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We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 20:35

Frédéric Bastiat

http://bastiat.org/

Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n'engendrent pas seulement un effet, mais une série d'effets. [1] De ces effets, le premier seul est immédiat; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. Les autres ne se déroulent que successivement, on ne les voit pas; heureux si on les prévoit.

Entre un mauvais et un bon Économiste, voici toute la différence: l'un s'en tient à l'effet visible; l'autre tient compte et de l'effet qu'on voit et de ceux qu'il faut prévoir.

Mais cette différence est énorme, car il arrive presque toujours que, lorsque la conséquence immédiate est favorable, les conséquences ultérieures sont funestes, et vice versa. — D'où il suit que le mauvais Économiste poursuit un petit bien actuel qui sera suivi d'un grand mal à venir, tandis que le vrai économiste poursuit un grand bien à venir, au risque d'une petit mal actuel.

Du reste, il en est ainsi en hygiène, en morale. Souvent, plus le premier fruit d'une habitude est doux, plus les autres sont amers. Témoin: la débauche, la paresse, la prodigalité. Lors donc qu'un homme, frappé de l'effet qu'on voit, n'a pas encore appris à discerner ceux qu'on ne voit pas, il s'abandonne à des habitudes funestes, non-seulement par penchant, mais par calcul.

Ceci explique l'évolution fatalement douloureuse de l'humanité. L'ignorance entoure son berceau; donc elle se détermine dans ses actes par leurs premières conséquences, les seules, à son origine, qu'elle puisse voir. Ce n'est qu'à la longue qu'elle apprend à tenir compte des autres [2]. Deux maîtres, bien divers, lui enseignent cette leçon: l'Expérience et la Prévoyance. L'expérience régente efficacement mais brutalement. Elle nous instruit de tous les effets d'un acte en nous les faisant ressentir, et nous ne pouvons manquer de finir par savoir que le feu brûle, à force de nous brûler. À ce rude docteur, j'en voudrais, autant que possible, substituer un plus doux: la Prévoyance. C'est pourquoi je rechercherai les conséquences de quelques phénomènes économiques, opposant à celles qu'on voit celles qu'on ne voit pas. 


Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas dans les catastrophes


Un éclairage de l’économiste Jean-Yves Naudet sur ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, en particulier avec les catastrophes naturelles.

Jacques Garello a consacré un éditorial il y a quinze jours au thème des « catastrophes naturelles » (NL 1029 du 6 mars), faisant allusion aux tsunami, tremblements de terre, ouragans, tempêtes, ce qui l’a amené à une réflexion sur les relations entre l’homme et la nature. Mais il n’y a pas que les catastrophes naturelles, il y a aussi celles provoquées par les hommes, les guerres, ou les attentats, qui entraînent aussi leur lot de malheurs et de destructions : les pires catastrophes ont été des catastrophes humaines, soulignait Jacques Garello en terminant. Or, sur le plan économique, ce qui est étonnant, c’est qu’il y a toujours des commentateurs et des « experts » qui expliquent qu’au-delà des drames humains, toutes ces catastrophes vont contribuer à relancer l’économie. C’est sans doute bien triste, dit-on, mais c’est bon pour la croissance. Il y a plus d’un siècle et demi Fréderic Bastiat expliquait, avec « ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas » toutes les erreurs contenues dans ces analyses.

« Une bonne guerre, et ça repart »

Au-delà même des catastrophes naturelles et des attentats terroristes, qui n’a pas entendu dire un jour : « une bonne guerre, et l’économie va repartir » ? Qui n’a pas lu que les attentats du 11 septembre, en particulier à New-York, allaient booster l’économie américaine, et les diverses tempêtes relancer une partie de l’économie française ? Certains, plus discrets compte tenu du nombre de morts, ont laissé entendre qu’Haïti allait enfin décoller après le tremblement de terre, en raison de l’importance de la nécessaire reconstruction.

