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"Si vous entendez ce message, c'est que vous êtes la résistance."

International Civil Liberties

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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 22:08

C’est une information qui n’a fait que quelques lignes dans les journaux : dans les cantines scolaires de Lyon, lorsque le menu comporte du porc, plus de 30 % des écoliers demandent le plat alternatif proposé. Cela signifie que le tiers des écoliers de Lyon est de confession musulmane et en suit les prescriptions alimentaires. Précisons qu’il s’agit bien de la ville de Lyon et non pas de ses banlieues. Quand on rapporte cette information, publiée notamment par le journal Le Monde, aux statistiques officielles sur l’immigration en France, on ne peut qu’être frappé par le mensonge ambiant. La réalité de l’immigration est bien celle que nous fait découvrir la ville de Lyon, qui n’a pourtant pas en ce domaine la « réputation » de la Seine-Saint-Denis. Si dans la capitale des Gaules, il y a un tiers d’enfants musulmans, cela veut dire qu’on est en présence d’un phénomène massif, que l’on cherche à toute force à dissimuler aux Français mais qui est en train de leur sauter à la figure.

C’est pourquoi le débat sur les tests ADN est dérisoire et va à l’encontre d’une véritable prise en compte du problème de l’immigration. D’autant que ces fameux tests sont en réalité destinés, selon leurs promoteurs eux-mêmes, à faciliter le regroupement familial et non à le rendre plus difficile !

Plutôt que de s’invectiver à coup de références au nazisme, ceux qui parlent et écrivent dans notre pays - la « classe parlante » - devraient se poser la simple question que nous formulions dans notre article du 2 septembre 2006 : La France a-t-elle encore besoin d’immigrés ? Rappelons que les estimations les plus sérieuses font état d’au moins 350 000 entrées d’immigrés chaque année en France. Comme la plupart restent sur notre sol, ce chiffre marque aussi l’augmentation annuelle de la population allogène en France.

Comment se fait-il que l’on se refuse dans notre pays à se poser la question de simple bon sens et dont tout découle : Avons-nous besoin d’immigrés et combien devons-nous en accueillir ? Il y a 6 milliards d’être humains sur terre. Les pays développés n’en abritent pas un milliard. Il y a donc 5 milliards d’hommes de femmes et d’enfants qui ont vocation à immigrer dans les pays les plus riches. Question : combien de millions, de centaines de millions ou pourquoi pas de milliards de migrants sommes-nous prêts à accueillir ? C’est volontairement que nous évoquons l’hypothèse de milliards d’immigrés. Parce que tout le monde la sait ridicule et que pourtant elle oblige toute personne sensée à la réfuter. Cette réfutation est le commencement de la sagesse, car elle contraint chacun à admettre qu’il y a des limites et l’invite à les fixer.

Tant que ce débat n’aura pas lieu, il est vain d’espérer une politique d’immigration lucide et organisée. Rappelons toutefois à ceux qui craignent un tel débat que deux éminentes personnalités de gauche n’ont pas hésité à l’aborder. C’est ainsi que François Mitterrand déclarait le 10 décembre 1989 : « En matière d’immigration, le seuil de tolérance a été atteint. » Que le 7 janvier 1990, Michel Rocard proclamait que la France ne pouvait pas « accueillir toute la misère du monde ». Et que le même Michel Rocard, le 22 mai 1990, faisait ce constat : « La France n’est plus un terre d’immigration. Nous ne pouvons plus, en effet, recevoir un flux massif et incontrôlé sans que cela n’hypothèque gravement et tout ensemble d’abord l’équilibre social de la nation, ensuite les chances d’intégration des étrangers installés, enfin l’avenir même de nouvelles vagues d’arrivants et des pays d’où ils viennent. Mais nous sommes également à la veille, si nous n’y prenons garde, d’une nouvelle vague massive, venant d’un Sud plus lointain, d’un Est plus incertain. Et je le dis clairement, cette vague doit être endiguée. »

Cela fait dix-sept ans que ces avertissements ont été lancés. Dix-sept ans pendant lesquels les gouvernants de la France ont laissé, les bras ballants, cette « nouvelle vague massive » déferler sur notre pays. Celui-ci n’a pas fini d’en payer les conséquences.

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue.


Claude Reichman commente l'actualité sur la radio canadienne Rockick.com.

Pour l'écouter, cliquer sur le lien ci-dessous


http://www.libertyvox.com/files/RocKIK_ClaudeReichman_071012.mp3 


Communiqué de presse de Marine Le Pen

Obsédé par l’idée de satisfaire un certain patronat en main d’œuvre soumise à bon marché et ainsi accélérer l’adaptation de la France à la mondialisation, le tandem Sarkozy /Hortefeux vient d’autoriser la régulation massive de centaines de milliers de travailleurs étrangers en situation irrégulière. Avec sa loi sur l’immigration, en effet, un emploi ou une promesse d’emploi suffiront désormais pour obtenir un titre de séjour.

Objectif annoncé : 470 000 régularisations

Selon l’aveu même de M. Hortefeux, ce sont 470 000 offres d’emplois « non pourvues » que le gouvernement entend ainsi satisfaire alors même que la France compte 4 millions de chômeurs. Cette scandaleuse opération, certes légale mais profondément illégitime car contraire à la volonté populaire, permet d’apprécier la duplicité d’un gouvernement qui s’était officiellement engagé à lutter contre le travail illégal et à expulser les clandestins.

Avec le Front national : organisons la résistance

Marine Le Pen, député européen et vice présidente du Front national, demande que cesse cette politique de régularisation massive déguisée. Elle annonce que le Front national mènera des campagnes contre toutes autorités publiques qui, en décidant de ces régularisations, prendront la responsabilité d’organiser la submersion démographique du pays.

http://www.frontnational.com



Les gourous de l’anti-racisme ont leur temple

Un musée dédié à l’histoire de l’immigration a été inauguré mercredi dernier en présence du maire de Paris, Bertrand Delanoë, ainsi que d’autres personnalités politiques de Droite et de Gauche. La ministre de la Culture Christine Albanel, Jean-Pierre Raffarin et Jacques Toubon étaient présents. Créée à l’initiative de Jacques Chirac, « la Cité nationale de l’histoire de l’immigration » ou le pompeux « Palais de la Porte Dorée » fait son entrée parmi les monuments porteurs de la mythologie républicaine, avec la pyramide du Louvre, la Grande Arche de la Défense, le Panthéon et bien d’autres…

Ces concepteurs veulent promouvoir le rôle joué par les immigrés dans l’histoire nationale, cherchant à démontrer que leurs sacrifices ont contribué à forger la France d’aujourd’hui. Mais leur argumentation s’appuie sur un premier mensonge : « La France a toujours été une terre d’immigration », tout en situant le début de notre histoire à la fin du XIXième siècle ! Premier aveu de leur malhonnêteté intellectuelle, la France moderne, fille de l’immigration, mais aussi fille de la révolution industrielle c’est-à-dire du début de la mondialisation, est l’unique France qu’ils connaissent et qu’ils chérissent.

Le deuxième trait de leur leçon éducative est la simplification. Mélangeant, avec un souci de confusion bien étudié, l’immigration européenne (Italiens, polonais, portugais) à l’immigration africaine, ils évitent la question identitaire et l’échec de l’intégration extra-européenne en nous présentant à contrario les destins communs et partagés, les « histoires exceptionnelles, d’hommes et de femmes ordinaires »(1). C’est sous couvert d’un humanisme béat, sans prise sur la réelle complexité de l’homme, notamment jamais vu comme un « nous collectif » porteur d’une culture, d’un savoir, d’une existence spirituelle mais toujours uniquement vu comme une individu, isolé et atomisé qu’ils construisent et justifient plus que jamais leur politique cosmopolite pour la France. L’aveuglement dont ils font preuve est à la mesure de l’utopie égalitariste qui anime leurs esprits.
(Continue reading…)

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 21:13
Il faudra un jour faire une étude pour mettre en évidence le rapport inversement proportionnel qui unit la réalité du cours des choses et leur consignation dans un musée. Je finis par croire que l'acte muséographique est au final un bain de formol, une dissection de médecin-légiste dans le meilleur des cas. J'exagère ? Je ne sais pas.

Dans une vision à peine exagérée, on peut considérer l'ensemble de la classe politique [mais essentiellement le camp progressiste] comme une délégation de gardiens de vitrines de musées. La France pue le renfermé ; tout y est étiqueté, surveillé, daté, gardé par des vigiles en uniformes de fonctionnaires et sentant la naphtaline. Sur votre gauche, la France-Terre-d'Asile [huile sur toile 980x360]. Sur votre droite, le Respect et la Diversité jetant les bases de l'État [groupe sculpté]. Plus loin, une allégorie de la Tolérance [dessin anonyme]. Au fond de la salle, un tabernacle républicain [bois polychrome, évidemment]. Sur le mur, une fresque à la gloire de la Fonction Publique [mosaïque réalisée par un atelier d'éveil citoyen de l'école maternelle Pierre-Perret, encadré par les départements culturels du SNES et de la CGT]. Derrière vous, un tag géant à la mémoire du Rayonnement Culturel Français, prélevé sur un site archéologique majeur avant dynamitage intitulé "nik le pen" [technique mixte, support béton]. Dans l'aile gauche, le rayon "adultes" consultable uniquement sur rendez-vous, comportant notamment les albums de Tintin.

Par Fromageplus

"faire évoluer les regards et les mentalités sur l’immigration en France"
...

Répétez après moi, "l'immigration a toujours été et sera toujours une chance pour la France, l'immigration a toujours été et sera toujours une chance pour la France, l'immigration a toujours été et sera toujours...".

J'ai beau être habitué à la propagande médiatique et étatique qui nous martelle quotidiennement le "penser bien", mais là un musée, une Cité de l'immigration... ce pays me surprendra toujours. On se demande vraiment quand ça va s'arrêter. On se demande vraiment si ça va s'arrêter.

Comment ces gens peuvent-ils dormirent en paix... affaiblir les leurs à ce point... La xénophobie et la xénophilie sont des vases communiquants, lorsque la première atteint son apogée, l'étranger est en danger, lorsque c'est la seconde qui culmine dans les esprits et les coeurs, le peuple de souche est en danger... "l'Autre est mieux que moi, je lui ai fait du mal, je suis le Mal, il est le Bien, je mérite de disparaître, et lui de me coloniser...". Les voici les préceptes en cours de gravure définitive dans l'inconscient de toutes et de tous... s'ils savaient à quel point c'est faux... putain c'est dingue ce que 50 ans, tout au plus 218, peuvent nuire à une nation multimillénaire...

La destruction mentale du peuple de France qui aboutira, qui aboutit, à sa destruction charnelle, fait encore un pas de plus. L'ombre devient de plus en plus froide et sombre... il faudra en sortir vite, ou s'exiler... l'émigration comme seule solution à l'immigration ? Comment, pourquoi en est-on arriver là... que leur faut-il pour comprendre, que certains d'entre nous se fassent exploser dans un bus du 93 rempli de racailles ? Faudra-t-il en arriver là ? Faudra-t-il, comme on le voit en Italie, des restaurants arabes détruits ? des signes racistes primaires dans les tribunes de foot ?

Faudra-t-il être racistes pour qu'ils comprennent que nous ne l'étions pas ?
 
Bon, tout le monde sait que la Gôche de France a organisé un meeting-concert il y a peu pour protester contre les tests ADN. Vous savez ? Cette loi que la Droâte utilise pour se faire passer pour ferme en feignant de réduire l'immigration alors qu'en fait elle la facilite. Bref, promis j'en reparlerai plus, c'est la dernière, mais là c'était trop tentant :


"Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer."

Beaumarchais, Le mariage de Figaro

United Colors of Bande de Cons
 

Et pendant ce temps-là, moi j'me marre avec Paul-Emic :
J'avoue prendre un certain plaisir à voir Brice Hortefeux défendre un amendement dont il n'est pas l'auteur, amendement déposé par un faux dur, amendement dont tous les bords politiques veulent nous faire croire qu'il est destiné à durcir le contrôle de l'immigration alors que son but est exactement inverse.
Pendant ce temps là la gauche qui n'a plus ni programme, ni ligne politique, ni leader, ni rien du tout, qui ne tient que par son ralliement à l'anti-racisme le plus stupide et au mondialisme, en contradiction même avec les principes républicains dont on pourrait penser qu'elle serait la garante, organise ou se laisse entraîner dans des manifestations contre cet amendement avec lequel pourtant ses composantes les plus mondialistes et laxistes auraient tout à gagner.
Le zombi Bayrou se prête à ces simagrées au nom de la défense d'on ne sait quel principes. Il faut bien exister n'est-ce pas? et hors la télé pas de survie possible. Il m'a d'ailleurs paru bien fatigué, le boute-en-train de la dernière campagne.
Ainsi va le monde, dommage que les nationalistes soient absents du débat.
 

Papy fait de la résistance
 

Le grand-père de l’ADN dérape

James Watson est un professionnel de la polémique. Le scientifique de 79 ans a laissé entendre dans les colonnes du Sunday Times que les Africains seraient moins intelligents que les occidentaux. Venant de n’importe qui, ces quelques mots passeraient pour un dérapage raciste de plus. Mais voilà, James Watson n’est pas n’importe qui: ce biochimiste américain a reçu le prix Nobel — avec Francis Crick et Maurice Wilkins en 1962 — pour l’étude de la structure de l’acide désoxyribonucléique (ADN). Ce qui lui a valu, depuis la mort de Francis Crick, le surnom de grand-père de l’ADN. Molécule centrale, complexe, logée dans le noyau des cellules et portant l’héritage génétique des êtres vivants.

«Capacités intellectuelles moindres»

Interrogé par le Times, quelques jours avant la sortie de son prochain livre «Eviter les gens ennuyants», James Watson n’y va pas par quatre chemins : «Mon espoir est que tous les hommes sont égaux mais les gens qui ont eu affaire avec des employés noirs se sont rendus compte que ce n’était pas vrai.» Et d’ajouter que, selon lui, «il n’y a aucune raison solide d'avancer que les capacités intellectuelles des peuples géographiquement séparés dans leur évolution prouveraient qu’ils ont évolué de manière identique».

