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We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 21:16

Quoique spectaculaire, le nouveau film de Ridley Scott pèche par un manichéisme troublant : d'un côté, une bande de fous, les croisés, de l'autre, les aimables armées de Saladin...

Les croisades ont rarement inspiré les auteurs et les réalisateurs depuis la naissance du cinéma. Cette page de l'histoire a été le plus souvent abordée de manière indirecte, notamment dans quelques Robin des Bois (comme la version avec Errol Flynn ou celle avec Kevin Costner). Fin 2003, l'imagination des amateurs de cinéma épique s'échauffa lorsqu'ils apprirent que Ridley Scott (les Duellistes, Blade Runner, Gladiator...) s'apprêtait à tourner un film prenant pour cadre la fin du XIIe siècle, juste au tournant des deuxième et troisième croisades. Compte tenu du contexte géopolitique de notre époque et du sujet traité, on se doutait que le film allait générer des polémiques. 


Déjà, la 20th Century Fox, producteur du film, avait pris ses précautions en choisissant de tourner les extérieurs en Espagne, les assureurs hollywoodiens refusant de couvrir un tournage américain au Moyen-Orient depuis la guerre en Irak. Malgré les pressions, on accordait encore le bénéfice du doute à Ridley Scott, notamment sur la base de son avant-dernière réalisation, la Chute du faucon noir, film de guerre secouant qui retraçait la prise de Mogadiscio par les GI en 1993 et sauvé par son absence de manichéisme.


Las ! Au-delà des libertés que prend le film avec l'Histoire, au-delà du fait que, depuis Gladiator, Scott n'arrive plus à filmer des scènes de bataille compréhensibles, optant systématiquement pour le gros plan épileptique, au-delà de certaines qualités esthétiques et picturales évidentes (certains plans font penser à du Gustave Doré ou à du Delacroix), Kingdom of Heaven est un film raté parce que bouffi de scrupules et d'inhibitions qui semblent avoir totalement contaminé la narration. La bonne conscience et la culpabilisation qui sont de mise en Occident ont transformé les personnages de cette histoire en pantins désincarnés soumis au diktat du politiquement correct. Montrer la noblesse des deux camps en présence est en soi un parti pris tout à fait louable, mais quand l'ensemble des soldats musulmans est dépeint de façon idyllique et flatteuse, alors que les croisés sont pratiquement tous montrés soit comme des butors sanguinaires soit comme des chrétiens progressistes qui feraient rougir de honte un partisan de Mgr Gaillot, là, on finit par se dire qu'il y a un gros problème de vraisemblance.

Un cours de cathéchisme humanitaire
 

 

Pire, ces réflexes idéologiques finissent par contredire de façon ridicule la dynamique interne des protagonistes, notamment en ce qui concerne le héros (Orlando Bloom), qui part à la croisade pour racheter l'âme de sa femme (qui s'est suicidée) et qui, arrivé à Jérusalem, oublie son trauma et se transforme en négociateur de l'ONU. Et que dire de ce plan où Saladin, le chef des armées musulmanes, ramasse un crucifix et le repose sur une table avec respect, achevant par là de dévoiler ce qu'est vraiment Kingdom of Heaven : un cours de catéchisme humanitaire au propos mou et maladroit qui frise souvent le révisionnisme historique.


