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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 03:39

par Daniel Pipes
Jerusalm Post, 7 novembre
2007
VO: http://www.danielpipes.org/article/5107

L’effort supplémentaire des troupes américaines à Bagdad porte ses fruits mais des problèmes structurels plus profonds continuent d’affecter la présence américaine en Irak. Le plus grand barrage du pays, à 40 kilomètres au nord-ouest de Mossoul, près de la frontière turque, symbolise cette situation de manière spectaculaire.

Le barrage de Mossoul, appelé autrefois le barrage Saddam (arabe: «Sadd Saddam») risque de s’effondrer.

Juste après le début de l’occupation d’Irak, en avril 2003, un rapport révéla que le barrage de Mossoul «fuyait comme une passoire et semblait prêt à s’effondrer». Un rapport plus récent et encore secret établi par le corps d’ingénieurs de l’armée américaine conclut que «le barrage présente une probabilité annuelle de défaillance inacceptable» et que la probabilité actuelle de défaillance est «exceptionnellement élevée». Un membre d’une organisation humanitaire qualifia le barrage de «bombe à retardement prête à exploser».

Le barrage de Mossoul, appelé autrefois le barrage Saddam (arabe: Sadd Saddam) risque de s’écrouler. En effet, il a été construit sur un socle de gypse instable – des injections constantes de ciment sont nécessaires pour empêcher les fondations de s’éroder et le gigantesque barrage en terre de s’effondrer. Année après année, les ingénieurs ont pompé plus de 50.000 tonnes d’un mélange de bentonite, de ciment, d’eau et d’air dans les fondations de l’ouvrage. Comme l’explique le Washington Post, «vingt-quatre machines bruyantes s’affairent 24 heures sur 24 pour pomper du mortier au plus profond des fondations du barrage. Et des vides se forment régulièrement sous la structure à mesure que le gypse se dissout.»

En dépit de ces efforts, l’état du barrage continue de se détériorer, ce qui fait craindre son effondrement total. Selon Engineering News-Record, si cela se produisait avec un réservoir plein d’eau, «quelque 12,5 milliards de mètres cubes d’eau accumulée derrière le rempart de terre de 3,2 km de longueur dévaleraient la vallée du Tigre vers Mossoul, la deuxième plus grande ville du pays. La vague formé par la crête de 110 mètres de hauteur pourrait prendre deux heures pour atteindre cette cité de 1,7 million d’habitants.» De plus, des quartiers de Bagdad (sept millions d’habitants) se retrouveraient sous cinq mètres d’eau.

Le corps d’ingénieurs estime que l’inondation tuerait immédiatement un demi-million de gens et que les conséquences directes telles que les ruptures de courant et les pénuries ferait encore plus de victimes (l’Irak n’est pas pour rien le site de l’arche de Noé). Ce serait probablement la plus lourde perte en vies humaines provoquée par l’homme.

Hélas, de nombreux officiels irakiens adoptent une attitude désinvolte devant ces risques, ce qui aggrave encore le problème. Ils affirment qu’il est inutile, par exemple, de bâtir un deuxième barrage de secours plus en aval, comme le recommande le corps d’ingénieurs.

Mais si une catastrophe devait se produire, qui serait blâmé pour ce bilan en vie humaines sans précédent? Les Américains, évidemment. Et ce serait compréhensible, car l’administration Bush a pris sur elle de restaurer les infrastructures d’Irak, y compris le barrage de Mossoul. En l’espèce, les contribuables américains ont déjà financé des tentatives de consolidation pour un total de 27 millions de dollars. Mais l’inspecteur spécial général pour la reconstruction de l’Irak a jugé ces efforts mal gérés et inefficaces.

Un nombre massif de victimes irakiennes ne manquerait pas d’inspirer des théories conspirationnistes sur la malveillance américaine, lesquelles alimenteraient une fureur homérique contre le gouvernement américain et créerait un profond sentiment de culpabilité parmi les Américains eux-mêmes. Mais ce blâme et ces remords seraient totalement injustifiés.

Le financement de ce qui s’appelait à l’origine le «Barrage Saddam» a été assuré par des aides saoudiennes et d’autres pays arabes – non par des fonds américains. La construction de cet ouvrage de 1,5 milliard de dollars a été assurée par un consortium italo-allemand mené par Hochtief Aktiengesellschaft entre 1981 et 1984. L’objectif du projet était surtout de nature politique – il s’agissait de soutenir le régime de Saddam Hussein pendant la guerre Iran-Irak. En d’autres termes, ce barrage n’a rien à voir avec les États-Unis – ni par le financement, ni par la construction, ni par les motivations. Néanmoins, une politique américaine mal conçue en a fait un problème américain.

Le barrage de Mossoul vient allonger la liste d’une myriade de problèmes irakiens moins sérieux qui ont atterri sur les bras des Américains (et, dans une moindre mesure, de leurs partenaires de la coalition) tels que l’approvisionnement en mazout et en électricité, le fonctionnement des écoles et des hôpitaux, un système politique honnête et légal et un cadre de vie protégé du terrorisme.

Depuis avril 2003, je soutiens que cette prise de responsabilité pour la vie intérieure irakienne fait du tort tant aux Américains qu’aux Irakiens. Elle fait peser sur les Américains une charge indésirable et superflue de pertes en vies humaines, d’obligations financières et d’implications politiques. Pour les Irakiens, comme l’indique l’affaire du barrage, elle encourage une attitude irresponsable aux conséquences potentiellement désastreuses.

Un changement de cap est nécessaire, urgemment. L’administration Bush doit se dégager de la responsabilité des malheurs irakiens, y compris et en particulier de celui du barrage de Mossoul. D’une manière plus générale, elle doit abandonner la démarche erronée et mal engagée de «guerre comme travail social» selon laquelle les efforts militaires américains sont jugés essentiellement en fonction des avantages qu’ils procurent à l’ennemi vaincu plutôt qu’aux Américains.


Le silence des musulmans « modérés » par Ayan Hirsi Ali

samedi 8 décembre 2007


Voir en ligne : Islam’s Silent Moderates, par Ayan Hirsi Ali publié dans le New York Times le 7 décembre 2007

Dans une chronique publiée dans le NY Times, Ayaan Hirsi Ali écrit que l’islam modéré sera un vœu pieux tant qu’il n’y aura pas un grand nombre de musulmans prêts à faire passer leur sens de la compassion avant l’obéissance aux prescriptions coraniques brutales et archaïques.

Nous traduisons une chronique signée Ayan Hirsi Ali publiée dans le New York Times du 7 décembre 2007

La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah - si vous croyez en Allah et au Jour dernier (Coran 24 :2)

« Au cours des dernières semaines, trois épisodes largement médiatisés nous ont fait voir la justice islamique en action d’une manière qui devrait inciter les musulmans à s’indigner.

Une femme de 20 ans de Qatif en Arabie saoudite a porté plainte après avoir été séquestrée et violée à répétition par 7 hommes. Les juges ont toutefois conclu que la victime elle-même était coupable du crime de « fréquentations illégales ». Au moment de l’agression, elle se trouvait dans une voiture avec un homme n’appartenant pas à sa famille immédiate, ce qui est illégal en Arabie saoudite. Le mois dernier, elle a été condamnée à 6 mois de prison et 200 coups de fouet.

Deux cents coups de fouet suffisent à tuer un homme fort. D’habitude les femmes ne reçoivent pas plus de 30 coups à la fois ce qui signifie que durant sept semaines, la « jeune femme de Qatif », comme on l’appelle souvent dans les media, vivra dans la hantise de subir la justice islamique. Lorsqu’elle sera relâchée, sa vie ne reviendra certainement jamais à la normale. On rapporte que son frère a tenté de la tuer parce que son «  crime » aurait entaché l’honneur de la famille.

On a vu aussi la justice islamique en action au Soudan lorsque l’institutrice britannique de 54 ans Gillian Gibbons a été condamnée à 15 jours de prison avant que le gouvernement ne la gracie cette semaine. Elle aurait pu recevoir 40 coups de fouet. Lorsqu’elle a entrepris un projet de lecture sur les oursons en peluche avec les enfants de sa classe, elle a suggéré aux enfants de lui trouver un nom. Ils ont choisi Mahomet et elle les a laissé faire, ce qui a été considéré comme un blasphème.

Et il y a Taslima Nasrin, l’écrivaine bangladeshi de 45 ans qui a courageusement défendu les droits des femmes dans le monde musulman. Forcée de fuir le Bangladesh, elle vivait en Inde. Mais des groupes islamistes indiens réclament son expulsion et l’un d’eux a offert une récompense de 500 000 roupies pour sa tête. En août, elle a été agressée par des militants islamistes à Hyderabad. Au cours des dernières semaines elle a dû fuir Calcutta et puis le Rajasthan. Son visa expire l’année prochaine et elle craint qu’elle ne sera plus autorisée à vivre en Inde.

On dit souvent que l’islam a été détourné par un petit groupe extrémiste de fondamentalistes radicaux et que la vaste majorité des musulmans sont modérés. Mais où sont les modérés ? Où sont les musulmans qui protestent contre les terribles injustices que révèlent ces incidents ? Combien de musulmans sont prêts à se lever debout et à dire, dans le cas de la jeune femme de Qatif, que cette forme de justice est ép0uvantable, brutale et archaïque et que cela ne devrait plus se faire – peu importe qui a dit que c’était la chose à faire et depuis combien de temps il l’a dit.

Les organismes musulmans comme l’Organisation de la conférence Islamique sont prompts à dénoncer tout ce qui porte atteinte à l’image de l’islam. L’Organisation, qui représente 57 États islamiques, avait envoyé 4 ambassadeurs rencontrer le chef de mon parti politique aux Pays Bas pour lui demander de m’expulser du Parlement après que j’aie accordé une entrevue à un journal en 2003 où j’observais que selon les normes occidentales, certains comportements de Mahomet seraient inconcevables.

Quelques années plus tard, des ambassadeurs musulmans au Danemark ont protesté contre les caricatures de Mahomet et demandé que les auteurs soient poursuivis. Mais alors que les incidents en Arabie saoudite, au Soudan et en Inde ont fait bien plus pour ternir l’image de la justice islamique qu’une douzaine de caricatures de Mahomet, l’Organisation de la conférence islamique - qui s’était mobilisée pour protester contre l’odieuse offense danoise à l’islam - est maintenant muette.

Je souhaiterais qu’il y ait davantage de musulmans modérés. J’apprécierais, par exemple, des indications du fameux théologien musulman modéré Tariq Ramadan. Mais en présence de souffrance réelle et de véritable cruauté au nom de l’islam, nous entendons d’abord un discours de déni de toutes ces organisations qui se disent pourtant tellement préoccupées par l’image de l’islam. Nous entendons que la violence ne fait pas partie du Coran, que l’islam signifie paix, qu’on a affaire à une perversion par des extrémistes et à une campagne de salissage et ainsi de suite. Mais les preuves s’accumulent.

La justice islamique est une institution fière à laquelle souscrivent plus d’un milliard de personnes, du moins en théorie. C’est la loi du pays au cœur du monde islamique. Jetez un coup d’œil au verset cité en exergue. L’exhortation au croyant de ne démontrer aucune pitié est plus impérieuse que celle de flageller les fornicateurs. C’est ce commandement de préférer Allah à sa conscience et à sa compassion qui emprisonne les musulmans dans une mentalité archaïque et extrémiste.

Si les musulmans modérés croient qu’on ne doit pas éprouver de compassion pour la jeune femme de Qadif - alors qu’est-ce qui en fait des modérés ?

Quand son sens de la pitié et sa conscience entrent en conflit avec les prescriptions d’Allah, le musulman « modéré » devrait choisir la compassion. À moins que cela ne se généralise, l’islam modéré restera un vœu pieux. »

Ayaan Hirsi Ali est une ex-député du Parlement hollandais. Elle collabore maintenant au American Enterprise Institute. Elle est l’auteur de « Infidèle ».

Lire aussi : Mon point de vue sur l’islam par Ayan Hirsi Ali

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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 23:55

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«Il y a 50 millions de musulmans en Europe. Des signes montrent qu’Allah accordera à l’Islam la victoire en Europe, sans épées, sans fusils, sans conquêtes. Les cinquante millions de musulmans d’Europe feront qu’Allah mobilise la nation musulmane de Turquie et l’ajoute à l’Union Européenne…/… Cela fait 50 millions de musulmans en plus…/…Cela fera 100 millions de musulmans en Europe. L’Albanie, qui est un pays musulman, fait déjà partie de l'Union européenne. La Bosnie, qui est un pays musulman, fait déjà partie de l'Union européenne qui deviendra un continent musulman en l'espace de quelques décennies»…/… «L’Europe est dans de beaux draps, ainsi que l’Amérique. Ils devraient accepter de devenir islamiques avec le temps, ou alors déclarer la guerre aux musulmans»
.    

Colonel Khadafi, 10 avril 2006
 

Lire également : La devinette du mois 

5bc7a3ec-a898-11dc-92f1-dc9926d2dd59.jpgInviter Kadhafi en France ? Pourquoi pas. On n’est plus à un tyran près sur notre sol après Castro, Chavez, Li Peng… Mais force est de reconnaître que notre Président vient de faire la première grosse erreur de son mandat et que sa naïveté risque de nous coûter très cher.

Naïf ? Oui, parce que Nicolas Sarkozy pensait que le leader de la Révolution libyenne se tiendrait à carreau. Or, il avait déjà donné le ton ce week end fustigeant au Portugal les affreux colonialistes et justifiant le terrorisme comme une arme. Rien que pour cela, il était clair que la visite était une erreur.

Puis, il a continué sur sa lancée, balançant sur France 2 qu’il n’avait pas parlé de Droits de l’Homme avec le président. L’Elysée dit le contraire. Qui détient la vérité ? Il est clair que Kadhafi, vieux pro de la communication internationale s’est joué de Sarkozy, encore bien trop bleu dans ce domaine.

Le pompon a été atteint hier : Kadhafi ose dire qu’il n’y a pas de problèmes de droits de l’homme dans son pays (les infirmières bulgares ne sont sans doute pas des êtres humains pour cette ordure) mais qu’en France , si !! Et le voilà fustigeant l’attitude de la police dans les cités, se faisant applaudir par une salle comble, ce qui en dit long sur le fossé grandissant qui se creuse en France entre ses différentes composantes.

Kadhafi est venu , passez moi l’expression, «chier dans notre salon ». Et nous en avons redemandé !! Au nom de contrats mirifiques, on peut difficilement passer sur la morale, mais se faire insulter est encore plus ridicule.

Inviter Kadhafi ? Il est clair qu’il ne le fallait pas. Cette visite scandaleuse l’a prouvée. Le leader de la Révolution est venue faire son show . C’était attendu. Les pessimistes avaient raison.

Mais pour autant quel crédit accorder aux cris de la gauche. Quand Mitterrand invitait Castro, que sa bonne femme nous le faisait parler à l’Assemblée, a-t-on entendu les bonnes âmes s’offusquer ? Aucunement. Et pourtant Castro a tué bien plus que Kadhafi. Et ce con n’a rien à nous acheter, qui plus est !!

Nicolas Sarkozy n’a fait que continuer une politique nauséabonde, inaugurée par De Gaulle : elle consiste à s’appuyer sur les régimes les plus pourris de la planète afin de nous affirmer face aux Américains.

En voulant ménager la chèvre et le chou, en refusant de choisir clairement le camp de la liberté, le président français vient de faire une erreur énorme.

Quand à l’UMP qui minimise les critiques, ses responsables prouvent qu’ils n’ont rien dans la tête, qu’ils n’ont toujours pas compris où était le danger, du côté du terrorisme que soutient tant Kadhafi.

Seuls Bernard Kouchner et Rama Yade ont sauvé l'honneur. Kouchner a d'ailleurs déclaré : "Lorsqu’il a parlé des droits de l’Homme ici, dans notre pays et en Europe, c’était assez pitoyable, et nous le condamnons», il a également très fortement critiqué les propos de Kadhafi justifiant le terrorisme.

Et pendant ce temps, Al Quaïda continue à ensanglanter le Maghreb, la Syrie continue de saigner le Liban… La routine quoi !!
Décidément, Mr Sarkozy dit pas mal d'aneries à l'étranger. En Chine, il a déclaré qu'il n'y avait qu'une Chine, confortant ainsi la mainmise des autorités chinoises sur le Tibet et  justifiant leurs futures agressions sur Taï-Wan.

En Algérie, il a vertement critiqué la colonisation. Or  , comme souvent la vérité se situe ailleurs, dans une sphère plus nuancée.

Voilà ce qu'en pense l'autre partie des interessés : les rapatriés !! Ils se sont confiés au Figaro.



 En Languedoc- Roussillon, où ils sont nombreux, les déclarations de Nicolas Sarkozy sur le caractère «injuste» de la colonisation sont souvent fraîchement accueillies. Il appartient aux Algériens, selon eux, de rétablir la vérité.

Dans la salle à manger de sa maison de La Cobas, à Perpignan, la famille Nicaise suit, avec attention, chacun des faits et gestes de Nicolas Sarkozy en Algérie. Et observe avec inquiétude l’accueil réservé par le président Bouteflika à la délégation française. Articles, images télévisées, comptes rendus radiophoniques, tout est disséqué. Et rien, depuis quarante-huit heures, n’est de nature à satisfaire les Nicaise. Loin de là. La déclaration de Nicolas Sarkozy surle caractère «profondément injuste de la colonisation, contraire aux règles de la République» ne passe pas. Pas du tout. Le ton monte.

«La colonisation a été juste parce que la France a beaucoup apporté à l’Algérie. Les colons que nous étions ont construit des routes, des ponts, des écoles, parfois même dans le bled, et pas seulement pour scolariser des enfants d’origine métropolitaine», affirme avec passion Eugène Nicaise, 80 ans, ancien inspecteur des ventes de la British Petroleum. Eugène menait une double existence, avant d’embarquer, à Oran, le 23 juin 1962, dans l’urgence la plus absolue. Une vie civile la journée ; une autre, militaire, la nuit, pour préserver les établissements de son entreprise des attentats.

Suzy, sa fille, âgée de 8 ans au moment du rapatriement, se veut plus mesurée. «Le président a tort, et raison à la fois. À l’époque, les politiques n’ont pas fait les bons choix en matière d’égalité», explique-t-elle, après avoir cherché, hier matin, dans le journal algérien el-Watan, des raisons d’espérer en un avenir fraternel entre les deux rives d’une histoire commune. Sans les trouver. «Ils demandent toujours la repentance des Français, sans même savoir que cette notion est d’origine chrétienne.Sont-ils prêts, eux, à reconnaître ce qu’ils ont fait ?» questionne Jeanine Nicaise, 80 ans,qui fut institutrice à Tlemcen.

Elle est l’arrière-petite-fille d’un colonauvergnat installé en 1852 avec sa fiancée contre la promesse de cultiver deux hectaresde friche.

«Des propriétaires arabes ont aussi vendu leurs terres arides. Les colons, comme on dit, n’ont pas fait que s’accaparer des hectares», poursuit Suzy Nicaise, qui dénonce l’ouverture unilatérale des archives françaises en 2004. Elle attend que les Algériens en fassent autantun jour. Et elle ne s’étonne presque plus d’avoir porté, elle-même, un projet privé pour ériger, à Perpignan, un mur des disparus d’Algérie. Unique sépulture connue de 2 619 personnes dont le Quai d’Orsay est, à ce jour, sans nouvelles.

Cette œuvre a été inaugurée il y a quinze jours dans un épouvantable climat de polémique sur l’identité ou l’appartenance politique de ceux dont les noms sont ou ne sont pas gravés. La liste a été fournie par le ministère des Affaires étrangères. «Les rapatriés ont les nerfs à vif, confie Jean-Marc Pujol, 58 ans, rapatrié lui-même, adjoint au maire de Perpignan, ville où la communauté pied-noir a compté jusqu’à 20 000 personnes. Il faut absolument créer aujourd’hui les conditions d’un consensus pour apaiser les esprits.Il faut reconnaître ses erreurs et reconstruire. La colonisation ne respectait pas toujours l’égalité, mais il n’y avait pas pour autant d’apartheid. Voyez les photos de classe de l’époque.» Jean-Marc Pujol fait la différence entre les grands colons, parfois affairistes,et les métropolitains d’Algérie.

«Ceux qui ont vécu là-bas, dans leur immense majorité, n’avaient pas le sentiment d’être des colonisateurs. Ils faisaient partie du système local. Ils avaient une vie heureuse et fraternelle», ajoute-t-il, sans s’étendre sur les déclarations détonantes de Mohammed Cherif-Abbas, ministre des Anciens Combattants de Bouteflika, sur le rôle du «lobby juif» dans l’élection de Nicolas Sarkozy.

«Il est normal que le président de la République se rende en Algérie. Mais ce sont les conditions de cette visite qui, elles, ne sont pas normales, s’emporte Gilbert Roseau, ancien député socialiste et conseiller municipal de Montpellier, où ont été accueillis quelque 40 000 rapatriés. Une nouvelle fois, les Algériens ont humilié la France et les Français. Il y a eu ces déclarations sur le lobby juif. Et ils ont exigé qu’Enrico Macias, cet homme de paix et de fraternité, ne soit pas de la visite officielle, parce qu’il était juif. Au nom de la raison d’État, on ne peut pas accepter n’importe quoi… Pour les milliards d’hypothétiques contrats et au nom du gaz, ce gaz que nous payons au prix fort. Une nouvelle fois, on nous fait porter le burnous de l’affreux colonisateur.» Avec son cousin Jacques Roseau, assassiné en 1993, Gilbert avait créé le Recours-France, puissante et influente association de rapatriés.


Hocine Cherif, 56 ans, cadre administratif au chômage, président du Mach (Mouvement des anciens combattants harkis), préfère, quant à lui, minimiser la portée des disputes franco-algériennes. «Ce sont les caciques du FLN qui réveillent ainsi les vieilles souffrances.Ces blessures, il faut les dépasser. Il y a eu des victimes des deux côtés. Il faut saluer leur mémoire et aller de l’avant», déclare-t-il.Au mot « colonisation » il préfère la notion de coopération. «Comme fils de harki, arrivé en métropole à l’âge de 10 ans, au milieu de mes dix frères et sœurs, je revendique l’œuvre accomplie en Algérie, conjointement par les deux populations, algérienne et française, dit-il. Tout le monde a contribué à construire une Algérie fraternelle. Et derrière le mot “colon”, il ne faudrait pas non plus rassembler ces milliers d’hommes et de femmes qui ont aimé l’Algérie et qui ont construit ce pays.»

