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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 10:28

http://sitamnesty.files.wordpress.com/2011/01/2011_annee_internationale_de_la_verite_sur_l-islam.jpg

Conférence de l’association Vérité, Valeurs et démocratie sur: L’islam, légal ou illégal ?

Intéressante conférence d’un représentant de Vérité, Valeurs et Démocratie  autour de la question de savoir si selon les lois françaises, l’islam est légal ou pas. Alors selon vous, amis lecteurs, l’islam est-il légal ou pas ?


 

Nous sommes dans un état de droit donc seuls les actes commis par des individus et des organisations sont susceptibles de constituer des crimes ou des délits. Seul quelque chose qui est fait par quelqu'un, une personne physique ou morale donc un acte peut être illégal.

Par conséquent penser que le coran est la vérité divine ou que la charia est la norme comportementale la plus achevée d'une société n'est pas illégal. Par contre agir pour promouvoir la charia, l'enseigner est illégal car les règles de la charia sont en opposition frontale les lois d'une démocratie comme le stipule l'arrêt du 13/02/2003 de la Cour Européenne des Droits de l'Homme confirmant une décision de 2001.



La Charia incompatible avec nos Valeurs

Par Enki40

 

Faut-il le rappeler ? L'islam est incompatible avec nos valeurs et la Charia, qui en est l'émanation directe et logique, doit être interdite de fait en Europe...

Nous l'avons déjà dit et répété à de nombreuses reprises. Mais face au matraquage médiatique de cette classe de munichois complètement coupée de l'opinion publique, il faudra encore le dire et le redire:


« La Charia est contraire aux droits de l’homme »

 

Qui le dit ? La Cour Européenne des droits de l’homme.

Lisez bien ce qui est écrit, nous voilà en plein coeur du débat sur les propos du Pape.

En août 2001, la Cour européenne des droits de l'homme a estimé que la Charia est incompatible avec la Convention européenne des droits de l'homme de 1950.

Il s'agissait à cette occasion pour la Cour de juger si le gouvernement turc avait le droit de dissoudre un parti islamique turc, le Refah, en raison des valeurs prônées par ce parti (la Charia notamment). La Cour a validé la dissolution du Refah. Du jugement final, on citera essentiellement les extraits suivants :

 

Extraits de l'arrêt du 31 juillet 2001

• La Cour constitutionnelle a rappelé qu’un tel système (la charia), qui avait ses origines dans l’histoire de l’Islam en tant que régime politique, s’opposait au sentiment d’appartenance à une nation ayant une unité législative et judiciaire.

• Pour la Cour constitutionnelle, la Charia serait l’antithèse de la démocratie, dans la mesure où elle se fonde sur des valeurs dogmatiques et est le contraire de la suprématie de la raison, des conceptions de la liberté, de l’indépendance, ou de l’idéal de l’humanité développé à la lumière de la science.

• La Cour reconnaît que la Charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques.

• La Cour relève que (...) les références explicites à l’instauration de la Charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, comprise comme un tout.

• Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la Charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses.

La Cour constitutionnelle (fait également référence) à la notion de djihad, qui se définit, dans son sens premier, comme la guerre sainte et la lutte à mener jusqu’à la domination totale de la religion musulmane dans la société.

• La Cour constate également que les propos tenus par Xxxxx, le député d’Ankara, (...) traduisaient une haine profonde envers ceux qu’il considérait comme des opposants au régime islamiste. La Cour estime à cet égard que lorsque le comportement incriminé atteint un niveau élevé d’insulte et se rapproche d’une négation de la liberté de religion d’autrui, il perd pour lui-même le droit d’être toléré par la société.”

Sur le portail de la cour européeenne des droits de l’homme, l’intégrale du jugement :

 

Extraits de l'arrêt du 13 février 2003

•Selon la Cour, il n’est pas de démocratie sans pluralisme.

• La Cour rappelle que la liberté de pensée, de conscience et de religion représente l’une des assises d’une « société démocratique » au sens de la Convention. Cette liberté figure, dans sa dimension religieuse, parmi les éléments les plus essentiels de l’identité des croyants et de leur conception de la vie, mais elle est aussi un bien précieux pour les athées, les agnostiques, les sceptiques ou les indifférents.

• Il y va du pluralisme – chèrement conquis au cours des siècles – qui ne saurait être dissocié de pareille société. Cette liberté implique, notamment, celle d’adhérer ou non à une religion et celle de la pratiquer ou de ne pas la pratiquer.

• Par ailleurs, dans une société démocratique, où plusieurs religions coexistent au sein d’une même population, il peut se révéler nécessaire d’assortir la liberté en question de limitations propres à concilier les intérêts des divers groupes et à assurer le respect des convictions de chacun

• Selon la Cour, dans une société démocratique, l’Etat peut limiter la liberté de manifester une religion, par exemple le port du foulard islamique, si l’usage de cette liberté nuit à l’objectif visé de protection des droits et libertés d’autrui, de l’ordre et de la sécurité publique

• la Cour estime (...) qu’un parti politique dont les responsables incitent à recourir à la violence ou proposent un projet politique qui ne respecte pas la démocratie ou qui vise la destruction de celle-ci ainsi que la méconnaissance des droits et libertés qu’elle reconnaît, ne peut se prévaloir de la protection de la Convention contre les sanctions infligées pour ces motifs.

• Nul ne doit être autorisé à se prévaloir des dispositions de la Convention pour affaiblir ou détruire les idéaux et valeurs d’une société démocratique.

• Dans ce contexte, la Cour considère qu’il n’est pas du tout improbable que des mouvements totalitaires, organisés sous la forme de partis politiques, mettent fin à la démocratie, après avoir prospéré sous le régime démocratique. L’histoire européenne contemporaine en connaît des exemples.

la Cour partage l’analyse effectuée par la chambre quant à l’incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie,

• A l’instar de la Cour constitutionnelle, la Cour reconnaît que la charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictés par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques.

• La Cour relève que (...) l’instauration de la charia est difficilement compatible avec les principes fondamentaux de la démocratie

• Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses.

• La Cour considère que, quelle que soit l’acception que l’on donne à la notion de djihad (dont le premier sens est la guerre sainte et la lutte à mener jusqu’à la domination totale de la religion musulmane dans la société), invoquée dans la plupart des discours mentionnés ci-dessus, une ambiguïté régnait dans la terminologie utilisée quant à la méthode à employer pour accéder au pouvoir politique.

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 15:59
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Le JIHAD est un crime contre l'humanité
Article 7
CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ

1.   Aux fins du présent Statut, on entend par crime contre l'humanité l'un des actes ci-après commis dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique lancée contre une population civile et en connaissance de cette attaque :

  a) Meurtre;

  b) Extermination;

  c) Réduction en esclavage;

  d) Déportation ou transfert forcé de population;

  e) Emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international;

  f) Torture;

  g) Viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée et toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable;

  h) Persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d'ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste au sus du paragraphe 3, ou en fonction d'autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international, en corrélation avec tout acte visé dans le présent paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la Cour;

  i) Disparitions forcées;

  j) Apartheid;

  k) Autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l'intégrité physique ou à la santé physique ou mentale.


2  Aux fins du paragraphe 1 :

  a) Par attaque lancée contre une population civile, on entend le comportement qui consiste à multiplier les actes visés au paragraphe 1 à l'encontre d'une population civile quelconque, en application ou dans la poursuite de la politique d'un État ou d'une organisation ayant pour but une telle attaque;

  b) Par extermination, on entend notamment le fait d'imposer intentionnellement des conditions de vie, telles que la privation d'accès à la nourriture et aux médicaments, calculées pour entraîner la destruction d'une partie de la population;

  c) Par réduction en esclavage, on entend le fait d'exercer sur une personne l'un ou l'ensemble des pouvoirs liés au droit de propriété, y compris dans le cadre de la traite des être humains, en particulier des femmes et des enfants à des fins d'exploitation sexuelle;

  d) Par déportation ou transfert forcé de population, on entend le fait de déplacer des personnes, en les expulsant ou par d'autres moyens coercitifs, de la région où elles se trouvent légalement, sans motifs admis en droit international;

  e) Par torture, on entend le fait d'infliger intentionnellement une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, à une personne se trouvant sous sa garde ou sous son contrôle; l'acception de ce terme ne s'étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légales, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles;

  f) Par grossesse forcée, on entend la détention illégale d'une femme mise enceinte de force, dans l'intention de modifier la composition ethnique d'une population ou de commettre d'autres violations graves du droit international. Cette définition ne peut en aucune manière s'interpréter comme ayant une incidence sur les lois nationales relatives à l'interruption de grossesse;

  g) Par persécution, on entend le déni intentionnel et grave de droits fondamentaux en violation du droit international, pour des motifs liés à l'identité du groupe ou de la collectivité qui en fait l'objet;

  h) Par apartheid, on entend des actes inhumains analogues à ceux que vise le paragraphe 1, commis dans le cadre d'un régime institutionnalisé d'oppression systématique et de domination d'un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous autres groupes raciaux et dans l'intention de maintenir ce régime;

  i) Par disparitions forcées, on entend les cas où des personnes sont arrêtées, détenues ou enlevées par un État ou une organisation politique ou avec l'autorisation, l'appui ou l'assentiment de cet État ou de cette organisation, qui refuse ensuite d'admettre que ces personnes sont privées de liberté ou de révéler le sort qui leur est réservé ou l'endroit où elles se trouvent, dans l'intention de les soustraire à la protection de la loi pendant une période prolongée.

 

3.  Aux fins du présent Statut, le terme sexe s'entend de l'un et l'autre sexes, masculin et féminin, suivant le contexte de la société. Il n'implique aucun autre sens.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/30/Flag_of_Jihad.svg/800px-Flag_of_Jihad.svg.png
 

L'intervention de VV&D en vidéo
 

 

 

 

9 Avril 2011, la France face à une provocation islamique

 

Un groupuscule islamique en recherche de notoriété organise une manifestation à Paris sur la place de la Nation pour protester contre la loi d'interdiction du voile intégral. Des organisations extémistes venant d'Angleterre et de Belgique annoncent leur soutien et leur présence lors de la manifestation du 9 Avril.

 

france-20flyer-20front.jpg

 

 

Vous pouvez remarquer le logo de la France recouverte par le drapeau noir du Jihad, symbole de guerre et de haine envers les non-Musulmans.

 

Ces drapeaux apparaissent de plus en plus régulièrement dans les rues d'Europe mais ils sont encore une nouveauté en France.

 

Profitant de l'ignorance des services de Police et de l'inertie des pouvoirs publics, les adeptes de la Charia pensent pouvoir encore une fois défier la France et humilier les mécréants.

 

Mauvais calcul...

 

Cette fois-ci les défenseurs de la Liberté ont décidé d'agir !

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 23:00


nazi islam

La collaboration du grand mufti de Jérusalem, héros du monde islamique, avec les nazis est à l’honneur de la chaîne de télévision ARTE. Un rendez-vous à ne pas manquer, que nous conseillons également vivement à nos nombreux lecteurs musulmans.

La croix gammée et le turban

Durée : 50 minutes

Stéréo

En 16:9

Le sujet

Retour sur Amin al-Hussein, figure controversée, ancien grand mufti de Jérusalem, qui collabora avec les nazis et fut l'un des défenseurs de la cause panarabe.

Défenseur de la cause panarabe dès les années 20, Amin al-Hussein lutte contre l'émigration des juifs organisée par les Britanniques dans son pays, la Palestine. Affichant une sympathie évidente pour les thèses nazies dès 1937, il s'installe à Berlin, fréquente les dignitaires du IIIe Reich et s'intéresse à la «solution finale». Il est également à l'origine de la création d'un corps d'élite musulman destiné à combattre les Alliés, incorporé à la Waffen SS et composé de 12 000 hommes recrutés en Bosnie et en Croatie. A partir de biographies récentes, ce document revient sur la collaboration du grand mufti avec les nazis, mais aussi, plus largement, sur son rôle historique et politique, expliquant pourquoi il reste encore aujourd'hui un héros et un grand leader nationaliste dans la plupart des pays du Proche-Orient.

