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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 01:31

Vous n'en entendrez jamais parler !

La communauté du renseignement américain, largement critiquée sur ce blog depuis sa création, fait à nouveau parler d'elle. Le blog drzz avait expliqué que la CIA était certainement l'organisation la plus faible et la plus corrompue du système américain. A l'évidence, les métastases ont touché les autres filliales du renseignement (NGA, DIA, NSA), affaiblissant les Etats-Unis en temps de guerre.  

En effet, devant la commission du Sénat sur le renseignement, le chef de la NIE (National Intelligence Estimate), l'amiral Michael McConnell, a désavoué la précédente analyse de son organisation sur l'Iran.
 "Je crois que je changerais notre description du programme nucléaire iranien" a-t-il déclaré deux mois après avoir soutenu , avec "grande confiance", que le programme nucléaire iranien était suspendu depuis 2003.

Ce retournement de veste survient après les critiques des services secrets israéliens, britanniques et français, lesquels avaient assuré que le programme nucléaire iranien suivait son cours. 

Suite aux commentaires de l'amiral McConnell, le sénateur Bayh a déclaré que "la NIE avait porté atteinte à la sécurité des Etats-Unis."


Interview exclusive : Joe Gelman

INTERVIEW EXCLUSIVE "LE BLOG DRZZ"

Joe GELMAN


CV : 
Ancien militaire

Ex-président du Board of Civil Service Commissionners de la ville de Los Angeles / 

Ancien membre de la commission sur les crises de Los Angeles / 

Ancien membre du comité directeur de la banque Import-Export des Etats-Unis / 

Rédacteur au Los Angeles Daily News /


Joe Gelman est l'un des cerveaux derrière le succès de la "proposition 209" qui a éliminé les discriminations de sexe ou de race dans l'Etat de Californie. 

Joe Gelman est rédacteur du blog http://neoconexpress.blogspot.com/ qui offre une analyse quotidienne de l'actualité selon un point de vue néoconservateur.


DRZZ : Pourriez-vous résumer votre carrière pour les lecteurs du blog drzz ? 
 

GELMAN
: J'ai grandi dans le Sud des Etats-Unis (Mobile, Alabama) dans les années soixante. Après mon service militaire, j'ai voyagé à travers l'Amérique du Nord et l'Europe. Parmi mes quelques affectations, j'ai été président du Board of Civil Service Commissioners de la ville de Los Angeles et c'est moi qui ai lancé la proposition 209 qui a supprimé les discriminations dans l'Etat de Californie. Je m'intéresse à la politique et à l'économie et j'ai dû visiter plus de 40 pays, le dernier étant l'Argentine au mois dernier.
 

DRZZ : Vous avez lancé la fameuse proposition 209 contre les discriminations. Pourriez-vous nous expliquer votre démarche ?


GELMAN : J'ai grandi à Mobile, en Alabama, dans les années 60 et j'ai appris à respecter le combat des Noirs pour l'égalité. Ma famille était spéciale sur ce point, surtout pour des Sudistes. Je me souviens que mon grand-père n'autorisait aucun langage irrespectueux envers les Noirs en sa présence, et a été l'un des premiers du Sud à engager des ingénieurs noirs, ce qui lui valait des coups de téléphones hostiles à la maison. Ce n'est que des années plus tard, en y repensant, que j'ai pu apprécier son combat à sa juste valeur, que j'ai pu comprendre quel noble homme il avait été. Je ne peux qu'espérer suivre son exemple. 

