n'ont rien dit, cette semaine, du calvaire qu'ont fait subir les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) à l'enfant de l'otage Clara Rojas, qui a retrouvé son fils, lundi. Cette proche de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt a été libérée la première, après une intervention de Nicolas Sarkozy auprès du geôlier en chef, Manuel Marulanda, dit Tirofijo («Tir dans le mille»). Séparé de sa mère à huit mois, maltraité, atteint de troubles psychomoteurs, Emmanuel, 4 ans, symbolise la barbarie des guérilleros. Mais la pensée molle épargne les salauds.

Contre toute raison, c'est le président colombien, Alvaro Uribe, qui est tenu pour responsable du sort des 780 otages des Farc. Cet homme, deux fois élu depuis 2002 pour délivrer son pays d'une insurrection marxiste qui a assassiné son père et qui s'est perdue dans le trafic de drogue et les enlèvements, a été la cible des critiques. Si la famille Betancourt, tout à son combat personnel, le presse de céder aux ravisseurs, cette semblable attitude d'une partie des faiseurs d'opinion révèle la persistance de l'aveuglement devant les idéologies totalitaires.

En choisissant de s'adresser à «Monsieur Marulanda», le 6 décembre, pour tenter d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, le président français avait pris le risque de donner une légitimité à un mafieux dont l'organisation est classée comme terroriste. Depuis, la révélation de sa cruauté aurait dû le discréditer. Visiblement, il n'en est rien. Le président vénézuélien Hugo Chavez, coqueluche du «josébovisme», demande même la reconnaissance de «ces forces insurgées».

Quand Olivier Besancenot (LCR), qui supplée le PS anémié dans son rôle d'opposition, cite Che Guevara comme inspirateur du «socialisme du XXI e siècle», à l'instar de Chavez, il rappelle que l'extrémisme français (orphelin, depuis mercredi, du dirigeant trotskiste Pierre Lambert) cousine avec ceux qui partagent sa détestation du libéralisme, des États-Unis, de l'Occident. Dans cette amicale du «grand soir», altermondialistes et islamistes s'autocongratulent.

Or la gauche républicaine n'est plus un rempart contre cette radicalité qui s'installe. Les socialistes, qui trouvent un charme au terroriste italien Cesare Battisti, ont laissé Clara Rojas dénoncer seule le «crime de “lèse-humanité”» qu'est la prise d'otages des Farc. Les droits-de-l'hommistes avaient l'occasion de s'indigner de ces hommes enfermés dans des cages et de ces femmes enchaînées. Leur silence vaut renoncement.

 

Fragile démocratie

Le radicalisme qui vient - il a poussé des cheminots à des opérations de sabotage, conduit des habitants de Villiers-le-Bel à tirer à vue sur des policiers, incité, samedi, de jeunes nationalistes corses à incendier des locaux de l'Assemblée territoriale d'Ajaccio - rencontre trop souvent la lâche bienveillance accordée aux mouvements revendicatifs quand ils recourent aux intimidations. C'est une même pensée molle et instrumentalisable qui exonère les bourreaux d'Emmanuel au nom d'un respect qui serait dû aux guérilleros - la France s'est même engagée à en accueillir et qui donne raison aux combats de José Bové contre l'industrie agroalimentaire nord-américaine.

En effet, aucune raison scientifique valable n'étaye la décision du gouvernement de recourir à la clause de sauvegarde sur le maïs transgénique de la firme Monsanto. Les «doutes sérieux» avancés vendredi ont été démentis par quatorze scientifiques membres de la Haute Autorité provisoire sur les OGM, dont l'avis a pourtant conduit à suspendre les semences pour 2008. Comme le déplorent Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, et les députés UMP avec lui : «Un scientifique (…) sera toujours moins médiatique qu'un “faucheur volontaire”.»

Car José Bové, qui a cessé sa grève de la faim et se fait embrasser comme du bon pain par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État à l'Écologie, est bien le gagnant de ce bras de fer politique. Sa victoire est celle des altermondialistes et de leurs coups de force, qui avaient poussé au suicide un agriculteur victime d'un commando, cet été. Le pouvoir, attentif au principe de précaution pour les OGM, devrait avoir cette même vigilance pour la fragile démocratie.

 

Peur des religions ?

