Quand les prescriptions d’Allah, mettent votre santé en danger, c’est qu’il est temps de vous demander si Allah vous veut réellement du bien : Crises cardiaques, accidents cérébro-vasculaires, comas diabetiques, indigestions, déshydratation font aussi partie de la fête. Dans les pays musulmans les hopitaux sont débordés durant le ramadan.
Le Roi de Jordanie exhorte ses sujets musulmans à ne pas commettre d’excès.
Le gouvernement jordanien vient de lancer une campagne pour lutter contre les problèmes de santé les plus serieux, qui vont des attaques cardiaques aux comas diabétiques, qui menacent les musulmans pendant leur mois saint.
En principe, une periode d’abstinence pour se concentrer sur la prière, le ramadan est aussi une periode d’excès et d’habitudes malsaines. Un sujet d’inquiétude pour les responsables de la santé.
Peu de statistiques sur les effets du ramadan sur la santé sont publiées. Mais en Jordanie, des responsables de la santé déclarent que les crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, de diabète, les cas de déshydratation ou de simples indigestions grimpent en flèche dans les hôpitaux et les cliniques dés la première semaine de Ramadan.
La question est un sujet de préoccupation dans tout le Proche-Orient, où les problèmes de santé liés à l’obésité et au tabagisme, prennent un pourcentage de plus en plus grand du budget de santé des pays musulmans.
En Jordanie, par exemple, le gouvernement consacre maintenant environ un cinquième du budget de l’État à la santé.
A Dubaï et en Arabie Saoudite, les journaux exhortent régulièrement le public à suivre une alimentation saine et à faire plus d’exercices physiques pendant le mois de jeûne. Cette année, l’une des stations de télévision, Al-Arabiya, qui est la plus regardée en Arabie saoudite, diffuse une séquence pour une alimentation saine au cours des bulletins d’informations. “Le petit conseil pour mardi : Cuire dans le four les patisseries traditionnelles de Ramadan au lieu de les faire frire.”
Le gouvernement Jordanien est cependant le premier pays à financer les spots diffusés en faveur de la santé pendant le Ramadan. La campagne est dirigée par le roi de Jordanie Abdullah II en personne, et par son épouse, la reine Rania. Ils y parlent publiquement de leur mode de vie sportif et de leur alimentation saine.
Source : Associated Press
Il y a un siècle le Ramadan ne faisait qu'un fichu “ramdam”. Pour les pieds-noirs d'Algérie, qui ont ainsi écorné le mot “ramadan”, ces ripailles suivant la rupture du jeûne, les veillées houleuses et débonnaires qui s’ensuivaient jusqu’aux aurores, n'étaient que vacarme, tapage nocturne, charivari à l’état brut.
En 2008, les Maghrébins francisés ont baptisé leur Ramadan “Carême” et... il fait encore du bruit ! Mais un bruit lucratif, celui dont aucune campagne de marketing ne peut se passer. Aucun doute : le Ramadan se vend bien, il fait désormais recette, y compris en milieu non musulman. L’Europe et l’Amérique soumettent désormais au même « plan com » et autres « marchandesing » ayant déjà amplement fait leurs preuves avec Pâques, Noël et Halloween, le rite islamique le plus voyant et le plus populaire.
Et le plus consumériste, ce qui en soit n’a rien de rédhibitoire, tout au
contraire, aux yeux d’une foi islamique qui place la fonction de marchand au pinacle des métiers profanes. Même au Paradis, où abondent à profusion biens de la chair et de la bonne chère, un souk hebdomadaire serait ouvert pour les élus afin d’y assouvir leur passion de vendre, d’acheter, de marchander, ne serait-ce que des tapis de prière…
Ainsi, en cet an de grâce 2008, le croyant “branché” peut, s’il lui en prend fantaisie, rompre le jeûne en « sabrant” du champagne certifié halal -“licite” en arabe- tout en dégustant du foie gras « ad hoc ». Pour faire ses emplettes, le même croyant-consommateur n’aura que l’embarras du choix. De fait, les hypermarchés, les souks géants, ces emporiums et temples universels, rivalisent de “promotions” sous l’étiquette passe-partout “Saveurs d’Orient” pour proposer une ample palette de produits à la fois français et exotiques mais à la “sauce” islamique, en clair certifiés halal.