Au début des années 1990, je servais comme président du Board of Civil Service Commissionners de la ville de Los Angeles. A l'époque, la ville menait une politique d'embauche selon la race et le sexe, et privilégiait les femmes, les Noirs et les Hispaniques et refusait les autres. J'ai proposé de supprimer ces discriminations. Le conseil de la ville a refusé. Je me suis alors joint à un ensemble hétéroclite d'intellectuels qui ont pondu un amendement de la constitution, lequel disait : "ni l'Etat de Californie ni aucune de ses subdivisions ne doit discriminer ou accorder des traitements de faveur selon la race, l'ethnicité, le genre ou l'origine d'un individu, dans quel que domaine public que ce soit." Jusqu'alors, il était illégal de refuser quelqu'un selon des critères prédéfinis mais il était tout à fait légal de privilégier un candidat selon sa race ou son sexe. J'ai initié la loi qui a supprimé cette injustice ; elle a été proposée aux électeurs californiens en 1996 sous le nom de "proposition 209" et a passé avec une large majorité. Je suis fier de ce succès. 

DRZZ : Comment av
ez-vous rencontré le Président Reagan ?

GELMAN
: En tant que membre directeur du parti républicain de Californie, j'ai pu rencontrer le président Reagan à de nombreuses occasions, particulièrement lors des levées de fonds. J'ai toujours cru que le Président Reagan était quelqu'un d'immensément grand, et j'étais surpris de voir que nous avions pratiquement la même grandeur. Cela dit bien l'admiration que j'avais pour cet homme et combien celle-ci peut brouiller le regard.

DRZZ : Quelle est votre vision du néoconservatisme, et comment en êtes-vous venu à vous nommer vous-même "néoconservateur" ?


GELMAN : Pour moi, le néoconservatisme signifie plusieurs choses. Premièrement, la plupart des néocons sont de "nouveaux" conservateurs qui étaient de gauche durant leur jeunesse et qui sont devenus conservateurs par l'expérience. Pour reprendre une fameuse citation de Churchill : "si à vingt ans, tu n'es pas de gauche c'est que tu n'as pas de coeur. Si à quarante tu n'es pas de droite, c'est que tu n'as pas de cerveau".

Je devenu conservateur dans les années 80 grâce à Ronald Reagan, lequel était aussi de gauche pendant sa jeunesse. J'ai reconnu à l'époque que le socialisme ne marchait pas. Il représente en fait une prison économique pour le peuple et ne bénéficie qu'aux élites. Je me suis également aperçu que pendant des années la gauche avait excusé les formes les plus abjectes d'inhumanité en apportant son soutien aux régimes communistes de l'empire soviétique. J'ai réalisé en outre que le capitalisme et la démocratie étaient les systèmes les pires qui soient... à l'exception de tous les autres [ndlr : une autre citation de Churchill]. Aujourd'hui, dans sa variante moderne, la gauche a construit une seconde alliance maléfique, cette fois-ci avec l'islam radical qui veut détruire la civilisation occidentale à la première occasion. La haine de la gauche à l'égard de la liberté, de la démocratie et du libre marché est plus frénétique que sa méfiance à l'égard des fanatiques islamistes
lesquels représentent pourtant les adversaires de tout ce que la gauche clame représenter.  

DRZZ : Quelle est votre opinion de l'Europe, et particulièrement de la France ?


GELMAN : Pour être franc avec vous, la plupart de nos espoirs concernant la France s'étaient envolés. Nous avions fini par accepter le fait que la corruption de Chirac et son antiaméricanisme délirant étaient une part du système français détraqué ; pas de la population, mais du système français. Sarkozy a certainement changé la donne. Comme nous tous, Sarkozy n'est pas parfait mais il a transformé la France d'un "gag international" à un partenaire fiable. Je crois cependant que l'Europe en général a aujourd'hui de sérieuses chances de devenir un continent islamique, avec tout ce que cela suppose. Le déclin du christianisme et les données démographiques européennes montrent un déclin continuel. J'espère que cela va changer parce que nous avons tous besoin d'une Europe forte, capable d'illuminer le monde ; mais cela n'arrivera pas tant que la chute démographique continuera, mixée à la pensée corrosive de gauche, aux coûts de l'Etat-providence et à l'extrémisme laïque.

DRZZ : Que pensez-vous de l'Iran ?

