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INTIFADA SUR SEINE

Dimanche dernier une jeune étudiante en journalisme, Anne-Lorraine Schmitt, a été retouvée agonisante dans une rame du RER D en gare de Creil. Elle avait reçu plusieurs coups de couteau. Elle est malheureusement décédée peu de temps après l'arrivée des secours. Cependant, grâce à son courage, elle a réussi à blesser son agresseur, ce qui a permis de retrouver ce dernier très rapidement, et à l'empêcher de parvenir à ce qu'il voulait : c'est-à-dire la violer. Il s'agit cependant d'une bien maigre consolation pour les parents de la jeune femme qui l'attendaient à la gare d'Orry-la-ville pour se rendre à la messe. 

L'assassin est d'origine turque. C'est un délinquant sexuel récidiviste. Il n'y a eu aucune manifestation de violence de la part des "Français de souche". Il n'y a eu d'ailleurs aucune manifestation tout court. Peut-être est-cela notre tort ! Nous ne sommes même plus capables de nous indigner, d'exprimer notre solidarité envers les notres. Or quelques heures après cet assassinat,  Moushin (15 ans) et Larami (16 ans), qui faisaient les cons sur une moto, sans casques, se tuaient en percutant de plein fouet un véhicule de police en patrouille après lui avoir grillé la priorité. Depuis, plusieurs communes du Val-d'Oise se sont embrasées avec des tirs contre les policiers, des incendies contre des voitures, des bibliothèques, des écoles, des commerces etc... 

La mort de ces deux jeunes n'est qu'un prétexte pour les émeutiers. Ces évènements sont le prélude d'une guerre civile qui découle de la présence d'une société étrangère qui s'est constituée sur notre sol et qui se nourrit d'un racisme ordinaire anti-français, même si ces émeutiers ont, pour la plupart, la nationalité française. La "haine de la France" est le moteur premier de ces émeutes. Nos sociologues, nos journalistes, nos politiques qui prétendent le contraire sont des naïfs, des menteurs ou des crétins. Ceux qui brûlent aujourd'hui les bâtiments, tirent sur les policiers ou les journalistes, sont les mêmes qui sifflaient la Marseillaise lors du match "amical" France Maroc au Stade de France le mal nommé. C'est la même haine de la France qui s'exprime. Pratiquer la politique de l'autruche n'y changera rien. (http://www.rebelles.info/article-13834261.html)

En attendant, Nicolas Sarkozy va recevoir aujourd'hui les parents des deux jeunes de Villiers-le-Bel. Il faut bien apaiser les esprits !!! Mais jusqu'à présent je n'ai pas entendu qu'il se rendra aux obsèques d'Anne-Lorraine Schmitt. Celles-ci se dérouleront samedi, à 14 heures, en la cathédrale de Senlis. L'absence du chef de l'Etat serait honteuse. Car à la différence des deux jeunes de Villiers-le-Bel, Anne-Lorraine Schmitt n'est en rien responsable de son malheur. Et surtout, surtout ses proches, ses amis, sa famille ont eu une attitude digne. Tout le monde ne peut pas en dire autant à Villiers-le-Bel. C'est le moins qu'on puisse dire.

Un médecin urgentiste dans un hôpital du Val-d’Oise a fait hier matin le tour des services de garde pour faire le bilan des blessés des deux nuits d’émeutes à Villiers-le-Bel et dans les communes avoisinantes : "Ce qui est impressionnant, c’est que tous les blessés policiers que l’on a accueillis ont été blessés par armes à feu. Je dirais 99%. La plupart, ce n’est pas grave, juste des plombs, mais quand même, on n’avait jamais vu cela." Autre particularité, selon cet urgentiste, les services d’urgences du nord de Paris n’ont reçu aucun jeune blessé. Enfin, selon ce médecin, il y a manifestement eu une volonté de la part des forces de l’ordre de ne pas adresser tous les blessés policiers dans les mêmes hôpitaux, "pour éviter peut-être des opérations commandos des jeunes". Quelques chiffres encore : à l’hôpital d’Eaubonne, ils ont reçu la première nuit 17 policiers blessés, cette nuit 9. A l’hôpital de Gonesse, 9 la première nuit, et 9 cette nuit. A Aulnay, 12 et 15. Des chiffres qui font dire à ce médecin urgentiste : "Quand j’entends le bilan que l’on donne à la radio, je pense qu’il est minoré."

David Bescond pour Rebelles.info


 

Sur le web, le FN se mêle des émeutes en vidéo

Jean-Michel Dubois, le candidat FN à Villiers-le-Bel, a diffusé une vidéo sur Dailymotion.

Les habitants de Villiers-le-Bel mettent en ligne des images d’émeutes et leurs hommages aux jeunes tués, tandis que le candidat local du FN profite de Dailymotion pour fustiger les «voyous». ->






Alors, ça vient ces émeutes ?

On a failli attendre.

par Elisabeth Lévy

Élisabeth Lévy, née en 1964 à Paris, est journaliste et essayiste. Après des études à l’Institut d'études politiques de Paris, elle débute dans la profession à l'Agence France-Presse (AFP). Elle travaille ensuite entre 1994 et 1996 pour un quotidien francophone de Genève, le Nouveau Quotidien, et pige pour divers journaux.