Cela va du cassoulet au couscous en passant par les petits salés aux lentilles, les saucissons, les choucroutes, les fricadelles néerlandaises, les boulettes belges,
les raviolis, les merguez, les loukoums, les dattes « déglet-nour », non sans une pincée de “world food” incluant pizza, nuggets, hamburger et autres Chili con Carne.
Carrefour, Leclerc, Auchan, Casino et jusqu’au réseau « discount » Ed, tous se mettent à l’heure du Ramadan, servis par les plus grandes marques : Mc Donald’s, Candia, Maggi, Coca Cola, Burger King, Nokia, Apple, Volkswagen, Toyota… Des “griffes” internationales qui pour mieux “mordre” sur le créneau “halal” ne reculent devant aucun poncif publicitaire ni image d’Epinal pour fouetter, flatter, caresser dans le sens du poil l’appétit du chaland.
Par exemple, cette affiche publicitaire lancée au début du Ramadan par Candia -qui produit déjà du lait caillé halal fort apprécié- répond à la question-slogan “Un petit producteur de lait peut-il vous emmener au sommet du goût ?” par un “oui” massif
inscrit à flanc de montagne; un “oui” en lettres latines mais qui transcrit de façon tout aussi lisible le nom d’”Allah” en caractères arabes ! Plus franc le clin d’oeil ou plutôt le clignotant de Volkswagen et Toyota qui mettent en scène des voitures tous phares allumés dehors en forme… de croissants.
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Quoi qu’il en soit et l’argent n’ayant point d’odeur de sainteté, le business du halal -entre 5 et 15 milliards d’euros en Europe selon les évaluations- aura été le fruit du génie mercantile anglo-saxon qui, le premier, a su en pressentir l’immense potentiel. Outre le premier champagne halal, dénommé “Cham’Alal”, le Royaume-Uni, suivi de l’Allemagne et des Pays-bas fabriquent l’essentiel de la nourriture à la fois “licite” tout un ayant un aspect “occidental” : simili bacon à base de viande de poulet, bière sans alcool, saucisses de Strasbourg au goût de merguez.
Ce qui ne va pas sans poser la question, cruciale, de savoir à qui revient la fonction incontestable de conférer la certification “halal” sur des produits mis sur un marché déjà très mondialisé et promet donc d'être juteux. Selon une étude du ministère canadien de l’Agriculture, le “halal business” pèse, déjà, plus d’un dixième du total des échanges mondiaux de produits agro-alimentaires, soit une valeur de 70 milliards d’euros.
Face à cet Eldorado, les Etats-Unis, l’Allemagne, la France, mais aussi le Brésil, l’Australie, l’Argentine, l’Inde et Chine investissent sur le créneau du halal. En ligne de mire, l’Europe où vivent des millions de citoyens musulmans ayant un pouvoir
d’achat conséquent. Déjà, le port de Rotterdam s’emploie à devenir le principal point d’entrée halal sur marché européen et entend réserver un entrepôt exclusif.
Quant à cette Amérique que les barbus tiennent pour l’ennemi absolu de l’islam, elle a depuis longtemps acclimaté à l’ « American way of life » la foi du Prophète. Ainsi, une semaine avant l’attentat du 11 septembre 2001, la Poste émettait un timbre pour souhaiter un “Aïd béni », soit la fête qui clôt le mois du jeûne canonique. Depuis lors, George Bush organise chaque année un “iftar” à la Maison Blanche, « halal » bien entendu. Un rite auquel se prête également l’ambassade des Etats-Unis à Paris, en y conviant des musulmans français. (Le Quai d’Orsay fit de même en 2005 et 2006, du temps de Philippe Douste-Blazy). Mieux, et geste encore plus symbolique, au moment de l’Aïd, le haut de l’Empire State Building, un des joyaux de New York, s’illumine en vert, en hommage aux musulmans de la Grosse Pomme qui y représentent un habitant sur dix.