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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 16:34
Aujourd’hui comme hier : Gagner les cœurs et les esprits

Page 153 du P.I.G.
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Quand un funeste tsunami frappa le Sud-Est Asiatique en décembre 2004, le secrétaire d’état Colin Powell exprima l’espoir que l’aide apportée par les États-Unis aux pays touchés ferait refluer la marée de l’anti-américanisme dans le monde musulman.
Cependant, plus d’un an et demi avant la déclaration de Collin Powell, le mufti sud-africain Ebrahim Desai, imam de la rubrique «Posez vos questions à l’Imam» sur un site web musulman de questions et réponses, avait passé un message qui, s’il en avait eu connaissance, aurait sans doute diminué la confiance du Secrétaire d’Etat en l’effet produit par l’aide américaine. Interrogé sur la pertinence, pour un Musulman, de faire l’éloge de l’Occident pour avoir envoyé des troupes en Bosnie et condamné le massacre des Musulmans, la réponse de Desai fut brève : «Pour faire simple, on ne peut jamais faire confiance aux Kuffaar (infidèles), quelque bien qu’ils puissent faire. Ils ont leur propre intérêt au cœur(1)

Une opinion isolée ? Sans doute. Mais c’est une opinion dont les racines sont profondément enracinées dans la tradition islamique, et il serait de ce fait naïf de la balayer du revers de la main comme n’étant issue que de la méchanceté propre à Desai. Le Coran dit explicitement aux croyants de «ne point prendre les Infidèles pour amis ou pour alliés au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d’Allah. À moins que vous ne cherchiez à vous protéger d’eux.» (Sourate III.28). Jean VI Cantacuzène et Colin Powell étaient-ils informés de l’existence de ce verset ?

(1) Mufti Ebrahim Desai, “Ask the Imam” Question 1394, “The west is often criticised by Muslims for many reasons, such as allowing women go to work”, 25 october 2000; http://www.islam.tc/ask-imam/view.php?q=1394

The-Politically-Incorrect-Guide-to-Islam--and-the-Crusades-.jpg


Le jeu musulman de la persécution

Par Ali Sina pour faithfreedom.org via Voxdei

« Salut au nom d'Allah.

Nous sommes le mouvement Al-Shiite du Nigeria, créé le 5 septembre 1993, et depuis, notre organisation est constituée de plus de 55033 membres au Nord, Sud, Est, Ouest du Nigeria. Au cours de années nous avons essayé d'accroître le nombre de nos partisans, mais en raison d'un manque de fonds, nous combattons pour une bataille perdue. »

Cet extrait est le premier paragraphe d'un e-mail qui m'a été envoyé par un certain Danjuma Muhammad signant en tant que « admin secretary » d'une organisation islamique terroriste. Cet e-mail a dû être envoyé en masse à des milliers de musulmans. J'imagine que j'en suis devenu le destinataire en raison de mon nom.

L'e-mail continue en disant que ces terroristes sont « opprimés »par les chrétiens à cause de leur travail de missionnaires au Nigeria. L'auteur se plaint de ce que « puisque la moitié d'entre eux sont des lettrés les chrétiens vont bientôt dominer le Nigeria, politiquement et socialement.». Il se lamente : « le niveau de corruption (des politiciens musulmans) au Nigeria n'a pas favorisé les mouvements de la jeunesse islamique dans aucun domaine, au contraire notre opposition occupe le devant de la scène.».

Après avoir tempêté plus contre le succès des chrétiens l'auteur jure : « nous sommes motivés par la loi de Hundaibiya pour combattre notre opposition …mais nous sommes handicapés. Notre objectif est de faire du Nigeria un Etat du Dar el Islam…Nous avons besoin de l'aide des musulmans à travers le globe, qu'il s'agisse d'Al Qaeda, Al Taqfir, Wal Hijra, HAMAS, AL JIHAD ».

Ces terroristes se sentent persécutés parce les missionnaires chrétiens ont plus de succès pour convertir les gens par leurs prêches, en conséquence de quoi ils cherchent des fonds pour commencer un Jihad et se battre contre leurs opposants, les tuer et venger cette « oppression ».

Un autre musulman m'a envoyé un e-mail de colère, m'accusant de « citer le Coran en dehors du contexte » et de « présenter l'Islam sous un faux jour ». Il soutient que les musulmans en effet sont les « vraies victimes », et qu'ils sont ceux que l'on offense. Il affirme que toute cette violence perpétrée par les musulmans à travers le monde est une violence justifiée d' « auto-défense », et constitue une riposte légitime.

Les musulmans aiment jouer les victimes. Naturellement le meilleur moyen de justifier la haine est de prétendre que l'on est une victime. On ne peut haïr quelqu'un à moins de considérer qu'il ou elle vous oppresse et vous persécute. Si vous voulez rallier le prolétariat autour de vous, vous devez lui inculquer la haine de la bourgeoisie.

Si vous voulez que les blancs haïssent les immigrés vous devez les convaincre que les immigrés leurs volent vos emplois, si vous voulez que votre nation haïsse d'autres nations vous devez lui faire croire qu'elle est persécutée et que ses droits sont violés. Le sentiment de persécution est essentiel pour haïr, sans lui, la haine ne peut s'épanouir. Hitler n'aurait pu accéder au pouvoir, n'était la défaite de l'Allemagne à l'issue de la première guerre mondiale, qui a meurtri l'ego des allemands et leur donné l'impression d'être persécutés. La haine des Serbes pour les musulmans a toute une histoire d'abus et de persécutions par les turcs.

Les islamistes adorent se dépeindre eux-mêmes comme des martyrs. Vous vous rappelez les pleurs de Yasser Arafat il y a quelques mois : « des martyrs par millions, des martyrs par millions » ? Les musulmans du monde entier s'entendent dire qu'ils sont les victimes d'Israël, des USA, et de l'Occident. Ils rejettent la responsabilité de toutes leurs misères sur l'Occident. Dans les pays islamiques, les peuples ne peuvent pas critiquer leurs propres gouvernants corrompus, mais critiquer l'Occident est autorisé, et c'est le seul truc disponible pour se défouler.

En Amérique, la tâche importante de donner aux musulmans le sentiment d'être persécutés pèse sur les compétentes épaules du CAIR (Council of Islamic-American Relations, Conseil des relations Islamo américaines). Cette organisation surveille attentivement ce que n'importe qui dit ou écrit contre l'Islam et quand cela arrive, elle pousse des cris d'orfraies et accuse cette personne d'incitation à la haine et de crime contre l'humanité, présentant les musulmans comme les victimes et cette personne comme la méchante. Par exemple, que quiconque cite des éléments du Coran qui appellent les musulmans à combattre les infidèles, à les tuer, à les mutiler, à les crucifier, à couper leurs mains, violer leurs épouses, les piller et les réduire en esclavage, et le CAIR accusera cette personne d'encourager les crimes de haine contre les musulmans, sous-estimant le fait que cette dernière se contente de lire le Coran.

Vendredi soir dernier Sean Hannity, de la Fox News (chaîne de télévision américaine) accueillait le télévangéliste Pat Robertson. Les commentaires de Robertson sur Mohamed étaient les suivants : « Cet homme était un fou furieux fanatique. C'était un voleur et un brigand. Et dire que ces terroristes déforment l'Islam (est une erreur), ils appliquent l'Islam.»

Le CAIR fulmine contre cette interview. Nihad Awad, le directeur exécutif du CAIR, dit que « de telles vues sur l'Islam, les musulmans et le Moyen-Orient ne sont ni justes ni équilibrées. Des remarques venimeuses et remplies de haine comme celles faites par Robertson, et l'échec de Sean Hannity à contrecarrer ces remarques, empoisonnent les esprits des téléspectateurs et peuvent inciter à des actes de violence contre les musulmans américains.» Mais le directeur du CAIR n'a pas dit que le Coran contient des remarques incendiaires bien pires contre les chrétiens, les juifs et les infidèles. Il n'a pas dit : quelles parties des remarques de Robertson étaient fausses ? Le fait est que tout ce qu'a dit ce Pat Robertson sur l'Islam est vrai. Et pourtant le CAIR aime dépeindre l'Islam et les musulmans comme des victimes, et chose incroyable, ils s'en tirent de la sorte et reçoivent même des excuses.

C'est ainsi que le Conseil est parvenu à faire pression sur la Paramount Pictures pour modifier le roman de Tom Clancy "La Somme de toutes les peurs", en remplaçant les terroristes musulmans par des néo-nazis dans le film. En outre le réalisateur Phil Aden Robinson a dû écrire des excuses au CAIR : « je n'avais pas l'intention de promouvoir une image négative des musulmans ou des arabes, et je vous souhaite le meilleur dans vos efforts continus pour combattre la discrimination. »

Mais quand des milliers de chrétiens, y compris Mère Teresa, se sont plaints de ce que La Dernière tentation du Christ était offensant pour eux, et ont plaidé auprès de la Universal Pictures pour que l'œuvre ne soit pas adaptée, le Tout Hollywood a soutenu cette société et personne n'a écouté. Notez que le film" La Somme de toutes les peurs" ne portait pas sur Mohamed ou l'Islam, alors que La Dernière tentation du Christ était une insulte directe envers la principale figure de la chrétienté.

J'ai peur ; l'Amérique et le reste du monde civilisé jouent avec le feu en se prosternant devant les islamistes et en essayant de les apaiser par tous les moyens. Il y a deux ans le président Clinton s'est plaint publiquement du fait que les musulmans américains étaient confrontés à la « discrimination » et à « l'intolérance » et le sénat a voté une résolution invectivant « la discrimination et le harcèlement » enduré par la communauté musulmane américaine.

Le président Bush à l'ambassade d'Afghanistan à Washington a réitéré : « Les musulmans américains sont juste aussi fiers de l'Amérique que je suis fier de l'Amérique. Ils aiment leur pays autant que j'aime notre pays. » Mais la vérité est que la première allégeance d'un musulman n'est pas pour son pays (surtout quand ce pays est territoire Kafir) mais pour l'Islam et ses frères musulmans en Palestine, au Pakistan et surtout en Arabie Saoudite. Je pensais que cela était devenu clair depuis l'affaire John Walker Lindh. Si la loyauté de M.Bush envers l'Amérique est aussi tiède que celle d'un musulman, malheur à l'Amérique.

Retenons les leçons de l'histoire. Nous devons abandonner cette attitude Chamberliste d'apaisement qui infeste certains de nos journalistes politiquement corrects et libéraux gauchistes. Rappelez-vous que Chamberlain le Premier ministre de Grande Bretagne « croyait que l'Allemagne avait été maltraitée par les Alliés après sa défaite à l'issue de la première guerre mondiale. Il pensa en conséquence que le gouvernement allemand avait des griefs sincères qui devaient trouver un écho. Il pensait aussi qu'en acceptant certaines revendications formulées par Adolf Hitler d'Allemagne et par Benito Mussolini d'Italie, il pourrait éviter une guerre européenne. » Chamberlain ne s'est pas préoccupé d'écouter attentivement le message délivré par Hitler. Le temps a démontré qu'il s'agissait là d'une grave erreur qui a coûté bien des vies. Aujourd'hui nous devons nous demander si nous ne commettons pas les mêmes erreurs en ce qui concerne l'Islam.

Je ne suis pas en train de nier les méfaits de l'Occident. L'Amérique et surtout la Grande Bretagne sont coupables de bien des malfaçons, de politiques de courte vue et de recherche du profit qui ont aliéné les peuples des pays du tiers monde. Leurs politiques, mal conçues, sont responsables de la montée actuelle de l'islamisme. Dans plusieurs cas ils sont eux-mêmes les instigateurs de cette montée. Mais le terrorisme islamique n'a rien à voir avec la Grande Bretagne, les USA ou tout autre pays occidental. Il a à voir avec les enseignements du Coran. Oui, l'Occident peut se voir reprocher de promouvoir directement et indirectement l'islamisation dans les pays islamiques, mais la violence islamique n'est pas une invention de l'Occident. Ils ont laissé le génie sortir de la bouteille et maintenant ce génie les terrorise. C'est une erreur que de supposer qu'en apaisant le génie, il les laissera en paix.

L'on pourrait s'attendre à ce que les gens intelligents s'engagent au moins dans un débat visant à réfuter nos propos lorsque nous disons que l'Islam n'est pas une religion de paix. Mais ils préfèrent discréditer nos mises en garde comme autant de « vues extrémistes » et comme les trois petits singes ils ne « voient diable, n'entendent diable, ni ne disent diable » (see no evil, hear no evil and say no evil), et prétendent que tout va bien. Ils croient qu'en jouant les autruches, le diable s'en ira. Cette absence de volonté à affronter l'amère réalité est la plus grande erreur de notre société « politiquement correcte », une erreur qui, si elle n'est pas corrigée à temps, pourrait coûter bien des vies.

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 16:42
UN PEU D'HISTOIRE

 
 
I-LES ORIGINES
 
A) APPARITION

VIIIe au XIVe siècles.

Mais c'est surtout à partir du XIe siècle (en 1094, à la suite d'une scission importante dans le courant ismaélite et pendant tout le Moyen Âge, en Perse et en Syrie, que se firent le plus remarquer les Hashâchines (ou « H'ashashines », nommés ainsi par les Croisés), sous l'influence de leur chef Hassan al Sabah' (aussi appelé le « Vieux de la Montagne », ou le « Vieil Homme de la Montagne »), à partir du fort Alamut, au Sud-ouest de la mer Caspienne. À la fin du Moyen-Âge, leur quasi-disparition a coïncidé avec l'essor de la branche principale (quinze millions de fidèles de nos jours) de l'ismaélisme ; leurs descendants actuels sont les Khojas en Inde, avec à leur tête l'Aga Khan.
 

B) ORIGINES DU MOT "ASSASSINS" : ETYMOLOGIE

Le terme assassin, sous lequel on qualifie également la secte (La secte des assassins), aurait la même racine que haschish, une des drogues que le Vieil Homme aurait utilisées pour conditionner ses disciples. En effet, en arabe, « mangeurs de haschish » se dit aššašin (حَشَّشِن ou حشّاشين sans les diacritiques).
 
"Le terme assassin, attesté depuis le 13e siècle, semble être un glissement phonétique de l'arabe : hachachîne , "consommateurs de hachisch", herbe séchée hallucinogène. À l'origine, les hachachîne est un ordre religieux musulman fondé, au 11e siècle, par Hasan al-Sabbah, partisan du calife fatimide al-Mustansir. Ils étaient connus pour leur hostilité à toute forme de légalisme et n'hésitaient pas à défendre leurs idées par la terreur. Faisait partie de leur stratégie: l'assassinat de personnages importants. Leurs ennemis étaient les Turcs saldjuqides sunnites et les croisés chrétiens.  
 
Il est probable que le terme assassins, qu'ont utilisé les auteurs occidentaux dès l'époque des croisades, provienne de hachachîne dont les auteurs sunnites affublaient les partisans de cette secte, sous prétexte qu'ils se droguaient au hachisch. Les hachachîne recherchaient, croit-on, l'extase dans la drogue."

 
En attendant, quelques illustrations du fameux Hassan:

  http://img188.echo.cx/img188/8631/ltsdhassan27ao.jpg
 
 
C) LA LEGENDE NOIRE
 
Conditionnement psychologique. 
Comme la plupart des sectes, qui endoctrinent par des techniques de persuasion parfois assez dures physiquement et psychologiquement (privation de sommeil, de contact avec la famille), cette secte s'est appuyée sur ces techniques (promesse d'un monde meilleur, dévotion pour un guide spirituel), en y ajoutant l'usage de drogues, dont le haschish mais aussi peut-être le vin et l'opium. Hassan Sabah, dit-on, kidnappait ses aspirants membres (des hommes forts et habitués au combat), leur faisait croire qu'ils étaient morts et au Paradis, s'aidant de drogues, d'un décor enchanteur, des beautés divines et un arsenal de fontaines de vin. Ils étaient ensuite sorti de cette torpeur et Hassan Sabah expliquait qu'il n'y avait eu là qu'un avant goût du Paradis, qui leur était cependant promis s'ils mouraient pour leur nouveau maître.
La description de cette méthode de conditionnement durable, méthode qui serait très avancée pour l'époque, tient surtout de la légende qui s'est brodée autour des secrets d'Alamut. En Occident, la prétendue visite de Marco Polo à Alamut ─ qui ressortit parfois plus à la légende qu'au témoignage direct ─ a longtemps servi de source considérée fiable. Or, si elle s'est bien déroulée en 1273, il est possible qu'Alamut, à cette époque, eût déjà été détruite par les troupes Mongoles. Sa description de la drogue employée, du reste, évoque plus l'alcool que le haschish. On lui doit l'étymologie liant le mot assassin à haschish (voir ci-dessus).
Quoiqu'il en soit, ce conditionnement psychologique poussé n'aurait apparemment été appliqué qu'à un petit nombre d'initiés (les fidai), et non à la grande majorité de ses fidèles, qu'ils soient hommes ou femmes.

 
 
D) CONCLUSION

Pour expliquer les attentats, il suffit de se reporter à la vie du prophète, lequel a justifié l’assassinat politique pour le bien de l’islam. De même, faire peur, inspirer la terreur (rahbat) -dont on a tiré le mot moderne “terrorisme” (irhâb))- était la méthode que le noble modèle préconisait pour semer la panique chez les ennemis de l’islam.


 

La secte des Assassins (1090-1257)
ou l'expérience politico-religieuse de Hassân es-Sabbah

Alep, été 1125 Hassan_Es_Sabbah

Alep, été 1125. C’est la fin de la prière du vendredi, les croyants sortaient par groupes de la grande mosquée de la ville. A leur tête, un homme enturbanné, avec une grande barbe, plutôt bien habillé, cheminait d’un pas décidé. Ibn Al Khachab est son nom. Cadi de son état, orateur incandescent, politicien madré et patriote éclairé, cet homme avait auparavant mené de véritables campagnes de sensibilisation pour alerter les princes somnolents de l’Orient contre le danger « franc » (les troupes des croisés) qui les guettait. Il avait héroïquement organisé la défense de sa ville. C’est lui l’initiateur de la résistance qui allait se poursuivre et atteindre son apogée avec le général kurde Saladin, fondateur de la dynastie ayyoubide.

Ibn El Khachab était ce jour-là pressé de rentrer chez lui. Il finissait de converser sur le « problème franc » avec quelques notables parmi ses amis quand un homme, déguisé en ascète, bondit sur lui, le poignard à la main. Il lui asséna plusieurs coups à la poitrine en criant de toutes ses forces « Allah est grand ! ». Son crime commis, il s’éloigna en toute hâte, laissant derrière lui une assistance terrifiée. Personne n’avait osé le poursuivre, de peur de subir des représailles…

Hassân As-Sabbah 

Cet homme appartenait en effet à la redoutable secte fondée en 1090 par Hassân as-Sabbah, la secte des Assassins. On les appela Hachâchîne, probablement parce qu’ils prenaient du hachich, en en faisant semble-t-il plusieurs usages : comme moyen d’atteindre l’extase et un brin de paradis, comme moyen pour ne pas faiblir au moment de l’exécution de leur victime, comme moyen pour le maître de tenir son élève à sa merci, etc. (versions contestées). Toujours est-il que le mot « hachâchîne » a donné, dans la prononciation déformée des croisés, « assassins ».[1]

Hassân était un esprit curieux, un homme assoiffé de science.

Le premier geste du doctrinaire et organisateur du crime politico-religieux que fut Hassân as-Sabbah est de se doter d’un repaire. Il trouva son « nid d’aigle » en la forteresse d’Alamout, dans une zone montagneuse quasi-inaccessible située près de la mer caspienne. Il en fut son centre d’opérations.

Une société organisée

Les Assassins forment une société rigoureusement hiérarchisée. A leur tête, le Grand Maître vénéré et au bas de la pyramide, le novice. Les adeptes sont classés selon leur niveau d’endoctrinement, selon leur capacité à tuer de sang-froid et selon leur aptitude à garder le secret.

Hassan es-Sabbah, après avoir été le Grand Maître, ou le « Vieux de la Montagne » (Cheikh al-Djabal) est devenu après sa mort le chef spirituel absent de tous les Assassins. Ses successeurs ont pris le même titre de Grand Maître. Les da’is (propagandistes) viennent juste en dessous ; ils sont chargés de l’enseignement de la doctrine ismaélienne et du recrutement de nouveaux adeptes. Les rafiq sont ceux qui commandent les forteresses et dirigent l'organisation de l'ordre. Les mujib ou mourîd sont des novices qui suivent l'éducation ismaélienne, des enfants convertis ou pris aux paysans alentour, appelés à gravir les échelons de l’organisation. Mais le bras armé et l’instrument de terreur par excellence est formé par les exécutants d’élite dits fidaïs (« ceux qui se sacrifient »), des novices fanatisés et préparés à mourir pour la mission que leur confie le Grand Maître.

Leurs activités quotidiennes principales se résument à deux :

 

- Un intense endoctrinement : on y apprenait notamment la doctrine du ta’lîm selon laquelle le sens véritable du Coran va au-delà du sens littéral manifeste et dépassait l’entendement commun. Il ferait partie du bâtin [sens latent, caché] (c’est pourquoi les assassins furent aussi surnommés les bâtinis) que seul l’Imam, aguerri aux exercices ésotériques, connaîtrait. Les novices sont par nature incapables d’atteindre les vérités transcendantales, sans suivre les instructions (awamir) du Cheikh (ou Grand Maître), personnage situé au plus haut degré spirituel, car proche de la divinité qui l’inspire. Aussi, est –il le Silencieux, que le novice ne peut voir et approcher, sauf durant le cycle d’épiphanie (dawr al kachf), court moment où le bâtine (caché) et le dhahir (manifeste) ne feraient qu’un.

On apprenait aussi à côté de cela les langues et divers enseignements utiles. La mort est pour eux un cadeau du Maître qui les délivrerait du monde d’ici bas afin de rejoindre le paradis.

- Un entraînement physique : véritable organisation militaire, les Assassins s’adonnaient à toutes sortes d’exercices physiques, en préparation des missions qu’ils reçoivent de leur Maître. Ils apprenaient aussi à manier les armes et à défendre leur forteresse en cas de siège.


Un rêve envolé

Les sectateurs sont les fanatiques d’un empire chiite. Leurs ennemis jurés sont d’abord les Turcs seldjoukides, partisans d’un sunnisme intégral qui a mis fin au chiisme iranien pour contrôler désormais l’empire abbasside. Hassân as-Sabbah avait de grands rêves politiques : il pensait porter au trône d’Egypte un Fatimide (chiite), le prince Nîzar, et préparer à partir de là une reconquête de la Perse. Mais le dernier bastion du chiisme s’effondra et le mouvement nizarite créé autour du fils d’Al Moustansir, échoua devant Al Afdhal, fils d’un vizir arménien tout puissant, qui entendait assurer lui-même la succession. Nizar fut emmuré vivant. Tirant la leçon de cet échec, Hassân changea de tactique et s’orienta vers l’activité clandestine. Il prêchera désormais la haine contre les représentants de l’islam officiel et verra, ainsi que ses successeurs, d’un bon œil l’arrivée des hordes de Croisés en Orient. Sa prochaine cible fut la Syrie, où il put recruter beaucoup de chiites intégristes et fonder toute une série de villages fortifiés. Massyaf devint l’Alamut de la Syrie et abrita Rachîdaddîn Sinân, un des plus célèbres Vieux de la secte.