 

J'vous vois déjà devant votre ordinateur, en train de lire cette note tranquillement, hésitant entre le sourire et l'air grave, osant à peine s'octroyer le droit de prendre le discours de cet homme en considération, de remettre en cause la vérité habituelle, de penser en fait... Et ouais tu te lèves un matin et un prix Nobel te dit que les Africains sont moins intelligents que nous. Connerie n'est-ce pas ? Vieillard sénile qui ne sait plus ce qu'il dit, et puis de toute façon la science, ou plutôt la Science, nous a déjà dit qu'on était tous pareils, exactement pareils, donc inutile de prêter attention à ce papy.

Cependant attention, nous savons vous et moi qu'une fraction de seconde, une toute petite, l'idée "et pourquoi pas ?" a traversé votre esprit. Attention attention, la xénophobie est une maladie contagieuse on le sait tous, dés le premier symptôme prenez garde. N'attendez plus, soignez-vous que dis-je, exorcisez-vous de ce mal qui commence à vous ronger le corps et l'esprit, ne vous éloignez plus des sentiers battus de la pensée d'accord ? Promis ? Rentrez dans l'Ordre et tout rentrera dans l'ordre. Allez, un petit zapping de Canal, un Star Ac et au lit.

A l'ombre des Lumières

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 20:57

Par Philippe HOUILLON – Député – Avocat - Rapporteur de la Commission d’Outreau

 

w « Les acquittés viennent de découvrir comment en France, l’institution judiciaire peut se transformer en machine à broyer »

 

w « Aucun de nous ne pourra prétendre le contraire : la procédure judiciaire en France peut tourner au cauchemar »

 

w « Me Caroline MATRAT dont le client était considéré « au bas de l’échelle » dit de lui : il  a reçu le traitement de la justice des pauvres au quotidien »

 

w « Me DUPONT MORETTI : j’affirme devant votre commission et sous la foi du serment que j’ai prêté, que je connais cinquante juges BURGAUD »

 

w « Le témoignage de l’acquitté Cyril LACOMBE est saisissant, c’est la parfaite illustration du dangereux copinage qui, trop souvent, est la règle au sein des juridictions. »

 

w « Les magistrats, pour leur part, semblent n’avoir jamais un seul instant douté d’eux-mêmes. Ils ne peuvent tout simplement pas faire fausse route : ce n’est pas inscrit dans le code. A l’école de la magistrature on n’apprend pas l’humilité »

 

w « Une même plainte lancinante de la part des magistrats constitue le fond sonore de chacune de leurs dépositions : la justice manque de moyens »

 

w « Quoi de plus normal que d’être exigeant à l’égard de ces fonctionnaires d’un type particulier à qui l’on confie nos libertés ? Au nom de quoi devrait-on se taire, quand une seule erreur de leur part  peut anéantir plusieurs vies ? Doit-on s’accommoder de leurs faux pas ? N’a-t-on pas, au contraire, au nom de ce peuple que leurs décisions invoquent, le devoir d’être à chaque instant vigilant ? Puisque les magistrats n’y parviennent pas eux-mêmes, il nous revient d’exercer un droit de regard. »

 

w « Dans la magistrature, sauf à commettre une faute gravissime, on est rarement sanctionné. La promotion, dans ce curieux corps de métier, est la façon la plus efficace de se débarrasser des gêneurs »

 

w « Les journalistes, unanimes, disent : une plus grande transparence de l’instruction, introduire une dose de contradictoire, permettrait de limiter les dérapages que le secret, au contraire encourage »

 

w « Nous avons l’opinion publique avec nous. La réforme du système judiciaire, raison d’être de notre commission, est à présent entre nos mains. Je sens à chaque instant que les justiciables nous poussent à la roue. La réforme de la Justice, tellement nécessaire, dépasse les clivages partisans.

 

Mais le Ministre de la Justice a rangé notre rapport dans son tiroir et a exhumé, à la place, ses propres projets. C’est un immense gâchis. A quoi ont donc servi ces heures d’audition ? La réforme Clément, s’est muée en réformette alors qu’il aurait fallu poser les bases d’une réforme d’ampleur.

Tout le temps de l’audition je n’ai eu  pratiquement aucun contact avec Pascal CLEMENT.

 Hélas : ce que je prends alors pour de la discrétion me fera l’effet, plus tard, d’une profonde indifférence 

Avec Pascal CLEMENT, les contingences politiques et financières ont étouffé toute perspective de réforme.

Je déplore que les choix politiques n’aient pas été  à la hauteur de l’attente de l’opinion politique. Tout était prêt pour que se déclenche une réforme d’ampleur. Les justiciables la réclamaient. Les députés y étaient favorables. Le chef de l’Etat, premier magistrat du pays, y semblait prêt. Nous étions tous mobilisés. Le soufflé, c’est dommage, est retombé.

 

  La réforme de la Justice reste à faire  .

 

 

Extraits de :                                               NOUVEL OBSERVATEUR – février 1997

Dans l’article de Marie- France ETCHGOIN :

« La justice en France ressemble à une vieille dame,

très chic, qui aurait des bas troués… »

Extraits de :                                               UN JUGE S’EN VA

Laurent LEGUEVAQUE, Juge démissionnaire dit la vérité sur les juges, dénonce leur esprit étroit et formaté, les « arrangements avec leur hiérarchie, les avocats et les journalistes », révèle les dessous d’un métier où l’on songe davantage à sa carrière et à ses privilèges qu’à l’équité des jugements.

« Il y aurait pourtant un moyen de contrer le système judiciaire actuel. Un moyen démocratique, peu soumis à critique. L’élection. L’élection des juges que les Anglo-Saxons, pragmatiques, pratiquent d’ailleurs depuis longtemps. Le peuple en élisant ses juges, les rendrait légitimes et puissants. Autant que ses autres élus. Çà ressemblerait à l’arroseur arrosé, des juges élus terrorisant des politiciens élus en leur rappelant à chaque faux pas, que la République c’est la vertu. Après tout c’est pour cette raison, il y a deux cents ans,qu’on a imposé le suffrage universel.

Et puis, rappelons que d’autres peuples, pas nécessairement plus stupides que nous, s’en accommodent.

 

Extraits de :                       JUSTICE, FRANC-MAÇONNERIE, CORRUPTION

Par Bernard MERY – Docteur en droit, lauréat de Faculté – Avocat au barreau de Paris

Rien n’interdit sur le principe, à un juge d’être magistrat et franc-maçon, mais néanmoins cette double appartenance rend incompatible l’exercice simultané du rite et de la fonction

« Un juge ne saurait être dans le même temps franc-maçon sans que le justiciable ne soit informé de sa double appartenance préalablement et publiquement »  Réponse donnée par le Ministre de la Justice en Grande-Bretagne.

En Italie l’incompatibilité évidente a été tranchée de façon catégorique et définitive par le Conseil Supérieur de la Magistrature

 

Extraits de :                             LA JUSTICE au bénéfice du doute

Par Gilles- Jean PORTEJOIE – Ancien bâtonnier, spécialiste des affaires sensibles

« L’état déplorable des prisons, le traitement infligé aux personnes incarcérées, l’inexpérience de certains jeunes juges, l’incompétence d’experts suffisants, les délais interminables, le mépris dont sont frappées les victimes, le manque cruel de moyens, tout semble indiquer que notre système judiciaire est dépassé par les évolutions de la société.  Inapte à opérer correctement, il donne des ratés terribles »

 

Extraits de :                                               JUSTICE EN FRANCE

Par Dominique Simonnot, journaliste à Libération

Dans son livre « on découvre comment, d’une ville à l’autre, d’un magistrat, d’un avocat ou d’une ville à l’autre, ce n’et pas toujours le même loi qui s’applique. C’est une pauvre (à tous les sens du terme) justice ordinaire qui s’exerce en France, justice humaine, bien trop humaine… »

 

Extraits de :    LES TRIBUNAUX FRANÇAIS FACE A LA JUSTICE EUROPEENNE

Par Chantal MERAL – Avocate spécialisée dans les recours devant les juridictions européennes

« Lorsque l’on sait que notre patrie des droits de l’Homme est peut-être, paradoxalement,la nation la plus condamnée parmi les pays signataires de la Convention européenne, on souhaite n’avoir jamais à se trouver un jour en butte aux lenteurs de la justice française , à ses carences, ses dérives etc…. ».

 

Extraits de :                                               MALHEUR AUX PAUVRES

Par Jacques VERGES  - Avocat

« Il y a deux types de voleurs, deux types de justice et deux types de procédure. Il y a les sans-papiers, les drogués, les immigrés, les clochards, les chômeurs, etc…. Pour eux la justice est rapide, et sans pitié.

Il y a les très hauts fonctionnaires, les grands patrons, les intermédiaires incontournables du grand commerce international, les hommes politiques etc…. Ils profitent parfois de l’argent public ou sont illégalement rémunérés pour le travail fourni. Tous, ou presque, échappent à la prison..

Si on additionnait jour après jour, mois après mois, la valeur de chacun de ces butins ridicules dérobés par les voleurs des rues, il faudrait probablement plusieurs dizaines d’années pour atteindre les sommes détournées à l’occasion de la vente des frégates… »

 

Extraits de :                              LA MAFIA DES TRIBUNAUX DE COMMERCE

Par Antoine GAUDINO – Ancien inspecteur de la brigade financière de Marseille

« En dix ans, les magouilles au sein des tribunaux de commerce et la malhonnêteté avérée de trop nombreux magistrats consulaires et mandataires de justice ont coûté au pays un million d’emplois et, aux entreprises, des milliards de francs !  Tous les gouvernements, bien que conscients de l’ampleur des dérèglements, ont jusqu’à présent reculé devant la pression des magistrats et différé une réforme indispensable»


Extraits du rapport Outreau et de livres sur la justice rassemblés par Annie Marciniak. Un très beau travail que nous vous invitons à remettre en main propre à votre député avec votre affaire, en allant le rencontrer à une de ses permanences, (renseignez-vous sur les lieux et dates des permanences auprès de son secrétariat à l'assemblée nationale). Que ceux qui ont rencontré récemment leur député nous en informent par retour de mail, afin que nous puissions recontacter ces députés informés de vos affaires. Merci
Chantal Cottet  www.collectif-justice.net     01 69 90 37 76   &   06 07 94 01 58
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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 16:13

Le dernier numéro d’Historia, très bon magazine que nous citons fréquemment, traite des “vérités qui dérangent” à propos de la Guerre d’Algérie. Et ce à l’occasion de la sortie du film L’ennemi intime de Florent-Emilio Siri, le 3 octobre dernier.

Dans France Observateur (le futur Nouvel Observateur), en décembre 1951, Claude Bourdet signe une tribune intitulée “Y a-t-il une Gestapo française en Algérie ?” Depuis lors, notre vision des évènements algériens est prisonnière du politiquement correct imposé par les porteurs de valises du FLN (Parti communiste et consorts), qui se sont acharnés sur l’armée française au sujet de la torture alors que, pendant ce temps-là, les rebelles décapitaient tranquillement les civils européens à l’abri des caméras…

En 1954, l’armée française subit le double-poids d’un manque de cohésion hérité de la guerre fratricide qui a opposé les Français sous l’Occupation et d’un moral en berne après la défaite en Indochine. Dans ce contexte, ajouté au fait que les sections sont géographiquement éloignées les unes des autres, la torture s’installe d’elle-même en Algérie. La plupart du temps, les exactions relèvent plus de la bavure et de l’incident isolé que d’une politique délibérément organisée depuis Paris (jusqu’à la création du Centre de coordination interarmées - CCI - chargé, initialement, d’encadrer la torture mais qui fut brocardé comme l’instrument d’une “torture d’Etat”). L’écrasante majorité des soldats de l’armée française n’a pas pratiqué la torture. Les soi-disant “massacres”, quant à eux, sont la plupart du temps des réponses à des insurrections ou des meurtres de civils commis par les rebelles (notamment l’épisode de Philipeville en août 1955 - 1273 victimes - mais surtout le vrai-faux massacre de Sétif, réponse à une insurrection avortée et cachée derrière le masque de la manifestation pacifiste - le bilan est inconnu mais se rapproche des 10 000 morts).

Côté algérien, la torture, les massacres de civils (hommes, femmes et enfants) et les purges internes sont clairement revendiquées par le FLN dont c’est la stratégie inconditionelle. Le rebelles mènent une guerre totale visant à l’anéantissement de l’ennemi. Comme les bolcheviks russes en 1917 et les maoïstes plus tard. Le FLN mène une guerre révolutionnaire et s’en donne les moyens : 17 000 morts musulmans et plus de 13 000 disparus entre 1954 et 1962 ainsi que 4 000 musulmans morts en métropole. Le FLN se délocalise également… On compte 15 000 victimes des purges. A Philippeville, le 5 août 1959, après l’échec de l’offensive lancée par les rebelles, ceux-ci se vengent sur les villages voisins : tout le monde y passe, même les nourissons (bilan : 123 corps sont retrouvés par le gouverneur général Jacques Soustelle qui laisse son code de l’honneur au vestiaire). A Melouza, les fellagas assassinent 374 hommes proches du MNA (rival du FLN). Le FLN accusera l’armée française quand on découvrira le charnier. Le lendemain, 135 ouvriers agricoles sont tués à Wagram, près de Saïda. Et évidemment, n’oublions pas le fameux masacre de Oran, le 5 juillet 1962, deux jours après l’indépendance : 1 500 morts et disparus, des civils abandonnés par De Gaulle qui donna l’ordre aux soldats français de ne pas sortir de leurs casernes. “Je vous ai compris…”

Prisonniers de la dialectique marxiste exploités/exploitants, nous n’avons pas voulu, sur ce sujet comme sur d’autres, ouvrir les yeux sur l’horrible réalité de la guerre d’Algérie. Les intellectuels et la classe médiatique ont systématiquement pris le parti des insurgés, automatiquement victimisés et voyant de facto leurs exactions pardonnées. Nous savons maintenant que la réalité fut l’inverse de l’image d’Epinal véhiculée depuis 50 ans. A mesure que l’accès à ces informations se généralise, il n’y a pas d’excuse pour regarder en face notre passé, sans démarche militante et en toute objectivité. 

source : http://www.peres-fondateurs.com/~resistance/?p=2404

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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 22:49
Le FN est "soralisé". C'est désormais un lieu commun. Ayant déjà fait une croix sur ce qui le distinguait jusqu'à maintenant, à savoir l'importance de l'ethnie dans l'identité, de l'identité dans la nationalité, et donc de l'ethnie dans la nationalité, voilà que le "nouveau front" se convertit à l'islam. Bon c'est vrai le parti n'a jamais vraiment été hostile à l'égard d'Allah et ses potes, mais de là à porter la burka et construire des mosquées il y a un pas. Ce pas est franchi.