GELMAN
: L'Iran est une vraie menace et doit être neutralisé... certainement par la force. Il représente un danger pour Israël, cet avant-poste occidental aux voisins délirants. L'Iran est une menace pour l'économie mondiale parce qu'il contrôle le détroit d'Ormuz par lequel transite la plupart des échanges de pétroles. C'est une menace pour l'Europe, puisqu'il est capable de toucher des villes européennes avec ses missiles à longue portée... et aux charges nucléaires. Ce danger doit être neutralisé avant qu'il ait pu atteindre ses pleines capacités nucléaires. C'est aussi simple que cela. L'Europe a l'habitude d'éviter la confrontation avant qu'il ne soit trop tard et ensuite laisser le désastre se répandre. A ce titre, l'Iran est un cas classique qui sera réglé dans les prochaines années et dont les répercussions seront étudiées dans les livres d'histoire pour le siècle à venir. 

DRZZ : Votre avis à propos d'Israël et ses voisins ?

GELMAN
: Je suis naturellement proisraélien, pas seulement par mon héritage juif (même si je ne suis pas particulièrement religieux) mais parce qu'il s'agit d'une question de bien contre le mal. La plupart de ceux qui soutiennent les Palestiniens ne connaissent rien à l'histoire de cette idéologie et très souvent, à un niveau ou un autre, sont antisémites... ou les deux. Qui voudrait s'associer à des gens qui refusent au peuple juif le droit de vivre sur une terre qui est la sienne ?

Beaucoup ont perdu de vue le fait qu'Israël est une petite démocratie, moderne et très développée, entourée par des millions de personnes vivant dans des pays corrompus sous le joug de dictatures inutiles. Certaines de ces dictatures sont des théocraties avec des lois religieuses plus compatibles avec le IVe siècle qu'avec le monde moderne : femmes excisées, filles assassinées pour avoir eu des relations sexuelles avant le mariage, enfant au bras coupé pour avoir volé une miche de pain, femme décapitée pour adultère (je pense d'ailleurs que la moitié de la France y passerait si on y appliquait ce droit commun en terre d'islam). Je suis fou de rage lorsque j'entends de jeunes occidentaux prendre parti pour les Arabes contre Israël au nom des "droits de l'homme". Mon Dieu. Comme certains peuvent être stupides ! Israël est un pays d'espoir et de liberté dans une partie du monde où ces valeurs n'existent pas.   

DRZZ : Finalement, quel candidat soutenez-vous pour les présidentielles américaines ?


GELMAN : Je supportais Rudy Giuliani à l'origine mais j'ai reporté mon vote sur McCain après que Giuliani ait échoué à convaincre les électeurs durant les primaires. McCain est un néoconservateur dans tous les sens du terme. Je suis en désaccord avec lui sur quelques points, notamment sur sa manière de gérer l'immigration, mais je me reconnais en lui à 80%. Un allié à 80% n'est pas un adversaire à 20. C'est comme cela que je le vois. 

Aussi vais-je supporter John McCain comme Président des Etats-Unis. C'est un vrai héros américain qui saura gérer les grands dossiers internationaux comme l'Iran. 


DRZZ : Joe Gelman, merci de nous avoir accordé cet entretien.


GELMAN : Merci à vous de me donner l'opportunité de dire quelques mots. Je vais continuer à vous lire sur "le blog Drzz".  

Laurie Mylroie, qui est restée en contact avec le blog drzz, m'a transmis un commentaire qu'elle a envoyé au New York Sun.

Pour  informationLaurie Mylroie est docteur en histoire de Harvard, membre de l'American Enterprise Institute, ancienne conseillère de Bill Clinton sur l'Irak pendant la campagne présidentielle de 1992, elle a publié plusieurs livres sur le terrorisme islamiste et l'Irak de Saddam Hussein. Consultante pour le Pentagone au début des années 2000, Laurie Mylroie est aujourd'hui membre du Committee on the Present Danger auquel appartiennent Joseph Lieberman, George Schultz et Newt Gingrich, notamment.

