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Avec la France de Sarkozy, la prise d’otages, ça marche !

C’est par sa faute que la France est prise en otage au Tchad. Certes, elle n’a pas été assez vigilante envers l’action de l’association L’Arche de Zoé, mais la véritable responsabilité de notre gouvernement n’est pas là. Ce qui aurait dû attirer l’attention de nos services de renseignements militaires et de notre diplomatie, c’est l’apparente bienveillance des autorités tchadiennes à l’égard de cette opération humanitaire. Elles ont en effet assisté, sans s’y opposer le moins du monde, au transport des enfants, par rotations aériennes de la ville frontière d’Adré jusqu’à Abéché … avant de hurler à l’enlèvement. Tout cela s’apparente à un piège grossier, dans lequel on ne conçoit pas qu’un pays comme la France ait pu tomber.

Qui pouvait ignorer que le gouvernement tchadien était hostile au déploiement d’une force de paix européenne au Darfour, au sein de laquelle la France devait jouer un rôle majeur ? En instrumentalisant une action humanitaire menée par des amateurs, M. Idriss Déby s’est donné un important moyen de pression sur la France. Il a en outre été fortement aidé par les premières réactions des autorités françaises qui se sont empressées de condamner l’action de L’Arche de Zoé avant même d’avoir pris connaissance des conditions exactes dans lesquelles celle-ci avait agi.

La sagesse eût consisté, pour M. Sarkozy et ses ministres, à indiquer que sans préjuger des torts éventuels de cette association, ils étaient hautement préoccupés par le sort réservé à nos compatriotes et aux citoyens européens qui les accompagnaient, et qu’ils invitaient le gouvernement tchadien à faire preuve de la plus grande retenue. Dans un pays où le pouvoir ne tient que par la présence d’une force aéro-terrestre française d’un millier d’hommes, le message eût été reçu cinq sur cinq.

Au lieu de cela, on a multiplié les déclarations condamnant les agissements de L’Arche de Zoé et donnant donc raison au gouvernement tchadien, les pires de tous ces propos étant ceux de Mme Rama Yade, secrétaire d’Etat aux affaires étrangères et aux droits de l’homme, affirmant bravement que « l’Afrique de papa, c’est terminé ». On a vu aussitôt, au Tchad, et comme en écho, des manifestations "spontanées" dénonçant le colonialisme et "l'esclavagisme" et proférant les pires accusations contre la France. Et que dire des propos de M. Sarkozy souhaitant que « personne ne perde la face » dans cette affaire, comme si nous avions à faire à des mandarins chinois et non à des preneurs d’otage patentés ?

En réalité, cette affaire du Tchad n’est que la conséquence logique de celle des infirmières bulgares. M. Sarkozy, pour s’attribuer le beau rôle dans leur libération, a délivré un brevet d’honorabilité à M. Kadhafi, alors que celui-ci ne s’est jamais comporté qu’en digne successeur des pirates barbaresques qui ont infesté la Méditerranée pendant des siècles et rançonné à tour de bras tous les Chrétiens qui leur tombaient sous la main. M. Idriss Déby a parfaitement compris la leçon : avec la France de Sarkozy, la prise d’otages, ça marche !

Notre pays n’a pas fini de subir les conséquences d’une image aussi désastreuse. Quant au chef d’Etat qu’il a élu, il vient de faire la démonstration de son amateurisme diplomatique et de son inconséquence. Tant il est vrai que sa seule véritable ligne de conduite, son sésame, l’alpha et l’oméga de sa pensée et de son action, se résument à la formule magique : « Un évènement médiatique par jour ». Elle lui a permis de devenir président de la République, ce qui en dit long sur le manque d’esprit critique et la complaisance des moyens d’information français. Elle en fait aujourd’hui le chef d’un Etat pris, par sa faute, en otage et humilié aux yeux du monde entier. Difficile d’imaginer pire début de quinquennat !

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue.


Jean-Michel Aphatie : « Nous sommes à la veille d’un grand chambardement financier de l'Etat. »

Ce que le journaliste Jean-Michel Aphatie ne peut dire à l’antenne de RTL (où il réalise l’interview politique du matin, chaque jour à 7 h 50), il l’écrit sur son blog (http://blogs.rtl.fr/aphatie/). Le 30 octobre 2007, il a ainsi évoqué la grave crise des finances publiques françaises, dont les conséquences vont être très douloureuses pour nos compatriotes et qui risque, si elle n’est pas maîtrisée par le gouvernement, d’entraîner l’euro dans sa chute. On peut lire également à ce sujet notre article du 29 octobre 2007 : « Attachez vos ceintures ! »