Dans l'article précédent, Ivane dit que ce baissage de frocs devant Mahomet n'est que pure conséquence d'ambition électorale, en fait c'est même le FN qui le dit. Oui, cela joue, c'est évident. Seulement, à quel prix ? Au-delà de la perte de notre identité, à plus au moins long terme, dûe à l'islamisation, il y a de réelles incohérences idéologiques.

Christian Bouchet, dans son intervention à l'université d'été d'Egalité et réconciliation, nous raconte qu'il faut faire copain copain avec Ben Laden car Bush est méchant. Super. C'est pas Soral qui écrivait "Jusqu'où va-t-on descendre ?", la question qu'on devrait lui poser serait plutôt "Jusqu'où vas-tu nous faire descendre ?".

Pour être précis, voici quelques passages de cette ode à l'islam, accompagnés de mes modestes réactions :
une république islamique en Algérie, c’est un pays de plus qui tourne le dos à la civilisation Benetton, c’est la victoire de la djellaba nationale contre le jean cosmopolite.
Faut-il rire ? La djellaba nationale ? Le FN serait-il devenu inculte ? Je veux dire, encore plus qu'il ne l'était déjà ? Depuis quand l'islam est-il national ? C'est un monothéïsme, par définition il est universaliste, au-dessus des nations et des peuples. Et, en l'occurrence, l'islam est une idéologie impérialiste. N'importe qui sachant lire le Coran les Hadiths et le Droit musulman le sait. Le mondialisme islamique ne vaut pas mieux que le mondialisme libéral américain, le premier n'a juste pas les moyens de ses ambitions, contrairement au deuxième.

L'islam s'oppose au cosmopolitisme ? Ah bon ? Je croyais que c'était une religion, et que par conséquent toutes les ethnies pouvaient se convertir, qu'elle était par essence multiraciale, mais après tout, je me trompe peut-être. Il faut être fou pour croire trouver dans l'islam un allié idéologique dans la défense des nations face à "l'Empire du Mal", un Empire sans lequel je parlerais peut-être Allemand, et je ne pourrais même pas tenir ce blog...Nan mais faut pas déconner, sérieusement.

c’est cette hégémonie [l’américaine] qui, substantiellement, est hostile à l’idée nationale en général, aux nations en particulier. Ainsi les nationaux ont-ils entre eux un corpus de valeurs communes aux civilisations qu’elles soient chrétiennes ou même musulmanes. Ces valeurs vont du patriotisme au respect du passé, de l’attachement à la terre à l’amour de la famille et à toutes les valeurs qui en découlent : la solidarité, la charité, l’honneur, le dévouement, le sacrifice, etc.
Islam, patriote ? Quelle bande de cons. Un conseil : lire le Coran. Par ailleurs, les méchants U.S.A., ne feraient-ils pas partie de notre civilisation, occidentale, judéo-chrétienne ?
L'Islam est une voie vers l'intégration. L'Islam élève les hommes dans les valeurs. Je préfère voir les immigrés se tourner vers les valeurs millénaires de l'Islam, que vers les rappeurs. Tant qu'ils auront la haine d'eux- même, ils haïront l'autre. La redécouverte et la fierté de leurs origines favorisera leur assimilation dans les sociétés étrangères. Le foulard islamique est une des manières de redécouvrir leur fierté d'être.
Ce dernier passage est de Soral. Etait-ce la peine de le dire ? "Rester eux-mêmes au sens strict, pour mieux s'assimiler", comment ne pas sourire ? Le plus drôle étant que cet homme se prétend Républicain.
Et nous ferions bien de nous interroger pour savoir pourquoi nos églises sont vides alors que leurs mosquées sont pleines...
Tiens, ça c'est rigolo, personne au FN, pardon, ou NFN (NouveauFN) ne se demande également pourquoi les églises américaines sont pleines...

Les raisons de l’islamophobie d’une partie du mouvement national sont nombreuses. Il est clair à mes yeux qu’aucune d’entre elles ne se justifie.

A mon sens y a chez certains une influence religieuse de type catholique et chez d’autres, ou d’ailleurs chez les mêmes, sans aucun doute, un racisme occulté. On dit le musulman, on pense le bougnoule…

Je me souviens d'une Une de Libération, après la visite de Sarkozy à Argenteuil, titrant : "Hier bougnoules, aujourd'hui racailles !". Evidemment pour les gauchistes, critiquer les voyous, ou les musulmans, c'est être raciste. Et bien il semble que Le Pen aime Libération. Et oui vous avez bien lu, maintenant pour le FN, la première raison pour laquelle un Homme critique l'islam c'est parce qu'il est raciste mais ne veut pas l'avouer. Islamophobie = racisme, c'est pas génial ? Et oui ! On se croirait à la LCR, au PC, à LO ou au PS ! J'vous jure...Y'a presque de quoi voter Sarko.

Mais plus que cela, il y a incontestablement, aussi et surtout, le résultat de la propagande et des agents d’influence de l’Empire du mal, des réseaux pro-américains et sioniste. Ceci est très net quand on examine les thèses développées qui sont parfois tout simplement décalquées, sans même être adaptées pour le nouveau milieu auquel on les destine, d’organes de presse ou d’ouvrages de la propaganda staffel américano-sioniste.

On sait qu’il est de bon ton dans certains milieux nationalistes et identitaires, de faire référence, de manière récurrente au « choc des civilisations », à l’affrontement de l’islam et du monde libre. Tout cela fait vendre du papier et a l’immense avantage de fournir à la complexité du monde une explication simple facilement acceptable par une mouvance plus avide de théories conspirationistes que de réflexions politiques ou géopolitiques.

Ahhh...là on atteint le summum de l'humour. Dans le premier paragraphe, Bouchet nous raconte que l'islamophobie est dûe à une propagande de l'Empire du Mal, à une conspiration américano-sioniste. Dans le second paragraphe, il dit que les islamophobes sont des faibles d'esprit avides de "réponses" simples, par exemple des théories conspirationistes. Chercher l'erreur. Un tel niveau d'incohérence est presque douloureux, physiquement.
Doit-on comme feu Pym Fortuyn défendre le mode de vie des gays par opposition aux imams homophobes ? Doit-on s’opposer au retour à la non-mixité dans certains lieux (écoles, piscines, etc.) par anti-islamisme alors qu’il y a quelques dizaines d’années on contestait avec virulence la mise en place de cette mixité ? Doit on défendre l’impudeur vestimentaire parce que les islamistes sont favorables au port du foulard ? Doit-on prôner le droit au blasphème alors que celui-ci peut s’exercer in fine contre toutes les religions y compris celle des français natifs ? Doit-on considérer tous les anti-musulmans comme des alliés, y compris les sionistes les plus fanatiques et les représentants de la mixophilie laïque comme madame Michèle Tribalat (fort cotée auprès de certains nationaux) ou Orianna Fallacci ?

Dans ce passage, Bouchet use d'un bon vieux sophisme :
le faux dilemme. Concrètement, il oppose deux visions, et implique qu'elles sont les seules existantes.

Comme si le choix entre un char de gays multicolores à la Gay Pride et une bande d'imams obscurantistes étaient notre seule alternative, comme si nous ne pouvions être que Jack Lang ou Ben Laden ! Comme si la décadence occidentale du string et du spring break était la seule réponse au foulard et à la polygamie !

L’immigration a transplanté aux périphéries de nos villes des peuples restés encore très traditionnels. Ils y subissent depuis trente ans l’agression d’un modernisme destructeur sous toutes ses formes, à commencer par la permissivité et la domination de l’argent.
Le modernisme destructeur, ben voyons, toujours aussi objectif ce front alternational ! Comme si l'argent, les filles qui osent montrer leurs épaules et leurs jambes, le niveau de vie plus élevé, comme si tout cela n'avait pas attiré ces populations immigrées. Il est trop facile, et faux, de dire qu'elles souffrent de l'occidentalisation alors que c'est pour cela même qu'elles sont venues ! Et les occidentaux des quartiers, ils ne souffrent pas eux de l'islamisation de leurs immeubles ? Elle est où la "vraie" violence ?
« Il me paraît nécessaire que tous les efforts soient développés pour consolider un « islam à la française », à stricte proportion de la population musulmane de nationalité française, et animé par des ministres du culte de nationalité française » ; on pourrait continuer en disant il faut qu’il y ait des mosquées, mais qu’elles soient françaises et érigées dans le respect du droit français.
Et voici le dernier passage, très explicite pour le coup. Oui oui, il faut un "islam de France"...ça ne vous rappelle rien ? Comment Soral et ses potes peuvent-ils s'étonner de s'être fait piller par Sarkozy, alors que c'est eux-mêmes qui disent la même chose que lui !

Bref, bref... le front national...ah ah ah... mon cul. Le parti le plus gauchiste qui existe en France. De la merde en barres, des lâches renonçant à tout pour gagner quelques voix arabes, et pour finalement en perdre plus d'un million...

Bien-sûr qu'on peut ne rien lâcher, ne rien céder. Bien-sûr que j'ai le droit de m'opposer à la politique bushienne sans pour autant me tourner vers la Mecque, bien-sûr que je peux envoyer les imams se faire foutre, les obliger à aller prêcher leurs saloperies ailleurs sans pour autant être un agent de Wall Street. Je peux dénoncer la persécutions des homosexuels en Iran sans être un membre d'Act up, tout comme je peux être reconnaissant aux U.S.A. pour le Débarquement et pour Internet sans approuver le sionisme.

Entre le mondialisme américain et le mondialisme islamique, il existe encore un espace, un endroit déserté par le nouveau front et ses apôtres. Si si, quelque part, entre Sarko l'Américain et Le Pen l'Arabe, il existe, j'ose l'espérer, l'Européen...allez, soyons fous : le Français.

A l'ombre des Lumières
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 22:33
La nostalgie des camarades

Publié le 19 octobre 2007

 


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol

 
Oh les beaux jours ! Réunie dimanche soir, au Zénith, cette chère vieille gauche a chanté à pleins poumons : « Ouvrez les frontières ! » Puis Serge Moati, arbitre patelin de l'émission Ripostes, sur La Cinq, s'est fait ténor pour égrener les people venus protester contre cette affaire d'ADN : Bernard-Henri Lévy, Michel Piccoli, Josiane Balasko, Renaud, etc. « Nous sommes là pour entrer en résistance ! », a dit Isabelle Adjani, très années 80 avec sa casquette gavroche à carreaux bleu et noir. Oui, c'était comme avant. Le folklore en plus.
 
Le souvenir des jours anciens s'accroche aux « progressistes ». Ils aimeraient tant que revienne ce temps où ils étaient craints. Mais : « The times they are a-changing » (Bob Dylan). Les tests ADN sont approuvés par 56 % des sondés et adoptés par le droit européen. Selon l'observatoire des évolutions socioculturelles de la Cofremca, 57 % sont favorables à la suppression des régimes spéciaux de retraite et 75 % pensent qu'il faut réduire dépenses publiques et impôts. La nostalgie, camarade.
 
Cette gauche d'hier ne veut pas mourir. On la comprend. Mais elle radote dans son monde clos. « Un combat commence ! », a prévenu dimanche François Hollande, qui aimerait, au-delà du volet sur la lutte contre la fraude au regroupement familial, que tout le projet de loi sur l'immigration soit retiré. Didier Le Reste, le secrétaire de la CGT-cheminots, en appelle pour sa part au militantisme communiste pour bloquer les transports en commun. Dans quel monde vivent-ils ?
 
La France moderne ne peut se reconnaître dans ces hommes immobiles et ces syndicalistes issus du XIXe siècle, qui refusent de s'interroger sur les problèmes posés par l'immigration de masse ou qui défendent des régimes spéciaux liés à un système en faillite. D'ailleurs, si le pays est dans cet état d'incertitude sur son avenir, c'est bien à cause de ces militants archaïques. Ils affectent de parler peuple mais ne se font plus comprendre.
 
Face à eux, le gouvernement a déjà trop reculé. Les recours aux tests ADN et au service minimum dans les transports, par exemple, ont été largement édulcorés. La gauche y a vu de la faiblesse. Faudrait-il un Sébastien Chabal, qui a malgré tout porté l'équipe de France de rugby, pour lever les ultimes obstacles à l'entrée dans le XXIe siècle ? Les Français attendent la vraie rupture. Eux aussi pourraient descendre dans la rue.
 

 
La pensée show-biz
 
En fait, les socialistes ne se consolent pas de la défaite de Jean-Marie Le Pen, qui par ses dérapages avait rendu inabordables les questions liées à la cohésion nationale. Un déni dont la gauche a toujours su tirer profit. Aussi tente-t-elle de ressusciter le FN, dont elle voit l'ombre derrière le député UMP Thierry Mariani, l'auteur de la proposition sur le regroupement familial, ou le ministre Brice Hortefeux. Mais quand Bertrand Delanoë ose le parallèle, dimanche, entre le nazisme et le recours à la génétique pour prouver une filiation, c'est le maire de Paris qui mime l'extrême droite dans ses outrances.
 
Alors qu'un séparatisme culturel et ethnique s'installe (je décris cette réalité occultée dans un livre, La Fracture identitaire, qui paraîtra chez Fayard le 2 novembre), il est stupéfiant d'observer avec quelle hypocrisie ces gens-là se détournent des faits. Ils disent se mobiliser pour les droits de l'homme quand ils critiquent ces tests adoptés par douze pays voisins. Mais qu'ont-ils dans les yeux ? Un lecteur me signale, cette semaine, ce débat sur la chaîne qatarie al-Jezira : « La France pourra-t-elle maintenir ses traditions face à la montée de l'islam ? » Le show-biz n'en pense rien.
 