 


Croissant fertile et croix gammée 

Deux historiens allemands (1) se sont penchés sur l’histoire des relations entre le IIIe Reich et le monde arabo-musulman. Ces liens se nouent dès 1933 avec l’arrivée au pouvoir du chancelier Hitler, ils se concrétisent avec l’envoi d’agents secrets et d’armes aux insurgés arabes de Palestine, puis au cours de la Deuxième Guerre mondiale, avec la création d’unités de combattants musulmans au sein de la Wehrmacht.

Le ciment de cette alliance était l’antisémitisme et l’objectif commun l’extermination des Juifs. Son principal artisan a été Hadj Amin Al-Husseini, grand mufti de Jérusalem.

Pourtant, cette alliance entre l’Islam et le régime nazi, n’allait pas de soi, et cela pour plusieurs raisons :

- « Mein Kampf » contient une diatribe contre l’Islam, mais les Musulmans ont fermé les yeux sur ce passage hostile ou l’ont ignoré : les éditeurs avaient pris soin de l’expurger de l’œuvre d’Adolf Hitler dans sa traduction en arabe,

- les mesures antisémites prises par Hitler en 1933 favorisaient l’immigration juive en Palestine,

- jusqu’à 1938, les nazis cherchaient à ménager la Grande-Bretagne alors que les nationalistes arabes de Palestine étaient en guerre ouverte avec la puissance mandataire. Cet obstacle sera levé après l’invasion de la Tchécoslovaquie par le Reich en 1938, prélude à la Deuxième Guerre mondiale.

Hadj Amin Al-Husseini et Al-Gailani, deux notables arabes exilés à Berlin

•En 1941, Hadj Amin Al-Husseini, mufti de Jérusalem a déjà un lourd passé d’agitateur en Palestine. Responsable d’émeutes et d’attentats antijuifs, il est recherché par la police britannique.
•Al-Gailani, ex-premier ministre du gouvernement irakien, est l’auteur d’une tentative de putsch en Irak et avec Al-Husseini, l’un des responsables de l’insurrection antibritannique dans ce pays.
Après l’échec de cette insurrection malgré le soutien des forces allemandes*, les deux hommes ont pu clandestinement quitter le Proche-Orient et gagner Berlin, où ils ont offert leurs services aux autorités allemandes. Les complices d’hier, devenus rivaux, se disputent âprement la place de leader du monde arabe. Le mufti triomphera de cette compétition. Le gouvernement allemand met à sa disposition des fonds, des locaux, du personnel, ce qui lui permet de créer un service de renseignement très performant. Il devient l’interlocuteur incontournable de nazis sur toutes les questions concernant le monde arabo-musulman.

Le mufti a l’honneur de s’entretenir avec le chancelier Hitler en novembre 1941. Ses activités le conduisent aussi à rencontrer Mussolini. Il joue un rôle déterminant dans l’engagement de Musulmans dans l’armée allemande.

Une opinion publique arabo-musulmane favorable à l’axe

Les auteurs estiment que l’opinion publique des pays arabo-musulmans, était, à une écrasante majorité, favorable à l’axe et « la rue arabe » exprimait ouvertement son admiration pour Hitler que certains considéraient comme un sauveur, le douzième imam envoyé sur terre selon des prédictions anciennes.

Les motivations variaient d’un pays à l’autre :

•pour les habitants de l’Irak, de l’Iran et de l’Egypte, les Allemands apparaissaient comme les futurs libérateurs du « joug britannique »
•pour les Arabes de Palestine, les nazis étaient leurs alliés contre l’ennemi sioniste.
Le dénominateur commun de l’alliance avec le Reich était l’antisémitisme, attisé chez les Musulmans par les radios allemandes avec les discours enflammés du mufti contre les Américains, les Britanniques, les Bolcheviks, présentés comme les valets de « la juiverie internationale ». Cette propagande haineuse en arabe se déversait sur le Proche-Orient, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Les sympathies envers l’Allemagne nazie se manifestaient par des graffitis sur les murs des villes, par le salut « Heil Hitler » au lieu de « Salam », par des attentats et des sabotages à l’arrière des lignes anglaises en Palestine et même, en Irak, par de véritables affrontements avec les troupes britanniques.

Parmi les dirigeants ou les futurs dirigeants arabes favorables à Hitler figuraient le roi d’Arabie Séoudite, Ibn Séoud, Gamal Abdel Nasser, lecteur des Protocoles des Sages de Sion et Anouar al Sadate.

Al-Husseini et la Shoah

Le zèle antisémite du mufti, parfaitement informé de l’extermination des Juifs d’Europe par ses amis Himmler, Goebbels et Eichmann, l’a amené à envoyer un délégué visiter un camp de concentration et à effectuer des démarches pour s’opposer à un accord (négocié avec le Joint par l’intermédiaire de la Croix Rouge) prévoyant le sauvetage d’enfants de Pologne, de Hongrie et de Slovaquie : cela renforcerait le judaïsme en Palestine pour le mufti ! A la suite de son intervention, le projet fut annulé.

Après la guerre, alors que les crimes monstrueux de l’Allemagne nazie et de ses alliés ont éclaté au grand jour lors du procès de Nuremberg, des « historiens » ont tenté de présenter les prises de position du mufti comme liées à un opportunisme politique, à une alliance de circonstances (« les ennemis de mes ennemis sont mes amis »), et non pas comme une adhésion au nazisme. M. Cüppers et K. M. Mallmann démontrent qu’une telle interprétation ne résiste pas à l’analyse des faits. Les pressons exercées par le mufti en faveur de la déportation d’enfants juifs en sont un exemple, parmi d’autres.

L’Afrikakorps en juillet 1942 : un péril mortel pour le Yichouv

En juillet 1942, après avoir vaincu les Britanniques, l’Afrikakorps, sous les ordres du Feld-maréchal Rommel est aux portes de l’Egypte qu’il s’apprête à envahir. C’est l’ultime étape avant le Sinaï et la Palestine. Le commandement allemand prévoit l’envoi, de spécialistes des assassinats de masse, forts de leur expérience sur les populations juives de l’est européen, tueries réalisées avec le concours de supplétifs locaux**.

Et l’on imagine ce qui serait advenu du Yichouv, sans la victorieuse contre-offensive de la huitième armée britannique dirigée par le maréchal Montgomery. Les supplétifs locaux n’auraient pas manqué pour l’accomplissement de l’extermination des Juifs de Palestine, pas plus que n’avaient manqué les « bonnes volontés » en Lituanie pour participer à l’assassinat de plus de 130.000 Juifs en 1941.

Les volontaires musulmans dans les armées d’Hitler

A partir de 1941, des milliers de Musulmans, d’origine turque, croate, bosniaque,…se sont engagés dans la Wehrmacht, et tout à été fait pour les y accueillir en frères : fez spécialement conçu pour eux au lieu du képi, alimentation sans porc ni alcool, unités majoritairement musulmanes avec un encadrement germanique, imams assurant le respect de la religion de Mahomet, et même conférences sur la parenté (?) entre les idéologies de l’Islam et du national-socialisme. Le couronnement de cette fraternité d’armes a été la constitution d’une division musulmane de Waffen-SS.

On sait peu de choses sur les exploits de ces guerriers, affectés en Yougoslavie à la lutte contre les partisans de Tito, sinon qu’ils ont commis des crimes de guerre contre les populations civiles.

Mais ces tentatives de création de divisions islamiques ont abouti à un fiasco : des désertions massives ont conduit à leur dissolution avant la fin de la guerre.

Après la défaite allemande : une collusion souterraine

Les criminels de guerre allemands ont été nombreux à échapper à la justice. Certains ont fui vers l’Amérique latine, d’autres vers les pays arabes :

•en Egypte, ils ont pu accéder à des postes de responsabilité comme conseillers militaires du Raïs.
•Aloïs Brunner, chef du camp de Drancy a trouvé refuge en Syrie ;
•enfin d’anciens SS sont devenus instructeurs dans les camps palestiniens du Liban.
Hitler est demeuré populaire dans le monde arabe. Le mufti, membre du « haut-comité arabe » a poursuivi sa lutte contre Israël et contribué à l’union sacrée, le Djihad, contre « l’entité sioniste » en 1947 et 1948.

Conclusion

Cette étude très fouillée des relations entre l’Islam et le IIIe Reich est le fruit de travaux de recherche considérables, dont témoigne une imposante bibliographie comportant une longue liste d’archives allemandes.

Ces relations s’inscrivent dans le contexte de la Deuxième Guerre mondiale au cours de laquelle les nazis ont trouvé des alliés, des recrues et des collaborateurs dans les pays occupés, y compris parmi d’anciennes nations ennemies***

Il faut remercier les éditions Verdier d’avoir fait traduire cet essai. Un petit bémol cependant, quelques maladresses dans l’écriture ou la traduction. Mais ce sont là des défauts mineurs : ce livre, qui fourmille de détails inédits ou peu connus, passionnera tous ceux qui s’intéressent à l’histoire.

Notes

*Les forces allemandes ont pu disposer librement des aéroports de Syrie et de stocks d’arsenaux de l’armée française, grâce à l’obligeance du régime de Vichy

** Leur chef est l’Obersturmbannführer Walther Rauff, inventeur des camions de la mort, dont les gaz d’échappement provoquaient l’asphyxie des détenus.

*** C’est ainsi que les forces de Vichy se sont opposées au débarquement américain en Afrique du Nord, du 8 novembre 1942, tandis qu’elles ont ouvert les portes de la Tunisie au corps expéditionnaire allemand.

Référence

1-Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallmann : « Croissant fertile et croix gammée »
Ed. Verdier histoire 345 pages. Traduit de l’allemand par Barbara Fontaine 2009

Illustrations

Fig 1 Page de couverture : Adolf Hitler et le mufti de Jérusalem le 28 novembre 1941 à Berlin
Fig 2 Le général Montgomery
Fig 3 Insigne de la 13e division de montagne de la Waffen-SS 

Lisez le DOSSIER  sur LE NAZISME

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 19:40

http://fr.novopress.info/wp-content/uploads/2010/04/Bandeau-Bobards.png

Communiqué de Polémia - 20/04/2010 - 23 h Première cérémonie des Bobards d'or

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David Pujadas, Dominique Wolton et Stéphane Durand-Souffland, lauréats des premiers « Bobards d’or ». Le prix spécial du jury, « Les Ciseaux d’or », attribué au médiateur de TF 1, Jean-Marc Pillas

 

http://www.polemia.com/bobardor/presse.html

 

La cérémonie de remise des premiers Bobards d’or a eu lieu mardi soir 20 avril, à Paris, devant plus de 200 personnes réunies dans une salle pleine à craquer.

 

Pour récompenser les meilleurs désinformateurs, les internautes, le public et le jury ont décerné les prix suivants :

 

Bobard d’or (télévision) : David Pujadas de France 2 qui avait utilisé, le 28 décembre 2009, des images du Honduras pour illustrer la répression d’une manifestation en… Iran. Le tout en avertissant au préalable les spectateurs : « Attention ! Si des enfants sont à vos côtés, certaines de ces images peuvent choquer. » David Pujadas, qui était dépassé par Laurence Ferrari lors du vote des internautes, a refait son handicap au cours de la soirée et a été plébiscité par le public dont le jury a repris le choix.

 

Bobard d’or (presse écrite) : Stéphane Durand-Souffland du Figaro pour avoir écrit, le 2 janvier 2010, que les meurtriers de Jean-Claude Irvoas (le photographe de lampadaires tué à Épinay en 2005) étaient « d’origine européenne » (en fait il s’agit d’un Sénégalais, d’un métis de Congolais, d’un Antillais et d’un Maghrébin né en Franche Comté). Stéphane Durand-Souffland est une référence dans le monde de la presse en tant que président de l’Association des journalistes judiciaires. C’est donc une « autorité morale » qui se voit couronnée du Bobard d’or.

 

Bobard d’or (maîtres à penser) : Dominique Wolton l’a largement emporté sur tous ses concurrents. Une déception pour Bernard-Henri Lévy habitué à cumuler les distinctions honorifiques.