Une constatation : la France montre parfois le visage d'une société sans repères, incapable de s'indigner de la barbarie quand elle s'en prend à un enfant, ou de l'ensauvagement qui gagne certains comportements. Il est loisible d'y voir les prémices d'une dé-civilisation. Aussi, le chef de l'État a-t-il mille fois raison d'insister pour replacer le débat sur les valeurs au centre d'un monde matérialiste, amnésique, déraciné. En quoi faudrait-il s'inquiéter de son éloge répété des religions et de leur héritage, qui fait hurler les intégristes de la laïcité ? L'Italie est scandalisée depuis que des enseignants et étudiants ont interdit au Pape de prononcer, mercredi, son discours à la Sapienza, l'université de Rome. «Le sentiment religieux n'est pas plus condamnable à cause du fanatisme que le sentiment national ne l'est à cause du nationalisme», a déclaré Nicolas Sarkozy, lundi, à Riyad (Arabie saoudite). Il pourrait bien avoir touché là au cœur des nombreux Français qui, mêmes laïcs, restent attachés à leur culture chrétienne.

 

«Islam ouvert»

L'Arabie saoudite portera-t-elle «l'islam ouvert» espéré par Sarkozy à Riyad ? Le berceau de l'islamisme oppressant en est loin. Si le président a dit vouloir faciliter la construction de mosquées en France, il s'est gardé d'évoquer l'impossibilité de construire là-bas ne serait-ce qu'une chapelle. Ce souci d'épargner des susceptibilités est la première entorse à la réciprocité posée comme principe par le chef de l'État. Effet d'une intimidation ?


Oser repenser l'immigration


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 25 janvier.

Lucide, Jacques Attali ? Oui, quand il décrit la France immobile, devenue une «société de connivence et de privilèges». Président de la commission pour la libération de la croissance, son rapport, rendu mercredi, décrit bien le mal économique français. Cette remarque : «l'enrichissement n'est pas un scandale, seule l'est la pauvreté». La fougue libérale est même réjouissante, ve­nant de celui qui, en 1982, défendit les nationalisations. Mais l'in­sistance à vouloir relancer l'im­migration affaiblit la crédibilité du diagnostic.

Soutenir l'«urgence à ac­cueil­lir des étrangers, pour combler (des) lacunes démographiques et développer des innovations» re­vient à vouloir ignorer une inquiétude des gens face aux repliements identitaires nés d'une immigration sacralisée. Si la gauche universaliste se flatte d'être insensible à la préservation des civilisations, voir ce même relativisme défendu par un repenti des «110 propositions» socialistes fait douter de sa conversion. Faut-il rappeler qu'un peuple n'est pas interchangeable ?

En fait, ce sont tous les experts de la commission qui ont oublié cette évidence, en accordant la priorité au paiement des retraites et à la croissance. Alors que la question posée, y compris par le chef de l'État, est la consolidation d'une culture partagée permettant de vivre ensemble, l'attrait matérialiste pour la table rase, partagé par une gauche «antiraciste» et un capitalisme hautain, risque de frustrer les Français en quête de destin.

L'indifférence pour ce qui constitue l'âme d'un peuple se retrouve d'ailleurs dans d'autres propositions. La commission suggère ainsi que chaque élève sorte de sixième en maîtrisant le français, la lecture et l'écriture, mais aussi l'anglais, l'économie, l'informatique. Or, elle omet l'histoire et la mémoire commune. Le choix de supprimer les départements, porteurs d'une forte proximité, procède de ce désintérêt.

La vision comptable d'une immigration destinée à équilibrer les comptes sociaux est un non-sens quand elle conduit à fragiliser la solidarité nationale. Qui peut assurer que les immigrés de demain accepteront de payer les retraites de leurs hôtes ? La France court à son éclatement en mettant son identité à l'encan, au prétexte que 50 000 nouvelles entrées par an apporteraient 0,1 % de croissance. Il faut oser penser une autre immigration : celle qui, pour l'essentiel, ne ferait que passer.

 

Faiblesse du diagnostic

La jubilation avec laquelle certains médias ont accueilli la proposition de relancer «l'immigration, inévitable, indispensable» (Le Monde) s'accommode du flou entretenu sur le sujet. Non seulement l'échec de l'intégration des populations extra-européennes est relativisé par une bien-pensance qui n'y voit qu'un effet du chômage, mais les chiffres se prêtent à des contestations qui conduisent à sous-estimer le solde migratoire. Alors que le pays accueille officiellement 200 000 personnes chaque année (clandestins et demandeurs d'asile non compris), le discours convenu qui a trouvé écho auprès d'Attali assure que la France n'est pas un pays d'immigration massive. Comment élaborer une politique dans cette opacité acceptée ?