Face à cette débâcle, on repense avec regret à un projet alléchant mais avorté qui faillit se monter à l'aube des années 90 : Crusade, une superproduction hollywoodienne au budget pharaonique (120 millions de dollars, un record pour l'époque), qui devait être réalisé par le Hollandais Paul Verhoeven (Robocop, Starship Troopers), avec Arnold Schwarzenegger entouré d'un casting international. Un film s'appuyant surtout sur un scénario exceptionnel, signé Walon Green (la Horde sauvage). Prenant pour cadre la première croisade, Crusade devait mettre en scène un personnage de renégat baptisé Hagen, condamné à la pendaison pour avoir tenté de voler des reliques. A l'aide de chaînes brûlantes, il s'automutilait et se traçait une croix dans le dos. Présenté comme un stigmatisé au pape Urbain II, Hagen voyait sa ruse fonctionner, échappait à la mort et se retrouvait enrôlé dans la croisade. Commençait alors un long périple qui allait amener le personnage à Jérusalem, où il serait considéré comme un élu par ses compagnons croisés. Hélas, le film coûtait très cher et nécessitait des décors démesurés. Le studio producteur, Carolco, ajourna le projet et investit son argent dans l'Ile aux pirates, film de corsaires raté et dispendieux qui provoqua sa faillite. Depuis, Schwarzenegger a récupéré les droits du script et l'on parle régulièrement de relancer Crusade, ce qui semble peu probable, compte tenu de la carrière politique de l'acteur.


Le scénario de Walon Green n'en reste pas moins un authentique chef-d'oeuvre, une épopée barbare et sans concessions, dont tous les lecteurs s'accordent à reconnaître l'intelligence politique et narrative sans égal. Paul Verhoeven, avec ses idées et sa personnalité de libre-penseur, aurait sans doute été très dur envers l'Eglise, mais n'en aurait pas moins évité toute concession à l'égard de la pensée unique. Ridley Scott, lui, a choisi de plaire au plus grand nombre et de faire profil bas. Quitte à saborder son film.


Arnaud Bordas

 


ELOGE DE L'ACTION DE SALADIN (1187-1192)
 

Saladin fut, si l'on en croit un navet du dhimmi Ridley Scott (Le royaume des cieux), un musulman pacifique et tolérant, un être hautement civilisé, qui ne fit que se défendre légitimement contre les vilains croisés barbares et intolérants. Les extraits de chroniques musulmanes de l'époque vont remettre les clepsydres à l'heure.

Extraits de Imad ad Din al Isfahani (1125-1201), Conquête de la Syrie et de la Palestine par Saladin, Paris, 1972.

1187

L'arrivée de Saladin en Palestine.

« Le sultan s'avança vers al Karak et ses domaines ; il s'y arrêta, pressant l'ennmi, détruisant, guerroyant et incendiant. Tonnant et étincelant par la foudre du mal qu'il causait : c'est ainsi qu'il mit à mal, détruisit les vergers et les vignes, nourrit des céréales sur pied les bêtes de son armée, tarissant les mamelles des ruminants du pays ; il fit arracher les racines et les branches, au point que la région fut privée de vivres, qu'une soif ardente consuma les entrailles par suite du prix élevé des denrées, que les vivres s'épuisèrent, que les liens des derniers souffles de vie se dénouèrent, que ce pays d'impiété devint un désert puis s'emplit de Kurdes et de Turcs.

Ensuite, il marcha vers Shawbak, mit la région sans dessus dessous, lui donna la nudité pour vêtement ; il la vida de céréales et de plantes, la priva de vivres et de moyens, fit disparaître la splendeur des domaines, mit un terme à la durée de ses cultures ; il fit fouiller les recoins, fouler aux pieds les récoltes, racler et dépouiller la terre arable ; il assembla et déploya la perdition, détruisit la tranquillité des villages et le repos de leurs demeures, frappa les Francs dans leurs vignobles et leurs oliveraies, si bien que pour eux la nuit manqua de luminaires et le matin fut privé d'aurore (p. 14)

Bataille d'Hattin.

