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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 23:55

ChesVictimsClipThe Victims of Che Guevara (*Free, for a limited time only)

Les jeunes Républicains ne sont jamais à court de bonnes idées... L'assassin Che Guevara illustré par ses victimes, ou quand la gauche admire des meurtriers.  

  Agrandissement du poster


Pour en finir avec le (bou)Che

le Che capitaliste.gifTout le monde connaît l’inénarrable trogne de Che Guevara; son faciès velu et désobligeant orne quantité d’objets les plus futiles. Il y a peu encore, je voyais des agendas scolaires ornés de sa délicate frimousse, comme si l’achat de cet objet ô combien socialisant embelli par cette figure à l’ampleur presque christique, était l’apogée, que dis-je, le parangon de la classe branchouille et révolutionnaire.

Nul doute que tout étudiant qui aura commis cet investissement se verra gratifié de l’admiration ravie de ses camarades agrémentée d’une pointe de jalousie amère à chaque fois qu’il l’exhibera fièrement à l’issue d’un cours. Ce que ces écervelés qui se prennent pour d’énergiques rebelles ignorent sans doute aucun, c’est que le Che, s’il était encore en vie à ce jour, les aurait à n’en point douter, abattus courageusement d’une balle dans le dos après les avoir jugés hâtivement (étape facultative) et traités de fascistes, ou pire encore, de bourgeois (ce qu’ils sont, à leur plus grand déshonneur, je le concède). Ces jeunes assoupis et enivrés de mollesse mériteraient bien un soufflet doublé d’une obligation de se munir, non pas d’un agenda Che Guevara, mais d’un tant soit peu de jugeote. J’en souhaiterais presque le Che soit encore en vie, cet ennemi farouche du capitalisme, rien que pour qu’il puisse verdir d’une insupportable rage en constatant à quel point l’ingénieux commerce s’est accaparé son aura pour en faire un atout majeur de vente et ainsi atteindre des chiffres d’affaire faramineux. Ironie du sort, pourrais-je dire. Les affaires vont d’autant plus aller bon train que nous célébrons en ce fatal jour endeuillé, le trépas du sieur Guevara qui a eu la très bonne idée de quitter ce cruel monde depuis quarante ans. Quarante ans de négationnisme historique, de relativisme culturel, de T-shirts Che Guevara et de mensonges procommunistes.

Finalement, en quarante ans, rien n’a changé, il y aura toujours des crétins de gauche qui iront vous dire que le Che était un homme exceptionnel, humaniste exemplaire et idéaliste, qui vous distribueront une image romantique et pure de cette homme et en profiteront pour faire le discret panégyrique du courage communiste. En ce qui me concerne, je retiendrai cette date fétide comme le jour pleinement consacré aux abrutis arborant ingénument sur eux une représentation d’un des plus inflexibles meurtriers du siècle dernier (puisse le Saint Esprit ou toute autre entité lumineuse leur faire réaliser que porter un T-shirt du Che ne vaut guère mieux que d’en porter un à l’effigie d’Himmler. Ô effroi, j’entends déjà s’élever claironnantes des voix rédemptrices m’affirmer que le communisme est amplement meilleur que le nazisme, ben tiens…) et par la même occasion l’énième et éclatante preuve de la gaucherie de gauche qui idolâtre des simulacres de fausses idoles en se permettant de falsifier et d’instrumentaliser l’histoire à des fins purement idéologiques, pour ne pas dire, propagandistes (et là nous nous rapprochons pernicieusement des fameuses photographies truquées qui circulaient il y a quelques décennies au sein de la Russie soviétique, sauf que nul n’ira admettre que cette hérésie se poursuit encore en notre époque rayonnante, une paire d’œillères bien ajustées faisant partie de l’attirail du parfait petit citoyen crétin). Cette énième manifestation de ce tropisme gauchiste (repris d’ailleurs par notre munificent et fienteux président lors de L’Affaire Guy Môquet) devrait pourtant en inquiéter plus d’un.

George pwned le CheQuitte à ce que ce long pamphlet soit de quelque utilité, qu’il permette d’instruire le gauchiste errant pour qui ces lignes subversives semblent iniques de l’imposture de cet homme dont on nous vante encore la sainteté et qui est devenu, excusez-moi du peu, un nouveau Christ pour jeunes branchouilles (le catéchisme les ayant ennuyés pendant l’enfance, il fallait bien trouver un substitut à ces ouailles candides), qui au lieu de fureter trois heures au H&M du quartier, feraient mieux d’aller ne serait-ce qu’une fois dans leur vie dans une bibliothèque (oui, cela existe encore) consulter un ouvrage historique (mais point ceux, falsifiés et incomplets qu’on met entre les mains des élèves pour mieux les abêtir).
Ainsi, lors de la période qui précédait la prise de pouvoir, notre cher Che, implacable, a assassiné un malheureux et sans doute famélique gamin qui a commis l’effroyable péché de gourmandise en voulant subtiliser de la nourriture; ce simple témoignage suffirait à introduire le personnage dans toute son amabilité. Pour ceux qui penseraient innocemment que notre vaillant héros aurait eu quelque repentir et se serait ensuite comporté d’une façon exemplaire, je n’ai qu’à citer le surnom évocateur qui lui fut de bonne grâce attribué lorsqu’il était responsable de La Cabana, une prison qui fut le badin théâtre de joyeuses atrocités: el carnicerito, le petit boucher. En ce lieu le Che s’adonne à de frivoles joies, comme l’exécution de plus de 200 opposants, la torture qu’elle soit morale et physique, ainsi qu’aux privations sur de pauvres hères déjà éprouvés par les conditions inhumaines de l’incarcération. Le Che va notamment massacrer des médecins opposés à l’oppression communiste (n’importe qui prenant le Che comme la superbe allégorie de la liberté devrait reconsidérer son jugement).

Tout gauchiste armé de sa bonne conscience éprouverait une profonde pitié ainsi qu’un apitoiement certain pour les clochards. Il est singulier que nombreux parmi eux détiennent des objets à l’effigie d’un homme qui a mis sous détention les mendiants pour pollution visuelle. Personnellement, je trouve qu’il s’agit là d’une idée judicieuse de sa part; si on pouvait faire de même en désengorgeant toute cette indigence qui vient importuner le passant honnête et en chassant les pitoyables quémandeurs qui viennent sempiternellement importuner les voyageurs dans les transports publics en jouant faux de leurs instruments désaccordés, en psalmodiant des suppliques larmoyantes (suivies d’injures fleuries si personne ne daigne donner de pièce), en tendant un moignon sale, ou encore en exhibant des animaux en bas âge pour mieux apitoyer le chaland! Quoi qu’il en soit, cette pratique n’est pas compatible avec l’idéal complaisant et pseudo-humaniste des gauchistes. Notre gentilhomme déclarera même: “Nous avons fusillé et nous fusillerons tant que cela sera nécessaire. Notre lutte est une lutte à mort.” Si seulement on pouvait par la même occasion fusiller ceux qui portent ces T-shirts d’infamie!

Starche CoffeeOutre la création de camps de travaux forcés afin de rééduquer les récalcitrants aux joies idylliques de la révolution cubaine, notre cher Guevara va aussi détruire toute l’économie cubaine, qui s’en sortait pourtant convenablement. Par une politique tout simplement socialiste, il mit en place une réforme agraire mettant en commun les terres et bannissant le droit à la propriété. Ce fut un échec prévisible; ôtez sa terre à n’importe quel paysan suffisait à le démotiver, et à juste titre; c’est comme si on confisquait d’office l’intégralité du salaire d’un employé, qui doit pourtant continuer à travailler sans jamais jouir du fruit de son labeur. On comprend vite l’aberration communiste. L’armée allait même jusqu’à contrôler la distribution des semis. Le marché cubain de la canne à sucre, faisant autrefois la fierté du pays a lamentablement chuté, de même que l’industrie de la chaussure qui avait pourtant permis à bon nombre de cubains de vivre décemment. En contrepartie, le Che leur a offert le tourment de la Terreur cubaine, tandis que celui-ci s’établissait dans l’un des quartiers privés les plus riches de la Havane.

Qui pourrait encore raisonnablement voir en cet homme lâche, tyrannique, borné et crédule un être libre, clément, sage et honorable? Comment peut-on encore assimiler cet ingrat visage de tortionnaire, de tyran, à l’image sereine et vénérable de la liberté? Sans oublier le fait que le Che n’était qu’un misérable pantin obéissant naïvement à un Fidel Castro qui finira vite par trouver le petit roquet importun, trop obséquieux et extrême. Che Guevara était l’équivalant d’un Félix Dzerjinski, et ni plus ni moins qu’un gamin capricieux et naïf qui voulait que tout le monde pense comme lui et qui aurait mérité enfant une bonne paire de claques, un petit tyran insipide qui n’en avait strictement rien à faire d’un peuple qu’il a précipité dans la misère et utilisé à des fins personnelles, un homme pratique pour faire les basses œuvres en permettant à Fidel Castro de respirer une sainteté toute relative. Celui-ci, jusque dans la mort misérable du Che finira par l’instrumentaliser à profit en l’élevant au rang de martyr politique.

Che is deadVoilà quarante ans que cette chiure a quitté le monde, mort sans aucun honneur lors d’une embuscade; qu’attendons-nous pour cesser le tri sélectif et jeter à jamais le Che dans les poubelles de l’histoire? Qu’il rejoigne à perpétuelle demeure toutes les pourritures et les ordures de son acabit, au lieu de laisser cet homme mauvais se faire recycler par de jeunes crétins ignares et déprimés, abrutis par des décennies de relativisme historique, abêtis par la frénésie du consumérisme qui leur permet d’oublier le vide cosmique de leur médiocre existence. Le Che demeure encore à ce jour, une icône de l’inculture et de la dégénérescence de notre société. Il ne reste plus à souhaiter au peuple cubain qu’un homme éclairé tel le général Pinochet vienne sauver Cuba de l’excrément communiste qui la laisse gésir dans la souillure de cette révolution inique et redonne à ce pays et ses habitants l’espoir de revenir en arrière, avant 1959, quand Cuba progressait grâce à un capitalisme juste et prospère.

source : http://blog.leaule.com/?p=145
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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 23:51
hillary-20clinton.jpgPour la première fois à moins de six semaines du début officiel de la course, un sondage donne la candidate démocrate perdante contre n’importe quel adversaire républicain.
Elle était jusque là décrite comme l’unique candidate capable de battre les Républicains. Mais pour la première fois depuis le début de la campagne, un sondage donne non seulement Hillary Clinton perdante face à Rudy Giuliani, mais aussi contre tous les autres candidats républicains. Une déconvenue de taille à 38 jours des premières échéances électorales dans l’Iowa pour une ex Première Dame qui caracolait jusqu’à il y a peu en tête des sondages.

Selon cette enquête de l’Institut Zogby, un organisme indépendant, si elle était nommée par le Parti démocrate,
Hillary Clinton perdrait par 38% contre 42% face au sénateur John McCain, par 40% contre 43% contre l’ex-maire de New York Rudy Giuliani, l’actuel favori, et par 40 % à 43% face à l’ancien gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney.

Même les candidats les moins bien placés dans les sondages au niveau national comme l’ex gouverneur de l’Arkansas,
Mike Huckabee, ou l’ancien sénateur et acteur, Fred Thompson, viendraient à bout de Hillary Clinton, par 44% à 39%, et 44 à 40% respectivement.

Un recul qui se fait également de plus en plus sentir au sein même du parti démocrate. Reléguée en deuxième position
http://www.abcnews.go.com/images/PollingUnit/1051a1IowaDems.pdf derrière Barack Obama dans l’état-clef de l’Iowa, Hillary Clinton restait en tête mais accusait un recul de 10 points face à son rival de l’Illinois, le 21 novembre dernier, dans le dernier sondage Zogby pour Reuters.

Le sondage de l’Institut Zogby a été mené sur un échantillon de 9,150 personnes à travers les Etats-Unis entre le 21 et le 26 novembre, avec une marge d’erreur de un point.

L’agression contre les Noirs indépendants, intelligents, talentueux
 
                                          Par Bruce Thornton, traduction ADAMASTOR


Lorsque Barack Obama a accusé Hillary Clinton de "jouer la carte du genre sexuel," l'hypocrisie qui caractérise notre discours public sur la race est entré dans le surréalisme. 
La carrière entière d’Obama a été créé par et exploitée en fonction de la perception qu'il projette d’être - fils d'une mère blanche et d'un père africain, élevé à Hawaii, diplômé de Columbia et Harvard - "noir", c'est-à-dire victime de l'incorrigible racisme et oppression de l’Amérique. En d'autres termes, il est arrivé là où il est en jouant subtilement - ou en permettant à d'autres de jouer pour lui - l’atout le plus puissant dans le jeu du pouvoir social et politique. 

Les règles de ce jeu posent que tous les Noirs, aussi privilégiés soient-ils, sont des victimes, que tous les Blancs sont des racistes oppresseurs qui ne pigent tout simplement pas, tout dysfonctionnement culturel noir étant une conséquence du racisme des Blancs, et seuls les Blancs reconnaissant bruyamment et de manière répétée leur culpabilité peuvent se racheter en procédant à des réparations sociales, économiques et politiques. 

Les champions à ce jeu sont les démocrates arnaqueurs du racial, les Jesse Jackson, Al Sharpton et Cornel West. 

Mais ces jours-ci même certains Républicains ont accepté ces règles truquées. 

Il suffit de voir avec quelle facilité toute la catastrophe Katrina, conséquence du gouvernement noir indélogeable et inepte d’une ville, a été jeté au pied de l'administration Bush. 

Mais il y a une conséquence encore plus insidieuse à cette façon de rendre compte des choses par la race: l'institutionnalisation de l'infériorité et de la dépendance des Noirs. 
Derrière la culpabilité des libéraux blancs se cache une affirmation de pouvoir pleine de suffisance: nous qui avons le pouvoir d'opprimer, nous avons aussi le pouvoir de redresser.

Comme dit le proverbe africain, la main qui donne est toujours au-dessus de la main qui reçoit. Être une victime c’est être inférieur, toujours à la recherche de son oppresseur et de son libérateur. 

Une autre façon d'exprimer, comme l’ont dit Jim Sleeper, Thomas Sowell, et Shelby Steele, que les attitudes libérales raciales sont bien racistes: Elles font rentrer des millions de personnes dans la catégorie des inférieurs. Finalement, que l'infériorité soit expliquée par la conséquence de l'environnement ou de l'histoire plutôt que par les gènes, cela ne fait pas beaucoup de différence.

L'Histoire a changé, et le contexte a changé, mais malgré la profonde amélioration de la vie des Noirs américains, le fait de présumer du statut de victime, et, forcément, de l'infériorité, persiste, comme si il n'y avait pas de différence entre le fait d'être évité par un chauffeur de taxi et être lynché par le K.K.K.

Si cette attitude n'était plus en vigueur, à cette heure les autres candidats dans la course aux primaires démocrates auraient démoli la candidature ridicule et sans poids d’Obama en ridiculisant ses prétentions à la "négritude". Vous n’aimeriez pas voir Hillary diffuser un spot dans lequel la pauvre danse d’Obama avec Ellen Degeneres passerait sur l’air des Tower of Power :"You Got To Funkifize"? 

La plus horrible manifestation de racisme de gauche, on la trouve cependant dans la diabolisation de toute personne noire qui, s'éloignant de la plantation libérale, défie le scénario racial. 

Il existe une sorte de loi de l'esclave fugitif dans la culture publique en Amérique qui permet aux libéraux blancs de poursuivre et de traquer les Noirs qui osent penser par eux-mêmes et contester qu’on leur impose une humiliante identité fondée sur de tels stéréotypes.
Pièce à conviction numéro une, bien sûr, le dénigrement qui poursuit le juge de la Cour suprême Clarence Thomas. 

Comme la récente publication de ses mémoires l'a montré, ici, c'est la véritable histoire de la réussite d’un Noir contre les préjugés, une histoire de détermination et de vertu à surmonter les plus dures conditions, une parabole illustrant le pouvoir de l'esprit humain à transcender son environnement. 

Pourtant, plutôt que d'être une source d'inspiration, un modèle pour les Noirs américains et un exemple d’autonomie personnelle, le juge Thomas a été violemment considéré avec mépris et marginalisé, pour l’unique raison que sa vie et sa philosophie contestent la thèse libérale dominante de l'infériorité noire et de sa dépendance à l'égard des largesses des Blancs. 

Il a commis le plus grand crime qu’un homme noir puisse commettre dans le Décalogue libéral: il pense par lui-même et défie les idées reçues.

Les libéraux blancs idolâtreront des rappeurs analphabètes qui glorifient la violence et rabaissent les femmes plutôt que de respecter un homme noir qui pense en homme libre.
Une fois de plus, on voit comment le libéralisme moderne trahit ses propres principes. Les gens sont censés être des individus, jugés par leur propre caractère et leur fond plutôt que par leur pigmentation ou la texture de leurs cheveux, et pourtant, les Noirs sont regroupés et définis par des stéréotypes et des généralisations qui éclipsent les particularités individuelles.

La discrimination est le crime le plus odieux, et pourtant, les libéraux approuvent les programmes d'action positive qui discriminent exactement sur la base de ces mêmes stéréotypes et généralisations. 

Les libéraux ont hâte de célébrer la "culture noire", mais ils pensent qu'un peuple qui a survécu à 300 ans d'esclavage, à Jim Crow (du nom des lois prônant la ségrégation, ndt), et au racisme est toujours aussi faible et fragile au point que les Blancs doivent chuchoter l'euphémisme ridicule "le mot en n"(«nègre » ndt) de peur que les Noirs ne finissent complètement traumatisés. 

Pire encore, les libéraux sont censés donner du prix à la liberté d'expression, au penseur indépendant, au "dissident" qui conteste les idées reçues et l' orthodoxie fossilisée, l'intellectuel qui est "branché", provocateur et qui ébranle la "création". Or les penseurs noirs qui agissent ainsi - comme Thomas Sowell et Shelby Steele, par exemple - sont marginalisés, vilipendés, et transformés en «hommes invisibles» par un etablishment libéral accroché à une orthodoxie usée, tandis que tous les ménestrels postmodernes comme Cornel West sont courtisés par Princeton et Harvard.

Alors pourquoi s’étonner qu'un novice ridicule comme Barack Obama, sans expérience dans le monde du réel imparfait de la performance, des conséquences, et de la responsabilité, soit pris au sérieux en tant que candidat à la présidence uniquement sur la base de la "négritude" qu'il a fabriquée?

Les fonds de tiroir
La guerre en Irak est gagnée, l'Iran tremble, les médias s'affolent devant tant de nouvelles dommageables à leurs potes islamistes, et nous sortent un remake de "l'affaire Plame".

Alors Le Figaro 
ressucite la ridicule affaire Plame, le blog drzz encourage tous ses lecteurs à y attacher l'attention quelle mérite : c'est-à-dire aucune.

Et pour ceux qui voudraient connaître les dessous de l'affaire Plame, montée par 
la CIA pour tacler l'administration Bush, parole à Laurent Murawiec : 

Les détails qui tuent, Laurent Murawiec à Washington © Metula News Agency
Posté le Jeudi 31 août 2006, www.menapress.com
  On voudra bien, je l’espère, me pardonner l’énumération un peu ennuyeuse de l’affaire qui suit ; elle mérite toutefois d’être récapitulée pas à pas, tant son déroulement illustre à merveille la manière dont fonctionne, ou “malfonctionne”, la politique à Washington et les effets délétères de sa misérable mesquinerie sur les grandes affaires et sur la politique mondiale. Un peu de patience, donc, pendant que j’essaie de démonter une mécanique plutôt salissante.

Dans son argumentaire concernant le programme d’acquisition et de développement d’armes de destruction massives de Saddam Hussein, le discours sur l’état de l’union du 20 janvier 2003 du président Bush comportait une rapide mention – 16 mots – de tentatives irakiennes d’acheter au Niger des matériaux (du yellowcake faisant partie du cycle nucléaire. George Bush précisa que l’information provenait des services de renseignement britanniques. Il a, depuis, été établi qu’un envoyé irakien de haut rang, qui avait la responsabilité de l’acquisition de matériaux et d’équipements nucléaires, était bien allé au Niger pour prendre langue avec des dirigeants gouvernementaux locaux dans cette intention.

