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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 23:22

ALEXANDRE DEL VALLE


Depuis le déclenchement de la seconde Intifada Al Aqsa, en septembre 2000 ; depuis le 11 septembre 2001, qui scella la fin de l'inviolabilité du sanctuaire stratégique américain ; et, surtout, depuis la seconde crise irakienne, qui s'est soldée par le démantèlement du régime de Saddam Hussein, on a pu constater, partout en Occident, l'émergence d'un axe rouge-vert-brun (le rouge de l'extrême gauche, le brun de l'extrême droite du socialisme et le vert de l'islamisme). Ses différentes composantes ont pour objectif commun de combattre ces nouvelles figures du Mal que seraient l'Amérique, Israël, l'"impérialisme" et même l'Occident dans son ensemble.

Les alliances objectives entre ces trois idéologies, nous le verrons, ne datent pas d'hier. Mais il est indéniable que les événements de ce début du siècle ont particulièrement contribué à leur collusion. En effet, l'utilisation par George W. Bush, au lendemain du 11 septembre, du terme " croisade " a été perçue comme une provocation aussi bien dans les milieux anti-cléricaux d'extrême gauche et d'extrême droite que dans les milieux islamiques. D'où le rapprochement toujours plus significatif entre, d'une part, les nostalgiques des deux premiers totalitarismes - les Bruns et les Rouges - et, d'autre part, les protagonistes de l'islamisme révolutionnaire. Ces derniers prétendent défendre les masses arabes " occupées " ainsi que les pauvres, les faibles et les " humiliés " du tiers-monde, victimes des nouveaux Croisés judéo-chrétiens " impérialistes ". Les récentes prises de position publiques du célèbre terroriste Carlos, entre autres, vont très nettement dans ce sens.

Il est vrai que l'islamisme, troisième totalitarisme après le nazisme et le communisme, répond d'une certaine manière aux aspirations de ses deux prédécesseurs : prônant la lutte des civilisations et des religions, puis déclarant la guerre au monde judéo-chrétien au nom des " déshérités " du reste de la planète, il séduit tout autant les nostalgiques du troisième Reich païen, décidés à éradiquer le judaïsme et le christianisme, que les partisans de la faucille et du marteau, déterminés à en découdre avec l'Occident " bourgeois " et " capitaliste ". Centre névralgique de ce système honni : Manhattan, "quartier général planétaire des mercenaires de la guerre économique et financière que livre l'Amérique au monde", selon les mots de Carlos. Rien de surprenant, dès lors, à voir les Bruns, les Rouges et les Verts se féliciter ensemble du drame du 11 septembre 2001 et identifier Ben Laden à un nouveau David opposé au Goliath impérial " américano-sioniste ". Nulle surprise, non plus, à voir converger l'enthousiasme activiste de ces trois mouvances totalitaires autour de la lutte " héroïque " menée depuis mars 2003 par les derniers rebelles baasistes et par les islamistes chiites d'Irak contre l'occupation américaine de la Mésopotamie.

D'évidence, cet axe rouge-brun-vert de la haine " anti-hégémonique " et " anti-impérialiste " s'est renforcé depuis le début des années 1990 et la chute de l'Union soviétique. Cet assemblage paradoxal et néo-totalitaire a connu son apogée au lendemain du 11 septembre et, surtout, durant l'hiver et le printemps 2003, à la faveur de la vaste campagne d'anti-américanisme conduite dans le monde occidental par les opposants à la guerre contre le régime de Saddam. Cette jonction des totalitarismes rouge, brun et vert autour de la cause des martyrs palestiniens, irakiens et afghans, ainsi que de la figure révolutionnaire d'Oussama Ben Laden, confirme le leadership incontesté de l'islamisme révolutionnaire. Celui-ci exerce désormais une réelle fascination sur les autres options totalitaires vaincues par l'Histoire (le nazisme et le communisme) et, de ce fait, condamnées à se recycler ou à rejoindre la révolution islamiste pour poursuivre leur combat contre les démocraties libérales.

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Marianne
écrit "

Il est commun de nos jours d’affirmer qu’Adolf Hitler était de droite (extrême). Et le meilleur moyen pour décrédibiliser un homme de droite, est de l’assimiler au Führer. C’est ainsi qu’on a vu se développer la nazification (bien avant la guerre d’Irak) de George W Bush, un homme de droite, un vrai, chrétien, conservateur, et libéral en économie. L’horreur absolue pour les néo-communistes relookés altermondialistes en lutte contre les « forces impérialistes fascisto-libérales » !


La critique du président de la plus grande puissance du monde est certes légitime, mais on assiste avec le mouvement néo-gauchiste à un détournement de l’Histoire intolérable, surtout venant de la part de gens se réclamant, directement ou indirectement, d’une idéologie « humaniste » responsable de 100 millions de morts au XX ème siècle.



Revenons rapidement sur l’idéologie nazie en commençant par analyser le parcours politique d’Adolf Hitler.

 Après la défaite militaire Allemande de 1918, Hitler, connu pour ses talents de propagandiste, rejoignit, à la demande de l’armée, le Parti des Travailleurs allemands (Deutsche Arbeiterpartei), qui devait devenir le Parti nazi NSDAP : Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei ("Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands"). « Parti des travailleurs » « socialiste », ça fait objectivement plus penser à Arlette Laguiller et Olivier Besancenot (grands artisans de la nazification des Etats-Unis), qu’au « cow-boy fasciste » George W Bush. Le NSDAP a toujours été un parti de gauche. Et on peut très bien être raciste, anti-juif, et de gauche! Cessons cette imposture! On ne peut pas assimiler le parti Républicain américain au parti Nazi ! Le parti de Bush est la négation même du NSDAP!

 

 D’un point de vue strictement économique, Hitler était un collectiviste, un socialiste. Il avait en horreur le libéralisme économique (création de la finance juive pour dominer le monde). Pour un socialiste, ce n’est pas très surprenant! Aujourd’hui, nous ne retrouvons peu ou pas du tout cette hostilité au libéralisme économique à droite. Le parti Républicain, lui, depuis Abraham Lincoln a toujours été libéral! Citons un extrait de son discours au Congrès en 1860 :

 

 « Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l'épargne.

 Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort.

 Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l'employeur.

 Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.

 Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.

Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez.

 Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l'initiative et l'indépendance.

 Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux ce qu'ils pourraient faire eux-mêmes. ».

 

 La critique du libéralisme est essentiellement de gauche. En France, le symbole de la « Résistance au fascisme libéral » a pour nom José Bové, faux prolétaire, vrai anti-juif. Son goût pour le socialo-collectivisme n’est un secret pour personne. En lutte contre l’usurocratie juive, le Pétain de Millau, revenant de Ramallah où il était allé soutenir Yasser Arafat contre l’impérialisme sioniste, n’a rien trouvé de mieux à dire au sujet de l’Intifada du Chirakistan que le Mossad avait intérêt à organiser ces attaques anti-juives et se demandait à qui profitait le crime… On retrouve ici la théorie du complot issue des Protocoles des Sages Sion, très répandue dans les milieux néo-nazis, islamistes et d’extrême gauche. Ses prises de positions lui ont valu une popularité forte chez certains « identitaires » en manque de Gaïa, classés par les médias à l’extrême droite. Ainsi, s’inspirant des « actes de résistances » du Bovidé et de sa bande d’écolo-nazis, des Identitaires bretons, n’ont rien trouvé de mieux à faire que d’attaquer un restaurant Mac Donald (symbole du capitalisme apatride = banque juive mondiale ) ayant entraîné la mort d’une employée. Mais bon, on vous le dit, c’est Bush le capitaliste qui est un terroriste, un nazi, un liberticide, et la gauche alter-mondialiste sympa qui représente la Résistance et l’esprit de la liberté!

 

On retrouve à (l’extrême) gauche la même hostilité au libéralisme économique, la même haine de la liberté (la vraie !) et les mêmes références au complot juif que chez Hitler et le régime nazi. Ils sont donc objectivement assez mal placés pour donner des leçons de morales à George W Bush, surtout en le comparant à un nazi… La lutte contre l’impérialisme et le colonialisme est aussi un thème central chez les néo-gauchistes. Et là encore, ils n’y a pas de différence avec l’hitlérisme. Dans sa vision du monde, Adolf Hitler était profondément tiers-mondiste et hostile à l’ingérence occidentale dans les affaires du monde, ainsi qu’à toute exportation des valeurs qui font la grandeur de notre civilisation, à commencer par la liberté, la valeur la plus sacrée aux Etats-Unis. Il était avant tout le monde partisan d’un monde « multipolaire », c’est à dire tolérant tous les génocides et les totalitarismes. Il affirme notamment dans son Testament Politique ceci : "Les Blancs ont toutefois apporté quelque chose à ces peuples, le pire qu’ils puissent leur apporter, les plaies du monde qui est le nôtre : le matérialisme, le fanatisme, l’alcoolisme et la syphilis. Pour le reste, ce que ces peuples possédaient en propre étant supérieur à ce que nous pouvions leur donner, ils sont demeurés eux-mêmes. » "Tout bien considéré, la politique coloniale de l’Europe se solde par un échec complet. Je tiens compte d’une apparente réussite, et uniquement sur le plan matériel : je veux parler de ce monstre qui a pour nom États-Unis. Et c’est vraiment un monstre." "Je pense que cette guerre aura établi au moins une chose, à savoir la décadence irrémédiable des pays latins. Ils ont définitivement prouvé qu’ils ne sont plus dans la course et qu’ils n’ont plus le droit d’opiner dans le règlement des affaires du monde." Nous de doutons pas que Dieudonné et Michael Moore seront en total accord avec ces paroles (le blanc qui pervertit le tiers-monde et la démonisation des Etats-Unis). On devine ce qu’aurait dit Adolf Hitler de l’intervention américaine en Irak. Rien de bien différents que ces deux énergumènes ! Et pourtant, c’est Bush qui est qualifié de nazi… Allez comprendre !

 

 On peut évidemment se demander si l’intervention américaine était pertinente d’un point de vue stratégique (l’avenir le dira), mais moralement, cette guerre était juste, voir trop juste, trop morale et trop idéaliste pour BHL! (un comble !) La politique étrangère de l’administration Bush est en totale contradiction avec l’hitlérisme! Rappelons au passage que la période coloniale (aussi critiquable soit elle sur plusieurs points) fut génératrice de progrès énormes chez les colonisés. Sans la colonisation, les africains seraient restés au néolithique. Et c’est justement parce que l’Afrique tourne le dos à l’Occident depuis la décolonisation qu’elle va si mal et qu’elle ne bénéficie pas des effets positifs de la mondialisation libérale. Mais bon, c’est Bush voulant exporter une partie des valeurs de l’Amérique (qui font sa grandeur) au reste du monde, dans l’intérêt de tous, qui est un nazi! Ces salauds de yankees osent prétendre que leur civilisation est supérieure à celle des bandits des sables mahométans ! C’est du racisme !!! Et pire, ils disent ce qu’ils font et font ce qu’ils disent! Ce cow-boy impérialiste de Bush a même dans un élan d’intolérance viré les talibans et Saddam Hussein! Un criminel de guerre assurément! C’est pourtant dans l’intérêt des populations des pays musulmans de se moderniser, y compris par la force ! On n’a pas démocratisé l’Allemagne et le Japon avec des fleurs et des poèmes à la Dominique de Villepin !

 

S’il y a quelque chose chez George W Bush qui agace particulièrement les gauchistes, c’est le fait qu’il assume au grand jour sa foi chrétienne. Et ça, chez les destructeurs d’identité atteint de haine de soit antioccidentale, ça ne passe pas ! Ce qui aujourd’hui définit la droite et les partis conservateurs en Occident (à part en France…), c’est en parti l’importance de la religion, le christianisme, et de ses valeurs morales qui sont à la base de notre civilisation (Parti Républicain aux USA, Tories en Grande Bretagne, CDU en Allemagne, PP en Espagne). Et dans les brillants cerveaux nourris de Karl Marx, Lénine et Trotski, être un chrétien pratiquant c’est être un dangereux nazi! Pourtant, on ne peut pas dire que Hitler adhérait au christianisme de Bush junior! Adolf Hitler est né catholique, mais il a abandonné le christianisme pour le paganisme, fasciné par les mythes germano-scandinaves mis en musique par Wagner, anti-juif notoire. En effet, à ses yeux, le christianisme était une religion de juifs (ce qui est vrai) et n’avait rien à faire en Allemagne. Selon lui, cette religion juive a été néfaste à son pays et n’était pas adaptée aux germains. Tout ce qui pouvait se rapprocher des juifs était à rejeter hors du lebensraum germanique. Cela dit, il y avait pourtant une religion abrahamique qui l’attirait : l’islam. Il considérait par exemple la victoire de Charles Martel à Poitiers en 732 contre les Arabes, comme une défaite pour l’Europe. Un peu comme nos belles âmes de gauche qui voient en la bataille de Poitiers une illustration du « racisme et de la xénophobie » des chrétiens européens contre « les merveilles de la civilisation arabo-musulmane ». Hitler ne se contenta pas de belles paroles puisqu’il intégra avec l’aide de son ami le mufti de Jérusalem, Hadj Amin El Husseini, des dizaines de milliers de musulmans bosniaques et albanais aux Waffen-SS, dans le but d’appliquer la solution finale dans les Balkans. Aujourd’hui, Yasser Arafat et les « palestiniens » sont fiers de l’héritage du mufti. Et on sait très bien qu’Arafat est considéré comme un « Résistant » par l’extrême gauche, ainsi que par des groupuscules néo-nazis…

 

Bush, le born again christian, philosémite, sioniste, avec des conseillers plutôt islamovigilants, n’a sur le plan religieux rien à voir avec Adolf Hitler. Par contre, par leur rejet du judéo-christianisme et leur islamophilie actuelle, la nouvelle internationale révolutionnaire est par contre assez proche des positions du Führer en matière de religion. La présence au dernier Forum social européen (rassemblement altermondialiste) de l’idéologue des Frères Musulmans en Europe Tariq Ramadan, a été très appréciée, notamment par José Bové et les Verts (écolos, pas islamistes, enfin pas encore…) Pour les gauchistes, comme pour les nazis, l’islam possède un potentiel révolutionnaire énorme, qui apparaît aujourd’hui comme la seule chance de mettre fin au règne du capitalisme et de l’identité judéo-chrétienne en Occident. Mais bon, c’est Bush le nazi ! La gauche a aussi tendance à mettre Bush et Ben Laden au même niveau, allant jusqu’à qualifier le Président américain de « taliban protestant », sous prétexte qu’il emploie les mots « crusade », « prayers », « God » ou « evil ». Selon eux, cela serait en contradiction avec l’esprit de l’Amérique libératrice de 1944. Le problème, c’est que Bush emploie exactement la même sémantique qu’ Eisenhower! Voici un extrait de son discours précédent le débarquement:

 

“Soldiers, Sailors and Airmen of the Allied Expeditionary Forces: You are about to embark upon the Great Crusade, toward which we have striven these many months. The eyes of the world are upon you. The hopes and prayers of liberty-loving people everywhere march with you. In company with our brave Allies and brothers-in-arms on other Fronts you will bring about the destruction of the German war machine, the elimination of Nazi tyranny over oppressed peoples of Europe, and security for ourselves in a free world.[…]Good Luck! And let us all beseech the blessing of Almighty God upon this great and noble undertaking.”

 

 Cela peut déplaire à ceux qui se réclament de l’anti-cléricalisme intégriste issu du guillotinisme totalitaire de la Révolution française, mais l’Amérique a toujours été un pays religieux. Pour comparer les différences profondes qui séparent la Révolution française (mère du bolchevisme) de la Révolution américaine (mère de la liberté), nous pouvons citer par exemple la phrase que beaucoup d’américains lançaient aux anglais venant récolter les impôts pour la couronne britannique : « Nous n’avons d’autres Roi que Jésus Christ ! ». La Révolution américaine s’est faite avec Dieu, contrairement à la Révolution française. La nazification de George W Bush par la gauche est une insulte à tous les hommes et femmes épris de liberté victimes des nazis. Eux, qui par l’intermédiaire du journal l’Humanité (sic !) ont soutenu l’occupation allemande jusqu’à la rupture du pacte de non-agression germano-soviétique, manifestent donc en toute logique contre la venue du Président américain pour la célébration du soixantième anniversaire du D-Day. N’oublions pas les « U.S Go Home » des communistes après la libération qui faisaient tristement échos aux « Juden Rauss! » de l’Allemagne nazie ! Quitte à être « libérés » (comment peut on parler de « libération » alors qu’il s’agissait de nous vendre du coca-cola et des chewing-gum ?!), ils auraient préféré l’être par Staline, le frère siamois de Hitler. Et qu’ils ne viennent pas dire « nous ne sommes pas anti-américains, nous sommes anti-bush » ou « les valeurs de Bush, ce ne sont pas celles de l’Amérique qui nous a libéré » et encore « nous ne sommes pas anti-américains, nous aimons Michael Moore » Quelles sont « les valeurs de Bush » et sa politique ?

 

 -en économie : l’option capitaliste, libéral

-en société : l’importance des valeurs morales chrétiennes, la liberté de culte, le patriotisme

 -en politique internationale : le combat contre les totalitarismes et la défense du messianisme démocratique.

 

 Les valeurs de Bush, ce sont celles de l’Amérique, la vraie, celles des fondateurs, des pionniers. Ce n’est pas Bush qui a fait inscrire sur le billet vert « In God we trust ». Ce n’est pas lui qui a instauré le serment d’allégeance dans les écoles. Ce n’est pas lui qui a fait de l’Amérique un pays profondément chrétien. Ce n’est pas lui qui a fait en sorte que les chrétiens soient majoritairement sionistes aux Etats-Unis. Ce n’est pas lui qui a mis en place le libéralisme économique étroitement lié comme l’a analysé Max Weber aux valeurs du protestantisme. Ce n’est pas lui qui a inventé la lutte contre « les forces du mal ». Ces choses là sont profondément enracinées en Amérique et Bush ne fait que rester fidèle aux valeurs américaines.

 

 Pour revenir à la haine anti-juive, caractéristique du régime nazi, on peut aussi s’amuser au petit jeu des comparaisons. Qui est l’Homme politique international qui s’est déclaré scandalisé et inquiet de la nouvelle vague d’antisémitisme en France ? C’est Bush, contrairement aux trotskistes de LO-LCR et des rouges repeints en vert de Noël Mamère, qui niaient ce phénomène car les coupables n’étaient pas des skinheads liés au Front National, mais essentiellement des jeunes allogènes musulmans combattant à leur manière contre la politique du terrrrrrrrrrrrrible Sharon. George W Bush est l’homme politique qui défend le plus le droit à l’existence et à la sécurité d’Israël. On ne peut en dire autant de la gauche, et de leur ami Chirac (converti à l’altermondialisme et grand défenseur de la cause des arabes opprimés), qui ont tout fait pour que le Hamas ne soit pas reconnu comme une organisation terroriste par l’UE, sous prétexte qu’elle serait avant tout une « organisation caritative, sociale » ! On comprend mieux leur indignation lorsque Tsahal a éliminé les chefs du Hamas, le Cheick Yassin et le Dr Rantissi, ces gens qui voulaient appliquer la solution finale contre Israël, conformément à leur maître à penser, le mufti El Husseini. Et bien éliminer des nazislamistes, pour la gauche et la fausse droite chiraquienne, c’est un « assassinat » un « attentat », du « terrorisme d’Etat », contraire au « droit international » !!! Si on rajoute à cela les déclarations de José Bové, du sociologue bidon auto-proclamé philosophe Alain Soral (adepte de l’Evangile selon Karl Marx), et surtout celles de du « comique » se définissant comme progressiste, Dieudonné M’Bala M’Bala, il ne fait aucun doute que les vrais descendants des nazis ne se trouvent pas à Washington dans les cercles républicains (néo)conservateurs ou chez les dangereux Evangélistes, mais au sein des altermondialistes en lutte contre l’impérialisme américano-sioniste, c’est à dire soutenant l’impérialisme islamiste dont l’un des but clairement affiché est l’extermination des juifs. N’oublions pas non plus que les premiers mouvements négationnistes sont venus d’extrême-gauche ! Alors, Bush ? Un nazi ? Vraiment ? Non, mais tout doit être fait pour salir les Etats-Unis dans le pays qui s’est libéré tout seul!

 

Revue-politique.com

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 23:51
Aujourd’hui comme hier : des Musulmans endommagent les sites sacrés séculaires d’autres religions

Page 63 du P.I.G.
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Dans la partie Nord de Chypre, sous occupation turque, les Musulmans ont tenté de transformer le monastère de San Makar, datant du IV° siècle, en hôtel. En Libye, le fantasque Colonel Kadhafi a converti la cathédrale catholique de Tripoli en mosquée. Et en Afghanistan, bien sûr, le gouvernement taliban a dynamité les célèbres Bouddhas de Bamiyan en mars 2001. Les monuments chrétiens d’Europe pourraient-ils subir un jour le même sort ?

Si les choses tournent comme ils l’entendent pour les guerriers du jihad, tout aussi résolus aujourd’hui que par le passé, il n’y a guère de doute là-dessus. Edward Gibbon, l’auteur du célèbre « Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain », observait que si les incursions musulmanes du VIII° siècle en France avaient été couronnées de succès, « l’interprétation du Coran serait aujourd’hui enseignée dans les écoles d’Oxford, et leurs professeurs prêcheraient sans doute à des étudiants circoncis le caractère sacré et indéniable de la révélation de Mahomet » (1)

Ce jour peut encore advenir.

(1) E. Gibbon, « Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain », Chapitre LII

The-Politically-Incorrect-Guide-to-Islam--and-the-Crusades-.jpg

_La destruction de l'art bouddhique en Afghanistan_


  Afghanistan
   
Les talibans, qui sont au pouvoir à Kaboul depuis 1996 et contrôlent la presque totalité de l'Afghanistan, ont entrepris la destruction des effigies de Bouddha dans tous le pays. Le 26 février 2001, le chef suprême des talibans, le mollah Mohammad Omar, a en effet ordonné, dans un décret, la destruction de toute lastatuaire bouddhique en estimant qu'elle était "anti-islamique" et que la faire disparaître était "une injonction de l'islam".

