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We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

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The Center for Vigilant Freedom

29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 08:02

Et si les Croisades n’avaient jamais eu lieu?

Si les croisades n’avaient jamais eu lieu, dans quel genre de monde vivrions-nous aujourd’hui ? La paix, la compréhension et la bonne volonté règneraient-elles entre Chrétiens et Musulmans ? Le monde islamique serait-il exempt de la suspicion, voire de la pure paranoïa chronique avec laquelle il regarde si souvent ce qui vient de l’Occident ? Après tout, selon Amin Maalouf, « l’on ne peut douter que la cassure entre ces deux mondes date des croisades, ressenties par les Arabes, aujourd’hui encore, comme un viol. » [1]

Ou bien le monde serait-il différent d’une autre manière, plus inattendue ? Le nom de « Mosquée Saint-Pierre de Rome » vous donne-t-il un indice ?

Mythe P.C.: les croisades n’ont servi à rien

En considérant la poursuite ininterrompue du jihad par les Musulmans jusqu’au coeur de l’Europe, l’incapacité des croisés à implanter des états stables ou à maintenir une présence en Terre Sainte et l’hostilité que les croisades ont indubitablement semée non seulement entre Chrétiens et Musulmans, mais aussi entre Chrétiens d’Orient et d’Occident, la plupart des historiens ont conclu que les croisades avaient échoué.

Après tout, leur objectif avait été de protéger les pèlerins chrétiens en Terre Sainte. C’est la raison pour laquelle les états d’Outre-Mer furent établis. Mais après la deuxième croisade, ces états se retrouvèrent très amoindris, et leur situation alla en s’aggravant ; après 1291, on n’en trouve plus trace. Et les croisés n’empêchèrent pas non plus que les guerriers musulmans passent en Europe.

Cependant, on peut noter que le niveau de l’impulsion islamique en Europe a diminué de manière significative pendant l’ère des croisades. Les conquêtes de l’Espagne, du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord, le premier siège de Constantinople, tous ces faits sont antérieurs à la première croisade. Les batailles de Kosovo Polje et de Varna, qui annoncèrent le retour de l’expansionnisme islamique en Europe de l’Est, ont eu lieu après l’effondrement des derniers domaines croisés au Moyen-Orient.

Qu’accomplirent les croisades ? Grâce à elles, l’Europe gagna du temps et ce délai a peut-être fait la différence, en lui permettant de se relever et de recouvrer son éclat au lieu de disparaître et de connaître la dhimmitude. Si Godefroy de Bouillon, Richard Cœur de Lion et tant d’autres n’avaient pas risqué leur vie pour défendre l’honneur du Christ et de l’Église à des milliers de kilomètres de chez eux, les jihadistes auraient presque certainement déferlé sur l’Europe bien plus tôt. Non seulement les forces croisées les immobilisèrent à une période cruciale, les forçant à combattre pour la possession d’Antioche et Ascalon plutôt que de Varna et Vienne, mais en plus elles rassemblèrent des armées qui n’auraient pas existé sinon. L’appel du pape Urbain fédéra des hommes autour d’une cause ; si cette cause n’avait pas existé, ou si personne ne l’avait fait connaître à travers l’Europe, beaucoup de ces hommes n’auraient jamais été des soldats. Ils auraient été bien mal préparés pour repousser une invasion musulmane de leur patrie.

Les croisades ont en définitive été la raison pour laquelle la vision d’Edward Gibbon de « l’interprétation du Coran (…) enseignée dans les collèges d’Oxford » ne s’est jamais accomplie.

Ce n’est pas négligeable. C’est de l’Europe chrétienne, après tout, quoique l’establishment PC soit peu enclin à le reconnaître, que sont venus la plupart des découvertes et progrès scientifiques, technologiques et philosophiques. Nous avons déjà examiné l’une des principales raisons pour lesquelles la science s’est développée dans le monde chrétien plutôt que dans le monde musulman : les Chrétiens croient en un univers logique et cohérent régi par un Dieu bienveillant ; les Musulmans croient en univers régi par un Dieu dont la volonté est si absolue que la logique et la cohérence en sont exclues.

Mais les implications de cette différence philosophique majeure ne pourraient avoir vu le jour sans la liberté. Cette liberté n’était disponible ni pour les Chrétiens ni pour les autres non-Musulmans ayant l’infortune de vivre sous le joug islamique. En fait, toutes les communautés qui au cours des siècles tombèrent sous la domination musulmane furent finalement réduites à l’état de minuscules minorités, sans caractère culturel propre – et ce quelles qu’aient été leur taille et l’éclat de leurs accomplissements antérieurs à la conquête musulmane. Bien sûr, peu de peuples conquis ont évité ce sort. Les seuls peuples qui échappèrent à la dhimmitude musulmane sont ceux qui surent résister au jihad islamique : les Chrétiens d’Europe et les Hindous d’Inde.

D’autres ne furent pas si chanceux.

Cas d’école: les Zoroastriens

Aurait-ce vraiment été si terrible, si les Musulmans avaient conquis l’Europe ? Après tout, les Chrétiens auraient toujours pu y pratiquer leur religion. Ils auraient juste dû supporter un peu de discrimination, non ?

