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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 14:13
Source : Politique Internationale

Le processus de paix entamé à Madrid et à Oslo au début des années 90 prévoyait la mise en place d'une « Autonomie palestinienne », embryon d'État doté de compétences propres (1). Depuis 1997, ce processus s'est progressivement grippé.

Le processus de paix entamé à Madrid et à Oslo au début des années 90 prévoyait la mise en place d'une « Autonomie palestinienne », embryon d'État doté de compétences propres (1). Depuis 1997, ce processus s'est progressivement grippé. L'Autorité palestinienne reproche aux Israéliens de restreindre sa souveraineté en se réservant la possibilité d'intervenir discrétionnairement en zone sous contrôle palestinien, au nom de la lutte anti-terroriste et de la sécurité des implantations juives - colonies dont l'extension est, précisément, un casus belli pour les Palestiniens. De son côté, la partie israélienne prend prétexte de la « menace terroriste » pour ne pas appliquer les accords d'Oslo.

Force est de reconnaître que, s'il constitue parfois un épouvantail utile pour les Israéliens, l'argument sécuritaire n'est pas pour autant dénué de fondements. L'Autorité palestinienne et ses forces spéciales ou alliées (Garde présidentielle, Force 17, Fatah, Tanzim (2)) ont, en effet, une attitude ambivalente envers les mouvements islamistes et terroristes. Yasser Arafat ne peut ni ne veut réellement les démanteler, tablant sur une nouvelle « stratégie de l'embrasement » et sur une islamisation du conflit. Ce qui explique que la seconde Intifada - déclenchée fin septembre 2000 et nommée « Intifada Al-Aqsa », en référence à la mosquée « Al-Aqsa » de Jérusalem - revête un caractère bien plus religieux que la première (1987-1993).


LIRE LA SUITE


LE FILM PALESTINIEN "JÉNINE JÉNINE", UN FAUX FINANCÉ PAR L'AUTORITÉ PALESTINIENNE


Par Aaron Klein, correspondant spécial de www.WorldNetDaily.com  au
Moyen-Orient. Ses interviews antérieures ont eu pour thèmes Yasser Arafat, Ehud Barak, Shlomo Ben Ami et des dirigeants Taliban.

 

Article paru dans www.WorldNetDaily.com  le 17 janvier 2005 et traduit par Menahem Macina, pour www.upjf.org
 
WorldNet Daily a appris que le réalisateur cinématographique palestinien, qui a produit un documentaire prétendant que l'armée israélienne avait perpétré des crimes de guerre dans un camp de réfugiés, a admis, la semaine dernière, dans une déposition, qu'il avait falsifié des scènes, en utilisant des informations erronées, et qu'il avait obtenu de l'Autorité palestinienne un financement pour le projet.

Muhammad Bakri, producteur de "Jénine, Jénine", un documentaire affirmant qu'Israël avait perpétré un génocide dans le camp de réfugiés de Jénine, en avril 2002, a reconnu, dans une déposition, les inexactitudes qui émaillent son film. Le réalisateur est assigné en justice par les cinq soldats israéliens que l'on peut voir dans une photo extraite du film, qui prétend que des soldats de Tsahal ont tué un "grand nombre" de civils, mutilé des corps de Palestiniens, exécuté et tué à l'explosif, sans discrimination, des femmes, des enfants, des handicapés physiques et mentaux, et rasé l'entièreté du camp de réfugiés, y compris une aile de l'hôpital local.

Le documentaire ne montre pas de séquences filmées des atrocités alléguées, mais, dans quelques scènes, les visages de soldats qui assignent à présent Bakri en justice ont été superposés au "témoignage d'un témoin oculaire", tandis qu'on affirmait qu'ils avaient perpétré des "crimes de guerre". Mais Bakri, dans une déposition, dont le texte a été obtenu par WorldNetDaily, a admis qu'il «avait cru» les témoins choisis, mais n'avait pas vérifié les informations qu'ils fournissaient.

«J'ai cru à ce qui m'avait été dit. Ce que je n'ai pas cru n'a pas été inclus dans le film», a affirmé Bakri. Interrogé à propos d'une scène où il est sous-entendu que des soldats israéliens ont pourchassé des civils, Bakri a admis avoir mis lui-même en scène la séquence par "choix artistique". Il a également répondu «non» quand on lui a demandé s'il croyait "que, durant l'opération menée à Jénine, les soldats israéliens avaient tué des gens sans discrimination".

Dans ce qui est peut-être l'élément le plus explosif de la déposition, Bakri a admis que son documentaire, qui a été projeté dans des salles du monde entier, a été financé en partie par l'Autorité palestinienne. Yasser Abed Rabo, ministre palestinien de la culture et de l'information et membre du Comité de direction de l'ancien chef de l'OLP, Yasser Arafat", «a couvert une partie des dépenses du film», a-t-il dit.

Israël est entré dans Jénine, ville considérée comme un centre de recrutement et d'opérations de terroristes, dans le cadre de son Opération Bouclier Défensif visant à sévir contre l'accroissement des explosions-suicide perpétrées par le Hamas, le Jihad islamique et les Brigades des Martyrs d'Al Aqsa. Israël a envoyé des unités d'infanterie combattre de maison en maison, et a perdu plus d'une vingtaine de soldats dans des embuscades, du fait de tireurs isolés palestiniens et de maisons piégées à l'explosif.

Immédiatement après l'opération, des accusations de massacre ont été formulées par la Direction palestinienne, qui parlait de plus de 500 civils tués et de milliers de blessés, alors qu'on a établi, plus tard, que 56 Palestiniens, en armes pour la plupart, ont été tués, et que 23 soldats israéliens sont morts dans la bataille.

Les chiffres des médias, les preuves documentaires et les enquêtes menées par plusieurs organisations humanitaires internationales, ont rapidement prouvé qu'il n'y avait pas eu de massacre.

Le film de Bakri présente plusieurs "témoins" qui décrivent la "brutalité" de Tsahal, et prétendent qu'Israël a attaqué et tué "beaucoup, beaucoup" de Palestiniens avec des chars, des avions et des tireurs d'élite, bien que Bakri ne mentionne jamais le nombre exact de Palestiniens tués.

Mais un film de Pierre Rehov, "La route de Jénine", semble réfuter beaucoup d'allégations de Bakri, et a été cité dans le procès contre le réalisateur palestinien (1).

L'une des accusations de Bakri est qu'Israël aurait tiré 11 missiles contre un hôpital de Jénine, rasant le bâtiment avec les patients à l'intérieur, et que, plus tard, on n'a pas permis au personnel de secours d'accéder à cette zone. Le directeur de l'hôpital, le Dr Mustafa Abu Gali, déclare au public de Bakri : "L'aile-ouest [de l'hôpital] a été entièrement détruite. Les avions de combat tiraient leurs missiles toutes les trois minutes".

Mais, dans son film, "La route de Jénine", Rehov interviewe également Gali, qui montre au réalisateur l'ampleur des dommages - un petit trou à l'extérieur d'un bâtiment, tandis que l'aile-ouest est tout à fait intacte. Rehov fournit également des images aériennes de l'hôpital, prises le dernier jour de l'incursion dans Jénine, et qui montrent que toutes les parties de l'hôpital sont dans un état normal.

Concernant l'allégation de Bakri, selon laquelle les ambulances ne pouvaient pas atteindre la zone, le Dr David Zangen, officier et médecin-chef de Tsahal à Jénine durant l'incursion, décrit à Rehov la manière dont les soldats israéliens ont traité beaucoup de combattants palestiniens blessés, y compris des membres du Hamas. Rehov sélectionne une scène montrant un soldat israélien qui autorise Gali en personne à recevoir toutes les fournitures médicales dont il a besoin pour l'hôpital de Jénine.

Tamar Sternthal, du Comité pour l'Exactitude en matière de Reportages sur le Moyen-Orient (Committee for Accuracy in Reporting in the Middle East - CAMERA), écrit : "Même les observateurs occasionnels remarqueront des contradictions apparentes dans la 'déclaration du témoin', sur laquelle se fonde Bakri. Par exemple, une interview antérieure accuse les Israéliens d'avoir obligé les prisonniers palestiniens à se dévêtir entièrement: 'quelques personnes étaient complètement nues devant leurs frères, soeurs et enfants, et ont été utilisées comme boucliers humains'. Pourtant, l'image qui accompagne cette allégation ne la corrobore pas; elle montre un groupe de Palestiniens, certains d'entre eux sans chemise. Tous avaient un pantalon."

Bakri affirme également que Tsahal a blessé aux mains Ali Youssef, un villageois palestinien non armé, et que, comme il ne pouvait pas se lever, ils lui ont tiré dans les jambes. Mais Rehov a retrouvé Youssef pour son documentaire, et révèle que Youssef se trouvait dans un bâtiment d'habitation, en compagnie d'hommes du Hamas en armes quand il avait été blessé à la main. Les médecins israéliens avaient soigné la blessure de Youssef et découvert qu'il avait un problème cardiaque congénital, mais aucune blessure à la jambe et l'avaient transféré en Israël pour traitement dans un hôpital d'Afula. Le dossier de l'hôpital révèle que Youssef n'a pas du tout reçu de balle dans la jambe.

Zangen accuse Bakri d'utiliser des techniques de prises de vues trompeuses pour créer le mythe d'un massacre, une accusation qui est maintenant corroborée par la déposition de Bakri lui-même. Zangen évoque une scène montrant un char se dirigeant vers un groupe de gens. L'image vire alors au noir total, suggérant faussement que tous ces gens ont été tués, dit Zangen. En outre, indique-t-il, Bakri, qui n'était pas sur les lieux à  l'époque de la bataille, et ne disposait donc pas de séquences filmées, juxtapose, de manière fallacieuse, des images de chars israéliens et de tireurs d'élite prenant position, à côté de celles d'enfants palestiniens, autre accusation que Bakri a admise.

Parmi les soldats dont les photos sont juxtaposées figurent les cinq qui ont assigné Bakri devant le tribunal de Tel Aviv, et exigent plus de 500.000 dollars de dommages et intérêts. Les minutes du procès, rédigées en hébreu et auxquelles WorldNetDaily a eu accès, accusent Bakri de prétendre faussement que ces soldats ont perpétré des crimes de guerre.

Les cinq plaignants sont des réservistes, et ils affirment que leur vie professionnelle les met en contact permanent avec des Palestiniens qui peuvent identifier leurs visages, à partir du documentaire de Bakri, et tenter de les attaquer.

"L'utilisation flagrante, par Bakri, de mensonges et de tromperies pour forger sa thèse partisane de souffrances infligées aux Palestiniens par un Israël brutal, la discrédite en tant que contribution à l'établissement d'une 'grande vérité'. Au contraire, "Jénine, Jénine" constitue une incitation à alimenter une propagande haineuse, qui affirme que les Juifs 'ne sont même pas humains' ", écrit Sternthal. Selon elle, c'est l'honneur de Rehov d'avoir mis au jour "les mensonges incendiaires - et diffamatoires - diffusés par des oeuvres, telle "Jénine, Jénine" ".

© 2005 WorldNetDaily.com pour l'original anglais, et upjf.org pour la
version française.

Nota (1):  le film "Jenine-Jenine" est passé sur Arte. "La route de Jenine",
de Pierre Rehov, a reçu une fin de non recevoir de la même chaîne ....


01.jpgDes petites filles inquiètes qui récitent leur leçon de mort.  Des garçons confiés à des adultes si pervers  qu'ils les incitent au suicide et au meurtre. 
Des corps déchiquetés ou mutilés pour modèles. Le mépris de la vie en leçon.

 Depuis des années et des années, des enfants sont élevés dans la haine.  Silence presque unanime sur ces violences. Le viol des consciences n'est pas un abus reconnu. Les organisations internationales ignorent-elles que la Convention relative aux Droits de l'Enfant concerne tous les enfants du monde ? Les enfants palestiniens en seraient-ils moins dignes ? Derrière la complaisance, le mépris absolu. Il n'est pas nouveau. On le retrouve chez de nombreux militants en occident. Qu'importent les réalités aux défenseurs d'une 'cause'.  Le sujet est tabou. Sacrifier des enfants en les abandonnant à la folie haineuse des leurs, prix accepté pour pouvoir continuer de brandir son petit drapeau. Les déviants des droits de l'homme contre les droits de l'enfant.

Une femme et des hommes témoignent
Ce sont des bénévoles 'venus aider' et qui découvrirent la propagande.  
Ils témoignent, dans un document vidéo. Il a été traduit en français par Pistache.
Il est présentée sur le site de l'UPJF  qui publie également la transcription des interventions :

...

Quand les yeux se dessillent. Des bénévoles, abusés par la propagande palestinienne, témoignent 

- Par Menahem Macina

02.jpg« Parmi les témoignages-choc qui figurent dans la vidéo transcrite ci-après, on retiendra surtout celui de Daril Jones, « bénévole australienne, qui, trompée par la propagande palestinienne, était venue aider les Palestiniens, et comprit, par la suite, qu’ils étaient comme possédés d’un désir irrépressible de tuer, au point de détruire des vies d’enfants. Elle raconte, avec larmes, que des Palestiniens montraient [aux humanitaires] des photos de corps "mutilés, démembrés, déchiquetés", et affirmaient que c’était le résultat de "tortures perpétrées par les Israéliens". 
Plus tard, quand elle vit un enfant palestinien se faire exploser devant elle, elle réalisa que [l’état des] cadavres mis en pièces [qu’elle avait vus sur les photos] était le résultat des corps bardés d’explosifs, que les Palestiniens utilisaient comme des bombes humaines contre les Israéliens. Daril Jones a figuré dans le film "The road to Jenin" [la route de Jénine]*, réalisé par le cinéaste français, Pierre Rehov » (Note de YouTube).
 Le chagrin émouvant de cette bénévole est à la mesure de l’horreur que lui ont causée la découverte de la culture, quasi mythique, de la haine, qui anime tant de Palestiniens, et l’immense déception qui fut la sienne de découvrir que les dirigeants de ce peuple non seulement ne font rien pour endiguer cette haine morbide, mais la célèbrent au contraire et la proposent en modèle à la jeune génération palestinienne. 

Il faut diffuser largement ce document, non pour inciter à la haine des Palestiniens, mais pour aider les politiques et tous les hommes et les femmes de bonne volonté du monde à comprendre à quel fléau est confronté le peuple israélien, et à faire pression sur les dirigeants politiques palestiniens pour qu’ils répudient cet état d’esprit mortel et éduquent leur peuple, et surtout leurs enfants, à la paix et à la cohabitation entre les deux peuples qui se partagent la même terre, puisque, de toute façon, l’un comme l’autre n’ont pas d’autre choix. »


LA  VIDEO : Australian in Palestine account of children suicide bomber


 

 

SA TRANSCRIPTION Menahem Macina pour www.upjf.org (reproduction et diffusion autorisées, sous réserve de cette mention expresse.)

 
Daryl Jones, humanitaire australienne volontaire
 
Quand je suis arrivée à Jénine, je n’y connaissais rien. Puis, j’ai commencé à réfléchir à ce qu’on me montrait, à ce qu’on me disait, et [j’ai compris que] toutes les manifestations, tous les récits visaient à construire la victimisation des Palestiniens. La première fois que l’on m’a montré des cadavres qui semblaient avoir été déchiquetés, on m’a dit que c’était le résultat des tortures israéliennes. Mais, plus tard, dans la vieille ville, un garçon s’est fait exploser, et j’étais debout à côté de la table [à la morgue], pendant qu’on le nettoyait. [Elle a la voix étouffée par les sanglots] Et il avait les mêmes… les mêmes blessures que les morts des photos. Il était déchiqueté. Il est mort cette nuit-là. Et j’ai commencé à comprendre comment les activistes utilisaient les activistes [humanitaires].
 
Quelqu’un pose une question à une petite fille (on n’entend pas cette question), mais seulement la réponse de la gamine, qui semble apeurée
 
-          Non je n’étais pas à la maison.
 
On entend la voix (criarde) d’un adulte (traducteur, guide, témoin ?) qui s’adresse à la petite fille
 
-          Dis-lui que ton oncle Imad est devenu un martyr, et qu’il est au paradis. Où est ton oncle ?
 
La petite fille, intimidée, murmure, dans un souffle :
 
-          Au paradis.
 
L’homme à la voix criarde :
 
-          Où ?
 
La petite fille, toujours aussi intimidée, presque apeurée, comme si elle récitait une leçon en espérant ne pas avoir une mauvaise note, réitère sa réponse dans un souffle:
 
-          Au paradis.
 
Daryl Jones (toujours avec autant d’émotion et de chagrin):
 
Je me promenais avec l’instituteur principal et son petit garçon. Il m’a dit : « Tous les enfants sont impliqués [participent] (elle pleure et s’excuse) Je suis désolée. Oh ! C’est horrible. Tous les enfants de 8 à 16 ans sont impliqués: ce sont des combattants. Je lui ai demandé : « Et leurs études ? ». Il m’a répondu, quand ils sont à l’école, ils étudient, quand il y a des combats, ils combattent ».
 
[Un groupe d’enfants] :
 
1er enfant :
 
-          …pour montrer comment nos combattants ont résisté, comme les ingénieurs Mohammad Sawaymih et Abby Jandal.
 
Une voix d’homme :
 
-          Qu’est-ce qu’ils ont fait ?
 
1er enfant :
 
-          Ils ont posé des pièges mortels, des bombes sur les tanks et ils ont tué des Juifs.
 
2ème enfant :
 
-          On jetait des pierres sur les tanks. Les tanks voulaient nous empêcher d’enterrer nos martyrs… On a jeté des pierres, et les tanks sont partis, on est monté sur les tanks, on y a mis les drapeaux palestinien et irakien.



1er enfant à nouveau:
 
-          C’est un petit pays, mais on a des ingénieurs qui fabriquent des bombes et font sauter des tanks et savent faire sauter les chaînes [des chars]
 
2ème enfant à nouveau (sur un ton hargneux et agressif) :
 
-          On ne veut pas la paix. On ne veut pas la paix. On veut la guerre, pas la paix. On veut se venger des morts de Jénine.
 
Interviewer :


-          Est-ce que tu peux oublier les martyrs ?
 
2ème enfant :
 
-          Comment on peut les oublier ? On n’oublie pas le sang du martyr qui est avec Dieu. On continuera à se battre jusqu’à ce qu’on soit tous des martyrs.
 
 
Un humanitaire (la bonne cinquantaine) :
 
C’est quelque chose de tellement éloigné de ma mentalité, moi qui ai six enfants et qui me fais du souci dès qu’ils traversent la route. Je ne peux pas comprendre comment un être humain vivant sur cette planète peut être fier d’un enfant qui se met une ceinture d’explosifs, monte dans un bus et se fait exploser au milieu d’enfants et de femmes pour aller au paradis.
 
Un jeune adolescent palestinien :
 
- J’espère que j’aurai un avenir. J’espère que je serai comme Cheikh Mahmoud, c’est mon rêve.
 
Interviewer :
 
- Qu’a fait Cheikh Mahmoud ?
 
L’adolescent :
 
- C’était un expert en explosifs. Il a fait sauter des tanks et a envoyé des martyrs se faire exploser dans des bus.
 
Interviewer :
 
- C’est ton seul rêve, devenir martyr ?
 
L’adolescent :
 
- Non, pas seulement
 
Interviewer :
 
- Alors, c’est quoi ?
 
L’adolescent :
 
- Mon seul rêve, c’est de voir disparaître Israël.
 
 
Un Israélien, la trentaine environ :
 
- Pendant 7 ans et demi, cet endroit n’a pas été sous occupation israélienne, et, selon les organisations internationales - pas selon les organisations israéliennes -, on y a trouvé 3 tonnes et demi d’explosifs. Mais aucune piscine, aucun terrain de jeux pour les enfants. Alors on se demande: « Ils ont de l’argent, pourquoi l’utiliser pour la haine ? Pourquoi faire ça ? Et ce n’est pas seulement l’argent qu’ils utilisent, mais aussi les êtres humains, les enfants, pour qu’ils se suicident. Quel genre de mythe est-ce là ?
 
Daryl Jones (l’humanitaire australienne) :
 
-          C’est une mythologie, et l’énergie générée par cette mythologie est très puissante, tout particulièrement à cause des enfants. C’est un peu comme le sacrifice des vierges [dans l’Antiquité].
 
Vues d’enfants palestiniens faisant le V de la victoire avec leurs doigts, sur fond sonore d’appel du muezzin à la prière.
 
Une très jeune femme israélienne :
 
- Je ne pense pas que les Palestiniens veulent vraiment faire la paix avec nous. Nous leur avons donné trop de chances. Ils ne veulent rien. Ils ne veulent pas de nous ici.
 
Daryl Jones :
 
-          Il n’ont jamais eu d’autre intention que celle d’éliminer l’Etat d’Israël.
 
 
© YouTube
 
[Merci à Victor Perez de m'avoir sensibilisé à cette vidéo.] 
Mis en ligne le 29 juin 2007, par M. Macina sur le site upjf.org
  

___________

* Refusé par  les télévisions françaises.  Alors qu'un autre film, 'jénine, Jénine' est diffusé sans réserve. Voir l'article d'Aaron Kein publié par DesInfos

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 22:21
Le PMF, un nouveau parti politique dont j'avais déjà parlé dans Proelium. Voici ce qu'était à l'époque leur bannière :


Bon déjà "multiculturel" j'étais pas trop chaud, surtout quand on sait que sous ce mot se cache l'annihilation de la culture blanche, et des Blancs eux-mêmes. Enfin "se cache"... non justement, eux ils se cachaient même pas étant donné que leur idéal républicain cosmopolite de mes deux était accompagné d'un sous-titre "Parti des français issus de l'immigration". Non ne cherchez pas, il n'y a pas de majuscule à "français", on sait l'idée que se font ces gens-là de notre nationalité. Bref ce sous-titre explicite donc, confirmait ouvertement que c'est bien la lutte contre les "de souche" qui se jouait.

Evidemment cette bande de connards avait réagi sur Proelium pour dire à quel point j'étais raciste, que ce parti s'adressait à tout le monde puisque nous étions tous des enfants d'immigrés, etc. me soutenant même que l'origine hongroise de Sarko l'incluait dans les "issus de l'immigration". J'ai tout de suite mis à fin à cet élan de mauvaise foi en citant une phrase que l'on trouve dans la présentation de leur site :

"les « issus de la diversité » sont tout simplement des Noirs et des Arabes"

Après cela, plus de réponse. Etrange non ? Ils ont fui le "débat" tels une bande de Chances pour la France se faisant attraper en train de piller une boutique de sportswear.

Et aujourd'hui, hasard, je retombe sur leur site, et voici leur nouvelle bannière, celle qui a remplacé l'autre qui "n'avait rien d'anti-blanc ni rien à se reprocher" :


Une police de caractères plus "cool", des images de gentils antiracistes historiques, l'adjectif "Français" supprimé et surtout : plus de sous-titre trop explicite. Conclusion ?

Les temps sont durs pour l'ennemi, il commence à remarquer que sur la route qui le mène à la destruction de la France, et bien il y a quelques opposants. Alors il se travestit, s'adoucit, il se cache... Morale : rester vigilant, à l'écoute, et voir le mal là où il est, quand le citoyen moyen, lui, signe son arrêt de mort.


Race(s) ?

En revoilà un grand mot, plus gand encore que le nationalisme. Un mot autant interdit que "diversité" est imposé. Peut-on (encore) utiliser le mot "race" pour parler des Hommes ? Voyons voir.

Je ne suis pas un spécialiste de la biologie, mais je suis renseigné. Je vais tenter de faire simple.

En gros, un individu est doté d'un phénotype et d'un génotype. Le premier est l'ensemble de ses caractéristiques extérieures, le second l'ensemble de ses caractéristiques intérieures.

Une race est une sous-partie d'une espèce. Plusieurs individus de la même espèce mais de races différentes ont une somme de gènes en commun : ceux de leur espèce ; et une somme de gènes propre à leur race : tous les autres.

Du racialisme au nazisme

Pendant longtemps, on a supposé qu'étant donné que les phénotypes humains étaient très différents, Blanc aux yeux bleus, Noir aux yeux marrons, etc. les génotypes l'étaient également, d'où les appellations de "race blanche", "race noire" ou "race jaune". Lire Gustave Le Bon par exemple.

C'est ainsi qu'on en déduisait une pluralité génétique dans l'espèce humaine, donc l'existence de
plusieurs "races", que certains ont classées hiérarchiquement. Et puis, comme pour le nationalisme, Hitler est passé par là.

Au milieu du XXème siècle donc, on a préféré parler d'ethnies humaines plutôt que de races. On a déclaré qu'il était impertinent de déduire que le noyau (génotype) était multiple chez les Hommes uniquement parce que l'apparence (phénotype) l'était. En affirmant que l'existence de "races" n'était pas "prouvable", en tout cas pas prouvée, on a préféré supposer l'hypothèse inverse, sans la prouver non plus à l'époque, c'est-à-dire qu'il n'y avaient pas de "races", et que les différences d'apparence n'étaient liées qu'à des influences de l'environnement extérieur, aucunement à un statut génétique.

Une science qui dérange

Depuis, la science naturelle a avancé. En 1990 fut lancé le Projet Génome Humain, visant à séquencer l'intégralité du génome humain, et à en savoir plus sur ce que nous sommes réellement, au-delà des idéologies.

En 2004, le travail était terminé. Encore une fois il s'agit là de science de haut niveau, je ne fais que résumer les faits et parler de ce qui nous intéresse ici. Les résultats sont plutôt intéressants.

Premièrement, et contrairement à ce que beaucoup disent et croient, l'apparence est liée au noyau. La phénotype et le génotype ne sont pas indépendants. Le phénotype est le résultat de génotype confronté à l'environnement. En d'autres termes, le patrimoine génétique d'un groupe d'individus peut muter en fonction des influences extérieures, c'est ainsi qu'une des conclusions de ce projet scientifique est qu'il est possible de déduire avec une forte probabilité l'origine géographique d'un individu en fonction de ses gènes.

Deuxièmement, et contrairement à ce que l'on entend souvent encore une fois, le génome n'est pas identique dans toute l'Humanité. Il l'est presque, mais ne l'est pas. Nous avons presque tous le même génome, à quelques gènes près. Pour vous donner une idée, quelques dizaines de gènes également nous différencient du chimpazé, tout le reste est commun.

A partir de là, parler de "race" dépend donc entièrement de l'importance que l'on donne à ces gènes différents. A peine quelques dizaines de différences avec des singes, mais nous ne sommes pas des singes, et nous pouvons également nous faire transplanter presque tous les organes du porc, ce qui ne fait pas de nous des porcs.

Voici une conclusion des trois scientifiques principaux ayant travaillé sur ce projet :

Contrairement à l'idée défendue depuis le milieu du XXe siècle, on peut définir scientifiquement des races dans l’espèce humaine. La connaissance du génome humain permet en effet de regrouper les personnes selon les zones géographiques d’où elles sont issues.
C'est pas moi qui le dit. La science nous démontre que l'histoire, les coutumes, les terres d'un peuple sont en relation directe avec sa nature biologique. Il ne suffit pas d'amener un Africain en France pour qu'il devienne "français", ni l'inverse d'ailleurs, car nous portons tous notre passé dans nos veines.

Parler de "races humaines" ne dépend donc plus que de deux choses : l'importance que l'on donne aux différences biologico-culturelles entre les "ethnies" humaines, et la volonté ou non d'éradiquer ces différences. Le mot "race" serait donc approprié à ceux qui préfère voir l'Humanité multiple, le mot "ethnie" pour les autres.

Pour ce qui est de l'importance de l'esprit et du charnel chez l'Homme, des idées et des origines, je pense inutile de vous redonner
mon avis, si ce n'est que je pense que l'Humanité est dans les faits multiple, qu'il est dangereux de prétendre dépasser la nature, et que le métissage ethnique et culturel doit rester homéopathique et autonome, loin de l'idéologie. J'aime la différence, bien plus que l'antiracisme officiel, et si la "race" peut être synonyme d'identité, bien-sûr que je suis pour la sauvegarde des "races" au détriment de l'uniformisation, et en premier lieu de la mienne, la "race" blanche.

Questions bêtes ?