Les 16 mots devinrent bientôt l’objet d’une féroce polémique politique. L’opposition démocrate et les media en firent un cheval de bataille : selon eux, tout cela était faux, de fond en comble. Le trouble s’étendit jusqu’en Angleterre, où il fut définitivement établi que les services anglais avaient bien rapporté la chose, non comme un achat, mais comme une tentative exploratoire de la part des Irakiens. Bush ne s’était pas écarté des informations transmises par Londres, et Londres n’avait rien inventé. Mais, puisqu’il fallait vouer Bush aux gémonies, on épilogua sans fin, et Bush fut traîné dans la boue tel un menteur. Bush est un menteur ! Toute la guerre d’Irak, répétait-on à satiété, est fondée sur un mensonge ! L’administration monta une défense plus ou moins habile, excipant de sa sincérité et de son honnêteté. La Maison Blanche fit, quant à elle, preuve de moins d’adresse. Si l’affaire en était restée là, il ne se serait agi que de politicaillerie washingtonienne, enrobée de sa gredinerie grand style. On n’aurait eu qu’à assister, une fois de plus, à l’une de ces manipulations auxquelles se livrent, à jet continu, la grande presse écrite – New York Times, Washington Post, Los Angeles Times, pour ne mentionner que les titres les plus influents – et télévisuelle – forte de ses trois networks traditionnels, ABC, CBS et NBC, avec la CNN et MSNBC en plus –, qui penchent à gauche de la gauche, à raison de quatre-vingt à quatre-vingt-dix pour cent. C’est alors que, « pour défendre l’administration », la CIA embaucha l’ambassadeur Joseph Wilson, un diplomate quelque peu secondaire, et l’envoya au Niger « enquêter » sur les manigances nucléaires irakiennes. Il faut préciser, de crainte que le lecteur ne s’y perde, que la CIA se trouve en pleine insurrection contre Bush ; ses dirigeants passent leur temps à distiller à la presse et au Congrès des « briefings » aussi biaisés que mensongers, qui servent la gloire et les objectifs de la Centrale, au détriment du président élu par la nation. 

Détails fort troublants : la CIA a choisi Wilson sur recommandation de l’épouse de celui-ci, employée de la CIA, et bien connue des cocktails politiques mondains de la capitale fédérale. Un choix plutôt singulier, Wilson étant un opposant bien connu de la politique de Bush. Plus curieux encore fut le fait que l’agence de renseignement ne fit pas signer l’accord de confidentialité usuel au diplomate avant de l’engager, comme il est de rigueur. M. Wilson ficela ses bagages, partit au Niger, et, ô surprise, n’y ayant pas beaucoup retourné de montagnes, il ne trouve rien qui confirme les faits rapportés par les espions anglais. Il rentre donc au bercail pour y faire son rapport. Et pour conclure brillamment sa mission au service de la nation, à peine quelques semaines plus tard, Joseph Wilson se fend, dans le New York Times, d’un article qui attaque violemment l’administration Bush, l’accusant de mensonge délibéré et de manipulations magouilleuses destinés à tromper l’opinion. Pour soutenir sa thèse, l’ambassadeur-enquêteur se sert des conclusions de son propre rapport officiel. On fait difficilement mieux, ou pis, dans la forfaiture intellectuelle. Aussitôt éclate la tempête médiatique qui avait été ainsi orchestrée, sur le slogan de “Bush-menteur”. Une secousse qui se mue rapidement en tremblement de terre international. La “vérité” éclate et peut être proclamée grâce à l’admirable M. Wilson. Les parlementaires démocrates s’en saisissent et se lèchent les doigts dans la confiture. Le monde musulman monte sur ses grands chevaux. Peu après cette fantasia, le journaliste washingtonien Robert Novak, dont la solide réputation est d’être le déversoir de tout ce que l’establishment républicain modéré – c’est-à-dire non-bushien – compte de gens puissants, révèle, dans un article, que Madame Wilson, blonde pulpeuse qui, à l’Etat-civil, apparaît sous le nom de Valérie Plame, est employée par la CIA. En l’espace d’une milliseconde, voilà la presse ameutée : on y parle d’un crime honteux de Novak, mettant en danger la vie de Mme Wilson, qui a été télécommandé par la Maison Blanche ; précisément, par le conseiller politique principal de Bush, Karl Rove et le vice-président Cheney. Scandaleuse conspiration ! La Maison Blanche, dans la tradition de Nixon du Watergate, et celle du sénateur Joe McCarthy, salit la réputation de ses opposants. L’article qui lance l’affaire Plame est signé David Corn, chef du bureau de Washington de The Nation, un hebdo d’extrême gauche.

On n’est jamais mieux servi que par soi-même Une machine infernale se met en route. Un special prosecutor est nommé par le ministère de la Justice, et rien ne fait plus peur aux gouvernants, aux USA s’entend bien, que l’accusation ou même le soupçon de cover-up, d’étouffer la vérité. Patrick Fitzgerald devient donc l’inquisiteur public : le special prosecutor est un procureur extraordinaire, qui ne rend de comptes à personne, dispose d’un budget illimité, et jouit de pouvoirs judiciaires extrêmement étendus. Ce statut est un legs du même Watergate et symbolise parfaitement l’explosion des pouvoirs extraconstitutionnels à la suite du scandale provoqué par Richard Nixon. Procureur aux dents longues, Fitzgerald se rue à la hussarde sur la viande fraîche que représente à ses yeux l’administration. Deux cibles préférentielles dans son collimateur : Karl Rove, et Lewis Libby, dit « Scooter », le chef d’état-major du vice-président Cheney. L’un et l’autre sont soupçonnés par Fitzgerald d’être les auteurs de la « fuite ». Ils sont ainsi amenés à consacrer la partie essentielle de leur temps à construire leur défense, négligeant les affaires de l’Etat. Ils doivent lever des fonds considérables pour payer les meilleurs avocats. Fitzgerald la joue en virtuose, distillant des fuites en direction de la presse pour entretenir l’affaire, en parfaite violation du secret de l’instruction. La curée continue. Fitzgerald désigne Libby – assurément un criminel de haut vol, puisqu’il travaille pour Cheney – à la vindicte des media et des Démocrates, qui tiennent enfin une proie juteuse, d’un calibre capable d’affaiblir Cheney et Bush. 

Entre-temps, le journaliste Novak, par lequel le scandale est arrivé, se tait et protège sa source. Quant à Joe Wilson, qui n’avait cessé de prétendre qu’il ignorait tout, mais absolument tout, des circonstances de sa désignation pour la mission Niger, il est démasqué comme authentique menteur ; il était au courant indeed. Cependant, lui et Valérie Plame posent en couverture des magazines à succès. Wilson pond un livre intitulé “La politique de la vérité”, où il se présente comme un combattant glorieux et héroïque de ladite vérité. Pensez ! « Ils » ont dégommé Libby, qui vient d’être inculpé – non pas de délit de « fuite », mais de parjure, pour avoir fait des déclarations contradictoires sur des points de détails au cours de l’interminable instruction du Grand inquisiteur. Libby a été contraint de démissionner de son poste. Dick Cheney s’en trouve effectivement affaibli. Voilà pour la préhistoire. Passons à l’histoire maintenant. Comme je l’ai souvent écrit dans les colonnes de la Mena, la première administration de George Bush était coupée en deux en ce qui concerne la politique à mener au Moyen Orient. D’un côté, Bush, Cheney et Rumsfeld, désireux de s’attaquer à Saddam Hussein, et de l’autre, Colin Powell et son second, le préposé aux coups fourrés de « Monsieur Propre Powell », Richard Armitage, porte-étendards des « modérés » et « réalistes » washingtoniens, ceux qui acceptent le grand « narratif » arabo-musulman selon lequel Israel est à l’origine de tous les maux du Moyen Orient. Un livre publié cette semaine par le journaliste de gauche du Time, Michael Isikoff, et le journaliste d’extrême gauche, David Corn, déjà nommé, établit avec certitude que la fuite était venue d’Armitage. Ce dernier avait, de plus, joué un rôle certain dans l’adjonction de la litigieuse phrase des 16 mots dans le discours de Bush. Armitage a gardé le silence alors que la réputation d’hommes intègres était traînée dans la boue à cause de lui. Powell n’a pas pipé mot, lui qui aime à poser en chevalier sans peur et sans reproche. Non seulement ces deux-là se comportent de fait en magouilleurs de bas étages – si Powell était en désaccord avec la politique de Bush, et il l’était, que n’a t-il démissionné ? – mais en hommes sans honneur. Bush a été trahi par ceux qu’il avait nommés. Il les a laissés mener leurs combines sans entraves. Il a toléré toutes leurs trahisons, leurs coups de Jarnac. Au nom de l’« esprit équipe », qu’il aura bien mal interprété, il a gardé tous les félons (Powell, Armitage), les nuls et les incompétents (Tenet à la CIA, Mueller au FBI), et ceux qui sont en profond désaccord avec sa politique (Condi Rice et Nick Burns). Fitzgerald-Torquemada, le procureur extraordinaire, sort de l’affaire comme un crétin accompli qui s’est acharné contre les moulins à vent pendant que les vrais coupables gloussaient. Il n’a ramené de sa pèche que des faux coupables dans sa gibecière. Il est probable que la belle carrière de Patrick Fitzgerald soit ruinée, et que les abus auxquels il s’est livré feront en sorte qu’aucun special prosecutor ne soit jamais plus nommé. 

Quant à la meute démocrate et médiatique, j’attends, sans impatience et sans aucun espoir, qu’elle présente ses excuses à Bush, à Cheney et à « Scooter » Libby ; qu’elle admette, ce serait bien là la moindre des choses, une certaine « imprudence », une certaine « légèreté », une « incapacité » à discerner le vrai du faux dès qu’elle aperçoit un Républicain. J’attends – et j’attendrai longtemps – l’autocritique de ces Narcisses, dont la rage écumante déborde depuis plus de six ans, et dont le souci du bien public s’efface toujours devant leurs haines idéologiques. Et la Gauche européenne, qui a fidèlement léché toutes les balivernes qui suintaient des égouts de Washington, dans laquelle quiconque n’est pas inconditionnellement islamophile est conséquemment et forcément au moins un menteur doublé d’un danger public – elle a à avaler ses chapeaux, ses casquettes, ses galures et ses bonnets. Mais n’est-il pas vain, dans ce cas, de faire appel à son sens de l’honneur et de la honte ? J’attends tout de même, ne serait-ce que pour la forme. Le jeu washingtonien, orchestré par une mafia politico-médiatique, incestueuse et convaincue de son droit inconditionnel à tout savoir, tout dicter et tout régenter, ne prendra pas fin pour autant. Les fuites instrumentées, les mensonges organisés, les saletés débitées par de grands journalistes véreux, par des politiciens éminents et jusqu’à des porteurs d’eau anonymes, en passant par les bancs de salonnards qui savent toujours tout, ce jeu ne cessera pas. Mais c’est ainsi, sous l’action des médiocrates, que ploient souvent les grands royaumes.

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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 23:53

 


Vous n'en entendrez jamais parler !

Note : les informations sur la fuite des ADM irakiennes d'Irak vers la Syrie et le Liban ont été confirmées en 2004 dans le livre de Yossef Bodansky, membre de la Task Force créée par le Congrès américain pour étudier le terrorisme et de la guerre non conventionnelle. Son livre

 

"Faire voler en éclats les "idées reçues" sur les armes de destruction massives de Saddam"

Par John Loftus, traduction par HeLLo

John Loftus est Président d'IntelligenceSummit.org, qui est entièrement libre de tout financement gouvernemental, et dépend uniquement de contributions privées pour son fonctionnement. Le rapport de recherche complet de M. Loftus sur les ADM irakiennes peut être trouvé sur www.LoftusReport.com

Frontpagemag, Vendredi, 16 Novembre 2007

Enfin, nous avons des réponses définitives sur le mystère des ADM manquantes. Des civils bénévoles, pour la plupart des officiers du renseignement à la retraite appartenant au groupe neutre IntelligenceSummit.org, se sont penché sur les archives secrètes capturées à Saddam Hussein. La conclusion incontestable est celle-ci: Saddam avait réellement des ADM après tout, mais pas dans le sens où l'administration Bush le pensait. Un document de recherche de 9000 mots contenant des citations issues de chaque document capturé a été mis en ligne sur LoftusReport.com Ce document de recherche a été complété par des dizaines d'interviews.

Les absolutistes des deux camps, dans le débat sur les ADM, seront plus que légèrement chagrinés par ces révélations. Les documents font état d'une histoire bien plus complexe que ce qui était suspecté. Les partisans du "Bush a menti, et des gens sont morts" ont défendu que Saddam n'avait pas d'ADM d'aucune sorte après 1991; et donc que les ADM n'étaient pas une bonne justification à la guerre. Les néoconservateurs purs et durs défendent que, comme dans "Les Aventuriers de l'Arche perdue", la cache au trésor est toujours quelque part là-bas, enterrée sous les dunes de sable en Irak. Chaque camp est plus que légèrement dans l'erreur à propos des ADM de Saddam, et chaque camp n'est que légèrement dans le vrai concernant ce qu'il en est advenu.

Voici le contenu de cette nouvelle preuve: approximativement un quart des ADM de Saddam ont été détruites sous la pression de l'ONU pendant le début des années 1990. Saddam a vendu à peu près un autre quart de son stock d'armes à ses voisins arabes du milieu à la fin des années 1990. Les Russes ont fait pression pour en retirer encore un quart dans les derniers mois précédant la guerre. Les dernières ADM restantes, le contenu des laboratoires d'armes nucléaires de Saddam, étaient toujours en Irak le jour où les forces de la coalition sont arrivées, en 2003. Son matériel militaire nucléaire était chaché dans un gigantesque entrepôt sous-marin situé sous le fleuve Euphrate. La totalité de l'arsenal nucléaire a par la suite été volé de ces entrepôts au nez et à la barbe des Américains. Le vol de l'arsenal nucléaire irakien - non gardé - est, peut-être, le pire scandale de la guerre, suggérant un niveau d'incompétence et de manquement au devoir qui ferait passer la débacle de l'ouragan Katrina pour un modèle d'efficacité.

Sans pointer du doigt les Américains, le gouvernement israélien pense à présent que le stock d'armes nucléaires de Saddam Hussein a terminé en dépôts d'armement en Syrie. Debkafile, un service de renseignement israélien plus ou moins privé, a récemment publié un rapport affirmant que les Syriens étaient en train d'importer du plutonium nord-coréen destiné à être mélangé à l'uranium enrichi de Saddam. On peut penser que les syriens étaient sur le point de terminer une usine de fabrication de têtes nucléaires près du dépôt d'armes de destrucion massive de Saddam à Deir al Zour, en Syrie, pour produire des centaines, sinon des milliers, de "bombes sales" ultra-toxiques qui auraient pollué partout là où elles auraient aterri en Israel, et ce pour plusieurs millénaires. Debka a soutenu que c'était cette usine combinée avec ce site de dépôt d'ADM qui a été la cible de la récente frappe aérienne israélienne dans la province de Deir al Zour...

Des sources expérimentées au gouvernement israélien m'ont confirmé en privé que les articles récents du New York Times, et les photos satellite au sujet du raid israélien sur une supposée cible nucléaire syrienne à Al Tabitha en Syrie, relèvent d'un lieu complètement erroné. Armé de cette information, j'ai scruté les photos satellite de Google Earth sur le reste de la province de Deir al Zour à la recherche d'un site qui correspondrait aux descriptions non-officielles israéliennes: un batiment industriel noir camouflé, près d'un dépôt de munitions militaire, entre un aéroport et un verger. Il n'y a qu'un endroit qui présente une nette analogie, à la longitude 35 degré, 16 minutes 49.31 secondes Nord, latitude 40 degrés, 3 minutes, 29.97 secondes Est. Les analystes et le public sont invités à se faire leur avis sur le fait qu'il s'agissait bien du dépôt d'ADM de Saddam.

Des photos de ce complexe prises _après_ le raid israélien semblent montrer que tous les bâtiments, les buttes des cratères terrestres, les bunkers, les routes, même les portions de sol noirci, ont été aplanis et enlevés. Tout ce qu'il en reste est quelque chose qui ressemble à des cratères de bombes aplanis. Bien sûr, ceci en soi n'est pas une preuve définitive, mais est extrêmement suspicieux.

Il est à remarquer que les enquêteurs américains avaient des informations précises à propos d'un lieu possible dans la région de Deir al Zour, peu de temps après la guerre, mais l'ont ignoré:

"Un dissident irakien du nom d''Abu Abdallah' affirme que le 10 mars 2003, 50 camions sont arrivés à Deir al Zour, en Syrie, après avoir été chargés à Bagdad... Abdallah est entré en contact avec son ami qui hésitait à confirmer la livraison d'ADM, mais qui l'a fait lorsque Abdallah lui a expliqué ce dont ses sources l'ont informé. L'ami en question lui a dit de ne parler à personne de la livraison."

Ces rapports d'enquête devraient être réévalués à la lumière des archives secrètes d'Irak récemment ouvertes, que nous affirmons être la meilleure preuve. Mais les preuves des documents saisis ne devraient pas être surévaluées. Il doit être souligné que parmi les documents saisis à Saddam, il n'en existe pas qui mentionne à la fois la possession d'ADM et le mouvement vers la Syrie.

Plus encore, beaucoup des documents et des bandes magnétiques de Saddam concernant les armes biologiques et chimiques sont ambigüs. Lorsqu'ils sont vus ensemble comme les éléments d'une mosaique, les fichiers secrets de Saddam plaident sans aucun doute pour une acquisition massive d'ADM jusqu'à seulement quelques mois avant la guerre. Non seulement il achetait des gaz bannis, précurseurs du gaz innervant, mais il commandait les produits chimiques pour faire du Zyklon B, le gaz préféré des Nazis à Auschwitz. Tout odieux et bien documentés que soient ses achats en 2002, il n'y a pas de preuve directe qu'il restait réellement des armes chimiques ou bactériologiques à l'intérieur de l'Irak le jour où la guerre a commencé en 2003. Comme expliqué plus en détail dans mon rapport complet, les services secrets britanniques, ukrainiens et américains pensaient tous que les Russes avaient organisé une évacuation de dernière minute des stocks d'armes chimiques et bactériologiques de Bagdad vers la Syrie.

Nous savons d'après les documents de Saddam qu'en réalité, des quantité énormes d'armes biologiques et chimiques étaient produites, et il n'y a pas de mention de leur destruction. Mais l'absence de preuve n'est pas la preuve de l'absence. C'est pourquoi, au moins en ce qui concerne les armes biologiques et chimiques, la preuve est irréfutable, mais non concluante. Il n'y a pas un seul document ou bande magnétique qui contienne un "canon encore fumant".

Il n'y a pas d'ambigüité, cependant, sur la bande magnétique saisie ISGQ-2003-M0007379, dans laquelle Saddam est briefé sur son projet secret d'armes nucléaires. Cet entretien a clairement eu lieu en 2002 ou après: presque une décennie après que le Département d'Etat avait affirmé que Saddam avait abandonné son programme de recherche dans les armes nucléaires.

De plus la bande magnétique décrit un processus d'enrichissement de l'uranium au laser, dont les inspecteurs de l'ONU ne connaissaient même pas l'existence en Irak, et ceux qui briefaient Saddam sur la cassette étaient des scientifiques irakiens qui n'avaient jamais été sur aucune liste des inspecteurs de l'armement. La cassette contient une discussion explicite sur la façon dont un programme de recherche civil sur les plasmas pourrait être utilisé comme couverture pour un programme de recherche militaire sur les plasmas, nécessaire à la fabrication d'une bombe à hydrogène.

Quand cette cassette a été portée à l'attention du Sommet International du Renseignement (International Intelligence Summit), un forum pédagogique à but non lucratif et non partisan  mettant l'accent sur les affaires globales du renseignement, l'organisation a demandé à la NSA de vérifier les empreintes vocales de Saddam et ses valets, et a également invité un traducteur certifié pour présenter les bandes magnétiques de Saddam au public, puis a invité les principaux analystes du renseignement à faire des commentaires.

A la demande directe du Sommet, le président Bush a rapidement passé outre son conseiller national du renseignement, John Negroponte, qui a fait carrière dans le Département d'Etat, et a ordonné que le reste des bandes magnétiques et des documents de Saddam soient analysés aussi vite que possible. Le Sommet du Renseignement a demandé que les bandes magnétiques et les documents de Saddam soient mis en ligne sur un site web public de manière à ce que des volontaires arabophones puissent aider à la traduction et à l'analyse.

Au début, le site web public a semblé être une bonne idée. Un autre document a été rapidement découvert, daté de Novembre 2002, et décrivant un coûteux programme dont le but était de nettoyer la contamination radioactive d'un batiment de production d'isotope. Le document cite le retour des inspecteur de la COCOVINU (UNMOVIC) comme étant la raison du nettoyage des preuve de radioactivité. Ceci n'est pas loin d'une "preuve accablante" ; Il n'était pas censé y avoir de centrale de production nucléaire en Irak en 2002.

Puis un flot de "preuves accablantes" s'est ouvert. Des documents des fichiers de Saddam ont été postés non-lus un à un sur le site web public, chacun décrivant comment faire une bombe nucléaire de manière plus précise que le précédent. Ces documents, datés de juste avant la guerre, montrent que Saddam avait accumulé presque tous les secrets qui existent dans la contruction d'une bombe nucléaire. Les fichiers du renseignement irakien montrent des informations si précises sur la bombe atomique, que le site public des traducteurs a été fermé pour raisons de sécurité nationale.

