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Bat Ye'or

La « palestinianisation » de l’Europe
« La démocratie à l'épreuve de la menace islamiste »
LA DHIMMITUDE
HUMILIANTE DHIMMITUDE!
Histoire d’un impérialisme religieux
L'HISTOIRE: SOURCE DE CONFLITS OU CHEMIN DE SAGESSE?
COMMENT J'AI DÉCOUVERT LA "DHIMMITUDE"

 


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Bat Ye'or, de son vrai nom Giselle Littman, est une historienne britannique[1],[2], d'origine juive égyptienne, écrivant aussi bien en français qu'en anglais.

Elle s'est spécialisée dans l'étude de la notion de dhimmi[1], introduisant notamment dans ses ouvrages le néologisme discuté de « dhimmitude », qu'elle utilise dans un sens politico-historique.[2]

Sommaire

Son nom 

Littman est le nom de son mari, David Littman (en), un historien devenu par la suite délégué auprès de l'Office des Nations unies à Genève de l'organisation non gouvernementale Association pour l'éducation d'un point de vue mondial, — en anglais Association for World Education (AWE). Son état-civil de naissance, comme sa date de naissance, ne sont pas connus.

Son nom de plume, Bat Ye'or (en hébreu בת יאור), signifie « fille du Nil » en hébreu[1].

Éléments biographiques 

La future Bat Ye'or et sa famille sont déchus de leur nationalité égyptienne en 1955, du fait qu'ils étaient juifs. Devenus apatrides, ils se réfugient au Royaume-Uni en 1957. La jeune femme se marie en août 1959 avec David Littmann, devenant ainsi britannique par mariage. De 1958 à 1960, elle étudie à l'Institut d'archéologie de l'université de Londres. En 1960, elle part s'installer avec son mari en Suisse, où ils résident depuis lors. Ils ont eu trois enfants. En 1961 et 1962, elle étudie les sciences sociales à l'université de Genève. En 1961, Bat Ye'or et son mari David Littman prennent une part active à lOpération Mural, montée par le Mossad pour transférer clandestinement des enfants marocains juifs en Israël[3]

Influences, prises de position et controverses 

Elle est influencée par l'historien, sociologue, théologien protestant et anarchiste[4] Jacques Ellul[2], penseur influent de la « société technicienne », qui dénonce en termes hostiles une incompatibilité entre le judéo-christianisme et l'islamdanger que constituerait ce dernier pour l'Occident[5]. Elle se spécialise dès lors dans l’histoire des dhimmis, les minorités en terre d’islam. Ellul préfacera son livre Les chrétientés d'Orient entre jihâd et dhimmitude, paru en 1991. et le

Son étude de la notion de « dhimmi » est l'objet de controverses[6], en particulier à propos de l'emploi de son néologisme « dhimmitude », utilisé par elle de préférence à « dhimmité » pour exprimer le concept de dhimma : le paronyme « dhimmitude » évoquerait une proximité phonétique voulue avec le mot « servitude » (qui existe en français et en anglais, et que l'on retrouve dans ses ouvrages dans ces deux langues).

Dans certains de ses ouvrages (Eurabia, Islam and Dhimmitude), elle dénonce un complot, ourdi selon elle de commun accord entre certaines instances dirigeantes européennes et des pays arabes, visant à soumettre l'Europe au monde arabe afin de former une nouvelle entité appelée Eurabie. Ce complot, écrit-elle, aurait trouvé son origine dans le Dialogue euro-arabe mis en place à la fin du siècle dernier dans les instances européennes. Cette théorie est contestée, entre autres par le chercheur américain Jonathan Laurence coauteur, avec Justin Vaïsse, d'un ouvrage sur la question[7]. Selon ces chercheurs, le Dialogue euro-arabe avait essentiellement pour but d’assurer l’approvisionnement des Etats européens en hydrocarbures au lendemain du premier choc pétrolier. D'autres situent cette thèse dans un contexte de théorie du complot[2].

Œuvres 

Cette liste n'inclut pas une trentaine d'articles dans diverses langues, publiés à partir de 1969, ni les compte-rendus d'auditions devant des commissions du Congrès des États-Unis d'Amérique, en 1997 (deux fois) et en 2002.

Liens internes 

Liens externes 

  • (en) : le site www.dhimmitude.org contient, dans sa section « Archive », divers travaux de Bat Ye'or (articles, introductions de livres), au format PDF.

Notes et références 

  1. a, b et c cf. Yves Ternon : « Bat Ye'Or, Juifs et chrétiens sous l'islam : les dhimmis face au défi intégriste », in Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1995, vol. 45, n° 1, pp. 167-168, recension en ligne [archive]
  2. a, b, c et d Ivan Jablonka, Bat Ye’or et le spectre de l’ « Eurabie » [archive], La Vie des idées, 01/05/2006, ISSN 2105-3030, article en ligne [archive]
  3. Source : article leblogdrzz.over-blog.com/article-19236262.html "Opération Mural".
  4. Frédéric Rognon, Jacques Ellul : une pensée en dialogue, éd. Labor et Fidès, 2007, p. 139, extrait en ligne [archive]
  5. « Non à l’intronisation de l’Islam en France », Réforme, 15 juillet 1989. [lire en ligne [archive]]. On lira aussi le petit livre d'Ellul, paru en 1994 et réédité aux P.U.F. en 2006 : Islam et judéo-christianisme.
  6. Esther Benbassa « Réponse à une idéologue militante », in Le Point, 17/03/2005 : « L'auteur, qui n'a jamais été une historienne de métier, a en revanche une solide réputation d'idéologue militante [...] Ses écrits rassemblent une masse de sources hétérogènes qu'elle manipule à sa guise pour appuyer une thèse univoque ». Sur l'étude de la notion de dhimmi (en dehors de l'exégèse islamique sur cette question), les travaux des historiens sont nombreux. Pour d'autres approches occidentales du sujet, différentes de celle de Bat Ye'Or, voir par exemple, Esther Benbassa, « Comment être non-musulman en terre d'Islam [archive] », L'Histoire, 134, juin 1990, pp. 86-91.
  7. Jonathan Laurence et Justin Vaïsse, Integrating Islam : Political And Religious Challenges in Contemporary France, éd. Brookings Institution, 2005
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