L'absence de réflexion sur la nouvelle immigration s'accompagne de son lot de désinformations ou de rétentions d'information. Cette semaine, des médias ont soutenu que la France serait le plus restrictif des pays d'Europe en matière de regroupement familial, alors qu'elle est en réalité dans la moyenne (www.integrationindex.eu). J'ai également sous les yeux un arrêté du ministère de l'économie du 19 juillet 2007 relatif aux résultats du recensement de la population par zones géographiques : son article 8 interdit la diffusion de ces données. À quand la transparence sur l'état de la France ?
 

 
Monde ancien
 
C'est ce monde ancien qui, soutenu par le PS, a manifesté hier en empoisonnant une fois encore les usagers des transports. « Cette grève sera très forte, j'ai même le sentiment qu'il ne devrait y avoir quasiment plus de trains, de bus ni de métros », avait effectivement prévenu, dimanche, Xavier Bertrand, ministre du Travail. Était-il opportun de faire ainsi la promotion d'un mouvement corporatiste, qui cherche à soustraire les régimes spéciaux d'un alignement sur la fonction publique ? Cet énième blocage du pays donne surtout des arguments à ceux qui réclament la remise en cause du monopole public dans les transports collectifs. Le gouvernement, qui a l'opinion derrière lui, ne peut perdre ce conflit. Les syndicats sont d'autant moins crédibles dans ce combat dépassé que les révélations quotidiennes sur les connivences financières entretenues, depuis toujours, par certains d'entre eux avec le patronat de la métallurgie devraient inciter à moins d'arrogance, y compris du côté de la CGT. Cette pratique patronale est évidemment injustifiable. Reste à savoir dans quelles poches de syndicalistes, voire d'hommes politiques, sont allés ces billets distribués en douce.
 

 
Rupture
 
Confirmation officielle, hier, du divorce du couple Sarkozy, annoncé par des médias depuis lundi. Longtemps le respect de la vie privée aura été pour la presse la limite infranchissable. La aussi, fin d'une époque.

 


L'omerta, pratique française

Publié le 12 octobre 2007



Le bloc-notes d'Ivan Rioufol

De farouches syndicats sont soupçonnés d'avoir accepté, pour prix de leur acquiescement, l'argent liquide du patronat de la métallurgie, tandis que des responsables d'une prestigieuse entreprise se seraient comportés vis-à-vis d'elle en petits parieurs tuyautés : des pratiques dévoilées par les affaires Gautier-Sauvagnac et EADS. Deux cas distincts, qui méritent mieux que la loi contre la corruption adoptée mercredi soir à l'unanimité des députés, et qui vise à sanctionner les faiblesses « de tout agent public ». Le sujet est plus vaste.

 
Rien n'est encore établi dans ces dossiers en cours. Se dévoile néanmoins un semblable attrait pour la magouille financière tolérée, pour le moins, par l'État et ses élites. Les mêmes ingrédients se retrouvent de part et d'autre : comportements occultes, compromissions, omerta. Un monde clos, frelaté et longtemps protégé se devine derrière les clins d'oeil et les réseaux. On en imagine la devise socratique : « Nul n'entre s'il n'est de la bande. »
 
La présidente du Medef, Laurence Parisot, commentant lundi les millions d'euros retirés depuis des années par le président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), se dit « en état de choc, sidérée, incrédule ». Idem chez l'ancien ministre de l'Économie et des Finances, Thierry Breton, qui assure ne pas avoir eu connaissance des modalités de vente des actions détenues par le groupe Lagardère dans la société aéronautique européenne EADS (Airbus). Ils semblent sincères. Là est le problème.
 
L'opacité financière des syndicats, par exemple, n'est pas vraiment une révélation. Si l'on y ajoute les mises à disposition de permanents payés par leur administration d'origine, apparaissent des pratiques relevant de l'abus de bien social, du détournement de fonds, de l'emploi fictif. Il est sain que ces passe-droits émergent. Mais pourquoi ceux qui savaient, à commencer par la gauche « morale », n'ont-ils jamais rien dit de ces relations sociales faisandées ? Dans ce contexte, aggravé par des soupçons de tricheries chez EADS, le choix du gouvernement de dépénaliser le droit des affaires vient comme un cheveu sur la soupe. Certes, une série de petits délits pénaux s'ajoutant aux délits civils ou commerciaux peuvent être supprimés. Mais ce serait une faute de réformer la prescription de l'abus de bien social ou de toucher au délit d'initié. La France du XXIe siècle doit défendre une éthique exemplaire si elle veut être crédible.
 
La confiance ébranlée
 
Cet État, silencieux face à des financements syndicaux occultes et à des pratiques patronales proches de l'abus de confiance, se trouve aussi mêlé, comme actionnaire d'EADS, à une présomption de délit d'initiés. L'affaire implique 1 200 dirigeants et cadres, qui auraient plumé leur propre société en connivence avec Bercy. Une note le prouverait : celle de l'Agence des participations de l'État du 20 janvier 2006, lui conseillant de céder une partie de ses 15 %, comme le font, au même moment, ceux qui auraient eu vent des retards de livraison de l'A 380. Certes, l'État n'a rien vendu. Mais que venait-il faire dans ce capitalisme de prédateurs ?
 
Et quel rôle a joué la Caisse des dépôts et consignations ? Peu avant l'effondrement du cours de l'entreprise, le 14 juin 2006, l'organisme public rachète au prix fort (600 millions d'euros) 2,25 % du capital dont voulait se débarrasser Arnaud Lagardère, en laissant semble-t-il l'État-Bercy dans l'ignorance. Ce puissant acteur financier, qui gère l'épargne des Français sans même un contrôle parlementaire, accusera une moins-value de 200 millions dans ce marché de dupe. L'omerta a ses raisons que la raison ignore. Mais cette gestion monarchique insulte la démocratie.
 
Lundi, Nicolas Sarkozy a affirmé que l'enquête devait « aller jusqu'au bout pour savoir quelles ont été les responsabilités de l'État ». Cependant, c'est la légitimité de la présence de ce dernier au coeur d'un projet industriel soumis à concurrence qui devrait être posée, plutôt que de proposer une taxation supplémentaire des stock-options. L'ennemi du capitalisme est l'alourdissement des prélèvements et l'avachissement de la morale, surtout quand les pouvoirs publics participent à ce délitement. Le libre marché fonctionne sur la confiance. Le soupçon est son virus. Il a été introduit dans EADS.
 
Immigration (suite)
 
La gauche papoteuse reste dans les banalités à propos de ces deux affaires. Ces jours-ci, elle concentre ses attaques contre le recours à l'ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial. Les immigrationnistes, fer de lance d'une contestation voulant à nouveau « lepéniser » ses contradicteurs, ont trouvé une alliée avec Fadela Amara, membre du gouvernement : elle a jugé « dégueulasse » qu'on « instrumentalise l'immigration ». François Fillon, épinglé lui-même pour avoir parlé de « détail » à propos des tests, l'a reçue mercredi pour lui témoigner sa confiance. Passons.
 
Ressort de ces polémiques, la récurrente absence de réflexion sur la nouvelle immigration de peuplement et la manière dont elle doit trouver sa place dans une nation héritière de valeurs jusqu'alors partagées par les précédents arrivants européens. Ce vide se retrouve dans la Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI), ouverte mercredi et consacrée à l'éloge convenu de « l'ouverture à la diversité ». La posture épargne de s'interroger sur la faillite de l'intégration, qui reste au coeur du malaise identitaire français.
 
« Petit con »
 
Mercredi : Bernard-Henri Lévy est traité de « petit con » par le bras droit de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, qualifié précédemment de « raciste » par BHL. La France issue des Lumières saura-t-elle débattre, un jour ?

 


L'ouverture, fausse rupture

Publié le 05 octobre 2007


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol 

Rappel d'une évidence : les Français, mobilisés à 85 % pour la présidentielle, ont voté sans ambiguïté pour la rupture. Une révolution culturelle a été préférée à l'immobilisme socialiste. Ce choix invite à se séparer d'un modèle étatique qui a été rejeté, pour s'ouvrir au libéralisme que Jacques Chirac considérait comme « une perversion de la pensée humaine ». Aussi le chef de l'État ne doit-il pas redouter l'électrochoc. C'est pourtant l'impression qu'il donne.
 
Quand Jack Lang, sollicité par Nicolas Sarkozy, se dit prêt, lundi, à « rendre service » pour une « oeuvre d'intérêt général », il est permis de ne plus comprendre la stratégie élyséenne. Cette figure de la gauche narcissique illustre un passé dont les gens ne veulent plus. Symbole de la bonne conscience et de la poudre aux yeux, Lang a contribué à brouiller les esprits, au nom du relativisme et de la flatterie des émotions.
 
La rupture ne peut pas se conduire avec ceux qui l'ont combattue, au prétexte de briser aussi le clivage droite-gauche : ce raisonnement devient vite absurde quand la démarche politique se réclame d'un parler clair. À moins d'entendre Jack Lang ou Julien Dray, autre pressenti, renier leur passé, les réformes ne peuvent être menées qu'avec des convaincus. Lever les sectarismes contre les libéraux serait plus logique.
 
N'en déplaise aux nostalgiques de l'assistanat, l'opinion semble prête à sauter le pas. Lundi, un sondage du Parisien a montré que 66 % des interrogés estiment urgent de réformer la fonction publique, vue par 61 % comme une charge pour les contribuables. Les Français soutiennent la mise à plat des retraites, mesurent les risques du surendettement du pays, ne croient plus aux vertus des 35 heures, n'entendent pas soutenir les grèves des corporations, etc.
 
L'impatience qu'affiche François Fillon quand il qualifie, lundi, d'« urgence nationale » la réforme des fonctionnaires est celle des électeurs qui ont choisi de changer d'époque. Bien sûr, Sarkozy a cinq ans pour moderniser le pays et ce n'est pas au bout de cinq mois qu'un bilan se dresse. Cependant, en voulant prolonger une ouverture théâtrale, le chef de l'État prend le risque de s'écarter de ses priorités et de perdre de vue ceux qui l'ont élu.
 
Pétitionnaires : le retour
 
Cette gauche sermonneuse, qui fascine le pouvoir, reprend son rôle de juge autodésigné. Reviennent les pétitionnaires, à l'occasion de l'examen par le Sénat du projet de recourir aux tests ADN pour prouver une filiation dans un regroupement familial. Les courroucés, qui se gardent de dénoncer l'oppression des femmes dans les cités, alignent leur nom cette semaine dans Charlie Hebdo et Libération, bottins mondains des donneurs de leçons. Ils disent voir une « dérive inquiétante » dans la vérification biologique du lien filial, destinée à contrer l'usage répandu des faux états civils.
 
Ceux qui parlent de « rafles » et de « camps », quand la police arrête des clandestins, soutiennent que les immigrés seraient, avec ces tests autorisés par le droit européen, comparables aux Juifs sous l'Occupation. Des énormités d'autant moins relevées que Charles Pasqua, qui défendit l'« immigration zéro », vient rejoindre le choeur des vertueux en rappelant « l'usage qu'ont fait les nazis de la génétique ». Une partie de la droite, gagnée par les outrances réservées naguère aux maîtres censeurs : un des effets de l'ouverture...
 
Ces tests produiraient, dit-on, une inégalité de traitement entre l'étranger et son hôte. Mais il faut alors contester l'obligation de maîtriser la langue, de signer un contrat d'accueil, d'apporter un revenu minimum, conditions qui ne sont pas exigées non plus des Français. L'ancien président Konaré (Mali) fait remarquer que ce recours au test génétique n'est « pas du tout conforme à notre conception de la famille, de la société ». Mais est-il illégitime que celui qui s'invite se plie aux moeurs du pays qui le reçoit ?
 
Pourtant, le gouvernement recule. Brice Hortefeux a promis au président sénégalais Abdoulaye Wade « de tout faire pour gommer les effets négatifs de l'amendement Mariani (proposant les tests) ». Quand l'épiscopat français suggère cette semaine de lever ces « conditions toujours plus restrictives mises au regroupement familial qui est un droit toujours à respecter », au moins a-t-il l'excuse de son angélisme.
 
À propos de Guy Môquet
 
Faudrait-il suivre cette gauche qui se dit irréprochable ? L'Institut d'études sur l'immigration et l'intégration, dont l'inauguration a été repoussée hier, fait l'objet de suspicions de la part d'historiens qui lancent une pétition (encore une) pour dénoncer « une reprise en main de la droite » dans la recherche sur l'immigration. Curieusement, ces professionnels sourcilleux ne se sont jamais manifestés jusqu'alors pour dénoncer les sous-évaluations avérées de ces phénomènes par l'Insee.
 
Quant à l'hommage à Guy Môquet, jeune militant fusillé en 1941 (sa lettre sera lue le 22 octobre dans les lycées), le PCF veut se le réapproprier afin de ne pas « gommer le sens et les valeurs de son engagement » (L'Humanité, mercredi). Mais Môquet ne fut pas, de lui-même, un résistant. Arrêté en octobre 1940 par la police française, il défendait le pacte germano-soviétique, à l'exemple de son père et du Parti. Il a été exécuté par les Allemands en représailles d'un attentat commis à Nantes contre un officier par trois jeunes communistes, après l'invasion de l'URSS par Hitler à l'été 1941.
 
Éloge du totalitarisme
 
Et revoilà Che Guevara : Olivier Besancenot en tresse les louanges, au 40e anniversaire de sa mort. Cet éloge du totalitarisme et de la violence laisse bien sûr nos moralistes impassibles.nti_bug_fck
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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 19:56
 
 
 

 
 
Trois mois avant l'enlèvement, Maurice Dantec m'annonçait son intuition d'un fait divers particulièrement immonde, d'un crime technique et abject qui allait, selon lui, traverser l'actualité française des prochains mois. Un fait divers qui allait éventrer et retourner les tripes de la nation. Lui racler ce qui lui reste de coeur, déclenchant sans doute une nouvelle vague vers le raz-de-marée de la prise de conscience. Je me souviens que ce soir-là, il me racontait son retrait progressif du champ de la colère et de la glace qui commençait à l'envahir. Je me souviens aussi parfaitement de cette phrase. "Je les aurais assez prévenu. Mais le Français commence à avoir peur le jour où il sent le canon froid du Beretta se poser contre sa tempe."

