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"Si vous entendez ce message, c'est que vous êtes la résistance."

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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 18:33
Le premier ministre palestinien Salam Fayyad lors d’une conférence de presse à Ramallah. Derrière lui sont affichés les portraits du président Mahmoud Abbas (à droite) et de l’ancien leader palestinien Yasser Arafat (AFP).

Nouvelle demande de fonds records pour les territoires palestiniens, vous savez, cette région du monde qui n'a jamais voulu se développer depuis cinquante ans et qui se targue seulement d'avoir déclenché la guerre, la guerre, la guerre et... la guerre. 

Dans notre monde de dhimmis, faites la guerre pas l'amour, ça rapporte !

Les donateurs internationaux devraient attribuer une aide record de 5,6 milliards de dollars à l’Autorité palestinienne. Le succès anticipé de cette conférence, aujourd’hui à Paris, est essentiellement à mettre au crédit du premier ministre palestinien, Salam Fayyad, auteur d’un ambitieux plan de «réformes et de développement» étalé sur trois ans. Cependant, cette aide massive ne suffira pas à relancer l’économie palestinienne si les restrictions de circulation drastiques, imposées par Israël dans les Territoires, perdurent.

Oh, j'oubliais... Comme nous rappelle le grand quotidien du trottoir Haussman, si les Palestiniens se servent de nos impôts pour acheter des bombes et des roquettes, c'est la faute des Juifs de l'Etat démocratique d'Israël, qui refusent de les prendre sur la tête.

On appelle cela la paix des morts : les Palestiniens utilisent les impôts de la République pour tuer des Juifs, mais les Français s'en moquent comme de l'an 40... précisément...


Le canular ignoble d’Al-Dura est en bout de course

Hier, France 2, sommée par la Cour d’appel de Paris de produire les images qui montreraient, selon Enderlin, l’assassinat de Mohammed Al Dura (rapide survol) sous les balles israéliennes, a fait visionner aux juges un document audiovisuel tronqué ne montrant, selon plusieurs témoins présents, ni sang, ni tirs israéliens, ni images de dépouille, ni aucun élément permettant de soutenir la thèse de la chaîne française.

Rappel:

 
 
 

Nouveau en Turquie: le «suicide d’honneur»

Afin de se rendre plus présentable aux yeux des démocraties européennes, qu’il souhaite rejoindre, le gouvernement turc a sensiblement durci les peines infligées aux auteurs de «crimes d’honneur». Mais la situation des femmes ne s’est pas améliorée pour autant, à en croire leurs organisations (je traduis et je mets en gras):

Les femmes sont forcées à se suicider pour le crime d’avoir apporté le déshonneur dans leur famille (…).

Les organisations de femmes de la ville de Batman affirment que quelque 80 suicides de femmes ont été enregistrés dans leur ville seulement en 2006. Le refuge des femmes de l’endroit a relevé plusieurs centaines de tels suicides ces cinq dernières années, de même que de nombreux décès dans des circonstances mystérieuses.

Les activistes estiment que les chiffres réels pourraient être beaucoup plus élevés, car le code d’honneur de la région, ancré dans des siècles de coutumes rurales, est protégé par le silence de la communauté. Un silence presque impossible à briser pour les autorités.

Voir aussi la vidéo qui accompagne l’article de Sky News.


Initiation au mensonge

L’ouvrage ci-dessus est une apologie de l’Islam à l’usage des Français. Elle date de 1993 mais elle est toujours en vente. Tout y est décrit de manière à glorifier la religion islamique et à arrondir les angles là où ils peuvent blesser les bonnes âmes. La grande majorité de ses tromperies sont délicates à relever. Le plus souvent, on peut s’attendre à une discussion sans fin sur les motivations de telle ou telle interprétation. Et à ce jeu, le Musulman croyant gagne aisément chaque bataille, car il est toujours plus exercé, peut mentir sous le sourire de son dieu et joue beaucoup plus gros que ses détracteurs. Ce n’est que la masse, le systématisme du demi-mensonge qui convainc, alors, et uniquement ceux qui font preuve d’une patience de bénédictins.

Mais parfois, feu Hamidullah, son auteur, exagère et triche carrément avec le contenu des textes. Une critique en a été établie et publiée sur des sites opposés à l’Islam tels qu’occidentalis et coranix, qui vient de refaire surface (sous forme d’une ancienne version remise en ligne par un «fan») à l’adresse: coranix.free.fr. Cette critique est intéressante, alors je la remets en ligne, sur pdf, et j’en cite quelques points saillants ci-après, en les accompagnant de scans des pages en question (cliquer sur les extraits pour voir les pages entières), réalisés dans l’ouvrage que j’ai pris la peine de commander pour l’occasion.

Page 135, paragraphe 297:

Dans un intéressant passage, le Qoran (47:35) enjoint la paix, disant: “Ne faiblissez donc pas, mais appelez à la paix, alors que vous avez le dessus; Dieu est avec vous, et il ne portera pas préjudice à vos oeuvres”

Cela semble noble et inspiré par un idéal de réconciliation. Mais la version standard du Coran diffère (l’auteur de la critique mentionne même la propre traduction de Hamidullah, conforme au standard):

Ne faiblissez donc pas et n’appelez pas à la paix alors que vous êtes les plus hauts, qu’Allah et avec vous, et qu’Il ne vous frustrera jamais [du mérite] de vos oeuvres.

En effet, bien dans l’esprit de l’Islam des textes, il n’est pas question pour les Musulmans qui suivent les injonctions de leur religion de laisser la moindre chance à leurs ennemis lorsqu’ils sont en position de force. C’est d’ailleurs un élément islamique absolument central que cette attitude exclusivement antagoniste et au mieux suprématiste envers les non-Musulmans, sauf en position de faiblesse. Jamais le Coran n’a le moindre mot de compassion pour les non-Musulmans et comme ce fait est absolument intolérable en soi, plusieurs mensonges plus ou moins sophistiqués ont été développés pour le dissimuler. En voici un exemple tiré de ce même ouvrage:

Page 186, paragraphe 413:

“Si un païen te demande asile, alors donne-lui asile […] puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité.”

Mais que cachent donc ces points de suspension? Voyons un Coran complet:

Et si l’un des associateurs te demande asile, accorde-le lui, afin qu’il entende la parole d’Allah, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Car ce sont des gens qui ne savent pas.

Donner refuge à l’autre n’est indiqué que pour le convertir. Les avantages sont réservés aux seuls Musulmans et la seule charité envers les autres consiste à les abrutir de propagande proislamique. Et je ne résiste pas à l’envie de citer ici le verset 9:5 précédant celui que Hamidullah présente comme un exemple de l’hospitalité islamique:

Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Là aussi, la miséricorde est réservée à ceux qui «accomplissent la Salat et acquittent la Zakat», c’est-à-dire aux Musulmans, les seuls dont la prière se nomme la salat et l’impôt se nomme la zakat.

Voir d’autres exemples de ce genre de demi-mensonges (ici toutefois apparemment involontaires) en update à La paix des fourbes, mon article sur la lettre adressée récemment au pape par des dignitaires musulmans. Et consulter l’entier de la critique de l’ouvrage de Hamidullah, ainsi que les liens auxquels celle-ci renvoie. Cela donne déjà une bonne idée du problème que pose la religion islamique. 

Puis observer cette revue des témoignages de haine du Coran. Ensuite, considérer que jusqu’à présent, très peu de gens avaient un réel contact direct avec ces textes. Seuls les juristes, les exégètes et quelques lettrés musulmans étaient capables de les lire et les connaissaient vraiment. Or aujourd’hui, de plus en plus de Musulmans s’y abreuvent directement pour nourrir leur foi. Alors, l’origine de ce que nous appelons l’extrémisme musulman devrait s’éclaircir sérieusement.

Il faut discréditer l’Islam.

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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 00:16

06.10.2007

L'islamisation totale de l'Algérie va s'incarner dans une mosquée colossale

Le renforcement de l’islamisation en Algérie va bon train. Depuis la rentrée 2005, l’étude de la charia est imposée dans toutes les filières  du secondaire algériennes. Autre signe fort vers la construction d’Etat islamique, la nomination en mai 2006 de Abdelaziz Belkhadem  chef de file des "barbéfélènes", les conservateurs du régime proches des islamistes. Hostile à l’occidentalisation de la société, il se prononce pour la réhabilitation du Front islamique du salut (FIS). En juin 2006, lors dela réunion des ministres des affaires étrangères de l’OCI à Bakou, l’Algérie dans sa déclaration réaffirma « son soutien inconditionnel à l'Autorité palestinienne et à ses institutions»[1], soit un soutien franc au Hamas.

    Après la loi de mars 2006 punissant le prosélytisme chrétien de 2 à 5 ans de prison, la volonté de fermer les écoles francophones quelques mois plutôt (seuls véritables endroits d’alphabétisation), l’islamisation totale va s’incarner dans un monument colossal. Le quotidien El Moujahdi dans son  édition du samedi 06 octobre 2007, rapporte l’évènement de la cérémonie de sélection du bureau d’études lauréat du concours international d’architecture pour la Grande Mosquée d’Alger. L’appel d’offre va déboucher sur une Mosquée aux mensurations extraordinaires :

    « la Grande Mosquée d'Alger disposera d'une capacité totale de 120.000 places, une fois réalisée. Elle comprendra un minaret dynamique de 300 mètres de haut, contenant une bibliothèque et un institut supérieur des sciences islamiques. Le projet se composera également d'une maison du Coran, d'un centre culturel, d'un centre multiservices, d'un centre de soins, d'un hôtel, d'un immeuble d'habitation, d'une structure administrative, parking, espace vert… »

 

    Les milliards d'euros dépensés n'iront pas combler les manques en matières sanitaires, sociales et scolaires. La population peut être analphabète, le ventre vide et malade, Boutéflika pense lui à sa postérité. Déconsidéré, il joue la carte de l'Islam pour sauver son image, dans une cynique hypocrisie d'un homme se découvrant pieux à 70 ans passés.

   Un ancien compagnon du président Algérien, Hocine Ait-Ahmed, ancien cadre du FLN, déclara en juin 2005 ce qui mériterait d’être plus souvent dit  :

    « Les religions, les cultures juives et chrétiennes se trouvaient en Afrique du Nord bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes. Avec les Pieds-Noirs et leur dynamisme-je dis bien les Pieds-Noir et non les Français- l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance africaine, méditerranéenne. Hélas ! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques, stratégiques. Il y a eu envers les Pieds-Noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers les innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens[2] »

Voir notre dossier sur l’islamisation de l’Algérie contenant un rappel historique sur la création de cet Etat, un état des lieux de l'anti-christiannisme, ainsi qu'une réflexion sur l'hypothétique "traité d'amitié".

Obesrvatoire de l’islamisation, Octobre 2007.


[1] Cité in  La 33ème réunion des ministres des affaires étrangères de l'organisation de la conférence islamique s’est ouverte à Bakou, Agence de presse de la république islamique (IRNA), 20 juin 2006.

[2] Hocine Ait-Ahmed, Ensemble, n°248, juin 2005 


Saint Dizier : MAM propose une "conférence de cohésion" avec la barbarie
    
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      A Saint-Dizier, tout le monde a pris connaissance de ce qu’il vient de se passer, les médias ayant largement rapporté l’affaire : 50 jeunes cagoulés ont attaqué des pompiers et des policiers, dont certains avec des barres de fer, et ont brûlé plus de 40 voitures (celles qui ne portent pas de chapelets islamiques au rétro-viseur, plagiat des chapelets orthodoxes à 99 boules). D’aucuns n’oseraient voir de rapports entre une population de jeunes musulmans, l’Islam qui regorge de haine envers les infidèles, et l’attaque gratuite de pompiers « français de souche ».

   Rapport avec l’Islam ou non, Michèle Alliot Marie, au lieu d’annoncer une traque sans merci contre des barbares n’ayant aucune circonstances atténuantes, propose à des apprentis terroristes « une conférence de cohésion ». Les "associations de quartiers" seront bels et bien là pour les représenter, tout comme on a eu droit à l'association "AC le feu" après les émeutes de l'automne 2005 dont le fondateur Samir Mihi déclara "comprendre" les "jeunes" émeutiers. Résultat de leur légitimation par la classe politico-médiatique ? Aujourd'hui, AC le feu milite pour faire accepter le voile islamique sur les lieux de travail . Le groupe Sniper (ouvertement musulman), composé de "grands frères" , chante "t'étonnes pas si ta caisse est carbonisée" dans son titre "Brûle" ? Après 400 000 exemplaires vendus de leur  album "Gravé dans la roche" et l'onction de la première radio chez les jeunes, Skyrock. Peut-on parler d'une infime minorité de déviants ?

Les lyncheurs de pompiers de Saint-Dizier, auront l’occasion d' être défendus par leurs pairs :

"il est important de mettre tout le monde autour d'une table pour que chacun exprime son point de vue". Michèle Alliot Marie, propos rapportés par le Figaro du vendredi 5 octobre.

"Tout le monde" c'est à dire, évidemment, "les jeunes" et leurs représentants délégués aussi.

   Nicolas Sarkozy met autour de la table l’UOIF pour discuter république, MAM met autour de la table des barbares ultra violents pour discuter cohésion sociale…

   Aucun des 50 « jeunes » n’a été interpellé, encore moins neutralisés physiquement. Surtout ne pas mettre de l’huile sur le magma…la voilà la dérisoire priorité de l'Intérieur.

Joachim Véliocas, 5 octobre 2005 


04.10.2007

Mosquée de Bologne : un Jour du cochon en riposte

    

 

     Après de récentes méthodes extrêmes pour protester contre l’islamisation, Roberto Calderoli (Ligue du Nord), vice président du Sénat de 2001 à 2004 et ancien ministre des Réformes institutionnelles, adopte lui  une méthode plus douce :

C'est Faits et documents n° 243, du 1 er au 15 octobre 2007, qui rapporte l'information :

« Afin de protester contre un projet de mosquée à Bologne, le sénateur italien Roberto Calderoli a proposé d’organiser un Jour du cochon, ce qui a aussitôt scandalisé les associations islqmistes locales. « Moi et mon cochon, nous sommes disponibles pour une petite promenade sur le site. Je mangerais des côtes de porcs afin de montrer mon antipathie envers ceux qui pensent que le cochon est une viande impure » On voit mal un député français tenir de tels propos. » 


30.09.2007

Les grands classiques du droit islamique à l’Institut du Monde Arabe, partie A

   Un nouveau service de l’Observatoire de l’islamisation : la mise en ligne de morceaux choisis d'ouvrages présents à la bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe.

1- La Risâla d’Al Qayrawânî

   La Risâla (L'Epître), d’Ibn Abî Zayd Al-Qayrawânî, est l’épître de référence chez les sunnites de rite malékite. Le rite malékite est officiel au Maroc et en Algérie, majoritaire en Tunisie et au Sénégal. Voir à ce titre la présentation de Al-Qayrawânî par le Ministère des Habous et des Affaires Islamiques marocain. Le rite  malékite a été choisi par l’Institut de théologie de la Grande Mosquée de Paris, et les milliers de pratiquants en France, issus du Maghreb, suivent les prescriptions des « Savants » de cette école juridique.

   Considéré comme « L’Islam du juste milieu » le malékisme, pratiqué intégralement, est aussi dangereux que le Wahhabisme saoudien.

 

  Concernant le jîhâd voici la photo du chapitre 30, page 85, issu de l’exemplaire de l’Institut du Monde Arabe édité par l’Office des Publications Universitaires, Alger (code bibliothèque 244.221 IBN A). Si les "infidèles" refusent l' "invitation" (le fameux appel) à embrasser l'islam, ou le statut de dhimmi, ils doivent être combattus par les armes :

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2- La Risâla de l’imâm Ash-Shâfî

    L’imâm Ash-Shâfi (767-820), est le fondateur de l’école chaféite. Contemporain et élève de l’imâm Malik Ibn Anas (710-795), fondateur de l’école malékite, les différences des deux écoles sont donc minimes, et relèvent plus de différences d’ordre méthodologiques que de divergences sur le fond de la charia. Le chaféisme restreint la place du jugement personnel (ray’) ainsi que le recours à l’analogie (qiyas) pour juger du comportement  présent, par rapport aux situations analogues trouvées dans les traditions (Hadith) fournissant les solutions jurisprudentielles. Le Chaféisme fut l’école officielle du Califat abbasside (750-1258). Il est pratiqué en Indonésie, Thaïlande, aux Comores, aux Philippines et en Inde et est religion d'État au Brunei Darussalam et en Malaisie.

    L’ouvrage majeur de Shâfi est sa Risâla. La traduction française de Lakhdar Souami chez Actes Sud est disponible à la bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe sous la référence 244.231.SAF.

   Ouvrage beaucoup plus volumineux que la Risâla de Al-Qayrawânî (qui est elle une simple synthèse à destination du peuple), la partie consacrée au jihâd est argumentée par de nombreuses citations du Coran et des Hadith, les deux sources du droit.

 Voir les extraits scannés des pages (248-249), (250-251), (252-254). Le jihâd  y est clairement offensif.

    On mesurera toute l’inanité des propagandistes qui essayent de faire passer le jihâd comme un simple recours de légitime défense ou comme avant tout un « effort spirituel contre ses mauvais penchants ». C’est le cas des médiatiques Eric Geoffroy et Malek Chebel. On remerciera le Monde des religions pour avoir fait appel à l’islamologue Marie Thérèse Urvoy dans son numéro de ce mois consacré au jihâd dans le Coran. La vérité est une denrée rare en France sur le sujet. Ici, nous nous contentons de la vérité des textes, sélectionnés par l’Institut du Monde Arabe.

Observatoire de l’islamisation, septembre 2007.

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 21:59


par Daniel Pipes
Jerusalem Post,
5 décembre 2007
VO: http://www.danielpipes.org/article/5180

«Loin d’être une source d’anti-américanisme en Turquie, l’AKP constitue un partenaire idéal pour les États-Unis dans la région.» Ce jugement porté sur le Parti de la justice et du développement (AKP) est signée Joshua W. Walker, un ex-chef de pupitre chargé de la Turquie au Département d’État qui étudie actuellement à l’université de Princ­eton. Dans un texte publié par The Washington Quarterly, Walker soutient sa thèse en relevant le rôle constructif joué par la Turquie en Irak et loue «le soin avec lequel l’AKP a préservé l’alliance (avec les États-Unis) et tenté de coopérer avec l’administration Bush, surtout en comparaison avec l’attitude des autres nations européennes».

Et ce n’est pas tout; il se réjouit de l’affaiblissement de l’establishment laïque, auquel il reproche d’être «parvenu, des décennies durant, à définir la laïcité de manière assez étroite pour sauvegarder les caractéristiques désuètes et répressives de l’État turc».

Cette analyse qui «réexamine l’alliance entre les États-Unis et la Turquie» est un véritable défi lancé aux gens qui, comme moi, apprécient le long effort des dirigeants laïques et soupçonnent l’AKP d’être une organisation islamiste cherchant à imposer la loi islamique (la charia) et peut-être à renverser l’ordre laïque d’Atatürk en vue de créer une république islamique de Turquie.

Face aux nouvelles réalités, il faut procéder à une douloureuse réévaluation de la situation et renoncer aux relations chaleureuses établies au long de 60 ans d’alliance. Des mesures courageuses seront nécessaires pour ramener le pays dans le camp occidental tout en minimisant les dommages qu’une Turquie islamiste peut infliger aux intérêts occidentaux. Même si tous les gouvernements occidentaux partagent actuellement la complaisance et même l’enthousiasme de Walker pour une Turquie en fait de plus en plus hostile, leurs paroles apaisantes et leurs appréciations désinvoltes ne doivent pas nous cacher la dangereuse évolution actuelle.

Walker propose d’ailleurs obligeamment des indications de cette nouvelle situation. Pour commencer, l’anti-américanisme a prospéré avec exubérance pendant les cinq années du règne de l’AKP, au point que les sondages désignent régulièrement les Turcs comme la population du monde la plus hostile à l’Amérique. En 2000, les enquêtes les montraient bien disposés envers les États-Unis à 52% – ce taux est tombé à 9% en 2007. Il est incontestable que le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan et Abdullah Gül a contribué à favoriser ce que Walker appelle un «glissement à long terme vers un anti-américanisme qui ne pourra pas être effacé par l’élection d’un nouveau président des États-Unis en janvier 2009».

L’événement catalyseur et devenu aujourd’hui emblématique de ce changement a été le vote du parlement turc, le 1er mars 2003, pour refuser d’autoriser les forces américaines à organiser l’attaque contre le régime irakien de Saddam Hussein depuis la Turquie. Ce refus a nourri des soupçons mutuels et a écarté Ankara des prises de décision sur l’Irak. Or cette exclusion s’est révélée lourde de conséquences lorsque le gouvernement kurde local prit le pouvoir au nord d’Irak et permit à un groupe terroriste antiturc, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), d’utiliser le territoire irakien pour lancer des attaques contre les intérêts turcs, enflammant ainsi l’opinion publique turque.

