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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 17:11

n6684734468-5379.jpgLe 4 février 2008 à partir de 13 heures est organisé à Paris sur le parvis de l'Hôtel de Ville, comme dans le monde entier, un grand rassemblement international contre les FARC pour soutenir la libération d'Ingrid Betancourt et les autres 774 otages retenus dans la jungle colombienne.
POUR SOUTENIR LES 774 OTAGES : UN MILLIONS DE VOIX S'UNISSENT DANS LE MONDE CONTRE LES FARC

Un grand rassemblement international est organisé à Paris et dans le monde entier le 4 février prochain. Il s'agit pour le peuple colombien et ses amis de mobiliser l'opinion publique mondiale sur l'horreur subit au quotidien par le peuple colombien à cause d'un groupe terroriste : les FARC (Force Armées Révolutionnaires Colombiennes). C'est la cause humanitaire de cette année.

Un seul objectif : que de simples citoyens s'expriment devant le monde entier pour partager le malheur de la Colombie et dire simplement :


STOP! LES FARC

STOP ! Les attaques des populations les plus vulnérables

STOP ! Les enlèvements

STOP ! Les massacres et les assassinats

STOP ! Les actions terroristes

STOP ! LES FARCS


Des manifestations, marches ou rassemblements, auront lieu un peu partout le 4 février prochain en Colombie et dans le monde entier : Paris, New York, Londres, Madrid, Buenos Aires, Miami, Sydney, Barcelone, Munich, Toronto, Philadelphie, Boston et Quito, et d'autres villes encore.


Par Guy Sorman

L’Irak ? Non. Le Dollar
? Pas plus. L’absence d’assurance sociale ? À peine. La débâcle du crédit immobilier ? Certes pas . Le réchauffement climatique ? À coup sur , non. L’Iran ? À la rigueur.

Rien de ce qui, vu d’Europe ou d’ailleurs, nous paraît constituer une sorte de crise américaine, ne déterminera les prochaine élections présidentielles. Ce qui emportera le choix des primaires puis l’issue finale relèvera avant tout , de la morale , de la religion, de la psychologie des candidats. Ces candidats sont-ils pieux ? Démocrates et Républicains, tous pratiquent ou le prétendent ; la piété est plus intérieure chez les Démocrates , affichée chez les Républicains. Mitt Romney est Mormon : est-ce suffisamment chrétien ? Huckabee est un pasteur baptiste ? Voici qui en fait un candidat crédible . Mais il est soupçonné d’avoir accepté des cadeaux , Hillary Clinton aussi : est-ce bien moral ?Barack Obama avec un tel prénom, n’est-il pas un peu musulman ? Par chance , il se trouve un pasteur qui se porte garant de sa foi chrétienne. Rudolf Giulani s’est marié trois fois ? Désormais, c’est juré, il est un mari fidèle. Le Président américain pourrait être noir, une femme, mais athée , jamais.

Il importe ensuite que ce futur Président ne soit pas de gauche . Il n’existe pas de parti socialiste aux Etats-Unis ; mais les Démocrates doivent tous se défendre d’être libéraux, un mot (qui aux Etats-Unis, signifie l’inverse de son sens français) si salissant qu’on ne le désigne que pas son initiale , L. Etre L, c’est envisager que l’Etat résoudrait les problèmes économique et sociaux mieux que n’ y parviendraient l’économie de marché et la responsabilité individuelle ; alors que le vrai problème , disait Ronald Reagan, c’est l’Etat , c’est Washington . Tout candidat pour Washington, se doit d’être contre Washington.

Pacifiste est aussi suicidaire que L : le candidat sera donc un chef de guerre crédible qui fait confiance aux troupes. Le seul pacifiste déclaré , Ron Paul, passe pour extravagant ; une dérive qu’il compense par une passion immodérée pour le capitalisme . 

Du côté Républicain, l’allure martiale sied naturellement à John McCain, héros du Viet Nam et Rudolf Giuliani, héros du 11 septembre ; chez les Démocrates , Hillary Clinton y travaille en gommant sa féminité et par des tournées sur le front. Ce n’est qu’à New York, plus exactement au Nord Ouest de Manhattan ( Upper west side) , ou sur quelques campus universitaires, qu’un observateur européen en quête d’une gauche américaine, rencontrera une poignée d’anti-impérialistes avec qui sympathiser.

Vu d’Europe , ce qui rend les candidats si semblables est donc plus net que leurs différences : tous estiment que les Etats-Unis ont une destinée manifeste, de caractère quasi mystique. Tous dialoguent avec le Christ. Tous considèrent que le capitalisme américain est insurpassable. Aucun n’envisage un retrait du monde, ni économique, ni militaire. N’ayons sur ce sujet aucun doute : le cœur des Etats-Unis reste Reagano -conservateur .Un Président démocrate sera moins conservateur qu’un républicain mais il ou elle ,restera tout de même à l’intérieur du carré magique tracé par Ronald Reagan en 1980 : peu d’Etat, de la morale , du marché et de l’activisme militaire .

L’Irak ? Seul Obama regrette que l’armée y soit allée, il souhaite qu’elle en parte vite mais ce sera pour se renforcer en Afghanistan. Aucun autre candidat sérieux n’envisage un retrait du Proche-Orient d’autant que le sort des armes à Bagdad, grâce au général Petraeus, paraît tourner à l’avantage des Etats-unis. Ajoutons que l’Irak, aperçu à la télévision américaine, c’est assez loin et une affaire de professionnels.

L’assurance maladie est une préoccupation plus immédiate mais pas centrale non plus ; aux quelques dizaines de millions d’Américain non assurés (mais soignés dans les hôpitaux) , les Démocrates, et aussi les Républicains, proposent une meilleure couverture à condition qu’elle ne soit ni centralisée ni étatisée. Une Sécurité sociale à la française, ou à la canadienne qui lui ressemble, un monopole public, nul n’en voudrait aux Etats-unis et nul candidat ne le suggère : la liberté du choix et la privatisation, restent des normes incontournables . Une même prudence vaut pour le crédit immobilier : quelques millions de familles surendettées ont perdu leur logement ,mais il importe avant tout que le plus grand nombre continue à accéder à la propriété . Aucun candidat ne porterait atteinte à ce rêve-là. 

L’écart entre Républicains et Démocrates est-il plus franc sur les sujets qui fâchent et dressent véritablement certains Américains contre d’autres ? L’avortement , le droit de porter des armes , la peine de mort , l’immigration . Pour tous les candidats , c’est un exercice de funambule : les Démocrates penchent vers la liberté du choix des femmes, le contrôle des armes personnelles, l’abolition de la peine de mort mais avec modération. On s’en remet volontiers à la sagesse de la Cour Suprême et à la responsabilité locale des Etats . Les Républicains ne surenchérissent pour condamner l’avortement que pour mobiliser leur base radicale ; face aux électeurs dans leur ensemble, ils balancent sur la même ligne étroite que leurs adversaires . 

Reste l’immigration : sur ce sujet, les postures relèvent de l’arithmétique électorale. Depuis Ronald Reagan et avec George W Bush , les Républicains sont plus accueillants aux immigrés que les Démocrates , parce que plus individualistes ou à l’écoute des entreprises en quête de main-d’oeuvre . Les Démocrates ? Plus proches des syndicats , ils sont restrictifs , avec précaution : les Latinos pèsent plus lourd que les xénophobes et les riverains du Mexique hostiles aux clandestins . La même arithmétique rapproche les candidats confrontés à la mondialisation et aux importations chinoises : les emplois perdus coûtent des voix, mais les consommateurs des supermarchés en rapportent plus .

Le réchauffement climatique ? En dehors de la Californie, toujours en pointe ou à la mode, la plupart des Américains n’y croient pas et ceux qui le redoutent sont moins nombreux que ceux qui refusent une taxation de l’énergie , serait-ce pour sauver la planète. George W Bush n’a pas fait ratifier le traité de Kyoto par le Sénat , mais Bill Clinton et Al Gore non plus, parce que tous savaient que le Sénat y est unanimement hostile. Parions que le prochain Président, fera confiance à l’innovation technique, le credo américain, plutôt que d’accepter une contrainte internationale.

À ce seuil, l’économie n’a pas été évoquée parce que ce n’est pas aux Etats-Unis, un sujet politique ; il n’existe pas de Ministère de l’économie , on s’en remet au marché et à ses institutions, la Banque fédérale en particulier . Les controverses ne portent que sur la redistribution de la croissance : les Démocrates sont disposés à taxer les super riches , mais sans excès . Ils savent que les capitaux et les chefs d’entreprises sont volatiles.

Comment les Américains pourraient –ils arbitrer entre des programmes aussi nuancés ? La personnalité des candidats fera la différence : le caractère, la psychologie plus que l’économie ou la guerre , comme un vaste reality show à l’échelle de la nation.

Le monde devrait-il s’en inquiéter puisque le président des Etats-unis est aussi celui des non Américains ? La prospérité, la paix, la libre circulation sont partout tributaires du cours du Dollar et de la présence militaire américaine, gendarme planétaire . Mais le résultat de ces élections présidentielles sera-t-il si décisif ? La Maison blanche est pour l’essentiel un système autogéré et les institutions américaines plus durables que le pilote . Oui, l’idéologie dominante importe mais les élections de 2008 ne préfigurent pas une mutation comparable à celle de 1932 avec le New Deal, ni à celle de 1964 avec la Grande Société de Lyndon Johnson, ni à la Realpolitik de Richard Nixon en 1968 .La révolution conservatrice des années 1980 n’a pas encore épuisé son élan ; elle n’a pas non plus d’alternative , pas cette fois-ci .

Bill-Clinton-copie-1.jpgArticle de Vernon Smith, professeur de droit et d’économie à la George Mason University. Il a reçu le prix Nobel d’économie en 2002.

La crise conjointe du secteur immobilier et du marché des prêts nous rappelle à nouveau que toutes les implosions financières  ont leurs origines dans les mêmes causes : la possibilité d'emprunter à court terme et de prêter à long terme, sans assez de fonds propres pour faire face aux orages périodiques susceptibles de survenir dans l’intervalle.


Néanmoins cette bulle a été différente. En dehors du fait qu’elle a été alimentée par des achats immobiliers et des prêts aménagés, les uns comme les autres basés sur des fonds propres inadéquats, accrus par l’apport d’argent des autres, à la fin du processus, les plus values sur cessions d’actifs allaient de pair avec le droit d’encaisser 500.000 dollars de profit, net d’impôts. On peut remercier le Président Clinton pour sa décision de 1997, applaudie à l’époque par les banques, les promoteurs, et les citoyens désireux de bénéficier du statut de demi millionnaire acquis sur la base d’un investissement qu’ils ne pouvaient comprendre, et qu’ils croyaient, en se mentant à eux-mêmes, être sans risques. On peut remercier ceux qui ont alimenté la mère de toutes les bulles immobilières, ceux d’entre nous qui ont voulu acheter une seconde ou une troisième maison, et aussi des maisons avant qu’elles ne soient construites, et qui les ont vendues à quelqu’un d’autre qui rêvait de rester riche assez longtemps pour vendre la maison à un autre fou.

Une fois de plus, quoi que nous tentions de dire, et par delà la rhétorique politique, nous n’avons pas aidé les pauvres, et nous avons applaudi une action du gouvernement conçue de manière inepte.

La fringale de consommation est aujourd’hui finie, et il y a largement assez de blâmes et de reproches à disséminer. Le Congrès, quand ses membres cessent leurs bavardages inutiles, cherche à sauver la situation en envisageant des décisions qui  ne pourraient que créer à une date future la grand mère de toutes les bulles immobilières. Cette assemblée auguste a oublié depuis longtemps qu’elle a planté le décor pour toutes les bulles immobilières en créant des agences financées par le contribuable, Fannie Mae et Freddie Mac*, comme prêteurs immobiliers de dernier ressort.

Les innovateurs financiers qui ont inventé la titrisation en tant que mécanisme permettant de créer un marché national des liquidités pour les prêts sont maintenant critiqués pour avoir créé un « problème d’agence ». Ce qui équivaut à dire que les gestionnaires n’ont pas eu d’incitation à fournir aux investisseurs une information transparente quant aux risques économiques sous-jacents. Mais est-ce que la transparence importe encore  lorsqu’on est au sommet d’une bulle ? Les critiques prétendraient résoudre  le problème d’agence en recourant à davantage de régulation gouvernementale. Désolé de le dire, mais ne peut-on pas considérer que l’intervention politique constitue le plus grand de tous les problèmes d’agence ? Le Federal Reserve, confronté à un danger récurrent  d’insolvabilité, se sent lié par sa responsabilité face au risque d’une cascade de défaillances dans les obligations de haute qualité  et face à de mauvais investissements en quête de profits asymétriques libres d’impôts. Les ombres portées de Long Term Capital, de la crise des Savings and Loans, et de la « Portfolio Insurance »**, cas répertoriés où des emprunts à court terme ont servi à prêter sur des périodes plus longues que prévues, se font sentir. Les emprunts, en ces divers cas, ont tous été conditionnés par l’existence de liquidités qui se sont révélées pouvoir s’assécher à une vitesse inquiétante.

En conséquence, nous avons un Fed indépendant, conduit par les forces du marché à gérer les traits les moins défendables des marchés immobiliers. De surcroît, au moment où le Fed a abandonné sa position de lutte contre l’inflation, le dollar, le pétrole, l’or et les prix des matières premières produits ont indiqué un risque d’inflation, et deux mois plus tard, les prix à la consommation ont confirmé ce risque.

Une action plus audacieuse, et plus secourable envers les pauvres, que celle qui a consisté à exempter le secteur immobilier de taxes appliquées aux plus values sur cessions d’actifs, aurait pu consister à exonérer d’impôts toutes les plus values sur cessions d’actifs pourvu que le capital soit réinvesti, autrement dit non consommé : or, oui, chers citoyens, l’immobilier relève de la consommation.

A la différence de la bulle immobilière récente, les excès du marché boursier des années  1990 ont financé des milliers de nouveaux investissements, et certains de ceux-ci ont ouvert des voies  innovantes pour gérer la prolifération de nouvelles technologies . Le résultat : des gains de productivité inscrits dans la durée, et dont les effets se sont fait sentir jusqu’à une période récente.


Adam Smith, dans la Théorie des sentiments moraux (1748), notait judicieusement que la consommation des riches avait peu d’effet sur le bien être des pauvres.

Le revenu des riches est, en fait, largement investi dans les outils productifs et la connaissance, qui créent de la valeur à long terme pour tous  

« Les riches sélectionnent seulement ce qui est le plus précieux et agréable… bien qu’ils cherchent surtout… les gratifications de leurs désirs vains et insatiables, ils partagent avec les pauvres le fruit des améliorations ».

Les dépenses dans l’immobilier ne sont pas des « améliorations » qui mènent à une productivité accrue et à une richesse supplémentaire future qui sera partagée avec les pauvres. Elles ressemblent plutôt à la satisfaction d’une vanité subventionnée par le gouvernement.


Par la terreur et avec l’aide des medias, ils veulent toute la Palestine

hamas_20march_20w_20flag_204_2023_2004Par Albert Soued, pour www.nuitdorient.com

Il est indéniable qu’aussi bien le Hamas de Ismail Hanyeh que le Fatah de Mahmoud Abbas reprennent le scénario habituel de feu Arafat. Plus Israël s’enfonce dans des négociations, plus ils soufflent sur le feu de la violence.

Itshak Rabin à Oslo, puis Ehoud Barak à Sharm el Sheikh sont tombés dans le panneau de négociations où leurs adversaires leur extorquaient le maximum de concessions pour leur faire comprendre aussitôt qu’avec la violence des missiles, des tirs au pigeon sur les routes et des bombes humaines dans les villes, ils pouvaient obtenir toute la Palestine. Et aujourd’hui Ehoud Olmert se trouve dans la même impasse (1).

Sous la pression du Département d’Etat Américain, Annapolis a démarré ce processus asymétrique où Israël doit céder et donner et les Palestiniens recevoir un territoire "contigu" et viable dans une Palestine indépendante, sans aucune contrepartie tangible ou vérifiable, sans aucune action sérieuse et responsable pour cesser la terreur et commencer à construire un état.

Israël s’est désengagé de Gaza unilatéralement en 2005, évacuant par la force 8000 de ses citoyens de leur terre, de leur maison, de leur gagne-pain. Un "bienfaiteur" américain ex-directeur de la Banque Mondiale, a même racheté les serres des implantations, de magnifiques potagers et vergers, pour les offrir aux Palestiniens, dans le but de faire vivre des milliers de familles. Ces serres sont aujourd’hui démantelées, ravagées ou délaissées. Un vrai désastre. Mais à Gaza, c’est le chaos permanent et le mouvement islamiste radical Hamas, ayant pris le pouvoir, en a éjecté les dits modérés. Le Hamas est financé aussi bien par l’Iran que par l’Arabie. Les camps de réfugiés créés il y a 60 ans perdurent et continuent à être subventionnés par les Nations Unies.

Pendant le temps où ceux qu’on avait évacué de Gaza essayaient difficilement de se réinsérer ailleurs sur le territoire Israélien, les nombreuses milices armées et incontrôlées du Hamas et du Fatah déversaient des milliers de roquettes Qassam et de mortiers sur les villes et implantations limitrophes tuant, blessant et traumatisant des centaines d’Israéliens. Peu de médias européens en parlent.

Périodiquement, venant du territoire de Cisjordanie contrôlé par l’Olp et le Fatah de Mahmoud Abbas, des terroristes tuent des citoyens Israéliens, randonneurs, travailleurs ou officiers de police, s’infiltrant à travers les postes-frontières, dans les écoles, les supermarchés ou posant des bombes au bord des routes. La brigade al Aqsa, bras armé du Fatah, vient d’annoncer même que ce n’était que le début d’une offensive plus vaste. C’est donc la guerre ! Israël se défend par des attaques ciblées contre les responsables et leurs chefs instigateurs ou en limitant les échanges commerciaux, ne laissant passer que les convois humanitaires. Mais dans ces convois, le sucre est parfois remplacé par des explosifs.

Hier encore, le groupe humanitaire Zaka essayait de ressusciter une femme policier, sous le feu des terroristes du Fatah. C’est donc bien la guerre qui continue. Une guerre certes asymétrique, mais qui est constante, n’ayant aucune limite dans sa portée, ni dans son ampleur, et qui n’obéit qu’aux règles de la violence et de la haine viscérale, cherchant à éliminer l’autre ou au mieux à l’inciter à quitter les lieux.

Dans leur partialité constante, les médias européens parlent rarement de la terreur palestinienne visant les Israéliens, les victimes étant toujours du même côté, même s’il s’agit de mises en scène de crises humanitaires montées par les Palestiniens (2).

Il est vrai qu’il est entré dans le subconscient de l’Européen de la rue que l’arabe est toujours une victime et que l’Israélien est l’"agresseur". Les spécialistes devraient élucider cette perversion de la pensée (3).

La situation est analogue en Colombie où les terroristes du Farc sont encensés parce qu’ils ont enfin libéré deux otages. Ils l’ont fait pour se faire valoir et faire valoir un de leurs fans, le président du Vénézuela Ugo Chavez, mais, en même temps, ils ont pris en otage 6 nouvelles victimes innocentes. Et là les médias se taisent. Car "la pensée dominante, politiquement correcte et perverse" des médias, considère que les guerilleros terroristes sont des héros, victimes d’un pouvoir colombien abusif qui ne fait rien pour libérer les otages. C’est ce que répète inlassablement et d’une voix nasillarde la très "médiatique" fille de l’otage Ingrid Bettancourt.

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Notes

(1) Ehoud Olmert pourrait être visé par le rapport appelé Winograd. Cette enquête sur les responsabilités de la 2ème guerre du Liban ayant tardé à être divulguée, a surtout comme enjeu la stabilité politique d’Israël. Rappelons qu’en dehors des annonces d’objectifs qui n’ont jamais été atteints, lors des 2 derniers jours de la 2ème guerre du Liban, Ehoud Olmert a pris des décisions malheureuses qui ont coûté la vie à 33 soldats.

Le rapport définitif de la commission Winograd devait en toute logique censurer le 1er ministre, mais des "tractations" de dernière minute ont fait en sorte que le rapport final est plus nuancé à l’égard du 1er ministre. Or l’opinion publique ne l’entend pas de cette oreille et la cote d’Olmert est au plus bas (quelques %), alors qu’Abraham Burg ex-président de la Knesset, qui s’est exilé à Paris parce qu’il considère qu’Israël est "un état nazi et raté", vient d’encenser Ehoud Olmert comme étant le meilleur 1er ministre d’Israël depuis 30 ans....

Plutôt que de vouloir survivre coûte que coûte, "en arrosant les uns et les autres" et en risquant un schisme dans la société, Ehoud Olmert devrait organiser des élections en 2008, mais il ne le fera pas.

(2) Des journalistes Palestiniens ont déclaré le 23 janvier 2008, qu’à au moins deux reprises, le Hamas avait mis en scène des "blackout" pour mettre fin aux sanctions économiques contre la bande de Gaza. Dans un cas, des journalistes invités à couvrir une réunion du Hamas, présidée par le Premier ministre Ismaël Haniyeh, ont été surpris de découvrir celui-ci avec ses ministres, assis autour d’une table sur laquelle on avait allumé des bougies. La pièce était plongée dans l’obscurité. Dans l’autre cas, les journalistes ont découvert les députés du Hamas rassemblés dans une salle mise en scène de la même manière. Les journalistes ont déclaré qu’il n’y avait pas besoin de bougies, les réunions ayant lieu en pleine journée. Les responsables du Hamas avaient tout simplement tiré les rideaux.

(3) "Israël est le seul endroit au monde qui fournit de l’électricité à des organisations terroristes qui lui lancent des roquettes. La vie des Palestiniens dans la bande de Gaza n’est pas facile en raison du terrorisme qui y règne, et ceci doit être clair comme de l’eau de roche : le Hamas peut changer la vie de la population gazaouie en un rien de temps, s’il cesse son terrorisme" - Tsipi Livni, ministre des Affaires étrangères, 21 janvier 2008


Nouveau livre d'Albert Soued - Quand le Moyen-Orient verra-t-il la lumière ?

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 15:11
Pierre-Alain Pralong, secrétaire général en entreprise – Nous voici bientôt à cheval sur 2007-2008. Commençons par l’outil de travail : Internet. Quel bilan pour leblogdrzz et pour monde-info ?
  
Miguel Garroté, rédacteur responsable monde-info – C’est le choix d’Internet après des années de presse écrite. D’une part, les sites et les blogues Internet, sont devenus, le dernier espace, de liberté sans conditions. D’autre part, les sites et les blogues Internet, sont devenus, le cinquième pouvoir. Cela, plus personne ne le conteste. En outre, les sites et les blogues Internet, peuvent, comme les agences de presse, diffuser, des informations instantanées, en temps réel.
  
  
Pierre-Alain Pralong – Qui s’informe aujourd’hui sur les sites et les blogues Internet ?
  
Miguel Garroté – De plus en plus de personnes, y compris des politiciens de haut rang, des journalistes, des écrivains, des attachés de presse, des directeurs de la communication et des universitaires, ont recours aux sites et aux blogues, pour s’informer. De plus en plus de personnes ont recours aux sites et aux blogues Internet, parce que le quatrième pouvoir, à savoir les médias, la presse écrite, la radio et la télévision, exercent, presque tous, l’autocensure, au nom du politiquement correct et de la pensée unique. Il y a vingt ans, Louis Pauwels, alors Rédacteur en Chef du Figaro Magazine, s’inquiétait, déjà, de la dictature croissante de la pensée unique. Les sites et les blogues sont la réponse actuelle à cette dictature anesthésiante de l’esprit.
  
  
Pierre-Alain Pralong – Concrètement, comment se déroule le passage de la presse écrite à la presse internaute ?
  
Miguel Garroté – J’ai téléchargé, en avril de cette année, monde-info, sur Internet, après avoir exercé, le même métier, pendant de nombreuses années, dans la presse écrite, y compris avec la formule de la Lettre d’Information (Newsletter). Quelques mois après la transformation, de la Lettre monde-info, en un blog monde-info sur Internet, j’ai été sollicité, toujours pour écrire, par divers supports du net, sur lesquels on peut me lire aujourd’hui. Ainsi, outre mon propre blog, http://monde-info.blogspot.com , je publie, pour ainsi dire quotidiennement, sur http://leblogdrzz.over-blog.com , sur http://rebelles.info et sur http://juif.org . De façon plus occasionnelle, je publie sur d’autres supports Internet, tels que par exemple http://www.upjf.org/ , http://www.nuitdorient.com/ et http://www.surlautrerive.com/ .
  
  
Pierre-Alain Pralong – Quel est le point commun entre ces sites et blogues ?
  
Miguel Garroté – Le point commun, des sites et blogues, sur lesquels j’écris, c’est, entre autre, la prise de conscience, que le terrorisme islamique et divers régimes musulmans, poursuivent une guerre mondiale, contre la société libre, de culture judéo-chrétienne ; et que la société libre, de culture judéo-chrétienne, a le droit et le devoir, de résister, à cette guerre mondiale, que poursuivent, contre elle, le terrorisme islamique et divers régimes musulmans.
  
  
Pierre-Alain Pralong – Tu as véritablement pris pied dans http://leblogdrzz.over-blog.com, un blog néoconservateur qui compte, en moyenne, 1'500 lecteurs par jour provenant de dizaines de pays. Pourquoi être entré dans leblogdrzz ?
  
bush-4.jpgMiguel Garroté – Parce que je suis attaché à un idéal, ne transigeant pas, sur les valeurs judéo-chrétiennes ; un idéal qui demande, au moins, le respect de ces valeurs, dans une économie libre de marché ; dans une société libre et démocratique. Dans l’amitié avec les USA et dans le soutient à Israël. Parce que je ne veux pas, que les générations futures, se retrouvent, un jour, dans une société protectionniste, nationaliste, fermée et policée. Le patriotisme oui. Le nationalisme craintif non. A l’époque de Ronald Reagan, premier président américain néoconservateur, je suis sorti du gauchisme OLPique, mais j’étais, encore, sous l’influence, de l’antiaméricanisme et de l’antisionisme, véhiculés par les médias. En 2007, j’ai réalisé, mieux vaut tard que jamais, que ce que Reagan proposait jadis ; et que Bush tente de maintenir vivant aujourd’hui, c’est, justement, ce en quoi je crois, depuis longtemps. Il se trouve qu’en termes politiques, on nomme cela le conservatisme ou le néoconservatisme. C’est ni l’UMP ni le Front National. C’est entre les deux. En Europe, c’est politiquement très incorrect, de s’afficher conservateur ou néoconservateur. Néanmoins, j’ai pris pied dans leblogdrzz, un blog néoconservateur. Et je ne le regrette pas le moins du monde. Au contraire, j’en suis très heureux.
  
  
Pierre-Alain Pralong – Quid de l’Eglise catholique en 2007-2008 ?
  