Si Saddam avait des complexes d'armements nucléaires, où les cachait-il? Les informateurs irakiens ont montré aux enquêteurs américains où Saddam avait construit un immense complexe de stockage sous-marin sous le fleuve Euphrate. Les entrées du tunnel étaient toujours scellées par des tonnes de béton. Il a été déterminé par la suite que les enquêteurs américains qui ont approché les entrées scellées ont été exposés à des radiations. De manière incroyable, leurs rapports ont été perdus dans la confusion de l'après-guerre, et les sites sous-terrains de stockage nucléaires de Saddam sont restés sans surveillance pendant les trois années suivantes. Pourtant, les déclarations de témoins oculaires concernant les entrepots sous-marins scellés, mis en rapport avec avec l'exposition aux radiations, est une forte preuve circonstancielle qu'une certaine quantité de matériau radioactif était toujours présente en Irak le jour où la guerre a commencé.

Nos chercheurs bénévoles ont découvert le véritable ordre du haut commandement irakien, commandant de déplacer tous les équipements spéciaux dans les sites souterrains, seulement quelques semaines avant le déclenchement de la guerre. La date de l'ordre de mouvement suggère que le président Bush, qui à l'évidence ignorait tout des spécificités des sites nucléaires souterrains, ou même de la persistance d'un programme d'armes nucléaires en Irak, pourrait avoir eu raison accidentellement sur le principal enjeu de la guerre: la découverte du programme nucléaire secret de Saddam, même rétrospective, fournit raisonnablement une justification suffisante pour l'usage antérieur de la force.

Les documents nucléaires de Saddam poussent toute personne raisonnable à la conclusion que, selon toute probabilité, il y avait en fait des sites, des complexes et des programmes d'ADM nucléaires, cachés à l'intérieur de l'Irak, au moment où les forces de la coalition l'ont envahi. Au regard de ces documents nouvellement découverts, il peut être conclu, selon toute probabilité, que Saddam avait bien un programme d'armements nucléaires en 2001-2002, et qu'il est raisonnablement certain qu'il aurait continué ses efforts pour faire une bombe nucléaire en 2003 si il n'avait pas été stoppé par les forces de la coalition. Quatre ans après le commencement de la guerre, nous n'avons toujours pas toutes les réponses, mais nous en avons beaucoup. Quatre-vingt-dix pourcents des archives de Saddam n'ont jamais été lues, sans parler d'être traduites. Il est temps de rejeter fermement le "sens commun" selon lequel il n'y avait pas d'ADM en Irak et de regarder la meilleure preuve: les propres archives de Saddam sur les ADM. La vérité est ce qu'elle est, les documents parlent d'eux mêmes.
 


ADM irakiennes

Si vous êtes un lecteur fidèle du blog depuis ses débuts en août 2006, l'affaire des ADM irakiennes ne vous est pas étrangère. Une dizaine d'articles très documentés sont parus sur cette question et remettaient en cause les idées reçues sur l'un des principaux arguments ayant mené à la guerre en Irak.

S'appuyant sur les documents-source traduits par Joseph Shahab et des centaines de témoignages d'officiels internationaux (y compris l'ONU, dont le responsable de la lutte contre la prolifération d'ADM a confirmé en juin 2004 - devant le Conseil de Sécurité - la présence d'armes prohibées en Irak avant et après la guerre de 2003, mais son rapport n'a pas été repris par les médias), le blog drzz avait patiemment démontré que ce dossier avait été clos par tous les partis en présence sans égard pour la vérité.

L'article   de John Loftus, président de l'Intelligence Summit (conférence annuelles regroupant les cerveaux des agences de renseignement, en Virginie) paru dans le Fontpage Magazine, ne vous étonnera pas. Loftus détient les documents prouvant que l'aviation israélienne a frappé la vallée de la Bekaa en 2006 pour empêcher le Hezbollah de se servir des ADM irakiennes, une hypothèse avancée sur ce blog cet été. 

L'occasion, par ailleurs, de revoir le documentaire en deux parties créé par le blog drzz sur cette question.

Les ADM trouvées en Irak 

LISEZ LE rapport SUR L'IRAK

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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 23:51

Y aurait-il deux Islams? L’un guerrier et l’autre tolérant et pacifique? Anne-Marie Delcambre lève le voile sur ce qui apparaît bien être un attrape nigauds.

Pour ne pas avoir à accuser l’islam de violence et de terrorisme, les occidentaux non musulmans et certains musulmans occidentalisés ont inventé “l’islamisme”. Idéologie politique et guerrière, l’islamisme n’aurait, selon eux, absolument rien à voir avec l’islam religion. En d’autres termes, il y aurait deux islams: l’islam éclairé, ouvert, pacifique, religion d’amour, de tolérance et de paix – et ce serait la religion pratiquée par la grosse majorité des musulmans qui ne demanderaient qu’à pratiquer leur religion dans la tranquillité – et l’autre islam -l’islamisme- obscurantiste, fermé sur lui-même, sectaire, fanatique, guerrier, un islam politique, déviant et malade et qui n’aurait rien à voir avec le premier, le vrai, le bon, le juste, le rayonnant, le modéré, le mystique, le frère du judaïsme et du christianisme, dont la haute spiritualité conduirait de nombreux non musulmans à se convertir.

Cette invention des “deux islams” est extrêmement pratique car elle rassure l’Occident non musulman sur la nature de l’islam. Malheureusement il s’agit là d’un énorme mensonge car il n’y a qu’un seul islam et il n’a pas deux visages mais un seul à facettes multiples. La facette mystique et la facette terroriste sont les deux extrêmes, mais de nombreuses facettes se situent entre ces deux facettes extrêmes et toutes ont toujours coexisté et s’abreuvent aux mêmes sources, le Coran, considéré comme la Parole de Dieu et la personne de Muhammad -Mahomet- qui constitue pour tous les musulmans, sans exception, le beau modèle à suivre, comme le prescrit le Coran. (Sourate 33, les Factions, verset 21 “Vous avez dans l’Apôtre d’Allah, un bel exemple (uswatun Hasanatun) pour quiconque espère en Allah et au Dernier Jour et invoque (dhakara) Allah fréquemment”)[Traduction Régis Blachère].

Or, dans le Coran, Parole de Dieu, il est difficile de nier que les ordres de Dieu n’appellent à la paix que lorsqu’il n’est pas possible de faire autrement... Dans la sourate 47, Muhammad (Mahomet), verset 35 ou 37, il est prescrit “Ne faiblissez donc pas! N’appelez point à la paix alors que vous avez la supériorité! Allah est avec vous et Il n’abolira pas vos [louables] actions”. Et ces ordres de Dieu, il serait sacrilège d’y toucher. Les paroles divines emprisonnent le croyant, lequel n’aurait jamais l’idée d’en sortir. Comme le fait remarquer Jean-Paul Roux, dans son dernier livre “les Ordres d’Allah”: “Au cours des siècles, on en a fait des commentaires [de ces paroles], on les a expliquées, on a essayé de tirer au clair ce qu’elles avaient d’obscur. On ne les a jamais contestées. Toutes les tentatives d’interprétation libérale ont été vouées à l’échec, que ce soient celles des mutazilites du IX ème siècle, qui soutenaient la théorie d’un Coran créé, et non pas incréé, ou celles des chiites ismaéliens qui en faisaient une lecture ésotérique. Toute personne qui prétend user de son intelligence, de son jugement, de sa science pour aboutir à des conclusions même justes, mais opposées au sens obvie est dans l’erreur car son intelligence, son jugement, sa science ne sauraient égaler ceux d’Allah. Il en découle que toute étude historique et épistémologique semblable à celles qui ont été réalisées en Occident sur la Bible et les Evangiles est impensable et n’a effectivement pas lieu.”

Et la question qui est posée est extrêmement grave car il s’agit de savoir si le musulman est à jamais enfermé dans le carcan de ses textes fondateurs? L’islamologue turcologue qu’est Jean-Paul Roux –qui recherche plus la conciliation que la provocation– énumère les ordres d’Allah qui sont dans le Texte coranique. “Le musulman doit-il, dans certains cas, battre ses femmes, interdire qu’elles épousent des infidèles, se séparer d’elles en les répudiant, condamner la consommation du vin et les jeux de hasard, haïr les juifs, s’efforcer par tous les moyens d’imposer sa religion, tuer les infidèles, de la même façon qu’il doit être modeste, patient humble, juste, honnête, charitable, respectueux, dévoué à ses parents? On est tenté de répondre par l’affirmative, toute innovation étant blâmable, une hérésie (bida).” (p 132 “les Ordres d’Allah”, Editions Desclée de Brouwer, 2006).

Si Jean-Paul Roux est tenté de répondre oui, lui qui cherche, autant que faire se peut, la conciliation, on peut être fortement inquiet. C’est un Catholique honnête et parce qu’il a publié de nombreux ouvrages sur la Turquie, l’Iran, l’empire mongol, il sait que ce qu’il dit s’applique à l’ensemble du monde musulman. Mais là où l’islam est particulièrement dangereux, c’est qu’il englobe toute la vie du croyant, du berceau jusqu’à la tombe, dans tous les domaines et qu’il n’y a pas de séparation entre le public et le privé, pas plus qu’il n’y a de séparation entre le politique et le religieux. L’islam est total, global, il englobe la totalité car tout comportement obéit à une règle. Mais en même temps chaque règle est une règle de comportement religieux, que cette règle soit dans le domaine juridique, politique ou intime. C’est le religieux qui recouvre tout. Le système pleinement réalisé devrait s’appeler théocratie et jamais «démocratie». On nous ment quand on nous affirme que l’islam serait une foi qui se pratique dans la sphère privée, comme le christianisme. L’islam est à la fois une foi, une loi, un droit (fiqh), lequel est l’application de la Loi qu’est la charî’a. Et cette charî’a a prescrit de combattre l’infidèle (jihâd ou qitâl), de lui réserver un traitement inégalitaire (dhimmî), d’appliquer aux musulmans des peines fixes (hudûd) pour des crimes bien définis (adultère (zinâ), apostasie (ridda), blasphème(tajdîf), vol (sariqah), brigandage (qat’ al-tarîq), meurtre (qatl) et bien sûr consommation d’alcool.

Quant au beau modèle que constitue le prophète pour les musulmans, doit-on gommer les passages de sa biographie (sîra) où il a été amené à verser le sang, à s’attribuer des captives de guerre, à partager le butin. Martine Gozlan dans son livre sur l’islamisme (“Pour comprendre l’intégrisme islamiste”, Editions Albin Michel, 1995) ose parler des deux visages de Mahomet, celui fasciné par l’exemple de Jésus, attiré par la prière, sensible à la tendresse et à la douceur, et un Mahomet, celui de Médine, qui va se montrer parfois rancunier, cruel, conquérant. “Aucune grille d’explication de l’islam ne peut passer sous silence cette dualité” écrit-elle!

Mais c’est là justement que réside la malhonnêteté de cette analyse: le prophète aux deux visages, les deux Corans, l’islam et l’islamisme. Faudrait-il conclure que l’islam est double tout simplement parce qu’il faut occulter une partie inquiétante de cette religion! Alors on a choisi d’évincer cette partie jugée mauvaise et de l’appeler: “islamisme”, “intégrisme”, “fondamentalisme”, «salafisme», “wahhabisme”, dans une superbe ignorance de la signification de ces termes, prêts à tout pour trouver des mots “boucs émissaires” pour dédouaner cette belle religion qu’est l’islam, que l’on estime injustement attaquée, calomniée, méprisée. C’est tout juste si certains n’entreprennent pas la réhabilitation de l’islam, tandis que d’autres en font l’apologie de manière éhontée, dans le silence complice des autres religions.

Que l’islamisme soit rendu responsable de toute la violence de l’islam, c’est bien pratique et c’est tellement facile. Mais que va t’on faire pour le Coran et pour le Prophète? Va t’on enlever tous les Ordres d’Allah incompatibles avec les droits de l’Homme? Et le Prophète… qui aurait deux visages, comment va t’on faire? Va t’on en faire un nouveau Janus, avec les deux visages tournés en sens contraire, un visage pour le “bon” islam et un visage pour “l’islamisme”!

Car pour expliquer les attentats, il suffit de se reporter à la vie du prophète, lequel a justifié l’assassinat politique pour le bien de l’islam. De même, faire peur, inspirer la terreur (rahbat) -dont on a tiré le mot moderne “terrorisme” (irhâb))- était la méthode que le noble modèle préconisait pour semer la panique chez les ennemis de l’islam.

Alors dire que l’islamisme n’est pas l’islam, qu’il n’a rien à voir avec l’islam, est faux. Pour le musulman d’hier et d’aujourd’hui il n’y a qu’un seul Coran comme il n’y a qu’un seul prophète. L’islamiste est autant musulman que le mystique car il s’appuie sur ces deux fondements. Et dans ces deux fondements il y a l’appel au combat. Ici-bas la guerre pour la victoire de l’islam doit être poursuivie tant que l’islam n’est pas entièrement victorieux. La paix n’est envisageable que si la victoire paraît, pour le moment, impossible ou douteuse (sourate 47, verset 35/37). Mais la paix sera plutôt une récompense du paradis, quand toute la terre aura été pacifiée. Comment passer sous silence que pour les musulmans le monde se partage entre le territoire de l’islam (dâr al-Islam) et le territoire non musulman, qualifié de territoire de la guerre (dâr al-harb).

Certes il y a un incontestable idéal de paix, qui est en fait un idéal de pacification. C’est pourquoi il est dit, à propos des ennemis “S’ils inclinent à la paix, toi aussi incline vers elle” (sourate 8, le butin, verset 61/63). Mais il faut lire le verset qui précède, (sourate 8, verset 60/62) “Préparez, contre ces Infidèles, ce que vous pourrez de force et de chevaux par quoi vous effraierez l’ennemi d’Allah… » Et c’est le verbe arhaba qui est utilisé (turhibûna bihi), qui signifie susciter la terreur. C’est le nom d’action (masdar) de ce verbe (irhâb) qui a été choisi pour traduire le mot “terrorisme”.

Entre l’islam et l’islamisme, il n’y a pas de différence de nature mais de degré. L’islamisme est présent dans l’islam comme le poussin l’est dans l’oeuf. Il n’y a pas de bon ou mauvais islam, pas plus qu’il n’y a d’islam modéré. En revanche il y a des musulmans modérés, ceux qui n’appliquent que partiellement l’islam.


Et c’est bien là qu’est le problème. Qui qualifiera t’on de bon musulman? Celui qui stigmatise et tue les infidèles, les idolâtres, les athées, les mécréants, bref tous ceux qui sèment la corruption sur la terre comme l’ordonne le Saint Coran, ou celui qui choisit de lire le Coran autrement, une lecture occidentale, christianisée et laïcisée… Et considérée comme hérétique par rapport à l’interprétation traditionnelle musulmane.

Les autruches occidentales ont choisi de ne pas répondre à cette question et de condamner pour incitation à la haine celui qui oserait prétendre que l’islam n’est pas une religion d’amour, de paix et de tolérance. Elles se sentent d’ailleurs soutenues par les autruches musulmanes qui trouvent commode de présenter l’islam comme une religion idéalisée, sachant que les vrais musulmans “ceux qui savent” ne seront pas dupes. Et quant aux autres, une réislamisation habile aura vite fait de les remettre sur le droit chemin. De plus il ne faudrait pas oublier que la «taqiyya», la dissimulation de protection, est partie intégrante de l’islam chiite et rendue obligatoire («Quiconque n’observe pas la taqiyyah n’a pas de foi: «man lâ taqiyyata lahu lâ dîna lahu»). Or, la taqiyyah est curieusement adoptée aussi par les musulmans sunnites, ce qui leur permet de nous «servir» un discours «light» pour mieux nous tromper sur la réalité de leur religion. Ils ne mentent pas vraiment, ils dissimulent pour faire avancer l’islam! L’avantage non négligeable c’est que des non musulmans pourront ainsi être attirés par cette religion abrahamique, présentée comme si proche du christianisme et du judaïsme et par le biais de ces conversions, l’islam progressera en Europe.

On comprend donc mieux ce consensus qui s’opère pour maintenir, renforcer même, la distinction islam/ islamisme. Le malheur c’est que ces autruches ignorantes ou malhonnêtes ne sont pas de simples mortels. Certaines occupent de hauts postes dans la hiérarchie religieuse. Des rabbins, des pasteurs, des curés, des religieux dominicains, pères blancs, jésuites se sont mis d’accord pour établir un dialogue entre religions. Alors on gomme soigneusement ce qui pourrait diviser. Et on trouve très pratique de parler d’islamisme alors qu’il s’agit, qu’il s’est toujours agi d’islam, purement et simplement.

Car parlons-en de cet islam idéalisé, qualifié d’islam des lumières, qu’on ne cesse de nous vanter. Ce serait l’islam des philosophes et l’islam des mystiques. Or c’est absolument faux de dire que cet islam des lumières ne serait pas un islam des interdits. Aucun philosophe, aucun mystique n’a jamais renié le Coran et le prophète. Oser parler d’un islam des Lumières qui s’opposerait à l’islam juridique revient à envisager un islam qui est encore à naître.

Pour accepter l’islam, l’Europe a forgé le mythe de l’Andalousie tolérante qui aurait constitué un âge d’or pour les trois religions. Tout ce qui concerne les combats, le statut humiliant du non musulman a été soigneusement gommé. Il s’agit d’une véritable falsification de l’histoire réelle. Sinon comment expliquer cette phrase du grand philosophe juif Maïmonide, mort en exil au Caire (Egypte), en 1204 à propos de l’islam des conquérants musulmans almohades d’Espagne: «Jamais nation ne nous a brimés, dégradés, avilis et haïs autant qu’eux». On peut aussi se demander pourquoi le philosophe Avicenne, au Xème siècle, fut obligé de fuir, toujours persécuté pour ses idées hétérodoxes par les Turcs sunnites et pourquoi les musulmans le considèrent comme hérétique. Mais surtout pourquoi le grand mystique Mansur Al-Hallaj, né en 858, qui préconisait simplement l’amour de Dieu jusqu’à l’extase, fut condamné à mort en 922. Il fut conduit sur la place publique, les bourreaux lui coupèrent les mains et les pieds, le flagellèrent de cinq cents coups de fouet. Il fut mis en croix. Décapité, son corps fut arrosé de pétrole, brûlé et ses cendres furent dispersées. La tête fut exposée, piquée au sommet d’une lance, sur un pont du fleuve Tigre, deux jours durant. C’était en 922. Mais le 7 mai 1131, «Ayn Al-Quzât Hamadani», mystique persan du XIIème siècle, accusé d’hérésie, fut écorché vif, pendu et jeté au feu… Il avait trente-trois ans. Son seul crime était d’être mystique…

Alors qu’on cesse de nous considérer comme des idiots qui ignoreraient l’apport de l’islam des lumières. En réalité on ne nous dit jamais que les textes grecs ont été traduits par des Chrétiens d’Orient , à partir du syriaque ou directement du grec. (Ni Avicenne, ni Averroès ne connaissaient le grec!). Qu’on cesse de nous dire qu’il y eut un islam philosophe ou mystique accepté par la majorité des musulmans. C’est exactement le contraire. Le peuple musulman ne toléra jamais que l’on s’écarte de l’interprétation littérale des textes. Le calife abbaside al-Ma'mûn (813-833) voulut imposer par la force l’usage de la raison pour les juristes de l’islam, mais certains comme Ibn Hanbal (fondateur de l’école juridique hanbalite) préféra se faire emprisonner et se laisser fouetter.

Qu’on arrête les mensonges destinés à nous anesthésier. Les musulmans veulent faire admettre par l’Occident un islam habillé autrement et débarrassé de ses aspects choquants. Comme le fait remarquer Marie Thérèse Urvoy, «ils savent jouer des contradictions des Européens, retrouvant les thèmes qui les préoccupent et utilisant le même vocabulaire: la liberté de la femme, son libre choix, ses droits. Les Occidentaux ne répondent rien, incapables de renvoyer quelque image de grandeur et de dignité spirituelle». Les raisons? L’islamologue les donne: d’abord nous sommes victimes de la culture du remords. On se culpabilise pour tout. Mais la deuxième raison est une détestation pathologique de soi: l’Occident se sent coupable et le réflexe inhérent à ce mépris de soi, conduit à préférer l’autre à soi-même: l’islam en Europe a vite compris qu’il était la parfaite incarnation de cette altérité.

On s’explique alors cette double attitude envers l’islam chez les Européens, intellectuels et universitaires inclus: l’aversion, parfois irrationnelle, et l’adulation, aussi irrationnelle mais souvent complaisante (par exemple le savant Alain de Libera récriminant contre «l’occultation des sources arabes de la pensée européenne» [Qantara, n° 44, été 2002]). Le passage de l’une à l’autre attitude est fréquent. Aussi, tablant sur cette complaisance des Occidentaux, s’est mis en place une propagande islamique très élaborée, une véritable stratégie d’islamisation. D’où le procédé de revendiquer pour le pur islam toutes les qualités. En même temps, très habilement on dénonce les faiblesses des autres religions. Mais surtout on fait reposer sur l’islamisme toute la violence.