Les "étudiants en théologie", affirment avoir fait de leur pays – un territoire dévasté par plus de 20 ans de guerre - le "plus pur" Etat islamique du monde. L'Afghanistan est majoritairement musulman depuis le VIIIe siècle. Le régime des talibans, dont le nom officiel est l'Emirat islamique d'Afghanistan, est reconnu par trois pays seulement : le Pakistan, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Les talibans pratiquent un islam rigoureux, inspiré du wahhabisme saoudien, pays dans lequel beaucoup de statues ont été aussi détruites. Ils appliquent strictement la charia - les lois coraniques : les photos d'êtres vivants, les films, la télévision et la musique sont interdits; les "châtiments islamiques" publics ont été rétablis (lapidation des adultères, exécutions des criminels et les amputations des voleurs);les jeunes filles ne sont plus éduquées et rares sont les femmes qui peuvent travailler alors que tous les hommes doivent porter la barbe.

>Bamiyan : les plus grands bouddhas du monde

La communauté internationale a aussitôt exprimé son indignation. Le Pakistan, principal allié des extrémistes afghans, a critiqué cette décision et demandé aux talibans "de prendre des mesures pour protéger totalement les monuments historiques, les sites et les chefs-d'uvre de l'Afghanistan qui font partie du patrimoine mondial".Up

Grande statue de Bouddha  
Grande statue de Bouddha [53 m de haut], vallée de Bamiyan. Photo Unesco

 
L'Afghanistan, qui a été un grand centre bouddhiste avant la conquête musulmane achevée au XIe siècle, abrite de nombreuses statues de l'art bouddhique pré-islamique, édifiées par les bouddhistes de Chine et d'Inde qui, il y a plus de1.500 ans, traversaient le pays.

L'Afghanistan est le pays qui a le patrimoine le plus important du monde en statues bouddhiques. Le musée de Kaboul renferme environ 6'000 pièces d'art bouddhique et la vallée de Bamiyan, dans le centre du pays, abrite les deux célèbres bouddhas géants [55 et 38 mètres de haut], les plus grands du monde, sculptés dans des falaises - et datés entre le IVe et le VIe après J.C.. La tête de l'un des bouddhas a été détruite, en 1998, lors de l'arrivée des talibans dans la vallée de Bamiyan. Les peintures murales de la voûte qui abrite le plus grand des bouddhas ont été endommagées et l'un des bouddhas latéraux totalement détruit.

Parmi les sites archéologiques majeurs de l'Afghanistan : celui de l'ancienne Bactrian, au nord-est du pays (IIe-IIIe siècles av. J.C.) et le site de Hadda, à l'est, dans la région de Jalalabad, très riche en statues gréco-bouddhiques modelées en stuc et en argile, trouvées dans les monastères.

>”Depuis la fin du premier siècle de l'Hégire, les musulmans détruisent les idoles”

Dans le quotidien ”Le Monde”, Gérard Fussman, professeur au Collège de France rappelle ”que le visage du grand Bouddha [de Bamiyan] a sans doute été détruit dès l'arrivée de l'islam, il y a plus de douze siècles, et ses jambes au XVIIIe siècle par les canons du Persan Nadir Shah; que les destructions des peintures sont sans doute plus à déplorer que celle de ces spectaculaires géants, mais que celles-ci ont commencé dès que le gouvernement central n'a plus fait sentir son autorité.” Le site archéologique et le petit musée de Jelalabad ont été détruits au début de la guerre civile afghane.

  Le Musée de Kaboul
  Le Musée de Kaboul

Il ajoute : ”Ce n'est pas exonérer les talibans, en effet, que de rappeler que, depuis la fin du premier siècle de l'Hégire, les musulmans détruisent les idoles. Les Indiens en savent quelque chose. L'islam traditionnel interdit aussi la reproduction du visage humain, l'homme ne devant pas rivaliser avec l'œuvre du Créateur.

”Les œuvres d'art qui subsistaient en Afghanistan ont dû leur survie soit au fait qu'elles étaient enterrées, soit à la protection armée donnée par le gouvernement afghan quand celui-ci se voulait éclairé (de 1922 à 1990). Dès que le gouvernement afghan était affaibli, et plus encore maintenant qu'il est fondamentaliste [si l'on peut encore parler de gouvernement], les œuvres d'art accessibles étaient détruites.”

Sources : Unesco (Paris), presse internationale [dont "Le Monde" et "Libération"].


Aujourd’hui comme hier : des leaders musulmans appellent au retour de la dhimma

(Page 52 du P.I.G.)
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D’accord, des Juifs et des Chrétiens ont vécu sous le statut de dhimmi dans les anciens empires islamiques, mais c’est une relique du passé, n’est-ce pas ? Aucun Musulman ne veut réinstaurer le statut de dhimmi pour eux de nos jours, quand même ?

Et bien si. Cheik Omar Bakri Muhammad, un leader musulman « pro-Oussama » controversé vivant alors en GB et aujourd’hui “réfugié” au Liban, écrivait en octobre 2002 que, quoiqu’il n’y ait plus de calife dans le monde islamique contemporain, cela ne signifie pas que les Musulmans puissent pour autant tuer arbitrairement les infidèles. Il soutient que l’on doit toujours leur offrir d’abord le choix de vivre soumis aux Musulmans : «Nous ne pouvons affirmer qu’en vertu de l’absence de califat, il nous est permis de tuer les non-musulmans comme bon nous semble ; nous devons au contraire respecter leur statut de dhimmis…» (1)

De même pour cheik Youssef Salameh, ministre palestinien des affaires religieuses, qui en mai 1999 «a complimenté l’idée que les Chrétiens devraient devenir dhimmis sous gouvernance musulmane ; de telles suggestions sont devenues plus courantes depuis le début de la seconde Intifada en octobre 2000.» (2)

Dans un récent sermon du vendredi tenu dans une mosquée de La Mecque, cheik Marzouq Salem Al-Ghamdi a ainsi détaillé les injonctions de la Charia relatives aux dhimmis :

Si des infidèles vivent parmi les Musulmans, selon les conditions édictées par le Prophète, il n’y a là rien de mal à cela, à condition qu’ils payent la jizya à la trésorerie islamique. D’autres conditions sont (…) qu’ils ne rénovent ni églises ni monastères, qu’ils ne reconstruisent pas ceux qui ont été détruits, qu’ils fournissent gîte et couvert pour trois jours à n’importe quel musulman qui passerait par leur maison (…) qu’ils se lèvent si un Musulman souhaite s’asseoir, qu’ils n’imitent pas les Musulmans en apparence ou en propos, qu’ils ne montent pas à cheval, qu’ils ne possèdent ni épée ni aucune autre arme, qu’ils ne vendent pas de vin, qu’ils n’exposent pas de croix à la vue de tous, qu’ils ne fassent pas sonner de cloches, qu’ils n’élèvent pas la voix pendant la prière, qu’ils rasent leurs cheveux sur l’avant afin de se rendre aisément identifiable, qu’ils n’incitent personne à affronter les Musulmans, et qu’ils ne frappent pas un Musulman (…) S’ils violent ces conditions, ils perdent toute protection. (3)

(1) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), Dépêches spéciales - No. 435, 30 Octobre 2002, « Un guide islamiste: ‘pas de djihad universel sans califat » http://memri.org/bin/french/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP43502

(2) Jonathan Adelman and Agota Kuperman, “Christian Exodus from the Middle East,” Foundation for the Defense of Democracies, December 19, 2001. Reprinted at: http://www.defenddemocracy.org/publications/publications_show.htm?doc_id=155713

(3) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), Dossiers Spéciaux, n° 25 – 27 Janvier 2004, « L’idéologie islamiste contemporaine autorise le génocide », http://www.memri.org/bin/french/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SR2504 Ce sermon n’est pas daté, mais a récemment figuré sur le site saoudien www.alminbar.net.

The-Politically-Incorrect-Guide-to-Islam--and-the-Crusades-.jpg

L’improbable

« Parole commune entre vous et nous » (1)

Réponse à la Lettre de 138 Dignitaires de l’Islam, auteurs et signataires

 © Par François Celier (2) 



















Pasteur et
écrivain, je me devais de répondre courtoisement aux 138 Dignitaires du monde musulman et, par la présente, en informer leurs homologues récipiendaires, depuis sa Sainteté le Pape Benoît XVI, ses Béatitudes, Popes et Patriarches, Archevêques, Métropolites, très Révérents Evêques, Pasteurs et confrères chrétiens.
 

Messieurs les Sultan, Imam, Sheikh, Grands Mufti, Ayatollah, Ministre, Historien, Professeur, Author, Uléma, Théologien et autres Autorités musulmanes, voici les réflexions que m’inspire en géopolitique religieuse votre appel du 13 octobre 2007 adressé aux guides des « Eglises chrétiennes » de part le monde pour un « dialogue de vérité ». Incidemment, cette louable intention aurait dû préciser le terme « Eglises judéo-chrétienne », mais il semble que les juifs demeurent toujours pour vous des adversaires ontologiques.

 

 Bien qu’inappropriée (fikf, en Droit islamique) votre Lettre serait intéressante dans la mesure ou elle ne relèverait en aucune manière de la Takkiya (user de subterfuges et de mensonges  pour mieux circonvenir et duper). Les judéo-chrétiens, de sa Sainteté le Pape au simple disciple de Jésus (dont je suis), n’étant ni d’obédience coranique et mahométane, cette invite ne peut concerner la chrétienté. Il faudrait que celle-ci soit préalablement conquise, soumise et assimilée à un nouveau courant de l’Islam dans l’Oumma.

 

 Il convient de rappeler que dans la mentalité musulmanne, tous les judéo-chrétiens occidentaux font partie de la zone de guerre (Dar-al-Harb) et non de « l’espace musulman ». Autrement dit, ce « dialogue » politico-religieux, par ailleurs existant depuis de trois décennies (soldé d’échecs récurants), est actuellement impossible, à moins que vous, éminents Dignitaires ne rénoviez l’esprit de l’islam par un improbable aggiornamento dogmatique et politique, étant donné que le coran est par nature consubstantiellement politique.

 

Selon l’entièreté de l’islam, tous courants confondus, la seule existence possible offerte aux kouffar (non musulmans, judéo-chrétiens, agnostiques, athées et autres) consisterait à se soumettre à Allah, au coran, aux lois de la chari’ah et à « l’exemplarité » de Mahommet, ou alors, à Dieu ne plaise, à un engagement partiel de soumission permettant aux adhérents de vous payer ponctuellement une jizyah (impôt payé par ceux qui choisissent de rester fidèles à leur foi et de ne pas se convertir à l’islam) afin de vivre un erzat de liberté, surveillée par de sourcilleux gardiens de l’Oumma (communauté des croyants) et de se contenter de miettes répandues par les seigneurs du pétrole sous la férule d’un cimeterre modernisé et du terrorisme.

 

 Depuis le regain de l’islam dû aux violences meurtrières du terrorisme intégriste qui s’étalent à la Une des médias, l’occident n’ignore plus qu’un non-musulman peut être tué en parfaite impunité juridique, édictée par le coran lui-même  : « s’ils se détournent, tuez-les partout où vous les trouverez » Sourate IV verset 89.

 

Un musulman peut donc aggresser religieusement tout apostat, infidèle et insoumis avec bonne conscience, étant cautionné par le saint Livre incréé, intouchable et inamovible depuis quatorze sièles. Nous sommes très éloigné d’une parole commune entre vous et nous

 

 Votre Lettre cite une exhortation coranique insistant sur la nécessité de l’amour de Dieu : « Invoque sans cesse le Nom de ton Seigneur et communie intensément avec Lui ! »

 

(Al-Muzzammil, 73:8). Fort bien, de même que sur la nécessité d’aimer son prochain :

 

« Aucun d’entre vous n’est croyant tant que vous n’aimerez pas pour votre prochain ce que vous aimez pour vous-mêmes. » Excellent !

 

Sauf qu’il s’agit d’un prochain ne pouvant être que musulman. Quant au statut des non musulmans, incroyants et infidèles ils demeurent des ennemis à combattre et à soumettre.

 

 Vous citez notamment ces paroles du Nouveau Testament à propos de Jésus-Christ, que vous estimez comme un prophète majeur. En chrétienté, il est Fils de Dieu et Messie, ainsi que juif central de la Bible (qui inspira grandement le coran) :

 

« Ecoute, Israël, le Seigneur notre Dieu, le Seigneur est Un. / Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ton intelligence et de toute ta force. C’est là le premier commandement. / Le second lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là ». (Marc 12 : 29-31)

 

Vous évoquez-là les paroles de Jésus le juif s’adressant à la population juive qui l’écoutait et à ses disciples juifs qui en recueillaient chaque mot pour les répandre dans le pays et dans le reste du monde… jusqu’à nous, gens du XXIème siècle. Mais avez-vous évalué l’effet boomerang que de telles paroles, parfaitement interprétées dans l’esprit de la Bible, pourraient produire au sein de l’Oumma ?

 

 Vous dites que dans le Saint Coran, Dieu le Très-Haut enjoint les musulmans à lancer l’appel suivant aux chrétiens (et aux juifs, également Gens des Ecritures) :

 

Dis : « Ô gens des Ecritures ! Elevez-vous à une parole commune entre vous et nous, à savoir de n’adorer que Dieu Seul, de ne rien Lui associer et de ne pas nous prendre les uns les autres pour des maîtres en-dehors de Dieu. »

 

S’ils s’y refusent, dites-leur : « Soyez témoins que, en ce qui nous concerne, notre soumission à Dieu est totale et entière. » (Aal ‘Imran 3:64)

 

L’expression de ne rien Lui « associer » se réfère à une Unicité absolue de Dieu, sans partage ; celle de n’adorer que Dieu Seul renvoie au fait de lui être totalement dévoué. Elles expriment également le premier et le plus grand commandement. Très bien. Mais alors, que devient la tri-unité du Dieu des chrétiens, qui se déploie dans toute l’Histoire de l’humanité en trois « expressions divines » ; le Père Eternel, s’incarnant circonstanciellement dans son Fils par la puissance du Saint-Esprit, pour l’édification de l’Eglise (oserais-je dire l’Oumma judéo-chrétienne ?) si ce n’est celle de passer corps et bien à la trappe de la théologie islamique ?

 

 Sur les 138 dignitaires et signataires de la Lettre aux chrétiens, un seul d’entre-eux à ma connaissance, le professeur Aref Ali Nayed (2) avoue sa perplexité. Il reconnut dans une déclaration antérieure (sic) «…  le véritable enseignement » du Coran a aussi été brouillé par « une décadence et une stagnation interne » du monde musulman, ce qui a conduit à « l’avènement de déformations de l’islam légalistes, ultra politisé et spirituellement vides ». Parmi ces déformations, le déchaînement actuel du terrorisme au nom de la religion, que chacun d’entre nous a le devoir théologique et moral de condamner et répudier ». Le professeur Aref Ali Nayed revendique «  le respect total de la liberté religieuse et de la liberté de conscience : une liberté définit comme un « ordre divin ».

 

Assurément, sur de telles déclarations, un dialogue islamo-chrétien pourrait alors voir le jour. Mais au préalable, il conviendrait que la liberté de changer de religion devienne être un droit universel. A cet égard, le coran déclare « en religion pas de contrainte (sourate 2, verset 256). Certes, un verset allant dans le bon sens… hélas contredit par l’hadith d’Ikrima, Bukhari LII 260 stipulant « Mais sans aucun doute je les aurais tués puisque le prophète a dit : si quelqu’un (un musulman) s’écarte de sa religion, tuez-le ».

 

 Par ailleurs, il faut incessamment rappeler que les chrétiens en pays musulmans sont persécutés de diverses manières, en sursis, persécutés, parfois en danger de mort et contraints à l’exil dans le meilleur des cas.

 

Considérons à présent le sens profond de votre exhortation quant à une parole commune sur l’amour du prochain. Dans l’esprit de tous musulman lambda, « non contrainte » et « amour du prochain » ne s’applique qu’entre musulmans et non à l’égard de ceux qui n’embrassent pas l’islam.

 

 Si je ne m’abuse, cette lettre des 138 dignitaires de l’islam ressemble à une tentative de A’Jihad bi al Kalan (une intimidation scripturaire et médiatique) des occidentaux. Serait-ce pour accroître un peu plus de pouvoir politico médiatique ?

 

Les occidentaux devraient se souvenir que depuis 1988, des Oulémas décrétèrent que l’Europe est terre d’Islam (Dar-al-Islam).

 

Dans la guerre métaphysique que l’islam livre à l’occident, le glissement sémantique qu’il signifie n’est pas anodin. Passer de Dar Al Harb (zone de guerre) à Dar Al Islam (espace musulman) donne à réfléchir sur l’affaiblissement de la vigilance européenne. Cette longue Lettre des 138 dignitaires pourrait n’être qu’une invite à un « dialogue biaisé », dans le but de conforter et banaliser le concept sous-jacent de dhimminisation de l’Europe.

 

 En tant que penseur judéo-chrétien évangélique, j’émettrais quelques idées simples avec, je le crains, peu d’espoir d’être entendu. Au fond de notre conscience intime, nous savons tous, vous et nous,  que l’espérance est consubstantielle à la nature humaine (et non celle d’un désespérant fatalisme).

 

La force de l’espoir n’est-elle pas la dynamique de la foi religieuse en Dieu (mais lequel ? Allah, Dieu de l’Oumma ou le Dieu judéo-chrétien ?)

 

Après des siècles de malentendus et de guerres fratricides s’est faite jour une règle partout admise en occident : aux religions le spirituel ; à la république et aux démocraties le temporel. Il apparaît que cette intelligence du bon sens (douloureusement acquise) ne peut s’appliquer en pays musulmans car leur spiritualité est indissociablement imbriquée au temporel politique et socio juridique.

 

 En occident judéo-chrétien, la foi religieuse des Eglises, des synagogues, des temples et des organisations d’athées peut se vivre indépendante du pouvoir de l’Etat. La Mosquée seule ne peut-être indépendante du pouvoir politique puisqu’elle en est l’inspiration et l’émanation. L’occident organise la vie sociale et politique de ses concitoyens dans une dimension temporelle. Et ses diverses expressions religieuses judéo-chrétiennes aspirent à lui donner une éthique et un sens représentant une espérance existentielle.

 

 Pour chaque occidental, la spiritualité peut se vivre comme un itinéraire individuel, sachant que la foi relève du domaine privé de la personne, qu’elle ne se raisonne pas et ne se discute pas. Elle est un don, une certitude qui se vit au quotidien, qui s’impose par l’évidence d’un appel intérieur issu de l’ordre de la conviction, parfois d’une révélation providentielle.

 

La foi se doit d’habiter librement le cœur de l’homme, avec la grâce de  Dieu.

 

Entre la raison politique et la foi religieuse, l’abîme qui les sépare ne se franchit que par la capitulation de l’ego et, consécutivement, se montre par une manifestation d’amour et de gratitude de celui qui y répond. La foi n’est-elle pas une rencontre intime avec Dieu ?

 

 Comme tout être humain de part le monde, les occidentaux sont divisés entre ceux qui espèrent en Dieu et ceux qui ne croient pas en lui. Qu’en est-il dans la sphère islamique ?

 

L’extrémisme religieux est une perversion de l’espérance spirituelle. L’Histoire l’a souvent démontré et le christianisme en a souffert. Il commence avec la projection d’un absolu impérialiste sur les autres, assorti d’une volonté de les contraindre, de les asservir, de les priver de libre arbitre et d’autonomie de penser et d’agir librement par eux-mêmes.

 

Depuis la nuit des temps, l’existence du fait religieux témoigne de la fragilité de l’homme, de son sentiment de vulnérabilité, d’éphémère et d’aléatoire.

 

Oui, tout homme est effrayé par l’inéluctabilité de sa mort ; quant au concept d’éternité, il espère, ignore, spécule ou fabule sur sa signification.

 
 
Seule la foi en la paternité créatrice d’un Dieu d’amour peut lui donner une paix qui surpasse toute intelligence.

 

 

 





















Suivant à la lettre certains préceptes mortifères du Coran (bien heureusement tous ne le sont pas) et « l’exemplarité » de son prophète, les intégristes religieux deviennent, par la force du conditionnement répétitif, des schizophrènes ivres de violences, de sang, de cruauté. En fait, et c’est le drame traumatique de leur vie, ils ne font qu’appliquer les versets guerriers du coran à la lettre. Entre leurs mains, ceux-ci deviennent des commandements qui constituent un véritable Manuel de guerre idéologique et géopolitique, qu’ils mettent en pratique jusqu’au sacrifice de leur vie, A’Jiahd a’ Nafas (les islamikazes).

 

 Messieurs les Auteurs et Signataires de cette Lettre adressée aux chrétiens, il me semble qu’en l’état conflictuel des évènements, le « protestantisme musulman » n’est pas pour demain. Quoique… un Signataire sur 138, deux Signataires un jour prochain, puis trois Signataires…

 

A dix pour cent d’entre-vous, tout espoir serait permis. Sans être analogue, cette injonction fait allusion à la prière d’Abraham/Ibrahim qui plaida devant Dieu de prendre en considération au moins dix justes pour le salut de la cité de Sodome et Gomorrhe. Nous savons ce qu’il advint, un seul « juste » et sa famille furent sauvés de la destruction.

 

 

 

© François Celier

 

(1) Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. A l’occasion du Eid al-Fitr al-Mubarak 1428 A.H. / October 13th 2007 C.E., et à l’occasion du Premier Anniversaire de la Lettre Ouverte de 38 Savants Musulmans à S.S. le Pape Benoît XVI. Weeb Site : http://www.acommonword.com/index.php?lang=en&page=downloads

 

 

 

(2) François Celier. Philosophe judéo-chrétien. Analyste en Politique Métaphysique. Derniers ouvrages : « Le choc des religions ». Essai. Presses de la renaissance.