"Peut-on donc parler de races humaines comme de races de chiens ?"

Encore une fois tout dépend. Je pense que non, car certains chiens ne peuvent se reproduire avec d'autres, or nous pouvons tous nous mélanger d'un point de vue strictement biologique. Cependant parler d'une seule et unique "race humaine" est assez stupide aussi, puisque nous n'avons pas exactement tous les mêmes gènes. Et puis il n'existe aucune espèce connue dont la "race humaine" serait un sous-groupe. C'est bien là la subtilité des conclusions du Projet Génome Humain, non-manichéenes et semblant dépasser les préjugés racistes comme antiracistes.

Il est faut de dire que les humains sont séparés dans leurs gènes en groupes bien précis, totalement disctincts et déterminés de manière définitive. En revanche il est tout aussi ridicule d'affirmer que nous sommes tous les mêmes, que l'Humanité est une et indivisible biologiquement, et que par conséquent la génétique et l'évolution historique des peuples n'ont aucun rapport entre elles.

"Le mot "race" n'a-t-il qu'un seul sens ?"

Non il y en a en fait deux. Biologique et anthropologique. Il suffit pour cela de demander à celui qui utilise le mot ce qu'il entend par "race". S'il parle en termes biologiques, il considère que l'espèce humaine est divisée en races comme l'espèce canine l'est, donc il se trompe scientifiquement. En revanche s'il parle de "race" d'un point de vue anthropologique, il entendant par là l'appellation générale regroupant un peuple ou une civilisation avec son histoire, sa couleur, sa géographie.

Encore une fois tout dépend, comme je l'ai dit plus haut, de l'importance qu'on donne aux différences entre les peuples humains. Le mot "race" dans le cadre scientifique est dépassé. Dans le cadre anthropologique il est mal perçu car il implique que l'ethnie est un paramètre fondamental dans l'évolution des peuples, culturellement comme biologiquement, ce qui pourtant est bel et bien confirmé par les découvertes scientifiques les plus récentes.

"Au début, une ou plusieurs races ?"

Le monogénisme ou le polygénisme. Le premier considère qu'il n'y a qu'une seule "race" humaine à la base, et que les peuples différents sur la Terre sont le résultats de migrations diverses, et évolutions culturelles qui vont avec. Le second considère que l'Humanité était à la base peuplée de "races" distinctes et "pures", qui se sont mélangées par la suite. Cette dernière théorie a pu se rapprocher du créationnisme, et il me semble que le monogénisme est beaucoup plus cohérent avec la théorie de l'évolution selon Darwin.

Je vous laisse vous renseigner à ce sujet, pour ma part ce n'est pas très intéressant, que les humains eurent été à la base identiques ou différents m'importe peu, puisque je considère qu'ils sont divers et différents depuis assez longtemps pour voir l'Humanité comme
plurielle. Selon moi, vouloir le métissage ou même nier l'importance des différences entre les groupes humains sous prétexte qu'au début on était tous de la même tribu est une idiotie. Un début qui d'ailleurs n'est pas ponctuel car il n'y a pas de "début" à proprement parlé dans la théorie de l'évolution.

"Et le racisme dans tout ça ?"

Le racisme c'est autre chose. C'est une idéologie consistant à classer les groupes humains en "races" disctinctes, tout en établissant
un ordre hiérarchique parmi elles.

C'est ainsi que l'on préfèrera parler de "racialistes" pour ceux qui considèrent que les différences entre les peuples humains sont assez conséquentes pour parler de "races humaines". Les racistes seront donc les racialistes qui hiérarchisent les races qu'ils considèrent comme telles, avec souvent, comme par hasard, la leur tout en haut de l'échelle de valeur.

 

"une crevasse de 167 mètres de long symbolisant la fracture entre les blancs et le reste de l'humanité, selon l'artiste."... "fracture", culpabilité... la honte d'être un Blanc... et "blancs" sans majuscule, évidemment.

A l'ombre des Lumières

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 23:50
« Les immigrés sont ici chez eux », avait dit le président François Mitterrand. Plus récemment, le mercredi 27 septembre 2006, sur Canal plus, rompant en direct le jeûne du ramadan, l’acteur Jamel Debbouze dont les parents venus du Maroc s’installèrent en France dans les années 1960 s’inscrivait dans la ligne de l’ancien président de la république en déclarant : « Ce pays (la France) est le nôtre. » Tout patriote se féliciterait naturellement de tels propos s’ils n’étaient à double sens, pouvant aussi être interprétés comme une incitation à faire régner la « loi des banlieues ».

L’Histoire n’est pas écrite ; Dominique Venner a coutume d’écrire que, sur la longue durée historique, les retournements de situation, parfois les plus inattendus, sont légions. Qui pouvait prévoir en 1914 dans une Europe prospère, rayonnante et largement monarchique, une guerre civile de 30 ans suivie d’une décolonisation rapide et généralisée suivie de l’imposition du démocratisme libéral Américain à l’ouest et du totalitarisme communiste à l’Est ?

Les Français d’Algérie, les Portugais d’Angola et les Arabes d’Andalousie ne disaient pas autre chose que Jamel Debbouze. Avec 130 ans de présence pour les premiers, 400 pour les seconds et 900 pour les derniers, n’étaient-ils pas effectivement fondés à croire que ces pays étaient bien les leurs ?

Ils ont, hélas pour eux, appris qu’aucune colonisation n’est éternelle.

Daniel Pipes, dans un article récent (http://www.danielpipes.org/article/4323) consacré aux relations du continent Européen et de sa minorité musulmane croissante propose trois scénarios distincts :

1- le règne musulman : l’Europe devient une province, une colonie de l’Islam, grâce à trois facteurs clefs que sont la foi, la démographie et le patrimoine culturel.

Une laïcité extrême prédomine en Europe, surtout parmi ses élites, au point que les chrétiens croyants (pratiquants ou non) sont considérés comme mentalement déséquilibrés et incapables d’assumer des taches publiques. Par ailleurs, la foi des musulmans, avec son tempérament djihadiste et son suprématisme islamique, tranche autant qu’il est possible avec celle des chrétiens européens non pratiquants. Ce contraste amène de nombreux musulmans à considérer l’Europe comme un continent mûr pour la conversion et la domination. L’effondrement démographique des populations Européennes de souche allié au taux de fertilité élevé des musulmans prédisent un changement rapide (à l’échelle de 2 ou 3 générations) du visage ethnique du continent Européen : « Amsterdam et Rotterdam pourraient devenir, d’ici 2015, les premières grandes villes Européennes à majorité musulmane. Les pronostics actuels prévoient une majorité musulmane dans l’armée Russe dés 2015. » Nombre d’Européens, matraqués de façon continue par une véritable propagande nationale et Européenne, ont l’impression que leur culture historique ne vaut pas qu’on la défende, voire qu’on la préserve. Ce manque d’assurance a des conséquences directes négatives pour les immigrants musulmans (comment s’approprier une culture que les indigènes eux-mêmes ont appris à mépriser et ne souhaitent pas transmettre à leurs enfants?). « En résumé, cette première argumentation avance que l’Europe sera islamisée, qu’elle se soumettra ou se convertira sans résistance à l’Islam parce que le yin de l’Europe s’accorde si bien au yang de l’Islam : faiblesse et puissance de la religiosité, de la fertilité et de l’identité culturelle. »

2- l’expulsion des musulmans : à l’image des colons Français en Algérie ou des colons Arabo-musulmans en Espagne, il est possible d’imaginer un rejet brutal des musulmans d’Europe. Pipes fait référence à un commentateur Américain, Ralph Peters, pour qui « il est trop fait abstraction de l’histoire et de la brutalité indéracinable de l’Europe. » Sous entendu, les Européens indigènes, qui constituent toujours 95% de la population du continent, pourraient se réveiller et imposer leur volonté de façon violente. A l’appui de ce scénario, le mouvement d’irritation qui semble se dessiner à l’échelle Européenne, notamment au sein des masses populaires et en décalage avec des élites acquises à la doxa multi culturaliste, en réponse à l’altérité islamique et à ses revendications communautaires. « Si ces éléments opposés à l’immigration et à l’Islam ont généralement des racines néofascistes, ils gagnent en respectabilité avec le temps en se concentrant sur les questions de foi, d’identité et de démographie. » L’audience croissante de ce type d’analyse se nourrissant bien sur d’une immigration incontrôlée et perçue par les indigènes comme un facteur d’anarchie et d’insécurité au sens large.

3- l’intégration des musulmans : les Européens autochtones et les immigrants musulmans trouvent un modus vivendi. De la même façon que l’Islam change l’Europe, l’Europe change l’Islam qui, opérant un aggiornamento salutaire, accède à la modernité en dissociant le profane du sacré, le religieux du politique, permettant ainsi à ses sujets de vivre leur foi tout en respectant les principes laïques de leur pays d’accueil. Pour Pipes, cette vision idyllique est improbable, l’éventualité de voir les musulmans accepter les restrictions de l’Europe historique et s’intégrer sans heurts dans ce cadre étant bien peu probable.

Il est donc difficile d’imaginer un autre scénario pour l’Europe occidentale que l’islamisation ou la guerre civile.

« Toutefois, le problème Européen est si inédit, si étendu, qu’il est difficile de le comprendre, tentant de l’ignorer et presque impossible d’en pronostiquer l’évolution. L’Europe nous entraîne tous en terre inconnue. »


Immigration I. Idéologie.

« L’Histoire nous enseigne que les migrations améliorent le sort de ceux qui s’exilent mais aussi font avancer l’humanité toute entière. » Ces propos de Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies (Le Monde, 9 juin 2006), illustrent l’image d’une immigration idyllique, source de toutes les vertus, tous les progrès, comme jadis le socialisme. Le consensus idéologique sur ce sujet, dans les élites Françaises, est assourdissant : le credo est : « l’immigration est une chance pour la France ».

Soutenir l’idée que si cette immigration est parfois nécessaire pour des raisons économiques, démographiques ou culturelles, elle puisse constituer, mal gérée et au delà d’un certain volume, un facteur de désordre, d’instabilité et de déchirements est impossible. Cette approche univoque, totalisante et passionnelle de l’immigration distingue la France des autres grandes nations Européennes, notamment l’Allemagne ou la Grande-Bretagne, ou le débat sur cette question est infiniment plus libre et pragmatique.

Mythes, repentance…et idéologie.

La haine de soi, la honte d’être Français, un sentiment de culpabilité permanent, imprègnent une grande partie de ces élites et expliquent leur inhibition à l’égard de ce tabou. Ce sentiment de culpabilité est alimenté par notre histoire coloniale et par la parenthèse Vichyste. Et l’image d’une France rongée par le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme est omniprésente (cf l’ouvrage de BH Levy "L’Idéologie Française", livre culte de la gauche libérale des années 80). La référence Vichyste est systématique dans l’argutie progressiste, comme si l’expulsion d’étranger en situation irrégulière en 2007 et la déportation de Juifs pendant la seconde guerre mondiale se valaient. Ce rapprochement entre la nécessaire politique de maîtrise de l’immigration et les lois antisémites et xénophobes du gouvernement Laval à Vichy est une des clefs de la propagande du lobby immigrationniste et du terrorisme intellectuel que fait régner l’intelligentsia médiatique, politique et culturelle.

Notre histoire coloniale est une autre source du complexe Français à l’égard de l’immigration ; comme s’il existait une dette éternelle du monde occidental- de la France, notamment- envers ses anciennes colonies. L’ex colonisé est bon et pur par définition, car il est une victime de l’ancienne puissance coloniale. Il incarne l’homme nouveau, la régénérescence, l’avenir du monde versus son oppresseur : Français ou Européen de souche. L’immigration comme revanche sur la colonisation si l’on veut.

 

Or, maîtriser l’immigration (concept évidemment "fascisant" au regard de l’idéologie mondialiste, "sans frontiériste") est inconcevable si l’on s’interdit par avance, par principe, d’expulser du territoire toute famille avec enfant installée illégalement en France. Aujourd’hui, n’importe quelle famille peut entrer en France au moyen d’un visa de court séjour, s’installer dans la clandestinité, scolariser ses enfants, puisque la scolarisation est un droit absolu, même si les parents sont en situation irrégulière. Proclamer le droit pour toute famille à ne pas être expulsée si ses enfants sont scolarisés en France et à bénéficier d’une régularisation aboutirait de facto à ouvrir notre territoire aux familles du monde entier...et abolir l’idée même de nation.

On reconnaît ici l’argumentaire de la propagande inouïe orchestrée par quelques associations d’extrême gauche (Réseau Education Sans Frontières, SOS racisme), et repris par une partie importante de la presse et des média en général (Libération, Le Monde, France-Inter, etc), faisant jouer les bons sentiments au mépris de toute rationalité et de toute légalité.

Derrière cette mobilisation une nouvelle idéologie est omni présente. Elle affirme un droit supérieur et universel de l’individu qui prévaut en toutes circonstances sur l’intérêt général et sur la loi Républicaine, votée par les représentants ( ?) de la Nation.

 

Il semble qu’une bonne partie de notre intelligentsia, jadis acquise au mythe de l’« homme nouveau » ou de celui de la "régénération de la société", prône aujourd’hui une stratégie de recomposition du paysage humain en France. Si l’on ne peut changer l’ homme, alors il faut changer les hommes. Il s’agit la d’un principe totalitaire, commun au national socialisme et au socialisme et dont on a pu voir que les racines plongent dans la philosophie des Lumières, qui voue à l’effacement l’image d’un peuple Français majoritairement d’origine Européenne ou issu des territoires d’outre mer auquel se substituerait un peuplement nouveau issu d’une immigration de remplacement.

 

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"L'ordre, et l'ordre seul, fait en définitive la liberté. Le désordre fait la servitude. Le triomphe des démagogies est passager mais les ruines sont éternelles." Charles Péguy, Les Cahiers de la Quinzaine.


Immigration II. Propagande.

L’ouverture inconditionnelle de la France à l’immigration et l’abolition des frontières se sont ainsi imposés au fil des ans comme les repères idéologiques majeurs d’une élite bien pensante.

Vous avez un message des élites…

CNCDH : commission nationale consultative des droits de l’homme. Elle réunit une centaine de personnalités françaises issues de quelques associations influentes (SOS racisme, croix rouge, LICRA, MRAP, Ligue des droits de l’homme), des hauts fonctionnaires responsables de la presse écrite ou audio-visuelle, des écrivains, des avocats, des magistrats, des dirigeants politiques. Cette « élite des élites » à l’autorité morale « incontestable » se prononce sur toutes les grandes questions de société. Son discours sur l’immigration fait autorité, alors même que la nomination de ses membres échappe à tout contrôle du citoyen. Cette commission favorise un courant de pensée visant à imposer l’immigration comme un droit fondamental prévalant sur toute considération d’intérêt général et réclame « le droit pour l’étranger à l’accès au territoire et le droit au séjour » (http://www.cncdh.com); cette propagande abondamment reprise par nos élites bannit évidemment toute notion de lien historique entre la nation et un territoire (l’idée de sol national étant par définition maudite), et impose l’idée que la France ne saurait être autre chose qu’un espace sans frontières, ouverte à toutes les migrations ; Ecoutons Michel Tubiana, président de la Ligue des Droits de l’Homme : « Il faut comprendre que les gens peuvent et veulent se déplacer et s’établir. Le problème est : comment les accueille-t-on et selon quel calendrier ? » (1)

L’ensemble des relais d’opinion (en majorité à gauche, voire l’extrême gauche, est-ce un hasard ?) est en grande partie acquis à cette cause. Les média, la presse locale, et nationale, les milieux associatifs ont développé une éthique de générosité inconditionnelle envers tout ce qui se rapporte à l’immigration.

Le culte du métissage.

L’obsession de l’ouverture et du droit inconditionnel à l’immigration débouche donc sur l’idéal d’une société nouvelle fondée sur le métissage culturel, « horizon inévitable et souhaitable » selon Bernard Stasi. Sous l’impact des flux migratoires, la société se transforme, se renouvelle et un peuple recomposé serait en train de naître.

La culture se définit principalement comme « l’ensemble des aspects intellectuels propres à une civilisation, une nation » (Petit Robert). Le multiculturalisme est dés lors, en principe, synonyme de la coexistence, dans une même communauté de sources multiples de connaissance, de pensée, de création. Quoi de plus positif en théorie?

Cette apologie de l’ouverture, qui imbibe le discours officiel sur l’immigration n’a pourtant de sens que dans une société capable de tracer une séparation claire entre respect de la personnalité des migrants et repli identitaire. Comment empêcher la pluralité de dégénérer en fragmentation ? Comment concilier la tolérance et l’interdit (en principe) absolu de certaines pratiques, coutumes importées (polygamie, mutilation sexuelle, port imposé du voile, mariage imposé, soumission de la femme) ? La diversité ne se conçoit pas sans unité, sans valeurs partagées, sans le sentiment d’un destin commun, sans ordre ni autorité ; Sinon elle bascule dans l’atomisation et la haine. Or derrière ce doux rêve du métissage culturel, c’est bien souvent le cauchemar de la fragmentation, de la balkanisation, qui se profile.

La classe dirigeante Française, les média et la presse se complaisent depuis des années dans la sublimation de la France « black-blanc-beur ». Le travail de persuasion- de propagande- est intense, massif. Il est question non seulement de l’équipe « black-blanc-beur », mais aussi de l’entreprise, de la télévision, de la culture, de la musique, de l’école, de la police « black-blanc-beur » ; « il y a encore beaucoup de travail à faire pour que la France «black-blanc-beur soit une rélité au dela des grandes victoires du foot » déclare JF Coppé, porte parole du gouvernement sur Radio J. (2)

Or, chose surprenante et ambigu, ce mythe du métissage culturel, qui se veut la parfaite antithèse du racisme, place la couleur de la peau (même mélangée) au centre de son identité, et non pas la seulement une coexistence bien heureuse de cultures diverses.

Quand Foddé Sylla, ex président de SOS racisme, écrit dans Le Monde : « la République blanche, c’est fini » (3), non seulement il se trompe car la République, comme la France, n’a jamais été « blanche », car elle ne reconnaît aucune « distinction d’origine, de race ni de religion », mais il exalte lui aussi la couleur de peau comme clef de l’identité culturelle. Concept éminemment raciste et ouvrant la voie à une structuration de la société Française sur la reconnaissance d’identité ethnique.

Diabolisation et divorce.

Quel journaliste, quel homme politique, quel écrivain pourrait déclarer sans conséquence (à tort ou à raison d’ailleurs) que l’immigration telle qu’on la conçoit dans ce pays n’est pas une chance ? Ce thème est depuis longtemps tabou, sanctuarisé, placé au dessus de tout débat de fond ; Sortir du credo "immigration, clef de l’avenir, du renouveau, de la régénération" avec son corollaire de France black-blanc-beur, c’est s’exposer illico à un tir de barrage massif et destructeur et à la "réductio ad Hitlerum", chère à Leo Strauss, qui identifie toute opinion déviante à l’extrême droite raciste. Démonisation et éviction de toute réflexion constructive.

Cette question de l’immigration est le lieu privilégie du divorce entre les élites et la Nation. Un forte proportion de Français voyant en effet dans l’immigration, non pas une chance, mais une menace, à rebours du matraquage opéré par les autorités nationales et européennes. (Dans Le Monde du 15 décembre 2005, la part de Français estimant le nombre d’étrangers trop important atteint 63% ; sondage TNS Sofres)

Ce qui renforce bien sur la classe dirigeante dans sa mission de régénération de la Nation rebelle. Ainsi voit-on la création d’un musée de l’Immigration, porte Dorée, dont la mission, financée par le contribuable, n’est pas culturelle mais bien de façonner l’opinion publique selon l’idéologie dominante.

Le matraquage et la stratégie de diabolisation de toute opinion déviante (de tout citoyen déviant/ cf. les affaire récentes G Frêche et P Sevran) semblent se retourner contre le message d’une immigration heureuse, comme si la conscience populaire, confrontée aux réalités de terrain (que fuient bien sur nos élites et leurs familles vivant dans quelques sanctuaires sécurisés), résistait obstinément à une œuvre de propagande maladroite et contre-productive.

Négation de l’autorité de l’Etat.

Deux réformes , la loi Debré du 24 avril 1997 et la loi Chevènement du 12 mai 1998, fruits de la crise des sans papiers (on remarquera l’intérêt de ce néologisme qui fait passer des migrants illégaux- donc sans papiers de séjour en règle- pour des victimes…), font basculer le système Français. Ces réformes mettent en place un dispositif de régularisation «de droit » pour les migrants clandestins et suppriment de facto l’obligation de demander un visa de long séjour dans un consulat de France, avant d’entrer en France à des fins d’immigration. Le droit individuel à l’immigration, conformément à l’idéologie dominante, s’impose sur celui de l’Etat à maîtriser l’accès au territoire national., marquant ainsi la négation de l’autorité de l’Etat -donc du citoyen- sur toute politique d’immigration.

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(1)   L’Humanité, 5 mars 2003, cité par M Tandonnet, Immigration, sortir du chaos. Flammarion, p.28.

(2)   Cité par M Tandonnet, op cité.

(3)   Le Monde, 10 décembre 2005, archives.

http://hoplite.hautetfort.com/

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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 23:43
Smells like BSDes études répétées des quelque 700.000 anciens combattants de la première guerre du Golfe (…) n’ont trouvé aucun taux accru de suicide. De même pour une étude massive de 2004 des anciens combattants du Vietnam (…) - pourtant CBS annonce une augmentation massive parmi les anciens combattants en général. Pour confirmer les nombres de la chaine, il faudrait donc supposer une explosion des suicides parmi les anciens combattants qui n’ont jamais vu le combat. Michael Fumento (New York Post)

“Epidémie de suicides” chez les vétérans américains des guerres d’Afghanistan et d’Irak” …

nous balance, citant une enquête de CBS, le Monde en une avec des chiffres apocalyptiques (”120 morts par semaine, 17 par jour”), puis trois paragraphes plus loin, on apprend que:

“Cette enquête ne porte pas seulement sur les militaires ayant été au combat, en Irak, en Afghanistan, au Vietnam ou durant la deuxième guerre mondiale, mais sur tous les anciens soldats.”

Autrement dit, on nous laisse croire (au moment, comme par hasard, où les forces américaines enregistrent de réels succès en Irak) que de tels chiffres auraient un rapport avec les guerres actuelles d’Afghanistan et d’Irak.

Et on découvre un peu plus loin qu’en fait la prétendue enquête de CBS porte sur TOUS les anciens combattants américains depuis… 1945! Soit la bagatelle de 25 millions d’individus …

Mais juste après on nous donne quand même des chiffres plus significatifs (avec des taux pour 100 000):

“de 18,7 à 20,8 pour 100 000 contre 8,9 pour 100 000 pour la population civile”

Sauf que ces chiffres d’anciens combattants (quelque 25 millions, on l’a déjà dit) mêlent allègrement des individus de groupes qui peuvent varier considérablement selon l’âge (de 90 à 20 ans?).

Donc, on se décide finalement à mentionner un groupe d’âge (20-24 ans) qui semble effectivement plus correspondre aux guerres actuelles d’Afghanistan et d’Irak et des chiffres relatifs pour 100 000 permettant une réelle comparaison avec les taux actuels.

“Le chiffre est encore plus élevé chez les jeunes âgés de 20 à 24 ans, où la proportion atteint 22,9 à 31,9 suicides pour une population de 100 000, soit quatre fois le taux de suicide enregistré chez les non militaires pour cette même tranche d’âge”.

Sauf que là encore, on ne nous dit rien sur d’autres variables que peuvent encore mêler ces chiffres, notamment le sexe qui, on le sait, influence très largement la propension au suicide.

Autrement dit, si on prend les chiffres officiels (CDC ), sur un total de plus de 32 000 suicides annuels (2005), soit 89 par jour ou 11,05 pour 100 000, les hommes sont presque 4 fois plus nombreux que les femmesavec une nette surreprésentation des hommes vieux (plus de 3 fois le taux moyen, soit 37, 4 pour 100 000 pour les plus de 75%). (même si celles-ci font 2 à 3 fois plus de tentatives), représentant ainsi 78, 8% du total

Caractéristiques que l’on risque de retrouver, (sans compter la familiarité et l’accès probablement plus fréquents aux armes à feu) chez des anciens combattants issus de l’ensemble des guerres américaines (ie. depuis 1945), à savoir majoritairement hommes (93% contre 49% dans la population générale) et constitués de trois fois plus d’individus âgés (38,4% pour 12,4%) …

Quant aux suicidés anciens combattants de la tranche 20-24 ans, qui ont effectivement plus de chance d’avoir participé aux guerres actuelles (Afghanistan et Irak) aussi évoqués par l’article, ledit article les compare aux suicidés de la population générale là non plus sans tenir compte du différentiel hommes-femmes, (93%, on l’a vu, contre 49%).

Ni surtout, comme le rappelle très justement Bill Sweetman d’Aviation week, du fait qu’il s’agit de la période où ledit différentiel dans la tendance au suicide est encore plus accentué car le plus grand, à savoir… quelque 6 fois plus pour les hommes! (7 pour wikipedia)

Du moins si, comme le Monde, on ne lit (ni ne mentionne) le 2e article de CBS expliquant leur méthodologie et notamment le fait qu’ils aient redressé leurs données par rapport au sexe et à l’âge.

“Nous avons demandé au directeur intérimaire d’épidémiologie et de biostatistique de l’université de Georgie, Steve Rathbun, de calculer le taux de suicide de 2004 à 2005. Rathbun a ajusté les taux de suicide pour l’âge, le genre et toute erreur potentielle dans la collecte de données brutes faite par les états.”

Reste qu’on ne peut que s’indigner avec le Quotidien de révérence qu’avec de tels taux de suicide (18,7 à 20,8 pour 100 000), les anciens combattants américains depuis 1945 puissent se rapprocher aussi dangereusement de celui de nos propres… civils (19/100 000)!

Extraits:

Chez les anciens combattants américains, les hommes sont 13 fois plus nombreux que les femmes. Etant donné qu’ils sont aussi quatre fois plus nombreux à se suicider dans la population générale, on peut prévoir que le taux de suicides des anciens combattants devrait être proche de celui des hommes en général, soit 17.6/100.000 par an en 2002 - et c’est le cas en effet, si les chiffres bruts de CBS sont corrects (…)

CBS soulève aussi le problème de la marge encore plus grande de l’excès de suicides des jeunes anciens combattants par rapport à la population générale - mais rien d’inattendu là encore puisque c’est dans cette catégorie d’âge que le déséquilibre des taux de suicide en faveur des hommes est le plus grand, presque de 1 à 6.

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Statistiques: Epidémie de foutaises chez nos journalistes (Looking back on bogus divorce stats)

Divorce billboardIt’s hard to be a saint in the city. Bruce Springsteen
Un mariage sur deux se termine par un divorce en région parisienne et un sur trois en France. Le Figaro (30/04/2007)
Dans les grandes agglomérations, un mariage sur deux se termine par un divorce, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Le Monde (20.10.07)
Dans notre pays, plus d’un mariage sur trois se termine par un divorce. (…) En 2002, 40.434 mariages furent célébrés et 30.628 divorces furent prononcés. Blogdei (17/08/07)
Si les statistiques ne sont pas toujours précises, il est estimé, en France, qu’un mariage sur trois se termine par un divorce, la proportion tendant à se rapprocher d’un sur deux pour les grandes villes. Wikipedia

Salon du divorce, portails divorce, forfaits divorce “tout compris”, monoparentalité, “homoparentalité” (?), procréation assistée, mères porteuses, familles recomposées, PACS, union libre….

Suite à notre dernier billet sur la toute récente épidémie de foutaises de nos journaux concernant les suicides d’anciens combattants américains …

Retour, avec un vieux fonds de tiroir de 98, sur ces nouvelles formes de relations familiales issues de la désintégration ou de la subversion du mariage qui passent pour le summum de la (post) modernité et dont sont si friands nos journalistes en mal de copie.

Et notamment ces fameux chiffres du divorce qui sont censés les fonder ….