En outre, le développement d’une doctrine de politique étrangère largement remaniée, baptisée «Profondeur stratégique» et qui appelle Ankara à mettre l’accent sur les relations avec ses voisins et à réduire sa dépendance de Washington, a également causé des tensions lorsque son principal défenseur, Ahmet Davutoğlu, est devenu le premier conseiller de politique étrangère d’Erdoğan. Walker admet que «ce type de politique n’est pas de bonne augure pour l’alliance historique avec les États-Unis».

Ironie du sort, ces problèmes sont dus en partie à l’administration Bush qui, à la fin de 2002, dans une version précoce de la politique d’encouragement à l’accession au pouvoir d’islamistes légaux, avait aidé Erdoğan à consolider une position légale précaire. Alors, rompant avec ses précédents, le président le rencontra – un simple leader de parti à l’époque, et non un officiel – à la Maison Blanche. De l’avis de Walker, ce geste a émis «un clair signe de soutien de l’administration Bush pour Erdoğan et le gouvernement de l’AKP».

La Turquie, comme le Japon, a montré qu’elle figure parmi les pays les plus influençables. En à peine 15 ans et presque à lui tout seul, Atatürk parvint à faire passer le pays à l’Occident; et il a fallu à peine cinq ans à Erdoğan pour le rediriger vers l’Orient. La transformation récente s’est déroulée si rapidement que la Turquie, en dépit de ses relations formelles avec l’OTAN, ne peut être considérée comme un allié de l’Occident. Elle n’est certes pas un ennemi non plus. Elle s’inscrit plutôt dans un statut intermédiaire de rival – à l’instar de la Russie, de la Chine et de l’Arabie Saoudite. Un jour elle coopère et le lendemain elle rivalise. Elle pourrait fort bien devenir menaçante sous peu.

Les influences extérieures n’auront que peu d’impact sur une Turquie résolue à devenir islamiste, mais les instruments à disposition doivent tout de même être pleinement déployés. Le plus important consiste à empêcher l’adhésion à l’Union européenne d’une Turquie péremptoire sur le plan idéologique.

Controverse sur wikipedia - images de Mahomet

mercredi 6 février 2008, par Annie Lessard, Marc Lebuis


Une pétition en ligne demande aux administrateurs de l’encyclopédie de retirer des images représentant Mahomet sur la version anglaise du site. Ils ont refusé de donner suite à la demande, invoquant leur politique de ne pas pratiquer la censure.

Traduction de Wikipedia Islam Entry Is Criticized, par Noam Cohen, The New York Times, le 5 février 2008

Un article sur Mahomet dans la version anglaise de Wikipédia est devenu l’objet d’une protestation en ligne au cours des dernières semaines en raison de ses représentations de Mahomet, reprises de manuscrits médiévaux.

En plus de nombreux e-mails envoyés à Wikipedia.org, une pétition en ligne cite une interdiction de l’islam sur les représentations de personnes.

La pétition compte plus de 80 000 « signatures », bien que beaucoup de ceux qui les ont soumises à ThePetitionSite.com sont restés anonymes.

« Nous avons remarqué beaucoup de emails au même effet, d’apparence similaire à compter de la mi-janvier », a déclaré Jay Walsh, un porte-parole de la Fondation Wikimedia, à San Francisco, qui administre les différentes encyclopédies en ligne, en plus de 250 langues.

Une page Foire aux questions du site explique la politique polie mais ferme du site refusant de supprimer les images : « Comme Wikipedia est une encyclopédie, et dans le but de représenter tous les sujets d’un point de vue neutre, Wikipedia ne fait pas de censure au profit d’un groupe particulier ».

Les notes laissées sur le site de la pétition viennent de partout dans le monde. « Il est totalement inacceptable de montrer l’image du Prophète », a écrit Saadia Bukhari du Pakistan dans un message. « Cela montre l’insensibilité envers les sentiments musulmans et devrait être retiré immédiatement ».

Le site a envisagé, mais rejeté un compromis qui permettrait aux visiteurs de choisir d’afficher la page sans les images.

Paul M. Cobb, qui enseigne l’histoire islamique à Notre-Dame, a dit que « l’enseignement islamique a toujours découragé les représentations de l’homme, en particulier Mahomet, mais cela ne signifie pas qu’elles soient inexistantes ». Il a ajouté : « Certaines des plus belles images de l’art islamique sont des images manuscrites de Mahomet ».

« L’idée d’imposer une interdiction de toutes les représentations de personnes, en particulier de Mahomet, date du 20ème siècle », a-t-il dit. Avec l’entrée Wikipedia, a-t-il ajouté, « vous n’avez pas affaires à des illustrations médiévales, vous traitez avec des médias modernes et en obtenez une réponse moderne ».

Traduction d’extraits de Muslims Protest Wikipedia Images of Muhammad, Fox News, le 6 février 2008

Les quatre images sur la page anglophone de Wikipedia sont d’assez jolies miniatures persanes et ottomanes du 14ème au 16e siècle. Les deux dernières dépeignent le visage de Mahomet couvert par un voile blanc, mais des paires antérieures montrent son plein visage.

« S’il vous plaît retirez ces photos ou laissez seulement les visages recouverts d’un voile blancs », a écrit un pétitionnaire anonyme de Belgique à plusieurs reprises sur le site de la pétition. « Merci de respecter les croyances des musulmans. Paix et la Lumière ».

Wikipedia possède des entrées sur Mahomet dans plusieurs dizaines de langues. Une rapide enquête a révélé des images du prophète sur les pages en néerlandais, allemand, français, espagnol et russe, mais pas sur les pages en arabe, turc, chinois, albanais, ourdou ou Bahasa Indonesien.

L’édition croate dépeint Mahomet, mais la version écrite dans le dialecte bosniaque presque identique n’en a pas, ce qui reflète l’identité islamique de la Bosnie.

Curieusement, une version dans une langue parlée majoritairement par des musulmans avait plusieurs images de Mahomet, à la fois voilé et dévoilé – l’édition en langue farsi, lisible par ceux qui parlent la langue persane en Iran, en Afghanistan, au Tadjikistan et les diasporas iraniennes et afghanes du monde entier.


Grande-Bretagne - Demande de démission de l’archevêque pro-charia

vendredi 8 février 2008

L’Archevêque de Cantorbéry était confronté à une demande de démissionner hier soir alors que la controverse autour de la charia s’intensifie.

Des évêques influents ont publiquement contredit les appels du Dr Rowan Williams pour que la loi islamique soit introduite dans le système juridique britannique.

Avec l’Église d’Angleterre plongée dans une crise, de hauts responsables seraient, dit-on, en discussion sur l’avenir de l’archevêque.

On rapporte qu’un membre du « cabinet » de l’église, le Conseil de l’archevêque, aurait dit : « Beaucoup de personnes ont demandé sa démission. Je ne pense pas qu’il va en prendre note mais oui, il devrait démissionner ».

Des officiels à Lambeth Palace ont déclaré à la BBC que le Dr Williams était dans un « état de choc » et « complètement débordé » par l’ampleur de la controverse.

Il a été dit qu’il ne pouvait pas croire la fureur de la réaction. L’attaque la plus dommageable est venue de l’évêque de Rochester originaire du Pakistan, le révérend Michael Nazir-Ali.

Il a déclaré qu’il serait « tout simplement impossible » d’introduire la charia dans le droit britannique « sans affecter fondamentalement son intégrité ».

La charia « serait en tension avec la tradition juridique anglaise sur des questions comme la monogamie, les dispositions en matière de divorce, les droits des femmes, la garde des enfants, les lois en matière de succession et de preuve.

Sans mentionner la relation entre la liberté de croyance et d’expression et les règles sur le blasphème et l’apostasie ».

Le deuxième plus haut dirigeant de l’église, l’Archevêque de York, le Dr John Sentamu, a refusé de discuter de la question. Mais il a dit que la charia « n’arriverait jamais » en Grande-Bretagne.

Les politiciens se sont joints au choeur des condamnations, avec Downing Street disant que le droit britannique devrait être fondé sur les valeurs britanniques. Les leaders Tory et LibDem ont également exprimé de vives critiques.

Même d’éminents musulmans se sont ligués contre le Dr Williams. Shahid Malik, député travailliste de Dewsbury, a déclaré : « Je ne connais pas de clameur ou de désir fervent de la charia dans ce pays ».

« S’il y a des gens qui préfèrent la charia, il y a toujours des pays où ils peuvent aller vivre ».

Khalid Mahmood, député travailliste de Birmingham Bar Perry, a rejeté l’idée que la loi britannique force les musulmans à choisir entre leur religion et leur société.

Il a dit : « Cela va aliéner des gens d’autres communautés, car ils penseront que c’est ce que veulent les musulmans - et ce n’est pas le cas ».

Le Conseil musulman de Grande-Bretagne s’est toutefois porté au secours du Dr Williams, décrivant comme « réfléchies » ses observations dans une conférence de juristes et lors d’une interview à la BBC.

Mais le savant musulman de Oxford University, Tariq Ramadan, a admis : « Ce genre de déclarations vient alimenter les craintes des concitoyens. Je pense vraiment que nous, en tant que musulmans, devons arriver à quelque chose qui nous permet de respecter le droit commun et, à l’intérieur de ces paramètres, il y a des possibilités pour nous d’être fidèles aux principes de l’islam. »

L’archevêque a de fortes chances de tomber sous des tirs intenses la semaine prochaine à une réunion du Synode général de l’Église.

Des critiques libéraux et féministes ont été horrifiés par l’idée de la charia alors que les opposants évangéliques croient que le Dr Williams n’a pas réussi à défendre le christianisme.

L’archevêque a déjà combattu d’inextricables difficultés au sein de l’Eglise sur les droits des homosexuels, une controverse qui a débuté il y a près de cinq ans et lui a amené des critiques de toutes parts. Plus tard cette année, il doit faire face à une conférence de centaines d’évêques venus du monde entier qui menace d’amener d’autres divisions amères.

Les opposants au Dr Williams parmi l’aile conservatrice évangélique - qui éprouvent du ressentiment face à ses convictions libérales sur des questions comme les droits des homosexuels – suggéraient hier soir que l’archevêque était fini.

Le révérend Paul Dawson du groupe de la Réforme comprenant quelque 500 membres du clergé, a déclaré : « Nous sommes très tristes qu’il ne semble pas être en mesure d’articuler une vision chrétienne de la Grande-Bretagne. Il est vrai de dire qu’il y a beaucoup d’insatisfaction ».

Dr Williams s’est défendu dans une déclaration de Lambeth Palace, disant qu’il a essayé de « clarifier » la question.

L’archevêque a dit que ça pourrait aider à construire une société meilleure et plus solidaire si les musulmans étaient en mesure de choisir de soumettre les différends conjugaux ou les questions financières, par exemple, à un tribunal de la charia. L’adoption de certains éléments de la charia « semble inévitable ».

Mais la déclaration a insisté : « L’archevêque n’a fait aucune proposition concernant la charia, et n’a certainement pas demandé sa mise en place comme une sorte de juridiction parallèle au droit civil ».

Même les collègues évêques, toutefois, pensent que c’est précisément ce que M. Williams a dit.

L’évêque de Southwark, Tom Butler, un libéral dont on se serait normalement attendu qu’il prenne la défense du Dr Williams, a déclaré que l’archevêque était entré dans un champ de mines et a ajouté : « Il faudra beaucoup de réflexion et de travail avant que je pense que c’est une bonne idée ».

Il a été plus brutal dans une circulaire au clergé de son diocèse, disant qu’il avait encore à être convaincu de la faisabilité d’intégrer tout droit religieux non-chrétien dans le système juridique anglais.

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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 20:49

Née en Somalie, Ayaan Hirsi Ali a fui à 22 ans pour échapper à un mariage forcé. Réfugiée aux Pays-Bas, vieille terre d’accueil, cette musulmane en a adopté les valeurs libérales au point de devenir une jeune députée à La Haye et de s’affirmer athée. Pour avoir travaillé dans les services sociaux du royaume, elle connaît, de l’intérieur, les horreurs tolérées à l’encontre des femmes au nom du multiculturalisme. Son combat contre l’emprise de l’islam a pris un tour tragique depuis le 2 novembre 2004, date de l’assassinat par un radical islamiste du cinéaste Theo Van Gogh, coauteur avec elle de Soumission. Menacée de mort, elle sait qu’elle est peut-être en sursis. Ce qui la rend grave, insolente, ironique. Tout simplement plus libre.

On sait que vous êtes menacée de mort depuis l’assassinat de Theo Van Gogh et que vous êtes obligée de vous protéger. Comment vivez-vous?
Je vis sous la protection de gardes du corps vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Une chambre a été aménagée pour eux dans mon appartement. Je ne suis jamais seule. La publicité autour de mon histoire a bouleversé ma vie quotidienne. Je suppose que cela l’a rendue plus intéressante… Après la mort de Theo, on m’a fait partir le 8 novembre pour les Etats-Unis, où j’ai séjourné dans les environs de Boston, d’abord, puis en Californie. Je suis rentrée le 18 janvier aux Pays-Bas. Il fallait laisser du temps à la justice pour déterminer si les menaces dont je fais l’objet émanent d’un seul individu ou, comme on l’a vérifié depuis, d’un groupe.

Pourquoi êtes-vous une cible?
Je suis devenue apostate: je ne crois plus en Dieu depuis les attentats du 11 septembre 2001. Aux yeux des fondamentalistes qui me menacent, cela justifie ma mise à mort. Ils me reprochent d’ «insulter» le Prophète, de dire que l’islam opprime les femmes, de «collaborer avec l’ennemi», c’est-à-dire les non-musulmans.

Savez-vous pourquoi Theo Van Gogh a été assassiné?
Le message de l’assassin est clair: voyez ce que nous faisons quand on touche à l’islam, quand on critique l’islam! C’est aussi l’illustration de ce qui se passe quand on autorise des mouvements radicaux à prendre racine et à se développer. C’est un avant-goût de ce que ce que l’avenir peut réserver aux Pays-Bas comme au reste du monde. Le débat entre la sécurité et la liberté ne fait que s’ouvrir.

La liberté, est-ce pour autant la provocation? Vous avez quand même traité Mahomet de terroriste et de pervers…
Je ne le regrette pas. C’était dans un entretien accordé au quotidien Trouw, à propos des Dix Commandements. Oui, le Prophète a dit qu’il n’y avait qu’une et unique vérité et au nom de cette unicité a détruit toute liberté d’expression. Oui, le Prophète a désiré et volé Zaïnab, la femme de son disciple, qu’il a épousée en prétendant qu’il le faisait avec la bénédiction de Dieu. Oui, il est tombé amoureux d’Aïcha, la fille de son meilleur ami, quand elle avait 9 ans et a refusé d’attendre qu’elle ait atteint la puberté. Le Prophète a demandé la main de la petite fille à 6 ans et le mariage a été consommé quand elle a eu 9 ans: dans nos sociétés occidentales, c’est ce qu’on appelle un pédophile. Cela ne relève pas seulement de l’Histoire: aujourd’hui encore, des musulmans veulent épouser des petites filles en prenant exemple sur le Prophète, ce modèle de moralité. Il est légal d’épouser une petite fille de 9 ans en Iran. Au Pakistan, cela arrive tout le temps. En 2001, le gouvernement marocain a demandé aux autorités néerlandaises d’abaisser l’âge du mariage, pour les filles, de 18 à 15 ans pour être conforme au droit islamique. [NDLR: En décembre 2004, le Maroc a repoussé finalement l’âge du mariage à 18 ans.]

Ce qui s’est passé aux Pays-Bas peut-il se produire ailleurs en Europe?
Bien sûr. En France, par exemple. Mais les musulmans qui pensent comme moi ne parleront plus désormais parce qu’ils ont peur. Je veux faire une exposition artistique sur Soumission avec des mannequins: aucun musée ou galerie n’est désormais prêt à l’accueillir.

Diriez-vous que l’islam est une religion, une culture arriérée?
On m’a posé la question en Hollande. Si vous le mesurez à l’aune des valeurs occidentales, oui, l’islam est arriéré. Prenez la place de l’individu par rapport à sa communauté, la place de la femme, la place de la connaissance. Cela relève des faits, pas de l’opinion. D’ailleurs, des rapports sur le monde arabe par les Nations unies le confirment.

Dans votre livre, Insoumise (Robert Laffont), vous écrivez ceci: «Depuis l’assassinat de Theo Van Gogh, je suis intimement convaincue que la seule manière de formuler mes critiques repose sur une parole libérée.»
Parler librement est en effet le seul moyen de mettre au jour le fardeau de l’islam, et d’abord pour les musulmans. Plus on le fera, plus on leur permettra de réfléchir sur leur religion - ce qui est tabou dans l’islam. 1,2 milliard de musulmans ne peuvent voir qu’une seule vérité, celle que le Prophète a permise.

Mais il existe des islams différents, plus ou moins stricts selon les pays…
C’est une supposition erronée. En Hollande, nous aurions ainsi l’islam des polders, plus consensuel, en Amérique latine l’ «islam-salsa», en France un islam… du vin. Ce n’est pas vrai! C’est ce que nous souhaiterions, mais ce n’est pas la réalité. Si on définit l’islam comme la religion fondée par le Prophète et expliquée par le Coran, et plus tard les hadiths, alors il n’y a qu’un seul islam, qui dicte un cadre moral. Cela dit, oui, il y a des musulmans, ici ou là, qui ne veulent pas respecter la totalité des préceptes - les alévis turcs, certains musulmans de France boivent du vin - mais il y a toujours le risque de les voir confrontés à la pression des fanatiques qui les interrogent sur leur observance. Or, ces derniers ne peuvent que gagner, car le Coran est très clair sur les commandements. C’est pourquoi il faut adopter une perspective historique et reconnaître que l’humanité s’est développée et a beaucoup appris depuis le VIIe siècle. C’est à cette condition qu’il y aura un nouveau mouvement.

L’islam ne connaît-il donc pas d’exégèse et de critique interne?
Non, à cause de la figure du Prophète. C’est la raison pour laquelle je suis un danger pour ceux qui veulent me tuer. Car, même si je reconnais qu’à l’époque le Prophète a mis fin à l’enterrement des petites filles vivantes, mis en place un système de protection des pauvres, uni les tribus, créé une immense civilisation, je le mets quand même en cause. Or, à leurs yeux, il est le guide moral infaillible.

Le problème pour vous, c’est l’islam plus que l’islamisme…
Oui. Le problème, c’est le Prophète et le Coran.

Il n’y a donc pas de cohabitation possible entre l’islam et l’Occident.
C’est ce que je dis. Mais la cohabitation est possible avec les musulmans qui peuvent critiquer le cadre moral que la religion leur impose. A tous ceux-là, je lance: «Voulez-vous vraiment suivre intégralement la pensée du Prophète?» Certains musulmans éclairés sont prêts à cette réflexion. C’est ce que je vais dire au recteur Boubakeur, de la Grande Mosquée de Paris. Je ne crois pas en un mouvement qui prétend libéraliser l’islam sans remettre en cause le Prophète et le Coran. C’est absurde. C’est comme redécorer la maison et rester en dehors. La critique de l’islam ne peut venir que des musulmans d’Occident. Car seul l’Occident offre ce contexte de liberté. Si j’avais tenu ces propos dans n’importe quel pays musulman, je serais morte depuis longtemps déjà.

A la lecture de votre livre, on est frappé par le conservatisme des femmes. C’est votre mère qui refuse que vous alliez à l’école, votre grand-mère qui impose l’excision, contre l’avis de votre père…
Oui. Parfois, ce sont les sœurs, les nièces qui veillent au respect de ces traditions. Il y a une part de masochisme. Mais aussi de peur. Sortir au grand jour, pour une musulmane, c’est braver les risques de la liberté. Que l’homme - le père, le mari, le frère - veille à votre existence matérielle, c’est très réconfortant, en théorie. Nombre de femmes en Occident veulent, par exemple, chercher leur mari librement, mais elles ne savent pas comment faire et se retrouvent contraintes de retourner vers leur famille, qui peut arranger un mariage.

Qu’avez-vous pensé en voyant les présumés terroristes aux Pays-Bas remis en liberté ?
En France, vous avez subi de nombreux attentats. Ces épreuves vous ont conduits à mettre en place des tribunaux où les preuves sont présentées aux juges et aux avocats, mais gardées secrètes pour protéger les sources. Nous n’avons malheureusement pas un tel système. Je pense que nous devrions suivre le modèle français.