La faiblesse du diagnostic sur cette question, qui entache la cohérence que revendique la commission pour l'ensemble de ses 316 propositions, se retrouve dans l'élaboration du plan Espoir banlieues, présenté mardi par Fadela Amara. La cacophonie montre le désarroi des politiques devant une réalité mal assumée : le ministre de la Ville a son idée, qui n'est pas celle de sa secrétaire d'État, tandis que le ministre de l'Intérieur en a une autre qui ne semble pas convenir au président de la République, qui présentera lui-même son plan le 8 février…

Ce qui reste indicible est pourtant vérifiable : il existe désormais des Français qui se vivent comme étrangers à la nation. Deux France apparaissent, en dépit des dénégations des «sociologues». Le 11 janvier, à Bruxelles, des institutions musulmanes européennes dont l'UOIF pour la France ont signé une charte qui stipule, concernant les pays d'accueil : «Lorsque les lois en vigueur s'opposent éventuellement aux pratiques et règles islamiques, les musulmans sont en droit (le projet initial disait : «sont tenus») de s'adresser aux autorités pour expliquer leurs points de vue et exprimer leurs besoins et ce dans le but de trouver les solutions les plus adaptées.» Un encouragement à contester les lois.

Il faut répondre à cette fracture occultée et à ce risque de subversion. Même le mouvement d'émancipation Ni putes ni soumises, créé par Fadela Amara, cède la place dans les cités à un «féminisme voilé», tandis que le nombre de quartiers «sensibles» (751) ne cesse de croître. Les solutions ne se résument pas à des rénovations urbaines ou à de nouvelles lignes de bus. L'État doit reprendre pied dans ces territoires autonomes, qu'une constante immigration éloigne toujours davantage. Où voit-on que celle-ci pourrait être le «puissant facteur de croissance» vanté avec tant d'autosatisfaction par Attali ?

 

Parti pris

La France ne peut vivre recroquevillée, et la commission a raison de soutenir que les Européens y ont leur place. Mais pourquoi «supplier» (Attali, hier) les étrangers de venir occuper les 500 000 emplois vacants, alors que le pays compte plus de deux millions de chômeurs, surtout dans les cités ? Laisser croire que ceux-ci seraient inaptes aux métiers du bâtiment, du commerce, de la restauration, de la santé, de l'agriculture témoigne d'un mépris qui s'ajoute au sentiment d'abandon de la jeunesse. «Il faudra se lever le matin, la vie ce n'est pas glander», a expliqué mardi Nicolas Sarkozy, à Sartrouville (Yvelines). Cette politique paraît autrement plus convaincante.


Le libéralisme dénaturé

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 1er février.

Pas de chance. À peine le libéralisme tente-t-il de regagner la confiance des Français que ses fras­ques le montrent infréquen­table. À la crise américaine des subprime, ces crédits hypothécaires à risques qui ont infecté des circuits financiers européens, vient s'ajouter la perte de 4,9 milliards d'euros pour la Société générale, victime de l'appétit d'un de ses jeunes loups ayant rompu sa laisse. Dans les deux cas, apparaît un univers dé­sinvolte avec l'argent, déconnecté du réel, méprisant pour les gagne-petit. Révoltant, en effet.

Olivier Besancenot et ses amis boivent du petit-lait devant ces désordres étalés. Le patron de la Société générale, Daniel Bouton, n'a-t-il pas traité le trader de «terroriste» ? En fait, Jérôme Kerviel est ressorti libre de sa garde à vue, lundi. Mis en examen pour «abus de confiance», il semble avoir appliqué jusqu'à l'absurde un savoir-faire spéculatif toléré sur des produits dérivés. Ses tricheries sont celles d'un flambeur jonglant dans le virtuel avec l'argent des autres.

Cependant le libéralisme, qui est au cœur de la culture française depuis Montesquieu jusqu'à Jean-François Revel, ne se reconnaît pas dans ce monde clos et immature où Mammon et les calculs de probabilité sont devenus les références. Il n'a jamais été dit que la liberté excusait la transgression, au nom de l'argent roi et du profit. Ces affaires, qui scandalisent à bon droit l'opinion, dénaturent un système. Elles ne suffisent pas à le désavouer.

