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"Si vous entendez ce message, c'est que vous êtes la résistance."

International Civil Liberties

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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 23:55
C’est par sa faute que la France est prise en otage au Tchad. Certes, elle n’a pas été assez vigilante envers l’action de l’association L’Arche de Zoé, mais la véritable responsabilité de notre gouvernement n’est pas là. Ce qui aurait dû attirer l’attention de nos services de renseignements militaires et de notre diplomatie, c’est l’apparente bienveillance des autorités tchadiennes à l’égard de cette opération humanitaire. Elles ont en effet assisté, sans s’y opposer le moins du monde, au transport des enfants, par rotations aériennes de la ville frontière d’Adré jusqu’à Abéché … avant de hurler à l’enlèvement. Tout cela s’apparente à un piège grossier, dans lequel on ne conçoit pas qu’un pays comme la France ait pu tomber.

Qui pouvait ignorer que le gouvernement tchadien était hostile au déploiement d’une force de paix européenne au Darfour, au sein de laquelle la France devait jouer un rôle majeur ? En instrumentalisant une action humanitaire menée par des amateurs, M. Idriss Déby s’est donné un important moyen de pression sur la France. Il a en outre été fortement aidé par les premières réactions des autorités françaises qui se sont empressées de condamner l’action de L’Arche de Zoé avant même d’avoir pris connaissance des conditions exactes dans lesquelles celle-ci avait agi.

La sagesse eût consisté, pour M. Sarkozy et ses ministres, à indiquer que sans préjuger des torts éventuels de cette association, ils étaient hautement préoccupés par le sort réservé à nos compatriotes et aux citoyens européens qui les accompagnaient, et qu’ils invitaient le gouvernement tchadien à faire preuve de la plus grande retenue. Dans un pays où le pouvoir ne tient que par la présence d’une force aéro-terrestre française d’un millier d’hommes, le message eût été reçu cinq sur cinq.

Au lieu de cela, on a multiplié les déclarations condamnant les agissements de L’Arche de Zoé et donnant donc raison au gouvernement tchadien, les pires de tous ces propos étant ceux de Mme Rama Yade, secrétaire d’Etat aux affaires étrangères et aux droits de l’homme, affirmant bravement que « l’Afrique de papa, c’est terminé ». On a vu aussitôt, au Tchad, et comme en écho, des manifestations "spontanées" dénonçant le colonialisme et "l'esclavagisme" et proférant les pires accusations contre la France. Et que dire des propos de M. Sarkozy souhaitant que « personne ne perde la face » dans cette affaire, comme si nous avions à faire à des mandarins chinois et non à des preneurs d’otage patentés ?

En réalité, cette affaire du Tchad n’est que la conséquence logique de celle des infirmières bulgares. M. Sarkozy, pour s’attribuer le beau rôle dans leur libération, a délivré un brevet d’honorabilité à M. Kadhafi, alors que celui-ci ne s’est jamais comporté qu’en digne successeur des pirates barbaresques qui ont infesté la Méditerranée pendant des siècles et rançonné à tour de bras tous les Chrétiens qui leur tombaient sous la main. M. Idriss Déby a parfaitement compris la leçon : avec la France de Sarkozy, la prise d’otages, ça marche !

Notre pays n’a pas fini de subir les conséquences d’une image aussi désastreuse. Quant au chef d’Etat qu’il a élu, il vient de faire la démonstration de son amateurisme diplomatique et de son inconséquence. Tant il est vrai que sa seule véritable ligne de conduite, son sésame, l’alpha et l’oméga de sa pensée et de son action, se résument à la formule magique : « Un évènement médiatique par jour ». Elle lui a permis de devenir président de la République, ce qui en dit long sur le manque d’esprit critique et la complaisance des moyens d’information français. Elle en fait aujourd’hui le chef d’un Etat pris, par sa faute, en otage et humilié aux yeux du monde entier. Difficile d’imaginer pire début de quinquennat !

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue.


Jean-Michel Aphatie : « Nous sommes à la veille d’un grand chambardement financier de l'Etat. »

Ce que le journaliste Jean-Michel Aphatie ne peut dire à l’antenne de RTL (où il réalise l’interview politique du matin, chaque jour à 7 h 50), il l’écrit sur son blog (http://blogs.rtl.fr/aphatie/). Le 30 octobre 2007, il a ainsi évoqué la grave crise des finances publiques françaises, dont les conséquences vont être très douloureuses pour nos compatriotes et qui risque, si elle n’est pas maîtrisée par le gouvernement, d’entraîner l’euro dans sa chute. On peut lire également à ce sujet notre article du 29 octobre 2007 : « Attachez vos ceintures ! »