Quelques fausses vérités sur ces sacrés liens du mariage
JC Durbant
Aller simple
Janvier 1998

Le mariage donne de grandes excitations collectives: si l’on supprimait l’oedipe et le mariage, que nous resterait-il à raconter? Roland Barthes (grand intellectuel homosexuel des années 60)

Non, le mariage n’est pas mort

Comme on a pu le vérifier récemment (nov. 97) avec la polémique qui a suivi la proposition par la ministre de la Justice (Elisabeth Guigou) de créer une sorte de divorce devant le maire, le mariage (et le démariage, puisque c’est ce qu’il faut dire à présent) n’en ont pas fini de déchainer les passions.

Un couple sur trois se sépare ? Non, un sur quatre-vingt-dix!

Mais comme on le sait, la passion ne fait pas toujours bon ménage avec la vérité. Ainsi, le titre typique que les médias nous rabâchent ad nauseam depuis une bonne vingtaine d’années(1 couple sur 3 se sépare ! 1 sur 2 à Paris ! – couverture du Point du 13 décembre dernier) est l’exemple-type de l’utilisation non-maitrisée des données brutes des sciences sociales. Mais il est sûr que ce n’est pas avec des manchettes telles que 1 couple sur 90 se sépare ! 1 sur 60 à paris – pourtant beaucoup plus proches de la réalité – que l’on va attirer les foules ou vendre des journaux. Alors, les médias nous mentent-ils ? Non, même pas, l’explication est plus simple ; pris comme ils le sont par la nécessité de faire court et simple (ou par le simple manque de temps), la plupart d’entre eux se contentent de comparer le nombre de tous les divorces qui ont lieu en une année (quel que soit le moment où les couples en question se sont mariés) à celui des nouveaux mariages ayant été célébrés dans la même année. Alors qu’en bonne logique, il faudrait plutôt comparer par exemple les 118 489 divorces de l’année 95 (peut-être 7 500 à paris) non aux mariages de cette même année mais aux quelque 9millions (dans les 450 000 à Paris) qui ont pu se célébrer dans les décennies précédant l’année en question. Plus prudents, les sociologues travaillent à partir de « cohortes », autrement dit de « promotions » de mariés. On verrait alors par exemple que contrairement à ce que l’on arrête pas de répéter, le nombre de divorces est en réalité en baisse, ne serait-ce que par le simple effet de la diminution des mariages amorcée dans les années 70.

On ne se marie pas moins mais plus tard

Une autre manière apparemment plus « scientifique » est de parler en termes de « mariages ou divorces pour mille ». mais ce mode de calcul ne va pas non plus sans problème, y compris pour les sociologues. En effet, il suppose que les caractéristiques de la population en question (âge moyen, rapport mariés-célibataires) ainsi que les modalités des procédures n’ont pas varié entre-temps. Ainsi, il est clair qu’une population plus jeune, c’est-à-dire comprenant une proportion plus grande d’enfants – ce qui était encore le cas au début du siècle pour la plupart des pays industrialisés – aura proportionnellement moins de mariages et donc moins de divorces, d’où un effet de surestimation de la hausse du divorce pour les populations vieillissantes que nos pays connaissent aujourd’hui. De même, la hausse de la nuptialité qu’ont connue les mêmes pays à la fin des années 60 est généralement interprétée une désaffection à l’égard du mariage (ce qu’elle est nul doute aussi) alors qu’elle est peut-être surtout le fait (pour différentes raisons telles que l’allongement des études ou l’essor du travail féminin, voir la plus grande possibilité de relations sexuelles pré-maritales – pourquoi, comme disent nos amis anglo-saxons, acheter la vache si on peut avoir le lait gratuitement ?) d’un simple report de celui-ci – il vaudrait mieux alors parler d’augmentation de l’âge au mariage ; D’où également la difficulté des comparaisons internationales entre populations plus ou moins jeunes, comprenant plus ou moins de célibataires ou offrant une plus ou moins grande lourdeur de procédure aux candidats au divorce (jusqu’à l’interdiction pour des pays comme l’Irlande par exemple).

Les chiffres ne disent pas toute la vérité

Enfin, on oublie souvent que les chiffres en question ne sont que des moyennes statistiques et donc qu’ils peuvent cacher de grandes disparités, voire provoquer des distorsions. Ainsi, les grands consommateurs de mariages et de divorces contribuent d’une manière disproportionnée aux statistiques (sans parler des Eddy Barclay ou autres Johnny Halliday dont les généreuses contributions – dans les deux sens il est vrai – ne peuvent manquer de peser sur les chiffres de petites ou moyennes communes telles que celles de St Tropez ou de Neuilly). En effet, pour prendre un exemple simple, si sur quatre personnes qui se marient au même moment, trois ne divorcent jamais mais une se marie et divorce trois fois, l’ensemble aura produit un total de six mariages et de trois divorces, d’où la conclusion que la moitié des mariages de ce groupe se seront terminés par le divorce ; ce qui est vrai, mais que l’on aurait tout autant pu dire que 75% de ces personnes n’avaient jamais divorcé.

Même les homosexuels en redemandent!

Donc, si l’on ajoute le fait que 80% des divorcés se remarient généralement dans les années qui suivent, on voit bien , contrairement aux visions apocalyptiques – mais si payantes – des médias, le mariage a encore de beaux jours devant lui. Sinon, comment expliquer l’engouement que suscite actuellement le fameux projet de contrat d’union sociale qui étendrait à tout cohabitant (y compris de même sexe) les avantages – pas seulement économiques- de la plus sacrée des unions ?


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Médias: Pendant les grèves, la désinformation continue… (Gréviculture vs. Sarko)

France en panneLes régimes spéciaux, c’est l’apéritif. Le menu principal sera rédigé en février et mars: Le gouvernement, si par malheur il arrivait à battre les cheminots, s’attaquera à tous les salariés de ce pays. Olivier Besancenot
La Grèce et l’Espagne ont un profil assez semblable: la grève est utilisée par les oppositions (communistes, socialistes déçus, ou de droite selon le cas ou la période) afin de protester contre la politique gouvernementale, voire pour la déstabiliser. Il faut aussi situer les conflits du travail en Espagne, en Grèce et en Italie dans un contexte politique global : une société civile et syndicale faible face à une “partitocratie” forte. Maximos Aligisakis
Peut-on rapprocher les statistiques d’un pays dans lequel la majorité des grèves a lieu dans la fonction publique à un autre où les grévistes sont essentiellement des ouvriers de la métallurgie ou du textile ? Est-il pertinent de comparer un pays dans lequel ont lieu de grandes grèves nationales à un autre où les conflits restent localisés à des entreprises de petite taille ? Ian Eschstruth

Beau numéro de désinformation dans le Guardian l’autre jour, de la part de l’ex- correspondante à Londres de plusieurs journaux français “aux mains”, comme elle le dit elle-même, “des amis du président”, Agnès Catherine Poirier.

D’abord, on apprend que le fait que certains des régimes spéciaux actuellement en question en France dateraient de Louis XIV ne peut être qu’une “preuve apparente d’archaïsme relayée par la presse des amis du président”.

Sauf qu’elle oublie de rappeler combien d’années de cotisation peut bien avoir un conducteur de train français qui, ayant commencé par exemple à 25 ans et gagnant 1000 euros de plus par mois que son collègue allemand (soit € 2500) pour 7 h de travail de moins par semaine (soit 36 h) et 17 ans de moins d’annuités pour une retraite indexée sur ses derniers six mois de salaire, part (avant d’aller éventuellement pantoufler à l’étranger comme formateur défiscalisé dans une filiale off shore de la SNCF) à la retraite à 50 ans?

Enfin, on apprend que, 11e loin derrière les Danois ou les Espagnols par exemple (1998-2004), les Français ne font effectivement pas le plus grand nombre de grèves.

Sauf qu’elle oublie de préciser qu’avec quelques grèves dans les secteurs publics et stratégiques des transports (ferroviaires ou maritimes), les petits syndicats français disposent d’une notoirement redoutable capacité pour paralyser un pays entier (3 semaines en novembre 95) et de faire ainsi capoter les moindres tentatives de réaliser les réformes que la plupart des pays occidentaux ont faites depuis longtemps.

Mais bon, s’il fallait commencer à douter de la bonne foi de tous les journalistes qui concluent leurs papiers sur les rodomontades du dernier facteur-de-Neuilly-trotsko de France et tout récent thuriféraire de l’homme de main de Castro


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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 09:47
Selon le Telegraph, les services de renseignement britanniques ne croient pas le rapport délivré par seize agences du renseignement américain.


Les Britanniques estiment que la CIA se fait l'écho d'une opération d'intoxication montée par Téhéran. Rappelons ici que selon John Loftus, le spécialiste 
contacté par le blog drzz, l'argument selon lequel l'Iran aurait cessé son programme nucléaire en 2003 ne reposerait que sur le témoignage d'une seule source, un Gardien de la Révolution qui aurait déserté son poste. 

Les services secrets de Sa Majesté ont dit "partager l'inquiétude d'Israël" au sujet du nucléaire iranien et que la Grande-Bretagne restait convaincue que l'Iran représentait un danger à court terme.

Ancien procureur, ancien membre des services secrets, John Loftus a eu accès durant sa vie aux coulisses de l'OTAN, de la CIA et du programme nucléaire américain. Il est l'auteur de quatre ouvrages d'histoire, dont deux ont été adaptés en films et deux autres ont été des best-sellers nationaux - l'un d'eux a même été nominé pour le Pulitzer. 

Il apparaît régulièrement sur Fox News, CBS et ABC News, et son show "the Loftus Report" est écouté tous les soirs par plus de quatre millions d'auditeurs sur ABC National Radio. Il a fondé l'"Intelligence Summit", un forum indépendant consacré à l'étude du renseignement international et occupe le poste de vice-président du musée de Floride consacré à l'Holocauste. 

Politiquement, John Loftus est de centre-droit et vote le plus souvent démocrate.
 


LoftusHome@cs.com 
Sent: Monday, November 19, 2007 5:18:32 PM
To :
drzz7@hotmail.com


I really appreciated the ISG material.  I too suspect that Laurie was spot on about Saddan supplying anthrax to AQ. There is some circumstantial albeit tenuous evidence to support this.  Anyway, FYI, attached is a copy of my full research paper which i hope answers some of your questions. 
All the best,

John

Je l'ai contacté aujourd'hui pour lui poser quelques questions au sujet des ADM irakiennes et des liens entre le régime de Saddam Hussein et la nébuleuse Al-Qaeda, deux sujets phares traités sur ce blog.  

Il a bien voulu me répondre, et m'a en plus envoyé une copie du fameux "Loftus Report", 35 pages avec notes rapportant toutes les preuves démontrant la présence d'ADM avant la guerre en Irak. 

A propos de l'affaire de l'anthrax, il supporte la thèse de Laurie Mylroie, 
démontrée sur ce blog par de multiples sources expliquant la collusion entre le régime de Saddam Hussein et la cellule "de Floride" (Al-Aznawi) dans la programmation et l'exécution de l'attaque biologique qui a terrorisé les Etats-Unis en octobre 2001. 

L'accès au "rapport Loftus" est payant pour le visiteur lambda, mais
je le transmettrai volontiers à tout lecteur du blog drzz qui en fait la demande par mail.

Vous avez droit à de l'information sur l'environnement, la diplomatie, la politique, le renseignement, l'histoire, les questions de société, la religion... Après tout, vous êtes les citoyens les mieux informés du monde francophone, il n'y a pas de raison que cela change !
 

Le blog drzz



Bonne nouvelle pour les lecteurs du blog drzz. Précédemment, j'avais contacté John Loftus (à droite, sur la photo), fondateur de l'Intelligence Summit, un forum américain de professionnels du renseignement, et, à ma grande surprise, il m'avait envoyé son rapport consacré aux ADM irakiennes - un document payant pour les lecteurs américains - mais que les lecteurs du blog drzz peuvent consulter s'ils le désirent simplement en m'écrivant .

Nouvelle surprise aujourd'hui, alors que je le contacte à propos du nouveau rapport de la NIE sur les activités nucléaires iraniennes. J'en ai d'ailleurs profité pour lui poser d'autres questions sur son expérience. John Loftus a travaillé dans le renseignement de l'armée américaine avant de devenir procureur. Son ancienne affectation dans l'armée lui a permis, en tant que procureur, d'obtenir l'accès aux données classifiées de la CIA et de la DIA (services secrets du Pentagone) et traiter des affaires de justice relevant de l'espionnage national et international.

J'ignore si John Loftus a un faible pour la France, toujours est-il qu'il m'a donné le mot de passe qui donne accès à tous les fichiers audios (payants) de son
show radio, écouté tous les jours par quatre millions de personnes à travers les Etats-Unis !

On mettra ça sur le compte du "miracle Sarkozy". Je vais donc écouter ces extraits audios et vous rendrai compte de son point de vue :


(audio) The Loftus Report, 4 décembre 2007 
Programme national diffusé par ABC Radio

Par John Loftus, ancien membre des services secrets de l'armée américaine, procureur spécialiste des affaires d'espionnage national et international, transcription 
drzz

A noter que M. Loftus est un électeur traditionnellement démocrate. On ne saurait ici l'accuser d'être partisan

"La première chose qui'il faut noter sur le rapport de la NIE (National Intelligence Estimate) c'est l'origine des personnes qui l'ont écrit. Ces gens ne sont pas des hommes de terrain, des "soldats" du renseignement ; il s'agit de bureaucrates du Département d'Etat. De plus, la moitié des rédacteurs de ce document ont combattu la nomination de John Bolton comme ambassadeur de l'ONU. Aujourd'hui, comme le Congrès est sous contrôle démocrate, ils sont libres d'attaquer le Président. 

La lecture du rapport de la NIE montre clairement qu'il est basé sur très peu de sources. Le retournement d'opinion spectaculaire entre ce rapport et celui de 2005 est dû à une source iranienne, membre des Gardiens de la Révolution, qui a fui le régime, a contacté les services secrets britanniques et leur a déclaré que l'Iran avait stoppé son programme nucléaire en 2003. Un article de Bill Gertz
[spécialiste du renseignement travaillant pour le Washington Times] a confirmé ce matin ce que j'ai appris de sources proches du dossier. Voilà la preuve qui fait les gros titres de tous les journaux aujourd'hui, mais peut-on décemment se fier à une seule source pour poser des jugements aussi définitifs et déclarer que l'Iran a abandonné son programme nucléaire ? C'est ici que les rédacteurs du rapport de la NIE font de la politique, et non du travail de renseignement.

Ce d'autant plus que du matériel nucléaire a été repéré et détruit en Syrie cet automne, dans l'usine d' al-Zour, par l'aviation israélienne. Or tout le monde sait que la Syrie est la poupée de l'Iran. 

Ce rapport sert à remettre sur les rails une vieille stratégie des administrations Reagan, Bush père et Clinton : la neutralisation. Il ne faut pas détruire un régime ennemi, mais l'affaiblir à mesure : c'est le but aujourd'hui poursuivi par le Département d'Etat, à l'opposé de la doctrine Bush et, à mon avis, à l'opposé du bon sens. Je tiens ici à rassurer l'audience du programme, et j'ai fait partie des gens qui ont fait face à de semblables crises dans les couloirs du Pentagone, l'armée n'écoute pas ce genre de rapports. Les gens qui se battent ici et là-bas ont trop de travail à faire pour se soucier des manchettes des journaux. 

Le Département d'Etat reste très influencé par le système de pensée développé sous la présidence Clinton. Finalement, le rapport de la NIE montre que la communauté du renseignement est totalement dépassée au sujet de l'Iran - c'est la seule information utile, et grave, que ce document nous livre.

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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 13:51
 Mel Gibson n’aime pas la facilité. Réalisateur de «Braveheart», un puissant hymne à la liberté, sans doute l’un des meilleurs films de l’histoire du cinéma, il provoque sans cesse la controverse. Sa «Passion» emmène l’audience dans les tréfonds de l’enfer, au plus près du Christ torturé par le monde des hommes. Au terme du calvaire, sous la magnifique musique d’un John Debney transcendé, la résurrection délivre le spectateur et l’emporte bien au-delà du film, avec un message aussi cru que les souffrances de Jésus : hommes, voyez les sacrifices qu’il a faits pour vous. Vous êtes les porteurs d’un message qui a vu son messager être exécuté de la plus atroce des façons. Réalisez la chance d’avoir reçu ces présents : la dignité humaine. La liberté. Ne l’oubliez pas.      

 

 Aux yeux des pédants de gauche, une telle morale ne valait pas la violence gratuite et perverse de Monica Bellucci violée dans «Irréversible». Ici, où l’espoir disparaît dans l’obscurité d’une rame de métro, les critiques ont vu un morceau de bravoure. Là, où un homme en croix implore qu’on pardonne ses bourreaux, les critiques ont pesté contre une démonstration inutile de violence. Pourquoi s’en étonner ? Pour ceux qui croient que tout leur est dû et que rien ne doit être défendu, « la Passion du Christ» n’a jamais été l’occasion de trouver la voie de la rédemption. Pour les autres… Le peuple américain en a fait de l’un des films les rentables de l’histoire du cinéma.   

Mel Gibson récidive avec «Apocalypto». Le décor quitte la rocaille de la Judée pour s’enfoncer dans la jungle de l’Amérique précolombienne. Plus encore que dans la «Passion», le spectateur n’a plus aucun repère. Quand Hollywood multiplie les «héros» à notre image, Gibson présente Patte-de-Jaguar, un Amérindien dans tous les sens du terme. Il parle le yucatèque, est à moitié nu, chasse, danse. Jamais le spectateur ne parvient à s’identifier réellement au personnage. Durant le premier quart d’heure, on cherche désespérément une figure rassurante dans cette jungle hostile à toute lieue de la civilisation. En vain. Car on est complètement immergé au XVIe siècle, sans fioritures. Tout est laissé à l’observation muette du spectateur. Un voyage temporel qui vous coupe le souffle.

 

 Amis rousseauistes, gare au choc. Ce blog a souvent parlé du révisionnisme entourant la véritable nature des "peuples premiers". Gibson remet les pendules à l’heure à travers plusieurs séquences : exploitation d’autrui (des esclaves meurent dans les carrières), déforestation massive (les mayas abattent des arbres sans distinction)... Les Amérindiens n’étaient pas des anges, loin de là. Et Gibson a l’immense mérite de les montrer tels qu’ils étaient, leur sauvagerie primitive, leur déni de la dignité humaine, l’animalité de leurs comportements. Dans ses films, Gibson a l’habitude de multiplier les allusions à la décadence humaine – sans doute un rappel de ses problèmes d’alcoolisme – que ce soient le prince d’Angleterre efféminé dans «Braveheart» ou la cour pédéraste de Hérode dans « La Passion du Christ». «Apocalypto» ne fait pas exception.   

L’histoire se construit autour de la chute de l’empire maya. Patte-de-Jaguar, jeune père de famille d’une tribu primitive, est capturé par une bande de guerriers à la recherche d’esclaves à vendre. Métaphore de l’individu innocent, le jeune guerrier est emmené dans une cité maya où la foule, à la manière des rassemblements fascistes, réclame des morts pour assouvir la soif de ses dieux. La symbolique est très forte : les femmes mayas rient sans féminité, dévisagées ; des piles de cadavres gisent au pied du temple, rappelant les charniers de l’Holocauste ; les condamnés se font déposséder de leur être par l’arrachage du cœur, ultime lien avec Dieu, et sont jetés au bas des marches de l’enfer à une foule en délire parsemée de danseuses en transe. A l’entrée de la cité, une fillette mi-ange mi-démon, atteint de la peste, annonce la destinée funeste de ce peuple sanguinaire. Car c’est de la peste que mourront les mayas. Ainsi périssent ceux qui nient la dignité humaine.      

 Cependant, contrairement à ce que répètent les médias donneurs de leçons, ce n’est pas un film violent à l’extrême comme l’était « La Passion ». La caméra est souvent pudique. Aussi la scène des sacrifices humains, du haut du temple maya, ne choquera pas grand monde. Etrangement devenue l’emblème d’ «Apocalypto», la violence gratuite y est pourtant largement absente.      

 S’ensuit la fuite du jeune guerrier, rythmée par la musique de James Horner («Titanic», «Braveheart»). Dans un décor somptueux, une course-poursuite effrénée s’engage. Gibson  la filme avec une maîtrise insolente. C’est peut-être là le point le plus fort du film. Non seulement le sujet est original mais le réalisateur le traite comme un documentaire, multipliant les plans grandioses, les scènes d’action efficaces, les choix de focal magiques, les ralentis de toute beauté, les travellings majestueux. S’il est bien une qualité que personne ne peut nier chez Mel Gibson, c’est un immense talent pour la mise en scène. Là où un Lucas compense ses lacunes de direction d’acteurs par la puissance du scénario, Gibson cumule les deux facultés. Grâce, il est vrai, à un premier rôle de qualité. Rudy Youngblood crève l’écran.  

 L’histoire de base est très simple. Mais la morale implicite qui s’y greffe vous hante bien après le générique de cette fresque épique. Gibson confirme sa réputation de réalisateur engagé. Point de politiquement correct, point de morale larmoyante et prépubère retrouvée dans le «Nouveau Monde» de Terrence Malick. Ici c’est la civilisation qui sauve le guerrier innocent d’ «Apocalypto». 

 Lorsque les percussions vous extirpent de la jungle, lorsque vous reprenez enfin votre souffle après deux heures d’immersion dans l’Histoire, une part de l’aventure reste gravée en vous. Et cette pensée, récurrente, qu’Hollywood produit trop rarement des réalisateurs du talent de Mel Gibson. Courez voir son film. 


worl_bonampak_l.jpg

Ce fut longtemps une question en discussion : les Aztèques et les Mayas pratiquaient ils le sacrifice humain d’une manière aussi étendue et horrible que le disent les livres des historiens ? Ou bien les conquérants espagnols ont-ils exagéré pour faire paraître primitifs les indiens ?

Depuis quelques années les archéologues ont découverts des montagnes de preuve matérielles qui corroborent les chroniques espagnoles en substance, si pas en nombre.

Utilisant des outils de haute technicité, les archéologues ont prouvé que les sacrifices pré-hispaniques utilisaient souvent des enfants et mettaient en œuvre un large éventail de méthodes pour tuer brutalement et intentionnellement.

Durant des décennies, de nombreux chercheurs crurent que les récits espagnols des XVIe et XVIIe siècles étaient faussés pour dénigrer les cultures indiennes, d’autres prétendaient que les sacrifices étaient limités aux guerriers capturés, tandis que d’autres encore admettaient que les aztèques étaient sanguinaires mais croyaient que les mayas l’étaient moins.

« Nous avons à présent les preuves matérielles pour confirmer les chroniques littéraires et picturales », déclara l’archéologue Leonardo Lopez Lujan.
Il ajouta : « Certains courants “pro-indiens” ont toujours nié ce qui était arrivé ; ils disaient que les textes mentaient ».
« Les espagnols ont probablement exagéré le nombre des victimes pour justifier une guerre supposée juste contre l’idolâtrie, déclara David Carrasco, un expert en religions d’Amérique Centrale de la Harvard Divinity School. (1)

Mais il n’y a plus l’ombre d’un doute sur la nature des tueries. Les textes illustrés indiens connu sous le nom de Codex, aussi bien que les chroniques espagnoles de l’époque, indiquent que les indiens pratiquaient de multiples formes de sacrifices humains.

Outre les preuves archéologiques et picturales, pour Lopez Lujan une confirmation est venue sous la forme de tests chimiques poussés sur les planchers de stuc des temples aztèques, où fut découvert qu’ils avaient été maculés de fer, d’albumine et de matériaux génétiques correspondant à du sang humain.

Les fresques murales d’une des chambres de Bonampak (Maya) montrent comment les prisonniers étaient mutilés (je vous épargne les détails), puis ensuite précipités au bas des marches des pyramides puis livrés à la foule déchaînée. Je vous fait grâce de ce qu’ils faisaient d’eux ensuite. Voici une des fresques montrant les prisonniers mutilés destinés aux sacrifices :

bonam13a.jpg

Les Mayas ne faisaient pas de pitié. Les prisonniers étaient ramenés comme butin, gardés en réserve et puis ils les exécutaient en masse.

Ces peuples considéraient que le Soleil avait besoin de sang humain pour se lever chaque matin et réservaient un grande partie de ces prisonniers de guerre aux sacrifices.

L’élite était obsédée par le sang - le sien et celui des prisonniers - et le rite de la saignée constituait un important aspect de tout grand événement du calendrier maya. La saignée servait aussi à se concilier les dieux et au début du déclin de la civilisation maya.
Pour les Mayas, le sacrifice sanglant était nécessaire à la survie tant des dieux que des humains, faisant monter l’énergie humaine vers le ciel et recevant en retour le pouvoir divin.

orozco_sacrifice.jpgCes sacrifices humains ont longtemps imprégné la mémoire des peuples d’Amérique Centrale, un des signes en est cette fresque du peintre mexicain Jose Clemente Orozco, datant de 1932 :

(analyse de cette fresque dans les sources (2).

Avant même sa sortie en France, Apocalypto, le film que Mel Gibson a consacré au monde mystérieux des Mayas a fait l’objet d’une campagne de dénigrement d’une rare violence :

- « Un cinéaste primaire et primitif » (Le Point)
- « surenchère sanglante » (Le Monde)
- « pas de message politique clair » (une radio grand public) : ?!?!
- « j’aime pas Mel Gibson » (Oh qu’il est convaincant, l’argument).

Je m’interroge quand même sur tous ces critiques soi-disant “professionnels” qui ont débiné ce film . Comme c’est curieux, chaque fois que je tombe sur un sujet que je connais, je m’aperçois qu’ils n’y connaissent rien mais prétendent donner des leçons. D’après ces grands médias, Mel Gibson aurait pris des libertés avec l’Histoire, et ils dénoncent tous en cœur « la mise en scène caricaturale de la plus raffinée des civilisations précolombiennes », « la confusion avec des pratiques sanguinaires » qui auraient été, disent-ils, « le seul fait des Aztèques », « la justification subliminale de la christianisation du Nouveau Monde ».

Il s’avère que Mel Gibson a choisi les mayas ; il aurait pu choisir les aztèques ; parions que les médias auraient alors clamé : « la confusion avec des pratiques sanguinaires qui ont été le seul fait des Mayas » !!

Cela dit, il ne faut pas non plus prendre ce film pour ce qu’il n’est pas : ce n’est ni un documentaire, que ce soit sur la civilisation maya ou sa religion, ni une reconstitution historique qui serait d’ailleurs impossible à faire. L’archéologue spécialiste des civilisations précolombiennes ou le spécialiste des religions n’y trouveront pas leur compte, mais ce n’est pas le but d’un tel film.

L’historiographie de l’amérique latine a toujours voulu faire passer les mayas pour une civilisation pacifique. C’est le mythe du bon sauvage, support de l’évangélisation : en somme, on évangélise ce qui mérite de l’être, comme on le ferait avec un enfant.

Au XIXème siècle, on continue dans cette voie, jusqu’à passer sous silence certaines découvertes comme des fresques mayas représentant des sacrifices humains. Il a fallu attendre les récentes découvertes et analyses à l’aide de méthodes modernes pour pulvériser ce mythe.

A lumière de ces découvertes et confirmations, la polémique engagée contre Mel Gibson apparaît sous son véritable visage : celui d’une campagne de diffamation visant à discréditer un réalisateur coupable de mettre à mal le mythe d’une civilisation maya paisible, pacifique, écologique et douce anéantie par les occidentaux guerriers, conquérants, brutaux et colonialistes.

Sources :

Evidence May Back Human Sacrifice Claims

Maya Human Sacrifice … Say it isn’t so.

Maya Art III - Bonampak and Jaina

Chichen Itza: le joyau yucatèque

Bonampak: l’art de la fresque

Crusader Gold photo essay: Chichén Itzá and human sacrifice

(1) ce n’est pas l’avis de ces articles d’Historia, estimant que les conquistadores n’avaient pas besoin de se justifier, le gouvernement espagnol étant mandatés par Charles Quint et l’autorité morale et supranationale de l’époque, la papauté. Ils n’ont donc pas à légitimer légalement leur conquête à cet égard :

Les Mayas : Trois millions d’âmes offertes aux dieux ! et
Les Aztèques : Le cannibalisme sans tabou

Magnanimidad de Bonampak

(2) A Mexican Mural - Jose Clemente Orozco’s mural; an analysis and explanation in relation to the Mexican past.