Stratégies de terreur

1) L’assassinat spectaculaire : Quelques fois, un novice est admis à voir le Maître. Celui-ci lui demande alors s’il est prêt à recevoir le paradis. Le novice répond que oui. Il reçoit alors un poignard et le nom d’une cible à éliminer. La méthode exige que l’acte soit le plus spectaculairement possible. De préférence un jour de marché mais surtout le vendredi, juste après la prière collective, heure de grand rassemblement. « Frapper les esprits », semer la terreur, traumatiser les assistants, tels semblent être les objectifs du Cheikh al-Djabal [2]. Une telle opération exige minutie et préparation. Parfois cette dernière dure jusqu’à deux ans. Les fidaïs se déguisent en marchands, approchent l’entourage de leur future victime et gagnent sa confiance. Jusqu’à ce qu’il leur soit possible de passer à l’action.

2) L’infiltration : Pour créer une illusion d’ubiquité, les assassins tiennent à se montrer partout, surtout là où on ne les attend pas. Ils poussaient leurs missions jusqu’à l’entourage immédiat des princes et des rois, pour mieux les terrifier et les vassaliser par la suite. Qu’on en juge par cette histoire :

« Le sultan Sindjar, qui régnait dans le nord-ouest de la Perse, s’était déclaré l’ennemi des nouveaux sectaires : un matin à son réveil, il trouve un stylet près de sa tête, et au bout de quelques jours il reçoit une lettre ainsi conçue : « Si nous n’avions pas de bonnes intentions pour le sultan, nous aurions enfoncé dans son cœur le poignard qui a été placé près de sa tête. ». Sindjar fit la paix, par crainte, et accorda à Hassan, à titre de pension, une partie de ses revenus. »

3) La superstition : Faire croire, faire circuler une quantité incroyable de légendes à la fois terrifiantes et hagiographiques sur eux, telle fut l’autre stratégie des Assassins. Cette activité fut si bien menée qu’on ne pouvait, de leur vivant même, distinguer la vérité du tissu de récits fictifs, de croyances et de superstitions les entourant. On dit par exemple que Saladin avait décidé de les laisser tranquille envoyant un soir Sinân en personne à l’intérieur de sa tente bien gardée. Cette autre arme fut autrement plus efficace dans les cours d’Orient…

 

Un vizir qui a trahi : Nizâm al-Mulk 

Il avait le tort d’être vizir au service des Suldjukides, d’avoir été un compagnon d’as-Sabbah et de Omar Khayyam (version contestée) et surtout, d’avoir réalisé le premier la dangerosité de cette secte et ses ambitions. Khayyam aurait fait jurer aux trois que le premier qui arriverait au pouvoir aiderait les deux autres. Mais Nizâm al-Mulk, devenu gouverneur du Khorassân, puis vizir du sultan Alep Arslan, a changé en chemin. Hassân l’accusa alors d’avoir trahi le pacte. Quand le vizir intellectuel, auteur du Traité du Gouvernement, décida de faire attaquer Alamut en 1092, il signa son arrêt de mort. Quelques mois plus tard, il tomba sous les coups de poignard d’un sectateur dépêché par Hassân. Il inaugure ainsi la longue liste des victimes des Assassins.

Comment assassiner Salah-Eddine (Saladin) ?

 

Début 1175. 

Saladin était en campagne. Un soir, un compagnon de l’émir ayyoubide surprit des ombres suspectes autour de la tente royale, pourtant plantée au centre du campement. Il se saisit de son arme et décide de sortir vérifier ce qui se passe. A peine fit-il quelques pas, que deux bâtinis tombent sur lui en même temps, essayant chacun de le percer du mieux qu’il pouvait. Le brave lieutenant de l’émir se défendit avec courage mais fut grièvement blessé. D’autres assaillants surgirent mais les gardes étaient déjà là et les Assassins furent tous massacrés. Grâce à ce lieutenant, Saladin eut la vie sauve et l’alerte fut donnée.

Quel était le crime de Saladin aux yeux des Assassins ? Eh bien, il a mis fin à la moribonde dynastie fatimide et c’est largement suffisant pour s’attirer leurs foudres.

22 mai 1176 

Saladin, toujours en campagne dans la région d’Alep, dormait paisiblement dans sa tente. Un assassin y fit irruption et lui asséna de vigoureux coups de poignard sur la tête. Se rendant compte que c’était insuffisant, il visa de nouveau le cou à de nombreuses reprises. Un émir arrive et se saisit de l’arme de l’assassin d’une main et lui plante de l’autre son poignard dans le cœur. Le bâtini s’écroule mais deux autres surgirent, qui s’acharnaient de nouveau sur Saladin qui se relevait. Les gardes accoururent et les massacrèrent.

Fort heureusement, Saladin, sur ses gardes depuis le premier attentat, portait une coiffe de mailles sous son fez ainsi qu’une longue tunique renforcée de mailles au niveau du col (cou). La lame n’a pu le transpercer. Mais le kurde fut traumatisé et surpris d’être toujours en vie.

Août 1176, le siège de Massiaf 

Le Kurde décide alors d’attaquer directement le repaire du danger, la forteresse de Massiaf où se réfugient les Assassins syriens et leur Maître, le commandant en chef de ces opérations, Rachîdaddîn Sinân, qui contrôlait une dizaine de forteresse à travers le pays. Alors, se produisit l’inexplicable. Après un siège qui s’annonçait réussi, Saladin décide brusquement de le lever et de quitter les lieux, changeant ainsi définitivement de politique envers les Assassins qu’il chercha désormais à se concilier. Jamais il ne les inquiéta de nouveau. Ils continuèrent leurs meurtres et Saladin ses conquêtes…

L'ouragan d'Houlagou 

 

Les Bâtinis menèrent plusieurs tentatives d’assassinat infructueuses contre le petit-fils de Gengis Khan, Houlagou. Celui-ci était décidé de les rayer de la surface de la terre. En 1255, le dévastateur mongol assiège Alamout et finit par avoir raison de ses occupants. Il capture en 1257 le Grand Maître de l’époque, auquel il réserva le supplice d’être écorché vif, massacra ses adeptes et détruisit toute l’infrastructure ismaélite, y compris leur précieuse bibliothèque. Les autres places fortes tombèrent dans les mêmes conditions. Quelques Assassins ont continué à survivre, sans grande influence. Malheureusement, l’ouragan mongol continua vers Bagdad, qu’il mit à feu et à sang pour liquider aussi la dynastie des Abbassides.

Naravas

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[1] Amin Maalouf croit cependant que le mot « assassin » viendrait d’une autre étymologie : de Hassandjin, qui veut dire « djinn de Hassan Es-Sabbah », génie envoyé par le Maître de la secte, qui entourait son activité de superstitions. L'usage de la drogue par les Assasssins reste un sujet controversé. certains pensent qu'il est réservé aux fidaïs, pour se donner le courage de ne pas fléchir de moment venu...

[2] Titre contesté par quelques uns.

(*) Nous nous contentons de noter que cette secte mobilise le fanatisme de ses adeptes à des fins politiques, sans suggérer aucune comparaison hâtive avec des mouvements contemporains. Son expérience est intéressante en elle-même et cet intérêt n'a d'ailleurs pas besoin d'être soutenu par une comparaison.


Pour en savoir plus :

Vladimir Bartol, Alamut, Ed. Phébus, Paris 1988
Amin Maalouf, Samarcande, Ed. "J'ai lu", 1989 (1ère éd. 1988)
Amin Maalouf, Les croisades vues par les Arabes, Ed. "J'ai lu", 1999 (1ère éd.1986)
Bernard Lewis, Les Assassins. Terrorisme et politique dans l'islam médiéval, Ed. Complexe, 2001 (Ed originale : The Assassins. A Radical Sect in Islam, Londres, 1967).

Sur Internet :

 

Alain Mourgue, Hassan Ibn Sabbah et la secte des Assassins d'Alamut (en pdf)
Philippe Ilial, La « Secte des Assassins » à travers les Chroniques Médiévales (sur ce site)

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 13:18

dimanche 27 janvier 2008

Fadela Amara s'encoranise en stéréo
par Imam Grouik-Grouik

SITA Franceni pute ni soumiseGrâce à l'Observatoire de l'Islamisation, nous en savons maintenant un peu plus sur la vertueuse Fatiha :

Fadela Amara s'est donc ouvert les portes de la très policée émission de « Islam » sur France 2

« je pense que l?islam en France est une chance, l?islam de France est une chance », parce que je pense profondément que ça peut être un exemple porteur pour tous les pays musulmans d'un islam de tolérance, d?un islam de lumière »


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Des milliers de français donnent leur avis à propos des discours de Nicolas Sarkozy sur les religions
par SITAtion

SITA FrancesondageLe site www.expressionpublique.com a organisé un sondage sur le thème Donnez votre avis sur la baisse de popularité de N. Sarkozy, la réforme du droit du travail et le débat sur les religions ! (semaine du 12 au 18 janvier 2008)
Les résultats en ce qui concerne le débat sur les religions rejoignent en grande partie les positions défendues par le Blog du Cochon Hallal.


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Seule une forte mobilisation de tous les laïques peut faire reculer Nicolas Sarkozy
par SITAtion

SITA FranceTouche pas à ma loi - SOS révisionisme 1905 - touche pas à mon pays ! (en arabe)
Après notre numéro "spécial traité de Lisbonne", coordonné par Christine Tasin, nous repartons sur notre rythme normal. J'avoue que je ne savais pas quel thème mettre en avant sur cet édito, jusqu'à ce que je lise cette lettre, envoyée par une de nos lectrices, mercredi matin.
« Bonjour à tous.
Comme tous les mercredis, j'ai ce matin le "Canard enchaîné" en mains (enfin, je l'ai lâché le temps de taper ceci !).

Pour ceux qui ne l'ont pas encore, je vous conseille vivement de vous le procurer fissa.

Titre en une : "Religion : Sarko veut bel et bien réviser la loi de 1905".

Article page 3, intitulé : "Les bondieuseries de Sarko préparent bien une révision de la loi de 1905", ainsi que : "Un coup de chaud religieux qui vient de loin", et d'autres petits rappels ...

Alors je déclare solennellement que maintenant, les protestations écrites ou verbales sur des sites, des blogs, des journaux et magazines, ça NE SUFFIT PLUS !»

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La suspecte laïcité « positive » de Nicolas Sarkozy
par SITAtion

SITA France
Nicolas Sarkozy, désormais revêtu du titre de chanoine honoraire de Saint-Jean-de-Latran, a profité de son « investiture » pour ouvrir une séquence de communication sur le thème de la laïcité en appelant à l'avènement d'une « laïcité positive » qui sache « veiller à la liberté de pensée », mais qui « assume également les racines chrétiennes » de la France. Glosons un peu.


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La religion, service public ? Cinq questions à Nicolas Sarkozy
par SITAtion

SITA France
Monsieur le Ministre le Président, vous avez repris à votre compte une formule forte. « Pas de tabou ». Très bien. Alors posons cinq questions devenues cruciales après la publication du rapport Machelon. La laïcité, aujourd'hui menacée de toutes parts, mérite bien que toute la lumière soit faite sur des révisions annoncées. Le débat public pourra ainsi être pleinement éclairé.



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vendredi 18 janvier 2008

Les petites étrennes de l'UMP
par Imam Grouik-Grouik

SITA Francetondeuse à chiens pour toutou UMP
La rédaction du Blog du Cochon Hallal prie ses lecteurs de bien vouloir s'associer à elle afin d'envoyer à l'UMP quelques étrennes bien méritées.

Bien méritées, elles le sont certes, car jamais depuis la naissance de la Vème République, parti au pouvoir ne se sera autant acharné à démolir nos institutions démocratiques et laïques que l'UMP depuis trois mois.


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Amina & Sarah voulaient être libres...
par Muezzin Baravin & Imam Grouik-Grouik

HAVE A STAMP ? A MINUTE ? ACTION SITAAmina Yaser Said, 18 ans, et sa soeur Sarah, 17 ans (de gauche à droite)
Amina Yaser Said, 18 ans, et sa soeur Sarah, 17 ans (photo ci-contre, de gauche à droite) ont été religieusement abattues par Yaser Abdel Said leur pieux papa musulman, dans son propre taxi, le 1er janvier 2008 à Lewisville (Texas) parce qu'elles voulaient s'intégrer à la société américaine.

Bien sûr, leur frère et un imam local d'Austin se sont empressés de disculper la religion musulmane de toutes les accusations suscitées par la tragédie.

Les policiers américains, encore plus ignorants à propos de l'islam que leurs politiciens, à quelques exceptions prêts, n'arrivent même pas à concevoir que la religion puisse avoir la moindre relation avec le drame. Il y a malheureusement fort à parier qu'ils laisseront ainsi sacrifier quelques milliers de gamines avant de faire quoi que ce soit contre la secte serial killeuse à moins que les citoyens ne se décident à se réveiller.


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Top Djihad - Décembre 2007 - Classement de la terreur musulmane en partie subventionnée par nos sous
par Imam Grouik-Grouik
SITA monde
éducation en PalestineDans un grand élan de générosité le Monde Entier a décidé de subventionner le terrorisme musulman une nouvelle fois le 17 décembre 2007 à Paris en lui donnant plein de sous (quelques milliards de dollars). Et pendant que le gouvernement français demandait aux fonctionnaires français de se serrer la ceinture et pendant qu'il mettait fin aux régimes spéciaux de la SNCF, il donnait sans compter aux massacreurs mahométans dollars et euros à gogo.
Bref, les caisses sont vides, mais certainement pas quand il s'agit de donner encore et encore aux frappadingues islamistes de l'OLP.
En conséquence, le Blog du Cochon Hallal conseille aux syndicats de France de durcir un peu leurs mouvements à l'avenir s'ils veulent être plus efficaces : détournements d'avion, bombes, massacres inter-syndicaux, captures et égorgements de quelques juifs, menaces, et autres attentats-suicides, le tout sans ordre pré-établi, permettront à coup sûr d'obtenir des résultats autrement plus probants que les grèves des transports qui font bien pâle figure à côté des exploits des pôôôvres palestiniens.


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Quand la Suisse veille sur la charia
par SITAtion

ACTION SITA SUISSEMicheline Calmy-Rey Département fédéral des affaires étrangères
Micheline Calmy-Rey a déclaré aujourd'hui (15 janvier 2008) à Madrid qu'en Suisse, malgré nos 20% d'étrangers, nos quatre langues nationales (sans compter l?anglais onusien) et nos innombrables langues étrangères, la présence des Musulmans est "une nouvelle diversité (...) perçue comme une menace par une partie de la population". Les Musulmans, une nouvelle diversité ?


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vendredi 21 décembre 2007

A Jemeppe-sur-Meuse, on ne comprend pas pourquoi une fille de 14 ans a tué son Barbe-Bleue musulman de père
par Imam Grouik-Grouik

SITA BelgiqueJemeppe-sur-MeuseL'article de RTL commence en effet ainsi : "Pourquoi ? Voilà la question qui est sur toutes les lèvres du côté de Liège à la suite d?un parricide commis par une adolescente de 14 ans à peine."

Lire la suite et apporter la réponse à ceux qui demandent pourquoi




http://grouik-grouik.blogspot.com/
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 22:01
What goes around (slavery reparations)Les millions d’Européens et d’Américains qui, aux 17e et 18èmes siècles, ont été enlevés et asservis par les Etats barbaresques de l’Afrique du nord n’ont-il pas eux aussi droit à des excuses, de la part par exemple de Khadafi ou du roi du Maroc?
Les agents de la fourrière deviendront-ils la Gestapo du 22e siècle, nos zoos son goulag, rappelés avec honte? Verra-t-on le magazine Hartford Courant qui a fait d’abjectes excuses pour avoir publié aux 18e et 19e siècles des pubs pour des ventes d’esclaves se confondre en excuses au siècle prochain pour avoir présenté des pubs de chiots à vendre? Gorman Beauchamp

Razzias barbaresques, traites africaines, esclavagisme peau-rouge

Génocides, massacres génocidaires, épuration ethnique et religieuse, goulags toujours largement non reconnus ou impunis de nos amis turcs, arabes, iraniens, soudanais, Moyen-orientaux, musulmans, soviétiques, chinois, cambodgiens, nord-coréens, cubains

Alors que les discours de l’excuse ont repris de plus belle avec la nouvelle flambée de violence qui vient de reprendre (avec cette fois la volonté délibérée de tuer du flic) à Villiers-le-Bel …

Il faut lire d’urgence l’excellente démonstration, par le professeur de l’université du Michigan Gorman Beauchamp, des dérives du discours de la repentance.

Qui plaide pour la fin de ces pardons sans fin et la prescription des crimes historiques pour lesquels il n’y a plus de survivants.

Remarquant au passage que (comme d’ailleurs pour le pacifisme au temps des missiles soviétiques des années 80) une telle obsession de la repentance se retrouve toujours étrangement du même côté de la planète, à savoir celui de l’auto-flagellateur Occident !

Extraits (traduits au babelfish):

Le parlement français a adopté à l’unanimité une loi déclarant que “la traite transatlantique et de l’Océan Indien, perpétué à partir du 15ème siècle contre des Africains, Amérindiens, Malgaches et Indiens, constitue un crime contre l’humanité”: les siècles d’esclavage avant le 15e siècle et l’esclavage d’autres peuples ne constituant apparemment pas un tel crime, du moins en France.

Pourquoi le parlement français devrait-il dénoncer l’esclavage post-15e siècle comme “crime contre l’humanité” mais pas celui qui a construit les Pyramides et le Parthénon et la plupart des autres grands monuments de l’Antiquité?

Les millions d’Européens et d’Américains qui, aux 17èmes et 18èmes siècles, ont été enlevés et asservis par les Etats barbaresques de l’Afrique du nord n’ont-il pas eux aussi droit à des excuses, de la part par exemple de Qaddafi ou du roi du Maroc ?

(…)

Ce cas pourrait servir à rappeler la sagesse de déclarer la prescription des crimes et des méfaits historiques, de limiter la responsabilité aux malfaiteurs réels, de ne pas visiter les péchés (ou les arriérés du loyer) des pères sur les enfants et les enfants des enfants, à travers les âges. Naturellement ceux qui sont les victimes littérales des événements historiques méritent des excuses officielles et beaucoup plus. Par exemple, ceux de la deuxième guerre mondiale: les Nisei internés dans ce pays après Pearl Harbor; les travailleurs esclaves en Allemagne sous les Nazis ; et les prétendues femmes de confort, jusqu’à peut-être 200.000, la plupart du temps coréennes, soumises à la prostitution forcée par les Japonais. Les Américains japonais internés ont en fait déjà reçu des compensations financières: $20.000 pour chacun des 82.250 requérants, pour un total de $1.65 milliards. Et environ 56 années après la chute du troisième Reich, les entreprises allemandes qui avaient bénéficié du travail forcé - 6000 compagnies, y compris Daimler Chrysler, Bayer, Bertelsmann, Deutsche Bank - ont accepté de verser à part égale avec le gouvernement, leur part des $4.5 milliards de compensation attribués aux victimes. Les paiements vont de $2.000 à $7.000 par individu, selon la durée et l’état de leur servitude. Ces tentatives de réparation peuvent sembler trop peu et trop tard, puisque nombre des victimes sont mortes, et ne pas nécessairement avoir les plus nobles motivations; mais elles représentent des actions de la part des parties (grosso modo) responsables pour indemniser les individus spécifiques lésés, et non de prétendus gestes envers des catégories actuellement vides de victimes (les Japonais ayant pris le parti de retarder les paiements aux femmes de confort, comme s’ils attendaient que toutes les femmes meurent avant).

Notre manie des excuses provient d’une forme radicalisée de “présentisme”: la croyance, dans la pratique, même si pas entièrement explicité, que les actions et les acteurs du passé devraient être évalués, et habituellement condamnés, sur la base des normes actuelles. Dans notre âge relativiste dans lequel l’opinion progressiste évite notoirement les universels et les absolus, les critères actuellement en vogue du côté de Cambridge et Chapel Hill, Ann Arbor et Palo Alto, Austin et Madison semblent avoir un statut plus que contingent. Les critères apparaissent dangereusement proches des absolus, la sorte derévérence pour les absolus qui permet aux thésards modérément compétents en sociologie ou en études culturelles de savourer leur supériorité morale sur presque n’importe quel habitant des ténèbres du passé pré-foucaldien.

(…)

Le présentisme veut non seulement juger le passé d’après les critères du présent, mais, en un manque complet d’imagination historique, ne peut concevoir des critères du futur étant radicalement différents d’aujourd’hui. (…)

Si l’impératif de Peta, par exemple, devait devenir notre éthos dominant vers par exemple 2107, date à laquelle plus aucune âme respectueuse des lois n’ingérerait des morceaux ou des produits animaux ou porterait leurs peaux et serait horrifié à la pensée que ses ancêtres aient pu le faire, quelle sorte d’excuses pour l’histoire ne faudrait-il pas alors entendre? A tous les canidés qu’on avait fait tourner en rond pour le plaisir des fans des concours de beauté canine de Westminster ou des pur sangs du Kentucky Derby ? A tous les rats martyrisés dans les laboratoires, victimes de la “science” - ou, plus pire encore, de la “beauté” ? À chaque porc réduit en côtelettes, à chaque vison transformé en manteau ? Le longue liste des grands bandits du passé se verra-t-elle allongée pour inclure le colonel Sanders, Oscar Mayer, et Manolo Blahnik ? Les agents de la fourrière deviendront-ils la Gestapo du 22e siècle, nos zoos son gulag, rappelés avec honte? Le magazine Hartford Courant a fait d’abjectes excuses pour avoir publié aux 18ème et 19ème siècles des pubs pour des ventes d’esclaves; le verra-t-on au siècle suivant se confondre en excuses pour avoir présenté des pubs de chiots à vendre?

Nous ne pourrions jamais séparer, dans l’inextricable patchwork de la culture américaine, la victime du bourreau ou du spectateur innocent. Comment rembourser quelqu’un dont le grand-père était un requin de l’industrie et dont la grand-mère était une domestique immigrée? Récemment, par exemple, des généalogistes ont signalé que le sénateur Barack Obama était non seulement apparenté à Jefferson Davis mais qu’il avait au moins deux autres propriétaires d’esclaves parmi ses ancêtres directs.

(…)

Pourquoi verser les réparations à cette génération de descendants ? Pourquoi pas à la prochaine et à la prochaine et à la prochaine et ainsi de suite? Pourquoi payer et faire des excuses à une génération satisferaient les générations à venir ? Qu’est-ce qui donne à certains le droit de présenter des excuses pour les croisés pilleurs de villes ou les persécuteurs de Joseph Smith ou les cannibales mangeurs de missionnaires ? Et qu’est-ce-qui donne à d’autres le droit d’accepter ces excuses?

Un courrier de lecteur dans un magazine national suggérait “que certains Afro-Américains avaient l’air de vouloir remettre leurs ancêtres sur le bloc d’enchères une plus de fois pour voir combien ils rapporteraient sur le marché d’aujourd’hui.” Plutôt dur, mais on voit ce qu’il veut dire: ils veulent un prix mis sur la douleur des esclaves, et ils le veulent payé maintenant et à eux. Et quand leurs petits-enfants soulèveront la question de l’esclavage et de son importance pour eux, que leur dira-t-on? Voyez votre grand-père. C’est lui qui a encaissé le chèque. La facture a été payée.