Pourquoi avez-vous quitté le parti social-démocrate pour rejoindre les rangs du parti libéral VVD?
Parce que la gauche est exactement comme les musulmans! Je voulais mettre la priorité sur la défense des femmes immigrées victimes de violences domestiques. On m’a dit: «Non, ce n’est pas la priorité! Ce problème se réglera tout seul quand les immigrés auront des emplois et seront intégrés.» C’est exactement ce que disent les imams qui nous demandent d’accepter aujourd’hui l’oppression et l’esclavage parce que demain, au ciel, Dieu nous donnera des dattes et des raisins… Je crois qu’il faut défendre l’individu d’abord. La gauche a peur de tout. Or la peur de l’offense entretient l’injustice et la souffrance. La révolution sexuelle, l’affirmation des droits de l’individu, l’amélioration des conditions de vie des immigrés ont été les grandes causes de la gauche néerlandaise. A ses yeux, le simple fait d’appartenir à une minorité aux Pays-Bas vous donne tous les droits. Ce multiculturalisme est désastreux. Hurlez à la discrimination et toutes les portes vous seront ouvertes! Criez au racisme et vos adversaires se tairont! Or, le multiculturalisme est une théorie inconsistante: si on veut laisser les communautés garder leurs traditions, que se passe-t-il dès lors que ces mêmes traditions s’exercent au détriment des femmes ou des homosexuels? La logique multiculturelle revient à accepter la subordination des femmes aux hommes. Pourtant, les partisans du multiculturalisme ne veulent pas le reconnaître. Ce qu’ils disent, c’est que les femmes le veulent elles-mêmes. Bien sûr, c’est faux: l’oppression des femmes vient de leur éducation.

Vous donnez des conseils aux musulmanes qui veulent échapper à l’islam…
Je leur dis ceci: si vous voulez quitter un milieu familial qui vous refuse l’autonomie, il faut vous préparer à l’épreuve de la liberté. Etre libre, cela passe par des amis, un emploi, un foyer, l’aide des assistantes sociales. Il faut aussi se préparer à se cacher, à vivre seule. C’est le prix à payer pour espérer façonner votre propre vie. Ou alors vous restez l’esclave des traditions.

A vous lire et à vous entendre, j’ai le sentiment que vous prônez une laïcité de combat…
L’Occident devrait se comporter avec l’islam comme la France jadis a réglé ses relations avec l’Eglise catholique. La laïcité a l’avantage d’être un modèle très clair, à la fois pour les Eglises et pour l’Etat neutre. Notre système n’est pas clair. Nous avons des partis chrétiens, y compris extrémistes, représentés au Parlement. La Constitution autorise les écoles religieuses et, bien sûr, l’islam tire avantage de cette ambiguïté. C’est pourquoi je soutiens l’interdiction du port des signes religieux à l’école, qui doit être un espace de neutralité. Pour y parvenir, les Pays-Bas devraient changer leur Constitution. Il faut une majorité des deux tiers au Parlement, et la gauche et les libéraux sont d’accord sur le principe.

Vous allez plus loin en demandant la fermeture des écoles islamiques aux Pays-Bas…
On ne naît pas arriéré, avec une religion dans la tête. L’école doit avoir pour ambition de préparer les enfants à la vie dans une société moderne, fondée sur l’esprit critique, à un apprentissage de la citoyenneté plutôt qu’à l’appartenance tribale. Le seul moyen d’empêcher des adultes de croire que, hors de l’islam, il n’y a point de vérité, c’est de mettre fin aux écoles religieuses, musulmanes ou chrétiennes.

Donc, il n’y a pas d’autre option que l’intégration…
Bien sûr! La religion doit être «privatisée» et les musulmans doivent se soumettre à l’Etat de droit. La pratique des crimes d’honneur, la persécution des homosexuels, les coups contre les femmes, l’excision sont illégales dans une société libérale.

Vous militez, par exemple, en faveur d’un contrôle obligatoire pour déceler les excisions sur les filles…
Le Parlement l’a demandé l’an dernier. Le gouvernement a formé une commission qui a rendu un rapport inutile, portant sur la définition de l’excision plutôt que sur les modalités. J’ai dit que c’était insuffisant. Avant-hier, j’en parlais à Waris Dirie, cette ancienne mannequin somalienne devenue ambassadrice de bonne volonté des Nations unies contre les mutilations génitales féminines, qui m’a apporté son soutien.

Les autorités néerlandaises ont-elles pris position sur la question des écoles religieuses ?
Pour ouvrir une école chez nous, il faut déposer un dossier afin d’obtenir un financement. Le ministre des Finances exige désormais que ces écoles s’ouvrent à des Néerlandais de toutes ethnies, qu’elles enseignent l’Etat de droit et la démocratie libérale. C’est devenu difficile pour ces écoles de remplir ces critères… Nous recensons 42 écoles islamiques et 200 demandes d’ouverture.

Dans un pays comme la France, la pratique religieuse chez les musulmans est en baisse. Pourquoi ne pas juste attendre une «démusulmanisation» de l’Occident, comme notre pays a connu une déchristianisation ?
Non, non, non! Ce n’est pas assez. Les chrétiens ont arrêté de pratiquer parce qu’ils se sont interrogés sur leur religion. Les musulmans pratiquent moins parce qu’il est difficile de pratiquer l’islam. Essayez de prier cinq fois par jour, pendant une semaine, rien que pour voir! Les musulmans pratiquent moins parce que c’est difficile, pas parce qu’ils doutent.

Quelle est votre réaction quand vous voyez que les auteurs des attentats commis au nom de l’islam, en Europe ou aux Etats-Unis, ont été éduqués ici ?
Cela infirme la thèse que la pauvreté est la cause du terrorisme. Cela confirme la séduction du message islamiste. Ce ne sont pas les circonstances qui ouvrent la voie au terrorisme, c’est un choix individuel. Aux Pays-Bas, ce sont de jeunes diplômés passés par de bonnes universités, en passe de trouver de très bons emplois, qui sont allés chercher sur Internet le message fondamentaliste et ont cédé à la séduction totalitaire. Il y a des graines de fascisme dans l’islam. Nous devrions comprendre ce processus. Le choix est simple: soit les intellectuels européens ont le courage de défier les dogmes et la doctrine de l’islam, comme l’ont fait leurs prédécesseurs pour le christianisme ou le judaïsme, soit ils sont prisonniers de l’idée qu’une minorité doit être tolérée et abandonnée à son propre sort. Si cette dernière option l’emporte, nous aurons encore plus d’attentats et nous perdrons de jeunes esprits brillants emportés par la folie du totalitarisme.

Avez-vous le sentiment que le choix se pose aussi clairement dans ces termes pour tous ?
Non. C’est pourquoi je le répète. Beaucoup d’Européens s’interrogent aujourd’hui sur la question de l’islam. N’ayez pas peur de la controverse! L’Europe est un continent bâti sur la controverse. La globalisation fait que nombre de jeunes issus du monde arabo-musulman viendront en Europe, même si vous tentez de les en empêcher. C’est une question de démographie. Et ils reproduiront le système. Nous avons tout intérêt en tant qu’Occidentaux à réformer l’islam

L’Express du 16/05/2005 [source]


EXCISION SUR LES TERRES MUSULMANES - AYAAN HIRSI ALI
envoyé par Film-AD-design

Caricatures : BHL s’emmêle les crayons

levy.jpgLa tentative d'OPA de la gauche française dimanche sur Ayaan Hirsi Ali est-elle le reflet d'un opportunisme politique ou bien l'expression sincère d'une prise de conscience devant les problèmes posés par la présence de l'islam en Europe ? L'incrédulité reste de mise tellement les idées d'Ayaan Hirsi Ali sur l'islam et son combat intraitable contre le fascisme vert sont, jusqu'à présent, aux antipodes des idées et des actions de la gauche française sur le sujet. Le hasard a voulu que cet événement se produise au moment même où l'on assiste au retour sur le devant de la scène des caricatures de Mahomet publiées en novembre 2005 par le quotidien danois "Jyllands-Posten". Mardi, on apprenait en effet que la police danoise avait interpellé trois islamistes, un danois d'origine marocaine et deux tunisiens, dans l'ouest du Danemark pour avoir projeté d'attenter à la vie du dessinateur. Quel rapport entre les deux affaires ? Un nom emblématique de la gauche moraliste et intellectuelle : Bernard-Henri Lévy. Dimanche il soutenait Ayaan Hirsi Ali. Or en 2006 il avait condamné la publication des caricatures par le journal danois. Publication pourtant soutenue à l'époque par... Ayaan Hirsi Ali. Son évolution est peut-être le symbole, je l'espère, de la prise de conscience par une partie de la gauche française des dangers du totalitarisme vert. Mais il reste à la gauche à parcourir un chemin immense afin de lever toutes ses ambiguïtés sur l'islam. J'ai donc décidé de publier sur rebelles.info une tribune écrite par votre serviteur sur le site Liberty Vox en février 2006 et qui constituait une réponse à un article du philosophe Bernard-Henri Lévy dans lequel il condamnait les caricatures.


En préambule je tiens à souligner qu'il ne s'agit pas de porter sur le philosophe français un regard négatif. Trop souvent pris pour cible par des extrémistes j'exprime un simple désaccord sur des passages importants de son intervention au journal "Le Monde" du 14 février 2006. Je lui conserve mon estime. [ndlr : pas dans notre cas, il restera un juif utile, incarnation du bobo]

Vous dites que l'on peut trouver les caricatures danoises sur le prophète médiocres. Cela m'importe peu. L'essentiel n'est pas là. Et l'appréciation d'un art est toujours très subjectif. Vous dites que ces caricatures peuvent avoir un "air de famille avec les caricatures antisémites ou racistes des années 1930 ou 1950". Comparaison n'est pas raison. Je ne vois pas dans ces caricatures des attaques contre les musulmans en général, comme jadis contre les juifs, mais uniquement une dérision envers une figure religieuse. Et puisque vous aimez les comparaisons, je trouve que ces caricatures se rapprochent davantage de celles de la fin du XIXème siècle et du début du XXème qui tournaient en dérision, et avec quelle férocité, l'église catholique en France. Le récent centenaire de la séparation de l'église et de l'Etat a permis à nos compatriotes de se remémorer l'audace de ces caricatures.

Vous dites que "montrer ainsi le Prophète et le montrer, qui plus est, sous ce visage bête et odieux, n'était pas la meilleure idée qui soit dans le contexte du moment et équivalait à jeter une allumette dans une flaque d'essence". Une fois encore je ne relève pas votre appréciation sur la qualité de ces caricatures pour les deux raisons citées plus haut. En revanche pourquoi faudrait-il réserver à Mahomet un traitement de faveur qui ne s'applique ni au Pape, ni à Jésus, ni à Bouddha, ni à Yahvé, ni à aucune autres figures religieuses ou non? Et si tel devait être le cas, les mêmes, qui aujourd'hui prennent la défense des intégristes musulmans, condamneraient les réactions des fidèles catholiques, juifs ou autres au nom de la liberté d'expression.

- Faut-il comprendre que les musulmans ne sont pas doués de raison ? Les réactions disproportionnées de millions de musulmans à la publication de simples dessins sont en effet à mettre en parallèle avec l'absence de réaction des masses musulmanes devant les morts du terrorisme islamiste, les actes de barbarie commis au nom de l'islam.

- Que l'interdiction de caricaturer Mahomet ou de le blasphémer, et je revendique cette liberté de blasphémer, s'applique également aux non-musulmans ? Il convient alors de se demander si la minorité musulmane en Europe est capable d'accepter et de comprendre les règles démocratiques de nos sociétés libérales.

- Que face au fascisme il existe un bon et un mauvais moment pour s'opposer, se battre ? J'estime que le combat contre le fascisme islamique est un combat de chaque instant et que ce brasier n'est pas né de la publication des caricatures mais de la percussion des tours du World Trade Center le 11 septembre 2001. Croire que l'on peut tergiverser avec les islamo-fascistes, gagner du temps, les amadouer, les amener à la raison, attendre un contexte plus favorable, c'est commettre la même erreur, allons-y pour une nouvelle comparaison, que celle commise par les pacifistes ou les germanophiles vis-à-vis des nazis.

A plusieurs reprises vous qualifiez le "Jyllands Posten" de journal "obscur", de "journal inconnu". De votre part, il est difficile de croire en l'innocence des mots utilisés. Et, à vous lire, on ressent dans le choix de ces qualificatifs un profond mépris à l'égard de la source à l'origine de cette affaire des caricatures. Là encore je refuse de polémiquer sur la qualité de ce journal. Mais force est de constater que tout inconnu et obscur qu'il était, il fut le SEUL à avoir le courage dans cette Europe de 2006 à briser un tabou, le SEUL à briser une censure imposée par des esprits totalitaires. Le SEUL à avoir eu le courage de dire que dans l'Europe de 2006, qui se gargarise tellement du mot liberté, il n'était pas admissible que des journalistes, des intellectuels, des politiques ou de simples citoyens renoncent à parler librement d'un sujet quel qu'il soit. Le SEUL à démontrer que la présence de l'islam pose un réel problème à nos vieilles démocraties judéo-chrétiennes, le SEUL à démontrer que les intellectuels, les journalistes, les politiques, les artistes, les publicitaires tremblent de peur devant l'intolérance intrinsèque de l'islam. Oui ce qu'un quotidien obscur et inconnu a fait, c'était aux journaux réputés, aux artistes surmédiatisés, aux intellectuels reconnus, aux politiques élus qu'il revenait de le faire. Mais nous touchons là la frontière entre le courage et la lâcheté. Cette dernière trouve toujours un prétexte pour se déployer devant l'intimidation des fanatiques.

Un peu plus loin vous proposez face au triangle de la haine (Syrie, Iran, Hamas) un triangle de la raison (Etats-Unis, Europe et Israël). Je suis d'accord. Mais pas sur sa finalité qui doit être selon vous "le refus d'une guerre des civilisations voulue par les extrémistes du monde arabo-musulman et par eux seuls". "Par eux seuls" ? Tout le problème est là. A la différence des Etats-Unis, de l'Europe ou d'Israël, les extrémistes du monde arabo-musulman ne représentent pas 10 à 20 % du corps électoral mais sa majorité comme le démontre chaque élection. Si les terroristes sont minoritaires, les adeptes de l'idéologie islamo-fasciste sont majoritaires. Dans l'Allemagne nazie, les SS étaient également minoritaires, mais les partisans du national-socialisme majoritaires. Et tant que l'on refusera de voir cette réalité, tant que l'on persistera dans la promotion de l'islamiquement correct, dans la promotion d'un islam à l'eau de rose qui n'existe que dans l'imaginaire de quelques islamologues occidentaux, tant que l'on préfèrera adopter la politique de l'autruche, il nous sera impossible de comprendre que nous sommes en guerre et par conséquent dans l'impossibilité de concevoir enfin une riposte efficace et salutaire.

Oui vous avez raison lorsque vous dites plus loin qu'il convient de venir en aide aux musulmans modérés et réformateurs. Mais ce n'est pas en abdiquant nos libertés fondamentales qu'on leur sera d'une quelconque utilité.

David Bescond pour Liberty Vox
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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 20:44

L’avenir de l’Islam, entre les soufis et les muftis

Le dernier livre d’Anne-Marie Delcambre devrait être livrable dès cette semaine. J’ai de nombreuses raisons de le recommander: je l’ai lu d’une traite avec grande joie, j’en ai reçu un exemplaire dédicacé, je suis mentionné à l’intérieur au titre de traducteur français de Daniel Pipes, dont les divergences d’opinion et les échanges personnels avec Anne-Marie Delcambre forment en quelque sorte le fil rouge de cet ouvrage, lequel est enfin très bien écrit et agréablement structuré.

Et surtout, ce livre est consacré à une question tout à fait centrale pour l’Islam, à mon avis, celle de son avenir: sera-t-il soufi ou mufti, deviendra-t-il moderne, humain, compréhensif et fraternel (pour l’ensemble des vivants et non plus seulement pour les «frères») ou gardera-t-il cet air arriéré, haineux, rigide, légaliste et normatif hérité de la fable de son improbable prophète?

Selon Daniel Pipes, l’Islam peut changer, se moderniser et perdre sa connotation islamiste. Selon Anne-Marie Delcambre, l’Islam donne de trop bons arguments aux rigoristes – les lois, elles, ne changent pas. Son ouvrage fait le tour de la question en abordant sous cet angle une série de thèmes essentiels pour l’Islam. C’est un frappé bien fruité de la crème du débat en la matière. Un régal.

Anne-Marie Delcambre a raison: l’Islam n’est pas récupérable. Mais Daniel Pipes a raison: l’Islam peut fort bien changer. La clé du dilemme réside dans cette majuscule que je met toujours au mot Islam, par une sorte de malice bénigne, en contravention avec ce que la langue française exige (majuscule pour la civilisation, minuscule pour la religion).

Lorsque l’Islam majuscule aura mis son islam minuscule dans la poubelle qu’il mérite, peut-être que les caractéristiques qui lui ont été imposées par ce fléau durant tant de siècles donneront naissance à une communauté humaine digne de ce nom, et alors, ce pourrait être grandiose.

Pensez: un peuple gigantesque empêché de se montrer créatif pendant plus d’un millénaire: pas de grande musique (si ce n’est les grincements des psalmodies coraniques), pas de véritable science (si ce n’est en cachette), pas de véritable expression artistique (si ce n’est une calligraphie médiévale figée et des arabesques toutes inventées par d’autres), pas de progrès linguistique (si ce n’est une explosion de dialectes déconsidérés), pas d’innovation (si ce n’est d’importation). Tous ces gens, enfin libérés de ces mensonges réducteurs, mais conscients de partager les mêmes traumatismes et les mêmes idéaux dans leur sphère intime, dans leur contact avec Dieu, pourraient bel et bien former la meilleure communauté de la terre dont parle le Coran.

Et même si l’Islam majuscule rate alors sa catharsis et s’éparpille simplement en une mosaïque d’ex-Islams bariolés, ce sera tout de même un fantastique essor. Oui, l’Islam a de l’avenir, s’il parvient enfin à maîtriser son islam. Et nous ferions bien de l’y aider.


La onzième bourde palestinienne

À la fin du mois passé, Barry Rubin publiait un article intéressant dans le Jerusalem Post intitulé The Region: Rules of the game, Palestinian-style. Cet article a été traduit en français par Albert Soued qui l’a appelé Les 10 commandements des Palestiniens. Le texte comporte en effet une liste de dix comportements palestiniens systématiques que je résume ici rapidement:

  1. Les Palestiniens ne peuvent empêcher d’autres Palestiniens d’attaquer Israël (…).
  2. Le plus militant a toujours raison (…).
  3. «La violence maximale» est la bonne voie (…).
  4. Aucun gouvernement israélien ne peut faire le bien (…).
  5. Comme les Palestiniens sont les éternelles victimes, tout leur est dû (…).
  6. Aucun Palestinien ne doit être enfermé pour avoir attaqué Israël, au-delà de ce qui est requis par les «relations publiques internationales» (…)
  7. Le Fatah ne jugera pas ni ne chassera toute personne lançant des attaques contre Israël.
  8. Effacer Israël de la carte est moralement correct (…).
  9. La priorité des priorités c’est le “droit au retour” des réfugiés palestiniens et de leurs descendants en Israël (…).
  10. Il vaut mieux être tenace et patient dans un dur statu quo plutôt que de mettre fin au conflit pour toujours, même avec des gains considérables (…).

C’est assez juste, mais il manque le principal commandement, celui qui donne sa justification à l’ensemble. En effet, tout ce raout autour de ces quelques kilomètres carrés dont les Arabes n’ont jamais rien fait quand ils les contrôlaient politiquement n’a pas grand-chose à voir avec les prétextes évoqués. Bon, les écoliers palestiniens sont censés croire que les Israéliens sont en fait des nazis qui ont réussi. Ça aide à les haïr. Mais quel adulte croit vraiment de telles âneries? Et qui peut donc croire que l’Iran subventionne le Hezbollah à raison de plusieurs centaines de millions de dollars par an pour protéger un coin perdu du Liban? À part des diplomates onusiens?

Ainsi, même si, par extraordinaire, les Palestiniens démontaient enfin leur propre montagne de mensonges, qui leur cache les trois quarts de leur ensoleillement spirituel quotidien, et se réconciliaient avec Israël, l’industrie de la haine des Juifs produite par le réveil de la religion islamique, dont c’est une caractéristique constante depuis Médine, aurait tôt fait de réinstaller une guerre aux frontières de la seule démocratie de la région.