« Le samedi, cette déroute fut réalisée, cette victoire fut complète. L'abaissement des juifs fut infligé aux chrétiens. Ils étaient lions, ils devinrent chétifs moutons C'était un encombrement de prisonniers et de morts les captifs furent mis dans les liens, tout palpitants ; les morts gisaient par monts et par vaux, tout saignants ; de son sommet, la colline de Hittin fit rouler vers le bas ces cadavres ; leur puanteur se mêlait agréablement au parfum de la victoire. Passant parmi eux, je trouvai leurs restes déssèchés, épars sur le champ de bataille, nus sur la plaine, mis en pièces sur l'arène, membres dispersés, bras en morceaux, crânes fendus, cous tranchés, reins rompus, têtes coupées, pieds sectionnés, nez mutilés, extrémités arrachées, membres déchiquetés, corps mis en pièces, yeux crevés, ventres ouverts, chevelures ensanglantées, tresses coupées, doigts rognés, poitrines ouvertes, côtes rompues, phalanges brisées, thorax fracassés, gorges déchirées, corps partagés en deux, humérus brisés, lèvres contractées, fronts en morceaux, etc

Ce champ de bataille était devenu un océan de sang ; la terre rougit ; des fleuves de sang coulèrent à flot. Mais la face de la pure religion brilla parmi ces horreurs ténébreuses. Qu'ils furent suaves, les souffles de la victoire sortant de cette abomination ! Qu'ils étaient ardents les fouets du châtiment qui frappaient ces cadavres ! Qu'ils se trouvaient bien les curs des musulmans dans cet affreux désordre ! Qu'elles furent exaucées, les prières des croyants, par l'arrivée de cet événement ! » (p. 28-29)

Prise de la Croix.

« Avec le roi fut capturée la grande croix, et les mécréants qui la défendaient périrent. Devant elle, lorsqu'elle est plantée, dressée et élevée, tout chrétien se prosterne et s'agenouille. Les chrétiens prétendent qu'elle est faite du bois sur lequel, disent-ils, celui qu'ils adorent fut crucifié » (p. 29)

Exécution des prisonniers.

« Le sultan décide de faire décapiter les Templiers et les Hospitaliers prisonniers et de mettre de la gaîté sur les visages en les faisant mourir

(Il) déclara : « Je purifierai la terre de ces deux ordres immondes. Il assigna cinquante dinars à quiconque présenterait un Templier ou un Hospitalier captif. Aussitôt les soldats en présentèrent des centaines. Il ordonna de les décapiter, préférant les tuer plutôt que de les réduire en esclavage. Il y avait, auprès de lui, un groupe de docteurs et de mystiques, un certain nombre de gens voués à la chasteté et au renoncement. Chacun d'eux demanda la faveur d'exécuter un prisonnier, dégainant son sabre et découvrit son avant-bras. Le sultan était assis ; son visage était riant, tandis que ceux des mécréants étaient sombres. De ces religieux, les uns taillèrent et tranchèrent bien, ils furent remerciés ; le sabre des autres hésita et rebondit : on les excusa ; d'autres encore furent remplacés. Et là, je regardais le sultan souriant au massacre, je voyais en lui l'homme de parole et d'action.

Que de promesses il réalisa ! Que de louanges il gagna ! Que de récompenses durables, par suite du sang il répandit ! Que de bonnes uvres à son actif, par ces cous qu'il fit trancher ! Que de mécréants il mit à mort pour vivifier l'islam ! » (p. 30-31)

Prise d'Acre.

« De la plus grande église, nous refîmes une mosquée principale : ainsi, la lumière de la vraie foi, cachée par l'erreur, se remit à briller(p. 33)

Prise de Nazareth.

« ainsi, il (un lieutenant de Saladin) en épuisa les ressources ; il jouit de la vue de ces jeunes filles, il en cueillit les plantations, il en réunit les richesses, en enleva les habillements, en fit ruisseler les mamelles Il en prit possession en rendant captives les femmes ­ beautés soumises, esclaves délicates, infortunées mères d'enfants en bas âge, esclaves séduisantes, nouvelles épousées qu'on entraînait, femmes captivantes qu'on capturait, jolies femmes souillées de sang, jeunes filles gracieuses et contraintes de courir, captives de noble famille, dévoilées succombant sous le malheur, mères privées de leur unique enfant, déchirant de leurs dents leur bras, se mordant les doigts, inondant de pleurs leurs joues, adolescentes gémissantes, perles rares séparées de la famille, élevées dans le luxe et maintenant malheureuses, filles esclaves blanches de peau, vierges déflorées, belles enlevées, échappées à la mort mais enlevées, guère puissantes mais affaiblies, nobles mais avilies, valides mais languissantes, calmes mais en pleurs, ivres de malheur sans avoir bu, ingénues éblouissantes, gazelles altérées, filles pudiques et fraîches, errantes et déflorées, voilées et rougissantes, enchanteresses mais fascinées, naguère dérobées au regard puis déshonorées, naguère respectées puis maltraitées.