(…)

Les mêmes coupables soudanais arabes du meurtre et du viol en masse de la population africaine noire sont également engagés dans l’esclavage. Universellement condamné depuis des siècles tant qu’il était pratiqué par les “hommes blancs morts”, l’esclavage est aujourd’hui curieusement tolérable une fois pratiqué par des personnes de couleur.

Le célèbre chroniqueur Ken Hamblin, lui-même afro-américain, a pointé l’ironie qu’aucun des leaders afro-américains à la tête du mouvement pour les réparations n’a jamais pris part au mouvement de base pour l’éradication de ce fléau toujours actuel. “Personne ne conteste sérieusement le fait que l’esclavage noir existe toujours au Soudan, mais ce fait semble avoir eu un impact minimal sur les noirs américains, les descendants les plus riches et les plus influents politiquement des Africains noirs de la planète.”

Le sens le plus élémentaire de la priorité morale ne suggère-t-il pas qu’ils devraient – comme nous tous - concentrer leur attention sur la situation difficile des vivants plutôt que sur le destin des morts, qui son après tout au delà de notre aide? Faire des excuses à Chicago pour la vache de Mme O’Leary’s devrait vraiment passer après la stricte application des normes incendie actuelles. Selon les estimations de la CIA, il y aurait actuellement jusqu’à 800.000 esclaves de par le monde chaque année, forcés à travailler sans salaire et contre leur volonté.

(Gorman Beauchamp, “Excuses à tous les étages
La tendance actuelle à la repentance pour les crimes de l’histoire soulève la question: jusqu’où?”)

Why don't you shut up? (Juan Carlos-Chavez, Santiago, Nov. 07)Le gouvernement du Vénézuela se réserve le droit de répondre à toute agression en tout lieu, en tout espace et sur n’importe quel ton! Chavez

Au lendemain du dernier passage à Paris du bouffon de tous les tyrans que peut encore compter la planète et dernière coqueluche en titre d’une certaine gauche en mal de communisme

Mais enfin remis tout dernièrement à sa juste place par le roi Juan Carlos …

A lire très bientôt sur Agoravox, le dernier texte de Philippe Convers de l’excellent mais hélas défunt site France latine, et salutaire remise des pendules à l’heure sur l’Affaire Bétancourt.

Rappelant opportunément que, contrairement à ce qui est souvent dit ou souhaité de part et d’autre, la plus célèbre otage d’une guérilla d’un autre âge n’a jamais voulu être échangée contre des guérilleros emprisonnés et qu’entre Chavez et Uribe, le fantoche n’est pas celui qu’on pense …

Ingrid Betancourt: et si on se plantait complètement?
Philippe Convers

On a l’impression d’avoir tout lu et tout entendu sur le Chavez maladroit et bonhomme, interrompu dans sa bienveillante médiation par un Uribe pète-sec, boutefeu et pas plus humain que les vilains dictateurs militaires auxquels il vouerait un culte secret sous les caissons de son palais d’opérette.

Ingrid Betancourt est la seule personne qui vaille en effet aux Andes du Nord l’hommage d’un certain intérêt de la presse française. Périodiquement, on excave quelques experts et il nous est demandé d’écouter religieusement Mélanie Delloye-Betancourt nous expliquer la complexe géopolitique de la région, laquelle tourne évidemment exclusivement autour de la Jeanne d’Arc d’Amérique du Sud. Et nous sommes censés verser une larme compassionnelle en frémissant avant de nous replonger vite fait dans notre actualité nombriliste où, à défaut de guérilleros, nous admirons ou craignons des cheminots syndiqués et où en guise de discours martiaux on applaudit ou fustige les rodomontades sarkozyennes sur la décote, la surcote et les annuités des régimes spéciaux.

Cinq ans et quelques mois de gesticulations françaises et Ingrid n’a pas été libérée. Elle est aujourd’hui morte ou vivante mais est en tout cas sans aucun doute possible le plus bel atout que nous avons offert aux FARC, ses ravisseurs, par notre impéritie et notre satanée coutume de caresser les méchants plutôt que de soutenir ceux qui leur tapent dessus.

J’aurais voulu vous parler de tout ce qu’il y a d’autre en Colombie que cette triste affaire, des montagnes magnifiques, de la cumbia, de la salsa, des soupes chaudes et savoureuses de la montagne, des jolies filles, des corridas, de l’incroyable joie de vivre de tout un peuple qui a décidé d’être heureux malgré les salopards. Je l’ai fait jusqu’il y a quelques mois sur un blog dédié à l’Amérique latine, mais la monochromie de la photo qu’on veut encore nous vendre en France m’impose de me concentrer à la difficile tâche de pigmenter un peu pour vous cette seule photo de Chavez, Uribe et la famille Betancourt.

Chavez : un drôle de bonhomme, lieutenant-colonel parachutiste et putschiste malheureux qui s’est rangé aux règles de l’élection quand il a senti qu’elles lui étaient favorables. Dix fois ou presque adoubé par un peuple fatigué des démocrates fantoches à la solde d’une invraisemblable oligarchie le Chavez. Il a suffi à don Hugo de distribuer quelques miettes aux pauvres pour faire mieux en matière de redistribution que tous ses prédécesseurs réunis. Mais j’ai bien dit quelques miettes. Et j’oubliais des milliers d’heures de discours plus ou moins fleuris mordant au grand dam des Vénézuéliens sur les telenovelas qui ont l’immense mérite de distraire leurs aficionados des soucis quotidiens. Jusque-là, rien de bien méchant donc. Sauf que Chavez se veut l’héritier de Fidel Castro et préfère aller crier sa haine de l’occident aux côtés du bon petit père Ahmadinejad et acheter des armes au courageux Loukachenko que de faire fructifier le pactole d’un pétrole cher au profit de ses électeurs… Dans quelques jours, don Hugo demande aux Vénézuéliens d’assurer au socialisme radieux un avenir sans obstacle. Pour ça, il faut réformer la constitution et permettre au seul interprète du libertador Simon Bolivar, j’ai dit Hugo, de se représenter « jusqu’à ce que ses os soient désséchés ». Et cet abruti de peuple doute, dit-on. Rien de tel qu’une bonne diversion internationale pour faire taire ces insolents d’opposants, lesquels doivent de toute façon être à la solde du démon Bush… Se fâcher avec Bogota, en voilà une idée qu’elle est belle ! Après avoir voulu faire du malheureux Juan Carlos d’Espagne l’héritier belliqueux des plus sauvages des colons espagnols, avoir disserté sur Victor Hugo à Paris faute de pouvoir présenter les premiers résultats tangibles de sa médiation avec la guérilla, exciter l’opinion publique contre ces méchants Colombiens butés va distraire ce fichu peuple…

Uribe : un phénomène dans son pays méconnu, qui continue d’atteindre une popularité supérieure à 70 % cinq ans après sa première élection à la présidence de la République. Et ceci malgré la guerre, atténuée mais pas terminée, malgré les otages que les FARC ne lâchent pas, malgré les péripéties d’une vie politique viciée par la drogue, les alliances impardonnables des caciques locaux avec les groupes armés, malgré l’opprobre de la gauche et de certains démocrates américains. Le problème, c’est que les Colombiens savent que leur pays n’est pas la Suisse et jugent leur président à l’aune du possible et non de l’idéal. Et les progrès enregistrés par leur Alvaro Uribe leur semblent considérables. Et puis, les Colombiens, comme leur Président, ils n’aiment pas les FARC, mais pas du tout. Et ils savent qu’il n’y a aucune négociation possible avec ces tarés. Ils espèrent seulement qu’un jour, lesdits tarés, affaiblis, isolés, menacés d’extradition vers les Etats-Unis, tenteront alors un compromis avec les institutions qu’ils combattent depuis plus de quarante ans.

La famille Betancourt : une famille de l’oligarchie colombienne, qui a plus vécu en France qu’en Colombie. Un carnet d’adresse qui n’a rien à envier au who’s who. Le père qui fait le lien avec la France, Fabrice Delloye, ex-mari et conseiller commercial viré pour son manque de diplomatie. Ne comprend pas que l’on n’ait pas compris qu’il avait tout compris mieux que tout le monde. Trouve très normal de parler géopolitique sud-américaine à l’Elysée chaque semaine et est sûr de le faire mille fois mieux que l’ambassadeur de Colombie. Astrid, la sœur de la captive, qui s’est dégottée un compagnon, diplomate de choix, en la personne de l’ancien ambassadeur de France à Bogota, devenu l’architecte de la stratégie française dans le dossier. Insubmersible Daniel Parfait, qui a vendu sa politique depuis 2002 aux autorités françaises successives, avec les résultats que l’on sait. Mélanie, la fille, qui aurait pu être touchante si elle ne s’était pas trompée de cible et si son juste chagrin se suffisait à lui-même. Mais non, la gamine nous explique la vie politique colombienne et exige de nous que nous comprenions que sa mère, otage parmi des milliers, est le principal déterminant de l’histoire andine. Sa grand-mère, Yolanda Pulecio, ne comprend plus l’époque. Comment peut-on lui faire ça à elle, l’ex-Miss Colombie qui a dûment fréquenté les meilleurs salons de Bogota et de la jet-set latino ? Juan-Carlos, le mari d’Ingrid, qui m’est le plus sympathique parce qu’il comprend que toute l’agitation dans les hôtels particuliers du VIIè arrondissement n’est pas d’un grand secours pour lui rendre sa chérie. Et puis Ingrid elle-même, dont on ne sait rien depuis 2003 et son message vidéo dans lequel elle refusait d’être échangée contre des guérilleros emprisonnés (on l’a oublié, cet épisode, au fait ?).

Voilà, ce triptyque un peu tragique. Et si nous changions de stratégie et décidions d’exercer nos modestes pressions sur les FARC, les seuls coupables de l’affaire ? Et si nous décidions de comprendre que la médiation Chavez pose de fort légitimes difficultés aux Colombiens ? Et si nous nous posions la question de savoir si Chavez n’a pas dépassé les limites fixées par Uribe parce qu’il savait que sa médiation était vouée à l’échec et qu’il voulait en faire porter la responsabilité aux Colombiens ?

Puisse mon témoignage de colombianophile convaincu vous donner un autre éclairage sur ce triste jeu de dupes. Moi, je crois qu’un mandat d’arrêt contre les responsables des FARC et une coopération opérationnelle accrue avec le gouvernement colombien sont bien plus susceptibles de faire réfléchir les FARC et de les pousser à négocier. Et j’ose espérer que si négociation il y a un jour, celle-ci ne concernera pas l’infime minorité d’otages « échangeables », sur lesquels portent toutes les discussions depuis cinq ans, mais sur l’ensemble des otages anonymes. Pour l’instant, on ne peut que reconnaître la puissance de la stratégie de communication des prétendus amis d’Ingrid et, tout à la fois, sa profonde inanité.

Massacre of the innocentsIl est 15h, tout vient de basculer près de l’implantation de Netzarim, dans la bande de Gaza. Les Palestiniens ont tiré à balles réelles, les Israéliens ripostent. Ambulances, journalistes et simples passants sont pris entre deux feux… Ici Jamal et son fils Mohammed sont la cible de tirs venus de la position israélienne. Mohammed a douze ans, son père tente de le protéger. Il fait des signes, mais… une nouvelle rafale, Mohammed est mort et son père gravement blessé. Charles Enderlin (20 h de France 2, 30 septembre 2000)
Il dit à son peuple: Voilà les enfants d’Israël qui forment un peuple plus nombreux et plus puissant que nous. (…) Alors Pharaon donna cet ordre à tout son peuple: Vous jetterez dans le fleuve tout garçon qui naîtra … Exode 1 : 9 et 2: 22
Alors Hérode (…) envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire … Matthieu 2:16

Suite à la dernière audience du procès en appel Enderlin-Karsenty

Excellente synthèse de Pierre-André Taguieff sur la dernière adaptation contemporaine de la légende du “crime rituel juif”, à savoir l’Affaire Al Dura, concoctée par un cameraman palestinien membre du Fatah et le correspondant français de France 2 en Israël Charles Enderlin.

Légende qui, depuis l’Europe médiévale mais aussi déjà bien avant avec l’expulsion du peuple hébreu d’Egypte, a la vie dure et nombre de relais hélas parmi nos idiots utiles dans le journalisme ou l’intelligentsia …

Imposture médiatique et propagande “antisioniste” : une adaptation contemporaine de la légende du « crime rituel juif

Pierre-André Taguieff (directeur de recherche au CNRS, Paris)
Media-Ratings
le 22 novembre 2007

Ce texte de Pierre-André Taguieff est extrait d’un ouvrage à paraître en février 2008, portant sur « l’identité juive et ses ennemis », du XVIIIe siècle à nos jours.

Il a été préalablement publié sur un autre média.

Toutefois, sous la pression d’amis de Charles Enderlin, les responsables de ce site ont suspendu la publication de ce texte au bout de quelques heures.

Cela donne une idée de l’atmosphère intellectuelle qui règne actuellement à Paris autour de cette affaire.

Au début du XXIe siècle, c’est un fait que la vieille et triste histoire de la légende du « crime rituel juif » n’est pas terminée. On connaît le principal motif de l’accusation de « crime rituel », forgée par l’antijudaïsme chrétien médiéval : l’affirmation qu’existe une coutume juive consistant à sacrifier chaque année un chrétien, un enfant de préférence, pour en recueillir le sang, qui doit servir à fabriquer la matza, le pain azyme consommé pendant la fête de Pâques . Le « crime rituel » par excellence, c’est l’infanticide rituel. L’abbé Henri Desportes, en 1889, dans son livre intitulé Le Mystère du Sang chez les Juifs de tous les temps, décrit ainsi un meurtre rituel ordinaire, illustration par excellence des « turpitudes talmudiques » : « Un pauvre petit enfant chrétien se débat dans les affres d’une mort horrible, entouré des instruments de la passion, au milieu du ricanement des bourreaux ! » Et de s’indigner devant « cet immense rouleau d’horreurs, engendrées par la haine judaïque » . Plus tard, en 1914, Édouard Drumont avancera une explication racialiste de cette forme spécifique de criminalité : « L’existence du peuple d’Israël n’est qu’une lutte constante contre l’instinct de la race, l’instinct sémitique qui attire les Hébreux vers Moloch, le dieu mangeur d’enfants, vers les monstrueuses idoles phéniciennes. » La question est ainsi réglée : chez les Juifs, le crime rituel est dans la race – dans le « sang de la race ». L’infanticide rituel, chez les Juifs, n’est pour Drumont que la manifestation périodique d’un instinct racial irrépressible.

Cette accusation antijuive, d’origine européenne et chrétienne, a largement été acclimatée au XIXe siècle au Moyen-Orient. Dans ce nouveau contexte culturel, les enfants chrétiens ont été concurrencés puis remplacés par les enfants musulmans. On trouvait une récente mise en scène du stéréotype du Juif cruel et sanguinaire, criminel rituel, dans les caricatures, courantes dans les pays arabes jusqu’aux derniers mois de 2004, qui représentaient Ariel Sharon en vampire, les yeux injectés de sang, buvant du sang arabe, ou en ogre dévorant un ou plusieurs enfant(s) Palestinien(s). La représentation répulsive du « sioniste » en tant que criminel-né a été recyclée par le discours de propagande « antisioniste » présentant l’armée israélienne comme une bande de tueurs assoiffés de « sang palestinien », et plus particulièrement de tueurs d’enfants palestiniens, prenant plaisir à les tirer « comme des lapins ». De l’amalgame polémique « sionisme = racisme », on est passé au stade suprême de la propagande antijuive, fondé sur l’équation « sionisme = palestinocide », le « palestinocide » étant présenté de préférence comme un infanticide. Dans la construction du « sionisme » comme une entreprise génocidaire, les propagandistes font feu de tout bois : après avoir transformé les Palestiniens en symboles des pauvres, des humiliés et des offensés, puis en victimes de « l’impérialisme d’Israël » ou plus largement d’un « complot américano-sioniste » mondial, ils les transforment en enfants « martyrs ». Car c’est également par assimilation avec la légende du « crime rituel juif » que s’est opérée l’exploitation internationale, par toutes les propagandes « antisionistes », du prétendu assassinat par l’armée israélienne au cours d’une fusillade au carrefour de Netzarim (bande de Gaza), le 30 septembre 2000 (alors que commençait la deuxième Intifada), du jeune Palestinien Mohammed al-Dura .

Le cameraman palestinien Talal Abu Rahma, travaillant pour France 2 en collaboration avec le journaliste Charles Enderlin - qui n’était pas présent à Netzarim sur le lieu de la fusillade -, avait filmé environ vingt-sept minutes de l’incident (constituant les rushes). La chaîne publique France 2 a diffusé le jour même, dans son Journal, l’image-choc du jeune Palestinien de 12 ans qui aurait été « tué de sang-froid » par des soldats israéliens. Cette image de l’enfant inerte, présentée par Charles Enderlin comme la preuve de la mort de l’enfant, a été diffusée et rediffusée par tous les médias de la planète, véhiculant et renforçant le stéréotype du Juif criminel et pervers, assassin d’enfants. Les effets d’incitation au meurtre de la diffusion de ces images ont été immédiats : le 12 octobre 2000, aux cris de « vengeance pour le sang de Mohammed al-Dura ! », des Palestiniens déchaînés ont mis en pièces les corps de deux réservistes israéliens. La haine et la violence meurtrière contre les Juifs paraissaient justifiées. C’est pourquoi la Seconde Intifada, avec ses effets d’imitation hors des lieux du conflit, a été lancée sur le marché médiatique mondial d’un façon particulièrement efficace par ce montage d’images destiné à provoquer l’indignation. Dans l’opinion occidentale, on a pu observer des réactions semblables à celle d’une journaliste fort estimable par ailleurs, Catherine Nay : « La mort de Mohammed annule, efface celle de l’enfant juif, les mains en l’air devant les SS, dans le Ghetto de Varsovie. » La suggestion est claire, et illustre parfaitement l’idéologie de la substitution : le « racisme anti-arabe » aurait remplacé le « racisme antijuif », l’arabophobie et l’islamophobie représenteraient la forme contemporaine de la judéophobie. Dans la société de communication planétaire, les images peuvent constituer des armes redoutables, dès lors qu’elle inspirent des désirs de vengeance et alimentent la propagande en faveur du Jihad mondial .

L’historien américain Richard Landes voit à juste titre dans cette affaire de « martyr » ultramédiatisée, rejouant contre Israël l’accusation d’infanticide rituel, le « premier “meurtre rituel” du XXIe siècle » . À la suite de nombreuses contre-enquêtes mettant en cause la chaîne publique de télévision française, France 2, qui avait diffusé le court montage d’images (50 secondes) qui a fait le tour du monde, alimentant la haine à l’égard d’Israël et des Juifs, la mystification a commencé, à l’automne 2007, à être reconnue. À une mise en scène organisée par des palestiniens sur place se serait ajoutée la sélection d’images due à Charles Enderlin et aux responsables de France 2 . Fin septembre 2007, le directeur du Bureau de presse gouvernemental israélien, Danny Seaman, a estimé publiquement que les images ont fait l’objet d’une manipulation de la part du caméraman Talal Abu Rahma. Cette intervention significative est le résultat d’initiatives individuelles qui, en dépit des sarcasmes, se sont poursuivies en vue de d’établir les faits, indépendamment des rumeurs. Outre les universitaires Richard Landes et Gérard Huber, les journalistes Denis Jeambar, Daniel Leconte et Luc Rosenszweig ont contribué à mettre en doute la conformité du reportage avec la réalité des événements. Mais c’est surtout grâce aux efforts de Philippe Karsenty que l’icône victimaire al-Dura s’est transformée en « affaire al-Dura ». Après avoir visionné et analysé, avec d’autres observateurs, les rushes de France 2, Philippe Karsenty, jeune chef d’entreprise français qui dirige une agence de notation des médias, Media Ratings, s’est engagé dans un combat difficile en diffusant sur son site, le 22 novembre 2004, les conclusions de son examen critique, qualifiant de « supercherie » sur la base d’une « série de scènes jouées » le reportage du correspondant permanent en Israël, Charles Enderlin, responsable du montage et du commentaire des images. Philippe Karsenty n’a pas hésité à affirmer qu’il s’agissait d’un « faux reportage » et d’une « imposture médiatique », bref d’un reportage truqué. La direction de France 2 et son journaliste Charles Enderlin ont engagé des poursuites contre Philippe Karsenty qui, après avoir été jugé coupable de diffamation en première instance, le 19 octobre 2006, par la 17e chambre correctionnelle de Paris, a fait appel. À la demande de la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris, les rushes filmés par le cameraman palestinien ont été visionnés et commentés par les deux parties au cours de l’audience du 14 novembre 2007. Mais, sur les 27 minutes de rushes qui avaient été annoncées, France 2 n’en a présenté que 18, lesquelles donnent à voir notamment des répétitions de mise en scène de fausses fusillades, avec de faux blessés, ce qui suffit à jeter le doute sur le sérieux du reportage. Ce qui est sûr, c’est qu’il y avait un dispositif de mise en scène chez les Palestiniens présents sur les lieux. L’examen du fond de l’affaire a été fixé au 27 février 2008. Selon plusieurs articles de presse, le soupçon de truquage a été renforcé par le visionnage des rushes. La dépêche de l’AFP du 14 novembre 2007 a fort bien caractérisé le point en litige : « Alors que le reportage se terminait sur une image de l’enfant inerte, laissant à penser qu’il était mort à la suite des tirs, dans les rushes, on voit, dans les secondes qui suivent, l’enfant relever un bras. C’est un des éléments qui poussent M. Karsenty à affirmer qu’il y a eu mise en scène. » En déclarant que l’agonie de l’enfant avait été filmée, Charles Enderlin a menti. Rien de tel n’avait été filmé. Le « mort en direct » de l’enfant n’a pas eu lieu. Si ces rushes n’ont pas été présentés lors de l’audience du 14 novembre 2007, c’est tout simplement parce qu’ils n’existent pas. Il s’ensuit qu’il n’y a aucune preuve que l’enfant a été tué. Ce qui n’exclut pas bien sûr que l’enfant, au cas où il aurait été touché, soit décédé à la suite de ses éventuelles blessures. Mais nous ne disposons d’aucune preuve de ce décès.