Le onzième commandement, dont découlent tous les problèmes (en fait très relatifs) des Palestiniens, celui qui compte vraiment, est celui-ci:

La ilaha illa Allah, Muhammadun rasul Allah

La profession de foi de l’Islam, ce qu’il faut dire (en principe devant témoins) pour devenir musulman et ce que les Musulmans répètent à toute occasion un peu importante: «Il n’y a de dieu que Dieu» — pourquoi pas (quoique), mais quand on le dit en arabe, on loue hélas un dieu bien précis, dont les paroles sont pleines de haine – et «Mahomet est son prophète» — hélas, Mahomet est un prophète guerrier.

Les textes islamiques étant ce qu’ils sont (un piège à croyants), aussi longtemps que les Musulmans répéteront cette formule et y consacreront leur foi personnelle, une grande partie d’entre eux, et le plus souvent les plus importants d’entre eux, continueront de construire autour d’eux des montagnes de haine qui leur cachent le soleil. Peu importe Annapolis.


Comment se défendre contre la pire idéologie politique de l’histoire connue

Un organisme américain, le CSPI (Center For The Study of Political Islam) a entrepris l’étude systématique des textes sacrés islamiques et de l’histoire de cette civilisation de manière à en tirer des enseignements plus solides que le simple affrontement d’experts.

Le CSPI a ainsi appliqué des méthodes statistiques toutes simples aux textes islamiques de base pour savoir par exemple ce qu’est le djihad — une guerre ou un effort moral? En compilant tous les hadiths de Bukhari qui en parlent, on peut affirmer que

Dans Bukhari, 97% des références au djihad sont consacrées à la guerre et 3% parlent de lutte intérieure. La réponse statistique est donc que le djihad est une guerre à 97% et un effort moral à 3%. Le djihad est-il une guerre? Oui, à 97%. Le djihad est-il un effort moral? Oui, à 3%.

Le porte-parole du CSPI avance une théorie intéressante selon laquelle, dans l’Islam, comme la base de toute vertu et de toute rectitude est le Coran et que celui-ci est contradictoire, on s’est habitué à soumettre les raisonnements à une logique dualiste: une chose n’est jamais juste ou fausse, elle est toujours les deux, en fonction des circonstances, lesquelles dépendent aussi, dans toute la mesure du possible, des textes sacrés. Et cela détermine d’abord la morale de l’Islam. Ainsi,

Il y a 146 références à l’enfer dans le Coran. Seuls 6% de celles-ci sont liées à des fautes morales — meurtre, vol, etc. Les 94% des raisons de se trouver en enfer reposent sur le délit d’opinion qui consiste à affirmer un désaccord avec Mahomet — un crime politique. Ainsi, l’enfer islamique est une prison politique pour ceux qui critiquent l’Islam.

Et la politique, enfin cette politique-là, se taille la part du lion des textes islamiques soi-disant religieux:

Au moins 75% de la Sira (biographie historique de Mahomet) est consacrée au djihad. Quelque 67% du Coran créé à la Mecque sont consacrés aux mécréants ou à la politique. Sur la partie du Coran révélée à Médine, 51% sont consacrés aux mécréants. Environ 20% de tous les hadiths de Bukhari parlent du djihad et de politique. La religion est la plus petite partie des textes fondateurs islamiques.

Bien sûr, chaque individu est libre de se concentrer sur l’aspect religieux. Mais pas les dirigeants, pas les juristes, pas les  politiciens, pas les gens vraiment actifs socialement — eux doivent naturellement maîtriser et considérer l’ensemble des écritures pour gouverner, légiférer, décider, s’orienter. Ils sont ainsi absolument obligés, dans leur ensemble, de tomber dans le piège des textes sacrés. Et c’est pourquoi, si l’on fait l’effort de retracer le parcours sanglant de l’Islam au cours du temps, des événements que l’humanité doit à la prise au sérieux de ces textes maudits, on arrive à un total de quelque 270 millions de victimes.

Et c’est sans compter avec l’esclavagisme, soit l’exploitation économique de l’esclavage, largement encouragé par l’Islam, qui, toujours par l’ensemble de ses textes, dénie clairement tout droit social ou humain aux gens sans religion et n’accorde l’égalité de droits fondamentaux qu’aux seuls Musulmans. Pour l’Islam, dans la compréhension qu’en ont ceux qui ont étudié l’ensemble de la matière, il n’existe pas d’être humain à part entière hors de l’Islam. Un petit résumé (moins de neuf minutes) en images:
 

 

 
 


 
Ainsi, si nous permettons aux Musulmans de pratiquer leur religion en Occident (ou n’importe où, en fait), leurs leaders, dans leur ensemble, qui se basent bien sûr sur une compréhension globale du phénomène Islam, feront tout leur possible pour, concrètement, au nom de la sacrosainte religion, détruire la civilisation, semer la zizanie, assassiner leurs opposants politiques et imposer le règne de l’Islam des textes, d’abord par le mensonge (car il n’y a pas de mal à mentir à l’incroyant — au contraire: il pourrait ainsi rejoindre l’Islam, ce qui est bon pour lui…), puis par la violence la plus noire. C’est pourquoi

 

Nous devons apprendre la doctrine de l’Islam politique pour survivre. La doctrine est très claire: toutes les formes de force et de persuasion peuvent et doivent être utilisées pour nous conquérir. L’Islam est l’ennemi auto-déclaré de tous les non-croyants. Comme le disait le fameux philosophe chinois de la guerre Sun Tsu — connais ton ennemi. Nous devons connaître la doctrine de notre ennemi ou nous serons annihilés.

Et comme nous sommes en démocratie (directe en l’occurrence), le défi consiste non pas à répandre ces connaissances parmi les dirigeants ou les lettrés, mais bien parmi la population. Comme cela, par exemple.



La presse de Suisse centrale en dhimmitude avancée

Pas une nouvelle, même pas une nouveauté, juste un symptôme d’inanité:

 

Aujourd’hui, le quotidien lucernois (clairement de gauche) Neue Luzerner Zeitung consacre une demi-page à un non-événement total qui en dit long sur l’état d’esprit régnant dans sa rédaction: le souhait d’un prêcheur musulman de disposer d’une grande mosquée en plein centre de Lucerne. Le journaliste en fait une tartine totalement sérieuse, comme si c’était non seulement probable mais encore souhaitable.

«Les Musulmans projettent une nouvelle mosquée», «Une mosquée avec minaret doit être construite à Lucerne», «Signal positif de la Ville» et «Une nouvelle mosquée au centre doit favoriser l’intégration» apprend le lecteur pressé. Mais le lecteur plus attentif découvre qu’il n’y a guère là qu’un imam en mal de publicité et un journal en manque de déontologie.

Les Musulmans de Lucerne ne projettent pas une mosquée – les islamistes parmi eux en rêvent, forcément, mais ce n’est pas une nouvelle. Une mosquée avec minaret ne doit pas être construite à Lucerne – mais ce serait bien sûr un bon coup de pouce pour les islamistes lucernois si on en parlait comme d’une chose entendue. Et la Ville ne donne aucun signal positif – le directeur des constructions a juste dit qu’il n’a aucune raison légale de refuser de délivrer un permis de construire pour une mosquée, ce qui est triste, mais tout simplement formel et n’a aucune valeur de «signal».

Enfin et surtout, contrairement à ce que veut faire croire le chapeau, jamais une mosquée n’a favorisé l’intégration des Musulmans. Au contraire, plus il y a de mosquées, plus les Musulmans se rapprochent de leur religion dont le coeur même glorifie la haine, plus leurs leaders tombent dans le même vieux piègela matière et moins ils s’intègrent à une quelconque société non musulmane. Construire des mosquées est le meilleur moyen de s’attirer la zizanie. Mais pour le savoir, il faudrait étudier un peu et s’organiser. Et c’est tellement plus confortable de vouloir croire à des histoires…


Qui sont les tueurs de prophètes?

La vulgate islamique traite les Juifs de tueurs de prophètes de manière routinière, par exemple à cause de Jésus, considéré par les Musulmans comme un prophète de l’Islam. Il est vrai que les prophètes ont du mal à s’imposer, d’une manière générale. Mais c’est bien normal: si quelqu’un se dit l’envoyé de Dieu tout-puissant, pourquoi diable l’aider, en plus? Au contraire, il est parfaitement raisonnable de rejeter les prophètes: s’ils sont authentiques, ils accompliront leur mission avec l’aide de Dieu de toute manière et s’ils ne sont pas authentiques, ils ne méritent certainement aucune attention à ce titre.

Et il est vrai que s’ils se montrent trop désagréables, il peut arriver qu’ils dérangent des gens puissants et sans scrupules. Qui peuvent en arriver à les tuer. Mais rien d’autre n’empêche un Juif ou un Chrétien de se déclarer prophète. En revanche, dans l’Islam, il est tout simplement interdit de se prétendre prophète. En effet, comme le rappellent ces deux cas relevés par JihadWatch, la loi islamique ne tolère pas de concurrence à son dernier prophète (je traduis):

L’insistance [du prophète musulman indonésien autoproclamé] de Mushaddeq à se déclarer prophète était contraire aux enseignements islamiques standards selon lesquels Mahomet était le dernier des prophètes et cela pouvait lui valoir jusqu’à cinq ans de prison pour infraction à la loi indonésienne sur les outrages à la religion.

Et il peut fort bien arriver que des Musulmans se sentent le devoir religieux de faire justice par eux-mêmes dans de tels cas (je traduis):

Un prophète autoproclamé a été tué et un de ses fils ainsi que son frère ont été blessés dans une fusillade (…) au Pakistan le 18 octobre 2007. Des activistes d’Amr Bil Maroof, une organisation militante (de la région), a abattu le prophète autoproclamé Shireen, blessé son fils et son frère et «arrêté» ses trois autres fils.

Ainsi, en inventant la notion de «sceau des prophètes», les créateurs de la religion islamique ont efficacement mis un terme à la vocation de prophétie parmi eux, et par la même occasion à tout progrès harmonieux de la chose religieuse. Ainsi, ce sont les gens qui respectent cette religion qui éliminent de facto les prophètes. Au nom d’un lapin de Pâques:

Bataille de Badr

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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 21:52

28.09.2007

Le relatif analphabétisme du monde arabe...

 Lu dans le journal marocain TELQUEL, n° 289 du 15 au 20 septembre 2007 :

« En arabe dans le texte

 L’Espagne a traduit en un an autant de livres que le Moyen-Orient en mille an ». Ce constat de la fondation émiratie Kalima a suffi pour se spécialiser dans la traduction en arabe d’œuvres étrangères. L’organisation arabo-arabe, qui s’installe au Maroc fin 2007, table sur la traduction d’une centaine de classiques par an ! Amen » 


27.09.2007

Question de Bruno Mégret à M. Hortefeux : Votre projet de loi s’appliquera-t-il aux Algériens ?
Communiqué officiel du MNR :

« Bruno Mégret, président du MNR, a lu avec inquiétude la presse algérienne qui affirme que la loi sur l’immigration en débat au parlement ne s’appliquera pas aux ressortissants algériens. Ceux-ci seraient en effet soumis aux dispositions de l’accord bilatéral franco-algérien qui dispose d’une force juridique supérieure aux textes législatifs.

Dans la mesure où la France est liée par des accords bilatéraux avec la plupart de ses anciennes colonies qui sont par ailleurs les principaux pays d’émigration, Bruno Mégret pose la question au Ministre de l’identité : « Votre projet de loi concernera-t-il les Algériens et si la réponse est négative, aux ressortissants de quels pays s’appliquera-t-il ?
 »
 


Allocutions devant l'ambassade de Belgique, pour condamner la répression de la manifestation contre l'islamisation à Bruxelles
 


26.09.2007

Carrefour établit un partenariat avec un éditeur-diffuseur islamiste
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Scoop de l'Observatoire 

 

On était déjà habitué aux rayons hallal, dont l’existence n’a pas à être remise en cause dans une société libre. A l’occasion du Ramadan 2007, Carrefour franchi le Rubicon et dispose des étagères de livres islamiques estampillés Albouraq, nom d’une des plus grandes maisons d’édition (libanaise) francophone, qui édite mais aussi diffuse les grands classiques de la charia sunnite. La photo prise au carrefour de Rosny-sous-bois, montre des bacs estampillés du logo de l’éditeur.6a7ef8896f7f94173759880d6d372e08.jpg

 La filiale française de Albouraq possède un comptoir de vente en face de l’Institut du Monde Arabe, « la librairie de l’Orient », et un site Internet de vente en ligne.

 

Le service achat de Carrefour ainsi que les directeurs de magasins ne sont pas censés être des spécialistes du droit islamique, et nous pardonnons leur ignorance. En revanche, il est critiquable de ne pas trouver de pareils stands lors des fêtes chrétiennes…et  l’on s’échinera à trouver le moindre appel au meurtre dans le Magistère, le Nouveau Testament ou les textes de Sainte Thérèse d’Avila…

 

Le catalogue de Albouraq lui regorge de traductions des principaux  traités de droit islamique ou des recueils « authentiques » (Sâhih)de hadiths (deuxième source de la loi islamique) appelants pèle mêle à tuer les apostats, les chanoines prosélytes et à combattre les infidèles. Parce que l’Islam, c’est certes le Ramadan (dont l’étymologie vient de « cendres »…le mercredi du même nom précédent le jeûne chrétien) mais c’est surtout la violence gratuite.

Des preuves ? Les voici :


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Dans Les 40 hadith (lien Albouraq) du jurisconsulte Nawâwi (1233-1277), édité en langue française par Albouraq, on trouve les passages suivants :
  
(La traduction que nous présentons ici est celle de Mohammed Tahar, éditée aux Deux Océans. Cette traduction a été choisie par l'Institut du Monde Arabe, référence NAW 242.11 de la bibliothèque.)                                                                                                                                                                     
Hadith 8

D'après Ibnou Omar (que Dieu soit satisfait de lui et de son père), l'Envoyé de Dieu, salla Allah u alihi wa sallam, (à lui, bénédiction et salut) a dit:

«Il m'a été ordonné de combattre les hommes jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'est d'autre divinité qu'Allah, et que Mohammed est Son Envoyé, qu'ils accomplissent la prière rituelle, qu'ils acquittent la Zekâa. S'ils exécutent ces choses, ils seront, à mon égard, garantis quant à leurs personnes et à leurs richesses, à moins qu'ils ne transgressent (ouvertement) la loi de l'Islâm, mais Dieu règlera le compte de leurs (intentions vraies).

Hadith 14

Selon Abôu Masoûd (que Dieu soit satisfait de lui), l'Envoyé de Dieu, salla Allah u alihi wa sallam, (à lui, bénédiction et salut) a dit:

«Il n'est pas licite de faire couler le sang du musulman, sauf s'il s'agit d'un des trois coupables que voici: le fornicateur dont le mariage a été consommé, le meurtrier qui subira le sort de sa victime, et l'apostat qui se sépare de la communauté musulmane».  

Hadith 17

 Selon Aboû Yala Chaddâd ben Aoûs (que Dieu soit satisfait de lui), l'Envoyé de Dieu, salla Allah u alihi wa sallam, (à lui, bénédiction et salut), a dit:

«Certes, Allah a prescrit de pratiquer le bien en toutes choses. Lors donc que vous tuez, tuez bien. Lors donc que vous égorgez, égorgez bien. Que chacun de vous aiguise son couteau et traite bien sa victime». 

Le traducteur, Mohammed Tahar (la version de Albouraq diffère légèrement sur la forme) précise dans une note liminaire :

 

" Dans les cas d'exécution (décapitation par le sabre), le bourreau est tenu d'avoir une lame parfaitement aiguisée. L'application de la peine capitale en vertu d'une Loi révélée doit s'accompagner de dignité et de respect pour l'être humain (sic), pour qui, si il est croyant, le bien le plus cher n'est certes pas la vie de ce monde."

 

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    Autre ouvrage édité par Albouraq, Al-Muwatta’ de l’Imam Malik (lien Albouraq), qui donna son nom à l’école juridique malékite, ultra-majoritaire et officielle en Algérie et au Maroc. Voici la présentation de l’ouvrage par l’éditeur :

   « Le Muwatta' est incontestablement l'un des premiers -si ce n'est le premier- livres islamiques écrits. L'appellation « Muwatta' » dérive du verbe « Watta » : aplanir, niveler, mettre à niveau etc., signifiant que l'Imam fit des efforts énormes pour faire une synthèse concrète et brève de l'essentiel de l'enseignement traditionnel relatif à la pratique quotidienne de l'Islam. Ainsi on peut donner à cette eeuvre le titre explicatif de Synthèse
pratique de l'enseignement islamique. »

Et maintenant, voici quelques exemples du contenu de la « Synthèse
pratique de l'enseignement islamique. ».
La traduction provient de l'édition Albouraq :

Livre 21, « le combat dans la voie de Dieu ».

(982) 10- « Tu verras des gens qui se sont consacrés à Dieu (les moines reclus), laisse-les et celui à qui ils se sont consacrés. Tu verras des gens qui se sont rasés le sommet de la tête (en référence à la tonsure de moines prosélytes), abats-les en les frappant le sommet de leur tête »

Le point 18, « Le jugement fait au sujet de l’apostat (al-murtadd) », a le mérite de la clarté. Extrait :

(1444) 15- Zayd Ibn Aslam a rapporté que l’envoyé de Dieu a dit : « celui qui est un apostat, coupez sa tête »

Mâlik commente « Ce que nous pensons, et Dieu est le plus informé, au sujet de ceux qui ont apostasié sont à assommer, ceux qui renient l’islam et se convertissent à une autre religion tels les athées et leurs similaires, ceux-ci le déclarant, on les assomme aussi »

  Tel est le contenu, non exhaustif, de deux livres édités et vendus par Albouraq, parmi des dizaines d’autres références, dont les ouvrages du Cheik Ibn Tammyia. Ayant vécu au 14 ème siècle, ce Cheik est l’inspirateur direct du fondateur du wahhabisme, Al-Wahhab…et un des théologiens préféré de Al-Qaeda.

Tous ces livres fondamentaux de l'islam sunnite, diffusés librement en France dans des centaines de librairies, à commencer par celle de l'Institut du Monde Arabe, sont décortiqués dans l'étude "L'islamisation de la France", éditions Godefroy de Bouillon, décembre 2006.

   Les clients de l’enseigne de supermarché sauront tirer quelques conclusions de cette collaboration. N'attendons évidemment rien de la République française...

Observatoire de l’islamisation, septembre 2007. 

Le fils de Dalil Boubaker embauché par Brice Hortefeux

    Sami Boubaker, fils du recteur de la Grande Mosquée de Paris, vient d’être nommé à l’Agence nationale d’accueil des étrangers et des migrations, qui dépend statutairement du ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale Brice Hortefeux.

 
Combattre l' islamophobie : la nouvelle mission des institutions mondialistes
   
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    La librairie en ligne du Conseil de l’Europe vend l’ ouvrage « L'islamophobie et ses conséquences pour les jeunes (2005) », qui sert d’outil de défense pour le Collectif contre l'Islamophobie en France, qui vient de donner une interview au site Saphirnews.fr. Ce mouvement se sent également conforté par le rapporteur spécial de l'ONU sur le racisme, Doudou Diène, qui dénonce la montée de l'Islamophobie en Europe dans un rapport. Comme si l’ONU et le Conseil de l’Europe n’y suffisaient pas, l’OSCE organise les 9 et 10 octobre à Cordoue (quel beau symbole) une conférence qui se penchera sur « les racines de l’intolérance envers les musulmans, ses conséquences et le rôle des médias ».

 

   Attendons nous dans quelques mois, à ce qu’un comité de réflexion ad hoc soit créé par la République française pour  combattre cette irrationnelle « peur de l’islam ». J’avais déjà évoqué l’existence d’un lexique secret interne à la Commission européenne, créé afin que les fonctionnaires veillent à ne « pas faire d’amalgame » entre Islam et islamisme, dont le contenu est révélé dans l’étude « L’islamisation de la France », chapitre XVIII.

Joachim Véliocas, septembre 2007.


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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 17:03

(AFP) Entre 25.000 et 28.000 Irakiens réfugiés en Syrie sont rentrés dans leur pays depuis la mi-septembre, indique une étude du Croissant rouge irakien.

"Avec l'amélioration de la sécurité à Bagdad et dans d'autres provinces, un nombre significatif de réfugiés sont rentrés dans leur pays de la mi-septembre à octobre", explique ce rapport.

"Des centaines de familles sont arrivées quotidiennement, par la route et par avion. Ce flot de retour a néanmoins baissé en novembre", précise le texte.

Le Croissant rouge estime au total qu'entre 25.000 et 28.000 personnes sont rentrées de Syrie depuis le 15 septembre, selon ce rapport.


BREAKING - le gouvernement irakien annonce que le mois de novembre affiche le bilan de victimes civiles le plus bas depuis le printemps 2006


La grande majorité de ces réfugiés de retour d'exil --entre 19.000 et 21.500-- sont revenus dans la capitale. Plus de 6.000 autres se sont installés en province.