C’est ainsi que Muhammad Talbi, cité par Marie Thérèse Urvoy, n’hésite pas à écrire «Tout dans le Coran invite à la mansuétude. Toute la charia, élaboration purement humaine (..) insiste sur le répressif et ordonne des peines qui n’existent pas dans le Coran: lapidation, décapitation, les deux peines bibliques (sic). Et cette façon d’amalgamer judaïsme et christianisme historiques avec ce qui est présenté comme étant des dérives musulmanes -l’islamisme-, cela est très bien vu des milieux laïques ainsi que de nombre de Chrétiens progressistes». On pourrait ajouter que les juifs progressistes s’associent à cette analyse. C’est plutôt curieux pour les Juifs d’Afrique du Nord qui idéalisent leur vécu en terre d’islam. Ils n’ont trouvé la liberté que sous administration française ou dans les pays occidentaux...

Mais l’on remarquera bien que ces habiles stratèges musulmans se gardent, bien entendu, de parler des versets abrogeants et des versets abrogés. Les versets abrogeants, les plus durs et chronologiquement les derniers révélés, abrogent les versets plus doux, et ceci à partir de l’an 9 de l’hégire, (sourate 9 verset 29). D’autre part, les versets plein de mansuétude, de bonté et de miséricorde ne s’adressent qu’ aux croyants (musulmans)... Le Musulman est le frère du croyant musulman «al-muslim akhû al-musim». Il ne se sent absolument pas le frère du Chrétien, le frère du Juif. Et encore moins le frère de l’athée, de l’impie. Quand il est interdit de tuer (sourate 5, verset 32/35), c’est bien des croyants musulmans, véritables successeurs des Enfants d’Israël, dont il s’agit. La preuve, le verset suivant, verset 33/37 le confirme clairement: «La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays» (..). Texte merveilleux de douceur!

Et l’amour des Juifs (?) transparaît clairement dans cette même sourate 5, verset 64/ou 69: «Et les Juifs disent: «La main d’Allah est fermée». Que leurs propres mains soient fermées et maudits soient-ils pour l’avoir dit. Au contraire, ses deux mains sont largement ouvertes. Il distribue ses dons comme il veut. Et certes, ce qui a été descendu vers toi de la part de ton Seigneur va faire beaucoup croître parmi eux la rébellion et la mécréance. NOUS AVONS JETE PARMI EUX L’INIMITIE ET LA HAINE JUSQU’AU JOUR DE LA RESURRECTION. TOUTES LES FOIS QU’ILS ALLUMENT UN FEU POUR LA GUERRE, ALLAH L’ETEINT. ET ILS S’EFFORCENT DE SEMER LE DESORDRE SUR LA TERRE ALORS QU’ALLAH N’AIME PAS LES SEMEURS DE DESORDRE». Loin d’être abrogé ce verset a été cité, mais habilement tronqué, pour appuyer une fatwa de l’UOIF, destinée aux musulmans, lors des émeutes des banlieues. D’ailleurs la sourate 5, la table servie, est la dernière révélée dans l’ordre de la révélation. Comme les versets de la sourate 9, ses versets ne sont pas abrogés. Or, c’est le contraire qu’on veut nous faire croire, dans le plus total mépris de toute la littérature traditionnelle musulmane (depuis le commentaire de Tabari au 9ème siècle jusqu’à celui de Sayyid Qutb, le maître à penser du mouvement des Frères musulmans, pendu sur l’ordre de Nasser, en 1966. Les commentaires sont extrêmement répétitifs et ne vont jamais dans le sens d’un adoucissement).

Mais nous ne demandons qu’à croire le discours lénifiant de nos autruches parce que nous avons peur de ce que nous pressentons obscurément: Si l’islam est violent alors il faudra le combattre et nous n’en avons pas envie. Alors par lâcheté nous écoutons ce qui nous rassure. Mais comment être pleinement rassurés quand on sait que, remarque Marie-Thérèse Urvoy, «dans la dernière mouture de la charte des Musulmans de France, le droit de changer de religion a été supprimé sans que cela soulève de grandes protestations».

«Les louables soucis d’humanisme, d’universalisme ou simplement la crainte de paraître raciste nous font passer sous silence toutes les questions épineuses, nous font taire ou déguiser la vérité comme si l’on pouvait construire sur des mensonges, même bien intentionnés» remarque Jean-Paul Roux (p 12). La vérité, c’est qu’il n’y a qu’un islam et dans cet islam, l’image du juif, de l’athée, de l’idolâtre, du chrétien trithéiste rend impossible la fraternisation du musulman avec eux... Le problème ce n’est pas l’islamisme… C’est le Coran et le prophète. Tout simplement.


Anne-Marie Delcambre pour LibertyVox

Dernier livre paru: "La Schizophrénie de l'Islam". Editions Desclée de Brouwer

Janus

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 23:53

 

 

Obsession: le film est en ligne

Documentaire de haute qualité sur
la guerre de l’Islam radical contre l’Occident
VO sous-titrée en français (1:17:30)


Présentation, matériel:
Site Web
Description (pdf)
Réalisateurs (pdf)
Communiqué (pdf)
Réactions (pdf)
Affiche (1Mo)

UPDATE:
Ma bande passante est maintenant à la hauteur (2TB/mois): les deux versions sous-titrées suivantes sont pleinement disponibles:
http://www.ajm.ch/mat/Obsession_st_fr.wmv 
http://www.precaution.ch/Obsession_st_fr.wmv


Voici un documentaire diffusé par Fox aux États-Unis concernant l’Islam Radical. Tout le processus qui a amené les islamistes à devenir si influents est expliqué dans le documentaire. De la justification du terrorisme à la complaisance de nombreux intellectuels Occidentaux qui reprirent, dans un simulacre d’autocritique, les raisons mêmes avancées par les islamistes pour frapper les Juifs et les Chrétiens mais aussi les Musulmans demeurés trop tièdes à leurs yeux. Ce derniers demeurent, en dépit de l’attentat contre le World Trade Center, ceux qui auront payé et continent de payer le plus lourd tribut au terrorisme islamiste.

À un moment, un journaliste palestinien analyse les raisons pour lesquelles la majorité des musulmans demeure silencieuse face au radicalisme des islamistes. Il se demande si c’est par peur ou par sympathie… la question essentielle est là : il s’agit de ne pas aider les islamistes à les convaincre que l’Occident ne cherche qu’à les détruire. Mais ce combat, qui n’est encore qu’une guerre des idées, est bien mal engagé du coté d’un Occident qui hésite entre l’apaisement et l’intransigeance face au terrorisme. En outre, un combat parallèle s’est engagé en Europe et aux É-U dont l’enjeu est de nous convaincre de notre culpabilité. Les islamistes ne se demandent pas s’ils doivent apaiser leurs ennemis ou les combattre jusqu’au dernier, car quoiqu’ils fassent, il se trouvera des relais pour défendre leur cause, chez leurs ennemis mêmes. C’est sans doute le privilège de la « victime »… ou comment le débat est déséquilibré en faveur des thèses les plus sulfureuses, de complots multiples et répétés, antisémites et antiaméricaines. 

Nous sommes peut-être en train de vivre une nouvelle sorte de « trahison des clercs » qui, après la complaisance des débuts du XXe siècle vis-à-vis de la montée des fascismes et autres nationalismes exacerbés, a vu lui succéder le soutien actif apporté par les intellectuels à l’URSS de Staline dans les années 1950… aujourd’hui, est-ce le tour de la vague totalitaire islamiste d’en profiter?


Nazislamisme: la preuve par l’image (”Obsession,” radical Islam’s war against the West)

 

Obsession“, non, c’est pas un nouveau parfum d’Yves Saint-Laurent ou Calvin Klein ni même le film qui avait coûté la vie au petit-neveu de Van Gogh (“Submission” ).

Mais un documentaire de Raphael Shore sorti en novembre dernier sur les parallèles entre l’islamisme et le nazisme.

Il n’est pas aussi bon que le film de Robert Spencer (Islam: What the West Needs to Know) parce que, comme le montre Ilana Mercer (voir ci-dessous), il se cramponne encore au mythe rassurant de la distinction entre un islam “modéré” et un islam “radical”, mais il a le mérite de faire connaitre au grand public, comme le montre l’entretien sur CNN du réalisateur et de Nonie Darwish (merci etabori), un certain nombre de faits généralement occultés par les bonnes feuilles paroissiales qui nous servent de médias.

Voir le reportage de CNN (et la transcription ) du 14 décembre dernier :

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 23:43

 Par Thierry Wolton

L'islamisme, ce nouveau totalitarisme

Tout est allé si vite depuis le 11 septembre 2001 que chacun a eu le sentiment de perdre le fil logique de l'histoire. Ce livre permet de reprendre pied face aux événements. Les attentats perpétrés depuis plus d'une décennie n'ont épargné aucun continent. Vingt-neuf pays ont été victimes d'attaques terroristes. Des nations aussi différentes que la Russie et Israël, l'Indonésie, l'Australie et l'Arabie Saoudite, et des dizaines d'autres, sont sur le pied de guerre. Les moyens militaires, policiers et financiers engagés sont considérables. Nous voilà bien en présence d'un nouveau conflit mondial qui a déjà fait deux millions de morts.

Ce livre apporte des réponses simples, claires et précises à toutes les questions que nous nous posons sur le monde tel qu'il (ne) va (plus). En une cinquantaine de réponses concises, la complexité du monde est expliquée, dans un ouvrage accessible à tous. Précisons que Thierry Wolton est l'auteur de grandes enquêtes (« Le KGB en France », « La France sous influence ») et de nombreux essais sur le monde contemporain (« L'Histoire interdite », « La Fin des nations », …).


Lancé par les néoconservateurs américains avant le 11 Septembre, repris par le président Bush, le débat fait toujours rage aux États-Unis sur la nature totalitaire ou non de l'islamisme. Pour George W. Bush, on assiste aujourd'hui à un combat stratégique du «monde civilisé contre les successeurs des nazis, des fascistes, des communistes et autres totalitaires du XXe siècle».

Peut-on souscrire à une telle analyse ? Parler d'un totalitarisme islamiste nécessite de préciser ce qu'est une idéologie totalitaire, par essence religion séculière ; de voir s'il est possible de parler d'idéologie en ce qui concerne l'islamisme, qui prétend s'inspirer d'Allah et, si oui, en quoi cette idéologie serait totalitaire et quelle fonction remplit-elle auprès de ceux qui y adhèrent ou la subissent.

Pour aller à l'essentiel, le totalitarisme se distingue de la dictature ou du despotisme par l'adhésion populaire qu'il a toujours suscité. Mussolini fut longtemps le héros d'une majorité d'Italiens, Hitler sut mener les Allemands à la guerre, des millions de Soviétiques ont pleuré Staline à sa mort, nombre de Chinois sont toujours en deuil de Mao... La terreur n'est pas une explication suffisante pour comprendre comment les ressortissants des régimes totalitaires ont fini par aimer leurs bourreaux. L'idéologie est la raison essentielle de ce soutien populaire. Elle a pour fonction d'unir par des sentiments identitaires des citoyens isolés, de donner sens à leur communauté par un mythe absolu et exclusif, de leur faire reconnaître pour chef celui qui sait traduire ces impératifs en émotions collectives. Support du totalitarisme, l'idéologie doit revêtir un caractère utopique et postuler le règlement radical des problèmes de la société. On retrouve ces caractéristiques dans l'islamisme qu'on peut définir comme une interprétation politique de l'islam. [NDLR : En cela même, il ne s’évade pas du politiquement correct et demeure malgré tout assez conformiste]

Les idées d'Hassan al-Banna, le fondateur des Frères musulmans et le maître à penser de l'islam fondamentaliste, sont apparues en même temps que les autres idéologies totalitaires du XXe siècle, après la Première Guerre mondiale. On y retrouve le fond commun à toutes les pensées totalitaires : anti-occidentalisme, antilibéralisme, anti-individualisme et une explication globale du monde, de son fonctionnement et de sa destinée, en l'occurrence par la gnose islamiste.

Ce n'est pas un hasard si les islamistes ont embrasé les sociétés musulmanes dans les années 1970 quand les conditions socio-économiques ont été favorables à l'expansion de leur idéologie. Exode rural, urbanisation massive, boom démographique, alphabétisation des jeunes, tous ces bouleversements les ont servis. Ils y ont puisé leur énergie, ils y ont trouvé leurs militants en offrant un débouché idéologique à ceux qui se sentaient déboussolés par la poussée de la modernisation. Comme hier le communisme et le fascisme, l'islamisme sert de refuge dans un moment de transition où sont bousculées les hiérarchies, les solidarités traditionnelles. La religion des oulémas, des docteurs de la loi, avait du mal à suivre les transformations en cours. La nouvelle génération d'islamistes a considéré qu'elle n'avait plus besoin d'eux pour commenter les textes sacrés, et elle a cultivé sa vision politique de l'islam. À l'intérieur des pays musulmans comme à l'extérieur, dans les communautés éparpillées dans le monde, l'expansion de l'islamisme a correspondu au phénomène de globalisation, elle en a été, en quelque sorte, la réponse. Pour faire face à la destruction des sociétés traditionnelles, l'idéologie islamiste propose en effet de refonder une communauté imaginaire (utopique) où les identités qu'elle permet de (re)construire n'ont plus besoin de territoires. Une planche de salut pour des individus déracinés et acculturés.

En tant qu'idéologie totalitaire, le communisme visait à atomiser les individus en les arrachant de leurs racines sociales, politiques, culturelles, voire familiales, pour mieux les dominer, les contrôler. L'islamisme, lui, propose des repères (codes) à des individus déjà déracinés. La démarche est différente mais le résultat est le même : il s'agit dans les deux cas d'unir par des sentiments identitaires – la communauté socialiste, la communauté des croyants – des personnes isolées, de donner sens à leur communauté grâce à un mythe absolu et exclusif, le parti ou la Oumma. Pour cette raison, l'islamisme tient de l'idéologie politique et non de la croyance religieuse.

La conception totalitaire de l'islamisme apparaît pleinement quand l'idéologie s'impose à l'échelle d'un pays. Comme dans les autres variantes du totalitalisme, il se propose de construire une société idéale, de réaliser l'Utopie à partir de l'infaillibilité de l'idéologie, dans ce cas le Coran. Les talibans, qui ont imposé leur loi sur l'Afghanistan de 1996 à 2001, interdisaient notamment les oiseaux chanteurs parce qu'ils pouvaient perturber la prière, les cerfs-volants furent bannis car en allant les décrocher des arbres, on risquait d'apercevoir des femmes non voilées chez elles, la taille des barbes était calculée au centimètre près pour ressembler au Prophète... En son temps, l'Iran de Khomeyni a offert un sanglant exemple du rôle de l'islam en idéologie totalitaire dans la guerre qui a opposé son pays à l'Irak de Saddam Hussein dans la décennie 1980. Sur le brassard que portaient les jeunes gens ou les enfants envoyés sur les champs de mines pour frayer un passage à leurs aînés, au prix de leur vie, c'est le mot «islam» qui était inscrit. «L'islam est en danger», répétait le régime. Il n'était pas dit que la patrie, l'Iran, le peuple, la liberté étaient en cause. C'était l'islam qui tenait lieu de pays, de famille, d'éthique, ce qu'ont repris ensuite les terroristes islamistes qui ensanglantent le monde. Tout cela est le propre d'une idéologie totalitaire.


Thierry Wolton, « 4e Guerre mondiale », Grasset, janvier 2006


 

"Il y a chez les musulmans ou chez les exégètes de l'islam une volonté d'exonnérer la religion de toute responsabilité dans la guerre actuelle qui n'est pas sans rappeler la manière dont le communisme fut longtemps innocenté des crimes commis en son nom sous prétexte qu'il s'agissait d'une déviation du système et de son idéologie.
Selon une formule consacrée, on pourrait dire que l'islam est responsable mais pas coupable de ce qui est fait en son nom."
Thierry WOLTON

La 4e Guerre mondiale aura-t-elle lieu?
Elias Levy 



Thierry Wolton: "En allant porter la guerre en Irak, les Américains ont choisi le terrain d'affrontement."
photo: Annah Opale
La 4e Guerre mondiale, qui a déjà fait deux millions de morts, bat son plein, affirme le politologue et journaliste d'enquête Thierry Wolton dans son dernier livre. Une radioscopie très sombre et fort inquiétante de l'état géopolitique du monde.

Sommes-nous en plein dans la 4e Guerre mondiale? 

"Oui. La 4e Guerre mondiale a débuté en 1979, année de l'arrivée au pouvoir en Iran de l'ayatollah Khomeiny. À l'origine, ce conflit était une guerre à l'intérieur de l'islam, entre les musulmans chiites, très minoritaires - ils représentent à peu près 17 % de l'ensemble des musulmans - et les sunnites, fortement majoritaires. La prise du pouvoir des chiites en Iran a provoqué une espèce d'"émulation islamique" chez les sunnites. Ces derniers ne voulaient pas laisser le monopole de la contestation, de la radicalisation et du fondamentalisme aux seuls chiites. Ainsi, les sunnites se sont mis à leur tour à faire de la surenchère idéologique et religieuse. Cette guerre, presque civile, au sein de l'islam débouchera 20 ans plus tard sur une guerre menée par les islamistes contre l'ensemble de l'Occident."

Donc, c'est un conflit qui sera bien long?

"Ce sera une guerre longue et très difficile à éradiquer. Pour la première fois dans l'histoire d'un conflit armé, il n'y a pas de généraux en chef, ni d'états-majors, ni de chefs d'État... Cette guerre ne finira vraiment que lorsqu'il y aura une démocratisation du monde islamique et la naissance d'un islam des Lumières, qui, en introduisant une séparation entre l'"Église" et l'État, permettra aux peuples musulmans de goûter enfin à la démocratie. La liberté dans le monde arabo-musulman ne correspondra pas forcément au modèle occidental. Mais nous ne sommes pas encore rendus là."  

La crise iranienne chambarde-t-elle les géopolitiques du Moyen-Orient et du monde?  

"À l'époque du schah, l'Iran avait déjà la volonté de devenir une puissance nucléaire. De par sa position géographique centrale au Moyen-Orient et son poids dans la région, l'Iran a toujours eu une vocation de gendarme du Moyen-Orient. Il est clair qu'aujourd'hui, le pouvoir iranien veut exercer aussi une influence hégémonique sur les pays limitrophes. L'acquisition par le régime de Téhéran de l'arme nucléaire exacerbera sans doute l'antagonisme qui existe depuis des lustres entre les chiites et les sunnites. Si l'Iran se dote de la bombe atomique - je suis absolument convaincu que les Iraniens finiront par la posséder, à moins que les Américains ou les Israéliens n'attaquent militairement ce pays, scénario peu plausible pour le moment -, son président, Mahmoud Ahmadinejad, consolidera l'hégémonie des chiites dans la région, au grand dam des sunnites. Il est évident que l'arme nucléaire entre les mains du type de gouvernement théocratique qui régente l'Iran vise avant toute chose à garantir le pouvoir, mais aussi à menacer ses adversaires, Israël en premier."

Le théâtre de cette 4e Guerre mondiale n'est-il pas l'Irak?

"Tout à fait. Dans la guerre que les islamistes mènent aujourd'hui contre l'Occident - je dis qu'"ils mènent" parce que ce sont eux qui ont déclenché les hostilités et porté les premiers coups -, il fallait trouver un terrain d'affrontement face à un adversaire protéiforme, qui est à la fois loin et proche de nous. Un ennemi qui est à la fois en Afghanistan, dans les pays arabes, dans les banlieues des villes occidentales, où des cellules éclatées, très autonomes, sommeillent en attendant le moment propice pour passer à l'action... En allant porter la guerre en Irak, les Américains ont choisi le terrain d'affrontement. Depuis deux ans et demi, date du début de ce conflit, en dépit des attentats meurtriers commis à Madrid et à Londres, la pression du terrorisme éclaté islamiste sur l'Occident s'est atténuée. Simplement parce que tous les terroristes vont en Irak pour affronter l'armée américaine."

D'après vous, quelle sera l'issue de la guerre qui embrase actuellement l'Irak?

"Si jamais les Américains, et les Britanniques aussi, décidaient de partir la queue entre les jambes pour des raisons qui, à mon avis, n'auraient rien à voir avec la situation sur le terrain, mais à cause des critiques de plus en plus nombreuses formulées par l'opinion publique américaine - 2300 soldats américains ont déjà été tués et l'échéance présidentielle de 2008 approche à grands pas -, laissant le pays dans un chaos total, tel qu'il est encore actuellement, ce serait interprété par l'ensemble du monde islamique comme une défaite cuisante pour l'Occident. Géostratégiquement, la situation en Irak est capitale."

D'après vous, après un combat fougueux contre les islamistes, le conflit qui point à l'horizon opposera les États-Unis et la Chine. Pourtant, on a l'impression que Washington et Pékin ont scellé des alliances politiques et commerciales assez coriaces.