Il reste à s’interroger sur les raisons qui ont conduit le professionnel aguerri qu’est Charles Enderlin à sombrer dans la faute professionnelle. Il faut tout d’abord tenir compte de la forte pression idéologique qui s’exerçait au début de l’Intifada Al-Aqsa. En février 2005, s’interrogeant sur le fait que les soldats israéliens avaient été si facilement accusés, sans la moindre preuve, d’avoir tiré sur l’enfant, le journaliste Daniel Leconte avait justement relevé qu’il existait une « grille de lecture de ce qui se passe au Proche-Orient » , et que les commentateurs avaient une forte tendance à y adapter les événements relatés, moyennent quelques « corrections » et accommodations. Telle est la tyrannie de l’idéologiquement correct, fondé sur un sommaire manichéisme : d’une part, les méchants agresseurs, incarnés par les soldats israéliens ; d’autre part, les innocentes victimes, représentées par les enfants palestiniens. C’est ainsi que l’idéologiquement vraisemblable se transforme magiquement en réalité. En outre, n’étant pas présent à Netzarim sur le lieu de la fusillade supposée, le journaliste Charles Enderlin, vraisemblablement saisi par le désir du scoop, a pu être manipulé par son caméraman palestinien qui, membre du Fatah, n’a jamais caché son engagement politique. Quand Talal Abu Rahma a reçu un prix, au Maroc, en 2001, pour sa vidéo sur al-Dura, il a déclaré à un journaliste : « Je suis venu au journalisme afin de poursuivre la lutte en faveur de mon peuple. » Quoi qu’il en soit, Richard Landes, présent lors de cette audience, a relevé le fait qu’il manquait dans les rushes présentés le 14 novembre par France 2 et Charles Enderlin à la Cour d’appel de Paris « les scènes les plus embarrassantes pour eux, notamment la scène du jeune au cocktail Molotov avec une tache rouge au front », avant d’ajouter : « Aux États-Unis, la présidente de la Cour aurait dit : “Comment osez-vous nous dire que vous avez enlevé les passages qui vous semblaient sans rapport ? C’est à nous de décider” » .

Mais le mal a été fait, et la rumeur criminalisante lancée. Innocente de ce dont on l’accusait, l’armée israélienne est devenue la cible de campagnes de diffamation destinées à ternir l’image d’Israël. En outre, exploitée par la propagande des islamistes radicaux, l’image du « petit Mohammed »-martyr a « sonné l’heure du Jihad mondial dans le monde musulman » , un an avant les attentats antiaméricains du 11 septembre 2001. Cette image a paru confirmer l’une des affirmations récurrentes des hauts dirigeants d’Al-Qaida, selon laquelle les Juifs et leurs alliés américains « tuent les musulmans », ce qui justifiait le déclenchement du « Jihad défensif », impliquant l’obligation pour tout musulman de combattre les agresseurs des musulmans ou les envahisseurs des « terres musulmanes », bref tous les « ennemis de l’Islam » .

Les islamistes palestiniens n’ont pas manqué d’instrumentaliser dans la guerre politico-culturelle qu’ils mènent contre « l’ennemi sioniste » ou plus simplement « les Juifs ». Le Hamas s’est ainsi lancé dans une opération d’endoctrinement des jeunes enfants palestiniens dans la perspective du Jihad, en sloganisant l’accusation visant les Juifs comme « tueurs d’enfants ». Chaque vendredi après-midi, sur la chaîne satellitaire du Hamas, Al-Aqsa TV, est diffusée une émission pour enfants intitulée « Les Pionniers de demain ». La star de cette émission, très regardée par les enfants de tout le monde arabe, est une abeille géante nommée Nahoul. Le journaliste du Monde Benjamin Barthe présente ainsi cette émission de propagande : « Durant une demi-heure, Nahoul et la jeune présentatrice Saraa interprètent une série de sketches entrecoupés d’interventions de spectateurs par téléphone. Les scénarios mêlent devinettes, conseils pratiques (“Les bienfaits de l’ananas”) et morale familiale (“Pourquoi il faut aimer sa mère”) à une forte dose de propagande islamiste, truffée d’apologie du “martyre” et d’incitation à la haine des “Juifs”. »

L’abeille Nahoul a remplacé la souris Farfour, personnage ressemblant à Mickey Mouse, dont l’un des messages, au printemps 2007, avait été un appel à libérer « les pays musulmans envahis par les assassins ». Réagissant à une menace de procès par la compagnie Disney, Al-Aqsa TV a décidé de sacrifier Farfour, non sans une ultime provocation, qui a consisté à mettre en scène la mort de la souris islamiste, victime de l’extrême violence d’un interrogateur israélien, désireux de lui voler sa propriété . Le mot de la fin a été prononcé par la présentatrice Saraa : « Farfour est mort en martyr en protégeant sa terre, il a été tué par les tueurs d’enfants. » L’intention directrice de l’émission est parfaitement exprimée dans le charmant dialogue destiné à présenter le nouveau personnage :

« - Saraa : Qui es-tu ? D’ou viens-tu ?

- Nahoul : Je suis Nahoul l’abeille, le cousin de Farfour.

- Saraa : Qu’est-ce que tu veux ?

- Nahoul : Je veux suivre les pas de Farfour
.

- Saraa : Ah ? Comment ça ?

-
Nahoul : Oui, le chemin de l’Islam, de l’héroïsme, du martyr et des Moudjahidines. Nous prendrons notre revanche sur les ennemis d’Allah, les assassins d’enfants innocents, les tueurs de prophètes, jusqu’à ce que nous libérions Al-Aqsa de leur impureté…

-
Saraa : Bienvenue, Nahoul. »

L’objectif d’une telle émission est clair : conduire les jeunes téléspectateurs à intérioriser cette représentation du Juif comme criminel et infanticide afin de les disposer à devenir des combattants fanatiques. La légende du « crime rituel juif », réactivée par l’exploitation symbolique de la « mort en direct » du jeune al-Dura, est devenue une source d’inspiration pour toutes les formes culturelles de la propagande antijuive contemporaine, des timbres-poste et des affiches à l’effigie d’al-Dura aux émissions interactives de télévision. Il est hautement significatif que, face aux critiques, Hazem Sharawi, le jeune concepteur des « Pionniers de demain », ait ainsi défendu son émission : « Nous ne faisons que refléter la réalité. Regardez ce qui est arrivé à Mohammed al-Dura… ». Pour les professionnels de la criminalisation des Juifs, l’absence de preuve de la mort d’al-Dura est devenue la preuve par al-Dura. La poupée engagée a donc continué à prêcher le Jihad. Le journaliste du Monde souligne l’association récurrente entre l’appel au Jihad et le thème répulsif du « Juif tueur d’enfants » : « Dans un épisode diffusé fin juillet [2007], l’abeille islamiste parle de libérer la mosquée Al-Aqsa, dans la Vieille Ville de Jérusalem, des “impuretés des Juifs criminels”. À une petite spectatrice qui explique par téléphone vouloir devenir “journaliste”, Nahoul conseille de “photographier les Juifs quand ils tuent les enfants”. Puis une autre fillette appelle et clame que, une fois grande, elle sera une “combattante du Jihad”. “Si Dieu le veut”, répond Saraa, comblée par la ferveur islamiste de son très jeune public. »

On ne saurait sous-estimer ni l’importance, ni la gravité des conséquences de cette opération de propagande, qui a touché le public planétaire. Elles ne pourront jamais être totalement effacées, quels que soient les résultats de la contre-offensive intellectuelle récemment lancée par des universitaires et des journalistes soucieux de rétablir la vérité. Le pseudo-reportage de France 2, qui a puissamment servi à diaboliser et à criminaliser Israël, tout en alimentant le discours des partisans du « Jihad défensif » mondial, aura produit une « affaire al-Dura » qui ne fait vraisemblablement que commencer. On attend avec autant d’impatience que de scepticisme l’intervention, sur cette abominable affaire, des professionnels de « l’éthique des médias », trop souvent abonnés aux colloques ronronnants dont l’une des fonctions est précisément d’écarter toutes les « questions qui fâchent ». L’affaire Dreyfus pourrait être à cet égard exemplaire. Lorsque Lucien Herr et Bernard Lazare se lancèrent dans le combat, ils paraissaient isolés autant que vulnérables en leur quête de justice et de vérité. Et pourtant, le courage et la lucidité militante d’un petit groupe de citoyens déterminés ont fini par vaincre toutes les puissances sociales coalisées, l’état-major, l’armée et l’Église. Un contre-pouvoir animé par des idéaux a détruit le système bâti par les faussaires et leurs complices, les fanatiques et les conformistes. La démocratie véritable n’est pas faite pour les endormis ni pour les pusillanimes.

 

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 19:14
La trouble histoire de l’ONU et la boue qui en émane

Par Laurent Murawiec à Washington

villepin


© Metula News Agency








Villepin à l'Assemblée générale de l'ONU : – touche pas à mon pote Saddam ! –





Il y a quelques années, un lecteur en colère m’avait interpellé, critiquant des commentaires peu amènes émis dans l’un de mes articles à l’encontre de l’Organisation des Nations Unies. C’était l’époque où Kofi Annan stigmatisait vivement les Etats-Unis à propos de l’invasion de l’Irak, qu’il avait mensongèrement qualifiée d’ « illégale », sortant de son rôle de secrétaire général, oubliant les résolutions votées par le Conseil de Sécurité, et se permettant cette privauté, du genre dont il s’était toujours abstenu envers l’Iran, la Russie, la Chine, etc. Avenant envers les dictateurs et les bourreaux, faisant preuve, quand le risque était nul, d’un courage digne du souriceau, Annan incarnait bien son institution : ne portait-il pas une écrasante responsabilité dans l’étouffement des rapports des observateurs onusiens en poste au Rwanda, dont les alertes auraient pu déclencher une action internationale, et dont l’absence contribua au génocide ? Ne se refusa-t-il pas de commenter, ne serait-ce que d’un mot, les persécutions politiques en Iran, au motif qu’il « n’était pas assez informé » ?

 

L’ONU, n’est-ce pas le scandale « pétrole contre nourriture », c’est-à-dire un programme censément chargé d’exporter vers l’Irak des médicaments et de la nourriture, par l’intermédiaire d’instruments marchands et de financiers indépendants du régime, afin que la population civile ne souffre pas trop de l’embargo imposé à l’Etat de Saddam Hussein. Mais un programme qui, dans les faits, permit à ce dernier de « siphonner » plusieurs milliards de dollars, qu’il investit immédiatement dans le réarmement, les palais, les comptes secrets des dignitaires du régime. Dans la corruption de politiciens et de responsables étrangers : les noms de George Galloway en Angleterre, de l’entourage de Vladimir Poutine en Russie, de Charles Pasqua et de ses amis en France, y compris celui de Jean-Bernard Mérimée, ambassadeur de France à Manhattan, viennent à l’esprit, lorsqu’on évoque « pétrole contre nourriture ». Annan couvrit, mentit, fit tout pour étouffer le scandale, en limiter la publicité et les effets : l’ONU finançait ainsi la dictature et contribuait à affamer la population irakienne, tout en permettant à Saddam et à la Gauche « humanitaire » de blâmer – ô surprise ! - les Etats-Unis pour l’embargo. Benon Sevan, l’un des adjoints d’Annan, responsable du programme, se terre aujourd'hui à Chypre, son pays natal, riche de l’argent détourné à son propre compte.

 

L’ONU, c’est une culture de la corruption, personnifiée par cet autre apôtre du détournement des fonds pétroliers, le financier canadien Maurice Strong, aujourd’hui en fuite ; Strong, très haut responsable de l’ONU, conseiller spécial d’Annan, fondateur, il y a plus de trente ans, et longtemps dirigeant du Programme des Nations Unies pour l’Environnement. Gourou du mouvement écologiste mondial. Ce socialiste déclaré séjourne en lieu sûr : en Chine communiste, jouissant des énormes détournements de fonds opérés lors de sa carrière onusienne consacrée à l’écologisme idéologique. Ce bureaucrate, affranchi du moindre contrôle démocratique, fut l’un des inspirateurs du fameux « Protocole de Kyoto » sur les émissions de bioxyde de carbone, grand ressort de la secte mystique de l’effet de serre à origine humaine, grand bâton avec lequel on peut taper – qui l’eut cru ? – sur les Etats-Unis d’Amérique.

 

On peut également mentionner Kojo Annan, fils de son père, trafiquant en Afrique de véhicules Mercedes sous couvert de l’ONU, revendeur au prix fort de voitures importées au prix faible : autre scandale étouffé avec la bénédiction de media décidément fort peu curieux quand le cœur du multilatéralisme est en cause.

 

L’ONU, c’est aussi le scandale permanent des viols et de la prostitution commis et organisés un peu partout, en Afrique particulièrement, par les contingents de Casques bleus. C’est l’UNIFIL au Liban, qui collabore avec le Hezbollah contre Israël, y compris en désignant les mouvements de troupes israéliennes aux tirs des assassins chiites, en pleine guerre de l’été 2006. Ce sont les responsables, violemment anti-israéliens, qui ont depuis longtemps pris fait et cause pour les « Palestiniens » à Gaza. C’est l’UNWRA, qui n’a jamais émis la moindre protestation contre l’abjection des manuels scolaires palestiniens – qu’elle finance -, pédagogie de la haine et du meurtre judéophobe, ni contre l’ « enseignement » dispensé sur cette base dans les écoles qu’elle finance également.

 

L’ONU, c’est, après le tsunami qui ravagea l’Asie maritime et insulaire, je ne sais quel « responsable » de son action humanitaire, suédois je crois, qui, pendant que s’entassaient les secours que l’ONU avait reçus ou collectés, mais qu’elle était incapable d’acheminer, voyagea en first class pour aller parader sur les lieux du désastre, devant les caméras de télévision et… critiquer les Etats-Unis. Ce, alors qu’une masse énorme de secours était amenée à pied d’œuvre par l’U.S. Navy, premier fournisseur des populations sinistrées, et la marine australienne, deuxième sauveteur. Mais lors des apparitions télévisées, l’impuissante, l’inutile, la narcissique ONU était au premier rang, en première classe, et en hostilité déclarée avec les Américains.

 

L’ONU c’est encore, pendant la Guerre en Bosnie, son envoyé en chef retirant ses observateurs de tout endroit assiégé par l’armée serbe, afin qu’aucun rapport officiel ne parvienne à New York, ce qui aurait mis en branle l’appareil diplomatique en direction d’une intervention pour empêcher les massacres de civils. Cela fonctionne toujours de la même manière, aujourd’hui, au Darfour. La sélectivité onusienne est univoque et unidirectionnelle. Touchez pas au grisbi ! Touche pas à mon pote : il est bourreau dictatorial, il est musulman, il est Ubu zimbabwéen. Il jouit d’une vaste majorité au sein de l’Assemblée générale des Nations Unies : toutes ces petites pseudo nations, faciles à corrompre, à menacer, sensibles aux sirènes sonnantes de l’Arabie saoudite, de la Chine, de la Russie, du Vénézuela chavezien, ces pays dont les chefs comptent plus sur leurs comptes numérotés de Genève et de Zurich que sur l’amour des pauvres types qu’ils affament et qu’ils écrasent.

 

Cela entretient une culture de la corruption politique. Les sous-organisations de l’ONU, qui s’occupent de Droits de l’Homme sous la férule de la Libye, du Zimbabwe, de l’Iran ; du racisme, sous l’autorité des mêmes et de la Syrie et de Cuba en plus ; de la non-prolifération, sous la présidence de la Syrie… Il n’y a virtuellement pas une de ces succursales qui échappe à l’emprise de ce que Bush, bien inspiré ce jour-là, avait désigné comme l’ « Axe du Mal », soulevant les grands ricanements de ces héros, toujours prêts à en découdre avec les Etats-Unis. Mais également disposés à plier l’échine, si malléable, devant les tortionnaires et les dictateurs. Dans cette catégorie de corruption, le nom de Villepin s’impose vivement, grâce à l’accablante légion des diplomates à vendre, à louer et à consommer sur place qui avaient élu domicile au Quai d’Orsay. N’oublions pas le discours, bavard et affecté, tout à la fois, par lequel Villepin mit en avant, à l’Assemblée générale, qui lui fit un triomphe, l’opposition résolue du régime chiraquien – touche pas à mon pote Saddam ! – à toute pression exercée sur Bagdad. Ah ! être acclamé par la lie diplomatique du monde entier, le triomphe!

 

Nous voilà donc rendus à aujourd’hui. Pour voir Mohammed el-Baradei, le patron de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, fonctionnaire égyptien, qui – sortant une fois de plus du rôle de haut fonctionnaire international astreint à la neutralité politique – déclarait, le 16 septembre à Vienne, en réplique aux propos tenus par Bernard Kouchner, selon lesquels l’obstination de l’Iran à se doter d’armes nucléaires menait à une guerre à laquelle il fallait se préparer : « Il y a des règles en matière d’usage de la force. Et j’aurais cru que tous auraient appris la leçon après l’Irak, où 700 000 civils innocents ont perdu la vie à cause du simple soupçon que [leur] pays possédait des armes nucléaires ».

 

Voici donc le chef d’une importante agence de l’ONU qui couvre l’Iran d’Ahmadinejad, lequel fait à peine mystère de ses intentions nucléaires et génocidaires, en recourant à de multiples subterfuges. On croirait entendre Al Jazeera baratinant effrontément, sur la base de chiffres inventés de toutes pièces, sur les pertes civiles en Irak, ou, reprises de l’imagination délirante d’un Noam Chomsky et d’autres ultragauchistes occidentaux.

 

Le « simple soupçon » de possession d’armes interdites, el-Baradei ? En commençant par le réacteur nucléaire Osirak, détruit par Israel en 1982, Saddam n’a t-il pas poursuivi, avec un bel esprit de persévérance, sa quête d’armes nucléaires ? On croit rêver, participer à une tragique farce : abusant de l’autorité que lui confère son poste onusien, Baradei agit comme un agent du monde islamique chargé de ralentir à tout prix - et si possible d’empêcher - les velléités des institutions internationales de sévir contre les tueurs téhéranais. Vive le multilatéralisme incarné par l’ONU, sans lequel il n’y a pas de bonne politique internationale ! Sans l’ONU, mais ce serait la loi de la jungle ! Le droit du plus fort ! Ce serait l’abandon de l’embryon d’un vrai droit international !

 

L’ONU est bien ce lieu béni de la rencontre du Père Ubu et de l’univers des ronds-de-cuir. Idi Amine Dada hier et Robert Mugabe aujourd’hui, les bureaucrates de la tromperie à la russe et les diplomates de la manipulation à la chinoise, le monde du mensonge illimité de la Ligue arabe, de l’Organisation islamique mondiale, font tous bon ménage dans ce zoo.


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Mohamed el-Baradeï : un haut-fonctionnaire sous influence



 






Cette histoire lamentable a un arrière-fond. Comme toujours, la génétique politique vient à notre secours pour nous aider à mieux saisir la nature de l’animal. Souvenons-nous : la Première Guerre mondiale bascula à la suite de l’entrée en guerre des Etats-Unis - au côté des Alliés, épuisés, face aux empires centraux presque aussi affaiblis -, ce qui donna à leur président, Woodrow Wilson, une voix prépondérante aux négociations de Versailles, qui tracèrent les linéaments de l’ordre mondial de l’après-guerre, durant des sessions qui durèrent un an, à partir de janvier 1919. Or Wilson, intellectuel à la fois chrétien et socialisant, ancien président de l’Université de Princeton, était peu ou prou un adepte des idées socialo-utopiques de la Sociéte fabienne anglaise ; un grand promoteur du « mouvement progressiste américain » et un militant de l’idée d’un gouvernement mondial, qui abolirait les conflits dus à l’égoïsme des nations. Le moralisme conjugué à l’idéalisme accouchèrent d’un système branlant : au nom des droits et d’une justice abstraite, on érigeait un désordre en système.

 

Son « Programme en Quatorze Points », énoncé devant une séance conjointe du Congrès américain, en janvier 1918, avait influé sur toutes les manœuvres politiques ultérieures dans le monde entier. Il promouvait, en priorité, le principe de l’autodétermination des nations, qui pouvait certes remédier à de nombreux dénis de nationalité, mais donnait aussi au moindre groupe de « leaders » autoproclamés de nations ou de pseudo-nations la possibilité de revendiquer pouvoir et dépouilles à leur profit, sous couvert de protéger la nation en question. Mélange d’utopisme pacifiste et de pragmatisme anglo-saxon, le programme vous abolissait, en un seul coup de cuiller à pot, la diplomatie secrète ; le second coup de cuiller établissait la liberté absolue de navigation sur les mers ; le troisième abolissait l’inégalité des échanges entre nations ; plus audacieux encore, le quatrième réduisait les armements nationaux à un tout petit minimum. Le sixième était plus étrange encore, puisqu’il faisait de l’évacuation immédiate de toutes les troupes étrangères du territoire de la Russie le test absolu de leur crédibilité internationale – ce qui revenait à soutenir le régime de Lénine –. Wilson, socialiste internationaliste, soutenait fermement la révolution bolchevique depuis ses débuts ! Léon Trotski, à l’incommensurable vanité, se plaignait d’ailleurs que Wilson lui avait chipé l’essentiel des 14 points de son programme.

 

Le quatorzième point proposait la fondation d’une organisation supranationale, sorte d’embryon de gouvernement mondial. Ce fut la Société des Nations, réincarnation permanente et bureaucratique des grands congrès diplomatiques européens du XIXème siècle, où rois et empereurs réglaient les grandes questions du jour, à Vienne et à Livourne, à Carlsbad et à Berlin ; dont les décrets avaient force de loi, sous la cravache de Metternich d’abord puis celle de Bismarck. Mais cette fois-ci, ce serait la « démocratie » et l’égalité entre les nations qui triompheraient, abolissant, haro !, l’ignoble souveraineté nationale, baudet cause de tous les maux.

 

S’il existe une tradition de pacifisme démocratique mondialiste dans le monde anglo-saxon, celle de Tom Paine et de John Stuart Mill, il existe également une très forte tradition nationale, qu’illustrèrent un Cromwell ou un Churchill ; l’autorité politique provient de toute une tradition nationale, la common law, enracinée dans la Magna Carta : le pouvoir vient d’en bas et non d’en haut, le souverain n’est pas propriétaire des sujets, leur consentement est indispensable et fondateur ; le citoyen est l’authentique « propriétaire » de l’Etat, qui n’est plus puissance tutélaire inaccessible, mais expression réglée, par l’intermédiaire d’une constitution, de la longue durée de la souveraineté des citoyens. C’est là l’esprit de la Révolution américaine, et celui de ses pères intellectuels, John Locke et Montesquieu, mais aussi le constitutionnalisme grec.

 

Voilà qui exclut toute cession de souveraineté à des corps étrangers, qui ne sont pas fondés sur une constitution librement élaborée et consentie par le corps des citoyens. C’est ce que Wilson voulait subvertir au nom de son efficacité multinationale, comme il voulait, à l’intérieur, remplacer les élus par des technocrates et des experts. C’est ce que rejeta le Sénat américain, non pas seulement, comme l’écrivent stupidement les manuels, au nom de l’isolationnisme, mais surtout au nom d’un refus de brader des pans entiers de sa souveraineté au profit d’une organisation irresponsable. On ne peut brader la souveraineté et les droits qui y sont attachés au profit d’une organisation qui n’a, envers la nation, aucune sorte de devoir.