Bien qu’ « un peu de discrimination » soit tout ce que la plupart des apologistes veuillent bien reconnaître dans la dhimmitude, les effets à long terme de la dhimma furent bien plus funestes que cela pour les non-Musulmans. Des siècles après la conquête musulmane de l’Égypte, la grande majorité des gens y était toujours chrétiens, de rite copte. Et pourtant de nos jours les Coptes représentent à peine 10% de la population égyptienne.

Le récit est le même pour toute communauté non-musulmane qui soit entièrement passée sous domination islamique.

Les Zoroastriens, ou Parsis, sont les fidèles du prêtre et prophète perse Zoroastre, ou Zarathoustra (628—551 avant J.-C.). Avant l’arrivée de l’Islam, le Zoroastrisme (ou Mazdéisme) fut longtemps la religion officielle de la Perse (de nos jours, l’Iran), et fut même la religion dominante lorsque l’empire perse s’étendait de la mer Égée aux rives de l’Indus. On trouvait des Zoroastriens depuis la Perse jusqu’en Chine. Mais après la conquête islamique de la Perse, les Zoroastriens se virent assigner le statut de dhimmi et firent l’objet de cruelles persécutions, et souvent de conversions forcées. Beaucoup se réfugièrent en Inde pour échapper à l’emprise musulmane, pour s’y retrouver à nouveau la proie des jihadistes lorsque les Musulmans commencèrent à s’avancer en Inde.

Les souffrances endurées par les Zoroastriens sous la coupe de l’Islam ressemblent de façon saisissante à celles connues par les Juifs et les Chrétiens un peu plus à l’ouest, et elles perdurèrent à l’époque moderne (et jusqu’à ce jour même, sous la mollahcratie iranienne). En 1905, un missionnaire du nom de Napier Malcolm publia un livre dans lequel il relatait ses aventures parmi les Zoroastriens de la ville persane de Yazd.

Jusqu’en 1895, aucun Parsi (Zoroastrien) n’était autorisé à porter un parapluie. Et encore du temps où j’étais à Yazd, ils ne pouvaient en utiliser en ville. Jusqu’en 1895 existait une forte interdiction quant aux monocles et aux lunettes; jusqu’en 1885, il leur était interdit de porter des bagues ; leurs ceintures devaient être faites de grosse toile, mais après 1885 toute étoffe blanche fut autorisée.Jusqu’en 1896 les Parsis avaient l’obligation d’entortiller leurs turbans plutôt que de les plier. Jusqu’en 1898, seuls le brun, le gris, et le jaune étaient admis pour leur qaba [manteau externe] ou leur arkhaluq [sous manteau] (vêtements de corps), mais par la suite toutes les couleurs leur furent permises à l’exception du bleu, du noir, du rouge vermillon et du vert. Il y avait également une interdiction sur les bas blancs, et jusqu’aux environs de 1880 les Parsis devaient porter un genre particulier de chaussures particulièrement affreuses, aux extrémités retroussées. Ils durent porter un chapeau déchiré jusqu’en 1885. Jusqu’en 1880, ils durent porter une sorte de culotte serrée et unie au lieu du pantalon. Jusqu’en 1891, les Zoroastriens ne pouvait que marcher s’ils étaient en ville, et même dans le désert ils devaient descendre de cheval s’ils venaient à rencontrer un Musulman de quelque rang que ce soit. Durant le temps où je fus à Yazd, ils furent autorisés à se déplacer à cheval dans le désert et à ne mettre pied à terre que s’ils rencontraient un Musulman de haut rang. Il y avait encore d’autres restrictions vestimentaires, trop nombreuses et trop futiles pour être mentionnées.

Et puis les maisons des Parsis et des Juifs, et leurs murs d’enceinte, devaient être construits si basses que le dessus puisse en être atteint par un Musulman tendant le bras ; cependant, ils pouvaient creuser et les bâtir au-dessous du niveau de la route. (…) Jusqu’aux environs de 1860, les Parsis ne pouvaient pas faire de commerce. Ils cachaient donc des marchandises dans leurs caves, et les vendaient en secret. Ils peuvent maintenant négocier dans les caravansérails et les hôtelleries, mais pas dans les bazars, et ils ne peuvent pas vendre d’étoffe en lin. Jusqu’en 1870, ils n’étaient pas autorisés à avoir d’école pour leurs enfants.

Le montant de la jizyah , ou taxe sur les infidèles, diffère selon la richesse de chaque Parsi, mais n’est jamais inférieur à deux toman [10.000 dinars]. Un toman vaut maintenant à peu près trois shillings et huit pence, mais cela représentait beaucoup plus par le passé. Même maintenant, alors que l’argent s’est beaucoup déprécié, cela représente 10 jours de salaire d’un ouvrier. La somme doit être payée sur le champ, lorsque le farrash [littéralement, un balayeur de tapis ; en réalité un domestique, oeuvrant principalement à l’extérieur] qui fait office de percepteur est rencontré. Le farrash a la liberté de faire ce qui lui plait lorsqu’il collecte la jizyah. L’homme (l’infidèle qui se voit imposé) n’est pas autorisé à rentrer chez lui pour chercher l’argent et peut être battu immédiatement jusqu’à ce qu’il paie. Vers 1865, un farrash qui collectait cet impôt attacha ensemble un homme et un chien, et donna des coups à l’un et l’autre à tour de rôle.

