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Ah, oui, j'oubliais que celle qu'ils veulent d'abord enculer, c'est la France, cette catin mère de tous leurs malheurs alors que, sans elle, Houellebecq le rappelle, ils continueraient, derrière une dune, à bouffer du mouton enragé (transposition, les termes du romancier sont bien plus crus et insultants).
N'avons-nous pas déjà entendu les habituels imbéciles, comme Pierre Haski ce matin sur Europe 1, nous affirmer qu'il fallait tenter de comprendre ces pauvres jeunes qui, ce serait tout de même un scandale de discrimination, voire, carrément, du pur et simple racisme, jamais ne seront traités par le seul mot qui convient à leur inqualifiable stupidité, à leur sordide absence de tout débat moral, à leur évidente volonté de tuer : des voyous, des meurtriers par intention sinon par actes (ceux-ci, à vrai dire, ne sauraient être indéfiniment retardés vu la gravité des blessures infligées aux représentants des forces de l'ordre).
Ma foi, je ne peux que les encourager à lui chier dessus davantage, je ferais exactement la même chose si, en face de moi, j'avais des lâches qui n'osent même pas donner à la réalité son vrai nom. Je crois même que je m'offrirai le luxe de mépriser ces moutons qu'un usage criminel de notre langue, d'une langue perpétuellement tordue jusqu'à ce qu'elle masque la réalité et lui donne l'allure rassurante que ces ruminants veulent paître, devrait condamner, à vie, à des travaux forcés de grammaire : ils y apprendraient, entre autres utiles leçons, qu'une langue bafouée se venge toujours.
1 - Des prodromes d'une guerre civile en France ? (fichier PDF regroupant les textes de MM. Francis Moury, soit Bellum civile 1, 2 et 3, Raphaël Dargent, Le temps des kaïra et enfin Serge Rivron, Notre société a généré un monstre).
2 - Bellum civile 4 ou Voyage (en train) au bout de la nuit, par Francis Moury. Ce long texte analyse l'ignoble fait divers (il faudrait plutôt écrire, désormais, banal) ayant vu un train de plusieurs centaines de voyageurs plus ou moins molestés être mis à sac. Moury, qui ne se contente pas, ici, d'être un philosophe sereinement prudent, donc universitaire ou, immonde et récente catégorie s'il en est, un de ces sociologues médiatiques nous expliquant quel horrible mal-être, dont nous (nous, les nantis voyons...) sommes bien évidemment coupables, traduisent les actes de nos sympathiques sauvageons, Moury préconise donc, on le constate en lisant cet article, quelques remèdes pour le moins... radicaux.
3 - Viennent ensuite les différentes réponses au très polémique texte de Francis Moury. La première est signée par Moussa Diabira, la deuxième par Sébastien Bret, la troisième par George Kaplan. Certes peu esthétique, j'ai tout de même, en fin de compte, opté pour une présentation enchâssée, les commentaires de Moury suivant immédiatement les points critiqués de ses propres contradicteurs.