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Par Larry Kudlow. Si les choses vont si mal, pourquoi , en réalité, vont-elles si bien ? En dépit de la morosité qui émane de Wall Street, des politiciens démocrates et des grands médias, une chose extraordinaire est en train de se produire dont les fruits sont visibles. Le produit intérieur brut américain, indicateur fiable par excellence, affiche une hausse de 3,9% en rythme annuel pour le troisième trimestre de cette année. Après une hausse de 3,8% pour le second trimestre, l’économie américaine connaît ainsi sa plus forte croissance trimestrielle depuis quatre ans. La croissance semble, en fait, s’accélérer après une légère baisse de rythme au cours des dix-huit derniers mois.
En supplément, le taux d’inflation est en train de ralentir. Pour ce qui concerne l’indice des prix à la consommation, le chiffre est de 2,1% pour l’année qui vient de s’écouler : il était de 3% voici un an et demi. Le taux global d’inflation se situe à 1,9% et est inférieur à l’objectif de 2% que s’était fixé le Fed.
L’emploi lui aussi se porte bien. Selon Automatic Data Processing, les chiffres du mois d’octobre sont les meilleurs depuis quatre mois et indiquent : 125 000 nouveaux postes de travail créés dans le secteur privé.
En parallèle, les exportations américaines de biens et de services connaissent une telle explosion que les effets de la récession qui touche le secteur immobilier s’en trouvent annulés. Et si divers économistes persistent à prédire une chute de la consommation en raison de la baisse des prix des maisons et appartements et de la raréfaction du crédit, les revenus des particuliers montrent une hausse de 4,1% par rapport à l’an dernier, impôts et taxes déduits, soit un gain de 344 milliards de dollars : ce dans un contexte où les prix d’ensemble de l’énergie n’ont pas bougé. Un fait est trop souvent laissé de côté : l’utilisation d’énergie par unité de PIB a chuté de plus de 50% au cours des récentes décennies. Oui : si les choses vont si mal, pourquoi , en réalité, vont-elles si bien ?
Les indices boursiers ont fortement remonté depuis que le Fed a baissé son taux d’intérêt directeur à 4,5% la semaine dernière. Cette baisse était une façon de contracter une police d’assurances, pour le cas où la raréfaction des crédits et la crise de l’immobilier toucheraient plus gravement l’économie.
En écoutant parler les candidats démocrates à la présidence, on pourrait croire néanmoins que nous sommes à nouveau en 1929. La litanie des discours destinés à faire peur inclut les pratiques commerciales déloyales de la Chine, la globalisation, l’immigration, l’inégalité des revenus, la stagnation des salaires, la disparition de la classe moyenne, la baisse du dollar et la hausse du prix du pétrole.
Oui il y a une baisse des prix de l’immobilier sur Main Street et une déflation dans le secteur du crédit à Wall Street. L’une et l’autre se poursuivront. Mais qu’en est-il pour le reste de l’histoire ? Si vous écoutez les politiciens de gauche et les oiseaux de mauvaise augure qui planent sur la bourse, vous pourriez presque en venir à être séduit et à croire que le marché boursier va entrer dans une phase difficile. Mais la séduction a tôt fait de se révéler trompeuse.
Le vrai message que nous envoie l’économie est que nous allons connaître au pire un atterrissage en douceur, mais, en tout cas, pas une récession.
Il est intéressant de voir que les baisses d’impôts décidées par Bush en 2003 continuent d’encourager l’investissement et l’esprit d’entreprise, font croître le revenu national et les rentrées fiscales, et permettent une diminution forte du déficit budgétaire, qui se chiffre désormais à 160 milliards de dollars, soit 1% du PIB. Si on soustrait les intérêts de la dette, on arrive à un excédent de 70 milliards.
Toutes ces raisons seraient suffisantes pour estimer que toute hausse d’impôts aux fins de combler le déficit budgétaire serait insensée.
La proposition de Charlie Rangel de réduire l’impôt sur le revenu des entreprises est la première proposition fiscale favorable à la croissance à émaner d’un démocrate depuis de nombreuses années, et on peut espérer qu’il en résultera un débat d’ensemble sur les réformes de la fiscalité à mener à bien. Mais si on examine le reste du projet de monsieur Rangel, on peut dire qu’il existe des façons d’éliminer l’Alternative Minimum Tax qui n’impliquent pas de hausses d’impôts sur les investisseurs et ceux dont les revenus sont les plus élevés.
La Commission consacrée à la réforme fiscale mise en place par l’administration Bush et présidée par les anciens sénateurs Connie Mack et John Breaux a proposé un plan qui ne laisse subsister que trois taux d’imposition : 15, 25 et 30 %, une suppression de l’Alternative Minimum Tax, et une baisse des impôts des entreprises à un taux plafonné à 30%. Les dividendes et les revenus d’investissements resteraient taxés à hauteur de 15%.
Existe aussi le plan de Paul Ryan, représentant du Wisconsin, qui nous ferait passe à un système fiscal à deux taux, 10 et 25%, et qui éliminerait lui aussi l’AMT.