Cet article vous a-t-il été utile ? Dans tous les cas, ou si vous le jugez incomplet, pensez à nous laisser un petit mot en commentaire ; merci d’avance. L’e-mail est facultatif.


Les incas engraissaient des enfants pour les sacrifices humains ; c’est ce que viennent de révéler les recherches menées par une équipe britannique.

Même si vous ne comprenez pas l’anglais, la vidéo vous montrera la momie d’une jeune fille de 15 ans, datant de 500 ans et parfaitement conservée.

Les analyses ont révélé un terrifiant secret : elle a été sacrifiée et préalablement engraissée.

Des analyses de cheveux sur la momie elle-même et dans de petits sacs ont prouvé qu’elle avait été engraissée et que, dans les mois qui précédérent le sacrifice, son alimentation habituelle à base de légumes et de pommes de terre, typiquement paysanne, avait été remplacée par une alimentation plus élaborée : maïs et viande.
Les cheveux de ces enfants avaient été symboliquement coupés un an, puis 6 mois avant la date du sacrifice.
Les analyses ont également montré que 3 à 4 mois avant ce sacrifice, les enfants accomplissaient le pélérinage vers les montagnes, probablement vers Cuzco, la capital Inca.

(Inca children fattened up for sacrifice - 1 min 32 s. - en anglais).

A l’horreur du sacrifice humain s’ajoute une longue préméditation : les enfants étaient préparés au moins un an à l’avance : la longueur des échantillons de cheveux retrouvés indiquent une croissance de 2 ans 1/2. Il étaient élevés socialement dans ce but. Les momies retrouvées sont celles d’enfants de 6 à 15 ans.

Les chercheurs ne sont pas absolument certains de la manière dont été tués ces enfants mais ont montré qu’il leur avait été donné de la bière de maïs et des feuilles de coca. Une des momies porte un coup à la tête.

“Il nous apparait que les enfants furent conduits au tombeau sommital* en achèvement d’un rituel long d’une année, drogués et ensuite laissés là exposés jusqu’à succomber.” a déclaré Timothy Taylor, de l’ University of Bradford, un des co-auteurs de cette découverte.

* à 6 700 mètres d’altitude, sur le Mont Llullaillaco, un volcan à 480 kilomètres à l’Ouest de la frontière chilienne.

** Légende photo : Machu Picchu, Perou         

Sources :
University of Bradford 1 October 2007 : Scientists Uncover Inca Children’s “Countdown to Sacrifice”
Science 2 October 2007 : An Incan Feast Before Death
Vidéo : BBC News
Résultats des analyses : Issue of Proceedings of the National Academy of Sciences : Wilson, AS et al. Stable isotope and DNA evidence for ritual sequences in Inca child sacrifice (
www.pnas.org) from Oct. 2nd, 2007
Yahoo :
Inca sacrifices were ‘fattened up’ first
Yahoo : Inca children “fattened” up for sacrifice: study
digitaljournal : Inca children ‘fattened up’ before sacrifice
American Renaissance October 2, 2007 : Child Mummies ‘Fattened Up’ before Inca Sacrifice
The Wellcome Trust 22.00 Monday 1 October 2007 : SCIENTISTS UNCOVER INCA CHILDREN’S ‘COUNTDOWN TO SACRIFICE’
Lors de la découverte sur cette montagne, les archéologues ont eu l’impression de voir des enfants endormis, tant ils étaient si bien préservés. L’exposition des momies dans un musée argentin a déclenché une controverse :
iht :
Three 500-year-old Inca children are given a new ‘home’
digitaljournal : Mummy of girl sacrificed by Incans prompts gasps


Le 11 septembre au cinéma : état des lieux.

300.jpgAvec les échecs successifs de Lions for Lambs et Dans la vallée d’Elah, il est temps de faire un petit point cinématographique sur la production basée sur l’après 11 septembre.

Les guerres ont toujours inspiré Hollywood. La 2e guerre mondiale fut l’objet de quantité de films tournés durant le conflit comme Première victoire. Même Hitchcock fut mis à contribution en mettant en scène un traître nazi dans Lifeboat. Le regard porté sur la guerre était un regard patriotique, parfois dénué de recul mais très très rarement négatif. L’Amérique savait pourquoi elle combattait.

Lors de la guerre du Vietnam, seul John Wayne avec Les bérets verts osa parler de manière positive du confit. Le film fut un échec commercial. Et les premiers grands films tournés sur le sujet le furent bien après la chute de Saigon et donnèrent une image négative du conflit.

En 2007, la donne a-t-elle changé ?

Chronologiquement, le premier film à parler, indirectement, des évènements fut La chute du Faucon noir, de Ridley Scott en 2002. Reconstitution minutieuse des événements de Mogadiscio, le film eut un grand succès aux USA (108 millions de dollars de recettes), moins dans le reste du monde (64 millions seulement) et portait un regard sans concession sur les années Clinton et sur l’abandon de la Somalie. Scott montrait surtout le courage des soldats US face à un ennemi quasi invisible de par son nombre et concluait son film par un message positif : même face à une légion fanatisée, des hommes vaillants pouvaient s’en sortir. p3086.jpg

Le terrorisme fut, quelques mois plus tard, au centre de La somme de toutes les peurs, le 4e opus des aventures au cinéma de Jack Ryan. Avec 118 millions de recettes (et 75 dans le reste du monde) ,  ce fut un nouveau succès. Mais, le script fut très édulcoré par rapport au livre de Tom Clancy qui désignait le Moyen-Orient comme source du terrorisme. Dans le film, ce sont des néo-nazis qui attaquent l’Amérique, coupables bien plus « politiquement correct » !! D'ailleurs , les terroristes modernes au cinéma sont désormais soit des ex des services secrets (Die Hard 4) soit des Européens. La série 24 heures Chrono ne prend pas autant de gants !! Un épisode de la saison 6 est d'ailleurs dédié à un gradé mort en Irak. (ce qui n'empèche pas Les années Laser de dire que la série dénonce la présidence actuelle).

Un an plus tard, Les larmes du soleil, d’Antoine Fuqua  s’en sortit moins bien. Seulement 43 millions de dollars de recettes (et 42 dans le reste du monde) pour ce film au message similaire à La chute du Faucon noir. Là aussi, une poignée de soldats se dresse contre la lâcheté des démocraties et ose affronter un ennemi brutal et fanatisé. Willis  Républicain de cœur porta le film sur ses épaules, n’hésitant pas à le défendre. On ne lui pardonna pas.

En 2004, le choc Farenlies 9/11 prouva par a+b qu’Hollywood était entrée dans l’ère de la désinformation. Manipulant les images, faisant croire à tout un peuple que l’Irak était un paradis et que les Bush avaient menti à l’Amérique au sujet du 11 septembre, Michael Moore se fit un bon paquet de dollars (119 millions aux USA, 103 dans le reste du monde) et obtint la Palme d’or la plus honteuse de tous les temps !! Mais à y regarder de plus près, le documentaire eut surtout du succès sur les côtes est et ouest des USA. Le centre du pays préféra La passion du Christ (370 millions) ainsi que le reste du monde (241 millions). Mel Gibson pourtant opposé à la guerre en Irak prouvait lui que le cœur américain restait du côté des opprimés, pas des menteurs.
Pour revenir à Moore, comme l’écrivait un critique US en 2004, le film n’a finalement convaincu que ceux qui l’était déjà.

De plus, Moore échoua a ne pas faire réélire Bush !! C’est le contraire qui se passa. Et dans les grandes largeurs !!

En 2005, Syriana, un pamphlet anti-républicain porté par Georges Clooney réussit à rembourser son budget de 50 millions (50,8 millions de recettes aux USA, 43 dans le reste du monde). La même année, l’acteur présentait son film anti-maccarthysme (en prenant pas mal d’arrangements avec la réalité) Good night and Good Luck. Avec 31 millions de recettes (23 dans le reste du monde), le film remboursa son petit budget (7 millions) mais fut considéré comme un échec. Clooney obtient d’ailleurs nettement plus de succès dans des purs produits hollywoodiens comme Ocean’s Eleven ou Perfect Storm !! Ce qui ne l’empêche pas de clamer en Europe qu’il est considéré comme un traître aux USA.

Quelques mois plus tard, Sam Mendes, réalisateur de American Beauty et Les chemins de la Perdition décide de s’attaquer à la première guerre du golfe avec Jarhead. Malgré un propos plutôt révisionniste (la guerre de 91 n’a servi à rien. Les Koweitiens apprécieront), le film obtient un bon succès aux USA (62 millions) mais se plante dans le reste du monde (34 millions). Le parallèle avec la guerre actuelle est rapidement fait par quelques journalistes plutôt paresseux et surtout totalement à côté de la plaque.

Écartons nous un peu du sujet pour évoquer le triomphe du Monde de Narnia. Certes le film n’a rien de post-11-septembre, mais son sujet central (la résurrection d’un dieu tout puissant) montre que l’Amérique (et le reste du monde) apprécie les films qui affichent clairement leur idéologie chrétienne.

En 2006, Vol 93, malgré ses qualités, et son metteur en scène (Paul Greengrass) n’a pas réussi à s’imposer. Certes le film qui mettait directement en scène le 11 septembre n’a obtenu que 1871 cinémas mais avec 31 millions aux USA (et 44 dans le reste du monde) et malgré un petit budget de 15 millions, on ne peut pas parler de succès.

Quelques mois plus tard, World Trade Center a bénéficié de deux fois plus de cinémas et a engrangé 70 millions aux USA (et 122 dans le reste du monde pour un budget de 65). Le propos plutôt ambiguë du film lui a sans doute servi, Stone ménageant la chèvre et le chou, même si l’on sait qu’il est plutôt démocrate. Son film sur Nixon (pas vraiment une réussite d’ailleurs) le prouve.

L’année 2007 a vu un subtil changement s’opérer.

Elle a commencé avec le triomphe du très néo-conservateur film de Zack Snyder, 300 !! 210,6 millions aux USA et 246 dans le reste du monde. Une vague de haine a déferlé de la part de la presse « engagée » qui n’a pas supporté le succès de cette histoire intemporelle où une poignée s’offre en sacrifice pour une plus grande cause !!

Puis coup sur coup, trois films anti-Bush se sont crashés au box-office.

Dans la vallée d’Elah, de Paul Haggis a ouvert le bal en septembre : Bilan, 6 millions de dollars de recettes aux USA, 3 dans le reste du monde. Un échec sans appel.

Rendition s’intéressait aux agissement « scandaleux » de la CIA qui ose enfermer des islamistes n’a pas fait mieux : 9,7 millions aux USA et 5 dans le reste du monde. Reese Witherspoon, Meryl Streep (déjà) et Jake Gyllenhaal n’ont pas pu éviter le naufrage.

p16553.jpgPlus cruel encore, Lions for Lambs qui entendait dénoncer l’administration Bush et la guerre en Afghanistan. 35 millions de budget, Redford derrière et devant la caméra, Tom Cruise et Meryl Streep à l’affiche. Et 11 millions en 10 jours !!  20 dans le reste du monde. Pas de doute, la critique pure ne paye plus.

Et dans le même temps, Le Royaume frôle les 50 millions de dollars aux USA (30 de plus dans le reste du monde). Sans être un succès (le film a coûté 70 millions), il montre que l’Hollywood de « droite » n’a pas encore dit son dernier mot et que l’Hollywood de « gauche » ne fédère pas autant qu’elle plaît à le croire.

En résumé, si l’on excepte Farenlie 9/11, les films anti-Bush n’ont pas réussi à s’imposer comme de gros succès. Aucun n’a dépassé la barre des 80 millions. Les trois derniers ont été des échecs patents.

Les films inspirés directement par le 11 septembre n’ont pas vraiment convaincu, mais n’ont pas perdu d’argent.

Les films ouvertement  néo-conservateurs comme 300 ou La passion du Christ ont été des triomphes.

Enfin, un film comme Le Royaume ne peut être considéré comme un succès, mais  , aux vues de ses résultats, il dépasse quasiment tous les films sur le sujet en 2007.

On attend tout de même le premier film positif sur la libération de l'Irak. L'assaut sur Faloudja devait être porté à l'écran avec Harrison Ford en 2006 mais l'on attend toujours.

C'est peut être cela le véritable "engagement" d'Hollywood : emboîter le pas aux médias et ne montrer qu'une seule facette des choses.
La-pens--e-n--oconservatrice.jpg
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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 17:51

revue bimestrielle Les Mystères du Temps, mars - avril 2004, N°4, Nazisme et terrorisme islamique : Les liens historiques

Le bimestriel "Les Mystères du Temps" est publié par la société de presse historique S.P.H., s.a.r.l. de presse, 15, rue Maccarani, 06000 NICE.
Tél : 06 22 96 00 48
Fax : 04 93 87 70 16
Ce numéro 4 contient un dossier de 12 pages sur les liens historiques entre Nazisme et islamisme.

musulmans faisant le salut nazi
(Cette photo n'est pas dans la revue)

Comme dans le cas de l'article sur l'assassinat du président Egyptien Anouar Al Sadate paru dans le n°497 de l'hebdomadaire NOSTRA du 15 au 21 octobre 1981, cet excellent article sur les liens historiques entre nazisme et terrorisme islamique est publié dans une petite revue ésotérique au même titre qu'une étude ayant trait aux folkloriques « soucoupes volantes » en visite sur notre planète...
On mesure le gouffre prodigieux de méconnaissance des musulmans par les occidentaux quand on voit qu'en plus de vingt ans, et malgré les multiples attentats dont le plus sanglant fut celui du World Trade Center, les articles concernant l'histoire des adeptes de Mahomet sont toujours considérés du même acabit que ceux sur l'histoire des martiens !

Sommaire :
Pendant la seconde guerre mondiale
Après la guerre
Les partis arabes inspirés du nazisme
Les preuves des liens entre les terroristes palestiniens et les nazis
Les origines
L'aide néo-nazie à l'OLP
La propagande terroriste palestinienne comparée aux thèmes du Nationalzeitung
Les principaux thèmes du Nationalzeitung de 1970 à 1990
A-t-on la preuve de l'existence d'un mouvement nazi et islamiste anti-américain ?
Tableau des nazis devenus conseillers des pays arabes à l'issue de la seconde guerre mondiale.

(Extrait, pages 1 et 2)

Les liens entre le
Terrorisme ISLAMIQUE
et les Nazis

Pierre SUMAC, jounaliste

« Vous avez choisi le déshonneur plutôt que la guerre, vous aurez et le déshonneur, et la guerre » ( Winston Churchill)

Evoquer les liens entre les Musulmans et le régime nazi ne peut se concevoir sans évoquer la personnalité du Grand Mufti de Jérusalem. En effet, le Mufti Huseyni avait des liens de parenté directe avec de nombreux leaders importants du monde arabe, notamment palestinien, en commençant par Yasser Arafat, dont il était l'oncle, et Fayçal Huseyni, dont il était l'aïeul. De plus, de nos jours, la figure emblématique du Mufti est revendiquée par l'idéologie palestinienne comme celle d'un héros dont le modèle a traversé les décennies en dépit de son engagement pro-nazi.

Pendant la seconde guerre mondiale

le grand mufti de jérusalemLors de la seconde guerre mondiale, Hitler avait eut plusieurs projets de « réserve de Juifs » où ils auraient pu survivre à la solution finale à l'unique condition qu'ils quittent l'Allemagne pour rejoindre un territoire où ils seraient « parqués » avec l'interdiction d'en sortir. Par exemple, la correspondance privée de Goebbels (consultable de nos jours au musée de Yad Vashem de Jérusalem), prouve qu'il tenta de convaincre Hitler de renoncer à la solution finale en lui substituant le plan « de l'Afrique du Nord », qui prévoyait la mise en place de ce projet vraisemblablement au Maroc. La seconde solution concernait Israël. En dépit de son mépris pour ce que Hitler nommait la « race » arabe, il comprit l'intérêt qu'il y avait à mobiliser le nationalisme arabe contre la Grande Bretagne et les alliés.
Cependant, les dernières recherches historiques laissent supposer que ce furent les Arabes et non les Sionistes qui amenèrent les Nazis à revoir leur position « pro-sioniste ». Entre 1933 et 1936, 164 267 immigrants juifs arrivèrent en Palestine dont 61 854 au cours de la seule année 1935, allant jusqu'à représenter presque 30 % de la population palestinienne en décembre 1935.

le grand mufti de jérusalem rend visite à des SS musulmansLes Arabes n'avaient jamais accepté le mandat britannique sur la Palestine et son but évident d'y créer un foyer juif. Berlin se rapprochera de la cause arabe en condamnant publiquement le plan de partage de la Palestine et la création d'un Etat juif appelé « à devenir une nouvelle place forte de la Juiverie internationale comme le Vatican pour le catholicisme politique et Moscou pour le communisme.1» Ils réagirent donc très violemment à ces statistiques qu'ils voyaient comme une menace. Ainsi, le témoignage de Sami al-Jundi, l'un des premiers dirigeants du parti Baath de Syrie nous dresse un tableau saisissant de l'atmosphère qui régnait à Damas dans les années trente : « Nous étions racistes et plein d'admiration pour le nazisme, nous dévorions ses publications et les ouvrages dont il s'était inspiré. [...] Nous fûmes les premiers à vouloir traduire Mein Kampf.rencontrre entre le grand mufti de jérusalem et Hitler Quiconque a vécu à Damas durant cette période se souvient de l'engouement général pour le nazisme, qui paraissait la seule force capable de servir la cause arabe ; le faible admire toujours le fort2»« qu'il voulait savoir jusqu'à quel point le Troisième Reich était prêt à soutenir le mouvement arabe contre les Juifs ». Dès lors, les Allemands décidèrent d'étudier plus attentivement le dossier palestinien. Les révoltes arabes de 1936-1939 furent donc encouragées et appuyées, financièrement et militairement, par l'Allemagne et l'Italie. Mussolini se parera même du titre, en 1937, de « sabre de l'islam » et aidé par le grand mufti, il En 1929, après une série de combats entre Juifs et Arabes au Mur du Kotel, les musulmans massacrèrent plus de 135 Juifs. La politique des Arabes de Palestine suivait une logique de clan et le plus nationaliste était celui des Husayni, sous le patronage du Mufti de Jérusalem, al-Hajj Amin al-Husayni. Il se mit à rechercher un soutien extérieur pour prévenir d'éventuels soulèvements internes. Son choix se porta initialement sur l'Italie mais le projet allemand de créer une « réserve de Juifs » favorisa la prise de contact des nazis avec le grand Mufti de Jérusalem. Le 21 Juillet 1937, le grand mufti décida de nouer des liens plus étroits avec l'Allemagne nazie en rendant une visite officielle au Consul général allemand Dôhle en Palestine. Après avoir assuré l'Allemagne de son soutien quant à sa politique (... la suite dans la revue)

Table des illustrations :

  • Le mufti de jérusalem. Lors de la seconde guerre mondiale, il a pris fait et cause pour l'Allemagne nazie.
  • Rencontre entre Hitler et le mufti de jérusalem. Cette entrevue allait donner le départ d'une collaboration entrte les nazis et les islamistes qui existe toujours de nos jours.
  • Visite du mufti aux Waffen SS musulmans.
  • Le mufti de jérusalem, fier de saluer les troupes musulmanes se battant pour la gloire du troisième Reich.
  • Le mufti de jérusalem passant en revue des volontaires SS musulmans. Ces soldats allaient s'illustrer par leur barbarie dans les balkans.
  • Insigne de la division SS musulmane Handschar Insigne de la division SS musulmane Handschar (ce mot, à prononcer « Andchar », signifie « cimeterre »)
  •  
  • Volontaires SS musulmans.
  • Une édition en arabe de Mein Kampf. Le livre de Hitler est toujours un succès de librairie dans les pays arabes.
  • Yasser Arafat, personnage controversé et chef de l'autorité palestinienne sait-il que dès le début, sa cause a été soutenue massivement par les nazis ?
  • Soldats SS musulmans à l'entrainement. A gauche, le mufti veille.
  • Combattant palestinien. Les teroristes d'Allah agissent-ils avec des aides néo-nazis ? A droite, manifestation néo-nazie en Allemagne scandant : "A mort les USA"
  • Extraits de presse : Utilisation du thème de l'holocauste pour les Palestiniens / L'Auschwitz israëlien dans le désert. Moshe Dayan est comparé à Hitler / Annonce du National Zeitung : aidez les victimes des attaques israëliennes.
  • Le mufti de Jérusalem accueilli chaleureusement par un de ses amis et alliés, le sinistre Himmler.
  • Affiche de propagande arabe mettant en scène canons, avions et drapeaux nazis.
  • Prière par les Waffen SS musulmans
  • Le grand mufti actuel de Jérusalem, Sheikh Ekrima Sabri, tient parfois des propos douteux quant à la seconde guerre mondiale. Simple dérapage verbal ou nostalgie d'une époque ou nazis et musulmans se battaient ensemble ?
  • Timothy Mac Veigh, le responsable des attentats de 1995 contre Oklahoma City a été aidé par des néo nazis pour accomplir son forfait.
  • Annonce originale du Nationalzeitung du 23 octobre 1970, « Freiheitskamp » en faveur d'une aide aux combattants palestiniens, republiée pendant environ cinq ans.

Pour aller plus loin :

  • L'article complet : http://www.upjf.org/fichiers/dossier_nazis_palestiniens.htm
    (page miroir : http://www.alliancefr.com/actualite/desinformat/nazispalestiniens2.htm)
     
  • Les livres suivants sont disponibles essentiellement en occasion chez les bouquinistes.

  • Le Sabre et le coran « Le Sabre et le coran »
    Ce livre contient un chapitre résumant la collaboration entre le Mufti de Jérusalem Haj Amin Al-Husseini et les nazis durant la seconde guerre mondiale.

  • livre LE CROISSANT ET LA CROIX GAMMÉE, - Les secrets de l'alliance entre l'Islam et le nazisme de Hitler à nos jours, Roger Faligot et Remi Kauffer, Editions Albin Michel, Paris, 1990 « LE CROISSANT ET LA CROIX GAMMÉE »
    « Les secrets de l'alliance entre l'Islam et le nazisme de Hitler à nos jours »
    Roger Faligot et Remi Kauffer
    Editions Albin Michel, Paris, 1990

    Soigneusement occultée, comme bien d'autres vérités, enfin révélée, l'alliance entre extrémistes Islamiques, militants nationalistes arabes, chefs et agents secrets nationaux socialistes.
    Illustré par des photos montrant, entre autres, le Grand Muphti en grande discussion avec Hitler, ou passant en revue les volontaires bosniaques d'une division S.S., avant qu'ils aillent massacrer les civils Serbes... !

    Ce livre ne s'intéresse pas seulement aux événements de la guerre proprement dite, mais à tous ses prolongements :

    • La politique arabe d'après guerre dans les deux Allemagnes.
    • La vérité sur les rapports entre Bourguiba et les puissances de l'Axe.
    • Les criminels de guerre allemands au service de Nasser.
    • La Légion Nord-Africaine et les SS musulmans.
    • Le FLN et l'Algérie de Ben Bella.
    • Aloïs Brunner, bourreau de Drancy et protégé d'Hafez-el-Assad
    • Et bien d'autres choses que le politiquement correct nous dissimule encore avec obstination.
    •  

    Format : 240 mm x 155 mm
    308 pages
    ISBN : 2226039554
    Prix : 18.30 €

     

  • HISTORIA. HORS Série. N°32 (1973)« HISTORIA. HORS SÉRIE N°32 » (1973)

    Les dernières cartouches - De l'Ordre noir à l'internationale - Sous le signe de la roue solaire - Douze croix de chevalier pour les Baltes - 25 000 flamands - Degrelle : "Modeste 1er de Bourgogne" - La percée fantastique - Les suisses, éternels lansquenets - Le combat désespéré des SS italiens - Le fiasco de l'armée Vlassov - Les crimes de la brigade Kaminski - Les Ukrainiens décimés à Tarnow - La dernière charge des Cosaques - Les caucasiens au service du Reich - Le croissant et la croix gammée - Le grand mufti du Jérusalem, prédicateur de la guerre sainte - Au coeur du puzzle balkanique - 30 000 français sous l'uniforme allemand - Français et SS : pourquoi ? - Baptême sanglant en Galicie - La "Charlemagne" - De la Légion étrangère à l'internationale SS : le général Puaud - "Monseigneur" - Agonie en Poméranie - A Berlin, jusqu'au bout - Le sauve-qui-peut des maudits - Les réprouvés, trente ans après - Le rêveur casqué
  • livre Le Nazisme et l'islam, Claudio Mutti, Editions Ars Magna, avril 2004 « Le Nazisme et l'islam »
    Claudio Mutti
    Editions Ars Magna, avril 2004
    24 pages

    Quels furent les rapports entre le national-socialisme et l’islam ?
    C’est à cette question que, dans cette brochure, Claudio Mutti répond d’une manière approfondie et sans a priori.

    En vente 7.50 € sur www.librad.com
     

  • livre La Division Skanderbeg, par Laurent LATRUWE et Gordana KOSTIC, Editions Godefroy de Bouillon, avril 2004 « La Division Skanderbeg »
    Histoire des Waffen-SS albanais des origines idéologiques aux débuts de la guerre froide
    Laurent LATRUWE et Gordana KOSTIC
    Editions Godefroy de Bouillon, 2004, 33 euros
    316 pages, illustrations en noir et blanc, bilingue Français / Serbo-croate, 150x210mm, couverture souple.
    ISBN: 2841911721

    Durant la Seconde guerre mondiale, lors du morcelement de la Yougoslavie, l'occupant nazi avait formé des divisions SS, composées de volontaires locaux sous commandement allemand, pour renforcer sa lutte contre les forces de résistance qui s'étaient développées très rapidement dans la population Othodoxe (serbe) et Juive après la capitulation en avril 1941. La Waffen-SS albanaise "Skanderbeg", à laquelle se sont intéressés Laurent Latruwe et Gordana Kostic, a été constituée en avril 1944 ; elle était la dernière de ces créations et ne parvint pas - sinon dans la cruauté - au renom qu'obtinrent deux formations de ce type créées avant elle, les divisions "Prinz Eugen" et "Handschar".
    Sur cette division SS, composée d'Albanais du Kosovo et du nord de l'Albanie, Laurent Latruwe et Gordana Kostic ont réuni une remarquable documentation en consultant les archives allemandes, françaises, yougoslaves et d'autres nombreuses sources. Ils ont ainsi pu reconstituer dans le détail l'histoire de cette unité, de sa formation à son transfert, en février 1945, en Allemagne sur le front de l'Oder, jusqu'à son anéantissement, en avril, dans les ultimes combats ayant précédé l'assaut final qui allait terrasser à Berlin le monstre hitlérien.
    Ces combattants, formés et encadrés par des éléments des divisions "Prinz Eugen" et "Handschar", étaient plus attirés par la destruction des villages Orthodoxes serbes et le massacre de leurs habitants que par la poursuite des résistants dans laquelle ils étaient engagés. Si les Albanais musulmans, majoritaires dans cette division comme dans la région, mettaient l'accent plus sur leur appartenance nationale que religieuse, ils ne supportèrent pas longtemps de cohabiter avec des nationaux non-musulmans, comme l'avaient, au départ, souhaité les dirigeants allemands. Ceux-ci furent ainsi contraints de muter les chrétiens ailleurs.

  • livre : comme au temps de Hitler « Comme au temps de Hitler »
    La collusion honteuse entre les Arabes et les SS pour une « solution finale » au Proche-Orient.
    Opuscule Belge prémonitoire écrit en 1970 à la demande de l'Union Internationale de la Résistance et de la Déportation (U.I.R.D.)
    20 pages
    Lire le texte intégral

     

  • livre : LE TESTAMENT POLITIQUE DE HITLER « LE TESTAMENT POLITIQUE DE HITLER »
    Les derniers « Hadiths » de Hitler, recueillis et transcris par son confident le nazi Martin Bormann dans le bunker de Berlin où le fuher se suicidera.
    On pourra constater que l'islam et les musulmans bénéficient d'une excellente image aux yeux du nazisme.
    Lire les extraits significatifs

     

  • livre L'Islam devant le national-socialisme, Saïda Savitri, Editions Ars Magna, avril 2004 « L'Islam devant le national-socialisme »
    Saïda Savitri
    1942
    75 pages

    Ecrit, par une femme musulmane, en 1942, ce livre montre les points de convergence entre l'islam et la national-socialisme. L'auteur dresse d'étonnantes comparaisons entre le Coran et Mein Kampf.