Au-delà de l’aspect cynique de ces affirmations, qui font bon marché de la vie humaine, surtout quand on souhaite une guerre pour relancer l’économie, quel est le raisonnement implicite ou parfois même explicite ? Une ville détruite, c’est une ville à reconstruire. Il va donc falloir investir en logements, en bâtiments publics ou privés : ces constructions vont faire travailler des entreprises, créer des emplois, nécessaires à la reconstruction, entraîner la production de biens intermédiaires, favorisant de nombreux secteurs.

Les ménages devront à nouveau s’équiper, relançant le secteur des biens de consommation durables, puisqu’il faudra racheter des réfrigérateurs, des télévisions, des automobiles, des ordinateurs, des machines à laver, des meubles,… Tout cela va se diffuser dans toute l’économie, provoquant un vrai électrochoc, qui ne pourra qu’avoir un effet bénéfique sur la croissance. Nous n’exagérons pas : cela a été écrit, cela a été dit, nous l’avons encore en mémoire à propos de la tempête de 1999 : elle allait relancer et le bâtiment et le secteur automobile, en raison des toitures détruites et des véhicules écrasés. Nous l’avons lu, certes avec les mots de compassion qui vont bien entourant l’article, à propos du 11 septembre.

« La vitre cassée »

Comme toujours, la réponse a été donnée depuis longtemps par Fréderic Bastiat, dans un de ses tous derniers écrits, que l’on trouve dans le tome V de ses œuvres complètes (Tome II des sophismes économiques) sous le titre « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas » et qui a d’ailleurs été publié aussi en annexe du manuel de Joseph Garnier avec pour sous-titre « L’économie politique en une leçon ». Le principe est simple : « Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n’engendrent pas seulement un effet, mais une série d’effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. Les autres ne se déroulent que successivement, on ne les voit pas ; heureux si on les prévoit ». C’est, précisait Bastiat, ce qui fait la différence entre un mauvais et un bon économiste, puisque le premier s’en tient à l’effet visible et l’autre tient compte de ce qu’on voit, mais aussi de ce qu’on ne voit pas.

Essayons d’être un bon économiste. Bastiat a traité cette question sous de nombreux angles. Le premier est le plus proche de notre sujet, c’est « la vitre cassée ». Des enfants s’amusent dans une rue et cassent par accident quelques vitres. Fureur du propriétaire ; commentaire des voisins « De tels accidents font aller l’industrie… ». Nous voilà au cœur du sujet. Car ce qu’on voit est évident : il faudra remplacer les vitres. Il faudra donc faire appel au vitrier, dont le chiffre d’affaires va augmenter, ainsi que celui de ses fournisseurs. Voilà un secteur relancé, ici à petite échelle, ailleurs, pour les catastrophes, à grande échelle.

Mais Bastiat nous explique ce qu’on ne voit pas. Le propriétaire va dépenser une certaine somme pour réparer la vitre. Du coup cet argent ne pourra plus être utilisé par lui pour autre chose, des chaussures ou des livres par exemple. La production va donc se réduire dans les autres secteurs. Le bilan total sera nul pour l’économie, il y a juste eu modification des achats. Quant au propriétaire, son utilité aura diminué, car il avait une vitre et en a à nouveau une, mais il se prive de chaussures ou de livres. Le bilan est nul pour l’industrie et négatif pour le propriétaire. Globalement « la société perd la valeur des objets inutilement détruits ». Bref « destruction n’est pas profit ». Et Bastiat de rappeler que déjà à son époque des économistes (comme M. de Saint-Chamans) avaient calculé ce que l’économie gagnerait à l’incendie de Paris. Nous avons aussi nos Saint-Chamans du XXI° siècle.