Enfin, là je crois qu'on s'emporte un peu.

Seulement 23 jours de nuit totale (adhésif jamais retiré de son visage et de ses yeux), terrorisé, interdit d'usage des toilettes, nu, affamé, frigorifié, nourri par une paille. Son corps sera torturé, massacré d'impacts et de brûlures de cigarettes jusqu'aux parties génitales. Sa chair dès lors à vif, Youssuf Fofana lui "nettoyera à l'acide" après avoir commencé à lui trancher la gorge et à lui infliger des blessures au couteau (non mortelles). Ilan est encore vif et conscient. Il va jusqu'à faire entendre ses hurlements à ses parents par téléphone. Il sera ensuite aspergé d'essence par Youssuf Fofana qui mettra le feu au corps d'Ilan, brûlé vif sur 80% du corps avant d'être jeté baillonné menotté yeux bandés, toujours nu, sur des voies ferrées. Ilan se traînera plusieurs heures dans les bois, avant d'arriver à un grillage, puis près d'un chemin de fer avant que des passants ne le découvrent vivant et agonisant au petit matin. Incapable de s'exprimer, il décède dans l'ambulance. "Le pire des tortures n'a pas été révélé et je ne veux pas être le premier à le faire" disait ces jours derniers un policier. Oui, nous vivons une époque formidable.


Des milliers de français attendaient une réaction de Montréal.
Après les larmes et les hurlements, la voici dans son intégralité.

David Kersan

 

 

 


LE TRAIN


Société Néonationale des Civilités Ferroviaires


Comme le fait remarquer mon distingué collègue, processeur de liposophie, Pierre Marcelle, pour le fabriquant de papier-toilettes Libération : « on ne dira pas qu'il ne s'est rien passé dans le train express 17430 reliant Nice à Lyon à l'aube de l'an neuf ». Admirons d'emblée la fluidité jésuitique et l'exquise coprolalie du style inénarrable de cet ami, professionnel de la communication d'État.


Non, en effet, il ne s'agit surtout pas de nier l'évidence, mon estimé confrère sait fort bien que l'éthique journalistique qui nous anime, avec Arnaud Viviant, Jules Joffrin, Mona Chollet ou Aude Lancelin, se situe bien largement au-dessus de ce type de pratiques qui jettent l'opprobre sur toute notre corporation, le mot n'est pas trop faible.


On ne dira donc pas qu'il ne s'est rien passé, mais notre honnêteté de pigistes professionnels de la profession nous oblige tout de même à remettre les choses à leur place :


D'accord, quelques voyageurs de première classe d'un TGV, revenant de leurs luxueuses résidences du sud balnéaire, ont été quelque peu chahutés par de jeunes Français qui revenaient eux aussi de leurs vacances et n'avaient probablement pas trouvé de places assises dans le compartiment fumeur.


Qu'il y ait eu ‑ bon, comme on dit ‑ quelques attouchements sexuels, voyons, soyons sérieux une minute, comment pourrait-on juger avec la sévérité d'un vieux juge réactionnaire, voire catholique ! ce qui n'est après tout que la saine floraison des émois de la jeunesse ?


Que de vieilles personnes aient été, dit-on, molestées par quelques-uns de ces jeunes Français, voyons, sans doute ces antiquités geignardes s'étaient-elles plaintes d'un walkman au volume poussé trop fort, ou de quelque blague licencieuse que nous avons tous - AH ! AH ! AH ! - expérimentée au moins une fois dans notre jeunesse.


Il faut donc raison garder. Tous ceux qui ont osé parler d'une « attaque de train » dans cette affaire du TGV du 1er janvier auront décidément trop vu de westerns impérialistes américains, et pas assez lu la Vie du Rail.


Comment pourrait-on, je vous le demande un peu, attaquer un TGV ? Ce fleuron de notre industrie ferroviaire !


C'est non seulement impossible, mais tout syndicaliste de la CGT vous le confirmera, le seul moyen d'arrêter un TGV c'est de prononcer un mot d'ordre de grève.


On ne dira donc pas qu'il ne s'est rien passé. Évidemment non.


Une tentative malheureuse de saine compréhension intergénérationnelle, la volonté du vivransambleuh mal interprétée par de vulgaires voyageurs de commerce aigris et racistes, comme dans les bandes-dessinées de Cabu, voilà tout ce qu'il faut retenir de cette expérience.


Bien. On nous dit maintenant que les jeunes Français parlaient à l'aller de « faire un carnage ». Sans compter que nos pauvres analystes, qui n'ont même pas lu un seul ouvrage de Jean-Paul Sartre, sont incapables de décrypter la profondeur métaphorique du langâge suburbain déployé, n'est-ce pas, par ces jeunes Français, il convient en plus de signaler qu'ils sont incapables de faire la différence entre l'expression totalement justifiée de la révolte contre les inégalités socialeuh et, par exemple, ce qui relèverait d'actes de barbarie commis dans la gratuité et le sadisme le plus total.


Ne nous égarons pas. « Nous ne dirons pas qu'il ne s'est rien passé » non plus dans l'affaire que nous allons évoquer maintenant, mais encore une fois, le mélange de paranoïa fascisante, d'islamophobie rampante, de phantasmes sécuritaires doublés de l'incapacité chronique du français moyen de comprendre l'ôtreuh-essé-diffairanses, concept que ce pauvre Derrida n'a pas eu le temps de mener à son terme, aura une fois de plus conduit à ce qu'un simple fait divers, somme toute ordinaire, devienne tout de go une véritable affaire d'État.


Si j'osais, je dirais bien que l'ombre de la CIA, de l'Opus Dei et de la haute Banque Juive me semble à l'oeuvre derrière cette odieuse manipulation des faits, c'est d'ailleurs ce qu'affirment, preuves en mains (le Protocole des Sages de Sion, par exemple), nombre de penseurs de la Nouvelle Droite, comme les Nidentitaires, qui ne veulent pas de Turcs en Europe, mais acceptent très bien l'idée que des Arabes fanatiques prennent possession de la Terre d'Israël. Il faut en tout cas féliciter cette « extrême-droite » d'être encore plus mononeuronale que ses collègues de l'extrême-gauche, la lecture de notre éminent quotidien n'aura pas été sans conséquence, je crois, sur cette stupéfiante convergence de la haute pensée politique nationale, mais quoi qu'il en soit, n'ayez crainte, je dois tout de même, y compris pour mes piges à Libération, conserver la froide déontologie de l'objectivité journalistique.


J'espère néanmoins que le Mouvement contre le Réel et pour l'Abolition du Politique a su se saisir du dossier. On peut compter sur Mouloud Aounit pour que les choses ne restent pas impunément en l'état.



L'APPARTEMENT


Méditations sur trois semaines de convivialité inter-ethnique



Il faut rendre grâce, une fois encore, à la lucidité presque paranormale de mes collègues de Libération qui, dans l'en-tête de leur premier article sur l'affaire dont nous allons parler, ont su poser d'emblée la question essentielle : « comment un jeune homme gentil et timide a-t-il pu ainsi devenir un « barbare » ?

Que l'on ne se méprenne pas sur le sens des mots. Nous ne sommes pas de ceux qui nous indignons à chaque vulgaire fait divers, ou même à chaque problèmeuh-de-société, en hurlant, comme certains écrivains extrémistes, à la « barbarie », à la « bestialité », à la « sauvagerie » pour quelque bizutage banlieusard ayant légèrement dérapé.


Le mot « barbare », usité par mon éminent collègue, faisait référence, là encore, à ce néo-langage-de-la-rue - « the Barbarians » n'implique aucune fascination pour la « barbarie », allons donc ! ‑ par lequel les jeunes Français en situation d'échec scolaire, et de réussite sociale dans le trafic de drogue, font entendre leur drohâ-allah-différanse, que refusent de leur accorder les ouvriers du bâtiment, les vrais chômeurs et les conducteurs de camions racistes, fascistes et réactionnaires, qui ont le toupet, en plus, d'être nés en France, et pire encore, d'être parfois descendants de familles présentes sur le sol national depuis plus de deux générations ! Ils devraient avoir honte, franchement. Ne se sont-ils pas rendus complices, ce faisant, des crimes odieux du colonialisme qui, heureusement, notre Ayatollah en chef va s'en charger très rapidement, sous l'oeil scrupuleux de la Ligue Arabe, sera retiré de notre héritage historique et constitutionnel, non mais des fois ?

Il faut rendre grâce à mon collègue bourmaliste, je le disais, car, encore une fois, l'hystérie collective menace, nous allons voir comment et pourquoi.

Soyons clairs : encore une fois nous ne dirons pas qu'il ne s'est rien passé, dans cet appartement de Bagneux, durant 23 jours d'affilée.


Bien sûr que non, pour qui nous prenez-vous ? Nous sommes des professionnels tout de même. Aux ordres, certes, mais pros jusqu'au bout.

Il ne s'est donc pas rien passé, ou disons qu'il s'est effectivement passé quelque chose.

Bon. Mais quoi ?

De jeunes Français, de toutes origines, ont décidé de faire une farce à un garçon juif qui avait le mauvais goût de travailler. Et de travailler, en plus, rien ne les arrête ces juifs, pour une compagnie de téléphonie mobile ! Autant dire pour une branche du capital multinational impérialiste. Je ne sais pas si vous vous rendez compte.

Bien, que la blague ait mal tournée, qui ne pourrait en convenir ? Mais de là à parler de TORTURES ! Alors que la victime n'a même pas été obligée de grimper sur un tabouret comme dans l'horrible prison fasciste-impérialiste-américaine d'Abou-Grahib !


Certes, ils ont légèrement abusé de la patience des parents de la victime en faisant entendre quelques borborygmes émis par leur fils, juif je le rappelle. On me dit même qu'ils auraient demandé une rançon de 450 000 euros et qu'ils auraient lu de nombreux passages du Coran au téléphone à sa mère, entre deux vagues de mots un peu vifs exprimés par Youssuf qui ne faisait, après tout, qu'extérioriser le malaise de la jeunesse française souffrant de la discrimination quotidienne. D'abord qu'y a-t-il de mal à parler un peu fort au téléphone à une dame qui, après tout, pouvait fort bien être un peu dure d'oreille ? De plus, hein ? - s'il s'était agi de la lecture du Bottin Téléphonique, je me demande si on ferait tout ce foin pour si peu. Je sens poindre ici des relents islamophobes qui ne sont pas sans rappeler les heures peu glorieuses de notre nation qui, ne l'oublions pas, collabore ouvertement, et ce depuis plus d'un siècle, avec l'odieuse firme impérialiste-américaine Coca-Cola !


Certains, la paranoïa réactionnaire ne connaît plus de limite, parleraient de liens avec des groupes islamistes ! Très franchement, que ferait un groupe salafiste de 450 000 euros ! On se le demande vraiment. Surtout quand on connaît le montant des subventions qui leur sont accordées par notre grand Ayatollah en chef et ses petits Mollahs de service.

Et cela semble continuer de plus belle, décidément, rien n'arrête les conspirateurs-fascistes-réactionnaires quand il s'agit d'exagérer sciemment une situation qui tient bien plus du drâme socialeuh que d'un épisode de Navarro.


Par exemple, on nous dit maintenant que durant les 23 jours de la blague un peu poussée de Youssuf et de ses amis, Ilan n'aurait pu se nourrir qu'à l'aide d'une paille parce que l'adhésif qui lui recouvrait le visage ne lui fut jamais enlevé.

D'abord, boire dans une paille, même de la purée, n'a jamais fait de mal à personne, demandez donc aux vieillards des hospices.


Et pour le reste, soyons clairs, d'accord, un adhésif, ça colle un peu, mais si on y prend un peu garde, au moment du retrait, on peut assez aisément ne pas s'arracher trop de poils à la fois, c'est très bon pour la peau, et largement plus efficace que des bandes épilatoires, il faudrait tout de même ne pas chercher à abuser de notre candeur.


Ensuite, viennent les détails scatologiques dont la presse antidémocratique aime à se délecter : Ainsi, durant trois semaines, Youssuf et ses amis français auraient interdit à ce jeune juif d'aller aux toilettes tout en restant debout, et nu. Pas un mot, je répète : pas un mot sur le calvaire qui aura constitué à nettoyer régulièrement les excréments relâchés sans le moindre savoir-vivre par ce téléphoniste hébreu, je me demande ce que fait Tariq Ramadan : ne s'agit-il pas, encore une fois, de la preuve consistante, si je puis dire, du mépris de l'Occident tout entier pour ces jeunes Français, tout juste considérés comme des domestiques à son service ?


C'est comme l'acide que, nous dit-on, Youssuf et ses amis français ont allègrement distribué à Ilan.

De l'acide !

Constatez de vous-même le vice qui préside à la pensée fasciste anti-républicaine islamophobe : Ilan s'est pris de l'acide ?!

Et alors ? Nous aussi, au Larzac, au festival-off d'Avignon, aux concerts de Vincent Delerm ou à la dernière rave de Carla Bruni, voire dans notre salle de bains les jours de fête, nous en prenons de l'acide, contre toutes les lois fascistes-réactionnaires de la société de consommation capitaliste ! Que Youssuf et ses nombreux amis français aient tenté de décoincer un peu ce pauvre juif, qui travaillait, je ne le répèterais jamais assez, pour le Grand Kapital de la téléphonie mobile, comment pourrait-on, je vous le demande un peu, leur en vouloir ?

Vient ensuite le « clou du spectacle » de la réaction-raciste-xénophobe-qui-ne-lit-pas-Libé :

Youssuf et ses amis français auraient, semble-t-il, pour finir, aspergé Ilan, ce téléphoniste juif quasi-intégriste, d'un produit hautement inflammable.


Certes, il convient de le reconnaître, ce type de pratiques peut s'avérer dangereuses si l'on ne prend pas toutes les mesures de sécurité adéquates. Un casque de chantier, au moins, aurait probablement été nécessaire.