 

« Pieds nus dans les étoiles ». Roman. France Europe Editions.

 (3) Prof. Dr. Aref Al i Nayed. Former Professor at the Pontifical Institute for Arabic and Islamic Studies (Rome);Former Professor at International Institute for Islamic Thought and Civilization (ISTAC, Malaysia); Senior Advisor to the Cambridge Interfaith Program at the Faculty of Divinity in Cambridge, UK.
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 23:58
[Cet entretien avec le Père Albert Longchamp, rédacteur en chef de l’ « Echo Illustré Magazine » (Genève), a paru dans le n° 5 du 6 février 1993, pp. 14-15]

L’image réconfortante d’un Islam tolérant à l’égard des autres religions vole en éclats sous la pression de l’intégrisme musulman. Mais c’est le principe même d’une coexistence à droits égaux qui est incompatible avec la tradition islamique. L’historienne Bat Ye’or nous explique pourquoi.

L’Islam et les autres religions

Un entretien avec Bat Ye’or

 

   Un certain discours, non dépourvu de fondement, associe volontiers la tolérance à l’Islam. Plusieurs versets coraniques préconisent en effet l’absence de toute contrainte à la conversion religieuse. Mais selon la doctrine du « jihad » élaborée dès le VIIIe siècle, qui vise à placer l’humanité toute entière sous la loi islamique, cette « tolérance » ne s’applique qu’à l’intérieur d’un statut spécifique imposant la soumission des non-musulmans.
   Le « statut » des non-musulmans est institué après la mort du Prophète, au cours du premier processus d’islamisation des sociétés chrétiennes. Ce processus est consécutif à la conquête arabe (632-750 ap. J.-C.), qui couvrira toute la rive sud de la Méditerranée, et se poursuivra en Asie. Du Xie au XVIIe siècle, la seconde vague, menée par les Turcs, annexera l’Arménie, l’Anatolie, les Balkans et la Grèce à l’aire d’influence musulmane. Tous ces pays étaient chrétiens avec, selon les lieux, des communautés juives plus ou moins importantes. Une partie de leur population fur massacrée, une autre réduite en esclavage ou déportée, une autre enfin soumise au statut de « dhimmitude ». Le mot « dhimmi » désigne les juifs et les chrétiens indigènes placés sous la tutelle et la « protection » des lois islamiques. La dhimmitude constitue en réalité un statut d’oppression, et la condition du dhimmi est avilissante. Telle est la conclusion à laquelle Bat Ye’or est parvenue après d’intenses recherches.
   Bat Ye’or a longuement étudié le statut du dhimmi juif et chrétien (1). Ses recherches lui ont permis de mettre à jour une imposante documentation sur les chrétientés d’Orient en pays islamisés. Elle en a tiré un livre qui analyse la « dhimmitude », la juridiction discriminatoire appliquée aux chrétiens indigènes, cette « histoire de souffrance et d’humiliation » qui s’étendit sur trois continents et, pour certaines régions, pendant treize siècles (2). Son travail éclaire les processus souvent occultés par ceux qui tentent aujourd’hui d’analyser le conflit israélo-arabe et les relations islamo-chrétiennes.

-     Essayons d’abord de définir le nom et le rôle du « dhimmi ».
Bat Ye’or : - Pour simplifier une notion historique très complexe, je dirais que le mot « dhimmitude » définit les relations entre l’ « umma » - la communauté islamique, et les « Peuples du Livre » - les Juifs et les Chrétiens. La dhimmitude est la conséquence du jihad, lequel exclut la légitimité s’une souveraineté politique autre qu’islamique. Les peuples et cultures de la dhimmitude furent nombreux : Syriens, Egyptiens, Grecs, Arméniens, Maronites, Berbères, Espagnols, Bulgares, Slaves, tous chrétiens ou juifs.

-     Concrètement, quelles étaient les dispositions prises à l’égard ou à l’encontre des Peuples du Livre ?
Bat Ye’or : Jugés impurs et inférieurs par la loi islamique, Juifs et Chrétiens sont soumis à un système d’inégalité et d’humiliation. La prohibition de la propriété foncière et du port d’armes, ainsi que l’interdiction de témoigner contre un Musulman, aggravent leur vulnérabilité. Ils sont soumis à une capitation coranique (la jizya) et à de nombreuses extorsions. S’ils ne peuvent payer, ils sont réduits en esclavage, eux ou leurs enfants. Le dhimmi est obligé de porter des habits spécifiques. Au Maghreb et au Yémen, les Juifs ne pouvaient sortir que déchaussés. Les enfants juifs orphelins au Yémen étaient automatiquement « convertis » à l’Islam. En Perse, Juifs et Chrétiens ne devaient pas sortir de chez eux par temps de pluie, de crainte que leur impureté ne contamine les Musulmans.

-     On dit cependant que le dhimmi était placé sous la « protection » des lois islamiques.
Bat Ye’or : Tant que les Juifs et Chrétiens se soumettaient à la loi islamique et acceptaient le statut de dhimmitude, l’Etat musulman théoriquement protégeait leur vie et leurs biens, il leur reconnaissait une liberté religieuse limitée et le droit de s’administrer selon leurs lois civiles. Mais les droits du dhimmi étaient des droits concédés, donc révocables et monnayables. Le dhimmi restait dans une condition obligatoire d’humiliation, d’infériorité et de vulnérabilité extrême.

-     Ce qu’il acceptait !
Bat Ye’or : Quoi que l’on puisse dire sur la corruptibilité de leurs chefs, les peuples dhimmis qui en furent les victimes ont manifesté, à mon avis, beaucoup de courage.
Cependant, de nombreux chefs militaires, religieux, politiques, intellectuels ont effectivement contribué à l’expansion et à la force de l’islamisation. La collaboration du patriarcat et du califat fut active tout au long de la dhimmitude et jusqu’à nos jours.

-     Mais la dhimmitude est abolie !
Bat Ye’or : Certes. Mais elle laisse des traces profondes. Les Etats musulmans modernes, sous la pression des puissances occidentales à la fin du XIXe siècle et sous la colonisation, ont adopté des juridictions inspirées par l’Occident. Cependant, la mentalité du jihad existe toujours dans les groupes fondamentalistes qui tentent de s’imposer – voyez l’Algérie – et la marginalisation des Juifs et des Chrétiens n’a jamais cessé dans les pays musulmans. Si les islamistes, très actifs aujourd’hui, rétablissent la chari’a (la juridiction musulmane considérée comme d’inspiration divine), l’idéologie du jihad et de la dhimmitude serait sûrement réactivée.

-     Comment expliquer la difficulté de l’Islam à évoluer vers une rencontre plus positive avec la modernité occidentale ?
Bat Ye’or : Les populations islamiques conservent une mentalité anti-occidentale datant d’avant la colonisation européenne puisque ces populations ont été motivées par le jihad pour conquérir des pays chrétiens. Toute leur tradition historique s’inscrit dans le jihad contre la chrétienté, et dans la dhimmitude imposée aux populations conquises. Nous qui avons perdu nos racines religieuses, qui sommes devenus des populations laïques, nous avons dépassé ces problèmes religieux. Les populations du Sud, elles, restent très attachées par contre à leur religion. D’autant plus attachées que la période de la colonisation a introduit des concepts modernes, par la modification de la juridiction, l’abolition de la chari’a, la laïcité apportée dans les écoles et dans l’enseignement, etc. Nous assistons maintenant à un rejet de tout ce que l’Occident a apporté au cours des XIXe-XXe siècles, soit par la colonisation, soit par les diverses formes de mandats. Il y a donc un retour au passé qui véhicule tous ses préjugés de violence, de guerre, de sentiments antichrétiens et antijuifs, en un mot, d’intolérance.

-     Aucune évolution en vue ?
Bat Ye’or : C’est nous-mêmes, en Occident, par nos mensonges et nos compromissions avec le terrorisme, qui encourageons le radicalisme islamique. Nous ne favorisons pas l’éclosion d’une pensée musulmane rénovatrice et autocritique. Tout le monde était fanatique au Moyen-Age. Mais nous vivons maintenant au XXe siècle.

-     L’Islam est-il incapable d’aborder la modernité ?
Bat Ye’or : Je ne dis pas cela. Je ne peux pas condamner 1 milliard de personnes. Tous les musulmans ne sont pas des fanatiques. Mais j’affirme que le terrorisme intellectuel et la glorification d’un passé mythique empêcheront toute prise de conscience des carences des lacunes de la civilisation islamique.

-     On rappelle pourtant la coexistence, pendant des siècles, au sud de la Méditerranée et au Proche-Orient, entre Juifs et Musulmans.
Bat Ye’or : Coexistence dans la dhimmitude ! Les Juifs de Palestine ont subi un martyrologe millénaire. C’est la raison pour laquelle ils étaient si peu nombreux au début du XIXe siècle, sur la terre de leurs ancêtres. Savez-vous qu’à Jérusalem, à cette époque, la population juive ne devait pas excéder 2000 personnes sous peine de mort ? Les Chrétiens n’étaient guère mieux lotis. A Jérusalem, il étaient moins de 3000 en 1806. A Nazareth et à Bethléem où ils étaient majoritaires, ils comptaient respectivement 1250 et 1500 âmes (3).

-     Peut-on établir un lien entre cette situation et l’hostilité farouche des pays arabes actuels à l’égard de l’Etat d’Israël ?
Bat Ye’or : En réalité, l’antisionisme arabe est fondamentalement antichrétien. La satanisation d’Israël renforce la satanisation de l’Occident non point parce que l’Occident aime ou soutient l’Etat hébreu, mais parce que les deux Peuples du Livre sont indissolublement unis dans le dogme et les stratégies du jihad et de la dhimmitude. Le stéréotype de l’Israélien dans le monde arabe est exactement celui du dhimmi juif et par conséquent celui du chrétien.

-      Dialogue impossible, préjugés tenaces : aucune évolution en vue ?
Bat Ye’or : La connaissance de la dhimmitude est l’étape nécessaire et indispensable à la paix du monde par la répudiation définitive d’idéologies de haine. Cette histoire doit conduire à la reconnaissance rétroactive des droits humains des peuples dhimmis. Faute de quoi ces préjugés demeureront opérationnels et garderont leur nocivité.
 

(1)   Voir Bat Ye’or : Le Dhimmi : profil de l’opprimé en Orient et en Afrique du Nord depuis la conquête arabe. Editions Anthropos, Paris, 1980, 335p. 

(2)   Bat Ye’or : Les Chrétientés d’Orient entre Jihad et Dhimmitude : VIIe-XXe siècle. Préface de Jacques Ellul, Le Cerf, Paris 1991, 530 p. 

(3)   Bat Ye’or : « Juifs, Chrétiens et Musulmans en Terre Sainte. Humiliante dhimmitude », Historama, Paris, N° 106, décembre 1992, pp. 60-66.
 

Propos recueillis par Albert Lonchamp

source : http://www.dhimmitude.org/archive/ArticleF3.html

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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 23:53
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Climat Sceptique est le seul site francophone présentant toutes les données scientifiques du débat climatique. Faites-le connaître autour de vous !


Résister au réchauffement médiatique !

Les températures battent chaque année des records, les glaces fondent partout, la hausse du niveau des mers s'accélère, les événements extrêmes se multiplient, les peuples premiers sont menacés, les espèces vont disparaître en masse... tout cela par la faute de l'homme, de l'émission des gaz à effet de serre, du réchauffement climatique global qui en résulte. Ce grand récit vous est familier ? Oubliez-le.

Malgré le bombardement permanent de nouvelles alarmistes présentées comme autant d’évidences scientifiques, il n’existe aujourd’hui aucun consensus chez les experts du climat. Vous désirez aller au-delà des effets d’annonce ? Connaître les tenants et aboutissants du climat présent et à venir ? Découvrir la face cachée du débat climatique ? Bienvenue sur Climat Sceptique, le blog de résistance à l’air (réchauffé) du temps. Il est animé par Charles Muller, auteur et journaliste scientifique. Et ouvert à toutes les compétences.

Précision importante : il n’existe aucun conflit d’intérêt dans les textes que vous allez lire. Ce site ne bénéficie pas des subsides des industries de l’énergie foss
ile. Ni des subventions de gouvernements soucieux de légitimer leurs choix politiques. Ni de dons d’organisations écologistes désireuses de faire progresser leur cause. Bref, nous sommes pauvres, mais libres.

Bonne lecture.

L'ÉCOLOGISME OU LA FULGURANTE ASCENSION D'UN ANTI-HUMANISME RADICAL

par Erwan Quéinnec


Parmi les fantasmes idéologiques qui, aujourd'hui, menacent le plus vigoureusement les quelques principes de liberté individuelle sur lesquels nos sociétés occidentales peuvent encore s'appuyer, figure, en bonne place, l'écologisme. Nous devons aujourd'hui vivre, penser, agir « écologique », ce qui implique de « respecter l'environnement », de faire attention à notre santé, d'être gentil avec son prochain et de se comporter en bon citoyen. On pourrait égrener à l'envi les symptômes d'une lancinante dictature hygiéniste et « civiste » imposant la sacro-sainte volonté de l'intérêt général et du bien collectif à « l'individualisme » échevelé dont chacun de nous se rendrait constamment coupable. De ce point de vue, la rhétorique écologiste – et non la problématique écologique – occupe le devant d'une scène chargée. La voilà, sans doute, la nouvelle illusion planiste, l'exact contrepoint à la fantasmagorie marxiste: aux rêves d'expansion et de satiété économique du communisme, substituons l'impératif malthusien de continence économique dont procède l'écologisme, pour le plus grand bonheur de tous.

Cette idéologie n'est évidemment pas nouvelle – Malthus était un écologiste avant l'heure – mais son succès semble, aujourd'hui, atteindre une sorte de zénith. C'est en effet dans les écrits du Club de Rome (années 1970) que l'idéologie verte trouve ses fondements les plus « solides ». Certes, aujourd'hui, l'écologisme est un « courant d'idées » syncrétique, à la faveur d'une évolution politicienne exigeante en prises de position systématiques sur tous les sujets de l'existence humaine; l'écologie politicienne ne se cantonne donc pas aux problèmes d'environnement. Elle a progressivement prospéré sur une sorte de magma idéologique constellé de chimères et d'incohérences, permettant au gauchisme d'antan de reverdir quelque peu. Toutefois, c'est bel et bien sur la question de l'environnement que l'écologisme a bâti son succès d'estime intellectuel puis sa relative popularité électorale. Et c'est sur cette question, entre toutes, qu'il convient de le passer au scanner de l'esprit critique.

L'idéologie du Club de Rome tient en quelques thématiques fortes, qui se déclinent en un projet de société particulièrement « audacieux »: programme de ralentissement (pour ne pas dire d'arrêt) de la croissance économique sur la base de prédictions purement et simplement apocalyptiques (Nostradamus est un enfant de choeur à côté de cette chapelle là!), rêve d'une société « communautaire » et frugale (qui n'est pas sans évoquer les utopies de Saint-Simon et Fourier), eugénisme militant, le tout fondé sur une sorte de théorie de la stabilité écosystémique à laquelle nos principes d'organisation socio-économique dérogeraient de manière dévastatrice. La nouvelle société écologiste se bâtit à coup d'impôts et de réglementations coercitives (pardon pour ce pléonasme), cela va sans dire.

Les questions que pose cette idéologie sont, à mon sens, de quatre ordres:

* D'abord, que valent les prédictions apocalyptiques des théoriciens écologistes?
* Ensuite, que vaut le programme d'organisation socio-politique que propose cette idéologie?
* Si problème écologique de « croissance économique » il y a, à quoi cela est-il dû?
* Enfin, quel est le système social le plus à même d'optimiser les deux aspirations apparemment contradictoires que constituent la hausse du niveau de vie des individus, d'une part, la préservation de l'environnement, d'autre part?

Cet article se propose de critiquer l'idéologie verte dans ses fondements mêmes et n'abordera donc que les deux premiers points évoqués. Les deux derniers points, de facture plus positive, seront discutés dans des articles ultérieurs.

L'apocalypse pour demain

Il ne peut plus aujourd'hui pleuvoir ni faire chaud sans que cela soit imputé aux déjections de nos industries. Demain, le climat prendra de 2°C à 20°C (la fourchette est assez large mais les inférences également catastrophiques), les océans déborderont, les sauterelles nous envahiront, les énergies fossiles disparaîtront, les épidémies se répandront, les explosions sociales se généraliseront. Bref, à côté des prédictions du Club de Rome (et de ses disciples), la Bible fait figure de conte pour enfants. À quoi ce déluge d'imminentes calamités est-il dû? À notre croissance, pour les uns (ce qui n'est pas bête mais un peu court, on le verra), à la mondialisation libérale, pour les autres (ce qui est inepte). Il convient donc, en toute rigueur scientifique, d'adresser à cet exercice prédictif, les trois objections de principe suivantes:

A) D'abord, d'un point de vue épistémologique, précisons que la science des écosystèmes et des climats est une discipline « transversale », faisant appel à moult savoirs et étant de ce point de vue aussi subjective que peuvent l'être les sciences sociales. Que cela signifie-t-il? Que l'écologie n'est pas une science « exacte » (pour peu qu'il y en ait, d'ailleurs) et qu'en conséquence, il n'est nullement surprenant que, sur la question des effets de l'industrialisation sur l'environnement, s'opposent un certain nombre de théoriciens spécialisés. Il convient de le rappeler à une époque où le « paradigme écologiste » fait office de dogme universel, paré de tous les atours d'un scientisme idolâtré par maints intellectuels en manque d'esprit critique. Et puisque la question de la science est indissociable des « conditions sociales de sa production » (pour reprendre une formule marxiste), rappelons cette particularité propre à toutes les idéologies constructivistes: la société qu'elles promeuvent propose toujours une place de choix à ceux qui en défendent et théorisent le principe. Si la corporation des économistes est majoritairement acquise au paradigme « macro-économique » keynésien, n'est-ce pas un peu parce que la théorie économique de Keynes leur donne le pouvoir de « faire l'économie » au détriment des entrepreneurs (et des individus en général)? N'en irait-il pas de même en matière d'écologie? Disons qu'a minima, il n'est pas interdit de le suggérer...

B) En second lieu, toutes les tentatives de prospective socio-économique de facture « planiste » ont été, ces dernières années, démenties par des faits imprévus. On ne voit pas bien pourquoi il n'en irait pas de même pour l'apocalypse que nous promettent les écologistes. Ou plutôt si: il suffit de lire leurs écrits pour y déceler de si criantes lacunes théoriques qu'on comprend très bien pourquoi, aujourd'hui et malgré ce qui était prédit dans les années 1970, le pétrole existe encore à l'état naturel, par exemple. C'est que le postulat d'une « croissance exponentielle » procédant d'une sorte de fuite en avant généralisée bute – heureusement – sur un certain nombre d'effets autorégulateurs totalement mésestimés par nos théoriciens écologistes (j'y reviendrai). Toutefois, la prédiction apocalyptique ne peut, en soi, être rejetée par principe: je ne connais aucun auteur ayant clairement théorisé l'effondrement de l'empire soviétique (avant que celui-ci n'intervienne, cela va sans dire) mais, s'il existe, on ne peut pas dire que l'histoire lui ait donné tort... Cette précision est d'importance si l'on veut bien tenir compte des problèmes structurels de nos économies gangrenées d'étatisme et affectées en conséquence d'effets pervers potentiellement fatals à leur viabilité.

En revanche, ce que l'on sait, c'est que la prospective est caduque, lorsqu'elle se limite à l'extrapolation de tendances antérieures, dans un monde où les individus bénéficient d'un certain degré de liberté (qui peut même être très réduit); ce qui n'est évidemment pas le cas d'une théorisation qui, se basant sur un certain nombre d'attributs psychologiques consubstantiels à l'être humain, peut receler de véritables trésors de prédiction. Ce n'est donc pas sur un travail d'extrapolation statistique qu'il faut prédire l'avenir socio-économique mais sur une réflexion fondamentale (une théorie) portant sur les rapports de l'homme à son... environnement. Si les planistes de tous bords avaient conscience de ce que cela induit, ils sauraient en conséquence que le meilleur parti à tirer de leurs prévisions, c'est 1) d'analyser pourquoi elles s'avéreront presque à tout coup fausses et 2) de renoncer à orchestrer le changement social de manière « constructiviste », puisque la planification centralisée – quelle qu'elle soit – débouche toujours sur des effets déjouant le plan initial (pour des raisons très bien analysées par la théorie économique). Or, bien sûr, l'idéologie écologiste relève de cette fantasmagorie « planiste » dans des proportions proprement sidérantes...

C) Les théoriciens écologistes prennent comme postulat que l'activité de production et de consommation humaines est la cause unique de la dégradation de l'écosystème terrestre. Voilà un présupposé idéologique qui devrait légèrement embarrasser les militants férus d'humanisme: l'écologisme est implicitement malthusien et impute à « l'humain » – sorte de termite massacreuse d'écosystèmes – la responsabilité du drame. L'idée selon laquelle l'activité productive de l'homme influe sur l'écosystème est évidemment recevable. Mais elle appelle un tantinet plus de nuances et d'interrogations qu'un verdict du type « la croissance et/ou la mondialisation libérale sont responsables de la dégradation de l'environnement(1) ». En effet, imputer la pollution à la « croissance », cela suppose que sans intervention humaine, les écosystèmes seraient immuables et la Terre, préservée. Outre qu'à ce que j'en sais, notre petite planète a connu un certain nombre de bouleversements climatiques qui ne doivent rien à notre activité industrielle (la glaciation, une broutille écologique...) et que certaines espèces animales ont disparu sans que cela ne nous affecte notablement (si l'on avait dû inférer de la disparition des dinosaures ce que certains nous promettent à l'évocation de l'extinction de telle ou telle espèce de lépidoptères, à quoi ressemblerions-nous aujourd'hui?...), je m'étonne toujours que les changements « constatés » en matière de climat ne soient pas connectés à ceux dont la structure physique de la Terre semble aussi affectée. Que je sache, les séismes, les éruptions volcaniques et la dérive des continents n'ont pas encore été imputés à la mondialisation libérale (mais cela viendra, sans doute). Mais alors, si la Terre est capable d'autonomie par rapport à l'usage que nous en faisons, pourquoi n'en irait-il pas de même en matière de climat? Et pourquoi – puisque la « science écologiste » se targue d'interconnexions, de transversalité, d'étude de la complexité – ces changements physiques ne seraient-ils pas connectés aux changements de nature climatiques (voire en seraient la « cause »)?

