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"Si vous entendez ce message, c'est que vous êtes la résistance."

International Civil Liberties

About

The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 23:50

La liste correspond à l’analyse de la situation des Chrétiens dans le monde pour l’année précédente. 

 

Remarques explicatives :

La première colonne indique le nom des pays classés selon leur rang en 2006.

Les trois colonnes suivantes montrent la position et l’indice de persécution sur les trois dernières années, ce qui permet de comparer les évolutions des situations dans les différents pays. ->

 

1. Corée du Nord : République communiste indépendante depuis 1948. Régime socialiste à parti unique inspiré du modèle soviétique.

2. Arabie Saoudite : L’islam est la religion d’État en Arabie saoudite et l’exercice d’un autre culte que l’islam est interdit.

3. Iran : L’islam chiite duodécimain est la religion officielle d’Iran à laquelle 90% de la population appartient.

4. Somalie : La religion principale est l’islam sunnite.

5. Maldives : L’islam est la seule religion légale et admise.

Etc. …

Et qui est-ce qu’on entend continuellement se plaindre quant au comportement «incorrect» des Occidentaux à leur égard ? Toujours les musulmans.

Rainbird


Rappels : islam et démocratie

9 11 2007

1997 - Cour européenne des Droits de l’Homme Septembre 2007, déclaration au parlement européen de Bruxelles
La Cour fit observer l’incompatibilité du régime démocratique avec les règles de la Charia. Elle rappela que le principe de laïcité interdisait à l’Etat de témoigner une préférence pour une religion ou croyance précise et constituait le fondement de la liberté de conscience et de l’égalité entre les citoyens devant la loi.

Selon la Cour constitutionnelle, l’intervention de l’Etat en vue de sauvegarder la nature laïque du régime politique devait être considérée comme nécessaire dans une société démocratique. ->

« Le droit islamique tel qu’il est fixé par la charia n’est pas compatible avec les normes du droit européen. Le fait qu’il existe différents courants et différentes formes d’application de la charia n’y change rien.

Il ne s’agit pas d’interdire l’Islam ou de limiter l’exercice de la religion en privé. Mais il y a un danger croissant que les sociétés parallèles islamiques qui se forment [en Europe] favorisent l’établissement de la charia comme un ordre juridique supplémentaire. Les États membres doivent ici tracer des limites claires.» ->

PM


Finlande: Les derniers commentaires du tueur sur Youtube

8 11 2007

Pas encore mentionné par la presse, le cache Google révèle les derniers commentaires (en anglais) du tueur fou du collège Jokela qui publiait sous le pseudo Sturmgeist89:

Mention d’un état nihiliste et macabre, référence à des films d’horreur, scénario d’extinction du genre humain, à commencer par ceux dont les gènes seraient inférieurs, apologie du génocide. Un gamin tout ce qu’il y a de plus normal au XXIe siècle quoi…

Sturmgeist89 | 26 octobre 2007
I have been myself also very very very nihilistic lately, and have been making some quite macabre art (my latest videos LOL).

Sturmgeist89 | 27 octobre 2007
Im sure… Saws are good movies :P Muahahaha!

Sturmgeist89 | 28 octobre 2007
Thanks for the link! It sure is interesting to read. My favorite human human extinction scenarios include massive asteroid collision, nuclear war and - possibly my favorite - biological virus that would kill all humans (wish there was such virus, that would only infect humans :P especially the retarded and stupid ones with inferior genes lol.)

Sturmgeist89 | 28 octobre 2007
damnit I made typos, “human human extinction” lol

Sturmgeist89 | 28 octobre 2007
Oh and btw did you see my “Death & Destruction” vid. That is something I enjoyed myself very much while making it and still enjoy watching it hehe.

“This is genocide, the systematic and deliberate destruction of all life!”

Hasard macabre, un de ses contacts sur Youtube célèbre sa mort sous le pseudo NaturalSelector89 et sa renaissance sous celui de Sturmgeist89

RIP NaturalSelector89 03/15/07 - 10/19/07, we’ll never forget you….and welcome back as Sturmgeist89 ;)

Le tueur aurait laissé un manifeste fustigeant le sort des démocraties actuelles.

A noter encore ce site qui propose un miroir de la page de Sturmgeist89 où l’auteur se qualifie de “cynical existentialist, antihuman humanist, antisocial socialdarwinist, realistic idealist and godlike atheist” et où il se propose d’exercer la sélection naturelle et prêche la “Révolution”, demandant enfin qu’on ne reproche rien de ce qu’il va faire à ses parents ou amis. Au chapitre de ces titres de musique favoris, du hard rock, ses films, de la violence et de l’horreur, ses hobbys, l’existentialisme et son pistolet qui’l a apparemment baptisé “Catherine”.

Une des deux vidéos relevantes:

Plus de vidéos ici et surtout ici


La minute du français correct : hé oui, hé bien, hé non.

7 11 2007

Dans le vaste océan des forums, une erreur si répandue qu’elle en est presque devenue la norme est d’orthographier les exclamations du type « hé oui » sous la forme « et oui ».

J’en suis encore tout retourné. Car l’introduction du “ET” dans ce cadre ne revêt strictement aucun sens. La seule occurence possible d’un “et oui” se ferait à seule fin d’appuyer ou de compléter une déclaration préalable, en répondant d’autorité à une question qui n’a pas été posée :

“Je pense qu’une bonne orthographe est essentielle. Et oui, je pense qu’il faut condamner aux travaux forcés l’inventeur du langage SMS.”

Des remarques similaires s’appliquent à toutes les exclamations du type “hé” : hé non, hé bien (même “hélas” y est apparentée). Coté graphie, on peut écrire aussi “eh oui”, “eh non”…, c’est affaire de goût. Toutes ces formes font partie de la grande et belle famille des “ah bon”, “oh oui” …
PM - commentaires ouverts


Russie : 1,5 million d’avortements par an

7 11 2007

Le ministre de la Santé russe a recommandé aux médecins d’avertir les femmes qui veulent avorter des conséquences et des risques liés à un avortement et de leur faire signer un consentement clair et explicite. Ce projet illustre la volonté du gouvernement russe d’enrayer la dénatalité. ->


Inégalable humour anglais

6 11 2007

Nous avons déjà diffusé cette vidéo il y a quelques jours, à propos de la réception en Angleterre du Roi d’Arabie Saoudite.

Nous n’avons pas souligné un détail qui vaut bien des analyses : durant la première minute de la vidéo, le leader mondial de l’islam radical est reçu par Elizabeth II au son de la Marche Impériale du film Star Wars, musique qui accompagne dans la série toutes les apparitions de l’empereur du Mal ou de Darth Vader… S’il n’y pas dans le choix de cette musique un clair message de la diplomatie anglaise à l’attention des saoudiens, je mange mon chapeau.

Réception du roi saoudien (début) Une version de la marche impériale

PM 


Destruction du patrimoine historique au Pakistan

6 11 2007

On se souvient des répercussions médiatiques internationales qui eurent lieu en 2001, lorsque les deux gigantesques statues de Buddha avaient été détruites par les musulmans en Afghanistan.

Ces jours-ci, dans un silence médiatique complet, la même chose est en train de se produire au Pakistan. Au Nord-Ouest du pays, dans la vallée de Swat, des militants islamistes ont fait sauter l’une des plus anciennes et plus importantes statues de l’art bouddhiste, datant des débuts de l’ère chrétienne et taillée dans un roc de 40 mètres de haut (voir photo).

Malgré les demandes répétées d’archéologues pakistanais, le gouvernement n’a pris aucune mesure de protection. ->
PM


La religion monothéiste de l’islam se propage dans le Pacifique

6 11 2007

La religion monothéiste de l'islam se propage dans le PacifiqueL’islam attire progressivement un nombre croissant d’adeptes dans la région, notamment dans les pays mélanésiens. Des mosquées commencent à champignonner dans des endroits retirés de Papouasie Nouvelle-Guinée et des communautés islamiques existent aux îles Salomon et au Vanuatu. ->

Rainbird



Al-Qaïda forme des enfants pour des attentats en Grande-Bretagne

5 11 2007

Al-Qaïda forme des enfants pour des attentats en Grande-BretagneLa nébuleuse terroriste al-Qaïda forme des enfants et des adolescents en vue de perpétrer des attentats en Grande-Bretagne, a averti lundi Jonathan Evans, le chef du MI5, les services de renseignements intérieurs britanniques.

Au moment où je parle, des terroristes ciblent méthodiquement et de façon spécifique des jeunes gens et des enfants dans ce pays. Les terroristes sont en train de radicaliser, d’endoctriner et d’entraîner des jeunes gens vulnérables pour perpétrer des actes terroristes“, a déclaré le responsable. ->

Islam, religion de paix et d’amour. 

Rainbird


Vous voulez un verre d’eau ?

4 11 2007

La réponse de l’Etat face au drame du viol.

Mesdemoiselles, Mesdames, le 6 mm à crosse nacrée se marie très bien avec un poudrier Givenchy dans le fond d’un sac à main. Ce n’est pas un appel à la violence, seulement un appel à se défendre. Mieux vaut une balle dans le genou qu’une vie à genoux… mais ce n’est que mon avis.

La brigade du viol, une émission d’envoyé spécial: Le cas d’un ressortissant africain obsédé par les filles aux yeux clairs.

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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 23:58
[Cet entretien avec le Père Albert Longchamp, rédacteur en chef de l’ « Echo Illustré Magazine » (Genève), a paru dans le n° 5 du 6 février 1993, pp. 14-15]

L’image réconfortante d’un Islam tolérant à l’égard des autres religions vole en éclats sous la pression de l’intégrisme musulman. Mais c’est le principe même d’une coexistence à droits égaux qui est incompatible avec la tradition islamique. L’historienne Bat Ye’or nous explique pourquoi.

L’Islam et les autres religions

Un entretien avec Bat Ye’or

 

   Un certain discours, non dépourvu de fondement, associe volontiers la tolérance à l’Islam. Plusieurs versets coraniques préconisent en effet l’absence de toute contrainte à la conversion religieuse. Mais selon la doctrine du « jihad » élaborée dès le VIIIe siècle, qui vise à placer l’humanité toute entière sous la loi islamique, cette « tolérance » ne s’applique qu’à l’intérieur d’un statut spécifique imposant la soumission des non-musulmans.
   Le « statut » des non-musulmans est institué après la mort du Prophète, au cours du premier processus d’islamisation des sociétés chrétiennes. Ce processus est consécutif à la conquête arabe (632-750 ap. J.-C.), qui couvrira toute la rive sud de la Méditerranée, et se poursuivra en Asie. Du Xie au XVIIe siècle, la seconde vague, menée par les Turcs, annexera l’Arménie, l’Anatolie, les Balkans et la Grèce à l’aire d’influence musulmane. Tous ces pays étaient chrétiens avec, selon les lieux, des communautés juives plus ou moins importantes. Une partie de leur population fur massacrée, une autre réduite en esclavage ou déportée, une autre enfin soumise au statut de « dhimmitude ». Le mot « dhimmi » désigne les juifs et les chrétiens indigènes placés sous la tutelle et la « protection » des lois islamiques. La dhimmitude constitue en réalité un statut d’oppression, et la condition du dhimmi est avilissante. Telle est la conclusion à laquelle Bat Ye’or est parvenue après d’intenses recherches.
   Bat Ye’or a longuement étudié le statut du dhimmi juif et chrétien (1). Ses recherches lui ont permis de mettre à jour une imposante documentation sur les chrétientés d’Orient en pays islamisés. Elle en a tiré un livre qui analyse la « dhimmitude », la juridiction discriminatoire appliquée aux chrétiens indigènes, cette « histoire de souffrance et d’humiliation » qui s’étendit sur trois continents et, pour certaines régions, pendant treize siècles (2). Son travail éclaire les processus souvent occultés par ceux qui tentent aujourd’hui d’analyser le conflit israélo-arabe et les relations islamo-chrétiennes.

-     Essayons d’abord de définir le nom et le rôle du « dhimmi ».
Bat Ye’or : - Pour simplifier une notion historique très complexe, je dirais que le mot « dhimmitude » définit les relations entre l’ « umma » - la communauté islamique, et les « Peuples du Livre » - les Juifs et les Chrétiens. La dhimmitude est la conséquence du jihad, lequel exclut la légitimité s’une souveraineté politique autre qu’islamique. Les peuples et cultures de la dhimmitude furent nombreux : Syriens, Egyptiens, Grecs, Arméniens, Maronites, Berbères, Espagnols, Bulgares, Slaves, tous chrétiens ou juifs.

-     Concrètement, quelles étaient les dispositions prises à l’égard ou à l’encontre des Peuples du Livre ?
Bat Ye’or : Jugés impurs et inférieurs par la loi islamique, Juifs et Chrétiens sont soumis à un système d’inégalité et d’humiliation. La prohibition de la propriété foncière et du port d’armes, ainsi que l’interdiction de témoigner contre un Musulman, aggravent leur vulnérabilité. Ils sont soumis à une capitation coranique (la jizya) et à de nombreuses extorsions. S’ils ne peuvent payer, ils sont réduits en esclavage, eux ou leurs enfants. Le dhimmi est obligé de porter des habits spécifiques. Au Maghreb et au Yémen, les Juifs ne pouvaient sortir que déchaussés. Les enfants juifs orphelins au Yémen étaient automatiquement « convertis » à l’Islam. En Perse, Juifs et Chrétiens ne devaient pas sortir de chez eux par temps de pluie, de crainte que leur impureté ne contamine les Musulmans.

-     On dit cependant que le dhimmi était placé sous la « protection » des lois islamiques.
Bat Ye’or : Tant que les Juifs et Chrétiens se soumettaient à la loi islamique et acceptaient le statut de dhimmitude, l’Etat musulman théoriquement protégeait leur vie et leurs biens, il leur reconnaissait une liberté religieuse limitée et le droit de s’administrer selon leurs lois civiles. Mais les droits du dhimmi étaient des droits concédés, donc révocables et monnayables. Le dhimmi restait dans une condition obligatoire d’humiliation, d’infériorité et de vulnérabilité extrême.

-     Ce qu’il acceptait !
Bat Ye’or : Quoi que l’on puisse dire sur la corruptibilité de leurs chefs, les peuples dhimmis qui en furent les victimes ont manifesté, à mon avis, beaucoup de courage.
Cependant, de nombreux chefs militaires, religieux, politiques, intellectuels ont effectivement contribué à l’expansion et à la force de l’islamisation. La collaboration du patriarcat et du califat fut active tout au long de la dhimmitude et jusqu’à nos jours.

-     Mais la dhimmitude est abolie !
Bat Ye’or : Certes. Mais elle laisse des traces profondes. Les Etats musulmans modernes, sous la pression des puissances occidentales à la fin du XIXe siècle et sous la colonisation, ont adopté des juridictions inspirées par l’Occident. Cependant, la mentalité du jihad existe toujours dans les groupes fondamentalistes qui tentent de s’imposer – voyez l’Algérie – et la marginalisation des Juifs et des Chrétiens n’a jamais cessé dans les pays musulmans. Si les islamistes, très actifs aujourd’hui, rétablissent la chari’a (la juridiction musulmane considérée comme d’inspiration divine), l’idéologie du jihad et de la dhimmitude serait sûrement réactivée.

-     Comment expliquer la difficulté de l’Islam à évoluer vers une rencontre plus positive avec la modernité occidentale ?
Bat Ye’or : Les populations islamiques conservent une mentalité anti-occidentale datant d’avant la colonisation européenne puisque ces populations ont été motivées par le jihad pour conquérir des pays chrétiens. Toute leur tradition historique s’inscrit dans le jihad contre la chrétienté, et dans la dhimmitude imposée aux populations conquises. Nous qui avons perdu nos racines religieuses, qui sommes devenus des populations laïques, nous avons dépassé ces problèmes religieux. Les populations du Sud, elles, restent très attachées par contre à leur religion. D’autant plus attachées que la période de la colonisation a introduit des concepts modernes, par la modification de la juridiction, l’abolition de la chari’a, la laïcité apportée dans les écoles et dans l’enseignement, etc. Nous assistons maintenant à un rejet de tout ce que l’Occident a apporté au cours des XIXe-XXe siècles, soit par la colonisation, soit par les diverses formes de mandats. Il y a donc un retour au passé qui véhicule tous ses préjugés de violence, de guerre, de sentiments antichrétiens et antijuifs, en un mot, d’intolérance.

-     Aucune évolution en vue ?
Bat Ye’or : C’est nous-mêmes, en Occident, par nos mensonges et nos compromissions avec le terrorisme, qui encourageons le radicalisme islamique. Nous ne favorisons pas l’éclosion d’une pensée musulmane rénovatrice et autocritique. Tout le monde était fanatique au Moyen-Age. Mais nous vivons maintenant au XXe siècle.

-     L’Islam est-il incapable d’aborder la modernité ?
Bat Ye’or : Je ne dis pas cela. Je ne peux pas condamner 1 milliard de personnes. Tous les musulmans ne sont pas des fanatiques. Mais j’affirme que le terrorisme intellectuel et la glorification d’un passé mythique empêcheront toute prise de conscience des carences des lacunes de la civilisation islamique.

-     On rappelle pourtant la coexistence, pendant des siècles, au sud de la Méditerranée et au Proche-Orient, entre Juifs et Musulmans.
Bat Ye’or : Coexistence dans la dhimmitude ! Les Juifs de Palestine ont subi un martyrologe millénaire. C’est la raison pour laquelle ils étaient si peu nombreux au début du XIXe siècle, sur la terre de leurs ancêtres. Savez-vous qu’à Jérusalem, à cette époque, la population juive ne devait pas excéder 2000 personnes sous peine de mort ? Les Chrétiens n’étaient guère mieux lotis. A Jérusalem, il étaient moins de 3000 en 1806. A Nazareth et à Bethléem où ils étaient majoritaires, ils comptaient respectivement 1250 et 1500 âmes (3).

-     Peut-on établir un lien entre cette situation et l’hostilité farouche des pays arabes actuels à l’égard de l’Etat d’Israël ?
Bat Ye’or : En réalité, l’antisionisme arabe est fondamentalement antichrétien. La satanisation d’Israël renforce la satanisation de l’Occident non point parce que l’Occident aime ou soutient l’Etat hébreu, mais parce que les deux Peuples du Livre sont indissolublement unis dans le dogme et les stratégies du jihad et de la dhimmitude. Le stéréotype de l’Israélien dans le monde arabe est exactement celui du dhimmi juif et par conséquent celui du chrétien.

-      Dialogue impossible, préjugés tenaces : aucune évolution en vue ?
Bat Ye’or : La connaissance de la dhimmitude est l’étape nécessaire et indispensable à la paix du monde par la répudiation définitive d’idéologies de haine. Cette histoire doit conduire à la reconnaissance rétroactive des droits humains des peuples dhimmis. Faute de quoi ces préjugés demeureront opérationnels et garderont leur nocivité.
 