Il s'agit de la première estimation de source indépendante du nombre de réfugiés irakiens qui ont mis fin à leur exil depuis la fin de l'été.

Le gouvernement irakien affirme depuis plusieurs semaines faire face à un flot de réfugiés rentrant chez eux et encourage leur retour à la faveur de l'amélioration des conditions de sécurité.

Les autorités estiment leur nombre à environ 60.000, venus essentiellement de Syrie et dans une moindre mesure de Jordanie. Fin novembre, 3.500 familles avaient bénéficié d'une prime au retour de 800 dollars allouée par le gouvernement, et 6.000 autres familles sont en cours d'inscription.

drzz 

C’est soit l’Islam, soit la démocratie

C’est vrai. Le Monsieur (Abu Bakr Bashir, entre autres leader spirituel actuel de  la communauté islamique indonésienne) a raison: si on veut croire que Dieu a fait l’effort de donner à l’humanité un livre parfait transcrivant Sa pensée et Ses instructions, il ne reste qu’à obéir et à imiter. Et c’est ainsi que les Musulmans les plus assidus, et donc les plus puissants là où tout le monde est censé vouloir croire que Dieu a fait cet effort, ont toujours passé le plus clair de leur temps à obéir au dieu du Coran et à imiter les actes du prophète.

Bon, il y a eu un petit contretemps après la faillite de l’Islam conquérant (contre les Lumières), quelques siècles plus tôt, mais dès que des Musulmans en ont eu les moyens, les islamistes parmi eux (donc ceux qui croient en ce dieu et en ce prophète ou qui font semblant d’y croire parce que cela leur donne un puissant ascendant sur ceux qui y croient ou font semblant d’y croire parce que c’est plus sûr à partir d’une certaine densité de mosquées au mètre carré) ont ravivé la flamme noire de l’obéissance aveugle.

Le vieil homme dit aussi que les partis politiques islamiques commettent une erreur en misant sur la démocratie:

La démocratie est contraire à l’Islam, car elle priorise la souveraineté du peuple, alors que l’Islam priorise la volonté de Dieu.

C’est l’évidence. Mais quelle est la volonté du dieu islamique? Pour la trouver, telle qu’elle est censée être contenue dans les textes sacrés islamiques, imaginons que nous réunissions une demi-douzaine de collèges dont les membres sauraient le Coran par coeur ainsi que les principales sources de la tradition du prophète (c’est-à-dire au strict minimum les collections de Bukhari, Muslim, Abu-Dawud et Malik) et que nous les laissions débattre séparément pendant quelques décennies. Nous aurions ainsi sans doute, dans les consensus de ces collèges (que les Musulmans appellent les madhahib, car, oui, ce grand travail de dépouillement a déjà eu lieu), la substantifique moëlle de la volonté islamique, ce que la très vaste majorité des croyants tireront forcément d’une lecture à la fois sérieuse et crédule de ces textes, ou ce que les juristes et les puissants y trouveront fatalement.

Les Musulmans font ce travail. Et cela d’autant plus que leur religion est présente et pratiquée (chaque Musulman pratiquant doit lire le Coran entier pendant le Ramadan, par exemple, et réciter la première sourate au moins 17 fois par jour). Le monde a-t-il vraiment besoin de cela? Je ne crois pas.


Un Juif comme les islamistes les aiment

La TV iranienne donne une tribune (vidéo, texte) à un Juif autrichien (né à New York), qui affirme (sur sa bonne foi) que le projet sioniste vise à détruire la foi en Dieu dans le monde entier et que tous les croyants (ceux du Hamas par exemple, avec qui il entretient aussi d’excellentes relations) devraient combattre le sionisme.

Les sionistes (les mécréants qui ont établi un minuscule, unique et épouvantable État démocratique dans une région dévouée sinon au despotisme) auraient en fait dirigé le troisième Reich afin d’opprimer les Juifs (donc des croyants en un certain dieu unique) pour réaliser leur projet, lequel repose sur la foi en la mission de détruire la croyance en Dieu dans le monde entier. Ils auraient ensuite créé le mythe de la Shoah avec l’aide de Hollywood, afin de justifier leur vision des choses. Mais heureusement, l’Iran est là et le régime israélien n’en a plus pour longtemps.


Un mouton rouge et noir qui bêle pour des sous

En plus de prendre les lecteurs en général pour des ruminants peu éclairés, les individus qui ont joué la carte honteuse du mouton noir, carte qui a lamentablement échoué aux élections fédérales, insistent, signent et demandent qu’on les paie pour ça.

Le Courrier, c’est aussi ces gens qui tentaient récemment de faire croire à leurs lecteurs, avec l’aide de statistiques obsolètes et de quelques égarés, que l’extrême-droite est un danger croissant en Suisse, alors que les chiffres actuels, qu’ils devaient connaître, indiquent bien que les actes d’extrémisme violent, en Suisse, comme ceux du mois passé à Berne, sont en très large majorité des phénomènes de gauche, et dont la croissance monte en flèche.

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 21:16
Pourquoi l’appel aux croisades?

[chapitre 10 complet (sans encadrés), pp. 121-132 - merci à Jonathan qui a fait le gros du boulot — Pistache]

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Selon le journaliste Amin Maalouf (dans Les Croisades vues par les arabes), le sac de Jérusalem par les croisés en 1099 représente « le point de départ de l’hostilité millénaire entre l’Islam et l’Occident ».[1] L’intellectuel et apologiste de l’Islam John Esposito développe cette notion : il reproche aux croisades (« de prétendues guerres saintes ») d’avoir, d’une manière générale, entravé une civilisation pluraliste : « Cinq siècles de coexistence pacifique s’écoulèrent avant que des événements politiques et l’intervention d’un pape impérialiste ne viennent initier plusieurs siècles de prétendues guerres saintes opposant la Chrétienté à l’Islam qui laissèrent un climat de malentendu et de méfiance perdurant jusqu’à nos jours. »[2]

Maalouf ne semble pas vouloir envisager que cette « hostilité millénaire » ait pu commencer avec la menace voilée du prophète Mohamed à l’encontre de ses voisins non musulmans, émise 450 ans avant que les croisés n’entrent dans Jérusalem: « Adoptez l’Islam et vous serez saufs. »[3] Il n’aborde pas non plus la possibilité que les Musulmans aient pu susciter cette « hostilité millénaire » par la conquête de territoires chrétiens – deux tiers de ce qui avait été jusque là le monde chrétien – des siècles avant les croisades. Les « cinq siècles de coexistence pacifique » d’Esposito sont illustrés selon lui par la conquête de Jérusalem en 638 au cours de laquelle « les églises et la population chrétiennes ne furent pas agressées. »[4] Il omet de mentionner le sermon de Noël de Sophronius en 634 qui dénonçait « la sauvage, barbare et sanglante épée » musulmane et à quel point cette épée avait rendu la vie des Chrétiens difficile.[5]

Mythe PC : Les croisades furent une attaque non provoquée de l’Europe contre le monde musulman

Faux. La conquête de Jérusalem en l’an 638 marqua le début de plusieurs siècles d’agression musulmane et d’aggravation des persécutions à l’encontre des Chrétiens de Terre Sainte. Quelques exemples : au début du VIIIe siècle, soixante pèlerins chrétiens d’Amorium furent crucifiés ; à la même époque, le gouverneur musulman de Césarée captura et exécuta un groupe de pèlerins en provenance d’Iconium sous prétexte d’espionnage (à l’exception de quelques-uns qui se convertirent à l’Islam) ; menaçant de piller l’église de la Résurrection, les Musulmans exigèrent de l’argent des pèlerins. Plus tard au VIIIe siècle, un chef musulman interdit toute exhibition de la croix dans Jérusalem. Il augmenta l’impôt religieux (jizya) à la charge des Chrétiens et interdit à ces mêmes Chrétiens d’enseigner la religion chrétienne, même à leurs propres enfants.

La soumission par la force et la violence devint la règle pour les Chrétiens vivant en Terre Sainte. En l’an 772, le calife al-Mansur ordonna que les mains des Chrétiens et des Juifs soient marquées d’un signe distinctif. Les conversions au Christianisme furent traitées de manière particulièrement brutale. En l’an 789, les Musulmans décapitèrent un moine musulman qui s’était convertit au Christianisme et saccagèrent le monastère de Saint Théodose à Bethléem, tuant plusieurs autres moines. D’autres monastères de la région subirent le même sort. Au début du IXe siècle, les persécutions s’intensifièrent à tel point qu’un grand nombre de Chrétiens s’enfuirent vers Constantinople et d’autres villes chrétiennes. En l’an 923, de nouvelles persécutions conduisirent à la destruction d’églises et, en l’an 937, pendant le dimanche des Rameaux à Jérusalem, les Musulmans pillèrent et détruisirent les églises du Calvaire et de la Résurrection.[7]

En réponse aux persécutions subies par les Chrétiens, les Byzantins passèrent d’une politique défensive à une politique offensive vis-à-vis des Musulmans, tenant de reconquérir certains de leurs territoires perdus. Dans les années 960, le général Nicéphore Phokas (futur empereur byzantin) entreprit une série de campagnes militaires victorieuses contre les Musulmans. Il reprit la Crête, la Cilicie, Chypre et même certaines parties de la Syrie. En 969, il reconquit l’antique cité chrétienne d’Antioche. Les Byzantins étendirent leur campagne en Syrie dans les années 970.[8]

Selon la théologie musulmane, tout territoire ayant appartenu au Domaine de l`Islam lui appartient à jamais, et les musulmans doivent entrer en guerre pour en récupérer le contrôle. En 974, ayant essuyé une série de défaites contre les Byzantins, le calife Abbasside (sunnite) de Bagdad déclara le jihad. Celui-ci faisait suite à une série de jihads annuels initiée par Saif al-Dawla, chef chiite de la dynastie Hamdanide à Alep entre 944 et 967. Saif al-Dawla appelait les musulmans à lutter contre les Byzantins sous prétexte que ces derniers s’emparaient de territoires appartenant au Domaine de l’Islam. Cet appel fut si populaire qu’il motiva des guerriers musulmans provenant de régions aussi lointaines que l’Asie Centrale à se joindre au jihad.[9]

Mais ce jihad fut compromis par les clivages entre Sunnites et Chiites et, en 1001, l’empereur byzantin Basile II conclut une trêve de dix ans avec le calife Fatimide (chiite).[10]

Basile apprit cependant bientôt à ses dépens que de telles trêves sont illusoires. En 1004, le sixième calife Fatimide, Abu’Ali al-Mansur al-Hakim (985-1021) se retourna violemment contre la foi de sa mère et de ses oncles chrétiens (dont deux étaient des patriarches) et organisa la destruction d’églises, l’incendie de croix et la saisie des biens de l’église. Il s’en prit également aux juifs avec la même férocité. En l’espace de dix ans, 30 000 églises furent détruites et d’innombrables Chrétiens se convertirent à l’Islam pour sauver leur vie. En 1009, al-Hakim ordonna le plus spectaculaire de ses méfaits antichrétiens : la destruction de l’église du Saint Sépulcre à Jérusalem, ainsi que de plusieurs autres (dont l’église de la Résurrection). L’église du Saint Sépulcre, reconstruite par les Byzantins au VIIe siècle après avoir été incendiée par les Perses, marque l’endroit où la tradition situe le tombeau du Christ ; elle servit aussi de modèle pour la mosquée Al-Aqsa. Al-Hakim ordonna que le tombeau qu’elle abritait soit excavé jusqu’à la roche. Il contraignit les Chrétiens à porter une lourde croix au cou (et, pour les juifs, de pesants morceaux de bois en forme de veau). Il accumula ce type de décrets humiliants [envers les non-Musulmans] jusqu’à imposer le choix entre la conversion à l’Islam ou l’exil.[11]

Finalement, ce calife fantasque modéra sa persécution des non-Musulmans et restitua même une large part des biens saisis à l’Église.[12] Une des raisons du changement d’attitude d’al-Hakim fut probablement sa prise de distance progressive avec l’orthodoxie islamique. En 1021, il disparut dans des circonstances mystérieuses ; certains de ses partisans le déclarèrent d’essence divine et fondèrent une secte basée sur le mystère de sa disparition et sur d’autres enseignements ésotériques émanant d’un religieux musulman, Muhammad ibn Isma’il al-Darazi (qui donna son nom à la secte druze).[13] Grâce au revirement d’al-Hakim, dont la nouvelle politique fut maintenue après sa mort, il fut permis aux Byzantins de reconstruire l’église du Saint Sépulcre en 1027.[14]

Néanmoins, la situation des Chrétiens était précaire et les pèlerins restaient menacés. En 1056, les Musulmans expulsèrent 300 chrétiens de Jérusalem et interdirent aux Chrétiens d’Europe de pénétrer dans l’église du Saint Sépulcre.[15] Lorsque les Turcs seldjoukides, des fanatiques forcenés, descendirent sur la région depuis l’Asie Centrale, ils y insufflèrent une nouvelle ferveur islamique, rendant la vie de plus en plus difficile à la fois pour les Chrétiens de Jérusalem et pour les pèlerins étrangers (qu’ils empêchèrent de poursuivre leur voyage). Après qu’ils eurent écrasé les forces byzantines à Manzikert en 1071 et fait prisonnier l’empereur Romain IV Diogène, l’Asie Mineure toute entière s’ouvrait à eux ; leur avance devint pratiquement irrésistible. En 1076, ils conquirent la Syrie ; en 1077, Jérusalem. L’émir seldjoukide Atsiz bin Uwaq promit d’épargner les habitants de Jérusalem, mais une fois que ses hommes eurent pénétré dans la ville, ils tuèrent trois mille personnes.[16] La même année, les Seldjoukides établirent le sultanat de Rum (Rome, en référence à la Nouvelle Rome, Constantinople) à Nicée, dangereusement proche de Constantinople elle-même. De là, ils continuèrent à menacer les Byzantins et à harceler les Chrétiens de leurs nouveaux domaines.

L’empire chrétien de Byzance, qui avant les guerres de conquête de l’Islam avait régné sur de vastes territoires comprenant le sud de l’Italie, l’Afrique du nord, le Moyen-Orient et l’Arabie, se trouvait réduit à un peu plus que la Grèce. Il semblait sur le point de mourir de la main des Seldjoukides. L’Église de Constantinople considérait les papes comme schismatiques, et se querellait avec eux depuis des siècles ; mais le nouvel empereur Alexis I Comnène (1081-1118) ravala sa fierté et appela à l’aide. Et c’est ainsi que prit naissance la première Croisade : en réponse à l’appel à l’aide de l’empereur byzantin.

Mythe PC : Les croisades constituent une première manifestation de l’impérialisme prédateur de l’Occident

Impérialisme prédateur ? Pas vraiment. Le Pape Urbain II, qui appela à la première croisade lors du concile de Clermont en 1095, ne réclamait qu’une action défensive – qui tardait depuis trop longtemps. Comme il l’expliqua, il lança cet appel parce que, sans action défensive, les Turcs et les forces musulmanes « porteraient leurs ravages plus avant ». Après avoir exhorté ses fidèles à rester en paix les uns avec les autres, il tourna leur attention vers l’Orient :

« Il est urgent, en effet, que vous vous hâtiez de marcher au secours de vos frères qui habitent en Orient, et ont grand besoin de l’aide que vous leur avez, tant de fois déjà, promise hautement. Les Turcs et les Arabes se sont précipités sur eux, ainsi que plusieurs d’entre vous l’ont certainement entendu raconter, et ont envahi les frontières de la Romanie [l’Empire byzantin], jusqu’à cet endroit de la mer Méditerranée, qu’on appelle le bras de Saint-Georges, étendant de plus en plus leurs conquêtes sur les terres des Chrétiens. Sept fois déjà ils ont vaincu ceux-ci dans des batailles, en ont pris ou tué grand nombre, ont renversé de fond en comble les églises, et ravagé tout le pays soumis à la domination chrétienne. Si vous souffrez qu’ils commettent quelque temps encore et impunément de pareils excès, ils porteront leurs ravages plus loin, et écraseront une foule de fidèles serviteurs de Dieu.C’est pourquoi je vous avertis et vous conjure, non en mon nom, mais au nom du Seigneur, vous les hérauts du Christ, d’engager par de fréquentes proclamations les Francs de tout rang, gens de pied et chevaliers, pauvres et riches, à s’empresser de secourir les adorateurs Christ, pendant qu’il en est encore temps, et de chasser loin des régions soumises à notre foi la race impie des dévastateurs. Cela, je le dis à ceux de vous qui sont présents ici, je vais le mander aux absents; mais c’est le Christ qui l’ordonne. »[17]

Soulignons que le pape ne dit pas un mot sur la conversion ou la conquête. Un appel à « chasser loin des régions soumises à notre foi la race impie des dévastateurs » résonne durement selon les standards d’aujourd’hui ; cependant, il ne s’agissait pas d’une exhortation au génocide, mais plutôt d’extirper la domination islamique de terres qui avaient appartenu aux Chrétiens. Un chroniqueur rapporte qu’Urbain prononça ces mots au début de son discours : « (…) Nous voulons vous faire connaître quelle cause douloureuse nous a amené dans vos pays, comment nous y avons été attirés par le péril qui vous menace, vous et tous les fidèles. (…). »

Des confins de Jérusalem et de la ville de Constantinople nous sont parvenus de tristes récits : souvent déjà nos oreilles en avaient été frappées; des peuples du royaume des Persans, nation maudite, nation entièrement étrangère à Dieu, race qui n’a point confié son esprit au Seigneur, a envahi en ces contrées les terres des chrétiens, les a dévastées par le fer, le pillage, l’incendie, a emmené une partie d’entre eux captifs dans son pays, en a mis d’autres misérablement à mort, a renversé de fond en comble les églises de Dieu, ou les a fait servir aux cérémonies de son culte; ces hommes renversent les autels après les avoir souillés de leurs impuretés. (…) Ils ont démembré l’empire grec, et en ont soumis à leur domination un espace qu’on ne pourrait traverser en deux mois de voyage. (…) Cette cité royale, située au milieu du monde, maintenant tenue captive par ses ennemis, est réduite en la servitude de nations ignorantes de la loi de Dieu; elle vous demande donc et souhaite sa délivrance, et ne cesse de vous implorer pour que vous veniez à son secours. C’est de vous surtout qu’elle attend de l’aide, parce qu’ainsi que nous vous l’avons dit Dieu vous a accordé, par-dessus toutes les nations, l’insigne gloire des armes: prenez donc cette route, en rémission de vos péchés, et partez assurés de la gloire impérissable qui vous attend dans le royaume des cieux.[26]

L’appel du pape évoqua la destruction de l’église du Saint Sépulcre par les Musulmans: « Soyez touchés surtout en faveur du saint sépulcre de Jésus-Christ, notre sauveur, possédé par des peuples immondes, et des saints lieux qu’ils déshonorent et souillent avec irrévérence de leurs impuretés. »[27]Les croisades prirent la forme de pèlerinages : les Chrétiens d’Europe se mirent en route motivés par des raisons religieuses et avec l’intention de se défendre si leur parcours était entravé ou s’ils étaient attaqués. Beaucoup prononcèrent leurs vœux. Surtout au début, un grand nombre de non-soldats se mirent en route vers la Terre Sainte – et la plupart des participants à cette « Croisade populaire » furent massacrés sans cérémonie par les Turcs en Asie Mineure occidentale en août 1096.

Mythe PC : Les croisades étaient motivées par l’appât du gain

Il est évident que les croisés n’étaient pas tous animés d’intentions parfaitement pures. Nombre d’entre eux ne se montrèrent pas à la hauteur des grands idéaux des pèlerins chrétiens à plusieurs égards. Mais le dogme politiquement correct qui consiste à dépeindre les croisades comme des entreprises non provoquées et impérialistes contre une population musulmane paisible est historiquement faux et procède plutôt d’une aversion pour la civilisation occidentale que d’une recherche historique sincère.

Le pape Urbain n’a jamais considéré les croisades comme une occasion de s’enrichir. Il décréta que les terres reprises aux Musulmans seraient rendues à Alexis Comnène et à l’Empire Byzantin. Le pape voyait dans les croisades un sacrifice et non une opération profitable.[28]

En fait, la participation à une croisade était une aventure ruineuse. Les croisés vendaient leurs biens pour financer ce long voyage jusqu’en Terre Sainte, tout en sachant qu’ils n’en reviendraient peut-être pas.