Problème
. La difficulté est sans doute ailleurs. Je l'écris souvent ici, et certains se fatigueraient même de le lire selon leurs messages, nous sommes à la veille d'un grand chambardement financier de l'État. Les autorités françaises ont pris l'engagement auprès des autres membres de la zone euro de parvenir à l'équilibre budgétaire au plus tard en 2012. Ceci veut dire que dans un délai très court, l'État français devra amputer ses dépenses de quarante milliards d'euros, somme considérable, qu'il faut rapporter pour l'évaluer au niveau de dépenses général, 270 milliards, soit environ 15%. Cette diminution devra s'effectuer sans le secours d'un supplément de croissance que seuls les plus crédules d'entre nous, et qui paraissent tous siéger au gouvernement, attendent encore. C'est dire si, sauf à renier nos engagements, ce qui serait une autre histoire, la purge sera profonde.
C'est sur ce fond là, de sacrifices imminents et douloureux, très douloureux, une douleur à la hauteur de trente années de gabegie, avivée encore par le sentiment d'irresponsabilité dans ce gaspillage, que l'augmentation de salaire du président de la République peut apparaître impudente. Mais la contester en elle même ne paraît ni réaliste ni souhaitable.

Pour rire. Imaginons, après tout, nous sommes la France, n'est-ce pas ?, que nous ne tenions pas notre engagement public et réitéré d'être à l'équilibre budgétaire en 2012. Aux Luxembourgeois, aux Espagnols et aux Allemands nous disons le fameux mot de Cambronne, et si vous n'êtes pas contents, c'est pareil. Que se passerait-il ? Croit-on que nos "amis allemands" avec qui nous sommes amis laisseraient passer le coup sans moufter? Et s'ils mouftent, que pourraient provoquer des propos de colère sur la scène financière ? Tout à coup, un manque de confiance dans un euro transnational exprimant des économies nationales divergentes ? Un manque de confiance dans une monnaie qui verrait ses principaux partenaires s'engager dans la colère et les reproches ? Alors, tout à coup, sur fond de crise politique, une spéculation contre l'euro, des sommes faramineuses vendues sur les marchés monétaires, une dégringolade de l'euro, l'euro faible tiens tout à coup, on comprendrait la douleur, et le risque d'une vertigineuse descente dans les enfers de la crise monétaire.
On ne joue pas avec la monnaie. D'autres pays, à d'autres époques, mais aussi à des époques très récentes, ont cruellement expérimenté la vérité de cette maxime. Les engagements pris et attendus devront être respectés. Il n'existe pas d'échappatoire. La parole donnée doit être tenue. La parole donnée fera mal. Et personne, personne, voilà la vraie faiblesse des élites françaises, ne prépare l'opinion publique à ce qui, inéluctablement, surviendra en France.


 


L’hôpital en faillite.

Vous trouverez ci dessous de larges extraits d’un article de Valeurs actuelles titré « L’hôpital en faillite ». Dans le domaine de la santé, comme dans tant d’autres (cf mon précédent article sur l’éducation nationale), la France n’a pas le meilleur système du monde. Loin de là. Surtout, parce que son système est soviétoïde, c’est à dire étatiste et centralisé, il se dégrade toujours plus. Tout le monde constate ces tristes évolutions. Pourtant aucun politique n’engage de vraies grandes réformes. Nous sommes donc condamnés à attendre l’effondrement total du système.

Le Révolutionnaire bleu.

http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=937

L'hôpital en faillite

Valeurs actuelles, 26 octobre 2007

L'hôpital va mal, il traverse une crise grave et le pire est à venir, prédit Alain Deloche, chef du pôle cardio-vasculaire de l'hôpital Georges-Pompidou mais aussi cofondateur de Médecins du monde et de Médecins sans frontières.

En trente ans la médecine a profondément évolué : plateaux techniques impressionnants, nécessitant la présence de quatre-vingts personnes, des médecins aux infirmières, en passant par les anesthésistes et autres spécialistes maîtrisant scanners et IRM, spécialités de plus en plus poitues, opérations de plus en plus complexes.

« L'hôpital ? il ne s'est pas adapté à ces mutations qui ont marqué l'évolution de la médecine », constate Alain Deloche. (...)

La France compte trop d'hôpitaux et parmi eux, trop de plateaux techniques insuffisamment équipés et trop peu utilisés, donc dangereux,

écrit le journaliste Gérard Bardy dans le Livre noir de la santé, paru le mois dernier. Car non seulement les petits hôpitaux sont mal équipés mais ils ne réalisent pas assez d'opérations. Pour être compétent, un chirurgien doit répéter des gestes techniques complexes à intervalles réguliers.(...)

Le rapport du Conseil national de la chirurgie révèle que « le taux de mortalité à la suite de certaines opérations - par exemple l'ablation de la prostate ou du côlon sur des patients cancéreux - était bien supérieur dans ces petits hôpitaux de proximité à celui enregistré dans les établissements où ces interventions sont nombreuses et répétitives. L'on accepte que ces hôpitaux maintiennent une activité chirurgicale à risque, alors que l'on refuserait à un aéroport, un grand magasin ou une entreprise d'être ouvert dans de telles conditions d'insécurité ».

« Il existe des statistiques, non publiques, que détient le ministère de la Santé, qui indiquent que le taux de mortalité des patients hospitalisés varie de un à dix selon les établissements. Aucune liste n'a évidement jamais été rendue publique. » (...)