(1)   Voir Bat Ye’or : Le Dhimmi : profil de l’opprimé en Orient et en Afrique du Nord depuis la conquête arabe. Editions Anthropos, Paris, 1980, 335p. 

(2)   Bat Ye’or : Les Chrétientés d’Orient entre Jihad et Dhimmitude : VIIe-XXe siècle. Préface de Jacques Ellul, Le Cerf, Paris 1991, 530 p. 

(3)   Bat Ye’or : « Juifs, Chrétiens et Musulmans en Terre Sainte. Humiliante dhimmitude », Historama, Paris, N° 106, décembre 1992, pp. 60-66.
 

Propos recueillis par Albert Lonchamp

source : http://www.dhimmitude.org/archive/ArticleF3.html

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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 23:51

Chaque Homme, d'où qu'il vienne, quelle que soit sa religion, sa couleur ou sa langue, peut devenir un Français à part entière, peut faire de la France sa nation de coeur. Il suffit pour cela qu'il le veuille. D'accord. Ce principe des Lumières s'est plus ou moins bien vérifié dans les périodes d'immigration, tant que celle-ci ne se faisait qu'entre pays européens.

Depuis l'immigration massive venue d'Afrique, l'assimilation a échoué. Certains reprochent à l'Etat cet état de fait, d'autres aux immigrés eux-mêmes. Mais la question au final est ailleurs, au lieu de se demander si cet échec incombe aux dirigeants ou aux immigrés, demandons-nous s'il était évitable.

Et si la diversité et les différences, lorsqu'elles deviennent conséquentes, ne pouvaient mener qu'à la division de la société, et donc à son affaiblissement ? Si l'unicité d'un peuple constitué d'Hommes d'horizons très différents n'était qu'éphémère voire illusoire ? Si l'assimilation avait échoué non pas par maladresse mais bien parce qu'elle est, au fond, impossible ?

Et si finalement, ce principe majeur des Lumières, l'universalisme, n'était plus qu'une étoile morte ?

Evidemment ces questions ne se posent pas dans le paysage médiatique français, puisque la Révolution n'est pas une demi-mesure. Rien n'est contestable, on ne peut pas remettre en question, même sur un sujet précis, l'Idéal Républicain.

Il est tout, le début et la fin, personne ne pense ni ne parle en dehors de ses frontières. Chaque débat, aussi intéressant soit-il, reste borné de part et d'autres par le dogme républicain. C'est l'axiome de toute critique, de toute analyse, et comme tout tyran, il condamne l'esprit libre à l'obscurantisme.

Et ainsi, en invalidant dans l'oeuf les diagnostics non conformes à la doxa universaliste, les forces de ce pays continuent de mener les mêmes politiques, au nom de leurs "grands" principes, et accessoirement de quelques intérêts commerciaux. Les flux immigratoires ne cessent de compliquer les problèmes du peuple de France, économiques mais aussi identitaires, et donc les conflits communautaires.

Et si l'on adhère pas à ses jolies théories, cette générosité franco-française, l'anathème du racisme ne se fait pas attendre. Il est interdit de remettre en question la nationalité réelle de l'Arabe qui t'insulte de "sale Blanc" ou de "sale Français", puisque même s'il parle arabe, s'il prie Allah et s'il n'aime pas la peau pâle, sa carte d'identité est bleue comme la nôtre, et donc il est un Français comme n'importe quel autre. Ou bien, dans le pire des cas, s'il ne se sent pas attaché à la nation, c'est à cause de sa situation sociale. Rien de définitif là-dedans, juste une question de conjoncture...Voilà ce que les extrêmistes des Lumières considèrent comme l'indiscutable Vérité.

Ou alors on tente de camoufler cet échec. Voyant que l'Autre refuse de s'assimiler, on ne lui demande même plus de le faire, on s'adapte à lui. L'assimilation est presque inversée. Il ne devient pas nous, donc nous devenons lui. Propagande pour le métissage, la Marseillaise en arabe, le rap utilisé par les profs dans les ZEP comme méthode pédagogique, la construction de Mosquées par l'Etat...bref la xénophilie par excellence.

Est-ce mieux ? C'est peut-être plus lucide que l'universalisme béat qui croit pouvoir uniformiser n'importe quel étranger oui...moins naïf, moins prétentieux c'est certain...mais est-ce vraiment mieux ? Se faire coloniser par la culture de l'Autre puisqu'il ne peut ou ne veut pas adopter la nôtre ? Moui...assimilation, intégration, cela revient au même en définitive.

Dans le premier cas le communautarisme est réel, il existe puisque l'Autre reste "autre" et ne devient pas "nôtre", mais cet échec est nié au nom d'un idéal républicain qui n'est plus qu'une façade, dans le second cas ce communautarisme est assumé et n'exige plus l'assimilation de l'autre mais juste son intégration, sans aucun sacrifice de sa part. Pire, on nie notre propre culture, notre identité, pour adopter la sienne ; "ne change pas, nous changerons pour toi". Dans les deux cas la nation est plurielle, la société est disloquée, tout comme le peuple. Est-ce cela que l'on veut ?

Accueillir sans même demander à l'Autre de "devenir" comme nous voire se sacrifier à sa place, ou bien lui demander de changer hypocritement en sachant qu'il ne le fera pas, est-ce là notre seule alternative ?

Lumières bornées dans leur théories ou Lumières fourvoyées se résignant au modèle multiculturel, nos phares qui autrefois ont pu nous éclairer pour sortir du despotisme monarchique ne semblent plus briller aujourd'hui que pour éblouir et aveugler la grande majorité des gens, les autres étant contraints à la dissidence, forcés à vivre le "côté obscur" de l'idéal républicain : insécurité physique et sociale, racisme anti-blanc, négation de l'identité... A l'ombre des Lumières.

D'abord exister, ensuite survivre Identité et ordre mondial par Vae Victis

 

L’identitarisme, qui fait de l’identité nationale, ethnique, clanique, la clef de voute de sa réflexion politique, débouche par extension à une théorie des relations internationales d’une profonde originalité.

Ce courant de pensée postule que l’identité est un fait matériel observable, que chaque peuple ou groupe de population en développe une particulière, et qu’il convient au nom du respect qu’on doit à sa propre identité, respecter celle des autres. Il en découle une égalité formelle entre identités, et un refus du métissage identitaire (cosmopolitisme), et des contacts civilisationnels trop appuyés. En gros de l’isolationnisme doublé de fraternité identitaire.

On pourrait résumer cette conception des relations internationales à : “Touche pas à mes jouets, et je viendrais pas piquer les tiens.” ou “Ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse” ou en langage identitaire “Respecte ma terre, et je respecterai la tienne”. Pourtant chacun sait depuis le bac à sable que, ne pas toucher aux jouets du petit copain, ne l’empêchera pas de prendre les votres. Tout au contraire, ce manque d’agressivité, cette passivité conduisent à exciter ses instincts : rapines et domination. En langage plus adulte on dira que rien ne reste immobile, et surtout pas les identités, qui se développent ou régressent aux dépends les unes des autres.

On pourrait croire à la pose tactique, qui s’articulerait autour du droit des peuples européens à l’autodétermination, pour se vêtir des oripeaux du politiquement correct. Mais les identitaires semblent sincères. Ils sont même généralement tout ce qui a de plus opposés au colonialisme territorial ou économique, à l’exploitation des ressources naturelles en pays étranger, pétrole compris, ou même au tourisme sexuel.

Ils semblent vouloir croire à un monde colorés de petites taches d’identité qui ne déteindraient jamais les unes sur les autres. Mais il n’en est rien, sorti de la réflexion doctrinaire, ils savent parfaitement que l’islam est en expansion et qu’il faudrait lui faire barrage. En réalité et c’est sans doute leur plus grand tort, ils pensent en terme moral, en terme de justice. Comme si une fois libéré de nos entraves (si jamais), il ne faudrait pas usé de nos forces à notre propres fins. Comme il est sain de le faire. Comme s’il ne nous faudrait pas renouer avec la puissance.

 

 

Doit-on alors mondialiser, coloniser ? La pérennité des nôtres coûte-t-elle nécessairement celle des autres ? Les Etats-Unis ont-ils raison ? En tout cas ils gagnent...

En attendant, pour ce qui est de la France et de l'Europe, il faut d'abord exister, c'est-à-dire mettre fin à la colonisation qu'elle vienne du Sud ou de l'Ouest, avant de songer aux limites de l'idéal identitaire.

Je crois qu'avant de penser à l'avenir et aux façons de l'assurer, encore nous faut-il reconquérir notre présent.


Inquisition de l'universel

Lorsque je feuillette la table des auteurs cités dans un journal intime (prenons celui de Renaud Camus par exemple), je cherche si le nom de Leopardi y apparaît. Dans l'affirmative j'achète l'ouvrage.

Leopardi a touché du doigt ce que pouvait être l'esprit des anciens Grecs et Romains. Il distingue par exemple le malheur moderne collectif et irrémédiable du malheur chez les Anciens, individuel et résultant toujours d'une faute commise par celui qui en est touché.

Malheur désespéré des Anciens pour qui ce malheur pouvait être évité ; malheur qui peut trouver chez les modernes une consolation philosophique de par son universalité même.

Leopardi tellement actuel en cette époque de dictature de l'amour universel. Ainsi page 127 de l'édition Allia du Zibaldone :

“Voici un autre trait fort curieux de la philosophie moderne. Cette dame a traité le patriotisme d'illusion : elle a voulu que le monde entier fût une seule patrie et que l'amour pour l'humanité fût universel : projet contre nature, qui ne peut avoir aucun effet bénéfique, aucune grandeur, etc.

C'est l'amour de la communauté, et non l'amour des hommes, qui a toujours fait naître de grandes actions ; pour des esprits étroits, il arrive fréquemment que la patrie, ayant un corps trop vaste, n'ait aucun effet sur eux, et ils se choisissent d'autres corps, comme les sectes, les ordres, les villes, les provinces, etc.

Voilà pourquoi l'amour de la patrie a effectivement disparu. Aussi tous les individus n'ayant pu se reconnaître en une seule patrie, les patries ont toutes fini par se diviser en autant d'individus ; l'union universelle qu'avait exaltée cette fameuse philosophie s'est transformée en une véritable séparation des individus”

Dans ces lignes écrites le 3 juillet 1820 au fond d'une des provinces les plus arriérées d'Italie, on trouve tous les maux qui ravagent la France d'aujourd'hui.

La dictature de l'amour universel qui nous impose d'aimer tous les hommes indistinctement et traite de raciste celui qui préfère sa patrie au reste du monde.

Le repliement communautaire ou régionaliste des esprits étroits et des coeurs secs incapables de se hausser à l'amour de la patrie.

L'individualisme destructeur auquel les belles âmes humanistes qui font les lois et l'opinion nous ont conduits à force de stigmatiser l'amour de la France au bénéfice d'un impossible amour universel.


(issu de Léopardi et la préférence nationale)

A l'ombre des Lumières
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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 23:55
07.09.2007
50% des mosquées en Grande Bretagne sont tenues par des radicaux

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Dépêche AFP, 07/09/07:

 

   Près de la moitié des mosquées de Grande-Bretagne sont gérées par une secte radicale de l'islam sunnite, dont le chef spirituel au Royaume-Uni appelle les musulmans à "verser le sang" au nom de la religion, a indiqué le Times dans son édition d'aujourd'hui. Citant une copie d'un rapport de police, le quotidien précise que plus de 600 des 1.350 mosquées britanniques sont gérées par la secte Deobandi, mouvement fondamentaliste présent notamment en Afghanistan et au Pakistan et qui prêche un islam délivré de l'influence "amorale" de l'Occident.

Pour en savoir plus sur Riyadh ul Haq, leader des deoband en GB, cliquer ici pour une biographie, et ici pour des extraits de prêches.

Connaitre l'Islam enseigné par le juge Muhammad Taqi Usmani, un des plus éminents de l’école déobandi (courant de l’Islam sunnite majoritaire au Pakistan et donc en Angleterre et non simple « secte » déviante  comme le sous entend l’AFP)

Pour une revue des principaux mouvements islamiques en GB cliquer ici


06.09.2007
Le roi Mohammed VI veut assimiler les islamistes marocains

                                                                                                                                                                        L'analyse de Thierry Oberlé, grand reporter au service Étranger du Figaro


N'ayons pas peur de revenir sur les accords de Schengen

 

Par Denis Vignolles, haut fonctionnaire, tribune publiée dans le Figaro du 06 septembre 2007

 

    Selon l'ONU, la population mondiale, qui comptait 2,5 milliards d'individus en 1950, puis 6,4 aujourd'hui, atteindra 9,1 milliards en 2050. Les pays en développement contribueront quasi exclusivement à cette explosion démographique. Il y aura environ 5,2 milliards d'Asiatiques (contre 3,8 actuellement) 1,8 milliard d'Africains (851 millions aujourd'hui) et 1,2 milliard d'Américains. Seule l'Europe pourrait connaître un déclin en raison principalement de l'évolution négative des pays de l'Est. Les dirigeants du monde entier devraient s'attacher à apporter des réponses concrètes à cette évolution, sous peine d'assister demain à un immense chaos (...)


   La population indienne augmente plus en une semaine que celle de l'Union Européenne en un an. Celles du Burkina, du Niger, de la Somalie, de l'Ouganda ou encore du Yémen devrait quadrupler d'ici à 2050. Comment nourrir de telles populations, qui connaissent déjà la famine aujourd'hui ? Même si l'Inde et la Chine connaissent des taux de croissance exceptionnels, si leurs niveaux de vie moyens s'améliorent, ces deux nations continents ne pourront résoudre seules leur problème démographique. Quand à l'Afrique, elle n'est pas en mesure d'endiguer la misère et l'exode. Dans ces conditions, les États-Unis et l'Europe doivent s'attendre à voir grossir les flux migratoires qu'ils connaissent depuis deux ou trois décennies.

  Le cas de l'Europe, et donc de la France, est critique. Confrontés à un chômage endémique, nos pays ne pourront pas longtemps absorber chaque année plusieurs centaines de milliers de migrants, légaux ou illégaux, sans faire imploser, socialement et budgétairement, le système. D'autant qu'avec la délocalisation de son tissu industriel et depuis peu de ses services informatiques et de gestion, l'Europe perd chaque année des centaines de milliers d'emplois. Ce furent d'abord les emplois les moins qualifiés. Ce sont aujourd'hui des métiers à haute technicité qui sont externalisés vers l'Asie ou l'Europe de l'Est. Selon l'OFCE, la France aurait perdu 650 000 emplois délocalisés en vingt ans et la direction de la prévision du ministère des Finances évalue à 800 000 les emplois menacés à court ou moyen terme. Après les grands groupes et les PME les plus importantes, les petites entreprises se lancent dans les délocalisations. Le discours sur la salutaire spécialisation dans l'économie de l'immatériel pour les pays de la « vieille Europe » n'a donc aucun sens.

   Avec plus de trois millions de chômeurs réels, la France, pas plus que les autres pays européens, ne peut accueillir ces migrants, dont la majorité n'ont aucune qualification et qui viennent peser sur les politiques salariales et sociales de notre pays. Ces nouveaux demandeurs d'emploi favorisent le développement du dumping social et d'une activité souterraine qui menace l'économie entière. Sans parler du problème récurrent du logement de ces populations. Dans ces conditions, affirmer que les pays européens ont besoin d'une immigration de main-d'oeuvre est un non-sens, car ce sont justement les travailleurs les moins qualifiés qui paient le prix fort des délocalisations et du chômage, et qui sont concurrencés par les migrants légaux ou illégaux.

   Affirmer par ailleurs que l'on a besoin de cette immigration pour assurer l'équilibre des régimes de retraite est une autre mystification. Car le coût des politiques sociales d'intégration dépassera de très loin les hypothétiques rentrées de cotisations. Enfin faut-il rappeler que les élargissements successifs de l'Union européenne ont accru considérablement l'arrivée de travailleurs d'Europe de l'Est. Ainsi, plus de 300 000 Polonais ont gagné le Royaume-Uni en dix-huit mois. Cela va s'amplifier avec l'arrivée de Roumains et de Bulgares. 

   De toute évidence, ces questions relèvent d'une politique européenne commune. Les décisions prises par un État membre ont des répercussions sur l'ensemble des partenaires de l'UE. Lorsqu'en 2005, l'Espagne a régularisé 700 000 étrangers, et l'Italie 635 000 en 2003, c'est l'ensemble des pays de l'Union qui sont désormais susceptibles de les accueillir. Or, aujourd'hui, dans ce domaine, l'Europe est défaillante. Elle n'a aucun pouvoir en matière de gestion des flux migratoires et les besoins démographiques et économiques des pays membres sont très différents. Comment concilier les politiques de pays aussi diversement concernés par ce problème que la France ou l'Espagne d'un côté, et la Pologne ou la Roumanie de l'autre? Nous touchons là aux limites du modèle européen qui privilégie la règle de l'unanimité au détriment de l'intérêt général.

   Pour autant, l'Europe reste le levier essentiel d'une politique d'immigration. Entre les discours volontaristes de Nicolas Sarkozy qui n'ont encore aucun effet tangible et l'incompréhensible candeur de la gauche toujours prompte à régulariser des sans-papiers, il est temps d'agir. Le nouveau gouvernement vient certes de proposer des mesures visant à combiner des conditions d'entrée plus restrictives et un énième plan de développement avec l'Afrique. C'est insuffisant. Il faut aller plus loin, revoir totalement les accords de Schengen en les fondant sur un principe de responsabilité et d'interdépendance des pays signataires, alliant une politique rigoureuse d'accueil des migrants, y compris intra-européens, des moyens de surveillance enfin adaptés et une politique de codéveloppement vraiment efficace avec les pays d'origine. Cela passe par une prise de conscience de l'urgence du péril économique et humain qui menace la stabilité de notre société et, le cas échéant, par une remise en question du fonctionnement actuel des institutions européennes.


05.09.2007

L' Exécutif des Musulmans de Belgique inculpé pour fausses factures
   Le parquet de Bruxelles a confirmé, mardi, l'inculpation de l'Exécutif des Musulmans de Belgique, en tant que personne morale. L'inculpation porte sur des faux en écriture. Le parquet demandera par ailleurs la désignation d'un administrateur judiciaire provisoire. Après l'arrestation pour détournement de fonds de son ancien président Mohamed Boulif, ça commence à faire désordre pour une "religion" exemplaire...(lire l'article de 7/7)

observatoire-de-l-islamisation.jpg

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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 23:51

Publié par spqr sur Vendredi, 9 novembre, 2007

C’était il y a deux ans ; les émeutes embrasaient la France.

Un diaporama animé, célèbre à l’époque (disponible uniquement en téléchargement, cliquez sur l’image puis sur “Download file” ou sur les liens ci-dessous) :

wesh.jpeg


diaporama émeutes Novembre 2005 
Au format SIT (5,1 Mo, à décompresser)
Cliquez sur “Download file”
   


 
wesh.gifAu format SWF (6,4 Mo, s’ouvrira dans un navigateur ou avec Quick-Time)
N’hésitez pas à rediffuser ce diaporama.