Aux libéraux d'admettre leur part de responsabilité dans ce dé­voiement du laisser-faire, qui a conduit à vendre aux plus vulnérables des crédits frelatés et à confondre risque et poker. Seule une correction de ces mécanismes peut espérer réconcilier les gens avec le libre marché et la mondialisation. Cette autocritique n'offre aucune difficulté, comparée aux réticences de la gauche à remettre en cause l'État providence, en dépit de ses résultats catastro­phiques. Encore faudrait-il que la droite ne perde pas elle-même son sang-froid, au prétexte que le système «marche sur la tête» (Nicolas Sarkozy). Or, il ne revient pas au président de la République de suggérer la démission du président de la banque privée, ni au gouvernement de prétendre choisir d'éventuels partenaires. De cette autre dénaturation, qui verrait la puissance publique se sentir à nouveau indispensable, le libéralisme ne se relèverait pas.

 

Suivre Bush ?

Le libéralisme reste, malgré ses défauts identifiés et maîtrisables, le meilleur moyen de sortir la France du déclin né d'une économie pétrifiée par sa tutelle éta­tique. Le rapport Attali, critiquable dans son conformisme immigrationniste et son prosélytisme propre aux nouveaux convertis, offre un bon mode d'emploi pour libérer la croissance. Responsabilité, concurrence, flexibilité, goût du risque, mobilité : ces mots, tirés du vocabulaire de celui qui s'est offert une filiation avec Turgot, appartiennent depuis toujours à ceux qui font davantage confiance aux hommes qu'aux administrations. Aussi est-il bizarre d'observer le rapporteur ne pas vouloir s'avouer libéral. M. Jourdain aussi faisait de la prose sans le savoir.

Cette coquetterie d'Attali, qui s'ajoute aux ambiguïtés d'un discours gouvernemental tenté de remettre l'État là où il n'est pas indispensable, peut faire douter de la sincérité des choix économiques. Mais le gros temps annoncé se prête mal à ces incertitudes. Si le premier ministre a rappelé, mardi, qu'un plan d'austérité «ne viendra pas», le ralentissement de la croissance est acquis. La politique de relance, initiée dès l'été 2007, ne suffira pas à y répondre. Le gouvernement oserait-il suivre George W. Bush, qui vient d'accorder 600 dollars de réduction d'impôt par contribuable (1 200 dollars pour un couple) afin de dynamiser la demande ?

La valorisation promise du pouvoir d'achat additionnera les déçus si rien ne la concrétise rapidement. Les municipales pourraient bien faire entendre la morosité des ménages, dont l'indice de confiance est au plus bas depuis douze ans. En cas de victoire de la gauche, le gouvernement sera-t-il tenté d'y voir une incitation à mettre fin à son timide épisode libéral ? Cette issue serait un retour en arrière. En revanche, la possible récession pourrait être l'occasion d'accélérer enfin les vraies réformes pour libérer les énergies.

 

La solidarité, ses limites

Repenser l'étendue de la solidarité nationale ? Cette question interdite devra être posée, tant les prélèvements sociaux ne cessent de tirer le salaire net vers le bas. La décision du gouvernement, cette semaine, de rétablir comme jour férié le lundi de Pentecôte (décrété «jour de solidarité» après la canicule de 2003 qui a frappé 15 000 vieilles personnes) a été l'occasion pour des syndicats de dénoncer l'inégalité faisant supporter aux seuls salariés la prise en charge de la dépendance. Mais l'Aide médicale d'État (AME), qui offre les soins gratuits aux clandestins, n'est-elle pas davantage contestable ? Même Libération a laissé percer sa perplexité en racontant, jeudi dernier, le cas de cette femme sans papiers et infertile, épouse d'un polygame séropositif ayant à ce titre une autorisation provisoire de séjour pour soins, à qui l'AME a été accordée pour qu'elle béné­ficie d'une procréation médica­lement assistée (PMA). Elle est aujourd'hui enceinte. Renseignement pris auprès d'un pharmacien, la seule ordonnance pour une PMA (non compris le concours du médecin) peut aller jusqu'à 1 500 euros par acte. Elle est renouvelable six fois. Tolérable ?

 

Certitudes

Pour en revenir à Bush : les médias tiennent évidemment pour acquis l'échec de son plan de relance, son fiasco en Irak, sa défaite au Proche-Orient. Sera-ce donc la déroute des néoconservateurs aux prochaines élections ? Le républicain John McCain risque d'ébranler ces certitudes.