Miguel Garroté – Catholique veut dire universel, c’est à dire, attaché à Dieu qui s'étend à tout, qui s'étend partout. Je rappelle ici que j’ai vécu, tant à la maison qu’à l’école et à l’université, dans l’athéisme anticlérical jusqu’à l’âge de 27 ans. Je me suis converti à Jérusalem, en 1983, sans faire exprès, non pas lors d’un pèlerinage, mais lors d’un voyage en relation avec mon activité. Pour moi, le catholicisme, en 2007-2008, se vit, dans une attitude, à la fois ouverte sur les autres ; et transparente sur nos convictions. Les catholiques d’aujourd’hui, nous ne sommes pas en position de force. Nous avons peu de pouvoir temporel. Alors contentons-nous d’être des témoins, pas des prosélytes agressifs. Le monde va mal. Il a besoin d’unité. Si nous voulons de l’œcuménisme, je propose de continuer avec les Juifs. Plutôt que de nous planter avec les musulmans, dans de creux bavardages, au cours desquels, est soigneusement évité, le vrai problème : l’islam radical et intolérant, source de dictatures et de terrorismes. Je note, qu’à aucun moment, Benoît XVI, n’a formulé, une mise en garde, concernant la lutte contre le régime iranien. Il parle de paix tout en condamnant la guerre islamique. Pour ceux qui savent décortiquer les déclarations vaticanes, c’est un signe, que le pape actuel, est très conscient, du péril islamique. Peut-être grâce aux suites de sa conférence à Ratisbonne.
  
  
Pierre-alain Pralong – Quelles sont tes relations avec les sites et blogues catholiques ?
  
Miguel Garroté – Leblogdrzz est un blog néoconservateur, catholique et ami d’Israël. Jusque là, mes relations, en termes de blogues et de sites, sont – évidemment – excellentes. En revanche, je suis catastrophé, par la plupart des blogues et sites catholiques français. La plupart des blogues et sites catholiques français, critiquent ou ignorent, le catholicisme philo-sioniste. Alors que le catholicisme philo-sioniste, est dans la filiation, de Charles Péguy et de Jacques Maritain, deux catholiques philosémites français. La plupart des blogues et sites catholiques français, critiquent ou ignorent, les conservateurs et les néoconservateurs. Ils les critiquent ou les ignorent, sous le prétexte idiot, que le conservatisme, serait, disent-ils, une invention du siècle des lumières. J’appelle cela « être à côté de la plaque ». Nous sommes bientôt en 2008. Le principal adversaire, c’est l’islamisme terroriste. Et voilà que, dans un pays avec 40 milliards d’euros de déficit et 1'000 milliards d’euros de dettes, on se masturbe intellectuellement, pour savoir, si c’est catholique ou pas catholique, d’être conservateur ou néoconservateur. Quand on a la maison qui part en miettes, on commence par s’allier aux plus proches, pour rebâtir la maison. On ne s’enferme pas, dans un catholicisme, intello-franchouillard et anachronique, qui prône le « nous sommes les seuls qui savent », dans l’opposition et la contestation permanentes. Entre la nostalgie de l’Ancien régime et le rêve d’un Ordre Nouveau, ceux qui croient tout savoir ont surtout l’art de se planter. J’espère, pour cette France que j’aime, un meilleur discernement en 2008 qu’en 2007.
  
  
bagin-1.jpgPierre-Alain Pralong – Venons-en au point le plus sensible. Monde-info, leblogdrzz, rebelles.info et juif.org publient, entre autre, des articles « sionistes ». Peux-tu, encore une fois, nous expliquer ce que cela signifie, selon toi, être juif sioniste et être catholique philo-sioniste ?
  
Miguel Garroté – But of course… Pour moi, sioniste et philo-sioniste, c’est tout simplement, reconnaître aux Juifs, le droit, d’avoir un Etat juif. Il y a des dizaines d’Etats musulmans et des dizaines d’Etats islamiques qui se définissent comme tels. Ils se proclament ouvertement Etat musulman ou Etat islamique. Et ces mêmes Etats, refusent, la simple idée, d’un seul et unique petit Etat juif. La Palestine historique est grande. La Jordanie, Etat artificiel peuplé à 70% de Palestiniens, la Jordanie, partie intégrante de la Palestine historique, constitue le seul Etat palestinien viable. L’invention selon laquelle la Judée-Samarie (« Cisjordanie ») doit devenir un Etat palestinien est un piège et une imposture. Cela ne fonctionnera jamais. Israël sans la Judée-Samarie, c’est un Etat juif dont les frontières ne sont pas réellement défendables. Inversement, la Judée-Samarie est trop petite pour devenir (en plus au cœur d’Israël), un Etat palestinien.
  
  
1501iranb.jpgPierre-Alain Pralong – Pourquoi cette conviction que l’Iran est actuellement la menace numéro un ?
  
Miguel Garroté – L’Iran, malgré le stupide rapport NIE (agglomérat compilé par treize agences américaines de renseignement incapables de se mettre d’accord), rapport sur lequel je me suis déjà prononcé, l’Iran, disais-je, dispose de missiles de longue portée et l’Iran dispose d’uranium enrichi. L’Iran est en mesure de fabriquer, aujourd’hui même, une « bombe sale ». L’Agence Internationale de l’Energie Atomique le sait. Les services secrets britanniques le savent. Les services secrets français le savent. Les services secrets israéliens le savent. Et même les services de renseignements américains, y compris la très nulle CIA, le savent. L’Iran est une théocratie intégriste. Son discours est génocidaire. L’Iran finance le Hezbollah, divers éléments du Hamas et divers éléments en Judée-Samarie (« Cisjordanie »). L’Iran finance divers éléments en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et ailleurs. Il y a trois pays très dangereux pour l’équilibre mondial : l’Iran, la Corée du Nord et la Syrie. Mais le plus tentaculaire et le plus menaçant des trois, c’est actuellement l’Iran. Mes amis et moi avons consacré, une bonne partie de l’année 2007, à le démontrer, sources fiables et vérifiables à l’appui.
  
  
Pierre-Alain Pralong – Après tous ces sujets, souvent inquiétants, quel est ton message de fin d’année, pour les lectrices et les lecteurs de leblogdrzz et de monde-info notamment ?
  
cervin.jpgMiguel Garroté – Oui, je sais, tout le monde, aimerai, une note positive, pour conclure. C’est humain. Primo, je constate, que l’Irak, n’est plus soumis, à l’enfer, des attentats suicides quotidiens. Pour un pays, dont l’ancien chef, Saddam Hussein, avait fait périr, sous une forme ou sous une autre, 3 millions de citoyens, c’est évidemment très réjouissant. Secundo, je constate, qu’en Israël, tant l’opposition, que la population et l’armée, sont déterminés, à ne pas laisser l’Iran, concrétiser, ses projets génocidaires nucléarisés. Tertio, je constate, que la victoire, de la gôche, aux USA, n’est pas acquise, peut s’en faut. Quarto, je constate, que ni Sarkozy ni Kouchner, ont renoncé, à l’amitié franco-américaine ; et à la lutte commune contre l’Iran. Quinto, je constate, qu’en Europe, y compris en France, le conservatisme et le néoconservatisme, progressent, malgré l’antiaméricanisme ambiant. L’année 2008, pourrait être, l’année, de la victoire, des Républicains, aux élections présidentielles américaines. L’année 2008, pourrait être, la dernière année de survie, des mollahs intégristes, qui sévissent, à Téhéran, depuis 1979. J’affirme que le cinquième pouvoir, le net, doit, de ces faits-là, poursuivre son travail. A mes amis Juifs et Chrétiens, pratiquants et non pratiquants, croyants et non croyants, à drzz et son équipe, à David Bescond, à l’équipe de juif.org, à Menahem Macina, à Albert Soued, à Ofek, à l’équipe Pralong, à Mgr Joseph Roduit, aux Pères Nicolas Michel Amman, Jean-Marie Baptiste Cettou et Gérald Void, à Sr. Marie-Christine et Sr. Séraphim, à Vincent Pellegrinni, à tous les autres et à toutes les autres – je ne peux pas citer chacune et chacun – je souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année. Que l’espérance et le courage nous habitent tout au long de l’année 2008.


UNE PLATEFORME COMMUNE SUR L'ESSENTIEL

  
La répression soft, les menaces de mort et la censure qui cache son nom, sont devenus, tous les trois, des crimes légitimés. Mais personne ne nous fera taire. Ci-dessous, je tente de dégager, une plateforme commune sur l’essentiel, à partir d’un certain nombre de textes et d’auteurs, dont je partage les analyses et les idées. Je reprendrai plus en détail, ce thème important, de la plateforme commune sur l’essentiel, dans un prochain article.
  
Carte-2-copie-5.JPG1- Le mensonge fait office de vérité
Ci-après, deux citations qui démontrent le mensonge sur l'Iran ayant soi-disant suspendu son programme nucléaire militaire. « l'Iran viole effectivement, depuis longtemps, le TNP (traité de non-prolifération). Les Iraniens, s'ils décidaient d'aller au plus vite, auraient actuellement besoin d'au moins un an, plus probablement de deux, pour disposer d'une quantité de combustible suffisante pour se doter d'une arme nucléaire » (L'Express du 22/08/2005, Bruno Tertrais, Chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique ; propos recueillis par Dominique Lagarde).
  
« L’élément central du rapport, contenu dans sa première ligne, affirme: ‘Nous estimons avec une grande certitude que Téhéran a suspendu son programme d’armement nucléaire au printemps 2003’. D’autres analystes – John Bolton, Patrick Clawson, Valerie Lincy and Gary Milhollin, Caroline Glick, Claudia Rossett, Michael Rubin et Gerald Steinberg – ont disséqué et réfuté avec adresse cette parodie médiocre et scandaleuse de propagande politicienne, de sorte que je n’ai pas à revenir ici sur ces aspects. En outre, des membres importants du Congrès ne sont ‘pas convaincus’ par les conclusions des auteurs du rapport. Les dirigeants français et allemands lui ont opposé une rebuffade, de même que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord; et même l’Agence internationale de l’énergie atomique a émis des doutes. Les services de renseignement britanniques pensent que leurs collègues américains ont été menés en bateau et les experts israéliens se montrent choqués et déçus » (Daniel Pipes 12 décembre 2007).
  
2- Il faut le travail des idées
« Pour être un Blair, il faut qu’il y ait eu, auparavant, une Thatcher pour accomplir les tâches les plus âpres. Dois-je ajouter, et ce sera ma façon de trouver des circonstances atténuantes à Sarkozy que, pour qu’il y ait eu Thatcher au Royaume-Uni, puis Reagan aux États-Unis, il a fallu qu’il y ait auparavant le travail des idées, celui des Think Tanks. La France est un pays où ceux qui font le travail des idées et qui ne sont ni socialistes ni étatistes ont le plus grand mal à se faire entendre. Il en résulte des débats souvent hémiplégiques, et une incompréhension du monde et de l’économie. Tant que rien ne se modifiera en ce domaine, les changements politiques auront des destins de feuilles mortes en fin d’automne, et l’avancée vers le crépuscule sera striée d’apparences de sursauts, juste d’apparences » (« Juste des apparences de sursauts », Guy Millière, Les 4 vérités hebdo, mardi 27 novembre 2007).
  
3- Prévenir la guerre civile
« La République doit reprendre pied dans ces lieux surarmés, laissés aux trafiquants et aux prêcheurs radicaux. Il est ahurissant de voir que même les journalistes y courent des risques réservés jusqu’alors aux grands reporters dans des zones de combats. La police doit y avoir sa place, voire l’armée (…) L’apparition de fusils de chasse et de pistolets à grenailles lors de ces derniers affrontements est d’autant plus préoccupante que nombre de cités recèlent des armes de combat. Les utiliser demain serait un acte de guerre civile » (« La France en morceaux », Ivan Rioufol, Le Figaro, vendredi 30 novembre 2007).
  
4- Notre résistance
« Un éditeur m’a commandé, voici un peu plus de deux ans, un ouvrage sur le conflit du Proche-Orient. Au moment de la parution, cet éditeur a reçu des menaces parfois graves. J’ai moi-même été menacé, de mort, par égorgement quelquefois. J’ai pu, grâce à des correspondants se cachant sous divers pseudonymes, enrichir mes connaissances dans le domaine de l’antisémitisme islamique (…) Il est des sujets désormais tabous en France, qu’on ne peut plus aborder sauf à risquer l’ostracisme, la marginalisation, voire sa propre vie. Il existe en ce pays une forme de totalitarisme occulte qui pose des glissières à l’intérieur desquelles se situe la pensée acceptable et tolérable. Ce qui a été graduellement considéré comme inacceptable et intolérable, ces dernières années, ce ne sont pas des idées telles que le racisme ou l’antisémitisme (...)  Non, ce qui est inacceptable, c’est de ne pas participer à l’hystérie collective vis-à-vis des dirigeants démocratiquement élus de la plus puissante démocratie du monde, et de dire que ces dirigeants parlent et agissent en faveur des droits de la personne humaine (…) Ce qui est inacceptable est de dire la vérité sur le Proche-Orient, sur l’Irak, sur Israël surtout. On me dit que cela va changer : j’attends de voir. En attendant, je n’accepte pas une censure consensuelle et qui ne dit pas son nom (...) J’ai appelé ce livre qui a failli ne pas paraître ‘Houdna’(1), parce que c’est un mot arabe qui veut dire 'trêve' (...) Il y a des 'trêves', mais il n’y a pas de paix (...) Nous sommes dans une guerre planétaire dont l’épicentre est au Proche-Orient ». (Guy Millière pour Les 4 Vérités hebdo le 12 décembre 2007).
  
5- Nous ne sommes pas seuls
Pour continuer la résistance au « totalitarisme occulte » et à la « la censure consensuelle »,paris-liberte-eiffel.jpg selon les deux excellentes formules de Guy Millière, nous devons lire et citer, outre les auteurs mentionnés dans cet article, à savoir, je les nomme encore une fois : Bruno Tertrais (Fondation pour la recherche stratégique), Daniel Pipes, Yvan Rioufol (Le Figaro), Guy Millière (Les 4 vérités hebdo), John Bolton, Patrick Clawson, Valerie Lincy, Gary Milhollin, Caroline Glick, Claudia Rossett, Michael Rubin et Gerald Steinberg. Outre ceux-là, écrivais-je, nous devons lire, relire et citer, aussi, Charles Péguy, Jacques Maritain, David Bescond (rebelles.info), Claude Moniquet (ESISC), Alexandre del Valle, Laurent Murawiec (MENA), Michel Gurfinkiel et Maurice Dantec et pourquoi pas...Gélim Téroga (2).
  
      (1)   ‘Houdna’ est disponible pour le prix de 11 euros sur le site des éditions Underbahn : www.underbahn.net.
  
(2) "Dieu est-il dépressif ?", Editions St-Joseph, février 2007. 8 euros.
Diffusion:
 miguel.garrote@yahoo.fr


LE LIBAN N'EXISTE PAS POUR L'INSTANT


Mardi 11 décembre 2007
Miguel Garroté, journaliste
  
Dans un article, publié dans la Jewish World Review (1), édition du 30 novembre, Caroline Glick, qui est aussi, rédacteur en chef adjoint du Jerusalem Post d’une part ; et membre senior pour le Moyen Orient du Center for Security Policy (Centre pour la Politique de Sécurité) à Washington, d’autre part ; Caroline Glick donc, revient, longuement, sur la Conférence d’Annapolis. J’aimerais, reprendre et commenter, ci-après, l’essentiel de cet article, dont l’auteur, pose sur la table, avec courage, les vrais enjeux, à venir, pour Israël.
  
Le premier point, soulevé par Caroline Glick, est loin d’être anodin. Ce point, relate, les tribulations, de Madame Tzipi Livni, Ministre israélien des Affaires étrangères, lors de la Conférence d’Annapolis. En effet, à cette conférence, les services de Condi Rice ont séparé physiquement les Juifs et les Arabes. Lors de la principale assemblée de la conférence d’Annapolis, en accord avec les Saoudiens, les Américains ont interdit aux Israéliens d’entrer dans le hall par la même porte que les Arabes. Caroline Glick expose les faits : « A la réunion des ministres des affaires étrangères, la ministre Tzipi Livni interpella ses homologues arabes sur leur comportement discriminatoire. ‘Pourquoi personne ne veut-il me serrer la main ? Pourquoi personne ne veut-il être vu discutant avec moi ?’ demanda-t-elle ostensiblement. La ministre des affaires étrangères d’Israël humiliée ne reçut aucun soutien de son homologue américaine. La secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, qui passa son enfance dans le Sud américain ségrégationniste, a pris le parti des Arabes. Bien qu’assez polie pour remarquer qu’elle ne soutient pas le massacre des Israéliens, elle ne fit pas mystère du fait que ses vraies sympathies penchent vers les Arabes racistes. Condi Rice le formula ainsi : ‘Je sais ce que c’est que d’entendre que vous ne pouvez pas aller sur une route ou à travers un point de contrôle parce que vous êtes un Palestinien. Je comprends le sentiment d’humiliation et d’impuissance’. Les remarques de Rice montrent clairement que pour la Secrétaire d’Etat, il n’y a pas de différence entre les Israéliens essayant de se défendre eux-mêmes contre une société palestinienne djihadiste qui soutient la destruction de l’Etat juif, et des Sudistes blancs intolérants qui opprimaient les Noirs américains du fait de la couleur de leur peau. Il est vrai qu’Israël a des problèmes de sécurité, mais en ce qui concerne Rice, les Palestiniens sont les victimes innocentes. Ce sont ceux qui sont discriminés et humiliés, pas Livni, qui a été obligée – par Rice – d’entrer à la conférence par la porte de service », conclut Caroline Glick.
  
Certes, quelques médias, ont relaté, avec sobriété, les mêmes faits, mais sans éprouver le moins du monde le besoin de s’en indigner. J’imagine, les mêmes médias, si c’était Israël, qui avait imposé, l’apartheid, aux Arabes, durant la Conférence d’Annapolis.
  
Le deuxième point soulevé par Caroline Glick porte sur le Premier ministre israélien, Ehud Olmert. Caroline Glick écrit : « A Annapolis, les USA se sont joints aux Arabes pour attribuer à Israël la part du lion du blâme pour l’absence de paix entre Israël et les Palestiniens. Mais vous n'entendrez pas cela de la bouche d’Olmert, qui œuvre sans cesse à cacher ce qui est arrivé là-bas. Olmert cache la vérité parce que sa stabilité politique repose entre les mains des partenaires ‘faucons’ de sa coalition, Yisrael Beiteinou (parti de la droite patriotique) et le Shas (parti patriotique des Juifs pieux). En fait, le gouvernement Olmert a fait des concessions massives. La déclaration conjointe Israël - OLP à Annapolis contient une promesse associée «de propager une culture de paix et de non-violence ; de s’opposer au terrorisme et à sa provocation, qu’il soit commis par des Palestiniens ou des Israéliens. Bien qu’Olmert, Lieberman et Yishai aient négligé l’acceptation de l’équivalence morale avec les djihadistes palestiniens comme une concession rhétorique sans signification, la décision du gouvernement est pleine d’implications politiques et légales. La rencontre sans précédent de l’ambassadeur des USA Richard Jones cette semaine, avec la présidente de la Cour Suprême d’Israël Dorit Beinisch a montré clairement que les USA exigent que les Cours israéliennes interprètent le droit d’une manière préjudiciable, de façon à diaboliser les opposants israéliens à un Etat  palestinien, et à l’épuration ethnique des Juifs de Judée et de Samarie. Leur rencontre a aussi donné le signal que les USA attendent d’Israël qu’il traite les activités de construction légales par les Juifs de Judée et de Samarie, et même dans de quartiers de Jérusalem, comme des actes criminels. Puisque le gouvernement Olmert a accepté qu’Israël est moralement indifférencié de l’Autorité palestinienne, il est difficile de prévoir qu’il empêchera la criminalisation de ses opposants politiques. Dorénavant, les Israéliens qui s’opposent aux décisions du gouvernement Olmert peuvent s’attendre à être traités comme les équivalents moraux des terroristes palestiniens".
  
Sur les chances de voir aboutir la paix, Caroline Glick rappelle que « dans le passé, ‘la substance du processus de paix’, pour l’administration Clinton, était de signer des accords de paix. Ce n’était pas de s’assurer que les Palestiniens soient vraiment intéressés à vivre en paix avec Israël. Quand Rice a déclaré qu' ‘un échec n’est pas une option’ dans le processus de paix à venir, elle a fait savoir clairement qu’il en est de même pour l’administration Bush aujourd’hui. Elle veut un accord. Que les Palestiniens veuillent sérieusement la paix ou non n’est pas son affaire ».
  
« Sur Jérusalem », écrit Caroline Glick, « le fait est qu’Israël a donné son accord pour négocier le statut de sa capitale en acceptant de discuter toutes les questions importantes. Puisque les Américains veulent un Etat palestinien d’ici un an et qu’ils savent que le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas ne fera aucune concession sur Jérusalem, on peut s’attendre à ce qu’ils mettent la pression sur Israël pour accepter la position palestinienne ».
  
soldier.jpgQuant à moi, j’ajoute, pour conclure, qu’Israël est une démocratie. Que plus des deux tiers des Israéliens ne croient pas au miracle annapolique. Que plus de 90% des Israéliens désavouaient Olmert bien avant la Conférence d’Annapolis. Qu’il me paraît étrange que l’on s’obstine à parler de « paix » avant de mettre fin, aux trois guerres anti-israéliennes, menées depuis Gaza par le Hamas ; depuis la Judée Samarie par une dizaine de milices privées incontrôlables ; et depuis le Sud-Liban par la milice iranisée du Hezbollah. Je n’imagine aucune démocratie occidentale prête à lâcher du terrain face à la guerre de la terreur. Avant de parler d’autonomie basque, les Espagnols veulent détruire l’ETA. Avant de parler d’autonomie corse, les Français veulent détruire le FLNC. Mais Israël, avant d’en finir avec le Hezbollah, le Hamas et la dizaine de milices privées incontrôlables de Judée Samarie, Israël donc, doit lâcher cette même Judée Samarie et, en plus, une partie de sa capitale, Jérusalem. Parce qu’une Secrétaire d’Etat américaine, est, soudain, peinée, d’avoir subit, jadis, le racisme anti-black. C’est le sommet du blues.
  
MONDE-INFO.jpg
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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 15:05
L’Union européenne est un régime despotique

Milliere Guy - mercredi 09 janvier 2008

europe
Le despotisme éclairé a été une doctrine politique très en vogue au XVIIIe siècle, celui des Lumières. Il s’agissait de combiner l’absolutisme à la française et l’esprit de la Raison.

Parmi ses adeptes, Voltaire et Diderot. Des monarques comme Frédéric de Prusse et Catherine de Russie, l’on incarné. On pourrait croire à tord qu’il s’agit là d’un passé révolu. La construction européenne telle qu’elle s’opère depuis une soixantaine d’années a de nombreux liens de parenté avec le despotisme éclairé.
La démocratie n’y a jamais été la préoccupation majeure dès lors qu’elle a, sur le continent européen, pris souvent le visage de la démocratie absolue qui, faute de reconnaître la souveraineté du Droit, peut aisément, selon l’expression d’Edmund Burke, se changer en « tyrannie multipliée ». Le respect humble du Droit tel qu’il s’est défini chez John Locke n’y a pas été la préoccupation majeure non plus. L’idée que quelques esprits d’élite guidés par des principes sublimes pouvaient constituer une société rationnelle a, elle, été présente dès l’origine.

Il a été dit que l’Europe s’est bâtie sur des fondements économiques : c’est inexact. L’Europe s’est bâtie sur la volonté de quelques politiciens et technocrates d’éviter que se reproduisent les errements qui avaient par deux fois au vingtième siècle conduit les Européens au pire et au bord de l’autodestruction. Elle s’est bâtie selon les logiques de la « politique industrielle » et du pouvoir suprême de « ceux qui savent » et décident parce qu’ils sont censés savoir.
L’ère était aux trusts et à la planification indicatrice, et ces références ont été bien plus importantes que toute référence au libre marché. Le projet de traité proposé en 2005 avait pour objectif de parachever l’édifice. Bien qu’il ait été rejeté par les Français et les Néerlandais, et quand bien même il serait aujourd’hui encore rejeté par de nombreux peuples européens s’il était soumis à leurs votes, il fait son retour. Et conformément à la logique du despotisme éclairé, il est prévu que les peuples ne soient pas consultés.

Les Français sont ignorants ou désinformés en matière économique et ils ne comprennent rien à la mondialisation et à l’ère post-industrielle dans laquelle nous entrons. Mais on ne remédiera pas à cet état de fait en laissant régner l’ignorance et la désinformation et en prenant des décisions sans informer les gens. Une économie dynamique implique des choix faits en connaissance de cause par un maximum des acteurs concernés. On pourra me dire que pour « peser » économiquement et géopolitiquement, l’Europe a besoin d’être unie.
Je répondrai que ce qui compte économiquement est le dynamisme, que celui-ci se dessine à l’échelle planétaire et que, pour se dessiner, celui-ci a besoin de liberté, pas de technostructures. Quant à la géopolitique : une zone en déclin militaire, démographique et financier ne peut qu’être une zone de faiblesse et ne pourrait en sortir qu’en remédiant à ce déclin, ce qui passe par la liberté et l’esprit de responsabilité, pas par des réunions confinées de monarques plus ou moins relookés.

La prétention est de concurrencer les États-Unis : Vladimir Boukovski, dans son livre « L’Union européenne : une nouvelle URSS ? » paru voici quelques années, procédait à une comparaison plus appropriée. Les dirigeants européens se sont réunis en fin d’année 2007. Ils ont signé un texte illisible. Ils ont parlé d’« avancée », et convenu qu’il ne fallait pas demander leur avis aux simples mortels. Plus de 70 % des règles et lois qui prévalent des pays d’Europe viennent de Bruxelles. Le Parlement européen n’a aucun pouvoir. Le Conseil décide sans la moindre transparence et sans rendre de comptes à qui que ce soit.

La Commission exécute et rajoute des décisions et n’a de comptes à rendre qu’au Conseil. Il sera bientôt inutile de voter : les parlements nationaux ont, d’ores et déjà, moins de pouvoir que ceux de l’un des cinquante États des États-Unis par rapport au gouvernement fédéral américain qui, lui, a des comptes à rendre devant les électeurs.

Aucune des entreprises majeures de la nouvelle économie n’est née en Europe, mais qu’importe aux despotes. Partout ailleurs, on pense que l’Europe va devenir vieille, moins développée, islamisée ; mais qu’importe aux despotes. Oui, ils sont « éclairés » et ont des projets « grandioses ».



Le néo-communisme vert tue lui aussi

Milliere Guy - mercredi 02 janvier 2008

ecologie, rechauffement-climatique
En une ère où le néo-communisme vert ne cesse de faire des progrès et de disséminer sa propagande insidieuse dans les médias, il est utile de voir qu’il existe des antidotes.