Républicaine
, elle m'a écrit vouloir "voter pour McCain -  n'importe qui plutôt qu'Obama et Clinton". 

Sa lettre au New York Sun publiée hier, 7 février 2008 : 

Votre éditorial "George Habache" pointe un débat crucial : l'ennemi ne peut pas simplement être décrit comme "l'extrémisme islamiste". En effet, les Etats-Unis sont aujourd'hui engagés dans la campagne militaire la plus importante de ces trente dernières années - et près de 4'000 soldats y ont laissé la vie.

Si "l'extrémisme islamiste" est l'ennemi, alors le Président George W. Bush a commis une terrible erreur de jugement en décidant de renverser Saddam Hussein. Mais peut-être que le vrai problème est notre définition de l'ennemi.

Durant son discours sur l'Etat de l'Union de 2002, M. Bush avait rompu avec le concept clintonien (les principales menaces contre les Etats-Unis sont des entités sans Etats), dénonçant un "axe du mal" - l'Irak de Hussein, l'Iran et la Corée du Nord - auxquels il faut ajouter la Syrie, aujourd'hui tremplin de la violence, y compris "islamiste", autant en Irak qu'au Liban.

Dans son excellent livre "Se rendre n'est pas une option" - qui ressemble au discours de Bush quant à sa définition de l'ennemi - John Bolton ne parle pas une seule fois de "terrorisme islamiste". Au contraire, il se concentre sur les menaces exercées par des Etats, notamment l'avancée de l'Iran vers le nucléaire. Ce danger n'est pas décrit sous l'appellation sybilline de "fondamentalisme musulman" mais plus directement sous son nom originel : "programme nucléaire iranien".  

Comme je l'ai expliqué dans les pages de ce journal et d'autres, il existe de nombreuses preuves pour démontrer que les réseaux islamistes sont pénétrés par des organismes étatiques les utilisant à leurs propres fins. Mais nous ne voulons pas regarder ces preuves parce que durant les années Clinton, les groupes sont devenus plus importants que les Etats, les mots plus employés que l'action - et une personnalité islamiste plus inquiétante qu'une bombe nucléaire.  

Etrangement, de nombreuses personnes sont restées attachées à cette grille de lecture lorsqu'il s'agit de lister les dangers pour notre sécurité nationale. Mais décrire l'ennemi en termes abstraits, comme "extrémisme islamiste", fait beaucoup de mal à l'Amérique et à ses alliés, Israël inclus, parce que cela détourne notre attention des dangers majeurs pour se concentrer sur quelque chose qui manque terriblement de signification.  


Interview exclusive : Laurie Mylroie

INTERVIEW EXCLUSIVE "LE BLOG DRZZ"

Nom :
 

Laurie MYLROIE


CV ; 

Laurie Mylroie est docteur en sciences politiques de l'Université de Harvard, avec spécialisation sur le Moyen Orient  /

Elle a enseigné à Harvard au sein du
Government Department /

Elle voyage régulièrement au Moyen Orient a étudié l'arabe à l'Université américaine du Caire /

Elle a été professeur associée au
US Naval War College /

Elle a travaillé pour le Washington Institute for Near East Policy /

Laurie Mylroie a été la conseillère du Président Bill Clinton sur l'Irak lors des présidentielles de 1992 /

Aujourd'hui, Laurie Mylroie est adjunct fellow à l'American Enterprise Institute, le très influent institut néoconservateur de Washington DC /

Elle a publié plusieurs best-sellers dont  Saddam Hussein & the Crisis in the Gulf. Random House (1990), Study of Revenge: Saddam Hussein's Unfinished War Against America. The AEI Press (2000) et Bush vs. the Beltway: How the CIA & the State Department Tried to Stop the War on Terror. ReganBooks (2003) /

Ses articles ont paru dans The American Spectator,
Atlantic, Monthly, Commentary, Los Angeles Times, The New Republic, New York Times
, Newsweek, Wall Street Journal, Washington Post, notamment /

L'analyse de Laurie Mylroie a été saluée par le responsable du FBI de New York, Jim Fox, et par l'ancien directeur de la CIA, R. James Woolsey, tous deux convaincus que l'Irak était impliquée dans les attentats de 1993 contre le World Trade Center /

A noter encore que Laurie Mylroie a témoigné devant plusieurs commissions sénatoriales et devant la commission du 11 septembre. 