 

Enfin le jury a créé une distinction spéciale, les Ciseaux d’or, qui ont été attribués à Jean-Marc Pillas, médiateur de TF 1. Jean-Marc Pillas a expliqué la censure, par TF1, des images de la Marche pour la vie ainsi : « la “première chaîne nationale”, n’a pas vocation à couvrir la manifestation de quelques militants anti-avortement contestant une loi de la République. » Une explication qui ne manque pas de saveur alors qu’il ne se passe pas de semaine sans que TF 1 ne parle de manifestations de clandestins et de leurs soutiens demandant la modification des lois sur l’immigration.

 

La deuxième cérémonie des Bobards d’or aura lieu au printemps 2011. Elle distinguera aussi des journalistes de radio.

Polémia


Dix sept thèses sur le système médiatique français

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Première cérémonie des « Bobards d’or »

Communication de Jean-Yves Le Gallou

Dix sept thèses sur le système médiatique français

 

Permettez-moi d’abord un instant de politiquement correct. Oui, il existe encore des journalistes intelligents, cultivés et courageux dans les grands médias français. Mais ils sont de plus en plus rares et les créneaux qui leur sont laissés sont de moins en moins nombreux. 


Maintenant que cette nuance est apportée, laissez-moi vous présenter dix-sept thèses sur les grands médias français.


Première thèse : la presse est de moins en moins libre en France.


Et ce n’est pas Polémia qui le dit. C’est Reporters sans frontières.


Chaque année Reporters sans frontières publie un baromètre de la liberté de la presse dans le monde. Année après année, la France plonge dans le classement : 11e en 2002, 19e en 2004, 35e en 2006 et en 2008, 43e en 2009 : une place peu enviable ! Certes, devant le Cap Vert mais juste derrière le Guyana et le Surinam. Chapeau !


Deux explications à cela : les lois liberticides de plus en plus sévères et de plus en plus nombreuses et la concentration économique et financière des grands médias.


Deuxième thèse : le système médiatique français est aux mains de grands oligarques.


Le groupe Figaro pour Dassault, Bernard Arnault de LVMH pour Les Echos, Edouard de Rothschild pour Libération, Bouygues pour TF1, « Lagardère active » pour les filiales de Vivendi Universal, de nombreuses radios dont Europe 1, des télévisions dont Canal+, des journaux dont Le Parisien ainsi que des entreprises de production d’images. Sans oublier l’oligarque des oligarques, Alain Minc, qui tisse sa toile entre les uns et les autres et impose ses vues au journal Le Monde


Troisième thèse : les grands médias français ne donnent pas le point de vue du peuple, ils défendent les intérêts de la superclasse mondiale.


Les intérêts des grands oligarques des médias sont clairs : ils se trouvent concentrés dans le luxe, le transport aérien, notamment d’affaires, l’immobilier et les travaux publics ; leurs principaux clients sont les super-riches et les pétromonarchies. Sans oublier le rôle de la finance. Si vous regardez TF1, n’oubliez pas que BNP Paribas, le Crédit Agricole, la financière Artémis, Groupama et Goldman Sachs, oui, Goldman Sachs, siègent au conseil d’administration de Bouygues.


Il est donc logique que l’orientation générale de ces médias – dont beaucoup perdent de l’argent d’ailleurs – soit conforme aux intérêts des oligarques qui les possèdent. Les grands médias défendent donc un monde sans frontières et sans régulation au service des plus riches et des entreprises transnationales. L’intérêt des oligarques se confond avec celui de la superclasse mondiale : ces quelques millions d’hommes qui, par delà les Etats et les peuples, sont les principaux bénéficiaires du nouveau désordre mondial.


Quatrième thèse : les grands médias français ne dépendent pas de leurs lecteurs mais de la publicité.


Il y a trente ans, Louis Pauwels et Jean-Claude Valla, journaliste récemment disparu, avaient créé un nouveau journal : le Figaro-Magazine avec du contenu, du sens et des lecteurs. Le Figaro Magazine a été épuré et normalisé à la demande des publicitaires, et notamment de Publicis et des époux Badinter. Aujourd’hui, le Figaro Magazine n’a plus guère de contenu ni de sens, plus beaucoup de lecteurs non plus : qu’importe, il a l’argent de la publicité. C’est aussi la publicité qui fait vivre les journaux gratuits : quelle belle scène orwellienne que de voir dans une voiture de métro ou de train des dizaines de clones lisant le même journal !


Reconnaissons à Patrick Le Lay, alors patron de TF1, cette belle formule – je cite : « Le métier de TF1, c’est d’acheter du temps de cerveau disponible pour Coca-Cola. »


Les grands médias ne suivent pas les désirs de leurs lecteurs; ils obéissent aux grands oligopoles : oligopoles agro-alimentaires, oligopoles de distribution, oligopoles pharmaceutiques, oligopoles de services, oligopoles bancaires.


Une simple anecdote : regardez les couvertures des hebdomadaires ; elles vous expliquent toujours que l’immobilier repart à la hausse et que c’est une bonne chose. Mais une bonne chose pour qui ? Pour qui, sinon pour les promoteurs, pour les banquiers et pour les rentiers !


Cinquième thèse : les journalistes – à de rares exceptions près – ne sont pas des intellectuels libres mais des salariés précaires, c'est-à-dire dépendants de leurs employeurs et soumis au conformisme dominant de leurs confrères.


Mimétisme et panurgisme sont devenus les règles d’or d’une profession qui s’éloigne chaque jour davantage de ses règles traditionnelles de déontologie : vérification des faits et présentation impartiale des réalités, notamment.


Ceci étant, le conformisme est tel que la servilité est souvent consentie sans souffrances. Les commentateurs ont ironisé sur la reprise du quotidien Libération par Rothschild : mais l’extrême gauche est depuis toujours l’alliée objective du capitalisme financier mondialisé ; elle est utilisée comme un bulldozer pour affaiblir les nations, les Etats et les traditions enracinées. Et défendre le droit au séjour des clandestins fait autant plaisir au MEDEF qu’au Réseau (trotskyste) éducation sans frontières (RESF). La connivence de l’extrême capitalisme et du gauchisme est un élément clé pour comprendre le fonctionnement des médias.


Sixième thèse : les médias français ne sont pas un contre-pouvoir ; ils sont le pouvoir : le pouvoir sur les esprits.


Les Français passent en moyenne près de quatre heures par jour devant les écrans de télévision. Et nul ne peut échapper aux écrans de télévision qui envahissent l’espace public : bus, quais de métro, grandes surfaces commerciales, cafés et restaurants. Là aussi une situation orwellienne.

Or les télévisions (comme la presse écrite, d’ailleurs) sont des instruments de formatage de l’opinion, notamment à travers la publicité. S’agissant de l’information, les médias ne rapportent pas seulement des faits, ils les sélectionnent ; ils distinguent ceux qu’ils occultent d’un côté, ceux dont ils font un événement majeur, de l’autre ; et ce en fonction de grilles d’interprétation idéologique. Les grands médias scénarisent les faits : ils disent où est le « bien », où est le « mal » ; où sont les « bons », où sont les « méchants » ; qui doit être « angélisé » et qui doit être « diabolisé ». Par là, les grands médias se sont arrogé le pouvoir de prononcer la peine de mort sociale.


Une scénarisation qui présente un double intérêt : commercial (c’est plus facile à comprendre) et idéologique (voilà ce qu’il faut penser).


Septième thèse : les médias français ne sont pas pluralistes.


Si l’on vous lisait à l’aveugle Libération ou Le Figaro, vous ne pourriez pas faire la différence. Et c’est pareil pour la télévision ; tout juste trouve-t-on un plus fort concentré de trotskysme sans frontiériste sur France 3 régions. Bien sûr vous avez le choix entre Le Parisien et Le Monde ; le style est différent mais l’orientation similaire. A la belle époque de l’Union soviétique, d’ailleurs, les Russes avaient aussi le choix entre la Pravda et les Izvestia.


Huitième thèse : les médias dans leur ensemble sont les vecteurs d’une seule et unique idéologie.


• mondialisme et libre-échangisme économique ;


• « antiracisme », prétendue « diversité » et « discrimination positive », c'est-à-dire négative pour les Jeunes Hommes Blancs, surtout s’ils sont hétérosexuels ;


• rupture des traditions et lutte contre toute forme de valeurs familiales


Neuvième thèse : les médias français parlent de moins en moins français et de plus en plus un mélange de novlangue et de sabir anglo-saxon.


La « gouvernance » des procédures a remplacé le gouvernement des hommes. La « planète » est mise à toutes les sauces. Fermer un robinet est devenu un geste « citoyen ». Et les délinquants étrangers clandestins sont dénommés des « sans-papiers » ; des « sans-papiers » omniprésents à la télévision et source de juteux profits pour les cabinets d’avocats spécialisés. Des « sans-papiers » à qui, bien sûr, il faut donner des papiers : car la réponse à la question est dans la dénomination qui leur a été choisie. Quant à ceux qui ne pensent pas bien ils sont « controversés » et passent leur temps à « déraper » !


Dixième thèse : les médias français imposent un triple déni : déni de débat, déni de réalité, déni de cohérence.


Déni de débat : dans les débats tout le monde est d’accord, sauf à partir de 23h30 ou minuit quand Zorro/Zemmour apparaît ; et encore, les sociétés de production qui organisent ce genre de spectacle paient des figurants pour qu’ils aboient contre ceux qui se risqueraient à ne pas bien penser. La fonction de ces tricoteuses médiatiques est de rappeler aux intervenants, mais surtout au public qui regarde, les interdits qu’il ne faut pas franchir.


Déni de réalité : on parle de « crimes racistes » sans jamais évoquer les milliers de victimes françaises des voyous de l’immigration.


Déni de cohérence : les races n’existent pas mais il faut se métisser ; les races sont égales mais les enfants métis sont réputés plus grands, plus beaux et plus forts ; il est scandaleux de poursuivre Polanski pour des faits remontant à plus de vingt ans mais il est légitime de reprocher à Benoît XVI des fautes commises par des prêtres, au fin fond du Nebraska, dans les années 1960 ou 70 !


Onzième thèse : pour imposer le déni de débat, le déni de réalité et le déni de cohérence, la désinformation n’est ni accidentelle, ni marginale, elle a un rôle central.


Cette désinformation, on la trouve sous toutes ses formes : occultation, déformation, supercherie et gros mensonges. Ce sera dans quelques instants la responsabilité de Michel Geoffroy que d’analyser et de décrire ce phénomène.


Douzième thèse : les grands médias établissent une forme de tyrannie nouvelle : la tyrannie médiatique.


Lors de référendums et des élections, les grands médias disent au peuple ce qu’il doit penser. Et quand le peuple vote mal on le dénonce et on explique qu’il doit revoter.


Les médias scénarisent les élections et présélectionnent les candidats. Dans une élection présidentielle française, le rôle du peuple se borne à ratifier le choix que les médias lui offrent. Aux yeux des grands médias, certains candidats n’ont pas vocation à concourir pour la victoire, comme on l’a vu en 2002. Seuls sont promus les médiagogues, c'est-à-dire les hommes politiques qui calent leur discours et leur comportement sur ce qui plaît aux médias.


Les médias – et pas seulement français, il faut bien le dire – ont même prétendu élire le pape en 2005 : idéalement, un Noir, sud-américain, progressiste et jouant sur le registre émotionnel. La désobéissance des pères conciliaires fut flagrante : ils choisirent un Européen, de surcroît allemand, de grande réputation intellectuelle et attaché à la raison comme à la tradition. Il ne faut pas chercher ailleurs le secret des campagnes de diabolisation contre Benoît XVI ni s’imaginer que quelques concessions pourraient les faire cesser.


Treizième thèse : les médias imposent les dogmes du politiquement correct, ce qui empêche tout changement politique réel.


A titre d’exemple, les médias imposent les dogmes suivants : « L’immigration est une chance pour la France », « La mondialisation est heureuse et le libre-échange économiquement bienfaisant », « Le problème de l’éducation nationale, c’est le manque de moyens.».