"En 2006, face au terrorisme, les États-Unis veulent constituer un front commun en tissant des alliances avec la Chine, la Russie et d'autres pays. Des nations qui n'ont pas du tout les mêmes valeurs, ni les mêmes intentions, que les Américains. Mais la bonne entente qui existe entre Washington et Pékin n'est qu'une entente de façade. Je me demande si, au nom de la lutte contre le terrorisme, les États-Unis ne sont pas en train de favoriser la percée de la puissance chinoise, qui sera, sans aucun doute, leur futur grand adversaire. Je ne dis pas forcément que tout ça conduira à une guerre. Mais les Chinois commencent à contester de plus en plus la superpuissance américaine. Or, que fait entre-temps l'Amérique? Elle injecte, avec un certain laxisme, des milliards de dollars dans l'économie chinoise, temporise dans le dossier de Taiwan, ferme les yeux sur la violation des droits humains par le gouvernement de Pékin... L'incohérence à son zénith!" 

La 4e Guerre mondiale. 50 questions
De Thierry Wolton

Éditions Grasset, 2006, 268 p.
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 23:22

ALEXANDRE DEL VALLE


Depuis le déclenchement de la seconde Intifada Al Aqsa, en septembre 2000 ; depuis le 11 septembre 2001, qui scella la fin de l'inviolabilité du sanctuaire stratégique américain ; et, surtout, depuis la seconde crise irakienne, qui s'est soldée par le démantèlement du régime de Saddam Hussein, on a pu constater, partout en Occident, l'émergence d'un axe rouge-vert-brun (le rouge de l'extrême gauche, le brun de l'extrême droite du socialisme et le vert de l'islamisme). Ses différentes composantes ont pour objectif commun de combattre ces nouvelles figures du Mal que seraient l'Amérique, Israël, l'"impérialisme" et même l'Occident dans son ensemble.

Les alliances objectives entre ces trois idéologies, nous le verrons, ne datent pas d'hier. Mais il est indéniable que les événements de ce début du siècle ont particulièrement contribué à leur collusion. En effet, l'utilisation par George W. Bush, au lendemain du 11 septembre, du terme " croisade " a été perçue comme une provocation aussi bien dans les milieux anti-cléricaux d'extrême gauche et d'extrême droite que dans les milieux islamiques. D'où le rapprochement toujours plus significatif entre, d'une part, les nostalgiques des deux premiers totalitarismes - les Bruns et les Rouges - et, d'autre part, les protagonistes de l'islamisme révolutionnaire. Ces derniers prétendent défendre les masses arabes " occupées " ainsi que les pauvres, les faibles et les " humiliés " du tiers-monde, victimes des nouveaux Croisés judéo-chrétiens " impérialistes ". Les récentes prises de position publiques du célèbre terroriste Carlos, entre autres, vont très nettement dans ce sens.

Il est vrai que l'islamisme, troisième totalitarisme après le nazisme et le communisme, répond d'une certaine manière aux aspirations de ses deux prédécesseurs : prônant la lutte des civilisations et des religions, puis déclarant la guerre au monde judéo-chrétien au nom des " déshérités " du reste de la planète, il séduit tout autant les nostalgiques du troisième Reich païen, décidés à éradiquer le judaïsme et le christianisme, que les partisans de la faucille et du marteau, déterminés à en découdre avec l'Occident " bourgeois " et " capitaliste ". Centre névralgique de ce système honni : Manhattan, "quartier général planétaire des mercenaires de la guerre économique et financière que livre l'Amérique au monde", selon les mots de Carlos. Rien de surprenant, dès lors, à voir les Bruns, les Rouges et les Verts se féliciter ensemble du drame du 11 septembre 2001 et identifier Ben Laden à un nouveau David opposé au Goliath impérial " américano-sioniste ". Nulle surprise, non plus, à voir converger l'enthousiasme activiste de ces trois mouvances totalitaires autour de la lutte " héroïque " menée depuis mars 2003 par les derniers rebelles baasistes et par les islamistes chiites d'Irak contre l'occupation américaine de la Mésopotamie.

D'évidence, cet axe rouge-brun-vert de la haine " anti-hégémonique " et " anti-impérialiste " s'est renforcé depuis le début des années 1990 et la chute de l'Union soviétique. Cet assemblage paradoxal et néo-totalitaire a connu son apogée au lendemain du 11 septembre et, surtout, durant l'hiver et le printemps 2003, à la faveur de la vaste campagne d'anti-américanisme conduite dans le monde occidental par les opposants à la guerre contre le régime de Saddam. Cette jonction des totalitarismes rouge, brun et vert autour de la cause des martyrs palestiniens, irakiens et afghans, ainsi que de la figure révolutionnaire d'Oussama Ben Laden, confirme le leadership incontesté de l'islamisme révolutionnaire. Celui-ci exerce désormais une réelle fascination sur les autres options totalitaires vaincues par l'Histoire (le nazisme et le communisme) et, de ce fait, condamnées à se recycler ou à rejoindre la révolution islamiste pour poursuivre leur combat contre les démocraties libérales.

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Marianne
écrit "

Il est commun de nos jours d’affirmer qu’Adolf Hitler était de droite (extrême). Et le meilleur moyen pour décrédibiliser un homme de droite, est de l’assimiler au Führer. C’est ainsi qu’on a vu se développer la nazification (bien avant la guerre d’Irak) de George W Bush, un homme de droite, un vrai, chrétien, conservateur, et libéral en économie. L’horreur absolue pour les néo-communistes relookés altermondialistes en lutte contre les « forces impérialistes fascisto-libérales » !


La critique du président de la plus grande puissance du monde est certes légitime, mais on assiste avec le mouvement néo-gauchiste à un détournement de l’Histoire intolérable, surtout venant de la part de gens se réclamant, directement ou indirectement, d’une idéologie « humaniste » responsable de 100 millions de morts au XX ème siècle.



Revenons rapidement sur l’idéologie nazie en commençant par analyser le parcours politique d’Adolf Hitler.

 Après la défaite militaire Allemande de 1918, Hitler, connu pour ses talents de propagandiste, rejoignit, à la demande de l’armée, le Parti des Travailleurs allemands (Deutsche Arbeiterpartei), qui devait devenir le Parti nazi NSDAP : Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei ("Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands"). « Parti des travailleurs » « socialiste », ça fait objectivement plus penser à Arlette Laguiller et Olivier Besancenot (grands artisans de la nazification des Etats-Unis), qu’au « cow-boy fasciste » George W Bush. Le NSDAP a toujours été un parti de gauche. Et on peut très bien être raciste, anti-juif, et de gauche! Cessons cette imposture! On ne peut pas assimiler le parti Républicain américain au parti Nazi ! Le parti de Bush est la négation même du NSDAP!

 

 D’un point de vue strictement économique, Hitler était un collectiviste, un socialiste. Il avait en horreur le libéralisme économique (création de la finance juive pour dominer le monde). Pour un socialiste, ce n’est pas très surprenant! Aujourd’hui, nous ne retrouvons peu ou pas du tout cette hostilité au libéralisme économique à droite. Le parti Républicain, lui, depuis Abraham Lincoln a toujours été libéral! Citons un extrait de son discours au Congrès en 1860 :

 

 « Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l'épargne.

 Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort.

 Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l'employeur.

 Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.

 Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.

Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez.

 Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l'initiative et l'indépendance.

 Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux ce qu'ils pourraient faire eux-mêmes. ».

 

 La critique du libéralisme est essentiellement de gauche. En France, le symbole de la « Résistance au fascisme libéral » a pour nom José Bové, faux prolétaire, vrai anti-juif. Son goût pour le socialo-collectivisme n’est un secret pour personne. En lutte contre l’usurocratie juive, le Pétain de Millau, revenant de Ramallah où il était allé soutenir Yasser Arafat contre l’impérialisme sioniste, n’a rien trouvé de mieux à dire au sujet de l’Intifada du Chirakistan que le Mossad avait intérêt à organiser ces attaques anti-juives et se demandait à qui profitait le crime… On retrouve ici la théorie du complot issue des Protocoles des Sages Sion, très répandue dans les milieux néo-nazis, islamistes et d’extrême gauche. Ses prises de positions lui ont valu une popularité forte chez certains « identitaires » en manque de Gaïa, classés par les médias à l’extrême droite. Ainsi, s’inspirant des « actes de résistances » du Bovidé et de sa bande d’écolo-nazis, des Identitaires bretons, n’ont rien trouvé de mieux à faire que d’attaquer un restaurant Mac Donald (symbole du capitalisme apatride = banque juive mondiale ) ayant entraîné la mort d’une employée. Mais bon, on vous le dit, c’est Bush le capitaliste qui est un terroriste, un nazi, un liberticide, et la gauche alter-mondialiste sympa qui représente la Résistance et l’esprit de la liberté!

 

On retrouve à (l’extrême) gauche la même hostilité au libéralisme économique, la même haine de la liberté (la vraie !) et les mêmes références au complot juif que chez Hitler et le régime nazi. Ils sont donc objectivement assez mal placés pour donner des leçons de morales à George W Bush, surtout en le comparant à un nazi… La lutte contre l’impérialisme et le colonialisme est aussi un thème central chez les néo-gauchistes. Et là encore, ils n’y a pas de différence avec l’hitlérisme. Dans sa vision du monde, Adolf Hitler était profondément tiers-mondiste et hostile à l’ingérence occidentale dans les affaires du monde, ainsi qu’à toute exportation des valeurs qui font la grandeur de notre civilisation, à commencer par la liberté, la valeur la plus sacrée aux Etats-Unis. Il était avant tout le monde partisan d’un monde « multipolaire », c’est à dire tolérant tous les génocides et les totalitarismes. Il affirme notamment dans son Testament Politique ceci : "Les Blancs ont toutefois apporté quelque chose à ces peuples, le pire qu’ils puissent leur apporter, les plaies du monde qui est le nôtre : le matérialisme, le fanatisme, l’alcoolisme et la syphilis. Pour le reste, ce que ces peuples possédaient en propre étant supérieur à ce que nous pouvions leur donner, ils sont demeurés eux-mêmes. » "Tout bien considéré, la politique coloniale de l’Europe se solde par un échec complet. Je tiens compte d’une apparente réussite, et uniquement sur le plan matériel : je veux parler de ce monstre qui a pour nom États-Unis. Et c’est vraiment un monstre." "Je pense que cette guerre aura établi au moins une chose, à savoir la décadence irrémédiable des pays latins. Ils ont définitivement prouvé qu’ils ne sont plus dans la course et qu’ils n’ont plus le droit d’opiner dans le règlement des affaires du monde." Nous de doutons pas que Dieudonné et Michael Moore seront en total accord avec ces paroles (le blanc qui pervertit le tiers-monde et la démonisation des Etats-Unis). On devine ce qu’aurait dit Adolf Hitler de l’intervention américaine en Irak. Rien de bien différents que ces deux énergumènes ! Et pourtant, c’est Bush qui est qualifié de nazi… Allez comprendre !

 

 On peut évidemment se demander si l’intervention américaine était pertinente d’un point de vue stratégique (l’avenir le dira), mais moralement, cette guerre était juste, voir trop juste, trop morale et trop idéaliste pour BHL! (un comble !) La politique étrangère de l’administration Bush est en totale contradiction avec l’hitlérisme! Rappelons au passage que la période coloniale (aussi critiquable soit elle sur plusieurs points) fut génératrice de progrès énormes chez les colonisés. Sans la colonisation, les africains seraient restés au néolithique. Et c’est justement parce que l’Afrique tourne le dos à l’Occident depuis la décolonisation qu’elle va si mal et qu’elle ne bénéficie pas des effets positifs de la mondialisation libérale. Mais bon, c’est Bush voulant exporter une partie des valeurs de l’Amérique (qui font sa grandeur) au reste du monde, dans l’intérêt de tous, qui est un nazi! Ces salauds de yankees osent prétendre que leur civilisation est supérieure à celle des bandits des sables mahométans ! C’est du racisme !!! Et pire, ils disent ce qu’ils font et font ce qu’ils disent! Ce cow-boy impérialiste de Bush a même dans un élan d’intolérance viré les talibans et Saddam Hussein! Un criminel de guerre assurément! C’est pourtant dans l’intérêt des populations des pays musulmans de se moderniser, y compris par la force ! On n’a pas démocratisé l’Allemagne et le Japon avec des fleurs et des poèmes à la Dominique de Villepin !

 

S’il y a quelque chose chez George W Bush qui agace particulièrement les gauchistes, c’est le fait qu’il assume au grand jour sa foi chrétienne. Et ça, chez les destructeurs d’identité atteint de haine de soit antioccidentale, ça ne passe pas ! Ce qui aujourd’hui définit la droite et les partis conservateurs en Occident (à part en France…), c’est en parti l’importance de la religion, le christianisme, et de ses valeurs morales qui sont à la base de notre civilisation (Parti Républicain aux USA, Tories en Grande Bretagne, CDU en Allemagne, PP en Espagne). Et dans les brillants cerveaux nourris de Karl Marx, Lénine et Trotski, être un chrétien pratiquant c’est être un dangereux nazi! Pourtant, on ne peut pas dire que Hitler adhérait au christianisme de Bush junior! Adolf Hitler est né catholique, mais il a abandonné le christianisme pour le paganisme, fasciné par les mythes germano-scandinaves mis en musique par Wagner, anti-juif notoire. En effet, à ses yeux, le christianisme était une religion de juifs (ce qui est vrai) et n’avait rien à faire en Allemagne. Selon lui, cette religion juive a été néfaste à son pays et n’était pas adaptée aux germains. Tout ce qui pouvait se rapprocher des juifs était à rejeter hors du lebensraum germanique. Cela dit, il y avait pourtant une religion abrahamique qui l’attirait : l’islam. Il considérait par exemple la victoire de Charles Martel à Poitiers en 732 contre les Arabes, comme une défaite pour l’Europe. Un peu comme nos belles âmes de gauche qui voient en la bataille de Poitiers une illustration du « racisme et de la xénophobie » des chrétiens européens contre « les merveilles de la civilisation arabo-musulmane ». Hitler ne se contenta pas de belles paroles puisqu’il intégra avec l’aide de son ami le mufti de Jérusalem, Hadj Amin El Husseini, des dizaines de milliers de musulmans bosniaques et albanais aux Waffen-SS, dans le but d’appliquer la solution finale dans les Balkans. Aujourd’hui, Yasser Arafat et les « palestiniens » sont fiers de l’héritage du mufti. Et on sait très bien qu’Arafat est considéré comme un « Résistant » par l’extrême gauche, ainsi que par des groupuscules néo-nazis…

 

Bush, le born again christian, philosémite, sioniste, avec des conseillers plutôt islamovigilants, n’a sur le plan religieux rien à voir avec Adolf Hitler. Par contre, par leur rejet du judéo-christianisme et leur islamophilie actuelle, la nouvelle internationale révolutionnaire est par contre assez proche des positions du Führer en matière de religion. La présence au dernier Forum social européen (rassemblement altermondialiste) de l’idéologue des Frères Musulmans en Europe Tariq Ramadan, a été très appréciée, notamment par José Bové et les Verts (écolos, pas islamistes, enfin pas encore…) Pour les gauchistes, comme pour les nazis, l’islam possède un potentiel révolutionnaire énorme, qui apparaît aujourd’hui comme la seule chance de mettre fin au règne du capitalisme et de l’identité judéo-chrétienne en Occident. Mais bon, c’est Bush le nazi ! La gauche a aussi tendance à mettre Bush et Ben Laden au même niveau, allant jusqu’à qualifier le Président américain de « taliban protestant », sous prétexte qu’il emploie les mots « crusade », « prayers », « God » ou « evil ». Selon eux, cela serait en contradiction avec l’esprit de l’Amérique libératrice de 1944. Le problème, c’est que Bush emploie exactement la même sémantique qu’ Eisenhower! Voici un extrait de son discours précédent le débarquement:

 

“Soldiers, Sailors and Airmen of the Allied Expeditionary Forces: You are about to embark upon the Great Crusade, toward which we have striven these many months. The eyes of the world are upon you. The hopes and prayers of liberty-loving people everywhere march with you. In company with our brave Allies and brothers-in-arms on other Fronts you will bring about the destruction of the German war machine, the elimination of Nazi tyranny over oppressed peoples of Europe, and security for ourselves in a free world.[…]Good Luck! And let us all beseech the blessing of Almighty God upon this great and noble undertaking.”

 

 Cela peut déplaire à ceux qui se réclament de l’anti-cléricalisme intégriste issu du guillotinisme totalitaire de la Révolution française, mais l’Amérique a toujours été un pays religieux. Pour comparer les différences profondes qui séparent la Révolution française (mère du bolchevisme) de la Révolution américaine (mère de la liberté), nous pouvons citer par exemple la phrase que beaucoup d’américains lançaient aux anglais venant récolter les impôts pour la couronne britannique : « Nous n’avons d’autres Roi que Jésus Christ ! ». La Révolution américaine s’est faite avec Dieu, contrairement à la Révolution française. La nazification de George W Bush par la gauche est une insulte à tous les hommes et femmes épris de liberté victimes des nazis. Eux, qui par l’intermédiaire du journal l’Humanité (sic !) ont soutenu l’occupation allemande jusqu’à la rupture du pacte de non-agression germano-soviétique, manifestent donc en toute logique contre la venue du Président américain pour la célébration du soixantième anniversaire du D-Day. N’oublions pas les « U.S Go Home » des communistes après la libération qui faisaient tristement échos aux « Juden Rauss! » de l’Allemagne nazie ! Quitte à être « libérés » (comment peut on parler de « libération » alors qu’il s’agissait de nous vendre du coca-cola et des chewing-gum ?!), ils auraient préféré l’être par Staline, le frère siamois de Hitler. Et qu’ils ne viennent pas dire « nous ne sommes pas anti-américains, nous sommes anti-bush » ou « les valeurs de Bush, ce ne sont pas celles de l’Amérique qui nous a libéré » et encore « nous ne sommes pas anti-américains, nous aimons Michael Moore » Quelles sont « les valeurs de Bush » et sa politique ?

 

 -en économie : l’option capitaliste, libéral

-en société : l’importance des valeurs morales chrétiennes, la liberté de culte, le patriotisme

 -en politique internationale : le combat contre les totalitarismes et la défense du messianisme démocratique.

 

 Les valeurs de Bush, ce sont celles de l’Amérique, la vraie, celles des fondateurs, des pionniers. Ce n’est pas Bush qui a fait inscrire sur le billet vert « In God we trust ». Ce n’est pas lui qui a instauré le serment d’allégeance dans les écoles. Ce n’est pas lui qui a fait de l’Amérique un pays profondément chrétien. Ce n’est pas lui qui a fait en sorte que les chrétiens soient majoritairement sionistes aux Etats-Unis. Ce n’est pas lui qui a mis en place le libéralisme économique étroitement lié comme l’a analysé Max Weber aux valeurs du protestantisme. Ce n’est pas lui qui a inventé la lutte contre « les forces du mal ». Ces choses là sont profondément enracinées en Amérique et Bush ne fait que rester fidèle aux valeurs américaines.

 

 Pour revenir à la haine anti-juive, caractéristique du régime nazi, on peut aussi s’amuser au petit jeu des comparaisons. Qui est l’Homme politique international qui s’est déclaré scandalisé et inquiet de la nouvelle vague d’antisémitisme en France ? C’est Bush, contrairement aux trotskistes de LO-LCR et des rouges repeints en vert de Noël Mamère, qui niaient ce phénomène car les coupables n’étaient pas des skinheads liés au Front National, mais essentiellement des jeunes allogènes musulmans combattant à leur manière contre la politique du terrrrrrrrrrrrrible Sharon. George W Bush est l’homme politique qui défend le plus le droit à l’existence et à la sécurité d’Israël. On ne peut en dire autant de la gauche, et de leur ami Chirac (converti à l’altermondialisme et grand défenseur de la cause des arabes opprimés), qui ont tout fait pour que le Hamas ne soit pas reconnu comme une organisation terroriste par l’UE, sous prétexte qu’elle serait avant tout une « organisation caritative, sociale » ! On comprend mieux leur indignation lorsque Tsahal a éliminé les chefs du Hamas, le Cheick Yassin et le Dr Rantissi, ces gens qui voulaient appliquer la solution finale contre Israël, conformément à leur maître à penser, le mufti El Husseini. Et bien éliminer des nazislamistes, pour la gauche et la fausse droite chiraquienne, c’est un « assassinat » un « attentat », du « terrorisme d’Etat », contraire au « droit international » !!! Si on rajoute à cela les déclarations de José Bové, du sociologue bidon auto-proclamé philosophe Alain Soral (adepte de l’Evangile selon Karl Marx), et surtout celles de du « comique » se définissant comme progressiste, Dieudonné M’Bala M’Bala, il ne fait aucun doute que les vrais descendants des nazis ne se trouvent pas à Washington dans les cercles républicains (néo)conservateurs ou chez les dangereux Evangélistes, mais au sein des altermondialistes en lutte contre l’impérialisme américano-sioniste, c’est à dire soutenant l’impérialisme islamiste dont l’un des but clairement affiché est l’extermination des juifs. N’oublions pas non plus que les premiers mouvements négationnistes sont venus d’extrême-gauche ! Alors, Bush ? Un nazi ? Vraiment ? Non, mais tout doit être fait pour salir les Etats-Unis dans le pays qui s’est libéré tout seul!