 

Privée de la participation américaine, la SDN fut, dès le départ, une vieille dame édentée, un club pour diplomates où le conciliabule remplaçait l’action – ce qui était un désastre, sauf à croire aux effets de manche du genre de ceux d’Aristide Briand. Dès qu’ils le purent, les Etats insatisfaits du statu quo ou des résultats de la guerre - le Traité de Versailles en particulier -, s’émancipèrent des effets de manche : l’Italie, pour mener tranquillement sa politique d’agression coloniale en Afrique, l’Allemagne nazie, pour se dégager des clauses signées à Versailles, se réarmer à tout va, avant de passer à la suite ; le Japon, pour massacrer la Chine. La Russie soviétique de Staline, elle, adhéra sur le tard à la SDN, pour mieux faire valoir à Hitler les bénéfices de la russophilie, avant d’adhérer de facto à l’Axe, avec la signature du Pacte de non-agression germano soviétique de 1939. Le symbole de la SDN restera à jamais celui du négus éthiopien, Haïlé Sélassié, sifflé, hué et humilié par les représentants fascistes italiens en pleine Assemblée générale, passive et consentante. Le ver était entré dans un fruit déjà passablement pourri.

 

Une fois assailli par son ami, son allié Hitler – il n’y a pas d’honneur entre brigands - Staline se tourna à nouveau vers l’Occident anglo-américain. Churchill n’oublia jamais que traiter avec Staline, c’était dîner avec le diable. Mais Franklin Roosevelt, qui, avec une partie de son entourage, nourrissait des vues internationales très socialisantes, voyait avec faveur l’idée de gouvernement mondial, et avait une confiance de fer envers ce bon, cet excellent, ce génial Uncle Joe Staline. Les avertissements de son partenaire junior Churchill ne servirent de rien : Roosevelt allait livrer l’Europe centrale et orientale à Staline. Il allait également fonder, sur un gigantesque hiatus, l’organisation qui reprendrait l’héritage de la Société Des Nations, l’Organisation des Nations Unies.

 

Le quiproquo consistait à fermer les yeux sur l’hétérogénéité radicale sur laquelle était basée la nouvelle structure internationale. Les grands naïfs et autres hommes et femmes à la bonne volonté désarmante - dont l’exemple était Mme Eleanor Roosevelt, avec son influente coterie de communistes, socialistes et progressistes -, savaient de savoir sûr que l’Oncle Joe était aussi un homme de bonne volonté, certes un peu brutal, mais cela ne reflétait-il pas l’état de la Russie, et, pour diriger ce vaste pays, ne fallait-il pas une rude poigne ?

 

Et notre allié faisait tant pour abattre le Troisième Reich ! Les pertes immenses subies par l’Union soviétique ne nous contraignaient-elles pas à une immense gratitude ? L’URSS méritait bien, pour se protéger d’agressions futures, s’entend, de se constituer un vaste glacis couvrant une partie de l’Allemagne. Roosevelt à Yalta céda donc le tout gratuitement à Staline, avant de démobiliser l’armée américaine victorieuse, alors que l’Armée rouge restait, l’arme au pied, préparant l’invasion de l’Europe occidentale, en synergie avec les cinquièmes colonnes communistes en France, en Italie et ailleurs. Le principe fondateur de l’ONU mettait les brigands et les honnêtes gens sur un pied d’égalité.

 

C’est que l’Occident s’en tenait largement au principe de souveraineté fondé par les Traités de Westphalie de 1648 : la souveraineté nationale ne peut être transcendée par un principe idéologique ou religieux quelconque. L’organisation internationale, telle que l’avait rêvée Wilson, subvertissait ce principe. Pour l’URSS, comme auparavant pour l’Allemagne nazie, il n’y avait pas de principe de souveraineté mais un principe de force ; l’idole idéologique, race, classe (ou sharia) prime inconditionnellement sur tout principe de souveraineté. La Charte de l’ONU voulait concilier les deux, la souveraineté et sa subversion, l’Etat-nation et le proto-gouvernement mondial. Y  coexistaient des principes totalement contradictoires : d’un côté les Etats-nations occidentaux, qui respectaient le cadre westphalien, de l’autre. l’URSS, qui ne s’activait qu’à le manipuler à ses fins conquérantes, utilisant toutes les ressources du système pour le détruire de l’intérieur. De son siège au Conseil de Sécurité à son orchestration de l’essor des mouvements dits de libération nationale, dont une grande partie se réclamait d’un socialisme plus ou moins fumeux, et savait pouvoir compter sur l’URSS pour renforcer ses positions militaires ou diplomatiques à l’encontre des Etats-Unis. C’est ainsi que naquirent le « bloc afro-asiatique », le « mouvement des non-alignés » et autres canailleries bénies par Moscou. La Conférence de Bandung, en Indonésie, grande rencontre, en 1955, de nazis et de communistes dans le cadre du tiers-mondisme « anti-colonialiste » : Zhou Enlai, le Chinois, le nazislamiste Hadj Amine el-Husseini, le collabo des Japonais Sukarno, Nehru le socialiste, Tito le communiste, les assassins patentés du FLN algérien, et tant d’autres.

 

L’URSS finançait, soutenait, armait la subversion et les guerres anti-occidentales, du monde arabe à l’invasion nord-coréenne du sud, la guérilla menée par les communistes vietnamiens, le FLN en Algérie, et divers régimes « socialistes » arabes. Bientôt l’apprenti-dictateur communiste Castro et les sanglants vagabondages de son comparse Guevara. Staline, Khrouchtchev ou Brejnev, sur le principe idéologique sur lequel l’URSS avait été fondée par Lénine. Entre l’URSS, qui écrasait de son talon de fer les pays qu’elle avait satellisés, et sa propre population, et les Etats-Unis, dont l’alliance qu’ils animaient, l’OTAN, était d’ordre démocratique et collégial, il y avait incompatibilité de principes.

 

L’ONU représentait prétendument un droit international, mais ne faisait que refléter cette contradictio ab initio, que la communauté des diplomates s’efforçait de masquer, pour maintenir la fiction chérie et l’organisation fétiche d’un imaginaire multilatéralisme. Cela arrangeait les partisans occidentaux d’un affaiblissement de la vigueur des Etats-nations, Etats-Unis au premier chef, autant que les contempteurs soviétiques de l’ordre libéral occidental.

 

C’est pourquoi l’histoire de l’ONU, depuis 1960 en particulier, est une consternante litanie de discours, d’initiatives et de résolutions anti-occidentales, tant les dictateurs n’ont besoin que de se coaliser avec leurs pareils pour produire des majorités automatiques. L’ONU est dominée par Ali Baba et ses Quarante complices en complet veston, qui psalmodient la vulgate d’une « justice » consistant principalement à leur permettre de honnir les pays occidentaux, et de confisquer les richesses produites à l’Ouest, au nom d’une « équité » aussi abstraite que biaisée, le « Nouvel ordre économique mondial » : ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est aussi à moi. De vouloir soumettre à de nouvelles bureaucraties internationales des aires croissantes de l’économie, de la société, de la politique internationales.

 

C’est sur ce lopin vénéneux que s’épanouirent les fleurs de la corruption, du mensonge et de l’apaisement à tout prix qui caractérisent la « culture d’entreprise » de l’ONU. Pourquoi s’en étonner ? Le « machin » vilipendé par de Gaulle est principalement l’instrument de la politique anti-occidentale, surtout anti-américaine, et, bien entendu, anti-israélienne, par tout ce que le monde compte de dictatures. Au mieux, l’immeuble de l’ONU à Manhattan est une adresse commode où l’on sait pouvoir rencontrer le ministre ou l’ambassadeur de tel pays, comme le bistrot du coin, où chacun sait pouvoir rencontrer l’ivrogne du quartier, si le cœur vous en dit. Multilatéralisme ? Droit des gens ? Communauté internationale ? Allons, c’est l’antre des brigands, l’Ile de la Tortue des pirates contemporains, le havre des disgrâces. Quand el-Baradei se permet d’exorbitants écarts de conduite en matière de prolifération, quand il donne la priorité à des objectifs politiques aux antipodes de la mission de son agence. Quand il aménage pour l’Iran un échappatoire après l’autre, il ne fait que perpétuer la politique traditionnelle de l’ONU.

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 22:43

Dans l'indifférence générale, l'assemblée générale de l'ONU a décrété le 20 décembre dernier que la "diffamation à l'égard des religions" était désormais "contraire aux droits de l'homme".

Le texte précise "à l'égard des musulmans" au moins cinq fois, au cas où vous n'auriez pas deviné que les auteurs du texte étaient de la Ligue islamique mondiale.
 

Tous les pays musulmans
ont voté en faveur et ont reçu l'aide des pays du Tiers-Monde comme le Zimbabwe, Cuba et la Corée du Nord.

Le premier jet du texte est visible
ici. Les point numéro 8 et 12 valent leur pensant de cacahuètes :

"8. L'assemblée des Nations Unies doit prendre toutes les mesures nécessaires afin de combattre la diffamation à l'égard des religions, en particulier l'islam et les musulmans, spécifiquement durant les conférences sur les droits de l'homme."  

"12. Aucune religion ne soit liée au terrorisme sous peine de graves conséquences pour la communauté de croyants concernée."

Résolution acceptée par l'ONU par 105 voix contre 51 et 25 abstentions 

Plutôt que de consulter les points presse de cette organisation de femmelettes, je vous conseille la visite de ce blog :

http://blog.unwatch.org 

Au programme : comment les experts de l'ONU, après avoir dénoncé le génocide au Darfour perdent régulièrement leur poste au Conseil de l'ONU sur les droits de l'homme, comment l'Egypte et les pays africains tentent de bloquer les sanctions contre le Soudan, comment le délégué palestinien à l'ONU compare publiquement - et sans scandale - les Israéliens aux Nazis...

La prostituée onusienne est en grande forme...



Menace aux Temps


Menace to 
the Times

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                                   par Mark Steyn






Récemment allé dans un aéroport?
Peut-être vu une petite troupe de héros de l’Amérique à son retour d’Irak ? Et vous avez probablement pensé: «Ah, c’est beau cette image! Rappelez-moi de remonter le vieil aimant du frigo « Soutenons nos troupes », qui semble avoir glissé en bas, au-dessous du pense-bête « reprendre RV avec acupuncteur ».
Peut-être que je devrais aller vers eux les remercier pour ce qu’ils ont fait. »


Non, non, non, en aucun cas ne tenir compte de leur démarche.

A la place, évitez si possible tout contact visuel et reculez doucement vers le panneau « places de parking »:
vous êtes en présence de tueurs violents et mentalement dérangés qui pourraient craquer à tout moment.

Vous n'en aviez pas entendu parler?
Eh bien, c’est dans le New York Times:«une suite d’articles -c’est bien ça, toute une série-«sur des vétérans des guerres en Irak et en Afghanistan inculpés d’assassinat ou en ayant commis, après retour au foyer.» C’est une épidémie, braves gens. Donc le Times:«Ville par ville, à travers le pays, les titres racontent désormais des histoires similaires. Lakewood, Washington:«Une femme est tuée par son mari. La famille de ce dernier accuse l’Irak.» Pierre, Dakota du Sud: «Un soldat accusé de meurtre témoigne sur le stress post-traumatique.» Colorado Springs: «des vétérans de la guerre en Irak suspectés dans deux affaires de meurtres par bande criminelle.

De toute évidence, en tant que «journal d’articles de l’Amérique», le Times n’apprécierait pas une quelconque remarque suggérant qu’il est anti-militaire. […]. Comme d'habitude, les récits du Times sont écrits sur le ton d’une vierge plus triste qu’en colère. Le moment venu, c’est du tout cuit pour le Pulitzer:«Prises une par une, ce sont des histoires de criminalité locale, post-scriptums déchirants de la guerre pour les militaires, les victimes et leurs communautés. Mises bout à bout, elles dessinent le patchwork d’un phénomène silencieux, traçant un parcours de mort et de chagrin à travers tout le territoire ».

«Patchwork », «phénomène silencieux»…Oui, oui, mais phénomène silencieux à quel point exactement?

Dans quelle mesure l’image est incomplète? Le New York Times a constaté 121 cas dans lesquels des vétérans d'Irak et d'Afghanistan, soit «ont commis un meurtre dans ce pays, soit sont sous le coup d’un inculpation.» La formule «commis un meurtre» inclut les accidents de voiture.

Ainsi, avec la baisse des décès sur le théâtre des opérations, le topo des médias évolue.

Vieille rengaine: «les soldats américains subissent des pertes qui sont le fait d’insurgés violents et irrationnels dont les motifs restent insaisissables.» Nouvelle rengaine: «Les Américains subissent des pertes de la part de soldats violents et irrationnels dont les motifs restent insaisissables.» Dans le bourbier qui sert de tête à ces vétérans, chaque sous-district feuillu du Connecticut c’est Falloujah, et chaque employé de Dunkin' Donuts un Abou Moussab al-Zarqawi avec une manière joyeuse qui vous met mal à l’aise.

Ce fut l’oeuvre de… minutes pour Powerline le site de John Hinderaker pour découvrir que le «phénomène silencieux» est un non-phénomène intégral:le NYTimes ne semble pas avoir vérifié si le taux d'homicide chez les vétérans récents est plus élevé que celui de l'ensemble de la population des hommes jeunes. Ce n’est pas le cas. Au contraire, le chroniqueur Ralph Peters, a calculé que la probabilité de tuer pour les vétérans d’Irak et d’Afghanistan est environ un cinquième de celle de la moyenne des Américains de 18-34 ans. Mieux encore, le blogueur Iowahawk a dressé sa propre «image patchwork» d'un autre «phénomène silencieux»: le chroniqueur du journal de Denver arrêté pour harcèlement criminel, le reporter de la télévision de Cincinnati faisant face à des charges de coups portés à enfant, la présentatrice de Philadelphie partie dans un déchaînement de violence alcoolisée. Donc l’unité (un seul homme) d’Iowahawk s’interrogeait:
«Incidents indépendants ou la preuve que l'Amérique des salles de rédac’ est devenue un terrain fertile pour les meurtriers, les alcooliques brandissant des armes à feu et les agresseurs d'enfants?»

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Pourquoi le
NYTimes rédige-t-il une telle suite d'articles? Mon confrère dans ces colonnes, Clifford Mai, a fait le lien avec un célèbre anniversaire: soixante-quinze ans plus tôt, en février 1933, l'Oxford Union a adopté à une majorité écrasante une résolution selon laquelle:«cette assemblée ne pourrait en aucun cas se battre pour son roi et le pays.» L'Union était le plus célèbre club de discussion d’une grande université appartenant à une puissance mondiale dominante; ses présidents n’ont jamais cessé de servir en tant que premiers ministres sur place et au-delà des mers, de Gladstone au 19ème jusqu’à Benazir Bhutto dans les années 1990.
Donc, le débat et sa conclusion ont envoyé un message aux ennemis de la Grande-Bretagne: selon Churchill , le vote était un « symptôme écoeurant » que les élites dirigeantes perdaient leurs moyens.
Clifford Mai voit là le même syndrome aujourd'hui dans le monde occidental, mais en fait c'est pire.

Le débat d’Oxford a eu lieu une décennie et demie après la pire carnage de l'histoire de l’humanité. La Première Guerre mondiale a coûté la vie à quelque 20 millions de personnes. Vous vous souvenez -retour en 2004- lorsque Ted Koppel a consacré un épisode de «Nightline» à lire les noms de tous les morts au combat en Irak? S'il avait tenté tâche similaire avec l'Empire britannique et ses morts à la guerre en 1919, la demi-heure de l'épisode «Nightline» aurait dû être étendue à dix mois - ou plus, si Ted avait pris des pauses aux toilettes, ou encore s’il avait repris son souffle. La guerre a atteint jusqu’au plus petit hameau anglais et a cueilli une génération entière de jeunes hommes. Elle a, de même, fauché dans les palais brillants: le frère de la reine Elizabeth (la mère de la reine actuelle), a été tué sur le front ouest en 1915. Statistiquement, il aurait été improbable d'avoir participé au débat de l'Oxford Union, venant d'un foyer dans lequel, à l’intérieur d’un manteau ou sur un bureau, il n'y eut pas une photographie d'un fils ou d'un oncle ou d’un fiancé jeune, pour toujours. Ce serait comme si des millions et des millions avaient été massacrés dans la première guerre du Golfe, et quinze ans plus tard, Harvard ou Yale débattaient de savoir si on doit remettre ça.

En d'autres termes, nous n'avons pas leur excuse. Notre guerre enregistre l'un des plus faibles taux de mortalité de toute les guerres, et quand ça tombe si bas que même Nancy Pelosi et Harry Reid arrêtent temporairement de bêler : «  bourbier !», le Times fait de l’intox pour suggérer que les quelques vétérans assez chanceux pour se sortir vivants d'Irak tournent en bombes à retardement prêtes à exploser dans chaque rue principale au pays.

Quelques jours avant le lancement de la série par le
Times, le National Journal a publié un dernier démenti à une enquête fameuse: en 2006, la revue médicale The Lancet a déclaré que la guerre en Irak avait tué plus de 650000 civils, à plus de 90 pour cent des victimes de l'armée américaine. Ca fait 500 civils par jour. […]
Le chiffre était plus de dix fois celui des estimations, même celles des groupes de gauche anti-guerre virulents. Qui sont ces 500 victimes par jour? Pourquoi aucune émeute massive pour protester contre le bain de sang quotidien des civils irakiens?

Parce que c'est bidon. Ca n’est pas arrivé
.


Malgré tout c'est indélébile.
L'autre jour, j'ai pris un journal local dans le New-Hampshire, et une psychothérapeute y gazouillait au sujet de nos troupes«mentalement blessés» de retour à la maison après les meurtres de tonnes et de tonnes de civils irakiens. En 1933, les débatteurs d’Oxford furent horrifiés par le coût réel de la guerre. En 2008, les rédacteurs du New York Times, nos professeurs d’université et nos célébrités d’Hollywood sont horrifiés par une fiction. Confrontés à un coût historiquement bas pour une guerre, ils font retraite dans l’imaginaire.

Qui souffre vraiment de trauma mental? Qui a besoin de psychothérapie par ici?

       
 http://www.nysun.com/article/69844  
                                                                                                                                         

                                                                                                                                                        trad. adamastor

021206_1811_0019_osms-copie-1.jpgPar Michael Czinkota, qui mène des recherches dans le domaine du commerce international à la Georgetown University à Washington.

Les commentaires économiques qui circulent sur la planète
pourraient laisser croire que les États-Unis sont devenus un fardeau économique global, et que la baisse actuelle du dollar va conduire à un amoindrissement de la force militaire et de l'influence politique du pays. Ces commentaires sont erronés. Pour leurs auteurs, le futur semble s’arrêter au prochain week-end.

Ces auteurs devraient se pencher sur l’histoire
et se donner les moyens de raisonner sur le long terme. Ainsi, dans une discussion récente que nous avons eu sur l'économie globale, un ami chinois a reconnu immédiatement que son pays avait peut-être eu un mauvais vingtième siècle, mais il a ajouté que la Chine allait à nouveau devenir le centre du monde. En discutant du désir de la Turquie devenir membre de l'Union Européenne, un ami autrichien m'a rappelé plusieurs fois l'attaque de l'empire ottoman contre Vienne en 1683. Les puissances dominantes subissent parfois des difficultés et sont aisément sujettes à la critique. Et la liberté de parole qui règne largement aujourd’hui sur la planète devrait permettre un débat vaste et éclairé plutôt qu'à des propos hâtifs.

Pensez à la façon dont les États-Unis ont été attaqués
, par les mots et par les actes, en 1917, en 1941, et plusieurs fois depuis. Si le président Reagan a été pleuré comme un grand président lorsqu'il a disparu, quand il était en fonction, des caricatures le montraient sous l'apparence d'un cow-boy dégainant son revolver. Ce n'est que très rarement qu’on a souligné l'impact positif de la force et de la détermination américaine sur l'architecture de l'économie globale.

Au cours des soixante années passées,
les États-Unis ont été le contributeur clé à la croissance et au bien-être économique mondial. Dans les années 1940 son leadership a permis de créer la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et l'Accord général sur le commerce et les taxes, devenu aujourd'hui Organisation Mondiales du Commerce. Ces trois institutions, quoi qu’on en pense, ont fait reculer la pauvreté globale, soutenu les flux financiers et mis en place les règles qui régissent le commerce international. Dans les années 1970, les États-Unis ont mené le mouvement qui a conduit à sortir des taux de change fixes basés sur l'étalon or et à passer aux taux de changes flottants. Ce changement a permis la croissance de la masse monétaire, et a, de fait, donné naissance à l'abondance économique planétaire qui règne aujourd’hui.

Les États-Unis ont continué à être un exemple pour le monde
en montrant que des actions et décisions basées sur les principes du marché produisent  dans la durée des résultats efficaces et très effectifs. Ils ont été la locomotive économique du monde, absorbant la production étrangère grâce à un marché large et riche. Il y a, bien sûr, eu des erreurs, comme il y en a toujours chez les pionniers, mais l'approche américaine en général a fonctionné mieux que toute autre pour ce qui concerne le progrès économique.

La stabilité économique et politique a été une caractéristique
distincte des Etats-Unis. Il est aisé de voir que les changements économiques et politiques à l’échelle internationale se sont souvent trouvés, au long du vingtième siècle, accompagnés de fumée et de flammes s'élevant au-dessus des villages et des villes. Quand bien même il y a eu des remous et des disputes vaines, les changements aux Etats-Unis se sont opérés sans violences ou destructions majeures.

La société américaine a tendance à admirer les gagnants
dans la concurrence économique et à apprécier l'accumulation de richesses, et le gouvernement des Etats-Unis, en général, n'essaie pas de confisquer les fruits de la réussite. Il existe, bien sûr, des taxes, mais les gens gardent, pour l'essentiel, ce qu’ils ont pu gagner et accumuler. Cela semble une question mineure : jusqu'à ce qu’on voie que dans de nombreux pays cet état de fait, dans la durée, est tout à fait inhabituel.

Ce sont tous ces facteurs qui placent les États-Unis
à part si on les compare avec d’autres pays et c’est ce qui explique le comportement des investisseurs du monde entier. Depuis des décennies, les experts ont prévu le crash du dollar. Maintenant ceux qui disaient que ce crash était fatal prédisent un déclin économique majeur du pays. Certains prévisionnistes ont même émis un soupir de soulagement lorsqu'ils se sont dits que le futur sombre qu'ils prévoyaient survenait enfin. Il n’y a pour autant aucune raison pour que le pays sous le poids de difficultés temporaires. Les États-Unis continuent à offrir sans cesse des opportunités nouvelles au monde. Ils offrent une sécurité dans la durée qui à été et reste un objectif presque hors d’atteinte pour la plupart des pays et des hommes sur la terre. Ils sont porteurs d’une vision,  d’une flexibilité et d’une capacité à s'ajuster à de nouvelles conditions qui sont enviées partout sur la planète.

Examinant les perspectives à long terme
, les investisseurs globaux montrent une réticence très logique à se détourner du dollar. Ce qui détermine la valeur d'une monnaie dans le long terme est la confiance dans le futur qu'un pays offre à ceux qui détiennent sa monnaie. Aux prévisionnistes pleins d'amertume, je fais cette suggestion : ne pensez pas trop vite que les États-Unis sont en déclin, rappelez-vous que l'empire romain a duré plus de 700 ans, l'empire ottoman plus de 600. C’est incontestable : parfois on se sent seul lorsqu'on est au sommet.

http://neoconexpress.canalblog.com/archives/2008/01/28/7733391.html#comments


Camelot revisité      undefined



 

 






Par George Weigel,

(Dans cet article "libéralisme" s'entend au sens américain du terme, concernant des positions situant leurs tenants à gauche dans le panorama politique. Les Démocrates notamment.NDT)

           John F. Kennedy aurait maintenant 90 ans
, une circonstance pratiquement impossible à imaginer pour ceux d'entre nous qui étaient déjà là le 22 novembre 1963. Lorsque les balles de Lee Harvey Oswald ont tué le 35e président des États-Unis, les souvenirs que nous avions de lui se sont figés, pris dans une sorte d'ambre du souvenir.