J’ai déjà parlé ici du livre de Claude Allègre, « Ma vérité sur la planète » (Plon/Fayard), ou de l’ouvrage de Bjorn Lomborg, « L’écologiste sceptique ». Il est possible d’y rajouter l’excellent livre de Cécile Philippe, « C’est trop tard pour la terre » (J.-C. Lattès), ou encore : « Écologie la grande arnaque » (Albin Michel) de Christian Gérondeau, qui pose de bonnes questions telles : « Pourquoi dépenser chaque année des dizaines de milliards d’euros pour tenter de réduire nos émissions puisque celles-ci ne représentent guère plus de 1 % des émissions de la planète, tandis que la Chine met en service chaque semaine une centrale à charbon de grande puissance ? ». Ou encore : « Pourquoi couvrir notre pays d’éoliennes qui produisent du courant dont nous n’avons pas besoin ? ». La liste ne serait pas complète sans l’ouvrage de Jean de Kervasdoué, « Les prêcheurs d’apocalypse » (Plon), et les ouvrages parus en langue anglaise.

Et il est tout à fait intéressant (mais aussi consternant) de constater que si les scientifiques qu’indigne et que révolte l’asservissement d’éléments prélevés sur des discours vérifiables à des lubies grotesques, ce sont les lubies qui tiennent toujours le haut du pavé. Il est intéressant aussi de constater que, comme le communisme, le néo-communisme vert est radicalement antihumaniste, repose sur une multitude de coercitions destinées à tuer la liberté, mais recourt aussi à la falsification des faits, aux thèses catastrophistes, à la prolifération bureaucratique et, pour finir, à l’anathème et à la censure.

J’ai dit quelques mots concernant l’inepte « Grenelle de l’environnement » qui a permis à Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo de s’afficher au côté d’Al Gore, le nouveau prophète de la jet-set bien pensante.

Je me suis abstenu d’évoquer la grande réunion style Club-Med qui s’est tenue à Bali, et qui a permis à tout ce beau monde d’aller passer quelques jours d’hiver dans un paradis tropical aux frais des contribuables, et en invoquant l’excuse qu’ils ont fait cela « pour sauver la planète ».

Il est interdit de contredire !

J’ai constaté que les scientifiques scrupuleux qui ont voulu se rendre à cette réunion en à leurs frais ont été exclus et se sont vu interdire de parler. J’ai même constaté que certains d’entre eux avaient fait l’objet de menaces, comme s’il devenait criminel de ne pas être « Al Gorique ».

J’ai constaté que dans de nombreux pays, dont la France, la lettre ouverte adressée au Secrétaire général des Nations Unies par ces scientifiques n’avait pas été publiée par la presse (j’ai mis le texte sur le site de l’Institut Turgot). Je m’attends à ce que cela empire.
Voici une trentaine d’années, le communisme rouge tuait des humains par centaines de milliers, ce qui ne l’empêchait pas d’avoir des adeptes inconditionnels dans le monde développé. De nos jours, le néo-communisme vert a des adeptes dans le monde développé qui sont souvent des défroqués du communisme rouge. Comme lui, il tue chez les pauvres, et ses victimes sont déjà nombreuses : morts de malaria assassinés par ceux qui ont fait interdire le DDT, morts d’intoxications alimentaires ou de malnutrition là où les moyens modernes de conservation des aliments n’ont pas pénétré et risquent de ne jamais pénétrer, morts de maladies pulmonaires là où on se chauffe en brûlant n’importe quoi.

On redécouvrira un jour que l’innovation technologique sauve des vies et que les dogmes obscurantistes sont criminels. Combien de temps, et de destructions faudra-t-il encore ?

Si je n’étais pessimiste, je verrais une lueur d’espoir dans le fait que les données climatiques actuelles indiquent plutôt une tendance au refroidissement. Mais je ne doute pas qu’il se trouvera quelques abrutis sans scrupules et bien rémunérés pour dire que s’il fait globalement plus froid, c’est un signe supplémentaire du réchauffement global.

Pour ces gens, tout s’explique par le réchauffement global : tout et le contraire de tout, bien sûr.
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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 23:11


par Daniel Pipes
Jerusalem Post, 29 novembre
2007
VO: http://www.danielpipes.org/article/5149

Étonnamment, la combinaison entre les bases faussées de la rencontre d’Annapolis et la mollesse du premier ministre israélien Ehud Olmert («la paix est affaire de concession») a généré quelque chose d’utile. En effet, rompant avec ses prédécesseurs, Olmert a exigé avec vigueur que ses partenaires de négociation palestiniens acceptent l’existence permanente d’Israël en tant qu’État juif, suscitant ainsi une réaction révélatrice.

Olmert annonça le 11 novembre que si les Palestiniens ne reconnaissaient pas Israël comme «un État juif», les discussions d’Annapolis seraient stoppées. «Je n’ai pas l’intention de transiger d’une quelconque manière sur la question de l’État juif. Cela constituera une condition à notre reconnaissance d’un État palestinien.»

Il confirma cette position le lendemain, qualifiant la «reconnaissance d’Israël comme un État pour le peuple juif» de «point de départ à toutes les négociations. Nous n’entamerons aucun débat avec qui que ce soit sur le fait qu’Israël est un État pour le peuple juif.» Il releva aussi que les dirigeants palestiniens doivent «avoir la volonté de faire la paix avec Israël en tant qu’État Juif».

La mise en exergue de ce point a l’avantage d’attirer l’attention sur la question centrale du conflit israélo-arabe – le sionisme, le mouvement nationaliste juif, un aspect généralement ignoré dans le brouhaha des négociations. De fait, quasiment depuis la naissance de l’État, les pourparlers se sont concentrés sur la complexité de questions secondaires telles que les frontières, la disposition des troupes, le contrôle de l’armement et des armes, les lieux sacrés, les ressources naturelles, les droits d’établissement, la représentation diplomatique et les relations étrangères.

Les dirigeants palestiniens ont répliqué rapidement et sans équivoque à l’exigence d’Olmert:

  • Le Higher Arab Monitoring Committee de Nazareth décida à l’unanimité d’appeler l’Autorité palestinienne à ne pas reconnaître Israël comme un État juif.
  • Salam Fayad, le «premier ministre» de l’Autorité palestinienne: «Israël peut se définir comme il lui plaît, mais les Palestiniens ne le reconnaîtront pas comme État juif.»

  • Yasser Abed Rabbo, secrétaire général du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine: «Cette question n’est pas sur la table de négociation; elle est destinée à la consommation interne [israélienne].»
  • Ahmad Qurei, chef des négociateurs palestiniens: «Cette [exigence] est rejetée catégoriquement.»
  • Saeb Erekat, responsable des négociations de l’OLP: «Les Palestiniens ne reconnaîtront jamais l’identité juive d’Israël. (…) Il n’existe aucun pays dans le monde où les identités religieuse et nationale sont liées de cette manière.»

La généralisation d’Erekat est à la fois curieuse et révélatrice. Non seulement 56 États et l’OLP appartiennent à l’Organisation de la conférence islamique, mais la plupart d’entre eux, y compris l’OLP, font de la charia (la loi islamique) leur principale ou unique source de législation. L’Arabie Saoudite exige même que tous ses sujets soient musulmans.

En outre, le lien entre la religion et la nation n’est de loin pas l’apanage des pays musulmans. Comme le relève Jeff Jacoby, du Boston Globe, la loi argentine «charge le gouvernement de soutenir la foi catholique romaine. La reine Elizabeth II est le Gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre. Dans le royaume himalayen du Bhoutan, la constitution proclame que le Bouddhisme est l’‹héritage spirituel› de la nation. La deuxième partie de la constitution grecque déclare que ‹la religion dominante en Grèce est celle de l’Église orthodoxe orientale du Christ›.»

Pourquoi, donc, ce faux refus de principe de reconnaître Israël comme un État juif? Peut-être parce que l’OLP nourrit toujours l’intention d’éliminer Israël en tant qu’État juif, justement.

Je dis bien «éliminer» et non détruire. Oui, jusqu’à présent, l’antisionisme a essentiellement revêtu une forme militaire, du «jetez les Juifs à la mer» de Gamal Abdel Nasser à l’«Israël doit être rayé de la carte» de Mahmoud Ahmadinejad. Mais la puissance des Forces de défense israéliennes a poussé l’antisionisme vers une démarche plus subtile, qui consiste à accepter un État israélien puis à en démanteler le caractère juif. Les antisionistes envisagent plusieurs moyens d’y parvenir:

Démographie. Les Palestiniens pourraient submerger la population juive d’Israël, un objectif signalé par leur exigence d’un «droit au retour» et par leur «guerre des ventres».

Politique. Les citoyens arabes d’Israël rejettent toujours davantage la nature juive du pays et exigent qu’il devienne un État binational.

Terreur. Les quelque 100 attentats palestiniens hebdomadaires perpétrés entre septembre 2000 et septembre 2005 visaient à susciter le déclin économique, l’émigration et une politique d’apaisement en Israël.

Isolement. Toutes ces résolutions des Nations Unies, ces condamnations dans la presse et ces attaques sur les campus sont destinées à miner l’esprit sioniste.

La reconnaissance par les Arabes de la nature juive d’Israël doit revêtir une priorité diplomatique maximale. Les négociations devraient être stoppées et gelées jusqu’à que les Palestiniens acceptent formellement le sionisme puis mettent un terme à toutes leurs stratégies visant à éliminer Israël. D’ici-là, il n’y a rien à discuter.

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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 19:05
Armée en marche – stratégie suivra ?


Petraeus
Par Laurent Murawiec à Washington
© Metula News Agency








(...) Bush se tourna, au début de cette année, vers un officier qui n’est pas l’un de des généraux-bureaucrates, généraux-CNN, - généraux politiquement corrects -, mais un soldat pragmatique, qui a tiré les leçons des échecs (...) (en photo, le général Dave Petraeus)








La courbe d’apprentissage est lente et ardue. Les Etats-Unis, assoupis dans la vulgarité clintonienne des années 90, « dividendes de la paix », « fin de l’histoire », « c’est l’économie stupide », furent réveillés en sursaut le 11 septembre 2001. Nous avions gagné la Guerre froide, endormons-nous sur nos lauriers ! Vieillissants et détériorés, les structures institutionnelles, les cadres intellectuels, la vie politique, dataient, sans parler de l’arme de guerre et des services de renseignement, engraissés dans l’autosatisfaction. Le coup de tonnerre de Manhattan frappa un dormeur abasourdi.

 

Tous les pays et toutes les institutions connaissent ce genre de cycle. Mais la rapidité et l’efficacité du réveil et des réorganisations sont variables. Pendant la Grande Guerre, en France, on écarta tant de généraux, que la ville où l’on envoyait les officiers renvoyés, en attendant leur réaffectation, Limoges, accoucha d’un vocable nouveau : limoger. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, l’armée américaine congédia et destitua des généraux, colonels et autres officiers par centaines. En 1943, au lendemain de l’humiliante défaite subie à Kasserine, en Tunisie, première bataille contre Rommel, Eisenhower renvoya les généraux britanniques et américains qui avaient failli, et fit appel à l’impétueux George Patton, génie de l’audace et de l’offensive éclair, qui montra bientôt à Rommel que son mépris du soldat américain était fort mal placé. Les Américains apprirent vite.

 

Or, depuis le début de la bataille d’Irak, pas un officier général américain n’a été révoqué, comme si l’armée américaine n’était qu’une vulgaire fonction publique, protégée par des syndicats à la française et où la pérennité de l’emploi est sacro-sainte. Ceci, alors que les opérations ont révélé, chez les officiers généraux bien plus que dans les rangs inférieurs, de très graves carences. Pis, le summum de l’incompétence complaisante et prétentieuse, l’ancien patron de la CIA, George Tenet, aux responsabilités accablante dans la non prévention des attentats du 11 septembre, fut non seulement maintenu à son poste, mais quand il le quitta de son plein gré, il reçut, des mains mêmes du président, la Médaille de la Liberté, la plus haute décoration civile des Etats-Unis. C’est là un signe irréfutable d’une absence de capacité d’adaptation : on ne change pas institutions et doctrines en profondeur sans écarter les hommes qui en sont les porteurs. Leur maintien empêche précisément le changement.

 

Bush s’est largement entouré d’opposants à sa propre politique ou de sycophantes à la compétence douteuse. Au département d’Etat, Condoleezza Rice présente bien, mais ses options, celles du « réalisme », qui préfère toujours la stabilité à court terme, quel qu’en soit le prix, même si elle consiste à abandonner nos meilleurs amis et à pactiser avec nos pires ennemis, se situent aux antipodes des instincts politiques de Bush.

 

La liste est interminable - et je ne la répéterai pas ici - des opposants farouches qui sapent de l’intérieur la politique présidentielle, sans que Bush ne s’en offusque. La logique aurait voulu que Bush purge avec énergie les secteurs de l’Etat qui, non seulement refusaient d’appliquer sa politique, mais la sabotaient sans même s’en cacher – diplomatie, services de renseignement au premier chef -. Bush laissa faire, quand bien même ces opposants de l’intérieur affaiblissaient et dénaturaient sa politique. C’est dire que la courbe d’apprentissage est plombée par ceux qui savent déjà tout, mais à l’envers.

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le grand patron du Pentagone, qu’il venait de faire construire, le général George Marshall, était d’une férocité sans concession quand il fallait faire sauter les officiers nuls. Ce n’est donc pas du tout le modèle suivi pendant la Deuxième Guerre mondiale qui est actuellement appliqué. Bush suit plutôt – alors qu’il aurait les moyens de s’en passer – le « modèle » que dut nolens volens adopter le président Lincoln pendant la Guerre civile de 1861-1865.

 

Lincoln avait été élu dans le cadre d’une élection triangulaire, c’est-à-dire sans majorité. Contesté au sein même de son cabinet et surveillé de près par un Congrès peu amène. Menacé, sur sa gauche, par les « abolitionnistes radicaux », insoucieux, au nom de leur objectif intransigeant, de maintenir une coalition capable de poursuivre la guerre. Sur sa droite, Lincoln se trouvait harcelé par ceux qui voulaient traiter avec les confédérés sécessionnistes – ce qui aurait irréparablement miné l’Union et maintenu l’esclavage sur son territoire –. Lincoln trouva, à Washington, un pays et des structures inadaptés à la situation nouvelle, celle de la guerre, dont les Sudistes avaient pris l’initiative. L’Armée de l’Union avait, peu auparavant, battu à plate couture l’armée mexicaine – mais elle faisait désormais face à une « vraie » armée, conduite par deux des génies stratégiques les plus éminents du siècle, Robert E. Lee et ‘Stonewall’ Jackson. Avec sagesse, ayant de loin dépassé toutes les limites d’âge, le commandant en chef des forces de l’Union, le général Winfield Scott, démissionna immédiatement, et Lincoln dut accepter la nomination du général George McClellan ; d’abord à la tête de la formation centrale des armées nordistes, l’ « Armée du Potomac », puis au poste de chef suprême.

 

McClellan, grand logisticien, n’avait pas son pareil pour former, préparer, doter et équiper une armée. En campagne, toutefois, il était timoré, hésitant, balourd. Face à un adversaire tel que Lee, féroce artiste de la guerre, il était l’ours maladroit et inepte. Une phrase de Lincoln est restée célèbre : « Si le général McClellan ne fait pas usage de l’Armée, peut-être pourrait-il me la prêter quelque temps ! ». C’est que le général tenait avant tout à préserver son armée, fût-ce au prix de l’inaction. Mais, populaire chez les soldats, fermement soutenu à Washington par tous ceux qui voulaient brider Lincoln, il fit preuve d’insubordination autant que d’incompétence : la guerre piétinait, les pertes s’amoncelaient – par dizaines de milliers. Il fallut à Lincoln plusieurs années pour s’en débarrasser et pour trouver « ses » généraux, ceux qui voulaient en découdre, vaincre et terminer la guerre : le général Ulysses S. Grant et le général William Tecumseh Sherman. L’un et l’autre avaient acquis leur puissance en s’illustrant au cours des opérations des années précédentes. Une fois libérés de la tutelle de McClellan, ils écrasèrent les forces confédérées, et la guerre prit fin sur la préservation de l’Union et l’abolition de l’esclavage.

 

Différence essentielle entre Bush et Lincoln, ce dernier savait qu’il devait se défaire des poids morts qui entravaient son action, alors que Bush semble attacher un grand prix à la conservation de boulets en tous genres à ses chevilles. Cependant, à bout de souffle, assiégé à Washington par les défaites politiques, déserté par un électorat qui est moins anti-guerre qu’anti-défaite, Bush se tourna, au début de cette année, vers un officier qui n’est pas l’un de des généraux-bureaucrates, généraux-CNN, - généraux politiquement corrects -, mais un soldat pragmatique, qui a tiré les leçons des échecs – y compris ceux de la stratégie Rumsfeld – et lancé une guerre contre-insurrectionnelle.

 

Comme on le sait depuis quelque mois, boostée par l’application du Surge, la stratégie montée par Dave Petraeus est efficace, et a réussi à renverser la vapeur. L’avantage tactique, l’initiative, sont désormais du côté des forces coalisées. C’est sur le terrain, en Irak, qu’a commencé le changement politique à Washington.

 

Bush a trouvé son général, comme Lincoln avait trouvé les siens. Le séjour à Washington  qu’achève le général Petraeus a renversé la vapeur, dans ce cratère bouillonnant qu’est la capitale fédérale. Alors que l’été devait être celui de l’offensive finale des Démocrates contre l’engagement en Irak, le rapport Petraeus a paralysé leur initiative, qui voulait imposer la retraite. La stratégie actuelle continuera au moins jusqu’au printemps et à l’été 2008. Ironisons : « All we are saying, is: Give War a Chance” (tout ce que nous disons, c’est : donnez une chance à la guerre. Ndlr).

 

Au cours des auditions, lors desquelles il a présenté son rapport-bilan sur les opérations en Irak, le général a confondu ses détracteurs démocrates, et il les a immobilisés. Al Qaida-Irak (AQI. Ndlr) est en pleine déconfiture ; l’alliance sunnite avec les forces américaines contre AQI s’accompagne d’une vigueur redoublée contre les assassins iranophiles du nervi chiite Muqtada al-Sadr. Les conditions d’une stabilisation des dessinent. Voilà qui a déstabilisé les capitulards du Congrès.

 

On est cependant encore loin du compte. Car les succès militaires doivent non seulement être prolongés par une reconstruction politique en Irak, mais aussi par un recadrage de la stratégie américaine : les troubles en Irak, la guérilla, les attaques, sont très largement orchestrés par l’Iran, par la Syrie, et par l’Arabie saoudite côté sunnite. Faute de mettre les points sur les « i » avec tous ces manants, les militaires américains font face à une tâche de Sisyphes. Or Bush oscille sans fin et continue d’appliquer, en partie, les désastreuses recommandations du « Groupe d’études Irak » de MM. James Baker et Lee Hamilton : afin d’acquérir les bonnes grâces des ennemis, Iran et Syrie, et Arabie, il importe de livrer le Liban à Damas, l’Irak à Téhéran et Israël aux Arabes en général. Cela devrait permettre de se retirer d’Irak – comme on s’était éjecté du Vietnam -. On cause avec les ennemis en espérant les amadouer. Tout en même temps, on serre la vis à l’Iran avec des mesures bancaires, financières et énergétiques, qui font très mal au régime des mollahs.

 

En un mot, on est en pleine incohérence politico stratégique. La courbe d’apprentissage est hésitante, à l’image des montagnes russes. Les succès militaires sont admirables. Ils ne pourront néanmoins être pérennisés que si le politique prend le relais. Or on est bien loin du compte : les « McClellan » sont toujours là, Grant et Sherman viennent tout juste d’arriver. « Armée en marche – stratégie suivra ? ».


Correction du tir ?

Par Laurent Murawiec à Washington

George Bush
© Metula News Agency







...mais la reprise victorieuse d’une offensive militaire et politique replacerait les cols bleus dans un sens favorable à Bush et à la guerre


 

Pour le leadership démocrate, dont le chef de la majorité au Sénat, Harry Reid, pour Madam Speaker, Nancy Pelosi, à la chambre des Représentants, pour les media, qui portent à gauche à concurrence de 90 pour cent, et pour les « classes baratineuses », qui font l’opinion, ou une bonne partie de celle-ci, la cause est entendue depuis longtemps : la guerre d’Irak se solde par une défaite dont il convient d’urgence de se dépêtrer. Peu leur chaut que l’Amérique perde, pour autant que Bush tombe. Si l’effondrement du Moyen-Orient doit être la rançon d’un retrait précipité des forces américaines, peu leur importe, tant que la politicaillerie intérieure peut suivre son cours. On a rarement vu une telle disproportion entre l’extraordinaire médiocrité des motifs et l’importance historique des conséquences. C’est pourquoi, collectivement, on n’hésite pas à révéler des secrets d’Etat qui affaiblissent l’effort de guerre, à priver les forces armées de moyens qui leur permettraient de mieux lutter, à entraver la collecte du renseignement en se servant du moindre prétexte, à harceler l’Administration sur le moindre détail, même au risque de faire trébucher les soldats sur le terrain.

 

Les candidats démocrates à l’investiture renchérissent l’un sur l’autre : il faut replier les troupes et les faire quitter l’Irak le plus vite possible ; demain matin, dit l’un, ce soir même, dit l’autre, tout de suite, surenchérit le troisième. L’enjeu de la vraie guerre a disparu, rien ne compte plus que gagner la guéguerre – politique – à Washington : et pour cela, il est urgent de perdre la vraie guerre.
 
Le djihad ? La terreur ? Le 11 septembre ? Tout cela disparaît de l’horizon dans la course à la reddition engagée à l’extrême-gauche, et reprise de proche en proche par le parti démocrate : ce sont les activistes carburant à l’idéologie qui font la différence dans les élections primaires ! Barak Obama, la jolie frimousse qui a percé sur la scène politique, taille des croupières à Hillary Clinton, qui fait, quant à elle, plus « establishment. ». Obama, dont la nullité en matière de politique étrangère vient de lui éclater au nez au cours de plusieurs débats des candidats, est le favori des extrémistes. Les autres prétendants s’alignent pour ne pas se faire siffler, quitte à devoir faire le grand écart quand il s’agira de s’adresser à l’électorat tout entier.
 
Il y a peu, le New York Times, la Pravda des anti-guerre, commandait un sondage d’où il ressortait qu’un nombre croissant d’Américains s’était remis à soutenir l’effort de guerre de l’administration Bush. N’en croyant pas ses yeux, ne voulant surtout pas en croire ses yeux, l’auguste quotidien de la gauche caviar faisait refaire le sondage : comment le vulgum pecus ose-t-il contredire les pontifes de l’Establishment ? Le deuxième sondage confirma, en tous points, le premier, infligeant un démenti sérieux à ceux qui savent tout toujours mieux que les autres. Comment expliquer ce retournement, au moins partiel, de l’opinion américaine ?
 
Il y a quelques mois, le président Bush a confié au général David Petraeus la tâche difficile de remettre l’ouvrage militaire sur le métier. Le général a changé le fusil américain d’épaule. Il a abandonné trois ans d’une stratégie faillie. En bref, au lieu de se barricader en attendant que les troupes irakiennes reprennent le flambeau, Petraeus a lancé une campagne classique de contre-insurrection ; les forces américaines sont allées au contact, par petits groupes, certes plus exposés et plus vulnérables, qui ont travaillé avec les forces de sécurité irakiennes. Elles ont recherché des alliances contre les forces d’al Qaïda en Irak, elles ont utilisé les forces tribales comme contrepoids aux terroristes étrangers qui se conduisaient comme en territoire conquis.
 
Les Sunnites irakiens n’acceptent pas le « Califat » décrété par les jihadis, et se sont retournés contre ces derniers. Les forces américaines se sont aussi attaquées, et fort brutalement, aux tueurs chiites, ceux du nervi Muqtada al-Sadr. En s’en prenant aux extrêmes, elles ont renforcé les forces plus modérées – avec un succès indiscutable. Des villes et des régions, hier zones interdites, sont aujourd’hui reconquises et pacifiées.
 





Le général David Petraeus,
l’homme qui fait tourner le vent, à Bagdad et… à Washington
 
Pour faire tout cela, Petraeus a obtenu un renfort substantiel de troupes, baptisé the Surge, (la montée en puissance). Les victoires de l’armée américaine gênent les véhéments discours des Démocrates et la contestation des media, tous consacrés à prêcher la défaite ; et démentent la validité de la pseudo stratégie prêchée par les « réalistes » républicains, James Baker et compagnie, qui croient niaisement pouvoir compter sur la bonne volonté de l’Iran, de la Syrie et de l’Arabie saoudite pour aider l’Amérique en Irak. Ou qui sont prêts à tout pour avoir le calme au Moyen-Orient, y compris à le solder, « tant qu’on a le pétrole. ». C’est ce à quoi s’affaire depuis des mois Mlle Condoleezza Rice, qui réinvente la roue chaque fois qu’elle a enfourche un vélo. Alors que les partisans de la défaite poussaient à la barre pour qu’on se rue vers la porte de sortie, Petraeus a pris la voie contraire. « Elle est ardue mais elle est prometteuse », disait-il il y a seulement quelques jours.
 
D’étranges volte-face commencent à changer la physionomie du rapport à la guerre d’Irak à Washington. Ainsi, deux experts, bien connus pour leur opposition traditionnelle à la guerre, des Démocrates insoupçonnables – Michael O’Hanlon, de la Brookings Institution, un institut de recherche situé au centre gauche, et Ken Pollack, qui fut responsable du Moyen-Orient à la Maison Blanche de Clinton – sont rentrés d’un voyage d’étude en Irak avec un message neuf : la Surge fonctionne, elle est en train de retourner la situation militaire à notre profit sur le terrain. Leur article paru dans le New York Times a secoué les cocotiers du Landernau fédéral. L’important sénateur démocrate Richard Durbin, du Michigan, a concédé que la Surge avait un impact militaire important. D’autres voix démocrates se sont fait entendre sur la même fréquence. La surprise est considérable.
 
En Irak même, où de puissantes forces tribales se sont ralliées à la stratégie de Petraeus – pour éviter d’être mangées toutes crues, soit par les tueurs d’al Qaïda, soit par les meurtriers alliés de l’Iran – les prodromes d’un réalignement stratégique sont là, vulnérables mais réels.
 