 

Revue-politique.com

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 23:54

L'image “http://www.agoravox.fr/IMG/maurice_dantec.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Maurice Dantec, votre dernier roman se divise en trois récits en apparence non liés, pourquoi un tel choix sur la forme ?

Une nécessité absolue née d’une contingence : je devais contractuellement un recueil de novellas à Albin Michel, à l’origine des textes déjà écrits voire publiés. J’ai changé d’orientation car l’idée de trois récits singuliers formant un roman unique s’est imposée, comme image de la Trinité, et donc comme vecteur de ce mystère. Si l’homme a été créé à l’image de Dieu il est à la fois un et trine, le problème de l’identité se pose alors entre le je, l’altérité et une troisième entité, secrète, qui permet la réunification de l’ensemble. C’est le sens ésotérique que j’ai donné au mot "artefact".

Pour moi, forme, structure, sens, rien ne peut jamais être délié, ce n’est même pas conscient, je suis un maniaque. Je crois que dans ce livre cela apparaît encore plus.

Le premier récit, Vers le nord du ciel, nous propulse au coeur des événements tragiques du 11 Septembre et s’impose en quelques chapitres comme la plus grande fiction jamais écrite sur le ground zero, récit d’un réalisme inouï s’il en est. Comment vous êtes vous documenté et enfin pourquoi démarrer votre livre sur l’effondrement des Twin Towers ?

La documentation sert à l’exactitude scientifique. Aujourd’hui elle est la composante la plus intime de nos vies grillagées par les dispositifs de contrôle. Elle est disponible partout. Je suis un maniaque de la précision, donc des nombres, j’ai passé des semaines à compulser les différents horaires, les vitesses de vol, les hectolitres de kérosène, la hauteur des étages, la puissance d’impact d’un Boeing dans une tour, etc.

Mais cela reste de la documentation. Pour raconter précisément - et au-delà du "réalisme", car un tel événement fait exploser le réel - la destruction des tours du WTC, il fallait se trouver à l’intérieur. C’est le terrible miracle de l’imagination fictionnelle : elle est cognition pure, immédiate, "extrasensorielle" en quelque sorte, sans même la médiation de vos sens et de votre "existence". J’étais donc dans la tour, avec les autres, parce que la tour était en moi, avec l’Autre. Celui qui est en moi.

Pourquoi démarrrer ainsi ? Parce qu’il s’agit de l’événement qui focalise la destruction comme point préliminaire, tel que l’indique Ernst Jünger, pour l’histoire du siècle qui vient de commencer.

D’autre part, de cette catastrophe terminale/initiale, pouvait-on percevoir une authentique vérité, pouvait-elle s’invertir et éclairer le mystère de l’amour et de l’altérité ? De l’effondrement vers l’enfer pouvait-on envisager un contrepôle nous aimantant vers le ciel ? La Paternité est-elle d’ordre purement génétique ou fait-elle intervenir un processus ontologique qui dépasse de loin le meccano protéinique ? Mon personnage extraterrestre parvient à adopter une petite terrienne, mais plus encore il en fait sa propre fille : il accélère en elle les processus évolutionnistes afin de lui faire rejoindre sa propre humanité, stellaire.

Après les Racines du Mal, Vers le nord du ciel est votre second récit édifiant de virtuosité sur la schizophrénie. Pourquoi visiter le 11 Septembre par cette maladie psychiatrique ?

Le 11 Septembre a été l’actualisation d’une schize - sans doute terminale - dans l’histoire humaine. Voici la première guerre mondiale CIVILE. Des appareils civils frappent des tours civiles, des civils détournent des avions remplis de civils pour accomplir leur "mission" purement "symbolique". C’est l’évacuation du militaire hors de la sphère de la guerre, c’est non pas le choc des civilisations, mais leur disjonction absolue, car "synthétique", "globale".

D’autre part, pour ce texte comme pour les autres, chaque personnage central est double, quoique d’une manière spécifique, c’est le problème du rapport entre identité et altérité qui est à chaque fois posé, mais depuis un point de vue à la fois conjoint et différencié, comme les personnes divines de la Trinité.

Raphaël Sorin, éditeur de Houellebecq, a salué ce premier récit comme le plus grand texte de la rentrée littéraire 2007. Pourquoi ne pas en avoir fait un roman à part entière ?

Il est un roman à part entière, toute personne de la Trinité est entière. Le premier récit est écrit - à tous les points de vue - depuis la personne du Père. Le second - Artefact - est placé sous le signe du Saint-Esprit, et le troisième, Le Monde de ce Prince, via son inversion diabolique, puis sa réversion salvatrice, sous celui du Fils - de l’Incarnation.

Comme toujours la forme s’est imposée d’elle-même, et comme je vous le disais : d’une rencontre entre la contingence et la nécessité absolue.

Le long voyage du personnage principal avec la jeune fille nous fait visiter parmi les plus beaux paysages du Canada, ses lacs, sa nature immensement poétique, telle une sorte d’éclipse onirique sur le soleil rouge du terrorisme. La beauté de la nature semble vous consoler de l’horreur humaine ?

Je n’ai besoin d’aucune consolation particulière, le Monde créé par Dieu est irrémissiblement un déversoir continu de grâce et de beauté, ensuite le monde des hommes vient y apporter ses abominations tout comme ses propres merveilles. Il n’y a rien de plus "naturel" qu’une mégalopole, car elle fonctionne comme un système organique primitif, et rien de plus "artificiel" qu’une vaste forêt sauvage car sa production n’est pas humaine, et qu’elle participe d’un Acte où la Parole a créé le Monde, donc d’un Acte artistique au plus haut degré d’intensité.

Après l’écriture-machine de Cosmos Incorporated (Albin Michel, 2005), votre style épouse cette fois ci la galaxie de l’amour filial alors que la jeune héroïne de Vers le nord du ciel n’est pas la fille du personnage principal. Quel est donc l’identité de cet amour ?

J’ai voulu commencé par la figure paternelle de la Trinité, quoi de plus logique ? Dans cette configuration-là j’avais besoin de montrer en quoi la création ontologique différait de la simple reproduction biologique. Cela fait longtemps que j’utilise les théories du junk-DNA pour mes romans. Dans ce récit je n’ai pas voulu parler explicitement de la chose, mais le fait patent que 97% de notre code génétique ne sert pas à la fabrication du meccano protéinique,née avec les autres tout comme l’Unité primordiale, aucune de ces entités n’est "créée". Je voulais essayer de suivre la ligne de fuite d’une "renaissance" extraterrestre d’un être humain par la reconstruction ontologique qui, selon moi, ne peut avoir d’autre vecteur que l’amour.

L’amour "généalogique" (filial ou fraternel, voire strictement spirituel) est d’ailleurs l’ombre portée par toutes les histoires qui s’assemblent dans ce "tri-roman".

Le second récit porte le nom du roman, Artefact, texte peu accessible en revanche, subtilement lynchien dans son traitement. Ombres sur la réalité, sur l’identité, ne serait-ce pas finalement une sorte d’autobiographie ?

Le livre s’est étrangement configuré avec la forme très précise d’un cerveau. Deux hémisphères - le premier et le dernier récit et un corps-interface - dit "corps calleux" en neurologie - qui permet l’entrelacement continu des diverses fonctions hémisphériques, le récit central.

Je savais aussi que ce qui reliait chaque récit tenait dans le fait que chaque "je" était - d’une façon ou d’une autre - un "écrivain", une "machine à écrire", et dans le récit central il fallait que cet angle de vue soit abordé de plein fouet, sans reculer devant l’indicible, car c’est ce récit qui donne sens au deux autres, même sous une forme ésotérique, je le reconnais. Il est le motif caché dans les deux récits qui le complètent.

Quant à votre question sur l’autobiographie je dirais ceci : c’est plutôt une tentative d’autodissection de l’organe même de la littérature, et de son "organiste", l’écrivain, cette "machine à écrire" qui, dans ce texte, tient une place prépondérante comme forme de vie.

Le dernier récit, Le Monde de ce Prince, dialectique du Prince de ce Monde, annonce le retour du Mal absolu dans la littérature. Il est véritablement la foudre d’Artefact et sans doute la fiction la plus hallucinante du genre noir des 10 dernières années. Tout d’abord, comment le désir d’écrire un tel monument de cruauté a pu toucher votre esprit ?

J’ai beaucoup prié pour avoir la force d’aller aussi loin au ceur des ténèbres. Je savais que j’allais laisser le Diable parler par ma bouche, c’était une expérience fascinante et effrayante tout autant que nécessaire. Je savais aussi que je pousserais au plus loin la mise en lumière de la concommittance entre le monde de la technique et la dialectique démonique, je savais que j’allais faire la démonstration que l’horreur réside dans un mécanisme plus-que-parfait, et non dans des flots de sang humain, je voulais reprendre ce thème-là où je l’avais laissé, il y a 12 ans, avec Les Racines du Mal.

D’autre part, je ne pouvais parler de la Trinité en évacuant son inversion diabolique, je ne pouvais montrer la littérature comme l’arme permettant la réunification du corps et de l’esprit sans aborder le sujet du Grand Diviseur, il fallait donc que le dernier récit, celui de l’Incarnation du Verbe, soit aussi celui de son "antéforme", et dans le monde d’aujourd’hui le Diable est paradoxalement plus "présent" maintenant que sa disparition est totale - ou quasi - et que le diabolique a pris possession de l’ensemble des pixels du simulatron général. Je devais donc sinuer sur cette paradoxale ligne de fuite : le Diable prenait des "vacances", et ses "vacances", lui qui est pur néant, consistait justement à trouver un élément humain où - provisoirement - il pouvait s’incarner. Il n’y avait dès lors aucun "pacte faustien" qui tienne. C’était l’élément humain qui, pour une fois, donnait un "pouvoir" à celui qu’il surnomme son "Grand Frère", son "Big Brother". Pour ce faire, l’humain en question devait rester totalement libre, c’est-à-dire absolument seul. Comme tout écrivain. Et c’est par l’enfant qu’il a été un jour qu’il peut choisir la seule liberté qui vaille, celle qu’on obtient par le sacrifice.

Depuis Andreas Schaltzmann, le tueur inoubliable des Racines du Mal, jamais un tueur n’a été si effrayant. Avez vous ressenti des instants de stupeur à la relecture de vos lignes ?

Je me suis dit que certaines pages était de la plus totale inhumanité. Elles étaient à la hauteur du "Grand Frère", de sa dialectique, de sa technicité définitive.

L’Amérique vous ouvre les portes par son plus important éditeur, Random House, qui publiera Babylon Babies à haut tirage dès janvier prochain, deux mois avant la sortie de son adaptation au cinéma par Mathieu Kassovitz Babylon AD. Avez-vous suivi le déroulement de la production ? Que pensez-vous du travail de ce réalisateur ?

Je n’ai pas suivi le déroulement de la production, je n’étais pas payé pour. Nous nous sommes rencontrés, lui et moi, à Montréal, durant l’été 2003 je crois bien, et nous avons échangé nos points de vue, parfois contradictoires, sur le livre et les sujets qu’il aborde. J’ai lu ensuite un scénario final que j’ai annoté, c’est le seul droit que je me suis permis, en spécifiant bien à M. Kassowitz que mes choix, spécifications, changements, etc., étaient bien sûr purement indicatifs. Je ne peux exercer aucun droit sur une oeuvre achetée rubis sur l’ongle et j’entends n’être jamais mêlé au travail du réalisateur et son équipe de scénaristes, dialoguistes, etc. Je suis un romancier, point-barre.

Je suis très curieux de voir comment un réalisateur français va s’en sortir dans un univers de science-fiction qui mélange géopolitique du chaos, sciences biologiques et cybernétiques, Gilles Deleuze, junk-DNA et Jeremy Narby.

Mis à part deux prix (Imaginaire et 813 pour vos deux premiers romans), vous n’avez jamais été courronné par un grand prix littéraire "parisien". Cosmos Incorporated sera aussi publié aux Etats-Unis cette année, en août et toujours chez Random House et vous êtes déjà sur la liste des Philip K. Dick Awards, le prix dont vous rêvez ?

Je ne rêve à aucun prix littéraire, ce n’est ni un but, ni même un simple "étalon" de mon éventuel "talent" ou "succès". J’ai dit un jour que le seul prix auquel je serais sans doute sensible se nomme le prix Hugo et qu’il est une récompense honorifique du public américain pour des oeuvres de science-fiction. J’aurais pu citer aussi bien le prix Nébula, ou les PK Dick Awards, en effet.

Je suis un écrivain nord-américain de langue française, ce serait en fait une grande fierté pour moi de pouvoir démontrer au peuple du Nouveau Monde que la littérature de mon pays d’origine n’est pas confinée sur le divan des psychanalistes du Ve arrondissement.

Michel Houellebecq a déclaré à peu de choses près que depuis une quinzaine d’années, il estimait que seul lui et vous traverserez la postérité. Pourtant vous êtes sans doute l’auteur qui peut se targuer d’être à la fois l’écricain le plus admiré et le plus haï du pays. Qu’avez-vous à lui répondre sur ce point ?

Qu’il a raison.

Internet a généré des forums de discussions où des anonymes passent des heures à critiquer, insulter parfois, sous l’alibi de la polémique. Vous êtes un des auteurs les plus attaqués dans votre pays d’origine. Qu’est-ce que vous avez à répondre aux forumistes qui s’acharnent sur vous sur internet ?

L’anonymat est une vertu typiquement franchouillarde, souvenons-nous avec émotion des héros de la délation nationale vers 1942. Un forumard est généralement un merdaillon nihiliste qui confond Oui-Oui avec Nietzsche et se propose de changer le monde en deux pets foireux sortis de son anus labial. C’est un clone de seconde catégorie d’un Jean-François Kahn ou d’une de ses catins de la "République" : un rebellocrate, comme disait Muray, qui confond le doigt qu’il maintient enfoncé dans le cul avec l’étoile du berger qu’il vient à grand peine d’apercevoir. On les trouve assis sur les plus fameuses des tinettes du Oueb, genre subversives, mais il leur arrive de posséder leur propre blog, dont ils oublient régulièrement de tirer la châsse.

Micro-Michaël Moore de la "pensée" contemporaine, autant dire de leur propre diarrhée verbale, ils se croient de "gôche" alors qu’ils ne sont que des nazillons de garderie, ou de "droite" alors qu’ils ne sont que des chihuahuas jacobins. Dans le meilleur des cas, ils peuvent postuler à la fonction de garde du corps de Dieudonné, autant dire suceur de bite agréé, ou bien aider Alain Soral à écrire les paroles du prochain tube de Jean-Marie le Pen. Hit mondial en perspective ! 

L'image “http://www.agoravox.fr/IMG/2006/logo-agoravox.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

LITTERATURE ]

Artefact - extrait du nouveau roman de Maurice G. Dantec

Extrait exclusif de 'Vers le Nord du Ciel', première machine à écrire d'ARTEFACT, prochain roman de Maurice G. Dantec.
 -Voici les première lignes d'Artefact -

C'est ce matin-là que je suis né. Ce matin-là, à 8 h 46 et 40 secondes très exactement. C'est aussi le moment où je suis mort.
Il faut reconnaître que c'était une matinée magnifique, la matinée faite sur mesure pour cette parturition qui suivrait l'arrêt de mes fonctions vitales. Car j'allais naître, et pour cela je devais mourir. Voilà pourquoi je m'étais rendu ici, dans cet endroit unique au monde : pour devenir une dernière fois ce que j'étais.
J'allais devenir humain, le temps de m'effacer de l'existence humaine. J'allais naître, j'allais naître pour mourir enfin et quitter le monde des hommes. J'allais venir au monde pour mieux pouvoir en partir.

Ce n'était franchement pas une raison pire qu'une autre.

 

Le processus était pour moi devenu une simple habitude. Pour re-naître, je devais mourir. Pour pouvoir mourir, je devais re-naître. C'est de ce paradoxe que je suis fait, il est ma nature, il est ma conscience, il est ma vie. Il est ce qui se tient au-delà même de ma vie. Il est vrai que je suis un peu plus qu'un être humain, je viens de bien plus loin, mes destinations comme mes origines ne vous sont même pas connues.
J'avais tout préparé avec une très grande précision depuis le jour où j'avais appris que les Temps s'en venaient, j'avais tout prévu, tout planifié, de mon tout premier acte postnatal au dernier geste anté-mortem. J'avais tout prévu, tout planifié, car je savais tout. Tout ce qui allait se produire, ici, sur le lieu même de ma naissance. Sur le lieu où ma mort prendrait son sens, au-delà d'elle-même.

 

J'avais tout prévu, tout planifié. Car il était temps de partir, le message avait été clair. Et on obéit forcément aux messages, ils sont là pour ça. Pour qu'on leur obéisse. C'est leur rôle, dans notre corporation. Il fallait donc que je parte. Que je quitte le monde humain. Mission accomplie, observation de l'expérience terminée. Quelques années de répit avant le grand départ, au grand maximum, de quoi mettre ses affaires en ordre, achever l'opération en cours, effacer toute trace de son passage en ce monde, puis préparer le processus. Car pour nous, nous qui vivons ici sans y être nés, nos morts et nos vies se succèdent sans trêve, grâce à des technologies dont vous ne pourriez même pas comprendre le début d'un concept de base. Notre « stock » de morts et de renaissance est généralement fixé à l'avance, pour les besoins de la Mission, mais il peut être sujet à des variations. Au dernier tour, notre naissance en tant qu'être humain est le prodrome à notre ultime déshumanisation, et notre mort sera le retour vers notre existence initiale. C'est ainsi que nous sommes faits. C'est pour cela que nous vivons parmi vous depuis des millénaires sans que vous puissiez vous douter de quoi que ce soit.
Je dois mourir pour naître à nouveau et je vais donc naître de nouveau comme être humain afin de passer la porte, la porte de la mort, la porte que j'ai franchie à tant de reprises mais que je dois me préparer à ouvrir et refermer pour la toute dernière fois, afin de revenir à mon corps d'origine, c'est-à-dire à la machine biophysique qui est mon identité première.

C'était si simple, en vérité :
J'allais naître en ce beau matin de septembre, il était 8 h 46.
J'allais naître pour pouvoir mourir, j'allais mourir pour pouvoir naître, j'allais apparaître dans l'humanité pour mieux en disparaître.
Évidemment, on ne joue pas avec la vie et la mort, l'éternité et le chaos sans qu'un véritable défi vous soit jeté en pleine face, on ne s'aventure pas au-delà des limites de la biologie et de la politique sans vivre une authentique plongée dans les abysses qui terminent toute histoire humaine. Un sacrifice. Un éclair. Un souvenir venu du futur. Et ce sacrifice coïncide comme par un fait exprès avec l'instant de ma naissance/mort, ce sacrifice est la tension induite entre les deux pôles impossibles de mon existence, ce sacrifice, il apparaît déjà à la périphérie de ma vision.

 

Il y a moi, à 8 h 46 et une poignée de secondes, en ce sublime matin de septembre, moi qui me tiens dans le vaste hall de cette firme juridique dont j'ai même oublié le nom, qui n'a en soi aucune importance, sinon comme pierre tombale parmi les pierres tombales. Il y a moi, le ciel bleu et le soleil estival qui se réfracte sur toutes les surfaces de verre des tours du centre financier. Il y a moi qui vais naître dans la lumière de ce rayon d'or qui se pose sur l'élégant parquet à la française, au milieu de la somptueuse salle d'accueil d'un de ces multiples cabinets d'avocats internationaux qui ont pris possession du quartier, de la ville, du monde en son entier, et où suis-je donc, me dis-je, sinon au centre du monde, au centre du quartier central de la ville centrale du centre-monde, le centre des échanges et des flux d'informations de tous les genres, commerciales, industrielles, financières, policières, techniques et scientifiques, politico-économiques, météorologiques, mafieuses, secrètes, pire encore, le centre de tous les mondes ; alors il y a moi, il est 8 h 46 passées d'une douzaine de secondes, la matinée est d'une luminosité surnaturelle, il y a moi qui vais naître ici même, là où tout va s'agglomérer, tous les mondes, comme lors d'une puissante fusion nucléaire, il y a moi qui me tiens quasiment au milieu de la tour, étage 90, un beau chiffre rond, il y a moi qui annonce aux secrétaires assises derrière leur desk que le monde que nous connaissons va disparaître, avec elles, avec leurs collègues, avec moi, et toutes les personnes présentes ici, il y a moi qui vais naître, parce que je dois quitter l'humanité, mais que j'y suis irrémissiblement lié, il y a moi qui regarde ce point noir dans le ciel, ce point noir qui grossit régulièrement, laissant peu à peu apercevoir sa forme et sa structure, ce point noir qui s'approche très vite des grandes surfaces de verre derrière lesquelles je souris aux hommes et aux femmes qui circulent autour de moi, leurs toutes dernières pensées grillagées dans les cases d'un tableur ou d'un logiciel de traduction.