Il est déjà assez difficile de se représenter un JFK âgé de 60 ans et propriétaire d'un grand journal
(la carrière qu'il envisageait après sa présidence). Il est tout simplement impossible de convoquer des images de lui à 75 ans, encore moins à 90. Il reste jeune à jamais, au moins dans la mémoire de ceux qui se souviennent de sa présidence.

Mais saisissons-nous bien pourquoi il est mort? Et l’interprétation dominante de son assassinat masque-t-elle la vérité sur sa présidence et sa place dans le spectre de l'opinion politique américaine?

Dans un livre brillant à paraître, Camelot and the Cultural Revolution (Encounter Books), James Piereson répond «Non » et «Oui ». Avec cet ouvrage, Jim Piereson (un vieil ami, je l’admets avec joie) illustre parfaitement le fait que certains livres font réfléchir à nouveau sur des événements ou des personnalités. Mais il nous amène également à repenser toute une période, et à considérer la manière dont son interprétation-et son interprétation erronée-ont modelé notre époque troublée.

Pourquoi John F. Kennedy est-il mort? Selon l'interprétation avancée par les admirateurs -et anciens assistants de Kennedy- biographes Arthur M. Schlesinger et Théodore Sorensen, l'assassinat de JFK était l'effet secondaire d'une culture de la violence ayant infecté l'extrême-droite américaine: ainsi la paranoïa de l'extrême-droite à propos du communisme et de l'activisme des droits civils avait transformé la ville de Dallas en une maison de fou pleine d'agitation politique où quelque chose de terrible allait probablement se produire.

En proposant un cadre interprétatif faisant pièce à l'apparemment incompréhensible, Schlesinger et Sorensen avaient emboîté le pas aux grands médias. En effet les deux versions, l' imprimée comme l'électronique, de la couverture de l'assassinat de Kennedy et du meurtre ultérieur d’Oswald, avaient baigné ces événements dans un flot d'introspection: sur une Amérique supposée avoir peur du monde, peur du changement social, et accroc à la violence.

L’interprétation Schlesinger / Sorensen avait également la sympathie de Jacqueline Kennedy. Après l'arrestation et l'identification d'Oswald, Mme Kennedy a déploré que son mari n'ait même pas eu la satisfaction de se faire tuer pour les droits civils; son assassin avait été un « stupide petit communiste ». Un fait, pensait Mme Kennedy, qui avait ôté à la mort de JFK « toute signification. » Alors, cette signification, on la créerait.

Et ainsi naquit l'image familière d’une Maison Blanche de Kennedy pareille à un Camelot arthurien*, « un bref instant lumineux » qui ne doit« jamais être oublié » (comme l'exprimaient les paroles d'Alan Jay Lerner pour une comédie musicale contemporaine de Broadway).

Pourtant ce fait demeure, que Lee Harvey Oswald était un communiste convaincu, un ancien transfuge de l'Union soviétique, et un soutien passionné de Fidel Castro. L'administration Kennedy était l'ennemi juré de Fidel Castro et de son régime communiste cubain. La motivation d'Oswald à assassiner le Président venait de sa haine pour la politique que Kennedy dirigea pendant la guerre froide. Ainsi John F. Kennedy fut une victime de la guerre froide - une guerre froide, Piereson nous le rappelle- qu'il mena avec vigueur, si pas toujours avec intelligence ou succès.

Piereson fait aussi valoir qu’omettre de mentionner cela, dans un pays encore très sensible sur la crise cubaine des missiles de 1962 ; et le fait de substituer le mythe de Camelot aux faits, a encore des conséquences pour nous aujourd’hui. En faisant de John F. Kennedy - incarnation d'une optique Démocrate anticommuniste pragmatique, rationaliste, axée sur les résultats- une figure mythique dont l'idéalisme ne pourrait jamais être retrouvé, Mme Kennedy, les biographes de Kennedy et les grands médias ont contribué à détruire la confiance dans le progrès qui avait caractérisé naguère le libéralisme de Franklin D. Roosevelt, Truman - et John F. Kennedy.

La théorie du complot a migré des marais (anti-communistes, de la John Birch Society) de l'extrême-droite et a commencé à contaminer la pensée libérale de gauche américaine. Et puisqu'on ne pourrait plus jamais revenir au glorieux Camelot passé, le libéralisme de gauche américain est devenu moins une question sur des changements de fond que sur des changements de style et, à la fin, changement de mode de vie. L’aboutissement de tout ceci est la gauche américaine telle que nous la connaissons aujourd'hui - pour laquelle la reconnaissance juridique (en fait, la promotion) du mode de vie hédoniste et relativiste est la chose la plus importante.

Toutes choses qui auraient laissé John F. Kennedy probablement perplexe s'il avait vécu jusqu'à 90 ans.



*le château du roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde.NDT

http://www.eppc.org/publications/pubID.3132/pub_detail.asp


                                                                                                    traduction adamastor 

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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 22:55
 
Le bulletin de réinformation de radio courtoisie
envoyé par gelg


Les inhumanistes
Zentropa

Ce qu’il y a de plus insupportable et, disons-le, de profondément abject dans la posture du gauchiste contemporain c’est sans doute la véritable et totale sécheresse de cœur que masque son humanitarisme superficiel et larmoyant.

Car si le gauchiste ne supporte pas le spectacle de la misère c’est parce que celui-ci dérange son confort et l’empêche de jouir en toute quiétude morale de son satut de petit bourgeois bien à l’aise dans le conformisme du temps.

La confrontation visuelle avec la pauvreté et le malheur (son esprit matérialisto-occidentalisé jusqu’au trognon l’empêchant d’imaginer une quelconque différence entre les deux situations…) lui est insupportable car elle agresse sa tranquilité. Il cherche donc à toutes forces à dissiper cette vision qui le torture quotidiennement.

Peu importe si cette disparition n’est que ponctuelle, factuelle, voir virtuelle ou porteuse de maux futurs encore plus importants et dramatiques… Fis des catastrophes à venir tant que celles-ci ont le bon goût de se tenir éloignées de lui et de son téléviseur.

Quel qu’en soit le coût, il faut que son âme s’apaise et se réjouisse bien vite du doux sentiment du devoir accompli.

Le gauchiste confond ainsi ontologiquement mauvaise conscience et charité sincère.

Notre ami le gauchiste s’auto-congratule donc avec délectation de son courageux militantisme en faveur de la régularisation des clandestins et de la promotion de l’immigration sans contrôle même si cet activisme imbécile et sans risque fait en réalité de lui le fourrier empressé du plus écoeurant des néo-esclavagismes. (Lire la suite…) 


L’article 88-5 de la constitution sera aboli… en faveur de la Turquie !

Image Hosted by ImageShack.usL’avant-projet de loi sur la réforme de la Constitution française en vue de l’adoption du “mini-traité” européen de Lisbonne, véritable clone de la Constitution eurofédéraliste de Giscard prévoit bien de supprimer l’article 88-5 de la Constitution française: il prévoit l’obligation pour le Président de la République de consulter les citoyens par référundum sur toutes les futures adhésions à l’Union, après la modification cosntitutionelle du le 25 février 2005 par le Sénat et l’Assemblée nationale, réunis en Congrès à Versailles. Ce “cadeau” nous avait été laissé par Chirac en vue de l’adhésion de la Turquie, puisqu’il ne concernait ni la Croatie, ni la Roumanie, ni la Bulgarie…

“Les promesses n’engagent que ceux qui y croient…” disait Pasqua, le “parrain” de Sarkozy… Vous aurez et la Constitution eurofédérale, libérale et mondialiste et la Turquie… pillié de l’Otan, ennemi héréditaire de la Russie et principal allié des Américains et d’Israël dans la région Méditéranée.

Source : Action Française étudiante 


La Turquie aime l’Europe

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Islam, analphabétisme, pauvreté

L’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO) a lancé mardi [2 janvier dernier] un signal d’alarme devant le nombre élevé d’analphabètes dans le monde arabe.

Selon l’organisation panarabe, qui se réfère aux chiffres publiés par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), sur une population globale de quelque 335 millions d’âmes, 99,5 millions sont analphabètes, soit près du tiers de la population de l’ensemble des 21 pays arabes (29,7%). Le phénomène touche les personnes de plus de 15 ans. Il affecte quelque 75 millions d’individus de la tranche d’âge de 15 à 45 ans, dont près de la moitié de femmes (46,5%).

Dans un communiqué publié à l’occasion de la journée arabe de lutte contre l’analphabétisme, l’ALECSO dont le siège se trouve à Tunis, déplore que les nombreux efforts déployés à l’échelle du monde arabe pour venir à bout de l’analphabétisme n’aient pas donné les résultats escomptés.
Elle formule plusieurs suggestions pour remédier au fléau, notamment la généralisation de l’enseignement de base, l’adoption de législations contraignantes en matière de lutte contre l’analphabétisme, l’intensification des campagnes ayant pour but l’alphabétisation des filles et l’implication de la société civile arabe dans cette action.

Les Etats arabes ont adopté en juillet dernier un plan d’action initié par l’ALECSO dans le but de promouvoir l’éducation et préconisé une collaboration avec des organismes régionaux et internationaux spécialisés.

***

D’autre part, selon la Banque Islamique du Développement (BID), 400 millions de musulmans vivent sous le seuil de pauvreté.
Dans une interview publiée par le quotidien « Al Hayat » en décembre dernier, le directeur de la BID, M. Ahmed Ali, souligne que l’objectif de la Banque Islamique du Développement est de collecter 10 milliards de dollars, auprès des 30 pays parmi les Etats membres de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI). « Ces fonds seront investis et fructifiés dans des projets à faible risque et dont les dividendes serviront à aider les populations musulmanes les plus pauvres », a-t-il précisé.

Ahmed Ali a ajouté, à cet égard, que « 29 des 56 pays membres de l’OCI sont classés parmi les Etats les plus pauvres de la planète, ce qui sensibilise davantage la BID pour remédier à ces problèmes ». Pour y parvenir, la BID a mis en place un plan de développement quinquennal qui sera lancé dans les semaines à venir, soit début 2008.

Sources :
La Tribune

mediarabe.info


Ils ont dit…

Malgré l’affaire Dutroux qui a créé dans l’opinion publique un traumatisme profond et durable, les lobbies spécialisés n’ont jamais renoncé à obtenir la légalisation de la pédophilie. Là comme ailleurs, il s’agit de travailler les mentalités afin que la pédophilie soit un jour considérée comme une orientation sexuelle comme une autre.

Le travail de sape de ces lobbies a connu son acmé dans les années 70. En 1975, Daniel Cohn-Bendit pouvait très librement écrire dans son livre « Le Grand Bazar » :

‘Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais: ‘Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas les autres gosses?’. Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même’.

Et d’ajouter dans une interview publiée à la même époque dans un journal allemand :

‘Mon flirt permanent avec les enfants prit bientôt un tour érotique. Je pouvais parfaitement sentir comme les petites filles de cinq ans avaient appris à m’exciter (…) il m’est arrivé que, plusieurs fois, des enfants m’ont ouvert la braguette et ont commencé à me caresser. Selon les circonstances, j’ai réagi de façons diverses. Quand ils le voulaient, je les ai caressés ; alors on m’a accusé de perversion’.

En mai 1977, l’incontournable Libération informe ses lecteurs de la création du FLIP, le Front de Libération des Pédophiles. ‘Qui sont ses membres ?’ demande le journal, qui répond : ‘Pour l’essentiel, des lecteurs de Libération’… La première réunion du FLIP s’est tenue très officiellement dans les locaux du campus universitaire de Jussieu (Paris 6-Paris 7). La « plate-forme revendicative » du FLIP, élaborée lors de cette première réunion comporte les points suivants :

— Combattre l’injustice pénale et mener une réflexion critique sur la famille et l’école, fondée sur une analyse politique de la sexualité entre mineurs et adultes.

— S’associer à la lutte des enfants qui veulent changer leur mode de vie et de tout groupe politique qui vise à l’établissement d’une société radicalement nouvelle où la pédérastie existera librement.

— Développer une culture pédérastique qui s’exprime par un mode de vie nouveau, et l’émergence d’un art nouveau.

— Prendre la parole dans des organes d’information qui lui en donnent les moyens et par les voies qui s’imposent.

— Manifester sa solidarité avec les pédophiles emprisonnés ou victimes de la psychiatrie officielle.

(Lire la suite…) 


Ethnopolitique : travaux pratiques africains

par Pierre Vial

A ceux qui prétendent que le facteur ethnique est négligeable dans les rapports entre populations, l’actualité apporte un cinglant démenti avec ce qui se passe au Kenya. Même Le Monde – c’est dire ! – est obligé de titrer en première page (2 janvier 2008) : « Le Kenya s’enfonce dans la violence interethnique ». Est considérée comme particulièrement inquiétante, à l’échelle internationale, « la multiplication d’affrontements interethniques dans un pays jusqu’ici considéré comme un pôle de stabilité et un exemple de développement économique prometteur ».

Le Kenya est le pays le plus important d’Afrique de l’Est. Ancienne colonie de la Grande-Bretagne (jusqu’en 1963), le Kenya avait jusqu’à présent la réputation d’être une oasis de stabilité (taux de croissance de 6,1 % en 2006) au sein d’une Afrique orientale très instable, du fait de conflits ethniques, multiséculaires, qui ont repris plus fortement que jamais à partir de la fin de l’ère coloniale (les Britanniques étant des gens réalistes savaient parfaitement, à la différence des Français aveuglés par leurs a priori idéologiques, que les confrontations ethniques sont depuis toujours la clé du théâtre africain). Du port kenyan de Mombasa, sur la côte de l’océan Indien, part une route qui est une artère vitale pour les pays de la région des Grands Lacs, du Rwanda à l’est du Kongo-Kinshasa et jusqu’au sud du Soudan. Par cette route transite une bonne partie du ravitaillement de ces régions (en Ouganda, le manque de carburant paralyse déjà le transport aérien). Or cette route est coupée par des barrages.

Le Kenya, dont la population est composée de 70 ethnies tribales, est aujourd’hui un terrain d’affrontement entre deux puissantes ethnies, les Kikuyu – l’ethnie du président Kibaki, qui vient d’être réélu dans des conditions douteuses (fraude électorale) – et les Luo, l’ethnie de Raiula Odinga, rival de Kibaki et qui affirme, en tant que victime de tricheries, être le vrai vainqueur des élections… Le Monde, bon gré mal gré, est obligé de reconnaître la réalité d’une guerre ethnique : « Dans plus de la moitié du Kenya, notamment dans l’Ouest, où les routes sont coupées depuis plusieurs jours, les émeutes ne mettent pas seulement aux prises forces de sécurité et opposants frustrés par les élections, mais se compliquent d’interactions entre rivalités ethniques et politiques, laissant planer la menace d’une conflagration majeure ».

Et le quotidien des bourgeois branchés doit admettre, la mort dans l’âme, que le phénomène ethnique est récurrent : « L’adhésion politique, dans le pays, est souvent dépourvue de base idéologique, mais repose sur l’appartenance d’un leader à une communauté. Avant le scrutin, 39 % d’électeurs avaient admis, dans un sondage, qu’ils choisissaient leur candidat sur une base purement ethnique » (comme toujours dans ce type de sondage, le pourcentage réel doit être beaucoup plus élevé). Déjà, en 1997, l’ex-président Daniel Arap Moi, appartenant à l’ethnie Kalenjin, avait orchestré une vague de violences contre l’ethnie kikuyu.

A la date où j’écris ces lignes (jeudi 3 janvier 2008) il y a déjà plusieurs centaines de morts. Au moins 35 personnes, appartenant à l’ethnie kikuyu, réfugiées dans une église, ont été brûlées vives par de très jeunes gens appartenant à une ethnie rivale : « preuve est faite, se lamente Le Monde, que les troubles mêlent ethnies et politique, jusqu’à l’horreur ». Eh oui, pauvres jobards, malgré toutes vos rêveries droitsdel’hommistes, les réalités ethniques sont têtues…

La méconnaissance absolue des réalités africaines et, donc, des impératifs ethniques, est illustrée par la pantalonnade de l’Arche de Zoé. Les gogos s’apitoient, à grand renfort de jérémiades, sur le sort des zozos embringués dans cette affaire. Alors que ces gens ont commis une faute impardonnable : se mêler d’affaires africaines, avec une arrogance typiquement occidentale, alors qu’ils ne connaissent rien à l’Afrique. C’est ce qu’exprime avec force Bernard Lugan (cet universitaire africaniste connaît, lui, très bien, ce continent complexe) dans des propos confiés à La Nouvelle Revue d’Histoire (n° 34, janvier-février 2008, à lire absolument), au sujet des apprentis sorciers de l’Arche de Zoé : « Au nom des bons sentiments, ils se sont immiscés avec une scandaleuse arrogance dans des rapports sociaux complexes dont ils ignoraient tout et n’ont rien voulu connaître ». Les « humanitaires » occidentaux, qui prétendaient vouloir sauver des orphelins (leurs motivations réelles restant opaques) sont apparus, à juste titre, comme des voleurs d’enfants. L’explication, simple, est donnée par Bernard Lugan : « L’individu n’existe pas en Afrique. Il est indissolublement lié à son lignage par un réseau complexe de solidarités et de dépendances dont il n’est pas question pour lui de s’extraire. Plus généralement, l’organisation sociale africaine est communautaire. Elle est fondée sur la famille élargie. Dans ce type de société, l’enfant est à la fois le rejeton du couple et du groupe. Il ne peut y avoir d’orphelins au sens occidental du mot. Un enfant qui perd son père et sa mère est tout naturellement pris en charge par une tante, un oncle, un grand-père, des cousins, un grand frère déjà marié ou par tout autre membre du lignage ou du clan ». Les Européens sont, hélas, incapables de comprendre cela car ils ont perdu tout sens d’appartenance et de solidarité communautaires ethniques.

Ajoutons que cette affaire a été, pour les Africains, une bonne occasion de régler quelques comptes raciaux avec ces Blancs qu’ils haïssent et envient : une avocate des gens de l’Arche de Zoé, après le verdict qui a frappé ses clients, a eu ce mot de vérité : « Ils ont été condamnés parce qu’ils étaient Blancs ». Cette déclaration, lâchée sur les ondes de France-Info, a été censurée dans les minutes qui ont suivi et n’a pas été repassée (alors que France-Info diffuse en boucle). Surtout, ne parlons pas de choses qui fâchent…

Quant au Darfour, dont les soubresauts ont été invoqués par les gens de l’Arche de Zoé comme justification de leur bizarre entreprise, cette région occidentale du Soudan, aussi vaste que la France, est – tout comme le Tchad voisin – le terrain d’une guerre « ethnique, raciale et politique ». Car, explique Bernard Lugan (toujours lui !), « elle oppose des tribus dites « arabes » à des tribus africaines noires ou d’origine berbère. Les premières soutiennent le pouvoir central soudanais, les secondes le combattent ».

Comme quoi, si on s’intéresse au labyrinthe africain et qu’on ne veut pas mourir idiot, il faut lire Lugan.

source : http://www.terreetpeuple.com 


Invasion du territoire : la Turquie exige les excuses d’une chaîne allemande

La Turquie, en la personne de son Ministre des affaires étrangères, exige les excuses de producteurs (allemands) qui, dans un reportage à la télévision allemande ont évoqué des affaires de criminalité et d’inceste dans le milieu alevi (l’alevisme est une branche de l’islam - 700.000 turcs alevis vivent an Allemagne).

L’émission aurait donné, selon la Turquie, « une représentation humiliante de la foi des citoyens Turcs, en particulier des Alevis. Les allégations malsaines et les accusations ont profondément choqué toute la nation turque, particulièrement les citoyens alevis qui respectent l’islam et les traditions etc… » (source)

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Nous vous passons les détails de l’affaire. Il s’agit cependant d’un pas significatif dans la stratégie d’intimidation généralisée des pays musulmans envers les européens. On donne désormais du ministre.

Source : http://www.fdesouche.com

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5.540.000…

C’est le nombre de bébés nés an Chine le 1er janvier 2008.

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0% racisme 100 % identité : le sens d’un slogan

“0% racisme 100% identité”, ce n’est pas un slogan publicitaire ou le cache-misère d’une xénophobie mal assumée, c’est avant tout et surtout un état d’esprit. La conscience que chaque terre appartient au peuple qui l’a façonnée et que rien ni personne ne peut en déposséder ses héritiers. Il n’y aucune raison d’opposer les mouvements identitaires entre eux, chacun travaille main dans la main vers l’idéal d’une coexistence saine parce qu’absolument respectueuse de l’intégrité territoriale, ethnique, linguistique et culturelle de chacun. Les patriotes authentiques ne se font pas la guerre, ils avancent côte à côte vers un idéal commun : un monde de diversité des cultures et des identités, protégées par des frontières maîtrisées qui n’excluent pas l’échange enrichissant pour l’un et l’autre.

Pour que des échanges enrichissants puissent se faire entre les peuples, encore faut-il que le droit à la différence soit une réalité ; dans le cas inverse, il n’y aurait plus rien à échanger pour la simple et bonne raison que les peuples, complêtement acculturés, auront laissé place à une armée de clones.
(Lire la suite…)


Euronews s’arabizz

Image Hosted by ImageShack.us La Commission européenne, soucieuse de véhiculer auprès des populations arabophones ses valeurs de cosmopolitisme, de destruction des Nations, et de libéralisme économique sans borne, le tout sous couvert de démocratie et de droits de l’homme, vient de faire un appel d’offre visant au lancement d’un canal d’information en langue arabe.

C’est Euronews qui a remporté l’offre, et qui embauchera 35 personnes pour ce faire. Les critères d’embauche n’ont pas été précisés…

Philippe Cayla, PDG d’Euronews s’est donné pour objectif de « toucher les populations arabophones en Europe… mais aussi dans le bassin méditerranéen ». Nous voilà soulagés.
Il précise que tout cela est possible grâce à « la volonté de la Commission européenne de tenir informer les personnes immigrés en Europe, dans leur langue et dans leur environnement ».

Novopress, de son côté, s’inquiète de l’information des populations européennes en Europe, dans leur langue et dans leur environnement.

LeBerlioz pour Novopress

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]


Subversion alimentaire

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L’islamisation du football

Free Image Hosting at www.ImageShack.usOn parle beaucoup de l’islamisation dans les domaines culturels, politiques, associatifs ; mais cela concerne également le domaine sportif à commencer par le football. Sport le plus médiatisé au monde, le football est connu de tous. Que l’on soit fan ou non de ce sport, on connaît tous au moins quelques noms d’équipes et de joueurs. Après la religion, le football est incontestablement le vecteur qui arrive le plus à unifier les peuples.

L’islam gagne du terrain de jours en jours, cela est surtout le cas pour le continent européen. Le football, véritable opium du peuple européen, n’échappe pas à cette montée de l’islam. En lisant le magazine France Football paru mardi dernier, j’ai pu constaté une nouvelle fois le fort impact de l’islamisation dans ce sport.