Le problème ne se limite pas aux petites structures.

« Gérés comme des administrations, les hôpitaux publics s'enfoncent année après année dans un marasme financier préoccupant. En s'abritant derrière la notion de "mission de service public", les personnels, soignants ou non, appuyés par des syndicats puissants, refusent d'entrer dans la moindre logique économique, jugeant que l'hôpital public est un sanctuaire où il est inconvenant - et même grossier - de parler d'argent, de contrôle de gestion, d'économies ou de rationalisation de moyens »

Les trois quarts des hôpitaux français sont lourdement déficitaires (...)

« Un rapport de l'Igas [Inspection générale des affaires sociales] révèle que 2 à 3 % des salariés des hôpitaux publics, pour l'essentiel des emplois administratifs, ne font rien, ne sont d'aucune utilité », raconte Gérard Bardy. On ne peut les licencier, au nom de leur statut de fonctionnaire. Les 3 % des 880 000 personnes employées par les hôpitaux publics représentent 27 000 salariés.

Manque d'organisation, dérive des dépenses, le fonctionnement d'un hôpital public est beaucoup plus coûteux que celui d'une clinique.

« Sur les 80 % de leur activité comparable à celle des cliniques privées, les hôpitaux ont des coûts supérieurs d'au moins 30 % »,

Le secteur public, mis à part les très grands hôpitaux, a perdu la confiance du public. Actuellement, six opérations chirurgicales sur dix sont effectuées dans des cliniques privées.

En 2006, la Cour des comptes a épinglé la gestion des hôpitaux publics dans un rapport qui fait état d'une gestion opaque des personnels, qui relèvent de soixante-dix corps différents, avec douze statuts pour les emplois médicaux, vingt-quatre pour les agents ! Sans compter les rémunérations, régimes spéciaux par dizaines, indemnités forfaitaires étonnantes (prime de risque, de chaussures, pour travaux insalubres !) accordées parfois sans aucune base légale. « C'est la jungle », avait alors résumé Philippe Séguin, président de la Cour.

Parallèlement, les personnels soignants se détournent de l'hôpital public et les médecins sont de plus en plus difficiles à recruter.

« Le nombre de praticiens âgés de plus de 50 ans est considérable, indique Éric Cheysson, chirurgien, chef de service au centre hospitalier de Pontoise.

La pénurie se fait déjà sentir en pédiatrie, en gynécologie, en anesthésie, en chirurgie. Les infirmières de blocs opératoires sont devenues une denrée rare. C'est une bombe à retardement. Dans quelques années, on risque de voir des blocs opératoires qu'il faudra fermer de fait, faute de personnels soignants. »

« En chirurgie, insiste Alain Deloche, la crise de recrutement à venir va être terrible. Seuls deux internes sur trois cents, cette année, ont choisi de se spécialiser en chirurgie. La perspective de gagner 4 000 euros, de travailler dans de mauvaises conditions, dans un climat où la judiciarisation devient systématique, n'attire plus les étudiants.

Sans compter les chirurgiens qui préfèrent partir à l'étranger. Cette année, dans le groupe hospitalier Georges-Pompidou, quatre chirurgiens sont ainsi partis à Londres, à New York et en Australie. Où ils sont en moyenne trois fois mieux rémunérés et travaillent dans de bien meilleures conditions. »

En Île-de-France, « la pénurie de chirurgiens s'annonce catastrophique à partir de 2010, note Gérard Bardy. Selon les prévisions officielles, leur nombre va baisser de 34 % en dix ans. Des spécialités comme la chirurgie cardiaque ou digestive sont littéralement sinistrées ».

Hôpitaux sous-équipés, mal gérés, désertés par les médecinsŠ la liste des maladies de l'hôpital n'est pas encore close.

Les maladies nosocomiales - infections contractées à l'hôpital - sont responsables chaque année de 4 200 à 5 000 morts. « L'hôpital tue autant que la route », déplore Gérard Bardy. Environnement vétuste, non-respect des règles d'hygiène sont à l'origine de l'essentiel des maladies nosocomiales.

« L'hygiène des mains est la principale mesure pour diminuer le taux des infections nosocomiales et celui du staphylocoque doré résistant à la méticilline. D'après les principales enquêtes, l'observance de l'hygiène des mains serait inférieure à 50 % »,

constatait Philippe Douste-Blazy, en 2004, époque où il était ministre de la Santé. Dix ans plus tôt, il avait déjà lancé le premier plan de lutte contre les maladies nosocomiales : règlements d'hygiène stricts, réseaux de surveillance, formation des personnels hospitaliers. Sans résultat. L'hôpital a continué à tuer chaque année dans les mêmes proportions.

Quand la France ouvrira-t-elle les yeux sur l'état de ses hôpitaux ?

« Longtemps reconnu pour l'excellence des soins qui y étaient prodigués, l'hôpital est aujourd'hui le grand malade du système de santé français, écrit Gérard Bardy. En toute objectivité, la mort du dispositif hospitalier public est désormais annoncée. »

Le Livre noir de la santé, de Gérard Bardy, L'Archipel, 354 pages, 19,95 euros"

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 23:58

lundi 26 novembre 2007

A propos du nouveau livre de Georges Clément.