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 11:47

La civilisation, idée moderne

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 11 janvier.

Donc, Nicolas Sarkozy est amoureux. Mais les Français restent moroses. Les jeunes sont même singulièrement pessimistes, à en croire la Fondation pour l'innovation politique dont une enquête dévoile leur peu d'ambition. Alors que 2008 célébrera le 40e anniversaire de Mai 1968, les 16-29 ans seraient «hyperconformistes». La révolution des idées ne viendra ni de ces résignés ni de la gauche comptable de son abrutissant jeunisme. La modernité s'est installée à droite, y compris dans les transparences sentimentales élyséennes.

L'opposition n'a toujours pas mesuré la faillite d'un modèle social déresponsabilisant ni la crise existentielle qui mine la société. Ces inquiétudes ne se réduisent pas au seul pouvoir d'achat. Il y a un an, je notais ici : «2007 peut être une chance pour la France ankylosée d'entrer dans le XXIe  siècle : celui de la mondialisation et du libre-échange, mais aussi celui des civilisations et des identités». Ces aspirations des gens sont devenues, depuis, les grands axes du discours présidentiel.

La «politique de civilisation» que vient de lancer Sarkozy n'est «fumeuse» que pour la gauche post-marxiste, qui voit encore confusément la culture comme l'instrument de domination de la bourgeoisie. Observer le PS s'accrocher aux 35 heures montre son manque de discernement. Les maigres retraites ne suffisent pas non plus à expliquer la déprime. La déculturation et la défrancisation, portées par une école qui ne sait plus transmettre et une immigration qui veut garder ses codes, sont autrement plus démoralisantes pour la nation.

La France souffre de ne plus savoir qui elle est, d'où elle vient, où elle va. Quand des rapports révèlent que le primaire n'enseigne plus convenablement la langue, l'histoire, l'écriture, se dévoile une indifférence pour la cohésion nationale. Quand la violence extrême devient un mode de revendication usuel, se profile l'ensauvagement. Rien d'anecdotiques dans ces constats, contrairement à ceux qui assurent que la résorption du chômage effacera ces maux.

Pour avoir su identifier les attentes liées à la préservation de l'identité nationale et de la culture occidentale, Sarkozy répond à une amnésie collective sur le passé commun. Elle a sa part dans le fatalisme des jeunes. Mais entendre François Hollande demander, goguenard : «La civilisation, ça rapporte combien en euros ?» rend la gauche désespérante. Est-ce ainsi qu'elle gagnera les municipales en mars ?

 

Les racines de la France

Plutôt que de critiquer la présence du travailliste Tony Blair, demain, au conseil national de l'UMP au côté de Nicolas Sarkozy, le PS devrait s'alarmer du vide qui l'habite. À remarquer : la récente conversion au catholicisme de l'ancien premier ministre britannique a été suivie, le 20 décembre en la basilique Saint-Jean-de-Latran (Rome), d'un discours semblablement inspiré du président français : «Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes […] Comme Benoît XVI, je considère qu'une nation qui ignore l'héritage éthique, spirituel, religieux de son histoire commet un crime contre sa culture […]». Oui, que cela plaise ou non, la civilisation française a un passé chrétien.

Or, ce rappel a eu son flot d'indignations de la part de ceux qui n'avaient rien trouvé à redire à la déclaration de Jacques Chirac, en octobre 2003 : «Les racines de l'Europe sont autant musulmanes que chrétiennes». Cette énormité, destinée à satisfaire des groupes de pression exigeant de «revisiter l'histoire ensemble», avait été avalisée par la bien-pensance au nom du métissage des cultures. Aussi est-il troublant d'entendre Sarkozy vouloir inscrire «le respect de la diversité» dans le préambule de la Constitution.

Ce culte de la diversité, comprise par les minorités comme une invitation à conserver leurs particularismes, vient contredire la «politique de civilisation» appuyée sur l'héritage chrétien. Cette pensée unique s'oppose aussi à l'unité et l'indivisibilité de la nation. Le sociologue américain Robert Putnam souligne d'ailleurs la responsabilité de cette idéologie dans l'affaiblissement des sociétés, leur sinistrose et le recroquevillement des communautés (article de Christophe Caldwell, revue Commentaire). Le bon sens l'avait pressenti.