Son père avait intégré, en 1930, le 14e RTA (régiment des tirailleurs algériens). Il dirigeait les dockers d’Oran avant de choisir définitivement la France en 1958, et de rejoindre la métropole en juin 1962. Les propos sont plus ou moins nuancés, mais, à Montpellier comme à Perpignan, la plupart des pieds-noirs partagent l’attente des époux Nicaise. Chacun souhaite que la vérité historique – qui n’est pas celle d’«une colonisation injuste» – sorte enfin de la bouche des autorités algériennes. Sans autre exigence. Sans trop d’illusion non plus, au bout de quarante-cinq ans de patience.

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Géopolitique/ Rappelons-nous 1803

L'Amérique venait d'acheter la Lousiane à Napoléon pour 25 millions de dollars. Année après année, elle avait versé la même somme, depuis 1776, aux "Etats voyous" d'Afrique du Nord : les Barbaresques. Finalement, elle fit ses comptes.


PAR Michel Gurfinkiel.

En 1803, les Etats-Unis fêtaient le 27e anniversaire de leur indépendance. Le pays comptait 5 millions d’habitants. Il venait de doubler sa superficie en achetant la Louisiane à Napoléon : non pas seulement l’Etat de Louisiane actuelle, 112 000 kilomètres carrés, mais l’ensemble des territoires situés entre les Rocheuses, le Mississipi et le golfe du Mexique, correspondant aux Etats actuels du Montana, du Dakota du Nord et du Dakota du Sud, du Wyoming, du Minnesota, de l’Iowa, du Nebraka, du Colorado, du Kansas, du Missouri, de l’Oklahoma, de l’Arkansas et de la Louisiane, soit 2 100 000 kilomètres carrés. Au tarif de 7 cents américains par hectare, l’opération avait été évaluée à 15 millions de dollars : 100 % du budget fédéral annuel de l’époque. Le gouvernement avait dû emprunter : ce qui avait porté le coût total et réel, avec les intérêts, à 25 millions de dollars. Mais le jeu en valait la chandelle. Avec la Louisiane, la République américaine devenait véritablement un Etat-continent, un colosse géopolitique.

Cette même année 1803, les Etats-Unis consacraient 10 % de leur même budget fédéral à des rançons et autres largesses versées aux Etats dits « barbaresques » : le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Libye. Ces quatre pays – un empire indépendant, le Maroc, et trois vice-royautés turques quasiment indépendantes – pratiquaient en effet la piraterie dans l’océan Atlantique et en Méditerranée : leurs felouques, légères, rapides, interceptaient les navires de commerce européens ou américains, s’emparaient de la cargaison et capturaient équipages ou passagers. Le sort des prisonniers était horrible : faute d’une rançon que les familles ou les organisations charitables ne pouvaient généralement pas payer, les femmes et les enfants étaient vendus à des fins d’exploitation sexuelle, et les hommes condamnés aux mines ou aux carrières, où la mortalité était de 50 % par an. Quelque chose entre le marquis de Sade et le Goulag.

Les puissances européennes, en guerre l’une contre l’autre, n’avaient ni les moyens, ni le temps, de mettre un terme à cette nuisance. Elles jugeaient plus simple de verser un « tribut » aux quatre tyrans nord-africains, en échange de leur « protection » : bref, elles se soumettaient à un racket d’Etat. Les Etats-Unis, situés dans un autre hémisphère, neutres dans les guerres européennes, sans marine de guerre, mais nation commerciale pour laquelle la sécurité des voies de communications constituait une priorité, ne pouvaient que se rallier, eux aussi, à cette politique.

Mais en 1803, le coût devenait exorbitant. Des membres du Congrès ou du gouvernement fédéral notaient que les Barbaresques, non contents de percevoir ces « tributs de la honte », exigeaient désormais des fournitures d’armes, de munitions et même de navires de guerre. Et qu’encouragés par la passivité des Occidentaux, ils se livraient, grâce à des armements sans cesse plus efficients,  à de nouveaux arraisonnements, en dépit des accords passés, afin d’exiger chaque année un peu plus de numéraire. En additionnant tout ce qui avait été consenti aux Etats voyous nord-africains depuis l’indépendance, en 1776, on arrivait à une somme équivalente à celle qui venait d’être versée pour l’achat de la Louisiane. Dès lors, la solution n’était-elle pas de changer d’attitude et de langage, de consacrer l’argent des rançons et des rackets à la création d’une marine de guerre capable de faire respecter le nom des Etats-Unis, et de faire travailler les arsenaux américains pour l’Amérique, plutôt que pour le sultan du Maroc, le dey d’Alger, les beys de Tunis et de Tripoli ?

C’est en effet ce que firent les Etats-Unis. Ils se dotèrent d’une U. S. Navy, d’un corps de fusiliers marins - les Marines – et ils firent la guerre : bombardant Tripoli puis Alger. En 1827, les flottes anglaise, française et russe, instruites par l’exemple américain, écrasèrent les flottes turque et égyptienne à Navarin : ce qui assura l’indépendance de la Grèce. En 1830, la flotte française prit Alger et détruisit définitivement le régime barbaresque, non seulement en Algérie mais aussi dans le reste de l’Afrique du Nord.

Bien entendu, toute ressemblance entre ce récit historique et l’actualité européenne ou américaine de décembre 2007 ne saurait être que fortuite.

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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 23:54

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Un site internet construit par les services de la République islamique d'Iran propage l'image de Mahmoud Ahmadinejad dans le monde... 

Vous connaissiez Signal et Radio Paris ? Voici ahmadinejad.ir 


http://www.ahmadinejad.ir/fr/


Le retour de l'intox



Selon la communauté du renseignement américain - qui ne veut pas attaquer l'Iran comme elle ne voulait pas attaquer l'Irak -, selon les Démocrates qui ne veulent pas que l'on terrasse le monstre avec les présidentielles et selon la très islamiste AEIA, l'Iran aurait stoppé son programme nucléaire depuis... quatre ans !

C'est magique ! N'allez surtout pas dire que l'AIEA
contredit son précédent rapport du 22 novembre dernier (douze jours, précisément, que les gens sont amnésiques !), vous briseriez la magie de Noël... 

Hitler avait écrit un livre très explicite sur le sort qu'il destinait aux Juifs, aux Tziganes et à tous ceux qui se dresseraient sur son chemin. Ahmadinejad, lui, s'affiche devant des immenses panneaux où sont frappés le drapeau iranien et un atome - c'est plus clair que Mein Kampf : vous n'avez même pas besoin de savoir lire.

Les deux grands points du rapport  : 

1 -
L'Iran a arrêté son programme nucléaire en 2003 : Opération Iraqi Freedom, anyone ?

2 -
Depuis, les Iraniens ont repris leurs activités nucléaires. Il y a ici contradiction entre les Israéliens et les Américains, et pour des raisons évidentes, je crois les seconds. Les Américains, pour leur part, ignorent la suite des évènements depuis quatre ans. 

3 -
La communauté du renseignement américain révèle en fin de rapport qu'en réalité... elle n'a pas une opinion très précise sur la question du nucléaire iranien ; en deux mots, les services secrets américains sont plutôt nuls, ce qui n'est pas une découverte pour quiconque se renseigne un peu ; la raison en est que la CIA et la DIA ont l'habitude idiote de flatter l'ennemi en espérant que celui-ci finisse par travailler pour leur compte.

4 -
Le renseignement estime gratuitement que l'Iran pourrait quand même obtenir la bombe entre 2010 et 2015 : Deux ans ! Une bombe nucléaire

Contrairement à ce que vous racontent vos médias, il faut craindre l'avis des renseignements de la première puissance du monde qui vous expliquent, avec une stupéfiante tranquilité, n'avoir pas d'informations précises sur l'avancée de la première bombe atomique et islamiste de l'histoire... Les années Clinton et le refus obstiné de Bush de réformer en profondeur des organismes aussi périmés que la CIA ou la NGA se paient cash.

Sur la scène internationale, ces nouveau déboires ont 
provoqué l'hilarité des mollahs...
 comme ils ont suscité, avant eux, les rires des Irakiens, des Libyens, des Nord-Coréens, des Russes, des Syriens...

L'Iran n'a pas de bombe comme l'Irak n'avait pas d'ADM même si elle les a transférées , comme l'Irak était laïque même si elle soutenait le terrorisme islamiste, comme personne ne sait qui a attaqué les Etats-Unis à l'anthrax même s'il existe des preuves pour relier les lettres au commando du 11 septembre et aux laboratoires du Mukhabrat... La CIA, championne toute catégorie pour initier de stupides scandales politiques afin de porter atteinte à Bush (l'affaire Plame), a nettement plus de difficultés à faire son travail, celui qui compte.

Avec ce rapport sur l'Iran, les services secrets américains cherchent à aplanir un problème qui leur échappe, mais tout ce qu'ils obtiendront, comme autrefois, c'est précisément un autre Ground Zero.

Drzz

Iran : Le régime continue sa comédie des étudiants anti-Ahmadinejad


05.12.2007


Selon des agences de presse iraniennes, plusieurs dizaines d’étudiants iraniens ont manifesté mardi à l’Université de Téhéran contre la politique du gouvernement ! Selon les mêmes sources, il y avait dans le lot 40 étudiants « indépendants » et une centaine d’étudiants qualifiés de « marxistes ».

De moins en moins de médias croient en ces mises en scène et pour notre part, nous dénonçons ces mises en scène en soulignant l’appartenance de ces étudiants au BCU, un groupe de pression islamiste fondé par Khomeiny. Cette fois, les agences de presse du régime ont innové en parlant d’étudiants marxistes dans l’espoir que les étudiants de gauche en Europe ou d’ailleurs se mobilisent pour diffuser le message anti-Ahmadinejad de ces rassemblements.

La forme et le fond. Cependant, quant à la forme, c’est encore du toc : car nos jeunes rouges ne contestent nullement la constitution islamiste du régime islamiste, mais uniquement le président qui en vertu de cette constitution n’a aucun pouvoir. Quant au fond, le régime accélère la diabolisation politique d’Ahmadinejad en raison du rapport sur le nucléaire iranien qui prouve la volonté des américains d’aboutir à un accord avec les mollahs. Cet accord se fera avec le successeur « modéré » d’Ahmadinejad, et ce sont des manœuvres pour justifier le départ de ce trublion et son remplacement par le candidat « des jeunes ».

Ahmadinejad ira exercer ses talents d’agitateur assermenté sur les bancs de l’opposition, il est si utile au régime. Les alliés russes des mollahs seront bientôt très fâchés en constatant que Téhéran ne renonce pas à son objectif d’entente avec les Américains.


Iran : Qui sont ces Etudiants qui manifestent contre Ahmadinejad ?

09.10.2007

Toutes les agences de presse l’ont affirmé : « une centaine d’étudiants réformateurs ont défié hier Ahmadinejad avec des slogans hostiles ». Hélas, cette sortie médiatique est orchestrée par le régime. Dans quelques mois auront lieu les prochaines élections pour le Parlement islamique, vitrine de la démocratie chez les mollahs…

« Ahmadinejad Pinochet, l’Iran ne deviendra pas le Chili », ont scandé les étudiants, filles et garçons mélangés…

Nous sommes surpris par la présence des journalistes de l’AFP, de Reuters et d’Associated Press sur cette manifestation d’une trentaine d’étudiants et par les formules comme « filles et garçons mélangés… », pour laisser entendre qu’ils s’agit d’une manifestation des laïques anti intégristes !

Cette couverture de l’AFP et de Reuters est d’autant plus choquante qu’au même moment, les ouvriers de l’industrie sucrière sont dans leur dixième journée de grève pour protester contre plusieurs mois de salaires impayés, mais personne parmi les journalistes des agences étrangères ne s’intéresse à leur cas.

La couverture de cette grève est interdite par le régime des mollahs, mais la couverture de la manifestation soi-disant mixte, « estudiantine et anti-fasciste » a été autorisée. Les photos de la manifestation publiées sur des sites iraniens nous rappellent les scènes de bagarres mises en scènes et organisées aux abords des ambassades étrangères pendant l’affaire des caricatures danoises.

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

L’objectif de cette mise en scène est d’attester de l’existence des soi-disant réformateurs au sein du régime des mollahs. Pour rappel, les réformateurs sont ceux qui veulent sauver le régime des mollahs, sauver le port du voile et l’application de la charia, mais aussi ils voudraient lui donner une image de respectabilité internationale.

Personne n’a jamais vu ou entendu aucun de ces « jeunes réformateurs » dénoncer des frais d’inscription scolaires qui sont plus élevés que le salaire annuel d’un fonctionnaire. Personne n’a jamais vu aucun de ces jeunes réformateurs afficher son hostilité aux programmes universitaires islamisés après la révolution de Khomeiny. Aucun de ces jeunes réformateurs n’a jamais remis en cause la révolution des mollahs intégristes en Iran. Ces manifestations soi-disant mixtes sont des leurres.

Personne ne les a non plus entendus condamner les aspects les plus négatifs des politiques régionales du régime comme par exemple le soutien aux mouvements terroristes comme le Hamas, le FPLP ou le Djihad Islamique.

Ce sont des faux étudiants qui ne ressemblent pas à des vrais étudiants d’ailleurs. Nos étudiants réformateurs iraniens ne sont ni pacifistes ni anti-nucléaires ! Ils entrent en scène régulièrement à la veille des élections pour manifester uniquement contre Ahmadinejad qui n’a aucun pouvoir, mais ils épargnent Khamenei, le guide suprême, ou Rafsandjani, le véritable patron du régime. Ce ne sont pas des étudiants, mais des figurants utilisés par le régime et leurs slogans sont calibrés pour un public non averti de bobos Européens : Pinochet, patiti et patata…

Les agences de presse occidentales couvrent ces mises en scène en laissant entendre que ces figurants valent mieux que le pion Ahmadinejad. Le régime veut un Parlement soi-disant hostile à Ahmadinejad pour laisser entendre qu’il faut donner du temps à l’Iran pour retrouver un président « modéré ». Comme en décembre 2006, à la veille de l’adoption des premières sanctions contre le régime, les mollahs avaient annoncé la victoire des modérés à des élections municipales qui avaient été précédées de manifestations d’étudiants contre Ahmadinejad !

Il s’agit encore d’une demande de délai dans le dossier nucléaire et comme toujours le délai sera utilisé pour envenimer la situation, amplifier la crise, provoquer la guerre pour obtenir par peur de la confrontation régionale une capitulation de l’occident face à ce régime. Et pendant cette crise envenimée, jamais ces « étudiants réformateurs » ne manifesteront contre la politique nucléaire et belliciste de tous les dirigeants du régime.

Cette manifestation dans le contexte de la crise nucléaire | Nous l’avions déjà expliqué à nos lecteurs le 15 JUIN 2006 : Tout dépend de la tournure des évènements.

Quand les Européens continuent à éviter les sanctions, le régime des mollahs se montre obtus et il exige le droit à l’enrichissement. En revanche, quand le régime voit les sanctions se rapprocher dangereusement, il change de direction et revient à une stratégie ponctuelle de réconciliation et évoque le débat interne et la possibilité d’une autre politique avec les soi-disant « modérés ».

Actuellement, nous sommes dans une situation classique où le régime des mollahs est entre deux eaux et ne sait pas dans quel registre il doit jouer : il joue pleinement la fermeté via Ahmadinejad, mais il laisse entendre que ce dernier n’a pas de base populaire...

La carte du retour des soi-disant réformateurs :
-  Iran : La crise improvisée au sein du régime
-  
(9 juillet 2007)

La carte de la fermeté nucléaire via Ahmadinejad, le bouc émissaire jetable :
-  Iran : Ce qui se cache sous le voile
-  
(25 avril 2007)

| Mots Clefs | Institutions : Fausses Manifs |

| Mots Clefs | Resistance : FAUSSE(s) OPPOSITION(s) |

| Mots Clefs | Mollahs & co : Ahmadinejad |

| Mots Clefs | Institutions : Démocratie Islamique |

Iran Resist

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 23:55
Ségolène Royal, photographie de Pascal George


«La dictature, c’est ferme ta gueule.
La démocratie, c’est cause toujours…»
Coluche.

On pourrait ajouter : «La démocratie participative, c’est la même chose, en pire».


Rappel : Ségolène Royal ou la Chevalière de la mort.

En guise de chapeau de clown ou de bonnet d'âne non pas à l'excellent texte de Germain Souchet mais à l'inénarrable évocation de Ségolène Royal, je me permets de recopier le court message, dûment crypté, que l'un de mes amis m'a fait parvenir, au péril de sa vie : il évoque, dans un style fleuri, le discours de Ségolène Royal qu'un pathétique éditorial du Monde a qualifié de «très appliqué»...
Je vous demande de bien prendre en compte le fait que, pour vous livrer ces informations de toute première main, l'ami en question, grand amateur des plus expertes techniques d'infiltration en Zone ennemie (il s'est donc, pour y pénétrer, grimé en touriste néerlandais, un exemplaire du torcheculatif Technikart sous le bras...), a été exposé à des doses massives de polonium débilitant et que, depuis, sa santé s'est brusquement détériorée, sans que les plus hautes autorités de la science médicale, consultées à ce mystérieux sujet, puissent avancer un début d'hypothèse quant aux causes de son étrange maladie, apparemment incurable.

«Je ne peux m'empêcher après l'article que je viens de lire de t'envoyer ce petit compte rendu des deux heures de calvaire que nous avons passées là-bas ! J'avais Les deux étendards de Rebatet [un roman affreusement infréquentable, ndlr] sous le bras, pour me tenir compagnie et m'aider à surmonter l'épreuve...
Premièrement, la musique. Sans même le savoir, leur propre mise en chauffe annonce la plus pure Vérité : Let's get a Party in here, let's get stupid.... Les 15 000 veaux bêlant comme des moutons de Panurge tapaient de plus belle à ces paroles qu'ils étaient bien malheureusement incapables d'ENTENDRE !
Mais il y a mieux. Durant ces deux heures de ce qui se voulait un discours, notre Chevalière Adorée n'a fait qu'une seule et unique citation : Kerry James, ancien membre du groupe de rap Idéal J, devenu rappeur porteur du message islamiste modéré et social !
Le pilier de la République royaliste, c'est l'Éducation, à tel point que, lorsque qu'elle n'a fait que deux références (et ce seront les deux seules, après la seule et unique citation) à Braudel et Malraux, le texte qui défile sur l'écran et qui permet de lire le discours indique : BRODEL et MALREAUX !
Ségolène Royal et l'éducation, sans même que les 15 000 idiots qui tapaient dans leurs mains (signe de contentement chez nos amis primates) ne semblent en être atterrés ou même en avoir une vague notion, c'est Socialisme fasciste de Drieu, le talent en moins et bien sûr la démagogie en plus...
Le clou : cette superbe sentence «À bas l'État tout-puissant jacobin et colbertiste !», avant d'enchaîner sur un dithyrambique éloge de notre devise nationale : «Liberté, Égalité, Fraternité» (devise purement jacobine il me semble non ? Je dois être trop cultivé pour saisir la subtilité et la bravitude de la pensée royaliste...).
État jacobin qui doit être aboli on l'aura compris, mais qui doit dans le même temps, selon notre belle amazone, subvenir à tous nos besoins : prêt à 0%, augmentation du SMIC et des minima sociaux, indemnités chômages, réquisitions des logements, etc.
Bref, un ramassis de conneries, de bout en bout... Une prose abominable de vieille prof d'EPS mi-féministe sur le tard, mi-bourgeoise [le reste a été censuré par notre vigilant Politburo, notre valeureux éclaireur terminant par cette sentence hautement réactionnaire qui aura valeur de chute :] Ségolène Royal, c'est Maurras ! Notre désespoir c'est qu'il n'y a aucun De Gaulle à l'horizon...»

Suit l'article de Germain Souchet.
Au début du XXe siècle, les affrontements politiques pour le poste de président du Conseil, véritable chef de l’exécutif sous la IIIeme République, opposaient Clemenceau, Poincaré ou encore Waldeck-Rousseau, «père» de la loi de 1901 sur les associations. Malgré les faiblesses incontestables du régime institutionnel, de grandes lois furent votées, et il suffit de se plonger dans la lecture de quelques discours mémorables pour constater que la France pouvait alors, au moins, compter sur une poignée de grands hommes d’État.
Au début du XXIe siècle, nous devons choisir entre des hommes et des femmes politiques nommés Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy ou François Bayrou… Selon le dicton populaire, chaque époque a les dirigeants qu’elle mérite. Ce qui veut dire que notre époque doit être particulièrement médiocre et sans envergure pour mériter un tel débat, si tant est qu’on puisse qualifier de «débat» les basses polémiques et autres échanges d’amabilités auxquels nous assistons depuis quelques semaines.
Mais soyons juste : certains rapprochements peuvent être effectués entre les dirigeants de notre siècle et ceux du précédent. François Bayrou, photographie de Frédérick FlorinTenez, François Bayrou, par exemple, devrait être aussi connu dans soixante-quinze ans que ne l’est aujourd’hui André Tardieu. Vous ne savez pas de qui il s’agit ? C’est normal, rassurez-vous : c’était un républicain du centre droit, plusieurs fois ministre et président du Conseil dans les années 1920 et 1930, et auteur d’un ouvrage sur la réforme de l’État. Nicolas Sarkozy doit être à peu près de la même taille que Poincaré (sans son haut de forme), toute comparaison de grandeur s’arrêtant là. Quant à «Ségo», elle a quelque chose de Clemenceau. Comment, vous ne voyez pas ? Faites un petit effort. «Politique intérieure, je ne propose rien; politique étrangère, je ne propose rien. Je ne propose jamais rien», tel pourrait être le résumé de son programme. Bon, il est vrai que cela n’a pas le tonnant du «je fais la guerre» du vieux Tigre vendéen. Mais avouez qu’une comparaison reste possible. Non ? Vous n’êtes pas convaincus ? Comment pourrait-on l’être, au fond ? Il existe un tel gouffre entre ces deux personnes, qu’on a peine à croire qu’elles aient toutes deux exercé des fonctions ministérielles au sein du gouvernement de la République française, nom qui jouissait autrefois d’un certain prestige.
Nicolas Sarkozy, photographie : FNAIM. © AFP-Olivier Laban-MatteiEn 2002, la campagne présidentielle avait été totalement escamotée. Les médias avaient tenté de nous lobotomiser pendant cinq ans en nous prédisant un deuxième tour entre Jacques Chirac et Lionel Jospin, et ces deux derniers en avaient déduit qu’ils pouvaient faire l’impasse sur le premier tour. Malheureusement pour eux – et pour nous, in fine – Jean-Marie Le Pen avait créé la surprise. En conséquence, il n’y avait pas eu non plus de campagne pour le second tour, le président de la République prenant la décision courageuse et risquée de ne pas débattre avec son adversaire.
En 2007, les journaux, les radios et les télévisions tentent de nouveau de nous faire croire que le second tour opposera Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy. Et toutes les informations d’être polarisées autour des candidats des deux grands partis qui, pour le moment, n’ont pas encore débattu une seule fois. Sans aucun doute, madame Royal aurait tout à y perdre. Car rarement la gauche aura présenté une candidate aussi mauvaise qu’elle.