Fort de 437 pages, le nouvel ouvrage de Georges Clément « Assaut contre l’Occident Chrétien » se lit d’un seul trait. Dès les premières lignes, on entre dans le livre et on ne le quitte plus. Cela tient aux talents littéraires de l’auteur, dont les poèmes sont déjà connus de nos lecteurs, et à une plume énergique, vibrante et poétique.

L’ouvrage reprend les écrits et les réflexions de l’auteur, étalés sur une dizaine d’années et consacrés à la menace que fait peser le totalitarisme islamique sur notre civilisation. Comme le titre l’indique, Georges Clément se concentre sur la sphère occidentale tout en sachant que l’assaut menace aussi les civilisations hindouistes et bouddhistes. Au delà de l’analyse du phénomène islamiste, l’auteur aborde des réflexions transversales concernant la société, la nation, la religion, en essayant de rassembler tous les leviers historiques et culturels qui permettraient à nos contemporains de mieux résister à une entreprise totalitaire multiforme.

C’est un ouvrage indispensable et une lecture intellectuellement stimulante qui dissipe le climat de confusion entretenu par nos ennemis. Il s’agit aussi du témoignage direct d’un moment crucial de notre histoire. On peut commander l’ouvrage chez l’auteur, 3 Avenue de Madrid à Neuilly sur Seine ou auprès des éditions Godefroy de Bouillon, 68 rue de la Croix Nivert, 75015. Bonne lecture!

Gérard Pince


jeudi 22 novembre 2007

Besancenot: qui est consternant ? Qui est crapuleux?

Hier soir, lors du grand journal sur la 4, Olivier Besancenot a présenté l’argument suivant: La France serait le troisième puissance la plus attractive du monde pour les investissements étrangers. Le journaliste Jean-Michel Aphatie, d’habitude mieux inspiré, n’a rien opposé à cette affirmation qui est ainsi entrée dans les têtes de millions de téléspectateurs. Pour rétablir la vérité, reprenons l’extrait du rapport de la Révolution bleue sur les freins à la croissance:

« les investissements français se délocalisent de plus en plus: en 2005, le stock des investissements français à l’étranger atteint 747 milliards d’euros tandis que celui des investissements étrangers en France ne s’élève qu’à 532 milliards, soit un différentiel de 216 milliards. On parle beaucoup de l’attractivité de la France mais on occulte l’importance des investissements réalisés par les français à l’étranger (c’est un peu comme si on lisait un bilan en ne tenant compte que de l’actif et en oubliant le passif). Certes, il est positif que nos groupes s’implantent à l’extérieur mais cela reflète aussi une fuite des investissements en raison des charges et de la fiscalité trop lourde qui prévalent dans notre pays ».

Bien entendu ces chiffres ne résultent pas de cogitations approximatives puisqu’ils sont extraits des tableaux de l’économie française publiés par l’INSEE. L’ignorance d’Olivier Besancenot s’avère donc consternante.

Pour autant, il ne faut pas confondre l’ignorance et la crapulerie. Parlons donc de cette dernière: Pendant des années, une « Ambassadrice » a constamment répandu des inepties sur l’attractivité de la France. Je lui ai d’ailleurs écrit sur ce sujet sans aucune réponse de sa part. Enfin, tous les journalistes connaissent forcément la réalité puisque notre rapport figure en numéro 1 sur 804.000 entrées sur Google (et bien avant toutes les spéculations du sieur Attali). Laissez énoncer sur une chaîne grand public les contre vérités de Besancenot ne relève donc pas de l’ignorance mais de la désinformation. La bande au pouvoir et ses préposés dans l’université, l’édition ou la presse ont tout intérêt à occulter le fait qu’ils mettent d’ores et déjà leurs fortunes à l’abri. En effet, ils savent bien que les équations économiques de la France sont insolubles. Ils ne cherchent donc qu’à gagner du temps en vivant sur la bête le plus longtemps possible. Le jour venu, ils ficheront le camp et vous laisseront tous crever la bouche ouverte.

Il serait peut être temps de prendre nos affaires en main. Nous mêmes. A la base. Qu’en pensez vous?

Gérard Pince


mercredi 7 novembre 2007

Faisons le point.

Essayons de faire le point de la situation en évitant de répéter tout ce qui a déjà été dit. Nous savons que la réforme des régimes spéciaux est purement symbolique puisque l’économie réalisée sera compensée par les avantages consentis par les directions des sociétés nationales. Le véritable défi se situe au niveau du financement des retraites et reste occulté par tous ceux qui prétendent sauver un système de répartition inique et en faillite.

Le conflit aurait eu un sens si le gouvernement en avait profité pour briser les corporatismes avant d’aborder les réformes fondamentales. En fait, au lieu de se comporter comme Thatcher ou Reagan, le pouvoir s’est engagé dans les pires conditions en commettant une lourde faute politique avec la hausse du salaire présidentiel. Les propos de Christine Lagarde, conseillant aux français de faire du vélo pour économiser le carburant ont résonné comme une provocation. En bref, il aurait fallu remanier le gouvernement avant l’épreuve (1).