Si le président veut aller au bout de son raisonnement, il devrait plutôt faire rajouter, dans ce préambule de la Constitution, la référence aux racines judéo-chrétiennes et gréco-latines de la nation. Sur ce socle s'est bâtie la société des Lumières, sa laïcité, sa liberté d'expression. C'est le respect de cet universalisme qui devrait être imposé à ceux qui désirent rejoindre la France. La mémoire doit aider à construire la modernité.

 

Réveil religieux

Au fait : pourquoi craindre un réveil religieux en France quand il concerne les chrétiens, alors que la piété musulmane y est, le plus souvent, encouragée ? Dans l'enquête internationale sur les jeunes (voir plus haut), il est tentant de faire un lien entre l'optimisme de la jeunesse américaine et sa religiosité. S'ils sont 70 % à se dire tout à fait d'accord avec l'affirmation : «Je crois en Dieu», seuls 18% des jeunes Français répondent ainsi. Plutôt que de s'égarer dans des querelles politiques et de s'excuser d'être là, l'Église de France ferait mieux de s'intéresser à cette génération sans repères, qui ne sait plus toujours à quoi Noël correspond.

 

Relancer l'immigration ? 

La commission Attali veut relancer l'immigration (Le Figaro d'hier). Elle y voit une source de croissance, sans s'interroger sur les liens intimes qui constituent une nation. Cette vision purement mercantile du libéralisme, qui rejoint la glaciale dialectique de la gauche, est le meilleur moyen de défaire une identité, une civilisation. Tout ce travail pour en arriver là ?


Effets d'une pensée molle

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 18 janvier.

Pas un mot. Nos humanistes n'ont rien dit, cette semaine, du calvaire qu'ont fait subir les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) à l'enfant de l'otage Clara Rojas, qui a retrouvé son fils, lundi. Cette proche de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt a été libérée la première, après une intervention de Nicolas Sarkozy auprès du geôlier en chef, Manuel Marulanda, dit Tirofijo («Tir dans le mille»). Séparé de sa mère à huit mois, maltraité, atteint de troubles psychomoteurs, Emmanuel, 4 ans, symbolise la barbarie des guérilleros. Mais la pensée molle épargne les salauds.

Contre toute raison, c'est le président colombien, Alvaro Uribe, qui est tenu pour responsable du sort des 780 otages des Farc. Cet homme, deux fois élu depuis 2002 pour délivrer son pays d'une insurrection marxiste qui a assassiné son père et qui s'est perdue dans le trafic de drogue et les enlèvements, a été la cible des critiques. Si la famille Betancourt, tout à son combat personnel, le presse de céder aux ravisseurs, cette semblable attitude d'une partie des faiseurs d'opinion révèle la persistance de l'aveuglement devant les idéologies totalitaires.

En choisissant de s'adresser à «Monsieur Marulanda», le 6 décembre, pour tenter d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, le président français avait pris le risque de donner une légitimité à un mafieux dont l'organisation est classée comme terroriste. Depuis, la révélation de sa cruauté aurait dû le discréditer. Visiblement, il n'en est rien. Le président vénézuélien Hugo Chavez, coqueluche du «josébovisme», demande même la reconnaissance de «ces forces insurgées».

Quand Olivier Besancenot (LCR), qui supplée le PS anémié dans son rôle d'opposition, cite Che Guevara comme inspirateur du «socialisme du XXI e siècle», à l'instar de Chavez, il rappelle que l'extrémisme français (orphelin, depuis mercredi, du dirigeant trotskiste Pierre Lambert) cousine avec ceux qui partagent sa détestation du libéralisme, des États-Unis, de l'Occident. Dans cette amicale du «grand soir», altermondialistes et islamistes s'autocongratulent.

Or la gauche républicaine n'est plus un rempart contre cette radicalité qui s'installe. Les socialistes, qui trouvent un charme au terroriste italien Cesare Battisti, ont laissé Clara Rojas dénoncer seule le «crime de “lèse-humanité”» qu'est la prise d'otages des Farc. Les droits-de-l'hommistes avaient l'occasion de s'indigner de ces hommes enfermés dans des cages et de ces femmes enchaînées. Leur silence vaut renoncement.