 

La devise des émeutes :

« La France n’a jamais été aussi belle qu’en ce moment : elle brille de mille feux. »
La météo de Novembre 2005 : Prévision des émeutes de demainmeteo normale emeutes

Idée de cadeau de Noël :

coffret La Peugeot 2006 en flammes

Oeuvres sociales du Comité d’Entreprise d’EDF (le fameux 1% de vos factures) : le parcours pour “jeunes” version 2005 :

émeutes 2005 transformateur EDF jeunes
  
 
Souvenez-vous : aucun OVNI n’a été signalé en France pendant cette période.

et3.gif

et2.gif 


Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur,
demande et obtient, non sans difficulté, l’instauration de l’Etat d’urgence ; celui-ci est décrété le Mardi 8 Novembre 2005 pour 12 jours. Le 14 Novembre, il est prolongé de 3 mois. Des syndicats réclament l’intervention de l’armée voire, pour certains, l’application de la loi martiale, comme cela avait été le cas aux Etats-Unis lors des émeutes de Los Angeles en 1992, qui avaient été stoppées en quelques jours.

Citations de Nicolas Sarkozy du 17 Novembre 2005 (1) :

« C’est vrai, les banlieues, ça fait bien longtemps qu’on sait ce qui s’y passe et ça fait trente ans qu’on a décidé, consciemment ou inconsciemment, de les laisser dépérir dans leur coin en contournant le problème. On a essayé d’acheter le calme en retirant les services publics et en créant les conditions d’une politique sociale centrée sur l’assistanat. Tant d’habitants de nos quartiers se sont ainsi sentis abandonnés par la République! «
« La vérité, c’est que, depuis quarante ans, on a mis en place une stratégie erronée pour les banlieues. D’une certaine manière, plus on a consacré de moyens à la politique de la ville, moins on a obtenu de résultats. Dire cela, c’est regarder la situation telle qu’elle est. Le quantitatif n’est pas la solution. Le temps est venu de parler des vrais problèmes. J’ajoute un dernier mot: fallait-il que je touche là où ça fait mal pour que les mots que j’ai prononcés suscitent un tel débat! J’observe que les habitants des banlieues, eux, m’ont compris: c’est la réalité qu’ils vivent. Ce sont toujours les mêmes qui ont fait mine de ne pas comprendre. «

« La police va arriver dans les quartiers à 17 heures et partir à 4 heures, parce que ce sont les horaires des voyous »

Sarkozy réussit à contenir et à réduire peu à peu les émeutes, malgré des moyens limités (Police, Garde Républicaine, grande lacrymogènes, flash-balls) et insuffisants pour un « conflit de basse intensité » (guerilla, “intifada”), un bridage imposé (interdiction à la Police de tirer) et des jugements non dissuasifs (prison avec sursis pour des incendiaires de voitures ou de bâtiments et des agresseurs de policiers).
Tout le fardeau des émeutes est laissé au seul Ministre de l’Intérieur.
A l’époque “on” espérait sans doute le faire chuter et le déconsidérer aux yeux de l’opinion pour lui barrer la route de la Présidence. Non seulement ce n’a pas été le cas, mais il en est sorti renforcé.

(1) Source : L’Express du 17/11/2005 - Une interview exclusive - Nicolas Sarkozy contre-attaque

 


 
L'image “http://www.communautarisme.net/photo/rubrique-38888.png” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.


La Caillera et son intégration

par Jean-Claude Michéa, agrégé de philosophie enseignant à Montpellier, texte paru en 1999
La Caillera n'est pas intégrée à la "société". S'il s'agit, en revanche, de l'intégration au système capitaliste, il est évident que la Caillera est infiniment mieux intégrée à celui-ci que ne le sont les populations, indigènes et immigrées, dont elle assure le contrôle et l'exploitation à l'intérieur de ces quartiers expérimentaux que l'État lui a laissés en gérance. C'est ce que nous rappelle ici Jean-Claude Michéa, infatiguable propagateur de l'oeuvre de George Orwell.
 
L'Enseignement de l'ignorance de Jean-Claude Michéa, Éditions ClimatsL'Enseignement de l'ignorance de Jean-Claude Michéa, Éditions Climats

« Une forme de morale qui serait acceptable par tout le monde – en ce sens que tous devraient s'y soumettre – me paraît catastrophique. » - M. Foucault.
« L'école de la réhabilitation nous a amenés à ne voir aucune différence entre un coquin et un honnête homme »

La distinction entre une société – qui, quelle que soit la variété de ses formes, ne peut abolir le moment du don (1) – et un système capitaliste – hypothèse métaphysique devenue la base d'un projet politique partiellement réalisable – permet de déplacer la position habituelle de nombreux problèmes dits « de société ». Soit à déterminer, par exemple, la signification politique réelle des comportements de la Caillera (2). Doit-on y voir, conformément aux présentations médiatiques et sociologiques habituelles, un signe normal des difficultés liées au « problème de l'intégration » ? Formulée en ces termes, la question est, de toute évidence, mal posée, c'est-à-dire posée de façon ambiguë. Si l'on parle en, effet, de l'intégration à une société, c'est-à-dire de la capacité pour un sujet de s'inscrire aux différentes places que prescrit l'échange symbolique, il est clair que cette fraction modernisée du Lumpen (3) n'est pas, « intégrée », quelles que soient, par ailleurs, les raisons concrètes (familiales et autres) qui expliquent ce défaut d'intégration. S'il s'agit, en revanche, de l'intégration au système capitaliste, il est évident que la Caillera est infiniment mieux intégrée à celui-ci (elle a parfaitement assimilé les éloges que le Spectacle en propose quotidiennement) que ne le sont les populations, indigènes et immigrées, dont elle assure le contrôle et l'exploitation à l'intérieur de ces quartiers expérimentaux que l'État lui a laissés en gérance. En assignant à toute activité humaine un objectif unique (la thune), un modèle unique (la transaction violente ou bizness) et un modèle anthropologique unique (être un vrai chacal), la Caillera se contente, en effet de recycler, à l'usage des périphéries du système, la pratique et l'imaginaire qui en définissent le Centre et le Sommet. L'ambition de ses membres n'a, certes, jamais été d'être la négation en acte de l'Économie régnante. Ils n'aspirent, tout au contraire, qu'à devenir les golden boys des bas-fonds. Calcul qui est tout sauf utopique. Comme l'observe J. de Maillard, « sous nos yeux, l'économie du crime est en train d'accomplir la dernière étape du processus : rendre enfin rentable la délinquance des pauvres et des laissés pour compte, qui jadis était la part d'ombre des sociétés modernes, qu'elles conservaient à leurs marges. La délinquance des pauvres, qu'on croyait improductive, est désormais reliée aux réseaux qui produisent le profit. Du dealer de banlieue jusqu'aux banques de Luxembourg, la boucle est bouclée. L'économie criminelle est devenue un sous-produit de l'économie globale, qui intègre à ses circuits la marginalité sociale (4). »

À la question posée, il convient donc de répondre clairement que si la Caillera est, visiblement, très peu disposée à s'intégrer à la société, c'est dans la mesure exacte où elle est déjà parfaitement intégrée au système qui détruit cette société. C'est évidemment à ce titre qu'elle ne manque pas de fasciner les intellectuels et les cinéastes de la classe dominante, dont la mauvaise conscience constitutive les dispose toujours à espérer qu'il existe une façon romantique d'extorquer la plus-value. Une telle fascination intellectuelle pour la « fièvre généreuse du délinquant » (Foucault) serait, cependant, difficile à légitimer sans le concours bienveillant de la sociologie d'Etat. Cette étrange sociologie, en effet, afin de conférer aux pratiques, légales et illégales, du système qui l'emploie cette couleur « rebelle » qui les rend à la fois politiquement correctes et économiquement rentables, recourt à deux procédés principaux qui, quand on y réfléchit, sont assez peu compatibles.

Tout d'abord, elle s'efforce d'inscrire ce qu'Orwell nommait « le crime moderne » dans la continuité des délits et des crimes d'autrefois. Or ce sont là deux univers très différents. Le bandit d'honneur des sociétés traditionnelles (le cas des pirates est plus complexe) puisait sa force et sa légitimité historique dans son appartenance à une communauté locale déterminée ; et, en général, il s'en prenait d'abord à l'État et aux divers possédants. Le délinquant moderne, au contraire, revendique avec cohérence la froide logique de l'économie pour « dépouiller »« révolte morale » (Harlem Désir) voire, pour les plus imaginatifs, comme « un réveil, un appel, une réinvention de l'histoire » (Félix Guattari), revient, par conséquent, à parer du prestige de Robin des Bois les exactions commises par les hommes du Sheriff de Nottingham. Cette activité peu honorable définit, en somme, assez bien le champ d'opérations de la sociologie politiquement correcte.

Quand au second procédé, il consiste à présenter l'apparition du paradigme délinquant moderne – et notamment son rapport très spécifique à la violence et au plaisir qu'elle procure – comme l'effet mécanique de la misère et du chômage et donc, à ce titre, comme une réponse légitime des exclus à leur situation. Or s'il est évident que la misère et le chômage ne peuvent qu'accélérer en retour la généralisation du modèle délinquant moderne, aucun observateur sérieux – ou simplement honnête – ne peut ignorer que ce modèle a d'abord été célébré dans l'ordre culturel, en même temps qu'il trouvait ses bases pratiques dans la prospérité économique des « trente Glorieuses ». En France, par exemple, toutes les statistiques établissent que le décollage des pratiques délinquantes modernes (de même que la constitution des mythologies de la drogue) a lieu vers 1970, tandis qu'en Allemagne, au Danemark et aux Pays-Bas il est perceptible dès 1964-1965 (6). Expliquer le développement de la délinquance moderne (développement qui, dans un premier temps – on s'en souvient – avait été tenu par la sociologie officielle pour un pur « fantasme » des classes populaires) comme un effet conjoncturel du chômage est évidemment une procédure gagnante pour le système capitaliste. D'une part, elle conduit à présenter la « reprise économique » – c'est-à-dire l'aide accrue de l'État aux grandes firmes – comme la clé principale du problème ; de l'autre, elle dispense d'interroger ce qui, dans la logique même du capitalisme de consommation, et la culture libérale-libertaire qui lui correspond, détermine les conditions symboliques et imaginaires d'un nouveau rapport des sujets à la Loi (7).

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1). Selon la terminologie d'Alain Caillé, le cycle du don (c'est-à-dire la triple obligation – analysée par Mauss – de donner, recevoir et rendre) est le fondement anthropologique de la socialité primaire. L'échange économique et la relation juridique constituent, de ce point de vue, des structures secondes, dont l'existence n'est pas universelle. Naturellement, ce cycle du don se déploie historiquement en une infinité de modes, dont certains peuvent même fonder du lien négatif ou « agonistique » (c'est le cas, par exemple, de la Vendetta, ou de la guerre primitive telle que l'analyse P. Clastres). Sur ce dernier point, – souvent négligé – on trouvera des informations intéressantes dans deux ouvrages : Conflit et lien social (J.L. Boilleau. La Découverte, Mauss, 1995) et La réciprocité et la naissance des valeurs humaines (D. Temple et M. Chabal, L'Harmattan, 1995.).Sur l'impossibilité d'éliminer la sphère du don, cf. J.C.Michéa, Peut-on ramener la société à la raison ?, revue du M.A.U.S.S. n° 6, 1995.
2). Tel est, on le sait, le nom que se donnent, en France, les bandes violentes, surgies sur la ruine politiquement organisée des cultures populaires, et qui règnent par le trafic et la terreur sur les populations indigènes et immigrées des quartiers que l'État et le capitalisme légal ont désertés. Comme le rappelle le collectif Stop à la Violence, ces bandes « font régner la terreur pour monter leur bizness. Les crapules prennent alors le pouvoir. Sur notre dos. Les crapules, c'est la mort des quartiers. »
3). Rappelons que, pour Marx, le Lumpen (qui, de nos jours, inclut également, à côté de la Caillera, les différentes fractions de la Zone dont l'origine sociale et l'utilisation par l'ordre établi exigent une analyse distincte) est toujours « par ses conditions de vie disposé à se vendre à la Réaction » (cf. Le Manifeste communiste). Dans la préface de 1870 à la Guerre des paysans en Allemagne, Engels est même plus radical : « Le Lumpen-prolétariat, – écrit-il – cette lie d'individus corrompus de toutes les classes, qui a son quartier général dans les grandes villes, est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette espèce est absolument vénale et impudente. Quand les ouvriers français mettaient sur les maisons, pendant les révolutions, l'inscription : Mort aux voleurs ! et qu'ils en fusillaient même plus d'un, ce n'était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu'il fallait, avant tout, se débarrasser de cette bande. Tout chef ouvrier qui emploie ces vagabonds comme défenseurs, ou qui s'appuie sur eux prouve qu'il n'est qu'un traître au mouvement. » Donnez à ces « traîtres » un manuel de statistiques et quelques subventions de l'État et vous obtiendrez ce que les journalistes appellent la sociologie moderne.
4). J. de Maillard : Un monde sans loi, p. 84, Stock, 1998.
5). C'est cette évolution culturelle, lente et complexe, qu'Orwell a essayé de saisir à travers le roman policier, dans Raffles and Miss Blandish. (1944).
6). On trouvera toutes les données statistiques nécessaires dans l'ouvrage de Charles Szlakmann : La Violence urbaine, Robert Laffont, 1992.
7). Il suffit de consulter les dates, pour noter qu'Orange mécanique – devenu, avec More et Easy Rider, l'un des films-culte de la jeunesse des nouvelles classes moyennes de l'époque, parce qu'il achevait, avec un talent évident, de donner ses lettres de noblesse au « crime moderne » – ne peut en aucun cas être interprété comme un effet culturel du « choc pétrolier » et de la « crise économique ». C'est même l'aspect purement « gratuit » de la violence déployée pour transgresser la Loi qui frappa alors la critique, aspect dont H. M. Enzensberger a souligné, dans La Grande Migration (Gallimard, 1995), à quel point il constitue l'autre face du « bizness » délinquant moderne. On trouvera à ce sujet des indications très intéressantes dans la description du ghetto jamaïcain de Londres par Victor Headley (Yardie, Éd. de l'Olivier, 1997). Ce roman militant, d'abord auto-édité, et « vendu dans les salons de coiffure et les épiceries de Brixton », démonte avec brio les mécanismes intellectuels et psychologiques de la Caillera jamaïcaine de Londres et met la jeunesse du ghetto en garde contre le rêve capitaliste et sa rationalisation sociologique. Enfin, concernant la fascination exercée sur les intellectuels bourgeois – depuis George Sand et Victor Hugo – par la figure du « mauvais garçon » (on pourrait appeler « complexe de Lacenaire » cette variante de l'œdipe) on lira avec intérêt les précieuses mises au point de Varlam Chalamov dans le Monde du Crime (Gallimard, 1993). Dix-sept ans de bagne stalinien, parmi les droits communs, ont, en effet, permis à Chalamov d'accumuler une expérience sociologique de la question qui doit bien valoir celle qu'on a le bon goût d'acquérir au Collège de France.



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Copyright Éditions Climats, 1999 : texte extrait de L'Enseignement de l'ignorance de Jean-Claude Michéa, publié avec l'aimable autorisation des éditions Climats et de l'auteur.
Ce texte a également été publié dans le numéro 14 de la Revue du Mauss 
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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 23:58

Les émissions politiques du week-end ont ceci d’instructif qu’elles permettent de mesurer l’état clinique des princes qui nous gouvernent et des médias qui nous restituent leur chanson de geste. Le dimanche 28 octobre, on nous parlait des retraites sur une chaîne et de la réforme de la constitution sur une autre. Concernant les retraites, on nous a dit que les régimes spéciaux n’étaient pas tenables. A propos de la constitution, M. Balladur, chargé par M. Sarkozy de proposer, avec une commission nommée à cet effet, une réforme, a intelligemment exposé quelques-uns des résultats de ces cogitations. Mais ce qu’on n’a pas appris, c’est comment, une fois les régimes spéciaux réformés, on ferait face au krach de l’ensemble des retraites, qui se déroule sous nos yeux et qui va se traduire par la ruine des retraités, ni ce qui, une fois les suggestions de la commission Balladur inscrites dans le marbre, pousserait les gouvernants de la France à prendre les problèmes à bras le corps et à dire la vérité aux Français.

Si nos compatriotes n’ont pas le moral, c’est parce que le pouvoir ne répond pas à leurs inquiétudes sur ces sujets. Et qu’ils ont en outre l’angoissante sensation que non seulement on ne veut pas, en haut lieu, leur parler sans détours, mais que surtout ni les gouvernants ni les opposants, ni les journalistes, même spécialisés, n’ont la moindre idée de ce qu’il faudrait faire. Et ce qu’on a pu constater ce week-end comme les autres jours, c’est que les uns et les autres tournent sur les plateaux de radio et de télévision comme des mouches dans un bocal.

On se demande combien de temps cette comédie va encore durer. Chaque jour qui passe voit les emplois disparaître ou se délocaliser, les déficits s’aggraver, l’insécurité et la violence gagner du terrain, et cela semble ne susciter aucune réaction des gouvernants ni des citoyens. Comme si tout le monde semblait convaincu qu’il n’y a plus rien à faire sauf à attendre la catastrophe finale qui emportera le régime et rebattra toutes les cartes. Quand une société ne parvient pas à résoudre ses problèmes, elle n’a de choix qu’entre la guerre et le chaos, l’un n’empêchant d’ailleurs pas l’autre. La France n’a pas de projet guerrier en magasin, il ne lui reste donc plus que le chaos, puisque la réforme est impossible.

M. Sarkozy avait bien compris que seule l’idée de la rupture pouvait lui faire gagner l’élection présidentielle. Mais du contenu et surtout des moyens de cette rupture, il n’avait pas la moindre idée. D’où l’incroyable flottement de sa gouvernance, qui le voit s’agiter comme un ludion sans qu’il ne donne jamais l’impression de savoir où il va. Les Français ont d’ores et déjà compris qu’il n’y aura pas de rupture. On continue d’appliquer des mesures technocratiques, on les retire dès qu’une opposition se manifeste, on fait des gestes qui se veulent forts mais qui n’ont pas de véritable contenu et qui ne sont que des trucs pour épater la galerie, bref on fait semblant de gouverner.

« A quand l’émeute ? » s’interrogeait M. Martin Hirsch à la une du Monde avant de devenir quelques semaines plus tard, « haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté ». Ni ce qu’il fait dans ses fonctions, ni ce que font ses collègues du gouvernement n’éloigne l’émeute. Ou ce qui en tiendra lieu, car il y a des dissidences plus silencieuses mais non moins puissantes, comme par exemple celle des Japonais qui cessent de payer leurs cotisations de retraite parce qu’ils sont sûrs de ne rien toucher le moment venu et qui accélèrent d’autant la désagrégation du système. Ou comme ces Français découragés qui vont chercher à l’étranger un avenir que leur propre pays ne leur permet plus d’espérer, le privant ainsi des ressources que leur esprit d’entreprise lui aurait procurées.