On amena devant le sultan tous ces prisonniers enchaînés plusieurs ensemble, chargés d'entraves, conduits au marché, les fers au cou et aux jambes. (p. 34)

Prise de Séphoris.

« Séphoris fut vidée de ses habitants, on n'y trouvait plus personnes, alors qu'elle possédait des réserves d'une valeur considérable. » (p. 34)

Prise de Césarée.

« Badr al Din Dildirim, Ghars al Din Kiliç et un groupe d'émirs se dirigèrent vers Césarée ; ils s'en emparèrent à coups de sabre, y donnèrent pleins pouvoirs sur les vies et les biens aux arbitres de la mort et de l'oppression, firent des prisonniers, donnèrent, pillèrent, emportèrent, circulèrent, obtinrent, frappèrent, prirent, amassèrent à leur gré et lièrent des ballots, mais maintinrent l'ordre, firent du profit, exercèrent le talion. Les chevaliers furent massacrés, les églises, balayées ; les vierges, les fiancées, les épouses, les vieilles filles, réduites en captivité. Ensuite, Haïfa et Arsuf tombèrent entre les mains des musulmans. L 'éclipse devint maîtresse de ces soleils et de ces lunes. » (p. 35).

Prise de Naplouse.

. L'appel à la prière fut rétabli dans sa gloire ; la loi des cloches était brisée. (p. 36)

Prise de Jérusalem :

« Quelle était la situation des Francs lorsqu'ils sortirent de Jérusalem. »

« Les Francs se mirent à vendre leurs meubles, à tirer des cachettes leurs approvisionnements ; ils les vendirent à vil prix, au marché des pauvres Ils balayèrent leurs églises, en prirent les objets précieux Le patriarche recueillit tout ce qui couvrait le Sépulcre : revêtements de métaux précieux, orfèvreries d'or et d'argent ; de même à l'église de la Résurrection, il amassa les orfèvreries, les tissus d'or et d'argent. Je dis alors au sultan : « Voilà de grandes richesses ; évidemment, il y en a bien pour 200.000 dinars ; l'autorisation d'emporter leurs biens ne concerne pas ceux des églises et des couvents ; ne les laissez donc pas aux mains de ces mécréants ! »

Il répondit : « si nous l'interprétons à leur détriment, ils nous taxeront de perfidie ; car ils ignorent le fond de cette affaire ; nous les traiterons donc en prenant à la lettre l'accord de sauvegarde, et nous ne les laisserons pas accuser les croyants d'avoir enfreint la loi jurée ; au contraire, ils parleront des bienfaits que nous leur aurons prodigués. »

Or les Francs, abandonnant ce qui était trop lourd, emportèrent les objets précieux et légers ; ils renoncèrent à leur héritage, à leur église de la Résurrection. Ils émigrèrent à Tyr, en majorité, épaississant la nuit obscurcie par la poussière. Il en resta 15.000 environ qui ne pouvaient s'acquitter du droit fixé, furent réduits à la condition d'esclaves : les hommes, qui étaient environ 7.000, s'habituèrent à un avilissement dont ils n'étaient pas coutumiers, et les mains de la captivité. Tous ceux qui faisaient du butin se répandirent par monts et par vaux ; de femmes et d'enfants, on dénombra 8.000 qui furent répartis entre nous, et leurs larmes rendaient souriants les grands de l'Etat.