L’objectif de la répétition de ces dogmes est double : D’abord, les imposer dans l’esprit du plus grand nombre possible. Ensuite, empêcher que ceux qui n’y croient pas osent s’exprimer ; et ce en jouant sur un processus de sidération et de diabolisation. Retenez l’expression souvent utilisée : « Vous n’avez pas le droit de dire cela ! ». Les médias font sortir les débats qui gênent du domaine du « vrai » et du « faux » pour les faire entrer dans celui du « licite » et de « l’illicite ».


Expliquons-nous. Bien peu de Français croient dans les dogmes officiels. Mais bien peu osent s’y opposer. Car ils craignent de le faire. Ce qui les freine, c’est le souci de leur réputation dans leur milieu professionnel, dans leur famille et, bien sûr, à l’école de leurs enfants.


Nous vivons derrière un rideau de fer de l’information et de la désinformation.


Quatorzième thèse : le mur de l’information, le mur de la désinformation tombera.


Nous sommes emprisonnés derrière le mur de l’information et de la désinformation. Ce mur tombera comme est tombé le Mur de Berlin. Car, comme le rappelle l’historien Dominique Venner, l’histoire est le lieu de l’inattendu. Le 1er septembre 1989, personne ne pensait voir s’effondrer l’empire soviétique ni voir tomber le Mur de Berlin. Quelques mois plus tard, le monde avait changé. Et, un an après, la quasi-totalité des agents de la Stasi étaient devenus d’excellents policiers de la République fédérale réunifiée. Quand le mur de l’information sera tombé les journalistes du Figaro et de TF1 décriront les réalités qu’ils occultent aujourd’hui.


A nous de préparer le terrain par le dévoilement, le contournement et le désarmement de la désinformation.


Quinzième thèse : dévoilons la désinformation.


Décrire une tyrannie, c’est déjà l’affaiblir. C’est ce que nous nous efforçons de faire avec la tyrannie médiatique. C’est la démarche de la réinformation. C’est ce que fait la blogosphère qu’il faut appeler réinfosphère : de Radio Courtoisie à Françoisdesouche, en passant par le Salon beige, Novopress et bien d’autres.


Seizième thèse : contournons la désinformation.


C’est ce que permet Internet. Grâce à Internet, l’information est redevenue pluraliste. Grâce à Internet, les thèses dissidentes peuvent se faire entendre. Grâce à Internet, l’information existentielle, celle qui provient de ce qui est vécu, peut venir concurrencer l’information mimétique des grands médias dominants.


Regardez : en seulement un an, trois débats sont entrés dans le maelström d’Internet et de la réinfosphère. Le couvercle de la pensée unique a sauté : sur le changement climatique, sur la grippe H1N1, sur l’identité nationale ; et en Suisse, c’est sur Internet que le référendum sur le non aux minarets s’est joué. De même, en Islande, lors du référendum sur le remboursement des dettes dues aux financiers spéculateurs.


Dix-septième thèse : désarmons la désinformation.


Le bobard est un terme qui s’est développé dans deux acceptions principales : le « bobard de presse » et le « bobard de guerre ». Les deux ne sont évidemment pas incompatibles et l’usage qui est fait du bobard de presse relève de la guerre idéologique. Les médias mentent au nom du politiquement correct. Dénoncer les bobards comme nous le faisons aujourd’hui, c’est donc se consacrer à une entreprise de désarmement.


Aujourd’hui, les comiques ont déserté leur fonction critique. De Bedos à Plantu, ils jouent le rôlede chiens de garde du politiquement correct avec des blagues à deux balles. A nous de nous réapproprier le rire et la dérision. Bonne soirée, bon gala !


Jean-Yves Le Gallou


La technique de la désinformation

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Première cérémonie des « Bobards d’or »

Communication de Michel Geoffroy

La technique de la désinformation


La remise des Bobards d’or vise à récompenser ceux qui font œuvre de désinformation dans les médias au service de l’idéologie dominante.


Tout d’abord qu’est-ce que la désinformation ?


Le concept de désinformation est apparu dans le langage courant au cours du dernier quart du XXe siècle et visait principalement l’action réelle ou supposée des propagandistes soviétiques et de leurs « compagnons de route », accusés d’utiliser certains procédés pour influencer l’opinion publique occidentale dans un sens conforme aux intérêts de l’Union soviétique.


Le romancier Vladimir Volkoff a vulgarisé ce concept dans différents romans célèbres : Le Retournement (1979), Le Montage (1982) ou bien encore Le Complot (2003).

V. Volkoff définissait lui-même ainsi la désinformation comme « une manipulation de l’opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés » (Petite Histoire de la désinformation, Ed. du Rocher, 1999).


Le concept de désinformation renvoie donc dès sa formulation à trois éléments principaux :


– l’utilisation des médias et en particulier de la presse comme vecteur privilégié pour influencer l’opinion ;


– une action indirecte qui vise à produire certains effets chez le récepteur du message : la désinformation est, certes, une propagande mais une propagande insidieuse car elle se présente habituellement sous les apparences de la neutralité et de l’objectivité et non pas sous l’apparence d’une opinion déclarée ;


– la diffusion d’un discours au service d’une idéologie ou d’intérêts particuliers.

François-Bernard Huyghe définit ainsi, de son côté, la désinformation comme le fait de « propager délibérément des informations fausses en les faisant apparaître comme venant de source neutre ou amie, pour influencer une opinion ou affaiblir un adversaire » (L’Ennemi à l’ère numérique, PUF 2001).


La désinformation est donc un transfert d’information mais qui comporte en lui-même une transformation de l’information initiale.


Cela a conduit certains, comme le théoricien de l’information Kévin Bronstein à définir la désinformation comme une sorte d’inversion du processus normal de la communication : en principe la communication part de l’observation de faits qui peuvent ensuite faire l’objet d’une analyse, d’une mise en perspective et finalement d’un jugement.


Telle était d’ailleurs la définition du journalisme d’opinion jusque dans la première moitié du siècle, qui impliquait justement un engagement, un commentaire, une prise de position visible (donc courageuse) du journaliste par rapport aux faits.

La désinformation suppose, au contraire :

  • de partir d’un jugement a priori mais informulé comme tel ;
  • pour suggérer une opinion incorrecte car reposant sur des faits présentés à cette fin.

* * *


Dans la plupart des pays occidentaux la presse d’opinion a cédé la place aujourd’hui aux grands médias d’information qui prétendent ne présenter que des faits objectivés et non plus des opinions : ces faits – la fameuse « information » [l’info, les news] – se succédant en flot continu, à l’image du mode de présentation adopté par CNN et ses émules : une information qui ne s’arrête plus, des images qui se succèdent et des bandeaux qui défilent en permanence en bas de l’écran.


Cette transformation est très importante pour le sujet qui nous occupe.


L’accent mis sur l’information, de plus en plus spectaculaire dans la course commerciale à l’audience, signifie d’abord que l’on finit par oublier les opinions que véhiculent en réalité ces prétendues « informations ». Pour reprendre la célèbre formule de Mac Luhan, les médias nous font oublier le massage qui se cache derrière le message.


La diffusion d’un flot croissant d’informations signifie ensuite l’absence de mise en perspective des faits, c’est-à-dire l’absence totale d’intelligibilité (cf. le vieil aphorisme de Platon « Le sot n’est instruit que par l’événement »).


Cela signifie enfin que le sentiment prend le pas sur la réflexion ou, pour le dire autrement, que ce qui finit par compter le plus c’est l’effet produit par l’information plus que l’information elle-même. Effet commercial d’abord, effet politique et idéologique ensuite.

C’est pourquoi la désinformation est plus facile sous le règne de l’information médiatique que sous celui de la presse d’opinion.


Cette capacité de manipulation s’appuie évidemment enfin sur l’extraordinaire diffusion des moyens de communication mondiaux depuis la fin du XXe siècle et sur un taux d’exposition médiatique des populations croissant qui favorise l’orchestration.


Rappelons quelques données pour la France :

  • 60% de foyers disposent au moins de 6 écrans (en comptant les ordinateurs et les téléphones) ;
  • la durée moyenne de stationnement devant la télévision est de 3 heures 24 par jour selon le Syndicat national de la publicité télévisée [Le Monde du 31/12/2009] (2h 18 chez les enfants de 4 à 14 ans) [un Américain passe en moyenne 9 heures par jour devant un média, selon une étude réalisée par l’Université de l’Indiana (Faits & Documents du 15/1/2006)] ;
  • le développement de l’utilisation des messageries et d’Internet à titre professionnel renforce cette évolution (c’est la fameuse « économie numérique » encouragée par la nouvelle classe dirigeante) ;
  • la presse quotidienne gratuite touche plus de 4 millions de lecteurs ;
  •  les Français ont eu en moyenne 40 contacts avec les médias par jour en 2009 (dont 16 pour la télévision) selon l’enquête « Media in life » (Le Monde du 5/3/2010), soit une progression de 9,7% par rapport à 2006.

Dans le même temps la lecture des livres –qui est plus réflexive – chute : selon l’INSEE, en 2006 les Français ont consacré moins de 0,5% de leur budget à l’achat de livres (en net recul par rapport aux années 1990 ; Le Bulletin quotidien du 6/8/2009). De même, l’aptitude à la lecture diminue en Europe et en particulier en France parmi les adolescents de 15 ans : le taux d’inaptitude est de 21,7% de futurs consommateurs de médias selon la Commission européenne pour 2006 (Le Monde du 1/12/2009)  !

* * *


La grande ruse du diable est dit-on de faire croire qu’il n’existe pas. La plus grande ruse de « l’information » médiatique contemporaine est de faire croire qu’elle présente des faits (des « infos ») alors qu’elle diffuse en réalité des opinions conformes à une idéologie et donc des faits sélectionnés ou reconstruits à cette fin. C’est ce que disait V. Volkoff à propos de la Pravda : en Union soviétique, tout le monde savait que la Pravda (« la Vérité ») diffusait la vérité officielle du parti communiste : on le savait et par conséquent on pouvait parfois essayer de lire entre les lignes pour en faire son profit. Mais les médias contemporains, eux, ne s’affichent plus comme tels : ils sont donc beaucoup plus trompeurs. L’Union soviétique a disparu mais pas la désinformation.

Nous vivons dans un âge idéologique mais qui ne se reconnaît pas comme tel : c’est la grande nouveauté par rapport aux despotismes du XXe siècle.


Et la désinformation lui est consubstantielle : car la fonction première de la désinformation médiatique contemporaine est avant tout d’essayer de rendre les faits conformes à l’idéologie.


Les faits sont heureusement « têtus », comme le déplorait Lénine dans les années 1920 : ils sont toujours plus forts que les utopies. Ce qui veut dire que quand l’idéologie a de moins en moins prise sur la réalité, comme par exemple quand la réalité des banlieues d’aujourd’hui correspond de moins en moins au discours bisounours sur l’intégration des immigrés, il n’y a pas d’autre issue pour ceux qui sont au service du pouvoir, que :

  • de cacher les faits et les opinions qui dérangent ;
  • de tenter de transformer les faits pour qu’ils correspondent à ce que souhaite l’idéologie.

C’est, bien sûr, une démarche naïve : la désinformation médiatique contemporaine est donc tout à la fois redoutable mais aussi l’aveu d’une défaite annoncée : car, comme le montrent les sondages et les résultats électoraux, l’opinion dans la plupart des pays européens se démarque de plus en plus de l’idéologie de la nouvelle classe dirigeante et donc de l’idéologie des médias.


Et les médias occidentaux deviennent autant de Pravdas aux yeux de nos concitoyens qui se rendent de plus en plus compte que le monde réel n’est pas le monde médiatique.

* * *


Venons-en maintenant aux principaux procédés habituellement utilisés pour désinformer. Comme il y en a de nombreux on en retiendra trois principaux :


1) D’abord passer sous silence les faits qui contredisent ou sont susceptibles de contredire l’idéologie : cela s’appelle la censure.


C’est apparemment le plus simple à faire : apparemment, car la multiplicité des moyens de diffusion, en particulier grâce à Internet, fait courir un risque croissant que quelqu’un diffusera quand même l’information un jour. La censure est efficace mais donc pas suffisante.