Nul ne sait trop comment mais, selon toute vraisemblance, le manque de collaboration et l'esprit sectaire du téléphoniste juif aura provoqué l'inévitable et d'ailleurs, très franchement, j'ose me le demander, si cela était si grave que cela, pourquoi ce spécialiste du téléphone n'a-t-il pas trouver le moyen d'appeler les pompiers, ou à tout le moins un service d'urgence, comme l'Abbé Pierre, par exemple ? On décèle ici comme une contradiction troublante que notre quotidien antiraciste ne pouvait s'empêcher de mettre en lumière, pour le bien de l'enquête.


On comprend en effet mieux pourquoi, après son arrestation en Côte d'Ivoire où il s'était réfugié, Youssuf Fofana ait pu être avant tout «abattu sur son propre sort et la perspective de passer des années en prison ».


Je vous disais bien qu'il ne s'agissait au fond que d'un bizutage qui a mal tourné, et sans doute à cause du manque d'esprit de coopération de ce jeune agent de la téléphonie mondiale, juif je le rappelle, qui a probablement, simple exemple, mal accepté d'être tenu attaché, nu, le visage masqué, face à de jeunes Français, prouvant à quel point il les tenait en haute estime !

Puis, à partir de cet odieux montage islamophobe, plus grave encore, on ose désormais parler d'un crime RACISTE !


Alors, là ! La victime a-t-elle été traitée de « sale nègre » ou de « mal blanchi », que nenni, de « bougnoule », de « raton », voire même de « salaud de chinetoque », même pas ! On le saurait, tout de même. Dieudonné en aurait parlé !


Alors, à bout d'arguments, on vient ensuite nous jeter au visage le mot « antisémitisme ».

On voit à quel point on frôle le délire maniaque. Voyons, il arrive tout ce même très fréquemment à des gens, surtout juifs, d'être juifs ! On perçoit tout de suite la volonté manifeste de manipuler les statistiques pour jeter l'opprobre sur de jeunes Français, timides et gentils, comme ce pauvre Youssuf Fofana, victime de la discrimination, de l'inégalité socialeuh, et de l'impérialisme sioniste/américain, sans parler du colonialisme français d'il y a un siècle.


Bon, certains me font valoir des arguments de sainte-nitouche comme le fait que la victime, juive je le rappelle (aurait-elle eu quelque chose à se reprocher ?), portait une centaine de marques de cigarettes sur toute la surface du corps, brûlé de fait au troisième degré, dont les parties génitales. On saisit encore ici l'ignorance crasse du salaud de bourgeois de droite face à la vie intenable que les possesseurs de BMW au chômage doivent assumer chaque jour dans « les quartiers ».


Il faut voir les choses en face : si cela s'est produit ainsi c'est bien à cause de la MISÈREUH. Ces pauvres gens, imaginez un peu, n'avaient même pas de quoi s'acheter un cendrier.


On apprend maintenant que c'est toute une « cité », encore une fois désignée à la vindicte populiste, qui est placée sous le projecteur de la police et des médias. Est-ce vraiment un surplus de répression aveugle qui ramènera la joie de vivre et le calme républicain dans un quartier déjà traumatisé par la brutale arrestation de 14 jeunes Français ?


On s'avise d'arrêter des concierges, des voisins, des parents, des proches, sous le fallacieux prétexte qu'ils n'auraient pas alerté la police des faits qui se produisaient dans l'appartement en question.


Maizenfin, c'est à peine croyable, comme dirait mon distingué ami et styliste hors-pair Arnaud Viviant, si les voisins n'ont pas alerté la police c'est bien la preuve qu'ils n'ont rien entendu de suspect en provenance de cet appartement. Il n'y a donc eu ni tortures ni actes de barbarie, ou alors on ose franchir la ligne jaune du délit de faciès, je l'affirme, de la xénophobie et de la haine de classe, en déniant le droit à tous ces jeunes Français d'avoir le moindre sens civique. CQFD. Tous ceux qui, selon moi, tiendraient un discours contraire devraient être sur le champ poursuivis par M. Mouloud Aounit et son Mouvement contre le Réel et pour l'Abolition du Politique.


La lutte contre le racisme ne peut s'offrir le luxe de la moindre pause.

Soyons vigilants. Lucides. En éveil.



LE TROU


Armez-vous les uns les autres



Cela m'était déjà arrivé l'an dernier. Seigneur, je croyais le mal éradiqué, mais il me semble qu'une rechute menace.


À peu près à la même époque, vers mars 2004, j'étais parvenu à mettre en place un système de veille et d'alerte contre la propagande sionisto-impérialisto-catholique qui tentait de nous faire croire que les islamistes, après leurs actions de libération conduites en Espagne, auraient, je n'ose l'écrire de peur de m'étrangler de rire, « déclaré la guerre à l'Occident. ».


Comme si, déjà, le mot « Occident » relevait le moindre sens, puisque, comme l'a si bien dit notre Ayatollah en chef : la France et l'Europe partagent avec la Turquie un héritage musulman.

Comment donc, dites-moi z'un-peu, des musulmans pourraient-ils donc nous déclarer la guerre ? Et surtout, au nom de quelles valeurs, hein, je vous le demande ?


J'avais donc tenté de poursuivre l'oeuvre entreprise par certains grands penseurs de la modernité dont certains ne sont plus de ce monde, malheureusement, comme le regretté Derrida, et d'autres, comme Michel Onfray, ne l'ont jamais été.


Pourtant, quelque chose avait sombrement résisté. La propagande américano-fasciste de l'Histoire Non Révisée continuait de provoquer ses ravages, ce qui fait que de mon cri de ralliement joyeux pour la paix entre les peuples et les chameliers ‑ j'avais écrit : Tout Va Bien, et l'avait répété à qui voulait l'entendre, c'était mon action humanitaire à moi, ma façon de venir en aide à mon prochain, ma méthode Coué à l'usage des nations. - hé bien, oui, de ce cri de gorge digne d'un émeutier du Café de Flore, je ne sais comment, un doute terrible vint faire se rompre les mots dans mon larynx et, je m'en souviens encore, je n'avais pu faire autrement que d'émettre ce doute à l'attention de mes lecteurs.


Après tout, si l'on suivait à la lettre les règles déontologiques de l'objectivité scientifique, il restait une chance, très maigre certes, mais il restait une chance pour que les événements relatés en dehors du plan-cadre du Conseil de Révision Historique ‑ chargé en premier lieu de réécrire l'histoire de notre aventure outremer, pleine de fascisme et d'injustices, mais alors pleine, pleine, pleine - que ces événements, disais-je, puissent avoir droit de cité dans une solide et saine discussion dialectique. Après tout, rien ne nous prouvait vraiment que les razzias arabo-islamiques qui s'étaient abattues sur l'Afrique noire depuis le Xe siècle n'avaient pas existé et qu'elles n'avaient point en fait accompli deux ou trois fois plus de déportations forcées que les négriers venus d'Europe, auprès desquels les Arabes furent par ailleurs parmi les premiers marchants d'esclaves officiels.


Alors si ce doute m'a un jour traversé l'esprit, et d'une façon si brutale ‑ j'ai osé traversé la membrane du tabou pour me demander ouvertement si une notion comme le « racisme anti-blanc » pouvait revêtir quelque sens ‑ comment vais-je faire, maintenant que j'ai la tête de ce cancrelat psychopathe nommé Fofana affichée en permanence sur mon écran d'ordinateur ?


Oui. C'est étrange, je regarde sa tronche de pauvre étron né d'une pissotière et d'un égout et je ne ressens rien d'autre qu'une indifférence clinique.


Je lis comme à livre ouvert dans cette face de crétin « gentil et timide », j'y perçois l'éclair alternatif de deux neurones fonctionnant, éventuellement, en alternance, j'y vois le néant absolu, la bêtise à l'état le plus plat, j'y vois une méchanceté assez moyenne tout compte fait, j'y vois l'insondable médiocrité de ce qui ne mérite plus le nom d'homme, et encore moins celui d'animal, pas même «sauvage ». Car, désormais, c'est une CHOSE. Et encore, c'est à peine une CHOSE, car si l'on y regarde de plus près, cette CHOSE n'est lisible qu'en creux, elle est une paradoxale « masse de vide absolu ». Pour faire court, cette CHOSE, en fait, ce n'est rien d'autre qu'un TROU.


Une CHOSE-TROU vaguement animée et dotée on ne sait comment d'un visage humain, mais elle n'est que CHOSE, absolue, absolument, réification suprême, chosification d'un vulgaire humanoïde post-urbain en une sorte de robot-Moulinex capable d'énumérer peut-être deux cent mots, deux fois moins qu'un chimpanzé Bonobo.


En cela, je le sens, oui, il est vraiment le « BRAIN OF BARBARIANS », le « cerveau des nullards», le cortex monocellulaire des 14, ou des 50, ou des 300 complices de ce « kidnapping » non-non-non pas du tout antisémite, pas du tout du tout du tout, je vous l'ai expliqué, je crois, au début.


Youssuf le merdaillon, Youssuf le petit sadique de clapiers à rongeurs, Youssuf-la CHOSE venue de cet inframonde-ci, Youssuf doit désormais crever de peur, à l'idée du châtiment qui s'en vient.


Mais tu es un gars chanceux, Youssuf-LA CHOSE, Youssuf-LE TROU.


Tu ne vis pas au Texas, ou un autre de ces pays civilisés où tu saurais déjà que les 15 ou 20 ans qu'il te reste à « vivre » se dérouleraient dans un couloir de la mort, avec la chaise électrique ou l'injection létale déjà prêtes pour ton dernier matin.


Tu as la chance d'être un jeune français, Youssuf-LA CHOSE-TROU, enfin jusqu'à ce que la dite « chance » se mette un beau jour à tourner, furieusement, comme tout un cyclone.


Oui, je sens que le barrage lâche, quelque chose à craqué dans la structure de maintien qui faisait de moi jusqu'ici un parfait apprenti pigiste pour Libération ou un « blog » du Oueb.


C'est peut-être à cet instant que la peur peut se retourner, plus vite encore que la haine. La peur est un langage, le langage du contrôle, et donc le contrôle du langage. La haine aussi est un langage, elle est le langage de l'anéantissement, et donc l'anéantissement du langage. Anéantissement. Contrôle. C'est le résumé le plus simple de notre futur, c'est la synthèse pratique de la guerre que nous aurons à mener aux CHOSES, surtout celles qui se targuent de penser, ou de « parler ».


Hors de portée de la flicaille Sarkozyenne, comme des troupes de madame le Général Alliot-Marie, de l'armée gouvernementale ivoirienne comme de leurs forces de sécurité, Youssuf la CHOSE fut durant quelques jours un homme libre.


Or la liberté est le pire état que puisse connaître un ESCLAVE. Il ne sait absolument pas quoi en faire. Il devient repérable, détectable, il se sent de plus en plus fort, impuni, au-dessus des lois, il commence à faire n'importe quoi, il perd ses rares alliés, il se retrouve de plus en plus seul, soumis au plus simple retour des choses, en premier lieu à la TRAHISON et à la COUARDISE, sans même s'en rendre compte, c'est un régal à observer, car c'est à ce moment-là, généralement, qu'il faut frapper. Et cette pauvre CHOSE n'a pas dérogé à la règle de son crétinisme ontologique.


Alors je crois maintenant qu'il vaut mieux pour moi de refermer le dossier, nous verrons maintenant comment la République finissante va oser le traiter. Nous verrons comment la dernière génération du Peuple Français va réagir. Nous verrons si cette nation en mérite encore le titre.


C'est sans doute lors de ses derniers moments que la République se remémore les instants de sa jeunesse, les instants de sa Genèse, si terrible. C'est pourquoi je sens en moi un étrange tremblement, quelque chose veut être dit, veut être chanté - précisément, quelque chose qui avait été hué par des milliers de jeunes Français lors d'un fameux match de football. Pourquoi cela surgit-il maintenant ? Annoncerait-ce, par hasard, l'imminence de quelque chose, la venue d'une onde sismique à nulle autre pareille ?


AUX ARMES, CITOYENS

FORMEZ VOS BATAILLONS

QU'UN SANG IMPUR

ABREUVE NOS SILLONS.


Maurice G. Dantec 

Montréal, Amérique du Nord

24 février 2006




http://87.98.222.182/0/04/91/02/youssouf.jpgFofana condamné à un an de prison

LEXPRESS.fr

Le chef du "gang des barbares" a été condamné pour outrage. Il avait envoyé des lettres de menace et d'insulte aux deux magistrats chargés de l'affaire Ilan Halimi.

Youssouf Fofana, meurtrier présumé de Ilan Halimi, un jeune Français juif retrouvé agonisant après avoir été torturé en janvier 2006, a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Paris à un an d'emprisonnement pour avoir commis plusieurs outrages à magistrat.

La 16e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, qui a rendu son jugement dans la foulée de l'audience, a ainsi suivi les réquisitions du parquet.

C'était la première fois que le chef présumé du "Gang des barbares", âgé de 27 ans, comparaissait devant un tribunal.

La justice lui reprochait notamment d'avoir envoyé un courrier insultant à la juge d'instruction Corinne Goetzmann le 1er décembre 2006. Dans cette lettre, il avait joint deux articles portant sur l'exécution de diplomates russes par des Tchétchènes, articles annotés de la mention "Je vous emmerde", ainsi que la photo d'un kamikaze palestinien qui s'était fait exploser dans une discothèque de Tel-Aviv en mars 2002.

A cet outrage s'ajoutaient une demi-douzaine d'autres, à l'encontre de Mme Goetzmann ou d'un autre juge d'instruction, Baudoin Thouvenot.

Crâne rasé, barbe noire, jean et chemise grise, le prévenu était pour cette première apparition, escorté d'une douzaine de gendarmes. En arrivant dans la salle d'audience, il a d'abord jaugé l'assistance, avant de, silencieusement, pointer le ciel du doigt, faisant signe qu'il s'adressait à Dieu. Après avoir épuisé les services de 37 avocats, qu'il a récusés, ou qui ont renoncé à le défendre, Youssouf Fofana s'est présenté mercredi sans conseil et a refusé celui qui lui était proposé.

Totalement mutique, il a ensuite refusé de répondre aux questions, de même qu'il a refusé de se lever devant le tribunal. "Je vous ai tendu la perche. Vous ne la saisissez pas, c'est votre droit", a commenté le président du tribunal, Jean-Claude Kross, à l'issue de cet interrogatoire à sens unique.