    En vente 10 € sur www.librad.com
     

  • livre Mein Kampf - Mon Combat, Adolf Hitler, Nouvelles Editions Latines, avril 2004 « Mein Kampf - Mon Combat »
    Adolf Hitler
    1938
    700 pages

    Dans plusieurs pays (dont par exemple l'Allemagne), Mein Kampf est interdit à la vente, pour cause "d'incitation à la haine raciale".
    Toutefois, Mein Kampf fait partie des livres disponibles plus ou moins facilement. Cette situation est à l'origine de débats qui opposent droit d'expression et lutte contre le racisme (ici, sous ses formes les plus violentes). Cacher aux gens comment leurs aînés ont pu se faire manipuler n'est pas lutter contre le racisme. Au contraire : qui ne veut pas apprendre l'histoire s'expose au danger de la revivre.
    En France, Mein Kampf aurait pu être interdit à la vente en raison des lois interdisant l'incitation à la haine raciale; mais l'argument selon lequel pouvoir analyser de façon critique le passé est le moyen le plus sûr de l'empêcher de se répêter fut entendu. La Cour d'appel de Versailles a tranché sur la position suivante : compte-tenu de son intérêt historique et documentaire, Mein Kampf reste autorisé à la vente, mais doit obligatoirement comporter en tête d'ouvrage les attendus de ce même jugement expliquant les raisons de cette autorisation.
    Ainsi l'ouvrage prend un sens différent : il devient un enseignement sur ce qui a pu manipuler les foules allemandes des années 30, et une mise en garde sur les procédés rhétoriques qui pourraient nous manipuler demain si nous ne sommes pas vigilants.

    Certains réclament que ce principe de mise en garde préalable soit étendu à tous les écrits historiques, y compris religieux et y compris le coran, qui prôneraient la discrimination et parfois le meurtre de différentes catégories de population : athées, croyants d'autres religions, apostats, homosexuels, etc. Ces écrits, et notamment le coran, sont en effet actuellement en vente libre sans le moindre avertissement aux lecteurs quant à leur contradiction avec nos lois ou même la simple morale.


    Mein Kampf
    est un livre qu'il n'est pas besoin de présenter. On pourra y vérifier la pertinence de la comparaison avec le Coran.
    Le parallélisme avec la doctrine de Mahomet fut fait dès la parution de la première traduction Française, avant la seconde guerre mondiale. L'incipit du maréchal Lyautey mérite d'être rappelé : "Tout Français doit lire ce livre". Ce que certains se sont, bien sûr, empressés de comprendre sous l'angle de l'enthousiasme... En fait, le sens des mots de Lyautey et l'intention des Nouvelles Editions Latines étaient très clairement une mise en garde contre le nazisme, comme en témoigne l'Avertissement des éditeurs :
    « Hitler a jusqu'ici obstinément refusé de laisser publier en français : Mein Kampf (Mon combat), le livre qui, répandu en Allemagne à plus d'un million d'exemplaires, a eu sur l'orientation soudaine de tout un peuple une influence telle, qu'il faut, pour en trouver l'analogie, remonter au Coran. (...)
    nous donnons simplement au public français un document que, contrairement à l'opinion du Führer, nous jugeons indispensable qu'il possède.
    Pour lui laisser toute sa valeur documentaire, nous n'avons pratiqué aucune coupure dans le texte ; nous y avons maintenu des chapitres qui sont d'un moindre intérêt pour les Français et aussi des longueurs, des redites, et de lourdes démonstrations qui étonnent notre esprit latin clair et prompt. »
    .

    En vente 36,58 € sur www.librad.com
     
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    Au format Word (.doc) : http://www.pnr.gaytaboo.com/hmkf[1].doc (1,
    63 Mo)
     

  • Hadj Amin Al Husseini, le grand mufti de Jérusalem et ses disciples contemporains : Sadam Hussein, Yasser Arafat, Les Frères Musulmans, Hamas, Jihad Islamique et Al QeidaAmin Al Husseini, le grand mufti de Jérusalem
    Hadj Amin Al Husseini, le grand mufti de Jérusalem, et ses disciples contemporains :
    Sadam Hussein, Yasser Arafat, Les Frères Musulmans, Hamas, Jihad Islamique et Al Qeida

     
  • Hadj Amin Al Husseini, le grand mufti de Jérusalem, père du mouvement palestinienHadj Amin Al Husseini, le grand mufti de Jérusalem
    Hadj Amin Al Husseini, le grand mufti de Jérusalem, père du mouvement palestinien, allié des nazis, oncle et mentor de Yasser Arafat. On voit ici le grand mufti de Jérusalem (à droite) en compagnie du nazi Heinrich Himmler (à gauche), l'organisateur de l'extermination des juifs.
    Vous ne saviez pas ? c'est normal : en France le sujet est tabou.

     
  • Les SS, banque d'images d'archiveLes SS musulmans, banque d'images d'archive (anglais)
     
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  • La racine du conflit. Documents sur le père du palestinisme, le shoaphile Mufti de la grande famille Al HusseiniLa Bibliothèque Proche Orientale
    Documents sur le père du palestinisme, le shoaphile Mufti de la grande famille Al Husseini, dont le rôle est central dans l’histoire du Proche-Orient. Ces ouvrages ont été trouvés au mémorial de la Shoa à Yad Vashem dont le musée consacre un panneau à ce personnage.
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  • France, Paris, Bobigny. 14 Mars 1941. Les autorités allemandes remettent à la France l'hôpital franco-musulman
    France, Paris, Bobigny. 14 Mars 1941.
    Les autorités allemandes remettent à la France l'hôpital franco-musulman

     
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    Si Kaddour Ben Gabhrit (représentant du sultan du Maroc), le colonel Liebe, le commandant Schmidtke, et le prince von Ratibor visitent l'établissement.
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Qui se ressemble, s’assemble !

Le grand mufti de Jérusalem (avec coiffe blanche) apporte sa caution aux volontaires de la division musulmane « Handschar » de la Waffen SS. Derrière lui (extrême gauche de la photo), le Brigadefürher (général de brigade) Karl Sauberzweig, commandeur de la division de mars 1943 à juin 1944.

Le grand mufti de Jérusalem (avec coiffe blanche) apporte sa caution aux volontaires de la division musulmane « Handschar » de la Waffen SS. Derrière lui (extrême gauche de la photo), le Brigadefürher (général de brigade) Karl Sauberzweig, commandeur de la division de mars 1943 à juin 1944.

La 13e Waffen-Gebirgsdivision était composée d’environ 20.000 musulmans recrutés, en majeure partie, dans les Balkans (surtout en Bosnie et en Croatie). De juin 1944 jusqu’en mai 1945, la division musulmane de la SS fut commandée par le Brigadefürher Desiderius Hampel. Cette division de la SS fut engagée en Yougoslavie, contre les partisans communistes de Tito. Elle se rendit coupable de très nombreuses atrocités et elle sera finalement anéantie devant Zagreb,  en mai 1945.

En Afrique du Nord, l’armée allemande constitua également une unité musulmane spécialisée dans les opérations de sabotage. La plupart des recrues étaient originaires de Tunisie. Au total, ce sont plus de 30.000 musulmans qui combattirent dans les rangs de l’armée allemande pendant la seconde guerre mondiale. A titre de comparaison, 10.000 Français, et seulement 1.000 Espagnols, s’engagèrent dans la SS.

La collaboration entre musulmans et nazis ne fut jamais dénoncée par les grandes autorités religieuses de l’islam. Comme on le voit, le grand mufti de Jérusalem n’hésita pas à se déranger pour aller, en personne, encourager les musulmans de la SS.

Emblème de la division
Emblème de la division
Insigne de col
Insigne de col

Ci-dessus, les insignes de la division musulmane de la Waffen SS. Elles utilisent le cimeterre, symbole de l’islam « pacifique et tolérant », associé à la « pacifique et tolérante » croix gammée des nazis.
C'est un symbole similaire qui figure sur
le drapeau « pacifique » du « 
tolérant » émirat d'Arabie Saoudite et sur le site internet du « musulman modéré » Tarik Ramadan


Islamisme et Nazisme, une explication

Matthias Küntzel

Contrairement à une croyance répandue, le mouvement politico-religieux islamiste n’est pas né pendant les années 60 mais pendant les années 30.

Le succès de ce mouvement n’a pas été inspiré par l’échec de Nassérisme, mais par la montée du Nazisme.

Jusqu’à 1951, toutes les campagnes visant à mobiliser le peuple n’étaient pas dirigées contre des puissances coloniales, mais contre les Juifs.

C’est l’organisation des « Frères musulmans », fondée en 1928 [par le grand-père de Tariq Ramadan NDLR], qui a établi l’Islamisme comme un mouvement de masse. La signification de cette organisation pour l’Islamisme est comparable à celle du Parti bolchevique pour le communisme au 20ème siècle : jusqu’à présent, il est l’élément de référence en termes d’idéologie et représente le noyau dur de l’organisation, qui a inspiré de manière décisive toutes les tendances d’islamistes suivantes, y compris Al-Qaida, et qui les inspire encore à ce jour.

Il est vrai que la politique coloniale britannique a produit l’Islamisme en tant que mouvement de résistance contre la modernité culturelle et déclenché l’appel pour un nouvel ordre basé sur la Charia. Mais la confrérie n’a pas conduit sa guerre sainte principalement contre les Anglais ; elle ne l’a pas non plus conduite contre les Français ou contre l’élite égyptienne qui avait collaboré avec les Anglais. Au lieu de cela, le mouvement islamiste de la confrérie s’est focalisé presque exclusivement sur le Sionisme et les Juifs. En 1936, elle comptait seulement huit cent membres mais en 1938, le nombre de ses membres atteignit le chiffre stupéfiant de deux cent mille. Entre ces deux dates, une seule grande la campagne avait eu lieu en Égypte. Ses cibles étaient exclusivement le Sionisme et les Juifs…

Cette campagne fut déclenchée par une rébellion en Palestine, lancée dans les villes égyptiennes par le célèbre mufti de Jérusalem, Amin El-Husseini [oncle d’Arafat NDLR], aux cris de : « À bas les Juifs ! », « Les Juifs hors d’Égypte et de Palestine ! ».

Leurs tracts réclamaient le boycott des marchandises juives et des magasins juifs. Le journal Al-Nadhir commença alors à publier une colonne régulière appelée « Le danger des Juifs d’Égypte ». Il publiait les noms et les adresses des hommes d’affaires juifs et d’éditeurs de journaux prétendument juifs partout dans le monde, attribuant tous les maux, depuis le communisme jusqu’aux aux bordels, au « danger juif ». Beaucoup de modèles d’action aussi bien que des slogans avait été empruntés à l’Allemagne nazie. En outre, la confrérie fit appel à ses sympathisants afin de se mobiliser partout en Égypte en faveur de la « guerre de défense pour la mosquée Al-Aqsa ». Cet appel était inhabituel et complètement nouveau dans le monde musulman à ce moment-là.

Pour les Musulmans, la confrérie a été la première organisation à lancer l’idée d’un Islamisme guerrier et conquérant et à prendre le désir ardent de mourir pour modèle islamique des temps modernes. Dès 1938, Hassan Al-Banna, le fondateur charismatique de la confrérie, [et grand-père de Tariq Ramadan NDLR], présente son idée de « Jihad » au public par la publication d’un article intitulé « L’industrie de la mort ». Ce titre, cependant, ne se rapportait pas à l’horreur de la mort mais à la mort en tant qu’idéal, ardemment désirée. Hassan Al-Banna écrivait : « Dieu donne à une nation qui perfectionne l’industrie de la mort et qui sait mourir noblement, une vie fière en ce monde et la grâce éternelle dans la vie future ».

Ce slogan rencontra l’enthousiasme parmi les « Troupes de Dieu » comme la confrérie se nommait elle-même. À chaque fois que leurs bataillons descendaient les boulevards du Caire, en formation quasi-fasciste, ils entonnaient une chanson : « Nous ne craignons pas la mort, nous la désirons… Mourons dans la rédemption pour les Musulmans ». Cette idée de « Jihad » n’a pas été formulée dans les temps modernes jusque dans les années 30 ; elle a été entremêlée de pulsions antisémites dès le début.

L’antisémitisme de la confrérie était donc non seulement influencé par des idéologies européennes, mais également par des racines islamiques. Premièrement, les Islamistes considérèrent, et considèrent toujours, la Palestine comme étant un territoire islamique (Dar Al-Islam), où les Juifs ne pourront jamais contrôler un simple village et encore moins un Etat. Deuxièmement, cette nouvelle ligne de front entre les Musulmans et les Juifs évoque de vieux souvenirs de l’histoire des débuts de l’Islam. Par exemple, les Islamistes essaient de légitimer leur aspiration à tuer ou chasser les Juifs de la Palestine en se référant à l’exemple de Mohamed, dont la Légende dit qu’il réussit non seulement à expulser deux tribus juives de la Médina pendant le 7ème siècle, mais a tué la population masculine de la troisième tribu toute entière, et vendu toutes les femmes et les enfants comme esclaves.

Troisièmement, c’est exactement cette hostilité qui a apparemment conforté à leurs yeux la justesse du Coran, selon lequel les Juifs doivent être considérés comme le pire ennemi des croyants.

Ce ne fut toutefois que le 8 mai 1945, que le rapprochement entre l’idéologie des frères musulmans et les Nazis atteignit un sommet. Ceci devint évident dès novembre 1945. Pendant ce même mois, les Frères musulmans commirent le plus sanglant des pogroms anti-juifs dans l’histoire de l’Égypte : l’épicentre de l’antisémitisme avait commencé à se décaler de l’Allemagne vers le monde arabe. Les manifestants pénétrèrent dans les quartiers juifs du Caire lors de l’anniversaire de la déclaration Balfour. Ils pillèrent les maisons et les magasins, attaquèrent les non-Musulmans, dévastèrent les synagogues et y mirent le feu. Six personnes furent tuées, et environ une centaine furent blessées. Quelques semaines plus tard, les journaux islamistes appelèrent à une attaque frontale contre les Juifs égyptiens, les décrivant comme sionistes, communistes, capitalistes et suceurs de sang, comme souteneurs et fauteurs de guerre ou, en général, comme autant d’éléments subversifs dans tous les Etats et Sociétés, ainsi que Gudrun Krämer l’a mentionné dans son étude au sujet des Juifs d’Égypte entre 1914 et 1952.

Un an après, la confrérie s’assura que l’ami de Heinrich Himmler, Amin El-Husseini [l’oncle d’Arafat NDLR], qui était recherché comme criminel de guerre, soit été exilé et qu’un nouveau domaine d’activité politique lui soit accordé en Égypte. En sa qualité de mufti de Jérusalem et chef du Mouvement National palestinien, cette personne détestable était non seulement l’un des alliés les plus proches de la confrérie musulmane depuis le début des années 30, mais aussi le plus ardent défenseur et perpétrateur de l’annihilation des juifs européens dans le monde arabe. L’amnistie accordée à cette autorité islamique fut le symbole qui justifia ses actions pour une grande partie du monde arabe. Dès lors, les criminels nazis recherchés par la suite en Europe se déversèrent en masse dans le monde arabe.

D’innombrables versions des infâmes « Protocoles des Sages de Sion », faux antisémite notoire, furent publiés au cours des décennies suivantes par deux anciens membres bien connus de la confrérie musulmane : Gamal Abdel Nasser et Anouar El-Sadate. La solidarité inconditionnelle des frères musulmans avec le mufti et les émeutes antisémites contre des Juifs, quelques mois seulement après Auschwitz, montrent clairement que la confrérie niait, ou justifiait l’extermination des juifs européens par Hitler.

Les conséquences de cette attitude sont importantes et caractérisent le conflit Israélo-arabe jusqu’à ce jour. Comment les Islamistes expliquent-ils l’appui international en faveur d’Israel en 1947 ? Aussi longtemps qu’ils nient le destin des juifs pendant la deuxième guerre mondiale, ils doivent revenir à des théories de conspiration antisémites. Ils voient ainsi la création de l’Etat juif comme une attaque des États-Unis et l’Union soviétique contre le monde arabe, initiée par la malveillance des Juifs. En conséquence, la confrérie a interprété la décision des Nations Unies en 1947, au sujet de la partition de la Palestine, comme un complot international fomenté par les Américains, les Russes et les Anglais, sous l’influence du Sionisme. Cette interprétation peut sembler incroyable mais elle existe néanmoins réellement : peu de temps après la libération d’Auschwitz, les Islamistes tentèrent de stigmatiser des Juifs comme la véritable puissance dominant le monde. Cette folle notion d’une conspiration juive mondiale, abandonnée en Allemagne depuis le 8 mai 1945, a non seulement survécu mais fit l’objet d’une nouvelle impulsion en 1947 dans un monde arabe où la confrérie musulmane avait réussi à rassembler des millions de partisans entre-temps.

Ce nouvel impact s’inspirant des théories de conspiration nazies devient en particulier évident à la lecture de la charte de la confrérie musulmane palestinienne qu’est le Hamas. Cette charte, adoptée en 1988, représente un des programmes islamistes des plus importants à l’heure actuelle, dépassant de loin le conflit palestinien. Le Hamas s’y définit comme étant un « mouvement universel » dont la guerre doit être soutenue par Musulmans partout dans le monde. Leur ennemi est non seulement le Sionisme en Israël, mais dans le monde soit, comme les Nazis l’ont appelé la « Weltjudentum » [Juiverie mondiale NDLR]. Selon sa charte, le Hamas est le fer de lance et l’avant-garde dans la lutte contre Sionisme mondial.

On a l’impression que ses auteurs l’ont écrite en s’appuyant sur un exemplaire des « Protocoles des Sages de Sion », pour qui tous les maux de ce monde sont attribuables au Sionisme. Aux dires de cette charte, les Juifs étaient derrière la Révolution française aussi bien que les révolutions communistes. Ils étaient aussi à l’origine de la première guerre mondiale qui avait pour but d’éliminer le Califat islamique… et étaient également derrière la seconde guerre mondiale, à l’occasion de laquelle ils ont rassemblé d’immenses avantages commerciaux en négociant du matériel de guerre et préparé l’établissement de leur Etat. Ils furent les inspirateurs de la création des Nations Unies et du Conseil de Sécurité, afin de régner sur le monde par leur intermédiaire. Aucune guerre n’a éclaté où que ce soit dans le monde sans porter leur marque. Le caractère original de cette charte apparaît finalement dans l’article 32 : le plan des Sionistes a été prévu dans « Protocoles des Sages de Sion », et leur conduite actuelle en est la meilleure preuve. Elle fait apparaître le ridicule d’une telle folie, tout comme l’ineptie des théories d’Hitler fut démontrée par la suite. C’est, cependant, justement cette image inepte des Juifs comme les « mauvais » et les « bandits » du monde qui incite les meurtres de masse des civils en Israel ou aux États-Unis et qui motive l’enthousiasme des Islamistes à leur sujet. Le Hamas et Al-Qaida reprennent des thèses compatibles avec le nazisme, telles que le programme meurtrier qu’avait réalisé Amin El-Husseini, le mufti de Jérusalem, [oncle d’Arafat NDLR], sous un tonnerre d’applaudissements des Islamistes partout dans le monde.

Sur cette toile de fond, il est toujours surprenant de constater que les personnes qui connurent Mohamed Atta dans son groupe coranique lui attribuent une « Nazi Weltanschauung » [approche du monde nazie NDLR]. Est-il dès lors surprenant qu’Oussama BinLaden accuse les Juifs de prendre en otage l’Amérique et le monde occidental, compte tenu du fait que le fondateur de Hamas, le Palestinien Abdullah Azzam, était en même temps le principal professeur et le formateur du chef d’Al-Qaida?

Pourquoi n’y a-t-il pas eu de débat sérieux au sujet de la dimension antisémite du 11 septembre ? En Allemagne, même la révélation sans état d’âme par l’hebdomadaire « Der Spiegel » de la « Weltanschauung » d’Atta n’a provoqué aucune réaction. Jusqu’à présent il n’y a aucune traduction allemande de ce document important d’antisémitisme islamique qu’est la charte du Hamas, ou du pamphlet « Notre lutte contre les Juifs » par l’auteur le plus célèbre de la confrérie, Sayyid Qutb, publié en 1950.

Ceci, et le fait que la charte du Hamas ait été complètement ignorée par les journalistes et les politiciens qui ont vainement essayé de découvrir les motifs à l’origine des assassinats de masse suicidaires de civils innocents en Israel ou aux États-Unis, prouve clairement que les paroles de l’un des chercheurs les plus distingués sur l’antisémitisme, Leon Poliakov, ne seront jamais assez mises en valeur :

«Ceux qui ne dénoncent pas l’antisémitisme sous sa forme primitive et élémentaire, au seul motif qu’elle est si primitive, devront affronter la question de savoir s’ils ne donnent pas secrètement leur approbation aux antisémites partout dans le monde, justement pour cette raison».

Matthias KÜNTZEL

La deuxième édition du nouveau livre de Matthias Küntzel à ce sujet
«Djihad und Judenhass. Über den neuen antijüdischen Krieg» [Jihad et la haine des Juifs, ou la nouvelle guerre contre les Juifs] vient d’être publié

(«Ca ira»-publishing house, Freiburg,Germany, 180 pages, € 13.50)

(Source: www.primo-europe.org | www.revue-politique.com)

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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 17:25

Par Lucien Samir Oulahbib

4 octobre 2006

CONTROVERSES — On a tendance en Occident et singulièrement en France à opposer nationalisme arabe et islamisme. Cette opposition est illusoire. Une telle illusion, largement partagée au-delà de la gauche tiers-mondiste et de la droite gaulliste, s’est manifestée encore fortement en 2003 à l’occasion du renversement du régime de Saddam Hussein par les Etats-Unis et leurs alliés. On entend souvent reprocher à George W. Bush et à Tony Blair d’avoir détruit “le seul régime laïque de la région” ou encore “le rempart contre les mollahs iraniens” tout en qualifiant de “contre-nature” l’actuelle alliance islamo-baathiste.

I. Le national-islamisme comme conception théo-ontologique de l’Histoire

Un phénomène semblable à celui que nous décrivons pourrait être trouvé dans le Japon de l’Ère Meiji à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle [1], qui tout en modernisant les institutions ne renia ni la conception théologico-politique divinisant l’Empereur ni le nationalisme de la civilisation japonaise se proclamant supérieure à toutes les autres. Le tout ouvrit la voie au racisme du militarisme japonais de sinistre mémoire.

Si le nationalisme arabe a prétendu moderniser l’islam, il n’a pas cherché à se séparer du religieux à la façon de la Révolution Française. Il n’a, par exemple, pas renoncé à la notion de Communauté (Oumma) qu’il a pensée comme une Essence immuable (d’où l’idée d’un “Moi islamique”) et pas sous la forme d’union de Patries aux formes institutionnelles évolutives. Cet essentialisme implique des frontières bien plus religieuses que territoriales stricto sensu (mais ce fut aussi le cas du militarisme japonais lorsqu’il justifia son incursion en Chine). Dans le monde arabo-islamique, les frontières terrestres n’existent en effet que par défaut (parce que l’on ne peut pas aller plus loin) ou sont utilisées comme prétextes; c’est ce que l’on peut repérer dans la texture du conflit judéo-arabe puisque la question centrale posée par les divers mouvements dits palestiniens – et ce, depuis le début – tourne bien moins autour de la nécessité de deux États que du problème de la reconnaissance d’Israël comme État souverain.

L’islamisme, c’est-à-dire l’application intégrale de l’islam tel qu’il s’est codifié depuis le début, s’en tient de son côté à l’idée de frontières religieuses, et donc territorialement extensibles à l’infini, puisque l’islam est “la religion naturelle de l’humanité” sans avoir besoin de copier institutionnellement la structure politique d’origine occidentale qui distingue le temporel du spirituel. Le Commandeur des Croyants articule les deux si bien qu’il n’y a pas de nécessité d’une hiérarchie ecclésiastique dans le sunnisme. Le Calife est aussi le Guide suprême et il suppléé à tout problème car il est juridiquement doté de l’outil nécessaire et suffisant: la Charia.

Le nationalisme arabe partage avec l’islamisme les mêmes valeurs que le militarisme japonais, en particulier tout ce qui a trait à l’idée de supériorité civilisationnelle, idée partagée aussi par le national-socialisme hitlérien quoique la race y est un concept plus biologique que métaphysique [2], à l’inverse du nationalisme arabe et de l’islamisme en général, porteurs tous deux d’une conception théologique de l’Histoire. Le nationalisme diffère du simple patriotisme par son idée d’une supériorité a priori. L’histoire n’a-t-elle pas amplement prouvé la forte imprégnation réciproque de ces différents types de nationalisme, ne serait-ce que par les liens à l’époque entre le Mufti de Jérusalem et Hitler; puis le soutien octroyé par Nasser et le parti Baath syrien à certains dignitaires nazis poursuivis par la Communauté internationale?

On peut donc parler de l’existence d’un national-islamisme. Sa structure reste cependant encore impensée. L’Allemagne et le Japon, ont pu admettre leurs errements passés quant à ces idées de supériorité et, en définitive, de racisme, quand bien même celui-ci ne serait que “métaphysique”. Le nationalisme arabe et l’islamisme n’ont pas eu à le faire, et ne le font toujours pas, bien au contraire. Pourquoi? Parce que le nationalisme arabe a pour socle non pas une idéologie, non pas une religion parmi d’autres, mais une religion qui prétend être la religion même, l’islam, et qu’à ce titre il ne peut prétendre qu’à moderniser seulement superficiellement sa façade institutionnelle et sociétale. Autrement dit, selon sa conception interne, la prétention à la supériorité sur le judaïsme, le christianisme, et, partant, sur toute civilisation, l’islam ne peut la remettre en cause, non pas parce qu’il aurait démontré en effet qu’il serait ontologiquement plus efficace pour résoudre les problèmes du monde, mais parce que sa supposée supériorité est inscrite noir sur blanc dans le Coran, censé être la Vérité passée, présente et avenir. En sacralisant ainsi ses propres prérogatives, cette énorme revendication soustrait toute base à la critique et la laisse sans voix. Et de fait, cette supposée supériorité de l’islam n’est toujours pas contestée, ou, du moins, ne reçoit pas le même traitement critique que celui dont a été justiciable jusqu’aujourd’hui le dit “européocentrisme”.

L’islam aurait-il effectué une telle critique sur lui-même que cela se serait immédiatement manifesté, par exemple lorsqu’en 1948 l’ONU vota pour la partition de la contrée nommée “Palestine” (selon la terminologie romaine). Il aurait alors suffi de reconnaître le droit d’Israël à exister comme État indépendant, quitte sur cette question à contredire le Coran qui l’exclut formellement, et à remettre par là en cause cinquante ans de national-islamisme jamais contesté, y compris par les intellectuels les plus contestataires vis-à-vis de la suprématie occidentale. Or, cette articulation entre politique et théologie, loin d’être un aspect mineur s’avère persister et revêtir une importance capitale du point de vue arabe et islamique.