Ce que tout le monde pense tout bas…

… mais que personne n’ose dire tout haut : Ségolène Royal est notoirement incapable d’exercer la fonction de président de la République française.
Qu’a-t-elle fait jusqu’à présent ? Député ? Elle fut parachutée dans les Deux-Sèvres par François Mitterrand. De plus, il est difficile de juger du mérite de tel ou tel député, noyé dans la masse des 577 représentants directs du peuple. Surtout quand, comme elle, on ne prend presque jamais la parole dans l’hémicycle ou qu’on n’est à l’origine de pratiquement aucune proposition de loi… Ministre déléguée à l’enseignement scolaire ? Claudre Allègre n’a pas tari d’éloges sur son brillant passage dans cette fonction déléguée. Ministre déléguée à la famille, à l’enfance et aux personnes handicapées ? Qu’a-t-on vraiment retenu de son exercice de cette autre fonction déléguée ? Ministre de l’environnement du gouvernement Bérégovoy ? Petit ministère sans budget, sans administration et sans intérêt politique. Du moins pour le moment, car avec le Pacte «écologique» – qui est économiquement et socialement absurde, en ce qu’il prône un arrêt total du développement de nos sociétés, alors que c’est par celui-ci que des solutions seront trouvées aux vrais problèmes environnementaux – de «super Nicolas Hulot», le sauveur tant attendu de la Terre, tout va changer!
Ne nous égarons pas avec les élucubrations d’un présentateur de TF1, chaîne sans aucun doute très bien placée pour donner des leçons de respect de l’environnement à toute la France. Avant d’être élue présidente du conseil régional de Poitou-Charentes (quel aboutissement !), Ségolène Royal n’a donc rien réalisé de très marquant. Pire, elle a même déjà largement fait preuve de son incompétence. Tout le monde a semblé s’étonner de ses inventions lexicales quand elle a parlé de la «bravitude» en Chine. Je ne vais pas épiloguer sur ce terme, chacun y étant allé de sa petite référence à ce «mot merveilleux qui exprime la plénitude du sentiment de bravoure», selon l’inénarrable Jack Lang, qui a poussé le ridicule jusqu’à déclarer qu’il était «jaloux» car il aurait bien aimé «inventer» ce mot. Eh oui, pour une fois qu’il n’était pas à l’origine d’une grosse imbécillité, il y avait de quoi être déçu…
Mais «Ségo» n’en était pas à son coup d’essai : à deux reprises au moins, avant son investiture, elle avait déclaré vouloir lutter contre la société du «précariat» (sic). Et le pire, c’est qu’elle avait introduit ce néologisme dans un de ses discours ! Prétendre être proche du peuple et ne même pas savoir qu’on dit la précarité. Alors qu’il suffit de s’approcher un jour d’une manifestation pour entendre l’éternel slogan : «Non, non, non ! à la pré-ca-ri-té !».
Et depuis la «bravitude», elle a récidivé, déclarant par exemple plusieurs fois chez Jean-Pierre Elkabbach, il y a deux semaines, qu’il ne fallait pas «en rabattre sur les services publics», ce qui ne veut strictement rien dire. À la fin de la campagne, nous pourrons sans doute écrire un Ségolène Code, livre qui inciterait le lecteur à décrypter les plus beaux aphorismes de la «Dame en Blanc» afin de percer le mystère de son intronisation triomphale à la candidature du Parti socialiste aux dépens de candidats ayant un peu plus d’envergure qu’elle, à défaut d’être vraiment dignes d’exercer la fonction présidentielle.
D’ailleurs, il suffit de l’écouter quelques instants pour dégoter une nouvelle perle. Voici par exemple ce que j’ai récolté en visionnant quelques extraits de son discours de clôture du débat «participatif» de Grenoble – en réalité, une série de questions restant sans réponse, auxquelles succède un monologue de la candidate préparé à l’avance. Cette première «phrase» (sans véritable construction ni ponctuation appropriée), tout d’abord : «Je veux une France ouverte à tous ces jeunes : ouvrons leur la porte car aujourd’hui la porte et les fenêtres leur sont fermées. Je veux une France qui ouvre ses bras à tous ses enfants, d’où qu’ils viennent, de quelque quartier ils habitent [sic], quel que soit leur projet et cette France là y’a [re-sic] un immense chemin à parcourir pour que chacun s’y sente bien».
Puis cette seconde phrase, avec un vocabulaire d’une diversité époustouflante : «Je vais vous faire une confidence : de qui dépend que les choses ne changent pas [re-re-sic] ? De nous. Mais de qui dépend que les choses changent ? De nous aussi. Alors avec vous et pour vous les choses doivent changer, les choses vont changer en 2007 [quatre fois «choses» et quatre fois le verbe «changer» en trois lignes de discours…]».
En fait, on pourrait remonter beaucoup plus loin pour constater que madame Royal a toujours eu des difficultés avec la langue française. Quelque temps avant les élections législatives de 1993, elle avait été l’invitée d’Anne Sinclair dans l’émission 7 sur 7; interrogée sur le bilan – calamiteux, déjà – du parti socialiste au pouvoir, elle avait répondu par cette phrase sublime : «Je suis fière de ce que nous avons fait et je suis fière de ce qui reste à faire». Quelle poésie ! Comment, cela ne veut rien dire ? Mais vous n’y êtes pas ! Jack Lang, notre éternel ministre de la cuculture nous l’a asséné avec force : l’inventivité lexicale fait aussi partie du rôle des hommes politiques. Ne soyez donc pas si sérieux et obsédés par le bon usage de la langue française et abandonnez-vous aux délices de la novlangue ségolienne !
Il est un trait commun à tous les totalitarismes : ils s’en sont toujours pris à la langue car c’est elle qui véhicule le sens et permet aux Hommes de penser. Il semblerait bien que le «totalitarisme démocratique» mou n’échappe pas à cette triste règle.

Des faiblesses inquiétantes

Au-delà du néant absolu qui engloutit chacune de ses apparitions publiques, Ségolène Royal a révélé qu’elle ne connaissait pas certains dossiers fondamentaux et qu’elle ignorait même les mécanismes de base du fonctionnement de l’État, ce qui est d’une particulière gravité quand on a été élève de l’ENA et qu’on aspire à la magistrature suprême.
Commençons par une de ses principales déclarations de politique étrangère : en se prononçant contre le nucléaire civil en Iran, elle a remis en cause les fondements même du Traité de Non Prolifération (TNP), qui, depuis plus de trente ans, a tant bien que mal réussi à endiguer la diffusion des armes atomiques. Or, ce traité repose sur un «contrat» entre les pays détenteurs de l’arme nucléaire et les autres : ces derniers renoncent à la course aux armements, en échange de quoi ils peuvent accéder à la technologie nucléaire civile. On peut arguer du fait que l’Iran est aujourd’hui un pays trop dangereux pour qu’on lui laisse la possibilité la plus infime d’utiliser sa technologie civile au profit d’un programme militaire. C’est sans doute vrai. Mais si on refuse de laisser la République islamique jouir des droits qui découlent du traité, on prend le risque de la voir dénoncer le TNP et refuser définitivement toutes les inspections de l’AIEA (d’autres pays, considérant que le TNP est un leurre, pourraient ensuite faire de même). La seule solution serait alors la guerre ce que, évidemment, madame Royal se refuse à envisager. Sa doctrine sur l’Iran relève donc de la plus grande incohérence.
Sur la guerre, justement. Interrogée récemment sur le nombre de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) dont dispose la France, elle a répondu du bout des lèvres : «euh, un». Devant le «non» qui lui était opposé, elle a alors avancé, toujours aussi hésitante : «deux ?». Comme si c’était un petit jeu : combien ai-je de chances ? Le journaliste lui a alors déclaré : «Non, on en a sept». Et Ségolène Royal, un peu gênée, de répondre : «ah oui, sept». Oui… sauf que non ! Il se trouve que nous avons très exactement quatre SNLE, ce qui est déjà beaucoup, et qu’un cinquième est en construction pour remplacer le plus ancien navire de notre flotte d’ici 2010.
Tout cela n’est pas bien grave, me direz-vous. C’était une question piège, s’élèveront d’autres. Pas grave ? Auriez-vous oublié que madame Royal est candidate à la présidence de la République ? Vous aurait-il échappé que si elle était élue, elle disposerait du monopole du déclenchement du feu nucléaire français ? Ne croyez-vous pas que cela justifie qu’elle s’intéresse un tout petit peu à la question ?
Tombant par hasard sur l’insupportable émission de Marc-Olivier Fogiel, et alors que tous les invités s’empressaient de venir au secours de cette malheureuse «Ségo» à qui on pose toutes ces questions uniquement parce qu’elle est une femme – je ne vois pas le rapport ! – voilà que Jean-François Dérec, sous son éternel chapeau rouge de pseudo-comique raté eut une lueur de bon sens : «si on lance une attaque et qu’on en a un au lieu de quatre, c’est tout de même pas pareil !». Non, en effet, ce n’est pas pareil. Mais personne sur le plateau ne comprit le sens de son intervention. Pauvre Dérec, à qui une pensée intelligente était venue : il était entouré d’idéologues qui s’obstinaient à ne voir dans l’incompétence de madame Royal que le révélateur du machisme des journalistes…
Pour conclure sur l’affaire des sous-marins nucléaires, un des deux vecteurs (avec l’aviation) de notre force de dissuasion, une autre partie de la réponse de Ségolène Royal a échappé aux journalistes et aux autres candidats, ce qui montre qu’ils ne valent guère mieux qu’elle par moments. Interrogée par Jean-Pierre Elkabbach deux jours plus tôt sur Europe 1, pour savoir ce qu’elle comptait faire de nos sous-marins nucléaires, elle répondit qu’elle «interrogerai[t] le moment venu son ministre de la défense sur le sujet». Pardon ? Il m’avait semblé comprendre que le président de la République était le chef des armées, en vertu de la constitution. Je croyais aussi qu’il nommait le gouvernement et que, ce faisant, il donnait à ses ministres des instructions générales sur la politique qu’ils devaient mener. Sur un sujet aussi important, madame Royal ne trouve rien d’autre à dire que «j’interrogerai mon ministre de la défense» ? Diable, je ne savais pas qu’elle voulait instaurer le débat participatif au sein de son gouvernement ! Et si lui échoit la tâche, ô combien lourde et difficile, de donner l’ordre d’utiliser nos armes nucléaires, que fera-t-elle ? Organisera-t-elle un joli débat participatif national avec un joli discours d’ouverture sur le thème «je veux un monde où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil» ? Restons sérieux une minute ! De telles faiblesses doublées d’une telle incapacité à assumer ses responsabilités de simple candidate devraient définitivement barrer la route de l’Élysée à madame Royal, là où ses responsabilités auraient des conséquences autrement plus importantes sur nos vies, notre sécurité et notre avenir.
Dernier point, enfin : certains mettent au crédit de Ségolène Royal d’avoir introduit la distribution gratuite de la pilule du lendemain – que l’on aurait été plus inspiré de nommer pilule sans lendemain – dans les collèges et les lycées. Outre que je ne considère pas que cet avortement qui ne dit pas son nom soit un nouveau progrès pour nos sociétés dites modernes, il convient de rappeler les circonstances de l’affaire. Pour cela, quelques notions élémentaires de droit doivent être rapidement exposées. En vertu de la constitution, on doit recourir à une loi pour intervenir dans les domaines listés par l’article 34 et pour tous les domaines dans lesquels une loi a déjà été adoptée. En application de ces lois, et dans les autres domaines, on réglemente par la voie de décrets, signés par le Premier ministre. Les décrets peuvent éventuellement prévoir que des dispositions plus précises seront adoptées par un arrêté ministériel. Enfin, des circulaires peuvent être signées par un ministre pour expliquer comment doivent être mis en œuvre une loi, un décret ou un arrêté. Or, le domaine de la contraception, comme celui de la «contragestion» (avortement par voix médicamenteuse) est régi par la loi. Madame Royal, toute ministre qu’elle était, devait donc passer par une loi, votée par le Parlement, pour faire aboutir son projet. Mais que fit l’ancienne conseillère de tribunal administratif, dont le rôle, pour ceux qui l’ignorent, est notamment de faire respecter la légalité des règlements ? Elle crut bon d’intervenir dans le domaine de la loi par… une circulaire ! Oui, une circulaire qui, normalement, ne peut être qu’interprétative, c’est-à-dire qu’elle ne peut être créatrice de droit… Attaquée devant le Conseil d’État, la circulaire fut promptement annulée et le gouvernement Jospin du rapidement rattraper cette «bourde» en faisant voter une disposition législative adéquate.
Alors, arrivé à ce point de mon étude, je me pose une question : quand on cumule autant de faiblesses, peut-on décemment ne serait-ce que se présenter à une élection présidentielle ? La réponse me semble aller de soi. Espérons qu’il en sera de même pour les électeurs.

Une idéologie archaïque et dangereuse

Quand elle finit par parler du fond, madame Royal n’est pas bien plus rassurante que sur la forme. Dans le domaine de l’économie, elle n’a rien trouvé de mieux à faire que de déclarer : «il faut effrayer les capitalistes». Dans tout pays vraiment démocratique, une telle déclaration aurait définitivement «tué» sa campagne. Tout comme l’intention affichée de son compagnon d’augmenter les impôts pour tous les «riches», c’est-à-dire, à l’en croire, pour tous ceux qui gagnent plus de quatre mille euros par mois (1). Mais en France, peu de réactions.
Ce n’est qu’en apprenant que le couple Ségolène Royal – François Hollande payait l’ISF, et que son capital s’élevait à plusieurs centaines de milliers d’euros, au bas mot, que les journalistes se souvinrent soudain que le premier secrétaire du parti socialiste avait répondu à Michèle Alliot-Marie, il y a quelques mois, qu’il «n’aim[ait] pas les riches». François Hollande ne doit donc pas s’aimer, ni aimer sa compagne. Mais surtout, cette petite phrase permet de mieux expliquer la haine pathologique des socialistes : ces gens ne s’aiment pas. Ils ont mauvaise conscience d’être ce qu’ils sont – c’est-à-dire des bourgeois, des «riches», selon leur terminologie – mais ils n’arrivent pas pour autant à renoncer à l’opulence et au pouvoir, pour consacrer leur vie à aider un peuple qu’ils méprisent profondément. Ils prétendent être au service des déshérités, mais leur mot d’ordre pourrait bien être : «nomenklaturas de tous les pays, unissez-vous !». Devant l’incohérence de leurs imprécations soi-disant humanistes et la réalité de leurs vies, ils sont désemparés, rongés, torturés. Alors ils croient trouver une solution à leurs problèmes existentiels en crachant leur venin sur ceux qui leur ressemblent – la détestation de soi en moins – et en promettant le pire à tous ceux qui osent réussir dans une société où tout est pourtant fait pour les en empêcher.
Oui, décidément, la gauche française est bien la plus archaïque du monde occidental : au lieu d’évoluer vers une sociale démocratie moderne, comme les travaillistes britanniques ou le SPD allemand, elle s’enfonce dans le crétinisme d’une idéologie passéiste qui a tant de fois fait montre de son inanité. Ce n’est pas seulement un drame pour le parti socialiste – quelle importance cela aurait-il, au fond ? – mais une tragédie pour la France, privée d’une authentique confrontation entre sociale démocratie et libéralisme conservateur, véritable moteur des démocraties européennes et américaine.
Revenons-en un instant au domaine économique. Une des propositions «phare» – dans ce cas, j’ai l’impression que le «phare» en question indique une très mauvaise direction et que le navire France va foncer s’échouer sur les récifs de la concurrence internationale – de madame Royal est d’instaurer un droit opposable au premier emploi dans les six mois pour tout jeune diplômé. Et si aucun emploi n’est trouvé, de payer un stage ou une formation rémunérés auxdits jeunes, voire de leur offrir un «emploi-tremplin» (pour mieux sauter dans le vide, sans doute !). On croit rêver. Pourquoi ne pas créer trois millions d’emplois de fonctionnaires ou, mieux, interdire tout simplement le chômage, comme le faisaient les pays communistes ? Au moins, le problème serait réglé ! Quand on pense que certains ont osé dire que Ségolène Royal était une pragmatique, proche de Tony Blair, on ne peut qu’émettre des doutes sérieux sur la compétence de nos journalistes politiques.
Changeons de registre et passons à l’énergie. Face aux défis de l’avenir – dont vous aurez tous compris que nous en avons… «un désir» –, que propose la candidate du parti socialiste ? Rien moins que de réduire de 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité en France. De quoi satisfaire Dominique Voynet et les idéologues verdâtres. Mais par quoi va-t-on remplacer nos centrales nucléaires qui ne relâchent pas de gaz à effet de serre et qui permettent de produire de l’électricité à bon marché ? Par des éoliennes ou des panneaux solaires ? Il faudrait en couvrir tout le pays ! Par des centrales thermiques ? Oui, très bonne idée, comme ça nous polluerons beaucoup plus. Sans parler de nos factures qui, sans – ou plutôt avec – un jeu de mots facile, flamberont. Au moment même où les États-Unis font le choix de développer leur filière nucléaire, ces incorrigibles socialistes français voudraient encore une fois aller contre le sens de l’Histoire. Pour des marxistes qui croient encore au matérialisme historique, cela en devient presque comique !
Arrêtons là le massacre et passons à un dernier sujet : la politique et les institutions. À la fin de l’année 2006, sa proposition de créer des «jurys citoyens», chargés d’évaluer les politiques publiques, a fait couler beaucoup d’encre. Mais si d’aucuns (comme Henri Amouroux, dans Le Figaro) ont – à juste titre – fait le rapprochement avec des méthodes maoïstes, personne n’a vraiment pris la peine de montrer en quoi cette idée remettait totalement en cause le principe de la démocratie représentative sur laquelle reposent toutes les institutions des pays libres. Les élus et le gouvernement tiennent en effet leur légitimité du peuple et, plus précisément, agissent en vertu d’une confiance donnée par la majorité des électeurs pour une période donnée. Que viendraient faire de tels «jurys citoyens», tirés au sort, dans notre système ? Quelle légitimité auraient-ils ? Au nom de qui, si ce n’est d’eux-mêmes, prétendraient-ils infléchir une politique souhaitée par une majorité de citoyens ? On voit bien ici la vraie nature de la «démocratie participative» benoîtement avancée par la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes : il s’agit de remettre en cause les fondements de la démocratie libérale en créant des structures concurrentes où résiderait le vrai pouvoir, comme ce fut le cas avec le Parti ou les comités – dits – de salut public de régimes peu fréquentables.
D’ailleurs, les accointances de madame Royal avec de tels régimes commencent vivement à inquiéter. Après avoir accepté de dialoguer avec des élus du Hezbollah, une organisation terroriste et fondamentaliste, dont le but est d’instaurer un totalitarisme vert au Liban et de rayer Israël de la carte – ne pas oublier qu’elle est financée et armée par Téhéran –, elle a vanté la «rapidité» de la justice chinoise, déclarant qu’il fallait prendre exemple en France sur ce qui marchait à l’étranger. La justice chinoise, dites-vous ? Celle-là même qui condamne à mort des centaines de personnes chaque année après des procès sommaires, sans que Jack Lang, pourtant si prompt à se déplacer au Texas quand Bush en était le gouverneur, n’y trouve rien à redire ? Celle du plus grand régime communiste de la planète, responsable depuis son instauration en 1949 de plus de 65 millions de morts (et le compteur ne s’est malheureusement pas encore bloqué) ? Effectivement, c’est un modèle. Mais, puisque nous aimons tant affirmer la supériorité de la France dans tous les domaines, malgré son lent et inexorable déclin entamé depuis maintenant plusieurs décennies, nous pourrions revendiquer une certaine paternité sur ce type de justice. Après tout, les tribunaux de la Révolution française et le célèbre accusateur public Fouquier-Tinville n’avaient sans doute rien à envier aux bourreaux maoïstes… Est-ce donc cela que madame Royal veut restaurer ?
On est en droit de se poser la question face à des affirmations aussi peu réfléchies : est-ce seulement de l’amateurisme politique ? Ou bien pense-t-elle vraiment ce qu’elle dit ? Je ne sais pas, au fond, ce qui serait le plus inquiétant.

En guise de conclusion

Comme le communisme avait débouché sur le pire régime de l’argent jamais connu, la «démocratie participative» donnera naissance à une nouvelle forme de monarchie absolue. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les attitudes de «reine» de Ségolène Royal, qui ne supporte pas d’être interrompue dans les interviews, trônant sur son fauteuil, les deux avant-bras bien posés sur le bureau et ne pouvant cacher derrière son sourire de façade son profond mépris pour tous ses interlocuteurs. La pauvre «Nolwenn», du MJS (mouvement des jeunesses socialistes), en fut pour ses frais dans une des rares séances de questions-réponses à laquelle madame Royal accepta de se soumettre.
Aussi, à tous ceux qui seraient encore – car il en reste ! – tentés de voter pour Ségolène Royal, je dis ceci : vous croyez choisir le peuple ? Vous choisirez en réalité la nomenklatura rude et impitoyable, qui donnera tout son sens à l’expression de «totalitarisme démocratique» que j’employais précédemment. Si vous désirez que la France garde un avenir prometteur, dites-vous bien qu’il ne pourra se faire que SANS ELLE.