C’est également pour des motifs en tous points pragmatiques que se dégage un mouvement chez les Démocrates, qui refuse de laisser faire du parti le porte-drapeau de la défaite : certains se souviennent que le triomphe de l’extrême-gauche du parti, en 1972, qui fit de l’ultra pacifiste George McGovern le candidat démocrate à la présidentielle, leur fit non seulement cadeau d’une déroute électorale, mais leur valut, parenthèse Carter refermée, trois mandats républicains successifs à la Maison Blanche. Une victoire pacifiste chez les Démocrates garantirait une série de triomphes républicains aux élections prochaines. Car l’électorat démocrate n’est pas circonscrit aux gauchistes bon teint de San Francisco ; ainsi, les cols bleus, qui avaient rallié le drapeau de Ronald Reagan, avaient durablement déserté le parti démocrate. Une bonne partie de l’électorat démocrate est conservateur et patriote. Il avait largement approuvé le renversement de Saddam Hussein. La conduite défectueuse des opérations l’a, depuis, braqué contre Bush, mais la reprise victorieuse d’une offensive militaire et politique le replacerait dans un sens favorable à Bush et à la guerre.
 
C’est à cet électorat démocrate-conservateur que s’adresse le sénateur démocrate du Connecticut Joe Lieberman, ferme soutien de la guerre contre les jihadis ; pour être réélu au Sénat, alors qu’il avait été blackboulé par les activistes gauchistes de son Etat, Lieberman s’est présenté sous l’étiquette « indépendant ». En novembre dernier, les électeurs lui ont réservé un triomphe, faisant de lui l’homme-pivot du Sénat.
 
La course aux gauchistes, qui a dominé le positionnement démocrate depuis plusieurs années, a reçu récemment plusieurs coups d’arrêt. Pour peu que la stratégie du général Petraeus continue de marquer des points, la donne changera plus encore dans les mois qui viennent. Les dés avaient été jetés, ils changent de trajectoire en plein vol.    
 
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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 16:26

mercredi 28 novembre 2007

Intifada de Villiers-Le-Bel ou l'art de ne pas vouloir comprendre
par Imam Grouik-Grouik et Muezzin Baravin

SITA Franceémeutes et intifada à Villiers-le-BelDans la famille "Je ne comprends pas ce qui se passe à Villiers-le-bel..." je voudrais... mettre les responsables face à leurs responsabilités.


TOUS les responsables : Ceux qui font ce qu'ils ne devraient pas faire, et ceux qui ne font pas ce qu'ils devraient faire.

Vaste tâche...

...mais c'est l'occasion de lancer une Bel SITA anti fadas !

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Le-Blog-du-Cochon-Hallal.gif

mardi 27 novembre 2007

Fin 2007, LABEYRIE subventionne toujours l'islam
par Muezzin Baravin
SITA France
foie gras Halla de Labeyrie, en vente à Carrefour fin 2007
Le boycott de l'année dernière a cependant eu pour résultat que Labeyrie fasse désormais cela en catimini.

Au Blog du Cochon Hallal nous disposons à ce sujet d'éléments nouveaux que nous exploiterons en temps utile, si nécessaire.

D'ici là n'hésitez pas à relancer le boycott et l'opération SITA comme proposé par Zebuloneuf.

dimanche 25 novembre 2007

Conférence de Robert Spencer. Islam : l'Occident veut-il savoir ?
Transcription : Le Blog du Cochon Hallal

Robert SpencerSommet Anti-Djihad de Bruxelles, le 18 octobre 2007.



Voir la vidéo






samedi 24 novembre 2007

Allah les Bleus !
par Muezzin Baravin

SITA France

caricature du secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard LaporteLe Stade de France était plein, il faisait froid mais beau, les équipes n'ont pas mal joué, le score final, deux partout, a de quoi satisfaire tout le monde. Le match amical France-Maroc du 16 novembre aurait pu réchauf­fer le c?ur de tous les Footeux. Il aura, au contraire, laissé traîner un déplaisant fumet et donné à quelques observateurs des fourmis dans les pieds.

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Création d'un répertoire des actions SITA
Les opérations SITA sont des opérations de moyen/long terme : alors... vous laisserez-vous tenter ?

Bref, SITA un moment, SITA un timbre, toi aussi participe aux actions SITA et retrouve les listes sur le site http://index-sita.blogspot.com.

vendredi 23 novembre 2007

Une caricature d'Allah provoque une nouvelle hystérie mahométane
par Imam Grouik-Grouik d'après The Times et Mail & Guardian

SITA Afrique du SudZapiro AllahFélicitations à Zapiro ! Congratulations to Zapiro !


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jeudi 22 novembre 2007

Réseau AFP Soudan : soupçon d'un trafic de rumeurs ?

par Enki40

SITA tous paysune dent

Les déclarations du président du Soudan, après celle du président-dictateur Tchadien, ne peuvent qu'inciter à la haine de la France et de l'Occident. On notera aussi avec consternation le titre de la dépêche AFP (Agence des Arracheurs de Dents), qui n'est pas "graves accusations d'un haut dirigeant politique Soudanais" comme habituellement mais directement l'accusation elle-même, que la ponctuation finale peine à camoufler en interrogation.


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http://grouik-grouik.blogspot.com/


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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 14:26

07/01/2006



Voici donc la suite, en somme, rédigée par Francis Moury, de la série intitulée Bellum civile (ou Civil War in France) à laquelle participèrent Serge Rivron, Raphaël Dargent, Moussa Diabira (qui en fait m'envoya sa propre réaction à l'ensemble du dossier) et enfin ce même Francis Moury.
Cet article de mon ami, je le dis d'entrée pour les prudents et les habituels imbéciles qui me traiteront de séide de l'extrême-droite ou, à tout le moins, d'apôtre de la Réaction, cet article écrivais-je est extrême si l'on veut, mais pas extrémiste, ce dernier camp s'étant à mes yeux presque toujours caractérisé par une absence notable de pensée argumentée ou alors exposant une pensée faussement, en apparence seulement vertébrée, en fait bâtie, comme celle qu'elle prétend combattre, sur de ridicules sophismes. C'est bien sûr, sous la plume de notre érudit, tout le contraire qui nous est exposé.
Une fois de plus, je suis prêt, avec grand plaisir je dois le dire, à publier sur le Stalker toute réponse ayant au moins les qualités rédactionnelle et argumentative témoignées par le texte de Francis, et ce qu'importe que la thèse exposée lui soit radicalement opposée. J'attends même, avec une immense convoitise, que l'on me mette sous le nez ce texte que j'espère maintenant depuis des semaines, voire des mois. J'imagine que les imbéciles auront alors quelque peine (encore que, la qualité de l'imbécile étant sa mauvaise foi à toute épreuve, je risque sans doute d'être déçu...) à bêler en tenant leur seule et monotone note, celle de l'indignation légitime propre aux moutons débonnaires, je veux dire de gauche, si j'autorise ainsi leur bêlement à amuser les bêtes sauvages qui hantent la Zone.

Nous verrons bien du reste mais je doute que la Zone devienne jamais la dernière réserve où les moutons, protégés et dûment tatoués, brouteront paisiblement leur mouchoir d'herbe.
Un dernier mot. J'ai posté ce message, en réaction (bien sûr) à l'infecte papier signé par le non moins dégoûtant Pierre Marcelle, dans sa rubrique Rebonds du 6 janvier (sur Libération bien évidemment) où, en quelques mots d'une absolue mauvaise foi, Marcelle met en doute la réalité de l'agression subie par plusieurs centaines de passagers.
Voici : «Décidément, vous êtes un personnage parfaitement immonde...
Plutôt que de raconter d'hallucinantes crétineries (l'hallucination est plutôt à chercher de ce côté-ci, celui de votre esprit larvesque...), venez donc lire un papier qui ouvrira grands vos petits yeux myopes (suit le lien vers le texte de F. Moury). Inutile de vous dire que, si j'ai quelque vœu à formuler pour 2006, je souhaite ardemment que vous viviez le genre d'expérience que vous moquez : Pierre Marcelle coincé par une dizaine de CPF (ou chances pour la France). Avertissez-nous je vous prie, la vidéo de la sévère mais juste correction à vous infligée vaudra sans doute son pesant d'euros sur l'avatar numérique que vous moquez également... Bien sûr alors, puisque vous êtes intégralement ignoble, il y a fort à penser que les gentils sauvageons ou le pudique jeunes éméchés de l'AFP se transformeront immédiatement, sous votre plume devenue tout à coup bizarrement droiturière, en sauvages, voire criminels en puissance.
Ne vous a-t-on jamais dit que vos textes étaient à vomir ?
Sans doute oui. Voilà qui est fait une nouvelle fois.»

«[…] Ah ! Ce que tu viens de dire, Socrate, est une parfaite image de la tactique. À la guerre en effet, il faut placer les meilleurs soldats en tête et en queue et les plus mauvais au milieu, afin qu’ils soient entraînés par les uns et poussés par les autres. – C’est bien, reprit Socrate, si on t’a montré à discerner les bons et les mauvais soldats; autrement, à quoi te servira ce que tu as appris ? […] Mais, reprit Socrate, s’est-il borné à la tactique ou t’a-t-il appris aussi où et comment il faut user de chaque formation ? – Pas du tout, répondit-il. – Il y a pourtant beaucoup de cas où il ne faut ni ranger ni conduire les troupes de la même manière. – Ces cas-là, par Zeus, il ne les a pas expliqués. – Eh bien, par Zeus, dit Socrate, retourne chez lui et interroge-le; car s’il les connaît et s’il n’est pas un impudent, il rougira d’avoir pris ton argent et de t’avoir renvoyé mal instruit.»
Xénophon, Les Mémorables, III, 2, 8-11, in Œuvres complètes, t. III, trad. française, notices et notes de Pierre Chambry (éd. Garnier-Flammarion, 1967), pp. 348-349.

«[…] Celui qui a le droit d’accéder à la communion du pouvoir de délibérer et de juger, celui-là, disons-nous, est citoyen de la cité considérée; et la cité est un ensemble de personnes de cette qualité, [en quantité] convenable afin de réaliser une autarcie vitale, pour tout dire en un mot. […] En vérité, tout est simple : si les intéressés participent à la constitution de la cité suivant la définition sus-énoncée, ils sont citoyens.»
Aristote, Politique, III, 1 (1275 b) & 2, trad. française de Jean Imbert d’après l’éd. H. Rackham in The Loeb Classical Library (Londres-Cambridge, 1950) in La Pensée politique des origines à nos jours, I, IV, 10 (éd. P.U.F., coll. Thémis – textes et documents, 1969), p. 41.



1) - Du symbole esthétique au fait symbolique

Le génial, mais très mutilé à sa sortie, L’ultimo treno della notte [La Bête tue de sang-froid] (Italie, 1975) d’Aldo Lado, ancien collaborateur de Pasolini, racontait l’histoire de deux jeunes européennes violées et torturées par deux voyous «anarchistes» sous la maléfique influence d’une «grande bourgeoise» sadique fascinante et perverse mais aussi sous l’influence de l’alcool et de la drogue, dans un train de nuit entre l’Allemagne et l’Italie. Le film renvoyait dos à dos, à la manière de Deleuze par exemple, bourreaux et victimes, dans la mesure où le père médecin de l’une d’elles identifiait et tuait d’une manière atroce les deux assassins marginaux mais épargnait la «grande bourgeoise» en question. Le propos de ces années 1975 était «à bourreau, bourreau et demi». C’était un propos aussi philosophique qu’esthétique et moral dont le film se nourrissait. Le titre original italien, L’ultime train de la nuit, renvoyait insidieusement, volontairement par-delà le scénario, à d’autres trains de nuit, et l’éternité de la pulsion de mort était constatée et mise en forme.
Près d’une semaine après les faits, on peut dire que l’affaire du «train de la terreur Nice-Lyon» survenue à l’aube du Nouvel an 2006 est enfin «sortie» : on avait l’impression qu’elle avait d’abord été étouffée. Les divers forums réactifs d’Internet, la presse locale, et surtout la gravité des faits devaient tôt ou tard faire remonter cette affaire au plus haut niveau. Ce n’est pas rien qui s’est passé même si c’est aussi la répétition de centaines d’actes similaires à plus ou moins grande échelle – centaines, que dis-je ? milliers ! – commis dans notre pays.
Un train de 600 voyageurs a été attaqué et littéralement terrorisé durant 90 minutes par des dizaines de jeunes barbares ivres mais ayant organisé – prémédité ? – leur action avec assez d’efficacité. Qu’on en juge par ce qu’on sait déjà assurément : vols avec extrême violence ayant entraîné blessures graves, violences sexuelles collectives envers une jeune fille de 20 ans, menaces de mort aux témoins, destruction. 600 personnes laissées sans protection durant ces 90 minutes alors qu’elles avaient fêté toute la nuit le Nouvel an, donc alors qu’elles étaient fatiguées, peu en état de se défendre, et, de toute manière, incapables de se défendre. La signification hautement symbolique de cet acte de violence à grande échelle a eu raison de ce qui ressemblait initialement à une conspiration du silence. Désormais, oui, on commence à savoir ce qui s’est passé. Mais on ne saura pas tout, tout de suite. On devine plus qu’on ne sait la réalité abjecte de ce qui s’est passé. Seuls ceux qui l’ont vécu 90 minutes tout du long peuvent – pourront ? – en témoigner.
Gouvernement, région, police, gendarmerie, S.N.C.F. ont été, de facto, incapables d’assurer la sécurité de ce train pourtant «sous état d’urgence» comme le reste à cette date-là. Aucun policier ni aucun gendarme n’était là où il eût fallu qu’ils soient : au bon endroit et au bon moment. Les autorités de tutelle de toutes ces instances administratives se renvoient la balle les unes les autres et les ténors socialistes se jettent sur l’occasion. En vain : c’est sous l’ère Mitterrand que les trains, R.E.R. et métros ont réellement commencé à devenir dangereux dans ce pays. N’importe quel voyageur pratiquant les transports en commun depuis 30 ans peut en témoigner aisément : dans les années 1970, on pouvait monter dans un train de banlieue le samedi soir sans prendre un risque vital régulier. Ensuite ce fut de moins en moins le cas. Bref… leur opportunisme éclate au grand jour. Inutile de s’y appesantir car l’essentiel n’est pas là.
Sous état d’urgence, une femme (professeur d’art plastique) a été poignardée par un de ses élèves en pleine classe : elle a reçu trois coups de couteaux et failli mourir. Sous état d’urgence, des gangsters se rafalent au pistolet-mitrailleur du côté de Marseille au risque de tuer des passants. Sous état d’urgence, 600 personnes voient leur vie et leurs biens menacés dans un train Nice-Lyon. Sous état d’urgence, 450 ou 500 voitures brûlent la nuit du Nouvel an et 13 gendarmes sont blessés à Paris intra-muros. Sous état d’urgence, les jeunes barbares responsables à Marseille d’incendie de wagon sont relâchés par les juges alors que la police les avait arrêtés. Les mineurs sont jugés «séparément» alors qu’ils sont les plus dangereux de tous en cas de violence collective : les témoignages accumulés depuis des années le prouvent.
Tout cela n’est pas sérieux : la faillite de l’État concernant sa mission première (sécurité des biens et des personnes) est patente. La seconde mission de l’État, assurer la solidarité et le lien social, la fraternité sociale et économique, est non moins bafouée journellement : une allocation de 600 euros versés à des centaines de milliers de personnes adultes handicapées ne leur permettant pas de vivre décemment, des chômeurs stigmatisés comme fraudeurs potentiels, des pauvres mourant de froid dans nos rues, sur nos trottoirs. L’objet de cet article concerne la première mission et s’y restreint : il est moins facile de la penser que l’autre, même si les résultats des diverses pensées ont du mal à aboutir concernant la seconde.

2) - Matières rationnelles du symbole

Avant les remèdes préconisés, un mot annexe mais fondamental : les jeunes gens d’origine étrangère impliqués dans ces actes sont une permanente souillure pour leur communauté d’origine. Car les jeunes gens honnêtes d’origine étrangère sont en butte au racisme à cause de ceux-là, d’abord et avant tout. Il n’est pas normal qu’une jeune fille d’origine arabe qui est musulmane, honnête et possède ses diplômes ne trouvent pas de travail autre qu’hôtesse d’accueil alors que les autres jeunes filles de sa promotion en ont trouvé. Il n’est pas normal qu’un jeune homme honnête de peau noire ne trouve pas de logement alors qu’il a un travail et perçoit un salaire. Cette situation est d’abord imputable aux barbares dont les origines ethniques sont similaires aux leurs. Le problème du passage d’une justice archaïque à une justice rationnelle fut pour la première fois illustré dans notre culture occidentale en 458 av. J.C. par l’Orestie. Mais la justice collective archaïque persiste dans les mentalités collectives de nos sociétés modernes. C’est un fait dont le racisme est une traduction vérifiable chaque jour. Le juste au sens grec eschylien doit savoir séparer l’homme mauvais du reste de sa famille, de ses proches. Mais en Grèce archaïque et primitive, comme dans toutes les sociétés primitives étudiées par les sociologues du sacré, le criminel seul n’était pas condamné : ses proches l’étaient aussi car le crime était considéré comme une souillure passible de contagion, donc devant être circonscrite très largement. La société française ne réagit pas comme un individu rationnel français : c’est un phénomène naturel même si condamnable. De même que dans une foule, Gustave Le Bon a démontré depuis longtemps que c’est non pas le plus intelligent mais le plus bête qui a des chances de mener les autres. C’est ainsi. Il faut le savoir.

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17/11/2005

Notre société a généré un monstre, par Serge Rivron


Mon cher Juan,

il vous aura peut-être paru surprenant que je ne me manifeste pas depuis le début de ce qu'il est convenu d'appeler la révolte des banlieues (expression à la fois idéaliste et erronément généralisante, entachée de parti pris).
Mon silence jusqu'à ce jour tient, justement, à ce que j'essaie de m'écarter de toute réaction de parti pris pour tenter de comprendre et analyser, autant que faire se peut, ce qui se manifeste de tous côtés depuis le début du mois de novembre. Et il s'en manifeste, des choses, raisons, déraisons et péroraisons, par et autour de cette flambée de violence que, pour ma part, je n'arrive pas à prendre au sérieux – non pas au sens où je dénierais de quelque façon que ce soit la gravité des actes qui se commettent chaque nuit depuis 15 jours, ni que je n'en mesure l'effroyable potentiel et la désolante leçon; mais autant mon désarroi est immense face aux événements eux-mêmes, autant je ne parviens pas à adhérer d'aucune manière à aucun des discours (du fleuve des discours) que se sont senti en droit et en demeure de produire sur ces événements tous les tenants de parole, des plus piteux commentateurs habituels des médias aux philosophes et écrivains, en passant par les politiques et tous les diaristes et blogueurs internautes.
Pour paraphraser l'introduction au remarquable commentaire qu'Alain Finkielkraut a fait la semaine dernière sur une radio communautariste (c'est tout de même à noter), ces événements m'atterrent profondément, mais ne me surprennent pas. C'est pour cette raison, et même si le fil du discours que je tenais alors n'a que peu à revendiquer de ce qui se passe aujourd'hui, que j'ai tenu à refaire lire en les proposant sur quelques sites, deux articles que j'avais écrits en 90 et 91, et qui me paraissaient pouvoir éclairer un peu la réflexion. Vous avez choisi de ne pas les publier vous-même, et je le regrette, non pour ma vanité, mais parce qu'ils auraient peut-être forcé notre ami Moury, comme ceux qui chez Cormary ou ailleurs lui ont emboîté le pas, à un peu plus de circonspection. Ils m'y ont forcé moi-même en tout cas.
Car, si la condamnation des actes qui se sont commis et se commettent encore doit être totale, si en aucun cas la recherche des raisons de ce qui se produit ne doit aboutir sur cette indigne aporie qui fait que toute une gauchardise irresponsable en vient à accuser les victimes des exactions commises, il me semble qu'on ne peut pas s'exonérer (on, c'est à dire chacun de nous en tant qu'il participe d'un corps social en déliquescence) à si bon prix que certains, dont Moury et même Finkielkraut à certains moments, de notre responsabilité et de notre solidarité (même si ça nous étouffe) à l'égard de ceux que les médias ont appelé émeutiers jusqu'au moment récent où ils se sont rendu compte que voyous faisait mieux (depuis que Chirac a parlé, ils vont redevenir les fils et les filles de la République, ce qui, même si les filles sont totalement absentes de leurs rangs, est tout de même beaucoup plus compatissant...).
La violence des loubards de banlieue exaspère, révolte, indigne, scandalise autant qu'elle fait peur, oui. Mais ce n'est certes pas nouveau. Ni son éternel état rampant dans le corps social de tous les quotidiens de toutes les sociétés du monde, ni ses explosions grégaires périodiques. Si elle mobilise aujourd'hui tant d'encre et tant de salive en France comme à l'étranger, c'est bien évidemment que le 11 Septembre 2001 est passé par là. Mais quoi ? Les casseurs, beaucoup de commentaires réactionnaires le soulignent, sont aussi incultes que le premier hooligan venu, n'importe quel beauf teigneux qui, entre deux tirages du loto, brique sa caisse, vidange son huile au caniveau en se disant que tout le monde s'en fout ça changera pas le monde je paie mes impôts, moi, et retourne beugler sur les gosses des voisins. Les loubards ne paient pas d'impôts, en plus, et comme le dit justement Finkielkraut, leur essentielle motivation dans l'existence est de se faire de la thune, n'importe comment, parce que la thune c'est respect, zy-va. Croire que derrière ce degré zéro de la pensée politique peut se cacher un plan de conquête islamique est à peu près aussi idiot que rêver par lui l'avènement des phalanstères proudhoniens. On souhaiterait bien plutôt que la pensée religieuse, qu'elle fût islamique, chrétienne, juive ou bouddhiste, parvienne à ébranler un jour leur carapace de haineuses rancœurs.

On évoque aussi, à la jubilation des puissances étrangères, si ce n'est à l'instigation de certaines, que l'insolence française a toujours exaspérées et que sa position lors de la guerre d'Irak tout autant que son NON à la Constitution européenne ont confortées dans cette perception, la démonstration de l'échec du modèle social
français, qu'on étend volontiers à une crise de la République. J'aurais pour cette lecture des événements une certaine convergence de vue, n'en déplaise à quelques émules de Jean-François Kahn qui y voient exactement l'inverse, dépassant de cent coudées d'imbécile mysticisme laïcard ceux qui parent le vandalisme actuel des couleurs de la sédition. Il n'est que trop criant que le modèle social dont nous abreuve depuis une bonne décennie le parler syndical et politique national est, sinon inexistant, au moins lamentable, construit de bric et de broc sur un amoncellement de micro-privilèges corporatistes, de dépenses collectives clientélistes, de répartition illusoire et de solidarités fumeuses, réunies dans la revendication incantatoire et inopérante de sa cohérence auto-proclamée. Quant à la République, il y a bien longtemps que son sens a déserté les vaisseaux qui irriguent la médiature (c'est-à-dire ceux que l'appétit et le sort a mis à la direction de notre société), comme en ont témoigné récemment l'indigne campagne référendaire pour le traité constitutif européen et l'absence totale de mise en œuvre de son résultat par ladite médiature, Président de la République en tête. Crise de la République il y a donc bien, mais depuis bien plus longtemps que n'en pourront jamais témoigner les beuglements délétères de quelques voyous, enfants de la guerre sans merci que les puissances de l'argent ont remporté sur le ventre mou d'une Chose Publique dévoyée par un siècle de vraies corruptions et de fausses dénonciations jetées en pâture à la vindicte poujadiste des masses.

Certes donc, le portrait de notre société, au moral qu’elle déconstruit sournoisement ou cyniquement depuis des lustres comme au physique qu’elle arbore dès qu’un infime de ses sous-produits (voyous, terroristes, dégâts d’ouragans même) le dévoile, n’est pas franchement gaillard, et l’on pourrait plutôt s’étonner de l’incroyable résistance à l’épreuve d’un système capable d’absorber sans presque broncher les dysfonctionnements qu’il produit et les menaces qu’il accumule à l’horizon toujours plus prochain de ce qui subsiste d’humanité en chacun de nous – un peu d’espérance, un soupçon de désir de sens, une once de tremblement face à notre responsabilité dans la poursuite collective de l’aventure humaine.
Nous sommes loin de notre sujet ? Hélas ! Notre sujet est noyé depuis quinze jours de tant de parasites – faut-il envoyer l’armée aux loubards ou bien les y enrôler de force ? Faut-il leur construire plus de stades ou bien couper les allocs à leurs parents ? Faut-il pendre Sarkozy ou l’élire ? Islamisme rampant ou vulgaire mafia ? Sauvageons injustement discriminés ou racailles perverses ?... – qu’on en arrivera à imaginer sans sourire ni vomir une issue au problème dans la candidature de Ségolène Royal à la Présidence de la République !
Car le débat qui s’est instauré autour de la révolte des banlieues est une enfilade de monologues de sourds dont encore ne sortiront vainqueurs, comme toujours, que la dérision des Guignols de l’info et autres Ardissonneries, le cynisme débilitant de l’infogielisme ambiant et de coûteuses mesures cache-misère. Moury et quelques autres ont au moins eu raison sur ce point : il faut appeler un chat un chat, et cesser de se cacher derrière son petit doigt. Cette révolte montre clairement une seule chose, c’est que notre société a généré un monstre qu’elle n’a ponctuellement aucune manière de canaliser hors la violence qu’il appelle et qui le régénère, et dont nous serons dans la durée incapables de nous débarrasser sans remettre profondément en question notre fonctionnement et nos valeurs collectives.

Pardonnez-moi, cher Juan, de m’en tenir là de mon propre monologue de sourd, et de ne tenir en aucun cas à avancer ma propre panoplie de solutions définitives.

Bien cordialement,

Serge Rivron.