Vers 1891 un mujtahid attrapa sur une des places publiques de la ville un marchand zoroastrien qui portait des bas blancs. Il ordonna que l’homme soit battu et que ses bas lui soient enlevés. Vers 1860, un homme d’une septantaine d’années se rendit au bazar vêtu d’un pantalon de grosse toile blanche. Il fut tabassé, et renvoyé chez lui son pantalon sous le bras. Parfois, des Parsis furent forcés à rester debout sur une jambe dans la maison d’un mujtahid jusqu’à ce qu’ils consentent à payer une somme d’argent considérable. [2]

 

Que produit le fait d’être forcé à vivre de cette façon durant une longue période ? La réponse est dans les chiffres : Après presque 1.400 ans de vie en tant que dhimmis et d’observation de la vraie nature de la « tolérance islamique », les Zoroastriens constituent aujourd’hui moins de 2% de la population iranienne (et moins encore en Inde où ils se réfugièrent). D’Afghanistan, où le Zoroastrisme prospérait aussi par le passé, les Zoroastriens sont aujourd’hui virtuellement absent. Ce n’est pas une surprise : la conversion à l’Islam fut bien souvent la seule façon pour ces gens persécutés de pouvoir espérer vivre une vie décente.

Si les croisés n’avaient pas retenu les Musulmans, et que les jihads islamiques étaient finalement venu à bout de la chrétienté, les Chrétiens d’Europe auraient-ils fini eux aussi par former une insignifiante minorité, comme leurs coreligionnaires du Moyen-Orient (où le Christianisme fut autrefois dominant) et comme les Zoroastriens ? Les accomplissements de la civilisation chrétienne européenne auraient-ils été eux aussi tenus pour billevesées, ainsi que les sociétés islamiques tendent à considérer la « période d’ignorance préislamique » de leur passé ?

Les concepts d’égalité de droits et de dignité pour tous les hommes, qui émergèrent du Christianisme et qui sont en conflit de plusieurs façons avec la loi islamique, seraient-ils connus de nos jours en Europe et en Amérique ?

Cas d’école: les Assyriens

Nous retrouvons plus ou moins la même histoire avec l’Église Assyrienne d’Orient. C’est l’ancienne Église d’Edesse, la ville qui devait devenir le centre du premier royaume latin établi par les croisés. Aux IVème et Vème siècles, les relations de cette église avec ses sœurs plus occidentales se firent de plus en plus tendues, jusqu’à ce qu’en 424 l’Église d’Orient déclare finalement lors d’un synode que son chef, le Catholicos de Séleucie-Ctésiphon (la capitale perse), ne reconnaissait plus l’autorité des Églises de Rome ou d’Antioche, et se considérait leur égal. Par la suite, les Assyriens adoptèrent quant à la nature du Christ les opinions de Nestor, patriarche de Constantinople destitué pour hérésie par le troisième concile œcuménique réuni à Ephèse en 431. Cela éloigna plus encore les Assyriens des Chrétiens byzantins et latins. Après 424 et pendant des siècles, les Assyriens n’eurent plus que peu ou pas de contact avec les grandes Églises de Constantinople et de Rome.

Durant ces siècles, les Assyriens s’avérèrent compter parmi les plus énergiques missionnaires que la Chrétienté ait jamais connus. À une certaine époque, l’Église Nestorienne étendait son influence depuis la Méditerranée jusqu’à l’Océan Pacifique. Des Chrétiens nestoriens pouvaient être trouvés partout en Asie centrale ainsi que dans l’Empire byzantin, et en particulier au Moyen-Orient et en Égypte. À leur apogée, les Assyriens entretenaient des évêchés métropolitains en Azerbaïdjan, en Syrie, à Jérusalem, à Pékin, au Tibet, en Inde, à Samarkand, à Edesse et en Arabie (à Sana, au Yémen actuel), ainsi que des églises d’Aden à Bombay et Shanghai. Le missionnaire nestorien Alopen alla prêcher l’évangile en Chine en 635 ; la première église chinoise fut terminée trois ans plus tard. Au VIIIème siècle, il se trouvait suffisamment de croyants nestoriens en Chine pour que plusieurs diocèses y soient constitués ; un empereur chinois appela le Christianisme « la doctrine lumineuse » et favorisa sa croissance.

Cependant, les nuages annonçant la tempête s’accumulaient à l’horizon. À la fin du VIIème siècle, le calife Muawiya II (683-684) recourut à la persécution et détruisit de nombreuses églises lorsque le Catholicos refusa de lui livrer de l’or. Les exactions continuèrent sous le calife Abd al-Malik (685-705). Le calife abbasside al-Mahdi (775-786) remarqua que les Assyriens avaient bâti de nouvelles églises depuis la conquête musulmane, en violation des lois de la dhimma, le « pacte de protection » ; il ordonna leur destruction. Cinq mille Chrétiens de Syrie se virent offrir le choix entre la conversion à l’Islam et la mort. Le successeur d’al-Mahdi, Haroun al-Rachid (786-809), fit détruire d’autres églises encore. Un demi-siècle plus tard, le calife al-Mutawakkil (847-861) entreprit la persécution systématique de l’Église. Des émeutiers et des foules avides de pillage prirent pour cible les Chrétiens de Bagdad et des environs à plusieurs reprises aux IXème et Xème siècles. Nombre des églises détruites et des Chrétiens pris pour victimes appartenaient au culte assyrien. À la même époque, en Chine, un nouvel empereur lança de si cruelles persécutions que des missionnaires nestoriens déclarèrent avoir trouvé une Église totalement anéantie lors d’une visite qu’ils y firent en 981. L’Église Assyrienne continua néanmoins d’attirer un grand nombre de convertis, entre autres parmi les Turcs, et maintint une présence en Chine. À la fin du XIIIème siècle, un Nestorien fut gouverneur de la province chinoise du Gansu.