Que de femmes dont les voiles furent déchirés ! Que de femmes qui possédaient furent possédées ! Que de célibataires furent épousées ! Que de femmes auparavant respectées furent données ! Que de femmes avares donnèrent libéralement ! Que de femmes pudiques devinrent effrontées ! Que de femmes sérieuses badinèrent ! Que de femmes naguère bien cachées furent livrées à tous ! Que d'oisives furent mises au travail ! Que de femmes d'intérieur furent domestiquées ! Que de belles furent mises à rude épreuve ! Que de vierges furent déflorées ! Que de nobles dames furent épousées de force ! Que de femmes dont les lèvres purpurines furent ardemment baisées ! Que de femmes au teint foncé furent prises ! Que de femmes farouches furent rendues dociles ! Que de femmes accommodantes trouvèrent leur compagnon ! Que d'hommes de caractère mâle en firent leurs concubines ! Que d'hommes hardis se montrèrent audacieux avec elles ! Que de célibataires obtinrent d'elles l'objet de leurs désirs ! Que d'affamés s'assouvirent sur elles ! Que de boutefeux calmèrent, sur elle, leur fougue ! Que de femmes vertueuses furent enlevées ! Que de femmes de haut parage furent acquises à bon compte ! Que de dames bien entourées furent condamnées à la solitude ! Que de hautes dames furent rabaissées ! Que d'indomptables femmes devinrent captives ! Que de femmes dignes du trône furent misent aux liens !

Lorsque Jérusalem fut purifiée de la turpitude des Francs, ces idolâtres, lorsqu'elle eut dépouillé l'habit d'avilissement pour revêtir les robes d'honneur, les chrétiens, qui avaient payé la taxe de guerre refusèrent de sortir ; ils demandèrent humblement d'y demeurer sans être inquiétés ; ils offrirent leurs servies et travaillèrent largement ; à tout ce qu'on leur imposa, ils répondirent par soumission et consentement, ils remirent « le tribut, tous sans exception, et humiliés » (Coran IX 29) (p. 49-50)

Description du Dôme du Rocher.

« Quant à la Sakhra, les Francs avaient élevé sur elle une église et un autel Il y avait là des images d'agneaux en marbre, et je trouvais que ces effigies ressemblaient à celles des porcs. Cette roche, objet des désirs et des visites, était donc cachée par les constructions qui la recouvraient, submergée par l'église qu'on avait édifiée : c'est pourquoi le sultan donna l'ordre de la découvrir, d'en arracher le marbre, de briser les dalles qui l'entouraient, de détruire l'édifice, de mettre en pièces ce qui la masquait » (p. 54-55)

L'occupation de Jérusalem.

« Al Malik al Adil s'était installé dans l'église de Sion, et devant sa porte, ses troupes avaient dressé ses tentes. Plusieurs familiers du sultan lui parlèrent d'un collège pour juristes shafi'ites et pour vertueux soufis : il choisit pour collège l'église de Sainte Anne, près de la porte des tribus, et pour couvent l'hôtel du patriarche près de l'église de la Résurrection Il ordonna de fermer les portes de l'église de la Résurrection, défendit aux chrétiens de la visiter, et même de s'en approcher » (p. 59)

Lettre à Bagdad.

« Chaque jour, l'islam réduit les limites du territoire de l'impiété ; bien plus ! Il se rend maître de sa partie centrale et de ses divers côtés ; il ramène de force à l'obéissance la doctrine d'opposition à Allah ; telles les céréales ou les fruits, les têtes des infidèles sont à maturité ; voilà le temps de les moissonner, de les couper » (p. 61).

Compte-rendu de la prise de Jérusalem à Sayf al Islam, frère de Saladin.