Problème
. La difficulté est sans doute ailleurs. Je l'écris souvent ici, et certains se fatigueraient même de le lire selon leurs messages, nous sommes à la veille d'un grand chambardement financier de l'État. Les autorités françaises ont pris l'engagement auprès des autres membres de la zone euro de parvenir à l'équilibre budgétaire au plus tard en 2012. Ceci veut dire que dans un délai très court, l'État français devra amputer ses dépenses de quarante milliards d'euros, somme considérable, qu'il faut rapporter pour l'évaluer au niveau de dépenses général, 270 milliards, soit environ 15%. Cette diminution devra s'effectuer sans le secours d'un supplément de croissance que seuls les plus crédules d'entre nous, et qui paraissent tous siéger au gouvernement, attendent encore. C'est dire si, sauf à renier nos engagements, ce qui serait une autre histoire, la purge sera profonde.
C'est sur ce fond là, de sacrifices imminents et douloureux, très douloureux, une douleur à la hauteur de trente années de gabegie, avivée encore par le sentiment d'irresponsabilité dans ce gaspillage, que l'augmentation de salaire du président de la République peut apparaître impudente. Mais la contester en elle même ne paraît ni réaliste ni souhaitable.

Pour rire. Imaginons, après tout, nous sommes la France, n'est-ce pas ?, que nous ne tenions pas notre engagement public et réitéré d'être à l'équilibre budgétaire en 2012. Aux Luxembourgeois, aux Espagnols et aux Allemands nous disons le fameux mot de Cambronne, et si vous n'êtes pas contents, c'est pareil. Que se passerait-il ? Croit-on que nos "amis allemands" avec qui nous sommes amis laisseraient passer le coup sans moufter? Et s'ils mouftent, que pourraient provoquer des propos de colère sur la scène financière ? Tout à coup, un manque de confiance dans un euro transnational exprimant des économies nationales divergentes ? Un manque de confiance dans une monnaie qui verrait ses principaux partenaires s'engager dans la colère et les reproches ? Alors, tout à coup, sur fond de crise politique, une spéculation contre l'euro, des sommes faramineuses vendues sur les marchés monétaires, une dégringolade de l'euro, l'euro faible tiens tout à coup, on comprendrait la douleur, et le risque d'une vertigineuse descente dans les enfers de la crise monétaire.
On ne joue pas avec la monnaie. D'autres pays, à d'autres époques, mais aussi à des époques très récentes, ont cruellement expérimenté la vérité de cette maxime. Les engagements pris et attendus devront être respectés. Il n'existe pas d'échappatoire. La parole donnée doit être tenue. La parole donnée fera mal. Et personne, personne, voilà la vraie faiblesse des élites françaises, ne prépare l'opinion publique à ce qui, inéluctablement, surviendra en France.


 


L’hôpital en faillite.

Vous trouverez ci dessous de larges extraits d’un article de Valeurs actuelles titré « L’hôpital en faillite ». Dans le domaine de la santé, comme dans tant d’autres (cf mon précédent article sur l’éducation nationale), la France n’a pas le meilleur système du monde. Loin de là. Surtout, parce que son système est soviétoïde, c’est à dire étatiste et centralisé, il se dégrade toujours plus. Tout le monde constate ces tristes évolutions. Pourtant aucun politique n’engage de vraies grandes réformes. Nous sommes donc condamnés à attendre l’effondrement total du système.

Le Révolutionnaire bleu.

http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=937

L'hôpital en faillite

Valeurs actuelles, 26 octobre 2007

L'hôpital va mal, il traverse une crise grave et le pire est à venir, prédit Alain Deloche, chef du pôle cardio-vasculaire de l'hôpital Georges-Pompidou mais aussi cofondateur de Médecins du monde et de Médecins sans frontières.

En trente ans la médecine a profondément évolué : plateaux techniques impressionnants, nécessitant la présence de quatre-vingts personnes, des médecins aux infirmières, en passant par les anesthésistes et autres spécialistes maîtrisant scanners et IRM, spécialités de plus en plus poitues, opérations de plus en plus complexes.

« L'hôpital ? il ne s'est pas adapté à ces mutations qui ont marqué l'évolution de la médecine », constate Alain Deloche. (...)

La France compte trop d'hôpitaux et parmi eux, trop de plateaux techniques insuffisamment équipés et trop peu utilisés, donc dangereux,

écrit le journaliste Gérard Bardy dans le Livre noir de la santé, paru le mois dernier. Car non seulement les petits hôpitaux sont mal équipés mais ils ne réalisent pas assez d'opérations. Pour être compétent, un chirurgien doit répéter des gestes techniques complexes à intervalles réguliers.(...)

Le rapport du Conseil national de la chirurgie révèle que « le taux de mortalité à la suite de certaines opérations - par exemple l'ablation de la prostate ou du côlon sur des patients cancéreux - était bien supérieur dans ces petits hôpitaux de proximité à celui enregistré dans les établissements où ces interventions sont nombreuses et répétitives. L'on accepte que ces hôpitaux maintiennent une activité chirurgicale à risque, alors que l'on refuserait à un aéroport, un grand magasin ou une entreprise d'être ouvert dans de telles conditions d'insécurité ».

« Il existe des statistiques, non publiques, que détient le ministère de la Santé, qui indiquent que le taux de mortalité des patients hospitalisés varie de un à dix selon les établissements. Aucune liste n'a évidement jamais été rendue publique. » (...)

Le problème ne se limite pas aux petites structures.