Les Assyriens souffrirent à nouveau lorsque les Musulmans reprirent Antioche aux croisés en 1268. Beaucoup d’entre eux furent réduits en esclavage, et leurs églises furent démolies ; un évêque assyrien fut lapidé, et son corps exposé aux portes de la ville, en guise d’avertissement aux Chrétiens. Suite à d’autres attaques menées par les Arabes, les Kurdes et les Mongols durant les XIIème et XIIIème siècles, un nombre incalculable d’Assyriens furent tués ou asservis. Mais le pire fut le fait du chef mongol Tamerlan, qui, dévoué Musulman, mena de furieuses campagnes de jihad contre les Nestoriens et dévasta leurs villes et leurs églises. Ce fut une guerre totale contre les Chrétiens assyriens : Tamerlan leur offrit le choix entre la conversion à l’Islam, la dhimmitude, ou la mort. En 1400, les vastes domaines nestoriens n’étaient plus ; le Christianisme avait presque totalement disparu de Perse, d’Asie Centrale et de Chine. [3]

Après cela, pratiquement tous les Nestoriens vécurent comme dhimmis sous la férule musulmane. Et, comme celle des Zoroastriens, leur communauté s’étiola, finissant, sous le poids implacable de cette injustice institutionnalisée qu’est la dhimma, par ne plus constituer qu’un insignifiant vestige.

Si les Chrétiens d’Europe avaient subi le même sort, il est fort possible que le monde n’aurait jamais pu connaître les œuvres de Dante Alighieri, ou de Michel-Ange, ou de Léonard de Vinci, ou de Mozart, ou de Bach. Il est probable que ni un El Greco, ni un Giotto, ni un Olivier Messiaen n’auraient vu le jour. Une communauté qui doit dépenser toute son énergie juste pour survivre s’intéresse difficilement aux arts et à la musique.

Peut-être les croisades ont-elles en fait rendu possible le plein épanouissement de la civilisation européenne.

______________________________
[1] Amin Maalouf, «Les Croisades vues par les Arabes», 1983, conclusion de l’ouvrage (p. 304 dans l’édition de poche chez J’ai Lu )
[2] Napier Malcolm, «Five Years in a Persian Town» (New York: E. P. Dutton, 1905), 45-50. Cité par Andrew G. Bostom dans «The Islamization of Europe», FrontPageMagazine.com, 31 décembre 2004.
[3] E. A. Wallis Budge (traduction), «The Monks of Kublai Khan, Emperor of China», The Religious Tract Society, 1928.

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Aujourd’hui comme hier : Chrétiens persécutés

Page 166 du P.I.G.
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En 775, le siège de l’Église Assyrienne quitta la ville persane de Séleucie-Ctésiphon pour s’installer à Bagdad, où il est demeuré depuis lors. Cependant, la situation se dégradant de nos jours pour les Chrétiens du Moyen-Orient avec la réapparition de l’Islam jihadiste a conduit l’actuel Catholicos Mar Dinkha IV à vivre à Chicago depuis 1980. Le patriarche Emmanuel Delly, chef des catholiques chaldéens (un groupe de Chrétiens assyriens qui rejoignit l’Eglise Romaine au XVI° siècle), est lui resté à Bagdad – pour y voir, après la chute de Saddam Hussein, les Chrétiens faire l’objet de persécutions ciblées de la part des terroristes jihadistes dans tout le pays. Le gouvernement de Saddam était relativement laïc ; les jihadistes espèrent y titulariser un gouvernement qui appliquerait plus rigoureusement les règles de la Charia. Les Chrétiens qui tiennent des magasins de vins et spiritueux ont été donc visés, en conformité avec les préceptes de la dhimma qui interdisent aux chrétiens d’exposer du vin ou d’en vendre dans des endroits où des Musulmans pourraient en acheter. (1) Des Chrétiennes ont fait l’objet de menaces concernant le voile – “portez le hijab ou sinon…” (2) Nombre de Chrétiens ont été tués, et des milliers ont fui le pays. En septembre 2004, le chroniqueur irakien Madjid Aziza observait «qu’il est difficile de se rappeler d’une époque où les Arabes chrétiens aient été en plus grand danger qu’aujourd’hui.»
Si on se souvient de Tamerlan, cela en dit long.

(1) ‘Umdat al-Salik, o11.5(6).

(2) “Fundamentalists vow to kill female students without head cover”, AsiaNews, 22 october 2004.