N'étant pas spécialiste du problème écologique dans sa dimension « physique » (ni, d'ailleurs et je le confesse bien volontiers, de manière générale), il est possible que mes questions sur le sujet soient naïves ou qu'elles soient abondamment traitées dans une littérature spécialisée hors de mon champ « d'expertise ». Il n'en reste pas moins qu'« expertise » n'est pas synonyme de « vérité ». Les questions ci-dessus procèdent donc d'un légitime esprit critique et surtout, quelle que soit la réponse qu'on y apporte, leur teneur ne change rien à la vacuité du paradigme écologiste envisagé dans sa dimension politique.

En effet, admettons que jusqu'ici, j'aie purement et simplement tort: l'activité économique est seule responsable de la dégradation avérée de l'environnement, elle est irréversible et aucun mécanisme « écosystémique » de régulation compatible avec la vie humaine(2) ne sera susceptible d'en atténuer les conséquences apocalyptiques.

Pourquoi, dès lors, ne pas tout simplement compter sur l'activité régulatrice de l'homme libre? Parce que l'écologisme ne lui accorde aucune autre place que celle d'une pure et simple nuisance; et qu'en conséquence, s'il est une espèce qui peut dépérir sans préjudice considérable pour la planète, c'est bien la nôtre... Or, la posture écologiste d'un « humain » exogène à l'écosystème est étrange et pour tout dire intenable. Un « pur » écologiste devrait même méditer la réflexion suivante: si l'homme est un animal poussé par sa nature à travailler, produire, consommer et vouloir s'enrichir, au nom de quel principe supérieur de nature, l'écologisme devrait-il l'en empêcher? Autant forcer un lion à manger de l'herbe... L'homme, donc, serait le seul animal à travailler en faveur de sa propre destruction et l'idéologie écologiste serait seule capable de le remettre sur le chemin du bon sens; avatar connu de tous ces intégrismes qui procèdent d'une construction du bien de l'individu malgré lui-même. Posture qui, à l'instar de toutes les idéologies planistes et coercitives, fait de l'écologisme un anti-humanisme radical.

L'homme est, en réalité, partie prenante à l'écosystème et fait preuve, par rapport à ce dernier, de considérables capacités d'adaptation, via une notion fondamentale de sa condition animale: le travail. Dès lors, penser l'homme comme « destructeur d'environnement » est faux. L'homme est un modificateur d'environnement et parfois, d'une manière parfaitement conforme aux aspirations écologistes. C'est ainsi que l'homme est capable de transformer un désert en jardin (voir l'exemple d'Israël), de substituer des matériaux « écologiques » à d'autres, de recréer des espèces disparues, toutes capacités dont l'utilisation est fonction d'une aspiration ou d'un besoin ressentis(3) (par lui...). L'histoire de l'humanité nous enseigne même que l'on peut tout imaginer de lui (donc de nous...). Pourquoi, dès lors, ne pas croire que nous pourrons reboiser les forêts, dessaler les océans, fabriquer de l'eau ou du pétrole, et, de manière générale, trouver une parade technologique aux pénuries qui nous guetteraient prétendument de manière inévitable? Utopie, délire, propos de malade mental? Peut-être. Mais que le lecteur qui m'opposerait ces qualificatifs s'achète une machine à remonter le temps et aille parler du briquet à l'hominien qui attend patiemment l'orage, pour aller cueillir le feu dans les arbres.

« Si l'homme est un animal poussé par sa nature à travailler, produire, consommer et vouloir s'enrichir, au nom de quel principe supérieur de nature, l'écologisme devrait-il l'en empêcher? Autant forcer un lion à manger de l'herbe... »

Le Club de Rome ne néglige pas cette alternative technologique à la « pénurie programmée » qu'il prédit. Mais il y oppose des arguments, pour tout dire, assez peu convaincants: on oscille ici entre mélancolie naïve (du type: « que deviendrons-nous quand nous dépendrons d'usines pour le dessalement de notre eau potable »?) et pseudo-théorisation axée sur la notion d'un emballement technologique destructeur dont on ne saisit pas bien l'inéluctable dynamique (une sorte d'avatar écologiste de la théorie marxiste de l'accumulation du capital mais en moins clairement justifié). Pourquoi ne pas reconnaître, beaucoup plus modestement, que le pouvoir technologique de l'humain – sa capacité d'invention – lui permet non seulement de parer aux effets de tel ou tel appauvrissement écologique mais d'améliorer l'environnement et de l'enrichir par rapport à son état « stationnaire », lorsque besoin est? Même si, à l'instar des écologistes, on peut tout à fait préférer boire de l'eau de source plutôt que de l'eau de mer dessalée et que justement, il y a beaucoup à espérer de la préférence en question...

Vanité épistémologique, fantasmagorie constructiviste, disqualification de l'humain. Si ces travers philosophiques sont, en soi, suffisamment inquiétants pour être relevés, ils sont assez peu impressionnants par rapport aux monstrueuses lacunes conceptuelles et théoriques qui leur sont liées et, plus encore, au projet de société sur lequel ils débouchent.

La dictature écologiste

Il faut lire ce qu'ont écrit les théoriciens du club de Rome pour comprendre la substantifique moelle de l'idéologie écologiste(4). L'idée centrale a été exposée: la croissance économique exponentielle nous conduit au drame planétaire par extinction des ressources vitales de l'humanité. Cette posture – dont certains aspects méritent considération, nous le verrons – bute sur une erreur et une lacune théoriques de fond:

A) Tout le présupposé idéologique de l'écologisme, cela a été « démasqué » plus haut, procède d'une construction théorique tendant à lier le sort de l'individu à une nature dominatrice. Or, le raisonnement repose sur une erreur conceptuelle fondamentale, résidant en la notion de « système stable ». À ce propos, en effet, les théoriciens écologistes font une confusion aussi fréquente qu'invalidante: ils confondent stabilité et immobilité. Sans rentrer dans les détails, le fait qu'un système (un noeud de relations d'interdépendance) évolue (donc, croisse, éventuellement), leur échappe pour ainsi dire totalement: pas de chocs extérieurs, pas d'influence perturbatrice, pas de dynamique endogène, rien ne doit – par pur et simple décret idéologique – troubler la quiétude de l'écosystème rêvé par les ayatollahs de la verdure. Position de principe en contradiction avec la vie même, qui amène nos théoriciens écologistes – dans une sorte d'incohérence épistémologique parfaitement assumée – à vouloir construire un système socio-économique parfaitement... artificiel(5)!

En somme, nos théoriciens écologistes entendent conformer le monde à la conception « équilibrée » (et statique) qu'ils en ont, un peu comme si un théoricien de la concurrence pure et parfaite proposait une politique de mise en conformité du monde réel aux hypothèses de son modèle! Démarche dont procèdent très exactement tous les totalitarismes et qui consiste à adapter la réalité humaine à un monde rêvé, incarnant une sorte de perfection toute personnelle(6)... En fait, penser écologique, c'est penser libéral. Il suffit de lire Hayek pour comprendre qu'un système stable est basé sur des principes de fonctionnement immuables (et endogènes), offrant au système considéré, un maximum de liberté évolutive. De sorte que la stabilité est le contraire de l'immobilité.
B) Entre toutes, pourtant, la faiblesse la plus considérable – fatale, pour tout dire... – de la doctrine écologiste du Club de Rome n'est pas dans son incapacité à conceptualiser la notion de système. Elle réside dans son ignorance absolue du mécanisme des prix comme système de régulation de la rareté. De la sorte, nos théoriciens font reposer leur argumentaire apocalyptique sur des notions telles que « l'offre excédentaire » ou « la demande excédentaire » d'énergie(7)! Nulle allusion à un quelconque dysfonctionnement de la coordination marchande, pas même l'évocation d'une théorie permettant d'expliquer pourquoi, dans le cas de l'énergie, par exemple, le mécanisme des prix ne fonctionnerait pas(8). Non, c'est bien d'ignorance qu'il s'agit ici. Constat d'autant plus saisissant que toute la réflexion écologiste repose sur le concept fondamental de « rareté »; un peu comme si quelqu'un écrivait un traité sur l'attraction terrestre sans jamais avoir entendu parler de la loi de la gravitation... Dès lors, il faut apprendre aux théoriciens de l'écologie planiste que le système des prix libres constitue le « truc » le plus efficace jamais découvert par l'espèce humaine pour réguler l'offre et la demande de biens et services rares. Et qu'en conséquence, à condition qu'aucun système politique ne vienne contrarier le libre exercice de la rationalité humaine (nous y reviendrons), il y a de fortes chances pour que la fluctuation des prix constitue un mécanisme efficace d'autorégulation de la consommation d'énergie.

Cette ignorance est d'ailleurs amusante, car, une fois levée, elle devrait convertir tout écologiste sincère au libéralisme. En effet, si les biens gratuits, tels que l'air et l'eau, deviennent des biens rares (du fait de dégâts écologiques, par exemple), pourquoi ne pas leur appliquer le régime économique qui convient si bien à tous leurs pairs? C'est-à-dire le système des prix libres, selon un mode de coordination marchand, dont il resterait bien entendu à inventer les modalités concrètes.

Et si, justement, les théoriciens du Club de Rome avaient tout simplement « manqué » le libéralisme? C'est possible et si tel est le cas, un peu chagrinant. En effet, lorsqu'on lit dans leur ouvrage une remarque aussi pertinente que celle-ci: « en principe, (et conformément à l'étymologie de ces mots), il ne devrait pas y avoir de conflit entre l'écologie et l'économique: il appartient à celle-là de nous fournir le mode d'approche, le cadre conceptuel pour notre compréhension des rapports mutuels entre systèmes sociaux et systèmes de l'environnement », on reste sur l'impression d'un Ali Baba tournant désespérément autour de sa caverne! Faute d'une connaissance (même superficielle) de l'économie libérale et malgré un certain nombre de remarques intéressantes (tout n'est pas « à jeter »), nos théoriciens verts en sont alors réduits à construire un monde de décrets et de postulats qu'il faut lire pour se persuader que cela ait pu être écrit(9).

Le Club de Rome est-il vraiment passé à côté du libéralisme? Peut-être, pour ceux de ses membres qui seraient sincèrement épris de connaissance et de réflexion. Il n'en reste pas moins que l'écologisme procède d'une ambition politique et qu'il a pour but de convertir un certain nombre de disciples à sa religion. Dès lors, son but est-il de comprendre le lien entre l'homme et son environnement? Non. Il s'agit d'inféoder la liberté individuelle aux dieux « effets de serre », « couche d'ozone », « espèces en voie de disparition » et « fromage de chèvre bio » contre toute logique écosystémique incluant l'humain. Le projet de société du Club de Rome relève donc d'une sorte de polythéisme d'un archaïsme insoutenable, fondé sur une véritable doctrine du sacrifice de l'homme et de sa liberté.

Car le coeur des recommandations écologistes, c'est la « régulation des naissances ». Et oui, nous sommes décidément bien trop nombreux, ce qui, dans la perspective retenue, est parfaitement exact: en considérant l'homme comme une source de dévastations et de gaspillages – et non comme une fin en soi « auto-créatrice » – l'écologisme aspire légitimement à en réguler l'espèce, en en diminuant le nombre d'exemplaires. Pas de manière brutale, bien entendu, il convient d'y mettre les formes. Dès lors, je cite « il faut que les gouvernements se saisissent du problème et prennent l'engagement public de mettre un terme à la croissance démographique – ce qui suppose, en même temps, la fin de l'immigration (sic). Deuxièmement, ils ont à instituer un service national de la population (sic), avec une quadruple vocation: faire connaître [...] l'impérieuse nécessité que les couples n'aient pas plus de deux enfants. Toutes les ressources et les meilleurs talents publicitaires (sic) doivent être mobilisés pour inculquer au public le sens de la responsabilité sociale qu'implique la procréation [...] » (p. 45-46). Passons sur les autres mesures de politique familiale proposées par nos marabouts inspirés (organiser un service public de la contraception et de l'avortement)... Et distrayons-nous lorsque, plus loin, ils réalisent soudainement ce qu'ils sont en train de raconter: « il va de soi que si les couples continuaient d'avoir des familles allant au-delà du taux de remplacement, la liberté de la contraception serait parfaitement vaine. Mais en raison même de notre ignorance (sic), nous ne nous sentons pas en mesure de préconiser aucune de ces contraintes socio-économiques qui, en tant que telles, sembleraient devoir être plus efficaces, avec l'inconvénient majeur de paraître, aux yeux de beaucoup, indûment coercitives (sic) ».

Bref, la Chine communiste mais aussi un certain nombre de dictatures afro-marxistes ayant pratiqué intensivement le regroupement/contrôle des populations – dans des conditions de déportation d'une rare efficacité, en termes de « régulation » – tels seraient les paradis de la société écologiste? Quant aux autres recommandations et aspirations des théoriciens du Club de Rome, citons pêle-mêle l'organisation de nos sociétés en petites communautés(10) (bref, transformer un New-Yorkais en Pygmée) et le recours à l'impôt tous azimuts (sur les matières premières, l'énergie et un amusant impôt d'amortissement sur les produits non durables...), seule solution envisagée par nos théoriciens pour réguler l'offre et la demande de biens rares.

Heureusement, sans doute, la plupart des « propositions » susmentionnées relèvent de la folie furieuse. Récemment, j'ai même entendu que pour préserver la banquise, il fallait que nos sociétés diminuent leur consommation d'énergie de 75%! À ce tarif, il ne nous resterait plus qu'à souhaiter qu'il fasse chaud en hiver... Mais bien sûr, dire « il faut diminuer notre consommation d'énergie de 75% », cela relève d'une pure et simple inconséquence.

D'autres propositions sont, hélas, abondamment pratiquées, et, en conséquence, autrement plus dangereuses. Nos sociétés semblent habituées à ce que l'impôt et la réglementation constituent d'acceptables remèdes à nos « problèmes » divers et variés. On feint même d'oublier que l'impôt procède d'un parfait asservissement de l'individu. Mais si, encore, il arrivait aux « méthodes » brutales de planification et de réglementation centralisées d'être efficaces, peut-être pourrait-on se consoler. Faisons ici un très bref détour par une faiblesse académique que beaucoup d'économistes devraient méditer: l'économie non libérale (c'est-à-dire la « science normale »?) dédie son programme de recherche aux dysfonctionnements divers et variés du « marché libre ». L'analyse des « faiblesses » du marché me semble, pour tout dire, utile et stimulante. Mais l'erreur – épistémologiquement impardonnable – consiste en la posture axiomatique suivante: lorsque le marché ne « fonctionne pas » (pour qui?), c'est à l'État d'en « corriger les erreurs »... Mais pourquoi? Au nom de quoi les théories économiques non libérales se passeraient-elles d'une analyse sérieuse des faiblesses de l'organisation étatiste de l'économie?

L'écologisme ne déroge évidemment pas à ce raccourci idéologique, qui est une impasse. Dès lors, c'est entendu, l'impôt serait un remède efficace pour lutter contre la dégradation de l'environnement. Et les coûts bureaucratiques (c'est-à-dire le gaspillage de ressources) que cela induit? Et les faiblesses de la régulation étatique en termes d'information et d'incitations? Et la fraude, et les détournements? Et les considérables effets pervers du prélèvement fiscal sur l'ensemble de l'économie (ne parlons pas de justice individuelle, cela n'a bien sûr aucun intérêt)? Et de manière encore plus fondamentale, quid de l'impossibilité logique qu'il y a, pour quelque administration que ce soit, à peser sur des enchaînements aussi complexes et flous que ceux prétendument modélisés (et soi-disant maîtrisés) par, entre autres, la théorie écologiste (le fameux « en raison même de notre ignorance » que confessent volontiers nos théoriciens...)?

Le projet politique de l'écologisme doit donc être pris pour ce qu'il est: une pure et simple ambition de dictature, radicalement incompatible avec les principes d'un humanisme ne serait-ce que « modéré ». Est-ce à dire que la problématique écologique ne vaut rien? Absolument pas. Et le lecteur qui, par principe hostile aux idées que je défends, n'en serait pas moins ouvert à la discussion se consolera sans doute au vu des développements proposés dans un prochain article: l'écologie et le libéralisme ne sont pas seulement conciliables, ils sont consubstantiels l'un à l'autre. Et de ce point de vue, il faut rendre au Club de Rome ce qui lui appartient. Outre que nos auteurs ont bien entrevu le lien écologie-économie, la cible qu'ils visent dans leur ouvrage n'est pas explicitement le capitalisme libéral mais plutôt le concept de « croissance » (l'assimilation des deux ne fait toutefois guère de doutes). Cible qui ne manque pas de pertinence mais qui devrait amener tout écologiste sincère à concentrer sa critique sur tout ce que nos économies doivent à l'étatisme, de droite (nationalisme économique) comme de gauche (socialisme). Et à militer en conséquence en faveur d'une libération(11) intégrale de nos économies.


1. L'environnement, en l'occurrence, c'est ce qui entoure l'humain, et non l'inverse. Ce que nombre de militants écologistes ont un peu tendance à oublier... >>
2. Sans insister, ce postulat est en soi ridicule: nul ne peut prévoir les adaptations biologiques « ad hoc » d'une espèce à son environnement (ce qu'on appelle « l'accommodation»). >>
3. Et d'autant mieux assouvi qu'il n'est pas la cible d'un quelconque terrorisme vert. >>
4. Nous renvoyons ici le lecteur à l'ouvrage suivant: E. Goldsmith et alii, Changer ou disparaître, Fayard, Paris, 1972. >>
5. En fait, à l'examen du propos écologiste relatif à la notion de système, de deux choses l'une: 1) soit, comme je le dis, la notion même d'évolution leur échappe (disons qu'elle se limite pour eux à l'auto-reproduction); 2) soit les théoriciens écologistes ne réalisent aucunement à quel point leurs recommandations sont en contradiction flagrante avec la construction d'un système stable (encore que leurs réserves, à l'évocation de certaines de leurs recommandations mêmes, laissent ici poindre la possibilité d'un doute...). >>
6. Bien entendu, le modèle de la concurrence pure et parfaite a d'immenses vertus pédagogiques et il est dommage que les théoriciens écologistes n'en aient manifestement jamais pris connaissance. Mais c'est peu dire que ses hypothèses de structure économique ne correspondent pas à la réalité de ce que sont la production, la consommation et la décision humaines. >>
7. Espérons que l'ouvrage de référence étant écrit en 1972, le choc pétrolier de 1973 ait eu, sur leur pensée, de consistantes vertus pédagogiques... >>
8. De telles théories existent pour d'autres biens et services (peu convaincantes mais ceci est hors de propos, ici). Notons qu'il existe bien entendu un cas où la coordination marchande perd beaucoup de son efficacité: lorsqu'elle est entravée par des réglementations publiques... >>
9. Je veux dire, dans un livre aux prétentions académiques affirmées. En bande dessinée, cela passerait au contraire très bien. >>
10. Nous verrons toutefois que lorsqu'elle procède d'une société libre, cette aspiration n'est pas forcément absurde. >>
11. Le terme de « libéralisation », usuellement employé, est en effet impropre: on ne « libéralise » pas une économie (car la liberté n'est pas dans la politique mais dans la nature de l'homme). On la libère simplement, ce qui signifie qu'on la « désétatise ». >>


Source : http://www.quebecoislibre.org/030927-8.htm



Une équipe de l'Université de Californie sur Sud, dirigée  par le biologiste Lowell Scott, a déterminé que la fin de l'âge glaciaire n'avait PAS été provoqué par le CO2. 

Selon cette étude publiée en octobre prochain dans le magazine spécialisé Science, la température des mers auraient augmenté quelques 1'300 années avant une augmentation semblable du CO2 dans l'atmosphère. 

En résumé : l'augmentation du CO2 suit un réchauffement naturel de la planète (dû au soleil), plutôt que le cause. Le CO2 est non coupable. 

Parole au professeur Lowell Scott : "On dit continuellement que la correspondance entre le réchauffement climatique et le CO2 se vérifie dans les données des glaciers. Vous ne pouvez plus affirmer de telles choses."



Petite leçon de géophysique. On nous montre tous ces icebergs de l'Antarctique qui s'effondrent, en nous disant qu'ils fondent à cause du réchauffement climatique dû-aux-émissions-de-notre-race-perverse.

C'est vrai pour l'Arctique - ils fondent à cause de l'activité solaire cyclique-, mais à l'autre hémisphère, c'est nettement moins vrai.

En réalité, ce que l'on appelle des chutes d'iceberg, en Antarctique, vient de l'EXPANSION de la calotte glacière. Quand l'iceberg commence à charier trop de matériel, une partie s'effondre. En Antarctique, il ne fond pas, au contraire. 

Hé oui, mesdames messieurs, parce qu'en Antarctique, nos amis les icebergs se les gèlent, si vous me passez l'expression. On y connaît l'une des périodes les plus 
froides depuis 1975.
 
En 2007, les icebergs de l'Antarctique ne se sont jamais autant étendus depuis qu'on les observe. 


 

LISEZ LE rapport SUR LE MYTHE DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

 
Vous croyez au réchauffement climatique provoqué par le CO2 ? 