Note :
(1) Il est vrai que Hollande tenta, lors des vœux du PS, de sauver les meubles en essayant d’expliquer qu’il visait les ménages gagnant plus de 4 000 euros par personne. Mais au lieu de clarifier sa position, il réussit à s’emmêler les pinceaux et à nous rappeler le Krasucki de la grande époque. Ah, marxisme, quand tu nous tiens !

Ségolène Royal ou la Chevalière de la mort
Portrait de Ségolène Royal au doigt levé indiquant le ciel


«[…] la France vidée […] était humainement, raisonnablement défunte, condamnée, damnée comme une sorcière de joie qui aurait séduit l'univers et qui ne mériterait aucun pardon; — à moins, pourtant, que l'excès de son opprobre n'eût été précisément calculé pour la souterraine germination de quelque Sauveur INCONNU dont l'avènement ne serait possible qu'en l'absence absolue des compétitions
Léon Bloy, La Chevalière de la mort.

«Je ne crois pas que dans la France telle qu'elle est aujourd'hui, un homme providentiel qui pense avoir raison tout seul et qui promet tout et qui donc demain ne tiendra rien, je ne crois pas que cela corresponde à ce dont la France a besoin.»


et, tout dernièrement :

«comme disent les rappeurs Paris est dans la place et moi aussi je suis là.»

Voici l'une des phrases les plus stupides je crois qu'il m'a été donné de lire. Cette stupidité nous révèle évidemment une vérité irrécusable sur l'état de la France qui, selon l'adage cuisant, a les hommes et les femmes qu'elle mérite, les paroles qui en mesurent la ruine splendide, les augures qui annoncent sa tranquille disparition. Cette phrase, je ne crains pas de prétendre qu'elle est tout simplement admirable puisqu'elle nous révèle d'insondables profondeurs, celles-là mêmes dans lesquelles notre élite politico-médiatique s'enfonce davantage chaque jour, chaque heure, sans paraître même s'en rendre compte. Léon Bloy aurait distillé de cette eau saumâtre de capiteux alcools et extrait, de cette veine brute de platitude bourgeoise, une vérité inaltérable, étincelante comme un diamant qu'il eût taillé à la roue abrasive de sa colère : le fait par exemple de croire qu'un homme providentiel imposerait une volonté, la sienne, qui ne serait point acceptée par le peuple qui l'a pourtant fait sortir de son propre sang, qui a exigé de lui sa venue, son impérieuse et nécessaire apparition, son joug non moins nécessaire et impérieux. L'homme providentiel, cette incarnation la plus haute de la politique et comme son dépassement apocalyptique, sait ce que veut le peuple parce qu'il a de lui une connaissance qui en aucun cas ne peut s'apprendre sur une place de marché, sur un plateau de télévision, à une tablée de journalistes ou de conseillers, ces piètres penseurs, ces surgeons dégénérés d'une majestueuse grandeur politique et militaire (et, par la même occasion, je le dis afin de choquer les ânes, artistique) réduite à l'alcôve humide du putanat, où s'ébrouent de placides morpions chroniqueurs. L'homme providentiel est le peuple, est la France, est leur incarnation plénière et réelle, leur réelle présence, ne craignant donc jamais de les induire en erreur ou même de les tromper (il s'en moquerait même, sauf dans le cas de la douce et guerrière Jeanne d'Arc, cet ironique et enfantin homme providentiel), parce qu'il a répété dans son esprit et son âme la geste formidable d'une race chantée par une mémoire aussi bien littéraire qu'orale, charnelle que spirituelle. L'homme providentiel, d'une certaine façon pouvant être représenté sous les traits du héros selon Carlyle, est la France, son corps malade, son âme hébétée, qu'elle soit paresseuse, lâche ou héroïque, veule ou admirable, ruinée ou prodigue de ses ultimes richesses. L'homme providentiel est la langue sacrée que la France a parlée au monde saisi de stupéfaction, pour son effroi et son salut. Ne parlant plus, désormais, qu'en bégayant les sordides antiennes d'un humanisme de vieillard chiffonné, frileux, bien-pensant et, pour tout dire, qui confond les hommes avec leur abstraction idéalisée par la Révolution, nous ne devons point nous étonner du fait que ce langage est proprement incompréhensible, si ce n'est des organes de celles et ceux auxquels il semble si merveilleusement destiné : les journalistes, non pas les Français qui, je l'espère, n'ont pas oublié le principe selon lequel une idée claire s'exprime, le plus souvent, clairement, voire, avec quelque panache n'ayant que faire de la mine grise de l'impeccable Raison.
Je n'ai sans doute pas besoin de préciser l'auteur de cette extraordinaire sentence, tant le style absent, vide, d'une inimitable nullité grammaticale, d'une évidente incapacité locutoire, d'une pathétique pauvreté sémantique, donc intellectuelle, tant ce style qui est donc l'absolue négation de tout style est caractéristique de, colle plutôt à cette femme dite politique comme une lamproie colle à la bête qu'elle va lentement vider de ses chairs. Disons, commodément, bien que je ne pense point qu'il s'agisse seulement d'une image, que l'inepte Ségolène Royal a vidé de toute substance une langue qui n'est apparemment pas la sienne puisqu'elle est devenue celle de tout le monde, qu'elle ne comprend pas et qui, en juste retour d'un balancier que l'on rêverait cependant beaucoup plus tranchant, comme le pendule diabolique imaginé par Poe, ne la comprend pas, ne peut et sans doute, ne veut l'inclure dans l'immense phrase française longue de plusieurs siècles, dont les mots les plus nobles et les actions d'éclat furent écrits par Chrétien de Troyes, Bossuet, Pascal, Maistre, Chateaubriand, Balzac, Baudelaire, Rimbaud, Barrès, Bernanos, De Roux, Dupré et combien d'autres, inconnus ou célébrés.
Ségolène Royal, avant même d'avoir perdu ces ridicules élections présidentielles dont l'issue ne passionne que les imbéciles et les journalistes (suis-je bien certain de vouloir différencier ces deux catégories ?), a perdu, bravement, lamentablement, royalement, le droit de se réclamer d'une tradition glorieuse que chacune de ses paroles maladroites et surtout stupides, que chacune de ses phrases que l'on dirait avoir été écrite par quelque logiciel antédiluvien de traduction ayant perdu toute sa mémoire, que chacun de ses gestes faussement spontanés en si total accord avec une parole aussi dénuée de grâce, affligent d'une taie de misère intellectuelle criante, d'une matérialité invincible et aussi lourde qu'un quintal de plomb, d'un manque de légèreté qui est esprit, d'une pesanteur qui, cette fois-ci et n'en déplaise à Michelstaedter, est rhétorique labile, et faussement vertueuse, et réellement trompeuse. Montons donc à bord de ce bathyscaphe participatif, et, en nous pinçant bien fort le nez, n'ayons pas peur de nous lancer dans l'exploration d'un gouffre de médiocrité bavarde où nous sommes tous conviés à descendre, entraînés par notre propre poids, sans doute pour nous rassasier d'un plantureux banquet de plancton translucide, cette soupe de micro-organismes que filtrent sans relâche les cétacés acéphales parcourant les ténébreuses abysses socialistes.
À moins, bien sûr, qu'il ne nous faille descendre encore plus bas (allons-nous pouvoir résister à la formidable pression qui rend ces mondes inconnus inhospitaliers ?), là où croît ce qui sauve selon le poète, la très longue et très fragile naissance d'une parole claire.
À moins, bien sûr, que la langue française, comme l'hébreu selon Gershom Scholem, ne doive être à ce point défigurée, maltraitée, insultée, pour oser seulement prétendre renaître de ses scories malodorantes, s'extraire de sa flache utilitariste et retrouver quelque aura, depuis longtemps évanouie, évaporée, de sacralité, que j'imagine être, en premier lieu, parfaite adéquation entre le mot et la chose qu'il nomme plutôt qu'il ne la désigne.
À moins que l'apparition consternante de Ségolène Royal, au haut d'une chaire où se bousculent des prétendants aussi vains qu'elle, affligés par un commun sentiment de vertige devant tant de siècles d'un passé qu'ils méprisent et dont ils n'écoutent plus la geste supérieure, à moins que l'ubiquité médiatique de Ségolène Royal ne nous indique décidément, précisément, ne nous montre impérieusement d'un doigt tendu quelque indice soigneusement caché de putréfaction d'une langue (la nôtre, la sienne, celle de la France), tellement avilie qu'elle mérite finalement de pourrir, gonflée et difforme, suintante et puante, dévorée par le cancer foudroyant du mensonge, s'animant comiquement dans la bouche pourtant impeccable d'une femme qui ne peut se taire et parle donc pour ne strictement rien nous dire.


source : STALKER
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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 23:55

http://www.alternatifs.org/outils/greve.jpgTransports, universités, fonctionnaires …

A lire, dans Libération de mercredi, le coup de gueule du sociologue Gérard Mermet contre “le pouvoir de nuisance de quelques-uns” qui “met en péril notre avenir commun” …

Pour leur propre dignité, pour l’avenir de leurs enfants et du pays, ils ne doivent pas laisser le monopole de l’expression à ceux qui refusent l’adaptation.

Appel aux citoyens inquiets et en colère
Gérard Mermet sociologue.
Libération
Le 14 novembre 2007

Sous divers prétextes, les bénéficiaires des régimes spéciaux défendent le maintien de ce que l’on doit appeler, en toute objectivité, des privilèges. A tous ceux qui s’efforcent de regarder la société sans prisme idéologique ou politique, mais en se réclamant du bon sens, de l’équité, de la solidarité, de la responsabilité, leur attitude paraît irresponsable, voire indécente.

Rappels.

Les bénéficiaires des cent vingt-huit régimes concernés partent à la retraite bien avant ceux du régime général. Exemples : 50 ans pour les agents de conduite SNCF ou RATP ; 53 ans pour les sénateurs, 55 pour les députés, qui auraient dû montrer l’exemple. La durée moyenne de leur retraite est pour beaucoup supérieure à celle de leur vie active, et ils percevront ainsi plus de pensions qu’ils n’ont reçu de salaires !

Le montant de leur retraite est calculé sur les six derniers mois de salaire (comme pour les fonctionnaires, qui bénéficient encore à ce titre d’un régime spécial), soit un écart considérable par rapport aux vingt-cinq années du régime général. Leur taux de cotisation est en outre souvent inférieur (7,8 % contre 10 à 11 %). La plupart bénéficient par ailleurs d’un autre privilège important : la garantie de l’emploi. Dans l’immense majorité des cas, l’existence de ces «exceptions» n’est plus justifiée par une pénibilité particulière du travail.

Le coût de ces régimes (qui concernent 1,2 million de retraités pour seulement 560 000 actifs) représente 15 milliards d’euros pour 2007, dont la moitié payée par la collectivité. La France est le seul pays développé au monde où demeurent de telles inégalités. La réforme de ces régimes est souhaitée par 82 % des Français (sondage Metro-Ifop, 11 octobre 2007), y compris par une majorité des agents de la fonction publique. On estime à 300 milliards d’euros les engagements de retraite des sept principaux régimes spéciaux au cours des six prochaines décennies : une charge injuste et insupportable pour les générations futures.

Un constat semblable peut être fait pour les autres réformes jugées nécessaires par la grande majorité des experts : université, recherche, fonction publique, système de santé, droit du travail, justice, dialogue social… Réalisées dans les autres pays depuis des années, elles sont chez nous sans cesse bloquées par des minorités fortement politisées, incapables d’appréhender la réalité du monde et la nécessité de s’y adapter (ce qui n’interdit pas de chercher à l’améliorer).

La réforme des régimes spéciaux était a priori la plus «facile» et consensuelle, d’autant qu’elle a été comme d’habitude proposée aux intéressés avec des aménagements et un étalement dans le temps. Un recul du gouvernement rendrait donc presque impossible la mise en œuvre des réformes plus «difficiles». Il démontrerait une fois encore que des individus et organisations se réclamant des principes d’égalité et de solidarité défendent en réalité des corporatismes, des égoïsmes, des privilèges injustifiables ou un statu quo insupportable. Comme en 1995, ils peuvent (souhaitent peut-être, pour certains) paralyser le pays et l’enfoncer un peu plus dans la crise économique et morale. Cette attitude est irresponsable et dangereuse. De plus, la conjoncture économique actuelle ne permet pas de différer plus longtemps les réformes, sous peine d’un nouveau décrochage national, avec de graves conséquences sur le pouvoir d’achat, la cohésion sociale, la place de la France dans le monde.

Rappelons enfin que les grèves occasionnent une gêne considérable pour les particuliers, coûtent très cher à la collectivité (150 millions d’euros pour celle du 18 octobre dans les transports pour la seule région Ile-de-France), affectent la compétitivité déjà réduite de la France, son attractivité et son image à l’extérieur, donc son avenir.

Face à cette situation, les citoyens inquiets et en colère ne peuvent rester silencieux. Pour leur propre dignité, pour l’avenir de leurs enfants et du pays, ils ne doivent pas laisser le monopole de l’expression à ceux qui refusent l’adaptation. Nous ne pouvons accepter que le pouvoir de nuisance de quelques-uns mette en péril notre avenir commun.


Protection sociale: Quand méfiance n’est pas mère de sûreté (French-style welfare: Like foxes guarding the henhouse)

Anti-referendum demoC’est son mode de fonctionnement spécifiquement français, fondé sur une logique corporatiste et peu transparente, qui désolidarise et conduit, en fin de compte, à un manque plutôt qu’à un excès de sécurité sociale. (…) Une protection sociale efficace, fondée sur des règles transparentes et équitables, peut entretenir le civisme et la confiance, comme l’illustrent les pays du nord de l’Europe. Yann Algan et Pierre Cahuc

Corporatisme, étatisme, opacité, inéquité, incivisme, défiance …

A la veille d’une nouvelle semaine où, avec l’aide des “jeunes professionnels de l’agit-prop”, la fraction la plus privilégiée de nos 8% de syndiqués s’apprête à prendre à nouveau un pays entier en otage

Retour sur le récent ouvrage de deux économistes qui montre que, contrairement à celui du nord de l’Europe, le fameux modèle français de protection sociale dont nous sommes si fiers “désolidarise et conduit, en fin de compte, à un manque plutôt qu’à un excès de sécurité sociale”.

Après la Seconde Guerre mondiale, le modèle social français s’est construit sur des bases corporatiste et étatiste. Le corporatisme, qui consiste à octroyer des droits sociaux associés au statut et à la profession de chacun, segmente la société, opacifie les relations sociales, favorise la recherche de rentes, entretient la suspicion mutuelle et mine les mécanismes de solidarité. Il conduit à un éclatement des régimes de retraite, de santé, de sécurisation des parcours professionnels, qui empêche la mise en place d’une Sécurité sociale transparente et efficace. L’étatisme, qui consiste à réglementer l’ensemble des domaines de la société civile dans leurs moindres détails, vide le dialogue social de son contenu, entrave la concurrence et favorise la corruption. Le mélange de corporatisme et d’étatisme est au coeur du cercle vicieux de la défiance actuelle et des dysfonctionnements du modèle social.

PROTECTION SOCIALE

Le modèle social français entretient la défiance
Yann Algan et Pierre Cahuc
Les Echos
25/09/07

La Sécurité sociale fabrique-t-elle de la solidarité… ou la détruit-elle ? Dans une chronique publiée dans « Les Echos » du 18 septembre 2007, intitulée « Pour une protection sociale durable », François Ewald affirme que « certains, comme Yann Algan et Pierre Cahuc, en viennent à soutenir que, loin de produire plus de solidarité et de confiance, la Sécurité sociale est au principe d’une société de défiance. En d’autres mots, la Sécurité sociale désolidarise. Elle engendre une sorte d’individualisme méfiant et jaloux. » Nous remercions François Ewald de faire référence à notre ouvrage, « La Société de défiance - Comment le modèle social français s’autodétruit », à paraître aux Editions de la rue d’Ulm le 8 octobre. Néanmoins, loin de suggérer que la Sécurité sociale désolidarise en soi, nous montrons que c’est son mode de fonctionnement spécifiquement français, fondé sur une logique corporatiste et peu transparente, qui désolidarise et conduit, en fin de compte, à un manque plutôt qu’à un excès de sécurité sociale. Nous soutenons aussi que le modèle social des pays scandinaves, fondé sur des règles transparentes et égalitaires, explique une grande partie de la confiance mutuelle des citoyens de ces pays.

En effet, depuis plus de vingt ans, des enquêtes menées dans tous les pays développés montrent que les Français, plus souvent que les habitants des autres pays, se méfient de leurs concitoyens, des pouvoirs publics et du marché. Cette défiance va de pair avec un incivisme plus fréquent. Ce sont dans les pays scandinaves, dont les systèmes de protection sociale sont les plus généreux, que les citoyens sont les moins méfiants et les plus civiques. Or, en France, défiance mutuelle et incivisme persistent depuis plusieurs décennies. Grâce à une étude détaillée de l’évolution des attitudes sociales sur la longue période, nous constatons que le civisme et la confiance mutuelle des Français se sont dégradés après la Seconde Guerre mondiale. Nous montrons que cette dégradation est intimement liée au fonctionnement de leur Etat et de leur modèle social. Après la Seconde Guerre mondiale, le modèle social français s’est construit sur des bases corporatiste et étatiste. Le corporatisme, qui consiste à octroyer des droits sociaux associés au statut et à la profession de chacun, segmente la société, opacifie les relations sociales, favorise la recherche de rentes, entretient la suspicion mutuelle et mine les mécanismes de solidarité. Il conduit à un éclatement des régimes de retraite, de santé, de sécurisation des parcours professionnels, qui empêche la mise en place d’une Sécurité sociale transparente et efficace. L’étatisme, qui consiste à réglementer l’ensemble des domaines de la société civile dans leurs moindres détails, vide le dialogue social de son contenu, entrave la concurrence et favorise la corruption. Le mélange de corporatisme et d’étatisme est au coeur du cercle vicieux de la défiance actuelle et des dysfonctionnements du modèle social.

La faiblesse du dialogue social rend nécessaire l’intervention de l’Etat. Mais selon une logique dirigiste et corporatiste, l’intervention de l’Etat français aboutit généralement à accorder des avantages particuliers aux groupes qui en font la demande, souvent au détriment du dialogue social, du respect des règles de la concurrence et de la transparence. Ce type d’intervention entretient la défiance mutuelle et favorise, en retour, l’expansion du corporatisme et de l’étatisme. C’est cette spirale de la défiance qui rend si difficile l’évolution du modèle social français vers un système socio-démocrate que nous envions tant aux Scandinaves et qui assure une protection sociale efficace.

Ainsi, loin d’affirmer que la protection sociale mine la solidarité, comme semble l’avoir compris François Ewald, nous montrons au contraire qu’une protection sociale efficace, fondée sur des règles transparentes et équitables, peut entretenir le civisme et la confiance, comme l’illustrent les pays du nord de l’Europe. C’est bien parce que notre modèle social est corporatiste, opaque et inéquitable qu’il entretient l’incivisme et la défiance.

YANN ALGAN est professeur à l’Université Paris-Est et à l’Ecole d’économie de Paris. PIERRE CAHUC est professeur à l’Ecole Polytechnique et chercheur au CREST-Insee.


Réforme des régimes spéciaux: Et les parlementaires? (French economists uncover new link between taxation and representation)

Plus les représentants sont nombreux, plus ils votent de lois, interférent avec le fonctionnement des marchés, multiplient les réglementations et les opportunités de trafic d’influence et de corruption. Emmanuelle Auriol et Robert Gary-Bobo

Une fois et demie de plus de parlementaires que les Etats-Unis pour le cinquième de la population (898 contre 535 pour 63 millions contre 300 - soit 1/70 000 contre 1/560 000), dont trois fois et demie de plus de sénateurs (346 contre 100 - mais qui ont quand même par ailleurs 9 ambassadeurs de plus: 166 contre 157!) …

Mais une fois et demie de moins que le Royaume-Uni (1377 pour 60 millions: 646 pour les Communes et 731 pour les Lords) soit 1/43 000 …

A l’heure où la polémique est lancée sur la toute récente augmentation, en pleine réforme des régimes spéciaux, du salaire présidentiel (140% suite apparemment à une réévaluation par rapport à celui du premier ministre et une refonte des pensions et retraites présidentielles, mais restant encore inférieur à ceux de nombre de ses homologues étrangers, notamment allemand, irlandais, américain et britannique) …

Et où, réforme desdits régimes spéciaux oblige, une nouvelle prise d’otages des usagers des transports publics est annoncée pour le 13 novembre prochain …

Intéressant article de deux économètres de Télos sur les “frais de représentation” de la France.

Notamment le surnombre de nos parlementaires (dont les propres régimes très spéciaux sont justement étrangement absents des discussions en cours?).

Et surtout les coûts sociaux directs et indirects que cela implique: multiplication de la réglementation économique, d’ingérence de la puissance publique dans le fonctionnement des marchés et possibilités de trafic d’influence et de corruption.

Faisant apparaître une disparité entre d’un côté un groupe de pays (plutôt “latins”) sur-représentés (France, Italie et Espagne), mis à part l’exception britannique (pour le calcul de laquelle ils excluent, on ne sait pourquoi, les Lords ?).

Et à l’autre extrémité, un groupe de pays plutôt du nord et plutôt sous-représentés (Autriche, Australie, Belgique, Danemark, Norvège et surtout Israël, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas et Etats-Unis).

Avec entre les deux un groupe de pays qu’ils qualifient d’optimalement représentés (soit à peu près proportionnel à la racine carrée de sa population): Canada, Allemagne, Finlande, Inde, Japon, Portugal, Russie et Suède.

Mais frustrant article qui, mis à part l’impasse sur les Lords, nous indique le coût moyen d’un parlementaire américain (8 millions de dollars, soit 210 fois le PNB par tête contre la moitié pour leurs homologues australiens, qui n’ont certes pas la chance de voter leurs propres salaires et augmentations), omet de nous donner les chiffres français.

Et … finit, on ne sait trop pourquoi, par prôner l’abolition du Sénat (dont le nombre de membres s’approcherait de celui de parlementaires excédentaires, 350 pour un total optimal de 545)?

Un parlementaire sur deux de trop en France ?

Emmanuelle Auriol et Robert Gary-Bobo

Telos
11 Oct 2007

Dans le monde contemporain, le recours à la démocratie directe est relativement rare. La plupart des décisions publiques sont prises par un nombre restreint d’individus : les représentants. La question de leur nombre est cruciale. Peut-on concevoir des institutions avec un nombre optimal de parlementaires ?