(3) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), “Un chroniqueur irakien : «Nous ne nous rappelons pas une époque où les Arabes chrétiens aient été en plus grand danger qu’aujourd’hui.»”, Dépêche Spéciale N° 789, 26 septembre 2004. http://memri.org/bin/french/opener.cgi?Page=archives&ID=SP78904


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Les martyrs chrétiens en terre d'Islam


La fondation polonaise Saint-Benoît a fait apposer dans les tramways à Poznan des affiches de "martyrs du XXIe siècle", chrétiens morts ces dernières années des mains des musulmans, a indiqué le président de la fondation, Boguslaw Kiernicki.

"Nous l'avons fait dans l'esprit de la solidarité chrétienne avec ceux qui souffrent pour leur foi. Les chrétiens en Pologne sont dans une situation confortable, mais il n'en est pas ainsi dans bien d'autres pays", a déclaré ce dernier. Quelque 300 affiches apposées dans les tramways de Poznan montrent des photos de chrétiens morts notamment au Pakistan, en Egypte, en Turquie ou en Indonésie.

L’Association des musulmans de Pologne s'est insurgée contre cette action et son vice-président Jozef Konopacki l'a qualifiée de "provocation", au moment où le monde musulman ne cesse de protester violemment contre la publication de caricatures de Mahomet par la presse européenne. La fondation Saint-Benoît de Poznan, qui publie ces affiches sur son site Internet, n'y voit aucun rapport avec l'affaire des caricatures.

De quelle provocation parlent ces musulmans polonais ? Celle de dénoncer les violences et les meurtres de Chrétiens en terre d’Islam pouvant faire croire à une généralité ? Pourtant, comme un article de Valeurs Actuelles le rappelle cette semaine, les hommes et les femmes  qui ont payé de leur vie leur engagement envers le Christ sont de plus en plus nombreux dans les pays musulmans.



L’Aide à l’Église en détresse, AED, fondée en 1947 par un prêtre néerlandais, le père Werenfried van Straaten, pour venir en aide à l’Église derrière le “rideau de fer”,  étend  son action à tous les pays où les chrétiens sont menacés. Un  rapport de l'AED dénombre quatre sources de persécutions : la plus importante, l’islamisme, qu’il soit d’État ou le fait de terroristes, puis le communisme, vivace à Cuba comme en Chine ; les fanatismes hindou ou bouddhique qui arment des groupes extrémistes ; enfin, ce qu’il est convenu d’appeler, la “culture de mort”.

L’Arabie Saoudite (23 millions d’habitants) occupe la première place des pays qui répriment le christianisme. Riyad, « qui finance amplement la construction de mosquées à travers le monde, ne permet toujours pas chez elle la construction d’une chapelle », rappelle Thomas Grimaux. La possession d’une Bible vaut la prison, la célébration du culte est interdite. Les persécutions visent d’abord les chrétiens non-occidentaux, ouvriers pakistanais ou domestiques philippins.

Bien d’autres États musulmans interdisent toute manifestation publique du culte chrétien. C’est le cas de l’Afghanistan, officiellement devenue république islamique en 2004, où les chrétiens mènent une vie de catacombes. La conversion au christianisme est passible de la peine de mort (cinq Afghans convertis ont été assassinés en 2004), comme en Mauritanie. Au Yémen, où l’islam est religion d’État, les islamistes du Nord pratiquent l’intimidation par le rapt et la violence : deux religieuses de mère Teresa y ont perdu la vie en 1998. Aux Comores, dont les habitants émigrent en masse vers Mayotte, seuls les musulmans peuvent pratiquer sans souci, bien que la liberté religieuse soit légalement proclamée. (…)

Dans les pays où la liberté de culte est très limitée, du Bangladesh à la Turquie, en passant par l’Algérie, l’Égypte ou le Soudan, c’est encore parmi les pays musulmans que l’on trouve les adversaires les plus résolus du christianisme. Au Kosovo (2 millions d’habitants, 90 % de musulmans), 150 églises et couvents auraient été détruits par des extrémistes albanais musulmans depuis 1999. En octobre 2005, l’église du Christ- Sauveur, inachevée, est transformée en toilettes publiques. Les orthodoxes n’y ont plus aucune liberté. En Algérie, bien que la liberté religieuse soit officiellement affirmée, catholiques et protestants, menacés par des islamistes, sont contraints à une extrême discrétion. En Turquie, l’État laïc garantit la liberté de culte, mais les chrétiens sont victimes de discriminations. Le 23 juin, le nonce apostolique en Turquie, Mgr Edmond Farhat, considère, dans une interview, que la liberté religieuse « n’existe que sur le papier ». Intimidations et vexations frappent surtout les orthodoxes. Selon l’AED, le gouvernement turc a confisqué 75 % des propriétés du patriarcat depuis 2002. Au Pakistan, l’accusation de blasphème, puni de mort par une loi de 1984, est régulièrement portée contre des chrétiens pour les forcer à renier leur foi ou pour les évincer d’une transaction commerciale. Des activistes islamistes prennent pour cible les lieux de culte : un temple saccagé à Islamabad le 18 mars, trois églises prises d’assaut par 3 000 personnes et brûlées près de Lahore, le 12 novembre : la rumeur avait couru qu’un chrétien avait brûlé un Coran. Au Bangladesh, où l’islam est devenu religion d’État en 1988, des groupes islamistes tentent d’obtenir l’interdiction du christianisme.Catholiques et protestants vivent sous la menace d’attentats. Le 24 décembre l’église du Saint-Rosaire, à Dacca, n’a pas pu célébrer la messe de Noël, de peur d’actions terroristes. (…)

Alors provocatrice l’action de la Fondation polonaise ? Dire la vérité c'est provoquer? Pourquoi ces musulmans ne s'insurgent-ils pas contre ces crimes commis au nom d'Allah?