De plus, le pouvoir n’utilise aucun des moyens dont il dispose. Face à l’échec des premières négociations, il aurait du abroger par ordonnances les monopoles de la RATP et de la SNCF, libérant ainsi l’offre de transports privés. Nous lui avions suggéré de recourir aux camionnages de l’armée pour soulager les otages. Il pourrait encore réquisitionner les grévistes et licencier les insoumis en suivant ici l’exemple de Reagan. Plus grave encore, le pouvoir prend ses distances à l’égard de la manifestation organisée par des associations libérales. Il refuse de mobiliser son propre camp pour protester contre les blocages. Perdu dans ses rêves d’ouverture, il se prive de tout soutien populaire et laisse de facto le champ libre à la subversion (2).

Il comptait certes, s’appuyer sur les directions syndicales qui participent à la noblesse au pouvoir. Entre les protestations sur les plateaux de télévision et les valises de billets en coulisse, tout était organisé pour favoriser une sortie de crise entre gens se tutoyant et partageant les mêmes fromages. Il se trouve que la base ne l’entend pas de cette oreille. Partageant notre analyse sociologique, elle n’a plus aucune confiance dans ses leaders. Elle confirme la permanence d’une force gauchiste et révolutionnaire qui s’est toujours opposée à la démocratie depuis la Révolution française (3).

Sommes nous à la veille d’un grand chambardement comme en 1968? Toutes les options restent ouvertes: reprise progressive du travail ou propagation des grèves et désordres. Le rapport de forces en présence incline plutôt à prédire un pourrissement. Pour le moment, restons vigilants et remobilisons tous nos comités de base. Puisque les élus ne veulent pas bouger, il faudra bien nous joindre à d’éventuelles manifestations associatives en cas de détérioration grave de la situation.

Gérard Pince

(1) Seule Rachida Dati tire son épingle du jeu. Ce diablotin met sur le grill toutes ces professions judiciaires que nous avons si souvent dénoncées.

(2) Les mésaventures de Valérie Pécresse, inoubliable prêtresse d’une France métissée, illustrent ces rêveries. Elle s’est fait roulée dans la farine par le président de l’UNEF.

(3) Se reporter sur ce sujet à notre article prémonitoire sur l’irrésistible fragilité du pouvoir.



Bulletin d’alerte!

Jacques Attali répète à juste titre que la France serait déjà en faillite si elle n’était pas protégée par l’euro. Hélas, nos politiciens, de l’extrême gauche à l’extrême droite, n’en ont cure et refusent de toucher à l’Etat providence qui est à l’origine de nos difficultés.

Il faut pourtant en finir avec un système qui appauvrit tous les français comme l’illustre l’exemple suivant extrait du Rapport de la Révolution bleue sur les freins à la croissance :

« Prenons l’exemple d’un jeune âgé de 25 ans qui touche 1.200 euros net par mois, ce qui correspond à 1.900 euros pour l’entreprise en tenant compte des cotisations salariales et patronales afférentes à la santé et la retraite. On lui prélève 700 euros par mois soit 8.400 par an. Si ces 8.400 euros lui étaient reversés, il pourrait souscrire une assurance maladie (1.400 euros par an) et placer chaque année 7.000 euros pendant 40 ans au taux de 4%. A l’age de 65 ans, il aurait un capital de 725.000 euros qui lui rapporterait 29.000 euros par an, soit une retraite mensuelle de 2.417 euros par mois, sans entamer le capital transmissible à ses héritiers. Avec le régime de répartition actuel, il touchera au mieux 750 euros et ne laissera rien à ses enfants. » (1)

En outre, ce système fonctionne comme une pompe aspirante de l’immigration subie (2). Sur ce point, reprenons cet extrait de notre bilan économique sur l’immigration :

« 6 sur 10 des personnes originaires des pays tiers et en âge de travailler, sont oisives. Le déficit des finances publiques imputable à cette population atteint 48 milliards d'euros soit 80% du déficit total enregistré en 2004. Au niveau du PIB, elle produit 93 milliards de valeur ajoutée et consomme 126 milliards »

Au lieu de s’attaquer à ce problème central, en appliquant les propositions de la Révolution bleue (4), le Gouvernement temporise, tergiverse et tourne en rond avec les mêmes conséquences qu’avant 1789: les corporations (régimes spéciaux, magistrats, avocats, enseignants) en s’opposant aux réformes précipitent la faillite du régime tandis que les groupes gauchistes (blocage des universités) préparent l’insurrection en escomptant le renfort des banlieues (cela continue rue de la Banque tout comme les violences dans le RER de la ligne D). Clairement, le Pouvoir ne parvient plus à exercer son autorité.

Il est donc temps d’organiser une vaste mobilisation populaire pour faire reculer les factieux qui bafouent le suffrage universel. Dans ce contexte, la Révolution bleue ne s’associera pas à des associations marginales. Il appartient, en effet, aux Parlementaires de la Majorité Présidentielle de donner le signal du rassemblement. A ce moment là, nous répondrons à l’appel tout en restant regroupés sous notre propre bannière.