La désinformation par censure vise à éliminer la représentation des faits ou des opinions qui vont à l’encontre du discours que l’on veut voir dominer.


On peut censurer des images et l’on pensera à la formule de Bill Gates : « Qui maîtrise les images maîtrise les esprits » (Le Monde du 6/10/1999).


Exemple :


Le Figaro du 19 novembre 2008 qui consacre sa une à Rachida Dati avec pour titre « Rachida Dati réplique à la fronde des magistrats. » Mais la photo de la une a été corrigée… pour faire disparaître la bague « Liens » de Chaumet, en or gris pavé diamants, d’une valeur estimée à 15.600 euros. Justification du service photo du quotidien : « On ne voulait pas que la bague soit l’objet de la polémique alors que le vrai sujet était la pétition des magistrats », selon la déclaration de la responsable du service Debora Altmann (cf. Le Monde du 22/11/2008).

Remarquons aussi que, suite aux émeutes qui embrasent les banlieues, des appels sont périodiquement lancés contre les prétendues « images pousse-au-crime » (Le Figaro du 21/12/1998 à propos des émeutes de Toulouse) : en d’autres termes, on appelle à la censure des images dès lors qu’elles montrent les violences commises par les personnes issues de l’immigration. Cette censure a été justifiée par la théorie fumeuse selon laquelle la diffusion de ces images aurait un « effet multiplicateur » des violences : les bandes chercheraient à faire mieux [pire] que les bandes voisines au vu de ces actualités. D’ailleurs, l’article du Figaro précité citait le service de communication de la SNCF qui déclarait : « Depuis le 14 mars 1998 et la destruction quasi totale d’un de nos véhicules à Andrésy, nous avons décidé d’interdire l’accès de nos centres de maintenance aux cameramen et aux photographes. D’accord pour donner des chiffres des dégradations mais garder pour soi les résultats ».


On peut donc aussi censurer des faits : par exemple, censurer l’identité de l’auteur d’un délit, voire le délit lui-même. Ainsi il est intéressant de noter que quand la télévision nous présente des actes de violence commis par les jeunes, dans leur grande majorité les images mettent en scène… des Européens, quand elles ne sont pas floutées.


On peut enfin censurer des opinions dissidentes.


Par exemple


Cette censure vise à créer un consensus factice autour des thèmes de l’idéologie dominante.


2) ensuite, changer le sens des mots pour changer le sens des faits.


La désinformation est aussi, en effet, avant tout une tromperie par et sur le langage (pour reprendre l’expression de Michel Legris dans son ouvrage Le Monde tel qu’il est). Ce mode de désinformation est directement lié au développement du discours « politiquement correct », c’est-à-dire de le novlangue orwellien dans les médias.


Exemples :


– Toute la terminologie, bien connue désormais, relative aux personnes d’origine immigrée : les « jeunes » (« jeune homme », « jeune majeur », etc.), « incivilités » [au lieu de dire délits], un quartier « populaire », une banlieue « sensible » ou « défavorisée » [remarquable désinformation quand on connaît l’importance des efforts financiers faits par la collectivité pour ces banlieues] : le but est de distordre la réalité de l’immigration afin de la présenter comme une question générationnelle ou sociale (le chômage dont on est « victime ») mais, bien sûr, ni ethnique ni culturelle. Sans parler des « traditionnels » incendies de véhicules de la St-Sylvestre ;


– la présentation systématiquement positive des délinquants d’origine immigrée :


Le Figaro.fr du 27 février 2008, article de Anne Charlotte de Langhe, qui rend compte du procès de l’élève ayant poignardé le 16 décembre 2005 une enseignante, Karen Montet-Toutain : ce procès, « c’est celui d’un jeune homme vaguement perdu, d’une institution, d’une violence et d’un système entier » ; le ton est donné car pour l’auteur le vrai coupable c’est, bien sûr,… le ministère de l’Education nationale. L’élève s’appelle Kévani Wansale et il a frappé l’enseignante à 7 reprises (le journaliste préfère écrire « l’agresse violemment au moyen d’un couteau de cuisine »).


Le Monde du 22 octobre 2008, article de Yves Bordenave, « Mort de Sidi-Ahmed : en toile de fond une banale histoire d’amour » : l’article relate la comparution en cour d’assise des auteurs de la mort par balle du jeune Sidi-Ahmed Hammache le 19 juin 2005 dans la Cité des 4000 à La Courneuve, à la suite d’une altercation. Il est donc « banal », pour l’auteur de l’article, de conclure une histoire d’amour à coups de pistolet…


Le Figaro.fr du 12 août 2009, article de Cyrille Louis, « Une bande de l’Essonne sème le trouble à Royan », avec pour sous-titre « Après avoir multiplié les agressions et les menaces des jeunes ont été la cible lundi d’une action punitive de forains locaux ». La lecture de l’article montre que ce que l’auteur désigne par « trouble » recouvre les faits suivants : occupation illégale de logement, vente de stupéfiants, vols, dégradations, coups, menaces, tentative d’extorsion : c’est-à-dire des délits, en bon français.


D’une façon générale tous ces articles sont construits selon un schéma invariant dès lors qu’ils sont conduits à rendre compte [souvent de mauvaise grâce] de violences ou de délits commis par des personnes d’origine immigrée, des personnes de couleur ou de religion musulmane :


– leurs actes sont toujours « incompréhensibles », on « s’interroge », etc. ;


– ils ont été commis dans des quartiers toujours « tranquilles » ou « sans histoire »… jusque-là ;


– le présumé coupable est en général présenté de la façon la plus positive possible (sérieux, bien intégré, cherchant du travail, apprécié de tous, etc. ;


– si on ne peut cacher que son geste est grave, on insiste alors sur le fait qu’il était « déséquilibré » ou malade, donc en quelque sorte qu’il n’était plus lui-même (par exemple l’assassin algérien de Mgr Jacquier, évêque d’Alger, en 1975 était « un aliéné mental » selon Le Monde du 13/7/1976 qui précisait toutefois qu’il « s’était déjà rendu coupable d’un autre crime en France » : ce mode de présentation fera école) ;



– on évite les mots qui pourraient choquer : au lieu de crime on parle de « drame » ; au lieu de vol, de « larcin » ; au lieu de délit, de « bêtise » ou de « faux pas » ; au lieu d’écrire que c’était un délinquant endurci on écrira qu’il « avait un passé de violences », etc. D’une façon générale les violences ou les crimes racistes ne sont jamais attribués à des personnes d’origine immigrée mais toujours à des Français de souche : cela procède d’une désinformation qui pose en tabou que l’immigré est par construction d’abord une victime ;


– on donne toujours la parole à sa famille ou à ses proches et ceux-ci font part de leur désarroi (les victimes n’ont droit à la parole que si elles tiennent des propos lénifiants ou si elles déclarent « refuser de faire des amalgames » ou la « récupération politique » du drame, c’est-à-dire que l’on censure toujours la mise en perspective de ces événements, sauf si c’est, bien sûr, pour faire le procès du « chômage » ou du « racisme »).


On notera aussi avec intérêt que ce type de construction journalistique a été appliqué lors de la recension du procès des meurtriers du responsable sud-africain de l’AWB, E. Terreblanche (cf Le Monde du 8/4/2010 sous la signature de Jean-Philippe Remy).


– La désinformation s’efforce en général de minimiser les faits dès lors que les victimes sont des Européens de religion chrétienne. Les emballements médiatiques sont réservés, en effet, aux délits qui concernent des victimes appartenant à d’autres confessions (comme en matière de profanations de sépultures ou d’inscriptions sur les lieux de culte).


Exemple :


Le Monde du 26 février 2008, article « Les inquiétudes de la communauté catholique d’Algérie », sous la signature de Amir Akef. L’article s’efforce de minimiser le sort fait aux catholiques en Algérie qui est « à la limite » (sic) de la persécution. L’auteur signale cependant : « Reste que l’activisme évangélique est réel et inquiète la population, parfois choquée de ces conversions qui se produisent dans de petits villages où tout le monde se connaît ». Bref, ce sont les musulmans qui ont de vraies raisons de s’inquiéter !


Cet article est également intéressant car il montre un autre procédé de désinformation consistant à noyer une donnée significative dans un ensemble d’informations insignifiantes ou de sens contraire : ici, la persécution des catholiques s’efface devant l’inquiétude prétendue (et symétrique du titre) des musulmans devant les conversions à l’évangélisme…


- Dans un registre inverse, cette fois culpabilisant et repoussant, la désinformation russophobe utilise des leviers identiques :


Exemples :


Le Monde du 31 mars 2010 et sa présentation des attentats islamistes dans le métro de Moscou. Titre de la première page « Les attentats de Moscou soulignent l’échec du Kremlin ». L’article en page 6, sous la signature de Marie Jégo, indique notamment que « malgré le discours officiel la Russie ne parvient pas à éradiquer les groupes islamistes radicaux ». Alors que cet attentat islamiste est le plus meurtrier que la Russie ait connu depuis 2004, l’article s’étend longuement sur les responsabilités présumées du gouvernement russe (« la politique de terreur voulue par le Kremlin » en Tchétchénie) et des services spéciaux.


Cette façon de renverser les responsabilités a déjà été notamment largement utilisée lors de la prise d’otages de Beslan en septembre 2004 (acte terroriste particulièrement odieux : 331 morts dont de nombreux enfants ) : les médias ont alors expliqué que les morts étaient dues non pas tant aux terroristes musulmans qu’aux… services de sécurité.


Le traitement médiatique du terrorisme islamique en Russie est ainsi très différent de la présentation de ce même terrorisme quand il frappe des Occidentaux : quand il frappe des Russes il est tout simplement excusable. L’objectif de cette désinformation est, en effet, de diaboliser les Russes.


Le Monde du 13 avril 2010, sous la signature de Marie Jégo, article intitulé « Comment naît une kamikaze » : on y explique que la famille de la terroriste Mariam Charipova était persécutée par les forces de sécurité russe et que, somme toute, le terrorisme n’est que la légitime réponse à cette oppression. L’article foisonne, en outre, de commentaires positifs et lénifiants sur ladite terroriste et sa famille, « une belle brune aux yeux verts », ses parents habitent « l’une des plus belles bâtisses du village », « elle était croyante mais pas extrémiste », elle était « tellement brillante » et son frère avait été « atrocement torturé » par les services de sécurité [mais il est apparemment vivant, lui]. L’article se termine en citant un salafiste qui indique que l’imposition de la Charia au Daghestan « c’est ce qui peut nous arriver de mieux » : mais l’article indique pour finir qu’il offre le thé : comme il est gentil !


A noter aussi que le terme kamikaze est en soi une désinformation puisque les kamikaze étaient des soldats qui attaquaient des cibles militaires particulièrement bien défendues, alors que les terroristes que l’on nomme ainsi tuent des civils sans défense…


- On pourrait aussi citer la désinformation cathophobe qui est un genre très pratiqué par les médias : en particulier vis-à-vis des traditionalistes (dits « intégristes ») ou à l’occasion de la campagne relative aux accusations de pédophilie contre des prêtres : là aussi l’absence de toute mise en perspective de « l’information » interdit de mettre en lumière que ce type d’accusation concerne en réalité bien d’autres groupes sociaux et dans des proportions plus élevées.


Exemple :


Le Monde du 8 avril 2010, article de Philippe Dagen intitulé « Un loup-garou dans l'église Sainte-Anne » vantant un certain Stéphane Pencréac'h (sic) qui dans l'ancienne église Sainte-Anne du centre de Montpellier a exposé ses « œuvres » intitulées La Passion : comme l'écrit le journaliste « On peut voir dans La Passion la tentative la plus complète pour renouer avec la peinture sacrée, ses formats, ses sujets ». Jugeons-en : « Le Christ a une tête de loup-garou aux yeux rouges et des sirènes se tordent à ses pieds » ; « Dans une autre œuvre le Père éternel règne sur un monde de débris » ; les figures féminines sont « bien peu vêtues pour une église ».