DRZZ : Pourriez-vous résumer votre parcours pour les lecteurs du blog drzz ?

MYLROIE :
 Je suis une spécialiste du Moyen Orient titulaire d'un doctorat sur la question de l'Université de Harvard. J'ai travaillé sur le sujet durant toute ma carrière, d'abord à Harvard, puis à Washington. Vous pouvez trouver plus d'informations sur mon site, www.lauriemylroie.com 

DRZZ : Comment avez-vous mené l'enquête sur les attentats de 1993 ?

MYLROIE : J'ai étudié les dossiers des enquêteurs présentés à la justice entre 1993 et 1994, soit des milliers de pages de documents, écoutes téléphoniques passeports, tickets d'avions... Normalement, ces dossiers auraient dû demeurer secrets mais ils ont été rendus publics suite au procès. Tout cela est décrit dans l'article du 17 janvier 1995 du Boston Globe, que vous citez dans l'une de vos vidéos.

Mon travail a été soutenu par le directeur du FBI de New York à l'époque, Jim Fox, qui a 
expliqué  que ses enquêteurs soupçonnaient l'Irak dans les attentats de 1993 contre le World Trade Center,

J'ai également reçu le soutien d'un ancien chef des opérations clandestines de la CIA, Vincent Cannistraro, qui m'a écrit pour me dire que mon livre comme "l'un des travaux de recherches et d'analyse les plus brillants que j'aie jamais lus."

Cependant, l'adminstration Clinton ne voulait pas entendre parler de l'implication de Saddam dans les attentats parce que le public aurait exigé de sérieuses mensures à l'encontre du régime irakien. 

Ainsi, il m'a fallu quelques années pour publier mon livre. Lorsqu'il est paru en 2000, Study of Revenge, le procureur en chef du procès des attentats de 1993 l'a décrit comme "le travail qu'aurait dû accomplir le gouvernement américain" et l'ancien directeur de la CIA a déclaré publiquement qu'il s'agissait là d'un livre "brillant et courageux".

DRZZ : En novembre 2001, vous avez confié à PBS que le Pentagone pensait que l'Irak était impliquée dans les attentats du 11 septembre mais que beaucoup d'officiels du gouvernement américain ne voulaient pas l'admettre pour ne pas entrer en guerre. Pourriez-vous préciser ?

MYLROIE : Rumsfeld pensait le 11 septembre que l'Irak était derrière les attaques. Le jour-même, il a donné des ordres dans ce sens, des ordres qui, depuis, ont été rendus public.

Les objections sont venues de personnes comme Richard Clarke, principalement, qui était responsable du contre-terrorisme à la Maison Blanche, de George Tenet et de nombre d'officiels de la CIA sans compter Colin Powell et le Département d'Etat.

DRZZ : J'ai lu que Ramzi Youssef [le jihadiste des attentats de 1993, arrivé aux Etats-Unis avec un passeport irakien] et son oncle Khalid Cheikh Mohammed étaient originaires de la province du Baluchistan, au Pakistan. Quels renseignements cela nous apporte-t-il ?

MYLROIE : Parmi les spécialistes de cette région, il est connu que les Irakiens recrutaient des agents dans le Baluch pour mener des opération contre l'Iran. En fait, le New York Times l'avait rapporté à l'époque de l'arrestation de Ramzi Youssef [en 1995] et je l'ai réécrit dans une note récente envoyée au New York Times [et publiée le 7 octobre 2007].

DRZZ : Khalid Cheikh Mohammed a avoué à Guantanamo avoir été le cerveau non seulement des attentats du 11 septembre, mais aussi de ceux de 1993 contre le World Trade Center. N'est-ce pas le lien manquant entre l'Irak et les attentats du 11 septembre ?