A l’arrivée, le résultat sera celui qu’on peut dès à présent apercevoir : un effondrement économique et social, dont ne pourra que naître une crise politique majeure. Il semble bien qu’aujourd’hui il n’y ait plus d’autre issue. Attachez vos ceintures, nous allons traverser un sacré trou d’air.

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue.

La Révolution bleue publie son
"Rapport sur les freins à la croissance"

 

 

REICHMANTV

Offrez un cadeau inoubliable – et éternel – à votre famille : une émission de télévision dont vous êtes la vedette.

Qui n’a rêvé de voir et d’entendre ses parents, ses grands-parents, ses oncles, ses tantes, ses amis à tel âge de leur vie ?

Ce rêve peut désormais devenir réalité grâce à REICHMANTV qui vous propose de produire une émission de télévision à votre seul usage et à celui de votre famille et de vos amis à qui vous pourrez l’offrir.

Pendant une heure, une interview conduite très professionnellement vous permet de vous exprimer – en couple ou seul – sur tous les sujets de votre choix. Un témoignage irremplaçable et un immense bonheur pour ceux que vous aimez et qui vous aiment.

Une fois réalisée, l’émission est votre propriété exclusive et vous est remise sous la forme de plusieurs DVD.

Pour connaître les conditions de réalisation, écrire à
reichmantv@yahoo.com

 


Qui sont les chéquards ?


Michel de Poncins,
LE FLASH, 15 OCTOBRE

Bien peu de gens se souviennent aujourd'hui du scandale de Panama, il y a 120 ans environ. Ferdinand de Lesseps avait été choisi pour creuser le canal de Panama et 85 000 souscripteurs ont été ruinés dans cette entreprise. En effet une erreur de conception au départ avait conduit le célèbre Lesseps à prévoir un canal sans écluses ce qui n'était pas réalisable à cause des différences de niveau et, dans la suite, des maladies ont décimé les travailleurs. Pour obtenir du gouvernement une loi sur mesure afin de sauver l'opération, la compagnie du canal s'était laissée aller à acheter des journalistes, des hommes politiques et des ministres. À l'époque cet achat de journalistes et de politiques se pratiquait grâce à des chèques d'où à l'époque la question : qui sont les chèquards ?

Voici que, 120 années après, la France se trouve devant un scandale au moins de même ampleur et peut-être encore plus grand. Le responsable de l'UIMM, composante importante du Medef, est venu plusieurs années durant chercher des billets dans une banque, la BNP. Entre 2000 et Avril 2007, les valises auraient atteint 5,64 millions d'euros et certains journalistes évoquent maintenant 20 millons d'euros prélevés dans diverses banques ; tous les jours, le feuilleton s'enrichit : l'UIMM a indiqué, elle-même, à la police certains de ses coffres où 2 millions d'euros ont été découverts, sans doute en attente d'emploi. Les journaux écrivent que cette découverte « amuse » une source proche du dossier car « cela prouve que tout n'a pas été distribué au jour le jour ». En se limitant à 10 millions d'euros, cela ferait tout de même cent mille billets de cent euros.

Les employés de la BNP ont bien fait leur travail en informant qui de droit de ces étranges prélèvements ; quant à Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des finances, elle a été freinée dans son zèle avant que le scandale n'éclate au grand jour. Le plus significatif dans toute cette affaire est qu'après 120 ans l'immoralité la plus grande continue à règner au niveau des fausses élites qui manipulent la France et que certains puissent s'en « amuser ».

L'obscurité règne sans les comptes des organisations syndicales que ce soit ceux des organisations de salariés ou des organisations patronales. La dite UIMM s'abrite derrière une loi de 1884 qui n'oblige pas ces organisations à tenir une vraie comptabilité. Cela veut bien dire que les personnes qui dirigent ces bureaucraties attendent que l'Etat leur disent ce qu'il faut faire ou ne pas faire et ne trouvent pas, dans leur propre conscience, la nécessité absolue de la franchise dans l'usage de l'argent d'autrui ; quant aux personnes qui votent prétendument pour les élire, elles négligent le légitime devoir de surveillance : sont-elles passives ou complices ?

Cette valse de billets semble vraiment ne gêner personne. Les proches du dossier disent carrément qu'il s'agissait de « fluidifier les relations sociales », ceci aux protestations nombreuses des chefs syndicalistes qui se sentent visés en bloc. Tout aussitôt, ces derniers, sans doute dans un certain affolement, rendent leur protestations inutiles puisqu'ils insistent lourdement sur la nécessité de normaliser le financement des syndicats, c'est-à-dire de créer des impôts pour supprimer les valises qui n'existent pas, puisqu'on vous dit qu'elles n'existent pas !

Les politiques, dans toute cette histoire ne se manifestent guère, peut-être pour que la presse n'ait pas l'idée de regarder de leur côté, alors que l'habileté d'un arroseur public intelligent est bien d'arroser partout et surtout vers les sommets.
 
C'est au même moment que le scandale de l'EADS se déploie avec des délits d'initiés en grand nombre. La Caisse des Dépôts et Consignations est l'un des bras articulés de l'État dans le système socialiste dans lequel nous baignons de plus en plus après les dernières élections ; Daniel Lebègue, ancien Directeur de la Caisse a déclaré que de son temps : « La relation Etat-Caisse des dépôts, Trésor-Caisse des dépôts était étroite, intime et quotidienne » ; or le bras articulé s'est déployé en majesté pour ramasser des actions qui se sont révélées presque pourries et ceci au profit d'un grand patron de presse : il y a donc eu des ratés dans ce bras articulé lors de cette opération, car les plus hautes autorités étatiques ont affirmé n'être au courant de rien.

Qui sont les chèquards ? Personne sauf les intéressés eux-mêmes ne le saura. Le système est tellement bien installé dans les « barbichettes » entremêlées qu'après quelques vaguelettes tout se calmera dans la paix républicaine retrouvée !

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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 23:57
Cet après-midi, le blog allemand politicallyincorrect.de, PI pour les intimes, annonce une interruption de quelques jours pour réfléchir à la suite du projet. Le fondateur du blog, Stefan Herre, a été menacé une fois de plus et cette fois avec assez de sérieux pour faire hésiter toute l’équipe.

Ce blog est fréquenté actuellement par 15.000 à 20.000 personnes par jour. Sa disparition ferait une différence, et c’est aussi pourquoi les menaces en valent la peine. Les discussions vont bon train quant à la poursuite de l’effort. Faut-il tout arrêter? Faut-il changer de formule? Faut-il chercher des fonds pour faire protéger l’équipe? Faut-il que les rédacteurs continuent, tout simplement, malgré les menaces?

Quoi qu’il en soit, les terroristes ont déjà gagné une manche: ils sont parvenu à faire en sorte que la violence doive être incluse dans les motivations des uns et des autres. Et c’est tout le jeu de l’Islam.

Quand on en a compris les rouages, il suffit, pour faire progresser cette immonde religion et surfer sur la vague de pouvoir qu’elle génère, de vanter le Coran en les termes les plus délicieux. Il y aura toujours des crédules, alors, pour croire que la religion est bonne, et des croyants qui se pencheront sur les textes, y trouveront matière à haïr les non-croyants, puisque c’est-là le message premier, inscrit en clair, répété à satiété tout au long de l’ouvrage, et se sentiront appelés à faire usage de violence, juste comme le soi-disant prophète, à qui Dieu permettait d’assassiner, de massacrer, de tromper, de torturer, etc.

Ainsi, il est impossible de s’opposer à l’Islam sans faire naitre la violence. Car pour ceux qui connaissent cette fable, le simple refus d’accepter l’Islam est motif de guerre. Et ceux qui tuent pour ce motif peuvent se prendre pour les meilleurs des Musulmans, rien de moins. Et ce premier degré, bien évidemment, a fait loi dans l’Islam. Ceux qui y croient peuvent donc s’appuyer non seulement sur le Coran et sur les textes dits sacrés les plus respectés, mais aussi sur les travaux de juristes dont le renom dépasse mille fois celui de tous les fouineurs de hadiths de notre temps, et, en dernier ressort, sur les gestes accomplis dans ce même esprit par d’innombrables Musulmans au cours de l’histoire, et fêtés à ce titre, eux et leur famille.

Celui qui a étudié la matière le sait parfaitement. Dès que l’Islam se répand quelque part, peu importe ce qu’on en dit, le poids des écrits entraîne toujours une minorité d’esprits faibles mais résolus à faire couler le sang pour en imposer la loi, comme le Coran y appelle. C’est absolument inévitable. Surtout dans une population où tout le monde sait lire, ce qui est vraiment très nouveau pour l’Islam.

Et ce ne serait rien ou pas grand-chose si les forces de l’ordre voulaient bien s’en rendre compte. Car les gens qui se laissent aller à croire de telles billevesées sont des idiots, maladroits, peu efficaces, faciles à repérer et à neutraliser, surtout si l’on reconnaît dans leurs actes le fruit de la pratique de la religion islamique. 

Mais au lieu de se pencher sur la matière, on fait appel aux pires des menteurs: les apologistes savants, à qui il suffit de qualifier d’ignorants fanatiques ces gens violents, alors qu’ils imitent le prophète, respectent les injonctions du Coran, s’inspirent des détails de la Sunna et appliquent des lois islamiques tout à fait traditionnelles.

Dans les sociétés très islamiques, on tue et on massacre directement au nom d’Allah, tandis que dans nos sociétés, on menace au nom de soi-disant injustices plus modernes, parfois sans même avoir lu le Coran ou entendu parler des hadiths, juste pour défendre la supercherie palestinienne, les dépouilles fantômes de la guerre d’Irak ou pour de quelconques prétextes. Le phénomène central est le mensonge qui génère la haine et l’Islam est simplement sa version la plus aboutie.

Ainsi, plus le débat progresse, plus la violence se généralise. C’est inhérent au débat sur l’Islam, à la présence de l’Islam. À l’Islam.

Pour éviter le bourbier et limiter les conséquences de ce fléau, il faut tirer parti de manière optimale des caractéristiques spécifiques de notre temps, surtout l’omniprésence de l’information, et accélérer le mouvement de prise de conscience jusqu’au point où une majorité de gens auront compris le phénomène et pourront alors le stopper dans l’oeuf, sans violence. Pour cela, il faut aussi éviter les débats, car ils ne répandent l’information que très lentement. Ils permettent donc à la violence de suivre le rythme et il arrive toujours un moment où les pacifiques, comme aujourd’hui PI, lâchent la rampe devant les fanatiques prêts à mourir ou à vivre en prison pour la joie malsaine d’un acte ultime.

Il faut que l’information prenne de l’avance sur la montée de la violence. Il faut informer sans susciter de réaction. Et il faut que le refus de l’Islam puisse, pour la quasi-totalité des gens impliqués, c’est-à-dire pour la population dans son ensemble, revêtir une forme à la fois massive, non violente et, oui, politiquement correcte.

Voici une idée.

UPDATE: PI tient bon. Son fondateur est maintenant installé en lieu sûr et l’équipe reprend le collier.


L’UDC voit la vie en rose

Et les roses sont bien enverdés. Le nouveau Parlement:

Les commentaires de la cage d’escalier:
Cette fois, Calamity-Rey va peut-être changer de coiffure…
L’Amazonie aussi reverdit malgré l’adversité…


Pas d’Islam sans haine des Juifs

On entend parfois dire, contre toute évidence académique, que l’antisémitisme, cet épouvantail des esprits faibles, serait en fait la haine des peuples sémites, et plus particulièrement des Arabes. Certains autres veulent trouver les racines de l’antisémitisme musulman actuel dans les contacts étroits des islamistes avec le nazisme. Mais la réalité est que l’Islam et la haine des Juifs ne font qu’un, dès les origines du premier. Croire en le Coran, pratiquer la religion islamique, c’est, entre autres choses, haïr les Juifs. S’y refuser demanderait un effort actif considérable.

En voici la démonstration, présentée par Andrew G. Bostom à Bruxelles il y a quelques jours (en anglais): (more…)


La veulerie des sages autoproclamés

Très bien cernée par Richard Landes en analysant une solide critique de la position prônée par Jimmy Carter et son équipe de «sages» sur le Darfour (selon laquelle il ne s’agit pas d’un génocide et il n’est pas judicieux d’utiliser ce terme en l’espèce):

Nous arrivons ici au coeur du problème: les «sages» comme Carter se flattent d’être en mesure de parler avec toutes les parties. Mais ils omettent de mentionner le prix de cette vantardise. On peut fort bien critiquer les Occidentaux — Israéliens, conservateurs américains — et continuer de parler avec eux. Mais si l’on critique des dictateurs et des maniaques génocidaires — Janjaweed, Hamas, Hezbollah —, on perd la possibilité de dialoguer avec eux. De sorte que pour être capable de «parler à tout le monde» — une faculté apparemment considérée comme une grande vertu par ces «sages» —, il faut adopter le genre d’apaisement fondé sur une attitude morale corrompue que nous voyons ici à l’oeuvre dans le cas du Soudan. Rien ne dessert autant la liberté que de telles veuleries morales bien intentionnées.

Concrètement, Carter et ses amis s’appliquent à dédramatiser la situation du Darfour dans les esprits. Bien qu’il soit établi que le conflit fait intervenir des haines raciales, des massacres ciblés et programmés de populations civiles, des destructions massives de leurs sources de subsistance (cultures, bétail et eau potable), des viols systématiques (avec marquage du visage des femmes, de sorte qu’elles soient ostracisées dans ces sociétés musulmanes rigoristes), les nouveaux «sages» veulent croire que les auteurs, les commanditaires et/ou les bénéficiaires de ces actes font partie de la solution. Quel meilleur encouragement, pour ces derniers, à conserver leurs méthodes, avec simplement un peu plus de discrétion, le temps que la caravane des «sages» soit passée…

Si l’on peut admettre que le simple apaisement, même seulement provisoire, est toujours une forme d’amélioration et permet au moins de déplacer le conflit sur un terrain moins sanglant, il a pour effet secondaire de placer, peu ou prou, les victimes sur le même plan que les tortionnaires, ce qui est profondément immoral. L’immoralité peut-elle être une solution à la violence et à la haine? On peut certes le croire, en s’imaginant que la fin — ici, la paix — justifie le moyen, cette tromperie ostensiblement bien intentionnée. Il y a là, sans doute, chez certains, une sorte d’aspiration à une forme d’intelligence supérieure ou de «sainteté». Mais la sainteté n’est jamais qu’un effort tout individuel, une exception, fort rare, et dont personne n’a le droit de préjuger — en faire une politique est forcément une erreur. Ou un mensonge. Ou, sans doute le plus souvent en l’espèce, les deux.

Sans réfléchir aussi loin, en règle générale, je pense que la grande erreur des partisans sincères de l’apaisement est de croire sans réserve à la bonté intrinsèque de l’homme. Bien sûr, c’est vrai, tout le monde aime vivre en paix. Au départ. Mais il existe des comportements, des systèmes de pensées, des rites, des habitudes, des histoires qu’on raconte ou des «sagesses» qu’on nourrit, bref des idées qu’on entretient, qui instillent dans l’âme des gens la certitude que leur paix n’est possible qu’en l’absence de certains autres, qu’il faut dominer ou, lorsqu’ils gênent, éliminer.

Certaines de ces idées, la grande majorité d’entre elles, sont bénignes et peuvent être surmontées aisément la plupart du temps (et peut-être la principale caractéristique simplement humaine de ce qu’on appelle la civilisation consiste-t-elle à offrir un maximum de soupapes à ces idées). D’autres sont terribles, envahissent les plus profondes convictions, dénaturent les plus puissants sentiments, pourrissent les plus grands idéaux, s’imposent dans tous les domaines de la pensée et de la vie, dans tous les gestes, bons et mauvais, des gens qui s’en approchent, et persistent pendant des siècles et des siècles. Là où l’une d’elle s’installe, il n’est pas de création, pas d’activité artistique ou scientifique, pas de qualité élevée qui ne doive être consacrée à sa seule gloire. Et tout le reste dépérit.

Dans une telle situation, l’apaisement, même saint, sert toujours de combustible à la haine, car le terrain lui-même est défavorable. La base même de l’humanité présupposée (l’amour du prochain, de la paix, de la fraternité) est inaccessible, trop encombrée de certitudes acquises par la répétition, par l’admission collective, sans remise en question, de l’illusion d’une barrière définitive entre les êtres. Dans une telle situation, tout, le bien comme le mal, la guerre comme l’apaisement, peut servir de combustible à la haine. Dans une telle situation, peu importe que l’on veuille procéder par la fermeté ou par l’apaisement, il faut absolument commencer par cesser d’administrer le poison.


Nouveau en Turquie: la poupée islamiste modérée

Le quotidien turque Aksam’s (traduit par MEMRI, puis par votre serviteur) annonce en première page que la nouvelle poupée islamique Elif a supplanté la poupée Barbie dans les magasins de jouets du pays, où les jouets islamiques connaissent un engouement croissant, de même que les versions islamisées de jeux de société:

La poupée Elif s’agenouille et fait le namaz (prière islamique). Quand on appuie sur ses mains, ses pieds et sa poitrine, Elif récite diverses sourates du Coran en arabe et psalmodie des prières islamiques en turc. Parmi les accessoires de la poupée Elif, on trouve un petit ordinateur portable qui enseigne aux petites filles de deux à six ans les rudiments des règles islamiques et des rites du namaz.

Il n’est jamais trop tôt pour bien faire. 


La tolérance face à l’Islam peut aussi être une forme de lâcheté

C’est ce que laissent clairement entendre Günter Wallraff et Klaus Staeck, deux piliers de l’intelligentsia allemande de gauche – c’est un événement (merci PI). Jusqu’à présent, en effet, seuls des personnalités de droite s’étaient risquées à proposer que l’Islam puisse être une religion particulière (oui, avec Fourest qui fait exception à cette règle, quoiqu’au fond, pour elle, toutes les religions se valent).

Wallraff a qualifié de «totalitaire» une «religion qui, comme l’Islam, considère la conversion comme un péché mortel». «Accepter et tolérer l’intolérance de l’autre témoigne d’une tolérance mal comprise, ou de lâcheté.» Staeck fit notamment valoir que «l’opposition manifestée par les coreligionnaires des auteurs d’attentats-suicide est si molle et si faible qu’elle me rend fortement anxieux».

C’est énorme, même si les deux hommes ajoutent bien sûr que le dialogue doit être préservé et intensifié avec les Musulmans et qu’il faut absolument les sortir de leurs ghettos sociaux, notamment en leur fournissant des lieux de culte qui aient pignon sur rue. Il ne leur reste plus qu’à comprendre que la solution ne se trouve pas dans la pratique publique de la religion islamique. Et à bien y regarder, sur ce point, la gauche a toujours une chance de dépasser la droite.