Bref, comme l'écrit le journaliste : « Toutes les conditions sont réunies pour que l'on crie au sacrilège. C'est là la seconde raison pour s'intéresser à cette Passion ». Le reste à l'avenant…


– La désinformation par la déformation du sens des mots permet ainsi la partialité à bon compte sous couvert d’information et, bien sûr, de professionnalisme.


3) troisième procédé de désinformation : présenter comme fausse une information vraie et, inversement, présenter comme vraie une information fausse. C’est, bien sûr, celui qui se rapproche le plus du mensonge pur et simple.


Le mensonge peut porter sur l’image et l’on se souviendra de l’exemple classique : Patrick Poivre d’Arvor et Régis Faucon diffusant le 16 décembre 1991 sur TF1 au Journal de 20 heures une fausse interview de Fidel Castro : en réalité, il s’agissait d’images de conférence de presse montées ultérieurement sous un assemblage de questions conçues pour donner l’illusion d’un entretien personnalisé (source : Le Monde du 5 mars 1993).


Cet exemple est intéressant puisqu’il devient difficile de démêler le faux du vrai : des vraies images sorties de leur contexte et recomposées deviennent fausses !


Le mensonge peut porter aussi bien sur le contenu de l’information elle-même, par exemple la présentation des statistiques sur l’immigration pour démontrer qu’il n’y a aucune « pression migratoire » et que cela relève du phantasme d’extrême droite. L’immigration est en effet un enjeu majeur de la désinformation médiatique contemporaine

Voir la mise au point de la démographe Michèle Tribalat sur l’article de Anne Chemin dans Le Monde du 4/12/2009 qui écrivait que « les flux migratoires se stabilisent ». M.Tribalat révèle ainsi les différentes supercheries utilisées dans l’article :

  • des séries statistiques qui commencent en 1982 et qui sont arrêtées en 1999 : or, M. Tribalat révèle que,, de 1999 à 2006, l’immigration algérienne a augmenté de 18% par exemple et que, de 1982 à 2006, l’immigration a progressé de 25%, l’évolution se produisant presque entièrement sur la dernière période… justement passée sous silence par Le Monde, qui peut donc conclure, « preuve à l’appui », à une stabilisation de l’immigration ;
  • des arrondis incohérents (mais utilisés pour minorer les progressions…) ;
  • l’accent mis sur l’immigration tunisienne, qui ne connaît pas d’évolution significative et l’impasse sur la progression de celle en provenance d’Afrique Noire.

- Enfin les gros mensonges : ils vont recevoir dans un instant les honneurs de cette soirée. * * *


En conclusion, la désinformation est une application concrète de la fameuse théorie du fil de fer, mise en scène par V. Volkoff dans son roman Le Retournement : l’officier traitant du KGB explique ainsi à son élève que pour casser un fil de fer il faut le tordre alternativement vers la droite et vers la gauche ; « il faut faire de même avec l’opinion », dit-il, c’est-à-dire qu’en diffusant, par souci apparent d’objectivité, des points de vue trop balancés, des informations vraies et fausses, des opinions opposées, en mettant sur le même plan l’agresseur et la victime, le voleur et le volé, on finit par faire perdre le sens de ce qui est vrai.

C’est-à-dire que l’on sape le fondement de la culture et de l’identité, qui suppose une hiérarchie des principes et une distinction du bien et du mal, du vrai et du faux, du beau et du laid, du juste et de l’injuste.

Et l’élève de répondre à l’officier du KGB : « Il me semble qu’il y a un journal qui fait cela en France »…

* * *


J’espère en tout cas que ce petit voyage dans le monde de la désinformation médiatique permettra d’apprécier toute la difficulté rencontrée pour distinguer ceux qui méritent maintenant de se voir décerner les bobards d’or !


Michel Geoffroy

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 09:23
Ces videos, que j'ai la flemme de traduire, sont passionnantes.

Bezmenov explique que l'espionnage représentait 10 à 15 % des activités du KGB. Le reste était de la subversion, ouverte, publique.

Le but de la subversion est de vaincre l'adversaire sans guerre, de lui faire perdre toute envie de se défendre (« Plutôt rouge que mort »). Pour cela, on applique la technique de l'aïkido : on aide et on prolonge les mouvements de l'ennemi qui vont dans un sens favorable.

Par exemple, Bezmenov cite la dégradation de l'enseignement. Comme il a un certain humour, il parle des heures perdues d'enseignement des mathématiques au profit de l'éducation sexuelle. Il insiste sur le fait que le sexe étant anti-guerrier, quand on passe son temps à baiser ou à y penser, on songe assez peu à charger en hurlant «Vive la France !», la pornographie est à l'avantage des ennemis.

Il parle même des militants homosexuels comme un des multiples moyens d'antagoniser la société.

Il évoque aussi la médiocrité des journalistes, qu'il faut absolument encourager.

Il parle également de la nécessité de dénigrer tous ceux qui maintiennent l'ordre, les policiers et les militaires, de l'importance de faire du voyou une figure romantique ou une victime.

Et enfin, il insiste sur l'aspect dévastateur de l'égalitarisme imposé d'en haut.

Il décrit quatre stades :

1) Démoralisation (à ce stade, le processus peut être stoppé en ne donnant pas un temps de parole égale aux ennemis de la société et à ses défenseurs. Il faut refuser l'importation d'idées et de pratiques étrangères, il faut préserver son mode de vie. Le Japon est un exemple. Mais la vraie barrière a la subversion soviétique est la religion ! La démonstration 2+2 = 4 au 7ème film est marrante mais très vraie. C'est bien, au fond des choses, la religion qui a arrêté l'URSS en Afghanistan. Si vous avez la foi, la propagande subversive glissera sur vous.).

2) Déstabilisation (à ce stade, le processus peut être stoppé en limitant les libertés des ennemis de la société,en empêchant les groupes qui se déclarent ennemis de la société, par exemple les militants homosexuels de Los Angeles -c'est l'exemple donné par Bezmenoz- d'avoir la parole et de gagner du pouvoir politique. Il parle aussi de freiner le consumérisme compulsif, qui est aussi une aide au communisme - voir Le communisme de marché, de Flora Montcornet).

3) Crise (à ce stade, le processus peut être stoppé par un coup d'Etat, comme au Chili)

4) Normalisation (à ce stade, le processus peut être stoppé par une intervention militaire étrangère, comme les USA à Grenade). L'humour noir de ce stade est que la première étape est l'exécution ou la déportation de tous les «idiots utiles», ces agitateurs qui ont travaillé contre leur pays et vous ont permis de prendre le pouvoir. Une fois qu'ils sont devenus inutiles, il faut s'en débarrasser, puisque vous les avez formés, endoctrinés, à emmerder le monde et qu'ils pourraient se retourner contre vous (cette tradition, qui est consubstantielle au marxisme, a été inaugurée par Lénine qui a fait exécuté tous les anarchistes qui l'ont aidé dès 1917-1918. Castro n'a pas agi autrement avec Guevara).

Ces videos datent de 1983 mais nous rappellent des choses très actuelles ! On remarquera que la subversion a parfaitement réussi, puisque de très larges franges des sociétés occidentales, les trop fameux «citoyens du monde», estiment que nos sociétés ne valent pas la peine d'être défendues et que, parmi ces dénationalisés, figurent nos élites. Il n'était cependant pas prévu que l'URSS s'écroulerait encore plus vite.

Comment, en pratique, arriver à subvertir un pays ? En aidant ceux qui vont dans le «bon» sens, constamment, avec patience, pendant des décennies, et entretenir de grands fichiers relationnels, pour que chaque pion conquis aide à conquérir les suivants. Comme, en face, il n'y a pas de contre-pouvoir d'influence aussi méthodique, la subversion finit par gagner, exactement comme l'eau, à force de peser constamment, fait sauter les digues.

On retombe sur la thèse de Maurice Druon dans La France aux ordres d'un cadavre : l'URSS a disparu, mais les idées qu'elle a infusées dirigent la France.


  Selon les pays, le terme libéral peut recouvrir des idéologies diversement placées sur l'échiquier politique. Ainsi aux États-Unis le mot liberal (ou left-liberal) désigne les progressistes, depuis le maccarthisme qui poussa de nombreux socialistes à se faire discret, le meilleur équivalent à l'adjectif libéral serait donc classical liberal ou libertarian dans ce pays. Au Royaume-Uni et au Canada, la situation est intermédiaire, le mot liberal fait à la fois référence à la gauche réformiste, qui est social-démocrate, mais aussi à la philosophie libérale selon le contexte ; dans ces pays la notion classique de libéralisme est plus souvent prônée par les partis dits conservateurs (qui peuvent aussi prôner ou ne pas prôner différents types de conservatisme de façon variable, selon le cas). En France, il existe de nouveau un parti revendiqué libéral. Il existe également un Parti libéral au Canada. Enfin, au Japon, le parti dit libéral est un parti conservateur et en Autriche nationaliste.

 





LA FRANCE AUX ORDRES D’UN CADAVRE


Le dernier livre de Maurice Druon (La France aux ordres d’un cadavre), ne manque pas de tonus pour dénoncer, avec courage et lucidité, la permanence de l’influence marxiste en France.


Tout a commencé il y a 80 ans lorsque, à Tours, les mouvements socialistes, au lieu de s’unir, comme il était convenu, pour le bien du genre humain, se scindent en deux tendances comparables aux mencheviks et aux bolcheviks : d’une part, la S.F.I.O. proprement dite et, d’autre part, la Section Française de l’Internationale communiste, devenue presque aussitôt le Parti communiste français, avec sa filiale syndicale, la Confédération Générale du Travail Unitaire (C.G.T.U.). Depuis, une grande partie de l’Histoire de la France se décide à Moscou et s’applique, grâce à des intermédiaires dévoués, à Paris. C’est le point de départ du dernier livre (La France aux ordres d’un cadavre, Editions du Rocher et de Fallois, octobre 2000) de l’académicien Maurice Druon qui n’est autre chose qu’un diagnostic implacable de la France d’aujourd’hui. C’est la soumission continue de notre pays aux ordres de Moscou et à la pensée marxiste qui provoque l’ire de Druon. C’est la servilité de tous ces valets, de Thorez à Marchais, en passant par Duclos, qui a poussé l’académicien à écrire ce brûlot.

L’autre visage de l’Histoire apparaît clairement dès le Front populaire (terme inventé par Thorez) lorsque celui-ci est instauré pour servir la politique étrangère de l’URSS. Habiles, les communistes, en suivant les ordres de Staline, refusent de participer au gouvernement mais font adopter les réformes qui se révéleront catastrophiques pour l’économie française : baisse de la durée hebdomadaire du travail (elle visait à résorber le chômage, ce qui se révéla faux, déjà !), création de l’Office du blé, nationalisation de la Banque de France, nationalisation des industries de l’armement. Ce gouvernement ne dura que onze mois mais ses effets furent durables…

Pendant l’Occupation, les communistes creusent leur nid. Après avoir été les alliés d’Hitler (on oublie trop souvent en France que le PCF a été le seul parti allié du national-socialisme), ceux-ci deviennent leurs ennemis mais aux ordres de Moscou et dès la Libération réclament leur dû. Ils n’eurent pas l’armement dans le gouvernement de Gaulle, ni l’Intérieur, mais en compensation Thorez reçut la Fonction publique. Et c’est le 5 octobre 1946 que Thorez fait signer la loi sur le statut des fonctionnaires qui est encore valable aujourd’hui. Elle était faite pour que l’administration soit pléthorique et que les procédures soient toujours lentes et, surtout, à ce qu’on ne puisse jamais réformer l’Etat.

Peu de lois ont été aussi solides ! C’est la loi Thorez qui a installé le pouvoir syndical qui ampute celui des ministres, elle a créé les Commissions paritaires qui donnent aux syndicats une large part d’autorité, généralement paralysante, sur la gestion des personnels et la marche même des services (quand un ministre prend sa charge, il doit obligatoirement réserver trois précieuses heures pour entendre les représentants syndicaux exposer leurs revendications). Cette loi a représenté la création de l’Etat schizophrène qui survit encore aujourd’hui.