 

Il y a moi, dans la tour Nord du World Trade Center, à 8 h 46 et un peu moins de trente secondes, il y a moi et il y a l'avion. L'avion qui vient couper le cordon ombilical qui me retenait aussi bien à la fausse humanité que j'avais tant de fois incarné qu'à mon existence première, celle de l'homme venu des étoiles.
Il y a moi qui vais naître. Alors que tous les autres vont mourir. Il y a moi qui vais pouvoir mourir, alors que tous les autres poursuivront le cours de leur existence. Il y a moi qui vais bientôt rester le dernier humain vivant encore dans cet espace particulier de la tour.
Sauf que je ne suis pas humain.
Je suis en train de m'inscrire comme parcelle d'humanité sur cette terre, mais en négatif, comme la solarisation d'une silhouette par un flash atomique. L'avion est désormais bien visible, volant à basse altitude droit dans notre direction.
Je vais naître, 8 h 46, trente-cinq secondes.
Je vais naître. Nous sommes au mois de septembre, il fait beau et chaud.
Je vais naître, en ce onze septembre, il est 8 h 46 et près de quarante secondes. Il y a comme une éternité de suspens alors que l'ombre, énorme, se précipite sur sa destination finale, sur son destin, sur nous tous, dans la tour.
L'avion, brutalement, est là, de toute sa présence, de toute sa puissance balistique, de tout son vacarme. Il est bien plus qu'un objet, il est une onde en mouvement. Une onde hurlante qui se fracasse contre la tour. Plus encore, il est cet événement terrible et inconcevable qui vient de traverser la tour de part en part avant même que la conscience ait eu le temps de comprendre ce qui se produisait, et même qu'il se produisait quelque chose.
L'éclat et le choc sont indescriptibles, ils déchirent les notions même de temps et d'espace. Chaleur, lumière, noirceur, tout n'est que variation dans le flux de l'onde, tout n'est que gradation dans l'intensité de l'événement. Tout n'est que vibration.
Le feu dans le verre, les flammes contre le métal, le métal contre le métal, le feu dans le béton. Le tonnerre des murs qui s'effondrent, des réservoirs qui explosent, le rugissements des flammes, l'épouvante mécanique des aciers fracassés, les hurlements, presque indistincts, qui parviennent d'à peu près partout, presque simultanément, dans le crescendo d'une symphonie de la peur. Et ces monceaux entiers de la tour qui s'effondrent sur moi, dans un nuage de poussière brûlante.
Ça y est, je meurs, je suis né.
Je suis né à la seconde où le monde vient d'imploser.

 

J'avais tout prévu parce que je savais tout. Je savais tout à l'avance. Et avec la précision d'un super-ordinateur. Je connaissais la date et l'heure exacte des impacts depuis des semaines. Vision précognitive et neurocontrôle multimodal de l'intuition. Des techniques qui sont la base de notre formation.
J'avais tout prévu, je savais tout, j'avais donc prévenu mes supérieurs.
J'avais envoyé le message d'urgence via une hyper-ligne de biophotons amplifiés que j'avais branché vers un relais que je savais en orbite autour de Titan. Les données seraient de là acheminées, décodées, vers le Vaisseau-Mère.
J'avais prévenu mes supérieurs, je les avais même avertis, pour ne pas dire alarmés, leur demandant en vain que la sacro-sainte politique de non-intervention qui dictait leur conduite pour les affaires humaines soit révisée.
Mais les Lois de l'Exploration AnthropoPlanétaire sont inflexibles : il faut que la menace mette toute l'espèce en péril pour que des dispositions spécifiques, et dérogeant aux règles élémentaires, puissent être envisagées avec sérénité.
Quatre attentats terroristes simultanés, même de cette envergure, ce n'était pas assez. Cela restait dans le domaine des catastrophes humaines habituelles. L'Homo Sapiens en avait vu d'autres, j'en savais quelque chose, m'avait-on fait remarquer.
J'avais alors fait valoir que l'événement allait déclencher une guerre qui concentrerait en elle toutes les guerres précédentes, une guerre aussi terminatrice qu'un Déluge, un authentique Armageddon, le danger était réel, j'avais tenté d'éclairer ce schisme particulier entre scientificité et religiosité qui allait précipiter le monde humain dans l'abîme, j'avais expliqué comment les nihilismes positivistes et leur bouclage indéfini l'empêcheraient très vite de poursuivre son aventure technique et scientifique, m'appuyant sur une argumentation véhémente j'avais dessiné les plans de ce qui adviendrait lorsque l'homo sapiens de cette planète allait finir par se rabattre sur toutes les transcendances de substitution et les utopies charlatanesques que son imagination était en mesure d'inventer. Il était même probable qu'une sorte de Post-Religion en kit, sacrificielle et planétaire, vienne jouer les démiurges pour une humanité bientôt perdue dans l'obscurité des incendies. Les derniers siècles que j'avais vécus montraient précisément la ligne typique de progression vers ce point de rupture.

La catastrophe était déjà là, il fallait se rendre à l'évidence. Mais on ne m'avait pas écouté. Pures spéculations, m'avait-on répété. Le Vaisseau-Mère resta sourd à mes multiples demandes, il me rappela sans ménagement que je passais mes toutes dernières années sur la Terre, que je ne devais pas céder au syndrome compassionnel interspécique trop bien connu, la Mission devait continuer, comme elle avait fonctionné durant un millénaire entier, je devais me préparer au retour selon les procédures en usage.
C'est pourquoi j'avais décidé d'agir. D'agir contre. Contre les règles. Contre les procédures, les usages. J'avais décidé de naître une dernière fois en tant qu'humain, comme prévu par les ordonnances du Départ, mais pas du tout selon les « procédures en usage », pas du tout dans la perspective d'un « départ dans les règles ». J'allais effectuer la pire des trahisons envisageables. Une trahison contre moi-même, contre tout ce que j'étais. De simple observateur, j'allais devenir acteur de l'histoire des hommes. Pire encore, j'allais profiter des quelques mois ou années de sursis qu'il me restait sur cette terre à parfaire cette trahison, cette naissance à l'humanité, par le sacrifice, cette ouverture vers la mort, au-delà de ma structure biophysique en attente quelque part, très loin, dans ce que les humains appellent l'Anneau des Astéroïdes.

J'avais décidé de naître/mourir au moment même où un message du Vaisseau-mère m'avertissait qu'il ne me restait que quelques maigres années d'activité sur la planète des Hommes et que le retour était pour ainsi dire imminent.
Les événements semblaient faits pour établir une conjuration de grande envergure qui dépassait de loin ma pauvre personne, et les six milliards d'humains qu'elle espionnait depuis mille ans.
Les événements semblaient faits pour tout renverser, tout carboniser, tout détruire.
Comme cette tour.
Cette tour qui tremble encore sous l'impact.
Cette tour dont tous les étages supérieurs sont déjà en feu.

 

L'avion a pénétré dans la tour Nord tout juste quatre niveaux au-dessus de nous, par la face septentrionale de l'édifice, étage 94. Je connaissais tous les paramètres de la catastrophe. Ces quatre étages de distance ne représentaient qu'une barrière très fragile face au monstre qui venait de s'impacter dans la structure, ils furent traversés dans l'instant par l'onde de choc et par des structures métalliques de taille énorme, en feu, projetées à des vitesses tout juste subsoniques. L'explosion des réservoirs éjecta un peu plus de quatre-vingt mille litres de liquide hautement inflammable, et fort bien enflammé, dans les quatre directions de l'espace, portés par un effet d'aérosol à la périphérie de la boule de feu, un peu comme ces bombes « fuel-air explosive » dont s'était servie l'armée américaine dans les sables d'Irak, une décennie auparavant. Les quatre étages supérieurs furent proprement désintégrés net, jusqu'au 98 compris où un énorme incendie se mit aussitôt en action, se propageant à toute vitesse vers le haut. Un quart d'heure après le crash, sous la zone d'impact, les étages 92 et 93 étaient complètement en feu à leur tour.

 

Les kamikazes savaient fort bien ce qu'il faisaient : la masse de l'avion, sa vitesse, le volume du carburant à la fois détonant et hautement inflammable, se consumant jusqu'à des températures de 1 200 degrés. Une cible bien haute, bien visible, bien nette, immanquable. Une haute structure de métal, de verre et de béton, fragile. Une haute colonne qui allait se voir sectionnée nette par le pouvoir des aciers et des carburants modernes.

 

Si la dynamique propre aux incendies attira immédiatement le gros des flammes vers la cime de la tour, la nature particulière du feu liquéfié l'entrava aussi aux lois de la gravité : des jets, des ruissellements, des gouttières, des cascades de kérosène en combustion descendaient vers les étages inférieurs, utilisant les trous creusés par l'accident tout comme les cages d'escaliers, ou les puits d'ascenseurs, y allumant sur leur passage autant d'incendies mortels, dans le même temps, la fumée et le feu envahissaient systématiquement les étages supérieurs, y emprisonnant tout dans une cage de métal incandescent et d'air irrespirable.

Bientôt le toit lui-même serait une vaste plaque ardente.
Bientôt la tour entière serait une condensation verticale de l'enfer.

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 23:51
Aujourd’hui comme hier : des Musulmans endommagent les sites sacrés séculaires d’autres religions

Page 63 du P.I.G.
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Dans la partie Nord de Chypre, sous occupation turque, les Musulmans ont tenté de transformer le monastère de San Makar, datant du IV° siècle, en hôtel. En Libye, le fantasque Colonel Kadhafi a converti la cathédrale catholique de Tripoli en mosquée. Et en Afghanistan, bien sûr, le gouvernement taliban a dynamité les célèbres Bouddhas de Bamiyan en mars 2001. Les monuments chrétiens d’Europe pourraient-ils subir un jour le même sort ?

Si les choses tournent comme ils l’entendent pour les guerriers du jihad, tout aussi résolus aujourd’hui que par le passé, il n’y a guère de doute là-dessus. Edward Gibbon, l’auteur du célèbre « Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain », observait que si les incursions musulmanes du VIII° siècle en France avaient été couronnées de succès, « l’interprétation du Coran serait aujourd’hui enseignée dans les écoles d’Oxford, et leurs professeurs prêcheraient sans doute à des étudiants circoncis le caractère sacré et indéniable de la révélation de Mahomet » (1)

Ce jour peut encore advenir.

(1) E. Gibbon, « Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain », Chapitre LII

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_La destruction de l'art bouddhique en Afghanistan_


  Afghanistan
   
Les talibans, qui sont au pouvoir à Kaboul depuis 1996 et contrôlent la presque totalité de l'Afghanistan, ont entrepris la destruction des effigies de Bouddha dans tous le pays. Le 26 février 2001, le chef suprême des talibans, le mollah Mohammad Omar, a en effet ordonné, dans un décret, la destruction de toute lastatuaire bouddhique en estimant qu'elle était "anti-islamique" et que la faire disparaître était "une injonction de l'islam".

Les "étudiants en théologie", affirment avoir fait de leur pays – un territoire dévasté par plus de 20 ans de guerre - le "plus pur" Etat islamique du monde. L'Afghanistan est majoritairement musulman depuis le VIIIe siècle. Le régime des talibans, dont le nom officiel est l'Emirat islamique d'Afghanistan, est reconnu par trois pays seulement : le Pakistan, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Les talibans pratiquent un islam rigoureux, inspiré du wahhabisme saoudien, pays dans lequel beaucoup de statues ont été aussi détruites. Ils appliquent strictement la charia - les lois coraniques : les photos d'êtres vivants, les films, la télévision et la musique sont interdits; les "châtiments islamiques" publics ont été rétablis (lapidation des adultères, exécutions des criminels et les amputations des voleurs);les jeunes filles ne sont plus éduquées et rares sont les femmes qui peuvent travailler alors que tous les hommes doivent porter la barbe.

>Bamiyan : les plus grands bouddhas du monde

La communauté internationale a aussitôt exprimé son indignation. Le Pakistan, principal allié des extrémistes afghans, a critiqué cette décision et demandé aux talibans "de prendre des mesures pour protéger totalement les monuments historiques, les sites et les chefs-d'uvre de l'Afghanistan qui font partie du patrimoine mondial".Up

Grande statue de Bouddha  
Grande statue de Bouddha [53 m de haut], vallée de Bamiyan. Photo Unesco

 
L'Afghanistan, qui a été un grand centre bouddhiste avant la conquête musulmane achevée au XIe siècle, abrite de nombreuses statues de l'art bouddhique pré-islamique, édifiées par les bouddhistes de Chine et d'Inde qui, il y a plus de1.500 ans, traversaient le pays.

L'Afghanistan est le pays qui a le patrimoine le plus important du monde en statues bouddhiques. Le musée de Kaboul renferme environ 6'000 pièces d'art bouddhique et la vallée de Bamiyan, dans le centre du pays, abrite les deux célèbres bouddhas géants [55 et 38 mètres de haut], les plus grands du monde, sculptés dans des falaises - et datés entre le IVe et le VIe après J.C.. La tête de l'un des bouddhas a été détruite, en 1998, lors de l'arrivée des talibans dans la vallée de Bamiyan. Les peintures murales de la voûte qui abrite le plus grand des bouddhas ont été endommagées et l'un des bouddhas latéraux totalement détruit.

Parmi les sites archéologiques majeurs de l'Afghanistan : celui de l'ancienne Bactrian, au nord-est du pays (IIe-IIIe siècles av. J.C.) et le site de Hadda, à l'est, dans la région de Jalalabad, très riche en statues gréco-bouddhiques modelées en stuc et en argile, trouvées dans les monastères.

>”Depuis la fin du premier siècle de l'Hégire, les musulmans détruisent les idoles”

Dans le quotidien ”Le Monde”, Gérard Fussman, professeur au Collège de France rappelle ”que le visage du grand Bouddha [de Bamiyan] a sans doute été détruit dès l'arrivée de l'islam, il y a plus de douze siècles, et ses jambes au XVIIIe siècle par les canons du Persan Nadir Shah; que les destructions des peintures sont sans doute plus à déplorer que celle de ces spectaculaires géants, mais que celles-ci ont commencé dès que le gouvernement central n'a plus fait sentir son autorité.” Le site archéologique et le petit musée de Jelalabad ont été détruits au début de la guerre civile afghane.

  Le Musée de Kaboul
  Le Musée de Kaboul

Il ajoute : ”Ce n'est pas exonérer les talibans, en effet, que de rappeler que, depuis la fin du premier siècle de l'Hégire, les musulmans détruisent les idoles. Les Indiens en savent quelque chose. L'islam traditionnel interdit aussi la reproduction du visage humain, l'homme ne devant pas rivaliser avec l'œuvre du Créateur.

”Les œuvres d'art qui subsistaient en Afghanistan ont dû leur survie soit au fait qu'elles étaient enterrées, soit à la protection armée donnée par le gouvernement afghan quand celui-ci se voulait éclairé (de 1922 à 1990). Dès que le gouvernement afghan était affaibli, et plus encore maintenant qu'il est fondamentaliste [si l'on peut encore parler de gouvernement], les œuvres d'art accessibles étaient détruites.”

Sources : Unesco (Paris), presse internationale [dont "Le Monde" et "Libération"].


Aujourd’hui comme hier : des leaders musulmans appellent au retour de la dhimma

(Page 52 du P.I.G.)
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D’accord, des Juifs et des Chrétiens ont vécu sous le statut de dhimmi dans les anciens empires islamiques, mais c’est une relique du passé, n’est-ce pas ? Aucun Musulman ne veut réinstaurer le statut de dhimmi pour eux de nos jours, quand même ?

Et bien si. Cheik Omar Bakri Muhammad, un leader musulman « pro-Oussama » controversé vivant alors en GB et aujourd’hui “réfugié” au Liban, écrivait en octobre 2002 que, quoiqu’il n’y ait plus de calife dans le monde islamique contemporain, cela ne signifie pas que les Musulmans puissent pour autant tuer arbitrairement les infidèles. Il soutient que l’on doit toujours leur offrir d’abord le choix de vivre soumis aux Musulmans : «Nous ne pouvons affirmer qu’en vertu de l’absence de califat, il nous est permis de tuer les non-musulmans comme bon nous semble ; nous devons au contraire respecter leur statut de dhimmis…» (1)

De même pour cheik Youssef Salameh, ministre palestinien des affaires religieuses, qui en mai 1999 «a complimenté l’idée que les Chrétiens devraient devenir dhimmis sous gouvernance musulmane ; de telles suggestions sont devenues plus courantes depuis le début de la seconde Intifada en octobre 2000.» (2)

Dans un récent sermon du vendredi tenu dans une mosquée de La Mecque, cheik Marzouq Salem Al-Ghamdi a ainsi détaillé les injonctions de la Charia relatives aux dhimmis :

Si des infidèles vivent parmi les Musulmans, selon les conditions édictées par le Prophète, il n’y a là rien de mal à cela, à condition qu’ils payent la jizya à la trésorerie islamique. D’autres conditions sont (…) qu’ils ne rénovent ni églises ni monastères, qu’ils ne reconstruisent pas ceux qui ont été détruits, qu’ils fournissent gîte et couvert pour trois jours à n’importe quel musulman qui passerait par leur maison (…) qu’ils se lèvent si un Musulman souhaite s’asseoir, qu’ils n’imitent pas les Musulmans en apparence ou en propos, qu’ils ne montent pas à cheval, qu’ils ne possèdent ni épée ni aucune autre arme, qu’ils ne vendent pas de vin, qu’ils n’exposent pas de croix à la vue de tous, qu’ils ne fassent pas sonner de cloches, qu’ils n’élèvent pas la voix pendant la prière, qu’ils rasent leurs cheveux sur l’avant afin de se rendre aisément identifiable, qu’ils n’incitent personne à affronter les Musulmans, et qu’ils ne frappent pas un Musulman (…) S’ils violent ces conditions, ils perdent toute protection. (3)

(1) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), Dépêches spéciales - No. 435, 30 Octobre 2002, « Un guide islamiste: ‘pas de djihad universel sans califat » http://memri.org/bin/french/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP43502

(2) Jonathan Adelman and Agota Kuperman, “Christian Exodus from the Middle East,” Foundation for the Defense of Democracies, December 19, 2001. Reprinted at: http://www.defenddemocracy.org/publications/publications_show.htm?doc_id=155713

(3) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), Dossiers Spéciaux, n° 25 – 27 Janvier 2004, « L’idéologie islamiste contemporaine autorise le génocide », http://www.memri.org/bin/french/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SR2504 Ce sermon n’est pas daté, mais a récemment figuré sur le site saoudien www.alminbar.net.

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L’improbable

« Parole commune entre vous et nous » (1)

Réponse à la Lettre de 138 Dignitaires de l’Islam, auteurs et signataires

 © Par François Celier (2) 



















Pasteur et
écrivain, je me devais de répondre courtoisement aux 138 Dignitaires du monde musulman et, par la présente, en informer leurs homologues récipiendaires, depuis sa Sainteté le Pape Benoît XVI, ses Béatitudes, Popes et Patriarches, Archevêques, Métropolites, très Révérents Evêques, Pasteurs et confrères chrétiens.
 

Messieurs les Sultan, Imam, Sheikh, Grands Mufti, Ayatollah, Ministre, Historien, Professeur, Author, Uléma, Théologien et autres Autorités musulmanes, voici les réflexions que m’inspire en géopolitique religieuse votre appel du 13 octobre 2007 adressé aux guides des « Eglises chrétiennes » de part le monde pour un « dialogue de vérité ». Incidemment, cette louable intention aurait dû préciser le terme « Eglises judéo-chrétienne », mais il semble que les juifs demeurent toujours pour vous des adversaires ontologiques.

 

 Bien qu’inappropriée (fikf, en Droit islamique) votre Lettre serait intéressante dans la mesure ou elle ne relèverait en aucune manière de la Takkiya (user de subterfuges et de mensonges  pour mieux circonvenir et duper). Les judéo-chrétiens, de sa Sainteté le Pape au simple disciple de Jésus (dont je suis), n’étant ni d’obédience coranique et mahométane, cette invite ne peut concerner la chrétienté. Il faudrait que celle-ci soit préalablement conquise, soumise et assimilée à un nouveau courant de l’Islam dans l’Oumma.

 

 Il convient de rappeler que dans la mentalité musulmanne, tous les judéo-chrétiens occidentaux font partie de la zone de guerre (Dar-al-Harb) et non de « l’espace musulman ». Autrement dit, ce « dialogue » politico-religieux, par ailleurs existant depuis de trois décennies (soldé d’échecs récurants), est actuellement impossible, à moins que vous, éminents Dignitaires ne rénoviez l’esprit de l’islam par un improbable aggiornamento dogmatique et politique, étant donné que le coran est par nature consubstantiellement politique.