11/11/2005

Le temps des kaïra, par Raphaël Dargent


Complétant et prolongeant à leur façon les deux textes remarquables (le premier et le second) de Francis Moury qui, je dois le dire, ont été lus, si j'en crois les nombreux blogs anglo-saxons qui les ont mentionnés, bien au-delà de la zone d'influence traditionnelle arpentée par le stalker, voici un texte (sous-titré : L'Avant-Guerre civile ethnique), pas moins polémique, de mon ami Raphaël Dargent, directeur du Cercle Jeune France et de la revue Libres. La Zone s'ouvre donc, une nouvelle fois, à toute personne désireuse d'y venir penser, et penser n'est-ce pas, cela signifie toujours remonter à la source et surtout ne point se laisser séduire par les sirènes défraîchies chantant le quotidien infra-verbal. Je puis dire aussi que ces deux textes de Francis m'ont valu un abondant courrier, toujours retransmis à mon ami. Je garde de l'un d'entre eux, signé par le patron de la Revue des deux Mondes, Michel Crépu, un souvenir amer : nous était demandé de prendre de la hauteur, les événements qui ensanglantaient nos banlieues méritant, selon Crépu, bien autre chose (mais quoi ? L'intéressé n'a jamais pris la peine de nous répondre...) que des échevelades bloyennes. N'allons pas plus loin, tout est dit : lorsque Michel Crépu désire exprimer le comble de sa colère, que dis-je, l'abomination de la désolation tranquillement assise dans le saint des saints de la pensée juste et humaniste, l'adjectif ordurier bloyen revient systématiquement sous sa plume sagement policée qui, n'en doutons point, écrira dans le prochain numéro de sa vénérable revue un papier sage, ironique, intelligent, content de son point de vue stratosphérique et bien incapable mon Dieu, à moins d'y déverser le combustible de mille enfers, de commencer à rougeoyer... Quant à la combustion n'y rêvez pas, autant demander à un placide catholique d'aller houspiller, son petit Du Bos en poche, contre la mort de plusieurs innocents tombés sous les coups des chi... pardon, des sauvageons.
Que l'on ne s'y méprenne pas, le Mal tel que l'analyse et le stigmatise Raphaël est exactement le même que celui qui a provoqué la belle colère de Francis, laquelle semble avoir dérangé bien des cervelles de moutons qui, s'appliquant à m'écrire en tirant la langue, m'ont jeté, comme s'il s'agissait de rayons laser, des mots terribles : royaliste, extrémiste, fasciste, amalgameur, dangereux excité, que sais-je encore, ah oui : bloyen. Seule l'arme et, bien sûr, l'angle d'attaque choisis par nos belluaires (les porchers se reconnaîtront) diffère, si je puis dire, qui tentent de percer le caparaçon épais recouvrant l'âne monté par la fameuse Putain, en parade criarde dans les ruelles crasseuses de la Babylone républicaine. De cette fourberie linguistique qui porte un nom, et un nom qui, comme toujours, trahit l'immonde réalité se parant d'oripeaux glorieux, je dirai, avec une ironie gourmande, qu'elle est d'abord un gauchissement.
Les banlieues brûleront sans doute toujours mais, dans ces feux de joie, comme les considèrent trop de commentateurs (appelons-les, pour plus de commodité, des crétins) de gauche, dans cette guerre civile larvée selon certains pusillanimes dirigeants de droite tout de même embabouinés par la langue de bois apprise de force dans les goulags du prêt-à-penser, et, enfin, dans cette véritable annonciation (mais encore infiniment atténuée, on s'en doute) des lendemains qui attendent la France laïcarde, comme une toute poignée d'intellectuels, Del Valle, Finkielkraut ou d'écrivains, comme Dantec qui n'ont jamais craint, tel l'Ézéchiel d'Abellio, de garder leurs yeux ouverts, osent l'affirmer, se cache... Quoi ? Une maladie du langage. Je ne dis pas : une maladie qu'accentue le langage lui-même cancérisé, j'écris bel et bien, dans l'urgence même de cet intolérable paradoxe (tous les paradoxes le sont...) : une maladie du langage, à côté de laquelle, comme Kraus le savait si bien, la guerre n'est rien. Une réalité fantasmée, travestie par des mots mensongers peut se parer de tous les prestiges, au sens que Wier, docteur pétri de science et de méthode expérimentale, traquant les délires démoniaques, donnait à ce très vieux mot chéri des démonologues. Une réalité qui porte son nom, et son nom véritable (meurtrier et non casseur en rupture de société, meurtre et non point haine des natures mortes, fussent-elles celles représentant des lampadaires, guerre civile larvée et non point échauffourées de jeunes qui rouillent au pied de leur barre, islamisme rampant et non point chants guerriers appris dans les jeux vidéo, etc.), n'est rien de plus qu'un fait, qu'une action politique certes courageuse n'aura alors aucun mal à contenir, endiguer, réprimer ou... rédimer. Il est cependant vrai, nous le savons tous, que l'action politique a depuis trop longtemps perdu (n'était-ce pas même un rêve fabuleux ?) sa majuscule qui le rapprochait d'une véritable mystique.

Il y a donc, derrière chaque main levée de voyou, dans chaque projectile (le terme est faible lorsqu'il s'agit de machines à laver !) jeté par un de ces irresponsables dans le but, évident, de blesser ou de tuer, dans chaque cri de haine hurlé à la France (qu'il s'agit toujours de baiser ou de crever) par ces chiens analphabètes sponsorisés par nos médias, un menteur, et un menteur officiel, plébiscité par une cohorte de bouffons placidement d'accord avec la horde, non pas celle des loups mais celle des moutons. Vous ne m'en voudrez pas je pense, dans le cas qui nous occupe, de jeter à la face de ces imbéciles consciencieux que le mensonge, immense, énorme comme un nuage chargé d'orage et en même temps de guère plus de consistance qu'un mauvais rêve, est de toute pièce exhalé par le marécage putride où croupissent nos belles âmes du peuple de gauche qui, à son tour, n'en finit pas de crever en s'empoisonnant de mots pervertis, portés en triomphe comme des étendards déchirés. Parfois, souvent même, je ne l'ai jamais nié, ces étendards ont été levés par des hommes (et je ne songe pas seulement à nos tant vantés résistants, presque toujours, allez donc savoir pourquoi, communistes...) qui ont payé ce geste de bravoure de leur vie. Aujourd'hui, regardez ce monument d'Iwo Jima de foire : des nains s'agitent en tous sens, qui ne sont pas dignes de lécher les excréments de leurs ancêtres, et se précipitent pour se bâfrer dans l'écuelle sordide des vertus républicaines qu'ils renversent comme des pourceaux.



«Le plus dur semble aujourd’hui derrière nous». Voilà ce matin ce que se répètent, pour s’en convaincre, beaucoup des Français victimes des violences urbaines quand ils constatent que celles-ci vont peu à peu en diminuant. On aimerait que cela fût vrai, qu’en effet l’heure soit à l’apaisement, qu’en effet tout rentre dans l’ordre. Or, je ne le crois pas. Le plus gros de la tempête est malheureusement encore à venir. Pour dire vrai, il se pourrait bien que ces émeutes ne constituent en réalité qu’une sorte de répétition, même pas générale, de ce qui nous attend d’ici quelques années, cinq, dix, quinze ans au plus, à savoir une authentique guerre civile interethnique. Je sais bien ce que cette expression de «guerre civile» peut avoir de choquant pour les belles âmes. Peu importe. Après quatorze nuits de guérilla urbaine inouïe – mais non pas imprévisible car il fallait bien que cela survienne – il est temps de parler clair et de dire les choses telles qu’elles sont, d’appeler un chat un chat. Depuis une semaine, j’ai lu et entendu trop d’inepties sur le sujet.

I. Racailles et «collabos»

Racaille. Commençons par ce mot autour duquel la bien-pensance s’exclame et pousse ses cris d’orfraie. N’est-il pas surréaliste qu’une polémique soit née et ait enflé autour de ce mot prononcé par Nicolas Sarkozy ? Comment donc aurait dû parler le Ministre de l’Intérieur ? Eût-il fallu parler de «garnements», de «chenapans» ou encore comme l’angélique Chevènement de «sauvageons» ? Car enfin comment appeler, sans choquer personne, et surtout pas nos commissaires politiques de l’égalitarisme, nos gardes rouges du droit-de-l’hommisme, ces voyous qui brûlent tout sur leur passage, voitures, bus, centres commerciaux, entreprises, entrepôts, gymnases, écoles, ces délinquants qui caillassent les forces de l’ordre, les pompiers, les chauffeurs de bus, ces salopards qui vendent leur drogue à nos enfants et les rackettent, ces barbares qui battent à mort un homme innocent, ces monstres qui arrosent d’essence et mettent le feu à une femme handicapée ? Existe-t-il même un mot approprié pour dire à quel degré de folie, de haine, d’inhumanité sont parvenus ces individus ? Ce mot même de «racaille», bien faible en réalité pour dire ce qu’ils sont, ne choque que les idiots, ceux qui croient ou font semblant de croire que Sarkozy montrait du doigt TOUS les jeunes des banlieues – ce qu’il ne fit jamais ! – et les privilégiés, cette gauche idéologue qui habite loin de ces quartiers. Mme Michèle Stouvenot, éditorialiste au Journal du Dimanche, affirme que l’appellation est «désuète», «qu’on ne l’entend plus guère que dans les vieux et bons quartiers de Neuilly». «C’est dire, conclut-elle, si Nicolas Sarkozy ne parle pas comme les gens». Que Mme Stouvenot quitte donc les couloirs climatisés de son journal ! Elle verra que n’est pas décalé celui qu’elle croit. Ce terme de «racaille», ces barbares en herbe (l’expression prend ici tout son sens) l’ont adopté eux-mêmes depuis des années, revendiquant d’être, en verlan, la «caillera». A tel point, qu’en signe d’identification, de reconnaissance – réflexe proprement tribal, «communautaire» dirait-on aujourd’hui – le mot de «kaïra» s’affiche sur leurs sweet-shirt, sur fond de gueule de Pitt Bull.

Mais l’indignation est sans limite chez nos apôtres gauchistes; c’est même chez eux comme une seconde nature. Avant-hier, ils s’indignaient des mesures de couvre-feu qu’ils jugeaient attentatoires aux libertés fondamentales, aujourd’hui ils s’émeuvent de la volonté de Nicolas Sarkozy d’expulser les étrangers, quelles que soient leurs situations, qui ont participé à ces violences. N’est-ce pas justement parce que l’état d’urgence a été déclaré que l’étendue des violences s’est réduite depuis deux nuits ? Quant à l’expulsion des étrangers émeutiers, n’est-elle pas une simple mesure de bon sens ? Quel pays au monde peut-il accepter qu’on vienne de l’extérieur le mettre à feu et à sang ? Faut-il donc que ceux qui polémiquent ainsi soient inaptes à tout raisonnement autre qu’idéologique ? A vrai dire, on a beau être habitués depuis des années à de telles inepties, ces présentes réactions d’indignation sont proprement ahurissantes et dépassent l’entendement. Ce ne sont là que défis au sens commun. On n’ose imaginer quel camp choisiront demain ces gens quand le pays sera en plus grand péril encore. On ne devrait jamais oublier que c’est par pacifisme et par volonté d’apaisement déjà, que l’essentiel de la Gauche vota hier les pleins-pouvoirs au maréchal Pétain, condamnant la France à l’armistice, c’est-à-dire à l’abaissement, et ce en toute connaissance de cause.

Les polémiques proprement scandaleuses des Hollande, Mamère et autres Buffet ou Besancenot doivent les disqualifier définitivement aux yeux du pays profond. Pour notre part, nous savons désormais qu’il nous faudra tout faire pour que ces gens ne reviennent pas au pouvoir. Il fut un temps où certains patriotes parlaient d’Anti-France pour qualifier leurs adversaires. Il n’est pas interdit aujourd’hui de ressortir l’expression des placards où on l’avait remisée, croyait-on pour toujours. Mais c’est toute la Gauche qui révèle aujourd’hui son vrai visage, à l’exemple de cette gauche républicaine dont nous fûmes proches, eu égard à notre combat commun contre l’Europe supranationale (même si nous avons toujours su que son NON avait peu à voir avec le nôtre), qui s’égare et dérape complètement. C’est peut-être là le seul mérite des événements dramatiques que nous vivons : ils clarifient remarquablement les positions et nous désignent nos véritables amis. Les crises nationales sont toujours de formidables révélateurs.



II. L’aveuglement idéologique de la Gauche

Oui, la Gauche s’égare et avec elle les commentateurs et une partie du pays, en considérant que ces événements expriment uniquement une grande colère sociale.
Qu’il y ait une désespérance sociale dans ces quartiers n’est pas contestable et nul ne le conteste en vérité. Mais le chômage n’est pas réservé aux seuls enfants de l’immigration, il existe partout et pas seulement dans ces banlieues; il touche aussi des quinquagénaires «blancs». Ces derniers ne mettent pas pour autant le feu à leur quartier. Et puis qu’on ne nous raconte pas d’histoires : ceux qui brûlent et saccagent ne sont pas tant les chômeurs en fin de droits que ceux qui au contraire vivent fort bien et prospèrent de leurs trafics illicites, gagnants pour certains d’entre eux en une seule journée ce qu’un enseignant ne gagne pas en un mois !
Qu’on cesse aussi de dire, contre toute vérité, que rien ne se fait pour aider les banlieues. Beaucoup s’est fait et beaucoup se fait encore. Depuis maintenant une quinzaine d’années, nombreux sont les centres socio-culturels, les équipements sportifs, les réhabilitations d’immeubles collectifs, les aménagements d’espaces verts qui ont été financés et malheureusement aussitôt dégradés, voire saccagés. Le préfet du Nord s’est, il me semble, ému de cette réalité.
Las, le gouvernement s’apprête – le Premier ministre s’y est engagé pour calmer la crise – à en remettre une couche, à distribuer à nouveau 100 millions d’euros pour ces quartiers.
Qui paiera les destructions ? Et qui financera ce plan exceptionnel ? La réponse est simple : le Français moyen, contribuable et assuré qui n’en peut plus et que la colère étouffe. Et pour quel résultat ?
La Gauche gémit sur la répression policière de Nicolas Sarkozy mais ne voit-elle pas que la Droite libérale lui donne finalement gain de cause ? Gain de cause quand elle dote à nouveau des associations de quartiers, dont certaines se servent de l’argent public pour développer l’enracinement communautaire; gain de cause quand elle avance sur le dossier du vote des étrangers aux élections locales ou promeut la discrimination positive, servant ainsi son projet de France multiculturelle et multiethnique; gain de cause enfin quand elle reprend à son compte la folle revendication de mixité sociale, mixité qui ne fera qu’étendre à l’ensemble du territoire un problème jusqu’alors cantonné à certains quartiers, de la même façon qu’au nom de l’égalité des chances la mise en place du collège unique provoqua hier l’effondrement généralisé du niveau scolaire moyen ? La Gauche n’en a décidément jamais assez; aveuglée par son obsession égalitariste et droit-de-l’hommiste, elle se moque que le pays soit menacé de banqueroute : elle est prête, coûte que coûte, à casser la tirelire, quitte pour se faire à menacer l’identité et à terme l’unité françaises.

III. De l’intégration à la désintégration : le danger communautariste

En réalité, il ne s’agit pas tant d’un problème social que d’autres choses.
Il s’agit d’abord de délinquance pure.
Comment ne pas parler de délinquance pure quand il s’agit en vérité de la volonté de certaines mafias organisées dans ces quartiers de faire «tomber» le Ministre de l’Intérieur qui leur a déclaré la guerre publiquement et dans les faits ? Si toute l’affaire autour des termes de «kärcher» et de «racaille» a ainsi été montée en épingle jusqu’à entraîner ces émeutes, c’est bien parce que certains trafiquants, certains receleurs, certains voleurs, avaient intérêt à créer une pression telle sur le gouvernement que Nicolas Sarkozy serait contraint de démissionner. Les politiques qui relayèrent cette revendication exprimée par les banlieues font figure d’étranges complices. On a parlé d’«organisation» pour expliquer l’importance du phénomène violent; c’est, je crois, à partir du moment où l’on prend en compte cette donnée mafieuse qu’en effet l’on peut évoquer une «organisation». Les dealers sont suffisamment nombreux partout en banlieues (et ailleurs) pour se sentir tous également menacés dans leur business comme ils disent par les propos – et les actes – du Ministre de l’Intérieur.

Il s’agit aussi d’un problème ethnique. Et là aussi, il faut désormais parler vrai.
Il n’est plus temps de se voiler la face : la France ne maîtrise plus son immigration. Il suffit pour s’en convaincre de prendre le métro parisien ou de parcourir certaines rues de Strasbourg, de Lille, de Marseille pour réaliser l’ampleur du phénomène. Corrélativement à cette vague migratoire, le communautarisme s’installe dans notre pays, les populations s’affilient par affinités culturelles et religieuses, par réflexe identitaire et ethnique.

Les belles âmes pourront dire ce qu’elles veulent : on ne peut ni assimiler ni «intégrer» indéfiniment des flots continus de populations éloignées de toutes nos traditions. Les seuils de tolérance, cela existe. De toute façon, jamais nous n’aurions dû abandonner la politique d’assimilation – qui a toujours été notre tradition nationale – au profit de celle d’intégration – conception anglo-saxonne. En réalité, la notion même d’intégration est fondamentalement une notion communautariste. Elle vise à river à leur origine première et à leur identité ethnique, les populations étrangères ainsi «intégrées». Cette politique était viciée dès le départ. Elle reconnaissait de fait que les étrangers, de traditions culturelles trop éloignées des nôtres, ne deviendraient jamais, ne souhaiteraient même jamais devenir, des Français à part entière. L’intégration supposée des populations étrangères menait tout droit à la désintégration de l’ensemble national. Nous y sommes presque.
D’ailleurs, n’était-il pas absurde de demander aux populations étrangères de «s’intégrer» à l’ensemble national alors qu’au même moment l’on n’avait de cesse de sommer la France de se repentir, ici de complaisances avec Vichy, là de la colonisation, là-bas de la torture en Algérie, alors qu’au même moment l’on expliquait aux Français que leur pays était désormais trop petit et trop faible et qu’il devait disparaître au profit d’un ensemble fédéral européen ?



IV. Nul ne se renie impunément : l’identité de la France

Dans ces conditions, nul ne doit s’étonner de ces violences. Tout était malheureusement prévisible. De plus en plus de jeunes Français, issus de l’immigration certes mais nés en France, renient ce qui devrait être leur pays, ne le reconnaissent pas, et même maintenant le combattent. Comme dans ces chansons de rap qui insultent la France de «garce qu’il faut baiser à mort» et qui appellent justement à tout brûler.
Qui se souvient de ce stade de France – si mal nommé – qui siffla la Marseillaise lors d’un match opposant l’équipe nationale à celle d’Algérie, qui se souvient encore des drapeaux algériens qui flottaient le soir de la réélection de Jacques Chirac en 2002, à la grande stupéfaction du couple présidentiel, qui voit enfin ces jeunes Français portant fièrement leurs tee-shirts aux couleurs de la Turquie, du Maroc, de l’Algérie, prend conscience de la gravité de la situation.
Encore faut-il là-dessus rajouter l’incontestable montée en puissance de l’islam dans notre pays, et le drame est déjà joué. Un mot justement de la religion. Qu’il ait été nécessaire au XIXe siècle de lutter contre les congrégations qui s’immisçaient dans toutes les affaires privées et publiques, qu’il ait été nécessaire de séparer alors l’Église de l’État, n’est pas contestable, mais que nous en soyons encore là aujourd’hui, alors même que les églises sont vides, les curés de moins en moins nombreux et les valeurs chrétiennes partout bafouées, moquées, décriées est proprement inepte. La France n’est certes plus «la fille aînée de l’Église»; doit-elle pour autant renier ses propres racines, renoncer à son identité propre ? Car la religion, quoi qu’en disent les laïcards, fait partie de l’identité nationale. C’est là l’étrange incohérence des hérauts modernes de la laïcité : après avoir bouté le catholicisme hors de France, les voilà qui se battent pour que l’islam y ait sa place et prospère ! Aujourd’hui, le laïcisme – la laïcité pervertie en idéologie haineuse – est stupide et même criminel parce qu’il sape les derniers ressorts moraux du pays. C’est la France, rappelons-le, qui a souhaité que l’on gomme toute référence à l’héritage chrétien de l’Europe dans le Traité constitutionnel européen. C’est Chirac et Villepin qui souhaitent aujourd’hui que la Turquie rejoignent l’Union européenne. L’islam n’a donc pas fini de prospérer en France, contredisant non seulement notre héritage culturel et religieux mais aussi nos principes républicains. Charles Péguy écrivait il y a déjà un siècle que «Le mouvement de dérépublicanisation de la France est profondément le même mouvement que le mouvement de sa déchristianisation». Faut-il être naïfs pour ne pas voir dans les violences actuelles cette composante identitaire, ethnique et religieuse ? A force de se renier soi-même, nous serons balayés ? Faut-il être fous ou inconscients pour agir de la sorte ?

V. Vers la Grande Guerre civile interethnique ?

En tous les cas, il faudrait ne rien comprendre à la situation réelle de notre pays pour ne pas voir dans ces événements de guérilla urbaine l’annonce de possibles embrasements généralisés, peut-être d’une guerre civile entre communautés. La question de la Grande Guerre civile interethnique européenne a été posée par l’écrivain M. G. Dantec. Le propos a beau sembler apocalyptique, il apparaît de moins en moins farfelu.
Car la France n’est pas seule concernée par ces problèmes d’immigration et d’islamisation. Les Pays-Bas, eux aussi, prennent la mesure du problème. Avec le melting-pot que produit la centrifugeuse mondialiste, toute l’Europe et plus largement tout l’Occident sont désormais concernés. Ce désastre n’est pas le résultat d’une évolution sui generis, mais le fruit de politiques délibérées, politiques d’immigration que nos dirigeants veulent poursuivre tout en l’infléchissant quand ils appellent à tort, comme justement Nicolas Sarkozy, à une «immigration choisie», à des quotas d’immigration professionnelle. Cela fait maintenant deux décennies que l’on prépare nos esprits à ce multiculturalisme et à ce communautarisme. Or partout où il existe, il ne fonctionne pas et entraîne les plus graves tensions. C’est peut-être bien Dantec qui a raison : l’éclatement de l’ex-Yougoslavie n’a peut-être été que le signe avant-coureur de l’éclatement prochain de l’Europe. Au train où vont les choses, nous allons certainement en effet vers la guerre civile. Nul doute alors que la France, du fait de l’importance de ses communautés d’origines arabes et noires, sera en première ligne. Des penseurs comme Alain Finkielkraut ont le courage de dire ce qui menace. Voici déjà que des populations africaines s’organisent par quartiers, investissent des immeubles, occupent des églises, se posent en victimes, évoquent le passé colonial et au nom de ce passé revendiquent une radicalité politique. Sur fond d’antisémitisme, l’activisme du triste Dieudonné entre dans ce cadre, tout comme les propos haineux contre «la race blanche» de ses amis de la Tribu K.
Le politologue Alexandre Del Valle analysait clairement la situation en 1998 lorsqu’il écrivait : «Obligés d’accueillir dans leurs pays des millions d’immigrés musulmans globalement inintégrables, sans être jamais consultés démocratiquement sur ce point, les peuples européens sont les grands oubliés dans cette affaire. Nos dirigeants «politiquement corrects» les méprisent et les trahissent. Ils se permettent de traiter de «racistes» ceux qui manifestent leur refus de la submersion de l’Europe, oubliant au passage que leurs mandats leur ont été attribués avant tout pour garantir la pérennité et la sécurité de la nation.» (1)

VI. Pour le réarmement moral du pays

Dans l’immédiat ce qui est à souhaiter, c’est que «force reste à la loi» et que nul ne continue à donner gain de cause aux émeutiers en leur cherchant je ne sais quelles circonstances atténuantes. Ensuite, il est clair que le Ministère de l’Intérieur doit continuer son travail et en effet faire le ménage dans les banlieues, les vider de la «racaille» qui les peuple, dealers et trafiquants en tous genres. Et ce, quoiqu’en disent la Gauche aveugle et idéologique, prête à tous les renoncements. Sur ce plan, et sur ce plan seulement – celui de l’ordre public – il s’agit de soutenir Nicolas Sarkozy. Même si l’actuel Ministre de l’Intérieur n’est pas exempt de contradictions puisqu’il est aujourd’hui victime du communautarisme qu’il promeut et qu’il promet encore, jouant ainsi aux pompiers pyromanes.
Enfin, il faudra, et c’est là le plus difficile, que les Français retrouvent ce qu’ils sont, à savoir leurs valeurs, leurs racines, leur identité. Qu’ils cessent en tous les cas de se renier indéfiniment. C’est la condition sine qua non de la concorde civile et de l’unité nationale et, au-delà, de la pérennité du pays. Il s’agit désormais d’entendre l’avertissement et de travailler enfin au réarmement moral du pays.

Nous voici entrés dans le temps des kaïra, celui qu’il faut malheureusement appeler celui de l’Avant-Guerre civile. Est-il encore possible d’éviter le grand déchirement, l’embrasement généralisé, la guerre civile interethnique ? Cela n’est pas sûr.

(1) Alexandre Del Valle, Islamisme et États-UnisUne alliance contre l’Europe (L’Age d’Homme, 1997). Il faudrait relire aussi l’analyse intelligente d’Éric Werner, in L’Avant-Guerre civile (L’Age d’Homme, 1998).

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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 14:06

05/11/2005

Guerre du Liban, photographie de David Rubinger


Voici un nouvel article, polémique s'il en est, de Francis Moury, écrit à chaud pourrais-je dire, à la suite des scènes de guerre civile, pardon, des simples événements qui secouent la banlieue parisienne, et maintenant celles des autres grandes villes françaises. Mon ami a sans doute décidé d'écrire ce texte après avoir écouté, sidéré, dégoûté et proprement révolté, les circonstances dans lesquelles une femme partiellement handicapée a été aspergée d'essence et, littéralement, enflammée par plusieurs individus exprimant ainsi leur refus du ghetto, celles aussi, ne l'oublions pas, qui ont conduit un homme innocent a être roué de coups et laissé sans vie, crevant dans son sang, par quelques jeunes qui apparemment détestaient les natures mortes de lampadaires urbains, jeunes évidemment traumatisés par leur échec scolaire et auxquels notre société égoïste n'a pas donné la chance qu'ils méritaient assurément. Comme toujours en France, pays qu'un nouveau Karl Kraus (mais où se cache-t-il, mon Dieu ?) secouerait jusqu'à le démembrer, les événements, aussi dramatiques soient-ils, ne sont rien si on les compare au déluge infra-verbal qui les accompagne et, je le dis sans crainte, les provoquent. Ici, un sourire passe sur les lèvres du placide sociologue wievorkiste qui se déclarera pleinement d'accord avec mes propos. Que cet imbécile continue donc de me lire, son sourire risque de devenir grimace. Car je retourne l'image, plaisante mais fausse, trouvée, lue, entendue, reproduite à des milliers d'exemplaires, répétée par toutes les bouches mitées des salles de rédaction : ce ne sont pas les propos faussement martiaux de Nicolas Sarkozy qui sont les réels coupables de l'embrasement actuel des banlieues. Après tout, l'un des termes utilisé par notre va-t-en guerre de ministre n'est-il pas, aussi, l'un des sésames du verlan utilisé par la caillera
Julien Dray, Noël Mamère et autres contempteurs (comme Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois) d'une réalité infernale que votre lâcheté ignoble a créée comme une dangereuse créature qui au moins, espérons-le en tout cas, finira par se retourner contre votre irresponsabilité meurtrière : ce sont vos interminables dérobades, vos continuelles approximations, vos constantes atténuations, vos permanents mensonges, ce sont les mêmes mots mités, travestis utilisés par vos prédécesseurs que je désigne comme les premiers fauteurs de troubles, les uniques brandons enflammant la poudrière et, n'en doutons pas, les détonateurs de ce qui se prépare dans notre tranquille République, face à quoi les actes récents commis par les chiens en meute, d'une violence inouïe, passible, dans d'autres pays courtisés, de la plus expéditive pendaison, ne donnent qu'un léger avant-goût. Ce sont vos mensonges systématiques, endémiques, qui à présent gangrènent des millions de cerveaux de simples Français en venant à douter, par votre faute et la culpabilité fallacieuse à laquelle vous les clouez depuis plusieurs dizaines d'années, de leur plus élémentaire bon sens.
J'imagine que ce texte relancera, dans la Zone et peut-être même ailleurs, quelque utile polémique qui, par exemple, mettrait en lumière l'extraordinaire propension à l'atténuation sémantique qui afflige nos médias, d'abord (mais pas seulement), bien sûr, ceux du gauchisme éclairé et généreux. Je ne puis pour l'instant renvoyer qu'à cet excellent site, dont la première utilité est de nous rappeler que les médias étrangers, eux, outre le fait qu'ils paraissent moins irrécusablement iréniques que les nôtres, osent donner leur nom véritable aux personnes et aux actes qu'ils commettent : vous pourrez donc lire, dans les articles auxquels on nous renvoie, des mots censurés par la bien-pensance parisienne et, hélas, par une partie toujours plus grande de nos propres citoyens, des mots désormais aussi inhabituels à nos oreilles que : meurtre, crime, animal, censure, guerre civile, rétablissement de la peine de mort, France en ruine, irresponsabilité politique, décadence, barbarie, etc.