UPDATE: En fait, la gauche a aussi ses précurseurs dans le domaine. Georges Marchais, par exemple.


Débat: l’Islam est-il une religion de paix?

L’idée est proposée par des Arabes chrétiens américains de l’ACP, Arabic Christian Perspective. Voici leur introduction:

Nous autres, de l’Arabic Christian Perspective, avons souvent entendu dire que l’Islam est une religion de paix. Nous pensons que cela n’est pas vrai. En lisant le Coran, on constate que les auteurs d’attentats-suicide ne sont pas des marginaux fanatiques évoluant à l’extrême périphérie de l’Islam, mais qu’ils sont en fait les vrais et authentiques croyants, qui suivent au plus près les enseignements du Coran et de l’exemple du prophète de l’Islam, Mahomet.

Pour démontrer cela, ils cherchent depuis quelques années à mettre sur pied un débat public avec des savants musulmans, dans le cadre duquel ils défendraient la thèse selon laquelle l’Islam est une religion de terrorisme. Mais aucun candidat musulman n’était intéressé.

Alors, ils ont décidé d’organiser et de tenir ce débat, avec ou sans contradicteurs. La date avait été fixée au 22 septembre dernier (signalé sur precaution.ch). Cette fois, des Musulmans se sont annoncés – pour demander que le débat soit reporté jusqu’après le ramadan. La nouvelle date est le 3 novembre 2007. Voici le programme, que j’ai reçu par e-mail (le site Internet de l’ACP semble connaître quelques problèmes, sa page d’accueil est vide, par exemple). Le débat opposera Nadir Ahmed et Sam Shamoun. À suivre.


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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 23:53
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Climat Sceptique est le seul site francophone présentant toutes les données scientifiques du débat climatique. Faites-le connaître autour de vous !


Résister au réchauffement médiatique !

Les températures battent chaque année des records, les glaces fondent partout, la hausse du niveau des mers s'accélère, les événements extrêmes se multiplient, les peuples premiers sont menacés, les espèces vont disparaître en masse... tout cela par la faute de l'homme, de l'émission des gaz à effet de serre, du réchauffement climatique global qui en résulte. Ce grand récit vous est familier ? Oubliez-le.

Malgré le bombardement permanent de nouvelles alarmistes présentées comme autant d’évidences scientifiques, il n’existe aujourd’hui aucun consensus chez les experts du climat. Vous désirez aller au-delà des effets d’annonce ? Connaître les tenants et aboutissants du climat présent et à venir ? Découvrir la face cachée du débat climatique ? Bienvenue sur Climat Sceptique, le blog de résistance à l’air (réchauffé) du temps. Il est animé par Charles Muller, auteur et journaliste scientifique. Et ouvert à toutes les compétences.

Précision importante : il n’existe aucun conflit d’intérêt dans les textes que vous allez lire. Ce site ne bénéficie pas des subsides des industries de l’énergie foss
ile. Ni des subventions de gouvernements soucieux de légitimer leurs choix politiques. Ni de dons d’organisations écologistes désireuses de faire progresser leur cause. Bref, nous sommes pauvres, mais libres.

Bonne lecture.

L'ÉCOLOGISME OU LA FULGURANTE ASCENSION D'UN ANTI-HUMANISME RADICAL

par Erwan Quéinnec


Parmi les fantasmes idéologiques qui, aujourd'hui, menacent le plus vigoureusement les quelques principes de liberté individuelle sur lesquels nos sociétés occidentales peuvent encore s'appuyer, figure, en bonne place, l'écologisme. Nous devons aujourd'hui vivre, penser, agir « écologique », ce qui implique de « respecter l'environnement », de faire attention à notre santé, d'être gentil avec son prochain et de se comporter en bon citoyen. On pourrait égrener à l'envi les symptômes d'une lancinante dictature hygiéniste et « civiste » imposant la sacro-sainte volonté de l'intérêt général et du bien collectif à « l'individualisme » échevelé dont chacun de nous se rendrait constamment coupable. De ce point de vue, la rhétorique écologiste – et non la problématique écologique – occupe le devant d'une scène chargée. La voilà, sans doute, la nouvelle illusion planiste, l'exact contrepoint à la fantasmagorie marxiste: aux rêves d'expansion et de satiété économique du communisme, substituons l'impératif malthusien de continence économique dont procède l'écologisme, pour le plus grand bonheur de tous.

Cette idéologie n'est évidemment pas nouvelle – Malthus était un écologiste avant l'heure – mais son succès semble, aujourd'hui, atteindre une sorte de zénith. C'est en effet dans les écrits du Club de Rome (années 1970) que l'idéologie verte trouve ses fondements les plus « solides ». Certes, aujourd'hui, l'écologisme est un « courant d'idées » syncrétique, à la faveur d'une évolution politicienne exigeante en prises de position systématiques sur tous les sujets de l'existence humaine; l'écologie politicienne ne se cantonne donc pas aux problèmes d'environnement. Elle a progressivement prospéré sur une sorte de magma idéologique constellé de chimères et d'incohérences, permettant au gauchisme d'antan de reverdir quelque peu. Toutefois, c'est bel et bien sur la question de l'environnement que l'écologisme a bâti son succès d'estime intellectuel puis sa relative popularité électorale. Et c'est sur cette question, entre toutes, qu'il convient de le passer au scanner de l'esprit critique.

L'idéologie du Club de Rome tient en quelques thématiques fortes, qui se déclinent en un projet de société particulièrement « audacieux »: programme de ralentissement (pour ne pas dire d'arrêt) de la croissance économique sur la base de prédictions purement et simplement apocalyptiques (Nostradamus est un enfant de choeur à côté de cette chapelle là!), rêve d'une société « communautaire » et frugale (qui n'est pas sans évoquer les utopies de Saint-Simon et Fourier), eugénisme militant, le tout fondé sur une sorte de théorie de la stabilité écosystémique à laquelle nos principes d'organisation socio-économique dérogeraient de manière dévastatrice. La nouvelle société écologiste se bâtit à coup d'impôts et de réglementations coercitives (pardon pour ce pléonasme), cela va sans dire.

Les questions que pose cette idéologie sont, à mon sens, de quatre ordres:

* D'abord, que valent les prédictions apocalyptiques des théoriciens écologistes?
* Ensuite, que vaut le programme d'organisation socio-politique que propose cette idéologie?
* Si problème écologique de « croissance économique » il y a, à quoi cela est-il dû?
* Enfin, quel est le système social le plus à même d'optimiser les deux aspirations apparemment contradictoires que constituent la hausse du niveau de vie des individus, d'une part, la préservation de l'environnement, d'autre part?

Cet article se propose de critiquer l'idéologie verte dans ses fondements mêmes et n'abordera donc que les deux premiers points évoqués. Les deux derniers points, de facture plus positive, seront discutés dans des articles ultérieurs.

L'apocalypse pour demain

Il ne peut plus aujourd'hui pleuvoir ni faire chaud sans que cela soit imputé aux déjections de nos industries. Demain, le climat prendra de 2°C à 20°C (la fourchette est assez large mais les inférences également catastrophiques), les océans déborderont, les sauterelles nous envahiront, les énergies fossiles disparaîtront, les épidémies se répandront, les explosions sociales se généraliseront. Bref, à côté des prédictions du Club de Rome (et de ses disciples), la Bible fait figure de conte pour enfants. À quoi ce déluge d'imminentes calamités est-il dû? À notre croissance, pour les uns (ce qui n'est pas bête mais un peu court, on le verra), à la mondialisation libérale, pour les autres (ce qui est inepte). Il convient donc, en toute rigueur scientifique, d'adresser à cet exercice prédictif, les trois objections de principe suivantes:

A) D'abord, d'un point de vue épistémologique, précisons que la science des écosystèmes et des climats est une discipline « transversale », faisant appel à moult savoirs et étant de ce point de vue aussi subjective que peuvent l'être les sciences sociales. Que cela signifie-t-il? Que l'écologie n'est pas une science « exacte » (pour peu qu'il y en ait, d'ailleurs) et qu'en conséquence, il n'est nullement surprenant que, sur la question des effets de l'industrialisation sur l'environnement, s'opposent un certain nombre de théoriciens spécialisés. Il convient de le rappeler à une époque où le « paradigme écologiste » fait office de dogme universel, paré de tous les atours d'un scientisme idolâtré par maints intellectuels en manque d'esprit critique. Et puisque la question de la science est indissociable des « conditions sociales de sa production » (pour reprendre une formule marxiste), rappelons cette particularité propre à toutes les idéologies constructivistes: la société qu'elles promeuvent propose toujours une place de choix à ceux qui en défendent et théorisent le principe. Si la corporation des économistes est majoritairement acquise au paradigme « macro-économique » keynésien, n'est-ce pas un peu parce que la théorie économique de Keynes leur donne le pouvoir de « faire l'économie » au détriment des entrepreneurs (et des individus en général)? N'en irait-il pas de même en matière d'écologie? Disons qu'a minima, il n'est pas interdit de le suggérer...

B) En second lieu, toutes les tentatives de prospective socio-économique de facture « planiste » ont été, ces dernières années, démenties par des faits imprévus. On ne voit pas bien pourquoi il n'en irait pas de même pour l'apocalypse que nous promettent les écologistes. Ou plutôt si: il suffit de lire leurs écrits pour y déceler de si criantes lacunes théoriques qu'on comprend très bien pourquoi, aujourd'hui et malgré ce qui était prédit dans les années 1970, le pétrole existe encore à l'état naturel, par exemple. C'est que le postulat d'une « croissance exponentielle » procédant d'une sorte de fuite en avant généralisée bute – heureusement – sur un certain nombre d'effets autorégulateurs totalement mésestimés par nos théoriciens écologistes (j'y reviendrai). Toutefois, la prédiction apocalyptique ne peut, en soi, être rejetée par principe: je ne connais aucun auteur ayant clairement théorisé l'effondrement de l'empire soviétique (avant que celui-ci n'intervienne, cela va sans dire) mais, s'il existe, on ne peut pas dire que l'histoire lui ait donné tort... Cette précision est d'importance si l'on veut bien tenir compte des problèmes structurels de nos économies gangrenées d'étatisme et affectées en conséquence d'effets pervers potentiellement fatals à leur viabilité.

En revanche, ce que l'on sait, c'est que la prospective est caduque, lorsqu'elle se limite à l'extrapolation de tendances antérieures, dans un monde où les individus bénéficient d'un certain degré de liberté (qui peut même être très réduit); ce qui n'est évidemment pas le cas d'une théorisation qui, se basant sur un certain nombre d'attributs psychologiques consubstantiels à l'être humain, peut receler de véritables trésors de prédiction. Ce n'est donc pas sur un travail d'extrapolation statistique qu'il faut prédire l'avenir socio-économique mais sur une réflexion fondamentale (une théorie) portant sur les rapports de l'homme à son... environnement. Si les planistes de tous bords avaient conscience de ce que cela induit, ils sauraient en conséquence que le meilleur parti à tirer de leurs prévisions, c'est 1) d'analyser pourquoi elles s'avéreront presque à tout coup fausses et 2) de renoncer à orchestrer le changement social de manière « constructiviste », puisque la planification centralisée – quelle qu'elle soit – débouche toujours sur des effets déjouant le plan initial (pour des raisons très bien analysées par la théorie économique). Or, bien sûr, l'idéologie écologiste relève de cette fantasmagorie « planiste » dans des proportions proprement sidérantes...

C) Les théoriciens écologistes prennent comme postulat que l'activité de production et de consommation humaines est la cause unique de la dégradation de l'écosystème terrestre. Voilà un présupposé idéologique qui devrait légèrement embarrasser les militants férus d'humanisme: l'écologisme est implicitement malthusien et impute à « l'humain » – sorte de termite massacreuse d'écosystèmes – la responsabilité du drame. L'idée selon laquelle l'activité productive de l'homme influe sur l'écosystème est évidemment recevable. Mais elle appelle un tantinet plus de nuances et d'interrogations qu'un verdict du type « la croissance et/ou la mondialisation libérale sont responsables de la dégradation de l'environnement(1) ». En effet, imputer la pollution à la « croissance », cela suppose que sans intervention humaine, les écosystèmes seraient immuables et la Terre, préservée. Outre qu'à ce que j'en sais, notre petite planète a connu un certain nombre de bouleversements climatiques qui ne doivent rien à notre activité industrielle (la glaciation, une broutille écologique...) et que certaines espèces animales ont disparu sans que cela ne nous affecte notablement (si l'on avait dû inférer de la disparition des dinosaures ce que certains nous promettent à l'évocation de l'extinction de telle ou telle espèce de lépidoptères, à quoi ressemblerions-nous aujourd'hui?...), je m'étonne toujours que les changements « constatés » en matière de climat ne soient pas connectés à ceux dont la structure physique de la Terre semble aussi affectée. Que je sache, les séismes, les éruptions volcaniques et la dérive des continents n'ont pas encore été imputés à la mondialisation libérale (mais cela viendra, sans doute). Mais alors, si la Terre est capable d'autonomie par rapport à l'usage que nous en faisons, pourquoi n'en irait-il pas de même en matière de climat? Et pourquoi – puisque la « science écologiste » se targue d'interconnexions, de transversalité, d'étude de la complexité – ces changements physiques ne seraient-ils pas connectés aux changements de nature climatiques (voire en seraient la « cause »)?

N'étant pas spécialiste du problème écologique dans sa dimension « physique » (ni, d'ailleurs et je le confesse bien volontiers, de manière générale), il est possible que mes questions sur le sujet soient naïves ou qu'elles soient abondamment traitées dans une littérature spécialisée hors de mon champ « d'expertise ». Il n'en reste pas moins qu'« expertise » n'est pas synonyme de « vérité ». Les questions ci-dessus procèdent donc d'un légitime esprit critique et surtout, quelle que soit la réponse qu'on y apporte, leur teneur ne change rien à la vacuité du paradigme écologiste envisagé dans sa dimension politique.

En effet, admettons que jusqu'ici, j'aie purement et simplement tort: l'activité économique est seule responsable de la dégradation avérée de l'environnement, elle est irréversible et aucun mécanisme « écosystémique » de régulation compatible avec la vie humaine(2) ne sera susceptible d'en atténuer les conséquences apocalyptiques.

Pourquoi, dès lors, ne pas tout simplement compter sur l'activité régulatrice de l'homme libre? Parce que l'écologisme ne lui accorde aucune autre place que celle d'une pure et simple nuisance; et qu'en conséquence, s'il est une espèce qui peut dépérir sans préjudice considérable pour la planète, c'est bien la nôtre... Or, la posture écologiste d'un « humain » exogène à l'écosystème est étrange et pour tout dire intenable. Un « pur » écologiste devrait même méditer la réflexion suivante: si l'homme est un animal poussé par sa nature à travailler, produire, consommer et vouloir s'enrichir, au nom de quel principe supérieur de nature, l'écologisme devrait-il l'en empêcher? Autant forcer un lion à manger de l'herbe... L'homme, donc, serait le seul animal à travailler en faveur de sa propre destruction et l'idéologie écologiste serait seule capable de le remettre sur le chemin du bon sens; avatar connu de tous ces intégrismes qui procèdent d'une construction du bien de l'individu malgré lui-même. Posture qui, à l'instar de toutes les idéologies planistes et coercitives, fait de l'écologisme un anti-humanisme radical.

L'homme est, en réalité, partie prenante à l'écosystème et fait preuve, par rapport à ce dernier, de considérables capacités d'adaptation, via une notion fondamentale de sa condition animale: le travail. Dès lors, penser l'homme comme « destructeur d'environnement » est faux. L'homme est un modificateur d'environnement et parfois, d'une manière parfaitement conforme aux aspirations écologistes. C'est ainsi que l'homme est capable de transformer un désert en jardin (voir l'exemple d'Israël), de substituer des matériaux « écologiques » à d'autres, de recréer des espèces disparues, toutes capacités dont l'utilisation est fonction d'une aspiration ou d'un besoin ressentis(3) (par lui...). L'histoire de l'humanité nous enseigne même que l'on peut tout imaginer de lui (donc de nous...). Pourquoi, dès lors, ne pas croire que nous pourrons reboiser les forêts, dessaler les océans, fabriquer de l'eau ou du pétrole, et, de manière générale, trouver une parade technologique aux pénuries qui nous guetteraient prétendument de manière inévitable? Utopie, délire, propos de malade mental? Peut-être. Mais que le lecteur qui m'opposerait ces qualificatifs s'achète une machine à remonter le temps et aille parler du briquet à l'hominien qui attend patiemment l'orage, pour aller cueillir le feu dans les arbres.

« Si l'homme est un animal poussé par sa nature à travailler, produire, consommer et vouloir s'enrichir, au nom de quel principe supérieur de nature, l'écologisme devrait-il l'en empêcher? Autant forcer un lion à manger de l'herbe... »

Le Club de Rome ne néglige pas cette alternative technologique à la « pénurie programmée » qu'il prédit. Mais il y oppose des arguments, pour tout dire, assez peu convaincants: on oscille ici entre mélancolie naïve (du type: « que deviendrons-nous quand nous dépendrons d'usines pour le dessalement de notre eau potable »?) et pseudo-théorisation axée sur la notion d'un emballement technologique destructeur dont on ne saisit pas bien l'inéluctable dynamique (une sorte d'avatar écologiste de la théorie marxiste de l'accumulation du capital mais en moins clairement justifié). Pourquoi ne pas reconnaître, beaucoup plus modestement, que le pouvoir technologique de l'humain – sa capacité d'invention – lui permet non seulement de parer aux effets de tel ou tel appauvrissement écologique mais d'améliorer l'environnement et de l'enrichir par rapport à son état « stationnaire », lorsque besoin est? Même si, à l'instar des écologistes, on peut tout à fait préférer boire de l'eau de source plutôt que de l'eau de mer dessalée et que justement, il y a beaucoup à espérer de la préférence en question...

Vanité épistémologique, fantasmagorie constructiviste, disqualification de l'humain. Si ces travers philosophiques sont, en soi, suffisamment inquiétants pour être relevés, ils sont assez peu impressionnants par rapport aux monstrueuses lacunes conceptuelles et théoriques qui leur sont liées et, plus encore, au projet de société sur lequel ils débouchent.