Nos Saint-Chamans modernes ont de l’imagination

Mais nos Saint-Chamans modernes ont de l’imagination. Ce n’est plus toujours le propriétaire qui paie, c’est l’assureur, ou l’Etat. Il y a donc bien un effet de relance, puisque le propriétaire n’a pas dépensé son argent. Mais ils oublient que les assureurs prennent leur argent chez les assurés : ils vont augmenter les primes, ou réduire leurs profits : dans tous ces cas, autant de revenus en moins et de dépenses en moins. Et si c’est l’Etat ? Il va payer grâce aux impôts ou grâce au déficit. Les impôts réduisent nos revenus et plus l’Etat dépense, moins il nous reste de pouvoir d’achat pour dépenser : bilan nul. Et si c’est l’emprunt, voilà une épargne détournée vers l’Etat, épargne qui ne sera plus là pour financer les investissements productifs (effet d’éviction). De toutes façons, quelqu’un paie, puisqu’il n’y a pas, comme aimait à le dire Friedman, « de repas gratuit ». Il n’y a pas non plus de reconstruction gratuite. Et ni un tremblement de terre, ni une « bonne guerre » ne relancera jamais l’économie.

Mais ce qui est encore plus significatif chez Bastiat, c’est qu’il a pris bien d’autres illustrations, depuis les travaux publics jusqu’à l’impôt. Et voilà l’extraordinaire : en 1850, Bastiat dénonce ce que Keynes affirmera en 1936 et que tous les keynésiens affirment encore aujourd’hui : la relance par les dépenses publiques, les travaux publics, les emplois publics, c’est ce qui va nous sauver de la récession : il suffit de regarder ce qui se passe depuis deux ans avec la folie des déficits liés à l’explosion des dépenses publiques pour « sauver nos économies ».

Et si les dépenses de l’Etat étaient la plus grosse des catastrophes ?

Bastiat a, de manière définitive, répondu à ces arguments. Et les keynésiens partisans de la relance par l’Etat ne disent rien d’autre que ceux qui imaginent qu’une catastrophe va relancer l’économie. L’Etat n’est au fond que la plus grosse des catastrophes. Les emplois publics ? Certes, ils font immédiatement diminuer le nombre de sans-emplois. Mais il faut les financer, par impôt ou par emprunt. Dans les deux cas, voilà autant de dépenses en moins dans le secteur privé, donc autant d’emplois détruits. Bilan en termes d’emplois : nul, et même négatif car il y a les pertes bureaucratiques en ligne. C’est toujours l’effet d’éviction : les dépenses publiques viennent évincer les dépenses privées qui ne peuvent ainsi avoir lieu. Il y a donc bien un effet : c’est l’accroissement de la sphère publique et l’appauvrissement de la sphère privée. Cela s’appelle le socialisme. A ce titre Bastiat dénonçait « les ateliers nationaux »

Bien entendu, il en va de même pour les dépenses publiques, de fonctionnement ou d’investissement, comme celles réalisées avec le grand emprunt : ce ne sont pas des investissements productifs et si ces équipements peuvent se justifier en eux-mêmes (une route peut être utile) ils ne le sont pas pour leur effet de relance. Ces dépenses sont financées par un transfert du privé au public. Le bilan sera nul et sans doute négatif, on aura remplacé une dépense « productive », c’est-à-dire répondant à des demandes réelles des consommateurs, et engageant la responsabilité des entreprises, par des dépenses dont on ne sait jamais si elles sont pur gaspillage, ou quel besoin réel et à quel coût elles répondent.

Puisque cette lettre paraît au lendemain des élections régionales, que les élus sachent que leurs décisions de dépenses publiques n’auront aucun impact sur la reprise. Ils devraient se souvenir de ce que Turgot disait à Louis XVI en 1774 : « Il faut, Sire, vous armer, contre votre bonté, de votre bonté même : considérer d’où vient cet argent que vous pouvez distribuer à vos courtisans ». Cela n’a pas pris une ride.

Sur le Web Catastrophes : Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

 

Illustration : rue dévastée de Phuket, Thaïlande, après le tsunami lié au tremblement de terre sous-marin. Licence de documentation libre GNU 1.2, auteur Peregrine981

 

 

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