97% des émissions de CO2 sont
naturelles (volcans,nuages,animaux) - il est donc de votre devoir de détruire notre planète coupable


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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 23:50
Besancenot & Guevara (presidential campaign, March 2007)Comment la Révolution française explique et justifie avec éclat l’héroïque histoire de la révolution russe, Ernest Labrousse (historien, titre de L’Humanité, 6 novembre 1921)

Apologie de l’homme de main de Castro par un certain facteur de Neuilly

Béatification (certes relancée par un quelque peu distrait président) du soi-disant “résistant” Guy Môquet

Silence radio sur le défaitisme révolutionnaire et les compromissions de juin 40, les basses oeuvres, le financement et la collaboration active avec Moscou pendant toute la Guerre froide …

Non-reconnaissance de la famine organisée d’Ukraine (Holodomor) …

Non-réaction suite aux manifestations (1 mort, 44 blessés) et l’attaque informatique qui ont suivi le déboulonnage, dans la capitale estonienne, du monument au “soldat libérateur soviétique” …

Ou devant la multiplication des provocations dignes de la Guerre froide ainsi que le “refus de toutes les repentances” de l’ex-chef du KGB en train de s’incruster au-delà de ses mandats légaux à la tête de la Russie …

On l’a compris, en ce 90e anniversaire de la tristement fameuse “Révolution d’Octobre” qui, calendrier julien oblige, eut lieu en novembre …

Ce n’est pas du pays auto-proclamé des droits de l’homme où, malgré ses derniers 2% aux présidentielles (6 avec sa “relève” trotsko), la nostalgie pour “le grand soir” (avec tout ce qu’elle charrie d’anti-américanisme rotulien à la fois politique et culturel) est encore bien présente, notamment dans nombre de milieux intellectuels, qu’il faut attendre le véritable bilan de la plus funeste et sanglante idéologie de l’histoire.

Mais à nouveau, comme le montre le tour d’horizon de La Croix de ce matin, des premiers concernés, nos voisins d’ex-Europe communiste, qui tentent, tant bien que mal et le plus souvent sans nous, de gérer ce lourd héritage …

Mémoire contre mémoire dans l’ex-URSS
La Croix
Alain GUILLEMOLES

90 ans après la révolution d’Octobre, les anciennes républiques soviétiques se partagent entre celles qui refusent toute remise en question et celles qui instruisent le procès du communisme.

Les unes campent sur leurs certitudes. Les autres revisitent le passé. Quatre-vingt-dix ans après la « grande révolution d’octobre », les pays issus de l’URSS réagissent en ordre dispersé et portent sur leurs années communistes un regard bien différent.

Quelques-unes des républiques nouvellement indépendantes de l’ex-URSS s’engagent dans une relecture de la période soviétique (1917-1991). C’est, par exemple, le cas de l’Ukraine sous l’impulsion du président Viktor Iouchtchenko, nationaliste modéré arrivé au pouvoir début 2005. Il s’est placé à la tête d’une campagne internationale visant à faire reconnaître comme un génocide la famine organisée, connue en Ukraine sous le nom de Holodomor.

Au début des années 1930, de 5 à 7 millions de paysans ukrainiens ont été tués par la faim, tandis que les brigades bolcheviques confisquaient le blé dans les campagnes. Il fut longtemps interdit d’évoquer cet épisode. Mais le nouveau pouvoir ukrainien est bien décidé à promouvoir sa reconnaissance comme l’un des grands drames du XXe siècle.

D’anciens membres de l’UPA décorés

La recherche historique a commencé, en Ukraine, sur le sujet. Un musée-mémorial doit être construit, un jour annuel de commémoration est organisé. La diplomatie ukrainienne a déjà obtenu une reconnaissance officielle des Parlements canadien, argentin, polonais et même du Congrès des États-Unis depuis 2003. Une proposition de loi circule également à l’Assemblée nationale française, déposée par le député du Nord Christian Vaneste (UMP).

De la même façon, Viktor Iouchtchenko a entrepris de faire reconnaître le statut d’anciens combattants aux soldats de l’UPA, l’armée insurrectionnelle ukrainienne qui s’est battue, dans l’Ouest, contre les Soviétiques jusque dans les années 1960. Elle a compté plus de 100 000 membres, dont la moitié a été tuée par l’armée soviétique.

Le régime communisme avait fait d’eux des criminels. Le 14 octobre dernier, le président ukrainien a décoré d’anciens membres de l’UPA, provoquant des manifestations organisées par les communistes à Kiev. Il y a eu une dizaine de blessés et une cinquantaine d’arrestations.

La Russie semble vouloir incarner la continuité

Ces batailles à propos de la mémoire sont parfois source de confrontations encore plus violentes. En Estonie, le gouvernement a donné l’ordre en avril dernier de démonter le monument au soldat libérateur soviétique érigé en 1947 au centre de Tallinn, la capitale.

Dans la nuit, les affrontements qui ont suivi la manifestation ont fait un mort et 44 blessés, dont 13 policiers. Un peu plus tôt, le porte-parole du ministère russe des affaires étrangères avait qualifié le déplacement de cette statue d’acte « blasphématoire et inhumain » tandis que le président de la Douma russe demandait la rupture des relations diplomatiques avec l’Estonie.

La Russie supporte en effet très mal toute remise en question du passé soviétique. Comme si elle prétendait incarner une forme de continuité. Dans la Russie de Poutine, le Parti communiste fait pourtant ses scores électoraux les plus bas depuis la fin de l’URSS. Mais le président russe joue en permanence d’une certaine forme d’ambiguïté, tentant d’incarner une impossible synthèse qui glorifie à la fois la Russie des tsars et celle des bolcheviks. Il est le président de la fierté nationale retrouvée.

Poutine se veut le président de tous les Russes

Alors il peut à la fois décorer l’écrivain anticommuniste Alexandre Soljenitsyne puis affirmer que l’effondrement de l’URSS fut « la plus grande catastrophe du XXe siècle ». Il peut approuver le retour des restes du général russe blanc Denikine vers sa terre natale et conserver dans son bureau le buste de Felix Djerzinski, le fondateur de la Tchéka, la police secrète qui fut l’ancêtre du KGB.

Vladimir Poutine se veut le président de tous les Russes ; descendant des rouges comme des blancs. Il incarne le refus de toutes les repentances. Avec lui, le mausolée de Lénine est demeuré sur la place Rouge. La Russie a célébré le soixantième anniversaire de la fin de la « Grande Guerre patriotique », le 9 mai 2005, en évitant soigneusement tout ce qui aurait pu écorner la figure de Staline.

Et toute recherche sur Katyn s’est arrêtée : les dossiers qui concernent ce massacre des officiers polonais par l’Armée rouge, au début de la Seconde Guerre mondiale, sont retournés aux archives. Ils ne sont pas près d’en ressortir.

Entre l’attitude de l’Ukraine ou des pays Baltes, qui optent pour un retour sur le passé, et l’attitude de la Russie, qui s’y oppose, il existe une troisième voie : celle des pays d’Asie centrale ou de l’Azerbaïdjan. Ici, on considère que les années communistes font partie d’une histoire subie.

Les nouvelles autorités nationales s’exonèrent donc par avance de toutes responsabilités pour les crimes commis au temps du communisme. Et peu importe si les dirigeants d’aujourd’hui sont d’anciens chefs du Parti communiste local, voire d’anciens hauts responsables du KGB comme Gaïdar Aliev, père et prédécesseur à son poste de l’actuel président d’Azerbaïdjan.

Le retour sur la période communiste se fait en ordre dispersé
En Asie centrale, de nouvelles dynasties sont en passe de se constituer. Elles s’appuient sur le culte de personnages à nouveau exhumés de l’histoire, à l’exemple de Tamerlan, dont une immense statue a été édifiée à Tachkent, capitale d’Ouzbekistan, remplaçant l’ancienne statue de Lénine, de façon à rendre aux Ouzbeks le sentiment d’une fierté retrouvée. De Tamerlan, on retient la figure du modernisateur, plus que du conquérant.

Au Turkménistan, le culte de la personnalité s’organise plutôt autour de l’ancien président Saparmurat Niazov, mort au printemps dernier. Cet ancien dirigeant communiste s’était proclamé « Turkmenbashi », le « Père de tous les Turkmènes ». Il avait changé le nom des mois du calendrier pour les remplacer par le prénom de sa mère ou de ses proches.

Il se voulait l’unique inspirateur d’une nouvelle idéologie nationale, au point d’avoir fait construire, dans la capitale, une statue de 12 mètres de haut, dorée à l’or fin, et qui tourne sur son socle en fonction de la course du soleil. Ici, une nouvelle figure autocratique s’est substituée aux anciennes, évitant toute remise en question.

Dans l’ancienne URSS, le retour sur la période communiste se fait donc en ordre dispersé, plus lentement qu’en Europe centrale. Des musées de la terreur communiste ont vu le jour en Roumanie, Hongrie… Ils ont eu le soutien des gouvernements. En Russie, quelques associations comme Mémorial ou la fondation Sakharov tentent de soutenir des recherches historiques sur les répressions.

Elles tentent aussi d’obtenir la création de monuments en hommage aux victimes du goulag, l’organisation d’expositions, l’édition de livres… Mais ces associations n’ont aucun soutien des pouvoirs publics. Quand leur travail n’est pas entravé. Aujourd’hui, la Russie n’a pas encore envie de se pencher sur la période communiste, trop préoccupée de son redressement économique et de son retour sur la scène mondiale. L’humeur n’est pas à l’autocritique. Cela viendra peut-être pour le centième anniversaire de la révolution d’Octobre. En 2017…


Anti-christianisme: Les athées commettent bien des abominations au nom de l’athéisme, M. Dawkins! (Atheists do indeed do evil things in the name of atheism)

 

Godless Communists

Retour, en ce 90e anniversaire de la tristement fameuse “Révolution d’Octobre” (qui, calendrier julien oblige, eut lieu en novembre) …

Sur les élucubrations des nouveaux chantres de l’antichristianisme (pardon: de l’athéisme!) …

Avec, dans la Croix de ce matin, un petit bilan de quelques unes des joyeusetés commises au nom justement… de la science (pardon: du matérialisme scientifique) et de la lutte contre la religion!

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Heureux 90e anniversaire à l’anti-Sovietchik No.1! (Happy birthday to the man who buried the Soviets!)

 Robert ConquestLes révolutionnaires russes  imitent volontairement et sciemment les révolutionnaires français. Ils sont animés du même esprit. Ils se meuvent au milieu des mêmes problèmes dans une atmosphère analogue. Albert Mathiez (”Le Bolchévisme et le Jacobinisme”, 1920)

En ce 90e anniversaire de la République d’octobre …

Comment ne pas avoir une petite pensée pour celui qui, à la fois dans ses livres et via ses discours pour Thatcher et Reagan et donc contre la plupart de ses collègues, en fut (comme en témoigne son surnom, des Soviétiques eux-mêmes, d’anti-Sovietchik No. 1!) le plus formidable et précoce dénonciateur?

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90e Anniversaire de la Révolution d’octobre: La face cachée des procès de Moscou (How the show trials covered up for the Great Terror)

Lenin & StalinEpurer la terre russe de tous les insectes nuisibles, des puces (les filous), des punaises (les riches), etc. Lénine (”Comment organiser l’émulation”, décembre 1917)

En ce 90e jour-anniversaire du début de la Révolution d’octobre …

Retour sur la tristement fameuse Grande Terreur” (selon les termes de Robert Conquest, à l’image de la Grande Terreur de l’été 1794), appelée aussi pudiquement les “Grandes Purges”, qui, derrière le rideau de fumée des procès de Moscou, vit la mise en oeuvre, selon les mots de l’historien Nicolas Werth (”Les crimes cachés du communisme”, L’Histoire, oct. 2007), du “plus grand massacre d’Etat jamais mis en œuvre en Europe en temps de paix”.

Car en effet, derrière l’élimination hautement médiatisée des élites bolchéviques (Armée, cadres des administrations et grandes entreprises d’Etat, cadres politiques régionaux et locaux arrêtés par centaines de milliers, dont la moitié exécutés) dénoncée plus tard par le très partiel Rapport secret Krhouchtchev de 1956, eurent lieu des “opérations répressives secrètes de masse” qui ne furent révèlées qu’après la chute de l’URSS et l’ouverture des archives au début des années 90.

Soit sur une période de 16 mois (d’août 1937 à novembre 1938) l’exécution d’une balle dans la nuque de quelque 750 000 citoyens russes (50 000 par mois ou 1600 par jour) et plus de 800 000 envoyés au goulag.

Avec une dizaine d’opérations hautement secrètes d’élimination des ex-koulaks et membres du clergé et de l’Ancien Régime ou de partis non bolchéviques mais aussi de diverses “nationalités” (citoyens soviétiques, ex-prisonniers ou réfugiés voire expatriés d’Allemagne, Pologne, Mandchourie, Lettonie, Finlande, Grèce, Estonie, Roumanie).

Le tout largement complété par, quotas et surenchère obligent, par tout ce qu’on pouvait ramasser de marginaux ou déviants sociaux (ne fallait-il pas éliminer les “éléments socialement - et plus tard ethniquement - nuisibles“, issus d’ailleurs pour la plupart des bouleversements des années précédentes?) ramassés sur les marchés et dans les gares qui rappellent étrangement les premiers gazages à but eugénique des malades mentaux lancés dans l’Allemagne nazie peu de temps après …

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Idiots utiles: 90 ans après Lénine, Durantysme pas mort! (90 years on, useful idiotism alive and kicking)

Useful idiotsLénine les appelait “idiots utiles,” ces gens qui, dans les démocraties libérales, apportaient leur soutien moral et matériel à une idéologie totalitaire tissant ainsi en fait la corde pour les pendre. Pourquoi des gens qui bénéficiaient de la liberté et de la prospérité oeuvraient avec tant de passion à leur destruction est une question fascinante, alors comme aujourd’hui. A présent, les idiots utiles se retrouvent parmi les chantres de l’apaisement, de l’anti-américanisme pavlovien et de l’idéalisme sentimental qui tentent d’empêcher les réponses nécessaires à une autre idéologie liberticide - l’Islam radical. Bruce S. Thornton

En cet anniversaire de la Révolution d’octobre

Retour, avec le Washington Times, Thomas Sowell et Bruce Thornton, sur cet accessoire indispensable de toute tyrannie réussie, les fameux idiots utiles, qui, 90 ans après Lénine n’ont pas pris une ride.

Et ce que la révolution soit bolchévique, maoïste, castriste ou à présent islamique …

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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 23:47

Les récentes révélations des archives soviétiques et des pays de l'est le prouvent sans discussion : le communisme et le nazisme sont de même nature. Les deux idéologies, d'après l'historien Alain Besançon, se donnent comme objectif de parvenir à une société parfaite en arrachant le principe mauvais qui lui fait obstacle. D'un côté, les "races inférieures", de l'autre les "capitalistes" et assimilés. Pour créer l'homme nouveau, les deux régimes n'hésiteront pas à légitimer le meurtre de masse, à déporter les peuple, à affamer des régions entières.

Communisme, nazisme, touts les régimes totalitaires usent des mêmes méthodes. Embrigadement des jeunes, propagande dès l'école, militarisation de la société, culte de la personnalité du chef, suppression des libertés individuelles, traque systématique et sans scrupule des opposants, répression aveugle et sans pitié, etc. L'objectif : asservir complètement le peuple, pour en faire ce que l'on veut. Le résultat, on le connaît...

Défilé militaire pour vénérer Lénine, et rappeler son entier dévoument et sa soumission.


Les grands esprits se rencontrent ... les grands criminels aussi !

Dès la fin de la guerre d'Espagne en 1939, nazis et communistes se rencontrent avant de passer des accords politico-militaires. Le pacte germano-soviétique est signé le 24 août 1939, en présence d'Adolf Hitler et de Molotov, bras-droit de Staline.
Les nouveaux alliés envahissent quelques jours plus tard la Pologne et la martyrisent. La Gestapo et le NKVD échangent leurs informations pour traquer les élites et tous les patriotes polonais et baltes, puis finlandais et roumains. En occident, les partis communistes obéissent à la nouvelle ligne de Staline et sabotent l'outil de production militaire.

Bien après la guerre, Staline faisait encore déporter des juifs

En 1942, une note interne du comité central, commandée par le maître du Kremlin, deénonce "la place dominante des juifs dans les milieux artistiques, littéraires et journalistiques". En 1949, Staline ordonne l'arrestation et la déporation de centaines d'intellectuels juifs, coupables d'alimenter la propagande anti-soviétique. Le prétendu "complot des blouses blanches" contre les dignitaires du régime visera à mener une nouvelle purge sanglante contre les juifs, que seule la mort du dictateur en 1953 évitera.

Deux poids deux mesures ?

Aujourd'hui pourtant, force est de constater que le traitement qui est consacré aux deux régimes dans les médias est loin d'être équivalent. Pour ces 7 dernières années, "le monde" a consacré 480 articles au nazisme (dont on parle depuis 50 ans), et seulement 7 au communisme (dont on parle depuis la chute du mur de Berlin). Auschwitz a fait l'obet de 105 articles, et pas un seul n'a été consacré au génocide de la paysannerie ukrainienne qui a fait 6 millions de morts. Pourquoi cet incroyable silence ? Pourquoi cet intolérable indulgence à l'égard du communisme ?


national-socialisme et socialisme, un regard hémiplégique

Pourquoi, se demande alors Alain Besançon, une telle différence de traitement entre ces deux formes de totalitarisme (« ces deux jumeaux hétérozygotes » selon Pierre Chaunu) ?

Dans la plupart des pays sortis du communisme, il n’a pas été question de châtier les responsables qui avaient tué, privé de liberté, ruiné, abruti leurs sujets et cela pendant deux ou trois générations. Sauf en Allemagne de l’Est et en république Tchèque, les communistes ont été autorisés à rester dans le jeu politique, ce qui leur a permis de reprendre ça et la le pouvoir. En Russie et dans d’autres républiques, le personnel diplomatique et policier est resté en place. En Occident, cette amnistie de fait a été jugée favorablement. On a comparé la confirmation de la nomenklatura à l’évolution thermidorienne des anciens Jacobins. Depuis peu, nos média reparlent même de « l’épopée du communisme » et le passé kominternien du PCF ne l’empêche nullement, avec ses avatars alter mondialistes anti libéraux et autres, d’être accepté dans le sein de la démocratie Française (on peut même voir un ministre de l’intérieur ferrailler pour faire admettre dans le jeu politique une faction communiste ouvertement révolutionnaire et anti démocratique par nature…)

Besançon avance plusieurs explications :

-         « le nazisme est mieux connu que le communisme, parce que le placard aux cadavres à été ouvert par les troupes alliées » et que plusieurs peuples européens en ont eu une expérience directe. Le crime nazi est repérable, flagrant, contrairement au goulag ou au laogaï qui restent enveloppés de brouillard et demeurent indirectement connus.

-         « le peuple juif a pris en charge la mémoire de la shoah. C’était à la fois une obligation morale et religieuse. » Nul équivalent concernant les crimes communistes compte tenu, notamment , de la multitude de peuples victimes de l’idéologie communiste.

-         « La guerre, en nouant une alliance militaire entre les démocraties et l’URSS, a affaibli les défenses immunitaires occidentales contre l’idée communiste , pourtant très fortes au moment du pacte Hitler Staline, et provoqué une sorte de blocage intellectuel. » L’héroïsme militaire soviétique prenait le pas sur l’idéologie communiste, mise en réserve. Plus encore, les soviétiques firent partie des vainqueurs et, à ce titre, figurèrent parmi les juges à Nuremberg. Et, à la différence de l’Europe orientale, l’Europe occidentale n’a pas eu l’expérience directe de l’arrivée de l’arrivée rouge, qui fut considérée comme libératrice au même titre que les autres armées alliées, ce que ne ressentaient bien sur ni les Baltes, ni les Polonais…

-         « un des grands succès du régime soviétique est d’avoir diffusé et imposé sa propre classification idéologique des régimes politiques modernes : Lénine les ramenait à l’opposition entre socialisme et capitalisme. Encore actuellement dans les livres d’histoire scolaire, on trouve le classement suivant : régime soviétique, démocraties libérales, fascismes (nazisme, fascisme italien stricto sensu  et franquisme), distinct du classement correct développé par Anna Arendt dés 1951, c’est à dire : ensembles, les deux seuls régimes totalitaires (communisme et nazisme), les régimes libéraux, les régimes autoritaires (Italie, Espagne, Hongrie, Amérique latine) qui relèvent des catégories classiques de la dictature et de la tyrannie, répertoriées depuis Aristote. »

-         la faiblesse des groupes capables de conserver la mémoire du communisme : le nazisme à duré douze ans, le communisme européen, selon les pays entre 50 et 70 ans. La durée ayant un effet auto amnistiant. Durant ce temps immense, la société civile a été atomisée, les élites ont été successivement détruites en profondeur, remplacées, rééduquées. La plupart de ceux qui auraient été en mesure de penser, et donc de dresser le bilan de cette expérience tragique, ont été privés de connaître leur histoire et ont perdu leurs capacités d’analyse. « Rien n’est si problématique, après la dissolution d’un régime totalitaire, que la reconstitution dans le peuple d’une conscience morale et d’une capacité intellectuelle normale. »

Toutes citations extraites de « Le malheur du siècle », d’Alain Besançon, Perrin 1998.

 

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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 23:47

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Par Claude Moniquet   
8 octobre 2007
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ESISC — Le retour de la terreur en Algérie prouve à quel point le terrorisme islamique peut se montrer opportuniste et comment il entend exploiter les faiblesses – réelles ou supposées – des “régimes impies” qu’il combat. Car si les attentats spectaculaires sont revenus sur le devant de la scène, c’est certainement autant en fonction d’un agenda interne et purement national que pour s’inscrire dans une stratégie globale.

Sur cette stratégie globale, nous n’insisterons pas. On a assez souligné, ici, le fait que l’installation d’une troisième zone de Djihad – après l’Afghanistan et l’Irak – surtout si près de l’Europe (et donc apte à menacer directement celle-ci) représentait un intérêt pour la mouvance al-Qaïda.

Mais l’Algérie n’a pas été choisie au hasard et “al-Qaïda dans les Etats islamiques du Maghreb” porte bien mal son nom et devrait plutôt s’appeler al-Qaïda en Algérie, car c’est bien ce pays qui, aujourd’hui, est le maillon faible sécuritaire du Maghreb.