Pour prendre un exemple typique de croisé, Godefroi de Bouillon, duc de Basse-Lorraine, l’un des plus importants seigneurs européens qui prirent la Croix (comme on désignait alors le fait de se joindre à la croisade), vendit plusieurs de ses propriétés pour financer son voyage. Mais il avait la ferme intention de revenir dans ses terres plutôt que de s’installer au Moyen-Orient, puisqu’il ne céda ni son titre, ni la totalité de ses biens.[29]

De récentes études de documents des croisés révèlent que la grande majorité d’entre eux n’étaient pas des « cadets » cherchant fortune au Moyen-Orient. La plupart, à l’image de Godefroi, étaient des seigneurs régnant sur leur propre domaine, des hommes qui avaient tout à perdre.[30] Incontestablement, certains croisés s’enrichirent après la première croisade. Foucher de Chartres écrit : « Ceux qui étaient pauvres là-bas, ici Dieu les a rendus riches. Ceux qui n’avaient là-bas que quelques pièces possèdent ici force besants ; et ceux qui n’avaient pas même un toit, ici, par la grâce de Dieu, possèdent toute une cité. »[31] Mais la plupart de ceux qui revinrent en Europe n’y ramenèrent aucun bien matériel pour prix de leurs efforts.

Mythe PC : Les croisades furent lancées pour convertir de force les Musulmans au Christianisme

À entendre certains aficionados de la rectitude politique, les croisés envahirent le Moyen-Orient l’épée à la main et pourfendirent tous les « infidèles » qu’ils rencontrèrent, à l’exception de ceux qu’ils forcèrent à se convertir au christianisme. Mais cette version criarde des faits n’est qu’une fiction servant des objectifs politiques. Aucune des transcriptions des discours du pape Urbain au concile de Clermont ne mentionne quelque injonction que ce soit à convertir les Musulmans. La seule préoccupation du pape était de défendre les pèlerins chrétiens et de reprendre les terres chrétiennes. Ce n’est que plus d’un siècle après la première croisade que des Chrétiens européens tentèrent de convertir les Musulmans au christianisme de manière concertée, lorsque les Franciscains commencèrent à faire œuvre de missionnaires parmi les Musulmans vivant sur des terres en mains chrétiennes. Cet effort demeura cependant très infructueux.

Là où les croisés furent victorieux et établirent des royaumes et des principautés au Moyen-Orient, ils laissèrent généralement les Musulmans de leurs domaines vivre en paix, pratiquer leur religion, bâtir des mosquées et des écoles, et maintenir leurs propres tribunaux religieux. Certains ont comparé leur statut à celui réservé aux dhimmis vivant en terre d’Islam, qui conservaient une certaine autonomie mais étaient soumis à de lourds impôts et à d’autres restrictions. Il est probable que les croisés adoptèrent certaines des lois relatives à la dhimmitude déjà en place, mais jamais ils ne soumirent les Juifs ou les Musulmans à des codes vestimentaires. Juifs et Musulmans n’eurent ainsi pas subir de discriminations et de harcèlements quotidiens,[32] comme c’était la règle sous l’administration musulmane. La différence fondamentale réside dans le fait que la dhimma ne fit jamais partie des lois et doctrines chrétiennes, alors quelle fait partie intégrante de l’Islam.

En outre, le Musulman espagnol Ibn Jubayr (1145-1217), qui traversa la Méditerranée au début des années 1180 pour se rendre à La Mecque, découvrit que les Musulmans placés sous domination chrétienne vivaient mieux que dans les territoires islamiques, à tel point que les Musulmans eux-mêmes préféraient vivre sur les terres des croisés :

« Au départ de Tibnin (près de Tyr), nous traversâmes un écheveau continu de fermes et villages situés sur des terres bien cultivées. Tous les habitants étaient musulmans, mais ils vivaient à l’aise avec les Franj [Francs, ou croisés] – que Dieu les préservent de la tentation ! Ils possèdent leurs habitations et leurs biens sont respectés. Toutes les régions contrôlées par les Franj en Syrie sont soumises à ce système : propriétés foncières, villages et fermes sont restés aux mains des Musulmans. Maintenant, le doute s’empare du cœur de beaucoup de ces hommes quand ils comparent leur condition à celle de leurs frères vivant en territoire musulman. En effet, ces derniers doivent subir l’injustice de leurs coreligionnaires, alors que les Franj agissent avec équité. »[33]

Autant pour la controverse selon laquelle les croisés ne furent que des barbares qui s’attaquèrent à une civilisation largement supérieure.

* * *

1. Amin Maalouf, Les Croisades vues par les Arabes, Lattès, 1986
2. John Esposito, Islam: The Straight Path, troisième édition, Oxford: Oxford University Press, 1998, 58.
3. Bukhari, vol. 4, livre 56, no 2941.
4. Esposito, op. cité, 58.
5. Cité par Bat Ye’or, Les chrétientés d’orient entre jihad et dhimmitude (VIIe - XXe siècle), Éd. Le Cerf , 1991
7. Moshe Gil, A History of Palestine, 634-1099, Cambridge: Cambridge University Press, 1992, 473-76. À son crédit, on peut signaler que le calife al-Muqtadir fit reconstruire les églises démolies lors des persécutions de 923.
8. Steven Runciman, Histoire des croisades, Éd. Dagorno, 1998
9. Carole Hillenbrand, The Crusades: Islamic Perspectives, Oxford: Routledge, 2000, 101.
10. S. Runciman, op. cité.
11. M. Gil, op. cité, 376.
12. S. Runciman, op. cité ; Hillenbrand, op. cité, 16-17; Jonathan Riley-Smith, Les Croisades, Pygmalion, 1999
13. Bernard Lewis, Les Assassins, Éd. Complexe, 2001
14. S. Runciman, op. cité.
15. Ibid., 49.
16. M. Gil, op. cité, 412.
17. Version de Foucher de Chartres. Traduction prise dans Duc de Castrie, La conquête de la Terre sainte par les croisés, Paris, Albin, 1973, pp. 209-210. http://www.callisto.si.usherb.ca/~croisade/Clermont.htm
26. Version de Robert le Moine. Traduction prélevée dans Duc de Castries, La conquête de la Terre sainte par les croisés, Paris, Albin Michel, 1973, pp. 195-199., http://www.callisto.si.usherb.ca/~croisade/Clermont.htm
27. Ibid.
28. Ibid.
29. Thomas Madden, Croisades, Sélection du Reader’s Digest, 2005
30. Ibid.
31. Foucher de Chartres, Historia Hierosolymitana
32. Jonathan Riley-Smith, The Oxford Illustrated History of the Crusades, Oxford: Oxford University Press, 1995, 116.
33. Maalouf, op. cité

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L'éternel retour du djihad

Toutes les lois, divines ou pas, contiennent des injonctions violentes. Seules les lois des pays démocratiques les plus civilisés ne prévoient que des peines dont les âmes sensibles n'ont jamais vraiment à s'émouvoir. Mais celles de l'Islam possèdent des particularités qui les rendent extrêmement dangereuses.

Source divine

Toutes les lois islamiques sont censées provenir plus ou moins directement du Dieu créateur. Certes, toutes les lois, même occidentales, se réclament de Dieu à un moment ou un autre de leur histoire. Mais celles de l'islam sont les plus proches de Dieu qui soient: elles proviennent de la parole même de Dieu et sont donc extrêmement difficiles à adapter, voire impossible lorsqu'elles sont parfaitement claires. Dans certains cas, en effet, l'interprétation est permise, mais uniquement sur des points prêtant à interprétation et dans la mesure où ce processus d'adaptation (ijtihad), en ce moment interrompu, pourrait être repris. Mais les éléments qui posent problème – tels que les ordres de tuer les infidèles – n'ont pas à être interprétés: ils sont présents en langage clair, comme autant d'injonctions divines. À cela s'ajoute l'ordre, divin également (III:7), de ne considérer comme obligatoires et licites que les versets du Coran dont le sens est parfaitement clair. Les versets prêtant à équivoque sont en effet décrits comme étant volontairement impossible à comprendre, outre pour Dieu lui-même, afin de perdre les égarés.

Message clair

Les lois les plus agressives de l'islam – tuer, mutiler, exclure les non-Musulmans – sont des ordres directs on ne peut plus clairs et maintes fois répétés dans l'ouvrage central des Musulmans, le Coran.
L'Islam porte en son cœur même un effort de prosélytisme ultime. Le nombre de versets du Coran consacrés à cet effort, au châtiment des non-Musulmans, à l'exhortation des fidèles à répandre la religion islamique au prix de leur vie (avec à la clé les meilleures places du paradis islamique) et l'insistance quasiment obsessionnelle des psalmodies coraniques sur ce point, tout ceci renforcé encore par la bonne compréhension de la principale sourate coranique, la première, rendent impossible toute adaptation au seul niveau de l'interprétation juridique. En effet, quiconque lit le texte se sent porté par un ordre direct de Dieu à répandre l'islam dans le monde. Aucune interprétation ne pourra changer cela. Un Islam qui serait tolérant à cet égard ne serait tout simplement plus l'Islam des textes, du Coran, de la parole divine révélée par Mahomet, et devrait entrer en concurrence avec celui-ci. Pour supprimer le djihad, il faudrait donc un autre Coran, dont la force de conviction soit au moins comparable à celle du Coran de Mahomet.

Ni clergé ni repères

Si l'Islam avait une Église, un pape, l'on pourrait rêver de convaincre ses responsables de prononcer un aggiornamento. Si peu probable que cela puisse être compte tenu du contenu du message coranique, encore une fois résolument centré sur la nécessité, à tout prix de répandre l'islam, le projet sera tout de même envisageable. Certains en parlent, d'ailleurs, en considérant les mollahs chiites iraniens comme l'amorce d'un tel clergé. Mais les chiites sont censés constituer 10 à 15% seulement des Musulmans. C'est trop peu. De plus,
leurs rites les autorisent à mentir pour répandre l'Islam, si bien qu'une réforme pro-occidentale de leur part manquerait totalement de crédibilité. En outre, rien n'indique que l'expérience iranienne ne se dirige dans cette direction, au contraire. Ainsi, chaque Musulman, en tant qu'individu, se sent le soldat de Dieu, se sent légitimé, dès lors qu'il prie beaucoup et qu'il approfondit l'étude de sa religion, à tuer, à mutiler, à dominer ses semblables. La couche de culture, qu'elle provienne d'une nation dominée ou non par l'Islam, disparaît alors très vite devant cet appel de la foi, l'appel au djihad. Et aucune autorité morale terrestre ne peut concurrencer cela.

Confirmation historique

L'Islam est à la base une religion conquérante. Son prophète a mené des dizaines de campagnes militaires. En fait, dès qu'il eut réuni un nombre respectable d'adeptes, il consacra tout son temps à la guerre (9 campagnes par an en moyenne). Et ce ne sont pas là des interprétations discutables. Les apologistes de l'Islam veulent voir dans ces affrontements autant de légendaires victoires accompagnées par des cortèges d'anges,
tandis qu'un examen plus objectif laisse entrevoir d'horribles boucheries et brigandages sans la moindre trace d'honneur, mais personne ne nie les activités militaires de l'Islam des premières années. C'est impossible, toutes les sources originales en tirent gloire. Certes, les discussions sur les guerres islamiques s'embrouillent très vite sur la question des responsabilités, du premier outrage. Mais aucun Musulman ne saurait contester la soif de violence dont l'Islam a fait preuve sur de quelconques bases historiques – la contestation ne porte jamais que sur des questions de justification. Et, en dernier recours, Dieu est toujours là pour trancher. De préférence à la nuque.

Absence de contestation

Jamais un Musulman n'a contesté le message central de l'Islam – le djihad – de manière ouverte et efficace sans en mourir très vite. Mais il est permis de faire croire qu'on le souhaiterait. Les soi-disant modérés modernes sont le plus souvent des hommes habiles, de fins psychologues, qui cherchent à tromper les Occidentaux peu habitués à ce genre de ruses en les payant de mots. Mais aucun d'entre eux ne contestent le contenu du Coran, jamais – au mieux, ils le nient ou évoquent de fallacieux espoirs d'interprétation – après, plus tard. Or c'est dans le Coran que se trouve la motivation essentielle à tuer, mutiler, dominer «l'autre». Et que vaut la parole d'un menteur habile, pour un Musulman, contre celle de Dieu révélée dans le Coran? Rien.

Inanité fondamentale

Si l'Islam était une vraie religion, avec une vraie culture, de vraies valeurs d'écoute et de médiation, une philosophie respectant et aimant l'humanité telle qu'en elle-même, une éthique évoluée, nous pourrions considérer les oppositions à sa progression comme autant de manifestations de simple intolérance.
Mais l'Islam, au fond, n'est qu'un crime. Et l'Islam revient toujours au crime de ses origines. Ainsi, rien ne permet d'espérer qu'une société islamique pourra jamais produire une cohabitation harmonieuse entre les êtres, même nous devions être tous des Musulmans un jour. Le monde n'a aucun avenir avec l'Islam, si ce n'est le chaos et la barbarie. À moins bien sûr qu'un calife parfait et éternel ne descende du ciel.

Aggravation récente

Tout cela pourrait encore être considéré comme négligeable si l'incitation à la haine et à la destruction véhiculée par les écritures coraniques n'était plus qu'un mauvais souvenir, que seuls quelques rares fanatiques rallument de manière ponctuelle, sporadique, désorganisée, isolée.
Mais l'Islam grandit, et avec lui le terrorisme, la rancœur, la haine, les violences de son message central. Comment pourrait-il en être autrement? Depuis 1400 ans, le message de Mahomet – haïr les Juifs, mépriser les Chrétiens, islamiser le monde, châtier sans pitié tous les infidèles, au nom du Dieu le plus grand (Allahou Akbar) – est resté intact. Ce message est l'arme parfaite du crime lui-même. Celui qui le lit y trouve une motivation et une justification ultimes à terroriser le monde et ceux à qui ce message ne plaît pas ne bénéficient pas, par définition, d'une motivation suffisante, si ce n'est par la vigueur alors du moins toujours par la durée, pour s'opposer aux premiers. Dans un contexte de guerre, les Musulmans convaincus partent donc gagnants, et nombre de ceux qui comprennent cela préfèrent les laisser dominer. Il en a toujours été ainsi. C'est là la meilleure matérialisation, la plus achevée, du combat entre le crime et la vertu. Ainsi, dès lors que l'Islam grandit, peut importe par quel moyen, son noyau dur grandit avec lui et son influence aussi. Et le crime s'installe. Et c'est ainsi que le monde islamique croît, regorgeant de jeunes gens à l'âme polluée et à l'avenir tronqué, fascinés par ce crime ultime que leur religion leur livre sur un plateau de faux argent: le djihad.

Point de non retour
Aujourd'hui, il semble qu'il ne sera plus possible de simplement rafistoler le problème que pose l'Islam. Il faudra le résoudre ou en mourir. La dernière idéologie aussi potentiellement (et réellement) meurtrière, le communisme, pouvait être contenue, jusqu'à l'effondrement qui révéla ses chimères, car elle s'accrochait encore à certains territoires matériels. Mais l'Islam a moins encore de frontières physiques. Il voyage presque uniquement par les âmes, les convictions, l'information. Et rien ne se répand aussi aisément que l'information, aujourd'hui. Ainsi, si nous autres, les gens de notre temps, sommes dignes de notre avenir, nous allons sans doute avoir l'occasion de le prouver. Comme dans ce combat éternel où se rêvent les chevaliers de tous les âges, il s'agit de confondre le crime en révélant l'illusion qui lui sert de corps visible. Alors, il disparaîtra. Et le souvenir pourra nous protéger de son retour.

Il faut faire toute la lumière sur l'Islam, sinon ses ténèbres pourraient bien nous étouffer tous, cette fois.

Alain Jean-Mairet


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Aujourd’hui comme hier : Jihadistes Sans Frontières

Page 128 du P.I.G.
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Comme ils l’ont fait à travers l’histoire, les guerriers musulmans parcourent de longues distances afin de participer aux jihads contemporains. Dans les années 90, les Balkans sont devenus une destination prisée par les vétérans des jihads d’Afghanistan et de Tchétchénie. Un important commandant jihadiste en Bosnie, Abu Abdel Aziz, explique qu’il s’y rendit après avoir rencontré plusieurs autorités islamiques en Arabie Saoudite.

«Elles soutiennent toutes», dit-il, « la position religieuse selon laquelle ‹le combat en Bosnie est un combat pour faire régner le Verbe d’Allah et protéger la vertu des musulmans›. C’est parce qu’Allah dit (en son Livre Saint), ‹s’ils vous demandent secours, eu égard à la religion, à vous de les secourir› (VIII:72). C’est donc notre devoir (religieux) que de défendre nos frères musulmans où qu’ils se trouvent, dès lors qu’ils sont persécutés parce qu’ils sont musulmans et non pour une autre raison.» (1)

Avant, pendant, et après la guerre de 2003 en Irak, les jihadistes ont afflué dans ce pays en provenance du monde entier – y compris de quelques endroits inattendus ; un haut fonctionnaire de la sécurité allemande remarquait fin 2003 que «depuis la fin de la guerre, il y a eu un grand mouvement de personnes motivées par l’extrémisme islamique depuis l’Allemagne et le reste de l’Europe vers l’Irak.»(2)

(1) Tawfiq Tabib, “Interview with Sheikh al-Mujahideen Abu Abdel Aziz,” Al-Sirat Al-Mustaqeem (Le droit chemin), août 1994; peut être lu sur http://www.seprin.com/laden/barbaros.html

(2) Stephen Graham, “Muslim Militants From Europe Drawn to Iraq,” Associated Press, 3 novembre 2003.

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Aujourd’hui comme hier : Des défenseurs de l’Islam ?

Page 127 du P.I.G.
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Dans la loi islamique, le jihad est obligatoire à chaque fois qu’un territoire musulman est agressé : «Quand des non-musulmans envahissent un pays musulman ou s’en approchent, le jihad est une obligation personnelle incombant aux habitants de ce pays, qui doivent repousser les non-musulmans par tous les moyens à leur disposition.»(1)

On trouve des appels au jihad tout au long de l’histoire de l’Islam. Lorsque le chef hamdanide Sayf al-Dawla conduisait des campagnes jihadistes annuelles contre les Byzantins au milieu du X° siècle, les musulmans venaient de loin pour y participer; et ce parce que, selon leur vision des choses, les Byzantins menaient des guerres agressives pour s’emparer de terres musulmanes. Plus tard, pendant la première croisade, un poète exhortait ainsi les musulmans à réagir : «N’avez-vous pas un engagement envers Allah et l’Islam, et ne devez-vous donc pas défendre les hommes, jeunes et vieux ? Répondez à [l’exhortation d’]Allah ! Maudits soyez-vous ! Réagissez !»(2) Le vénérable juriste islamique Ibn Taymiyya (Taqi al-Din Ahmad Ibn Taymiyya, 1263-1328), le plus apprécié des jihadistes contemporains, envisageait le jihad comme un absolu : «Si l’ennemi veut attaquer des musulmans, le repousser devient alors un devoir pour tout ceux subissant l’attaque, et pour les autres qui doivent les y aider.»(3)

Voici quelques autres exemples d’appels au jihad datant de ces cent dernières années : En 1914, le calife ottoman Sultan Mehmet V émit une fatwa [édit religieux] appelant au jihad au début de la première guerre mondiale ; en 2003, un groupe jihadiste Tchétchène proclamait : «Lorsque l’ennemi pénètre dans un territoire, une ville ou un village où vivent des musulmans, alors tous sont obligés de faire la guerre.»(4) En 2003, le Centre Islamique pour la Recherche de l’université d’Al-Azhar, au Caire, publia cette déclaration: «La logique et la religion islamique veulent que si l’ennemi procède à des raids sur la terre des Musulmans, le djihad devienne un commandement pour chacun, pour chaque Musulman, homme ou femme, car notre nation islamique est alors sujette à une nouvelle invasion de croisade prenant pour cible la terre, l’honneur, la croyance et la patrie.»(5) Et enfin, Cheik Omar Bakri Muhammad, l’imam jihadiste notoire basé à Londres jusqu’il y a peu, affirmait fin 2002 le devoir de jihad «lorsque l’ennemi entre en territoire musulman, comme en Palestine, en Tchétchénie, au Kosovo ou au Cachemire (…) [pour] tous les musulmans qui peuvent accéder au lieu de l’agression. (…) Les musulmans, partout dans le monde, auront l’obligation, depuis le premier jour de conflit, de soutenir ceux qui se battent, soutien qui peut être verbal, physique ou financier…»(6)

(1) Cf. ‘Umdat al-Salik o9.10;
(2) Cité par Carole Hillenbrand, “The Crusades - Islamic perspectives”, Routledge, 2000, p.71
(3) Ibn Taymiyya, “The Religious and Moral Doctrine of jihad,” in Rudolph Peters, jihad in Classical and Modern Islam: A Reader (Princeton, NJ: Markus Wiener Publishers, 1996), 53.
(4) Peut être trouvé via http://kavkazcenter.com/eng/content/2003/11/26/2028.shtml , 26 Novembre 2003
(5) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI),
ck ” Le djihad contre les Etats-Unis : les fatwas contradictoires d’Al-Azhar,” Dépêche Spéciale N° 480, 16 mars 2003. http://memri.org/bin/french/opener.cgi?Page=archives&ID=SP48003
(6) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), “Un guide islamiste: ‘pas de djihad universel sans califat’,” Dépêche Spéciale N° 435, 30 octobre 2002. http://memri.org/bin/french/opener.cgi?Page=archives&ID=SP43502

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 16:35
Al Qaida se sert de la propagande médiatique et de l’activisme cybernétique pour construire des réseaux terroristes transnationaux.