La dictature écologiste

Il faut lire ce qu'ont écrit les théoriciens du club de Rome pour comprendre la substantifique moelle de l'idéologie écologiste(4). L'idée centrale a été exposée: la croissance économique exponentielle nous conduit au drame planétaire par extinction des ressources vitales de l'humanité. Cette posture – dont certains aspects méritent considération, nous le verrons – bute sur une erreur et une lacune théoriques de fond:

A) Tout le présupposé idéologique de l'écologisme, cela a été « démasqué » plus haut, procède d'une construction théorique tendant à lier le sort de l'individu à une nature dominatrice. Or, le raisonnement repose sur une erreur conceptuelle fondamentale, résidant en la notion de « système stable ». À ce propos, en effet, les théoriciens écologistes font une confusion aussi fréquente qu'invalidante: ils confondent stabilité et immobilité. Sans rentrer dans les détails, le fait qu'un système (un noeud de relations d'interdépendance) évolue (donc, croisse, éventuellement), leur échappe pour ainsi dire totalement: pas de chocs extérieurs, pas d'influence perturbatrice, pas de dynamique endogène, rien ne doit – par pur et simple décret idéologique – troubler la quiétude de l'écosystème rêvé par les ayatollahs de la verdure. Position de principe en contradiction avec la vie même, qui amène nos théoriciens écologistes – dans une sorte d'incohérence épistémologique parfaitement assumée – à vouloir construire un système socio-économique parfaitement... artificiel(5)!

En somme, nos théoriciens écologistes entendent conformer le monde à la conception « équilibrée » (et statique) qu'ils en ont, un peu comme si un théoricien de la concurrence pure et parfaite proposait une politique de mise en conformité du monde réel aux hypothèses de son modèle! Démarche dont procèdent très exactement tous les totalitarismes et qui consiste à adapter la réalité humaine à un monde rêvé, incarnant une sorte de perfection toute personnelle(6)... En fait, penser écologique, c'est penser libéral. Il suffit de lire Hayek pour comprendre qu'un système stable est basé sur des principes de fonctionnement immuables (et endogènes), offrant au système considéré, un maximum de liberté évolutive. De sorte que la stabilité est le contraire de l'immobilité.
B) Entre toutes, pourtant, la faiblesse la plus considérable – fatale, pour tout dire... – de la doctrine écologiste du Club de Rome n'est pas dans son incapacité à conceptualiser la notion de système. Elle réside dans son ignorance absolue du mécanisme des prix comme système de régulation de la rareté. De la sorte, nos théoriciens font reposer leur argumentaire apocalyptique sur des notions telles que « l'offre excédentaire » ou « la demande excédentaire » d'énergie(7)! Nulle allusion à un quelconque dysfonctionnement de la coordination marchande, pas même l'évocation d'une théorie permettant d'expliquer pourquoi, dans le cas de l'énergie, par exemple, le mécanisme des prix ne fonctionnerait pas(8). Non, c'est bien d'ignorance qu'il s'agit ici. Constat d'autant plus saisissant que toute la réflexion écologiste repose sur le concept fondamental de « rareté »; un peu comme si quelqu'un écrivait un traité sur l'attraction terrestre sans jamais avoir entendu parler de la loi de la gravitation... Dès lors, il faut apprendre aux théoriciens de l'écologie planiste que le système des prix libres constitue le « truc » le plus efficace jamais découvert par l'espèce humaine pour réguler l'offre et la demande de biens et services rares. Et qu'en conséquence, à condition qu'aucun système politique ne vienne contrarier le libre exercice de la rationalité humaine (nous y reviendrons), il y a de fortes chances pour que la fluctuation des prix constitue un mécanisme efficace d'autorégulation de la consommation d'énergie.

Cette ignorance est d'ailleurs amusante, car, une fois levée, elle devrait convertir tout écologiste sincère au libéralisme. En effet, si les biens gratuits, tels que l'air et l'eau, deviennent des biens rares (du fait de dégâts écologiques, par exemple), pourquoi ne pas leur appliquer le régime économique qui convient si bien à tous leurs pairs? C'est-à-dire le système des prix libres, selon un mode de coordination marchand, dont il resterait bien entendu à inventer les modalités concrètes.

Et si, justement, les théoriciens du Club de Rome avaient tout simplement « manqué » le libéralisme? C'est possible et si tel est le cas, un peu chagrinant. En effet, lorsqu'on lit dans leur ouvrage une remarque aussi pertinente que celle-ci: « en principe, (et conformément à l'étymologie de ces mots), il ne devrait pas y avoir de conflit entre l'écologie et l'économique: il appartient à celle-là de nous fournir le mode d'approche, le cadre conceptuel pour notre compréhension des rapports mutuels entre systèmes sociaux et systèmes de l'environnement », on reste sur l'impression d'un Ali Baba tournant désespérément autour de sa caverne! Faute d'une connaissance (même superficielle) de l'économie libérale et malgré un certain nombre de remarques intéressantes (tout n'est pas « à jeter »), nos théoriciens verts en sont alors réduits à construire un monde de décrets et de postulats qu'il faut lire pour se persuader que cela ait pu être écrit(9).

Le Club de Rome est-il vraiment passé à côté du libéralisme? Peut-être, pour ceux de ses membres qui seraient sincèrement épris de connaissance et de réflexion. Il n'en reste pas moins que l'écologisme procède d'une ambition politique et qu'il a pour but de convertir un certain nombre de disciples à sa religion. Dès lors, son but est-il de comprendre le lien entre l'homme et son environnement? Non. Il s'agit d'inféoder la liberté individuelle aux dieux « effets de serre », « couche d'ozone », « espèces en voie de disparition » et « fromage de chèvre bio » contre toute logique écosystémique incluant l'humain. Le projet de société du Club de Rome relève donc d'une sorte de polythéisme d'un archaïsme insoutenable, fondé sur une véritable doctrine du sacrifice de l'homme et de sa liberté.

Car le coeur des recommandations écologistes, c'est la « régulation des naissances ». Et oui, nous sommes décidément bien trop nombreux, ce qui, dans la perspective retenue, est parfaitement exact: en considérant l'homme comme une source de dévastations et de gaspillages – et non comme une fin en soi « auto-créatrice » – l'écologisme aspire légitimement à en réguler l'espèce, en en diminuant le nombre d'exemplaires. Pas de manière brutale, bien entendu, il convient d'y mettre les formes. Dès lors, je cite « il faut que les gouvernements se saisissent du problème et prennent l'engagement public de mettre un terme à la croissance démographique – ce qui suppose, en même temps, la fin de l'immigration (sic). Deuxièmement, ils ont à instituer un service national de la population (sic), avec une quadruple vocation: faire connaître [...] l'impérieuse nécessité que les couples n'aient pas plus de deux enfants. Toutes les ressources et les meilleurs talents publicitaires (sic) doivent être mobilisés pour inculquer au public le sens de la responsabilité sociale qu'implique la procréation [...] » (p. 45-46). Passons sur les autres mesures de politique familiale proposées par nos marabouts inspirés (organiser un service public de la contraception et de l'avortement)... Et distrayons-nous lorsque, plus loin, ils réalisent soudainement ce qu'ils sont en train de raconter: « il va de soi que si les couples continuaient d'avoir des familles allant au-delà du taux de remplacement, la liberté de la contraception serait parfaitement vaine. Mais en raison même de notre ignorance (sic), nous ne nous sentons pas en mesure de préconiser aucune de ces contraintes socio-économiques qui, en tant que telles, sembleraient devoir être plus efficaces, avec l'inconvénient majeur de paraître, aux yeux de beaucoup, indûment coercitives (sic) ».

Bref, la Chine communiste mais aussi un certain nombre de dictatures afro-marxistes ayant pratiqué intensivement le regroupement/contrôle des populations – dans des conditions de déportation d'une rare efficacité, en termes de « régulation » – tels seraient les paradis de la société écologiste? Quant aux autres recommandations et aspirations des théoriciens du Club de Rome, citons pêle-mêle l'organisation de nos sociétés en petites communautés(10) (bref, transformer un New-Yorkais en Pygmée) et le recours à l'impôt tous azimuts (sur les matières premières, l'énergie et un amusant impôt d'amortissement sur les produits non durables...), seule solution envisagée par nos théoriciens pour réguler l'offre et la demande de biens rares.

Heureusement, sans doute, la plupart des « propositions » susmentionnées relèvent de la folie furieuse. Récemment, j'ai même entendu que pour préserver la banquise, il fallait que nos sociétés diminuent leur consommation d'énergie de 75%! À ce tarif, il ne nous resterait plus qu'à souhaiter qu'il fasse chaud en hiver... Mais bien sûr, dire « il faut diminuer notre consommation d'énergie de 75% », cela relève d'une pure et simple inconséquence.

D'autres propositions sont, hélas, abondamment pratiquées, et, en conséquence, autrement plus dangereuses. Nos sociétés semblent habituées à ce que l'impôt et la réglementation constituent d'acceptables remèdes à nos « problèmes » divers et variés. On feint même d'oublier que l'impôt procède d'un parfait asservissement de l'individu. Mais si, encore, il arrivait aux « méthodes » brutales de planification et de réglementation centralisées d'être efficaces, peut-être pourrait-on se consoler. Faisons ici un très bref détour par une faiblesse académique que beaucoup d'économistes devraient méditer: l'économie non libérale (c'est-à-dire la « science normale »?) dédie son programme de recherche aux dysfonctionnements divers et variés du « marché libre ». L'analyse des « faiblesses » du marché me semble, pour tout dire, utile et stimulante. Mais l'erreur – épistémologiquement impardonnable – consiste en la posture axiomatique suivante: lorsque le marché ne « fonctionne pas » (pour qui?), c'est à l'État d'en « corriger les erreurs »... Mais pourquoi? Au nom de quoi les théories économiques non libérales se passeraient-elles d'une analyse sérieuse des faiblesses de l'organisation étatiste de l'économie?

L'écologisme ne déroge évidemment pas à ce raccourci idéologique, qui est une impasse. Dès lors, c'est entendu, l'impôt serait un remède efficace pour lutter contre la dégradation de l'environnement. Et les coûts bureaucratiques (c'est-à-dire le gaspillage de ressources) que cela induit? Et les faiblesses de la régulation étatique en termes d'information et d'incitations? Et la fraude, et les détournements? Et les considérables effets pervers du prélèvement fiscal sur l'ensemble de l'économie (ne parlons pas de justice individuelle, cela n'a bien sûr aucun intérêt)? Et de manière encore plus fondamentale, quid de l'impossibilité logique qu'il y a, pour quelque administration que ce soit, à peser sur des enchaînements aussi complexes et flous que ceux prétendument modélisés (et soi-disant maîtrisés) par, entre autres, la théorie écologiste (le fameux « en raison même de notre ignorance » que confessent volontiers nos théoriciens...)?

Le projet politique de l'écologisme doit donc être pris pour ce qu'il est: une pure et simple ambition de dictature, radicalement incompatible avec les principes d'un humanisme ne serait-ce que « modéré ». Est-ce à dire que la problématique écologique ne vaut rien? Absolument pas. Et le lecteur qui, par principe hostile aux idées que je défends, n'en serait pas moins ouvert à la discussion se consolera sans doute au vu des développements proposés dans un prochain article: l'écologie et le libéralisme ne sont pas seulement conciliables, ils sont consubstantiels l'un à l'autre. Et de ce point de vue, il faut rendre au Club de Rome ce qui lui appartient. Outre que nos auteurs ont bien entrevu le lien écologie-économie, la cible qu'ils visent dans leur ouvrage n'est pas explicitement le capitalisme libéral mais plutôt le concept de « croissance » (l'assimilation des deux ne fait toutefois guère de doutes). Cible qui ne manque pas de pertinence mais qui devrait amener tout écologiste sincère à concentrer sa critique sur tout ce que nos économies doivent à l'étatisme, de droite (nationalisme économique) comme de gauche (socialisme). Et à militer en conséquence en faveur d'une libération(11) intégrale de nos économies.


1. L'environnement, en l'occurrence, c'est ce qui entoure l'humain, et non l'inverse. Ce que nombre de militants écologistes ont un peu tendance à oublier... >>
2. Sans insister, ce postulat est en soi ridicule: nul ne peut prévoir les adaptations biologiques « ad hoc » d'une espèce à son environnement (ce qu'on appelle « l'accommodation»). >>
3. Et d'autant mieux assouvi qu'il n'est pas la cible d'un quelconque terrorisme vert. >>
4. Nous renvoyons ici le lecteur à l'ouvrage suivant: E. Goldsmith et alii, Changer ou disparaître, Fayard, Paris, 1972. >>
5. En fait, à l'examen du propos écologiste relatif à la notion de système, de deux choses l'une: 1) soit, comme je le dis, la notion même d'évolution leur échappe (disons qu'elle se limite pour eux à l'auto-reproduction); 2) soit les théoriciens écologistes ne réalisent aucunement à quel point leurs recommandations sont en contradiction flagrante avec la construction d'un système stable (encore que leurs réserves, à l'évocation de certaines de leurs recommandations mêmes, laissent ici poindre la possibilité d'un doute...). >>
6. Bien entendu, le modèle de la concurrence pure et parfaite a d'immenses vertus pédagogiques et il est dommage que les théoriciens écologistes n'en aient manifestement jamais pris connaissance. Mais c'est peu dire que ses hypothèses de structure économique ne correspondent pas à la réalité de ce que sont la production, la consommation et la décision humaines. >>
7. Espérons que l'ouvrage de référence étant écrit en 1972, le choc pétrolier de 1973 ait eu, sur leur pensée, de consistantes vertus pédagogiques... >>
8. De telles théories existent pour d'autres biens et services (peu convaincantes mais ceci est hors de propos, ici). Notons qu'il existe bien entendu un cas où la coordination marchande perd beaucoup de son efficacité: lorsqu'elle est entravée par des réglementations publiques... >>
9. Je veux dire, dans un livre aux prétentions académiques affirmées. En bande dessinée, cela passerait au contraire très bien. >>
10. Nous verrons toutefois que lorsqu'elle procède d'une société libre, cette aspiration n'est pas forcément absurde. >>
11. Le terme de « libéralisation », usuellement employé, est en effet impropre: on ne « libéralise » pas une économie (car la liberté n'est pas dans la politique mais dans la nature de l'homme). On la libère simplement, ce qui signifie qu'on la « désétatise ». >>


Source : http://www.quebecoislibre.org/030927-8.htm



Une équipe de l'Université de Californie sur Sud, dirigée  par le biologiste Lowell Scott, a déterminé que la fin de l'âge glaciaire n'avait PAS été provoqué par le CO2. 

Selon cette étude publiée en octobre prochain dans le magazine spécialisé Science, la température des mers auraient augmenté quelques 1'300 années avant une augmentation semblable du CO2 dans l'atmosphère. 

En résumé : l'augmentation du CO2 suit un réchauffement naturel de la planète (dû au soleil), plutôt que le cause. Le CO2 est non coupable. 

Parole au professeur Lowell Scott : "On dit continuellement que la correspondance entre le réchauffement climatique et le CO2 se vérifie dans les données des glaciers. Vous ne pouvez plus affirmer de telles choses."



Petite leçon de géophysique. On nous montre tous ces icebergs de l'Antarctique qui s'effondrent, en nous disant qu'ils fondent à cause du réchauffement climatique dû-aux-émissions-de-notre-race-perverse.

C'est vrai pour l'Arctique - ils fondent à cause de l'activité solaire cyclique-, mais à l'autre hémisphère, c'est nettement moins vrai.

En réalité, ce que l'on appelle des chutes d'iceberg, en Antarctique, vient de l'EXPANSION de la calotte glacière. Quand l'iceberg commence à charier trop de matériel, une partie s'effondre. En Antarctique, il ne fond pas, au contraire. 

Hé oui, mesdames messieurs, parce qu'en Antarctique, nos amis les icebergs se les gèlent, si vous me passez l'expression. On y connaît l'une des périodes les plus 
froides depuis 1975.
 
En 2007, les icebergs de l'Antarctique ne se sont jamais autant étendus depuis qu'on les observe. 


 

LISEZ LE rapport SUR LE MYTHE DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

 
Vous croyez au réchauffement climatique provoqué par le CO2 ? 

97% des émissions de CO2 sont
naturelles (volcans,nuages,animaux) - il est donc de votre devoir de détruire notre planète coupable


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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 23:49
Suicide et défense de l’environnement



Milliere Guy - mardi 06 novembre 2007

ecologie
Je me suis gardé jusqu’à présent de critiquer Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Bien que je pense que les réformes mises en œuvre soient bien trop lentes, voire parfois proches de la pusillanimité, qu’elles seront insuffisantes pour tirer le pays de l’ornière en laquelle il s’enlise inexorablement, je voulais me dire que dans l’ensemble, cela allait dans la bonne direction.

Je pensais aussi, et je pense toujours, qu’avec la cruche du Poitou, et les bureaucrates rouges, roses et vert sombre tapis dans son ombre, cela aurait été bien pire. Je pensais, et je pense toujours, que les nouvelles orientations de la politique étrangère de la France, permettant de sortir de la honteuse infamie antiaméricaine, quasi antisémite et pro-islamique de ces dernières années, valaient bien qu’on fasse preuve de mansuétude sur d’autres dossiers. Mais il vient un moment où il est difficile de se taire et où le rôle des amis est de dire les périls que peuvent représenter des propensions à l’égarement.

L’accord européen passé à Lisbonne et qui prend la forme d’un « traité modificatif » équivaut à faire revenir par la fenêtre un texte que les électeurs avaient jeté par la porte : la quasi-totalité du projet constitutionnel refusé voici deux ans s’y retrouve, dilué dans un langage encore plus abscons, et présenté sous un nouvel habillage. Je m’y attendais. C’était, d’une certaine manière, inéluctable. Ce n’en est pas moins consternant. Le déficit démocratique et le déficit de droit inhérents à l’Union européenne vont s’en trouver renforcés.
Le fonctionnement pyramidal, absolutiste, rigide, inhérent aux phases précédentes de ce qui s’appelle à juste titre une « construction », se trouve gravé dans le marbre. C’est à Lisbonne, déjà, qu’il avait été question, voici sept ans, de faire de l’Europe, la puissance prédominante de l’économie de la connaissance : celle-ci implique des changements de paradigme qui supposent précisément de briser ce qu’au contraire, ils cherchent sans cesse à renforcer. Personne n’a expliqué aux hiérarques européens pourquoi, sept ans après Lisbonne 2000, l’Europe n’est qu’une puissance très secondaire dans un secteur dont elle prétendait devenir le phare.

Personne ne l’a expliqué à Nicolas Sarkozy qui, sur ce plan, écoute trop des gens qui n’ont cessé de se tromper sur tout, tels que Jacques Attali ou Hubert Védrine. C’est consternant, et cela constitue un très mauvais présage pour l’avenir. Je ferai mettre, sur le site de l’Institut Turgot, des textes éclairants de John Blundell, de l’Institute of Economic Affairs, consacrés à ce sujet.