C'est seulement alors, que Youssouf Fofana a décidé in extremis de prendre la parole. Se levant, il a saisi dans sa poche un bonnet blanc de musulman et s'en est coiffé avant de se lancer dans une diatribe anti-sioniste. "Le tribunal n'est pas une tribune", a tenté un moment de lui glisser le président. En vain. "Au nom des musulmans et des Africains qui sont victimes des terroristes sionistes, des barbus à kippas, in cha' Allah, il y aura un commando qui viendra me libérer" car "je suis un symbolique trophée de guerre du sionisme", a lancé le prévenu, après avoir rendu hommage à un kamikaze palestinien.

Conscient de ce suicide judiciaire, Youssouf Fofana a gardé tout le long de l'audience le sourire aux lèvres et pas un moment n'a abordé les faits qui lui étaient reprochés. Au prononcé du jugement, il a crié "Allah Akhbar!", avant de quitter la salle et de retourner vers la maison d'arrêt de Lille-Sequedin, où il est incarcéré depuis plus d'un an et demi.



source : http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=14800
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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 13:40

Street jihadLe 15 octobre, à Amsterdam, Bilal Bajaka, un homme musulman lié au groupe terroriste Hofstad, condamné à de multiples reprises, est entré dans un commissariat et a frappé deux policiers de plusieurs coups de couteau. Gravement blessés à la poitrine, au visage, au coup et dans le dos, les policiers ont été sauvés in extremis. Quant à l’agresseur, il a été abattu par une femme policier.

C’est le point de départ d’émeutes musulmanes qui ont eu lieu dans le quartier de Slotervaart, dans l’ouest d’Amsterdam. Le commissariat a été attaqué, de nombreuses voitures brulées.


 

La presse néerlandaise s’étant emparé de l’affaire, de multiples révélations ont eu lieu :
• on apprend que l’agresseur Bilal Bajak, lors d’une incarcération en 2003, avait reçu la visite de Mohammed Bouyeri, qui n’est autre que l’assassin de Theo van Gogh en 2004.
• on apprend que la soeur de l’agresseur terrorriste officie actuellement en tant que JUGE dans les tribunaux néerlandais. Qu’une autre de ses sœurs (ou peut-être la même, les articles ne sont pas clairs) est mariée à l’oncle de Samir Azzouz, autre terroriste notoire en Hollande. On peut donc devenir magistrat en Hollande quand on a des liens de parenté étroit avec la mouvance terrorriste.
• un véhicule de la télévision se rendant sur le lieu des émeutes pour filmer a été attaqué et caillassé. La police, qui est à quelques mètres, n’a pas appréhendé les agresseurs. On peut supposer qu’il s’agit là uniquement d’une tentative pour ne pas envenimer la situation en arrêtant d’autres “jeunes“.
• En effet, depuis six jours, des voitures sont brulées quotidiennement dans le quartier, non loin du commissariat mais la municipalité, qui souhaite pratiquer une politique de “désescalade” et de retour au calme, a apparemment demandé à la police de ne pas interpeller les auteurs.
• Un officier de police néerlandais a déclaré : “la bande qui sème la terreur dans le voisinage est composée d’environ 35 jeunes de 12 à 18 ans, tous criminels récidivistes pour vandalisme, violences, vol à la tire, cambriolages… Ils ne s’arrêtent jamais.”. Mais le policier admet n’avoir aucun moyen d’action car lorsqu’ils sont arrêtés, ils sont soit relachés par la justice, soit condamnés à de très faibles p
eines.

Liens : (1) - (2) - (3) 



  



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La colère d'Ayaan Hirsi Ali
 
Menacée de mort par des groupes islamistes pour ses prises de position critiques sur l'Islam, l'ex-députée néerlandaise d'origine somalienne Ayaan Hirsi Ali avait dû s'exiler en 2006 aux Etats-Unis.Depuis le 1er octobre, elle est confrontée au refus du gouvernement de La Haye de continuer à assurer sa protection à l'étranger. Une décision qui la rend à la fois démunie et vulnérable. Jointe par téléphone, Ayaan Hirsi Ali interpelle le gouvernement français : à la France de rappeler au reste de l'Europe les principes des Lumières.

 

Quelle est votre situation actuelle ?

Après un bref séjour en Hollande pour rencontrer les autorités, je suis revenue aux Etats-Unis et je me trouve actuellement dans une ville américaine où j'essaie d'organiser ma sécurité.

Quelle est la position des autorités néerlandaises vous concernant ?

Le gouvernement néerlandais s'était engagé à me protéger aussi longtemps que dureraient les menaces de mort. Mais quand j'ai décidé de partir aux Etats-Unis, il y a eu un revirement, les autorités m'indiquant que la protection promise n'était assurée qu'à l'intérieur des Pays-Bas. Les Américains ont pourtant expliqué qu'ils ne pouvaient prendre le relais : ils n'assurent que la sécurité des non-Américains dotés d'un statut officiel, pas celle d'une simple citoyenne. Le département d'Etat a donc recommandé au gouvernement des Pays-Bas d'engager une société de protection privée, leur assurant que le gouvernement américain les aiderait en matière de renseignement. Les Hollandais ont refusé, et j'ai reçu une lettre me prévenant qu'on mettait fin à ma protection le 1er octobre. Depuis, le premier ministre m'a demandé de repartir aux Etats-Unis et de trouver moi-même des fonds pour ma protection. Je viens donc de lancer une fondation pour laquelle je mendie actuellement de l'argent.

Salman Rushdie dit que vous êtes "la première réfugiée d'Europe occidentale depuis l'Holocauste". Qu'en est-il ?

La Hollande veut bien me donner la liberté de parole, mais pas la liberté de mouvement. Alors que faire ? Courageusement, le Danemark offre de m'accueillir et de me protéger. Mais c'est aux Etats-Unis que je veux vivre aujourd'hui. Mon expression y sera plus libre et plus efficace. Car la vérité, c'est qu'il est devenu impossible de parler librement de l'islam sur le continent européen. L'état d'esprit actuel de l'élite implique d'éviter tout débat par peur d'offenser les musulmans, et conduit à satisfaire les exigences des islamistes, même s'il s'agit de faire taire les gens comme moi.

Ce sujet, l'islam, deviendrait une sorte de tabou ?

La critique de l'islam est un tabou inscrit au coeur même de la religion. Mais que les sociétés européennes, héritières des Lumières, s'imposent à elles-mêmes ce tabou, voilà qui est totalement nouveau. Et stupéfiant ! Le judaïsme, le bouddhisme, le communisme... Tout mouvement collectif ou théologique doit être ouvert aux critiques. Il n'y a que l'islam qui les refuse et qui, d'ailleurs, en soit exempté en Europe.

La décision du gouvernement hollandais résonne-t-elle comme un avertissement pour tous ceux qui, en Europe, souhaitent débattre de l'islam ?

Evidemment ! Mon cas fait passer la question de la liberté d'expression de la théorie à la pratique. Vous pouvez exprimer votre opinion, mais votre tête sera coupée. Si vous êtes musulman et que vous devenez un ex-musulman, si vous êtes une femme et que vous critiquez l'islam et son oppression, le prix à payer est la vie. Vivre dans une démocratie ne change rien à l'affaire. C'est un enjeu majeur pour nos pays, qu'aucun personnage politique d'envergure n'a encore osé prendre à bras-le-corps. Comme si ce n'était qu'un simple incident, alors que c'est rien de moins que la liberté d'expression qui se joue ! Il n'y a pas de loi pour protéger les gens comme moi dans nos pays, pas de fonds, pas de mouvement.

Il y a quand même déjà eu le cas de Salman Rushdie...

Mais son cas était lui aussi considéré comme isolé ! Personne ne réalise que nous sommes en fait le sommet de l'iceberg, qu'il y a sur le continent des tas de musulmans ou d'anciens musulmans menacés, bâillonnés, et que cette censure concerne tout le monde.

Pensez-vous que la France doive prendre position sur ce sujet ?

C'est à la France d'être à l'origine du sursaut, d'ouvrir le débat. A la France de prendre la tête d'un mouvement visant à faire comprendre à tous les Européens que, ce qui se joue, c'est leur socle de valeurs et de principes les plus fondamentaux. Qu'il est urgent de les protéger. Légalement, politiquement, voire financièrement. Cela dépasse largement mon cas particulier. Il s'agit d'une confrontation entre la religion et la raison. Et parce qu'elle a hérité à la fois des Lumières et du système de la laïcité, qu'elle a une histoire et un rayonnement particuliers, la France a un rôle à jouer. C'est le pays de Voltaire ! Le pays de celui qui a dit : je ne suis pas d'accord avec vos idées, mais je suis prêt à mourir pour que vous puissiez les exprimer. J'aime cette idée qu'il importe avant tout de protéger les idées avec lesquelles vous êtes en désaccord, pas seulement celles que vous approuvez !

Au soir de son élection, le président Sarkozy disait "à tous ceux dans le monde qui croient aux valeurs de tolérance, de démocratie et d'humanisme", que la France serait "à leurs côtés, qu'ils peuvent compter sur elle"...

Eh bien, qu'il commence maintenant ! Il peut expliquer aux politiciens néerlandais à quel point ils ont envoyé un message déplorable en contentant les ennemis de la liberté d'expression. Cela me rappelle l'incroyable capitulation des médias et des hommes politiques au moment des dessins de Mahomet publiés au Danemark. Car ne soyons pas naïfs : si les islamistes parviennent à réduire au silence un individu, voire un pays, ils ne s'arrêteront pas là. Et ils passeront au suivant, puis au suivant, puis au suivant...


Ayaan Hirsi Ali critique le gouvernement hollandais qui refuse de payer pour sa protection

20 10 2007
 

L’ancienne députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, menacée de mort, a critiqué vivement vendredi le gouvernement des Pays-Bas qui refuse de payer pour sa protection aux Etats-Unis.

 

Dans un entretien publié par le quotidien danois Jyllands-Posten, qui avait fait paraître les caricatures controversées de Mahomet en 2005, Mme Hirsi Ali estime que la décision de La Haye “ne porte pas du tout sur une question d’argent mais sur des principes”.

 

Elle suppute que le véritable motif est que “la coalition au pouvoir a toujours considéré mon travail comme la cause même de la radicalisation des musulmans aux Pays-Bas”. En prenant cette décision, soutenue par le parlement, “le gouvernement veut, dit-elle, lancer une mise en garde aux autres (tentés de suivre l’exemple d’Hirsi Ali, ndlr.) pour qu’ils se taisent”. “On veut en même temps apaiser les musulmans du pays afin qu’ils restent calmes: Regardez, nous sommes de votre côté, Hirsi Ali est la méchante. Nous sommes les bons”.->

 Voir auss
i interview dans le Monde



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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 22:40
 

Highway robbery4% de retraités qui ponctionnent 9% du montant total des retraites …

rééquilibrage tous les ans de 5 milliards, réglé par la collectivité nationale …

82,8 ans d’âge moyen de décès masculin (SNCF) contre 77,2 ans pour la population générale, soit 5,6 années de plus …

55,1 ans d’âge moyen de départ à la retraite (SNCF hors agents de conduite), soit 27,7 années de retraite …

56 ans (54 ans pour les femmes) d’âge moyen de départ (EDF/GDF) pour 79,8 ans d’âge moyen du décès …

10%-14% de contribution directe des salariés au financement de leur propre retraite, d’où 86%-90% de contribution de leurs employeurs, via notamment une taxe sur les consommateurs que nous sommes tous …

Au moment où nos agents publics sont tentés de nous refaire le coup de la prise d’otage de 95 pour défendre leurs privilèges chèrement acquis …

Et où l’Humanité nous sort des sondages bidonnés en jouant sur la formulation des questions (pour un tout à fait improbable 55% défendant les bandits de grand chemin qui se font appeler syndicats – contre à peu près le même chiffre les dénonçant pour le Figaro) …

Un blogueur au moins (Christophe Courtois) a pris le temps de relire les chiffres de la honte (étrangement absents de la synthèse mais bien cachés dans les tableaux) du rapport de la Cour des comptes d’il y a un an sur les régimes spéciaux de retraite.

En gros, on a affaire à une minorité de gens (cheminots mais aussi musiciens, danseurs, comédiens et… parlementaires!) qui partent en retraite plus tôt, vivent plus longtemps et se font payer l’essentiel de ladite retraite par le reste d’entre nous!

Extraits:

(..) Je vois déjà les grincheux tentés de contester ce billet d’humeur sur le scandale des “régimes spéciaux”. Aussi, j’ai pris le temps de lire attentivement le rapport (public) de la Cour des Comptes sur le sujet, et je vous invite à faire de même. Ce rapport de magistrats n’est évidemment pas contestable : il n’est pas partisan, s’appuie sur de vrais chiffres, et il est clair, même pour un béotien dans mon genre ! Je vous en livre quelques éléments édifiants : “Les affiliés aux régimes spéciaux ne représentent que 4% des retraités mais ponctionnent 9% du montant total des retraites. Le rééquilibrage de ces régimes représente tous les ans (!) une facture de 5 milliards, réglée par la collectivité nationale”, c’est à dire… vos impôts ! Merci qui ? La “pénibilité” ? Parlons chiffres : “L’âge moyen de décès masculin à la SNCF est de 82,8 ans, remarquablement supérieur à l’âge moyen de décès des français (77,2 ans)”. 5 ans et demi en plus ! Notez par ailleurs qu’il n’y a pas que les conducteurs de locomotives diesel qui partent plus tôt en retraite, puisque “l’âge moyen de départ à la retraite à la SNCF hors agents de conduite est de 55,1 ans” ! On trouve la même aberration chez EDF ou Gaz de France : “Chez EDF ou Gaz de France (industries électriques et gazières, les IEG), l’âge moyen de départ est de 56 ans pour les hommes et 54 ans pour les femmes. L’âge moyen au décès y est de 79,8 ans”, là encore notablement plus élevé que l’âge moyen au décès des français. Ils vivent plus longtemps, mais partent plus tôt à la retraite… Parlons argent, maintenant. “Ces régimes sont structurellement déficitaires”, soulignent les magistrats de la Cour de Comptes, avec des besoins de financements comblés directement par des subventions publiques”. Notez que s’il devait payer lui-même, un cotisant salarié de la SNCF “aurait théoriquement à sa charge 1,9 retraités de la SNCF” ! Tordons également le cou aux rumeurs (véhiculées par Alex et relayées par Olivier) qui sous-entendraient que les salariés d’EDF contribuent positivement au régime de leur retraite : “les salariés ne contribuant directement qu’entre 10% et 14% du financement de leur propre retraite, la contribution des employeurs des IEG (”la soulte”) doit couvrir entre 86% et 90% des charges nettes du régime” ! L’entreprise EDF étant tenue depuis la loi de 2003 d’équilibrer les comptes, elle paie pour ses salariés… Mais d’où vient l’argent ? “Les droits ne sont donc pas financés par leurs bénéficiaires, mais par la soulte de l’employeur, celle-ci étant couverte par une taxe sur la consommation (CTA) pesant directement sur les français clients d’EDF ou de Gaz de France”. Résumons simplement pour les benêts dans mon genre (sans même souligner que la démographie des agents actuellement en activité ne fera qu’accentuer ce déficit abyssal, ou que ces pauvres agents ne connaitront jamais le chômage) : dans ces régimes, on part à la retraite à 55 ans, on vit plus vieux que l’ensemble des français, et on se fait financer sa retraite, soit directement par vos impôts (5 milliards), soit par des taxes supplémentaires que vous acquittez sur vos factures (de gaz, d’électricité, de billets de train ou de tickets de métros… pour plus de 7 milliards). Les régimes des agents de la RATP, de la SNCF, d’EDF sont indéfendables. Mais le sont encore moins ceux des salariés de l’Opéra de Paris, de la Banque de France, de la Comédie Française, ou… des députés et des sénateurs! Sérieusement, vous soutenez encore cette grève ?