"Nous organisons traditionnellement des Chemins de la Croix au début du carême, et nous n'avons jamais imaginé que l'évocation de martyrs chrétiens puisse offenser qui que ce soit", a affirmé M. Kiernick le président de cette fondation. Voilà qui est bien dit, et ce n’est pas de sa faute  si les victimes chrétiennes le sont  majoritairement à cause de la haine des fils d’Allah. Combien de musulmans massacrés pour leur foi en Occident ??

Il y en plus qu’assez de ces hurlements de victimisation de la part de ceux qui massacrent, torturent, persécutent ceux qui ne sont pas musulmans, et contre qui les autorités internationales font des courbettes par crainte de représailles. Respect, nous crient-ils. Qu’ils regardent donc en face la poutre qu’ils ont dans l’œil ! Tolérance et paix dans l’Islam ? Que l’on aille chanter donc ces inepties aux familles des victimes toujours plus nombreuses !

Marianne

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Aujourd’hui comme hier : Un infidèle ou de l’excrément ? Même topo…

Page 165 du P.I.G.
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Le le mépris islamique pour les infidèles, que le Coran appelle «les pires de la création» (Sourate XCVIII:6), est toujours de rigueur. Le grand ayatollah Sayyid Ali Husayni Sistani, leader chiite irakien en lequel de nombreux occidentaux croient voir un réformateur, un modéré, et un espoir pour la démocratie en Irak et plus largement au Moyen-Orient, montre assez clairement dans ses décrets religieux que le mépris islamique pour les infidèles est toujours d’application. C’est ce type de vision qui a réduit les Zoroastriens d’une majorité vibrante à une minorité dérisoire et détestée. Parmi les volumineux écrits de l’Ayatollah Sistani sur toutes sortes de questions relatives à la loi islamique, on trouve cette petite liste édifiante :

Les dix choses suivantes sont par essence najis [impures] :1. l’urine
2. les matières fécales
3. le sperme
4. le cadavre
5. le sang
6. le chien
7. le porc
8. le kafir (non-croyant)
9. les boissons alcoolisées
10. la sueur d’un animal se nourrissant constamment de najasat (c.-à-d. de choses impures) (1)

 

Sistani précise: «le corps tout entier d’un kafir, y compris ses ongles et ses cheveux, et toutes les substances liquides qu’il contient, sont najis.»

Alerte au “deux poids, deux mesures” : Sistani est respecté du monde occidental ; mais imaginez le tollé international si, mettons, un ecclésiastique chrétien de haut rang avait affirmé que les non-chrétiens étaient au niveau des porcs, des excréments et de la sueur de chien…

(1) Voir par ex. http://www.sistani.org/html/fre/main/index.php?page=3&lang=fre&part=3 (Section « les Impuretés »), ou http://www.al-shia.com/html/fre/ahkam/tazih-sistani/04.htm


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Mahomet et les Chrétiens

Que dit le Prophète d'Allah des chrétiens ?


Qu'entendait-il d'ailleurs par Chrétien ?

Que trouve t-on dans le Coran, aux différentes époques de la vie de Mahomet sur la manière de considérer ces mêmes chrétiens ?

Un petit rappel du divin message coranique et de ses injonctions non moins "divines"...



Quelques versets dans le Coran laissent à penser que les chrétiens bénéficient d’une image favorable. C’est ainsi qu’Allah, dans la sourat 5, v. 85/82, déclare à son prophète : « Tu trouveras certes que les gens les plus hostiles à ceux qui croient sont les Juifs et les Associateurs et tu trouveras que les gens les plus proches de ceux qui croient, par l’amitié, sont ceux qui disent : « Nous sommes chrétien. » C’est que, parmi ceux-ci, se trouvent des prêtres et des moines et que ces gens ne s’enflent point d’orgueil. »

Sourate 5,v. 86/83 : « Quand ils entendent ce qu’on a fait descendre vers l’Apôtre, tu les vois répandre des larmes, de leurs yeux, à cause de ce qu’ils savent de vérité. Tu les entends s’écrier : « Seigneur ! nous croyons ! inscris-nous donc avec les Témoins ! » Mais dans de nombreuses sourates, juifs et chrétiens sont englobés dans une même réprobation. Ils ont faussé leurs Ecritures, ils sont impies. Pour les juristes musulmans, les textes les plus militants, les plus « durs » abrogent les dispositions antérieures autorisant une attitude expectante envers les polythéistes, les juifs, les chrétiens, les sabéens et les zoroastriens. La sourate 9 est essentielle car c’est sur elle que se fondèrent les légistes musulmans, au XIXè siècle, pour établir une discrimination entre musulmans d’une part, et idolâtres et gens du Liver d’autre part !