Ce problème a été discuté il y a déjà longtemps. Par exemple, un des pères fondateurs de la Constitution américaine, James Madison, écrit dans un passage fameux des Federalist papers : « However small the Republic may be, the Representatives must be raised to a certain number, in order to guard against the cabals of a few ; and however large it may be, they must be divided to certain number, in order to guard against the confusion of a multitude. » (Federalist paper n°10).

Dans un article récent, nous établissons une « formule » qui permet de calculer le nombre optimal de représentants en fonction de la taille de la population et d’autres variables. Nous étudions comment cette formule s’ajuste aux données concernant les populations et les parlements sur un échantillon de plus de 100 pays. Encouragés par le fait que la théorie fournit un ajustement de bonne qualité, nous nous penchons ensuite sur les « points aberrants », c’est-à-dire les pays pour lesquels notre formule rend mal compte de la réalité. Nous avons ainsi pu montrer que l’excès de représentants, au sens de notre formule, est corrélé avec plus de réglementation économique, plus d’ingérence de la puissance publique dans le fonctionnement des marchés, et plus de corruption.

Un Parlement possédant trop peu de représentants n’est pas assez démocratique. Il conduit à un système politique potentiellement instable dans lequel des formes d’expression indésirables ou violentes risquent de se développer. Mais un excès de représentation engendre des coûts sociaux directs et indirects importants. Plus les représentants sont nombreux, plus ils votent de lois, interférent avec le fonctionnement des marchés, multiplient les réglementations et les opportunités de trafic d’influence et de corruption.

Notre théorie est essentiellement statistique. Les représentants du peuple, réunis au Parlement, sont vus comme un échantillon de la population, dotée de préférences potentiellement contradictoires. Ils forment une image réduite de la société dont la fonction essentielle est de se prononcer en lieu et place du peuple sur les décisions publiques. Cet échantillon se doit d’être représentatif si on veut éviter des erreurs dans l’appréciation des préférences de la population relativement aux projets publics. Simultanément, chaque représentant engendre des coûts directs et d’opportunité. Le nombre optimal de représentants devrait donc être tel que la valeur sociale d’un siège supplémentaire au Parlement, qui découle de la réduction des erreurs faites dans l’estimation des préférences inconnues des citoyens, est égale au coût social de ce siège supplémentaire.

Le calcul est compliqué par le fait qu’il faut s’assurer que les représentants ne manipulent pas leurs préférences à des fins stratégiques. En effet, nous ne supposons pas que les élus soient bienveillants. Sous ces hypothèses, le nombre optimal de représentants d’un pays est proportionnel à la racine carrée de sa population. Le facteur de proportionnalité décroît lorsque les coûts de représentation augmentent, et croît lorsque la dispersion (l’hétérogénéité) des préférences augmente.

A ce stade, il est bon de souligner que notre « théorie de la racine carrée » n’a pas de rapport avec la loi de Penrose de la représentation équitable, défendue par la Pologne et la Suède, au moment des débats concernant le traité de Nice et la constitution européenne. Cette « loi de Penrose » est une manière de résoudre la question du poids d’un pays dans une institution multinationale comme par exemple le Conseil des ministres de l’Union Européenne. Notre théorie donne tout simplement le nombre total de sièges d’une institution représentative nationale, en fonction de la population du pays.

Pour apprécier la validité de notre théorie, nous avons réalisé un certain nombre de tests à l’aide d’un échantillon de 111 pays pour l’année 1995. La formule qui s’ajuste le mieux aux données mondiales est celle où le nombre total de sièges au Parlement est proportionnel à la population du pays élevée à la puissance 0,4. Nous obtenons que le meilleur ajustement n’est donc pas la racine carrée, qui revient à élever la population à la puissance 0,5, mais une puissance un peu plus faible. La courbe ne s’ajuste pas exactement aux données du monde réel parce qu’il y a d’autres facteurs, qui affectent la proportionnalité entre le nombre de représentants et la racine carrée de la population, et qui ne sont pas observés par l’économètre. Cela dit, les différents tests de robustesse menés suggèrent que la précision de nos résultats est tout à fait satisfaisante.

Nous avons donc trouvé que le nombre de sièges au Parlement est donné par une courbe croissante, concave, « en forme de banane », et qui varie en fonction de la taille de la population. Si on prend le modèle N0,4 au sérieux, on trouve des pays de part et d’autre de cette courbe estimée, soit au dessus, soit en dessous, mais en général à faible distance de cette dernière. Ces pays sont en accord avec la théorie qui ne doit pas être prise au pied de la lettre. L’écart existant entre le nombre prédit et la réalité n’est pas suffisamment grand pour être significatif. En revanche il existe d’autres cas qui constituent des points aberrants. Ce sont des pays dont le nombre de représentants nationaux est anormalement bas, ou au contraire, anormalement élevé par rapport à la prédiction. On distingue ainsi 5 groupes.

Premièrement, les pays qui ont un nombre anormalement élevé de représentants : la France, l’Italie et l’Espagne. Avec 898 sièges dans l’ensemble regroupant Assemblée Nationale et Sénat (en 1995), la France a plus de représentants que les Etats-Unis (en additionnant ici encore le Sénat et la Chambre des Représentants) ! D’après nos calculs le nombre optimal de représentants français est 545 ; il y aurait donc 350 représentants de trop : c’est à peine plus que la taille du Sénat (qui devrait compter 346 membres en 2010). Cela donne un relief particulier à la loi de juillet 2003 qui a accru le nombre des sénateurs. Par ailleurs, le nombre optimal pour l’Italie est 570, mais nos voisins ont en fait 945 représentants.

En deuxième lieu, on trouve un groupe de pays avec un peu trop de sièges au Parlement. Ce deuxième groupe comprend la Grèce, la Suisse, l’Irlande et le Royaume-Uni (mais à condition de ne pas compter les Lords dans le cas de ce dernier pays, sinon on trouverait qu’Albion est un point aberrant). Au centre, il y a le groupe des bons élèves, qui sont très près de la courbe en banane ; ce groupe comprend certains des « poids lourds » mondiaux : Canada, Allemagne, Finlande, Inde, Japon, Portugal, Russie et Suède.

Ensuite, nous trouvons le groupe des pays qui ont trop peu de représentants : Autriche, Australie, Belgique, Danemark et Norvège. Nous laissons au lecteur le soin d’apprécier si ces pays ont autre chose en commun. Enfin, il existe un groupe où la représentation nationale est anormalement basse : Israël, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas et enfin et surtout, les Etats-Unis.

Les nations de ce dernier groupe ont un taux de représentation qui est d’environ 65% de leur taux optimal. Les Etats-Unis ont 535 représentants et sénateurs, alors que notre modèle prédit qu’ils devraient en avoir un total de 807. On ne peut guère jouer sur le nombre de sénateurs à moins de remettre en cause le principe d’égalité de représentation des petits et grands états. Il faudrait donc augmenter substantiellement la taille de la chambre des représentants.

Puisque certains pays semblent avoir trop, et d’autre pas assez, de représentants, il est légitime de se demander quelles sont les conséquences d’un nombre inadéquat de parlementaires (c’est-à-dire un nombre qui s’écarte de manière significative de la norme mondiale N0,4 que nous avons mise en lumière) ? Notre étude montre que l’excès de représentants dans un pays est significativement corrélé avec une mesure des coûts directs pour établir une nouvelle entreprise, avec plus d’intervention étatique (avec un indice mesurant en quoi l’intervention publique freine le développement économique), et avec une plus grande perception de la corruption (mesurée par l’indice de corruption de Transparency International).

Nous ne connaissons pas de théorie qui pourrait expliquer ces différentes corrélations. Cependant nous suggérons un simple impact mécanique de la quantité des élus. Plus ils sont nombreux, plus ils travaillent, et plus leur production de normes est importante. Ces nouvelles règles tendent à créer des interférences, pas toujours heureuses ni cohérentes, avec le fonctionnement des marchés. En particulier ces règles peuvent être motivées par le désir de servir les intérêts de divers groupes de pression, en général en atténuant pour ces groupes la rigueur de la concurrence. Mais du même coup, ces règles créent diverses tentations et occasions pour des activités d’influence, de favoritisme, voire de pots-de-vin.

Au delà de ces coûts indirects, il y a le problème du financement des assemblées et de leur coût direct que l’on ne peut négliger. La représentation nationale coûte très cher aux citoyens-contribuables ; son caractère sacré n’interdit pas de réfléchir à « l’économie des parlements ».

Un représentant des Etats-Unis coûte ainsi en moyenne 8 millions de dollars en 2006, soit 210 fois le PNB américain par tête. En Australie, en comparaison, le représentant fédéral coûte 100 fois le PNB par tête Australien. Cette différence du simple au double s’explique sans doute par le fait qu’en Australie, les salaires des députés sont fixés par une juridiction indépendante, alors que les élus américains votent leurs propres salaires et augmentations.

Peut-on tirer de ces diverses considérations des conclusions relatives aux institutions politiques françaises ? En particulier, en admettant qu’on veuille réduire de 350 le nombre de nos parlementaires, il est possible d’envisager une réduction, proportionnelle ou non, de la taille des deux chambres. Il est aussi possible de conclure que l’excédent de représentants français mis en évidence par notre étude pourrait être résorbé en supprimant tout simplement le Sénat. Les ennemis et les projets de réforme de la seconde chambre qui se sont succédé au cours du temps, sont en effet nombreux. Ainsi Victor Hugo a-t-il écrit en 1848 : « Défense de déposer un Sénat le long de la Constitution !», pour finalement devenir sénateur en 1876. Georges Clemenceau était dans son jeune temps un farouche adversaire du Sénat, ce qui lui a sans doute coûté de n’arriver au pouvoir qu’après l’âge de 65 ans. Le président de la République de l’époque, Jules Grévy, ne voulait pas de lui comme chef du gouvernement : « je n’irai pas à Clemenceau » a-t-il dit « il a un programme impossible : impôt progressif sur le revenu, séparation de l’Eglise et de l’Etat, pas de Sénat ! ». L’histoire a donné raison au « tombeur de ministères », de son vivant, sur les deux premiers points, pas sur le troisième. Et en 1902, Clemenceau a lui aussi été élu sénateur ! En 1969, le général de Gaulle a mis fin à sa carrière après l’échec d’un référendum proposant une réforme du Sénat.

Les ennemis et les projets de réforme de la seconde chambre sont toujours bien vivants. Notre étude du nombre optimal de représentants d’un pays démocratique, vient à l’appui, sinon d’une suppression pure et simple du Sénat français, au moins d’une réforme en profondeur. Quelle que soit la solution adoptée, il est probable qu’une réforme aussi importante du nombre et de la distribution des sièges entre les assemblées ne puisse se faire que par referendum, avec tous les risques politiques que cela comporte.

Voir aussi:

Les régimes très spéciaux des députés

Cyriel Martin
Le Point
26/10/2007
“L’oubli” a vite été réparé. Les retraites des députés, qui ne sont pas concernées par la réforme des régimes spéciaux, seront, elles aussi, modifiées. Ce sera la troisième fois depuis leur création en 1904.

Le régime en vigueur depuis 2003

La réforme menée par François Fillon, alors ministre des Affaires sociales dans le gouvernement Raffarin, traite des régimes généraux. Seule modification pour les députés, leurs retraites s’alignent en partie sur le régime général. Les années de cotisations requises passent de 37,5 à 40 ; l’âge de départ à la retraite passe, lui, de 55 à 60 ans.

Mais les plus grandes particularités du régime demeurent. La fonction de député étant par nature temporaire, chaque année cotisée par un député équivaut à deux années du régime normal (ce qui leur coûte environ 1200 euros par mois, pour une indemnité de près de 7000 euros). En d’autres termes, au bout d’une législature (5 ans), un député a cotisé deux fois plus qu’un salarié du privé, et peut prétendre à 1 500 euros de retraite mensuelle.

Les privilégiés de la République ?

1 500 euros après une législature, le double pour deux mandats, 4 500 au bout de quinze ans… Les députés cotisent ainsi doublement pendant quinze ans, puis 1,5 fois pendant cinq ans, et acquittent une cotisation simple les 2,5 années suivantes. En théorie, la pension d’un député atteint donc son plafond au bout de vingt-deux ans et demi. Encore faut-il être élu aussi longtemps. Statistiquement, un député garde son siège sept ans et touche donc une pension moyenne de 2 400 euros brut par mois. Ils ne sont que 5 % à toucher une retraite à taux plein.

Plus problématique, en revanche, la possibilité de cumuler cette pension avec une autre caisse de retraite. Avant d’être élus, en effet, les députés exercent un autre métier. Qu’ils soient fonctionnaires ou salariés du privé, ils cotisent donc déjà à une caisse de retraite. Arrivés à 60 ans, ils peuvent donc cumuler les deux pensions.

Les modifications envisagées

Désormais, pour les fonctionnaires, et pour eux seuls, ce “cumul des retraites” sera impossible. Le 25 octobre, l’Assemblée nationale a adopté un amendement interdisant aux députés fonctionnaires de continuer de cotiser à leur régime de retraite d’origine. Cela ne concerne pas les autres professions.

L’autre spécificité menacée est l’impossibilité de partir à la retraite avant 60 ans. En effet, les députés peuvent actuellement faire valoir leurs droits à partir de 55 ans, avec une décote (une pension moins importante). Les trois questeurs de l’Assemblée (seuls habilités à réformer le système des retraites des parlementaires), Richard Mallié (UMP), Philippe Briand (UMP) et Marylise Lebranchu (PS), ainsi que Patrick Devedjian (secrétaire général de l’UMP) se sont exprimés favorablement pour une modification de cette disposition.

Ces propositions seront présentées au bureau de l’Assemblée nationale le 31 octobre. 

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 01:08

antigreve.jpg
Certes il n'était "que" 6500 à Paris  pour manifester leur Ras'le bol de la grève. Mais ce n'est qu'un début.

Le peuple de droite n'hésite plus à descendre dans la rue.

Et malgré l'absence de transport pour se rendre à Paris , malgré le froid, il est quand même là.

«Les métros, au boulot!», «le privé vache à lait du public, ça suffit, halte aux privilèges», ou encore «stop à la grève»… Le message est clair.

Merci à Liberté Chérie, Gold 31 et les autres....

Et de notre lointaine province, nous ne pouvons que dire "Hardi, on est avec vous"

Les grévistes pro de SUD, la CGT et autres UNEF ont perdu ce dernier monopole : celui de la contestation !!


Une autre idée de l'occupation et de l'hygiène

votre-jeunesse.jpgAlors que l'université de Rennes 2 a enfin été évacuée par les forces de l'ordre conformément aux votes démocratiques des étudiants (une majorité de 62 %), employés et professeurs doivent désormais dégager et nettoyer les locaux. Et ce n'est pas une sinécure !!! Car les étudiants grévistes ne se contentent pas d'être totalitaires et agressifs, se sont également de vrais petits cochons. Et encore je reste poli. Laissons la parole à Loïc Lorent à travers son excellent livre "Votre jeunesse" :

Ils se sont installés dans un grand bâtiment à l'entrée de la fac, juste à côté de l'amphithéâtre où ont lieu les AG. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ils déambulent dans le gros cube bleu et gris, sorte d'opéra Bastille du pauvre. Combien sont-ils ? Une cinquantaine peut-être. Ils se relayent régulièrement. Imaginez comment notre fille de 15 ans a réagi quand elle a appris qu'il y avait à la fac un bâtiment consacré uniquement au squatt ! Evidemment, elle a voulu en être. Ils ont tous rêvé de ça depuis leur plus tendre enfance, le mythe de la communauté autonome vivant en quasi-autarcie. Du shit, de la bière, des coussins, quelques livres, de la bouffe, du sexe, de la musique...même pas besoin d'aller à l'autre bout du monde. Depuis que le blocage a été décrété, ils errent entre les dizaines de salles de classes réparties sur deux niveaux.

(...) En fait, ils ne font rien, ils occupent l'espace, et puisqu'ils l'ont gagné, autant en profiter. Alors, comme il y a beaucoup d'artistes dans leurs rangs, ils donnent libre court à leur créativité. Les murs blanc sont tagués méthodiquement, de grandes fresques aux couleurs criardes. "T'as vu, ça déchire, ça !" Ce qui déchire, c'est cette phrase écrite entre deux portes : "PROFESSEURS VOUS NOUS FAITES VIEILLIR". Mais il y a aussi des poètes. L'un d'entre eux a sur une hauteur de trois à quatre mètres composé cet hymne à la révolte : Assez d'armes, assez de combats / Nous ne voulons que la paix / Nous sommes prêts à tout pour ça / Les fascistes seront détruits / Les collabos aussi / Alors la paix viendra / Nous ne serons pacifistes qu'à la fin / En attendant, feu sur la Milice et le gouvernement assassin. On reste éblouis devant cette richesse syntaxtique et cet humanisme bonhomme. Mais il y a surtout des musicos. Dommage collatéral de l'incessante repentance coloniale des pays occidentaux : le djembé. Toute une génération éprise d'Afrique a adopté cet instrument. "Les percus, c'est trop un truc de ouf, quoi". Et, en plus, ça fait plaisir aux voisins...

(...) Vers quatre heures, on range les instruments et on se dirige vers les dortoirs improvisés. Dans plusieurs salles, on a jeté des matelas, des couvertures, des coussins. Dans leurs duvets, les gentils occupants dorment. Mais avant d'aller se coucher, ils ont fait un passage aux toilettes. Sacré passage. Dans le bâtiment, pas moins de quatre chiottes. Seulement, après plusieurs nuit de beuverie et malgré la haute conscience-citoyenne des occupants, tous les WC sont détruits. Et les voilà, eux qui passent leur temps, leurs AG, à parler des petits salariés exploités par le capitalisme sauvage, les voilà donc en train de chier à côté des trous ad hoc, pissant dans les éviers, cassant les interrupteurs. Au bout de treize jours d'occupation, tout est bouché, cassé, intilisable. Dans les chiottes du rez-de-chaussée, on distingue de jolies traînées de merde sur les murs (!), par terre. Une odeur de pisse et d'excréments envahit les narines, et même les moins délicates sont révulsées par cette senteur venue d'un autre monde. Les autres chiottes étant dans un état identique, on fait comme on peut. Bien sûr, certains bloqueurs sont un peu choqués par ce manque de civisme "défécatoire". Mais comme il est interdit d'interdire... Et puis bon, c'est la nature, et si l'on veut chier, on peut bien le faire dehors... ou ailleurs. "Ailleurs", c'est la solution choisie par la plupart des rebelles-qui-squattent. Aussi ont-ils sélectionné une salle pour y déposer leurs divines offrandes. Comme le rebelles boit beaucoup, il se soulage en conséquence. Entre les chaises, les tables, dans la poubelle, à côté du tableau, partout la merde et la pisse mêlées. Quand on veut s'y rendre, mieux vaut être prudent et bien regarder où on pose les pieds.

(...) Lors d'une AG, ayant eu vent de cette affaire, une débloqueuse demande si cela est vrai. On lui répond que c'est quand même chercher la petite bête que de parler de ça, et que, de toute façon, "même si c'est vrai, on nettoiera". La débloqueuse, bien moralisatrice, dit qu'il faut être sacrément irrespectueux pour "se laisser aller comme ça", qu'il y a des personnels d'entretien et que ces derniers méritent un peu plus de considération. On lui répond qu'en tant que débloqueuse elle n'a pas de leçon à donner (car quand on participe passivement à l'assassinat de millions d'enfants africains, on se tait...), que dans le bâtiment, on fait ce qu'on veut et qu'on n'a pas de conseils à recevoir.

(...) Ils se croient libres, pourtant, quands ils déambulent dans les couloirs du bâtiment une bière à la main, un pétard dans l'autre. Ils se croient libres en chiant par terre ou en étalant de la merde sur les murs, en pissant par les fenêtres, en taguant les vitres, en vomissant un peu partout (...) La Révolution, je vais vous dire, c'est moite et ça sent le tabac et la merde mêlés.

(...) Pendant le blocage, le Comité avait juré que les bloqueurs nettoieraient les locaux occupés et enlèveraient les centaines de tables, de chaises obstruant les allées comme autant de barricades. Ils n'en firent rien. "Vous avez débloqué... démerdez-vous, bande de fachos." Il a fallu encore une semaine au personnel d'entretien pour mettre un peu d'ordre et effacer les stigmates les plus visibles de l'occupation. Jours terribles pour les femmes de ménage qui découvrirent les "cadeaux" laissés par les occupants. On avait chié sur les tables, sur les tableaux, pissé un peu partout. On avait dessiné aussi. (...) Des cannettes de bières, des bouteilles vides, des clopes, des joints un peu partout. On avait décapité les plantes vertes et piqué les souris des ordinateurs. La fête... L'administration de l'université déclara que la réparation des dégâts allait coûter plus de deux cent mille euros. Pour une fac en banqueroute, la Révolution n'est pas un bon placement.


AG antisioniste ? Non, antisémite !

votre-jeunesse.jpgIl s'en passe des choses dans une AG. Et pas des belles ! L'extrême gauche qui domine ces AG laisse libre cours à son antisémitisme qui n'a rien à envier à celui de l'extrême droite. La preuve ? Laissons la parole à Loïc Lorent à travers son ouvrage "Votre jeunesse" :

Il s'appelle Nicolas, il est membre éminent du Comité. "Je crois que nous devrions également voter contre le sionisme et l'Etat raciste d'Israël". Voilà, on en vient toujours là. Dans leur mythologie, le sionisme est un super-fascisme. Parce que les fachos, même si on en a des millions en France, se cachent (les fumiers !). Alors qu'en Israël (l'illégitime Israël, devrait-on dire), on les voit, on les voit quotidiennement sur les écrans de télévision, génocidant (n'ayons pas peur du mot) le peuple des super-victimes, le peuple palestinien. On fait aussi un peu de politique à l'ancienne, en AG. Nicolas précise qu'Israël "doit reconnaître les Palestiniens, accorder le droit au retour et accepter de se fondre dans un nouvel Etat bi-national". Rien que ça ! A Tel-Aviv, on sera heureux d'apprendre ce que l'élite de la jeunesse française entend faire de l'Etat Juif. 