Gérard Pince

(1) Nul ne s’aventure à contester ce chiffrage qui illustre le vice fondamental du système.
(2) Le dernier Paris-Match nous apprend ainsi que « les populations métisses et noires représentent 14 millions de personnes ». Voila qui tranche avec les statistiques de l’INSEE affirmant que l’immigration reste stationnaire en France!
(3) Encore une fois, nul ne s’aventure à contester ces chiffres qui résultent d’un dépouillement des données officielles!
(4) Les médias occultent en vain nos propositions. Le rapport de la Révolution bleue sur les freins à la croissance sur Google figure en première position sur 727.000 entrées. Notre rapport sur le bilan économique de l’immigration figure depuis plus d’un an en première position sur 905.000 entrées. Tous ceux qui s’intéressent à ces sujets, et notamment les parlementaires, en ont donc forcément pris connaissance. Merci Google, merci l’Internet! De votre coté, diffusez le plus largement possible ces informations afin que les français comprennent enfin la cause de leurs malheurs et s’organisent dans le cadre de nos comités.
(3)


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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 23:57

La manifestation de SIOE s'est déroulée dans le calme et la sécurité. Aucune contre manifestation n'a eu lieu, et les forces de police étaient présentes.

Stephen Gash de SIOE Grande Bretagne :

 
Moins de 100 hommes et des femmes étaient présents pour manifester leur désapprobation pour la construction d’une nouvelle grande mosquée à Marseille, la plus grande sur le continent européen. Ces gens décidés et courageux étaient les ambassadeurs de millions d’Européens qui sont concernés de l'islamisation de l'Europe.
Mais même si ils sont courageux et décidés ils ne peuvent pas convaincre les maires qui veulent faire des mosquées dans les villes européennes, parce qu'eux et leurs politiciens diront : moins de 100 personnes contre la construction de mosquées en Europe ne feront pas de différence. Au contraire on pourrait même voir cela comme une approbation pour construire plus de mosquée dans d'autres villes en Europe.
Nous savons qu'il y a les gens qui ont peur de rejoindre une manifestation SIOE, parce qu'ils craignent la violence. Mais les cinq dernières manifestations SIOE ont été tenues dans une bonne atmosphère parce que les organisateurs des manifestations de SIOE ont fait de bons préparatifs. Ils ont pris tous les contacts nécessaires avec les autorités, donc les manifestations étaient légales et la police a été présente. Les cinq dernières manifestations ont montré qu'il n'y a aucune raison de craindre de rejoindre manifestation de SIOE.
Même le leader des ex-musulmans en Hollande a rejoin la commémoration de Theo Van Gogh le 2 novembre à Amsterdam, parce qu'il savait que l'on s'est occupé de la sécurité.

Il est donc maintenant de l'importance la plus grande que les gens qui partagent notre crainte de l'islamisation nous rejoignent maintenant afin que nous puissions envoyer un message clair à nos politiciens de semaine.
Arrêtez l'islamisation de l'Europe ! Pas de sharia ici ! Aucune construction de mosquée en Europe !

SIOE commencé en 2007. 2007 était le commencement. L'année suivante nous devons grandir à une taille où nous pouvons faire une différence.
Informez donc vos amis, vos familles et collègues qu’il existe là un groupe pan-européen, qui ne parle seulement d’arrêt de l'islamisation, mais qui effectivement fait quelque chose par des actions et des manifestations.
Si vous voulez vraiment arrêter l'islamisation alors vous devez supporter, épaule contre épaule, les gens qui pensent comme vous, et être présents à la manifestation suivante. Faites que chaque personne que vous connaissez, rejoigne SIOE et faites en sorte que 2008 soit l'année où nous changerons le cours des évènements.
Dans le début du Nouvel An nous publierons le calendrier des manifestations de SIOE pour les membres de SIOE.
“La seule chose nécessaire pour le triomphe du mal …… est que les hommes bons ne fassent rien !”
Edmond Burke (1729-1797)
Philosophe irlandais et homme d'Etat

PS de SIOE France : autre point de succès : les règles de la manifestation ont été respectées, les personnes présentes ont ainsi marqué leur volonté de permettre d’élargir au maximum la participation au manifestations de SIOE , et de manifester côte à côte, avec toutes les personnes, de toutes obédiences politiques et philosophiques, qui partagent l’idée du refus de la charia, de la théocratie, del’islamisation, de la construction des mosquées.
Discours de Stephen Gash à la manifestation du 8 décembre

Nous sommes réunis ici aujourd'hui, nous sommes un simple groupe de personnes, mais nous représentons des millions d’Européens, des millions qui sont effrayés de se joindre à nous, ou qui ne comprennent pas la menace à laquelle nous faisons face.

La menace la plus grande pour notre civilisation pour un demi-siècle. L’islamisme!

Cette menace a ses racines dans d'autres pays, qui peuvent avoir pour certains, une forme prétendue de démocratie, ou qui plus souvent ont supprimé la démocratie et oppriment leurs propres populations.