Le résultat du « Grenelle de l’Environnement », enfin, constitue bien le pire auquel je m’attendais. Certes, on n’y trouve pas des proclamations antinucléaires débiles, des propos ouvertement malthusiens, des éloges crétinisants de la décroissance : c’est là le minimum de la part d’un gouvernement qui n’est pas censé être à la gauche d’Olivier Besancenot. Mais pour le reste ! Le très stérile et très stérilisant principe de précaution se trouve quasiment sacralisé. La phobie maniaque envers les biotechnologies agricoles se trouve cauteleusement flattée. Les producteurs de pesticides se trouvent montrés du doigt comme s’ils étaient des empoisonneurs professionnels.
La « taxe carbone » se trouve pour ainsi dire programmée, sous le prétexte de taxer la « pollution », pas le travail. Des taxes envers les produits importés de pays ne respectant pas certaines normes « écologiques » se trouvent proposées, dans une pure logique protectionniste dont les principales victimes seront des pays pauvres qu’on prétendra ensuite « aider ». Un projet gouvernemental pour les « énergies du futur » sera doté d’un budget confortable : on réunira des chercheurs comme au temps du « plan calcul », et on décrétera qu’ils doivent trouver…

Les industries chimiques sont un secteur économique essentiel. Les biotechnologies sont au cœur de la nouvelle économie. Toute vie « pollue » et, a fortiori, tout travail. Le protectionnisme est toujours désastreux, comme le planisme et le dirigisme. Je baptiserais plutôt l’ensemble « Grenelle du suicide collectif ».

Le suicide sera lent et doux, comme l’euthanasie que proposent certaines cliniques. Il y a même des suicidés heureux et fiers de l’être, je sais. Puisqu’on leur dit que c’est pour la « nature »…


L’oxygène se trouve de l’autre côté de l’Atlantique


statue-of-liberty-copie-2.jpgJe viens de passer quelques jours aux Etats-Unis. J’y étais pour des raisons de travail. Mon emploi du temps a été très rempli. J’ai dû limiter mon séjour à la ville de New York. Cela n’en a pas moins été, une fois encore, un véritable bain d’oxygène. Certes, le politiquement correct est très largement représenté, mais, à la différence de ce qui se rencontre à Paris, il n’est pas hégémonique, et celui qui ne pense pas « correctement » n’est pas seul de son espèce et n’a pas un sentiment d’isolement, de dissidence et de déréliction.

 

 
Certes, dans les librairies, on trouve des livres nauséeux, tels « The Israeli Lobby and U.S. Foreign Policy » (le lobby israélien et la politique étrangère américaine) de John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt. Une expansion, sur près de cinq cent pages, d’un article infâme, paru un plus tôt dans la London Review of Books (la Revue londonienne des livres). Les auteurs y développent que le soutien accordé par les Etats-Unis à Israël ne peut s’expliquer par des raisons « stratégiques ou morales » et repose, « bien évidemment », sur l’action de « forces occultes ».
 
Mais on trouve aussi, juste à côté, sur le même présentoir, le livre rédigé en réponse par Abraham Foxman, directeur national de l’Anti-Defamation League, « The Deadliest Lies: The Israel Lobby and the Myth of Jewish Control » (Les plus mortels mensonges : le lobby israélien et le mythe du contrôle juif) : « les théories de la conspiration constituent un baromètre de la santé mentale d’une société : quand elles montent en puissance, de graves problèmes s’annoncent », y est-il expliqué. Je crains qu’en France, dans quelques mois, je puisse trouver le poison qu’est l’ouvrage de Mearsheimer et Walt, mais pas l’antidote proposé par Foxman.
 
Certes, il existe, sur les écrans de télévision américains, des reportages très orientés. On y voit des entretiens révoltants avec des abrutis malfaisants, tel Jimmy Carter, auteur de « Peace, not Apartheid » (La Paix, pas l’Apartheid), et, très souvent, les dirigeants du Parti démocrate ; mais, grâce à une simple pression sur sa télécommande, on switche sur Foxnews, pour y regarder les programmes de Sean Hannity ou Bill O’Reilly. En France, on peut recevoir CNN, où Carter et les dirigeants démocrates passent nuit et jour, on peut aussi recevoir Al Jazeera et d’autres chaînes du même genre, mais absolument pas Foxnews.
 
La presse américaine inclut, naturellement, son lot de journaux et de magazines de gauche ou très à gauche : il en existe tout un éventail, qui va du New York Times à The Nation, en passant par Newsweek. Mais ils ne constituent pas, loin s’en faut, le seul recours pour qui veut s’informer : on peut aussi acheter, dans les kiosks, le Washington Times, le Weekly Standard, la National Review ou le remarquable magazine Commentary, dirigé si longtemps par Norman Podhoretz, que je tiens pour l’un des grands penseurs de ce temps. Quiconque vit en France et ne lit que le français se trouve confronté à une forme d’asphyxie de l’intelligence. Quiconque lit l’anglais est contraint de souscrire à des abonnements internationaux ou à passer du temps, chaque jour, à chercher de quoi alimenter ses réflexions, en utilisant cet outil de liberté que les frontières ne peuvent arrêter : Internet. Mais évoluer dans une société où les lecteurs d’une presse vraiment pluraliste se comptent par millions n’est pas du tout pareil, intellectuellement et au sens des libertés, que se trouver dans un pays où ils
se comptent sur les doigts des deux mains.
 
On me dira, bien sûr, que la France est en train de changer. Ce qui est exact est que la politique étrangère française est devenue moins malsaine depuis que Nicolas Sarkozy est Président et que Bernard Kouchner est aux Affaires Etrangères, et il y a là, effectivement, de quoi se réjouir. On peut discerner aussi chez les nouveaux dirigeants du pays une volonté de redresser une situation intérieure gravement compromise sur divers plans. On doit, néanmoins, si on veut rester lucide, faire preuve de scepticisme. Il est fort loin d’être certain que l’ensemble des dirigeants politiques au pouvoir discernent pleinement les enjeux géopolitiques et stratégiques auxquels nous sommes confrontés. Les médias, en leur écrasante majorité, font preuve, vis-à-vis des nouveaux dirigeants, d’une hostilité pratiquement avouée, et les vieux réflexes anti-américains, anti-israéliens, anti-occidentaux, marxisants, sont prompts à refaire surface à chaque occasion. Le traitement infligé à des ministres proches de Sarkozy, telle Rachida Dati, me semble souvent frôler le racisme ou la vindicte envers une fille de l’immigration, qui aurait « mal » choisi son camp, et qui aurait l’impudence de vouloir réformer un appareil judiciaire longtemps abandonné aux dérives les plus diverses. Et puis la France est en Europe, et l’Europe ne va, elle-même, pas très bien. Et Nicolas Sarkozy a contribué à renforcer les dérives absolutistes de l’Europe en « débloquant » le projet constitutionnel rejeté voici deux ans par les électeurs français et néerlandais.
 
Il y aura, même si on lui donne un autre nom, un ministre des Affaires Etrangères européen, et celui-ci reflétera l’état spirituel et mental dans lequel se trouve toute l’Europe aujourd’hui. Des livres existent, aux Etats-Unis, qui décrivent cet état, le dernier en date étant « The Last Days of Europe » (les derniers jours de l’Europe), de Walter Laqueur, auteur déjà de nombreux ouvrages d’une immense lucidité. Ces livres n’ont pas d’équivalents européens. En Europe, on glisse vers l’agonie, mais nul ne semble vouloir en parler. Nul ne semble autorisé à en parler. Cela fait partie des sujets tabous. Il en est d’autres : on évoque  beaucoup la Résistance au nazisme en France, beaucoup moins la collaboration. Nul ou presque n’a dit que le jeune Guy Môquet, dont il a été beaucoup question récemment, a été arrêté pour propagande communiste en un temps où le parti communiste français campait sur une ligne collaborationniste, qu’il n’a abandonnée qu’au moment de la rupture du pacte germano-soviétique. On reconstruit le passé, et cela se fait aussi en Allemagne, où la dérive en vogue est que le peuple allemand a été la principale victime du nazisme.
 
L’une des raisons pour lesquelles mon dernier livre publié, Houdna [1], n’est paru que deux ans après sa rédaction est que j’y rappelle la vérité sur l’histoire d’Israël et du Proche-Orient. Or, quand bien même on serait prêt, en France, à faire preuve de davantage de mansuétude envers Israël, on n’ira pas jusqu’à remettre en cause la vision officielle arabe du monde, qui fait du « conflit israélo-palestinien » le problème essentiel, grâce à la résolution duquel, tout le reste redeviendra le paradis terrestre. Dire la vérité sur le nationalisme arabe et sur l’islamisme est désormais presque impossible. Reparler du mufti de Jérusalem, arrêté dans les décombres du nazisme, prisonnier en France, et exfiltré grâce à un vrai faux passeport aux fins de reprendre ses activités antijuives est très malséant…

L’autre raison pour laquelle Houdna paraît si tard est que j’y parle de l’antisémitisme ancré dans la culture française, jusque chez Alphonse Daudet. Et il semble que cela ne se fait pas. Houdna ne sera donc pas disponible en librairie : il y a, en France, aujourd’hui, deux catégories de livres qui ne peuvent être en devanture : les livres pornographiques et les livres comme Houdna. Ecrire des livres pornographiques reste une activité plus lucrative et plus honorable. Houdna a été publié par un éditeur américain dont le siège social est dans le Delaware. L’éditeur lui-même est de New York. Ce n’est pas seulement physiquement et mentalement que New York m’apporte de l’oxygène.
 
En des temps qu’on pourrait penser révolus, des livres qu’on ne pouvait éditer en France étaient édités aux Pays-Bas ou en Suisse et rentraient sous le manteau. Nous n’en sommes pas tout à fait là. Mais il faut parfois un éditeur venu de la libre Amérique pour que des livres en langue française pas très « politiquement corrects » existent. Cela en dit long sur la situation présente. Cela explique mon scepticisme.

Celui-ci ne me fait pas renoncer à me battre pour la liberté d’agir et de penser, pour les droits de la personne humaine et pour la compréhension des enjeux auxquels nous sommes confrontés. Mais ne pas renoncer à se battre n’empêche pas d’ouvrir les yeux. Le sous-titre du livre de Walter Laqueur (sur lequel je reviendrai longuement) est : « Epitaphe pour un vieux continent ». Laqueur pense que nous en sommes au moment de graver l’inscription funéraire. Pour tenter de retarder ce moment, pour garder des forces, il me faut, souvent, de plus en plus souvent, l’oxygène que je trouve de l’autre côté de l’Atlantique.

Guy Millière Pour Metula News Agency le 06 novembre 2007


Note :
 
[1] Houdna n’est disponible que par correspondance, sur le site : Underbahn.   
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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 23:48
  
Miguel Garroté, journaliste
  
menewzz.gifDepuis quelques semaines, nous voici confrontés à l’énigme kurde. Le Kurdistan s’étend à cheval sur la Turquie, l’Irak, l’Iran et la Syrie. Vu sous cet angle, un Kurdistan indépendant, ce n’est pas pour demain. Cela dit, la décision, subite et inattendue, du gouvernement islamique turc et de son armée laïque, d’en finir avec le PKK (un groupe terroriste à idéologie communiste, qui regroupe des Kurdes de Turquie, et qui a des bases militaires dans le nord de l’Irak), cette décision donc, risque de bouleverser les priorités fixées, non sans difficultés, pour le Proche et le Moyen Orient.
  
Mi-octobre, en dépit de l’opposition de la Maison-Blanche et du Département d’Etat, une commission de la Chambre des représentants américains adoptait de justesse (27 voix contre 21) un texte reconnaissant le génocide arménien perpétré en 1915 par les Turcs. La Turquie déclarait cette décision inacceptable et rappelait son ambassadeur. « Personne n’a le droit de traiter la Turquie comme cela. Ceux qui osent s’en prendre à un pays important comme la Turquie en paieront le prix », déclarait le Premier ministre islamique Recep Tayyip Erdogan.
  
De son côté, le général Yasar Büyükanit, chef d’état-major de l’armée turque, déclarait : « Si cette résolution est adoptée par la Chambre, nos relations dans le domaine militaire avec les États-Unis ne seront plus jamais les mêmes. » Résultat : l’ouverture d’un nouveau front, dans la province kurde du nord de l’Irak, jusqu’alors épargnée par la violence. Une opération turque de grande ampleur contre les bases du PKK (mouvement terroriste à idéologie communiste qui regroupe des Kurdes de Turquie) en Irak se prépare. Cent mille soldats turcs sont massés à la frontière irakienne. « La manipulation opportune de groupes kurdes par les services turcs n’est pas à écarter », peut-on lire dans Valeurs Actuelles. Mais ce n’est là qu’une partie de l’énigme kurde.
  
La Turquie est partenaire de l’occident au sein de l’Otan, y compris en Irak et en Afghanistan. La Turquie est importante pour la logistique américaine en Irak : 70 % du fret aérien, 95 % des blindés et 30 % du carburant, via la base turque d’Incirlik. Vu sous cet angle, ce n’était ni le moment, de la part des USA, de réactiver l’affaire du génocide arménien ; ni le moment, de la part de la Turquie, de vouloir soudain en finir avec le PKK à l’intérieur de l’Irak.
  
Ces derniers jours, l'armée turque a continué de masser ses troupes à la frontière avec l'Irak en vue d’une offensive contre le PKK au Kurdistan irakien. Des hélicoptères ont acheminé des soldats supplémentaires à la frontière où sont déjà stationnés près de 100.000 militaires turcs(!), pour neutraliser…3’000 combattants du PKK. Des hélicoptères et avions turcs ont bombardé des bases du PKK en Irak. La Turquie veut que les USA et l’Irak ferment les camps du PKK et lui livrent les chefs rebelles.
  
Le président de la région autonome kurde du nord irakien, Massoud Barzani refuse d'agir contre le PKK et promet que les Kurdes irakiens se défendront en cas d'attaque turque. Côté diplomatique, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, doit se rendre en Turquie le 2 novembre. Et le Premier ministre turc Tayyip Erdogan doit rencontrer George W. Bush aux USA le 5 novembre. Bref, c’est l’agitation sur tous les fronts.
  
Mais au fait, qui finance l’armée du PKK ? Les sources de financement du PKK provoquent l’inquiétude, étant données les sommes importantes dont dispose le groupe kurde. Aujourd’hui, le PKK vit des campagnes annuelles de dons, des cotisations mensuelles des sympathisants, de la taxe dite révolutionnaire ponctionnée sur les commerces et entreprises, des gains venant des ventes de journaux et de vidéos. Si nécessaire, les dons, les cotisations et les taxes sont perçus à coup de pied au derrière, voir bien pire (l’Union européenne et les USA considèrent que le PKK communiste est un groupe terroriste). L’argent perçu et racketté par le PKK en Europe, notamment en Allemagne où vivent 600'000 Kurdes de nationalité turque (ou de nationalité allemande par naturalisation), cet argent donc, représente une part importante du magot du PKK. Outre l’Allemagne, d’autres pays accueillent des Kurdes taxés par le PKK, notamment la Grande Bretagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, la France, la Suisse, l’Autriche, les Pays-Bas, les Pays Nordiques, la Grèce, les pays de l’ex-Yougoslavie ainsi les pays d’Europe Centrale et Orientale et de l’ex-URSS, la Syrie, l’Iran etc.
  
Avec 700 euros en moyenne perçus auprès de chaque Kurde résidant en Europe, rien que lors de la collecte annuelle (ou racket annuel), le PKK ne meure pas de faim et peut aisément financer ses camps d’entraînement militaire ainsi que sa chaîne de télévision par satellite. En Turquie, l’impôt révolutionnaire se monte à 6 millions d’euros par an, qui viennent s’ajouter aux millions encaissés en Europe, en Syrie, en Iran, etc. Ce qui donne au total quelques 40 millions d’euros de revenu annuel. Le PKK vit également du trafic de drogue et de la contrebande de cigarettes (devenue juteuse avec l'augmentation des taxes dans les pays européens).
  
Certes, il serait souhaitable, qu’un jour, la Turquie reconnaisse, enfin, l’évidence du génocide arménien. Certes, il serait également souhaitable, qu’un jour, la question kurde aboutisse à une issue pacifique. Cela dit, il serait également souhaitable, que l’on ne mette pas, si j’ose m’exprimer ainsi, la charrue avant les bœufs. Lorsqu’on engage des moyens militaires pour renverser des dictatures et instaurer la démocratie, ce qui en soi, est une excellente initiative, il est souhaitable de fixer : des objectifs ; un ordre de priorité dans ces objectifs ; et des moyens en vue d’atteindre ces objectifs, dans l’ordre de priorité fixé.
  
mollahs.jpgDans cet esprit, la priorité numéro un est de neutraliser l’arsenal nucléaire iranien. La priorité numéro deux est de stabiliser davantage l’Irak. La priorité numéro trois est d’affaiblir le régime dictatorial syrien. La priorité numéro quatre est de rendre au Liban son indépendance, ce qui implique le démantèlement de l’armée du Hezbollah. La priorité numéro cinq, est de démanteler la douzaine de milices terroristes de Gaza et de Judée-Samarie. La priorité numéro six est de négocier une paix israélo-palestinienne. La priorité numéro sept est de négocier une issue au dossier kurde.
  
En menaçant d’intervenir militairement dans le nord de l’Irak, la Turquie complique, d’une part, l’accomplissement de la priorité numéro un (neutraliser l’arsenal nucléaire iranien) ; et d’autre part, l’accomplissement de la priorité numéro deux (stabiliser davantage l’Irak). De fait, la Turquie oblige tous les acteurs concernés à réétudier l’ordre de priorité des objectifs fixés et les moyens de les atteindre. On notera, en passant, que la Syrie a donné son appui officiel à la Turquie, pour que celle-ci neutralise le PKK en Irak. Que la Russie a donné son appui officiel à l’Iran sur le dossier nucléaire. Que l’Iran et la Syrie se proclament alliés indéfectibles. Que par conséquent, la Syrie, la Turquie, la Russie et l’Iran sont – en ce moment et sous réserve de revirements – des alliés face aux USA, à l’Union européenne et à Israël.
  
Si les USA et l’Union européenne peuvent se permettre le luxe de réviser leurs priorités, Israël, en revanche, ne peut nier que la priorité numéro un reste de neutraliser l’arsenal nucléaire iranien. Israël ne peut modifier cette priorité, parce qu’Israël est la première cible à court terme de l’arsenal nucléaire iranien. Si les USA, du fait de l’initiative turque en Irak, ne parviennent plus à gérer l’ordre des priorités, Israël se verra obligé, de bombarder les centrales nucléaires iraniennes, dans un proche avenir et non pas dans six mois ou un an. L’opinion publique se focalisera alors sur cet événement. Et tous les autres acteurs concernés en profiteront pour faire le grand ménage sans trop attirer l’attention d’une opinion publique, dont les yeux seront fixés sur le nucléaire iranien bombardé par Israël. De ce scénario complexe, il serait souhaitable, que la Syrie, la Turquie, la Russie et – évidemment – l’Iran, sortent, non pas renforcés, mais affaiblis. Auquel cas, la Turquie et son coup de tête nous auront finalement rendu service.
deadmouse1-small.jpgLe quotidien catholique traditionaliste « Présent », proche de Le Pen, va-t-il mourir ? Après plus de vingt ans d’errances dans le labyrinthe de la droite traditionaliste et lepéniste, la feuille quotidienne de quelques pages redoute la tombe. A cet égard, la citation reproduite ci-dessous vaut la peine d’être lue.
  