Voir la synthèse du rapport:

LES REGIMES SPECIAUX DE RETRAITE DES INDUSTRIES ELECTRIQUES ET GAZIERES, DE LA RATP ET DE LA SNCF

SYNTHESE

1. - En 2004 et 2005, le régime des IEG et le régime de la RATP ont fait l’objet d’une réforme de leur financement. L’adossement aux régimes de droit commun (régime général et régimes complémentaires ARRCO et AGIRC) a été organisé pour éviter que les entreprises (EDF, GDF et RATP) supportent la charge du provisionnement de leurs engagements de retraite. En revanche, ces réformes n’ont pas touché aux droits des affiliés. L’opportunité n’a pas été saisie d’adapter les règles d’acquisition et de liquidation des droits à la retraite dans ces régimes, comme cela a été fait dans les fonctions publiques lors de la réforme des retraites de 2003. Aucune réforme n’est encore intervenue dans le régime de la SNCF.

2. - Les droits spécifiques représentent un avantage important. La réforme du financement des régimes des IEG et de la RATP a permis d’isoler et de mesurer le poids des droits spécifiques dans le montant de la pension liquidée. Ces droits complètent la pension versée par les régimes de droit commun. En 2005, ils représentaient, dans le régime des IEG, 35,7% des pensions versées.

3. - L’âge de départ à la retraite est précoce dans les régimes spéciaux des entreprises publiques en raison des bonifications d’annuités. L’importance des droits spécifiques dans ces régimes s’explique par le salaire pris en considération pour le calcul de la pension, la durée d’assurance requise pour bénéficier d’une retraite à taux plein et, surtout, par la précocité de l’âge de départ en retraite. Dans le régime de la SNCF, l’âge de départ à la retraite est fixé à 55 ans. Par le jeu des bonifications d’annuités liquidables accordées en raison de la nature des emplois occupés, les catégories actives peuvent anticiper leur départ à la retraite de cinq ans et liquider à partir de 50 ans (SNCF, RATP) ou de 55 ans (RATP, IEG)). Il en résulte que près de 20 % des retraités de ces régimes spéciaux ont moins de 60 ans. De plus, ces régimes ont conservé la règle des 37,5 annuités accomplies dans le régime pour liquider à taux plein et aucune pénalisation financière sous la forme d’une décote n’est appliquée quand la condition de durée d’assurance n’est pas satisfaite pour obtenir le taux plein. Quelle que soit la durée de la carrière validée, le taux d’annuité est constant et garanti (2 %) alors que dans le régime général, cette durée est de 40 annuités et devrait passer à 41 annuités en 2012.

4. - Les droits spécifiques ne sont pas financés par leurs bénéficiaires. La réforme du financement du régime de la RATP a mis à la charge du budget de l’Etat la totalité du financement des droits spécifiques des agents de la régie. Dans le régime de la SNCF, la subvention publique d’équilibre finance plus de la moitié des prestations versées. Dans le régime des IEG, les droits spécifiques passés relevant des activités régulées sont financés par une nouvelle taxe sur la consommation, la CTA.

5. - Dans le futur, la détérioration de la situation financière des régimes spéciaux augmentera la charge du financement des droit spécifiques. Dans le régime de la RATP, la subvention d’équilibre du compte retraite devrait, en euros constants, être multipliée par trois à l’horizon 2050, en raison de la forte détérioration de sa situation financière. Après la réforme du financement de 2005, cette subvention finance les droits spécifiques et elle est, à présent, directement versée par le budget de l’Etat. Dans le régime de la SNCF, la détérioration des comptes serait concentrée dans les dix prochaines années. La subvention d’équilibre devrait être multipliée par 1,3. Le régime des IEG est théoriquement équilibré puisque les besoins de financement sont comblés par appel de cotisations auprès des employeurs. Il n’échappera cependant pas à la forte augmentation du coût des pensions qui devrait être multipliée par 2,3 à l’horizon 2050.

6. - Les régimes spéciaux adossés feront face à des risques financiers. Dans les régimes adossés (IEG et RATP), les droits spécifiques sont équivalents à une pension supplémentaire différentielle qui garantit à la fois un montant de pension et des avantages particuliers sous la forme d’une durée de cotisation plus courte et d’une durée de retraite plus longue par rapport à ce qui prévaut dans les régimes de droit commun. Le mécanisme de l’adossement aux régimes communs et la garantie accordée à la pérennisation des droits spécifiques sont néanmoins porteurs de risques économiques et financiers dans le futur pour les entreprises et les salariés. En effet, les augmentations des taux de cotisation et la diminution relative des droits dans les régimes de droit commun se répercuteront automatiquement sur le coût des pensions et des droits spécifiques dans les régimes adossés.

RECOMMANDATIONS

44. En raison des perspectives démographiques et financières des régimes spéciaux, réformer ces régimes en mettant en œuvre les principes prévus par la loi de 2003.


Grève du 18 octobre: Près de 20 ans après la chute du Mur, la CGT prépare son rendez-vous avec les poubelles de l’Histoire (French communist union finally getting ready for the dustbin of History)

 To the dustbin of history
Suite à un mouvement social, le trafic est très perturbé sur la ligne 9 … Refrain préféré de la RATP (à bien mémoriser demain avant son très prochain retour au magasin des accessoires)

Près de 20 ans après la Chute du Mur de Berlin …

Quelque 70 ans de dictature du prolétariat sur nos services publics …

12 ans après les trois semaines d’octobre 95 qui avaient vu Bourdieu monter sur son tonneau Gare de Lyon …

Le dernier syndicat communiste du Monde libre profite de ses deux derniers mois (avant l’application le 1er janvier 2008 de la nouvelle loi sur le service minimum récemment votée) pour préparer son dernier grand rendez-vous avec l’Histoire (plutôt du côté des poubelles, mais bon, c’est toujours celles de l’Histoire!) …

A savoir sa dernière prise d’otages de la France entière …

Voir l’entretien “historique” (dans le sens de dernier) dans le Figaro d’hier avec “le dernier coco de la maison” et sa petite armée de retraités (actuels et futurs) à 50 ans.

A conserver précieusement dans ses archives et ne pas oublier d’emmener ses enfants pour savourer le moment historique …

Didier Le Reste, le cheminot qui rêve de bloquer la France

Fabrice Amedeo.
Le Figaro
Le 15 octobre 2007

Le secrétaire de la CGT-cheminots est l’homme fort de la SNCF. Il a tout fait pour déclencher la grève de jeudi. Cette grève du 18, c’est sa grève. En 1995, Didier Le Reste, qui représentait les contrôleurs, vivait dans l’ombre de Bernard Thibault. Devenu en 2000 patron de la puissante CGT-cheminots, il est, cette fois-ci, en première ligne. Et il joue gros. « C’est une occasion unique pour lui de devenir le Bernard Thibault de 1995 », analyse un membre de la direction de la SNCF. Si le mouvement de jeudi est très suivi, Didier Le Reste en sortira grandi. Si le conflit s’envenime et se poursuit, il pourrait, à 52 ans, rêver à d’autres ambitions. Son souhait n’est pas d’égaler Bernard Thibault, avec qui il entretient des relations qualifiées de « houleuses » par son entourage, mais de quitter un jour la planète syndicale pour le monde politique. « Je ne dis pas non, admet-il. Je suis militant communiste depuis 1977. Je réfléchis, mais je n’ai pas d’idée arrêtée. » En tout cas, sa détermination et son ambition ont inspiré un bon mot qui circule dans le groupe public : « Il y a Didier et le reste. » Une détermination, une inflexibilité dont l’origine est peut-être à chercher dans une enfance difficile. Abandonné très jeune par ses parents, Didier Le Reste a été recueilli par l’Assistance publique. « Cette expérience a profondément marqué ma vision de la société et a influencé mon engagement politique et syndical », confie-t-il. À 18 ans, à Nevers, le jeune homme crée une antenne CGT dans la fonderie où il est ouvrier. Entré à la SNCF, il acquiert l’expérience du terrain comme contrôleur de 1977 à 1992. Enfin, l’homme a connu sa grande épreuve initiatique : la grande grève de 1995 qu’il baptise « le mouvement historique de l’automne 1995 ». Il compte d’autant moins rater son rendez-vous avec l’histoire qu’il n’est pas loin de considérer que la SNCF « déraille ». Pour celui que les mauvaises langues de la maison qualifient de « dernier coco » de la maison, l’ouverture des chemins de fer à la concurrence est une hérésie. « On peut développer des activités ferroviaires sous forme de coopération mais pas par la concurrence frontale qui supprime des emplois », analyse-t-il. Pour sauver le fret, Didier Le Reste ferait tout le contraire de la direction qui ferme des gares non rentables et prévoit des suppressions d’emplois. « Il faut mettre en place une politique de volume pour faire baisser les coûts fixes », assure-t-il. Ce syndicaliste pur et dur ne rêve pas de grand soir à la SNCF ni de mettre la France à feu et à sang. Il se verrait plutôt dans le rôle du premier opposant politique à Nicolas Sarkozy. À défaut, il ferait bien chuter Anne-Marie Idrac, la présidente de la SNCF. « Ce n’est pas mon objectif, explique-t-il. À la différence de Louis Gallois, son prédécesseur, qui était un vrai patron, Anne-Marie Idrac n’a pas compris comment marchait la SNCF ainsi que le rôle des syndicats dans la gouvernance de l’entreprise. » La grande bataille du 18 octobre Les détracteurs de Louis Gallois voient les choses autrement. Ils lui reprochent sa cogestion avec la CGT. Ce qui peut expliquer pourquoi Didier Le Reste ne porte guère dans son coeur les membres de l’actuelle direction. « La nouvelle équipe dirigeante ne connaît pas le monde ferroviaire, assène-t-il. On ne réforme pas la SNCF à coup de ratios savants ! » Pour sa grande bataille du 18 octobre, il compte et recompte ses divisions. Il a réuni sur son nom, aux élections, 40 % du personnel de la SNCF, soit 29 500 cheminots. Et pour grossir les rangs de manifestants, il espère le renfort des 21 000 retraités. Depuis son arrivée à la tête de la CGT-cheminots il y a sept ans, Didier Le Reste n’a fait que multiplier les escarmouches. Il a réussi à bloquer le projet Cap clients qui prévoyait, en 2001, une profonde réorganisation des emplois. Mais l’ex-contrôleur a aussi essuyé son lot de défaites. Par exemple, le fiasco de la grève de novembre 2005 contre l’intéressement. Son appel à une grève illimitée n’avait pas été entendu. Il a dû se contenter d’une grève « carrée » (c’est-à-dire de 24 heures) avec 20 % de grévistes. « Il pensait que ce serait son 1995 », ironise son rival, Bernard Aubin, secrétaire fédéral de la CFTC-cheminots. Des convictions profondes Faute de « mouvement historique », le patron des cheminots CGT a poursuivi sa guérilla. À chaque fois qu’Anne-Marie Idrac doit prendre une décision importante, la présidente de la SNCF ne coupe pas à une entrevue à Didier Le Reste. « Les négociations sont souvent difficiles. Il n’est pas aisé de gagner sa confiance, reconnaît Guillaume Pépy, directeur général exécutif de la SNCF. En revanche, il faut reconnaître que c’est quelqu’un de très sincère et un leader qui a des convictions très profondes. » Elles sont si fortes que l’homme est accusé d’être jaloux de son autorité. « Didier Le Reste est un animal à sang-froid, très autoritaire, qui a des convictions communistes », constate Bernard Aubin. « Il ne faut pas confondre autorité et autoritarisme, se défend Didier Le Reste. Je suis très ferme dans mes convictions. J’aime la franchise et l’intégrité. J’ai fait démissionner des gens qui n’étaient pas irréprochables. » Car le pur et dur se rêve en Saint-Just du rail.

http://jcdurbant.blog.lemonde.fr/
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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 22:21
Venez danser avec le Cochon Hallal sur le Mahomet Dance Floor du Coranight Club pour fêter l'inauguration de http://grouik-grouik.org. Open bar, Champagne certifié halal. Bâches, pyjamas islamiques et look cagoules/baskets interdits.

Un petit avant goût avec Djemila des Lilas de Jean-Luc Lahaye... du temps où l'esprit "Touche pas à mon pote" savait faire rimer "intégration" avec un "non à la coranisation" sans en avoir l'air. Chanson absolument impossible aujourd'hui, ce qui prouve, toujours sans en avoir l'air, que l'islamisation n'est pas un vain mot... 
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