Lisons, à présent, la juste révolte de Francis Moury.

«Enfin Catilina, jusqu’à quand vas-tu abuser de notre patience ? Combien de temps encore ta folle violence esquivera-t-elle nos coups ? Jusqu’à quelle limite ton audace effrénée s’emportera-t-elle ? Rien, ni la garnison de nuit sur le Palatin, ni les rondes nocturnes dans la ville, ni l’appréhension de la population, ni le rassemblement de tous les honnêtes gens [...] rien n’a pu t’ébranler ? Ton plan est découvert : ne le sens-tu pas ? […].»
Cicéron, Exorde de la première Catilinaire (trad. française de Jean Guillon, éd. Hatier, coll. Traductions Hatier - Rome, Paris, 1966).

Ce texte fut prononcé devant le Sénat, dans le temple de Jupiter Stator, le 8 novembre 63 av. J.-C. : nous le citons ce soir, 4 novembre 2005, en guise de parallèle… lointain et proche à la fois. Catilina menait une conjuration, César a rédigé des commentaires à la Guerre civile dont il fut acteur. Mais ni le noble Catilina ni les adversaires de César n’étaient des barbares : c’étaient des citoyens romains du plus haut niveau d’éducation connaissant l’art et les moyens de la politique de leur temps.

Le problème qui nous occupe est pourtant bien défini par le début de l’Exorde de Cicéron. Qu’on en juge : depuis une semaine, nous aussi sommes les témoins d’une folle violence, de rondes nocturnes, de garnisons de nuit en action. Mais sont-elles organisées ? Si oui, par qui ? Au fond quelle importance… les résultats sont là.

Si on effectue une recherche Google en entrant la clé «civil war in paris» – les majuscules n’existent pas, comme on sait, pour Google –, on trouve bien sûr des liens sur la Commune de Paris de 1870 mais depuis peu, on en trouve aussi sur la semaine que nous venons de passer en cette fin octobre-début novembre 2005 ! Ouvrez-les : ce n’est tout de même pas triste. On tombe sur des discussions en anglais tenues sur un forum japonais, par exemple, concernant les «riots in the Paris Suburb». Lorsqu’on est anglo-saxon, le terme «riot» est familier : c’est lui qui compose l’appellation d’une arme anti-émeute bien précise dans l’histoire de l’armement léger. Le «Riot-gun» est en effet un fusil à répétition manuelle (système à pompe) ou semi-automatique de calibre 12, en général. Son efficacité est redoutable : les différents types de chargement adaptés, aux opérations de police comme aux opérations militaires, sont variés. Ils permettent de défaire à courte distance un adversaire, même protégé ou retranché dans un véhicule, à condition qu’il ne soit pas équipé d’un gilet pare-balles adapté. Le seul problème est que la police française, pour l’instant, ne l’utilise pas alors qu’elle en est dotée. Pourquoi ? L’autre grand problème est qu’il semble qu’on l’utilise contre elle ! Encore plus ennuyeux.

elle-même pour désigner ses hauts faites d'armes ? Non messieurs
Guerre du Liban, photographie de David Rubinger


Soyons clairs : biens publics et privés de toute nature et de toute taille sont détruits, un homme est assassiné en plein jour à coups de pieds et de poings sous les yeux de sa famille, une femme handicapée a été brûlée vive dans un autobus, des tirs à balles ou à chevrotines réelles sur des cars de C.R.S. et des policiers !

Voilà ce que nous voyons ces jours-ci autour de Paris. Et cela ne date pas d’hier. Cela fait trente ans que nous le voyons. Les informations glanées sur Wanadoo, souvent beaucoup plus détaillées que celles diffusées par les médias classiques tels que presse, radio et télévision publique ou privée, nous apprennent aujourd’hui qu’on commence à avoir des problèmes similaires à Paris dans quelques arrondissements.

Les Anglo-saxons se disputent, sur Internet, pour savoir si on assiste à une guerre de religion, si la France annonce le début de la prochaine conflagration européenne. Les médias russes et chinois s’interrogent sur la sécurité de la France : il y a de quoi s’interroger en effet ! Et on les comprend ! La banlieue brûle mais Paris résiste pour l’instant. On en est là. Ambiance !

Bon la vérité est simple : il y a des honnêtes gens et des criminels dans tous les pays, chez toutes les confessions, du monde entier. Le racisme est une chose ignoble a priori comme a posteriori. Tout cela est entendu et nos braves commentateurs anglo-saxons sont, ici, à côté de la plaque. Reste une évidence qu’ils disent tranquillement et clairement (on voit mieux les choses lorsqu’on est plus éloigné) : nous avons bel et bien affaire à des barbares agissant en meutes, comme des hyènes, des loups. Brûlant, blessant, assassinant collectivement aussi bien des civils sans défense que des policiers. Certains policiers sur le terrain décrivent une guérilla urbaine et réclament l’appui de l’armée. Ils disent qu’ils ne sont pas préparés ni entraînés pour cela. Ils ont raison.

Quant au député socialiste Dray que dit-il ? Que le gouvernement de la France, les autorités les plus hautes seraient responsables de tout cela ? Et puis quoi encore ! ? Responsable de quoi ? Si des voyous meurent électrocutés, tant mieux ! On ne va pas se plaindre ! Il faut se plaindre qu’une femme handicapée ait été brûlée vive par des voyous, qu’un homme ait été tué en plein jour par un gang d’hyènes, plutôt ! Dray marche sur la tête : qu’il aille sur une autre planète, jouer au Candide.

Il y a des Français pauvres. Il y a des Catholiques, des Protestants, des Orthodoxes, des Juifs, des Musulmans pauvres en France. Est-ce qu’ils tuent tous des femmes handicapées en tentant de les brûler vives ? Est-ce qu’ils rouent de coup chaque après-midi ouvrable un innocent parce qu’il photographie un lampadaire ? Non. Ils souffrent en silence, ils tentent de survivre, ils tentent de travailler, ils tentent de vivre en personnes respectueuses de la loi civile comme de la loi religieuse, s’ils ont une religion. S’ils n’en ont pas, ils respectent la morale laïque de Jules Simon. Le résultat pratique, urbain, est le même.

Illustration de l'esprit festif des jeunes


Alors comment définir ces nouveaux barbares qui haussent la tête un peu trop ces jours-ci ? Eh bien c’est très simple : ce ne sont ni des Français, ni des hommes religieux ou non, ni des citoyens éduqués ou non. Ce sont des animaux et il faut les traiter comme tels. Ils se sont rabaissés eux-mêmes au rang animal qu’on s’évertue à leur faire abandonner en vain. Ils préfèrent vendre de la drogue, constituer des gangs que de travailler ou que de tenter de travailler. Ils préfèrent brûler des voitures que d’aller en usine en fabriquer sur les chaînes de montage. Ils préfèrent tuer que d’aider les leurs à vivre. Ils n’ont pas de raison de se révolter : ils sont mauvais. Ils font le mal en connaissance de cause, d’une manière bestiale et grégaire. Ces nouveaux barbares défigurent les cités qu’ils habitent et y propagent le mal. Il faut les en extirper et nous en débarrasser une bonne fois pour toutes. Les autres habitants de ces cités pourront respirer tranquillement demain.

La démocratie doit réapprendre la dureté et la fermeté, elle doit savoir faire peur. Pour l’instant elle s’avère incapable de nous protéger. Pour le moment, ces barbares tuent mais on ne les tue pas. Tant qu’on ne les tuera pas, tant qu’ils n’auront pas peur d’être tués, ils continueront. La prison ne leur fait nullement peur. Elle est pour eux un titre de gloire. Ils ne peuvent craindre que la mort. Il faut donc que l’État modifie ses lois et se donne les moyens de la leur faire à nouveau craindre. À ce prix seulement, nous retrouverons notre tranquillité. Pour le moment, ni les biens ni les personnes ne sont en sécurité. Que l’État retrouve sa puissance, son autorité et donne à la police et, si c’est insuffisant, à l’armée, le droit d’intervenir efficacement.

09/11/2005

Bellum civile 2 ou Civil War in France, par Francis Moury


Ce nouvel article de Francis Moury, faisant bien évidemment suite à Civil War in Paris est sous-titré : de la sédition à l'état d'urgence.

«Car dans le nombre immense des citoyens, grande est la multitude de ceux qui, craignant le châtiment des fautes dont ils sont conscients, recherchent à nouveau le bouleversement et la révolution de la République, ou qui sont poussés par quelque fureur innée de leur âme à se repaître des discordances civiles et de la sédition, ou qui, voyant leur patrimoine commun compromis, préfèrent brûler dans l’incendie commun plutôt que dans le leur. […] La République est toujours attaquée par des forces et des ressources plus grandes que celles qui la défendent, parce que les audacieux et les misérables s’élancent sur un signe de tête : eux-mêmes s’animent de leur propre mouvement contre la République; les gens de bien, je ne sais comment, sont plus lents, ils négligent les causes premières des événements, et ce n’est enfin que la nécessité même qui les émeut : si bien que parfois, par temporisation ou par lenteur, alors qu’ils veulent garder le repos, même sans la dignité, ils perdent par leur faute l’un et l’autre.»
Marcus Tullius Cicéron, Pour Sestius, XLVI, § 99 et sq., cité in Claude Nicolet et Alain Michel, Cicéron (éd. du Seuil, coll. Écrivains de toujours, Paris, 1961, c'est moi qui souligne).

«Res ad ultimum seditionis erumptet
Tite-Live, Histoire romaine / Ab Urbe condita libri, II, § XLV, 10.

«Que n’ont-ils parcouru la terre et considéré quelle fut la fin de leurs devanciers ? Pourtant ceux-ci les surpassaient en force, ils ont fait bouger la terre, ils l’ont mise en valeur plus que ceux-là ne le font; et leurs envoyés leur vinrent avec les preuves; et alors ce n’est pas Dieu qui leur fut injuste, mais ils le furent à eux-mêmes.»
Le Coran, sourate XXX, 9 (éd. et trad. de J. Bercque; éd. revue et corrigée, Albin Michel, coll. La bibliothèque spirituelle, Paris, 1995), p. 432.

Trois éléments importants et nouveaux se sont produits à l’issue de ces douze nuits de sédition :

– leur étendue honteuse au territoire national dans son ensemble,
– la décision salutaire de notre gouvernement de réactiver la loi d’urgence de 1955,
– enfin la prise de position non moins salutaire des autorités religieuses musulmanes qui ont édicté un jugement interdisant aux Musulmans de prendre part à ces actes factieux.

Notre précédent texte avait suscité bien des discussions et des interprétations, en dépit de son extrême simplicité. Un simple d’esprit s’étonnait même auprès de Juan Asensio qu’on demande la punition d’un criminel et s'interrogeait : comment définir un criminel ? À ce degré d’aberration mentale et morale, que répondre ? Bref. Ces trois faits nouveaux sont l’occasion de préciser notre position. Nous l’avions fait à plusieurs reprises sur le site de Pierre Cormary, mais il n’est pas inutile – Que dis-je ? Il est plus que jamais utile de le faire ! – d’actualiser à nouveau, ici-même.
Jean-François Mattei citait le sociologue allemand Max Weber dans le troisième paragraphe de son article paru dans Le Figaro : le mien ne disait pas autre chose à condition de savoir lire Weber. Et je citais, toujours chez Cormary, Julien Freund, L’Essence du politique (éd. Sirey, Paris, 1965), car Freund fut un des grands commentateurs et lecteurs universitaires français de Weber.
«Nous appellerons violence l'explosion de la puissance qui s'attaque directement à la personne et aux biens des autres (individus ou collectivités) en vue de les dominer par la mort, par la destruction, la soumission ou la défaite. […] Non seulement la manifestation de la force permet de faire obstacle au déferlement de la violence, mais il peut y avoir directement antagonisme entre elles, justement parce que le recours à la violence a en général pour but de rompre un rapport de forces établi. […] En tout cas il n'y a que la force qui soit capable de contenir et de limiter la violence. […] De ce point de vue, l'antinomie entre force et droit semble factice; c'est la violence qui s'oppose au droit et au règne de la loi.»
La République a donc hier décidé de mettre en œuvre ce principe à partir de mercredi et il faut naturellement la soutenir dans cette épreuve, saluer la décision courageuse de notre Président Jacques Chirac et de son Premier ministre Dominique de Villepin. Suffiront-elles à ramener l’ordre ? Nous le verrons bientôt. Dans l’affirmative, tout serait réglé. Dans la négative, il faudra songer à l’Ultima Ratio : la force armée, et non plus la police civile ou militaire simplement.



Il n’est pas certain, en dépit du fait que les autorités civiles comme religieuses concernées s’entendent là-dessus, que cela suffira pour des raisons, à présent, bien évidentes : les barbares qui se livrent à ces actes – on ne doit naturellement nullement les confondre avec le reste des communautés civiles et religieuses auxquelles ils appartenaient – s’en prennent aussi bien aux biens publics qu’aux biens privés. Lorsqu’ils s’en prennent aux biens publics, ils les visent comme symbole même de la puissance publique, comme symbole de l’État. Lorsqu’ils s’en prennent aux biens privés, ils veulent ruiner les fruits du travail et de la richesse. Ils ne respectent donc plus ni loi pénale, ni loi civile, ni loi religieuse. Ils se posent hors de toutes ces lois et se reconnaissent membres d’une minorité égarée et haïssable, ne méritant pas le respect ni la dignité de la cité. Ils n’ont plus, de facto, le droit de cité qu’ils réclament de cette manière abjecte. Les autorités concernées leur délivrent depuis hier un message sans équivoque : soit ils décident de se soumettre, soit ils seront soumis de force. C’est une première et salutaire étape.
Reste une question : celle du rapport des forces. C’est ici que la population civile (y compris la population civile qui a donné naissance à ces barbares et en porte donc légalement la responsabilité) peut aider efficacement la police et la gendarmerie sur le terrain, à condition qu’on lui en donne les moyens légaux. Que les pères soient autorisés à frapper leurs fils jusqu’au sang si c’est le seul moyen pour eux d’entendre enfin la voix de la raison et de la morale ! Que les mères puissent punir leurs filles d’avoir mal agi lorsque c’est le cas ! Que les frères aînés admonestent de sévères corrections aux jeunes égarés pour leur faire retrouver le droit chemin ! L’honneur de la communauté musulmane, d’une part, des autres communautés annexes représentées par ces dévoyés dans le conflit actuel d’autre part, est en jeu ! Pour l’instant, il est évident qu’on laisse désarmées aussi bien la communauté majoritaire que les communautés immigrées puis naturalisées et intégrées, et que si elle le sont – or elles le sont bien souvent, Dieu merci ! –, on ne leur reconnaît pas le droit de concurrencer les forces de sécurité constituées, bien que leur objet final soit le même : la sauvegarde de la concorde et de la paix, la défense du bien contre le mal !
Si ce rapport de forces est maintenu à notre avantage, tout ira bien. Sinon, il faudra passer à la vitesse supérieure. Souhaitons qu’on n’ait pas à en arriver à de telles extrémités mais qui sait ? Peut-être faut-il nous y préparer tout de même. Car nous avons affaire, il faut bien l’apercevoir pour prendre la mesure du mal, à des groupes armés et organisés qui n’hésitent pas à s’attaquer aux symboles mêmes de la civilisation occidentale chrétienne : écoles, bibliothèques, églises (deux cas constatés) ni à menacer directement la vie d’enfants ou de vieillards. Ils visent physiquement des membres des forces de l’ordre pour les tuer ou les blesser gravement. Il importe, à ce sujet, que la population française – y compris sa fraction d’origine étrangère depuis naturalisée et intégrée, toutes races et religions confondues – manifeste un soutien sans faille aux courageux policiers, gendarmes et C.R.S. chargés de nous protéger directement en allant au combat contre cette vermine. Et si demain nos soldats y sont envoyés, les soutenir indéfectiblement de même.
Un problème plus grave se profile depuis le discours de Villepin : celui du chantage à la terreur. De quel droit ces séditieux ignobles, comprenant des tueurs de sang-froid, bénéficieraient-ils de passe-droit particulier pour obtenir crédits publics, aide à l’emploi, traitement de faveur ? Pourquoi leur promettre un traitement de faveur alors que leurs victimes de ces 12 dernières nuits n’ont pas encore été même remboursées par les compagnies d’assurances des pertes qu’elles ont subies, sans parler des dizaines d’honnêtes travailleurs qui ont perdu leur emploi à cause de ces vandales ? Et quid des Français honnêtes alors ? Passeront-ils après, comme «citoyens de seconde zone» dans leur propre pays, lorsqu’il s’agira de recevoir les aides (scandaleusement médiocres et inadaptées) des A.N.P.E. à la recherche d’un emploi ? Ce serait tout de même «un peu fort de café» ! Des millions d’euros ont été dépensés en vain depuis des dizaines d’années dans ce tonneau des Danaïdes qu’on nomme «zones d’exclusion». En fait ces «zones» étaient parfaitement heureuses avant que cette «troisième génération» de délinquants, totalement dégénérée pour une bonne partie d’entre elle, n’y étale ses vices et sa violence, n’y fasse régner une terreur pire que celle que la «deuxième génération», en partie maudite en raison des mêmes vices, y avait déjà introduite en masse auparavant.



Dans la périphérie de la capitale de la noble Corée du Sud, héritière d’un des plus altiers combats pour la liberté du monde au XXe siècle, un Français vivant à Séoul et marié à une Sud-Coréenne, témoignait que de tels immeubles à l’aspect «staliniens» et «collectivistes» sont la norme. Pourtant aucune violence, aucun mal de vivre particulier ne s’y fait ressentir, ajoutait-il immédiatement : les habitants y vivent en paix, et heureux ! Dans nos banlieues staliniennes elles-mêmes, on peut même observer un attachement sentimental des jeunes (délinquants ou non) et des moins jeunes (idem) pour ces «barres» imposantes : les uns et les autres sont, au fond, tristes quand on les détruit. Donc, la preuve est faite : le mal de cette médiocre jeunesse, qui ne rêve qu’à des profits matériels et ne songe nullement à se cultiver ou à travailler, ne vient pas de l’aspect matériel de leur existence. Il est né au fond de leur âme pervertie. Ceux dont l’âme est droite, non-tordue, qui vivent là-bas, ne se plaignent pas : ils acceptent de bonne grâce leur sort. Ils ont la sagesse de considérer qu’il y a des sorts bien pires que de vivre là. Il n’est que de regarder ce qui se passe dans bien des misérables parties du monde pour le comprendre aisément, d’ailleurs. La France leur offre tout de même du pain, une protection relative, un asile et un toit. Mais certains voudraient qu’on leur offre aussi B.M.W et Mercedes : ils mesurent leur être à leur avoir. Ce sont en somme des matérialistes iniques, occultant au fond d’eux-mêmes toute vie spirituelle, morale et esthétique.
En Thaïlande, on peut lire sur un mur près du port de Bangkok une ancienne et belle formule – toute stoïcienne – apposée par les autorités de ce pays splendide à une époque déjà un peu ancienne (années 1970 probablement) et qui manifeste clairement la conversion attendue de ces jeunes rebelles : «Si tu n’as pas ce que tu veux, tu dois aimer ce que tu as». Que disaient d’autre les philosophes anciens grecs et romains, que disent d’autres à leurs fidèles les diverses grandes religions monothéistes du monde moderne, Islam inclus bien évidemment ? Se révolter parce qu’on jalouse la richesse ou qu’on déteste la pauvreté est une chose. Tuer des gens dans la rue ou brûler des écoles en est une autre. La réforme morale de cette fraction pervertie de la jeunesse ne pourra provenir que d’une reprise en main, en profondeur, de leurs propres autorités religieuses. Si celles-ci faillissent à le faire, ce n’est certes pas l’école laïque qui y réussira davantage, pervertie qu’elle est depuis des dizaines d’années par le gauchisme structuraliste des années 1968. Et alors, il ne s’agira ni d’un choc des civilisations, ni d’un choc religieux puisque ces barbares sont en-deçà de ce qu’on définit par vie civilisée ou vie religieuse : on se situera au niveau précis où Catilina s’était en son temps situé, avec la clientèle qu’on lui connaissait. L’exil (de nos murs, voire de la vie commune elle-même) et la puissance du fer et du feu devront alors s’abattre sur eux sans rémission jusqu’à ce que la paix civile soit retrouvée.
En fait, il n’y a là-dedans rien de nouveau que pour les incultes et les ignares, et leurs complices intellectuels, qui sont de pires criminels dans la mesure où ils excusent et justifient sciemment, consciemment, des criminels au degré de conscience proche du néant même si suffisant pour choisir consciemment le mal aux dépens du bien. Ceux qui ont lu suffisamment et médité suffisamment – l’élite de la nation française à qui ce noble site du Stalker est destiné par vocation – savent pourtant cela : nihil novi sub sole. Catilina menaçait de ruiner la République romaine en s’appuyant sur de tels égarés, indignes de Rome. Or la France, Paris sont les héritiers de la pensée et de l’action de l’ennemi de Catilina, Cicéron. Il faut relire Cicéron. Il ne suffit plus, comme le voulait Bergson, «d’agir en homme de pensée, de penser en homme d’action». Il faut que les hommes de pensée pensent la pensée et que les hommes d’action agissent la sphère de l’action. Cicéron pensait durant ses périodes d’otium studiosus, il agissait par paroles politiques dans ses périodes d’action. Faisons de même, dans la pénible circonstance où nous nous trouvons, lorsqu’il s’agit de l’analyser et d’y remédier. Chacun y trouvera son profit et les choses seront à leur place. L’effectivité d’une réalité doit se penser effectivement, non pas en belle âme. Embrasser la réalité, c’est embrasser la vérité. Dans l’histoire, la réalité qui triomphe est la vérité. Or dans le conflit qui nous occupe à présent, il importe que notre réalité et notre vérité triomphent du néant, du chaos qu’on veut leur substituer. Ne nous y trompons pas : l’Europe et le reste du monde ont les yeux fixés sur nous. Ne les décevons pas.

18/11/2005

Bellum civile 3 ou Martial Law in France, par Francis Moury


Francis Moury poursuit avec ce troisième texte (c'est moi qui en ai souligné certains passages), sous-titré De l'état d'urgence à sa prorogation, sa série de vives réflexions sur les événements dramatiques qui ont secoué notre pays. Ce texte est aussi une réponse pour le moins elle-même circonspecte et comme frémissante face à ce qui se prépare, à celui de Serge Rivron, Notre société a généré un monstre.

Calpurnia :
«Caesar, I never stood on ceremonies,
Yet now they fright me. There is one within,
Besides the things that we have heard and seen,
Recounts most horrid sights seen by the watch.
A lioness hath whelped in the streets;
And graves have yawn’d, and yielde up their dead;
Fierce fiery warriors fight upon the clouds,
In ranks and squadrons and right form of war,
Which drizzled blood upon the Capitol;
The noise of battle hurtled in the air,
Horses did neigh and dying men did groan,
And ghosts did shriek and squeal about the streets.
»

Calpurnia :
«Je ne me suis jamais arrêtée aux présages,
César, mais maintenant ils me font peur. En plus
Des apparitions, des bruits que nous savons,
La garde, dit un messager, vit des horreurs :
Lionne qui faisait ses petits dans la rue,
Tombeaux béants et vomissant leurs morts,
Affreux guerriers de feu, sur l’écran des nuages
Luttant en ligne, en légions, en bel arroi,
D’où sur le Capitole, il bruinait du sang.
Les airs retentissaient du cliquetis des armes,
Et des hennissements, des affres d’agonie,
Et du cri suraigu des fantômes errants.»
William Shakespeare, The Tragedy of Julius Caesar / La Tragédie de Jules César, Acte II, scène II, texte établi et traduit par Charles-Marie Garnier (éd. Les Belles-lettres, coll. Shakespeare, Paris, 1929-1967), pp. 68-69.

Monstre, n.m.
1 Animal qui a une conformation contre nature. Monstrum, i, neut. : Les sirènes, [monstres] marins, Monstra maris, sirenes.// 2 Animal gros et terrible. Bellua, ae, f. : [monstre] marin, Cetus, i, m.// 3 Personne extrêmement laide. Monstrum, neut.// 4 Personne cruelle et dénaturée. Monstrum, i, neut. : Un [monstre] de cruauté, Monstrum immanissimum.
J. Trénel, Lexique français-latin à l’usage des classes de grammaire, extraits du Dictionnaire de G. Édon (éd. Librairie classique Eugène Belin, Paris, s.d.), p. 457.

Monstrum, i. (n.) :
1 Fait prodigieux [avertissement des Dieux] : Cic., Div. 1, 93 ; Virg., En. 3, 59. 2 tout ce qui sort de la nature, monstre, monstruosité : monstrum hominis, Ter. Eun. 696, monstre d’homme, cf. Cic., Cat. 2, 1, Pis. 31 au pluriel : actes monstrueux, cf. Cic., Verr. 3, 171; monstra narrare Cic. Att. 4,7,1 raconter des prodiges, des choses incroyables., cf. Tusc. 4, 54.
Félix Gaffiot et coll., Dictionnaire illustré latin-français (éd. Librairie Hachette, Paris, février 1934), p. 993

Monstrum, i. (n.)
Prodige qui avertit de la volonté des dieux, par suite tout objet ou tout être de caractère extranaturel, terme de la langue religieuse, d’où « monstra-re » : (rel.) indiquer la volonté divine (comm.) simplement montrer.
F. Martin, Les Mots latins groupés par familles étymologiques d’après le Dictionnaire étymologique de la langue latine de MM. Ernout et Meillet (éd. Librairie Hachette, Paris, 1978), p. 150.