Jean-Pierre Filiu

Le 15 octobre 2006, un porte-parole masqué d'Al Qaida a, sur une vidéo largement diffusée sur la « toile », annoncé l'établissement d'un « Etat islamique d'Irak ». Il a surtout appelé tous les moujahidines, les chefs tribaux et les oulémas à prêter allégeance à un nouveau calife, Abou Omar al Baghdadi.

C'est bien la première fois dans l'histoire tourmentée de l'Islam, riche en révolutions de palais, en querelles dynastiques et en épopées messianiques qu'un calife est proclamé… sur internet. Les diktats d'Al Qaida pour l'Irak et ses communiqués de victoire sont depuis retransmis par une cyber-télévision, « La voix du califat », sous-titrée en anglais. Rien ne saurait mieux illustrer à la fois l'importance de l'internet pour le jihad global et la modernité technologique de ce type de subversion.

Oussama Ben Laden a compris très tôt l'importance de la propagande médiatique dans la construction de son image militante et dans la mobilisation de réseaux transnationaux. Il a magnifié son seul et tardif affrontement avec l'Armée rouge en Afghanistan, à Jaji en mai 1987, dans un enregistrement vidéo de 52 minutes, largement diffusé dans le Golfe. Agé d'à peine 30 ans, l'activiste saoudien, qui avait longtemps préféré le confort du Pakistan au jihad direct contre l'occupation, parvenait ainsi à se construire un prestige contestable de chef de guerre. A cette époque, le « bureau des services », la structure mise en place par Ben Laden et son mentor Abdallah Azzam, recrutait des « volontaires » dans le monde entier, au cours de soirées animées par des projections de films comparables au documentaire réalisé à Jaji. C'est ainsi que se répandit le mythe d'une internationale du jihad en Afghanistan, internationale dont Ben Laden, par la grâce de la propagande médiatique sur Jaji, était la référence militante. Quant au « bureau des services », il constitua la « base de données » d'un réseau transfrontalier et extrémiste, qui permit en 1996 l'émergence d'une organisation appelée tout simplement « la base », en arabe Al Qaida.


Première organisation dédiée au jihad global, Al Qaida va de 1996 à 2001 transformer progressivement l'Afghanistan de ses alliés talibans en un véritable Jihadistan, territoire voué à l'exportation d'une subversion terroriste planétaire. Durant ces cinq années de consolidation du sanctuaire afghan, Al Qaida diffuse plutôt sa propagande par le biais de cassettes vidéo,

dont la reproduction et la circulation sont assurées par un réseau mondial de fidèles. Les hauts faits des commandos jihadistes y sont mis en scène, en Afghanistan, mais aussi en Tchétchénie, où le saoudien Khattab, de son vrai nom Samir Suwailem, qui valorise grandement le « jihad médiatique ». L'obsession de toute cette production documentaire, d'une qualité technique plutôt médiocre,est de renverser l'image de l'ennemi « impie »,

présenté comme lâche et faible, face aux combattants toujours en initiative d'un jihad triomphant. Ces enregistrements, sur fond de musique martiale, assènent également en boucle des messages politiques d'une redoutable simplicité. L'été 2001 voit ainsi la diffusion par Al Qaida d'un documentaire-pamphlet, charge ultra-violente contre les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, et véritable préparation du terrain médiatique au 11 septembre 2001.

C'est par la transmission aux chaînes satellitaires arabes d'entretiens pré-enregistrés qu'Al Qaida s'emploie ensuite à occuper le champ médiatique. Les images de Ben Laden, menaçant l'Amérique le 7 octobre 2001, lors du déclenchement de l'offensive occidentale en Afghanistan, sont dans toutes les mémoires. Sur les parois de son repaire montagnard, le chef d'Al Qaida a posé sa kalachnikov fétiche, qu'il dit avoir saisie sur le corps d'un général soviétique tué à Jaji 14 ans plus tôt. Ben Laden est flanqué de son adjoint égyptien Ayman al Zawahiri, l'idéologue implacable de l'organisation, le théoricien de la frappe de « l'ennemi lointain » (les USA) pour mieux déstabiliser « l'ennemi proche » (les régimes arabes « infidèles »), ainsi que de Soleimane Abou Gheith, le porte-parole koweïtien d'Al Qaida. L'organisation prendra ainsi l'habitude d'acheminer, par des circuits complexes, des cassettes de ses dirigeants, remises à Doha ou à Dubai aux rédactions des chaînes pan-arabes. La dramatisation de ces apparitions comme de ces silences contribue grandement à l'aura d'Al Qaida et à la dissuasion terroriste de son immanence théâtralisée.

Mais la destruction du sanctuaire taliban et la dispersion des cadres de l'organisation amènent un transfert décisif des activités de propagande vers l'internet. La structure de la « toile » s'apparente de surcroît au mode de fonctionnement en réseaux d'Al Qaida, avec un « noyau dur » sur-protégé, au besoin par cryptage, et des filières plus ou moins ouvertes, depuis les forums jihadistes de débat et de recrutement jusqu'aux sites de vulgarisation des manuels terroristes. La grande plasticité de l'organisation se confirme dans sa capacité à contourner les interdictions et autres pièges informatiques placés à son encontre. Une véritable cyberguérilla se déroule dans les limbes d'internet, avec piratages et contre-piratages, « mouchards » et dispositifs d'information ou d'auto-destruction. Des sites jihadistes sont ainsi détournés vers un contenu pornographique, tandis que les sympathisants d'Al Qaida se vantent d'avoir saturé des sites américains d'images de GI's tombés en Irak.

L'image “http://img509.imageshack.us/img509/4056/boukakut1.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.


Cette image fournie le 10 mai 2007 par IntelCenter montre un photogramme d'une vidéo diffusée par Al Jazeera le 8 mai 2007, rendue publique par Al Qaida. Elle montre les témoignages des trois terroristes des attentats-suicide du 11 avril, qui ont fait plus de 30 morts et de 220 blessés à Alger. La bande vidéo comprend également des images de la préparation des voitures piégées dont on présume qu'elles ont été utilisées lors de l'attentat, ainsi qu'une déclaration du chef présumé de la branche d'Al Qaida au nord de l'Afrique, au cours de laquelle il appelle ses adeptes à s'unir à la « guerre entre les infidèles et les croyants ». L'authenticité de la bande vidéo n'a pas pu être prouvée. Le texte en arabe dit : « Des témoignages de martyrs ». / AFP

Le ‘jihad’ médiatique

 

Le cyberjihad ne prend en effet son véritable essor qu'après l'invasion américaine de l'Irak. L'émergence confuse et désordonnée de dizaines de groupes armés, en lutte contre les USA, trouve son pendant sur internet, où une compétition sérieuse oppose les différentes factions pour s'affirmer les unes par rapport aux autres. Le jordanien Ahmed Fadil al Khalayla, connu sous son nom de guerre de Al Zarqaoui, prône alors la diffusion la plus large de la violence la plus extrême et la plus obscène. Il joint le geste à la parole en décapitant lui-même, en mai 2004, l'otage américain Nicholas Berg. Les images du supplice, d'abord diffusées sur une chaîne de télévision arabe, le sont ensuite et largement sur internet. Le débat est vif entre Al Zarqaoui et Al Zawahiri, qui craint l'impact négatif de telles horreurs, avant de se raviser. Al Qaida se lance alors dans la production de véritables snuff movies du jihad, basés sur des massacres et des exécutions bien réels.

Al Qaida constitue une « brigade du jihad médiatique » qui met en ligne des centaines de films exaltant ses faits d'armes en Irak, mais aussi en Arabie, en Tchétchénie ou en Afghanistan. Des courts ou moyens métrages côtoient de véritables « clips » du jihad, dont des « compilations » sont mises sur le marché virtuel. Pour des supports plus soignés, un site domicilié aux USA offre même des tarifs « promotionnels », où les derniers enregistrements d’Al Zawahiri sont livrés gracieusement en format DVD pour l'acquisition de trois sélections « choc » en provenance d'Irak, ainsi que du testament posthume d'un des kamikazes du 11-S. Mais la « star » incontestée du cyberjihad est Juba, le franc-tireur mythique de l'Armée islamique en Irak (AII), un groupe concurrent d'Al Qaida. C'est au bout de la lunette de son fusil de précision que Juba enregistre les images de ses victimes, entre autres américaines. Et les « clips » de ces GI's abattus dans les rues de Bagdad se retrouvent maintenant… sur Youtube !


Raisons pour le surinvestissement dans le ‘cyberjihad

 

Al Qaida investit aujourd'hui sur l'internet une part importante de ses ressources matérielles et de son énergie militante. « La voix du jihad», la tribune cybernétique de l'organisation, vient de reprendre sa diffusion, après une interruption de 20 mois, et les émissions en ligne de la branche iraquienne d'Al Qaida, « La voix du califat », sont assez régulières depuis l'automne dernier. Al Qaida dispose même d'une société de production audio-visuelle, Al Sahab, qui réalise et met en ligne documentaires, interviews et « clips » mortifères. A ce surinvestissement dans le cyberjihad, trois motivations principales peuvent être trouvées :

    l Al Qaida cherche sur la « toile » à compenser sa faiblesse objective sur le terrain militant. Organisation aux moyens limités, Al Qaida implante son jihad global dans des zones de crise, où un jihad national est déjà bien enraciné, et les priorités territoriales de ce jihad nationaliste entrent toujours en contradic tion avec les ambitions « exportatrices » du jihad global. J'ai décrit dans Les frontières du jihad comment ce conflit des jihads a éclaté en Afghanistan comme au Cachemire ou en Tchétchénie. Mais c'est en Irak que la tension est aujourd'hui la plus vive entre les tenants du jihad nationaliste, dont la cible principa le est l'armée américaine, et Al Qaida, qui déchaîne depuis 2003 son terrorisme anti-chiite. Al Zarqaoui, très contesté par le jihad national durant l'hiver 2005-2006, s'est alors mis en scène comme « émir du jihad » sur internet et a constitué une coalition en trompe-l'œil, le Conseil consultatif des moujahidines, pour masquer l'isolement d'Al Qaida. Le successeur de Al Zarqaoui à la tête d'Al Qaida en Irak, l'égyptien Abou Hamza al Mouhajer, vient de mena cer les chaînes satellitaires arabes, les accusant de ne pas donner assez d'écho à l'action d'Al Qaida en Irak. Alors que cette organisation ne représente pas plus de 10 % de l'activité armée en Irak, la saturation par l'internet permet de nourrir l'illusion d'une hégémonie d'Al Qaida sur le jihad en Irak.

    l Cette même illusion sur la puissance réelle d'Al Qaida est entretenue par internet à l'échelle planétaire. Alors que les communiqués émanent sans doute d'un seul « centre » militant, la diffusion en écho de déclarations du mollah Omar en Afghanistan, de la branche saoudienne d'Al Qaida ou de jihadistes algériens, accrédite l'image d'un jihad global et intégré. Le grand idéologue Ayman al Zawahiri dramatise cette posture en s'exprimant longuement et violemment sur toutes les causes de l'Islam, depuis le Maroc jusqu'aux Philippines, afin d'exagérer l'impact généralement marginal d'Al Qaida sur ces différents théâtres.

    l Enfin et surtout, la « toile » est pour le jihad global le vecteur privilégié de diffusion d'une vulgate homicide, qui réduit 14 siècles de tradition islamique à une poignée de citations, assénées en boucle et hors de leur contexte. Alors que le jihad a toujours représenté dans le droit islamique une « obligation collective » (fard kifaya), Al Qaida martèle sur internet qu'il s'agit d'une « obligation individuelle » (fard 'ayn) et incite chacun de ses « cyber-militants » à passer à l'acte terroriste, ici et maintenant. Le travail de sape mené par Al Qaida contre les fondamentaux de l'Islam est considérable et appelle une étude approfondie, du fait de ses multiples implications dogmatiques, sécuritaires et sociales.

Le cyberjihad a malheureusement de beaux jours devant lui. Cette menace en pleine expansion ne peut pas être neutralisée de manière univoque. Il convient en tout cas de déchiffrer les codes de ce cyberjihad pour en mesurer raisonnablement l'impact. Car l'activisme cybernétique d'Al Qaida vise souvent à camoufler sa vulnérabilité physique face au jihad nationaliste.


Jean-Pierre Filiu, professeur associé à l'Institut d'études politiques
de Paris. Auteur de Mitterrand et la Palestine (Fayard, 2005) et de Les
frontières du jihad (Fayard, 2006).

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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 03:38

par Terrorisme.net

 

 

Si les sites d'Al Qaïda ont pour langue l'arabe, certains de leurs fervents sympathisants semblent plus à l'aise en français. Depuis quelques mois, les sites jihadistes en langues occidentales semblent se multiplier, indice de l'attrait de thèses radicales parmi un public (plutôt jeune) des communautés musulmanes installées en Occident. Le site francophone Ansaar.info contient un abondant matériel islamique radical, sous l'effigie du Sheikh Oussama ben Laden, pour lequel les animateurs du site ne cachent pas leur admiration. Les liens vers les dernières publications d'Al Qaïda y sont fournis. Petite visite guidée d'un site qui ne cache pas ses opinions.

Le 8 octobre 2004, un membre du forum d'Ansaar.info utilisant le pseudonyme de Colonel salafi (sic) accompagné d'une photographie d'Ayman al-Zawahiri est fier de pouvoir annoncer la bonne nouvelle à ses camarades: "L'imam des Habaches s'est fait planter" (re-sic). Il fait référence à l'agression au couteau de la part d'un déséquilibré, dont a été victime le jour même l'imam du Centre islamique de Lausanne, qui appartient en effet au mouvement controversé des Habaches. Colonel salafi - on peut présumer qu'il n'a pas tout à fait atteint l'âge habituellement associé au grade dont son pseudonyme le pare... - affiche de petits "emoticons" (smileys) réjouis à la fin de son message. Pour toute réponse, Abou Aymane, superviseur du site, qui arbore pour sa part l'image d'un combattant masqué avec une mitraillette à la main, lance une aimable imprécation à l'intention des Habaches: "Qu'Allah leur envoie la peste ou le choléra!"

Bienvenue sur le site Ansaar.info, dont le forum affiche en bande de titre "Gloire et pureté à l'Islam!", sur fond de mitraillette. Le type de vocabulaire utilisé, les discussions, montrent vite que la plupart des habitués du forum ne vivent pas dans le monde arabe, mais surtout dans des banlieues de grandes villes francophones d'Europe. "Rien en français?", interroge une jeune fille aux inclinations jihadistes, déçue de ne trouver que des sites en arabe dans une longue liste de bonnes adresses recommandées aux admirateurs d'Oussama ben Laden et de ses pareils.

Il existe depuis longtemps des sites radicaux en français. Ainsi, La Voix des Opprimés a continué après le 11 septembre - malgré quelques difficultés - de donner des nouvelles des Talibans, de chanter les vertus du jihad et de se faire l'écho de théories complotistes. Au mois de septembre 2004, un forum jihadiste actif depuis trois mois a été fermé par son hébergeur suisse, à Lausanne. Cependant, Ansaar.info est probablement ce qui se rapproche le plus d'un site francophone de sympathisants d'Al Qaïda et a mis en ligne un matériel abondant. A télécharger sans retard pour les amateurs, sachant que l'espérance de vie de tels sites est toujours incertaine!

Une évaluation exige quelques remarques méthodologiques préalables. Tout d'abord, il est souvent malaisé de savoir exactement qui est derrière un site; dans certains cas, des sites au discours très radical peuvent aussi être des leurres, des provocations pour attirer et repérer des extrémistes potentiels - les soupçons ne manquent pas à l'égard de plusieurs sites connus, même si rien ne permet de penser à première vue que ce soit le cas de celui qui nous intéresse aujourd'hui.

Le nom de domaine Ansaar.info a été enregistré au mois de février 2004, par une personne qui se borne à s'identifier par les initiales A.R. et donne une adresse postale - certainement fausse, mais symboliquement bien choisie - à Al Quds (c'est-à-dire Jérusalem), Palestine.

Ensuite, le fait que le site proclame haut et fort ses sympathies pour Al Qaïda en particulier et pour les combattants du jihad en général ne signifie pas que ses auteurs soient nécessairement en lien avec de tels groupes. L'une des caractéristiques d'Internet est de permettre à des acteurs d'occuper une position dans l'espace virtuel de leur propre initiative, sans être mandatés ou autorisés par qui que ce soit, du moment qu'ils ont les compétences techniques pour produire un site bien fait - et il faut dire qu'Ansaar.info est techniquement assez réussi, ses auteurs ont probablement déjà une expérience préalable de création de sites ou ont bénéficié de l'aide d'une personne en ayant une. Alors que La Voix des Opprimés utilise le système de gestion de contenu PHP-Nuke, les créateurs d'Ansaar.info ont préféré choisir Mambo, un autre logiciel open source réputé, qui passe pour être d'utilisation relativement aisée: pas nécessaire d'être un programmeur de haut vol pour mettre sur pied un site, ni d'y investir beaucoup d'argent. (Pour le forum, c'est le système très répandu phpBB qui est utilisé.)

Voyons de plus près ce qu'offre le site, qui semble être devenu actif surtout depuis le début de l'été 2004 et est hébergé sur un serveur en Amérique du Nord. Le forum n'en est qu'une partie, même s'il se révèle particulièrement intéressant, parce qu'il permet de repérer des URL utiles à travers le monde et de prendre connaissance sur le vif de réactions et commentaires de sympathisants du jihad par rapport à des événements affectant le monde musulman. A côté du forum, Ansaar.info offre en effet une riche collection de textes que l'on ne trouve certes pas dans toutes les librairies, publiés par ses soins ou repris d'autres sites islamistes.

Ansaar.info met en ligne des publications originales ou traduites en français, comme ce traité classique du jihad global qu'est "Rejoindre la caravane", par Abdullah Azzam. (Comme celle-ci, toutes les images illustrant cet article proviennent du site Ansaar.info, qui ne pratique pas le copyright, celui-ci étant considéré comme étranger à l'islam.)La devise du site est empruntée au Sheikh Abdullah Azzam et a le mérite de la clarté: "Le jihad et le fusil, pas de négociation, pas de conférence, pas de dialogue." Les titres des nouvelles d'actualité sont dans la même ligne: " Violente explosion en Égypte: au moins 23 Juifs tués, Allahuuu Akbaaaar!!!!!" (8 octobre 2004); " Confirmation de l'exécution de l'otage britannique Ken Bigley, les croisés anglais sont ébranlés" (9 octobre 2004). Et puisque nous venons de citer Azzam, signalons que le site offre une traduction française intégrale du célèbre traité Rejoindre la caravane.

Les textes publiés par Ansaar.info ne proviennent pas tous des mêmes sources: les responsables utilisent volontiers tous les textes d'activistes islamiques allant dans le sens de leurs thèses. Ainsi, Ansaar.info a publié à la mi-septembre la traduction française d'un texte d'Al-Muhajiroun justifiant le terrorisme, que Terrorisme.net avait signalé et résumé au début du même mois: "Quiconque renie que le terrorisme fait partie de l'islam est mécréant".

La ligne suivie est donc sans équivoque: le superviseur du forum fait suivre chacun de ses messages du verset du Coran qui invite à "terroriser l'ennemi d'Allah et le vôtre" (Coran, 8:60). Dans un message mis en ligne sur le forum le 5 octobre, il s'explique:

"Comme l'a dit Shaikh al Moudjahid Oussama ben Laden, il y a le terrorisme béni celui des moudjahidins afin de rétablir la justice d'Allah et de se défendre contre l'agression des ennemis d'Allah et il y a le terrorisme maudit celui des mécréants à l'exemple, aujourd'hui, de celui des ennemis judéo-américains et ceux qui les suivent, et comme a dit Al 'Alamah Ashaikh Hamoud 'Oqlaa Ashu'aybi, rahmat Allah a'layh, et d'autres: "oui nous sommes des terroristes et le revendiquons" comme Allah nous l'a ordonné parmi les but de notre Jihaad est de terroriser l'ennemi d'Allah et le nôtre afin qu'ils cessent leur mal, sans cela ils continueront toujours, et ceci est une règle universelle que chacun emploie dans la guerre depuis tout temps; c'est gagner d'abord la bataille mentale d'abord notamment en mettant la frayeur dans le camp ennemi, car un ennemi défait mentalement est un ennemi mort sur le champ de bataille..."