« Si la France décline, constate Druon avec lucidité et amertume, si elle n’occupe plus en Europe et dans le monde la place et le rang qui devraient être les siens, c’est en grande partie parce qu’elle est malade de sa fonction publique. Ses organes essentiels souffrent d"une infection pernicieuse ». Si la France est malade, c’est à cause de son administration énorme, de ses 20 000 emplois fictifs (des fonctionnaires mis à la disposition des syndicats alors que ceux-ci ne représentent plus que 6,1 % de la population active), de l’argent colossal qui est englouti par l’Etat.

Pourquoi s’obstine-t-on à sauvegarder des entreprises nationalisées qui côutent très cher aux contribuables ? Ce sont les syndicats qui veillent : à la SNCF, il n’y a pas moins de 3 000 préposés, payés par l’entreprise, qui ne s’occupent de rien d’autre que du « dialogue social », et de gérer les dix à trente préavis de grève quotidiens, en période « calme », et jusqu’à cent dans les moments de crise. Si l’URSS a prôné le « stakhanovisme », les services publics français encouragent le « stakhanovisme » à l’envers. Moins on travaille, mieux on sera recompensé !

Dans un pays où l’égalitarisme fait figure de loi fondamentale, les riches s’exilent à l’étranger, avec les jeunes en quête d’ascension sociale, et les assistés augmentent. Comment ce pays pourrait-il être prospère quand les charges qui pèsent sur le contribuable s élèvent à 62 % du revenu moyen individuel ? Quel avenir pourrait-il avoir quand 20 % des élèves sont incapables de lire et d’écrire à la sortie de l’école primaire? « Désapprendre » a été et reste le mot d’ordre de l’éducation en France depuis que les syndicats s’en sont emparés et depuis que Marx et Lénine ont remplacé Tocqueville.

Une centaine de pages suffit pour rendre compte d’un désastre lorsqu’elles sont écrites avec colère, mais aussi avec beaucoup de talent, par un écrivain reconnu surtout pour ses talents de romancier. Et cette fois-ci, il ne s’agit plus d’un roi maudit, mais d’un pays qui paraît maudit, à la solde d’un cadavre idéologique qui bouge encore.


Lisez le dossier sur le WEB Résistant

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 01:53

sun La BBC confirme cette information qui a mis la blogosphère anglophone en ébullition, et commence à toucher la grande presse. Un pirate aurait réussi à pénétrer les ordinateurs du Hadley Center (parfois désigné sous le vocable de CRU, Climate Research Unit), le centre d'études climatologiques de référence du GIEC, vertement critiqué par Vincent Courtillot dans ses vidéos pour refus de communiquer ses données brutes, et dont je vous entretenais des soupçons de fraude scientifiques qui accompagnaient son directeur, un certain Phil Jones.

Tout acte de piratage actif d'un ordinateur dont l'utilisateur n'a pas souhaité ouvrir l'accès est un acte répréhensible, mais en l'occurence, j'ai du mal à en vouloir au(x) Hacker(s), malgré l'illégalité de son acte. Le butin, de 61Mo une fois zippé, comporte 72 documents et 1073 e-mails.

Véracité : probable

Le pirate a mis les fichiers en libre accès sur plusieurs serveurs de "dump", que vous trouverez facilement. Naturellement, il est possible que le pirate ait "rajouté  des truffes" au produit de sa rapine, et que les révélations "croustillantes" qui commencent à fleurir ça et là ne soient que des hoax.

Mais, comme le fait remarquer Lubos Motl, le pirate aurait alors réussi à insérer des fichiers d'une vraisemblance incroyable en quelques heures, entre son forfait et la mise à disposition. De nombreux commentateurs notent que trop de détails sont trop vrais pour avoir été fabriqués. Soit nous sommes en présence d'une véritable guerre informatique déclenchée par une organisation anti-réchauffiste aux puissants moyens (mais vous savez, moi, les théories du complot...), soit, plus probablement, les fichiers sont authentiques. D'ailleurs, Phil Jones lui même semble avoir reconnu que le Hack était réel et les mels sans doute authentiques. 

Dernière minute avant bouclage: Real Climate reconnait que les messages sont authentiques et tente maladroitement de les minimiser en arguant que leur contenu, qui n'était pas destiné à être publié (vrai) est "normal", et que les phrases  gênantes, une fois replacées dans leur contexte, ne le sont plus. Ah ?

Contenus : décapants

J'ai pu moi même télécharger le dossier "FOI2009". J'ai donc pu vérifier moi même la présence des mels cités par Watts, Motl, McIntyre (dont le site est en panne, record de trafic oblige). Le Herald Sun australien reprend l'histoire à son compte et livre des détails. Ce site met en ligne les fichiers txt sous forme de portail cherchable (belle réactivité). Selon les réchauffistes sur Twitter, le buzz est hors de tout contrôle.

Ces mels, s'ils sont authentiques, révèlent des pratiques frauduleuses, il n'y a pas d'autre mot, de certaines personnes très influentes dans les cercles réchauffistes, dont les travaux sont la base des rapports du GIEC. C'est la plus grande affaire de fraude scientifique depuis Lyssenko.

Quelques exemples 

Ce tableau Excel, que des internautes se sont empressés de publier sur google docs, montre les sommes considérables que Jones a collectées depuis les années 90. Plus de 13 Millions de livres sterling au total.

Des extraits intéressants (cités par Watts, Motls, The Examiner, et bien d'autres) ont été traduits par "domip" sur lepost. fr: 

From: Phil Jones
To: ray bradley ,mann@virginia.edu, mhughes@ltrr.arizona.edu
Subject: Diagram for WMO Statement
Date: Tue, 16 Nov 1999 13:31:15 +0000
Cc: k.briffa@uea.ac.uk,t.osborn@uea.ac.uk

Dear Ray, Mike and Malcolm,
Once Tim's got a diagram here we'll send that either later today or first thing tomorrow. I've just completed Mike's Nature trick of adding in the real temps to each series for the last 20 years (ie from 1981 onwards) amd from 1961 for Keith's to hide the decline. Mike's series got the annual land and marine values while the other two got April-Sept for NH land N of 20N. The latter two are real for 1999, while the estimate for 1999 for NH combined is +0.44C wrt 61-90. The Global estimate for 1999 with data through Oct is +0.35C cf. 0.57 for 1998. Thanks for the comments, Ray.

Cheers
Phil

Prof. Phil Jones
Climatic Research Unit Telephone +44 (0) 1603 592090
School of Environmental Sciences Fax +44 (0) 1603 507784
University of East Anglia
Norwich Email p.jones@uea.ac.uk
NR4 7TJ
UK

(...)

Je viens de terminer d'utiliser l'astuce Nature (ndt: la revue scientifique) de Mike (ndt: Michael Mann ??) qui consiste à incorporer les vraies températures à chaque série depuis les 20 dernières années (çad depuis 1981) et depuis 1961 pour celles de Keith's (ndt: probalement Briffa) afin de masquer le déclin.

A noter que le déclin dont il est question est probablement celui des températures, mais Phil Jones affirme que ce n'est sûrement pas cela mais qu'il ne se souvient plus de quoi il parlait à l'époque, ce qui n'a rien d'étonnant d'ailleurs. L'astuce "Nature" est décrite ici par St. McIntyre, qui est statisticien de formation.

D'autres font part de leurs propres doutes quant à la réalité du réchauffement :

The fact is that we can’t account for the lack of warming at the moment and it is a travesty that we can’t. The CERES data published in the August BAMS 09 supplement on 2008 shows there should be even more warming: but the data are surely wrong. Our observing system is inadequate.

Le fait est que nous ne savons pas expliquer l'absence de réchauffement actuellement et c'est ridicule. Les données du CERES publiées dans le supplément d'Août BAMS 09 en 2008 montre qu'il devrait y avoir encore plus de réchauffement : mais les données sont certainement fausses. Notre système d'observation est déficient.

D'autres évoquent la suppression de preuves, au moment de l'affaire du Freedom of Information Act qui exigeait que leurs données brutes et leurs algorithmes soient révélés :

Can you delete any emails you may have had with Keith re AR4? Keith will do likewise. He’s not in at the moment – minor family crisis.Can you also email Gene and get him to do the same? I don’t have his new email address.We will be getting Caspar to do likewise.

Peux-tu effacer tous les emails que tu as échangés avec Keith re AR4? Keith fera pareil.Peux-tu également écrire à Gene et lui dire de faire de même ?On va demander à Caspar de faire pareil.

Ici est évoquée la tentative de masquer la période de l'Optimum Médiéval (pédiode médiévale pendant laquelle il faisait plus chaud qu'actuellement) :

I think that trying to adopt a timeframe of 2K, rather than the usual 1K, addresses a good earlier point that Peck made w/ regard to the memo, that it would be nice to try to “contain” the putative “MWP”,

...Je pense que le fait d'utiliser une période de 2000 ans plutôt que 1000 répond au problème soulevé précédemment par Peck par rapport au mémo, et que ce serait bien pour essayer de "contenir" le soi-disant "OM" (ndt : Optimum Médiéval)

On y apprend également les pressions exercées sur les revues scientifiques afin que les études réfutant le réchauffement climatique ne soient pas publiées...

I think we have to stop considering “Climate Research” as a legitimate peer-reviewed journal. Perhaps we should encourage our colleagues in the climate research community to no longer submit to, or cite papers in, this journal. We would also need to consider what we tell or request of our more reasonable colleagues who currently sit on the editorial board…What do others think?

Je pense qu'il va falloir cesser de considérer "Climate Research" comme une revue à comité de lecture légitime. Peut-être devrions-nous encourager nos collègues de la communauté de la recherche climatique de ne plus soumettre d'article à ce journal ni citer d'articles de ce journal. Nous devrions aussi penser à en parler à nos collègues plus raisonnables qui siègent au comité éditorial... Qu'en pensez-vous ? 

Et d'ici demain, de nombreux autres secrets devraient être livrés par "the Jones files". Si c'est authentifié, et même real climate semble le reconnaître, c'est un gigantesque climategate qui se profile. Les protagonistes  avouent sans ambage dans leurs échanges qu'ils "retravaillent" les données pour les faire coller à leurs hypothèses, et recommandent la destruction de documents alors qu'ils sont sous le coup d'une investigation au titre du "Freedom of Information act" du royaume uni, ce qui est illégal, et tend à indiquer qu'il y aurait "quelque chose à cacher".

Rappelons que les données de températures du présent et du passé fournies par le Hadley center, qui s'est déjà rendu célèbre en refusant de communiquer ses données brutes à des gens comme Courtillot ou McIntyre, sont réutilisées (et sans doute de bonne foi) par des milliers de scientifiques dans le monde, dans des travaux étudiant la relation entre températures et toutes sortes de phénomènes, géologique, zoologiques, historiques, etc...

Une fraude aussi importante sur les données de températures récentes obligerait des centaines d'équipes de travail dans le monde à reprendre leurs résultats de recherche: les dégâts de cette possible fraude dépasseraient sans doute le cadre du changement climatique. Les coupables de telles manipulations doivent être jugés.

Suites politiques

Au plan international, voilà qui scelle certainement le dernier clou sur le cercueil d'un accord lors de la conférence de Copenhague.

Il est urgent qu'à la lumière de ces découvertes, une action forte soit entreprise auprès de nos parlementaires pour forcer une suspension de TOUTES les lois votées au nom de la "lutte contre le réchauffement climatique anthropique", le temps que cette affaire soit tirée au clair. LA TAXE CARBONE doit être ABANDONNEE et les lois "Grenelle" abrogées de toute urgence.

Nous ne pouvons plus nous permettre de voter des lois et taxes liberticides et anti-économiques au nom d'une science aussi ouvertement biaisée.

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Incidemment : L'article témoignage de X.Driancourt sur le site de l'institut Hayek il y a quatre jours prend une toute autre dimension...