Cependant, bien que la menace pour nos propres démocraties et pour notre liberté de parole soit menée par d'autres pays, non-européens, l'Islamisme est encouragé par nos propres politiciens, par nos pouvoirs judiciaires, par beaucoup de nos médias et par la soi-disant “élite libérale”.

Cet encouragement apparait dans les standards doubles que nos politiciens appliquent lorsqu’ils légisfèrent. Un exemple typique est la fermeture d'abattoirs à travers l'UE pour des raisons d'hygiène et la sécurité. Dans le même temps, chaque année à Bruxelles pendant la célébration musulmane du Ramadan, des milliers de mouton sont rituellement abattus dans les rues de Bruxelles.

Les rues de la capitale politique de l'Union européenne se couvrent littéralement du rouge du sang. Aucune hygiène ou santé et des règles de sécurité ne s'appliquent aux Musulmans semble-t-il.

Pourtant si nous qui sommes réunis ici aujourd’hui, nous commencions à abattre des animaux d'une façon semblable dans les rues de cette ville, nous serions arrêtés immédiatement.

Cet encouragement de l’islamisme apparait encore dans l'imposition de pratiques Islamiques à la majorité des Européens qui sont pas des adeptes de l'Islam. Le plus récent et peut-être le plus stupide exemple est arrivé cette semaine dans le Yorkshire en Angleterre. Dans un hôpita, des infirmières ont reçu l’instruction de tourner les lits des patients musulmans vers la Mecque cinq fois par jour. Je parie qu’on ne le fait pas dans des pays Islamiques comme la Turquie et le Pakistan.

De nouveau en Angleterre, dans la ville de Leicester, les tombes d’un cimetière ont été faites de manière à faire face à la Mecque. Cela ne s'applique qu’au nouvelles tombes, je m'empresse de le préciser. Même nos politiciens ne le sont pas devenus stupides à ce point ....

À travers l'UE des pratiques Islamiques prennent le dessus sur les pratiques des non-musulmans.

Les enfants sont forcés à manger, dans les repas scolaires, de la viande abattue selon les règles allal, qu’ils soient des musulmans ou non. Des jours spéciaux pour les musulmans dans des piscines publiques existent maintenant en Allemagne, pour que des hommes infidèles ne puissent pas voir des femmes musulmanes dans des maillots de bain. Les non-musulmans ont défense de nager durant les “ jours musulmans”.

Dans les pays Islamiques, les femmes nagent en burkhas et des gants en caoutchouc. Peut-être que les pays de l’UE vont rompre les règles de l’hygiène pour faire de même en UE. Les règlements sur l'hygiène n'ont pas arrêté les Islamistes dans d'autres domaines, comme répandre du sang de mouton dans les rues, donc peut être que des femmes en burkhas et gants de caoutchouc vont apparaître un jour par semaine dans les piscines. Nous qui sommes réunis ici n’avons aucun doute sur le fait que les règles d’hygiène seront bafouées pour permettre aux musulmans de nager comme ils le veulent. Les en empêcher violerait leurs "droits de l'homme" sans doute.

Oui, de multiples façons l'Islamisation détruit le tissu de sociétés européennes. L’une, qui n’est pas des moindre, est la construction de mosquées énormes, telles que celle projetée à Marseille. Des horreurs architecturales semblables sont déposées partout l'UE, notamment à Londres et Cologne.

Ces mosquées sont conçues pour éclipser des bâtiments religieux non-islamiques existantes. Il n'y a aucune modestie dans l'Islamisme. Puisque la charia insiste sur le fait que les mosquées doivent être plus grandes que des églises, des temples et des synagogues.

Dans le coeur de l'Islam sunnite, l'Arabie Saoudite, on interdit d'avoir n'importe quel symbole religieux qui ne soit pas Islamique. Il est impossible de construire n'importe quelle construction religieuse autre qu'une mosquée.

Un cinquième de l’Arabie Saoudite est même interdit aux non-musulmans.

Cependant, l'Arabie Saoudite est le plus grand financeur de l'Islamisme dans le monde entier. Elle finance en particulier les mosquées monumentales des villes européennes.

Bien sûr on ne permet pas aux Européens de se sentir offensés. Les nouvelles lois sur la diversité et le multiculturalisme mettent en application la tolérance et l'acceptation des pratiques Islamiques chez nous.

Les Islamists ne sont pas génées d’offenser des infidèles, ils considèrent que c’est leur devoir en fait, mais nos politiciens rendent illégal d’être « haineux ».

Le Président français Nicolas Sarkozy aurait dit “il y a trop de musulmans en Europe”. Pourtant il soutient le projet d'Euro-Med qui permettra une libre circulation des gens dans l'UE à partir de pays Islamiques d’Afrique du Nord comme la Libye et l'Algérie.

Cela mènera finalement à Eurabia par lequel des pays comme la Jordanie, l'Irak et peut-être l'Arabie Saoudite lui-même rejoindra le superétat d'Eurabia.