 

Fragile démocratie

 

Le radicalisme qui vient - il a poussé des cheminots à des opérations de sabotage, conduit des habitants de Villiers-le-Bel à tirer à vue sur des policiers, incité, samedi, de jeunes nationalistes corses à incendier des locaux de l'Assemblée territoriale d'Ajaccio - rencontre trop souvent la lâche bienveillance accordée aux mouvements revendicatifs quand ils recourent aux intimidations. C'est une même pensée molle et instrumentalisable qui exonère les bourreaux d'Emmanuel au nom d'un respect qui serait dû aux guérilleros - la France s'est même engagée à en accueillir et qui donne raison aux combats de José Bové contre l'industrie agroalimentaire nord-américaine.

En effet, aucune raison scientifique valable n'étaye la décision du gouvernement de recourir à la clause de sauvegarde sur le maïs transgénique de la firme Monsanto. Les «doutes sérieux» avancés vendredi ont été démentis par quatorze scientifiques membres de la Haute Autorité provisoire sur les OGM, dont l'avis a pourtant conduit à suspendre les semences pour 2008. Comme le déplorent Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, et les députés UMP avec lui : «Un scientifique (…) sera toujours moins médiatique qu'un “faucheur volontaire”.»

Car José Bové, qui a cessé sa grève de la faim et se fait embrasser comme du bon pain par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État à l'Écologie, est bien le gagnant de ce bras de fer politique. Sa victoire est celle des altermondialistes et de leurs coups de force, qui avaient poussé au suicide un agriculteur victime d'un commando, cet été. Le pouvoir, attentif au principe de précaution pour les OGM, devrait avoir cette même vigilance pour la fragile démocratie.

 

Peur des religions ?

 

Une constatation : la France montre parfois le visage d'une société sans repères, incapable de s'indigner de la barbarie quand elle s'en prend à un enfant, ou de l'ensauvagement qui gagne certains comportements. Il est loisible d'y voir les prémices d'une dé-civilisation. Aussi, le chef de l'État a-t-il mille fois raison d'insister pour replacer le débat sur les valeurs au centre d'un monde matérialiste, amnésique, déraciné. En quoi faudrait-il s'inquiéter de son éloge répété des religions et de leur héritage, qui fait hurler les intégristes de la laïcité ? L'Italie est scandalisée depuis que des enseignants et étudiants ont interdit au Pape de prononcer, mercredi, son discours à la Sapienza, l'université de Rome. «Le sentiment religieux n'est pas plus condamnable à cause du fanatisme que le sentiment national ne l'est à cause du nationalisme», a déclaré Nicolas Sarkozy, lundi, à Riyad (Arabie saoudite). Il pourrait bien avoir touché là au cœur des nombreux Français qui, mêmes laïcs, restent attachés à leur culture chrétienne.

 

«Islam ouvert»

 

L'Arabie saoudite portera-t-elle «l'islam ouvert» espéré par Sarkozy à Riyad ? Le berceau de l'islamisme oppressant en est loin. Si le président a dit vouloir faciliter la construction de mosquées en France, il s'est gardé d'évoquer l'impossibilité de construire là-bas ne serait-ce qu'une chapelle. Ce souci d'épargner des susceptibilités est la première entorse à la réciprocité posée comme principe par le chef de l'État. Effet d'une intimidation ?


Oser repenser l'immigration

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 25 janvier.

Lucide, Jacques Attali ? Oui, quand il décrit la France immobile, devenue une «société de connivence et de privilèges». Président de la commission pour la libération de la croissance, son rapport, rendu mercredi, décrit bien le mal économique français. Cette remarque : «l'enrichissement n'est pas un scandale, seule l'est la pauvreté». La fougue libérale est même réjouissante, ve­nant de celui qui, en 1982, défendit les nationalisations. Mais l'in­sistance à vouloir relancer l'im­migration affaiblit la crédibilité du diagnostic.

Soutenir l'«urgence à ac­cueil­lir des étrangers, pour combler (des) lacunes démographiques et développer des innovations» re­vient à vouloir ignorer une inquiétude des gens face aux repliements identitaires nés d'une immigration sacralisée. Si la gauche universaliste se flatte d'être insensible à la préservation des civilisations, voir ce même relativisme défendu par un repenti des «110 propositions» socialistes fait douter de sa conversion. Faut-il rappeler qu'un peuple n'est pas interchangeable ?

En fait, ce sont tous les experts de la commission qui ont oublié cette évidence, en accordant la priorité au paiement des retraites et à la croissance. Alors que la question posée, y compris par le chef de l'État, est la consolidation d'une culture partagée permettant de vivre ensemble, l'attrait matérialiste pour la table rase, partagé par une gauche «antiraciste» et un capitalisme hautain, risque de frustrer les Français en quête de destin.