La sourate 5,v. 77/73 est déjà claire dans son attitude envers les chrétiens : « Impies ont été ceux qui ont dit : « Allah est le troisième d’une triade . » Il n’est de divinité qu’une Divinité unique. S’ils ne cessent point leur dit, ceux qui parmi eux sont impies seront touchés par un tourment cruel. »

Oui, les chrétiens doivent demander pardon à Allah. Sourate 5,v. 75/74 : « Eh quoi ! ne reviendront-ils point à Allah et ne Lui demanderont-ils pas pardon, alors qu’Allah est miséricordieux ? » Sourate 5,v. 79/75 : « Le Messie, fils de Marie, n’est qu’un Apôtre avant lequel les Apôtres antérieurs ont passé. Sa mère était une sainte (siddîqa). Ils prenaient de la nourriture. Vois comme Nous leur expliquons les preuves et puis vois comme ils se détournent. » Pour les commentateurs musulmans, le Messie n’est qu’un être humain puisque , par principe, Allah ne mange pas. Mais devant les preuves sur l’unicité de Dieu que donne Allah lui-même par l’intermédiaire de son messager Mahomet, les chrétiens se détournent et persistent dans l’erreur. La question que les musulmans n’ont cessé d’adresser aux chrétiens est la suivante : pourquoi s’attachent-ils à la Trinité et considèrent-ils que Jésus est le fils de Dieu ? Dieu ne peut avoir un fils, pas plus qu’il ne peut avoir un père. Pourquoi un Dieu s’incarnerait-il pour sauver les hommes ? Pourquoi un Dieu serait-il crucifié comme un vulgaire esclave ? Mystère de la Sainte Trinité, mystère de l’Incarnation, mystère de la Rédemption, crucifixion, résurrection… L’Islam considère qu’il s’agit là de doctrines pernicieuses, de dogmes erronés. Sourate 5, v. 81/77 : « Dis : Ô Détenteurs de l’ Ecriture ! Ne soyez point extravagants en votre religion. Ne suivez point les erreurs des gens qui, antérieurement ont été égarés, qui en ont égaré beaucoup et qui se sont égarés loin du chemin uni. »

Sourate 5,v. 19/17 : « Infidèles ont été ceux qui ont dits : « Allah est le Messie, fils de Marie ». »

De plus, l’Islam considère, que d’une certaine manière, juifs et chrétiens sont « amis » les uns des autres. Sourate 5,v.21/18 : « Les Juifs et les Chrétiens ont dit : « Nous sommes les fils et les aimés d’Allah. » Demande-leur donc : « Pourquoi donc vous torture-t-Il pour vos pêchés ? » » En fait ce que l’Islam rejette et vomit, ce sont les chrétiens trinitaires, les catholiques donc, considérés comme des polythéistes, des trithéistes. Il semble que les « bons » chrétiens du Coran soient les Nazaréens ( vertains spécialistes de l’histoire religieuse du christianisme hérétique pensent que le mot arabe nasârâ pour désigner les chrétiens, désigne en fait les « zaréens ». On connaît mal le rôle joué par la secte des « Nazaréens » à l’époque de Mahomet). Mais pour les chrétiens trinitaires, il n’y a pas de pardon possible : « Allah ne pardonne point qu’il Lui soit donné des Associés, alors qu’Il pardonne, à qui le veut, les péchés autres que celui-là. Quiconque associe à Allah, commet un péché » (Sourate 4,v.51/48).

Le mystère de la Sainte Trinité, pour les musulmans, c’est Dieu, Jésus et Marie ! (alors que pour la théologie chrétienne c’est le Père, le Fils et le Saint-Esprit). On comprend le malaise profond de certains catholiques devant la perception erronée et caricaturale du christianisme par les musulmans. Mais en général, même les lettrés musulmans sont déconcertés par les mystères chrétiens, par l’absence de ritualisme, le mépris du juridique. En réalité, le christianisme apparaît comme une religion très éloignée de l’Islam sunnite. Ce dernier est en fait plus proche du judaïsme, car les notions d’appartenance à la communauté, de « loi » qui régit la vie des croyants jusque dans les interdits alimentaires, sont étrangères au christianisme. Si l’Islam semble plus favorable aux chrétiens (Nazaréens ?), se fondant sur certains versts de la période mecquoise, c’est que Mahomet a été confronté aux Juifs de Médine qui l’ont dénié en tant que prophète et ridiculisé. Les ermites chrétiens que Mahomet a été amené à connaître dans le désert près de la Mecque ( ou plus haut dans le désert Syrien)- souvent des hérétiques fuyant la persécution, réfugiés à la Mecque- ne se sont pas opposés à son message. Peut être même l’ont-ils informé de leur religion. Le vécu religeiux de Mahomet n’est pas le même concernant les deux religions. A Médine, l’organisation du culte musulman se fera principalement en regardant les Juifs dans un premier temps… et ensuite en dépossédant ces Juifs de leur héritage religieux et en se l’appropriant. Devant leur protestation légitime, les Juifs furent accusés d’avoir faussé leurs écritures, dénaturé leur religion. Pour les musulmans, Dieu est en colère contre les Juifs (sourate 1, v.6). Quant aux chrétiens, Dieu les considèrent comme égarés (sourate, v.7). Dieu est en colère contre les Juifs qui refusent de se rallier à un prophète qui estime être si proche d’eux. Jésus est un prophète vénéré pour les musulmans, qui a fait des miracles mais pour eux ce n’est qu’un prophète.  Ce n’est pas le fils de Dieu. Dieu ne peut avoir de père. L’incarnation est refusée. Dieu qui se fait homme, l’idée est totalement rejetée de même qu’est rejetée la crucifixion de Jésus sur la croix comme un vulgaire esclave. Un prophète ne peut avoir subi ce sort infâme. Au dernier moment, quelqu’un lui a été substitué sur la croix. C’est pourquoi le symbole de la croix est un symbole honni qui hérisse le pieux musulman.