 

Selon l’entièreté de l’islam, tous courants confondus, la seule existence possible offerte aux kouffar (non musulmans, judéo-chrétiens, agnostiques, athées et autres) consisterait à se soumettre à Allah, au coran, aux lois de la chari’ah et à « l’exemplarité » de Mahommet, ou alors, à Dieu ne plaise, à un engagement partiel de soumission permettant aux adhérents de vous payer ponctuellement une jizyah (impôt payé par ceux qui choisissent de rester fidèles à leur foi et de ne pas se convertir à l’islam) afin de vivre un erzat de liberté, surveillée par de sourcilleux gardiens de l’Oumma (communauté des croyants) et de se contenter de miettes répandues par les seigneurs du pétrole sous la férule d’un cimeterre modernisé et du terrorisme.

 

 Depuis le regain de l’islam dû aux violences meurtrières du terrorisme intégriste qui s’étalent à la Une des médias, l’occident n’ignore plus qu’un non-musulman peut être tué en parfaite impunité juridique, édictée par le coran lui-même  : « s’ils se détournent, tuez-les partout où vous les trouverez » Sourate IV verset 89.

 

Un musulman peut donc aggresser religieusement tout apostat, infidèle et insoumis avec bonne conscience, étant cautionné par le saint Livre incréé, intouchable et inamovible depuis quatorze sièles. Nous sommes très éloigné d’une parole commune entre vous et nous

 

 Votre Lettre cite une exhortation coranique insistant sur la nécessité de l’amour de Dieu : « Invoque sans cesse le Nom de ton Seigneur et communie intensément avec Lui ! »

 

(Al-Muzzammil, 73:8). Fort bien, de même que sur la nécessité d’aimer son prochain :

 

« Aucun d’entre vous n’est croyant tant que vous n’aimerez pas pour votre prochain ce que vous aimez pour vous-mêmes. » Excellent !

 

Sauf qu’il s’agit d’un prochain ne pouvant être que musulman. Quant au statut des non musulmans, incroyants et infidèles ils demeurent des ennemis à combattre et à soumettre.

 

 Vous citez notamment ces paroles du Nouveau Testament à propos de Jésus-Christ, que vous estimez comme un prophète majeur. En chrétienté, il est Fils de Dieu et Messie, ainsi que juif central de la Bible (qui inspira grandement le coran) :

 

« Ecoute, Israël, le Seigneur notre Dieu, le Seigneur est Un. / Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ton intelligence et de toute ta force. C’est là le premier commandement. / Le second lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là ». (Marc 12 : 29-31)

 

Vous évoquez-là les paroles de Jésus le juif s’adressant à la population juive qui l’écoutait et à ses disciples juifs qui en recueillaient chaque mot pour les répandre dans le pays et dans le reste du monde… jusqu’à nous, gens du XXIème siècle. Mais avez-vous évalué l’effet boomerang que de telles paroles, parfaitement interprétées dans l’esprit de la Bible, pourraient produire au sein de l’Oumma ?

 

 Vous dites que dans le Saint Coran, Dieu le Très-Haut enjoint les musulmans à lancer l’appel suivant aux chrétiens (et aux juifs, également Gens des Ecritures) :

 

Dis : « Ô gens des Ecritures ! Elevez-vous à une parole commune entre vous et nous, à savoir de n’adorer que Dieu Seul, de ne rien Lui associer et de ne pas nous prendre les uns les autres pour des maîtres en-dehors de Dieu. »

 

S’ils s’y refusent, dites-leur : « Soyez témoins que, en ce qui nous concerne, notre soumission à Dieu est totale et entière. » (Aal ‘Imran 3:64)

 

L’expression de ne rien Lui « associer » se réfère à une Unicité absolue de Dieu, sans partage ; celle de n’adorer que Dieu Seul renvoie au fait de lui être totalement dévoué. Elles expriment également le premier et le plus grand commandement. Très bien. Mais alors, que devient la tri-unité du Dieu des chrétiens, qui se déploie dans toute l’Histoire de l’humanité en trois « expressions divines » ; le Père Eternel, s’incarnant circonstanciellement dans son Fils par la puissance du Saint-Esprit, pour l’édification de l’Eglise (oserais-je dire l’Oumma judéo-chrétienne ?) si ce n’est celle de passer corps et bien à la trappe de la théologie islamique ?

 

 Sur les 138 dignitaires et signataires de la Lettre aux chrétiens, un seul d’entre-eux à ma connaissance, le professeur Aref Ali Nayed (2) avoue sa perplexité. Il reconnut dans une déclaration antérieure (sic) «…  le véritable enseignement » du Coran a aussi été brouillé par « une décadence et une stagnation interne » du monde musulman, ce qui a conduit à « l’avènement de déformations de l’islam légalistes, ultra politisé et spirituellement vides ». Parmi ces déformations, le déchaînement actuel du terrorisme au nom de la religion, que chacun d’entre nous a le devoir théologique et moral de condamner et répudier ». Le professeur Aref Ali Nayed revendique «  le respect total de la liberté religieuse et de la liberté de conscience : une liberté définit comme un « ordre divin ».

 

Assurément, sur de telles déclarations, un dialogue islamo-chrétien pourrait alors voir le jour. Mais au préalable, il conviendrait que la liberté de changer de religion devienne être un droit universel. A cet égard, le coran déclare « en religion pas de contrainte (sourate 2, verset 256). Certes, un verset allant dans le bon sens… hélas contredit par l’hadith d’Ikrima, Bukhari LII 260 stipulant « Mais sans aucun doute je les aurais tués puisque le prophète a dit : si quelqu’un (un musulman) s’écarte de sa religion, tuez-le ».

 

 Par ailleurs, il faut incessamment rappeler que les chrétiens en pays musulmans sont persécutés de diverses manières, en sursis, persécutés, parfois en danger de mort et contraints à l’exil dans le meilleur des cas.

 

Considérons à présent le sens profond de votre exhortation quant à une parole commune sur l’amour du prochain. Dans l’esprit de tous musulman lambda, « non contrainte » et « amour du prochain » ne s’applique qu’entre musulmans et non à l’égard de ceux qui n’embrassent pas l’islam.

 

 Si je ne m’abuse, cette lettre des 138 dignitaires de l’islam ressemble à une tentative de A’Jihad bi al Kalan (une intimidation scripturaire et médiatique) des occidentaux. Serait-ce pour accroître un peu plus de pouvoir politico médiatique ?

 

Les occidentaux devraient se souvenir que depuis 1988, des Oulémas décrétèrent que l’Europe est terre d’Islam (Dar-al-Islam).

 

Dans la guerre métaphysique que l’islam livre à l’occident, le glissement sémantique qu’il signifie n’est pas anodin. Passer de Dar Al Harb (zone de guerre) à Dar Al Islam (espace musulman) donne à réfléchir sur l’affaiblissement de la vigilance européenne. Cette longue Lettre des 138 dignitaires pourrait n’être qu’une invite à un « dialogue biaisé », dans le but de conforter et banaliser le concept sous-jacent de dhimminisation de l’Europe.

 

 En tant que penseur judéo-chrétien évangélique, j’émettrais quelques idées simples avec, je le crains, peu d’espoir d’être entendu. Au fond de notre conscience intime, nous savons tous, vous et nous,  que l’espérance est consubstantielle à la nature humaine (et non celle d’un désespérant fatalisme).

 

La force de l’espoir n’est-elle pas la dynamique de la foi religieuse en Dieu (mais lequel ? Allah, Dieu de l’Oumma ou le Dieu judéo-chrétien ?)

 

Après des siècles de malentendus et de guerres fratricides s’est faite jour une règle partout admise en occident : aux religions le spirituel ; à la république et aux démocraties le temporel. Il apparaît que cette intelligence du bon sens (douloureusement acquise) ne peut s’appliquer en pays musulmans car leur spiritualité est indissociablement imbriquée au temporel politique et socio juridique.

 

 En occident judéo-chrétien, la foi religieuse des Eglises, des synagogues, des temples et des organisations d’athées peut se vivre indépendante du pouvoir de l’Etat. La Mosquée seule ne peut-être indépendante du pouvoir politique puisqu’elle en est l’inspiration et l’émanation. L’occident organise la vie sociale et politique de ses concitoyens dans une dimension temporelle. Et ses diverses expressions religieuses judéo-chrétiennes aspirent à lui donner une éthique et un sens représentant une espérance existentielle.

 

 Pour chaque occidental, la spiritualité peut se vivre comme un itinéraire individuel, sachant que la foi relève du domaine privé de la personne, qu’elle ne se raisonne pas et ne se discute pas. Elle est un don, une certitude qui se vit au quotidien, qui s’impose par l’évidence d’un appel intérieur issu de l’ordre de la conviction, parfois d’une révélation providentielle.

 

La foi se doit d’habiter librement le cœur de l’homme, avec la grâce de  Dieu.

 

Entre la raison politique et la foi religieuse, l’abîme qui les sépare ne se franchit que par la capitulation de l’ego et, consécutivement, se montre par une manifestation d’amour et de gratitude de celui qui y répond. La foi n’est-elle pas une rencontre intime avec Dieu ?

 

 Comme tout être humain de part le monde, les occidentaux sont divisés entre ceux qui espèrent en Dieu et ceux qui ne croient pas en lui. Qu’en est-il dans la sphère islamique ?

 

L’extrémisme religieux est une perversion de l’espérance spirituelle. L’Histoire l’a souvent démontré et le christianisme en a souffert. Il commence avec la projection d’un absolu impérialiste sur les autres, assorti d’une volonté de les contraindre, de les asservir, de les priver de libre arbitre et d’autonomie de penser et d’agir librement par eux-mêmes.

 

Depuis la nuit des temps, l’existence du fait religieux témoigne de la fragilité de l’homme, de son sentiment de vulnérabilité, d’éphémère et d’aléatoire.

 

Oui, tout homme est effrayé par l’inéluctabilité de sa mort ; quant au concept d’éternité, il espère, ignore, spécule ou fabule sur sa signification.

 
 
Seule la foi en la paternité créatrice d’un Dieu d’amour peut lui donner une paix qui surpasse toute intelligence.

 

 

 





















Suivant à la lettre certains préceptes mortifères du Coran (bien heureusement tous ne le sont pas) et « l’exemplarité » de son prophète, les intégristes religieux deviennent, par la force du conditionnement répétitif, des schizophrènes ivres de violences, de sang, de cruauté. En fait, et c’est le drame traumatique de leur vie, ils ne font qu’appliquer les versets guerriers du coran à la lettre. Entre leurs mains, ceux-ci deviennent des commandements qui constituent un véritable Manuel de guerre idéologique et géopolitique, qu’ils mettent en pratique jusqu’au sacrifice de leur vie, A’Jiahd a’ Nafas (les islamikazes).

 

 Messieurs les Auteurs et Signataires de cette Lettre adressée aux chrétiens, il me semble qu’en l’état conflictuel des évènements, le « protestantisme musulman » n’est pas pour demain. Quoique… un Signataire sur 138, deux Signataires un jour prochain, puis trois Signataires…

 

A dix pour cent d’entre-vous, tout espoir serait permis. Sans être analogue, cette injonction fait allusion à la prière d’Abraham/Ibrahim qui plaida devant Dieu de prendre en considération au moins dix justes pour le salut de la cité de Sodome et Gomorrhe. Nous savons ce qu’il advint, un seul « juste » et sa famille furent sauvés de la destruction.

 

 

 

© François Celier

 

(1) Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. A l’occasion du Eid al-Fitr al-Mubarak 1428 A.H. / October 13th 2007 C.E., et à l’occasion du Premier Anniversaire de la Lettre Ouverte de 38 Savants Musulmans à S.S. le Pape Benoît XVI. Weeb Site : http://www.acommonword.com/index.php?lang=en&page=downloads

 

 

 

(2) François Celier. Philosophe judéo-chrétien. Analyste en Politique Métaphysique. Derniers ouvrages : « Le choc des religions ». Essai. Presses de la renaissance.

 

« Pieds nus dans les étoiles ». Roman. France Europe Editions.

 (3) Prof. Dr. Aref Al i Nayed. Former Professor at the Pontifical Institute for Arabic and Islamic Studies (Rome);Former Professor at International Institute for Islamic Thought and Civilization (ISTAC, Malaysia); Senior Advisor to the Cambridge Interfaith Program at the Faculty of Divinity in Cambridge, UK.
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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 23:54

Un livre à lire absolument

Présentation de l'éditeur

Pourquoi la démocratie et les droits de l'homme sont-ils nés en Occident plutôt qu'en Inde, en Chine, ou dans l'Empire ottoman ?
 

Parce que l'Occident était chrétien et que le christianisme n'est pas seulement une religion. Certes, le message des Evangiles s'enracine dans la foi en Dieu, mais le Christ enseigne aussi une éthique à portée universelle : égale dignité de tous, justice et partage, non-violence, émancipation de l'individu à l'égard du groupe et de la femme à l'égard de l'homme, liberté de choix, séparation du politique et du religieux, fraternité humaine.
 

Quand, au IVe siècle, le christianisme devient religion officielle de l'Empire romain, la sagesse du Christ est en grande partie obscurcie par l'institution ecclésiale. Elle renaît mille ans plus tard, lorsque les penseurs de la Renaissance et des Lumières s'appuient sur la " philosophie du Christ " selon l'expression d'Erasme, pour émanciper les sociétés européennes de l'emprise des pouvoirs religieux et fonder l'humanisme moderne. Frédéric Lenoir raconte ici le destin paradoxal du christianisme - du témoignage des apôtres a la naissance du monde moderne en passant par l'Inquisition - et nous fait relire les Évangiles d'un œil radicalement neuf.
 


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Nouveau blog ami à supporter :

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Son éditorial

De l'anti-américanisme en France 
par
Nghia NGUYEN, professeur agrégé d'histoire, chercheur en thèse de doctorat à l'Université de Paris-IV Sorbonne et créateur dudit blog 

    Etats-Unis-France.jpgDans un pays où je me suis trop souvent senti seul à défendre une Amérique que j’aime, un pays où l’oubli de sa propre histoire le dispute à la honte réelle à se dire patriote, je voudrais dire à mon tour ma honte et mon rejet le plus profond de cette injustice intellectuelle qu’est le sentiment anti-américain sous tous ses masques.

La question n’a jamais été de vouloir dire que l’Amérique est la meilleure, ni que sa société était parfaite. Bien évidemment non ! En revanche, j’ai toujours refusé de dire que son modèle était le pire, que l’Amérique était fondamentalement mauvaise, que tout ce qu’elle pouvait entreprendre était condamné par avance parce qu’elle n’avait que des intérêts économiques drapés dans un idéal d'hypocrisie.

    "La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes
" (Winston Spencer Churchill)

    Ainsi, en est-il des deux guerres que conduisent les Etats-Unis aujourd’hui en Afghanistan et en Irak. Surtout le conflit irakien où les erreurs de
George W. Bush, et l’impréparation de son administration face à ce type d’affrontement, si elles sont avérées, ne remettent en rien les intentions ni le chemin choisi par l’Amérique.

    Ce chemin est avant tout celui d’une
Démocratie conquérante, dynamique et généreuse. Si elle n’exclut pas les calculs et les intérêts – comme toute chose en matière de relations internationales… -, cette générosité est bien réelle quand on connaît l’Histoire de notre Humanité.

    Les démocraties ne se font pas la guerre, les démocraties négocient quelle que soit l’âpreté de leurs différends. Un monde démocratique ne pourra être qu’un monde apaisé, plus proche de la Civilisation en ce qu’elle est Respect des hommes. Un monde démocratique sera forcément un monde économique plus prospère, ce qui ne pourra que profiter à tous à partir du moment où l’on prendra mieux en compte les enjeux d’une meilleure
répartition des richesses. Des enjeux environnementaux tout aussi redoutables également. L’Amérique ne peut pas faire l’économie de ce problème d’aujourd’hui et de demain, et je ne doute pas qu’elle le fera si elle n’a pas déjà commencé à le faire au sein de ses « think tanks ».Thank-you.gif


    Certes, le combat est encore long et il ne suffit pas de le dire pour qu'il soit gagné d’avance ! Le Monde est tout sauf harmonie et sagesse, et le pas humain est toujours le plus lent. Alors que nous vivons dans le plus grand confort, aimant à donner notre avis sur des problèmes que trop souvent nous méconnaissons au dernier degré, des hommes et des femmes meurent dans le monde entier non pas d’un trop plein mais de l’absence de démocratie et de liberté.

    Dans notre haine aveugle de l'Amérique, nous avons oublié que nombre d'Afghans, d'Irakiens, de Somaliens, et de Pakistanais sont avant tout assassinés par le totalitarisme djihadiste, et d’autres arrière-pensées obscurantistes qui sont l'antithèses même de la politique d’un George W. Bush, qu'on l'apprécie ou non. Si tous les musulmans ne sont pas des terroristes islamistes, bien évidemment, tous les terroristes islamistes en revanche sont des musulmans. Et ce sont ces musulmans qui, dans le monde entier, tuent d'autres musulmans en voulant assassiner des non-musulmans.

    L'armée des États-Unis, dans laquelle servent des
soldats musulmans - certes minoritaires - n'a jamais fait la guerre à l'Islam en tant que tel, mais au terrorisme islamiste. Et c'est ce dernier qui est le premier responsable de la mort de dizaines de milliers d'Irakiens. Le martyr des populations irakienne et afghane est le fait du totalitarisme djihadiste.

     America Home of the Brave

    Aussi dans cette litanie infinie de souffrances, je voudrais faire une place singulière aux soldats de l’Amérique à qui je dédie mon blog. Je me doute de leur souffrance, de leur désespoir, mais je sais aussi la justesse de leur combat et l’injustice qu’on leur fait ici en France comme ailleurs.

   Hommage.jpg À ces hommes et ces femmes des forces armées des Etats-Unis, qu’ils soient de l’Army, de l’Air Force, de la Navy, du Corps des Marines, des Coast guards, qu’ils soient d’active ou de réserve, je leur dis tout mon soutien. Non mon soutien pour la guerre en tant que telle, une guerre irakienne que je ne voulais pas non plus, me doutant de la complexité bien plus grande de ce que serait la gestion de l'après-guerre.

    Mais voilà que la guerre est là, qu’elle détruit des vies humaines tous les jours, qu’elle échappe aux projections à l’origine si optimistes de l’administration Bush. Qui peut aimer la guerre à commencer par les militaires eux-mêmes qui sont les premiers séparés de leur famille et qui savent plus que quiconque ce qu’est la souffrance du combat ?
 
    Pourtant, dans ce scénario du pire, j’ai choisi mon camp sans aucuneYellow-ribbon.jpg hésitation, car la victoire des États-Unis serait celle du Droit, de la Liberté et, in fine, de la Démocratie. Inversement, celle de leurs ennemis serait celle du chaos et du totalitarisme sunnite ou chiite. Et puis, j'ai fait ce rêve qu'un jour, dans dix ou quinze ans, peut-être plus peut-être moins, l'Irak serait enfin pacifié et deviendrait une démocratie... Pourquoi cela serait-il impossible si ce n'est parce que nous voudrions avant tout nous donner raison contre l'Amérique, au prix de la souffrance des Irakiens ? Que lirions-nous alors dans nos livres d'Histoire au sujet de George W. Bush et de sa politique ? Qu'il fut alors un bon et courageux président, cependant incompris en son temps? Si cela s'accomplissait, c'est que cette guerre valait alors la peine d'être faite, et que les GI's et les US Marines tombés dans les sables de l'Irak ne sont pas morts pour rien.

    Aux Etats-Unis, porter le
« Yellow ribbon » signifie « Support our troops ». Ce n’est pas un message de soutien à la guerre mais aux soldats qui la font. C’est le soutien et la reconnaissance, la dette morale, exprimés par une nation entière à ses fils qui luttent et meurent. Chose que nous ne savons faire en France, alors que nos soldats, eux aussi, sont présents sur de nombreux théâtres d’opérations.


Fallen-warriors.jpg
    Freedom is not free

    Parce que je suis profondément démocrate tout en comprenant que la liberté n’est en rien un acquis mais une lutte de tous les jours dans un monde si imparfait ; alors que je suis né Français nonobstant une histoire personnelle qui me rapproche davantage de cette vision américaine du monde, je dis merci à l’Amérique. Je ne me suis jamais senti aussi proche de cette belle et grande nation, cette âme toujours courageuse dans l’adversité, et dont les intentions sont fondamentalement bonnes en dépit des erreurs et des échecs.

    Aux
soldats américains, je dis toute ma fierté et ma gratitude. La confiance que j'ai en eux aussi. Leur courage comme leur sacrifice sont à l’honneur de la Démocratie. Je ne les oublie pas, et je voudrais qu'ils sachent qu’ailleurs dans le monde, il existe d’autres « Américains » qui prient pour eux et les soutiennent.
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Ni totalitarisme nazi, ni totalitarisme communiste, ni totalitarisme islamiqueL'image “http://img57.imageshack.us/img57/3474/bouton3sitany0.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

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