Avant d’en venir au questionnement sincère et mesuré de Serge Rivron paru hier, un état de la situation française en ce soir du jeudi 17 novembre – en cette nuit du vendredi 18 novembre déjà, pendant que nous écrivons et nous relisons, et tournons nos pensées sans relâche – s’impose, croyons-nous.
Faisons donc le point :

- L’état d’urgence, signifié par l’application de la loi de 1955 heureusement réactivée par le Président de la République française, vient d’être prorogé pour trois mois, et cette prorogation vient d’être votée par le Parlement et le Sénat. Peu d’opposition politique à son encontre : une brève et quantitativement comme qualitativement médiocre manifestation ne rassemblant que quelques milliers de personnes. Cette mesure est approuvée par la grande majorité du peuple, toutes origines et religions confondues.

- Au bout de trois semaines de violences, nul «retour à la normale» n’apparaît vraiment en dépit de l’instauration de cet état d’urgence. Qu’on en juge : la nuit dernière, 98 véhicules ont encore été incendiés sur l’ensemble du territoire. Notons à ce sujet que le Directeur de la D.G.P.N. (Direction de la Police Nationale) aurait déclaré qu’il s’agit de la «moyenne habituelle» selon les informations toujours bien précises de Wanadoo.fr qui assure aujourd’hui que ce chiffre indique que «la France, dans la rue, retrouve le chemin de la normalité» ! Quelle belle normalité, en effet ! La nuit d’avant, des jets de bouteilles contenant de l’acide avaient été lancés contre les forces de l’ordre.

- Le bilan métropolitain (les DOMTOM sont épargnés : le fait est notable : on doit relire La République et Les Lois
de Platon, puis seulement ensuite relire La République de Cicéron) provisoire est le suivant : 126 policiers et gendarmes blessés (certains gravement : le chiffre est de toute manière énorme) sur les 10 000 mobilisés, 9 071 véhicules individuels et collectifs incendiés, 2 921 interpellations, 400 arrestations. Certaines églises catholiques ont été attaquées par des incendiaires. Certaines mosquées aussi. Ni dans un cas, ni dans l’autre, les auteurs de ces crimes n’ont été interpellés pour l’instant. Les destructions publiques évoquent dans certaines zones de notre territoire un authentique paysage de guerre : crèches et écoles brûlées, innombrables bâtiments publics et privés brûlés, commerces détruits, commissariats attaqués et brûlés.

- Les actes les plus graves constatés durant ces trois semaines sont passibles de la peine de mort dans de nombreux pays car ils relèvent du crime de sédition : multiples tentatives de meurtre de policiers, de pompiers, de gendarmes et de C.R.S. notamment ! Sans parler des attaques sauvages contre certains civils, ayant provoqué morts et blessés graves, qui méritent la même peine dans une vaste partie du monde.

Nous avons donc bel et bien connu des actes de guerre civile même si aucune arme automatique n’a été, du moins si on en croit les informations délivrées par les médias, employée par les émeutiers. On sait que quelques armes à répétition manuelle ou semi-automatique ont en revanche été effectivement employées, mais d’une manière quantitativement marginale. Et des actes de guerre civile d’une gravité jamais vue, d’une violence bien supérieure à la plaisanterie de potaches de Mai 1968 qui n’avait, il faut tout de même le rappeler, provoqué aucun mort. Les émeutes d’octobre-novembre 2005 sont bien les plus graves jamais vues sur notre territoire métropolitain depuis très longtemps : certains disent «depuis les années 1955-1962 de la Guerre d’Algérie» mais nous ne le pensons pas. Jamais de tels faits, d’une telle ampleur et d’une telle extension, ne furent vus durant cette période en France. Il s’agissait de tout autre chose : durant les années de la guerre d’Algérie, le Français moyen pouvait sortir le soir en n’importe quel point du territoire sans craindre pour sa vie. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et depuis d’ailleurs bien des années. En fait, on peut dire que la situation est inédite. Totalement inédite. Je défie n’importe quel historien de me citer des faits analogues dans notre histoire : il n’en trouvera pas, même en remontant à l’époque antique et médiévale. J’allais dire «surtout» en remontant à l’époque antique et médiévale ! Romantisme, quant tu nous tiens…
Afin de rétablir la paix sociale, on crée un Service civil qui doit intégrer les jeunes des communautés majoritairement concernées par ces émeutes dans la police, l’armée, l’administration. On débloque des crédits pour les «associations» locales. La première mesure apparaît idéaliste et dangereuse pour diverses raisons (notamment le fait d’apprendre le maniement d’armes légères à une population qui a donné la preuve de son instabilité) mais surtout injuste : il convient d’abord d’offrir une telle perspective aux jeunes Français chômeurs diplômés et méritants, à commencer par le million de stagiaires dotés de Bac +5 ou davantage qui depuis des années constituent la Génération précaire bien-nommée ! Et non pas aux jeunes immigrés naturalisés plus fraîchement et dénués de tout diplôme comme de toute volonté de travailler pour certains d’entre eux. Bien sûr, tous ne doivent pas être confondus avec la fraction séditieuse mais charité bien ordonnée commence tout de même par soi-même ! Quant au déblocage de crédits aux associations, c’est un tonneau des Danaïdes qu’on prétend à nouveau remplir et qui sera toujours percé de trous, en pure perte. Nous le savons tous puisque depuis des dizaines d’années que lesdites associations existent, elles n’empêchent rien ! Bref : aberrations, poudre aux yeux, refus de la réalité. Mais soyons indulgents : une minorité d’immigrés a agi criminellement. La majorité est demeurée fidèle à la France et a soutenu la police et l’action du gouvernement. Dont acte. Le problème se pose toujours de l’identification de cette minorité et de son élimination légale puisqu’elle est encore, en dépit de l’état d’urgence, quelque peu agissante, même si moins naturellement !
Si bien qu’il faut malheureusement se dire que le pire est à venir : ce qu’on nomme la «décrue», le «retour à la normale», comme s’il s’agissait d’un phénomène naturel, est pour l’instant une vue de l’esprit : de quel «retour à la normale» s’agit-il puisque ce retour à la normale est déterminé d’abord et avant tout par un couvre-feu localisé et un état d’urgence prorogé au niveau du territoire métropolitain tout entier ? En matière d’état normal, on a vu mieux, semble-t-il ! Nous sommes entrés dans un état d’urgence qui n’est pas normal, qui est tout sauf normal.
Alors Serge Rivron se pose la question : avons-nous créé un monstre ? Si oui de quelle nature est-il ? J’avoue que je me pose les mêmes questions et que pour l’instant je n’ai pas de réponse autre que celle de la survie du corps constitué qui nous protège de l’anarchie, donc de la loi de la jungle. Pour l’instant, nous avons pu constater quelques faits : organisation criminelle mise en évidence (simultanéité, communications, relais divers) dans certains cas, actions concertées ponctuellement puis à plus long terme, et actions individuelles isolées dans d’autres. Elles relèvent toutes de la même tendance : attaquer la civilisation française, d’une part comme française et comme civilisation, d’autre part comme société capitaliste inégalitaire incapable de satisfaire les besoins les plus élémentaires de sa population pauvre comme moyenne, condamnée à une insécurité matérielle et morale grandissante. Dans certains cas, de telles motivations sont conscientes d’elles-mêmes : la majorité semble cependant inorganisée mais bestialement rassemblée dans un désir violent de domination et de terreur.
Un parallèle avec la Thaïlande qui est très intéressant : le Sud de la Thaïlande est lui aussi actuellement sous état d’urgence mais pour des faits infiniment plus graves. Les séparatistes musulmans ont occasionné des troubles qui ont provoqué la mort d’à peu près 700 civils, policiers et militaires depuis 2004. Il faut cependant noter d’intéressantes similitudes : certaines attaques ont visé des écoles (une vingtaine d’écoles publiques a été attaquée et brûlée le même jour) et des instituteurs. Bien sûr, en France, les dépôts d’armes sont restés intacts, à l’abri, mais des postes de police ont été attaqués tout autant qu’en Thaïlande, la batte de base-ball remplaçant la machette. Certes là-bas les instituteurs sont kidnappés et décapités (cf. l’article État d’urgence dans le Sud de la Thaïlande de Jean-Claude Pomonti, in le Monde diplomatique, Paris, septembre 2005, p.7) alors que chez nous ils sont injuriés, bafoués, parfois attaqués physiquement très gravement. Mais là aussi, un parallèle est inévitable. Enfin, ici comme là-bas, un débat démocratique entre partisans de la loi d’urgence et partisans du dialogue (au moyen de commissions économiques et sociales adaptées) existe. Bien entendu, face à la gravité de la situation, la grande majorité des Thaïlandais soutient le gouvernement, tout comme en France. En somme, ce que je veux dire, c’est que la Thaïlande est peut-être notre futur d’un cran supérieur si nous n’y prenons pas garde. Et il faut bien noter que la Thaïlande contrôle ce cran supérieur d’une main de fer, parfaitement adaptée lorsqu’il le faut. En somme, on suggère au directeur de la D.G.P.N., à tout hasard, d’envoyer ses éléments de commandement effectuer un stage là-bas afin de bien mesurer ce qui pourrait nous arriver éventuellement, et comment y remédier.
Cela étant, un point consolant : encore une fois, je le répète, la communauté musulmane dans sa large majorité (tout comme les autres communautés) ont fait preuve d’une attitude sage, très honorable et ont expressément condamné les émeutiers qui relevaient de sa religion. C’est un point très positif : il est d’ailleurs logique puisque aucune religion ne peut admettre de tels faits, à moins d’une interprétation particulière bien connue qui est celle d’une minorité d’égarés, stigmatisée et recherchée activement par tous les pays islamiques traditionnels. Cette fraction existe aussi en France : nous le savons. Donc prudence. Prudence est mère de sûreté. De sûreté à cran de sûreté il n’y a qu’un pas que la constitution des USA permet à ses citoyens honnêtes de franchir et qui est hélas strictement réglementé en France. Passons…
Serge pense que ce monstre est un monstre rigoureusement barbare, en grande majorité, et je le pense aussi. Il ne s’agit pas, je le crois comme lui, d’un choc de culture ni de religion ni de civilisations. Il s’agit simplement du choc de la barbarie pure et de la civilisation pure.

Mais…

Le danger réside dans le fait que nous ignorons la proportion de ces barbares qui ne le seraient justement pas. Nous ignorons finalement si tout cela est organisé ou non, et si oui par qui ? Nous n’avons pas de réponses à ces questions fondamentales pour notre survie. En cela, les citations étymologiques bien savoureuses mises en exergue rejoignent la terrible citation de Shakespeare : nous avons vu des guerriers dans la nuit, des «guerriers de la nuit» (pour reprendre le beau titre d’exploitation français du The Warriors de Walter Hill) parmi des fantômes errants, commettre des actes contre-nature et ignobles. Nous avons vu ces guerriers et nous ignorons ce qu’ils annoncent. Nous ne savons pas encore qui était guerrier occasionnel et qui se voulait guerrier permanent. Et leur réunion en nombre, pendant un si long laps de temps, produisant une violence telle qu’un état d’urgence est décidé pour y mettre un terme… tout cela provoque la peur et la surprise chez nous comme chez Calpurnia. En cela, on peut dire très précisément que nous avons vu des monstres (prodigieux ?) annonciateurs de périls (surhumains ?). De là à dire que nous les avons créés… on ne peut le dire. Si nous les avions créés, nous les connaîtrions. Ils nous sont étrangers : ils sont français de nationalité mais étrangers, et se revendiquent comme étrangers, pour une partie d’entre eux. Une partie seulement. L’autre partie est navrée d’être exclue du jeu de la consommation et du travail. C’est un jeu sans grand intérêt mais on comprend qu’ils en soient navrés. Cela ne les excuse nullement pour autant, bien sûr. Ce sont des évidences qu’on ne cesse de répéter car il ne faut jamais cesser de les répéter.
Pour cette fraction égarée qui se veut étrangère et considère globalement la société en ennemie à abattre : qui est-elle, d’où vient-elle, que veut-elle, que peut-elle encore faire ? Que feront-ils, les soldats de cette fraction, lorsque l’état d’urgence sera levé ? C’est à ces questions que l’État est incapable de répondre. Il n’est pas devin. Serge et moi non plus. L’État ne croit d’ailleurs pas aux augures, comme y croyaient plus ou moins sincèrement les contemporains de Calpurnia. Et nous sommes dans la même situation que lui. Ce qui nous angoisse : la garantie individuelle offerte à l’individu par l'État réside dans le fait que l’État est supposé en savoir plus que l’individu. Mais il nous semble qu’il n’en sait pas plus que nous autres. L’État d’urgence est un remède efficace, semble-t-il, mais ponctuel, à cette angoisse.
Nous sommes ainsi placés dans une situation où le possible reprend véritablement son droit sur le réel dans l’histoire française : jamais l’efficacité de ce possible, la vie historique de l’État, n’ont été, à ce point, effectives depuis que nous sommes vivants en âge de penser. Nous pouvons dire que nous vivons, très probablement, un moment historique de la vie nationale française. Quel régime, quel(s) grand(s) homme(s) en sortira(ont) ? Qui incarnera César, Brutus, Antoine et les autres demain ? Car c’est finalement, désormais, le seul remède à l’angoisse de cet accouchement historique. Qu’il en émerge une continuité politique au sens classique ! Sinon, le chaos s’insinuera toujours davantage. On remarque de ce point de vue la lamentable position de l’Europe : elle a refusé de commenter la situation française depuis ces trois semaines. Elle n’est bonne qu’à ouvrir son portefeuille : quelle désillusion cruelle ! La France est seule. À la pointe du combat, en somme. Si c’était le cas, on devrait convenir que la politique, l’histoire, le social sont bien les domaines de la désillusion (Gabriel Marcel) et que le seul refuge qui nous reste, outre celui de la force armée pure, serait celui offert depuis toujours par la philosophie, l’art et la religion. Être présent mais fuir d’ici-bas pour mieux nous sauver. Nous n’en sommes pas là : on n’a d’ailleurs jamais vu cela. Jamais ? N’est-ce pas finalement ce qu’on voit depuis toujours, justement ?
 
 
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 18:48
L’avenir de l’humanité s’élabore aux USA

Milliere Guy - mercredi 26 décembre 2007


Dans les années 1970, il était question d’une victoire inéluctable de l’Union Soviétique au terme de la guerre froide. Puis ce fut la litanie sur le Japon, puissance économique « dominante » du monde futur. On parla un temps du déclin inéluctable de la « puissance impériale » avec Paul Kennedy, thèse prolongée par le néo-communiste Emmanuel Todd dans un chef-d’œuvre de l’humour involontaire, à côté des œuvres de Marx et de Lénine.
 Il fut, pendant quelques mois, question de l’Europe, nouvelle superpuissance, et futur « pôle d’excellence » dans l’économie de la connaissance. Maintenant, l’exercice de fascination se tourne vers la Chine. Le dénominateur commun de toutes ces positions est qu’on y prédisait l’effondrement des États-Unis d’Amérique.

Ceux-ci se sont aussi trouvés accusés, au fil du temps, de tout un ensemble de maux et de turpitudes décrits dans les nombreux livres consacrés, année après année, à cultiver l’antiaméricanisme. Pour la gauche, les États-Unis n’ont jamais été assez socialistes. Pour les antisémites, ils ont été et restent un pays trop juif. Pour les racistes ordinaires, en une lignée qui remonte au moins au temps de Paul Morand, il y a, outre-Atlantique, trop de Noirs et de métèques.

Je passe sur les propos parlant de « marchandisation du monde » et sur les trépignements récurrents d’hurluberlus divers cherchant quel dictateur sanguinaire adorer : Hitler ou Staline, Ho Chi Minh ou Fidel Castro, Yasser Arafat ou Saddam Hussein. Je passe aussi sur le regard hautain de ceux qui traitaient Ronald Reagan de cow-boy pendant que la France bénéficiait du génie de Mitterrand et qui, ces dernières années se sont reconvertis dans les insultes envers George W. Bush. Je porte sur tout cela un regard un peu lointain, et très ironique. Aujourd’hui comme hier, les diagnostics de déclin des États-Unis qui se font entendre sont, pour le moins, grandement anticipés.

Le dollar fluctue et fluctuera, comme cela est arrivé mille fois déjà. Des ajustements boursiers se produiront. Une bulle financière se dégonflera comme d’autres se sont dégonflées. Il y aura des perdants, mais aussi beaucoup de gagnants, et ce que certains ont appelé l’odyssée américaine se poursuivra. Les États-Unis ne sont peut-être pas le pays le plus inventif du monde, mais ils ont, en deux siècles, révolutionné plusieurs fois l’économie planétaire.

Ils sont en « chute libre », disent quelques arrogants, mais ils ont, au cours des trente dernières années, inventé le world wide web et la micro-informatique, le GPS et l’essentiel des innovations en matière de biotechnologies et de médecine de pointe. Voici dix ans seulement, une entreprise comme Google n’existait pas, et elle n’est qu’un exemple éclatant parmi des centaines d’autres. Les États-Unis ont, je l’ai noté récemment, mais je le note à nouveau, sauvé trois fois l’Europe de l’autodestruction au cours du vingtième siècle et ils restent aujourd’hui quasiment tout ce qui protège l’Europe de l’alliance qui se dessine entre les nouveaux barbares où se mêlent islamistes, adeptes du néo-caudillisme à la Chavez, anciens du KGB mal reconvertis façon Poutine et dirigeants de la Chine néo-fasciste.

Ils sont la puissance hégémonique, et, comme l’écrivait récemment l’essayiste Mark Steyn, on n’a pas vu dans l’histoire de l’humanité de puissance hégémonique aussi bienveillante et débonnaire. La position de puissance hégémonique suscite l’aigreur des adeptes du ressentiment et l’amitié de ceux qu’imprègne l’amour de la réussite. C’est très logique. Parce qu’ils sont une puissance planétaire où se retrouve l’humanité entière, ils sont un pays qui change, et non seulement il y a des juifs, des Noirs et des métis aux États-Unis, mais il y a de plus en plus d’Asiatiques et d’Hispaniques.

Pour autant, le rêve américain reste là, intact, parce que c’est lui qui fait venir des centaines de milliers de nouveaux immigrants chaque année. Ne pas aimer les États-Unis, écrivait le grand historien Paul Johnson, c’est ne pas aimer l’humanité, car les États-Unis constituent un condensé des aspirations à la liberté de l’humanité entière. Ne pas comprendre les États-Unis, c’est ne pas comprendre le monde tel qu’il devient dès lors que les États-Unis restent, selon l’expression de Friedrich Hayek, la « civilisation inconnue » où s’élabore notre futur.


De l’argent pour le terrorisme, l’anti-éducation et la corruption 

Par Guy Millière

crepuscule

© Metula News Agency







Si les dirigeants occidentaux voulaient vraiment œuvrer pour la paix, ils commenceraient précisément par ces points : l’éducation, l’information, les incitations concrètes...



Quand un engrenage tel que celui qui s’est trouvé enclenché au moment des accords d’Oslo se remet en marche, c’est très rarement bon signe. La réunion d’Annapolis a été consternante d’hypocrisie et de faux semblants. La réunion qui vient de se tenir à Paris, aux fins de financer l’Autorité palestinienne et de lui « permettre » de devenir un Etat, a été plus consternante encore. Plus de sept milliards de dollars ont été collectés. La démarche eût été plus franche, si l’on avait décidé d’affecter directement l’essentiel de cette somme aux comptes numériques, dont les divers successeurs d’Arafat disposent dans de multiples paradis fiscaux, et si on avait utilisé l’argent restant pour acheter des roquettes et des explosifs prêts à l’emploi. La franchise, simplement, n’était pas au rendez-vous de Paris.


Il est scandaleux de voir que nul au sein de la « communauté internationale » ne s’interroge sur ce qui a été fait des milliards de dollars remis au fil du temps aux mêmes gens. Et moi, de souligner, que si on ne s’interroge pas, c’est qu’on sait parfaitement ce à quoi a servi cet argent : fondamentalement, au terrorisme, à la propagande et à la corruption.

 
On me permettra de dire qu’il est répugnant de voir des gens parler, dans le confort de salons luxueux, comme s’ils venaient en aide à une population en détresse, alors qu’ils oeuvrent à financer des assassins de juifs, et des personnages qui réduisent la population dont ils prétendent être les « représentants » à la misère, au désespoir et au fanatisme.


Je ne peux me résoudre à croire que Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner ignorent la situation concrète des hommes et des femmes arabes qui vivent en Cisjordanie et à Gaza et qu’ils ne savent rien de la nature totalitaire des dirigeants palestiniens quels qu’ils soient. Je ne puis croire que Condoleezza Rice est persuadée que la misère et l’oppression subies par les hommes et les femmes arabes de Cisjordanie et de Gaza viennent essentiellement d’Israël. Je ne puis croire que les uns comme les autres pensent, ne serait-ce qu’un seul instant, qu’ils contribuent en quoi que ce soit à la paix au Proche-Orient.


Je suis plutôt enclin à considérer que, les uns comme les autres, pratiquent l’apaisement et imaginent s’acheter les faveurs des dirigeants du monde arabe et musulman. Et j’affirme qu’ils n’ont rien compris et rien retenu des leçons de l’histoire. Ils sont les idiots utiles des tyrannies et des ploutocraties, de l’islamo-terrorisme et du fanatisme musulman. Et ils s’inscrivent ainsi dans la très lamentable cohorte où se rencontrent, depuis des décennies, des milliers d’autres idiots utiles.
Ce qui est infiniment triste est de voir des dirigeants israéliens se conduire eux-mêmes comme des idiots utiles.


Nul, davantage que moi, ne souhaite qu’Israël puisse vivre enfin en paix et que les populations arabes de la région vivent paisiblement elles aussi. Mais la paix commence avec les dirigeants politiques auxquels on a affaire : de même que le Hamas n’est en rien un interlocuteur de paix et possède des dirigeants dont les accents me rappellent ceux de Goebbels, version orientale, de même la clique laissée derrière lui par Arafat n’est pas constituée d’interlocuteurs de paix. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter les discours qu’ils tiennent en version non expurgée.

 
La paix se prépare aussi avec l’éducation, l’information et les incitations concrètes. L’éducation que reçoivent les populations arabes de Cisjordanie et de Gaza est l’inverse absolu d’une éducation propice à la paix. Elle ressemble plutôt à une immense et monstrueuse incitation à la haine.

 

L’information que diffusent les médias « palestiniens » s’inscrit dans le droit fil de l’éducation reçue. Quant aux incitations, elles ne vont pas du tout dans le sens de ce qui permettrait aux populations concernées de se mettre en quête d’un travail productif et de faire preuve d’esprit d’entreprise. Quand des populations vivent de mendicité, d’assistances financières internationales et de prédation, quand elles voient que l’oppression exercée par leurs dirigeants se trouve entérinée et récompensée, quand elles discernent que la violence paie et vaut toutes les excuses et toutes les indulgences, elles n’ont aucune raison de changer d’attitude, au contraire. Etre Arabe en Cisjordanie et à Gaza, c’est vivre dans la misère, tout en sachant que des dirigeants se prélassent dans le luxe, grâce au vol, au meurtre et au racket. C’est recevoir, de l’enfance à la vieillesse, un bourrage de crâne incessant et intensif, qui déborde de haine envers les juifs, d’exhortations au crime et au suicide. C’est, effectivement, se trouver confronté à des contrôles israéliens, voire à des actions de défense ou de représailles, sans avoir, en raison de la propagande dans laquelle on baigne, la possibilité de discerner qu’un agressé détient le droit fondamental de se défendre contre celui qui l’agresse, et, que la meilleure façon de voir se lever les barrages israéliens est de vaquer calmement à ses propres affaires.


Si les dirigeants occidentaux voulaient vraiment œuvrer pour la paix, ils commenceraient précisément par ces points : l’éducation, l’information, les incitations concrètes. Ils parleraient d’éducation à la paix, d’information allant dans le même sens. Et ils expliqueraient aux dirigeants palestiniens que les pays qui prospèrent ne sont jamais ceux qui vivent parasitairement d’assistances étatiques, mais ceux où on crée, où on investit et où on entreprend.


On lit dans les journaux, ces temps, que l’Autorité palestinienne est l’entité politique la plus « aidée » au monde, tandis que « le niveau de vie de la population palestinienne ne cesse de baisser » : c’est très logique. On aide des crapules à tuer, à fanatiser et à réduire des gens à la misère : on récolte ce que l’on sème. On n’en choisit pas moins pour remède d’aggraver le mal en accordant de nouvelles « aides ».


Il faut payer les fonctionnaires palestiniens, dit-on ? Pourquoi y –t-il tant de fonctionnaires (200 000 environ. Ndlr.) ? Parce qu’il n’y a pas d’emplois productifs, pardi ! Et à quoi travaillent ces fonctionnaires : à stériliser toute possibilité qu’émergent des emplois productifs, et, dans le temps qui leur reste, à tuer. Les sept milliards qui viennent d’être accordés sont une récompense attribuée à l’abominable et au dysfonctionnement, et seuls l’abominable et le dysfonctionnement peuvent en résulter.


Le conflit israélo-palestinien est au cœur des problèmes qui agitent le monde arabe et musulman, dit-on encore ? On pourrait dire, au contraire, de manière très démontrable, que c’est l’attitude pathologique du monde arabe et musulman vis-à-vis d’Israël qui cristallise une pathologie plus grave, dont le symptôme est, qu’en termes de développement économique, d’ouverture culturelle, de respect des droits des personnes humaines et de liberté politique, les contrées arabes du monde sont celles dont le retard et l’arriération sont les plus préoccupantes. Qui peut imaginer rendre service au monde arabe et musulman en choisissant de se courber de manière servile devant ses obsessions vénéneuses plutôt que lui demander de se conduire de manière tolérante, ouverte et respectable ? Pourquoi ne pas souligner qu’Israël est une démocratie pluraliste, où on peut entreprendre, et que ce qui manque cruellement dans le monde arabe, ce sont, précisément, des démocraties pluralistes où on peut entreprendre ? Pourquoi ne pas rappeler que l’Autorité palestinienne est une dictature terroriste, infâme et faillie ?


Un mot arabe désigne de façon très adéquate le comportement des éminences réunies à Paris, et ce mot s’inscrit dans le prolongement de ce que j’écrivais plus haut sur les idiots utiles : dhimmi. Etre soumis. Les idiots, en supplément de leur sottise, montrent qu’ils sont soumis à leur ennemi et qu’ils ont déjà renoncé.


Pour bien affirmer leur propre soumission, les éminences paient des sommes mirifiques qui se chiffrent en milliards de dollars : de toutes manières, ce n’est pas leur argent mais celui des contribuables. Les éminences adoptent aussi le discours de l’ennemi et ne prononcent pas les mots qui fâchent. Bien sûr, c’est la « faute d’Israël », mais pas un mot sur les roquettes qui s’abattent sur Sderot, sur les meurtres et autres agressions. Pas un mot sur les médias ou les manuels scolaires palestiniens. Pas un mot sur le fait - le calcul a été fait par Daniel Pipes - que l’aide accordée annuellement aux Arabes palestiniens représente, par tête, l’équivalent du revenu d’un Egyptien qui lui, pour obtenir cet argent, doit travailler.