L’idée du “socialisme arabe illustre d’une autre façon cette réalité. Cette notion n’a pas la signification que l’on croit communément. En effet, le socialisme arabe ne fut rien moins que la traduction de cette articulation théologico-politique du nationalisme et de l’islam. Ainsi l’égyptien Gamal Abdel Nasser, le leader incontesté du nationalisme arabe des années 50-60, pouvait-il avancer concernant l’islam: Nous n’avons jamais dit (…) que nous avions renié notre religion. Nous avons déclaré que notre religion était une religion socialiste et que l’islam, au Moyen Age, a réussi la première expérience socialiste dans le monde” [3], tout en ajoutant que “Muhammad fut l’imam du socialisme [4]. Une telle continuité “socialiste” doit alors être pensée non pas, bien entendu, dans les termes du socialisme européen (il en est de même du nationalisme, je l’ai montré plus haut), mais plutôt comme une institutionnalisation coranique modernisée; c’est-à-dire telle qu’elle englobeplus ou moins, la Charia. L’islam est par exemple religion d’Etat dans la plupart des pays dits arabes à l’exception de la Tunisie. Tout en admettant la concession de quelques retouches formelles, d’ailleurs critiquées par l’islamisme, le Président de la République n’est pas officiellement Calife, c’est-à-dire Commandeur des Croyants. Mais l’on attribue de toute façon à l’ensemble de cette construction l’idée d’une supériorité théologique et politique définitive. Michel Aflak, fondateur (chrétien) du parti dit “laïc” Baath [5], ne disait-il pas que “le souffle du Prophète animera toujours le nationalisme arabe”? [6] toujours le politique, l’économique, la culture, les mœurs, c’est-à-dire, en bref,

Certes, de nos jours, Leila Shahid, l’une des responsables de l’OLP, ne porte (toujours) pas le voile, et il faut naturellement se garder d’une assimilation totale du nationalisme et de l’islam. Néanmoins, le parti Baath syrien actuel fait cause commune avec le Hamas et le Hezbollah, tandis que le nationalisme palestinien, supposé lui aussi laïc, fait non seulement référence à Jérusalem en tant que troisième ville sainte de l’islam, mais la revendique comme capitale, en son entier. La revendication de Jérusalem est un exemple décisif de ce lien ontologique entre nationalisme arabe et islamisme. Or, comme l’explique si bien Emmanuel Servan dans son livre célèbre, Mythes politiques arabes [7], Jérusalem ne devint une référence aux yeux des Musulmans que tardivement, c’est-à-dire au fur et à mesure qu’ils s’aperçurent de son importance aux yeux des Chrétiens et des Juifs. Tandis qu’en 1099, lorsque Jérusalem tomba aux mains des Croisés, les chroniqueurs musulmans de l’époque, relate Servan “se contentent de rapporter l’événement sur un ton neutre, de manière anecdotique”… Il fallut en effet attendre pas moins de cinq siècles pour que Jérusalem acquière dans l’islam un rôle théologique, en particulier sous l’impulsion conjointe de nouveaux convertis d’origine juive comme Rav Akiba (K’ab al-Akhbar), de la présence fervente d’ermites chrétiens, et, plus globalement, d’une nécessité symbolique d’ancrer également l’Islam au cœur même de la Tradition judéo-chrétienne dont il se prétend non l’héritier mais le rectificateur. Autrement dit, sans cette filiation physique, une telle justification tomberait et l’islam apparaîtrait telle qu’il était aux yeux de beaucoup lors de son surgissement: une hérésie chrétienne de plus [8] (elle-même étant une hérésie juive…).

II. L’échec politique du nationalisme arabe comme creuset de l’islamisme

Contrairement aux apparences, donc, surtout aujourd’hui, malgré les affrontements passés et présents entre nassériens et Frères musulmans ou entre wahabisme saoudien et djihadistes, il ne s’agit pas entre le nationalisme arabe et l’islamisme, d’une simple alliance tactique entre frères ennemis. Pour la raison essentielle qu’ils ne se sont jamais opposés sur l’objectif de fond, à savoir la résurgence de la grandeur d’autrefois, mais seulement sur les moyens d’y parvenir: la renaissance (Nahda) pour le premier en s’inspirant des efforts de modernisation prônée au début du XIXème siècle par certains intellectuels installés en Europe [9]; et pour le second, le retour à l’imitation des pieux ancêtres (al-salaf al-salih) qui donna le salafisme, dont les Frères musulmans égyptiens, le wahabisme saoudien, le Hamas palestinien sont les variantes - de même que le Hezbollah libanais malgré ses racines chiites plutôt que sunnites: celles-ci cachent mal en effet les velléités panislamistes de certains courants religieux dont le khomeynisme est le dernier avatar, et la diatribe de l’actuel président iranien la diatribe ultime. Surtout lorsqu’il clame que l’affrontement en préparation en Terre dite sainte, doit conclure une bataille commencée il y a plusieurs centaines d’années…

Il ne faut d’ailleurs pas prendre cette affirmation à la légère, y compris au niveau théologico-politique, puisque la suprématie totale de l’islam sur cette région vise à l’affermir comme seule religion authentique du Livre, - celui-ci ne devant pas être confondu avec la Bible ou la Torah, textes erronés pour l’islam, mais avec l’idée même de Verbe, de Parole divine dont le Coran, seul, est le Discernement (par exemple sourates III-3, III-4, etc.) [10]. De sorte qu’une fois réglée la dispute territoriale, les Juifs et les Chrétiens, n’apparaîtront plus aux yeux des Musulmans que sous l’aspect de vestiges, ceux de sectes hérétiques, qu’il s’agit cependant, pour l’islam, de maintenir comme traces archéologiques du passé obscur de la Force [11]; d’où la nécessité de la dhimmitude [12] selon l’islamisme (Maimonide était par exemple le médecin attitré de Saladin, chose par ailleurs impensable aujourd’hui…), à la différence du national-arabisme qui a pensé plutôt à l’éradication de la notion de dhimmitude, surtout depuis la création d’Israël, avec plus d’un million cinq cent mille juifs expulsés des pays dits arabes alors qu’ils en étaient, là aussi “originaires”, et cela bien avant l’invasion islamique (de même qu’en Afrique du Nord, en Égypte, en Irak, en Syrie, etc.).

Mais cette fixation de l’islamisme au passé et la différence d’approche font-elles pour autant de l’islamisme un adversaire déclaré de la Nahda du nationalisme arabe, c’est-à-dire de ce souci d’actualisation qu’avaient nombre d’intellectuels arabisants au début du XIXe siècle et du siècle suivant comme le pense Paul Balta? [13] Rien n’est moins sûr.

En effet, l’un des liens fondamentaux qui relient le nationalisme arabe à l’islam, est, pour l’islam lui-même, l’idée d’une supériorité des Arabes parmi les musulmans. D’abord, l’islamisme insiste lui-même “sur le rôle essentiel des Arabes dans la mise en œuvre d'une réforme islamique” comme l’observe Menahem Milson [14]. Ensuite, de son côté, le nationalisme arabe, dans sa lecture syrienne ou égyptienne, n’a nullement émergé à la faveur d’une rupture idéologique avec le religieux (je l’ai déjà signalé) - à la différence des révolutions jacobine, mais aussi léniniste ou nazie qui, toutes trois, se sont voulues, en Europe, totalement contraires au judéo-christianisme, selon des modalités bien entendu spécifiques. En Algérie par exemple, arabisme et islamisme se sont constamment articulés [15] l’un à l’autre jusqu’à donner récemment la preuve historique d’une compatibilité de bon aloi. Certes, on peut objecter que le Coran fut brûlé en pleine rue lors de la révolution irakienne de 1958, comme le souligne Gilbert Meynier [16], mais il s’agissait bien moins de signifier une véritable rupture que d’affirmer une supériorité doctrinale, celle de l’arabisme, contre les tentatives - perçues comme poussiéreuses - de reproduire à la lettre l’islam des origines. D’ailleurs les Frères musulmans se sont alliés avec le mouvement des Officiers Libres égyptiens qui renversa le roi Farouk en 1952, en particulier lorsque l’un d’entre eux, Gamal Abdel Nasser, démit à son tour son représentant attitré, le général Néguib, et entama une vigoureuse campagne anti-juive puis anti-copte [17], tout en protégeant les Frères musulmans; même s’il a pu à l’occasion pendre quelques membres des Frères musulmans lorsque ceux-ci voulaient le concurrencer. Sadate lui-même prolongea l’islamisation et l’antichristianisme, et quand il signa la paix il le paya de sa vie.

En un mot, on peut établir que le nationalisme arabe, malgré quelques concessions cosmétiques, a été bien moins loin qu’un Atatürk ou un Bourguiba, puisque son corps de doctrine fondamental n’a jamais cessé de se référer et de se nourrir de la lecture islamiste de l’Histoire qui pose le passé comme un éternel présent [18]. Ce qui ne l’empêchait d’ailleurs pas de croiser cette vision avec des bribes d’historiographie marxisante et léniniste fondant le capitalisme dans l’impérialisme, c’est-à-dire sur l’idée que l’accumulation primitive auraient été réalisé par l’Occident grâce aux Croisades, alors qu’en réalité le pillage économique y fut marginal, et rarement leur motivation première [19].

Il en va de même de l’un des concepts politiques centraux de l’islam, le Califat. L’idée de Califat, telle qu’elle a été agitée par exemple sous Saddam Hussein, nationaliste arabe s’il en est, (et encore actuellement par ses partisans) n’est pas seulement un expédient tactique visant à rallier in extremis l’islamisme, comme il a pu être dit. Elle poursuit la velléité du grand Califat espérée dans les années 1920 à 1940, (avec la bienveillance anglaise), à la suite de l’effondrement de l’Empire Ottoman [20] décisive: cette union ne pouvait pas se faire sur des bases démocratiques impliquant une pluralité des centres de décisions et des contre-pouvoirs institutionnels, dans la mesure où ceci est contraire à l’islam.

Cette idée a donc épousé les formes singulières des empires musulmans, qui sont, en fait, les formes historiques classiques de la constitution d’un Empire impliquant la centralisation du pouvoir, et donc l’hypertrophie d’un centre [21], en l’occurrence ici le Caire, mais au détriment de la périphérie, ce qui apparut alors inconcevable pratiquement pour la caste militaro-affairiste dominant ces divers pays, et qui en réalité ne voulait pas abandonner de telles prérogatives temporelles pour le Califat, même reconstitué. Cette caste utilisa plutôt et de plus en plus l’islam comme moyen spirituel de domination symbolique, tout en s’en protégeant individuellement (ce que d’ailleurs leur reproche l’islamisme …), et se servit du problème palestinien comme justification de ses errements en matière de développement économique, expliquant par exemple à ses ouailles avides de confort à l’occidentale que les finances devaient en premier lieu supporter la lutte du peuple palestinien en général, les caisses occultes de l’OLP en réalité, alimentant ainsi dans les coulisses l’enrichissement personnel de ses membres (comme la famille Arafat).

Aujourd’hui, on constate une islamisation de plus en plus explicite des régimes nationalistes dits arabes pour maintenir leur peuple sous pression symbolique, celle qui stigmatise la démocratie et le souci de prospérité pour toutes et tous en les cataloguant “de non islamique” sans plus d’explication. La base largement islamique de leurs structures institutionnelles telle que l’intrication des sphères décisionnelles entre le politique et le religieux, (ce dernier étant pour une part fonctionnarisé avec des mosquées d’Etat, par exemple en Égypte et en Algérie) empêche toujours l’émergence autonome d’attitudes politiques laïques, idem en matière de culture et de mœurs. Ce phénomène n’est pas récent, il existe depuis la fin de la seconde guerre mondiale. L’un des critères permettant de le vérifier tient par exemple à la manière dont feu la “nouvelle gauche arabe” ayant eu le vent en poupe dans les années 1950-1960 analysa ces régimes du nationalisme arabe.

Emmanuel Sivan, le décrit en ces termes, y soulignant deux temps: “Dans un premier temps, ce courant s’est consacré à la critique des régimes dits “révolutionnaires” ou “progressistes” (nassérisme, partis Baath en Irak et en Syrie). Il attribuait l’absence de réels changements socioéconomiques à l’attachement de ces régimes aux valeurs de l’islam (tout au moins à celles qui se prêtent à la manipulation des masses) et à leur refus d’épouser les valeurs de la modernité, au plan politique comme au plan des libertés individuelles. Dans un deuxième temps, ce mouvement devait aboutir à une réévaluation de la contribution de la pensée arabe au XXe siècle. (…) Pour ces auteurs, la pensée traditionnelle était coupable de répandre de vaines croyances selon lesquelles le passé récent serait une période de décadence due exclusivement à l’influence de facteurs extérieurs” [22].

Ainsi, pour quelqu’un comme Saddam Hussein, lorsqu’il s’avéra que la construction d’une République Arabe unie achoppait sur la nécessité démocratique de son éventuelle construction (à l’instar de l’Union Européenne par exemple), de toute façon antinomique avec cet islam continué et formellement relooké que prônait le nationalisme arabe, l’issue fut plutôt de renouer avec la forme politique ancienne, celle du Califat incarné par son âge d’or (VII-IXe) [23], qui avait, en plus - et ce surtout après la défaite de 1967 marquant le glas du nationalisme purement politique comme fer de lance du renouveau arabe -, l’avantage d’articuler à elle toutes les tendances islamistes, à l’exception des chiites dont Saddam échoua par ailleurs à vaincre la tendance principale incarnée par l’Iran.

En ce sens, l’adhésion de plus en plus visible de Saddam Hussein à l’histoire conquérante de l’islam (et non point uniquement au passé mésopotamien et babylonien) a non seulement précédé la première guerre du Golfe – plutôt que d’en être le produit comme il est prétendu ici ou là — mais était déjà perceptible dès la guerre avec l’Iran [24]. Dans ces conditions lorsqu’il envahit le Koweït le 2 août 1990, il fallait moins y voir une annexion de type national-expansionniste qu’une étape stratégique de transition vers la construction du Califat, qui passait ensuite et nécessairement par la prise de la Mecque et de Médine en vue de légitimer son emprise dominante sur “le monde arabe et islamique” par une sacralisation. D’où l’appel apeuré en direction de Bush père, du régime wahabiste saoudien qui se serait bien passé de voir des “mécréants” fouler son sol “sacré”. Ne pas comprendre cette (feu) stratégie husseinienne (et aujourd’hui benladeniste) visant à renouer avec l’arabo-islamisme classique (puisque la voie démocratique est antinomique avec l’idée même de Califat) afin de s’emparer, toujours dans un premier temps, des lieux saints musulmans avant de reprendre, dans un second temps (et muni des armes nécessaires…) le djihad, temporairement interrompu, avec l’Occident, explique alors bien pourquoi l’illusion de son “laïcisme” perdure encore dans les visions en vogue de la vulgate dominante, surtout en France.

III. Aux origines historiques du national-islamisme

Pour y voir encore plus clair sur cette fausse opposition entre nationalisme arabe et islamisme, rappelons que l’émergence de l’islamisme se situe pour l’essentiel au milieu du XIXe siècle. C’est donc un phénomène bien plus récent que l’idée arabiste de Nahda indiquée plus haut. L’islamisme s’appuie certes sur des précurseurs médiévaux, par exemple Ibn Taymiyya, un commentateur coranique syrien du XIVe siècle, qui inspira également au XVIIIe siècle Abdel Wahab, le fondateur saoudien du wahabisme, puis tous les courants islamistes. Ironiquement, il s’avère que les principaux courants islamistes contemporains se sont également, voire surtout, nourris d’une lecture tronquée de la littérature historisante européenne depuis le XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle, vantant soit la supériorité rationaliste et scientiste de l’Europe, soit le droit historique à la reconquête, soit encore indiquant seulement l’aspect cupide des incursions de l’Occident en Orient, négligeant son fondement religieux.

Emmanuel Sivan le montre bien [25] en indiquant comment les termes de “Croisés” et de “Croisades” surgissent seulement lors de la seconde moitié du XIXe siècle [26] - à la suite des lectures dans l’historiographie arabisante - en définissant les Croisades comme la cause majeure du déclin (le sionisme en serait l’avatar moderne), alors que les chroniqueurs arabisants de l’époque concernée n’ont ni utilisé ce thème comme élément scandant l’Histoire du Moyen-Orient, ni même employé ces termes pour désigner les acteurs occidentaux [27].

De même Menahem Milson [28] explique clairement de quelle façon un Jamal al-Din Afghani (éduqué à Kabul et en Iran) et un Muhammad ’Abduh (égyptien) ont émergé seulement au milieu du XIXe siècle en appelant à un panislamisme prétendant “réformer” l’islam par l’épuration de ses éléments étrangers (lois, pensées), avec la maxime suivante: “Il n'y pas de défaut dans l'islam; la faille se trouve chez les musulmans” (ce qui implique de tuer ces derniers en priorité, par exemple en Algérie lorsque le FLN écrasa le MNA de Messali Hadj, ou aujourd’hui avec les chiites en Irak). Ils se sont appuyés sur Ibn Taymiyya (cité plus haut) pour osciller entre un je t’aime moi non plus vis-à-vis de l’Occident et son rejet total appelant au retour de l’imitation des “pieux ancêtres” ou salafisme; tout en s’opposant au soufisme, cet “islam populaire” dit Paul Balta [29], dont l’approche mystique faite de recueillement, d’extase à base de danse et de récitations lancinantes, préférant en un mot l’illumination à la déduction, leur semblait peu à même de forger les outils nécessaires pour la résurrection de l’âge d’or dit arabe (alors que cet âge d’or est bien plus musulman – intégrant kurdes, perses, babyloniens -, mais aussi juif, et berbéro-andalou) [30].

En prônant l’unité panislamique comme tactique, Afghani eut plus de succès que ’Abduh qui cherchait plus à lutter contre la modernité industrielle et urbaine par l’imitation d’une conduite pieuse, par exemple en combattant la polygamie. Son disciple direct, Ridha, syrien, s’écarta de lui et chercha plutôt comme Afghani à traduire le salafisme en termes politiques, transformant l’idée de l’imitation en volonté de reproduire les conditions mêmes de la prise de pouvoir par Mahomet (retrait et refus de la société ambiante, recrutement exclusif de guerriers, un Ibn Toumert, fondateur des Almohades, l’imita). Par exemple en luttant au début du XXe siècle contre “l’invasion” juive de la Palestine. Parce que les juifs doivent rester soumis, comme il est prédit dans le Coran. Qassam (qui donna son nom aux roquettes dont le Hamas abreuve Israël) continua l’interprétation de Ridha en assassinant des Juifs et des Britanniques choisis au hasard. Un autre disciple de ’Abduh, Abd al-Raziq, prônant par contre une distanciation entre religion et Etat (1925) fut promptement écarté au profit d’un Amin al-Husseini (grand oncle d’Arafat) qui devint célèbre comme Mufti de Jérusalem et nazi convaincu (il fit alliance avec Hitler).

Les Frères Musulmans avec la maxime “l’islam est la solution” et fondés en 1928 par Hassan el-Banna s’inspirèrent de l’interprétation strictement politique du salafisme prôné par Ridha, écartant la lecture pieuse et d’imitation d’un ’Abduh, tout en prônant une rigoureuse chasse du juif, ce “cheval de Troie de l’Occident croisé”, aidé en cela par les Syriens [31] et les Arabes chrétiens, qui étaient les principaux panarabistes au début du XXe siècle, pourchassant les Juifs, peuple “déicide”, faisant de la surenchère dans l’arabisme pour être accepté par les idéologues nationalistes musulmans et islamistes. Sayyid Qutb, égyptien, prône le même genre de prose, et il est le parfait exemple des frontières poreuses entre islamisme et nationalisme panarabe puisqu’il débuta dans les années 40 en nationaliste égyptien avant de finir après un séjour aux USA comme djihadiste zélé décrétant le caractère d’apostasie de toute loi non islamique.

Ce sentiment est cependant porté historiquement par un seul groupe, “les” Arabes, qui s’auto-conçoit, depuis Mahomet, comme une sorte de caste suprême et ultime à laquelle il s’agit d’appartenir, sous peine d’être marginalisé. Dès le début observe Balta [32], les “Arabes avaient fait la symbiose entre foi et ethnie, islam et arabité. Ils estimaient (et certains estiment encore) avoir la prééminence sur les autres musulmans. (Note 1: Il est vrai que Bokhari cite ce hadith de Mahomet: “L’abaissement des Arabes est celui de l’islam”)”. Cette fusion entre peuple et religion n’est certes pas l’apanage arabe, mais, à la différence des Juifs, il y a volonté d’imposer l’islam comme seule vraie religion, et aussi de considérer qu’il n’est point besoin d’autre chose que l’islam.

IV. La contradiction entre Islam et démocratie du point de vue politique

La question n’est pas de se demander si démocratie et islam, si islam et développement, sont compatibles, mais si l’islam a besoin de leurs définitions singulières pour exister. La réponse est non, jugent nationalistes et islamistes au-delà de leur formes spécifiques. Et poussé à l’extrême cette acception permet de comprendre pourquoi il est possible de lire dans les programmes scolaires actuels de l’Arabie Saoudite (qui finance, le plus légalement du monde, nombre de structures en France, en Hollande, en Belgique, etc.) non seulement que ce pays, arabe par excellence, “joue aujourd’hui un rôle dirigeant dans le monde musulman” [33], mais aussi que la “religion de l’islam est la vraie religion et toute autre religion est fausse. La religion de l’islam est noble et l’emporte sur toutes (les autres) religions. Dieu a accompli Sa promesse, car depuis que le soleil de l’islam s’est levé sur la terre, il est très au-dessus des autres religions” [34], ou encore la “religion de l’islam (…) a remplacé les religions qui l’avaient précédée” [35], les Juifs étant “la méchanceté dans son essence même” [36].

A lire cette prose, qui ne s’oppose en rien aux propos tenus par un Nasser ou un Aflak, on observe bien que l’islamisme est un nationalisme religieux, porté par une caste dirigeante, celle des “Arabes” qui s’est construite, depuis toujours en réalité, sur une base raciale/absolutiste [37] et non pas séculière. Et au XXe siècle elle a pu s’en justifier - sans avoir besoin de rendre des comptes, tant elle s’auréolait (et elle le fait encore sous nos yeux en Palestine et ailleurs) de lutte anti-colonialiste - en brandissant plutôt l’exemple du nationalisme allemand et sa dérive nationale-socialiste, que celui des nationalismes anglais, américains, français, avec l’acculturation, spécifique mais réelle, de ces derniers dans le régime démocratique.

Cette conception théoraciale de l’Histoire, dont on ne voit pas comment elle aurait pu, comme on l’entend dire, civiliser l’Occident [38], explique alors les liens établis avec l’Allemagne nazie dans les années 1930 [39]) - symbolisés, rappelons-le, par l’allégeance du grand-oncle d’Arafat, Husseini (Mufti de Jérusalem), à Hitler, de même que l’admiration déclarée de certains écrivains nazis pour l’islam [40]; sans oublier le soutien d’Abdel Nasser pour l’effort nazi, un Nasser ayant fait traduire Mein Kampf en arabe et déclaré le 1er mai 1964 à un journal allemand: “Durant la Seconde Guerre mondiale, notre sympathie allait aux Allemands” [41]. Il considérait lui aussi que Les Protocoles des sages de Sion, traduit par La Ligue Arabe, était un document fiable. “Ce texte prouve sans le moindre doute que trois cents sionistes, qui se connaissent tous entre eux, décident du sort du continent européen”, avait déclaré Nasser en 1958 à un journal indien.

Dans cette optique, le texte constitutif du Front de libération algérien (1955) mettant en avant la notion de “race arabe” est symptomatique: “Article 4: L’Algérie est arabe de race et musulmane de foi et continuera à l’être. Elle respecte également les autres religions, croyances et races. Elle condamne toutes doctrines racistes et colonialistes. Article 5: L’Algérie fait partie intégrante du Maghreb arabe, qui fait partie du monde arabe. Ses aspirations au panarabisme et sa collaboration avec les peuples et gouvernements ainsi qu’avec la Ligue arabe sont tout à fait normales” [42].

Observons que le “respect” dont parle l’article 4 doit s’appréhender dans le cadre musulman, c’est-à-dire comme dhimmitude, autrement dit citoyenneté de seconde zone, inversant ainsi le colonialisme mais ne l’abolissant pas dans son principe. Cette conception ne doit pas alors être considérée comme un élément conjoncturel qui serait principalement déductible d’une lutte vengeresse contre la France. Mais comme le fondement même du national-islamisme. Ce n’est pas plus accidentel que le panturquisme qui se construisit sur le modèle du nationalisme allemand à partir des années 1909 avec le mouvement des “Jeunes Turcs” dont est issu le génocide arménien amorcé entre 1894-1896 sous Abdul-Hamid II pour se parachever en 1915 [43] avec la bénédiction de son allié, l’Allemagne.

Le nationalisme arabe et l’islamisme, ou national-islamisme, sont en réalité les deux faces d’une même “supériorité” qui doit se protéger de l’étranger en le minorant ou en l’extirpant [44]. Ce qui a pour conséquence d’interdire, d’emblée, toute concession, d’ordre spirituel, et donc d’ordre territorial [45]. Oublier cet aspect condamnerait à ne pas comprendre l’origine majeure des échecs simultanés et successifs de la démocratisation au sein des pays dominés par l’institutionnalisation de l’islam - puisque celui-ci aurait réponse à tout! Il explique également l’impossibilité, permanente, de trouver une solution au conflit judéo-arabe [46].

La création, sous nos yeux, d’un national-islamisme dont le racisme patent reste le seul à ne pas rendre des comptes, du fait de son auréole anticolonialiste et tiers-mondiste, n’est donc ni la conséquence du conflit judéo-arabe comme on le prétend [47] ni des deux dernières guerres en Irak, mais, tout au contraire, leur cause première.


Cette étude a été publiée dans la revue Controverses, n° 3, intitulée “L"identité nationale face au postmodernisme”


Lucien Samir Oulahbib, chargé de cours à l'Université Paris-X, est Fellow à l'Atlantis Institute

 

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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 16:17
Notre ami Adamastor a décidé de s'atteler à la traduction des grands textes d'analyse publié aux Etats-Unis et repris partout ailleurs... sauf en France. 

Sa première traduction - un boulot immense, 10 pages A4 ! - porte sur les sources de l'islamofascisme et sa corrélation avec l'idéologie hitlérienne. Un texte qui vous sera proposé en plusieurs parties. Merci de tout coeur à adamastor pour son travail.


Par Raymond Ibrahim, auteur  du "Al-Qaeda reader". Article paru dans le National Review, traduction ADAMASTOR

Un certain nombre de commentateurs ont récemment souligné les similitudes entre Le lecteur d'Al-Qaida (AQR) et Mein Kampf. 

Dans le New York Observer, James Buchan note:"Dans leur [il s'agit de ceux qui écrivent pour Al-Qaïda] brutalité et leur candeur, leurs fulminations contre la démocratie et les morales relâchées, leur obsession du territoire, leur racisme pointilleux et leur mépris absolu des besoins matériels des gens, ces documents ont un étrange écho avec ce qu’Hitler a écrit dans sa prison." 
Pourtant, dans la revue Slate, Reza Aslan n’est pas d’accord: 

 «La comparaison entre les déclarations éparses d'un chef de culte [Ben Laden] habitant littéralement dans une caverne et le traité politique du commandant en chef de l'une des plus puissantes nations du 20ème siècle [Hitler] n’est peut-être pas pertinente, c’est le moins que l’on puisse dire…Qu’on puisse lire dans un fouillis d'entretiens, de déclarations et d’arguments exégétiques une sorte de manifeste djihadiste est discutable. Par exemple, bien qu’ils rapportent aux lecteurs, page après page, d'obscurs débats juridiques sur le ‘licite ou pas ?’ de l'attentat par bombe humaine, ces écrits ne pénètrent pas vraiment le cœur de ce que veut Al-Qaïda, s'il veut quelque chose. ».

Même si la suggestion selon laquelle Al-Qaïda pourrait "ne rien vouloir du tout" puisse pousser à rejeter l'ensemble de la critique formulée par Aslan comme puérile, ce dernier soulève bien une question importante: dans quelle mesure AQR est-il réellement similaire à Mein Kampf? Inversement, en quoi les deux volumes diffèrent-ils ? 