L'indifférence pour ce qui constitue l'âme d'un peuple se retrouve d'ailleurs dans d'autres propositions. La commission suggère ainsi que chaque élève sorte de sixième en maîtrisant le français, la lecture et l'écriture, mais aussi l'anglais, l'économie, l'informatique. Or, elle omet l'histoire et la mémoire commune. Le choix de supprimer les départements, porteurs d'une forte proximité, procède de ce désintérêt.

La vision comptable d'une immigration destinée à équilibrer les comptes sociaux est un non-sens quand elle conduit à fragiliser la solidarité nationale. Qui peut assurer que les immigrés de demain accepteront de payer les retraites de leurs hôtes ? La France court à son éclatement en mettant son identité à l'encan, au prétexte que 50 000 nouvelles entrées par an apporteraient 0,1 % de croissance. Il faut oser penser une autre immigration : celle qui, pour l'essentiel, ne ferait que passer.

 

Faiblesse du diagnostic

La jubilation avec laquelle certains médias ont accueilli la proposition de relancer «l'immigration, inévitable, indispensable» (Le Monde) s'accommode du flou entretenu sur le sujet. Non seulement l'échec de l'intégration des populations extra-européennes est relativisé par une bien-pensance qui n'y voit qu'un effet du chômage, mais les chiffres se prêtent à des contestations qui conduisent à sous-estimer le solde migratoire. Alors que le pays accueille officiellement 200 000 personnes chaque année (clandestins et demandeurs d'asile non compris), le discours convenu qui a trouvé écho auprès d'Attali assure que la France n'est pas un pays d'immigration massive. Comment élaborer une politique dans cette opacité acceptée ?

La faiblesse du diagnostic sur cette question, qui entache la cohérence que revendique la commission pour l'ensemble de ses 316 propositions, se retrouve dans l'élaboration du plan Espoir banlieues, présenté mardi par Fadela Amara. La cacophonie montre le désarroi des politiques devant une réalité mal assumée : le ministre de la Ville a son idée, qui n'est pas celle de sa secrétaire d'État, tandis que le ministre de l'Intérieur en a une autre qui ne semble pas convenir au président de la République, qui présentera lui-même son plan le 8 février…

Ce qui reste indicible est pourtant vérifiable : il existe désormais des Français qui se vivent comme étrangers à la nation. Deux France apparaissent, en dépit des dénégations des «sociologues». Le 11 janvier, à Bruxelles, des institutions musulmanes européennes dont l'UOIF pour la France ont signé une charte qui stipule, concernant les pays d'accueil : «Lorsque les lois en vigueur s'opposent éventuellement aux pratiques et règles islamiques, les musulmans sont en droit (le projet initial disait : «sont tenus») de s'adresser aux autorités pour expliquer leurs points de vue et exprimer leurs besoins et ce dans le but de trouver les solutions les plus adaptées.» Un encouragement à contester les lois.

Il faut répondre à cette fracture occultée et à ce risque de subversion. Même le mouvement d'émancipation Ni putes ni soumises, créé par Fadela Amara, cède la place dans les cités à un «féminisme voilé», tandis que le nombre de quartiers «sensibles» (751) ne cesse de croître. Les solutions ne se résument pas à des rénovations urbaines ou à de nouvelles lignes de bus. L'État doit reprendre pied dans ces territoires autonomes, qu'une constante immigration éloigne toujours davantage. Où voit-on que celle-ci pourrait être le «puissant facteur de croissance» vanté avec tant d'autosatisfaction par Attali ?

 

Parti pris

La France ne peut vivre recroquevillée, et la commission a raison de soutenir que les Européens y ont leur place. Mais pourquoi «supplier» (Attali, hier) les étrangers de venir occuper les 500 000 emplois vacants, alors que le pays compte plus de deux millions de chômeurs, surtout dans les cités ? Laisser croire que ceux-ci seraient inaptes aux métiers du bâtiment, du commerce, de la restauration, de la santé, de l'agriculture témoigne d'un mépris qui s'ajoute au sentiment d'abandon de la jeunesse. «Il faudra se lever le matin, la vie ce n'est pas glander», a expliqué mardi Nicolas Sarkozy, à Sartrouville (Yvelines). Cette politique paraît autrement plus convaincante.

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