Quant au mystère de la Rédemption, le Christ qui rachète les péchés de l’humanité, cet aspect du dogme est perçu par les musulmans comme de la pure folie, une exagération délirante. Comme est folie à leurs yeux l’eucharistie, ce sacrement qui perpétue le sacrifice du Christ par la transsubstantiation des espèces du pain et du vin en corps et sang du Christ ; la Communion est la réception de ce sacrement de l’eucharistie par les fidèles. Manger le corps du Christ (et pour la communion sous le deux espèces, boire le vin qui et devenu le sang du Christ)-
le vin et le sang : un interdit alimentaire et le summum de l’impur, le sang, et qui plus est le sang du Christ ! La transsubstantiation- le changement du pain et du vin eucharistiques en la substance du corps et du sang de Jésus-Christ, toutes ces affirmations sont considérées comme la pire des hérésies. Quant à la confession, l’aveu des pêchés à un prêtre en vue de recevoir l’absolution, un prêtre célibataire, représentant de Dieu et qui dans ce confessionnal, cette petite cabine isolée, entend les pêchés des hommes mais aussi… des jeunes femmes qui viennent seules et qui lui confient ce qu’elles ne confient pas à leur mari… Les musulmans osent à peine dire ce qu’ils en pensent tant ils sont persuadés que Satan est présent dans le confessionnal. En ce qui concerne le célibat des prêtres catholiques, leur vœu de chasteté, l’Islam a beaucoup de mal à le comprendre. Il imagine souvent les pires turpitudes, car ni le célibat ni le monachisme ne sont acceptés. Le mariage est la moitié de la religion. Mais là encore, un fossé sépare les catholiques des musulmans. Pour ces derniers, la mariage est un sacrement indissoluble. En réalité, l’Islam a à l’esprit un christianisme « laïcisé », fortement modifié par la Réforme protestante. Mais l’Islam intégriste, spontanément et instinctivement, se méfie des chrétiens. Sa position est celle quel’on trouve dans  la sourate 5, v. 56/51 : « Ô vous qui croyez ! ne prenez point les juifs et les chrétiens comme « amis ». Ils sont « amis » les uns avec les autres. » ; ou encore v.62/57 : « Ô vous qui croyez ! ne prenez point comme « amis » ceux qui ont pris votre religion en raillerie et comme jeu, parmi ceux à qui l’Ecriture a été donnée antérieurement et parmi les Infidèles ! »

La sourate 9,v. 28, est encore plus ferme. La sourate 9 : «  Revenir dans l’erreur » est la seule qui ne soit pas précédée de la formule habituelle «  Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux ». Mahomet est depuis neuf ans à Médine. En 631, il est à l’apogée de sa « carrière » politique et militaire. Il est enfin en mesure d’imposer ses conditions. Il est suffisamment craint, la terreur règne du fait des meurtres politiques et des razzias réussies. Il cesse de pactiser et d’avoir peur. C’est lui-même qui fait peur. C’est alors qu’il adopte une attitude beaucoup plus dure envers les juifs, les chrétiens, les polythéistes. Il n’y a plus de discrimination entre idolâtres et gens du Livre. Le v. 28 de cette sourate 9 stipule : « Ô vous qui croyez ! les infidèles ne sont qu’impureté. » Le v. 29 continue : « Combattez ceux qui ne croient point en Allah, ni au jour du Jugement dernier, ne déclarent pas illicite, ne pratiquent point la religion de véritée parmi ceux ayant reçu l’Ecriture. Combattre-les jusqu’à ce qu’ils paient la jizya, de leurs propres mains, après s’être humiliés. »

Les versets suivants ne sont guère plus tendres ( v.30) : « les juifs disent : « Ozaïr est le fils d’Allah » ( Ozaïr est probablement Esdas, ce personnage biblique. Le livre d’Esdras relate le retour d’exil des juifs. On trouve aussi Ezra) et les chrétiens disent : « Le Christ est le fils d’Allah. (…) Qu’Allah les tue ! »

Ainsi ceux qui croient à Jésus fils de Dieu méritent la mort. Il faut qu’Allah les tue ou les anéantisse. Ils méritent l’Enfer où ils demeureront éternellement. Ce sont comme les Juifs les pires des humains. C’est ce qui résulte de la sourta 98, v. 5/6 :

«  Les infidèles , parmi les gens du Livre, ainsi que les Associateurs, iront en Enfer, pour y demeurer éternellement. De toute la création ce sont eux les pires. »

Le dialogue islamo-chrétien devrait relire ce que le Coran dit à propos des chrétiens et des juifs. Ces derniers sont bien le pire aux yeux du pieux musulman intégriste, c’est-à-dire l’impur, la corruption des textes et des hommes !


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