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NAISSANCE D'UN FASCISME ISLAMISTE ?
L'Arabie Saoudite ou le premier Etat islamiste
Alexandre Del Valle, né à Perpignan le 4 septembre 1969, est un politologue français spécialisé dans les questions géopolitiques liées à l'islamisme, aux questions européennes et au terrorisme.
Issu d'une mère espagnole d'une famille antifranquiste réfugiée à Oran et d'un père italien de Tunisie[1], naît à Perpignan le 4 septembre 1969 sous le nom de Marc d'Anna[2]. Il est titulaire d'un Diplôme d'études approfondies d'Histoire militaire-sécurité-défense effectué à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence et à l'Université Montpellier 3[1], d'un DEA européen d’Histoire des doctrines politiques et des institutions politiques à l'Université de sciences politiques de Milan et à l'IEP d’Aix-en-Provence et est diplômé de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence.
Actuellement doctorant en géopolitique à la Sorbonne (Université de Paris IV, équipe de Michel Korinmann), il effectue des recherches sur Les nouveaux phénomènes totalitaires (rouge-brun-vert) dans le cadre de l’Observatoire géopolitique et de recherches européennes (OGRE)[3].
Alexandre Del Valle[4] est un pseudonyme qu'il utilise pour des motifs de sécurité en raison des thèmes sur lesquels il travaille. Il entame la rédaction de son premier livre dès son deuxième DEA. Dans cet ouvrage, Islamisme et États-Unis : une alliance contre l'Europe, il dénonce l'aide par certaines franges du gouvernement américain aux milieux islamistes. Le livre est publié en 1997 par les éditions L'Âge d'Homme. Il se veut désormais libéral pro-américain et a rompu avec ses premiers amis souverainistes – Philippe de Villiers et Charles Pasqua – qu'il connut au RPR et au RPF[réf. nécessaire].
Ses livres suivants, ainsi que les attentats du 11 septembre 2001, lui amèneront la notoriété dans la communauté juive. Il trouve des appuis forts à l'Union des patrons juifs de France (UPJF) et au B'nai B'rith de France, une association caritative juive qui va, en octobre 2001, l'inviter à parler au Sénat des « nouveaux visages de l'antisémitisme », avec Gilles-William Goldnadel, Alain Griotteray et le général Pierre-Marie Gallois. Alexandre Del Valle donne des conférences dans toutes les communautés. Il considère l'islamisme comme une nouvelle forme de nazisme ou de fascisme[5], analogie qualifiée par certains d'expéditive et d'historiquement incorrecte[6].
Alexandre Del Valle a commencé à militer dès l'âge de 18 ans au CNI[réf. nécessaire]. Par la suite, il a adhéré au RPR, se situant alors parmi les soutiens de Charles Pasqua. Il l'a suivi au RPF. Il a adhéré à l'UMP lors de la création de ce parti en 2002.
Dans un article paru en avril 2002 sous la plume de René Monzat[7], Ras l'front affirme qu'Alexandre Del Valle aurait initialement exposé ses thèses dans des cercles d'extrême droite, notamment au cours de conférences dans des réunions de l'« ultra droite » ou de la Nouvelle Droite. Lorsque des journaux mettent au jour ce passé extrême droitier en 2002[8], Del Valle réfute les affirmations et porte l'affaire devant la justice[9]. Ces procès à rebondissements se sont finalement soldés par un arrêt la 11e chambre de la Cour d'appel de Paris en 2005, qui déboute Del Valle et confirme la véracité des éléments rapportés par Monzat[10]. Plus récemment, Alexandre del Valle s'est vu reproché son « sionisme droitier » et son « islamophobie obsessionnelle », en raison du fait qu'il fonderait aujourd'hui la majeure partie de ses écrits sur la menace que constituerait selon lui l'islam[réf. nécessaire].
Concernant ses fréquentations passées, la 17e chambre du Tribunal de grande instance de Paris estime que Ras l'Front n'a pas diffamé Alexandre Del Valle en l'accusant d'avoir « fréquenté tour à tour les milieux royalistes légitimistes, les milieux intégristes catholiques, les milieux de la droite païenne antisémite, ceux de la droite radicale, ceux du Grece et de la Nouvelle droite, les milieux fascistes identitaires européens [11] ».
Il a en outre prononcé en 2000 une conférence lors de l'université d'été du mouvement Jeunesse action chrétienté, fondé par Guillaume Peltier[12]. Le fil rouge du parcours d'Alexandre Del Valle est donc animé, aux dires de certains commentateurs[13],[14], par une aversion prononcée pour l'islam conçu comme une menace homogène, voire une « invasion » par celui qui parle d'« intifada française ».
Choisissant des propos et des auditoires moins extrêmes, Alexandre Del Valle s'est rapproché de certaines organisations juives françaises, comme le B'nai B'rith, l'Union des patrons et professionnels juifs de France (UPJF), et l'association France-Israël présidée par son avocat et ami Gilles-William Goldnadel, proche d'Ariel Sharon et de Charles Pasqua[15].
Il dit se battre contre l'islamophobie avec Rachid Kaci, l’Union des musulmans laïques et ses amis musulmans libéraux Mezri Haddad et Kaveh Mohseini[16]. Alexandre Del Valle fait remarquer que ses thèses ont été reprises suite à la prise de conscience du danger islamiste et de la « guerre contre le terrorisme ». Le MRAP le qualifie de « transfuge de l'extrême-droite » et d'« islamophobe forcené », il le classe parmi les « théoriciens de l'arabophobie »[17]. Elles s'inscriraient directement dans le cadre du concept de « choc des civilisations[18] ».
Membre de l'UMP, Alexandre Del Valle est vice-président de La Droite libre, le courant libéral-conservateur mené par Rachid Kaci, associé à l'UMP.
Le 17 novembre 2002, lors de l'assemblée constituante de l'UMP, il a été candidat à la vice-présidence de ce parti, sur le même ticket que Rachid Kaci. Ils ont obtenu 3,17 %, et 14 % l'année suivante en liste commune avec Nicolas Dupont-Aignan.