Franck Ribéry, élu « meilleur joueur français » de cette année, fait la une du magazine. Franck Ribéry, européen de souche, est célèbre pour ses exploits sur les terrains mais également pour sa conversion (très médiatisée par ailleurs) à l’islam. Pas un seul match des Bleus à la télévision sans que l’on voit Ribéry faire sa fameuse prière musulmane. La conversion de Ribéry à l’islam permet à l’actuel joueur du Bayern de Munich d’être le « chouchou » des jeunes musulmans vivant en France. Certes, il n’est pas « rebeu » comme « Zizou », mais en se convertissant à l’islam, il prouve au moins que ce n’est pas un « mécréant ».

Jouant au Bayern de Munich depuis le début de la saison, Ribéry se déclare heureux de son intégration dans son nouveau club et il se dit particulièrement touché que le staff du club munichois lui prépare des plats « hallal ».

(Lire la suite…)


L’inéxorable suicide de l’Europe

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L’administration bruxelloise admet officiellement qu’il entre chaque année dans l’Union européenne, quelque 550 000 immigrés en provenance d’Afrique, du Moyen-Orient et de la Chine, plus des Sud-Américains andins. En réalité, il s’agit du double, c’est-à-dire plus d’un million.

Nous allons voir brièvement ce qu’il en est pays par pays.

L’Italie tient la palme ces temps-ci. Il a fallu pour qu’on le sache, qu’un Tzigane agresse, viole et tue une jeune Italienne. Rome, alors, s’est vue contrainte de révéler que l’Italie, un pays encore plus mal gouverné que la France, ce qui n’est pas peu dire, compte désormais 3,7 millions d’immigrés, chiffre officiel, que 700 000 nouveaux arrivants ont été enregistrés en 2006 et que 560 000 Tziganes s’y sont fixés.
Plus de 100 000 d’entre eux sont arrivés depuis le 1er janvier 2007, donc en dix mois.
Plus de 50 % de la délinquance en Italie est le fait de ces « Roumains ». Il entre, par ailleurs, en Italie, chaque année, via l’île de Lampedusa quelque 60 000 immigrés en provenance de Tunisie et de Libye où le colonel Kadhafi reconnaît lui-même que son pays est envahi de « Subsahariens » qui attendent de gagner l’Europe et qui vont finir par y arriver. De façon générale, il est facile, apprend-on, de pénétrer en Europe par l’Italie où l’administration est « laxiste »…

(Lire la suite…)


Nous sommes Français !

Image Hosted by ImageShack.us Cette phrase est souvent prononcée lorsque certains de nos ressortissants sont en difficulté dans un pays étranger.
Les membres de l’Arche de Zoé l’ont répété sans succès face aux policiers et juges tchadiens.
Le chirurgien Yves Pointevin ainsi que sa femme, l’ont fait quant à eux aux douaniers indiens, qui leur ont confisqué leur passeport suite à la découverte d’une balle (vide), dans leur portefeuille. Ils sont depuis assignés à résidence dans leur hôtel en Inde. Yves Pointevin a déclaré : « on est sur une autre planète dans ce pays ».
Tout cela nous montre bien le mépris dont font preuve une partie de nos ressortissants, qui vont dans des pays exotiques y réaliser des choses plus ou moins légales, et qui s’étonnent que la loi s’applique à eux, les Français, les blancs.
Pourtant, les ressortissants étrangers en France se plient au code pénal national (ou en tout cas devraient le faire et être sanctionnés en cas de manquement, au même titre que n’importe qui) , et sont en tout cas soumis en théorie au même régime juridique que les nationaux.
Mais nos chers compatriotes en visite hors de nos frontières se croient eux trop souvent au-dessus des lois, invulnérables grâce à leur couleur de peau et leur passeport.
Ces personnes, qui se disent pour l’égalité et contre le racisme, pour l’échange et la découverte d’autres coutumes, devraient faire preuve d’un peu d’humilité, et se comporter dignement, comme des ambassadeurs de la France, lorsqu’ils se déplacent à l’étranger, et ne pas mépriser avec arrogance les systèmes étatiques, juridiques ou moraux des pays qu’ils visitent.

LeBerlioz pour Novopress

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]

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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 15:44

Plusieurs journaux au Danemark, en Espagne et aux Pays-Bas ont republié aujourd'hui les caricatures qui avaient provoqué l'ire des musulmans en 2006. Au Danemark, dix-sept publications, dont les trois journaux principaux, ont reproduit le dessin représentant Mahomet avec une bombe en guise de turban,

Cette action intervient alors que la police danoise a arrêté mardi plusieurs suspects qui cherchaient à assassiner l'auteur d'une des caricatures incriminées.

La police a déjoué un projet d'attentat contre l'un des douze dessinateurs du plus grand quotidien danois, Jyllands Posten. Un Danois d'origine marocaine et deux Tunisiens ont été arrêtés dans la nuit de lundi à mardi, lors d'une opération menée par le service de renseignement de la police dans la région d'Aarhus, au centre du pays.

Selon Jyllands Posten , le caricaturiste visé est Kurt Westergaard, 73 ans, auteur du dessin le plus décrié, montrant la tête du prophète coiffé d'un turban en forme de bombe. Rappelons que durant la Seconde Guere mondiale,  le Danemark a été le seul pays dont les habitants (le roi y compris) avaient spontanément arboré l'étoile jaune afin de dénoncer les pratiques nazies à l'encontre des Juifs.

 


La Grande-Bretagne veut recruter plus d’agents secrets issus de minorités
 

Les services secrets britanniques veulent recruter plus d’agents issus de minorités ethniques, a confié lundi à la BBC un responsable du MI6 (renseignement extérieur).

Si nous voulons être réfléchis nous devons avoir des musulmans au sein de notre organisation en raison du regard pénétrant et de la compréhension qu’ils apportent“, a-t-il expliqué.

Au Baf on doute que ce soit la “compréhenion” des musulmans qu’il faille pénétrer plutôt que certaines cellules terroristes toutes issues, ô subtilités d’un hasard obstiné, d’une certaine minorité. ->


Innovation musulmane : l’attentat au bébé-suicide martyr

On se souvient de l’attentat meurtrier de Karachi, au Pakistan, le 19 octobre dernier, attentat qui visait l’ancienne Premier ministre Benazir Bhutto.

Les enquêteurs ont récemment révélé que selon toute vraisemblance la bombe, qui a fait 170 morts et des centaines de blessés, était attachée à un bébé d’un an. L’auteur de l’attentat a été vu tentant à plusieurs reprises d’amener un bébé à proximité de la voiture de Mme Bhutto alors que son véhicule passait au milieu de la foule.

Benazir Bhutto se souvient d’ailleurs très bien de l’homme portant le le bébé. Elle lui a même demandé de s’approcher pour embrasser l’enfant. Le service de sécurité, voyant que l’homme avait un comportement suspect, s’est interposé et a refusé que l’enfant passe a l’intérieur de la voiture”. ->


Partir en toute ‘halalité’

Partir en toute 'halalité'Les “tout derniers développements” présentés lundi à l’occasion du World Travel Market (WTM), salon international et annuel dédié à l’industrie du tourisme mondial, concernent entre autres le tourisme “halal” que souhaitent développer les pays du Moyen-Orient.

Ainsi pourrait voir le jour dans les prochaines années une compagnie aérienne entièrement “halal”, incluant des cabines séparées pour femmes et pour hommes et diffusant les appels à la prière, prévoit le rapport d’Euromonitor International->


La déportation de l’imam Saïd Jaziri aurait coûté plus de 100 000 $
 

La déportation de l’imam montréalais Saïd Jaziri vers la Tunisie, le mois dernier, aurait coûté plus de 100 000 $ au gouvernement fédéral, a rapporté mercredi la télévision de Radio-Canada.

L’Agence des services frontaliers du Canada aurait été obligée de noliser un avion privé, car des compagnies aériennes refusaient de prendre à bord l’imam Jaziri. ->


1500 terroristes musulmans potentiels libérés par l’Arabie Saoudite
 

L’Arabie Saoudite a libéré 1500 membhres d’Al Qaida sur la simple promesse qu’ils ne se livrent pas au jihad (guerre “sainte”) dans la péninsule arabe. (en résumé : ailleurs, ils font ce qu’ils veulent…)

La nouvelle a été d’abord été publiée par le journa Al Watan et reprise par le New York Sun. En Europe, personne ne semble d’en préoccuper. ->

L’islam conforte sa position de troisième religion en Irlande avec une hausse de plus de 70% du nombre des musulmans dans l’île entre 2002 et 2006, selon des statistiques officielles publiées jeudi.

L’Irlande, traditionnellement un pays catholique d’émigration, démontre dans le recensement 2006 de sa population une forte progression de l’immigration, avec 420.000 résidents nés à l’étranger, grâce à une décennie de boom économique. ->

Ireland’s Central Statistics Office

BBC


Francis Richard: L’UDC face au scrutin majoritaire

Autant le scrutin proportionnel permet de représenter la population du pays dans toutes ses singularités, ses différences et ses conceptions de la vie, autant le scrutin majoritaire ne le permet pas. Pour les élections au Conseil national où le nombre de députés par canton est grosso modo proportionnel à la population, le mode proportionnel est donc certainement le meilleur mode de scrutin pour la représenter.

En revanche quand il s’agit de désigner deux représentants par canton – ou un par demi-canton – au Conseil des Etats, le mode majoritaire est a contrario le mode de scrutin le plus approprié du fait même du nombre limité de représentants à élire. Les stratégies de conquête des sièges à pourvoir ne sont évidemment pas comparables dans le cadre de l’un ou de l’autre mode de scrutin. Lire la suite »


Michel de Poncins: Connaître la loi pour s’enrichir
 

Votre argent vous intéresse

l’économie de marché expliquée à tous  

Dans une précédente leçon, je proposais l’instauration d’un nouvel adage : « connaître la loi pour s’enrichir ». J’énonçais que le vieil adage  « Nul n’est censé ignorer la loi », hérité du droit romain, est impossible à réaliser dans l’économie administrée, tant est immense et enchevêtré le déluge des lois. 

Il faut revenir sur le sujet à la faveur de deux faits récents.

Dans l’économie de marché, la loi résulte principalement des contrats librement négociés. Chacun crée sa propre loi ou participe à sa création et donc la connaît. La loi positive peut se limiter aux Commandements de Dieu, socle inépuisable du droit et éternellement valables pour tous les hommes de tous pays. A la limite, quelques autres lois positives peuvent être utiles : c’est le cas en France du Code Civil de Napoléon, fort bien apte à résoudre toutes les questions. Lire la suite »


Meurtriers d’Epinay : des caricatures de “jeunes” 

Les meurtriers de Jean-Claude Irvoas :
• Sébastien Béliny, originaire des Antilles. Déjà condamné (sursis) pour deal de drogue.
• Samba Diallo, d’origine sénégalaise. Déjà condamné (sursis) pour deal de drogue.
• Benoît Kusonika, de père congolais. Veut faire du rap. Décrit comme violent. Déjà condamné pour violences sur sa petite amie. Vient souvent rue de Marseille pour acheter du cannabis.
• Icheme Brighet, d’origine algérienne, fume régulièrement du shit.

Jean-Claude Irvoas ? «Quand il a dit qu’il était policier, j’ai pété les plombs et lui ai envoyé mon poing.» déclare Benoît Kusonika. Il a asséné “de nombreux coups à la victime” avant le coup fatal. La tête de Jean-Claude Irvoas cogne violemment le coin du muret et meurt quelques heures plus tard. ->

De vrais cartes postales… Et nous qui pensions avoir été un peu caricatural dans notre définition des “jeunes“…

Condamnations : Benoît Kusonika , 15 ans de prison ferme. 12 ans de prison pour Samba Diallo et Icheme Brighet. les trois sont reconnus coupables de vol suivi de violences ayant entraîné la mort. Sébastien Béliny, reconnu coupable de complicité : deux ans.

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 23:59
 
Miguel Garroté 
  

Le Nouvel An français, fut « calme », avec, « seulement », 372 voitures incendiées [ndlr : 878 voitures brûlées]. C’est déjà, en soi, un symptôme révélateur, de la santé mentale, de la civilisation française actuelle.

  

Quant à Sarko, pour ses premiers vœux, en sa qualité de Président, il a changé la formule, s’exprimant, brièvement et en direct, le lundi 31 décembre, à 20 heures, à la télévision. De l’inédit, dans un pays, où ce rendez-vous, était dans le passé, enregistré à l’avance, permettant ainsi, aux présidents les plus médiocres, de peaufiner leurs allocutions, à force de prendre et reprendre, le tournage, de leurs blablas élyséens.

  

Sarko n’a pas fait d’annonce futuriste. Il a défendu et valorisé sa méthode. Il a dressé un bilan de son travail en 2007 : « J’ai fait tout ce que je pensais possible de faire en tenant compte des exigences du dialogue social » (…) « Certains trouvent que cela n’est pas allé assez vite » (…) Certains pensent que le changement a été trop rapide (…) J’ai pu commettre des erreurs (…) Je ne vous tromperai pas, je ne vous trahirai pas », a déclaré Sarko.

  

« Avec 2008, une deuxième étape s’ouvre, celle d'une politique qui touche davantage encore à l’essentiel, à notre façon d’être dans la société et dans le monde, à notre culture, à notre identité, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c’est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation, nous avons besoin d’une politique de civilisation » (…) « Notre vieux monde a besoin d’une nouvelle renaissance, et bien que la France soit l’âme de cette renaissance ».

  
Aujourd’hui, mercredi 2 janvier 2008, L’UMP a essayé, d’éclaircir, la politique de civilisation, prônée par Sarko, dans son discours présidentiel (ndlr je précise que la civilisation est l’action de civiliser ; c’est l’état de ce qui est civilisé, c’est-à-dire, l’ensemble des opinions et des moeurs qui résulte, de l’action réciproque, des arts industriels, de la religion, des beaux-arts et des sciences). Concrètement, Roger Karoutchi et Patrick Devedjian, proches de Sarko, ont donné corps à la politique de civilisation. La gauche a, évidemment, tourné en dérision, la politique de civilisation, comme étant un concept « fumeux » (ndlr est fumeux ce qui envoie des fumées, des vapeurs à la tête).
  
Pour Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, il s’agit d’un souffle nouveau, d’une vision globale pour la France. « Nicolas Sarkozy est obsédé par ce qu’a été le déclin lent de la France dans les trente ou quarante dernières années. Sarkozy dit : moi je veux que la France change, que la France de la rupture ce soit la France du pouvoir d’achat, la France des réformes, sociales, hospitalières etc. », a déclaré Roger Karoutchi, évoquant « l’identité nationale et ce que nous devons faire pour la culture ».
  
« Ambition » résume ce que Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, a saisi du discours de Sarko. « Une politique de civilisation, c’est quelque chose qui s’inscrit dans la durée. On a le sentiment parfois que la France piétine, que l’Europe végète », a déclaré Patrick Devedjian.
  
Bien. Décortiquons et concluons. Le Nouvel An français, fut donc « calme », avec, « seulement », 372 voitures incendiées. Dans ce contexte, Sarko a déclaré que « nous avons besoin d’une politique de civilisation ». C’est à dire, de l’ensemble des opinions et des moeurs qui résulte, de l’action réciproque, des arts industriels, de la religion, des beaux-arts et des sciences.
  
La gauche trouve cela « fumeux », c’est à dire, elle trouve que la civilisation envoie des fumées, des vapeurs à la tête. La réaction de la gauche est éclairante. Etre de gauche, c’est trouver que l’action des arts industriels, de la religion, des beaux-arts et des sciences, envoie des fumées, des vapeurs à la tête. La gauche est donc allergique aux arts industriels, à la religion, aux beaux-arts et aux sciences, car tout cela lui donne des vapeurs à la tête. A contrario, ce qui est bon pour la tête, selon la gauche, c’est, forcément, l’inverse des arts industriels, de la religion, des beaux-arts et des sciences.
  
Ce qui est donc bon pour la tête, selon la gauche, c’est : à la place des arts industriels, le chômage. A la place de la religion – en Europe les valeurs judéo-chrétiennes – l’accueil sans condition de l’islam politique au nom du dogme abscond de la laïcité absolutiste. A la place des beaux-arts, les arts-moches, l’art moderne, le non-art, si possible bâclé et pornographique. A la place des sciences (qui ont pour but de satisfaire notre esprit par la connaissance du vrai, qui puisse avoir quelque solidité), à la place des sciences donc, la gauche veut la méconnaissance du vrai qui puisse avoir quelque solidité ; autrement dit la diffusion du faux (néo-écolo-marxiste) qui n’a aucune solidité.
  
J’ignore le sens que Sarko donne au mot civilisation puisqu’il n’en a donné aucune définition. C’est du reste la raison pour laquelle je me suis rué sur un bon vieux dictionnaire. Ce que je retiens, c’est que la gauche, plutôt que de donner sa propre définition de la civilisation, a préféré déclarer, que la civilisation est un concept fumeux, un concept qui lui donne des vapeurs à la tête. Je ne sais pas où nous mènera Sarko en 2008.
  
En revanche, j’ai désormais la certitude et la preuve, qu’avec Ségolène Royal, la civilisation française, avec ses 372 voitures incendiées, dans la seule nuit de la Saint Sylvestre, la civilisation française, écrivais-je, aurait connu, en 2008, la descente aux enfers. Sarko est l’héritier du grand merdier français de ces quarante dernières années. Je ne suis pas certain qu’il s’affranchira de la clique responsable de ce grand merdier.
  
Mais ce qui est certain, c’est qu’en cinq ans de mandat présidentiel, la bande à Ségo, nous aurait définitivement rabaissés, avec force déficit et endettement publics, au niveau politique, social et économique, de la Biélorussie ou du Bangladesh. Bonne année 2008 ! 

 
undefined« Il faut rayer Israël de la carte ». C’était à Téhéran, en octobre 2005. Le président iranien Ahmadinejad, déclarait, en public – depuis, il n’arrête pas – d’une part, que la Shoah est une invention ; et d’autre part, qu’il faut rayer Israël de la carte. « Il faut effacer Israël de la page du temps », selon la version « originale » de cette phrase, prononcée par Ahmadinejad en langue farsi, nous dit-on. Comme s’il y avait une différence entre les deux traductions. Concrètement, Ahmadinejad organisait, à Téhéran, en ocotbre 2005, un congrès international révisionniste qui remet en cause la véracité de la Shoah, avec la participation des révisionnistes Robert Faurisson, Georges Theil et Frederick Töben (voir le documentaire de la British Broadcasting Corporation, rediffusé le 16 décembre 2006). Ce révisionnisme islamique iranien n’était pas et n’est toujours pas une simple provocation verbale. Le fait marquant est que ce discours extrémiste, coïncide, avec la construction de centrales nucléaires iraniennes ; et avec l’enrichissement d’uranium ; sous la présidence du même Ahmadinejad, aux ordres de mollahs intégristes et de leur chef, le « Guide suprême ». Dès lors, le sinistre « Il faut rayer Israël de la carte » ou « Il faut effacer Israël de la page du temps », du président Ahmadinejad, prend évidemment une tournure particulièrement alarmante, aux yeux des Israéliens. Nous, les occidentaux, nous nous sentons vaguement concernés par cette affaire. Mais les Israéliens, eux, sont directement impliqués, ce qui n’est pas tout à fait comparable. Les déclarations et la politique nucléaire du président Ahmadinejad posent, que les occidentaux le veuillent ou non, une nouvelle fois, la question du droit à l’existence de l’Etat d’Israël. Or, l’élection d’Israël par Dieu est irréversible, car Dieu ne peut ni se tromper, ni nous tromper. Israël est un signe visible de la fidélité de Dieu.
  
Il était une fois le Hezbollah. C’était au Sud-Liban, en juillet 2006. Bien des médias, manifestaient, une fois de plus, leur hostilité envers l’Etat d’Israël. C’était lors des affrontements, au Liban, entre l’armée israélienne et le Hezbollah terroriste, pro-syrien et téléguidé par l’Iran. Ce n’est que plusieurs mois après la fin des hostilités, que la presse, écrite et audiovisuelle, analysait les événements de façon plus nuancée. On apprenait notamment que le Hezbollah avait utilisé la population civile libanaise comme bouclier humain. On apprenait que des milliers de roquettes avaient été lancées sur des localités israéliennes. On apprenait que le Hezbollah avait utilisé des missiles iraniens Fajr d’une portée de 200 km.
  
Téhéran, 4 mars 2007. Le représentant du Hezbollah en Iran, Abdallah Safialdeen, déclare, sur la quatrième chaîne de télévision iranienne : « Le Hezbollah n’aura pas besoin d’une guerre à grande échelle. Le Hezbollah sera capable de pénétrer en Israël lorsque les Américains quitteront l’Irak. Savez-vous ce que signifiera un retrait américain de l’Irak ? Cela signifiera qu’Israël perdra son soutient. Cela signifiera que le Hezbollah libanais n’aura pas besoin d’une guerre à grande échelle pour pénétrer en Israël. Le Hezbollah sera tout simplement capable de marcher sur Israël. Les Américains seront forcés de quitter l’Irak. Avec ou sans guerre contre l’Iran, les Américains seront forcés de quitter l’Irak » (on peut visionner la version intégrale de cette déclaration, sur www.memritv.org, *Clip # 1397,mars 2007, The Middle East Media Research Institute, Washington). La réelle force de frappe du Hezbollah se révèle, en juillet 2006, lors de l’intervention militaire israélienne, au Liban. Les vraies intentions du Hezbollah se confirment, le 4 mars 2007, avec les déclarations de Abdallah Safialdeen, à la télévision iranienne. Depuis, le Hezbollah s’est encore renforcé au plan militaire, dans l’indifférence générale.
  
Mais le début de cette saga, entre l’Iran et le Hezbollah, remonte à quinze ans en arrière, soit à 1992. A Jérusalem, en mai 1992, le Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, trouve, sur son bureau, un rapport, du renseignement militaire de l’Etat hébreu, concernant le nucléaire iranien. Le rapport, confirme, que le programme nucléaire iranien, n’est pas purement civil ; contrairement aux affirmations de la CIA américaine (celle-ci ne prendra conscience du danger nucléaire iranien qu’en 1998). C’est donc dès 1992, qu’Israël, découvre, cette dure réalité : l’Etat hébreu, n’a pas de réponse crédible, de mesure préventive, face à la menace existentielle, que représente un pays – en l’occurrence l’Iran – nucléarisé. C’est donc Rabin, l’Israélien de gauche, l’homme qui fait la paix avec Arafat, l’homme que l’on assassine à cause de cela qui, avant d’autres, prend conscience, que le danger majeur pour Israël, ce n’est ni les Palestiniens, ni l’Irak, mais l’Iran. Pour plus de détails, on peut relire l’article de Y. Klein et M. B. Oren, intitulé « Israël’s worst nightmare », paru dans The New Republic, daté du 5 février 2007.
  