MYLROIE : Oui. C'est la raison pour laquelle il est si important de comprendre les attentats de 1993 contre le World Trade Center. Il est plus facile de déceler la coopération irakienne en 1993 parce que le processus d'intoxication était moins développé. Mais le même cerveau - Khalid Cheikh Mohammed - est à l'origine des attentats [de 1993 et de 2001]. 

DRZZ : Quelle est à votre avis la véritable histoire des attentats du 11 septembre ?

MYLROIE :
La clé réside dans le cerveau derrière les attentats : Khalid Cheikh Mohammed. Qui est-il ? Où a-t-il reçu l'entraînement pour préparer des attentats aussi minutieux ? De qui a-t-il obtenu l'argent pour financer ses actions ? Certains officiels américains prétendent qu'il est l'oncle de Ramzi Youssef et que, comme lui, il est né et a grandi au Koweit. J'ai traité de ce point dans un autre livre, Bush vs the Belway, et dans un article du American Spectator qui reprend les points essentiels.

DRZZ : Quelle est donc la véritable histoire de Khalid Cheikh Mohammed [KSM], le cerveau des attentats de 1993 et 2001 ?

MYLROIE : Nous n'avons pas beaucoup d'informations sur lui. La plus importante néanmoins est que Khalid Cheikh Mohammed était Baluch, et non Arabe, comme l'ont confirmé des sources officielles américaines. Selon le gouvernement des Etats-Unis, KSM aurait fourni une petite somme d'argent pour organiser les attentats de 1993. Il a été impliqué pour la première fois dans des attentats de grande envergure deux ans plus tard, en 1995, lorsqu'il prévoyait de faire sauter une dizaine d'avions commerciaux américains au-dessus des Philippines - un plan qui a échoué parce que son collistier Ramzi Youssef, le meneur des attentats de 1993, a accidentellement bouté le feu à sa cuisine de Manille en préparant des explosifs. 

Ce qui est très important de comprendre est que ni KSM ni son neveu Youssef n'étaient à l'époque des membres d'Al-Qaeda. Les gens attribuent souvent les attentats du début des années 90 à Al Qaeda, mais comme le journaliste d'investigation Jack Cashill l'a
démontré, Oussama Ben Laden n'était impliqué dans aucun attentat de grande envergure avant 1998 !

Lorsque Ben Laden a été expulsé vers l'Afghanistan en 1996, KSM s'est allié avec lui et a aidé la nébuleuse islamiste à conduire des attaques de grande envergure, à commencer par les attentats de 1998 contre les deux ambassades américaines.

DRZZ : Je veux être sûr de bien vous comprendre. Affirmez-vous que l'Irak a précédé Al-Qaeda dans l'histoire du terrorisme de masse des années 90 ?

MYLROIE : Oui. Je l'ai expliqué plus en détails dans un article  au American Spectator. Al-Qaeda n'était pas impliquée dans les attentats de 1993 contre le World Trade Center.

Le terrorisme de masse a commencé avec le réseau "Baluch" auquel appartenaient KSM et Youssef. Lorsqu'Oussama Ben Laden a été expulsé du Soudan vers l'Afghanistan en 1996, le réseau Baluch a infiltré Al-Qaeda et les attentats de masse au nom de Ben Laden ont commencé à cette période. Malheureusement, les officiels américains ont brossé un faux portrait lorsqu'ils se sont interrogés sur les liens entre l'Irak et Al-Qaeda. Ils auraient dû se pencher au contraire sur les liens entre l'Irak et le terrorisme, et auraient réalisé alors que les liens entre l'Irak et Al-Qaeda révélaient seulement une partie d'un réseau beaucoup plus développé.   