« les infidèles surent à qui revenait le résultat final (Coran XIII 42) ; ils furent certains d'être tués ou prisonniers. Alors leurs chefs sortirent, s'humiliant par la soumission, implorant merci ; nous refusâmes radicalement, ne voulant que verser le sang des hommes et réduire en captivité les femmes et les enfants ; mais ils nous menacèrent de tuer les prisonniers, de ruiner et d'anéantir cultures et constructions ; nous leur accordâmes donc merci moyennant une rançon égale à ce qu'ils auraient valu s'ils avaient été faits prisonniers ou réduits en esclavage ; ils reçurent l'assurance qu'ils ne seraient pas pillés, alors qu'ils l'étaient déjà ; ceux d'entre eux qui s'acquittèrent de la rançon, partirent selon la règle de l'affranchissement ; quant à ceux qui furent incapables de payer, ils entrèrent en esclavage. Par la reddition de Jérusalem, l'islam fut sanctifié ; en piété, ses fondements revinrent à leur origine ; le bourdonnement des cloches y cessa ; les spéculations des prêtres chrétiens y furent annulées par le texte précis de notre victoire » (p. 97-98).

1189

Entrée de Saladin à Damas.

« Son triomphe fut alors complet ; grâce à lui, la face de la religion brillait ; le croyant était honoré, l'infidèle, humilié, le parti de la voie droite, en paix ; les gens de l'erreur, effrayés. (il) désavoua les choses illicites, interdit le mal, épura la règle de la loi et jugea d'après cette loi purifiée. » (p. 156).

Les femmes des Francs.

« Trois cent femmes franques arrivèrent sur une nef. Elles étaient remarquables, ornées de leur jeunesse et parées de leur beauté. Rassemblées dans les îles, elles avaient répondu à l'appel du péché ; elles s'étaient expatriées pour assister les exilés ; elles étaient prêtes à consoler les malheureux ; elles s'entraidaient pour être utiles et secourir ; elles brûlaient de se livrer à la débauche et à la fornication. Chacune de ces femmes perdues était impétueuse, superbe, sans vergogne, toujours prête à prendre et à quémander, bien en chair, pécheresse, bonne chanteuse, coquette, entreprenante, pompeusement parée, ardente comme le feu, lascive, teinte au henné, enflammée de désirs, dominatrice, charmante, accommodante, prête à se donner, lançant des brocards, menteuse, sans foi, jetant des illades, violente, voleuse, impudique, éhotée, séductrice, languissante, excitant le désir et l'éprouvant, joueuse et folâtre, artificieuse, hardie, encline à l'ivresse, aguichante, brocanteuse, importune, brûlante, aimable, amoureuse, les joues vermeilles, pétulante, les yeux fendus et noirs, aux belles fesses, mince de taille, nasillante, dodue, les yeux bleus ou gris, prodigue et sotte ; elle laissait traîner son voile se vendant pour être récompensée au prix d'un simple merci ; désirant qu'on la brisât d'étreintes dans l'ivresse. Dès leur arrivée, elles s'étaient données, elles avaient sacrifié leur pudeur ­ ce qu'elles avaient de plus précieux. Elles dirent qu'elles s'étaient décidées à partir pour faire don de leurs charmes dans la Voie de Dieu ; elles ne se refusaient pas aux célibataires, et pensaient que, ce faisant, elles accomplissaient le sacrifice le plus méritoire. Elles s'isolèrent sous les tentes et les pavillons qu'elles avaient dressés ; des jeunes femmes du même âge les y rejoignirent ; alors elles ouvrirent les portes des voluptés, se livrèrent et permirent toutes les libertés. »

Le traducteur (H. Massé) écrit en 1972 : « La suite du texte (229,l. 14-230,l. 14) contient trop de détails scabreux pour être traduite. »

(p. 202-203)

1190

Victoire d'Al Adil.

« Que c'était beau, les cadavres de ces damnés gisants ! Que de corps sans tête, de carcasses sans support, de gorges coupées, de sang répandu, de mains coupées, de ventres entrouverts, de cous tranchés, de nez mutilés, de veines jugulaires qui furent trouvées ouvertes, de dos qui se montrèrent entaillés, de gosiers atteints, de poitrines déchirées, de Templiers mis à mal et baignant dans leur sang, de croisés dont l'échine était rompue, dont le cur était arraché de la poitrine Je montai à cheval pour voir ces cadavres mutilés et gisants. Bien vite, on les avait dépouillés et mis à nu ; tandis qu'ils fuyaient, on les avait taillés en pièce ; leurs ventres étaient ouverts, leurs yeux, crevés. Nous remarquâmes une femme tuée en combattant et nous l'entendîmes s'exprimer par des pleurs versés alors qu'elle s'éteignait » (p. 238-240).