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Pour se tenir au courant: le fil de commentaires sur Skyfal

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Vidéo, réchauffement climatique : le professeur Vincent Courtillot expose les principales erreurs du GIEC

Le professeur Vincent Courtillot, de l'académie des sciences, n'est pas climatologue, mais géologue physicien, doté d'un CV académique très étoffé. Il a été amené à s'intéresser presque incidemment aux données du climat, car géologie et paléo-climatologie se rejoignent parfois. Sa qualité scientifique lui a permis de se mettre assez rapidement à niveau ! Dans la vidéo ci dessous, avec une clarté pédagogique et une brillance orale qui n'exclut pas la rigueur scientifique, il étrille littéralement la "science" contenue dans les rapports du GIEC.

Une personne de bonne foi ne peut pas ne pas être absolument convaincue que les conclusions du GIEC, induisant une relation majeure de cause à effet entre CO2 et températures terrestres, sont très fortement entachées d'erreurs graves après avoir vu cela. Moteur ! (durée 51 minutes)

Mise à Jour Jeudi 1/10/2009: les conférences de Nantes (la même que ci dessous) et Strasbourg (plus détaillée et à mon sens encore meilleure) sont désormais visibles en format "youtube" ou "daily motion", plus pratique que celui ci dessous - Je les ai regroupées ici -




Pour vous mettre l'eau à la bouche :

  • le Hadley Center, centre météologique britannique qui alimente le GIEC en mesures de températures globales "traitées", à toujours refuser de livrer aux équipes de M. Courtillot ses données brutes de mesure. Gênant, tout de même, pour la crédibilité du Hadley Center...

  • L'équipe Courtillot est donc allée à la pêche station par station. Or, les données au jour le jour des stations européennes et américaines qu'elle a collectées donnent des courbes de températures réellement mesurées totalement différentes de celles du GIEC.

  • Les techniques de dendrochronologie (étude des anneaux d'arbre) utilisées par Micahel Mann pour reconstituer les températures du passé et produire sa trop fameuse courbe en crosse de hockey, comportent de nombreuses erreurs qui "aplatissent" les courbes du passé. En réinjectant dans les calculs les résultats de travaux de botanique récents, qui prennent en compte comment les arbres réagissent vraiment aux variations de température, alors on retrouve l'optimum médiéval (période bien plus chaude que de nos jours vers l'an 1000) et d'autres périodes plus chaudes que sur la courbe de Mann avant le minimum de Maunder.

  • Les modèles du GIEC sous estiment d'un facteur 20 (!!) l'influence des variations solaires sur la température, à cause d'une erreur de calcul basique dans la calibration des signaux de satellites différents. (Et "accessoirement", dans une conférence plus détaillée car un peu plus longue, donnée à Strasbourg, visible ici, l'on apprend que les "forçages" liés au CO2 sont surestimés d'un facteur 6...)

  • Les modèles du GIEC ignorent les  nuages, ce qui est fâcheux, quand on sait qu'une variation de couverture nuageuse de 3% équivaut à une différence de flux énergétique nettement supérieure à celle induite par les variations de teneur en CO2.

  • M. Courtillot rappelle avec une précision jusqu'ici inconnue en langue française, que la variation de la température au cours des siècles, mesurée par des méthodes glaciaires ou géologiques, précède de 800 à 2000 ans la variation des concentrations de CO2. S'il y a causalité, ce ne peut être que dans le sens "variation de températures => variations du CO2" et non l'inverse.
 
  • D'une façon générale, tous les modèles du GIEC sous estiment gravement les incertitudes tant sur les données qu'ils utilisent que, c'est une lapalissade, celles qu'ils omettent. Leurs modèles ne peuvent donc qu'être très fortement entachés d'erreurs. Selon M. Courtillot, dans 10 ans, il sera largement admis que les thèses actuelles du GIEC étaient fausses.

La grande force de l'exposé de M. Courtillot est de n'être jamais polémique. Il ne traite jamais le GIEC  d'incapables, laissant à l'auditeur le soin de tirer cette conclusion lui même. Il se contente de critiquer la confiance excessive (d'autres diraient : "arrogance") que le GIEC affiche dans ses conclusions, car cet organisme minimise les incertitudes inhérentes à toute science jeune au corpus en cours de formation.

Il ne livre que très progressivement les pièces qui ont conduit à faire de lui un climato-sceptique, alors qu'il y a seulement quatre ans, il croyait, comme "tout le monde", que le GIEC disait "la" science.  Il se contente, à la fin de son exposé, de rappeler que peut être que tout l'argent public déversé sur la lutte contre les rejets de CO2 pourrait être mieux employé ailleurs, et d'émettre des doutes sur la pertinence du choix de la nature institutionnelle du GIEC (un organisme sous l'égide d'une institution politique, l'ONU, plutôt que sous le pilotage d'une instance scientifique elle même).

Ah, une dernière chose: M. Courtillot est, semble-t-il, proche politiquement de MM. Ayrault et Delanoë. (et de Claude Allègre ? Entre géophysiciens...). On ne peut donc pas l'accuser de faire de la propagande ultra-libérale. Simplement, un exercice brillant d'honnêteté scientifique.

Nb. L'exposé de M. Courtillot a été donné aux journées scientifiques de l'université de Nantes le 7 juin 2009, voir la page originale ici. L'université de Nantes fait honneur à la science et à l'université en diffusant un tel savoir. Je tape suffisamment sur l'université par ailleurs pour ne pas lui tirer mon chapeau quand elle fait oeuvre utile.

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Hat tip : Jean Louis Garnier
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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 21:35

"Le succès de la théorie du complot ne se dément pas"

A la veille du septième anniversaire des attentats du 11 septembre, la théorie du complot continue de faire des adeptes. Des personnes médiatisées comme Jean-Marie Bigard, "des citoyens honnêtes qui se montent la tête à cause de sites Internet qui la diffusent", selon Antoine Vitkine, journaliste, réalisateur de documentaires et auteur des Nouveaux Imposteurs (Editions de La Martinière, 2005). Mais aussi, met-il en garde, "des groupes à l'agenda politique bien défini". Explications.

Des sorties médiatiques de Marion Cotillard ou Jean-Marie Bigard, des livres, des manifestations comme à Bruxelles ces jours-ci, des demandes d'enquête, un documentaire sur Internet (Loose Change)... Il semble que la remise en question des faits qui se sont produits le 11 septembre 2001 connaisse une certaine effervescence. Est-ce le cas à chaque "anniversaire"?

REUTERS/Sean Adair

Le 11 septembre 2001, les deux tours du World Trade Center, frappées par deux avions de ligne détournés par des terroristes de la nébuleuse Al Qaeda, se sont effondrées, à Manhattan.

Sans doute cette thèse fait-elle de nouveau surface aujourd'hui parce que le mandat de George W. Bush touche à sa fin. On sait désormais que le président des Etats-Unis a honteusement utilisé le 11 septembre pour justifier la guerre en Irak (en arguant de liens entre Saddam et Al Qaeda qui n'existaient pas). Les défenseurs de la théorie du complot estiment que, puisqu'il a menti cette fois, il a certainement menti sur le 11 septembre! C'est un raisonnement sans fondement, mais qui s'explique en partie par la faillite morale de l'administration américaine.

Mais je ne crois pas qu'il y ait un quelconque lien avec ce triste anniversaire. La thèse selon laquelle on nous cache quelque chose au sujet des attentats du 11 septembre 2001 remporte un succès croissant depuis sept ans. Elle gagne en puissance et les réseaux qui la défendent font de plus en plus d'adeptes, de façon assez régulière.

Comment expliquez-vous le succès de cette théorie?

Il y a une dimension profondément psychologique qui permet d'expliquer son écho. Les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone ont révélé au monde l'existence de groupes terroristes menaçants, ils ont eu une influence géopolitique majeure et provoqué des événements dont la complexité peut parfois défier l'entendement. La théorie du complot apporte un certain confort à ceux qui y adhèrent, parce qu'elle une explication simpliste. Il est plus rassurant de rationnaliser le mal, de se dire que le mal est le fruit des manigances du gouvernement américain et non des agissements de terroristes radicaux.

" Rationnaliser le mal est rassurant "

Cela ne suffit cependant pas à expliquer le succès de ces thèses. Il faut aussi prendre en compte la dimension technologique: Internet facilite leur diffusion et multiplie leur impact. Par exemple en France, après les attentats, il n'y avait que Thierry Meyssan, le journaliste qui a écrit L'Effroyable Imposture après les attentats. Aujourd'hui, on parle davantage des éléments qui circulent sur le web, on surfe sur des sites truffés de "preuves", photos, vidéos ou schémas, on donne son avis sur les forums.

Des preuves?

Des photos du Pentagone où l'on ne voit pas de débris d'avion, des images où l'on distinguerait des missiles, des traces d'explosifs placés sur une troisième tour qui s'est effondrée à Manhattan... Ce sont souvent des arguments soutenus par des éléments très techniques. Et plus on entre dans la technique, plus c'est efficace pour monter la tête des gens, même si cela ne tient pas la route.

REUTERS/Larry Downing-FilesHB/

Un hélicoptère survole le Pentagone touché par un autre avion, le 11 septembre 2001.

Sans compter qu'aux yeux des partisans de la thèse du complot, tous les événements qui ont suivi, à commencer par la guerre en Irak, viennent appuyer la version selon laquelle un groupe fascisant, au sein des Etats-Unis, aurait tout manigancé pour assurer la domination américaine sur le monde.

Pourtant des enquêtes ont été menées, des rapports publiés... Et vous dites que ces arguments ne tiennent pas la route.

Oui mais, comme pour ceux qui nient l'existence des chambres à gaz pendant la Seconde guerre mondiale, ou ceux qui affirment que Lady Diana a été tuée par le Mossad, confronter les arguments est très difficile. Le même mécanisme est en jeu ici. Il s'agit plus de croyances, sous tendus par de supposés preuves, toutes à charge voire bidons, que d'une pensée ouverte au débat et la discussion contradictoire.

" Le même mécanisme que pour le négationnisme "

Il faut donc faire confiance à la rationnalité des gens et décrypter les intérêts politiques qui sous-tendent ces thèses. Ceux qui les diffusent ne sont pas des journalistes objectifs, leur but n'est pas d'informer, c'est faux. Ils ont un agenda politique et, souvent, visent les Etats-Unis. Comment expliquer autrement que des groupes d'extrême-droite violemment anti-américains aient soutenu ces thèses dès le début, ou que les Emirats arabes unis ou encore l'Iran aient soutenu Thierry Meyssan et largement distribué son livre...

Pensez-vous que ces thèses s'éteindront un jour?

Cette inflation cessera peut-être un jour. Mais pour le moment, j'estime qu'au nom de l'exigence de justice et de vérité, il faut combattre cette théorie du complot dont les conséquences politiques sont graves. Car elle mène à confondre l'identité des coupables. En innocentant Al Qaeda, en allant jusqu'à remettre en question son existence, ces imposteurs font le jeu du terrorisme. Or, malheureusement, Al Qaeda existe bien.

Par Marie Simon, pour l'Express.



Réponse de LEXPRESS.fr - 10/09/2008 16:31:32

Bonjour, nous sommes contraints de fermer les commentaires à cet article qui, en faisant de cet espace une tribune pour les conspirationnistes, démontrent par l'absurde les conclusions de notre interviews. Bien à vous, LEXPRESS.fr

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 03:18

Revendre du cannabis rapporte jusqu’à 75 000 francs par mois



En France, en une année, le deal de shit permet de gagner entre 7500 francs pour un petit revendeur de rue et plus de 900 000 francs pour un semi-grossiste.
• Le principal pays producteur de cannabis est le Maroc.
• Le Maroc est le fournisseur européen (la France pour 90%).
• La surface consacrée à cette activité est passée de « 30.000 hectares dans les années 80 à 150.000 hectares » selon une étude de l’Organe contre le crime et les drogues dans les Nations Unies.
• 800 000 habitants en vivent.
• Un hectare de blé rapporte 3 000 dirhams (300 euros) de bénéfice par an. Le cannabis 100 fois plus.



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Hassan II, Notre ami le dealer

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 13:48
 


LA FRANCE : UN PAYS LAIQUE ?
RIEN A DIRE - LA PROPAGANDE EST VISIBLE !!!
EURABIA N'EST PLUS UN SECRET.
MERCI A FRANCE 2.
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