DRZZ : Que pensez-vous de ces collusions de dates :

1. Attentat contre le World Trade Center, 6 morts, 1'042 blessés
26 février 1993 : deux ans jour pour jour après le début du 
retrait  des troupes irakiennes du Koweit, le 26 février 1991

2. Attentat d'Oklahoma City, 168 morts, plus de 800 blessés
19 avril 1995 : quatre ans, jour pour jour, après la 
création des commissions de désarmement de l'ONU pour l'Irak, le 19 avril 1991

3. Attentat contre les tours Khobar, 20 morts, 372 blessés
25 juin 1996 : trois ans jour, pour jour, après l'attaque par l'USAF du quartier-
général des services secrets irakiens (en riposte à la tentative d'assassinat par les Irakiens du Président Bush), le 25 juin 1993 

4. Attentat du 11 septembre : 2'970 morts, plus de 3'500 blessés
11 septembre 2001 : onze ans, jour pour jour, après le discours
majeur de George H.W. Bush au Congrès le 11 septembre 1990 déclarant l'occupation du Koweit illégale, un discours qui a mené à la Guerre du Golfe 

MYLROIE : C'est très intéressant. Je n'avais jamais réalisé que le 19 avril marquait le début des inspections de l'UNSCOM. 

DRZZ : Qu'en est-il de la rencontre entre Mohammed Atta et l'officier du renseignement irakien Al-Ani, en avril 2001 ?

MYLROIE : Je pense que cette rencontre s'est bel et bien déroulée, mais ni le FBI ni la CIA ne veulent en entendre parler. Si l'on peut démontrer que l'Irak était impliquée dans les attentats du 11 septembre, ce serait une grande humiliation pour les deux agences parce que cela démontrerait leur incapacité à dominer des espions étrangers depuis les premiers attentats de 1993 contre le World Trade Center. 

La même chose est vraie pour l'anthrax. Cette arme biologique était extrêmement complexe, et il était absurde de la part du FBI de prétendre qu'un Américain pouvait en produire. Les Fédéraux ont prétendu que tout le monde pouvait en obtenir, ce qui est totalement faux. Notez que le FBI n'a toujours pas déterminé la provenance de l'anthrax. Si celui-ci avait été fabriqué aux Etats-Unis, il aurait été facile pour les Fédéraux d'en déterminer la source, parce que le matériel nécessaire pour transformer de l'anthrax en poudre est très rare.
 

DRZZ : Vous avez travaillé comme conseillère de Bill Clinton lors de la campagne présidentielle de 1992. Savez-vous si l'ancien Président suspectait l'Irak après les attentats de 1993 ?

MYLROIE : Le FBI de New York soupçonnait l'Irak, et je pense que plusieurs officiels à la Maison Blanche l'ont appris. Durant la campagne présidentielle de 1992, Clinton était plus incisif à l'égard de Saddam que Bush 41, arguant que les Etats-Unis auraient dû renverser le régime irakien durant la guerre de 1991. Mais dès qu'il a été élu, Clinton ne voulait plus s'occuper de ce dossier. 

Le 25 juin 1993, Clinton a ordonné des frappes avec missiles de croisière contre le quartier-général des services secrets irakiens, en représailles à la tentative d'assassinat menée par Saddam contre l'ancien Président Bush, en avril. La version officieuse veut que ces frappes aient été également une réponse aux attentats de 1993 contre le World Trade Center. L'administration Clinton pensait que l'Irak était derrière les attentats de 1993 et jugeait que quelques missiles de croisière dissuaderaient Saddam de recommencer.

DRZZ : Quel était le but des attentats de 1993 ? Une vengeance de la guerre du Golfe ?

MYLROIE : En partie. C'était surtout une guerre d'usure menée par Saddam Hussein pour alléger les sanctions décidées contre son régime, une guerre dans laquelle la violence et l'intimidation étaient nécessaires. Je décris cette stratégie et son extension dans le temps dans Study of Revenge.  

DRZZ : Ci-joint deux vidéos créées par le blog drzz [la première est visible en fin d'interview, la seconde ici]. Votre opinion ?