L'ennemi n'est pas qu'extérieur: tant sur le site que sur le forum, une section est consacrée aux "sectes et groupes égarés" - parmi ceux-ci figurent notamment les Habaches ainsi que d'autres mouvement honnis par certains milieux musulmans. Mais Ansaar.info prend aussi d'autres cibles: sous l'éloquent titre Déviances et incohérences chez les prêcheurs de la décadence, Ansaar.info a publié à la mi-septembre un livre de 160 pages d'un certain El Mouwahhidoûn (téléchargeable sur le site au format PDF) pour une attaque en règle contre Tariq Ramadan, décidément pris pour cible de tous les côtés:

"Ils sont partout les nouveaux prédicateurs qui prônent les idées qui mènent à la perdition. Ils sont nombreux les candidats à l'imposture qui hier encore inconnus, se retrouvent on ne sait comment, hissés sur les devants de la scène de la Da'wa, alors que leur place est ailleurs. Ils sont nombreux ces usurpateurs qui sans Science émanant d'Allah, et surtout dépourvus de sa crainte se lancent dans les sermons et conférences, les colloques et les fatwas, alors qu'ils ne maîtrisent même pas les connaissances de base de l'Islam."

Qualifié de prêcheur "réformiste ou plutôt déformiste", Tariq Ramadan est dénoncé pour ses "hérésies soutenues et répétées", accusé de prêcher la démocratie et autres erreurs.

Surtout, du point de vue des thèmes intéressant les lecteurs de Terrorisme.net, Ansaar.info prête une attention soutenue à toutes les manifestations du jihad à travers le monde, de l'Indonésie à l'Algérie en passant par l'Irak. Les derniers attentats sont mentionnés sur le forum. Ansaar.info ne se borne pas à fournir des résumés de l'actualité: quand un nouveau numéro de Sawt Al Jihad, organe d'Al Qaïda, devient disponible, Ansaar.info s'empresse de fournir un lien auquel ceux qui se dépêcheront pourront le télécharger, avant que le lien provisoire ne fonctionne plus. Il fait de même quand il apprend la nouvelle URL du site du groupe de Zarqawi: "Empressez-vous inshaa'Allah vous y trouverez beaucoup de nouvelles vidéos mashaa'Allah!!!" Le site fournit aussi des liens vers des clips vidéo permettant de voir les exploits des combattants du jihad ainsi que vers différentes autres adresses sur lesquelles les lecteurs pourront trouver le matériel et les informations répondant à leurs attentes. Ansaar.info publie les photographies de combattants tombés en "martyrs" et s'extasie sur le sourire des cadavres, preuve de leur bonheur d'être allés jusqu'au bout de leur engagement "dans la voie d'Allah". Le site fait également de la publicité pour le livre de Malika, veuve de l'un des deux assassins de Massoud, Les Soldats de Lumière, dont Terrorisme.net avait publié un compte rendu au moment de sa parution.

Le forum est l'autre pan de l'activité d'Ansaar.info. A l'heure où sont écrites ces lignes, il compte une cinquantaine de membres inscrits, mais la plus grande partie est ouverte pour lecture aux visiteurs.

A vrai dire, même avec la ligne dure affichée par le site, le forum révèle que certaines actions embarrassent les visiteurs d'Ansaar.info: si les décapitations d'otages ou de "collaborateurs" des Américains recueillent l'approbation et sont saluées par de vigoureux "Allahu Akbaaar!" virtuels, avec liens vers les vidéos pour les amateurs d'égorgements, la prise d'otages et la tuerie de Beslan n'a eu aucun écho sur le site, jusqu'au moment où a pu être publié - sans commentaires, mais sans doute avec un certain soulagement pour les responsables du site - un communiqué des "commandants des moudjahidines tchétchènes et des ansaars en Tchétchénie condamnent le meurtre des enfants et des femmes sans défense, dans l'école de Beslan". Ce communiqué soutient que Bassaiev n'avait rien à voir dans l'opération, et le texte dans lequel il l'aurait revendiquée n'a donc jamais été mentionné sur le site.

De même, la libération des deux otages italiennes en Irak a été évoquée par Colonel salafi de façon approbatrice, sous le titre "Les innocents n'ont rien à craindre des mujahidin":

" Parce qu'en tant que militantes altermondialistes; elles étaient forcément contre la guerre en Irak. Parce qu'elles effectuaient un travail humanitaire. Et enfin, parce que ce sont des femmes. Je pense que leur libération est conforme aux lois de la guerre selon la shari'a et que la da'wa des mujahidin en Irak touchera encore plus de coeurs, insha Allah."

Certains visiteurs du forum, tout sympathiques qu'ils soient envers le jihad, ont aussi leurs réserves face à certains actes. Le 31 août, après l'exécution d'un groupe de Népalais, le participant utilisant le pseudonyme Zarkawiya - toujours très bien informé des dernières vidéos et plus récents communiqués -, publie la traduction française du communiqué de l'"organisation militaire de l'armée d'Ansaar Assounna" et des liens vers de sites sur lesquels il est possible d'obtenir la vidéo de l'exécution. Le communiqué est virulent:

"Et la guerre entre nous et ces peuples nadjass (impurs) est une compétition: c'est la sunna d'Allah dans Sa création. C'est pour cette raison et pour montrer le châtiment exemplaire dans l'ennemi d'Allah, gloire à Lui, que nous avons appliqué - par la grâce d'Allah - Sa sentence dans [sic] les 12 Népalais qui étaient venus de leurs pays tout en croyant être soutenus par leur dieu boudha, afin de faire la guerre aux musulmans dans ce pays en se mettant au service des juifs et des chrétiens, frères des singes et des cochons. Et pour finir, nous adressons ce message au gouvernement népalais et aux autres gouvernements de leur espèce, tous des queues à la botte des juifs et des chrétiens, que "Ce que vous avez vu est le sort de chaque agent, de chaque traître et de chaque espion. Alors rentrez chez vous en portant vos restes sur vous, avant qu'ils vous soient retournés dans des cercueils ! Ceci dit, s'il reste de vos cadvres impurs quelque chose"!"

Un membre du forum s'insurge contre cette exécution et explique (nous reproduisons le texte dans sa forme originale, sans y corriger les erreurs et fautes de frappe):

"Moi je pense que tuer ces gens de cette maniere profite beaucoup plus a l'ennemis que l'on imagine car il faut pas se le cacher elle sont pour le moins violente je dis pas qu'il ne faut pas tuer l'ennemis mais lorsque cet ennemis t'attaque pas des qu'il detenus prisonniers en plus de cette facon!! non moi je suis pas d'accord sur cette methode car s'il faut suivre le prophete paix sois sur lui je pense pas qu'il employer ces moyens avec les prisonniers qu'il detenait a l'epoque des croisades je suis septique vraiment sur ces methode que dieu protege tous les musulmans de cette planete."

La réponse du superviseur du forum est plutôt sèche:

"Tout d'abord, l'Islam ne s'établit pas avec des "je pense que", l'islam c'est l'istislam, la soumission et nous musulmans sommes des soumis à Allah swt. Alors pour désapprouver une chose c'est par le texte du Coran et de la Sunna uniquement.

"Maintenant il faudrait que tu lises un peu plus de livres de jurisprudence sur les règles du Jihad et que tu te renseignes sur le traitement des espions contre les musulmans dans le Jihad et sur la permissivité d'exécuter les prisonniers de guerre.

"Enfin si tu es aussi aveugle pour ne pas voir les résultats bénis des opérations des moudjahidins contre les croisés et ne pas voir comment ils sont désemparés et souhaiteraient trouver une issue pour sortir du pays et comment cette coalition contre les musulmans d'Irak s'est effritée et le nombre de pays qui ont reculé et se sont retirés pour ne plus participer à la colonisation de l'Irak, alors qu'Allah te rende la vue amîn."

Le 7 septembre 2004, un participant au forum d'Ansaar.info - inconscient ou provocateur? - demande si quelqu'un vivant en Europe peut, de sa propre initiative, aider les moujahidines en se livrant à une action "genre atentat contre une embassade ou kidnaping d'une personalité importante". Abdllatif, présenté comme l'imam du forum, ne fait rien pour détourner la question: le 20 septembre, il répond qu'il est du devoir des musulmans de faire la guerre aux pays eux-mêmes "pratiquement en guerre" contre les musulmans (Irak, Afghanistan...) et qu'il "est de l' obligation des musulmans de faire la guerre contre ces kouffars, de les tuer, de violer [sic] leurs biens, de frapper leurs ambassades." Nous voici prévenus...

Le forum est divisé en plusieurs sections, dont l'une réservée exclusivement aux femmes, accessible seulement avec permission. En effet, contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, le jihad n'est pas une affaire seulement masculine. Dans un message mis en ligne le 22 septembre 2004, le superviseur du forum expliquait à une participante la nature individuelle obligatoire (fard'ayn) du jihad défensif pour les femmes également:

"Concernant ce que peuvent faire les femmes en Jihad, il y a beaucoup de choses à faire, que celles qui sachent tenir les armes tiennent les armes, celles qui sachent soigner soignent les blessés de guerre, ou qu'elles soutiennent les femmes veuves de moudjahidins, ou aident à la fabrication des armes, qu'elles éduquent surtout leurs enfants en bon guerriers moudjahidins et valeureux, remplis de bravoure inshaa'Allah..."

Cela s'applique aux femmes aussi bien qu'aux hommes partout dans le monde: "au regard de la situation actuelle, le Jihad est généralisé presque partout, sur toutes les anciennes terres musulmanes et sur toutes les terres des agresseurs externes ennemis colons juifs ou chrétiens ou autres."

Message bien reçu: le 30 septembre, une nouvelle participante inscrite sur le forum se disait "assez tentée" par les sports de combat et demandait comment s'entraîner, notamment si des "sœurs" étaient prêtes à donner des cours? Quelques messages dans la section "Education parareligieuse" (sic!) lui ont fourni des adresses de sites utiles - jusqu'à un conseil assez inattendu d'essayer la pratique (chinoise) du Qi Gong comme premier pas avant les arts martiaux, intéressante illustration de l'interaction entre Islam et autres philosophies dans un contexte mondialisé...

En ce qui concerne la question de l'allégeance (bayat), elle doit être prêtée au Mollah Omar, chef de l'Emirat islamique d'Afghanistan. Il était à vrai dire assez courant, dans les milieux jihadistes suivant la ligne d'Al Qaïda, de voir ce rôle attribué au Mollah Omar avant l'occupation américaine de l'Afghanistan, transformant ainsi le régime taliban en guide d'un jihad global, mais il est intéressant de voir que ce point de vue semble persister au moins chez certains.

Si l'on considère le nombre de textes mis en ligne, les animateurs du site Ansaar.info y consacrent sans doute une bonne partie de leur temps, à supposer qu'ils s'en occupent à côté d'activités professionnelles. Sans doute le Web dévore-t-il l'énergie de plus d'un activiste, car Internet est vorace en temps, surtout pour ceux qui essaient d'y suivre les informations de sources diverses.

Car la plupart des participants au forum sont, comme tout le monde, contraints de surfer sur le Web pour essayer d'y trouver les informations qui peuvent les intéresser. Seul l'un d'entre eux - celui qui utilise le pseudonyme Zarkawiya - bénéficie peut-être de quelques accès ou de "bonnes relations" dans le milieu jihadiste (ou, le cas échéant, avec d'autres sources...): il sait toujours, en un temps record, où trouver le dernier communiqué et la dernière vidéo d'exécutions, ou encore où télécharger le dernier magazine en ligne d'Al Qaïda.

Trop occupés dans le cyberespace, les animateurs d'Ansaar.info ne se retrouveront donc probablement pas, demain, un fusil à la main. Vu le jeune âge de beaucoup de participants, plusieurs d'entre eux se modéreront certainement au fil des ans et des expériences. Mais un tel site soulève néanmoins un fois de plus la question de la contribution de textes diffusés par Internet à la radicalisation de lecteurs et, peut-être, à leur passage par la suite à des actions plus concrètes. Quand se développent sur une telle ligne ldéologique des sites en français et destinés à des utilisateurs dont le français est la première langue, l'on ne peut s'empêcher de se demander quelles en seront les conséquences? Cela en restera-t-il au niveau d'une virulence verbale juvénile ou, sur les quelque 150 participants actuellement inscrits au forum, certains franchiront-ils le pas et se retrouveront-ils, demain ou dans dix ans, impliqués dans des attentats ou autres opérations violentes?

La question se pose également de savoir si un tel site peut être une première étape dans le recrutement au sein d'organisations jihadistes? Certes, tout visiteur de bon sens devrait se méfier: comment savoir si le discours "pur et dur" ne cache pas, dans certains cas, des agents provocateurs ou des informateurs? Il est cependant peu probable que des jeunes qui brûlent de se joindre au jihad et visitent le forum d'Ansaar.info se posent de telles questions. En ce dimanche 10 octobre 2004, à 8h37, Abdallah, 18 ans, habitant Bruxelles, nouveau sur le forum, cherche des "frères" partageant ses convictions dans la même ville. A 10h35 déjà, Abu Azmi lui répond en disant qu'il réside lui aussi à Bruxelles. A 10h42, Abdallah lui envoie un message électronique privé. A 10h46, Abu Azmi confirme qu'il l'a reçu. Ainsi se tissent, sur des sites jihadistes, des liens qui sortent de l'espace virtuel.

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Déjà sous pression de l’armée américaine, la branche irakienne d’Al-Qaeda est aujourd’hui à couteaux tirés avec une grande partie de l’insurrection irakienne, à laquelle elle a essayé d’imposer par la force -mais sans succès- son hégémonie.

Longtemps ignorée, cette guerre de l’ombre a été révélée à partir de 2006 par les communiqués des deux camps publiés sur Internet.

La guérilla a initialement accueilli avec faveur le renfort d’Al-Qaeda contre l’occupation américaine, mais les tensions ont commencé à monter dès 2005. Le conflit était en fait inévitable, estiment des analystes.

«Al-Qaeda a un agenda anti-américain global et planétaire. Les insurgés sont liés à la cause nationaliste. Leurs objectifs ne sont tout simplement pas les mêmes», explique à l’AFP Vali Nasr, chercheur au Council of Foreign relations.

Le conflit est «inexpiable entre ces deux formes de jihad fatalement appelées à se combattre sur le terrain», souligne l’universitaire français Jean-Pierre Filiu.

La présence dans les rangs d’Al-Qaeda de nombreux jihadistes internationaux, venus en majorité du Moyen-Orient, est également très mal vécue par les rebelles irakiens qui ont «ressenti durement cette nouvelle forme d’occupation», selon M. Filiu.

Enfin, la propagande et l’omniprésence dans les médias d’Al-Qaeda, «qui ne pèse pas plus de 5 à 10% de l’activité anti-américaine», agacent les mouvements insurgés, dont les combattants sur le terrain «se voient ainsi voler le bénéfice de leurs actions».

L’explosion début 2006 des violences confessionnelles entre milices chiites et sunnites a temporairement retardé la rupture entre les deux camps. A la faveur de ces violences, plusieurs factions ont même été attirées dans l’orbite d’Al-Qaeda, comme Ansar al-Sunna.

Mais la plupart des groupes rebelles, comme la puissante «Armée islamique d’Irak», ont prudemment gardé leurs distances.

La création en octobre 2006 par les affiliés d’Oussama ben Laden d’un «État islamique en Irak», a relancé la guerre ouverte.

Avec à sa tête un mystérieux Omar al-Baghdadi, dont l’existence n’a jamais été prouvée, ce califat virtuel est en fait dirigé par l’Egyptien Abou Hamza al-Muhajir, plus connu sous le nom d’Abou Ayyoub al-Masri.

La proclamation de «l’État islamique en Irak» avait notamment pour but d’isoler les factions sunnites rivales, et sans aucun doute de dissimuler aux yeux des Irakiens l’emprise des combattants étrangers.

L’opération a tourné court, les principaux groupes rebelles ignorant cette auto-proclamation du califat, avant de le rejeter.

L’Armée islamique a mené la fronde, publiant en avril 2007 un communiqué retentissant qui dénonçait les «pratiques illégitimes» d’Al-Qaeda, ses violences et son «arrogance». Sur le terrain, des affrontements fratricides ont opposé les combattants des deux camps.

Cet antagonisme s’est traduit par la formation en mai 2007 d’une nouvelle coalition d’insurgés, le Front de la réforme et du jihad (RFJ).

Le FRJ regroupe aujourd’hui les principaux mouvements nationalistes de la guérilla, dont l’Armée islamique, l’Armée des moudjahidine, le Front de la résistance islamique (JAAMI) et le Hamas en Irak.

«Il s’agit là d’une fêlure sans précédent au sein de la résistance sunnite, qui a mis en porte-à-faux Al-Qaeda, sans cesse obligé de justifier l’usage des attentats suicide ou l’enrôlement de combattants étrangers», observe dans un récent rapport la NEFA Foundation, un think-thank américain.

Cette rupture «a causé des dommages irréversibles à la crédibilité et à la réputation d’Al-Qaeda en Irak», selon cette source.

Longtemps resté à distance de la bataille, Oussama ben Laden est intervenu le 22 octobre, reconnaissant des «erreurs» commises par ses hommes tout en appelant l’insurrection sunnite irakienne à «unifier» ses rangs.

Ce dernier message «est en fait un aveu angoissé de la perte de terrain et de crédibilité de son organisation en Irak», selon M. Filiu. Et rien à ce jour ne montre que ben Laden a été entendu.


Le commandant de l’Etat islamique d’Irak annonce de nouvelles attaques


Le 4 décembre 2007, le site islamiste alhesbah, hébergé pat NOC4Hosts Inc. en Floride, aux Etats-Unis, a mis en ligne un message audio du commandant Abu Omar Al-Baghdadi de l’Etat islamique d’Irak (ISI, organisation fondée par Al-Qaïda), produit par la société de médias Al-Furqan, qui appartient à l’organisation. Dans ce message, intitulé “Quant au rebut, il disparaît comme l’écume” (le Coran 13:17), Al-Baghdadi annonce une nouvelle attaque contre le Réveil, mouvement tribal soutenu par les Etats-Unis qui cherche à expulser Al-Qaïda d’Irak : (1)Dans la première partie de son message, Al-Baghdadi critique l’approche nationaliste des moudjahidine du Réveil, qui accepte les “incroyants” qui sont citoyens irakiens (c.-à-d. les chiites) et rejette les musulmans pieux qui ne sont pas citoyens irakiens (c.-à-d. les moudjahidine non irakiens affiliés à l’ISI). Il reproche au Réveil son programme politique qui fait primer le rapprochement entre Irakiens sur le djihad défensif qui est, selon lui, le devoir de chaque musulman en Irak aujourd’hui.

Al-Baghadi annonce ensuite la formation d’une force appelée les Brigades Al-Sadiq, dont la spécialité est de “tuer tous les apostats et les incroyants” ; celle-ci a déjà abattu quelques “apostats” impliqués dans le mouvement irakien du Réveil, tels que le chef de tribu Abu Al-Rishawi, de la province d’Al-Anbar. Il annonce en outre une nouvelle attaque contre le Réveil, devant durer jusqu’à la fin du 20 du mois de Muharram (dans à peu près deux mois).

Al-Baghdadi affirme que cette offensive, qui porte le nom du spécialiste des explosifs d’Al-Qaïda Abu ‘Omar Al-Kurdi (tué en 2006) prendra pour cible toute personne impliquée dans le mouvement irakien du Réveil :

“(…) J’appelle tous les moudjahidine en Irak qui regardent vers Allah et le monde futur (…), notamment les moudjahidine de l’Etat islamique d’Irak, à attaquer [le mouvement du Réveil] au moyen de trois [méthodes] recourant aux explosifs (…) : les grenades à main, les EEI (engins explosifs improvisés) (…) et les opérations martyres.

Ceux qui ont déjà décidé (…) de mener une opération martyre le feront pendant les jours [de l’offensive]. Si quelqu’un hésite encore (…), nous l’appelons (…) à se dépêcher [de perpétrer] une opération martyre, car celles-ci font le plus grand tort à nos ennemis et ont sur eux un impact décisif. Ainsi vous déchirerez [leurs] cœurs (…) et aurez raison de leur convoitise. Comme ils l’ont [eux-mêmes reconnu], ils sont incapables d’arrêter [un combattant] qui souhaite mourir pour Allah. Leurs services et autorités sont incapables de faire face à cette [menace]. Celui qui ne peut pas mener une attaque au moyen d’explosifs (…) devrait au moins abattre trois apostats au cours de l’offensive [par les moyens] de son choix (…)”

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