Certes, demain, des bombes peuvent exploser au Maroc ou en Tunisie mais elles ne changeront rien à la réalité: même si le malaise islamiste et l’influence djihadiste ont augmenté dans ces deux pays, l’un, le Maroc, est engagé dans des réformes démocratiques et économiques qui modifient profondément son apparence, et l’autre, la Tunisie, réussit son pari économique de développement tout en contrôlant aussi parfaitement que possible la sphère sécuritaire. Quant à la Mauritanie et à la Libye, ce n’est pas leur faire insulte que d’estimer que leur déstabilisation serait de peu d’influence sur la région tant leur position est marginale, en termes de populations comme en termes politiques et même économiques. Il en va tout autrement de l’Algérie, énorme exportateur de gaz et de pétrole et peuplé de 32 millions d’habitants.

Las, l’Algérie de 2007 ressemble fort à celle du début des années quatre-vingt-dix: bloquée dans une crise sociale sans fin – paradoxe indéfendable: étant l’un des pays les plus riches d’Afrique, l’Algérie laisse aujourd’hui sa population survivre dans des conditions lamentables – et a une très large tendance à rejeter toutes les fautes sur le passé colonial qui l’aurait empêchée de se développer. Si l’on considère que le pays est indépendant depuis plus de 45 ans et que l’immense majorité de ses citoyens n’a jamais connu cette période maudite, il y aurait de quoi sourire si la situation n’était pas tragique.

Le pire, certainement – et le plus prometteur pour les islamistes – est que le pouvoir est en situation de vacances de fait. Ce n’est pas dévoiler un secret d’Etat que de dire que la santé du président Bouteflika laisse gravement à désirer, ce qui explique ses nombreuses absences, dans toutes les acceptions de ce terme. Le Calife, pardon, le Président règne, certes, mais, de fait, il ne gouverne plus. Ou peu. Le pouvoir étant structuré comme il l’est à Alger, les clans qui entourent la présidence – la haute hiérarchie militaire, le FLN, le lobby technico-pétrolier pour n’en citer que trois, mais l’on pourrait aussi évoquer les “pro-Français”, les “pro-Américains” et même, maintenant, les “pro-Russes”, regroupés autour du ministre de l’Intérieur, M. Yazid Zerhouni, grand admirateur de Vladimir Poutine et de son modèle d’Etat fort - se déchirent depuis des mois pour lui trouver un éventuel successeur. En vain.

Les mêmes, sentant le terrain se dérober sous leurs pieds, ont tendance à concentrer beaucoup d’énergie sur la recherche ou l’entretien de basesarrières – le plus souvent, dans le seizième arrondissement de Paris… – qui pourraient se révéler vitales pour leur survie si les choses tournaient vraiment mal. Il en résulte qu’une énergie considérable est perdue dans des négociations de faction et des arrangements d’arrière boutique. On remarquera encore que la mouvance islamiste a tellement bien compris que le président Bouteflika était peut-être, aujourd’hui, la dernière clé de voûte d’un système fragilisé que, le 6 septembre dernier, elle n’a pas hésité à essayer de s’en prendre au Président lui-même lors d’un attentat qui a tourné au carnage (une vingtaine de morts et 107 blessés) à Batna. Le calcul est clair: “tentons de hâter la venue du moment historique qui verra le régime totalement déstabilisé et plus fragilisé que jamais”.

Pendant ce temps, le pays n’est pas ou peu gouverné. En témoigne entre autres le fait qu’aucun successeur n’a été nommé pour remplacer feu le général Smaïn Lamari, décédé le 27 août, et qui, en sa qualité de numéro deux du Département de la Sécurité et du Renseignement (DRS), occupait une place centrale dans la lutte contre le terrorisme.

La nature a horreur du vide. Et la mouvance islamiste a fort bien compris qu’en concentrant son énergie pour frapper maintenant, à coups si possible redoublés, elle pouvait profiter de ce moment historique voire amplifier la crise. Que se passerait-il, par exemple, si demain, des expatriés, de préférence français, étaient enlevés et assassinés devant les caméras, à la mode irakienne? Chacun connaît la réponse à cette question.

Or, étant donné son importance propre et son poids énergétique, si l’Algérie bascule dans une nouvelle crise telle que celle qui l’a ensanglantée dans les années quatre-vingt-dix, c’est tout le Maghreb qui tremblera et l’Europe en subira, durement, le contrecoup. Pour cette raison, au moins, il faut, aujourd’hui, aider Alger – comme il faut conforter Rabat et Tunis – à dépasser ce cap dangereux et retrouver la stabilité menacée. Il importe donc de garder son calme, de rester en Algérie, bien entendu, mais aussi de faire comprendre à ceux qui sont au pouvoir à Alger que c’est à eux de reprendre l’initiative.

Pas seulement par la répression, indispensable au demeurant, mais également par des réformes intelligentes et nécessaires. Celles que le pays attend depuis plus de vingt ans.


Claude Moniquet, président de l’ESISC, est Senior Fellow à l’Atlantis Institute



Al-Qaida au Maghreb Islamique à l'automne 2007
L’Algérie a été frappée de plein fouet par deux attentats meurtriers, les 6 et 8 septembre derniers, causant la mort de plus de 52 personnes. Toutefois ces actions peuvent être analysées davantage comme un aveu de faiblesse que comme une preuve de bonne santé du mouvement Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI)1. Les attentats suicide de Batna et de Dellys2 ont été le fait de kamikazes, c’est-à-dire d’une méthode importée depuis peu en Algérie, vraisemblablement par des activistes de retour d’Irak. L’utilisation de cette tactique prouve que les membres d’AQMI ont de plus en plus de mal à monter des opérations de guérilla comme ils le faisaient par le passé. Cela est du en grande partie au fait qu’à l’été 2007, AQMI a connu des revers importants sur le sol algérien. Cependant, ce net affaiblissement ne diminue en rien la menace terroriste que fait peser ce mouvement islamique radical, aussi bien en Algérie que sur les intérêts français à l’étranger, et plus encore, sur le sol national. En effet, étrillé en Algérie, AQMI peut très bien se refaire une légitimité en déclenchant des actions terroristes spectaculaires à l’étranger, et plus particulièrement en Europe et dans les autres pays du Maghreb.

Une importante série de revers

Le 30 juillet, les forces de sécurité algériennes abattent un des cerveaux d’AQMI dans la région d’Iboudranène, près de Tizi Ouzou, en Kabylie. Il s’agit de Rachid sid Ali - alias Ali Diss ou Abou Daddah - conseiller militaire du mouvement pour la 2 e région. Ce dernier aurait notamment organisé les attentats suicide d’Alger le 11 avril (33 morts) et contre une caserne de Lakhadaria, en Kabylie, le 11 juillet (10 morts). Au cours du même accrochage, Nour Mohamed - alias Haroun El Achaâchi - chargé de la logistique de la 2 e région est également tué. Ces deux hommes agissaient sous les ordres d’Abdelhamid Saadaoui - alias Abou El-Haytan Yahia - l’ancien émir de la 2 e région (Tébessa, Khenchela, Batna, Biskra et El-Oued à l’est d’Alger) devenu l’adjoint opérations d’AQMI et chef de la phalange Al Ansar. Malgré l’intense chasse à l’homme qui lui est livrée, Saadaoui est toujours libre3. Il a été remplacé à la tête de la 2 e région par Samir Sayoud, alias Abou Moussab. Cependant, ce dernier a été tué par les forces de sécurité en mai 2007. Un certain Harek Zobeir - alias Sofiane El-Fassila- a alors pris sa succession.

En juillet, Benmessaoud Abdelkader - dit Moussab Abou Daoud - le chef de la 9 e région (Sahara), se rend aux autorités algériennes. Très prolixe, il livre de nombreuses informations sur la vie du mouvement et les difficultés qu’il traverse. Selon son témoignage, à l’exception de la 2 e région, les unités d’AQMI manquent cruellement de moyens humains et logistiques. De plus, la motivation de ses membres présents sur le sol algérien est en train de s’émousser très sérieusement.

Les maquisards de la 7 e région ont également été rudement étrillés cet été dans la zone de Tébessa, considérée comme un refuge sûr pour certaines de ses katiba (compagnies).

En juin, l’émir de la 6 e région (Jijel), Houari Youssef - alias Abou Omeir - a été tué lors d’une embuscade tendue par l’Armée nationale populaire (ANP).

Début mai, Sami Sayoud présenté comme le numéro 2 d’AQMI a trouvé la mort à Si Mustapha à 60 Km à l’est d’Alger.

Abdelmalek Droukdel - alias Abou Moussab Abd El-Ouadoud - l’émir d’AQMI, serait en fait sensible à l’influence de Saadaoui cité plus haut. Ce dernier préfère agir en tant qu’« éminence grise » plutôt qu’apparaître au grand jour. Sa position officielle est celle d’adjoint « opérations » auprès de Droukdel.

Les deux hommes n’auraient aucune confiance en Moktar Belmokhtar (MBM) - alias Abou El Abbas - le responsable d’AQMI pour le Sahel. En effet, ce dernier songerait à négocier sa reddition avec Alger dans la mesure où il pourrait bénéficier d’une amnistie pour lui et ses hommes. Si ses conditions ne sont pas acceptées par Alger, MBM envisagerait de faire sécession en créant sa propre organisation. Pour l’instant, il semble appliquer la politique du « ni reddition ni action ».

Pour sa part, Hassan Hattab, le chef historique du GSPC, se serait rendu aux autorités dans la banlieue est d’Alger le 22 septembre. Cette « reddition » est très importante sur le plan psychologique, car elle peut pousser d’autres activistes à faire de même. Cependant, sur le plan opérationnel, elle ne change pas grand-chose. En effet, Hattab avait été mis sur la touche du GSPC en 2003 (il avait même été déclaré mort).

Les combattants étrangers qui ont rejoint le GSPC (des Libyens, des Tunisiens, des Maliens, des Marocains et des Mauritaniens) seraient très déçus par la tournure que prennent les évènements. Il est possible qu’ils rejoignent leur pays d’origine pour y poursuivre la lutte. Selon Benmessaoud (cité plus haut), ils seraient au nombre d’une cinquantaine et certains seraient déjà partis. Toujours selon la même source, les jeunes recrues attirées par l’appellation même d’Al-Qaida au Maghreb Islamique qui leur fait espérer de mener la guerre sainte internationale, seraient désappointées par ce que leurs chefs leur demandent de faire. En effet, en fait de djihad international -dont l’Irak reste pour eux l’exemple emblématique - ils se trouvent impliqués dans des attentats dirigés contre des concitoyens, parfois avec des objectifs qui sont loin d’être politiques ou religieux. En effet, l’entourage de Droukdel dévoierait la lutte dans des buts purement criminels destinés à enrichir les notables de Bordj Menaïel dont sont originaires la plupart des chefs de la 2 e région.

Cependant, Droukdel continue à menacer directement la France. Après la visite du président Sarkozy en Algérie, en juillet dernier, au cours de laquelle le chef de l’Etat français a proposé un projet d’« Union méditerranéenne », il a déclaré : «  ce traité serait un crime ajouté à longue liste des crimes commis par la France contre ce pays (l’Algérie) et constituerait une trahison du régime en place en Algérie ajouté à la longue liste des trahisons qu’il a déjà commis ». Globalement, il affirme que le rôle de la France présente un caractère « colonialiste » et « croisé ». Ce langage est un mélange de nationalisme anti-colonialiste et de zèle religieux salafiste.

Le docteur Ayman Al-Zawahiri, le numéro deux d’Al-Qaida et mentor officiel d’AQMI, reproche trois choses à la France : assister les Etats-Unis en Afghanistan, supporter la résolution 1701 des Nations Unies sur le Liban et s’attaquer aux droits des «  vrais musulmans » en prônant le sécularisme. Les deux leaders islamiques ont en conséquence placé la France en tête de liste des Etats à frapper. A la différence des GIA et du GSPC4, AQMI semble avoir fait passer la France au premier rang de ses objectifs, le pouvoir en place à Alger étant relégué en deuxième position. Cela est vraisemblablement dû à l’affaiblissement des infrastructures djihadistes au Maghreb laquelle s’est malheureusement accompagné, surtout depuis 2003, d’un renforcement des réseaux clandestins implantés en Europe, particulièrement en Allemagne et en Italie. Paris craint que les réseaux déjà implantés en Europe ne reçoivent le renfort d’activistes islamiques libérés dans le cadre de la politique de réconciliation nationale prônée par Alger. De plus, des militants condamnés et incarcérés en France pour leur participation aux attentats de 1995-96 et aux tentatives de complots déjoués en 1998 devraient bientôt recouvrer la liberté ayant purgé leurs différentes peines de prison. Dans l’avenir, l’association de ces deux catégories d’individus pourrait être « explosive ». En effet, les premiers apporteraient avec eux leur technicité et leur fanatisme, les seconds leur connaissance du terrain et les réseaux qu’ils ont pu créer en prison.

Afin de mériter la confiance qu’Ayman Al-Zawahiri a placée en lui lorsqu’il a officiellement fait allégeance à Al-Qaida, le 11 septembre 2006, Droukdel, faute de moyens suffisants ne peut obtenir de résultats significatifs en Algérie, doit donc internationaliser son action. Il semble que la France constitue l’objectif de choix d’autant que Zawahiri a nommément désigné notre pays comme une cible prioritaire.

Enfin, en Algérie même, AQMI devrait se réorganiser en huit zones militaires et une «  brigade pétrolière » dont l’objectif serait de s’en prendre aux installations pétrochimiques du pays. Les derniers évènements laissent craindre que la tactique qui sera privilégiée sera celle des attentats-suicide.

Alain Rodier
Octobre 2007

source : http://www.cf2r.org/fr/article/article-Al-Qaida-au-Maghreb-Islamique-automne-2007-3-106.php

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 23:46
[Article publié dans "Historama" (Histoire magazine), Paris, décembre 1992, une publication "Loft", No 106] Juifs, chrétiens et musulmans en Terre sainte
    
Bat Ye'or

 

Au 19e siècle, comme partout en terre d'Islam depuis douze siècles, les minorités juive et chrétienne de Palestine vivent sous le statut inférieur et humiliant de dhimmi. Après la guerre de Crimée, les puissances occidentales veulent imposer dans l'Empire ottoman l'égalité des droits...
 

     Dans les cinquante premières années du 19e siècle, la Palestine constitue un terrain où s'affrontent de façon exemplaire tous les éléments de la "dhimmitude". Ce mot désigne l'histoire comparative de l'ensemble des populations indigènes chrétiennes et juives, dont les territoires conquis par le jihâd furent régis par la loi islamique. Cette loi, qui confère un statut particulier, celui du dhimmi, à ces populations non- musulmanes, détermina toute l'évolution de leur histoire. Le champ de la dhimmitude comprend l'examen de ce statut juridique, les rapports entre les différents peuples dhimmis répartis dans l'aire islamique, les clivages internes spécifiques à chaque groupe et leurs réactions aux interférences politiques et religieuses d'Etats étrangers. Or précisément, c'est en Terre sainte, que, à cette époque, se concentrait l'ensemble de ces facteurs qui dans d'autres régions de l'aire islamique, se manifestait dans un contexte moins complexe. 
     La Palestine ne constituait pas alors une entité autonome. Découpée en trois régions administratives, qui se rattachaient aux pachaliks (provinces) de Sidon et de Damas, elle était l'une des provinces les plus arrièrées de l'Empire ottoman. En 1800, ses douze villes principales ne comptaient guère plus de 50.000 habitants. L'insécurité y était générale, les routes inexistantes. A l'exception des biens religieux de main-morte (waqf), la propriété foncière était interdite. Le sultan, seul propriétaire du sol, en concédait l'exploitation sous forme de fiefs militaires à des chefs bédouins, qui levaient l'impôt sur les paysans. Des cheikhs civils et religieux (les Anciens), confirmés dans leur fonction par l'autorité turque, administraient les villages conformément aux coutumes locales.
Ces villages se groupaient en confédérations déchirées par des luttes sectaires selon leur appartenance aux clans des Yaman ou des Qays, tribus originaires d'Arabie.
     A la fin du 18e siècle, les conflits entre les Yaman basés en Judée, à Bethléem, et les Quays, éparpillés dans de nombreux villages, entretenaient une anarchie qui se maintiendra durant toute cette période. Après l'expédition de Bonaparte (1799), source de désordres supplémentaires, l'augmentation des taxes exigées par les potentats locaux suscitèrent un état insurrectionnel (1823-1826). L'agitation dans tout le pays s'aggrava (1831-1834) lorsque les troupes égyptiennes, sous Ibrahim Pacha, tentèrent de briser le pouvoir des chefs bédouins régionaux et d'imposer des réformes.

Les communautés dhimmies

     Le fanatisme et l'insécurité générale reléguaient les populations chrétiennes et juives, principalement dans les villes où chaque communauté religieuse résidait dans son quartier réservé. Les communautés se côtoyaient sans se mêler. Juifs et chrétiens dhimmis subissaient le même statut réglementé par la Chari'a (loi religieuse islamique) et imposé sur l'ensemble des pays musulmans. Ses prescriptions principales exigeaient le paiement de la taxe coranique (jizya) sous peine d'esclavage ou d'exil, le versement du double des taxes perçues sur les musulmans, l'interdiction d'exercer une autorité sur un musulman et de témoigner dans un procès impliquant un musulman, la prohibition du port d'armes et de la propriété foncière. Astreints obligatoirement sous peine de sanctions sévères, aux vêtements et aux couleurs spécifiques, les dhimmis subissaient dans tous les domaines, des contraintes légales humiliantes. Chaque patriarche, évêque ou grand-rabbin, après confirmation de son poste par le pouvoir turc, assumait l'administration civile et religieuses de sa communauté dont il supervisait le paiement des taxes et la bonne conduite. Les délits de ses ouailles l'exposaient à la bastonnade, l'emprisonnement ou à l'exécution.
Jusqu'en 1830, selon diverses sources consulaires, les chrétiens de Jérusalem subissaient les exigences immodérées des fonctionnaires musulmans. Ils étaient insultés, molestés dans les rues, poussés dans les caniveaux, et leurs femmes étaient déshonorées avec impunité. Les juifs enduraient les mêmes humiliations.

Exploitation fiscale

     A Jérusalem au début du 19e siècle, la population juive ne pouvait excéder 2,000 personnes sous peine de mort. Elle disposait de quatre synagogues à peine meublées et réunies sous un seul toit. Le rangement de livres liturgiques dans une autre pièce qui accueillerait des fidèles pour le culte, était interdit. La communauté survivait grâce aux aumônes expédiées par toutes les synagogues de l'étranger. Selon J. Finn, consul anglais à Jérusalem (1845-1862), les musulmans profitaient de cette situation par des exactions et des rapines qui, de génération en génération, chargeaient la communauté juive d'une dette exorbitante, dont l'intérêt grevait lourdement le revenu perçu de l'étranger.
     Sous ce rapport les chrétiens n'étaient guère mieux lotis. A Jérusalem, leur nombre en 1806 n'excédait pas 2,774 âmes, représentant six Eglises différentes. A Nazareth et à Bethléem où ils étaient majoritaires, ils comptaient 1,250 et 1,500 âmes respectivement. Pour assurer la sécurité des pélerins, les Eglises étaient excessivement rançonnées. Pendant la guerre de libération gréco-turque (1821-1827), la population chrétienne de Jérusalem fut obligée de s'habiller de noir, de travailler aux fortifications de la ville et fut pénalisée par des rançons considérables.
     Les guerres tribales des chefs bédouins qui dévastaient les campagnes, soumettaient les dhimmis dans les autres provinces à un régime d'extorsions constantes. A Hébron, en 1813-1814, les notables de la petite communauté juive, furent emprisonnés et torturés jusqu'au paiement aux cheikhs d'une rançon expédiée par les communautés d'Allemagne, de Hollande, d'Angleterre. Vers la fin des années 1830 et jusqu'en 1859, le chef de la coalition des Quays, Abd al-Rahman Amr, guerroyant contre les Yaman de Bethléem, terrorisait les dhimmis, menaçant d'expulser de Hébron les juifs et les quelques chrétiens qui y vivaient s'ils ne lui versaient des taxes et des droits de protection.
     A Safed, le départ des troupes françaises (1799) déclencha une razzia sur le quartier juif avec pillage, massacre et rançon de 50,000 piastres, augmentée en 1810 de 75,000. En 1820, nouvel emprisonnement des notables et exigence d'une rançon qui éleva l'endettement de la communauté de 125,000 à 400,000 piastres. Cette même politique de tortures, d'emprisonnement et d'extorsion sévissait à Tibériade en 1822 et de façon chronique jusqu'en 1852. 

Insécurité

     L'insécurité de la personne est un des éléments du statut du dhimmi. Elle se manifeste par le renouvellement constant du rachat de ses droits, l'interdiction de se défendre par les armes et par le témoignage. Généralement les périodes d'affrontements islamo-chrétien, modifiaient cette insécurité individuelle en danger collectif pour toutes les communautés. Ainsi les massacres perpétrés par l'armée française en Terre sainte aggravèrent le ressentiment des musulmans. Au siège d'Acre par Bonaparte, toute la communauté grecque orthodoxe fut enfermée dans le Saint-Sépulcre et tandis que l'armée française marchait sur Jérusalem, les musulmans menacèrent d'y exterminer tous les juifs. L'insurrection grecque provoqua l'attaque en 1819 du patriarcat orthodoxe de Jérusalem, l'anarchie qui régnait dans la ville risquait d'y faire périr tous les chrétiens. La recrudescence des violences en 1821 incita Darwish Pasha à expédier un message aux musulmans de Jérusalem. Lu solennellement devant le Dôme du Rocher, il leur interdisait de tuer les dhimmis sans son autorisation expresse. En 1823-1824, Jérusalem est de nouveau le d'insurrections.
     Durant les soulèvements contre l'armée égyptienne, des bandes d'insurgés et la populace pillèrent en 1834, les quartiers dhimmis à Jérusalem, Hébron, Tibériade. A Safed, le pillage, le massacre, les viols, les destructions des maisons et la désacralisation des synagogues dans le quartier juif durèrent 33 jours. Réfugiés dans les environs, les juifs n'obtinrent de nourriture qu'après une promesse de remboursement au centuple. Ces mêmes razzias sur le quartier juif de Safed se répétèrent en 1838 et en 1843.
     Les insurrections des dhimmis chrétiens d'Europe, la conquête de l'Algérie et les victoires de la Russie et de l'Angleterre contre les musulmans d'Asie, exacerbaient l'hostilité contre les chrétiens. A Gaza, à Naplouse et en Galilée où les chrétiens étaient peu nombreux, ils n'osaient regarder les musulmans en face et renonçaient à réclamer justice, craignant les représailles. Durant la guerre de Crimée 
(1853-1856), J. Finn nota dans son rapport du 
19 juillet 1853, que les chrétiens et les juifs de Jérusalem étaient dans une totale terreur. La veille la rumeur avait couru que les musulmans les massacreraient tous après la prière de midi. 