Arrêt sur propos. Ils ont quand même un sacré problème avec les Juifs. On sait bien qu'historiquement, en France, entre l'extrême gauche et les Israélites ça n'a jamais été le grand amour. Du reste, cette vérité irréfutable n'est pas connue des journalistes et des politiciens, si prompts à condamner les profanations perpétrés par des "nazillons" mais soudainement silencieux quand celui qui urine sur la stèle ne correspond pas à l'image idéale du méchant nazi-antisémite-raciste. Et si l'on s'avance pour dire "mais ils n'ont pas les cheveux courts, ceux-là !", ils vous rétorqueront que vous mettez gravement en péril le vivrensemble, la République, l'Egalité... Que ce soit bien clair, les gens qui participent à des manifs où on crie "mort aux Juifs", qui attaquent sans arrêt le capitalisme de Wall StreetGénial, qui affirment enfin qu'Israël est un état fasciste, raciste, que les Juifs tiennent la finance et "font aux Palestiniens ce que les nazis leur ont fait", ces gens-là, donc, ne sont absolument pas antisémites. Ils sont simplement antisionistes...Le complot, le crime (quasi) rituel, l'argent... non, absolument rien à voir avec l'antisémitisme ! "Nous sommes des militants des droits de l'homme, nous !"

La proposition de motion antisioniste nous rappelle que, derrière les bonnes blagues, derrière l'infini ridicule de cette réunion, se dessine, crasseux et plein de fioritures "anarchistes-neuneus", un vrai projet politique. Et autant vous dire que ce projet n'est pas très humaniste, contrairement à ce qu'ils croient (car pour eux, l'humanisme, c'est une horde de chevelus porteurs de tongs démontant un restaurant Mac Donald's... d'Erasme à José Bové, misère du progressisme...). Lorsqu'au nom des droits de l'homme et de la défense des victimes on est prêt à défiler avec des islamistes, de vrais fascistes pour le coup, on a franchi une ligne, brisé un interdit. La trouble amourette entre le Rouge et le Vert, de la question du voile à l'école au Forum Social Européen démontre que la convergence des luttes accouche souvent de monstres totalitaires. Bientôt les fatwas anti-débloqueurs (euphémisme, entre autres, pour "Juifs"), qui accusent le MOSSAD de mettre le feu à des synagogues en France (José Bové), on en viendrait à croire qu'il existe un lien entre les moustaches et l'antisémitisme, qui veulent traduire Sharon devant un tribunal international mais trouvent qu'Arafat était .


La coordination nationale des étudiants, qui ne représente en réalité que la minorité extrémiste, a décidé lors de son dernier politburo d'organiser une journée de solidarité nationale le 03 décembre avec les...sans-papiers. Quel rapport avec les étudiants ? Aucun, mais avec l'idéologie de l'extrême gauche assurément. Car le sans-papiers, traduire par clandestin qui viole les lois de la République, est une cause nationale aux yeux de nos petits khmers rouges. Laissons la parole à Loïc Lorent pour nous narrer à travers son remarquable ouvrage "Votre jeunesse" toute la mythologie qui entoure les sans-papiers. Pardons, les clandestins :

Mais la méchoui's party n'est qu'un prétexte. Tout est politique. (...) Si vous êtes venus uniquement pour déjeuner, c'est raté. C'était pourtant clair sur les affiches. "Contre les lois liberticides, pour les Sans-Papiers". Voilà le véritable objectif de ce rassemblement culinaire. "Pour les Sans-Papiers". Alors, on n'a pas lésiné sur les moyens, on a fait venir les "résistants du bout du monde". Ils sont là, éparpillés entre professeurs, syndicalistes et étudiants. Ils ont même amené leurs enfants qui apprennent l'art subtil du diabolo sur la pelouse. On pourrait faire de tout cela une jolie carte postale. Même les journalistes de la presse locale, conviés pour l'occasion, s'en donnent à coeur joie. Ils s'agitent autour du buffet comme des morts de faim. Ah, le journalisme d'investigation...

Au fond, la méchoui's party n'est qu'une énième démonstration de force. "Voyez comme on nous soutient, on a même les Sans-Pap' avec nous". Car il ne faut pas oublier que pour les bloqueurs tout est lié : capitalisme, impérialisme, faim dans le monde, écologie, Sans-Papiers. Pour changer une seule petite chose, il faut tout changer, détruire, renverser. Et les Sans-Papiers, on adore. C'est pratique, en plus, on peut en dégoter partout très facilement. Entre collectifs, associations, on se les refile... "Tiens, Machin, je fais une manif ce week-end, tu pourrais pas m'avoir quelques Sans-Pap', s'il te plait ?... Ouais, une bonne cinquantaine, ce serait bien... Parfait, ouais, la dernière fois ils étaient pas mal... faut leur dire que s'ils pouvaient hurler un peu plus... Enfin, moi j'dis ça pour eux, hein !" Le Sans-Papiers, c'est l'argument massu. Depuis la guignolade de l'église Saint-Bernard, un mythe, un formidable filon dont toutes les associations gauchistes savent parfaitement profiter. On les récupère en ville, on leur délivre le bon message, on les installe dans une église, on appelle les journalistes, on attend et hop ! la ménagère voit ça au journal de 20 heures, elle dit "comment peut-on laisser des gens dans de telles conditions au XXIe siècle ?", les associations ont gagné. Les journalistes adorent ces histoires de Sans-Papiers qui leur permettent en quelques minutes et pour un coût minime de confectionner des reportages à faire chialer la lectrice de Libération, des photos superbes et, immanquablement, il y a quelques Emmanuelle Béart ou Agnès Jaoui, des stars du cinéma (qui-est-une-exception-culturelle) français, qui se pointent pour soutenir les occupants.

(...) Et comme on perd une élection pour moins qu'un Sans-Pap', les hommes politiques sont sommés de "faire quelque chose". L'opinion l'exige, elle ne supporte pas ces visages d'enfants pleurant dans la crasse. (...) Du coup, à cause des besoins et malgré l'inflation de Sans-Papiers, on en arriverait presque à une concurrence entre associations... "Ecoute-moi bien, ce sont MES Sans-Pap', ok ? Si t'en veux, t'as qu'à aller les chercher à Sangatte !" Dieu merci, aujourd'hui, à l'université, on a tout ce qu'il faut en la matière, des Sans-Pap' de compétition, des vétérans ayant plusieurs occupations d'églises à leur actif. Ils sont promenés come des trophées entre les participants, présentés aux professeurs, aux syndicalistes. On est surtout fier de Bachir, 34 ans, quatre enfants, arrivés en France il y a huit ans et qui va se marier avec Agnès (comme l'actrice-réalisatrice-chanteuse-engagée-citoyenne) (...) Bachir est bien connu car l'année dernière il a obtenu des papiers. Il n'avait pas fait semblant, il s'était dit "prêt à mourir" pour une carte de séjour. Grève de la faim pendant cinq semaines. Dans l'histoire, il a perdu dix-sept kilos. Il les a rattrapés depuis. Bachir, c'est un peu le héros, le modèle de tous les-encore-Sans-Papiers présents aujourd'hui. il a eu de la chance dans la mesure où, malgré des dizaines de grèves de la faim en compétition dans le pays, c'est vers lui que s'étaient tournés les journalistes et à lui qu'ils avaient offert une vraie, une forte couverture médiatique digne d'Hollywood. Message subliminal pour ménagère et petit Blanc : vois tout ce que tu fais de mal, vois comme tu laisses mourir le sud, honte, honte sur toi. Heureusement les journalistes sont là, et eux vont nous apprendre comment et quoi penser. C'est qu'ils ont une déontologie, si si ! Ce n'est pas rien, ça, la déontologie journalistique. D'ailleurs, c'est grâce à eux que le vocabulaire français s'est enrichi de l'expression "Sans-Papiers".

Comment appelle-t-on quelqu'un qui entre et vit illégalement sur un territoire étranger ?"
- Un clandestin !
-Perdu ! Il s'agit d'un Sans-Papiers.
Vous vous dites "quelle importance ?". Une grosse importance ! L'emploi d'un mot plutôt qu'un autre n'est jamais innocent. Quand on dit "Sans-Papiers", on suppose qu'il y une logique à ce que la personne obtienne des papiers. On peut même croire que la personne en a eu mais qu'elle... qu'elle les a perdus ou oubliés. Qui n'a jamais oublié ses papiers ? Donc, en quelque sorte, nous avons tous été des Sans-Papiers au moins une fois dans notre vie. A partir de là, on se demande qui a bien pu lui prendre ses papiers ou peut bien refuser de les lui donner. On nous parle de "l'Etat", mais l'Etat, c'est flou. On devine la gigantesque et inhumaine machine bureaucratique. Or, l'époque exige d'être un peu plus relax sur les tampons. On ne veut plus de frontières, plus de différences, plus de faim dans le monde. On se demande à quoi servent nos passeports. Et puis, nous les avons colonisés pendant assez longtemps. Aussi, s'ils viennent chez nous, c'est normal. Vous vous dites "et alors, ce n'est qu'une expression de journaliste, pas de quoi s'énerver". Vous auriez tort de croire cela. Attaquer la langue, de quelque façon que ce soit, même (surtout) avec les "meilleures" intentions du monde, est, pour le coup, le premier pas vers la dictature. La dictature du sympa, du roots, du cool, du aware, du chanmé, du tranquil', du c'est clair... mais aussi, et c'est plus grave, du Black (au lieu de Noir), du disparu (au lieu de mort), du jeune (au lieu de "d'origine maghrébine"), du casseur (au lieu de délinquant), du mal voyant (au lieu d'aveugle), de l'ossature lourde (au lieu de gros), des tournantes (au lieu de viols collectifs). Trop longue est la liste de tous ces euphémismes que les journaux servent à longueur d'année à une population élevée dans le culte du "vivre ensemble républicains". Marrant, on se demande parfois ce qu'ils en auraient pensé, du "vivre ensemble", les grands ordonnateurs de la Ier République...

(...) Ainsi ils ont fait du "Sans-Papier" un symbole, celui de tous les justes combats menés par les militants du futur, par les alter qu'ils aiment tant. Le "Sans-Papiers" n'est pas un clandestin, c'est une victime de l'oppression capitaliste-fasciste-blanche. "Mais bon sang, y'a encore des frontières ?!" Le Sans-Papiers est l'ayant-droit du monde occidental. Tenez-le vous pour dit une bonne fois pour toute. Mais le Sans-Papiers est aussi folklorique, c'est encore mieux qu'un djembé, ça bouge et ça parle. Pour tous ceux qui fantasment sur l'Afrique, c'est Génial. D'ailleurs, on a fait un méchoui, ils aiment ça les Africains, c'est exotique, ça leur rappelle leurs pays, là-bas, loin, où on tue les moutons et les agneaux pour nourrir les gens du village (!). Faut respecter leur culture, leurs cultures, il ne faut pas les déstabiliser avec nos moeurs et nos coutumes européennes.

votre-jeunesse.jpgLa semaine dernière la police a évacué les étudiants qui occupaient le campus de l'université Lyon II à Bron. La raison ? : Il s'agissait d'interpeller plusieurs étudiants qui avaient volé de la nourriture et des boissons dans un supermarché. Plusieurs caddies pleins. Samedi, 12 personnes, en majorité des étudiants grévistes, ont été inculpés pour "vol en réunion". Loin de se montrer honteux de ces agissements, la Fédération syndicale étudiante (FSE) a déclaré que "La décision et l'organisation (du vol : ndlr) se sont faites parallèlement au mouvement." Il s'agit pour nos petits khmers rouges des fameuses "Actions révolutionnaires". Laissons la parole à Loïc Lorent qui dans son petit bijou "Votre jeunesse" raconte comment sont choisies ces fameuses "actions révolutionnaires" : 

Dès le premier jour de cette tragi-comique affaire, le Comité de Lutte a créé une sorte de cellule de combat chargée des opérations commandos (...) Quand ils en parlent, en séances plénières, on a l'impression que ces actions sont très dangereuses, qu'en matière de subversion on ne peut pas faire mieux (...) Et puis la réalité éclate et on comprend mieux qu'en fait d'actions subversives, il ne s'agit que de mauvaises blagues de lycéens, de coups médiatiques, de jeu à se faire peur. N'est pas terroriste qui veut. Ils trouvent très subversif d'aller taguer les murs de l'avenue la plus commerçante, en plein coeur de la ville, écrire des "l'argent c'est pas bien", des "nos vies valent plus que leurs profits". Ils ont mis des cagoules ou se sont recouverts le bas du visage avec des écharpes, des keffieh, ils sont prêts pour la bataille. Donc ils trouvent incroyablement subversif d'aller balancer des rouleaux de papier hygiénique dans les bureaux d'un parti politique, d'aller casser les ordinateurs d'une minuscule agence d'intérim, de faire un sitting dans un bâtiment de l'Administration (...) Ils se donnent des allures de résistants, se croient dans Fight-Club et sont intimement persuadés que ces quelques virées en centre-ville font d'eux d'authentiques révolutionnaires. Ils ont compris autre chose, compris que la "ménagère devant la télévision" les aime bien mais que l'histoire des ordinateurs détruits la choque un peu, comme elle choque l'âme profonde des Français, "Ah, ça, gaspiller, c'est pas bien quand même". Il faut donc trouver quelque chose d'autre qui fasse contrepoids. Ainsi naissent les actions Robin des Bois.

Vous allez me dire "Robin des Bois, c'est parfaitement dans l'esprit, un type qui vole aux riches pour donner aux déshérités." (...) Alors vous avez l'idée du siècle, la trouvaille à la fois populaire et simple à mettre en oeuvre : entrer massivement dans un magasin, se servir, sortir sans payer et distribuer. Si c'est pas génial, ça ! (...) Au débloqueur qui dit que sortir d'un magasin sans payer n'est rien d'autre qu'un vol, on lui répond que c'est une vision capitaliste des choses (donc irrecevable), qu'ils n'imaginaient pas qu'on puisse critiquer une action de solidarité et que, de toute façon, il n'y avait plus à se poser de questions, l'heure étant venue de radicaliser le mouvement. (...) Il est vrai qu'en faisant cela les bloqueurs ne prennent pas trop de risques. L'opinion publique adore ces histoires de petits brigandages pour les pauvres. Les restos du coeur ont fait école. Tout le monde trouve cela Génial, les restos du coeur. Il n'y a pas mieux pour se donner bonne conscience.

Ils ont déjà mené trois raids contre des magasins, des "grandes enseignes capitalistes". Levés à cinq heures du matin, animés par la certitude de faire quelque chose de bien, de juste, ils ont repris possession de cette nourriture qui manque au Pauvre. A chaque fois, ils repartent avec un joli butin. La police n'est pas intervenue. A croire que cela n'a rien d'illégal ou que l'illégalité est à géométrie variable, dépend des auteurs du délit et des circonstances. De toute façon, qui condamnerait l'auteur d'un vol ? "Mon Dieu, mais c'est les Misérables !Condamnez quelqu'un pour cela, vous n'y pensez pas." On y pense un peu, quand même, on pense surtout à cette fameuse désobéissance civile qu'affectionnent tant les rebelles. C'est roots, la désobéissance civile, ça réunit en un seul concept toute la démagogie franchouillarde (petit pays persécuté par le monde, nos-valeurs-à-nous-qui-sont-universelles), le tiers-mondisme le plus lénifiant et le vandalisme pur et simple. Vous rajoutez un soupçon d'obscurantisme (du vrai) et de théorie du complot, et vous obtenez un parfait prototype d'idéologie en kit facile à vendre ou à refourguer à une jeunesse en quête désespérée d'aventure collective.

(...) Ils ont mené ces actions et au retour de l'une d'entre elles, deux commandos ont été interpellés. Ils l'ont un peu cherché, n'hésitant pas à narguer les policiers, à leur jeter des paquets de semoule sur la tête. Vous avez beau être officier de police, en avoir vu d'autres et, surtout, avoir des consignes du commissariat central, quand vous voyez les deux gus à la sortie du métro, vous leur sautez dessus et les embarquez. (...) Ils passent leur temps à appeler à l'insurrection (pas pacifique du tout) et, parallèlement, invoquent... la Paix. Ils prônent continuellement la violence contre l'Etat fasciste et ne supportent pas que celui-ci soit... violent. N'est-ce-pas paradoxal ? Ils conduisent des actions illégales et sont surpris, choqués, qu'on puisse arrêter deux membres de leur petit commando. Ils ne cessent de parler des "flics fascistes", de "l'Etat fasciste", du "fascisme ordinaire", des "gens ordinaires", mais quand on les tape, ils ne comprennent pas. Pourtant, si l'Etat est bel et bien fasciste, coment peuvent-ils s'étonner qu'il les arrête ? Si on les laisse tranquilles, c'est que l'Etat surveille, guette, manipule. Si on les freine dans leur élan, c'est que l'Etat perd tout contrôle. Quelle que soit la réaction, inexistante ou dérisoire, on la sent, on la devine et on ne l'accepte pas alors même qu'on rappelle depuis un mois et demi aux étudiants qu'ils vivent dans un Etat policier.

(...) Il fallu encore une semaine au personnel d'entretien pour mettre un peu d'ordre et effacer les stigmates les plus visibles de l'occupation (de l'université : ndlr) (...) Plus triste encore, on avait retrouvé des dizaines de cadavres de conserves provenant, sans doute, des fameuses actions Robins des Bois. Apparemment, cette nourriture "pour les pauvres" n'était pas sorti de la fac. 

David Bescond pour Rebelles.info

NDLR : Il s'agit de mon dernier article concernant l'étude des étudiants extrémistes, abusivement qualifiés de grévistes, puisque la défaite de ces bouffons est consommée. J'espère, grâce à l'aide de Loïc Lorent, que nous avons pu vous éclairer sur la véritable nature de ce mouvement totalitaire. Bien entendu, si jamais à l'avenir il devait se répéter des évènements semblables nous poursuiverions notre dossier. La matière ne manque. A bon entendeur salut ! 

Lire également dans notre dossier :

http://www.rebelles.info/article-12724897.html

http://www.rebelles.info/article-13636063.html

http://www.rebelles.info/article-13640680.html

http://www.rebelles.info/article-13659527.html

http://www.rebelles.info/article-13666544.html
 

http://www.rebelles.info/article-13752307.html

http://www.rebelles.info/article-13740018.html
 

http://www.rebelles.info/article-13809954.html 

http://www.rebelles.info/article-13851297.html 

http://www.rebelles.info/article-14121741.html

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 23:58

La Serbie n’échangera pas le Kosovo contre l’adhésion à l’Union européenne (UE), a déclaré lundi le vice-Premier ministre serbe Bozidar Djelic.

Il n’y a pas d’échange Kosovo contre Europe“, a déclaré M. Djelic cité par l’agence Tanjug. “La Serbie ne l’accepterait jamais et personne ne le lui offre“, a-t-il souligné. ->

Kosovo : Moscou promet une «réaction en chaîne»

Alors que le Kosovo assure qu’il sera indépendant avant mai 2008, la Russie a prévenu les Européens qu’une reconnaissance ne resterait pas sans «conséquences».

Et ça ne leur rappelle toujours rien… les historiens du 21e vont bien se marrer après coup.

639.JPG


Haro sur la Serbie !

290px-Carte-Serbie.pngDepuis quelques semaines la Serbie est à nouveau sous la pression combinée, de la communauté internationale et des islamo-maffieux kosovars. Cette offensive vigoureuse se développe simultanément sur deux fronts :

- Celui du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) avec pour exigence l'extradition vers La Haye de Radovan Karadzic et de Ratko Mladic, respectivement anciens chefs politique et militaire des Serbes de Bosnie.

- Celui sur le futur statut du Kosovo avec les trois rounds de négociations prévus avant décembre entre les Serbes et les Kosovars. Avec en toile de fond la date fatidique du 10 décembre, lorsque ces négociations sur le Kosovo seront terminées.

Cette simultanéité des pressions n'est pas une coïncidence. Pour arriver à ses fins la communauté internationale dispose d'une arme de destruction massive envers Belgrade : le chantage de l'adhésion à l'Union européenne.

Cela fait maintenant plus de dix ans, sans succès, que le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie exige l'extradition des deux anciens chefs bosno-serbes. Ceux-ci sont supposés se cacher en Serbie ou dans la république serbe de Bosnie. Mais la procureure du TPIY, Carla Del Ponte, a su saisir l'opportunité diplomatique qui s'offrait à elle : l'ouverture de discussions entre Belgrade et l'Union européenne sur la signature d'accords de stabilisation et d'association, préalables à l'ouverture de négociations d'adhésion à l'UE. En 2006 elle avait fustigé dans son rapport au commissaire européen à l'élargissement, Olli Rehn, la "coopération insuffisante" de la Serbie avec le TPIY. Le commissaire, dans son rapport aux ministres des affaires étrangères de l'Union européenne, le 27 février 2006, en avait conclu que les pourparlers entre Belgrade et l'UE ne pouvaient se poursuivre sans une coopération totale des autorités serbes avec le TPIY afin que soit traduit en justice les deux inculpés. Les Vingt-Cinq avaient donc signifié au chef de la diplomatie serbe, Vuk Draskovic, que si la Serbie ne respectait pas ses engagements envers le Tribunal de La Haye, la prochaine réunion entre les deux délégations, fixée au 05 avril, serait annulée et les négociations suspendues. C'est ce qui arriva. La situation était depuis bloquée. 

Mais à l'issue de sa visite en Serbie, le 26 octobre 2007, Carla Del Ponte a lancé cette petite phrase qui a fait l'effet d'une bombe : "La Serbie mérite d'entrer dans l'Europe". Pourquoi un tel revirement de la procureure du TPIY qui jusqu'à présent n'avait pas eu de mots assez durs pour critiquer le gouvernement de Belgrade ? Après tout, de l'aveu même de la presse serbe, la fameuse coopération de Belgrade pour l'extradition des suspects, mise en avant par Carla Del Ponte pour expliquer ce revirement, tient davantage lieu de la farce qu'à une politique sérieuse. 

C'est que l'enjeu est de taille et le moment crucial. Nous sommes à moins de deux mois de la décision ultime sur le statut du Kosovo. Il semble acquis pour les Etats-Unis que les trois rounds de négociations prévus avant décembre serviront surtout à démontrer à l'opinion publique internationale, aux Russes et aux Etats réticents de l'UE que tout a été tenté pour arriver à un compromis. En vain. Le 10 décembre un constat d'échec sera tiré. Le Conseil de sécurité de l'ONU incapable de se mettre d'accord sur une résolution, à cause de la menace de veto russe, laissera la place pour une déclaration unilatérale d'indépendance par les Albanais du Kosovo. Indépendance reconnu immédiatement par les Etats-Unis et les principaux états européens. 