Le 22 octobre dernier, dans un post repris sur Le Salon Beige, le chroniqueur traditionaliste et lepéniste de « Présent » Alain Sanders rappelle que la survie du quotidien catholique Présent ne tient qu'à l'abonnement de ses lecteurs : « C’est de cela que nous risquons de mourir. J’ai eu naguère, l’occasion de m‘étonner de ces associations qui nous envoient leurs communiqués, se réjouissent qu’on les passe (ce que personne d’autre de la ‘grosse presse’ ne fait) et qui, pour autant ne sont pas abonnées. J‘évoquais aussi certains auteurs de Tribunes libres qui nous demandent de leur envoyer le numéro où est passée leur tribune. Ce qui veut dire : 1) qu’ils ne sont pas abonnés ; 2) qu’ils ne font même pas l’effort d’acheter le numéro dans lequel leur prose a été publiée. (…) Répondant aux accusations suicidairement amicales d’un lecteur nous conseillant de préparer dignement notre mort, Jeanne Smits a dit, avec la courtoise diplomatie qui est la sienne, que tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir. Et que rien, et certainement pas ces blogs ficelés par des gens pleins de bonne volonté, mais qui sont tout sauf des journalistes, ne remplacera jamais un libre journal de papier fabriqué – et porté – par des professionnels. Et c'est certain : Le Salon Beige relaie régulièrement les informations et analyses rapportées par Présent et que l'on ne trouve pas ailleurs. Amis lecteurs, n'hésitez pas à franchir le pas d'un abonnement au seul quotidien catholique français » (fin de la citation d’Alain Sanders, de « Présent », telle que reprise dans le post du 22 octobre sur Le Salon Beige).
  
Ci-après, faisons un petit rappel historique. Présent refuse, depuis vingt ans, le qualificatif d'extrême droite. Ce qui n’a pas empêché – et n’empêche toujours pas – Jean Madiran, cofondateur du journal, de soutenir Jean-Marie Le Pen et – pour la suite – la fille de celui-ci, Marine. Présent se reconnaît toutefois proche du Front national et de Jean-Marie Le Pen. Pierre Durand, cofondateur et directeur du journal Présent, fut cofondateur du Front National. Georges-Paul Wagner, chroniqueur de Présent, fut député du Front national.
  
Le courant nationaliste et traditionaliste, incarné par Présent, classe ce quotidien à l'extrême droite, selon l’avis de l’ensemble des médias catholiques – et pas catholiques – de France. Mais peu importe la terminologie en théorie – droite nationale ou extrême droite – car ce qui compte, après tout, ce sont les faits concrets dans la pratique.
  
Or, en 1983 déjà, à propos d’un ministre socialiste d’origine juive, Présent écrivait : « Par héritage, il est pour le migrant contre le sédentaire. Pour le cosmopolite contre l'indigène (…) pour le marginal contre la société (…) pour l'assassin contre l'assassiné ». Dans cet article, le quotidien Présent, patinant sur l’ambiguïté, ne précisait pas, s’il faisait allusion, à la filiation socialiste ou à la filiation juive, du ministre en question. Le fait est que ce genre d’ambiguïté correspond mieux à « l’extrême droite » qu’à la « droite nationale ». Parce que, justement, cette ambiguïté est « extrême ».
  
C’est ce genre d’ambiguïté fait la différence entre d’une part, l’extrême droite ; et d’autre part, la droite néoconservatrice, libérale et patriotique, style Parti Républicain aux USA, Likoud en Israël ou UDC en Suisse. La France héritière de Charles Maurras s’avère incapable de réaliser chez elle ce que réalisent aux USA, en Israël ou en Suisse, le Parti Républicain, le Likoud ou l’UDC.
  
maurras.jpgA l’aube du troisième millénaire et en ce début de 21ème siècle, la France de Maurras et celle de la Révolution de 1789, restent prisonnières, d’idéologies anti-américaines, anti-anglo-saxonnes et anti-juives, héritées du 18ème siècle et du 19ème siècle ainsi que des années 1930. La France, « phare civilisateur » de l’humanité, a donc entre 70 et 200 ans de retard sur le cours de l’histoire. Cela est vrai, en France, tant pour la droite nationale catholique que pour la gauche réactionnaire. En 2007, on privilégie les filiations gauchistes et droitistes de Charles Maurras excommunié par Rome ; au détriment de la lignée de Jacques Maritain, prophète catholique de l’amitié judéo-chrétienne contemporaine.
  
Présent est diffusé par abonnement postal, en kiosque et par abonnement Internet. A lire les rédacteurs de Présent (je cite) « rien, et certainement pas ces blogs ficelés par des gens pleins de bonne volonté, mais qui sont tout sauf des journalistes, ne remplacera jamais un libre journal de papier fabriqué – et porté – par des professionnels ». Etrange, cette immodestie par temps de naufrage. Présent surfe sur les vagues de la faillite depuis qu’il est en vente en kiosque. Et même avant cela, Présent a toujours surfé sur les vagues de la faillite. Si le nombre d’abonnés est insuffisant (selon Alain Sanders de Présent), c’est que l’offre de Présent est insuffisante.
  
Je suis bien placé pour savoir que les blogs, justement, sont ficelés (je ne parle pas de moi) par des professionnels. A moins que Alexandre del Valle, Guy Millière (http://rebelles.info), Menahem Macina (http://upjf.org) et consorts ne soient pas des professionnels. Sans compter que chez Présent, de braves dames, bénévoles évidemment, relisent les articles et corrigent les fautes, de ces professionnels, « Sanders, Smits & Co. » qui, aujourd’hui, honnissent les blogs alors qu’en cas de décès, Présent, n’aura d’autre alternative que celle-là : « bloguer ».
  
« Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir », nous disent, en désespoir de cause, dans Présent (je cite encore) les futurs naufragés de cette Méduse traditionaliste. L’espoir, ce n’est pas très catholique. L’Eglise prêche plutôt l’espérance, une vertu théologale. Mais je ne vais pas pinailler. Après tout, je m’adresse à des « professionnels qui portent », ce sont leurs propres termes, « un libre journal de papier ». Et puis, ils sont la « Fille aînée de l’Eglise, Educatrice des peuples » (lu cette année dans Présent et sur Le Salon Beige).
  
Quelque chose me fascinera toujours, chez certains (pas tous) de mes frères et confrères de l’Hexagone : avec un endettement public abyssal et un déficit public lui aussi abyssal ; avec le terrorisme islamique qui réchauffe la planète (y compris la planète France, depuis les trois attentats de 1995) ; avec une perte de prestige de la France au plan mondial, que Sarko tente d’enrayer à coup de rames et de raquettes ; avec tout cela sur le dos et en restant au bord du gouffre, certains (pas tous) de mes frères et confrères de l’Hexagone, n’hésitent pas, encore et toujours, à se prendre pour ceux qui savent ; et à se prendre pour la crème de la crème. « Nous risquons de mourir », viennent-ils d’écrire, du côté de « Présent ». A qui la faute ?


cervin.jpgLe 22 octobre, l’Agence Télégraphique Suisse (équivalent de l’AFP en France) diffuse une dépêche intitulée « La presse internationale inquiète des résultats ». Voici le texte intégral de cette hallucinante dépêche : « Au lendemain du triomphe UDC aux fédérales, la plupart des quotidiens européens soulignent ‘la victoire de la méchanceté’, voyant en Suisse un ‘laboratoire du populisme’. Pour quelques-uns toutefois, le scrutin n’est pas révolutionnaire ou le pays ‘est redevenu normal’. ‘Où s'arrêtera le vent mauvais du populisme alpin de Christoph Blocher ?’ se demande Libération. Le quotidien français de gauche décrit le patron de l’UDC comme ‘un roi de l’improvisation’, ‘irrespectueux du sacro-saint consensus suisse’, un ‘homme d’affaire milliardaire’ qui est parvenu à faire oublier à son frileux électorat que son évangile a beau être xénophobe, il est d’abord ultra-libéral. Pour le quotidien de centre-gauche italien La Repubblica, ‘la droite xénophobe a triomphé en Suisse’. Le journal relève aussi que ‘la proposition socialiste d’exclure Christoph Blocher du Conseil fédéral qui sera élu le 12 décembre n’a plus aucune chance’. A Madrid, El Pais ne fait pas dans la nuance ; titrant sur ‘l'intolérance suisse’, le journal met en garde contre le danger que ‘le racisme arrive au pouvoir’. Le Handelsblatt allemand se veut lui carrément rassurant : ‘Il est totalement erroné de conclure à une prochaine explosion de la concordance ; car le système politique suisse, cas unique au monde, est imprégné d’une culture de méfiance des puissants qui permet d’infléchir leurs volontés. Mais le quotidien souligne aussi que l’absence de contenu dans le débat politique et la tendance à la personnalisation. Le Corriere della Sera évoque ‘le signal d’un changement véritable et non pas homéopathique, comme d’habitude’. Pour le quotidien ‘la Suisse est redevenu un pays normal’. Les ‘barrières de rösti et de polenta’ se sont écroulées et, comme tous les autres pays du monde, la Suisse politique est désormais constituée de deux camps distincts » (fin de la dépêche ATS).
  
Toujours le 22 octobre, drzz, sur http://leblogdrzz.over-blog.com/, publie un petit édito intitulé « Révolution conservatrice au pays du chocolat », petit édito dont voici le contenu : « Le parti de droite diabolisé et boycotté par tous les médias du pays a cassé la baraque et a fait le meilleur résultat d’un parti helvétique depuis... 1919 ! Il est désormais majoritaire, avec vingt sièges de plus que les socialistes. Comme aux Etats-Unis, comme en France, le peuple revendique son indépendance d’esprit ».
  
Ci-après, les extraits de commentaires suscités par ce petit édito.
1-    Vous êtes le premier média à parler de révolution conservatrice. J’en avais ras-le-bol des commentaires des journaux et médias étrangers qui se sont intéressés à la politique suisse seulement deux jours avant les élections reprenant les thèses gauchisantes des médias helvétiques de gauche. On est passé par l’ultranationalisme de l’UDC dans Le Monde, l’extrême droite de l’UDC dans les médias anglais en passant par pronazi sur la chaîne débile Al-Jazira.
2-    L’UDC, qui n’est pas mon parti préféré, est à l’origine et encore en bonne partie aujourd’hui, un parti agrairien. On y trouve surtout des agriculteurs, des vignerons, des entrepreneurs. Ce parti se situe entre libéralisme et conservatisme sur des valeurs traditionnelles et patriotiques. Le taxer de xénophobe et raciste vient du fait que ce parti s’en prend à l’immigration illégale, aux abus des requérants d’asiles et à la criminalité étrangère. La majorité des gens de l’UDC ne voit aucun problème avec la plupart des étrangers, qui bossent et qui respectent nos lois. Mais allez faire comprendre cela à tous ces gauchos moralistes.
3-    Le vrai problème : dès que l’on s'écarte un tant soi peu du politiquement correct, on devient ipso facto un facho.
4-    La Suisse fait sa révolution. Tant mieux devrait-on dire.
5-    L’immigration pose beaucoup de problèmes en Europe et en particulier en Suisse, mais ce n’est pas une raison pour mettre les personnes de couleur à l’index (ndlr. brebis galeuse sur une affiche de l’UDC). D’ailleurs, les Suisses sont bien contents que les chefs d'Etat africains, parmi lesquels d’éminents tiers-mondistes, placent des milliards de dollars dans leurs banques très protectrices.
6-    La Suisse est le pays d’Europe où les sentiments xénophobes sont le plus exacerbés, mais c’est aussi celui où la part de la population immigrée est la plus forte.
7-    L’une des leçons à tirer de cette dérive, c’est que si nous ne voulons pas la même chose en France, il faut que l’immigration soit bien davantage contrôlée. Que l’on favorise, comme l’a dit N. Sarkozy, l’immigration de travail au détriment du regroupement familial et de l’assistanat.
8-    Je ne crois pas que les personnes de couleur soient mises à l'index (ndlr. affiche UDC). L’affiche en question parle de l’expulsion des criminels étrangers.
9-    Simple déduction logique : si l’affiche avait un caractère raciste, elle aurait été condamnée par un tribunal. Or, je n’ai pas trouvé mention d’une quelconque procédure dans ce sens.
10-« La Suisse est le pays d'Europe où les sentiments xénophobes sont le plus exacerbés » ? Je ne pense pas, vu l’équilibre de ce pays. Souvenez-vous que les médias qui traitent les Suisses de fachos disaient la même chose au sujet de Sarkozy.
11- Oui, le parti du travail (extrême gauche) a déposé une plainte pénale pour violation de la norme antiraciste. Les gauchos se sont fait remballer par le juge qui estime que l’affiche visait uniquement les criminels.
12- La Suisse compte 21 % d’étrangers, la grande majorité se sent intégrée. Il n’y a pas de réel xénophobie en Suisse. Mais elle existe souvent de façon irraisonnée et, comble de l’ironie, les étrangers européens, de première et de deuxième génération, ont également des sentiments xénophobes envers les extras européens. Mais la grande majorité des Suisses ne l’est pas. Les électeurs suisses, par votation, ont accepté la libre circulation des personnes de l’Union européenne et ses 25 pays membres. Si les Suisses étaient xénophobes, je ne pense pas qu’ils auraient accepté la libre circulation.
13- Une telle affiche est impensable en France, même dans une campagne du Front National. Et pour moi, elle dépasse beaucoup plus les bornes que les propos sibyllins de Bruno Gollnisch (Front National) ou que la prime attribuée par le couple Mégret aux nouveau-nés français.
14- Nous voyons le déchaînement hystérique et hypocrite que suscite l’amendement Mariani sur les tests ADN, dont la mise en application, chez nos voisins, y compris dans l’Espagne du socialiste Zapatero, a été un non-événement. J’ai vu sur un Forum que l’on reportait un article du New York Times faisant le rapprochement entre le projet de loi Hortefeux et les méthodes nazies.
15- Comme les forumeurs de ce Forum, en l’occurrence celui du Modem, forumeurs qui sont à l’extrême-gauche de Bayrou et qui clament comme des moutons : « Même les Américains sont d’accord avec nous ». Il y a en France une espèce de chape de plomb qui voudrait interdire de penser. A croire qu’une partie non-négligeable de la population regrette de n’avoir pas vécu de l’autre coté du rideau de fer.
  
Maintenant, tirons quelques leçons.
1-    L’Agence Télégraphique Suisse (ATS), organe public sensé refléter les opinions du peuple suisse, diffuse une dépêche alarmiste, selon laquelle « la presse internationale » est « inquiète des résultats » de l’élection parlementaire suisse du week-end dernier. Pour étayer sa thèse, l’ATS cite cinq journaux de quatre pays. Sur les cinq journaux, trois sont de gauche. Sur 18 lignes de citations, cinq lignes sont tirées du quotidien français de gauche Libération. Autrement dit, l’ATS déclare que « la presse internationale » est « inquiète » parce que trois journaux de gauche sont inquiets. Les commentaires du quotidien français de gauche Libération, à eux seuls, constituent 28% de cette thèse sur l’inquiétude de la presse internationale. La presse internationale, telle que définie par l’ATS, se réduit donc à cinq journaux de quatre pays (L’Union européenne à elle seule regroupe 25 pays). Il manque le Times, le Financial Times, le Guardian, The Independent, The Daily Telegraph, le Wall Street Journal, le Washigton Times, la Neue Zürcher Zeitung, la Frankfurter Allgemeine Zeitung, etc., etc., etc.
2-    Les trois journaux de gauche cités par l’ATS, utilisent, à propos de l’UDC et de Blocher, les termes suivants : méchanceté, populisme, irrespectueux, xénophobe, ultra-libéral, intolérance, danger et racisme.
3-    En réalité, l’UDC est un parti de droite, libéral, conservateur et patriotique. Il n’est pas d’extrême droite. Il n’est pas nationaliste. Il n’est pas raciste. Son discours n’a strictement rien à voir avec le discours d’un Jean-Marie Le Pen. Aux USA, l’UDC serait considérée comme un mouvement néo-conservateur, républicain, de droite, mais en aucun cas d’extrême droite. Blocher, ce n’est pas Le Pen. Blocher, c’est Bush, Sarkozy, Benyamin Netanayu, Margaret Tatcher, Menahem Beguin ou Ronald Reagan.
4-    On reproche à Blocher et à l’UDC l’argent investit dans la campagne électorale. La farce est monstrueuse. Le 99% des médias écrits et audiovisuels suisses ont gratuitement fait campagne pour la gauche et contre l’UDC. Le vrai scandale financier, c’est la colossale publicité gratuite des médias suisses pour la gauche et contre l’UDC.
5-    Les médias francophones de Suisse romande, y compris le service francophone de l’Agence Télégraphique Suisse, n’ont qu’une seule et unique référence idéologique : la presse parisienne de gauche et d’extrême gauche. Sur l’ONU, sur l’Union européenne, sur l’UDC, sur l’Irak, sur Israël, la source d’information des médias suisses romands, c’est Le Monde ou Libération.
6-    Depuis quarante ans, les médias suisses romands vivent sous le regard observateur et accusateur de la presse de gauche parisienne. Depuis quarante ans, les faiseurs d’opinion (opinion leaders) de Suisse romande, les professeurs de sociologie, les rédacteurs en chefs romands, souffrent d’un complexe d’infériorité par rapport aux grandes universités parisiennes de gauche et aux grands médias parisiens de gauche. De Jean Ziegler à Jacques Pilet (from jizi to jipi), la honte d’être suisse et le désir de plaire à des idéologues parisiens ou onusiens de salon, nourrissent la pseudo-pensée romande et la sous-culture journalistique de Romandie.
7-    En votant massivement pour l’UDC et contre le Parti socialiste, les Suissesses et les Suisses - alémaniques, romands, tessinois et romanches - ont rejeté la pensée unique ; rejeté le politiquement correct ; rejeté la dictature des prolétariomédias embourgeoisés ; rejeté la presse mi-boulevard mi-gauchiste ; rejeté la criminalité ; rejeté la charia et les minarets ; rejeté le terrorisme intellectuel ; et rejeté le terrorisme tout court.

keyimg20040714-5085062-0.jpgEn corrélation avec un article publié en septembre dernier, où je parlais d'émeutes de gauchistes survenues en... Suisse (!), les urnes ont rendu leur verdict. 

Le parti de droite diabolisé et boycotté par tous les médias du pays a cassé la baraque et a fait le meilleur résultat d'un parti helvétique depuis... 1919 ! Il est désormais majoritaire , avec vingt sièges de plus que les socialistes.

Comme aux Etats-Unis, comme en France, le peuple revendique son indépendance d'esprit.

 

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Ni totalitarisme nazi, ni totalitarisme communiste, ni totalitarisme islamiqueL'image “http://img57.imageshack.us/img57/3474/bouton3sitany0.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

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