Relations interconfessionnelles

     Entre les communautés dhimmies qui subissaient les mêmes dangers et les mêmes persécutions, régnait la plus grande hostilité. L'antisémitisme virulent des Eglises orientales, notamment en Palestine n'avait jamais désarmé. Bien que les chrétiens fussent soumis aux mêmes règles humiliantes que les juifs, leur situation toutefois, sur le plan religieux et économique était meilleure. En effet catholiques et grecs orthodoxes bénéficiaient des protections de la France et de la Russie. Forts de ces avantages, les grecs renouvelèrent fréquemment les accusations de crime rituel et les agressions physiques contre les juifs. En 1847, les clergés arménien, latin et grec prétendaient que tout juif passant devant le Saint-Sépulcre pouvait être battu à mort, décès dont l'amende n'aurait excédé dix paras (½ penny).
     Dans les communautés chrétiennes, les divisions qui avaient miné le christianisme demeuraient toujours aussi vivaces. Les missionnaires européens qui tentaient de convertir à leur Eglise, les juifs et les chrétiens orientaux: arméniens, grecs, jacobites, greffèrent dans ce magma de fanatismes, des discordes et des scissions supplémentaires. Ces conversions aux rites occidentaux procuraient aux dhimmis divers avantages religieux, sociaux, juridiques et économiques. Or la loi islamique les interdisaient sous peine d'exil et de confiscation des biens. En 1817, le sultan ottoman Mahmoud II confirma par un firman au cadi de Jérusalem, les prescriptions à ce sujet, dont les plus anciennes remontaient à 1732. Toutefois, comme ces conversions de dhimmis chrétiens aux Eglises européennes affectaient l'ensemble de l'Empire ottoman, un décret ottoman, issu le 20 novembre 1838 autorisa les chrétiens orientaux à choisir parmi les Eglises uniates seulement, c'est-à-dire les Eglises orientales unies à Rome, qui reçurent un statut officiel en 1839.

L'émancipation

     Au cours des années 1838-1840, l'évolution de la conjoncture internationale modifia la situation en Palestine. En effet, les courants nationalistes qui soulevaient contre le joug ottoman, les chrétiens dhimmis d'Europe nourrissaient les ambitions annexionistes de l'Autriche et de la Russie. Or, soucieuses de préserver l'équilibre européen, la France et l'Angleterre défendaient l'intégrité territoriale de l'Empire ottoman. Pour éliminer tout prétexte d'intervention militaire, ces puissances tentèrent d'abolir le statut discriminatoire des dhimmis et de moderniser par des réformes, l'Etat ottoman. Cette politique impliquait de multiples transformations, destinées notamment à l'assainissement des finances, au renforcement de l'armée, et à l'établissement de l'égalité juridique des musulmans et des dhimmis.

Les communautés dhimmies divisées entre elles

     Le 3 novembre 1839, le sultan Abdül-Medjîd proclama le khatt-i cherîf de Gülkhâne où il annonçait des réformes (tanzîmât) qui amélioreraient le sort de ses sujets et aboliraient la discrimination religieuse. Quelques mois plus tôt, l'intervention des puissances avait sauvé son trône de justesse, après une cuisante défaite turque à Nizib, infligée par Ibrahim Pacha d'Egypte. Durant la guerre de Crimée (1853-1856) la Porte mesura à nouveau sa faiblesse face à la Russie et sa dépendance de l'aide militaire franco-anglaise. Le 18 février 1856, le sultan confirmait dans une proclamation solennelle (khatt-i-hümâyûn), son intention de moderniser l'Empire et d'accorder l'égalité juridique aux dhimmis.

Les dhimmis sont exposés à l'insécurité permanente et aux pillages

     Ces deux firmans, parrainés par l'Angleterre, supprimaient un principe fondamental de politique islamique: la discrimination, l'inégalité et l'humiliation dans tous les domaines, des peuples indigènes non-musulmans. Ainsi l'abolition de la discrimination des dhimmis, l'égalité des droits et la modernisation de l'Empire turc devenaient la pierre angulaire de l'équilibre européen.
     A partir de 1838-1840, des consulats européens s'établirent à Jérusalem. Dès lors se greffèrent sur la situation antérieure, de nouvelles tensions. En effet, l'inclusion de l'émancipation des dhimmis (art. 8) dans le traité de Paris (1856) autorisait les puissances européennes, par consuls interposés, en exiger la réelle application. Or précisément, l'avilissement des dhimmis n'avait jamais été aussi méticuleux que dans les pays arabophones, où il avait été conçu, intégré dans le dogme, institutionalisé et maintenu douze siècles. Aussi, les timides tentatives libérales de la Porte, se heurtaient-elles à l'hostilité des fonctionnaires turcs et au fanatisme de la population arabe. Dans ces affrontements entre les consuls, les fonctionnaires turcs et les masses fanatiques, les dhimmis constituaient un enjeu passif et terrorisé, comme si leur longue expérience de la dhimmitude les amenait à anticiper les massacres de chrétiens en Syrie et au Liban (1853-1860). Sur le corps des victimes s'affrontaient les tendances de rénovation et les forces réactionnaires, qui bouleversaient les provinces arabes.
      Ainsi dans cette brève esquisse de la situation en Terre sainte durant la première moitié du 19e siècle, tous les éléments de la dhimmitude se manifestent. Aux impôts légaux payés par les dhimmis, s'ajoutent les extorsions ruineuses exigées comme "droit de protection" par des chefs bédouins régionaux, dont les affrontements exposent les dhimmis à l'insécurité permanente et aux pillages. Ces droits de protection s'avèrent plus écrasants en Palestine qu'ailleurs car, outre le droit à la sécurité, s'y ajoutent ceux pour la protection de leurs lieux saints, les droits d'y accéder, d'y prier, ceux de déplacement et ceux protégeant les cimetières.
     Tout autant constate-t-on l'avilissement des dhimmis, dont le comportement et la mentalité, confrontés aux défis de l'émancipation, indiquent la psychologie particulière née de cette condition.
     En Palestine plus qu'ailleurs sévit la judéophobie virulente des Eglises orientales, tandis que les conflits interchrétiens sont exacerbés par le zèle des missionnaires européens. Ces conversions aux Eglises uniates introduisent au sein des communautés chrétiennes, le sectarisme des Eglises européennes et les intérêts économiques et politiques rivaux de leur Etat respectif.
     De 1838 à 1856 s'ouvre l'ère des réformes et de l'émancipation des dhimmis. Dès lors, les forces politiques se polarisent autour de l'action des consuls pour l'imposer, de la réticence des Turcs et de l'opposition farouche des Arabes. Cette époque de transition, où l'égalité civile et religieuse des dhimmis devient la pierre angulaire de l'équilibre européen et du maintien de l'Empire ottoman, verra aussi les conflits inter-dhimmis s'envenimer par le jeu des protections et des rivalités européennes. Enfin, cette période est aussi celle de la pénétration occidentale avec l'installation du télégraphe à Jérusalem (1865) et l'inauguration de la première route entre Jérusalem et Jaffa (1867). Pour les dhimmis, c'est - espèrent-ils - la fin de la dhimmitude et l'aube d'une ère nouvelle.

source : http://www.dhimmi.org/

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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 23:47
 
La TAQQIYA consiste à faire croire aux infidèles que les musulmans ont des bonnes intentions et que les terroristes musulmans n'agissent pas au nom de l'Islam, mais que ces derniers ont pris en otage cette belle religion de "paix, d'amour et de tolérance".

Il y a corrélation entre les versets de La Mecque (pacifiques et tolérants) et les versets de Medine (violents et intolérants). Ceux de La Mecque ayant été « révélés » au tout début de la « révélation » lorsque Mahomet n'avait pas encore suffisamment de fidèles, il n'avait pas d'autre choix que de montrer le "bon côté" pour assurer l'expansion de sa doctrine. Les versets de Médine en revanche ayant été « révélés » lorsque Mahomet était en position de force, il avait alors les moyens d'imposer l'Islam par la force et donc les versets « révélés » sont violents et intolérants envers ceux qui refusaient et refusent de se soumettre (Islam signifie soumission).

En fait, l'Islam se contente de reproduire le modèle de Mahomet dans tous les domaines y compris dans celui de la conquête :

>>> Mahomet s'est servi des versets de La Mecque lorsqu'il était en position de faiblesse, l'Islam continue de se servir des versets de La Mecque lorsqu'il est en position de faiblesse.

>>> Mahomet s'est servi de ceux de Médine lorsqu'il était en position de force, l'Islam continue d'appliquer les versets de Medine lorsqu'il est en position de force.


Mais en vérité, les versets de La Mecque sont carrément abrogés par les versets de Médine ; CE QUI REND TOUS LES VERSETS "TOLÉRANTS" DU CORAN « PÉRIMÉS »...

[2:106] Si nous abrogeons un verset quelconque ou que nous le faisons oublier, nous en apportons un meilleur ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est omnipotent ?

[16:101] Quand Allah remplace un verset par un autre – Et Allah sait mieux ce qu'Il fait descendre – ils disent : « Tu n'es qu'un menteur ». Mais la plupart d'entre eux ne savent pas.

La doctrine des versets abrogeant (nasikh) et des versets abrogés (mansukh) qui annule tous les passages pacifiques du Coran, c'est Allah lui même qui l'a révélée !

L’Islam autorise certaines omissions, falsifications ou mensonges à propos du Coran lorsque cela a pour but de servir les intérêts de l'Islam...

« Quand le messager d'Allah envoyait un de ses compagnons en mission, il lui disait : "Donne des informations, ne crée pas d'aversion envers la religion dans leur esprit, témoigne-leur de la douceur et ne sois pas dur avec eux." » (récit d'Abu Masa, Muslim XIX 4297)

La TAQQIYA (signifie « dissimulation »), c'est un devoir des musulmans quand ils sont en situation d'infériorité = de minorité. Si les musulmans ne suppriment pas les versets abrogés de La Mecque, c'est qu'ils sont utiles pour la TAQQIYA.


La différence entre les modérés et les intégristes vient, hormis quelques exceptions, uniquement de la position dans laquelle ils se trouvent (minoritaires ou majoritaires).


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Un grand merci à Lino.
 
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La question est abordée avec plus de détails dans cette vidéo Islam : ce que l'Occident doit vraimenr savoir ; un ancien terroriste islamiste participe au film, il en a long a nous en apprendre... C'est un documentaire incontournable sur l'Islam, très informatif niveau théologique qui réduit à néant tous les mythes tels que « le djihad est un combat intérieur » et « l'Islam est une religion de paix ».


Tranché par Durandal le 7/02/2006.

En Islam, le contournement des règles est même exigé (Taqiyya for dummies)


Citation:
Vous ne pouvez pas battre votre ennemi sur un champ de bataille ?
ce n'est pas un problème :


  Taqiyya pour les Nuls

(Version de Médine)

Un guide pour transformer les idiots utiles en Dhimmis

Les Libéraux* bien-pensants sont les meilleurs amis des Jihadistes.
Apprenez leur langage de façon à obtenir d'eux ce que vous voulez en leur disant ce qu'ils veulent entendre.
Souvenez-vous : vos mensonges sont temporaires.

Trafiquant d'esclaves, Voleur, Prophète auto-proclamé, Coupeur de tête
d'otages, Terroriste, & Amoureux des enfants...

*je rappelle que les Liberaux américains correspondent à notre gauche. Rien à voir avec la doctrine libérale telle qu'on la comprend ici.


Citation:

La TAQQIYA (signifie « dissimulation »), c'est un devoir des musulmans quand ils sont en situation d'infériorité = de minorité

Le mensonge est mal, excepté pour trois choses : le mensonge d’un homme à son épouse pour la satisfaire ; un mensonge à un ennemi, parce que la guerre est déception ; ou un mensonge pour règler un différend entre des personnes. (Mahomet)

Que votre langage soit : oui, oui; non, non; car ce qui est de plus vient du mal. (Jésus)

Au moment où, passés les premiers émois, l’unanimité s’est vite refaite sur le dos de la victime (souvenez-vous : un certain… Robert Redeker, qui n’avait pas dit “le centième de la vérité sur Mahomet”), apportant ainsi de fait sa légitimité à la condamnation à mort prononcée par le Maitre es fatwas de Jihad-TV lui-même et dûment relayée par les cellules européennes d’Al Qaïda, il faut lire ce salutaire rappel du Président du Mouvement des Maghrébins Laïques de France et vice-président de Primo Europe, Kébir Jbil, sur la principale faille de l’Occident face au totalitarisme islamiste :

Les occidentaux oublient qu’en Islam, les règles établies peuvent être contournées chaque fois que l’interlocuteur est considéré comme mécréant, c’est-à-dire non musulman pour les musulmans modérés, non islamiste pour les branches radicales. Le contournement des règles est même exigé pour gagner le paradis lorsqu’il permet de remporter des batailles armées ou idéologiques.


Les effets pervers des Lumières


Kébir Jbi
Primo-Europe
30-09-2006


Comme beaucoup de Français issus de l’immigration, fiers d’avoir intégré les valeurs fondamentales de Liberté, d’Egalité et de Fraternité, fiers d’avoir été adoptés par l’un des rares pays à avoir conduit l’humanité vers l’idéal humaniste, scientifique, technique et social, je me pose des questions.

Quelles sont les raisons qui font abandonner jour après jour ce leadership si chèrement gagné, que nous envie le monde ?

Je suis en particulier choqué par l’adoption de la politique de consensus dans toutes les strates de la société, touchant aussi bien les politiques, les intellectuels que les médias, telle une colonisation visant l’installation d’une hégémonie, par essence totalitaire.

Il suffit de lire les réactions des politiques, des institutionnels ou des médias à l’affaire Redeker, pour percevoir le malaise qui règne en France lorsque l’on ose critiquer la religion musulmane.

Alors que Robert Redeker n’a pas dit le centième de la vérité sur Mahomet –consulter pour plus de détails l’ouvrage de Ibn Hichâm-(1), les médias, associations, et personnalités politiques ont unanimement condamné ses propos, fournissant de fait une légitimité à la condamnation à mort suggérée par Quardawi (2) le 19 septembre dernier, et relayée par des cellules européennes d’Al Qaïda.

Les communiqués de ces instances – MRAP, LDH, …- ont un goût de déjà vu. Tous condamnent les menaces de mort en direction de Robert Redeker, mais tous, sans exception, reprochent à ce dernier d’aller trop loin, entendez « dans la liberté d’expression ».

Le message global de ces substituts de procureurs, appelle la République à se plier aux exigences des mollahs et autres imams. Ils ne cesseront de prêcher la haine et de répandre le terrorisme que lorsque les pays libres auront repris leur statut de dominés, ou de dhimmis.

Le MRAP est en ce sens exemplaire. Il montre la voie, suivi de près par la LDH. Le MRAP au travers de son secrétaire général à vie, Mouloud Aounit, nostalgique du stalinisme, athée par opportunité et islamiste par nécessité personnelle, rend Redeker responsable de la fatwa édictée à son encontre.

C’est toute la France qui ressemble de plus en plus à Mouloud Aounit.

Mélangeant une haine de soi, une haine de son pays, un besoin maladif d’en découdre avec le « blanc » considéré comme le mal absolu, et une nostalgie du despotisme qui nous libère de la nécessité de prendre notre destin en main, les éléments de destruction de la Démocratie se mettent progressivement et minutieusement en place.

En tant que musulman né au Maroc, je ne comprends pas ce besoin d’être dominé. Aucun étranger n’accepterait de brader son pays aux islamistes. La France est une exception !

C’est probablement le seul endroit au monde où les institutionnels offrent les clés du pays avant même que les islamistes aient déclaré la guerre.

Le siècle des Lumières n’y est pas pour rien. La culture issue de l’émancipation de la raison a permis de construire un homme nouveau, qui rejette la guerre en favorisant le dialogue.

Toutes les instances nationales et internationales, occidentales ou initiées par l’Occident, usent de cet aspect de la négociation : Le consensus. Or, le consensus n’a que peu de sens en dehors du cadre occidental, particulièrement en Islam, et à plus forte raison chez les islamistes.

En effet, les occidentaux oublient qu’en Islam, les règles établies peuvent être contournées chaque fois que l’interlocuteur est considéré comme mécréant, c’est-à-dire non musulman pour les musulmans modérés, non islamiste pour les branches radicales.

Le contournement des règles est même exigé pour gagner le paradis lorsqu’il permet de remporter des batailles armées ou idéologiques.

Nous, musulmans, le savons.

L’Occident souffre de ses Lumières qu’il n’assume plus. Il est urgent de réaffirmer un attachement aux valeurs héritées de cette période d’émancipation, avant de souffrir des effets pervers des Lumières.

Kébir Jbil © Primo Europe

(1) La biographie du prophète Mahomet. 444 pages. Fayard

(2) Président du Centre Européen de la Fatwa et de la Recherche et prédicateur sur la chaîne Al Jazeera

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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 23:45

Rafsanjani's boysBlindés, chars, missiles, forces terrestres, aviation, marine …

Renseignement, opérations clandestines (les fameuses unités Qods - nom musulman de Jérusalem), formation et armement du Hezbollah libanais (dont les missiles guidés antichars et les roquettes de la guerre de l’été 2006), entraînement des brigades chiites irakiennes Badr …

Contrôle des bassidji, milice antiémeute (”les SA du régime”, “pourraient mobiliser jusqu’à 2 millions de personnes”) …

Fondations révolutionnaires (comme la “Fondation des déshérités”) pas imposables, budget secret ne relevant que du Guide suprême, l’ayatollah Khamenei, contrôle de nombre de compagnies publiques et privées, financement par leurs propres circuits au sein de la Banque centrale et des banques nationalisées, marché noir des devises …

A l’heure où la Russie de Poutine redécouvre les mérites de la stratégie du chaos à l’iranienne

Et où, après les banques Saderate et Sepah en novembre 2006, le Trésor américain vient finalement de se décider à inscrire sur la liste noire la Brigade internationale des Pasdaran (Sepah Qods) et les trois principales banques du pays qu’ils controlent (Bank Saderate, Bank Melli, et Bank Mellat) …

Comment ne pas être émerveillé du tour de force du Monde comme d’ailleurs du Wall Street Journal (ou d’ailleurs de l’Administration Bush elle-même) dont il reprend et remet apparemment à jour nombre d’informations d’un long article d’octobre 2006 (traduit sur le site des Jihadistes du peuple ou OMPI) ?

Car en effet comment appeler un groupe paramilitaire qui a ses propres unités terrestres, aériennes et navales opérant parallèlement à l’armée régulière et qui forme et arme des groupes terroristes du Liban à l’Afganistan en passant par la Palestine et l’Irak?

Mais qui gère également les pires prisons du régime et une milice anti-émeute et des moeurs de plusieurs millions de membres.

Comme, sur des budgets secrets ne relevant que du Guide suprême, une importante partie de l’industrie, des médias, du commerce et de l’énergie du pays (issues en fait des grandes fortunes confisquées à la Révolution et confiées à des fondations “caritatives”!)

Et dont nombre de membres sont aux plus hauts postes dudit Etat comme (excusez du peu) le président lui-même (un certain Mahmoud Ahmadinejad) ou l’ex-négociateur en chef du dossier nucléaire Larjani (tout récemment déplacé, comme toujours à la veille de négociations difficiles avec l’ONU pour gagner un peu plus de temps, et dûment rmplacé par un… bassidji!) ou le chef de la propagande Jalal Fayyazi (qui vient de signer, on l’a vu des accords avec notre propre AFP et à présent avec l’agence de presse espagnole EFE, mais aussi les soi-disant réformateurs ou modérés du régime, sans oublier ses prétendus dissidents comme l’ancien fondateur dudit groupe, le fameux Mohsen Sazegara “réfugié” aux Etats-Unis qui fournit d’ailleurs nombre des informations desdits articles du WSJ et du Monde ou un autre non mpoins célèbre faux opposant Ganji ?

Comment en effet ne pas voir que les gardiens de la révolution islamique sont exactement ce que leur nom clame, à savoir les gardiens du régime islamique, c’est-à-dire … le coeur du régime des mollahs lui-même?

Le reste (gouvernement, parlement - constitué quand même aux deux tiers d’anciens gardes -, société civile, etc.) ne représentant en fait qu’une sorte de coquille vide, ce que nous qualifiions dernièrement de démocratie Potemkine, destinée à occuper les regards (y compris par la fiction des luttes et des divisions conservateurs-modérés du régime) pendant qu’agit dans l’ombre et autour du vrai maitre dudit régime l’ex-président (sous mandat d’arrêt international) Ali Rafsandjani, l’oligarchie militaro-religieuse au pouvoir depuis bientôt 40 ans …

Voir aussi l’article du WSJ (sur le site de l’OMPI):

Une force redoutable perturbe le monde des affaires en Iran
Andrew Higgins
The Wall Street Journal

Octobre 2006

Montée en puissance des radicaux et incursion des mystérieux gardiens de la Révolution dans un aéroport qui s’emparent de contrats d’énergie

Affrontements à l’aube sur une plateforme de forage dans le Golfe Persique

Très tôt un matin d’août, deux navires militaires iraniens ont accosté l’Orizont, plateforme pétrolière flottante roumaine située au large des côtes de l’Iran. Des hommes armés ont grimpé sur la plateforme de forage et l’ont prise d’assaut.