Afin de tenter d'amadouer Belgrade, l'idée de lui offrir une compensation sous la forme d'une perspective d'adhésion à l'Union européenne a fait son chemin. D'ou le revirement de Carla Del Ponte et la plus grande souplesse envers Belgrade sur le sujet des extraditions. Si la Serbie cède à ce chantage, et on ne voit pas comment il pourrait en aller autrement tellement le peuple serbe, lassé par 15 ans de guerres et de privations, aspire au retour de la stabilité et de la prospérité, cela en sera fini de la souveraineté de la Serbie sur le Kosovo. Les perspectives d'une adhésion à l'UE et la garantie, par la communauté internationale, du respect des minorités serbes au Monténégro, au Kosovo et en Bosnie seront les "cadeaux" qui permettront aux négociateurs serbes de rentrer à Belgrade en sauvant la face. 

Il reste cependant quelques inconnues. On ne peut exclure la sécession de la partie nord du Kosovo à majorité serbe avec l'appui de Belgrade et de Moscou ou l'inclusion du Kosovo dans un vaste marchandage entre les Etats-Unis et la Russie à propos de l'intervention contre les installations nucléaires en Iran et le sort des minorités russes en Géorgie et Moldavie. (http://www.rebelles.info/article-12644804.html)

Quoi qu'il arrive, l'indépendance du Kosovo signera l'acte de naissance d'un paradigme. Du paradigme kosovar, conséquence directe des préceptes islamiques qui veulent qu'une communauté musulmane n'a pas à obéir aux lois d'un Etat "infidèle" et qu'elle doit, dès qu'elle en a les moyens (militaires, économiques ou démographiques), se révolter pour faire sécession de l'Etat impie afin de pouvoir vivre selon les lois coraniques. Cette victoire des islamo-maffieux du Kosovo qui se profile, risque bien d'être l'illustration de ce qui attend l'Europe occidentale dans un avenir à moyen terme. Des communautés musulmanes devenues majoritaires sur un territoire donné et qui pour obtenir le "droit" de vivre selon les préceptes coraniques s'insurgeront par les armes. On se souviendra alors que cette Serbie humiliée, dépouillée, fut le laboratoire européen de ce paradigme et qu'à l'époque, on lui a refusé toute clémence et toute compréhension.

saint-sava.jpgCar jusque dans les années 20 les Serbes étaient encore majoritaires au Kosovo, berceau de la culture et de la religion des Serbes. Mais avec la deuxième guerre mondiale les partisans serbes et leurs familles furent tués ou chassés du Kosovo par les nazis et leurs collaborateurs musulmans, albanais et bosniaques, engagés dans les divisions SS Skanderberg et Handchars. Après la guerre, le régime communiste interdira le retour des réfugiés serbes dans la région afin de limiter l'influence de la Serbie au sein de la fédération Yougoslave. Puis, durant la seconde moitié du XXème siècle la démographie galopante des musulmans albanais du Kosovo associée à une forte immigration des albanais d'Albanie fuyant la misère de leur pays fera que, dans les années 1990, la province est habitée à 90% de musulmans albanais. On estime aujourd'hui qu'un Albanais du Kosovo sur trois est originaire d'Albanie ou descendant d'immigrés albanais récents. Le Kosovo s'est ainsi progressivement islamisé.


David Bescond pour Rebelles.info

Solidarité Kosovo Noël 2007 / 2008



Arnaud Borella présente Solidarité Kosovo

Arnaud Borella présente l’association caritative Solidarité Kosovo. Depuis deux ans, au moment des fêtes de fin d’année, cette association, qui ne bénéficie d’aucune subvention, achemine vers les enclaves serbes - qui résistent héroïquement à l’occupation de leur territoire par les musulmans albanais - des cadeaux et donne ainsi du réconfort à ces enfants abandonnés par la communauté internationale, peut-être tout simplement parce qu’ils sont blancs, européens et chrétiens et que, par conséquent, leurs conditions dramatiques ne rentrent pas dans les préoccupations des professionnels grassement patentés du charity business. Extrait de l’émission du 4 août dernier sur Radio Courtoisie, consacrée au Identitaires. (7:06)


Solidarité Kosovo

L’hiver approche et comme chaque année depuis 4 ans Solidarité Kosovo va se déplacer en Serbie à Noël cette année afin d’apporter le soutien morale et physique dont nos frères Serbes ont tant besoin.

Vous n’êtes pas sans savoir que l’heure est grave, les Albanais musulmans menancent de proclamer l’indépendance de manière unilatérale dans les
semaines/mois qui viennent ce qui pourrait avoir des conséquences terribles pour les Serbes de Kosovo et de Métochie.

Je ne vais pas vous écrire un long discours sur les besoins des Serbes, vous les connaissez. Cette année nous organiserons des collectes de jouets, vêtements chauds et matériel scolaire dans plusieurs grandes villes françaises et aussi en Suisse. Si vous pouvez nous aider, cela serait plus qu’apprecié par les familles serbes que nous visiterons dans les villes et dans les enclaves.

Aussi, afin de financer cette mission et aussi pour acheter du matériel sportif (équipements de foot + boxe) pour les adolescents serbes de Kosovo et de Métochie je me permets de vous solliciter afin de vous demander si vous pouviez contribuez financièrement à cette mission.

100% de l’argent servira la mission et Solidarité Kosovo étant reconnue d’utilité publique vous recevrez un reçu fiscal et vous pourrez en déduire 66% de vos impôts.

Merci encore pour votre générosité. N’hésitez pas à faire suivre ce message auprès de vos amis.

Chèque à adresser à l’ordre de Solidarité Kosovo
B.P 15
38560 Jarrie
France

Arnaud Borella
Président de Solidarité Kosovo

www.solidarite-kosovo.com

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 23:57
Dans un récent article j'expliquais comment la candidature de Hillary Clinton aux présidentielles américaines de 2008 souffrait d'un coup de frein sévère - et, pour beaucoup, inattendu.

En effet, son premier concurrent n'a rien d'une bête politique. A 46 ans, Barack Obama, diplômé de Columbia et de Harvard, ne siège au Congrès que depuis deux ans. Sénateur de l'Illinois, seul Afro-américain de la Chambre Haute, il n'a proposé ni loi ni fait d'intervention mémorable.

Certes, il rappelle souvent son opposition à la guerre en Irak - un vote qui parut suicidaire en 2002 -, mais à part ce clin d'oeil susceptible de plaire à l'extrême-gauche, on peine encore à trouver de réelle consistance chez le candidat démocrate.

Tel est le "mystère Obama". Aucun programme crédible ("l'audace d'espérer" est une compilation d'idées plus ou moins vagues), aucune expérience (il a notamment proposé de violer la souveraineté du Parkistan, puissance nucléaire, afin de poursuivre les islamistes d'Al-Qaeda de l'autre côté de la frontière) et un côté "rebelle" qui est loin de faire l'unanimité (refuser de poser la main sur le coeur lors de l'hymne national est un crime aux Etats-Unis), le très jeune sénateur de l'Illinois ressemble peu à celui avec lequel on voudrait absolument le comparer : John Kennedy.

Comment expliquer que ce fantôme politique talonne de près la très expérimentée Hillary Clinton et soit en tête des primaires de l'Iowa, Etat-clé pour choisir la candidature démocrate ? L'amour. L'amour orgasmique de la presse papier et audiovisuelle. Obama danse au Saturday Night Show, tape le rythme gospel dans les mega-churches. Obama à la plage, torse nu, photographié par les paparazzis. Cet hiver, nous aurons droit à Obama en randonnée, Obama au ski, Obama et le thé chaud, Obama à la montagne...

Pur produit du star-système, Barack Obama est soutenu par Oprah Winfrey, grande prêtresse du superficiel dont le simple son de voix fédère des millions de personnes aux Etats-Unis. Pour lui, Oprah a déjà levé des millions et Hollywood, qui adore les flashs, tombe en pamoison. Clooney a déjà signé. Tous les autres suivront, vous verrez.

On crie au scandale au sein du parti démocrate, pour qui cette stratégie semble politiquement suicidaire. Maladroite, Hillary Clinton se venge en traitant durement les journalistes qui la suivent, provoquant l'exact opposé de la réaction attendue : Time Magazine offre sa couverture à Obama, ABC News et CBS dansent la Obama-polka, et le Financial Times invite ... Karl Rove, le stratège de George Bush, à prodiguer ses conseils au jeune premier pour battre "le monstre" Clinton. La folie, on vous dit.

Barack Obama est le seul candidat qui n'existe pas pour son bilan mais pour l'orgasme hystérique qu'il provoque chez les journalistes des deux sexes. Ségolène en plus bronzée.

Un candidat de papier, en somme. De là à faire trembler les urnes...
 


Article de drzz posté sur AgoraVox et repris sur Yahoo.fr


La championne des Démocrates traverse une passe inquiétante, dont le point culminant a été un très large sondage de Zogby publié 26 novembre 2007 la donnant perdante contre tous les candidats républicains.

Emoi dans le camp de la candidate démocrate Hillary Clinton. Après sa prestation en demi-teinte lors du dernier débat préparant les primaires démocrates, Hillary a subi une avalanche de revers qui inquiètent les stratèges du parti démocrate.Contrairement à ce qui se dit en Europe, la sénatrice de New York n'est pas assurée de décrocher la Maison-Blanche. Au contraire, elle cumule plusieurs défauts qui pourraient lui être fatals.

Tout d'abord, Hillary a voté pour la guerre en Irak, ce qui est un avantage lors de la votation nationale, mais un handicap de taille pour convaincre les militants démocrates durant les caucus. Ensuite, elle a fait preuve d'une légèreté stupéfiante lors du dernier débat, affirmant qu'il fallait autoriser les sans-papiers à obtenir le permis de conduire, une mesure rejetée autant par les Républicains que par les Démocrates ; les conséquences de cette gaffe sont encore incalculables.

Face à un Obama qui joue surtout sur sa jeunesse et son charisme, à défaut d'expérience, Hillary représente les vieilles "familles régnantes" des Etats-Unis. Nombre de commentateurs ont déjà prédit que la population américaine risquait de sanctionner l'ennuyeuse continuité Bush-Clinton-Bush-Clinton, ce d'autant plus qu'aux yeux de l'électorat, Hillary n'est pas "vierge" politiquement ; elle porte avec elle le bilan de son mari, un bilan en demi-teinte qui n'a rien d'enthousiasmant. Hillary est-elle condamnée à l'échec ?

Rien n'est moins sûr. Bornons-nous ici à détailler les qualités et les défauts de la candidate préférée des Démocrates. Côté qualités, son charisme indéniable, son expérience en politique et son sens de la répartie. Hillary a la stature présidentielle, ce qui n'est pas rien quand on sait l'importance que cela représente pour les Américains. Etre une femme ne devrait pas l'aider plus que de raison dans une ère où les femmes politiciennes sont devenues monnaie courante. Enfin, sa cote de popularité dans le monde devrait permettre aux Etats-Unis de retrouver leur image positive perdue depuis huit ans. En résumé : Hillary est le prototype parfait de la Démocrate du XXIe siècle.

Côté défauts, notons sa cote négative au sein de l'electorat, la plus élevée dans l'histoire d'une présidentielle. Les deux mandats de son mari et son côté autoritaire ne laissent pas de marbre, et avec l'affaire Monica Lewinsky et les rumeurs qui la disent lesbienne, il sera difficile pour elle de convaincre les milieux religieux, souvent décisif dans les élections américaines. De plus, son projet d'assurances pour tous, très socialiste, a peu de chances d'être chaleureusement accepté dans les milieux américains où la pensée que nous appellons en France "de gauche" est ultra-minoritaire. Egalement, on l'a dit, son côté "faucon" : Hillary a soutenu la guerre en Irak et soutiendra certainement une intervention en Iran. On ne saurait la blâmer, cela fait partie du jeu politique dans un pays en guerre. Mais ce calcul pourrait se retourner contre elle durant les caucus.

Hillary est-elle grillée ? La réponse ne s'affinera que durant l'été et l'automne 2008. En effet, c'est à cette période qu'un George Bush en difficulté avait pu renverser la balance. Pour le moment, concentrons-nous sur les chiffres. Malgré des sondages très favorables au niveau national, Hillary est devancée par Barack Obama dans les primaires de l'Iowa, un Etat réputé pour influencer le choix final du candidat démocrate. Plus inquiétant encore, un récent sondage de Zogby, portant sur près de 10 000 personnes, donne Hillary perdante face à tous les candidats républicains, une première depuis six semaines.

Dans le camp démocrate, il y a urgence : redresser la cote l'ex-première dame avant les primaires démocrates, sinon Barack Obama pourrait emporter la mise. Et l'on ne cache pas, dans le camp républicain, que la perspective du sénateur de l'Illinois en compétition en novembre 2008 serait un immense cadeau fait... aux Républicains.


Diminuer les impôts pour collecter plus d'argent

IMG-1068-thumb-copie-1.jpgC'est quelque chose qui semble difficile à comprendre en France. Pourtant, il s'agit d'une politique tout ce qu'il y a de plus simple et d'évidente. Diminuer les prélèvements obligatoires permettra de collecter plus d'argent de ces mêmes prélèvements.

Comment cela est-il possible ?
C'est en réalité assez logique si on y pense. Si vous diminuez les impôts, la première des conséquences sera un accroissement du pouvoir d'achat des ménages et de plus grosses réserves de fonds pour les entreprises. Cela conduira donc à une augmentation de la consomation de la part des ménages, et une plus grande capacité à investir de la part des entreprises.

Or, qui dit plus grande capacité à investir pour les entreprises dit diminution des coûts d'achat, ou augmentation de la production
(soit augmentation du pouvoir d'achat de la population par la création de nouveaux emplois, soit meilleure rémunération des emplois déjà existant). Ou encore, innovation avec l'arrivée de nouveaux produits. 

Et qui dit augmentation du pouvoir d'achat par l'investissement des entreprises et les baisses des impôts, dit augmentation de la consommation des ménages.
Augmentation de la consommation des ménages signifie besoin de plus de production, donc investissement et embauches. Et nous avons vu qu'investissement et embauche signifient plus de pouvoir d'achat, qui signifie plus de consommation.

L'augmentation de cette production et de cette consommation,
ainsi que l'augmentation des revenus de toute la population assurera au final une augmentation des revenus des impôts, avec un taux d'imposition pourtant moindre. Baisser les impôts permet donc bien de faire augmenter les revenus des impôts.

La diminution des prélèvements obligatoires a lancé, dans tous les pays
qui ont appliqué cette politique, un cercle vertueux de croissance et d'augmentation de la production et de la consommation. C'était la politique de Ronald Reagan, qui a sorti les Etats Unis d'une période de grande difficulté économique. Mais ce n'étaient pas les seuls. L'Angleterre, la Nouvele Zélande, l'Australie, l'Irlande, l'Espagne, aujourd'hui l'Allemagne... Tous ces pays se sont lancés ou se lancent dans cette stratégie. Pourquoi la France serait-elle le seul pays à ne pas pouvoir aller dans cette voie ? Il s'agit pourtant de bon sens économique. Tout le monde peut comprendre ce raisonnement, sans avoir fait d'études d'économie.



- Par Pierre Toullec (archives du très bon site FFGOP)


724-88692-20071119144645.jpgLe capitalisme global rend-il les pauvres plus pauvres, ou permet-il à des millions de gens d’échapper à la misère ?

J’ai récemment eu la chance de participer récemment à une série de débats sur ces questions organisés par le magazine Foreign Policy et Lettras Libres, une publication culturelle mexicaine. Rien de ce que j’ai entendu n’a changé ma certitude que le verre est à moitié plein, quoique disent les prophètes de malheur qui ne cessent de parler de calamités horribles.

Depuis la Révolution industrielle, la pauvreté a considérablement diminué de par le monde. Voici deux cents ans, le revenu moyen sur la planète était équivalent, en dollars constants, à moins de deux dollars par jour, il se situe à dix-sept dollars aujourd’hui. Ce fait est pertinent pour ce qui concerne les débats sur la globalisation : quand bien même la révolution des technologies de l’information, les biotechnologies, l’émergence de nouveaux acteurs mondiaux et les délocalisations nous donnent l’impression que nous sommes au milieu de quelque chose d’entièrement neuf,  nous sommes, en fait, dans une nouvelle phase du processus d’innovation qu’est l’économie de marché, et tout cela a commencé il y a déjà plusieurs siècles.
Le fait que vingt pour cent des populations mondiales soient extrêmement pauvres ne doit pas nous faire oublier que la vie de millions d’êtres humains s’est améliorée très fortement au cours des trois dernières décennies. L’illettrisme est passé de 44% à 18%, et seuls trois pays, sur un total de 102 pris en compte par l’Index du Développement Humain des Nations Unies, ont vu leurs conditions socio-économiques se détériorer. L’économie chinoise représentait alors un vingt-sixième des économies qui forment l’OCDE, elle en représente désormais un sixième.

Ce ne sont pas là des données disponibles seulement pour les spécialistes. Elles sont aisément accessibles et très faciles à comprendre. Des publications telles que The Improving State of the World, de Indur Goklany (Cato Institute), le rapport de David Dollar et Aart Kraay sur l’économie globale (« Speading the Wealth ») et Inequality Among World Citizens de François Bourguignon et Christian Morrisson (American Economic Review), pour n’en mentionner que trois, fournissent en abondance des preuves que le monde se porte mieux grâce à la croissance des flux de capitaux, de biens,  de services et d’idées.

Tout cela va à l’encontre des prédictions de ceux qui disent que, dans les années qui viennent,

La pauvreté a été la condition naturelle de l’humanité entière jusqu’à ce que l’économie de marché offre la possibilité d’une productivité sans cesse accrue. Il est estimé qu’en 2030, la richesse moyenne des pays en voie de développement sera celle de la République Tchèque aujourd’hui (22000$ par habitant). Le rapport Global Economic Prospects publié par la Banque mondiale récemment va jusqu’à dire que le Mexique, la Turquie et la Chine connaîtront alors un développement équivalent à celui de l’Espagne aujourd’hui.

Lors de la réunion de Monterrey, ceux qui tentaient de justifier leur phobie envers la globalisation évoquaient Cuba et le Venezuela comme porteurs d’autres paradigmes de développement, et parlaient des pauvres du Mexique pour expliquer que l’accroissement du commerce permis par l’Accord de Libre Echange Nord Américain était nuisible pour la grande masse des populations.

En 1953, la richesse  par tête à Cuba était équivalente à celle de l‘état du Mississipi aux Etats-Unis : aujourd’hui les exportations de l’île représentent le tiers des ventes des rhumeries Bacardi, symbole de la réussite des expatriés cubains. Le système vénézuelien est un exemple classique de capitalisme d’Etat fondé sur la rente pétrolière : et le revenu par tête est passé de ce qu’il était en 1950, soit deux tiers du revenu par tête américain,  à 15% du revenu par tête américain aujourd’hui. Les bidonvilles du Mexique ne sont pas les fruits de la croissance des échanges commerciaux entre le pays et les Etats-Unis, qui ont quadruplé au cours des quinze dernières années, mais ceux de la trop grande lenteur des réformes.

Le monde n’a pas été riche avant de glisser vers la pauvreté. Le progrès de l’économie de marché, qui a commencé à libérer le monde de ses difficultés, continue aujourd’hui à un rythme sans cesse plus rapide : en dépit des nombreuses restrictions auxquelles font face ceux qui échangent et créent de la richesse, et malgré les peurs que des mutations rapides inspirent à ceux qui ont des difficultés à s’adapter. C’est là une perspective qui réconforte. nous allons voir une croissance massive des richesses de quelques gagnants, alors que des millions de perdants seront laissés en arrière. S’il est probablement exact que l’écart entre les travailleurs peu qualifiés et ceux qui sont mieux formés signifiera que des gens différents subiront de façons différentes l’impact de l’évolution continue de l’économie globale, la réalité est que même ceux qui sont en bas de l’échelle bénéficieront de l’ouverture planétaire aux effets de la globalisation.


Par Alvaro Vargas Llosa, Senior Fellow et directeur du Center on Global Prosperity à l’Independent Institute. Il est l’auteur de Liberty for Latin America, Farrar, Strauss and Giroux, 2005.


PETROLE : LA SPIRALE SOCIALISTE DE LA MORT

Le socialisme sème toujours les graines qui conduisent à sa propre destruction.

L’appropriation étatique du pétrole n’est pas une exception à la règle. La plupart des gens ne discernent pas que 90% des réserves pétrolières du monde sont contrôlées par des gouvernements ou des compagnies appartenant à des Etats. Exxon-Mobil, l‘entreprise pétrolière privée la plus importante, ne possède que 1,08% des réserves pétrolières mondiales. Et les cinq plus grandes entreprises pétrolières mondiales prises ensemble n’en possèdent que 4%.

Il existe assez de réserves de pétrole liquide dans le sous-sol pour approvisionner des générations entières, et, si on inclut les sables asphaltiques et les schistes bitumineux, il y en a suffisamment pour des siècles. S’il existait un marché libre du pétrole où les réserves et la production seraient possédées et contrôlées par des entreprises se faisant concurrence, le prix du pétrole serait une simple fraction de ce qu’il est aujourd’hui.

Le prix élevé du pétrole est une conséquence directe de restrictions artificielles de l’offre imposées par l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole et quelques autres pays, dont les Etats-Unis, et par la mauvaise gestion et l’incompétence qui prévalent dans les compagnies d’Etat. L’OPEP est un cartel international dont font partie l’Iran, l’Irak, le Koweit, la Libye, l’Angola, l’Algérie, le Nigéria, le Qatar, L’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Venezuela. Ces pays contrôlent environ 77% des ressources connues de pétrole brut.

L’essentiel de ces pays, ainsi que d’autres producteurs de pétrole importants qui s’appuient sur des compagnies d’ Etat, tels la Russie, ont sous-investi dans le secteur de l’exploration et du développement de nouvelles unités de production, et ont très mal géré les unités de production existantes. (Si les politiciens occidentaux comprenaient les faits et parlaient vrai, ils pesteraient contre la « rapacité » socialiste et étatiste, et pas contre les compagnies pétrolières privées).