1192

Décisions de Saladin à Jérusalem.

« Il interrogea sur leur propre condition les soufis, leur annonçant ainsi qu'il répondrait favorablement à leurs demandes et à leurs requêtes ; en effet, il déclara waqf, pour en faire un couvent soufi l'hôtel du patriarche chrétien sis au voisinage de l'église de la,Résurrection De l'église Saint Anne, sise auprès de la porte d'al Asbat, il fit une madrasa pour les jurisconsultes shafi'ites Il donna l'ordre que l'église sise auprès de l'hôtel des Hospitaliers, dans le voisinage de l'église de la Résurrection, fût utilisée comme hôpital » (p. 396).

Extraits de Baha al Din ibn Shaddad, La Rare et Excellente Histoire de Saladin, par Ibn Shaddad, éditions Aldershot, 2001 :

La religiosité de Saladin.

« Il était plein de révérence pour les pratiques cultuelles de la religion, croyant en la résurrection du corps et que les justes seront récompensés par le paradis et les malfaiteurs par le feu de l'enfer, acceptait toutes les instructions contenues dans la sainte loi, ayant le cur en accord avec elle, et il haïssait les philosophes, ceux qui contestaient les attributs divins, les matérialistes et ceux qui avec obstination rejetaient la sainte loi. Il ordonna une fois à son fils, al Malik al Zahir, seigneur d'Alep, d'exécuter un jeune homme qui était arrivé là, du nom de al Suhrawardi, dont on disait qu'il rejetait la sainte loi et la considérait comme invalide. Son fils l'arrêta à cause des récits qu'il avait entendus. Il en informa le sultan, qui ordonna son exécution et que son corps soit exposé au public pour plusieurs jours. Ce qui fut fait. »

(Ibn Shaddad 10.)

Le jihad de Saladin.

« Allah tout puissant a dit : Ceux qui combattent pour notre cause, nous guiderons sans doute leurs chemins. Allah est avec ceux qui agissent bien (Coran XXXIX 69). Les textes concernant le jihad sont nombreux.

Saladin était très actif et zélé dans le jihad. On peut le jurer, dès qu'il s'était engagé dans le jihad, il ne dépensait pas un seul dinar ou dirham pour quelque chose en dehors du jihad, mais pour le soutenir, il disait la vérité et vraie était son serment. Le jihad, son amour et sa passion pour lui, avait pris une puissant pouvoir sur son cur et tout son être, de telle façon qu'il ne parlait de rien d'autre, ne pensait à rien d'autre que des moyens de le poursuivre, était intéressé seulement par ceux qui y participaient et n'avait d'attention que pour ceux qui en parlait ou l'encourageait. Dans son amour pour le jihad sur la voie d'Allah, il négligeait l'ensemble de ses femmes, ses enfants, sa patrie, sa maisonnée et tous ses plaisirs Si quelqu'un voulait jouir de sa faveur, il l'engageait à pratiquer le jihad ou à réciter des traditions concernant le jihad. De nombreux ouvrages sur le jihad ont été composés pour lui. »

(Ibn Shaddad 21.)

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« La religion d'Hitler est la plus proche qui soit de l'islamisme, réaliste, terrestre, promettant le maximum de récompenses dans cette vie, mais avec ce Walhalla façon musulmane avec lequel les Allemands méritoires peuvent entrer et continuer à gouter le plaisir. Comme l'islamisme, elle prêche la vertu de l'épée.  »                            Carl Gustav Jung

 

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« Ils ignorent que les épées sont données pour que personne ne soit esclave. »                                                                                        Lucain

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