En d’autres termes, il existe diverses façons d’abaisser les taux d’imposition tout en élargissant l’assiette fiscale, qui sont toutes susceptibles de permettre à la croissance actuelle de se poursuivre.
Les médias n’accordent présentement guère de crédit au Président Bush pour ses politiques fiscales. Et je ne peux que me demander comment un taux de chômage très bas, une croissance forte, une inflation presque nulle et une bourse en forte hausse ne débouchent pas sur un minimum d’éloge. C’est là une histoire extraordinaire que personne ne raconte jamais.
Laure Mandeville, grand reporter au service Étranger du Figaro, pose la question suivante : D’où vient l’étrange mansuétude des Français pour Fidel Castro ?/http%3A%2F%2Fwww.cadenagramonte.cubaweb.cu%2Fimages%2Ffidel_castro_ruz_bello.jpg)
sept heures d’entretien avec le dirigeant cubain.
Chavez demandait des pouvoirs étendus : briguer un nombre illimité de mandats,le droit de censurer la presse en situation de crise, le contrôle de la banque centrale et pour faire passer la pilule la réduction à six heures de la journée de travail.
C’est un pari perdu pour Chavez. Les réformes constitutionnelles proposées par le président vénézuélien ont été rejetées par 51% des électeurs. Le taux de participation était à peine de 56%.
Les Vénézueliens , conscient de l'impasse dans laquelle les conduit leur président démagogue ont donc refusé une situation à la Palpatine (Revoyez donc L'attaque des Clones si vous ne comprenez pas cette phrase)
Chavez a toutefois assuré qu’il continuerait «sa bataille pour construire le socialisme». Reconnaissons lui le mérite de respecter (pour le moment) le verdict des urnes. Il faut dire qu'il n'avait pas vraiment le choix, n'ayant pas encore la puissance et l'impunité scandaleuse d'un Poutine. Il est vrai aussi que dans les derniers jours l'opposition a su s'organiser et faire des manifestations très importantes.
Chavez a, de plus, multiplié les erreurs ces dernières semaines : rupture diplomatique avec l'Espagne, échec de sa médiation avec les Farc, humiliation par le roi d'Espagne (la phrase culte est devenue la sonnerie de portable la plus téléchargée chez nos voisins ibériques) et sa dernière tentative de faire bloc autour de "l'ennemi américain" à qui on va "couper le robinet" du pétrole est apparue comme un acte désespéré !!
Désormais , le peuple vénézuelien est à la croisée des chemins : il lui fait désormais se débarasser , dans la légalité, de ce clown qui mène le pays au désastre et qui déstabilise l'Amérique Latine. Castro et Molares ont du soucis à se faire...
Changeons de continent pour nous intéresser à l'autre scrutin du week end/http%3A%2F%2F87.98.222.182%2F1%2F30%2F20%2F46%2F%2F20070330-WWW000000393-23572-1.jpg)
Comme prévu, Vladimir Poutine avec 63,5% des suffrages selon des résultats préliminaires partiels, pour son parti «Russie unie», a largement gagné les Législatives et fait un bond phénoménal par rapport aux législatives de 2003 (37,57%). Les communistes arrivent en deuxième position, avec 11,3%, confirmant leur inexorable érosion depuis la chute de l’URSS. Il est d'ailleurs amusant de constater de voir que ce sont eux qui désormais en sont réduits à dénoncer les tricheries (sans aucun doute réelles) du maître du Kremlin , tricheries qu'ils utilisaient sans vergogne quand ils étaient au pouvoir. La roue tourne !!
Au total, quatre partis franchissent a priori la barre des 7% requise pour siéger au Parlement : en plus de «Russie unie» et du PC, les ultranationalistes pro-Kremlin (LDPR) de Vladimir Jirinovski (10%) et le parti de gauche pro-Kremlin «Russie juste» (7%). Un total de 84% pour Poutine donc qui ne peut plus se représenter comme président mais dont la victoire comme chef de parti lui donne toute légitimité pour être premier ministre. A moins bien sûr, que cette nouvelle chambre ne modifie la constituition.
Les vrais opposants (en sus du PC, dont Poutine fut membre en même temps que son passage dans le JGB) sont laminés : Labloko a 1,2% des suffrages et le SPS 1,1% !!
Le taux de participation est de 60% (mais 99% en Tchetchenie !!).
L'élection n'a pas été observée par l'OSCE mais les opposants dénoncent des magouilles de toutes sortes : votes multiples, cadeaux aux électeurs, bourrages d'urnes... Pour la petite histoire, Chavez a, semble-t-il tenter de bidonner les élections, mais s'y est moins bien pris que Poutine.
Comme quoi, avoir fait ses armes dans le KGB est un atout quand on vise le pouvoir suprême et sans partage.
Cela dit, les deux scrutins d'hier montre qu'un peuple peut se rebeller contre le résultat attendu. Que le triomphe de Poutine, de toutes façons entachés de soupçons, ne pourra pas durer. Il y aura forcément une véritable révolution en Russie qui ne sera pas confisquée.
Le Venezuela a montré la voie. Aux Cubains, Iraniens, Russes, Coréens du nord , etc..;à suivre cet exemple.