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A museum displays « Allah o gaybar », a series of homosexuals’ photographs carrying masks in the effligie of the Prophet.
There were the Danish caricatures, the Swedish drawings of Mahomet with a dog’s body, the teddy bear called by the name of the Prophet in Sudan. Here is something new to re-ignite Muslim anger : Mahomet as an homosexual! Cleverly named « Allah o gaybar », the exhibit, a series of homosexuals’ photographs carrying masks in the effigy of the Mohamed or his son-in-law Ali, will be finally presented by a museum of the city of Gouda. A few days ago, a museum of The Hague decided to withdraw these photographs, for fear of retaliation. The Iranian artist Sooreh Hera took these photos to show ” the hypocrisy ” of the Iranian president who recently denied the existence of homosexuals in his country. Sooreh Hera, who asked for political asylum in the Netherlands in 2000, says that she has received threats. « I thought that I would find freedom of speech in Netherlands, she asserted. But this is not a free country. It has become an Islamic dictatorship. »
Il y a eu les caricatures danoises, le dessin suédois d’un Mahomet à corps de chien, le nounours baptisé du nom du prophète au Soudan. Voici maintenant de quoi rallumer la colère des musulmans : Mahomet en homosexuel ! Finement intitulée « Allah o gaybar », l’exposition, une série de photos d’homosexuels portant des masques à l’effigie du prophète ou de son gendre Ali sera finalement présentée par un musée de Gouda. Il y a quelques jours, un musée de La Haye avait décidé de retirer ces photos, de crainte de s’attirer des représailles. L’artiste iranienne Sooreh Hera a réalisé ces clichés pour témoigner de « l’hypocrisie » du président iranien qui a nié récemment l’existence d’homosexuels dans son pays. Sooreh Hera, qui a demandé l’asile aux Pays-Bas en 2000, déclare avoir reçu des menaces. « Je croyais que je trouverais la liberté d’expression aux Pays-Bas, a-t-elle affirmé. Mais ce n’est pas un pays libre. C’est devenu une dictature islamiste. »
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source : eXtrême centre
Événement.
Choquant ! La chasse à l’homo
Ksar El Kébir n'a probablement jamais été autant médiatisée qu'en 2007. En l'espace de sept mois à peine, cette ville de 100 000 habitants (d'après les statistiques de 2004), nichée à mi-chemin entre Rabat et Tanger, mais restée à la marge de l'axe autoroutier qui sépare les deux villes, a eu les honneurs de l'actualité nationale. Le 1er mai 2007, déjà, des militants des droits de l'homme y ont été interpellés et poursuivis en justice pour “slogans (proférés en public) portant atteinte aux valeurs sacrées”. Résultat : cinq hommes, tous membres de la section locale de l'AMDH, ont été condamnés à 3 ans de prison ferme. Une peine révisée à la hausse en appel (4 ans) qu'ils ont commencé par purger à Ksar El Kébir même, avant d'être transférés à la prison voisine de Souk El Arbaâ, toujours dans le Gharb.
Khadija Rouissi devait rallier, le 30 novembre, la localité de Ksar El Kébir, pour tenter de venir en aide aux familles des six inculpés. Elle nous livre les raisons d'un “geste” qu'elle aura eu, la première, le courage d'accomplir : “Je me déplace au nom de l'association Bayt Al Hikma (ndlr : l'ONG a été fondée durant l'été 2007) dont la vocation est de défendre les libertés individuelles au Maroc. Le but est d'abord d'écouter et de soutenir les familles des victimes, dont la plupart des enfants ont déserté les bancs de l'école depuis le déclenchement de l'affaire. Maintenant, il est temps d'ouvrir le(s) débat(s) : qu'est-ce qui est public et qu'est-ce qui est privé ? Est-ce qu'on devrait rester passifs et attendre que des gardiens de la morale violent nos maisons et écoutent à la porte de nos chambres à coucher ? N'est-il pas temps que les Marocains jouissent de l'un des droits fondamentaux qui consiste à disposer librement de son corps ? Quels sont le rôle exact et la vocation des associations de défense des droits de l'homme ? Comment arrêter le déferlement des écrits et des prêches incitant à la haine et à la violence ?”. Les (bonnes) questions de Mme Rouissi méritent des réponses claires, tranchées. Et un débat public et serein. Ça urge.
Lettre de Ksar El Kébir
Lynchage médiatique, récupération politique
Al Massae consacre sa manchette du 23 octobre, un vendredi, jour de ferveur religieuse, à l’affaire de Ksar El Kébir. L’article, au titre tranchant (dont la traduction donnerait ceci : “Deux homosexuels se marient à Ksar El Kébir selon la tradition marocaine”), est illustré par l’image en gros plan d’un probable travesti sexuel. Détail : l’article ne mentionne à aucun moment que ladite photo, tirée d’une banque d’images internationale, n’a pas été prise à Ksar El Kébir. Troublant quand on sait que parmi les émeutiers de la ville du Gharb, beaucoup brandissaient des exemplaires du numéro d’Al Massae en question.