Le Vénézuela, bien qu’il ait, selon les estimations disponibles, les sixièmes ressources pétrolières du monde, voit sa production chuter en raison de la gestion désastreuse mise en place par le Président Chavez. Le Mexique souffre lui aussi d’une baisse de production découlant du fait que le gouvernement refuse l’exploration pétrolière privée et du fait que les compagnies pétrolières en place, au premier rang desquelles la Pemex, sont corrompues et incompétentes. A l’opposé, les Etats-Unis, qui ont dans leur sous-sol seulement 2% des réserves pétrolières mondiales, produisent 8% de la production globale, essentiellement parce que les entreprises pétrolières y sont privées.

D’ici une décennie ou deux, les pays socialistes et étatistes regretteront leur comportement actuel, et voici pourquoi : quand les prix d’un produit montent, les gens cherchent des alternatives et des substituts. Quand les prix du pétrole se situent durablement au dessus d’une fourchette de 30 à 40 dollars le baril, les schistes bitumineux du Colorado et les sables asphaltiques du Canada deviennent rentables : or les réserves représentés par ceux-ci sont beaucoup plus importantes que celles représentées par le pétrole brut.
Le problème à court terme est que l’exploitation des schistes bitumineux et des sables asphaltiques implique d’énormes investissements sur de nombreuses années. La production canadienne est en plein essor, mais il faudra encore quelques années avant qu’elle puisse répondre à l’essentiel de la demande nord-américaine et se substituer aux importations. Cela viendra néanmoins.
L’entreprise Shell a annoncé que ses dispositifs d’extraction dans le Colorado étaient opérationnels dès lors que les prix du baril se stabilisent au dessus de 30 dollars. Il faudra néanmoins quelques années pour que la production atteigne son plein rythme.

Quand bien même il existe aujourd’hui un engouement pour les biocarburants, ceux-ci ne pourront jamais permettre de produire davantage qu’une petite fraction des besoins énergétiques, car ils ne sont pas, si on les compare au pétrole brut, aux sables asphaltiques, et aux schistes bitumineux, compétitifs en termes de coûts de production. Ils occasionnent, de surcroît, une forte hausse du prix des matières premières agricoles. Le pétrole représente 40% de l’énergie utilisée aujourd’hui aux Etats-Unis et il est, pour les deux tiers, importé.
Passons maintenant à la bonne nouvelle. Les voitures que nous achèterons d’ici une décennie seront, selon toute probabilité, des voitures à énergie électrique. Des avancées considérables s’opèrent dans le domaine de la technologie des batteries. Et d’ores et déjà, les batteries existantes sont très efficaces pour faire fonctionner des automobiles. Mitsubishi vient de présenter une voiture entièrement électrique. Et Nissan et Renault ont annoncé qu’ils produiraient à très grande échelle des voitures électriques à partir de 2012.

A mesure que les gens passeront à la voiture électrique, les besoins en pétrole, importé ou non, vont décroître très vite. De nouvelles centrales nucléaires et de nouvelles centrales thermiques à charbon propre devront être créées pour produire l’électricité supplémentaire, mais leur coût de production représente une petite fraction du coût d’extraction du pétrole. Les nouvelles technologies dans le domaine des batteries permettront de mieux utiliser l’énergie solaire et l’énergie éolienne, car elles permettront de stocker l’une comme l’autre : le soleil et le vent resteront néanmoins des sources d’énergie limitées.

D’ici une décennie en somme, le monde ne sera plus l’otage de l’OPEP, cartel étatiste et socialiste. Les carburants liquides restent à l’heure actuelle indispensables pour le transport, mais lorsque l’électricité prendra l’essentiel de ce marché, l’Amérique, l’Europe, la Chine et le Japon découvriront qu’ils peuvent produire toute l’énergie dont ils ont besoin à partir de ressources  autres.

L’Amérique sera vite indépendante du pétrole importé en raison du développement des sables asphaltiques et des schistes bitumineux, dont la production sera vraisemblablement mise à l’abri de baisses drastiques des prix internationaux du pétrole. L’OPEP et ses compagnons de route n’auront plus entre les mains qu’une matière première qui aura perdu beaucoup de sa valeur en raison de leur myopie présente. Leur stratégie de hausse des prix n’aura fait qu’inciter leurs consommateurs à développer des alternatives économiquement et environnementalement  efficaces bien plus rapidement qu’ils ne l’auraient fait dans un contexte de marché libre. 

- Par Richard W. Rahn, qui est Senior Fellow au Discovery Institute, et chercheur au Cato Institute.

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 23:56
Islam
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La voiture sera notamment équipée d’une boussole indiquant La Mecque

Elle s’appelera tout simplement la «voiture islamique». L’Iran a donné officiellement hier le coup d’envoi à un projet pour le moins original de véhicule destiné aux marchés musulmans et fabriqué uniquement dans ces pays. «La voiture islamique sera une marque commune aux pays membres de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), dédiée aux marchés musulmans et visant à développer leur économie», a déclaré Manouchehr Manteghi, directeur exécutif du constructeur iranien IranKhodro, propriété de l’État.

 

L’OCI, la Turquie et le constructeur malais Proton se réuniront à Téhéran dès janvier pour réfléchir au projet. S’il est adopté , «il sera lancé en mars 2008 et réalisé en trois ans, à un coût estimé entre 200 et 500 millions de dollars», a précisé IranKhodro. Le modèle, produit en Iran ou en Malaisie, serait équipé, en option, d’une boussole indiquant La Mecque et d’un rangement pour le Coran.

 

Au-delà des aspects religieux, IranKhodro voit aussi dans ce projet un moyen de «contrer le monopole des Européens, Américains et Japonais sur le secteur automobile». Le constructeur iranien est le premier fabricant au Proche-Orient, avec une production d’environ 550 000 véhicules par an.



Occident



BMW Hydrogen 7, première voiture de série fonctionnant à l'hydrogène




Ca va faire mal.


Je ne me souviens pas être allé à un salon auto en Allemagne sans y avoir vu un prototype de BMW à hydrogène. Cela fait plus de 30 ans qu'ils travaillent sur l'hydrogène chez le constructeur munichois, et à chaque fois que je posais la question (et je la posais à chaque fois), on me répondait que bientôt, des autos seraient disponibles aux clients. Mais depuis 3 ans, j'avais bien senti que les choses s'accéléraient, et je crois que c'était en 2004 qu'on m'avait dit qu'il y aurait une version hydrogène de la génération actuelle de la série 7. La voici.

BMW avait naguère réalisé une maquette de Mini à hydrogène, mais le progrès vient habituellement par le haut, et pour la série, c'est avec raison sur la base d'une 760 Li que BMW est parti. Encore que, précisons-le de suite, il s'agit de toute petite série, puisqu'à ce jour, seule la production de 100 autos a été décidée. Première livraison en avril 2007, disponibilité à Munich, Berlin, Tokyo, Los Angeles et... Là où il y a des stations d'hydrogène, soit nulle part en France (!). Ajoutons aussi qu'aucune BMW Hydrogen 7 ne sera vendue, puisque les autos seront uniquement disponibles en leasing, au même tarif qu'une BMW 760 Li avec un contrat d'entretien complet.

Oui, l'hydrogène au même prix que l'essence, et on a même le beurre pour l'argent du beurre, puisque cette voiture est bivalente. Ou bicarburation comme on dit plus couramment. Elle marche aussi bien à l'essence qu'à l'hydrogène. Vraiment aussi bien, courbes de puissance et de couple sont quasiment identiques, ce qui est en soi un exploit, tant la combustion de l'hydrogène est différente de celle de l'essence. Mais cela ne s'est pas fait sans concession. Le V12 de la 760 normale (essence) donne 445 ch, il pourrait faire pareil avec de l'hydrogène, mais la faculté d'être bivalent réduit sa puissance à 260 ch, et son couple à 391 Nm.

Soit la puissance d'un 3 litres, et le couple d'un 4 litres chez BMW. Cest le prix à payer pour la mise en place d'un réseau de stations d'hydrogène. Mais déjà, avec une vitesse de pointe de 230 km/h, et une accélération de 0 à 100 km/h en 9,5 s, on reste au volant d'une voiture qui ne sera pas ridicule sur l'autobahn. Et ce qui est tout aussi important que les performances pour une limousine de haute volée comme celle-ci, c'est l'autonomie. Avec ses 2 réservoirs, la voiture peut parcourir plus de 650 km. 450 km environ à l'essence, avec un réservoir de 74 litres, et plus de 200 km à l'hydrogène, avec son réservoir de 8 kg.


Pour le stocker cet hydrogène, BMW a fait le meilleur choix technique, celui de l'hydrogène liquide. Pour l'automobiliste, c'est la meilleure solution, car l'hydrogène liquide est plus dense que l'hydrogène gazeux. C'est-à-dire que pour un réservoir d'un volume donné, on met plus d'hydrogène liquide que gazeux. Si en lieu et place de son réservoir d'hydrogène liquide, la BMW Hydrogen 7 avait un réservoir d'hydrogène gazeux à la pression de 350 bars, elle contiendrait moins de 3 kg de carburant. Alors tout serait bien, sauf qu'en terme de rendement global, il faut plus d'énergie pour liquéfier l'hydrogène que le comprimer. Mais bien sûr, ceci n'empêche pas de la production d'hydrogène liquide de manière totalement renouvelable, et écologique.

Ce choix de l'hydrogène liquide permet aussi de conserver un coffre normal, et cette série 7 répond à toutes les normes de sécurité en vigueur. Elle a subi les mêmes tests que les autres BMW de production, c'est une auto garantie par l'usine, et il n'y a pas à s'interroger comme on le fait devant certains kits de conversion au gaz. Ceci n'est pas un kit ! C'est une auto conçue avec tout le sérieux attendu d'une BMW. C'est important, car l'hydrogène liquide requiert une isolation parfaite, comme en témoigne le tuyau avec lequel on fait le plein : une vraie trompe d'éléphant !

A bord de l'auto, les passagers ne se rendent jamais compte du carburant qui est utilisé, même le conducteur l'ignorerait s'il n'y avait un voyant pour le lui indiquer. Il est invité à rouler à l'hydrogène, c'est le carburant principal, mais il peut toujours commuter à l'aide d'un bouton sur le volant. Et en cas de panne sèche, la voiture bascule d'elle-même d'un carburant à l'autre. Cette fonctionnalité est d'autant plus nécessaire que la voiture est gourmande. On ne peut pas oublier que cette auto est un superbe engin de très grand luxe, avec un équipement princier, notamment des portières avec fermeture assistée, douce et automatique.

16/17 l/100 km à l'essence, et presque 4 kg/100 km d'hydrogène. C'est donc l'occasion de comparer le rendement d'un moteur thermique avec celui d'une pile à combustible (PAC), puisque le GM Sequel (testé tout récemment) a lui aussi un réservoir de 8 kg d'hydrogène. Et quoique moins perrformant, il parcourt 480 km avec cette même quantité de carburant. Mais n'enterrons pas pour autant le moteur thermique, qui conserve des vertus de fiabilité, de simplicité d'entretien, de coût, et qui n'a surtout pas dit son dernier mot, puisqu'on attend encore le moteur à hydrogène monovalent, et totalement optimisé pour ce carburant.

Mais déjà, ce que signifie, cette BMW Hydrogen 7, c'est la fin des hydrocarbures alternatifs. Le GPL a été tué par le diesel, qui rejette 10/15 % de CO2 en moins que lui, mais il reste le gaz naturel (GNV). Un bon carburant, le GNV, puisqu'il permet à un moteur à allumage commandé d'avoir des émissions de CO2 quasi-égales à celles d'un diesel, soit plus faibles de 20/25 %. Mais au nom de quelle logique, on convertirait une essence pour la faire marcher au GNV et réduire ses émissions de 20/25 %, si pour un peu plus cher — surcoût pour un réservoir plus haute pression, alimentation et gestion moteur plus sophistiquée — on peut désormais avoir une conversion à l'hydrogène qui réduit les émissions de plus de 99 % ?

En effet, avec l'hydrogène, cette BMW n'émet quasiment que de la vapeur d'eau. Comme il n'y a plus de carbone dans le carburant, les émissions de CO2 devraient même être à zéro, mais avec l'éventuelle goutte d'huile qui peut passer à l'échappement, on se limite à écrire qu'elles sont réduites de plus de 99 %. Il en va de même pour tous les polluants toxiques, y compris les oxydes d'azote (NOx), car BMW est super champion pour optimiser la combustion de ses moteurs, et celle-ci s'effectue en amont des températures où se forment les NOx. C'est donc du quasi-parfait, avec le seul inconvénient de devoir ravitailler tous les 200 km. Mais suis-je bête ? La BMW 760 Li n'est pas une voiture de petit journaliste, et cette Hydrogen 7 encore moins, c'est une voiture de grand patron qui n'aura qu'à demander à son chauffeur d'aller ravitailler quand il le faut. Et assis à l'arrière, ce grand patron aura la satisfaction de ne plus polluer lors de ses déplacements, tout en continuant à bénéficier d'une auto du plus haut niveau. Ni Mercedes ni Lexus ne peuvent lui offrir cela.

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 23:57

La manifestation de SIOE s'est déroulée dans le calme et la sécurité. Aucune contre manifestation n'a eu lieu, et les forces de police étaient présentes.

Stephen Gash de SIOE Grande Bretagne :

 
Moins de 100 hommes et des femmes étaient présents pour manifester leur désapprobation pour la construction d’une nouvelle grande mosquée à Marseille, la plus grande sur le continent européen. Ces gens décidés et courageux étaient les ambassadeurs de millions d’Européens qui sont concernés de l'islamisation de l'Europe.
Mais même si ils sont courageux et décidés ils ne peuvent pas convaincre les maires qui veulent faire des mosquées dans les villes européennes, parce qu'eux et leurs politiciens diront : moins de 100 personnes contre la construction de mosquées en Europe ne feront pas de différence. Au contraire on pourrait même voir cela comme une approbation pour construire plus de mosquée dans d'autres villes en Europe.
Nous savons qu'il y a les gens qui ont peur de rejoindre une manifestation SIOE, parce qu'ils craignent la violence. Mais les cinq dernières manifestations SIOE ont été tenues dans une bonne atmosphère parce que les organisateurs des manifestations de SIOE ont fait de bons préparatifs. Ils ont pris tous les contacts nécessaires avec les autorités, donc les manifestations étaient légales et la police a été présente. Les cinq dernières manifestations ont montré qu'il n'y a aucune raison de craindre de rejoindre manifestation de SIOE.
Même le leader des ex-musulmans en Hollande a rejoin la commémoration de Theo Van Gogh le 2 novembre à Amsterdam, parce qu'il savait que l'on s'est occupé de la sécurité.

Il est donc maintenant de l'importance la plus grande que les gens qui partagent notre crainte de l'islamisation nous rejoignent maintenant afin que nous puissions envoyer un message clair à nos politiciens de semaine.
Arrêtez l'islamisation de l'Europe ! Pas de sharia ici ! Aucune construction de mosquée en Europe !

SIOE commencé en 2007. 2007 était le commencement. L'année suivante nous devons grandir à une taille où nous pouvons faire une différence.
Informez donc vos amis, vos familles et collègues qu’il existe là un groupe pan-européen, qui ne parle seulement d’arrêt de l'islamisation, mais qui effectivement fait quelque chose par des actions et des manifestations.
Si vous voulez vraiment arrêter l'islamisation alors vous devez supporter, épaule contre épaule, les gens qui pensent comme vous, et être présents à la manifestation suivante. Faites que chaque personne que vous connaissez, rejoigne SIOE et faites en sorte que 2008 soit l'année où nous changerons le cours des évènements.
Dans le début du Nouvel An nous publierons le calendrier des manifestations de SIOE pour les membres de SIOE.
“La seule chose nécessaire pour le triomphe du mal …… est que les hommes bons ne fassent rien !”
Edmond Burke (1729-1797)
Philosophe irlandais et homme d'Etat

PS de SIOE France : autre point de succès : les règles de la manifestation ont été respectées, les personnes présentes ont ainsi marqué leur volonté de permettre d’élargir au maximum la participation au manifestations de SIOE , et de manifester côte à côte, avec toutes les personnes, de toutes obédiences politiques et philosophiques, qui partagent l’idée du refus de la charia, de la théocratie, del’islamisation, de la construction des mosquées.
Discours de Stephen Gash à la manifestation du 8 décembre

Nous sommes réunis ici aujourd'hui, nous sommes un simple groupe de personnes, mais nous représentons des millions d’Européens, des millions qui sont effrayés de se joindre à nous, ou qui ne comprennent pas la menace à laquelle nous faisons face.

La menace la plus grande pour notre civilisation pour un demi-siècle. L’islamisme!

Cette menace a ses racines dans d'autres pays, qui peuvent avoir pour certains, une forme prétendue de démocratie, ou qui plus souvent ont supprimé la démocratie et oppriment leurs propres populations.

Cependant, bien que la menace pour nos propres démocraties et pour notre liberté de parole soit menée par d'autres pays, non-européens, l'Islamisme est encouragé par nos propres politiciens, par nos pouvoirs judiciaires, par beaucoup de nos médias et par la soi-disant “élite libérale”.

Cet encouragement apparait dans les standards doubles que nos politiciens appliquent lorsqu’ils légisfèrent. Un exemple typique est la fermeture d'abattoirs à travers l'UE pour des raisons d'hygiène et la sécurité. Dans le même temps, chaque année à Bruxelles pendant la célébration musulmane du Ramadan, des milliers de mouton sont rituellement abattus dans les rues de Bruxelles.

Les rues de la capitale politique de l'Union européenne se couvrent littéralement du rouge du sang. Aucune hygiène ou santé et des règles de sécurité ne s'appliquent aux Musulmans semble-t-il.

Pourtant si nous qui sommes réunis ici aujourd’hui, nous commencions à abattre des animaux d'une façon semblable dans les rues de cette ville, nous serions arrêtés immédiatement.

Cet encouragement de l’islamisme apparait encore dans l'imposition de pratiques Islamiques à la majorité des Européens qui sont pas des adeptes de l'Islam. Le plus récent et peut-être le plus stupide exemple est arrivé cette semaine dans le Yorkshire en Angleterre. Dans un hôpita, des infirmières ont reçu l’instruction de tourner les lits des patients musulmans vers la Mecque cinq fois par jour. Je parie qu’on ne le fait pas dans des pays Islamiques comme la Turquie et le Pakistan.

De nouveau en Angleterre, dans la ville de Leicester, les tombes d’un cimetière ont été faites de manière à faire face à la Mecque. Cela ne s'applique qu’au nouvelles tombes, je m'empresse de le préciser. Même nos politiciens ne le sont pas devenus stupides à ce point ....

À travers l'UE des pratiques Islamiques prennent le dessus sur les pratiques des non-musulmans.

Les enfants sont forcés à manger, dans les repas scolaires, de la viande abattue selon les règles allal, qu’ils soient des musulmans ou non. Des jours spéciaux pour les musulmans dans des piscines publiques existent maintenant en Allemagne, pour que des hommes infidèles ne puissent pas voir des femmes musulmanes dans des maillots de bain. Les non-musulmans ont défense de nager durant les “ jours musulmans”.

Dans les pays Islamiques, les femmes nagent en burkhas et des gants en caoutchouc. Peut-être que les pays de l’UE vont rompre les règles de l’hygiène pour faire de même en UE. Les règlements sur l'hygiène n'ont pas arrêté les Islamistes dans d'autres domaines, comme répandre du sang de mouton dans les rues, donc peut être que des femmes en burkhas et gants de caoutchouc vont apparaître un jour par semaine dans les piscines. Nous qui sommes réunis ici n’avons aucun doute sur le fait que les règles d’hygiène seront bafouées pour permettre aux musulmans de nager comme ils le veulent. Les en empêcher violerait leurs "droits de l'homme" sans doute.

Oui, de multiples façons l'Islamisation détruit le tissu de sociétés européennes. L’une, qui n’est pas des moindre, est la construction de mosquées énormes, telles que celle projetée à Marseille. Des horreurs architecturales semblables sont déposées partout l'UE, notamment à Londres et Cologne.

Ces mosquées sont conçues pour éclipser des bâtiments religieux non-islamiques existantes. Il n'y a aucune modestie dans l'Islamisme. Puisque la charia insiste sur le fait que les mosquées doivent être plus grandes que des églises, des temples et des synagogues.

Dans le coeur de l'Islam sunnite, l'Arabie Saoudite, on interdit d'avoir n'importe quel symbole religieux qui ne soit pas Islamique. Il est impossible de construire n'importe quelle construction religieuse autre qu'une mosquée.

Un cinquième de l’Arabie Saoudite est même interdit aux non-musulmans.

Cependant, l'Arabie Saoudite est le plus grand financeur de l'Islamisme dans le monde entier. Elle finance en particulier les mosquées monumentales des villes européennes.

Bien sûr on ne permet pas aux Européens de se sentir offensés. Les nouvelles lois sur la diversité et le multiculturalisme mettent en application la tolérance et l'acceptation des pratiques Islamiques chez nous.

Les Islamists ne sont pas génées d’offenser des infidèles, ils considèrent que c’est leur devoir en fait, mais nos politiciens rendent illégal d’être « haineux ».

Le Président français Nicolas Sarkozy aurait dit “il y a trop de musulmans en Europe”. Pourtant il soutient le projet d'Euro-Med qui permettra une libre circulation des gens dans l'UE à partir de pays Islamiques d’Afrique du Nord comme la Libye et l'Algérie.

Cela mènera finalement à Eurabia par lequel des pays comme la Jordanie, l'Irak et peut-être l'Arabie Saoudite lui-même rejoindra le superétat d'Eurabia.

Nous, qui sommes réunis ici aujourd'hui, représentons l'avant-garde de millions des Européens qui disent :

“Assez c’est assez!”

“Non à Eurabia!”

“Pas de Sharia Ici!”

« La Démocratie pas la Théocratie! ”

PAS DE MOSQUÉES À MARSEILLE OU UNE AUTRE VILLE, VILLAGE OU CHAMPS DE L’UNION EUROPÉENNE, JUSQU'À CE QUE NOUS NE VOYONS DES CATHÉDRALES, DES ÉGLISES, DES TEMPLES ET DES SYNAGOGUES A LA MECQUE! ”


source : http://stopislamisationdesesprits.blogspot.com/2007/12/la-manifestation-du-8-dcembre-est-un.html

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