MYLROIE :
 Merci beaucoup. Quelles formidables vidéos ! De l'excellent travail ! J'ai étudié la question depuis près de vingt ans mais certaines de vos découvertes étaient nouvelles pour moi. Merci, vraiment merci pour ces informations. Où avez-vous trouvé la citation de Haitcham Rashid Wihaib ? Et celle du journal Watan al-Arabi ?

Vous avez tout à fait raison : dire que le régime de Saddam Hussein était laïc n'a aucun sens. Une alliance entre différents partis très différents l'un de l'autre est une récurrence dans l'histoire. De plus, comme l'a écrit Bernard Lewis, il n'existe pas de division entre l'Eglise et l'Etat en Islam. Cette division - plutôt notre besoin d'en bâtir une - est presque uniquement le résultat des années Clinton. 

DRZZ : Pourquoi le gouvernement américain nie-t-il l'implication de l'Irak dans le terrorisme de masse de la décennie 1991-2001 ?

MYLROIE : Tout dépend de quelle administration vous parlez. Les membres de l'ancien  gouvernement Clinton ne veulent pas que ce dossier sorte au grand jour parce que leurs réponses ont été à l'époque inadéquates - mener une guerre contre du terrorisme d'Etat en arrêtant des individus et en les jugeant ! - et ont gravement affaibli les Etats-Unis jusqu'au 11 septembre. Clinton n'a rien fait pour stopper Saddam, et par le biais des sanctions, lui a même procuré une couverture idéale. 

Les buraucraties - le FBI, le Département d'Etat et les agences de renseignement - ne veulent pas, elles non plus, reconnaître leurs erreurs, puisqu'elles ont commis les mêmes. Pour la majorité de la soi-disante "élite" américaine, la carrière compte plus que les vies humaines, et le 11 septembre n'a pas modifié cet état de fait. 

Il y a un autre facteur, toutefois. Quelques américains ont pensé qu'ils pouvaient utiliser le 11 septembre pour transformer le Moyen Orient. Ils n'avaient pas conscience de la complexité de cette région et utilisaient des modèles datant d'une guerre précédente, de la guerre froide. Ils ne sont pas
souciés de connaître les détails de l'implication irakienne dans le 11 septembre parce qu'ils tenaient à entreprendre bien plus que seulement punir l'Irak. Malheureusement, cette stratégie ambitieuse a négligé l'étude la plus basique et les Etats-Unis ont fini par mener une guerre en violation de l'axiome de Sun Tzu : "connais ton ennemi".

DRZZ : Vous avez témoigné devant la Commission du 11 septembre. Pensez-vous que cette dernière était objective, ou a-t-on assisté à une tentative de blanchir l'administration Clinton, comme certains l'ont prétendu ?

MYLROIE : La commission du 11 septembre était "bipartisane". Elle avait convenu avant les auditions que personne ne tiendrait ni les Démocrates ni les Républicains pour responsables du 11 septembre. Aussi a-t-elle fini par blâmer "le système". 

Qui a déjà entendu pareille dénomination ? Notez par ailleurs que personne parmi les officiels américains n'a reçu de réprimande après le 11 septembre.
 

Il est intéressant de comparer le débat américain qui a suivi le 11 septembre avec celui qui a suivi Pearl Harbor. Après Pearl Harbor, le gouvernement américain a mené plusieurs enquêtes officielles, la première étant une commission sous l'égide du Président. L'un des principaux défauts de Bush est son refus de discipliner les bureaucraties du système américain, lesquelles entretiennent aujourd'hui une sorte de chantage à l'encontre des décisions présidentielles.  

DRRZ : Laurie Mylroie, merci beaucoup pour cet interview.

MYLROIE : C'est moi qui vous remercie de traduire mes remarques afin que vos lecteurs aient une vue plus juste de la situation avant la guerre en Irak et comprennent l'absolue nécessité pour les Etats-Unis de renverser Saddam Hussein.

 

LISEZ LE rapport SUR L'IRAK

 


Saddam's secrets
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