Avant d'étudier ces questions, il est toutefois impératif de souligner que, contrairement aux  trouvailles historiques d’Aslan, Hitler n'a pas écrit Mein Kampf, alors qu'il était "le commandant en chef de l'une des plus puissantes nations du 20e siècle " Quand Hitler a écrit son manifeste, il était en fait un prisonnier politique, le chef raté du tristement célèbre "Putsch de la Brasserie" de 1923. Il faudra presque une autre décennie avant qu'il ne parvienne au pouvoir. A vrai dire, les similitudes circonstancielles entourant les écrits d'Hitler et ceux des dirigeants d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden et Ayman Zawahiri sont plus importantes que les différences. Hitler était un prisonnier; les dirigeants d'Al-Qaïda sont en fuite. Hitler, bien qu’en prison, était alors une figure populaire, un chef de culte -inondé par le courrier de fans nationalistes. Ben Laden est une icône dans de nombreuses régions du monde islamique. Un monde qui, bien que pauvre, refuse de renoncer à ce "pirate" de sa religion pour cinquante millions de dollars, et qui a fait de "Oussama", prénom arabe auparavant obscur, le deuxième seulement en popularité derrière Mahomet pour les nouveaux-nés musulmans de sexe masculin dans des pays comme le Pakistan. Par conséquent, si l'histoire apporte en quelque manière un enseignement, si un Etat islamiste avec un nouveau califat devait jamais voir le jour dans un proche avenir, ce ne devrait donc pas être une grande surprise si Ben Laden ou Zawahiri - ou, plus probablement, un de leurs innombrables collaborateurs - sortait de leurs trous pour assumer le commandement. 

Mais à la question pressante: « en quoi AQR est-il similaire à Mein Kampf?  » Une simple phrase de l'introduction de l'édition 1999 de Mein Kampf, publiée par Mariner Books, permet clairement de répondre: "Il [Hitler] avait clairement exprimé ses objectifs ultimes dans Mein Kampf dès 1926: le réarmement, l'abolition de la démocratie, l'expansion territoriale, l'eugénisme, l’"élimination" de la "menace juive" (Mein Kampf, xv). Pourtant dans ses écrits AQR traite- s'il n'en fait pas une obsession ou peu s’en faut - quatre des cinq buts ultimes d’Hitler. Tout sauf l’eugénisme, produit des théories raciales pseudo-scientifiques du 19ème. Mais les textes d’Al Qaïda s'attardent sur : la "menace juive", le renversement de "la religion païenne" de la démocratie, et sur le fait de reprendre les terres militairement, autant pour reconquérir (de la Palestine à l'Andalousie) que pour s’étendre (dans le monde entier) et enfin sur le réarmement. Encore plus révélateur, le ton "fasciste" de Mein Kampf, la dérision et le mépris de la modernité et de la paix, les éloges de l'héroïsme et du martyre, la condamnation de la promiscuité et du laxisme des moeurs – remplit AQR à satiété. En fait, ce qui est très représentatif del'existence de nombreuses similitudes c’est que les mots allemands "Mein kampf" traduisent "djihad -i" - ou, "mon djihad" - en arabe.

L'introduction poursuit: "Mein Kampf" peut avoir été rejeté par l'Occident quand il a été publié pour la première fois - c’est en grande partie un texte théorique auquel il manque un programme identifiable pour l'accomplissement des objectifs qu'il décrit-, néanmoins Hitler y faisait des pas concrets pour réaliser sa vision. Pourtant rien n'a été fait "(Mein Kampf, xiv). Voilà qui rappelle de façon inquiétante la dédaigneuse critique d'Aslan à propos des déclarations et des écrits d'Al-Qaïda, dans laquelle il demande "si un fouillis d'entrevues, de déclarations et d’arguments exégétiques peut être lu comme une sorte de manifeste jihadiste", et qu'"il y a dans ces textes un manque de volonté presque total pour fournir une quelconque solution spécifique ou une politique. "Il en a été de même pour la Weltanschauung (vision du monde ndt) de Mein Kampf, rejetée comme absurde et irréaliste (ou, plus pudiquement, comme un "texte théorique, manquant de programme identifiable pour accomplir les objectifs qu’il décrit"). Pourtant, qui peut douter de sa terrible influence ultérieurement?

De la même façon, les djihadistes du monde entier prennent des mesures pour réaliser leur vision-aussi trouble qu'elle puisse être, aussi sanglante qu’elle le sera certainement- si elle devait se concrétiser.




Par Raymond Ibrahim, auteur  du "Al-Qaeda reader". Article paru dans le National Review, traduction ADAMASTOR

Ci-après vous trouverez des citations similaires et des extraits de Mein Kampf (MK) et The Al-Qaida Reader (AQR), organisés par thèmes dans le but d'illustrer les nombreux parallèles entre les deux livres. J'ai pris la liberté de mettre les mots-clefs en italique et d'ajouter des éclaircissements entre parenthèses afin de mieux mettre en évidence les similitudes. 

"Le Juif"
 
Il est presque impossible de citer tous les extraits hostiles aux Juifs de chacun des livres, puisqu’on fait pratiquement à chaque page - voire, dans certaines des parties, à absolument chaque page- des remarques antisémites. Cela va du stéréotype à la formule génocidaire. Le mot "Juif" (et ses variantes) apparaît dans les deux Al-Qaida Le Reader et Mein Kampf quelques 250 fois. Malgré tout, pour témoignage, le traitement du peuple juif dans le petit échantillon suivant de chacun des ouvrages. 

MK: "C'est pourquoi aujourd'hui, je crois que j’agis conformément à la volonté du Créateur Tout-Puissant: en me défendant contre le Juif, je me bats pour le travail du Seigneur,» (p. 65). 

AQR: "Il faut savoir que chercher à tuer des Américains et des Juifs partout dans le monde est l'un des plus grands devoirs [pour les musulmans] et la bonne action préférée par Allah, l'Exalté, (p. 270).

MK: "Les gens qui pénètrent furtivement, comme le font les bourdons, lorsque l’humanité est au repos, sans être sur ses gardes, pour faire travailler d'autres hommes à leur profit sous toutes sortes de prétextes ; peuvent former des Etats sans même aucun espace de vie nettement délimité qui leur soit propre. Ceci s'applique d'abord et avant tout à un peuple: les Juifs. C’est à cause de leur parasitisme qu’aujourd'hui plus que jamais toute l'humanité honnête souffre " (p. 150). 
"Il [" le Juif "] commence à prêter de l'argent et comme toujours à intérêts usuraires... ""Il considère le commerce ainsi que toutes les transactions financières comme son privilège spécial. Il l’exploite impitoyablement, "(p. 309). "De l'éditeur jusqu’en bas [c'est-à-dire, le monde des médias], ils étaient tous juifs, " (p. 61).

AQR: 
"Vous [l'Amérique] êtes une nation qui permet l'usure, mais elle a été interdite par toutes les religions. Pourtant, vous développez votre économie et vos investissements sur l'usure. Résultat, sous toutes les formes et toutes les apparences, les Juifs ont pris le contrôle de votre économie, prenant ainsi le contrôle de vos médias et maintenant de tous les aspects de votre vie, faisant de vous leurs agents et atteignant leurs objectifs, à vos frais - exactement ce contre quoi Benjamin Franklin vous a mis en garde " (p. 203).

MK: "Quand sur les longues périodes de l'histoire humaine, j’ai scruté les activités du peuple juif, tout à coup est montée en moi la question inquiétante de savoir si un insondable destin, peut-être pour des raisons inconnues de nous autres pauvres mortels, n'avait pas désiré par une résolution éternelle et immuable, la victoire finale de ce petit pays ["la juiverie"]. Etait-il possible que la terre eût été promise en récompense à ce peuple qui ne vit que pour cette terre? " (P. 64).

AQR:
 
"Venez, laissez-moi [ben Laden] vous dire qui sont les Juifs. Les Juifs ont menti sur le Créateur, et plus encore sur Ses créations. Les Juifs sont les assassins des prophètes, sont ceux qui violent les accords…Ce sont les juifs: usuriers et proxénètes. Ils vous laisseront rien, ni ce monde ni la religion ...Tels sont les Juifs qui croient, conformément à leur religion, que les êtres humains sont leurs esclaves, et que ceux qui refusent [de reconnaître cela] devraient être mis à mort, " (p. 277).
fez-de-la-division-SS-Handschar-1-.jpgHitler a constamment critiqué (et arrivé au pouvoir, a finalement aboli) la démocratie comme totalement contraire à la nature. Il en va de même avec les dirigeants d'Al-Qaïda. En effet, bien que la critique de la démocratie apparaisse un peu partout dans AQR, un traité plus formel écrit par Ayman Zawahiri et voué à démontrer que la démocratie est contraire à l'Islam est également inclus. Un autre parallèle intéressant est la façon dont Hitler et les dirigeants d'Al Quaïda décrivent la démocratie comme un outil des sionistes, ou de "la juiverie internationale". 

Démocratie

Hitler a constamment critiqué (et arrivé au pouvoir, a finalement aboli) la démocratie comme totalement contraire à la nature. Il en va de même avec les dirigeants d'Al-Qaïda. En effet, bien que la critique de la démocratie apparaisse un peu partout dans AQR, un traité plus formel écrit par Ayman Zawahiri et voué à démontrer que la démocratie est contraire à l'Islam est également inclus. Un autre parallèle intéressant est la façon dont Hitler et les dirigeants d'Al Quaïda décrivent la démocratie comme un outil des sionistes, ou de "la juiverie internationale".
MK:"Une masse gesticulante et sauvage [le Parlement], criant tous en même temps mais chacun d’une façon différente…Je ne pouvais m’empêcher de rire "(p. 77).

AQR:
"Y a t-il plus grande raillerie que le refus de la charia, ou le fait d’en superposer un autre [de droit] sur lui, ou composer un bout de texte et le présenter au soi-disant" conseil du peuple " -quiconque accepte, accepte, quiconque n’est pas d’accord, est en désaccord - en considérant que c’est là le seul moyen de gouverner? "(p. 123). 

MK: "Et c'est pourquoi ce type de démocratie est devenue l'instrument de cette course que la lumière du jour, dans ses objectifs propres, doit fuir, maintenant et à tous les âges de l'avenir. Seul le Juif peut louer une institution [la démocratie] qui est aussi sale et fausse que lui "(p. 91).

AQR:  "Vous [les Américains] élisez les méchants en votre sein , vous, les plus grands menteurs et les plus dépravés, et vous êtes asservis aux plus riches et aux plus influents [parmi vous], particulièrement aux Juifs, qui vous dirigent à travers le mensonge" de la 'démocratie, ' "(P. 210). 

MK: "En rejetant l'autorité de l'individu et en la remplaçant par les chiffres d’une foule d’un moment, le principe parlementaire du pouvoir de la majorité pèche contre le principe aristocratique de base de la nature» (p. 81).

AQR: "Sachez que la démocratie, c'est-à-dire le‘pouvoir du peuple’, est une nouvelle religion. Elle déifie les masses en leur donnant le droit de légiférer sans être enchaînées à toute autre autorité...la[D]émocratie est une religion infidèle faite de main d’homme, conçue pour donner aux masses le droit de légiférer - par opposition à l'Islam, où tous les droits appartiennent aux décrets législatifs d’ Allah le Très-Haut: Il est sans associés(relatif à l’unicité d’Allah divergente de la Trinité, ndt), (p. 130). 

Expansionnisme

Lorsqu’ Hitler lançait ses plaintes, en essayant de réunir les anciens territoires allemands et de revendiquer les (nébuleuses) frontières de l'ancienne Germanie, dans Mein Kampf, il laissait parfois apparaître son véritable désir d’une conquête mondiale. C’est valable aussi pour Al-Qaïda: déplorant constamment le sort de la Palestine, ainsi que celui du Cachemire, de la Tchétchénie, de la Bosnie et autres. Dans leurs écrits -qui n’ont jamais été destinés à être lus par des non musulmans- ils font entendre clairement qu’avec du temps, avec de la force, leur intention est de conquérir le monde au nom de l'Islam. En fait, la différence fondamentale entre ces deux séries de textes est que la vision du monde d’Al-Qaïda est beaucoup plus autoritaire et totalement dépourvue de subtilités.
 
MK:"Parce que dans l’état actuel des choses il y a sur cette terre immense des étendues non utilisées, qui attendent juste que les hommes y travaillent. Mais il est tout aussi vrai que la nature en tant que telle n'a pas réservé cette terre pour la possession future de telle ou telle nation ou race ; au contraire, cette terre existe pour le peuple qui possède la force de le prendre et l'industrie pour le cultiver, "(p. 134) 

AQR: "En fait, les musulmans ont l'obligation de lancer des raids sur les terres des infidèles, de les occuper, et d'échanger leurs systèmes de gouvernement pour un système islamique, excluant toute pratique contraire à la charia qui empêche celle-ci d’être l’expression publique au sein du peuple, comme c'était le cas à l'aube de l'Islam" (p. 51).

MK:"La sauvegarde de l'existence et de la reproduction de notre race et de notre peuple, la subsistance de nos enfants et la pureté de notre sang, la liberté et l'indépendance des patries, afin que notre peuple puisse mûrir pour l’accomplissement de la mission que lui a attribué le créateur de l'univers [c'est-à-dire la domination du monde], voilà ce pour quoi nous devons lutter " (p. 214). 

AQR: "La guerre contre les infidèles, la loyauté envers les croyants, et le djihad dans le chemin d'Allah: Telle est la ligne d'action dans laquelle tous ceux qui sont vigilants pour le triomphe de l'Islam devraient rivaliser, se donnant et se sacrifiant pour la cause de la libération des terres musulmanes, afin de rendre à l'Islam souveraineté sur ses propres terres, pour ensuite le propager dans le monde entier » (p. 113). 

MK: "Si la terre était souhaitée en Europe, elle pouvait être obtenue en gros seulement au détriment de la Russie, et cela signifiait que le nouveau Reich devait de nouveau se fixer la marche le long de la route des chevaliers teutoniques des temps anciens, afin d'obtenir par l'épée allemande le gazon allemand pour la charrue allemande et le pain quotidien pour la nation"(p.140). 

AQR: "Est-ce que l'Islam force par la puissance de l’épée les gens à se soumettre à son autorité, de corps sinon d'esprit? Oui ou non ? Oui. Il n'y a que trois choix dans l'Islam: soit être disposé à la soumission; ou le paiement de la jizya [hommage] au travers d'une soumission physique si pas spirituelle à l'autorité de l'Islam, ou l'épée, car il n'est pas juste de le laisser [un infidèle] vivre »(P. 42). 

MK: "Si nos ancêtres avaient laissé leurs décisions dépendre de la même absurdité pacifiste que nos contemporains, nous ne posséderions qu'un tiers de notre territoire» (p. 139). 

AQR: "Qu'ont fait le Prophète, les Compagnons après lui, et les justes ancêtres? Ont-ils fait djihad contre les infidèles, les attaquant partout dans le monde afin de les placer sous la suzeraineté de l'Islam en grande humilité et soumission? Ou bien ont-ils envoyé des messages pour découvrir des"compréhensions mutuelles "entre eux et les infidèles, pour parvenir à un accord par lequel la paix, la sécurité et les relations naturelles se répandraient [c'est le « non-sens pacifiste »d'Hitler], d'une manière pareillement satanique? " (P. 31).
 
Héroïsme, sacrifice de soi et fierté du guerrier

Discuter du guerrier héroïque à la recherche du martyre ainsi que des "âges d'or" teutonique et islamique, mythiques ou réels et destinés à inspirer, abondent dans l’écriture d'Hitler et d'Al-Qaïda.

MK: "Si la lutte pour une philosophie [ou une religion] n'est pas dirigée par des héros prêts à faire des sacrifices, il n'y aura, dans un court laps de temps, plus aucun guerrier prêt à mourir" (p. 105).
 
AQR: "[Mahomet a dit :] Pour que les gens [les musulmans] aient un moyen de subsistance, il est préférable qu'ils aient un homme qui conserve les rênes de son cheval [c'est-à-dire, un" héros "ou" guerrier "], combattant dans le sentier d'Allah. Il monte [son cheval] chaque fois qu'il entend l'appel ou l'alarme, souhaitant la mort ou comptant être tué. "(P. 146)

MK: "Dès que le mouvement pangermaniste [comparer aux" mouvements islamistes "] a vendu son âme au parlement, il a attiré des" parlementaires "au lieu de dirigeants et de combattants. Ainsi, il s’est rabaissé au niveau des partis politiques communs, du jour, et il a perdu la force de s’opposer au destin catastrophique par le mépris du martyre. Au lieu des combats, il a maintenant appris à faire des discours et à négocier. "(P. 105)

AQR: "Non seulement le mouvement les Frères [musulmans] [le" parrain "de tous les mouvements islamistes] a été paresseux à exercer son devoir de [porter le]djihad, mais il est allé aussi loin que désigner les gouvernements infidèles comme légitimes, pour rejoindre leurs rangs dans [leur] jahilliya [style païen de] gouvernement, c'est-à-dire les démocraties, les élections et les parlements. En outre, ils profitent de la ferveur de la jeunesse musulmane en la faisant entrer dans leurs rangs juste pour la garder au réfrigérateur. ” (p. 116). Ensuite, ils orientent leur zèle islamique, un temps passionné par le djihad, contre la tyrannie et vers des conférences et des élections. "(P. 116) 

MK: "Nul ne peut douter que ce monde sera un jour exposé aux luttes les plus âpres [sens littéral d'un"djihad"] pour l'existence de l'humanité. Finalement, seul l'impérieux instinct de conservation peut conquérir. Au-dessous, la soi-disant humanité, l'expression d'un mélange de stupidité, de lâcheté, et de je-sais-tout vaniteux, vont fondre comme neige au soleil de mars. L'humanité a grandi dans une grande lutte [djihad], et ce n'est que dans la paix éternelle qu'elle périt. "(P.135)

AQR: "[Mahomet a dit]: parce que vous avez abandonné le djihad, en prenant possession de queues de vache et du commerce de marchandises, Allah vous a paré de honte et vous ne serez jamais en mesure de vous débarrasser de tout cela jusqu'à ce que vous vous repentiez auprès d'Allah et retourniez à vos positions initiales [de djihadistes] »(p. 162).
 
 
Les risques de la débauche, de la décadence et de la passivité 

Hitler et les deux chefs d'Al-Qaïda dénonçaient/dénoncent la décadence de la modernité qui, comme d'habitude, est toujours attribuée aux Juifs exploiteurs. Ils mettent en garde également contre la passivité du Volk ou de l’ umma

MK: "Le rapport des Juifs à la prostitution et, plus encore, au trafic des esclaves blancs, pourrait être étudié à Vienne…Quand, donc, pour la première fois, j'ai reconnu le Juif comme froid, sans scrupules et responsable calculateur de ce révoltant et vicieux trafic dans la lie de la grande ville, un frisson a parcouru mon dos"(p. 59). "Ce n'est que maintenant que je suis devenu pleinement  familier du séducteur de notre peuple" (p. 61). 

AQR: "[L]es Juifs ont pris le contrôle de votre économie [d'Américains], prenant ainsi le contrôle de vos médias, et prenant maintenant le contrôle de tous les aspects de votre vie ...Vous êtes une nation qui autorise les actes d'immoralité…Vous êtes une nation qui exploite les femmes comme des produits de consommation ou des outils de publicité…Vous êtes une nation qui pratique le commerce du sexe sous toutes ses formes, directement et indirectement. Corporations géantes et établissements sont construits sur ceci [cette base], sous les noms d' "art, loisirs, tourisme, et liberté." "(P. 203-204) 

MK: "On aurait dit qu’un flux continu de poison avait été introduit dans les vaisseaux sanguins ultrapériphériques de ce corps autrefois héroïque [de la nation allemande] par une mystérieuse puissance [les Juifs], et que cela amenait progressivement la paralysie du bon sens et du simple instinct de conservation »(p. 154).

AQR: "Et les plus dangereux de ces groupes sont ceux qui se drapent dans l'habit de l'Islam et de sa mise en demeure [c'est-à-dire"les modérés "et" les hypocrites "], rampant dans les croyances, l'esprit et le coeur de l’ umma. Ils sont comme une bactérie meurtrière qui essaye de l’emporter sur le système immunitaire, tentant de le détruire pour semer la corruption dans les cellules du corps humain. " (P. 104) 

MK: "Exactement de la même manière, notre pacifiste allemand acceptera dans le silence le plus sanglant viol pour notre nation- tombant aux mains des puissances militaires les plus vicieuses- si dans cette situation le seul changement possible devait impliquer la résistance- c'est-à-dire la force -Parce que ceci serait contraire à l'esprit de sa société de paix (p. 112). 

AQR: "Mais ce qui nous étonne fort chez certains qui prétendent adhérer à l'Islam, c'est que lorsque les infidèles attaquent et ridiculisent leur religion, affichant ouvertement cela comme une" croisade "contre l'Islam, tout à coup nous les trouvons répondant qu'ils ne souhaitent pas la guerre, mais désirent plutôt la coexistence, la paix universelle et la justice… Est-ce que cela ne compte pas pour une défaite? N'est-ce pas une perversion de l'Islam de Mahomet? »(P. 23-24) 

Non à l'unité internationale, oui au ré-armement

Hitler a constamment critiqué le prédécesseur de l'ONU, la Société des Nations, la considérant comme ridicule et impuissante. De la même manière, Al-Qaïda condamne l'ONU comme étant une organisation abjecte tendant à soumettre l'Islam. Au lieu de cela, Hitler et Al-Qaïda choisissent respectivement de réarmer la patrie et l' umma
MK: "Charmés par toutes les tirades enthousiastes, ils [les Allemands] pensaient qu'ils pourraient confier leur avenir à une Société des Nations? Cela n'a-t-il pas permis d’enseigner une misérable moralité à notre peuple? Cela n'a t-il pas ridiculisé la morale et l'éthique comme des principes arriérés et petit-bourgeois, jusqu'à ce que notre peuple fût enfin devenu "moderne"? "(P. 243).

AQR: "[L]es Nations Unies et leurs articles humanistes...tournent autour de trois principes: l'égalité, la liberté et la justice. Et ils ne signifient aucunement l'égalité, la liberté et la justice tels que révélés par le prophète Mahomet mais ont pour significations des notions occidentales méprisables que nous voyons aujourd'hui en Amérique et en Europe, et qui ont fait de gens du bétail. En vérité, Allah les a bien décrits: "Ils sont comme du bétail en fait! Ils sont plus malavisés, car ils sont insouciants "[7:179], (page 26).
En bref, aux yeux de l'Islam, l'ONU est essentiellement une organisation hégémonique d'infidélité universelle: [un vrai musulman] n'est pas autorisé à la rejoindre ou à avoir recours à elle. Elle existe pour empêcher d'appliquer la charia et garantir la soumission au gouvernement de cinq des plus grands criminels de la terre [États-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne]. "(P. 102). 

MK: "Nous devons clairement réaliser que la récupération des territoires perdus n'est pas gagnée par des appels solennels au Seigneur ou par des voeux pieux dans une Société des Nations, mais seulement par la force des armes [en caractères gras dans l'original]" ( P. 627). "Aujourd'hui, je suis uniquement guidé par l’humble démarche que des territoires perdus ne soient pas reconquis par des parlementaires à grandes bouches et paroles faciles, mais par une épée effilée. En d'autres termes, par une lutte sanglante" (p. 629). 

AQR: "[L]' ONU fait partie du royaume des croisés sur lequel règne le César de Washington, qui paie les salaires de Koffi Annan et de ses semblables" (p. 178). "Les musulmans en général et les Irakiens en particulier, doivent eux-mêmes se préparer au jihad contre cette campagne injuste, et faire preuve de vigilance dans l'acquisition de munitions et d'armes. Il s'agit là d'un devoir à eux prescrit.
Allah le Très-Haut a dit: "[Q]u'ils prennent des précautions d'usage et portent des armes; parce que les infidèles désirent que vous soyez peu soucieux de vos armes et de vos bagages, afin qu'ils puissent ensuite se tourner contre vous par une attaque coordonnée soudaine" [4: 102]. " (P. 247)

Par Raymond Ibrahim, auteur  du "Al-Qaeda reader". Article paru dans le National Review, traduction ADAMASTOR


Arrivé à cet endroit, il ne devrait y avoir aucun doute sur la manière similaire de voir le monde dans AQR et dans Mein Kampf : les Juifs, la démocratie, la paix, la modernité et la décadence, et la notion de paix "des Nations Unies" sont anathèmes pour les deux. Inversement, l'autoritarisme, l'héroïsme d'abnégation et le martyre, la fierté et la prouesse militaires et, surtout, l'ardeur à conquérir le monde – rationalisés par les deux textes comme "mission divine" - sont idéalisés.
Ceci dit, les deux ouvrages diffèrent encore à certains égards. 

Pour commencer, un seul
homme, Hitler, a écrit Mein Kampf, tandis que c'est deux pour le lecteur d' Al-Qaida ( Ben Laden et Zawahiri). Par ailleurs, Mein Kampf est un texte complet alors que je joue le rôle d'éditeur pour AQR, choisissant les textes à inclure et la manière de les organiser. La différence la plus évidente est bien sûr le but ultime des deux livres - suprématie aryenne de Mein Kampf, suprématie islamique pour AQR, pour l' un visée laïque, pour l'autre religieuse. Néanmoins, tous les mots-clés et l'idéologie présents dans Mein Kampf ont leurs équivalents naturels dans AQR. 


En d'autres termes,
les deux ouvrages présentent le même paradigme. 

Hitler se saisit de la "Nature
" et du "Destin" de la même façon qu'Al-Qaïda invoque Allah. Même le darwinisme social d'Hitler, manifestée par son acceptation tenace de la thèse de la" survie du plus fort" trouve chez Al-Qaïda son corollaire dans l’insistance à affirmer que le djihad est ce qui "anime" les musulmans: "Le Coran déclare:" O vous qui avez cru! Répondez à Allah et au Messager lorsqu'il vous appelle à ce [djihad] qui vous donnera la vie"[8:24]. Et une faction des ancêtres de l’origine a affirmé: "Le djihad est ce qui vous anime." Et le dicton du Prophète: "Aucune nation n'a jamais abandonné le djihad sans se corrompre" (AQR, p 59). 

En outre, la harangue
de Hitler concernant ou destinée au "peuple" et à"la race"-ou simplement le Volk- n'est conceptuellement pas différente de celle d'Al-Qaïda à propos ou en direction des"croyants", c'est-à-dire les musulmans: les deux sont présentés comme l'idéal de l'humanité, destinés par Allah ou par la nature à gouverner le monde. Chez Hitler le traitement de la "patrie" est identique au traitement de la "umma" par Al Qaida:Les deux doivent devenir à la fois libres et indépendantes, puis s'étendre. Une autre différence entre les deux ouvrages: le ton d'Al-Qaïda est en fait beaucoup plus brutal et direct que celui d'Hitler. 

On peut presque sent
ir le "romantique" dans Mein Kampf, un Goethe contrarié déplorant la médiocrité d'un monde qui refuse sa grandeur. L'expansion est rationalisée dans le seul but de "labourer la terre" et de gagner le "pain quotidien"du peuple. En revanche Al-Qaïda déclare sans équivoque ses intentions de tuer des infidèles, tuer des Américains et tuer les Juifs partout, jusqu'à ce que la terre et tous ses habitants se soumettent à l'Islam. Ce contraste est soutenu par le fait que Mein Kampf a été écrit à la première personne et qu’il tourne autour de la vie personnelle de Hitler. Ce qui n'est pas le cas d’AQR.Bien que tracée par deux hommes, la vision du monde présentée n'est que peu influencée par leur expérience personnelle.

Ce qui nous amène
à la distinction la plus fondamentale -bien que subtile- entre Mein Kampf et AQR:les mots figurant dans Mein Kampf, appartiennent à un seul homme, Hitler, produit d'une époque particulière et d’une vision du monde conjoncturelle. 

En revanche, au moins
la moitié peut-être des mots tirés d’AQR proviennent de citations 1), du Coran, 2) de Mahomet (c'est-à-dire des hadith), et 3) de l'autorité de théologiens islamiques. En d'autres termes, la moitié des déclarations d’AQR ne proviennent pas d’Al-Qaïda du tout mais trouvent au contraire leur origine dans l'Islam lui-même. 

Pleinement conscients de leur
manque de poids comme références religieuses officielles, Ben Laden et Zawahiri ont mis un point d’honneur à fonder leurs arguments sur les textes de l’Islam ayant la plus haute autorité. Même les exégèses invoquées le sont à partir de certains des théologiens islamiques les plus renommés. Le résultat est que la vision du monde présentée dans AQR n'est pas tant la vision des choses propre à Al-Qaïda que la vision du monde traditionnelle à l'Islam. 