Viorel Petcu, responsable de la plateforme, a téléphoné à son patron en Roumanie pour l’informer que les Iraniens avaient commencé à faire feu. La ligne a ensuite été coupée, les Iraniens ayant réquisitionné la salle des communications et rassemblé les 19 travailleurs roumains sur l’hélisurface. Personne n’a été blessé, a rappelé M. Petcu, qui s’est exprimé plus tard depuis la plateforme toujours en état de siège, mais « on se serait cru à la télévision ». L’Iran nie avoir ouvert le feu.

L’affaire de la plateforme n’était soi-disant qu’un conflit de bail entre deux partenaires. Mais il a permis d’exposer les forces politiques puissantes qui perturbent le monde des affaires iranien, tout comme la main de fer des proches du président radical iranien. Un élément important de ces forces du monde des affaires aujourd’hui est un groupe connu en Occident principalement pour sa ferveur à appliquer la rectitude religieuse : le Corps des Gardiens de la Révolution islamique.

Ce groupe paramilitaire secret, selon les Etats-Unis, arme aussi bien les milices chiites violentes en Irak que le Hezbollah, groupe libanais qui est entré en guerre contre Israël cet été. Il dirige de redoutables prisons à l’intérieur de l’Iran. Les Gardiens de la Révolution jouent aussi un autre grand rôle que l’Occident admet moins : c’est un acteur actif du monde des affaires.

Il construit des routes et des tunnels. Il y a deux ans, il est intervenu auprès d’une société turque qui avait un contrat de gestion pour un nouvel aéroport à Téhéran. Les Gardiens de la Révolution ont opéré une entrée agressive en plein cœur de l’économie iranienne et de ses champs de pétrole et de gaz, une des mines de combustible fossile les plus riches du monde.

En juin, le groupe de construction des Gardiens de la Révolution a remporté un contrat de 2,3 milliards de dollars pour l’exploitation d’une partie d’un grand champ de gaz en Iran, dans le Golfe Persique. Ce groupe a également gagné un accord de 1,3 milliards de dollars pour la construction d’un gazoduc à travers l’Iran et le Pakistan.

On ne sait pas exactement qui a donné l’ordre pour l’assaut de la plateforme de forage roumaine. Le gouvernement iranien affirme que celui-ci a été mené par la police. Les Roumains toujours à bord de la plateforme (désormais immobilisée dans le Golfe) affirment qu’un des cinq Iraniens qui l’occupent et qui la contrôlent actuellement est un officier des Gardiens de la Révolution. Quoiqu’il en soit, le groupe fait partie des candidats au rachat d’une société iranienne, Oriental Oil Co., propriétaire du bail de cette plateforme et de deux autres plateformes roumaines contestées.

Cette bataille pour un bail et des plateformes de forage est la conséquence involontaire de la politique étrangère des Etats-Unis. Dans le cas présent, au lieu de secouer l’Iran, les efforts américains visant à faire pression sur le pays ont en fin de compte renforcé les forces les plus radicales du pays que les Etats-Unis désirent maîtriser.

Washington a recommandé aux banques européennes de ne pas faire d’affaires avec les banques iraniennes. Mais lorsque l’une d’elles s’est exécutée, Oriental Oil, propriétaire du bail de la plateforme, s’est retrouvé dans le pétrin. D’autres problèmes ont poussé Oriental à se proposer à la vente, créant une opportunité pour que les radicaux tentent de s’emparer de l’affaire.

Les Gardiens de la Révolution ont toujours constitué une force majeure dans la politique iranienne. Le groupe a ses propres unités terrestres, aériennes et navales, qui opèrent parallèlement à l’armée régulière iranienne. D’anciens gardiens, dont le président Mahmoud Ahmadinejad, occupent des positions diverses au sein du gouvernement et de l’appareil de sécurité. Alors que certains vétérans des Gardiens de la Révolution sont devenus des réformateurs, l’organisation a une réputation redoutable en Iran de défenseur brutal de l’orthodoxie révolutionnaire.

Il gère son propre service de renseignement et joue un rôle important dans la suppression des dissidents, et particulièrement en 1999 lors d’une vague de manifestations d’étudiants. Les Gardiens contrôlent également un groupe redouté nommé Bassij, composé de jeunes fanatiques qui arpentent les rues à la recherche de femmes insuffisamment voilées et d’autres personnes violant les strictes normes islamiques. Le Bassij est fort de plusieurs millions de membres.

Les Gardiens ont aussi un long passé d’activités à l’étranger, pour avoir aidé à la formation de la milice du Hezbollah libanais au début des années 1980. Plus récemment, il s’est introduit en Irak voisin. Là, selon un haut responsable de la sécurité israélien, sa quête d’influence est menée par une unité spéciale du groupe appelée Ramadan Headquarters, qui forme et finance les combattants chiites d’Irak.

Les activités commerciales des Gardiens couvrent les domaines de l’industrie, des médias, du commerce et de l’énergie. « Il gagne des positions un peu partout », a affirmé Mohsen Sazegara, ancien conseiller de feu l’ayatollah Khomeiny et fondateur de la force paramilitaire en 1979. Les Gardiens, selon M. Sazegara qui a rompu avec le régime iranien il y a quelques années et qui vit actuellement aux Etats-Unis, est une « organisation unique au monde : un corps politique, une force militaire et une grande société complexe ».

Le groupe a fait son entrée dans le monde des affaires après la guerre de l’Iran contre l’Irak de Saddam Hussein de 1980 à 1988, pendant laquelle ils ont combattu et subi de lourdes pertes. Son groupe industriel, Khatam al-Anbiya Construction Headquarters, est passé de fortifications de bâtiments à des projets de construction de routes, de barrages et de tunnels. (Le nom de ces unités provient d’une expression signifiant « le dernier prophète », soit le Prophète Mohammad). Se présentant comme une société ordinaire, Khatam a développé un site Internet et publie un journal interne baptisé Road and Tunnel Magazine. Il a établi son quartier général dans un bâtiment quelconque du nord de Téhéran. Son directeur est un ancien ingénieur du pétrole.

Cependant, Khatam est demeuré pendant tout ce temps une opération essentiellement militaire. « Je ne suis pas autorisé à vous dire quoique ce soit », a affirmé Mohammadreza Rajabalinejad, ingénieur civil qui était rédacteur en chef du magazine. Un haut responsable des Gardiens a récemment déclaré à la presse iranienne que 70% des activités de Khatam étaient de nature militaire. Khatam a refusé de faire des commentaires.

La raison première de l’entrée dans le monde des affaires des Gardiens était aussi bien économique que politique : les soldats tout juste démobilisés et souvent amers avaient besoin d’un nouveau travail et le gouvernement, de peur de troubles, voulait les occuper. Tandis que Khatam et les autres entreprises continuaient de se développer, ils ont aidé à générer des fonds pour le compte des Gardiens et ont permis aux fidèles du régime de s’enrichir libres de toute surveillance du parlement ou de tout organe étatique.

Les Gardiens sont sous les ordres non pas du gouvernement mais de l’autorité suprême en Iran, l’ayatollah Ali Khamenei. Ses unités commerciales ne publient aucun rapport. Son budget reste secret.

Bien que leurs activités se concentrent sur des travaux à l’intérieur de l’Iran, Khatam et les autres entreprises des Gardiens en ont effectué à l’étranger. Ils ont participé à la construction d’une route dans l’ouest de l’Afghanistan après la chute des Talibans, lorsque le gouvernement de Hamid Karzai soutenu par les USA a demandé l’aide étrangère. M. Sazegara affirme que l’organisation est profondément impliquée dans le trafic de produits étrangers vers l’Iran.

Les Gardiens ont fait la première démonstration éclatante de leur tactique commerciale radicale en mai 2004. Ils ont alors évincé une société turque qui avait un contrat pour la direction du nouvel aéroport international Imam Khomeiny d’Iran. Des soldats et des voitures blindées se sont incrustés pendant la grande inauguration et ont bloqué la piste. Un avion qui était sur le point d’atterrir a dû être détourné et tous les vols suivants ont été annulés.

Les Turcs ont fui. « C’était une journée horrible et incroyable », a déclaré Erken Ozber, directeur de la société turque, Tepe-Akfen-Vie. Quelques mois plus tard, l’aéroport a rouvert ses portes sous la direction des Gardiens de la Révolution et d’organisations d’Etat iraniennes.

Ce fiasco n’a pas affaibli l’enthousiasme des compagnies étrangères en quête d’opportunités dans le secteur de l’énergie iranien. L’Iran détient les plus grandes réserves en gaz naturel du monde après la Russie et, selon la BP Statistical Review, ses gisements en pétrole sont les deuxièmes seulement au monde après l’Arabie Saoudite.

La compagnie norvégienne Aker Kvaerner fait partie des sociétés à la recherche de nouvelles perspectives. Elle a pris la tête d’un consortium en 2004 qui, selon les hauts responsables iraniens, inclut Khatam, le service appartenant aux Gardiens de la Révolution. Début 2005, ce consortium a conclu un marché pour participer à l’exploitation du champ de gaz géant de South Pars en Iran, dans le Golfe Persique.

Les Norvégiens se sont fait descendre en flammes dans leur pays pour s’être associés avec les Gardiens, dont le réseau impitoyable de prisons est bien connu en Iran. Dans un journal d’Oslo, on pouvait lire en gros titres « L’Alliance avec l’armée de la torture ». Le directeur général de la société a écrit une lettre pour défendre son opération en Iran. De toute manière, le marché a mal tourné avant même que les derniers termes du contrat aient pu être établis. La société norvégienne refuse de divulguer ce qui a fait échouer le projet.

Oriental Oil, la société actuellement au centre de l’affaire de la plateforme, désirait également participer au projet du champ de gaz. Une de ses sociétés sœurs a formé une société en nom collectif avec une filiale de Halliburton Co. de Houston. Bien que Washington empêche strictement les compagnies et les citoyens américains de faire des affaires avec l’Iran, la loi n’interdit pas les citoyens non américains de travailler pour des filiales étrangères, comme cela a été le cas pour cette branche de Halliburton.

Oriental Oil, qui a des bureaux à Dubaï et à Téhéran, avait tout l’air d’une bonne affaire à l’époque, en 2004. Son propriétaire majoritaire, Mehrdad Akbar Safdari, était un ancien combattant dans la guerre de l’Iran contre l’Irak. Les gens qui le connaissent disent qu’il a des liens étroits avec les Gardiens, mais aussi avec les forces politiques plus modérées alors à la tête de l’Iran. Un de ses associés, Cyrus Nasseri, ancien ambassadeur iranien aux Nations Unies à Genève, qui avait fait des études pendant un certain temps dans le Kentucky et qui parlait aussi bien anglais que français, entretenait lui aussi des liens particuliers avec les Gardiens. Il avait gagné la confiance de l’élite du gouvernement iranien en participant aux pourparlers sur la fin de la guerre Iran-Irak en 1988.

Oriental est également entré dans le marché des plateformes offshore. Il louait des plateformes de forage dans l’intention de les relouer, avec une majoration, à la compagnie pétrolière nationale iranienne.

Oriental louait deux plateformes, la première à une société pétrolière d’Etat roumaine et l’autre d’une compagnie roumaine privée qui achetait les plateformes de la société d’Etat. Le prix, fixé à 40 000 dollars par jour, est désormais une véritable aubaine puisque les tarifs ont quasiment triplé depuis. La société privée roumaine a ensuite accepté de louer une troisième plateforme à Oriental.

Pour régler les détails de la transaction, Oriental a fourni une lettre de crédit par l’intermédiaire d’une banque d’Etat iranienne, Bank Saderat. Le groupe Crédit Suisse en Europe a accepté de travailler avec cette banque pour procéder aux paiements des loyers.

Fin 2004, Oriental et Halliburton ont commencé à faire des bénéfices. Oriental a remporté un contrat de 307 millions de dollars pour exploiter deux phases du champ de gaz. C’était « une période très joyeuse », se souvient le directeur général d’Oriental à Dubaï, Khosrow Arabi.

Mais les vents politiques à Téhéran étaient en train de changer. Les conservateurs venaient de remporter les élections parlementaires. Puis en juin 2005, l’Iran a élu comme président M. Ahmadinejad, lui-même ancien Gardien de la Révolution. Il avait fait campagne en promettant de faire disparaître ce qu’il qualifiait de « mafia du pétrole » en Iran.

En tant que président, il a pris des mesures contre les sociétés proches de son prédécesseur plus modéré. Les médias d’information affiliés aux Gardiens et aux autres radicaux ont commencé à dénoncer Oriental Oil, et particulièrement son propriétaire minoritaire, le diplomate M. Nasseri. L’agence de presse Fars a soutenu que M. Nasseri « avait accès aux informations les plus secrètes du pays en tant que membre de l’équipe de négociation iranienne et traitait en même temps directement avec la compagnie américaine Halliburton, qui était autrefois dirigée par Dick Cheney ». Certains grognaient à propos d’un marché qui a échoué depuis qu’il avait négocié et par lequel l’Iran acceptait de suspendre l’enrichissement d’uranium. Interrogé sur cet épisode, M. Nasseri a répondu qu’il ne discuterait pas de « mensonges et de rumeurs ».

Rapidement, l’Iran a annoncé qu’une enquête était ouverte sur Oriental Oil pour corruption. La société d’Etat pétrolière, invoquant la corruption pour prétexte, a annulé l’offre gagnante d’Oriental Oil pour l’exploitation du champ de gaz de South Pars.

A ce stade, Halliburton a rompu tout contact avec Oriental. Halliburton affirme n’avoir jamais signé de contrat final. M. Arabi, directeur d’Oriental à Dubaï, se remémore : « Nous nous battions contre tout le monde. Nous avions des problèmes partout ».

Oriental, cependant, avait encore quelque chose dont l’Iran avait besoin : les contrats de bail pour plusieurs plateformes étrangères de forage en mer, dont les trois Roumaines.

La pénurie de plateformes de forage a toujours été un handicap pour l’Iran et a enrayé ses efforts pour augmenter sa production de pétrole, qui demeure bien en dessous du niveau avant la révolution de 1979. La loi américaine écarte les entrepreneurs pétroliers américains, les plus grands dans ce domaine.

Privé de ses plus grands projets, Oriental Oil s’est alors accroché à ses plateformes pour survivre. Mais sa main a doucement commencé à glisser.

En février, Crédit Suisse a annoncé qu’il abandonnait son rôle dans le paiement du bail en coopération avec la banque iranienne Saderat, et ce en raison des pressions des Etats-Unis sur les banques européennes pour qu’elles mettent un terme à leur coopération avec les banques iraniennes. Le porte-parole de Crédit Suisse a refusé de faire des commentaires à ce sujet mais a déclaré que la banque opérait un « retrait contrôlé » de ses affaires avec ses entreprises clientes ayant des liens avec l’Iran et avait décidé à la fin de l’année dernière de refuser de nouvelles transactions avec l’Iran. Il a cité « une augmentation des risques politiques et financiers » et un désir « de sauvegarder notre réputation ».

Le département au Trésor américain, accélérant sa campagne pour faire pression sur l’Iran, a annoncé le mois dernier qu’il interdisait la Bank Saderat de tout accès direct ou indirect au système financier américain. Le Trésor a avancé que l’Iran s’était servi de cette banque pour transférer 50 millions de dollars à un groupe contrôlé par le Hezbollah.

Cependant, la campagne américaine, en raison de la pression exercée contre Oriental Oil, pourrait finir par soutenir ceux que l’on considère comme les premiers alliés du Hezbollah : les Gardiens de la Révolution.

Le propriétaire roumain des plateformes de forage, Grup Servicii Petroliere SA, a déclaré qu’il ne pouvait continuer à louer les plateformes à Oriental maintenant que Crédit Suisse s’était retiré. Gabriel Comanescu, président de la société roumaine, s’est également plaint du non-paiement de plusieurs factures. En avril, il a mis fin aux contrats de bail et exigé ses plateformes en retour. Oriental, affirmant pouvoir trouver une banque de remplacement, a bien fait comprendre qu’il n’avait pas l’intention d’abandonner les plateformes. Les arguments et contre arguments des deux camps sont désormais examinés par un tribunal arbitral à Paris.

Oriental, troublé aussi bien par des problèmes politiques dans son pays que par des contretemps bancaires à l’étranger, a décidé que la seule solution était de vendre son affaire, selon M. Arabi. « Ce sont eux qui ont gagné », a-t-il dit, en référence aux responsables politiques radicaux iraniens et aux médias qui, selon lui, étaient derrière la campagne contre Oriental. L’Iran a soudainement abandonné les accusations de corruption contre la société.

Par ailleurs, les Gardiens de la Révolution avaient quant à eux le vent en poupe. Le nouveau gouvernement d’Iran leur avait donné le premier rôle dans l’exploitation de deux phases du champ de gaz : le même projet antérieurement attribué au consortium mené par les Norvégiens. Les Gardiens ont également remporté un contrat de construction de gazoduc, plus un contrat d’expansion du système de métro à Téhéran.

Ses avancées n’ont pas été sans problèmes, reflétant la rivalité des centres de pouvoir qui caractérise l’Iran aujourd’hui. Les membres réformistes du parlement ont écrit au président Ahmadinejad en se plaignant de contrats « no-bid » et de prêts à des taux inférieurs accordés aux Gardiens. De plus, le parlement a fait barrage à la tentative de M. Ahmadinejad de nommer un vétéran des Gardiens ministre du Pétrole.

Cependant, lorsque Oriental Oil s’est retiré et a décidé de se proposer à la vente, l’unité de construction des Gardiens est rapidement devenue le premier candidat à son rachat, en compétition avec un associé de la compagnie pétrolière d’Etat et d’autres.

Les USA se méfient beaucoup des Gardiens de la Révolution mais pensent que si les banques étrangères cessent de faire affaires avec les firmes iraniennes, alors les éléments radicaux du pays disparaîtront un jour. « Tandis que ceux qui bénéficient actuellement de l’intégration iranienne dans l’économie mondiale sont ceux qui se sentiront le plus isolés, ils sont également dans la meilleure position pour persuader le régime que sa voie actuelle va gâcher le futur du peuple iranien », a déclaré Stuart Levey, sous-secrétaire d’Etat pour le Terrorisme et le Renseignement financier.

En Roumanie, M. Comanescu, qui a annulé les baux des plateformes de forage lorsque le système bancaire a cessé d’assurer le paiement de ceux-ci, a mis en place un plan pour récupérer ses trois plateformes. L’une était en-dehors de l’Iran pour réparations, ce n’était donc pas difficile. Mais les deux autres étaient amarrées dans les eaux iraniennes dans le Golfe Persique.

En juin, M. Comanescu a envoyé trois remorqueurs pour tracter l’une d’elles, l’Orizont. Mais ceux-ci ont fait demi-tour après que la société pétrolière d’Etat iranienne leur en ait donné l’ordre.

En août, il a refait une tentative, cette fois-ci avec l’autre plateforme, et a eu plus de succès. Les remorqueurs l’ont emmenée des eaux iraniennes vers celles des Emirats Arabes Unis. L’Iran a qualifié cette initiative de détournement et a déclaré que les hauts responsables du pétrole avaient été malmenés et détenus en otages. Ian Bahn, un Britannique qui supervisait l’opération, a qualifié ces accusations d’absurdités, affirmant que les hommes soi-disant détenus en otages « souriaient, riaient et plaisantaient avec nous ».

Il ne restait alors qu’une plateforme roumaine, l’Orizont, encore dans les eaux iraniennes. Un tribunal iranien a ordonné qu’elle ne bouge pas.

Le 22 août, des navires se sont une fois de plus approchés de la plateforme, mais cette fois ce n’était pas des remorqueurs. Il s’agissait de bateaux iraniens, et leurs occupants avaient des pistolets, selon le chef de la plateforme, M. Petcu. Il affirme que les Iraniens se sont introduits de force à bord.

M. Petcu avance qu’après que les forces iraniennes aient rassemblé tous les Roumains sur l’hélisurface, les intrus ont commencé à chercher des documents, à regarder dans les ordinateurs, les placards et même dans le réfrigérateur.

Des photographies prises par les Roumains montrent deux vaisseaux iraniens. Il y avait un grand bateau de patrouille du type de ceux utilisés par la marine iranienne et un autre plus petit et banalisé qui, selon les experts, semblait appartenir aux Gardiens de la Révolution.

Le gouvernement iranien, qui avait accusé Oriental Oil de corruption dans le passé, s’est alors rallié pour défendre l’application de ses contrats relatifs aux plateformes. Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que la police avait embarqué sur l’Orizont pour ne pas que la plateforme soit déplacée sans autorisation légale et pour empêcher ainsi un « second vol » d’avoir lieu. Après un jour d’échanges mouvementés entre Téhéran et Bucarest, le président Ahmadinejad a téléphoné au président roumain pour lui assurer que l’Iran n’avait aucune intention hostile, simplement des intérêts commerciaux.

Aujourd’hui, M. Nasseri, le diplomate qui était la cible de la campagne contre Oriental, affirme avoir vendu sa part de 10% dans Oriental. Il a refusé de dire à qui. « Je suis las », dit-il. « Je veux juste mener une vie normale et confortable. »

Huit semaines après le raid de la plateforme, celle-ci flottant encore dans le Golfe Persique, l’Iran a retiré la plupart de ses hommes armés mais occupe toujours la plateforme. M. Comanescu, le directeur roumain, affirme que son personnel à bord de la plateforme a pu identifier les cinq Iraniens toujours sur place. Selon lui, deux sont des policiers armés, un est un représentant d’Oriental Oil, un est un représentant de la société d’Etat pétrolière iranienne et le dernier est un officier armé du renseignement des Gardiens de la Révolution. « Nous sommes pris au beau milieu d’un grand combat iranien. C’est là notre tragédie », dit-il.

«J’aimerais que mon plus grand ennemi se retrouve dans la situation où je suis actuellement », ajoute le patron roumain. « Croyez-vous que les Gardiens de la Révolution ont fait la … Harvard Business School ? »

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