Quinze ans plus tard, fin 2007, le problème reste entier : Israël ne veut pas vivre avec, d’une part, un Iran post-khomeyniste nucléarisé ; et d’autre part, un monde occidental qui risque de ne pas agir. De plus, l’Iran élargit considérablement sa sphère d’influence : avec la production d’uranium enrichi ; avec le Hezbollah chiite à la frontière nord d’Israël ; avec le Hamas sunnite, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, dont certains éléments sont pro-iraniens ; avec la Syrie alaouite alignée sur l’Iran. Bref, jamais auparavant, l’Iran et ses alliés, n’avaient représenté, une telle menace, pour Israël. L’Occident affirme que l’Iran ne possèdera pas la bombe atomique avant 2009 au plus tôt. Mais qu’advient-il si l’uranium enrichi par l’Iran, passe au mains du Hezbollah ou de n’importe quel kamikaze fêlé qui s’en sert, sous la forme d’un engin radioactif artisanal, d’une « bombe sale », contre Israël, depuis le Sud-Liban ou depuis ailleurs, dès aujourd’hui, en 2008 ou en 2009 ?



Entretien (1) de David Benhamou, rédacteur responsable de Hatikva, médecin, avec Miguel Garroté, journaliste, écrivain (2), diplômé ès science politique.
  
  
etoile.jpgDavid Benhamou – Bonjour Monsieur Garroté et merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Pour commencer, diriez-vous qu’aujourd’hui, l’antisémitisme est très répandu, plutôt répandu, plutôt rare ou très rare ?
  
Miguel Garroté – Bonjour David et merci à vous de venir à moi. Pour répondre à votre première question, je dirai, qu’il y a, aujourd’hui, plusieurs formes d’antisémitisme. Au risque d’effrayer vos lectrices et vos lecteurs, je pense que l’antisémitisme est aujourd’hui très répandu. Cela tient notamment à l’imposture antisioniste, une forme particulièrement dangereuse d’antisémitisme. Le sionisme, c’est, concrètement, le simple droit des Juifs, à disposer, d’un Etat juif, dans des frontières, réellement défendables. Alors que l’antisionisme, c’est, concrètement, la négation, pure et simple, de l’Etat d’Israël, quelles que soient ses frontières. L’imposture antisioniste, fait passer le sionisme, pour une idéologie raciste et impérialiste. En clair, on veut bien, ne pas être antisémite. Mais à condition que tous les palestiniens de la planète, puissent vivre, à l’intérieur, des frontières actuelles, d’Israël. Autrement dit, on veut bien, ne pas être antisémite, mais à condition qu’il n’y ait plus d’Etat Juif au Proche Orient. Il y a pire. L’Arabie saoudite et l’Iran notamment, avec leurs pétrodollars, investissent des sommes folles, dans des médias et des publications, viscéralement antisémites, y compris en anglais et en français. Enfin, il y a ce que j’appelle « l’antisémitisme ordinaire », dans les pays occidentaux. Concrètement, dès qu’un Juif occupe une fonction dans les médias ou dans la banque, on amplifie le phénomène. Et on raconte, que « la presse et la finance, sont contrôlées par »…vous connaissez, David, la suite.
  
  
David Benhamou – Quelles sont les conséquences de cette structure autocratique attribuée au judaïsme ?
  
Miguel Garroté – La principale conséquence, c’est le maintient des mythes destructeurs : le mythe du lobby juif, le mythe du complot juif, etc. Il a suffit, qu’un jour, De Gaulle, parle, du peuple juif « dominateur et sûr de lui » et le mythe destructeur, a retrouvé, ses lettres de noblesse, dans la France post-vichyssoise. Or, les mythes destructeurs, en période de difficultés, engendrent des boucs émissaires. Dans les démocraties occidentales, on parle du soi-disant « pouvoir des Juifs », une fiction. Mais on ne dit rien du réel péril islamique, qui sévit, dans certaines banlieues, devenues des zones de non droit. Au lieu de soulever le vrai problème avec courage, on entretien des mythes avec lâcheté. Et dans ce cadre, on a recours à l’alibi antisioniste.
  
  
David Benhamou – À votre avis, qu’est-ce qui nous unit, nous les Juifs, pour lutter conte la judéophobie ?
  
Miguel Garroté – Je ne voudrais pas vous donner des raisons supplémentaires de vous inquiéter. Mais vous devez regarder la réalité en face. L’unité chez les Juifs est insuffisante. Comme est insuffisante l’unité chez les Chrétiens. Et comme est insuffisante l’unité entre Juifs et Chrétiens. L’unité n’est pas insuffisante en soi. L’unité est insuffisante face à l’urgence du danger islamique. En tant de paix, la diversité est une excellente chose. En revanche, en temps de guerre, la diversité, tout en demeurant vivante, ne doit pas porter atteinte à l’unité. Or, l’islam radical, nous impose, une guerre terroriste. Les cibles de cette guerre terroriste sont Israël, les Juifs et les Chrétiens. Mon amie Bat Ye’or dit et écrit cela depuis 25 ans. Les Juifs ont droit à la diversité comme n’importe quelle autre communauté humaine. Cela dit, le mémorial de la Shoah et la survie d’Israël devraient plus vous unir. Les Juifs, vous ne pouvez pas vous permettre, d’oublier la Shoah et de rester divisés sur Israël. Mon ami Menahem Macina, a récemment écrit, sur le site de l’Union des Patrons Juifs de France, qu’il existe des Juifs antisionistes et même des Juifs antisémites. Ne restez pas inactifs face à cela. Il y a trop de Juifs qui sont devenus indifférents à la destinée d’Israël. Je suis très enthousiaste, de la diversité, des sites et des blogues juifs francophones et je les connais bien. Cependant, pour défendre et valoriser votre cause, je suis souvent obligé de recourir à des sites juifs anglophones comme par exemple http://www.imra.org.il/ ou simplement à des sites américains comme par exemple http://www.defenddemocracy.org/ de mon ami Walid Pharès. Alors, ne vous découragez pas. L’année 2008 sera déterminante. Ce n’est vraiment pas le moment de sombrer dans la tristesse et la paresse. Que vous soyez Juif pratiquant ou non pratiquant, Juif croyant ou non croyant, vous restez le peuple choisi, car Dieu ne peut ni se tromper ni vous tromper.
  
  
David Benhamou – Est-ce que vous voyez en l’Iran d’Ahmadinejad l’expression d’un élément de la psyché anti-juive ?
  
Miguel Garroté – L’Iran d’Ahmadinejad, c’est l’Iran des mollahs intégristes et génocidaires, c’est l’Iran du Guide suprême, un ayatollah et ce depuis 1979, au temps de l’ayatollah Khomeiny. La différence entre 1979 et 2007, c’est qu’avec l’uranium enrichi et les missiles dont dispose aujourd’hui l’Iran, ce pays peut dès maintenant lancer une « bombe sale » sur Israël. L’Iran n’a pas besoin d’attendre d’avoir une bombe atomique. Une « bombe sale » avec 500 grammes de poudre d’uranium enrichi et un seul missile suffissent déjà. Quant à la doctrine iranienne, elle est, en effet, un élément de la psyché anti-juive. Elle en est même l’expression la plus radicale, la plus dangereuse et la plus concrète. Il y a une similitude frappante entre le parcours d’Ahmadinejad et celui de Hitler. Les deux sont partis de rien. Les deux se sont retrouvés au pouvoir. Les deux ont des tics nerveux, lorsqu’ils parlent en public. Les deux ont fait de l’antisémitisme une pathologie obsessionnelle. Les deux tiennent un discours délirant qui néanmoins enthousiasme les foules. Les deux choisissent de plonger leur pays et leur peuple dans une spirale infernale qui mènera à l’inéluctable chaos. La question n’est pas de savoir si l’Iran veut l’apocalypse. La question est de savoir qui va empêcher ou limiter cette apocalypse. L’Imam chiite de jadis véhiculé par le régime iranien est sensé « revenir » d’ici 2009. Et toujours selon ce même régime iranien, Israël doit être détruit avant le « retour » de l’imam en question. C’est clair, non ?
  
  
David Benhamou – Quelle est l’influence de l’Iran sur la politique du Hezbollah envers les Juifs d’Israël et envers les Juifs du monde entier ?
  
Miguel Garroté – Le Hezbollah est une organisation terroriste armée et financée par l’Iran. Le Hezbollah veut détruire le christianisme au Liban et le judaïsme en Israël. La politique du Hezbollah envers les Juifs d’Israël et envers les Juifs du monde entier est la politique des mollahs intégristes et génocidaires iraniens. Il n’y a pas de politique du Hezbollah. Il y a une politique iranienne mise en pratique par le Hezbollah. Le représentant du Hezbollah en Iran, Abdallah Safialdeen, est aux ordres des mollahs iraniens. Le chef de la délégation du Hezbollah, lors de la rencontre des 14 et 15 juillet derniers, près de Paris, Mohammad Fneich, a affirmé, déjà à l’époque, que son mouvement a les moyens d'affronter à nouveau Israël. Faire la nuance, entre l’Iran et le Hezbollah ; c’est comme si l’on faisait la nuance, entre le régime hitlérien en Allemagne et les Waffen SS de la Division Charlemagne française, de la Division Azul espagnole et du Mouvement rexiste belge. Ces Divisions et Mouvements étaient sous les ordres des Hitlériens, point final.
  
  
David Benhamou – Pensez-vous que les antisémites sont en train de développer un complexe de supériorité comme jadis les  nazis ?
  
Miguel Garroté – il y a toujours un complexe de supériorité et une exaltation de pseudo-valeurs soi-disant supérieures chez les chantres de l’anti-quelqu’un. C’est le cas du national-socialisme (anti-juifs), du communisme (anti-bourgeois), du fascisme (anti-démocrates) et de l’islamisme (anti-non musulmans). Dans les quatre cas, il s’agit de détruire la société libre de culture judéo-chrétienne.
  
  
David Benhamou – Et maintenant, pour conclure cet entretien, voudriez-vous nous dire si  les arabes souhaitent  une réconciliation avec les Juifs ?
  
Miguel Garroté – En français classique, réconciliation veut dire rétablissement de l’amitié entre personnes brouillées. Votre question n’est pas si la réconciliation est possible. Votre question est si les arabes souhaitent une réconciliation avec les Juifs. Or, si souhaiter la réconciliation veut dire souhaiter le rétablissement de l’amitié entre personnes brouillées, encore faut-il souhaiter et prouver cela par des actes clairs et concrets. Hélas, côté arabe, les actes ne sont ni clairs ni concrets. Il existe des sites qui traduisent en anglais les discours politiques et interviews qui paraissent dans la presse arabe. C’est vraiment très intéressant à lire. Car le même chef politique arabe qui se la joue sympathique dans une interview accordée à un média européen, devient carrément odieux dans les interviews qu’il accorde aux médias arabes. Il y a double langage. Et donc il y a mensonge. Aux occidentaux, les dirigeants arabes parlent de paix. A leurs coreligionnaires, les mêmes dirigeants arabes parlent de guerre, de djihad et de destruction de l’Etat d’Israël. Personnellement, je croirai au « souhait arabe de réconciliation avec les Juifs », quand il y aura concordance, entre les déclarations arabes, faites en Occident ; et les déclarations arabes, faites en Orient. Dans l’intervalle, je n’y croirai pas. Et je prônerai la vigilance ainsi que la fermeté. « Faut pas prendre les enfants d’Adonaï pour des canards sauvages »…
  
  
David Benhamou – Merci, Monsieur Garroté, pour cet éclairage.
  
Miguel Garroté – Avec plaisir, David. Qu’Adonaï vous bénisse, vous et tous vos proches.
  
(1)   Entretien publié sur :
     http://www.juif.org/  
  
(2) « Du vin de vertige à la coupe du salut », janvier 2006.
      « Dieu est-il dépressif ? », février 2007.
      Disponibles chez miguel.garrote@yahoo.fr .

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 23:48
La fin de la ''doctrine Bush''

bush_rushmoreBush risque de finir l’année très déçu, et, pour partie, déshonoré : l’inverse de ce qu’il aurait souhaité.

Je n’ai cessé, en ces colonnes et ailleurs, de défendre et d’expliciter la « doctrine Bush », telle qu’elle avait pris forme au lendemain du 11 septembre 2001. J’ai exposé, dans de nombreux articles, en quoi et pour quoi nous sommes partie prenante dans une guerre planétaire, dont les interventions en Afghanistan et en Irak ne sont que des épisodes. J’ai réfuté les discours affirmant la centralité du conflit israélo-arabe dans les tumultueuses difficultés du Proche-Orient contemporain, et souligné que ceux qui affirmaient cette centralité avaient des objectifs tout autres que la paix, la prospérité et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Force m’est de constater que la « doctrine Bush » est en train de subir des distorsions qui pourraient la rendre méconnaissable, et que l’auteur de ces distorsions est George Walker Bush lui-même. Force m’est de dire que je vois de moins en moins de lucidité concernant la guerre en cours et que je vois, par contre, revenir au premier plan les illusions délétères du statu quo. Force m’est de constater, enfin, que l’affirmation de la centralité du conflit israélo-arabe est à nouveau au centre des débats, avec des conséquences qui pourraient être très lourdes.

Tout a commencé, vraisemblablement, avec le « rapport Baker », voici un an. Celui-ci marquait un retour à la realpolitik façon Bush père. Il sembla ne pas être suivi d’effet, puisque, contre les recommandations de Baker, Bush mit en place la politique de « surge » et de renforcement des troupes en Irak, telle qu’elle avait été conçue par le général Petraeus. Celle-ci porta d’ailleurs ses fruits, quand bien même les médias français restent sourds muets et aveugles sur le sujet, et continuent de répéter, à la manière d’une bande magnétique coincée qui tourne en boucle, le grand air du « bourbier ».

Tout s’est poursuivi avec la rencontre d’Annapolis, en laquelle j’avais pensé, à l’époque, ne déceler que le retour d’une maladie hélas bien connue, la « palestinite ».

Depuis, il y a eu le rapport des services de renseignement américains, affirmant, dans ses premières lignes, que l’Iran avait abandonné ses projets de nucléaire militaire depuis plusieurs années : quand bien même le corps du texte se révélait ensuite plus nuancé, le mal était fait. Et il devenait évident que les Etats-Unis allaient adopter une attitude plus feutrée par rapport au régime des mollahs. Puis vint la tournée de Bush au Proche-Orient.

On peut, dans les circonstances ambiantes, tirer quelque conclusions provisoires de ce qui est en train de se jouer :

Non seulement Bush semble désormais persuadé que la paix sera possible au Proche-Orient pour peu qu’Israël fasse les concessions requises, et il adopte sur ce sujet un discours qui se rapproche très dangereusement de celui qui prévaut dans le monde arabe. Les exigences de voir les Palestiniens renoncer au terrorisme, en préalable à toute discussion, sont de plus en plus faiblement énoncées. La date de 1967 et les frontières qui prévalaient avant la Guerre des Six Jours sont de plus en plus souvent évoquées. Le « droit au retour », comme l’a récemment noté avec inquiétude Daniel Pipes, semble de plus en plus nettement faire partie des paramètres diplomatiques américains. Le seul et unique point sur lequel Bush semble se tenir à ses positions antécédentes est le caractère juif de l’Etat d’Israël ; mais on peut aisément noter que ce caractère juif d’Israël se trouverait hypothéqué si le « droit au retour » était mis en œuvre.

L’objectif principal de Bush semble être s’assurer l’alliance et le soutien des régimes arabes de la région face à l’Iran, et tout faire pour qu’un statu quo se mette en place, qui permette de conforter la stabilisation en Irak. Pour parvenir à cet objectif, le sacrifice des intérêts d’Israël lui semble être un prix peu élevé à payer.

Ce retournement politique évident de l’administration Bush ne peut que convenir aux Européens, qui ne cessent de prôner une diplomatie de l’apaisement, de s’aveugler sur la situation planétaire, et de considérer, avec des tonalités différentes selon leur sensibilité politique, que tous les troubles du monde, ou presque, impliquent qu’Israël soit placé en position de bouc émissaire. Ce retournement s’opère dans le contexte d’une campagne électorale américaine, où la tentation du « retrait » face aux problèmes planétaires joue traditionnellement un rôle important. Il survient aussi pendant la dernière année d’une présidence : celle où le président en place entend tout faire pour laisser sa marque dans l’histoire. On peut ainsi légitimement craindre que Bush ne se soit convaincu lui-même, comme l’ont fait nombre de ses prédécesseurs avant lui, qu’il serait celui qui a « fait la paix » la plus chargée de symboles aujourd’hui.
Si on ajoute que le gouvernement israélien actuel semble se faire le complice docile de tout cela, et que nombre d’intellectuels israéliens viennent conforter cette complicité, la situation paraît sombre et inquiétante.

Les lueurs d’espoir sont, comme Hillel Halkin le notait récemment dans un article du numéro de janvier du magazine Commentary, que les dirigeants palestiniens ne veulent, selon toutes les évidences disponibles, ni d’un Etat (et encore moins d’un Etat à côté d’Israël), ni de la paix. Mahmoud Abbas sait que s’il signait un accord de paix et acceptait l’Etat qu’on veut lui proposer, il signerait par là même son arrêt de mort. Les dirigeants palestiniens ne refuseront pas, bien sûr : ils demanderont davantage, puis encore davantage, jusqu’à ce que rien ne se passe.

Elles sont aussi que les dirigeants du monde arabe ne veulent eux-mêmes ni d’un Etat palestinien ni d’une paix qui les priverait du meilleur prétexte dont ils disposent pour maintenir le sous-développement économique, politique et culturel de leurs pays, et qui les ferait passer pour traîtres aux yeux des islamistes.

Bush risque de finir l’année très déçu, et, pour partie, déshonoré : l’inverse de ce qu’il aurait souhaité. Les dirigeants arabes ne cessent de montrer, par leurs gestes et leurs paroles, qu’ils savent que les Etats-Unis sont actuellement le maillon faible, et l’Iran le maillon fort. Abbas et le Hamas vont, très vraisemblablement, se rapprocher, comme le demandent les dirigeants saoudiens. Les dirigeants européens, qui n’ont jamais apprécié Bush, n’auront plus à le détester pour avoir été celui qui a forgé et mis en œuvre la « doctrine Bush » : ils vont pouvoir le détester pour avoir été celui qui s’est lui-même sabordé. Ils ne noteront pas qu’il l’aura fait en tournant le dos à la « doctrine Bush », bien sûr…

Les Israéliens seront sauvés d’Olmert et de ses complices par le fait que, aussi loin qu’Olmert et ses complices aillent dans les concessions, ce ne sera jamais assez pour Abbas et les dirigeants arabes. Il restera alors à un nouveau gouvernement israélien à reprendre les choses en main, et à en finir avec les illusions dangereuses. Fondamentalement, les Israéliens ne peuvent compter que sur eux-mêmes : ils peuvent avoir des alliés. Ils n’ont pas d’amis. Bush, faut-il le rappeler, était censé être le meilleur ami qu’Israël ait eu à la Maison Blanche. C’était avant le retour des « réalistes », et avant que  Condi Rice ne montre son vrai visage.

Guy Millière
Le cerveau des jeunes Français est lessivé

Milliere Guy - mercredi 16 janvier 2008

mondialisation

La Fondation pour l’Innovation Politique a publié, début janvier, une étude sur la façon dont les jeunes gens des cinq continents voient leur futur. “L’Express” a réalisé un dossier de huit pages consacré au sujet. Les résultats pour la France sont, comme on pouvait s’y attendre, catastrophiques. Les jeunes Français sont les plus pessimistes par rapport à l’avenir (pour trouver des chiffres pires, il aurait sans doute fallu élargir l’étude à des pays en guerre civile comme le Soudan ou le Kenya).
Ils sont les plus fatalistes, ceux pour qui l’avenir semble le moins prometteur, ceux qui voient le plus une source de menace dans la mondialisation. Plus inquiétant encore, ça indique une situation difficilement remédiable : les jeunes Français sont aussi les plus rétifs à toute forme de flexibilité, d’adaptation, d’ouverture à l’innovation, ceux qui placent au plus haut la soumission au regard des autres et l’obéissance.
Ils sont aussi, aspect riche d’interrogations ou de conflictualités futures, ceux qui se révèlent les plus rétifs à payer pour les vieilles personnes. La « pollution » ou le « racisme » les obsèdent particulièrement.

Les rédacteurs en restent au constat, sans aller beaucoup plus loin. Les journalistes de “L’express” y voient un reflux complet de « l’esprit de mai 1968 », quarante ans après. Pour ce qui me concerne, j’y discerne ce qui vient composer le diagnostic d’une maladie profonde et peut-être irrémédiable.
J’y discerne aussi les traces de tout ce qu’a disséminé, depuis au moins quarante années, le « politiquement correct ». Comment être optimiste lorsqu’on pense que l’être humain pollue, et plus encore Occidental ? Comment avoir confiance en soi lorsqu’on vous dit que les Occidentaux ne se contentent pas de détruire la planète, mais sont en supplément de vils racistes ? Comment regarder sereinement l’avenir lorsqu’on ne cesse de vous le dépeindre sous des couleurs catastrophistes ?

Ajoutez à cela l’idée que les « acquis sociaux » sont un bien précieux, que le capitalisme mondialisé est un monstre inhumain, ou que la recherche scientifique peut conduire à des « monstruosités » telles que les « organismes génétiquement modifiés » que même le gouvernement s’emploie à diaboliser, et ne vous étonnez pas du résultat. Les jeunes Français ont le cerveau très lessivé : ils broient du noir, et on peut les comprendre. Les années à venir leur semblent effroyables, et elles le seront d’autant plus que l’intégralité de ce qui apparaît aux jeunes d’autres contrées du monde, telles que les États-Unis ou l’Inde, comme des promesses fécondes, leur semble n’être qu’engrenages stériles.

Il faudrait privatiser, flexibiliser dans tous les domaines, parler positivement de l’avenir, et ce n’est pas fait. Il faudrait expliquer que l’économie planétaire n’a jamais créé autant de richesses et fait autant reculer la pauvreté, et ce n’est pas fait. Il faudrait réformer de fond en comble l’école et l’université, libérer l’information, ouvrir grand les portes de la connaissance, et ce n’est pas fait non plus. Je sais de quoi je parle puisque j’enseigne à l’université. Je compatis avec les étudiants, j’essaie de leur ouvrir les yeux, mais ce que je fais n’est qu’une goutte d’eau dans un océan. Peut-on inverser des tendances profondément ancrées ? Je suis enclin à penser que non, et à trouver cela infiniment triste.

Les années à venir en France seront vraisemblablement aussi désespérantes que les jeunes Français le pensent, et ils n’ont pas la moindre idée de ce qui pourrait leur apporter le salut. Les blocages sont partout, y compris dans les têtes. Le déclin économique et culturel est enclenché depuis longtemps. Les porteurs de capital intellectuel continueront à partir, des gens venus du Sud continueront à arriver dans l’espoir de trouver du travail et n’en trouveront pas. Peut-on passer du développement au sous-développement ? Nous le verrons dans les années à venir. Les jeunes broient du noir, et ils ont raison. Les plus âgés ne doivent pas s’attendre à vivre une retraite paisible, loin de là.

Peut-être y aura-t-il d’autres émeutes, mais je ne vois pas de guerre civile à l’horizon : les vieux ne se battent pas. Je vois plutôt l’affaissement et la soumission au pire, les anxiolytiques. Ou, pour ceux qui peuvent : l’exil. Sans tarder. D’autant plus que le mal touche, en fait, à des degrés divers, l’Europe entière.
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