Par exemple, l'insistance
d’Al-Qaïda à rappeler que l'Islam devra un jour gouverner le monde n'est pas de son invention: elle est basée sur plusieurs versets coraniques (par exemple, 2:193, 2:216, 8:39, 9:5, 9:29) ainsi que de nombreux Hadith qui prêchent en termes très clairs la conquête du monde. Les théologiens et spécialistes de la charia ont fixé il y a longtemps que la "maison de l'Islam" doit toujours (sauf en cas d'incapacité militaire) être en guerre contre la"maison de la Guerre "(l'Occident) jusqu'à ce qu’elle incorpore cette dernière. De même, la condamnation de la démocratie par Al-Qaïda est pleinement ancrée dans l’exigence sans ambiguïté de se soumettre à la charia, c'est-à-dire la loi d'Allah - (par exemple Coran: 3:64, 5:50, 17:9, 18:26, 33:36, 42:10) pour les croyants dans l’Islam, en donnant du crédit à l’affirmation de Zawahiri que « quiconque prétend être un" démocrate musulman "ou un musulman qui appelle à la démocratie"est comme celui qui dit de lui-même- mais il est pire que le précédent-" Je suis un Juif Musulman "ou" Je suis un chrétien musulman ". C’est un apostat infidèle "(AQR, p 136) ».

De même pour les Juifs
 : des accusations beaucoup plus dévalorisantes et calomnieuses sont portées à leur encontre dans les textes d’autorité les plus importants de l'Islam que dans n’importe laquelle des citations tirées d'Al-Qaïda dans le texte supra (par exemple, le Coran 2:61 et 3:112). Alors que Hitler décrivait les Juifs comme "ceux qui ne sont pas amateurs d'eau", pouvant être repérés "les yeux fermés" (MK, p 57), le Coran fait état de Juifs rebelles se transformant en singes et en porcs (par exemple, 2:65, 5:60, 7:166) - appellations toujours populaires dans certaines parties du monde islamique. De fait, toute personne qui parcourt le tome à paraître de L'héritage de l'antisémitisme islamique d'Andrew Bostom sera confronté à près de mille pages d’antisémitisme provenant directement des sources ayant la plus haute autorité dans l’Islam: le Coran, les Hadith, les fatwas et traités des théologiens.

En dernière analyse,
les aspects théologiques du livre AQR rendent sa lecture beaucoup plus inquiétante que celle de quelque chose du genre de Mein Kampf. 

Que l’idéologie présentée dans Mein Kampf fasse remonter à un homme, tandis qu’une bonne partie de l’ idéologie de l'AQR est attribué à Mahomet et à Allah – donc devenant théologie - est un point d’une extrême importance. Les idéologies créées par l’homme peuvent toujours être discréditées et reléguées dans les poubelles de l'histoire. Les idéologies fondées sur les théologies ne sont toutefois pas aussi facilement démantelées, enchâssées qu’elles sont dans l’Immuable et devant tout bonnement s'appliquer hier, aujourd'hui et demain, en dépit de toute preuve extérieure du contraire. Les rejeter, c’est rejeter les commandements de Dieu et tomber dans l’état d'infidèle.

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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 00:01
Introduction
D'abord, si le Coran était la parole de Dieu (Allah) et non pas de Mahomet, pourquoi renferme-t-il tant de haine à l'encontre des juifs, des chrétiens, des infidèles, des non musulmans, des laïques, des athées,...

Si le Coran était la parole de Dieu (Allah) et non pas celle de Mahomet, pourquoi appelle-t-il à la violence, à la guerre et à l'extermination de ses adversaires qu'il déclare comme étant les ennemis d'Allah et les ennemis de Mahomet.

Si le Coran était la parole de Dieu (Allah) et non pas celle de Mahomet, pourquoi n'a-t-il pas été écrit en plusieurs langues, sous forme de livres en milliers d'exemplaires (comme l'actuel Coran imprimé au XXième siècle en Arabie saoudite, au Liban, au Maroc et dans d'autres pays arabes ou islamiques).

Comme cela, il aurait été facile pour tout le monde, à l'époque de Mahomet, de s'en procurer un et de le lire. Est-ce que c'est difficile pour un dieu (Allah) qui a crée tout l'Univers en 6 ou 7 jours d'envoyer à Mahomet quelques milliers de Corans imprimés et traduits en plusieurs langues.

Pourquoi Allah n'a-t-il pas envoyé à Mahomet, par l'intermédiaire de l'ange Gebrail, d'autres livres scientifiques ou encyclopédies, comme ceux que nous avons actuellement, pour prouver à tout le monde que Dieu (Allah) connaît très bien l'Univers, la science, la biologie, la géologie, la physique, les mathématiques, l'algèbre, la chimie, la météo, l'électricité, le nucléaire, etc.

Pourquoi les musulmans fouillent-ils dans le Coran pour essayer de trouver une expression qui parle un peu de l'eau, des plantes, de la création de la terre, du jour ou de la nuit, de la formation des montagnes, des étoiles, de l'atome, de la création de l'être humain et des animaux, etc. et ensuite disent que
"ce sont des termes scientifiques récemment découverts, mais c'était écrit dans le Coran depuis 14 siècles" ?

D'ailleurs, des livres préislamiques parlent de science (les plantes, l'eau, les étoiles, le soleil, de la matière, de l'atome, de certaines maladies, de certains remèdes, etc.). D'autre part, le Coran est toujours tombé aux mains des dirigeants des pays islamiques depuis la mort de Mahomet (califes, ensuite sultans, rois, émirs, et récemment chefs d'Etat des pays arabes). C'est pourquoi, il est fort possible que certains de ceux-ci, qui sont d'ailleurs intelligents et malins, aient pu introduire certains termes ou expressions scientifiques pour essayer de prouver que le Coran est divin.

Mais, pour nous, nous posons toujours ces questions aux pratiquants musulmans :
Pourquoi Dieu (Allah) n'a-t-il pas donné à Mahomet, "son prophète", un petit avion (un jet privé) pour se déplacer entre l'Arabie saoudite et la Syrie et la Palestine ? Pourquoi n'a-t-il pas mis à sa disposition un téléphone portable, un ordinateur, l'Internet, pour lui faciliter la vie et pour prouver à tout le monde qu'Allah existe bien et qu'il est capable de tout ?

En général, si un dieu existe (ou existait), pourquoi n'est-il jamais intervenu pour faire cesser les guerres entres différentes religions, entre juifs et musulmans, et autrefois entre chrétiens et musulmans ? Ces guerres ont laissé des centaines de millions de morts depuis 4 mille ans.

Pourquoi Dieu n'a-t-il crée l'Homme que plusieurs milliards d'années après la création de l'Univers par le Bing bang ? Et pourquoi Dieu a-t-il laissé l'Homme se débrouiller tout seul pendant 4 à 7 millions d'années suivant l'évolution darwinienne pour qu'il passe d'un australopithèque (hominidé) à un homme ordinaire (actuel) ? Pourquoi Dieu a-t-il créé tant de maladies et tant de virus qui font souffrir, qui tuent et qui détruisent des millions de vies chaque année ?



Coup de théâtre à propos des "miracles scientifiques du Coran"
Les miracles du Coran sont censés être des versets qui contiennent une connaissance scientifique inconnue du temps de Mohammed. Ils seraient la preuve que le Coran est la parole de Dieu. Ces "miracles" avaient déjà été réfutés, et ce n'est pas le but de cet article. Bien qu'il n'y ait aucun miracle avéré dans le Coran, mais au contraire des erreurs incontestables vis-à-vis de la science, certains scientifiques prétendaient qu'il y avait bien miracle, ce qui, de part leur autorité, procurait aux "miracles scientifiques du Coran" une fausse crédibilité. Chaque musulman pouvait voir par lui-même qu'effectivement il n'y avait aucun miracle avéré, mais comme un scientifique prétendait qu'il y avait miracle, alors beaucoup de gens ont continué d'y croire malgré tout, croyance uniquement basée sur les propos de ces scientifiques. La quasi-totalité des conversions à l'islam (et la plupart des fidélités à cette religion aussi) étaient dues à ces "miracles".

C'est du passé. Mon article est en deux parties. Dans la première, j'explique l'enjeu de cet article. Pourquoi était-il nécessaire que la lumière soit faite sur les déclarations de ces scientifiques, en plus de la réfutation des pseudo-miracles. Je mets en parallèle cette tromperie avec d'autres tromperies utilisées pour propager l'islam, et je montre quel effet elles ont eu. Enfin, je commente l'article et je révèle un scoop qui risque de faire beaucoup parler de lui dans les prochaines années. Préparez-vous à avoir une grande surprise.



Partie 1: Enjeu de l'article et commentaire
Quand on lit soi-même les versets correspondants aux "miracles scientifiques du Coran", il vient à l’esprit plusieurs interprétations différentes. Leur sens est certes souvent compatible avec une découverte scientifique récente, mais aussi avec les croyances et connaissances de l’époque de Mohammed. A ce moment-là, il n’y a plus de miracle. Il n’y a un miracle que lorsque le Coran contient un verset qu’un Arabe du VIème siècle n’était pas en mesure d’écrire. Dans le Coran, ce n’est jamais le cas. Par exemple, le "miracle" de la Terre et du ciel qui formaient une masse compacte et que Dieu a ensuite séparés. Si l’on traduit le verset correctement, le sens est plutôt que la Terre et le ciel étaient accolés l’un à l’autre et que Dieu les a décollés. C’est ce que croyaient certains peuples de l’Antiquité notamment. On a retrouvé des poèmes très anciens qui font la même description de la naissance de l’Univers. Donc ce n’est pas un miracle.

Souvent, le "miracle du Coran" se trouvait déjà dans un livre antérieur au Coran. C’est le cas pour l’expansion de l’univers. Ou encore de l’embryologie. Le Coran ne fait que reprendre ce que Galien et Hippocrate (deux médecins grecs de l’Antiquité) ont écrit plusieurs siècles auparavant, y compris leurs erreurs. Par exemple, selon le Coran, l’embryon passe par le stade "goutte de sperme" avant de devenir une "Alaqa" (sangsue, caillot de sang). Ou encore dans la sunna, Mohammed déclare que la femme éjacule, que si elle éjacule avant son mari, l’enfant ressemblera à sa mère, et que dans le cas contraire il ressemblera à son père. Dans les deux cas, Mohammed s’est trompé. Dans les deux cas, Hippocrate et Galien avaient fait la même erreur. Or, selon la sunna, Mohammed connaissait un médecin grec… Euréka !

Oui, mais Keith Moore, un des scientifiques les plus importants dans le domaine de l’anatomie et de l’embryologie, a dit que les versets du Coran et les hadiths sur l’embryologie décrivaient parfaitement le développement de l’embryon, que la description coranique donnait des détails qui ne pouvaient pas être connus du temps de Mohammed. Selon lui, ce serait la preuve que le Coran ne peut être que la parole de Dieu. Et il serait devenu musulman. Quand je montre à des musulmans pourquoi les versets et hadiths sur l’embryologie ne contiennent pas de miracles, mais au contraire des erreurs, j’ai presque toujours droit au même type de réponse :
"Qui es-tu pour contredire les meilleurs scientifiques du monde ? Crois-tu peut-être être plus intelligent qu’eux ?" Pourtant, chacun peut voir qu’il n’y a aucun miracle. Mais il y a un scientifique qui dit qu’il y en a un. Et quand on écoute ou lit la propagande islamique (comme la cassette vidéo "Ceci est la vérité"), on a l’impression que les scientifiques occidentaux ont reconnu la vérité dans l’islam. Qu’ils ont découvert des miracles dans le Coran et qu’ils sont convaincus que c’est la parole de Dieu.

Mais je ne suis plus naïf. Je suis habitué aux mensonges islamiques. Exemples de mensonges énormes utilisés pour propager l’islam :

http://www.anti-religion.net/hamidoullah.htm
http://www.anti-religion.net/tromperies_islam.htm


CIRS

Dans le deuxième lien, il est question du CIRS (Centre International de la Recherche Scientifique). Lorsque l’on parcourt le site du CIRS, on tombe très vite sur une publicité pour le livre "Le Soleil se lèvre à l’Occident", à propos du soi-disant "miracle numérique" du Coran. Les chercheurs du CIRS affirment que la méthode utilisée par l’auteur est vraiment scientifique, contrairement à celle employée par l’auteur du "Code secret de la Bible" qui ne serait qu’une farce. Ils disent que ce livre les a convaincu que le Coran est bien la parole de Dieu, qu’un tel "miracle" ne peut pas avoir été accompli par un homme. Beaucoup de gens y croient. Mais il y a un problème : le CIRS n’existe pas. C’est juste une tromperie pour propager l’islam par le mensonge. Pourtant, de vrais sites scientifiques ont un lien vers celui du CIRS. J’ai écrit à plusieurs webmasters, l’un d’eux a supprimé son lien vers le CIRS et a reconnu s’être laissé duper. De même, le site du CIRS a une liste d’instituts (un peu tous les instituts possibles et imaginables en France) présentés comme faisant partie du CIRS, alors que ces derniers n’ont jamais entendu parler du CIRS. Le CIRS utilise donc des fausses identités dans un but de prosélytisme. Pourtant, la plupart des gens sont naïfs. Quand quelqu’un réfute le "miracle numérique" du Coran, il a droit aussi à la fameuse réponse : "Qui es-tu pour contredire les meilleurs scientifiques du monde ? Crois-tu peut-être être plus intelligent qu’eux ?". Alors que tout cela n’est qu’une tromperie.

Très important : la croyance aux miracles du Coran n’est pas basée sur un jugement personnel qu’on effectue en lisant ce livre mais sûr une confiance aveugle envers certains scientifiques. Soi-même, on ne voit pas de miracle. Mais on se dit qu’on s’y connaît moins que tel scientifique et qu’on ne connaît pas l’Arabe, tandis que tel scientifique a parlé avec des grands spécialistes de la langue arabe. Après cela, le scientifique a conclu que le Coran contenait un miracle et qu’il ne pouvait donc pas être une œuvre humaine, mais uniquement un livre divin. Donc, il doit certainement avoir raison. Même si soi-même on ne voit pas de miracle, ou qu’on connaît une autre interprétation du verset en question, qui correspond simplement aux croyances et connaissances des Arabes de l’époque de Mohammed.

Beaucoup de gens raisonnent comme cela. Et quand je dis qu’il y a quelque chose qui cloche et qu’il est bien possible que certains scientifiques aient été payés pour dire que le Coran contient des miracles, on me répond que c’est de la science-fiction et que je dois très certainement croire aussi aux Aliens.

Je savais déjà que le livre
"The developping human" de Keith Moore avec les rajouts coraniques contenait une liste d’imams saoudiens qui avaient collaborés à la réalisation de cette nouvelle édition, et que dans cette liste on trouvait un certain Cheick Oussama Ben Laden. Ce nom ne vous rappelle rien ?

Je ne savais pas, en revanche, s’il s’agissait du même Oussama Ben laden que celui qui est a été impliqué dans les attentats du 11 septembre. Mais je me disais qu’il fallait absolument éclaircir cette affaire. S’il s’agissait du même, ça pouvait provoquer un véritable scandale et refroidir notamment les nouveaux musulmans qui se sont convertis justement à cause du témoignage de scientifiques à propos de ces miracles. La réponse : oui, il s’agit bien du même Oussama Ben Laden.

Et ça va même beaucoup plus loin. Celui qui est à l’origine du "bucaillisme" (enseignement selon lequel le Coran contient des miracles scientifiques) et de la cassette vidéo "Ceci est la vérité", bref, celui qui est responsable de la quasi-totalité des conversions en Occident et du maintien de la foi des musulmans du monde, ne serait autre que le maître à penser d’Oussama Ben Laden. Il l’aurait souvent conseillé, notamment à propos de ce qui est licite lors de la guerre sainte. Oussama Ben Laden aurait même participé financièrement à la publication de la version islamique de "The developping human".

Cet article parle aussi de ce qui s’est passé dans les coulisses ; comment certains musulmans s’y sont pris pour faire dire à certains scientifiques que tel verset était miraculeux et que donc le Coran était forcément la parole de Dieu ; qu’est-ce que certains scientifiques pensent actuellement de ce qui leur est arrivé et de ce qu’ils ont dit. Le mythe des scientifiques occidentaux qui auraient reconnu la vérité dans l’islam grâce aux miracles scientifiques du Coran s’effondre comme un château de cartes. Or la foi de la plupart des musulmans de ma génération (et de la quasi-totalité des conversions) reposait justement sur ces "miracles scientifiques", invisibles dans le Coran pour celui qui veut vérifier par lui-même, mais présent tout de même selon certains scientifiques. Cet article peut vraiment bouleverser le monde.


A propos d'Oussama Ben Laden dans la dédicace de la nouvelle édition de "The developping Human" de Keith Moore avec les additions coraniques (scan d'une page du livre):
http://www.geocities.com/freethoughtmecca/moorebinlauden.html



Cherkaoui Abderrahim

Western Scholars Play Key Role In Touting 'Science' of the Quran

By DANIEL GOLDEN Staff Reporter of THE WALL STREET JOURNAL  

Joe Leigh Simpson, chairman of obstetrics and gynecology at Baylor College of Medicine in Houston, is a church-going Presbyterian.  

But thanks to a few conferences he attended back in the 1980s, he is known in parts of the Muslim world as a champion of the doctrine that the Quran, Islam's holy book, is historically and scientifically correct in every detail. Dr. Simpson now says he made some comments that sound "silly and embarrassing" taken out of context, but no matter: Mideast television shows, Muslim books and Web sites still quote him as saying the Quran must have been "derived from God," because it foresaw modern discoveries in embryology and genetics.  

Publicity Machine

Dr. Simpson is just one of several non-Muslim scientists who have found themselves caught up in the publicity machine of a fast-growing branch of Islamic fundamentalism.  

Dubbed "Bucailleism," after the French surgeon Maurice Bucaille, who articulated it in an influential 1976 book, the doctrine is in some ways the Muslim counterpart to Christian creationism. But while creationism rejects much of modern science, Bucailleism embraces it. It holds that the Quran prophesied the Big Bang theory, space travel and other contemporary scientific breakthroughs. By the same token, it argues, the Bible makes lots of scientific errors, and so is less reliable as the word of God. Muslims believe the Quran to be God's revelations to the prophet Muhammad, as told to him by an angel.  

Before the planets and stars, modern science has largely concluded, the universe was probably a cloud of dust and gas. The Quran presaged that conclusion in the seventh century, Bucailleists argue, in a text saying Allah "comprehended in his design the sky, and it had been as smoke." The discovery of black holes in space? Foreseen in the passage, "Heaven is opened and becomes as gates."  

While disdained by most mainstream scholars, Bucailleism has had an important role in attracting converts to Islam and in keeping young, Western-leaning adherents faithful. Widely taught in Islamic secondary schools, the doctrine fosters pride in Muslim heritage, and reconciles conflicts that students may feel between their religious beliefs and secular careers in engineering or computers.  

Conferences and Videotapes

"All over the Arab world, in the universities, you will find people who hold onto this line of thought more and more," says Muzaffar Iqbal, president of Center for Islam and Science in Alberta, Canada. "It has more credence there than creationism has here. In the Muslim world, there is no organized opposition to it."

Says Zaghloul El-Naggar, an Egyptian geologist who touts the doctrine on a popular weekly television program shown in the Arab world: "One of the main convincing evidences to people to accept Islam is the large number of scientific facts in the Quran."  

Bucailleism has been propelled by a well-funded campaign led by Prof. El-Naggar's onetime protege, Sheikh Abdul Majeed Zindani, a charismatic Yemeni academic and politician. Founder and former secretary-general of the Commission on Scientific Signs in the Quran and Sunnah, based in Saudi Arabia, Mr. Zindani organized conferences where Dr. Simpson and other scientists appeared and were videotaped.  

A Friend of Osama

Mr. Zindani also is a friend and mentor to another Bucailleism devotee of Yemeni descent: Osama bin Laden. The world's most wanted man has regularly sought Mr. Zindani's guidance on whether planned terrorist actions are in accord with Islam, says Yossef Bodansky, biographer of Mr. bin Laden and staff director of a U.S. congressional task force on terrorism. "Zindani is one of the people closest to bin Laden," says Mr. Bodansky, who attributes the book's findings to interviews with various intelligence agencies, current and former terrorists and others.

Mr. Zindani, who stepped down as secretary general of the Commission on Scientific Signs in 1995, is now a leading figure in a Yemeni opposition party that advocates an Islamic state. He isn't listed as a terrorist by the U.S. government. He declined comment for this article, saying through an intermediary that he is preoccupied with political and academic affairs.

In an interview last May in a magazine published by the Commission on Scientific Signs, he said that when Muslims learn of the scientific accuracy of the Quran, "they feel a kind of honor, confidence and satisfaction that they are following a true religion." The persuasiveness of the evidence, he added, "is clear and obvious, as it is testified by a group of eminent non-Muslim scholars in several fields."  

Bucailleism began gaining momentum around 1980, when Mr. Zindani became director of a team at King Abdulaziz University that sought out Western scientists visiting Saudi Arabia. His breakthrough came when one of his assistants, Mustafa Abdul Basit Ahmed, presented a leech to Keith Moore, a University of Toronto professor and author of a widely used embryology textbook.  

Mr. Ahmed wanted to show that a verse from the Quran, which states that God made man as a leech, was an apt simile to describe early human gestation as seen under a microscope. Mr. Ahmed says Prof. Moore was bowled over by the resemblance between the leech and the early embryo. Since the Quran predated microscopes, Prof. Moore, son of a Protestant clergyman, concluded that God had revealed the Quran to Muhammad. Prof. Moore has disseminated this view not only on Mr. Zindani's videos but in many lectures, panel discussions and articles.

Prof. Moore sanctioned a special 1983 edition of his textbook, "The Developing Human," for the Islamic world, that was co-written by Mr. Zindani. It alternates chapters of standard science with Mr. Zindani's "Islamic additions" on the Quran. In its acknowledgments, among "distinguished scholars" who gave "full support in their personal and official capacities," Mr. Zindani lists Sheikh Osama bin Laden, alongside Dr. Simpson and other Western scientists. Prof. El-Naggar, the Egyptian geology professor who taught Mr. Zindani, says Mr. bin Laden became intrigued by Bucailleism in his college days after hearing Mr. Zindani lecture, and helped pay for the book's publication.

Now a professor emeritus, Prof. Moore declined to be interviewed. Reached in Toronto, he said he was busy revising his textbook and that "it's been 10 or 11 years since I was involved in the Quran."  

Cultivating Scientists

In 1984, after being denied a permanent position at King Abdulaziz, Mr. Zindani turned to the Muslim World League, a nonprofit organization primarily funded by the Saudi government. The World League provided financial support to establish the Commission on Scientific Signs. Mr. Ahmed, who moved to Chicago in 1983, was put on its payroll at $3,000 a month, and traveled from coast to coast cultivating U.S. and Canadian scientists.

The commission drew the scientists to its conferences with first-class plane tickets for them and their wives, rooms at the best hotels, $1,000 honoraria, and banquets with Muslim leaders -- such as a palace dinner in Islamabad with Pakistani President Mohammed Zia ul-Haq shortly before he was killed in a plane crash. Mr. Ahmed also gave at least one scientist a crystal clock.  

Mr. Ahmed, who left the commission in 1996 and now operates an Islamic elementary school in Pennsylvania, says he reassured the scientists that the commission was "completely neutral" and welcomed information contradicting the Quran. The scientists soon learned differently. Each one was given a verse from the Quran to examine in light of his expertise. Then Mr. Zindani would interview him on videotape, pushing him to concede divine inspiration.

Marine scientist William Hay, then at the University of Colorado, was assigned a passage likening the minds of unbelievers to "the darkness in a deep sea ... covered by waves, above which are waves." As the videotape rolled, Mr. Zindani pressed Prof. Hay to admit that Muhammad couldn't have known about internal waves caused by varying densities in ocean depths. When Prof. Hay suggested Muhammad could have learned about the phenomenon from sailors, Mr. Zindani insisted that the prophet never visited a seaport.  

Prof. Hay, a Methodist, says he then raised other hypotheses that Mr. Zindani also dismissed. Finally, Prof. Hay conceded that the inspiration for the reference to internal waves "must be the divine being," a statement now trumpeted on Islamic Web sites.  

"I fell into that trap and then warned other people to watch out for it," says Prof. Hay, now at a German marine institute.  

Similar prodding failed to sway geologist Allison "Pete" Palmer, who was working for the Geological Society of America. He stuck to his position that Muhammad could have gleaned his science from Middle Eastern oral history, not revelation. On one video, Mr. Zindani acknowledges that Mr. Palmer still needs "someone to point the truth out to him," but contends that the geologist was "astonished" by the accuracy of the Quran. Mr. Palmer says that's an overstatement. Still, he has fond memories of Mr. Zindani, whom he calls "just a lovely guy." He and the other American scientists say they had no idea of Mr. Zindani's ties to Mr. bin Laden. And in any case the U.S. didn't regard Mr. bin Laden as an outlaw at that time.  

Looking for Verification

Prof. Gerald Goeringer, an embryologist retired from Georgetown University, says he urged the commission to try some verification: hire an independent scholar to see whether the Quran's statements could have been taken from Aristotle, the Greek philosopher-scientist who preceded the book by nearly 1,000 years. After his request was denied, Prof. Goeringer says, he stopped going to the conferences for fear of being associated with fanaticism.

"It was mutual manipulation," he says. "We got to go places we wouldn't otherwise go to. They wanted to add some respectability to what they were publishing."  

Prof. Simpson -- who attended conferences in Saudi Arabia, Cairo and Islamabad -- recalls being asked to analyze an anecdote from the Sunnah, an Islamic holy book recording the acts and words of the prophet, in view of modern genetics.  

In this passage -- apparently intended to discourage unjustified accusations of adultery -- a Bedouin complained to Muhammad that his wife had given birth to a black child. Muhammed inquired about the nomad's camels, and was told that some were tinged with red, but one was dusky in color. The prophet then likened the child to the dusky camel, saying both could have inherited their hues from ancestors.  

At the urging of conference organizers, Prof. Simpson attested that this passage was consistent with the way recessive genes pass on traits not obvious in parents. But he says that the parallels -- while striking -- aren't necessarily evidence of divine inspiration.  

University of Pennsylvania historian S. Nomanul Haq, a leading critic of Bucailleism, says the notion of inheriting traits from ancestors was commonplace in Muhammad's time. He attributes the rise of Bucailleism to a "deep, deep inferiority complex" among Muslims humiliated by colonialism and bidding to recapture faded glories of Islamic science.  

Headquartered in the holy city of Mecca, the Commission on Scientific Signs has a branch office in an ornate, three-story building on the outskirts of another Saudi city, Jidda. According to its current secretary general, Hassan A.A. Bahafzallah, Mr. Zindani no longer has any official ties to the commission, although he is still invited to its events. Of Mr. Zindani's association with Mr. bin Laden, he says, "All I know is that during the jihad in Afghanistan, Zindani used to go and visit him."  

Mr. Bahafzallah says the commission raises about $250,000 a year from individuals and businesses, besides its subsidy from the Muslim World League. It has operated five conferences since 1986, most recently in Beirut in 2000, each costing about $100,000.  

The legacy of those conferences lives on. Among other products, the commission distributes a videotape, "This is the Truth," which intersperses Mr. Zindani's interviews with non-Muslim scientists and his commentary -- including the prophecy that unbelievers "will be exposed to a fire in which every time their skin is burnt, we will replace them with new skins."  

Islamic publishers and organizations have distributed 800,000 copies of "A Brief Illustrated Guide to Understanding Islam," which reprints large portions of the videotape's script, including the testimonials of the scientists.

The script is also available on Internet sites such as Islamicity.com, which had more than one million visitors in November. Based in Culver City, Calif., Islamicity has been digitizing Mr. Zindani's lectures on Quranic infallibility, according to Chief Executive Mohammed Abdul Aleem. He visits local schools to talk about "correspondences" between the Quran and modern science. Bucailleism, Mr. Aleem says, "resonates very strongly in the young and educated and especially I think among Muslims who are going through universities in the U.S."

 
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