Dans les journaux français, comme dans d’autres journaux d’Europe, l’esprit de soumission règne en maître. On parle, comme Georges Malbrunot, dhimmi au Figaro, des « effets pervers de l’aide au processus de paix », comme d’une aide à l’ « oppression israélienne », et on évoque les destructions commises par Israël, sans jamais évoquer un seul instant les destructions subies par Israël, ou le fait que les installations détruites servaient au terrorisme. Pour un dhimmi, le terrorisme n’existe pas, c’est évident, et si l’on tue des juifs, ce n’est pas grave, puisque ce ne sont "que" des juifs. On reprend des discours disant que si les « Palestiniens sont pauvres » c’est parce qu’ils vivent sous « occupation », mais on ne dit pas un seul instant que cette « occupation » est le résultat d’agressions incessantes, et on ne demande pas à son interlocuteur si les contrôles subis par les Palestiniens ne viennent pas du fait que certains d’entre eux montrent un goût très prononcé pour les explosifs.

 

L’idée que les « territoires » en question sont occupés parce que des pays agresseurs ont perdu une guerre enclenchée contre Israël, et parce que le statut final de ces territoires n’a fait l’objet d’aucune décision jusqu’à présent, n’effleure plus l’esprit d’aucun journaliste. La connaissance de ce qu’avant 1967, ces territoires étaient occupés par l’Egypte et la Jordanie semble oubliée. On accuse Israël de discrimination, alors qu’il existe une population arabe israélienne musulmane et chrétienne, mais nul n’accuse l’Autorité palestinienne de quoi que ce soit, bien que les Chrétiens soient persécutés en Cisjordanie, et que l’objectif de l’Autorité susdite soit de disposer d’un territoire ethniquement épuré de toute présence juive. On reconstruit l’histoire et on la falsifie en feignant d’ignorer divers points très mineurs, tels le fait que la Jordanie couvre quatre-vingt pour cent du territoire initial du Mandat palestinien, ce qui fait qu’il y a déjà un Etat palestinien sur plus des trois quarts du territoire palestinien : on n’en est pas encore au point où, comme dans le monde arabe, Israël est déjà effacé des cartes de géographie, mais à poursuivre dans cette voie…


D’autres dhimmis, dans d’autres journaux, se montrent presque aussi odieux que Malbrunot, et sur ce plan, tous les journaux de la grande presse française et européenne tiennent le même langage. Tout cela est très malsain, et le mot malsain me semble extrêmement faible…


J’ai bien peur que tout cela finisse très mal. Je l’ai dit, et je tiens à le redire : ou le droit d’Israël de vivre en paix redeviendra une cause essentielle pour le monde civilisé, ou le glissement en cours vers la barbarie se poursuivra ; au Proche-Orient, mais aussi ailleurs dans le monde, avec des conséquences douloureuses. Ou on dira nettement au monde arabe et à quelques dirigeants musulmans non arabes, dont ceux de l’Iran, qu’il n’y a pas de paix sans respect mutuel, sans esprit de liberté et de responsabilité, ou bien le glissement s’accentuera. Ou on discernera qu’une guerre s’achève seulement lorsqu’il y a un vainqueur et un vaincu, ou bien la guerre continuera.

Pour le moment, la guerre continue et le monde civilisé n’est pas vainqueur : il se conduit plutôt comme s’il prenait le chemin de la défaite. Chez l’ennemi, on encaisse l’argent des « aides », on voit fort bien que les tensions font monter les prix du pétrole, et que, se conduire en assassin rapporte d’une multitude de façons. Le temps qui passe joue en faveur de l’ennemi. Je ne veux pas parler de crépuscule, mais il m’arrive d’être pessimiste. Très pessimiste.

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 16:48
L'IRAN FABRIQUE LA BOMBE ATOMIQUE  

 
 
Mardi 4 décembre 2007
Miguel Garroté, journaliste
Une opération, d’intoxication et de manipulation, de l’opinion publique, est en cours, actuellement. En effet, les médias, y compris francophones, et la gauche américaine, essayent, de déformer, d’une part, la réelle situation en Iran ; et d’autre part, le contenu, d’un tout récent rapport, du renseignement américain. Tout cela, dans le seul but, d’ôter de la table, l’option, d’une éventuelle frappe préventive, contre le nucléaire militaire iranien.
  
Concrètement, une dépêche, de l’Agence France Presse, reprise dans les médias francophones, le mardi 4 décembre 2007, annonce, que le renseignement américain, aurait affirmé, dans un rapport, présenté, par les 16 agences du renseignement, lundi 3 décembre, que l’Iran, aurait arrêté, ses plans d’armes nucléaires, en 2003. Toujours selon l’AFP, le renseignement américain, dans ce même rapport, a déclaré, ne pas connaître, les intentions actuelles, de l’Iran.
  
anthrax.jpgEn revanche, le renseignement américain, dans ce rapport, précise, que l’Iran, entend, se réserver, l’option de l’arme nucléaire et pourrait être capable, entre 2010 et 2015, de produire assez d’uranium hautement enrichi, pour la fabrication de bombes atomiques.
  
L’Agence France Presse, allègue, que l’opposition démocrate au président Bush, se serait appuyée sur ce rapport, pour réclamer une nouvelle politique, envers l’Iran, selon les termes de la présidente de la Chambre des représentants,  la démocrate de gauche Nancy Pelosi, tandis que le chef de la majorité démocrate du Sénat Harry Reid, en appelait à un sursaut diplomatique. De son côté, le conseiller de Bush pour la sécurité nationale, Steve Hadley, a dit espérer, que la Chine ou la Russie, ne seraient pas confortées, dans leurs réticences, à de nouvelles sanctions.
  
En réalité, le rapport, présenté, par les 16 agences du renseignement, indique : « Nous ne savons pas si (l’Iran) a actuellement l’intention de développer des armes nucléaires ». Le rapport ajoute que l’Iran, « au minimum, garde ouverte (cette) option ». Or, c’est précisément cette option qui inquiète, à juste titre, les USA, l’Union européenne et Israël.
  
L’enrichissement d’uranium, que l’Iran refuse de suspendre, peut parfaitement servir de matériel pour la fabrication de bombes atomiques. Le renseignement américain, juge, que l’Iran, devrait être en mesure, de produire suffisamment d’uranium hautement enrichi, pour une arme nucléaire, entre 2010 et 2015.
  
Le conseiller de Bush pour la sécurité nationale, Steve Hadley, a réaffirmé, la réalité, du péril iranien. Le renseignement américain révèle que l’Iran avait bel et bien des plans secrets et confirme que l’Iran continue à avoir des activités aux applications nucléaires, comme l’enrichissement. La communauté internationale doit augmenter la pression, en isolant diplomatiquement et en sanctionnant l’Iran, conclue le rapport du renseignement américain.
  
Notons, pour conclure, justement, que les auteurs du rapport, avouent, ne pas connaître, les intentions actuelles, de l’Iran. Autrement dit, le rapport, présenté, par les 16 agences du renseignement américaines, nous informe, que les 16 agences du renseignement américaines sont, en réalité, très mal renseignées. Mais en même temps, les 16 agences du renseignement américaines, nous confirment que l’Iran, entend, se réserver, l’option de l’arme nucléaire et pourrait être capable, entre 2010 et 2015, de produire assez d’uranium hautement enrichi, pour la fabrication de bombes atomiques.
  
En résumé, les 16 agences du renseignement américaines avouent, ne pas connaître, les intentions actuelles, de l’Iran, mais nous confirment, que l’Iran, pourrait, entre 2010 et 2015, produire assez d’uranium pour des bombes atomiques. Le renseignement américain est donc à la fois renseigné et pas renseigné. Et la communauté internationale doit augmenter la pression, en isolant diplomatiquement et en sanctionnant l’Iran, conclue le rapport du renseignement américain. Cela, ce n’est pas un renseignement. Cela, c’est une ligne politique. Le renseignement américain fait de la politique. Il fait la politique de la gauche démocrate américaine. Il fait cela parce qu’il y a des élections présidentielles en perspective. Parce que Bush est en train de gagner en Irak. Parce que les agents américains du renseignement, ne sont aujourd’hui, plus que des hauts fonctionnaires, qui veulent faire une carrière, politiquement correcte. On le savait depuis quelques années déjà. Maintenant c’est confirmé. 
  
Le simple fait, que le jour même de la publication du rapport, lundi 3 décembre, Madame Pelosi et Monsieur Reid, sans prendre ne serait-ce que 48 heures, pour étudier le rapport et réfléchir, aient décidé (c’est repris dans la presse parue ce matin mardi 4 décembre), qu’il ne faut en aucun cas frapper l’Iran ; et bien, cela, démontre, en soi, qu’il y a actuellement, opération, d’intoxication et de manipulation, de l’opinion publique. Qu’il y a sabotage de la personne de Georges Bush. A cet égard, on relira, avec intérêt, le livre sur les magouilles politiques des services secrets américains, notamment de la CIA new look, livre intitulé « Sabotage », écrit par Rowan Scarborough.
 

QUAND LES AMIS DES JUIFS PARLENT D'ISRAEL
 
Lundi 3 décembre 2007
Miguel Garroté, journaliste
  
L’article ci-dessous, se divise, en trois parties. La première partie, revient, sur une série de malentendus, entre Juifs et Chrétiens, survenus, le jour anniversaire (de la résolution des Nations Unies, pour partager la bande de terre entre la Méditerranée et le Jourdain, un endroit connu de nous comme étant la terre d’Israël), jour anniversaire du jeudi 29 novembre dernier (la résolution de l’ONU date du 29 novembre 1947).
  
La deuxième partie de l’article ci-dessous, présente ‘Houdna’, un livre sur Israël, récemment publié, chez Underbahn, par notre ami le Professeur Guy Millière qui, comme d’autres et comme moi-même, est un ami déclaré des Juifs.
  
La troisième et dernière partie de l’article ci-dessous, essaye, de clarifier, les prises de positions, de l’Eglise catholique, sur Israël. Le présent article, peut-être lu et/ou reproduit, en entier ou en partie, avec mention http://monde-info.blogspot.com
  
  
PREMIERE PARTIE : baston et réconciliation.
  
Comme c’est amusant. Le jour anniversaire (de la résolution de l’ONU qui a ensuite abouti à la création de l’Etat d’Israël), jeudi 29 novembre dernier, Houmous publiait, non pas un article plein d’espérance sur Israël. Mais, au contraire, Houmous publiait, un article plein de désespérance, non pas sur Israël, thème du jour par excellence, mais sur les propos ambigus et maladroits, d’un cardinal parmi tant d’autres, propos ambigus et maladroits sur le futur statut des réfugiés palestiniens.
  
Le titre de l’article, publié sur Houmous, le jour anniversaire de la résolution de l’ONU qui a ensuite abouti à la création de l’Etat d’Israël, jeudi 29 novembre dernier, laissait entendre, que l’Eglise catholique, veut la destruction d’Israël. Le titre susmentionné, laissait entendre cela, en raison des propos, d’un cardinal, sur le droit au retour, hypothétique, de certains réfugiés palestiniens.
  
Résultat : au lieu de célébrer ensemble, Juifs d’une part, et amis des Juifs d’autre part, cette date anniversaire ; au lieu de cela, nous nous sommes disputés, les cathos sionistes de leblogdrzz et les Juifs du blog Houmous, via une bonne centaine de commentaires, échangés sur le blog Houmous essentiellement. Commentaires que j’ai certes lus, mais dont j’ai surtout décidé d’oublier le contenu, sur le champ, sans rancune et sans amertume.
  
Pourquoi, ce grand bazar, inutile de surcroît, s’est-il produit, précisément, en ce jour anniversaire, jeudi 29 novembre dernier ? Parce que diabolos, le diviseur, avait décidé, de ficher le bazar, entre nous, ce jour-là. Et nous – pauvres naïfs – nous sommes presque tous tombés dans le piège. C’est un grand classique, dans le combat, entre les Anges fidèles et les Anges déchus. Et c’est pourquoi, nous ne devons pas, maintenant, regretter, ce qui est arrivé. En 2008, nous tâcherons tous, de ne pas retomber, dans le même piège. Car les Anges déchus, eux, feront tout, pour nous piéger, une deuxième fois, le 29 novembre 2008. Et même en d’autres dates.
  
  
DEUXIÈME PARTIE : ces non-juifs qui aiment les Juifs.
  
Le lendemain, l’orage a passé. Eli, sur Houmous, écrit, le vendredi 30 novembre 2007, un article, dont voici quelques extraits : « Aujourd’hui, je vous propose un achat. J’ai reçu il y a quelques jours, des éditions Underbahn, le dernier livre de Guy Millière : Houdna (ndlr trêve). Pour ceux qui ne connaissent pas l’auteur, Guy Millière est géopolitologue, historien et professeur d’université. J’ai souvent le plaisir de découvrir ses textes sur la Mena (ndlr Metula News), dans le cas de ce livre, c’est une apothéose. Surpris que Guy ne soit pas juif ? Je l’aurais dit il y a quelques jours, mais après les premières pages, je serais gêné de jouer le même jeu que nombre d’antisémites qui prennent ce défenseur d’Israël, des USA, pour « un de chez nous ». Non, Guy n’est pas juif mais fait partie de ces « lumières » qui éclairent encore le monde du dehors, ce monde que nous considérons souvent comme perdu. Son livre est instructif pour nous, qui nous intéressons un minimum à cette nouvelle guerre mondiale, ce livre est aussi une arme à mettre dans les mains des ignorants, volontaires ou non. Un livre pour les juifs, pour les non-juifs, à mettre entre toutes les mains, pour peu qu’elles soient reliées à un cerveau ». Rendez-vous ICI  Houdna, essai de Guy Millière
  
Ofek, responsable de ‘Sur l’Autre Rive’, écrit, sur Houmous, le 30 novembre 2007 : « C’est le livre de l’année. Guy Millière fait aussi partie de ces non-juifs philosionistes qui ont compris que la défense des juifs et d’Israël c’est la défense du genre humain dans ce qu’il a de plus cher. Son combat est d’autant plus remarquable qu’il doit faire face à de nombreux alterjuifs qui, en tant que juifs se croient habilités à se dire ouvertement antisionistes et qui représentent par la même occasion la tête de pont de tous ceux qui veulent la destruction d’Israël même si cette haine de soi s’habille souvent derrière une volonté de disparition progressive et démographique, comme par exemple, en réclamant le retour des ‘réfugiés’ palestiniens. Pour ce qui concerne le reste de la communauté juive de la diaspora, ils n’ont juste qu’à nier haut et fort, en tant que juifs, l’augmentation des actes antisémites, et le reste se fera tout seul ».
  
L'image “http://archives.desinfos.com/photos/tunnel.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Frédéric Valandré, avait déjà écrit, sur chatborgne, le 29 octobre 2007, un article, dont voici quelques extraits : « Guy Millière souhaitait publier un ouvrage sur le conflit israélo-arabe. Eh bien, c'est désormais chose faite : Houdna (trêve) vient de paraître aux éditions Underbahn. Le livre est d'abord un  coup de gueule virulent contre l'antisémitisme d'hier et d'aujourd'hui, et fortement teinté de passages autobiographiques. A titre d'exemple, Guy Millière nous rapporte les propos violemment anti-israéliens que lui ont tenu certaines personnes ; exemple : un employé haut placé du Ministère des Affaires étrangères qui lui a affirmé qu'Israël est ‘une erreur grave’, une erreur de l'histoire (p. 72). Mais l'ouvrage est aussi l'occasion pour son auteur de citer des faits peu connus du public français, tel l'existence de ces tunnels reliant l'Egypte à la bande de Gaza qui "servaient à la contrebande d'armes et d'explosifs et à de nombreux autres glauques trafics" (p. 83). Il remet également les pendules à l'heure concernant certains aspects du conflit israélo-arabe : la création du concept de "peuple palestinien" (p. 116), la corruption généralisée au sein de la clique qui entourait Arafat (pages 129-130). Mais surtout, un rappel de très bonne facture sur l'apparition du mythe Arafat, qui ne fut rien d'autre que "Le résultat d'une entreprise de marketing lancée (...) par le KGB" (p. 109). En clair, ce cher Yasser a été mis sur orbite par l'Union soviétique. Houdna plaira aux lecteurs habitués à la plume mordante et vivante de Guy Millière. Quant à ceux et celles qui ne connaissent pas encore ladite plume, je les invite à la découvrir ».
  
  
TROISIÈME PARTIE : Eglise, que fais-tu d’Israël ?
  
Avant de commenter les propos du cardinal sur les réfugiés palestiniens, j’aimerais citer le même cardinal, s’exprimant sur la légitime diversité des options des chrétiens en politique. Concrètement, il s’agit du Cardinal Renato Raffaele Martino, qui a souligné, dans un document cité (par l’agence catholique Zenit basée à Rome) le 8 octobre 2007, l’importance de la diversité légitime, des options des chrétiens en politique. Le Cardinal Martino, a lu un document, à l’Université catholique de Salta, en Argentine, dans lequel il déclare : « La foi chrétienne ne pourra jamais se traduire par une seule position politique. Prétendre qu’un parti ou une option politique coïncident avec les expériences de la foi et de la vie chrétienne serait une équivoque dangereuse (…) L’Eglise sait qu’il n’est pas de sa compétence de faire valoir sa doctrine politiquement, puisque son but est de servir la formation des consciences en politique et de contribuer à la croissance de la perception des vraies exigences de la justice ».
  
Concernant les propos, du même cardinal, sur les réfugiés palestiniens, j’aimerais rappeler, quelques réalités, propres au fonctionnement de l’Eglise catholique. Il y a l’Eglise, l’Etat du Vatican et le Saint-Siège. Le Pape est ainsi à la fois chef de l’Eglise, chef de l’Etat du Vatican et chef du Saint-Siège, c’est-à-dire chef du Gouvernement de l’Eglise et de son Etat, le Vatican. En outre, un Cardinal au poste de Secrétaire d’Etat du Vatican officie comme ministre des Affaires étrangères de l’Eglise. Enfin, ni l’agence de presse catholique Zenit, ni même le journal catholique L’Osservatore Romano, n’engagent, de façon irréversible, le Pape et l’Eglise. Le seul organe officiel de l’Eglise – et encore – c’est la « Salle de Presse du Vatican ». Vu sous cet angle, les propos ambigus et maladroits, du cardinal, propos ambigus et maladroits sur le futur statut des réfugiés palestiniens, n’engagent pas le Pape et ne remettent pas en cause, la reconnaissance officielle, de l’Etat d’Israël, par le Saint-Siège.
  
Pour conclure, j’ajoute, que l’Eglise universelle, ne peut pas, pour des raisons bibliques et théologiques, adhérer à l’antisémitisme. Saint Bernard, parlant des chrétiens par rapport au judaïsme, a écrit que « les branches ne doivent pas être ingrates envers la racine (…) les branches ne disputeront pas à la racine la sève qu’elles tiennent d’elle ». Concrètement, l’Eglise catholique reconnaît le lien qui relie les catholiques avec le judaïsme. L’Eglise catholique reconnaît que les prémices de la foi catholique se trouvent dans les patriarches, Moïse et les prophètes (Encyclique Nostra Aetate de Jean-Paul II). Saint Jean évangéliste a écrit que « le salut vient des juifs » (Jn 4, 22).
  
Si malgré cela, certains clercs, tiennent parfois, des propos jugés ambigus et maladroits, c’est, souvent, parce qu’ils ont de la peine, à s’y retrouver, dans l’imbroglio proche et moyen oriental. Le fait qu’il y ait des catholiques d’Orient, chaldéens, melkites, maronites, syriaques et le fait qu’il y ait des palestiniens catholiques, ces deux faits, compliquent, encore davantage, la compréhension, des questions proche et moyen orientales. Dans ce contexte, la tentation de quitter la dimension verticale, à travers laquelle nous sommes aspirés par Dieu vers le haut, pour sombrer dans la dimension horizontale, qui nous rabaisse à un niveau trop politicien et souvent pseudohumanitaire, cette tentation est bien réelle. Qui oserait dire que cela ne lui est jamais arrivé ?
  
Concernant l’eschatologie, le sort ultime de la personne humaine et de l’Univers, je crois fermement que Dieu aura un seul peuple, Israël et les chrétiens issus des nations. Un seul peuple sur toute la terre. Tels le monde et l’Eglise jugeront Israël, tel Dieu jugera le monde et l’Eglise. Shema Israël, Adonaï élohénou, Adonaï éhad.

AFFAIRES SECRETES EN MARGE D'ANNAPOLIS

AFTER-CONDIPOLIS ET TRAHISONS

  
Miguel Garroté, journaliste
  
A lire la presse et à regarder la télévision, la conférence d’Annapolis et l’après Annapolis semblent se résumer en cinq points que l’on trouvera ci-dessous.
  
bush-3.jpg1. Le Président américain G. W. Bush, a déclaré, mercredi 28 novembre, à la Maison Blanche, en présence du Premier ministre israélien Ehud Olmert et du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas : « Je ne me tiendrais pas ici si je ne croyais pas que la paix était possible. L’une des choses que j’ai assurées à ces deux messieurs, c’est que les Etats-Unis seront activement engagés dans ce processus, que nous utiliserons tout notre pouvoir pour préparer la création d’un Etat palestinien qui vivra en paix au côté d’Israël ».
  
2. Concrètement, Israéliens et Palestiniens, ont convenu, à Annapolis, de rechercher, avant fin 2008, un accord de paix, aboutissant, à la création, d’un Etat palestinien. Dans ce cadre, la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, a nommé, un ancien chef de l’Otan en Europe, le général James Jones, pour accompagner, Israéliens et Palestiniens, dans les questions de sécurité.
  
3. Quelques 42% des Israéliens considèrent que la conférence d’Annapolis a abouti à un échec, 17% estiment que la conférence est une réussite et 41% sont sans opinion. Quant aux Palestiniens (ça c’est moi qui l’ajoute), le spectacle, dans la Bande de Gaza, en Judée Samarie et dans les camps palestiniens du Liban, spectacle relayé par nos médias, avec un temps d’antenne considérable pour les nervis du Hamas, ce spectacle donc, donne un aperçu, du refus de la paix, qui règne encore, au sein de la population palestinienne.
  
4. Le fait que Bush s’investisse, personnellement, dans le processus, est considéré comme vital, par les alliés arabes des USA. Mais dans le même temps, ces mêmes alliés arabes des USA, relayés par nos médias, reprochent, aux autorités américaines, de « servir les intérêts israéliens ». Les Arabes disent vouloir donner une chance au nouvel effort. Mais ils veulent, aussi, « tester les intentions israéliennes ». C’est A. Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, qui raconte cela à la presse. Nous répondrons à Monsieur Moussa que nous testerons les intentions arabes et palestiniennes et que de ce côté-là c’est déjà très mal parti.
  
5. Dans le sillage d’Annapolis, trois rendez-vous sont prévus : une réunion du comité chargé des négociations le 12 décembre ; une conférence internationale à Paris le 17 décembre ; une conférence internationale à Moscou début 2008. Intéressant : les fruits de la conférence d’Annapolis, ce sont des réunions de comité et des conférences internationales : ça va encore une fois nous coûter un max de pognon pour des paloprunes.
  
Quelques conclusions. Selon la presse, Bush a dit : « Je ne me tiendrais pas ici si je ne croyais pas que la paix était possible (…) les Etats-Unis seront activement engagés dans ce processus ». Certes, Bush a dit cela. Et la presse fait bien de le relayer. Du reste, cela fait au moins sept ans que Bush, souhaite, un Etat palestinien. Ce n’est donc pas, comme on peut lire dans la presse, un désir récent, pour redorer son blason, à cause de l’Irak et à l’approche de la fin de son mandat présidentiel. Bush n’a pas besoin de redorer son blason, à cause de l’Irak, comme on peut lire dans la presse, car en Irak la situation s’améliore depuis des mois.
  
Le vrai problème n’est pas là. Bush a toujours soumis la création d’un Etat palestinien à deux conditions intimement liées : primo, l’Etat palestinien sera démocratique ; secundo, cet Etat palestinien démocratique ne mettra pas en danger la sécurité de la démocratie israélienne. Le vrai problème, ce n’est donc pas Bush.
  
Le vrai problème, c’est Madame Rice. C’est Madame Rice qui a consacré dix fois plus de temps au dossier palestinien qu’au dossier irakien et au dossier iranien. Or, Madame Rice est Secrétaire d’Etat, c’est-à-dire, en termes européens, Ministre des Affaires étrangères. A ce titre, l’Irak et l’Iran sont des dossiers qu’il faut régler avant, et non pas après, le dossier palestinien. Et par conséquent, Madame Rice n’a pas à gesticuler, au service des Palestiniens, en se détournant des Irakiens et des Iraniens qui, eux aussi, veulent vivre dans un Etat libre et démocratique.
  
Madame Rice a fait du forcing sur le dossier palestinien. Ce faisant, elle a forcé Bush a s’investir dans le processus d’Annapolis, le processus de Madame Rice depuis un an, et non pas le processus de Bush depuis au moins sept ans. Et si Bush ne s’était pas investi dans Annapolis, seule la nouvelle politique de Madame Rice eut été prise en compte. Or, la nouvelle politique de Madame Rice, consiste à brader précipitamment, des territoires (non pas occupés mais disputés), à une Autorité palestinienne qui, justement, n’exerce aucune autorité, effective et efficace, dans les territoires en question.
  
Madame Rice a retourné sa veste depuis un an, car elle pensait que Bush allait rater la fin de son mandat présidentiel et qu’il fallait donc quitter le navire et faire des choix nouveaux, plus progressistes soi-disant. Or, Bush ne rate pas la fin de son mandat et cela agace plus d’un. Cela agace le parti démocrate américain, car il n’est plus sûr du tout, de gagner, les prochaines élections présidentielles. Cela agace les médias. Cela agace la gauche.
  
Dans les futurs livres d’histoire, Bush sera peut-être dépeint comme l’homme de la fidélité à ses convictions. Madame Rice sera peut-être dépeinte comme une républicaine démocrate ou comme une démocrate républicaine. C’est à dire comme une figure d’une part insignifiante ; et d’autre part, responsable, parce que girouette, de ces fausses paix qui engendrent de vraies guerres.
  
200px-majestic_liberty_large.jpgA cet égard, le contraire de la fidélité porte un nom : trahison. Bush lutte presque seul contre une administration qui le met devant des faits accomplis, qui lui fait des enfants dans le dos et qui le trahit. L’interview que Bush a accordée, il n’y a pas si longtemps que cela, à PPDA, a montré, un Bush simple, humble, droit et concret. A ce stade et sous réserve d’événements imprévus à venir, c’est cela que je veux retenir de Bush pour l’instant.

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