On a failli attendre. Après l’annonce de la mort, dimanche, de deux gamins de Villiers-le-Bel dont la moto était entrée en collision avec une voiture de police, les citoyens-téléspectateurs ont pu craindre, quelques heures durant, d’être privés du spectacle annoncé : un reality-show intitulé “jeunes contre flics” à moins qu’on ne préfère “l’émeute”, légèrement plus sobre.

Certes, à peine la nouvelle était-elle connue que des jeunes prêts à jouer leur rôle de jeunes se rassemblaient sur les lieux tandis que circulaient les théories les plus délirantes possibles sur les circonstances du drame. On peut gager que la plupart ne croyaient nullement que les deux gamins avaient été victimes de violences policières. Aucune importance dès lors qu’il s’agissait d’un excellent prétexte pour une soirée de défoulement. Il faut ajouter que le hasard avait bien fait les choses : à quelques jours près, Villiers-le-Bel tombait à point nommé pour marquer le deuxième anniversaire de Clichy-sous-Bois et rappeler à quel point rien n’avait été fait. Une aubaine pour les amateurs de sociologie à deux balles qui adorent pointer un doigt accusateur sur la société tout entière coupable de maltraitance à l’encontre des populations que l’on désigne désormais comme issues de la diversité. (Le fait que l’on puisse employer sans rigoler une expression aussi grotesque prouve à quel point l’esprit de sérieux s’est abattu sur ce malheureux pays, n’épargnant pas les citoyens issus de l’uniformité, également appelés Gaulois.)

Pour qu’il y ait spectacle, il faut un public. On voit mal le jeune-en-colère brûler des abribus (et plus si affinités) et se faire arroser de gaz lacrymogènes à la seule intention de ses voisins de palier. Pas de journaliste, pas d’émeute. Aucun problème : en moins d’une heure, dimanche, une nuée de micros et de caméras s’abattaient sur Villiers-le-Bel. On imagine sans peine le frisson d’excitation qui a dû traverser des rédactions où l’on s’ennuyait ferme en cette fin d’après-midi dominicale. “Génial !”, ont dû se dire certains, à l’image de David Pujadas, surpris en flagrant délit d’euphorie le 11 septembre 2001. Les affaires reprennent…

Il ne restait plus qu’à attendre l’explosion de violence que l’on disait redouter. Les “jeunes” ne déçurent pas leur public. Avec une touchante bonne volonté, ils se conformèrent au scénario écrit d’avance, ânonnant avec docilité les “dialogues” que nous voulions entendre (encore que le terme de dialogue soit assez peu adapté). Ayant compris que l’on attendait d’eux un remake de novembre 2005, ils décidèrent de faire mieux, incendiant directement une bibliothèque – “sans doute des lecteurs en colère”, fit drôlement remarquer le maire du Raincy, Eric Raoult.

La seule fausse note vint du Procureur1 qui expliqua que, selon les premières constatations, la mort des deux adolescents était accidentelle et ne pouvait être imputée aux policiers. De quoi se mêlait-elle celle-là, encore un peu et elle allait carrément gâcher la fête.

Heureusement, l’inénarrable Mouloud Aounit du MRAP rattrapa ce couac malencontreux, jouant sa partition sans grande imagination mais avec un sérieux qui mérite d’être salué : mardi matin, après une nuit d’affrontements, il s’indignait que l’on ait pu choquer les âmes sensibles de ces grands enfants en disculpant les policiers. On ne la lui fait pas à Mouloud Aounit. Si des policiers circulent dans une cité un dimanche, c’est bien qu’ils ont l’intention de commettre un mauvais coup.

Interrogé sur France Inter, un habitant du quartier livré à la barbarie (malgré les appels au calme des proches des deux garçons) osa dire ce que personne, dans les médias, n’ose même plus penser. “Les deux jeunes ont été vite oubliés et maintenant, ils cassent pour s’amuser”, observait-il. On ne s’appesantit guère sur ce témoignage. Il était bien plus amusant d’interroger des émeutiers toujours prêts à expliquer à qui voulait bien les entendre que la police ne les respectait pas et les traitait comme des “sous-hommes”, terme sûrement appelé à servir abondamment. (Il est vrai que l’incendie d’une bibliothèque force hautement le respect.) Victimes pour les uns, barbares pour les autres : peu importe, l’essentiel est de faire de l’audience et, on le sait, la guerre des cités, c’est de la bonne came. Inutile de demander aux journalistes d’arrêter de la dealer au citoyen accro. “Ce serait de la censure !” Peut-être. Reste qu’il suffirait d’imposer un couvre-feu médiatique pour arrêter l’engrenage. Mais justement, ce n’est pas l’objectif. “Il n’y a pas de contagion, les autres banlieues ne s’embrasent pas”, pouvait-on entendre mardi sur toutes les ondes. Jusqu’ici, tout va bien.

Bon sang, qu’est-ce qu’ils foutent ces jeunes ? On va encore attendre longtemps ?

1 Qu’il est agréable de savoir qu’aucun correcteur ne viendra sournoisement écrire Procureure derrière mon dos !


source :
Causeur

 

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