« Gérés comme des administrations, les hôpitaux publics s'enfoncent année après année dans un marasme financier préoccupant. En s'abritant derrière la notion de "mission de service public", les personnels, soignants ou non, appuyés par des syndicats puissants, refusent d'entrer dans la moindre logique économique, jugeant que l'hôpital public est un sanctuaire où il est inconvenant - et même grossier - de parler d'argent, de contrôle de gestion, d'économies ou de rationalisation de moyens »

Les trois quarts des hôpitaux français sont lourdement déficitaires (...)

« Un rapport de l'Igas [Inspection générale des affaires sociales] révèle que 2 à 3 % des salariés des hôpitaux publics, pour l'essentiel des emplois administratifs, ne font rien, ne sont d'aucune utilité », raconte Gérard Bardy. On ne peut les licencier, au nom de leur statut de fonctionnaire. Les 3 % des 880 000 personnes employées par les hôpitaux publics représentent 27 000 salariés.

Manque d'organisation, dérive des dépenses, le fonctionnement d'un hôpital public est beaucoup plus coûteux que celui d'une clinique.

« Sur les 80 % de leur activité comparable à celle des cliniques privées, les hôpitaux ont des coûts supérieurs d'au moins 30 % »,

Le secteur public, mis à part les très grands hôpitaux, a perdu la confiance du public. Actuellement, six opérations chirurgicales sur dix sont effectuées dans des cliniques privées.

En 2006, la Cour des comptes a épinglé la gestion des hôpitaux publics dans un rapport qui fait état d'une gestion opaque des personnels, qui relèvent de soixante-dix corps différents, avec douze statuts pour les emplois médicaux, vingt-quatre pour les agents ! Sans compter les rémunérations, régimes spéciaux par dizaines, indemnités forfaitaires étonnantes (prime de risque, de chaussures, pour travaux insalubres !) accordées parfois sans aucune base légale. « C'est la jungle », avait alors résumé Philippe Séguin, président de la Cour.

Parallèlement, les personnels soignants se détournent de l'hôpital public et les médecins sont de plus en plus difficiles à recruter.

« Le nombre de praticiens âgés de plus de 50 ans est considérable, indique Éric Cheysson, chirurgien, chef de service au centre hospitalier de Pontoise.

La pénurie se fait déjà sentir en pédiatrie, en gynécologie, en anesthésie, en chirurgie. Les infirmières de blocs opératoires sont devenues une denrée rare. C'est une bombe à retardement. Dans quelques années, on risque de voir des blocs opératoires qu'il faudra fermer de fait, faute de personnels soignants. »

« En chirurgie, insiste Alain Deloche, la crise de recrutement à venir va être terrible. Seuls deux internes sur trois cents, cette année, ont choisi de se spécialiser en chirurgie. La perspective de gagner 4 000 euros, de travailler dans de mauvaises conditions, dans un climat où la judiciarisation devient systématique, n'attire plus les étudiants.

Sans compter les chirurgiens qui préfèrent partir à l'étranger. Cette année, dans le groupe hospitalier Georges-Pompidou, quatre chirurgiens sont ainsi partis à Londres, à New York et en Australie. Où ils sont en moyenne trois fois mieux rémunérés et travaillent dans de bien meilleures conditions. »

En Île-de-France, « la pénurie de chirurgiens s'annonce catastrophique à partir de 2010, note Gérard Bardy. Selon les prévisions officielles, leur nombre va baisser de 34 % en dix ans. Des spécialités comme la chirurgie cardiaque ou digestive sont littéralement sinistrées ».

Hôpitaux sous-équipés, mal gérés, désertés par les médecinsŠ la liste des maladies de l'hôpital n'est pas encore close.

Les maladies nosocomiales - infections contractées à l'hôpital - sont responsables chaque année de 4 200 à 5 000 morts. « L'hôpital tue autant que la route », déplore Gérard Bardy. Environnement vétuste, non-respect des règles d'hygiène sont à l'origine de l'essentiel des maladies nosocomiales.

« L'hygiène des mains est la principale mesure pour diminuer le taux des infections nosocomiales et celui du staphylocoque doré résistant à la méticilline. D'après les principales enquêtes, l'observance de l'hygiène des mains serait inférieure à 50 % »,

constatait Philippe Douste-Blazy, en 2004, époque où il était ministre de la Santé. Dix ans plus tôt, il avait déjà lancé le premier plan de lutte contre les maladies nosocomiales : règlements d'hygiène stricts, réseaux de surveillance, formation des personnels hospitaliers. Sans résultat. L'hôpital a continué à tuer chaque année dans les mêmes proportions.

Quand la France ouvrira-t-elle les yeux sur l'état de ses hôpitaux ?

« Longtemps reconnu pour l'excellence des soins qui y étaient prodigués, l'hôpital est aujourd'hui le grand malade du système de santé français, écrit Gérard Bardy. En toute objectivité, la mort du dispositif hospitalier public est désormais annoncée. »

Le Livre noir de la santé, de Gérard Bardy, L'Archipel, 354 pages, 19,95 euros"

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