Un lecteur a choisi l'anonymat (pour des raisons que l'on peut comprendre) pour nous commenter les événements de Ksar El Kébir. Avec un style propre et une analyse personnelle du “scandale” qui secoue la ville depuis déjà deux semaines.
La ville de Ksar El Kébir a connu une semaine chaude, à cause d'un événement insolite. Emmenés par une division d'Al Adl Wal Ihsane et les fantassins embrigadés sous l'étendard du PJD, les citoyens sont sortis dans la rue, dénonçant à cor et à cris le supposé “crime” commis par un groupe d'homosexuels. Peu soucieux de la “réputation” de leur ville, ceux-ci auraient célébré un “mariage” sans précédent, dont l'écho a fait le tour des sites Internet marocains et étrangers, poussant vers la ville des hordes de journalistes et de reporters curieux de s'enquérir personnellement du bien-fondé des rumeurs colportées.
Ces gens ont eu, une fois sur place, tout le loisir de filmer les manifestations organisées après la prière du vendredi. Dans des prêches enflammés, des imams de la ville sont allés jusqu'à inciter au meurtre de ce groupe d'homosexuels, ainsi que de leur “mohsine” (mécène), un joaillier connu, dont le magasin et le domicile ont été attaqués à plusieurs reprises, dans le but inavoué de voler ses biens. Le domicile de la supposée “mariée” a également été victime des assaillants, qui se sont emparés de bouteilles de vin et de bière.
Le prétendu “mariage” a fait la Une des grands quotidiens nationaux, reportages et photos à l'appui. Certains sont même allés jusqu'à dénoncer la police, coupable (à leurs yeux) de fermer les yeux, voire de s'être rendue complice en refusant d'arrêter l'acteur principal de cet événement. Celui-ci, craignant pour sa vie, s'est livré lui-même, de peur d'être lynché par les vagues de fanatiques, qui appelaient à ce que les “mariés” soient sévèrement sanctionnés afin de servir d'exemple à d'autres.
Quelques jours plus tard, l'accalmie est revenue et la raison a repris ses droits… Les gens ont découvert, stupéfaits, qu'il s'agissait d'une machination, ourdie par des esprits vils, et qu'il n'y avait que la “mariée”, sans aucune trace du “mari”. De même qu'ils ont découvert que le joaillier n'avait aucune relation, de près ou de loin, avec ces événements, et que l'attaque qui a ciblé son magasin visait plutôt sa marchandise, car il ne soutenait pas les islamistes. Et il n'est pas le seul.
Où se situe donc la vérité dans tout cela ? En réalité, un vendeur d'alcool clandestin a eu une “vision”, un rêve. Il a donc voulu organiser une nuit de sorcellerie, habillé en femme, comme il s'est vu en songe. Peut-être est-il homosexuel, peut-être aussi avait-il invité des homosexuels, comme il en existe partout dans le monde, sauf en Iran, si l'on en croit le président iranien Ahmadinejad.
La vidéo de la cérémonie montre que l'alcool a coulé à flots, qu'on a fumé du haschich et qu'on a dansé. Rien que du banal en somme, qui arrive toutes les nuits et un peu partout au Maroc. Le bonheur des uns faisant toujours le malheur des autres, les islamistes du PJD, et ceux d'autres mouvements de même obédience, se sont emparés de la situation, la condamnant à l'avance, sans chercher à vérifier les faits. Le représentant de la ville au Parlement a poussé le ridicule jusqu'à poser une question orale sur le sujet, voulant ainsi démontrer que “le Maroc est un pays de grande débauche”, qui a grand besoin des islamistes pour le ramener sur le droit chemin.
Faisant fi de tout professionnalisme, certains journaux se sont contentés de vulgaires exercices de micro-trottoir pour étayer leurs articles. Mais en aucun cas l'intéressé, ni ses invités, n'ont été interrogés. La presse n'a par contre pas hésité à diffuser, sans les masquer, les photos des personnes directement concernées, sans prendre conscience que ceci pouvait mettre en danger leur vie et la sécurité de leurs familles. Le but souhaité a été atteint : pas un citoyen n'avait sa copie d'un de ces journaux dont la vente a atteint des sommets dans la ville.
Maintenant que les choses se sont calmées, les conclusions s'imposent d'elles-mêmes. Pour une poignée d'électeurs de plus et quelques dizaines d'exemplaires vendus, la réputation de la ville a été traînée dans la boue, victime de personnes dont le seul souci est le gain, même si le prix s'appelle la bassesse. Ksar El Kébir, marquée dans son propre corps social, n'en finira décidément pas de panser ses blessures, elle qui se bat déjà contre la marginalisation qui la frappe de plein fouet. Dommage.