Nous, qui sommes réunis ici aujourd'hui, représentons l'avant-garde de millions des Européens qui disent :

“Assez c’est assez!”

“Non à Eurabia!”

“Pas de Sharia Ici!”

« La Démocratie pas la Théocratie! ”

PAS DE MOSQUÉES À MARSEILLE OU UNE AUTRE VILLE, VILLAGE OU CHAMPS DE L’UNION EUROPÉENNE, JUSQU'À CE QUE NOUS NE VOYONS DES CATHÉDRALES, DES ÉGLISES, DES TEMPLES ET DES SYNAGOGUES A LA MECQUE! ”


source : http://stopislamisationdesesprits.blogspot.com/2007/12/la-manifestation-du-8-dcembre-est-un.html

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 23:55
votre-jeunesse.jpgRetenez bien  ce nom : Loïc Lorent. Son essai paru en juin de cette année "Votre jeunesse" est un véritable OVNI dans le monde de l'édition. Lors des grands mouvements sociaux de 2006 et au sein d’une faculté occupée par les étudiants, il tient la chronique ironique et féroce du mouvement, du blocage de la fac, des AG et des manifs. Ce témoignage cruel et hilarant est le portrait sans illusions ni complaisances d’une jeunesse illusionnée et prête à toutes les complaisances. A lire absolument ! Un vrai régal, un vrai moment de plaisir. Un jeune auteur à suivre et à soutenir.

Voici quelques extraits du livre pour vous faire une idée :

P.1-2 : "Il faut les voir hurler, sauter sur leur chaises commes des annimaux furieux. Il faut les entendre couiner contre le fascisme, contre le libéralisme, contre Pétain! contre la mort, contre l'argent, contre les hommes-qui-sont-des-phallocrates, contre tout et son contraire. Il faut les voir et les entendre pendant huit heures d'affilées dans le grand amphitéâtre transformé en forum. Et quel forum... Ils ont dessiné de jolie fresques contre les murs, des fresques pleines de couleurs. Ne pas les aimer, c'est être faschiste assurément.

Pendant huit heures ou plus ils récitent leur crédo, leur idéologie en kit (méthode ASSIMIL) et ils ne sont pas peu fiers de leurs petits effets. Ils vont changer le monde, disent-ils. Et, malheureusement, ça commence ici, aujourd'hui dans cette salle. Et tu n'es toujours pas d'accord? Tu es fasciste, voilà tout. Salaud!

Il faut les voir ces filles et fils de fonctionnaires, il faut bien les observer. On a huit heures pour cela. Tout les débecte, surtout l'Amérique. Tout, tout, tout!"

P.69-70 : "Un jour , se présente à vous l'occasion de faire la révolution. Vous acceptez. Que vont faire les fascistes? Que doivent faire les fascistes? Vous taper dessus, bien sûr. C'est écrit, il y a des milliers d'exemples, vous qui n'en doutez pas une seule seconde. La question n'est pas de savoir s'ils viendront mais quand ils viendront. A l'heure d'aller dormir, après avoir bu quelques bières, vous pensez à ce monde hostile, à ces faf-flics qui sont tout autour de vous et ça vous donne le vertige... et la haine.

En fait, quelle que soit la situation, votre formation (qui tient plus du formatage) idéologique vous empêche d'imaginer sérieusement autre chose. Encore une histoire de cases? Qui sont les ennemis des révolutionaires? Dans la tête du bloqueur, la case "méchants" vient d'être activée. Réponse: les fachos! Du coup, logique implacable, les étudiants qui vous défient ne peuvent être que des fachos.

Une cuvette n'a qu'un trou. Ils ingèrent pendant des années la même doctrine cramoisie. Ils pourraient se révolter, dire "non, putain, être solidaire c'est nul", ou "je ne vois pas en quoi la disparition des frontières serait utile". Il ne le font pas parce que cette doctrine en putréfaction a encore des atouts, un en particulier: elle se présente comme subversive. Un peu comme avec un chiot. Si vous vous désintéressez de lui, ça l'intrigue encore plus, il vient renifler vos chaussettes, mordiller vos doigts. Il sent que ce qu'il est en train de faire est hautement transgréssif. Eh bien, l'idéologie post-soixante-huitarde (et tous ces avatars), c'est pareil. Elle donne l'impression d'être insaisissable. Vous lui demandez "t'es qui?", elle répond "dégage je répond pas". Alors vous avancez, vous trouvez ça encore plus transgressif, vous êtes déjà en rébéllion. Bien sûr, il faut être un tantinet prédisposé, tout le monde n'est pas, malheureusement, candidat à la lobotomie. Comme toute les idéologies, le gauchisme est un ensemble de codes, de valeurs, une morale, en somme. Mais elle a l'avantage, et c'est pourquoi elle plait tant aux jeunes, de vous faire croire qu'elle n'en est pas une. " Je ne suis pas une morale, je suis un comportement". Ah, c'est autre chose que la gauche molle ou le droite ça, quand même! Un comportement. Puis un comportement, ça n'éxige pas de lire Marx, de Maistre ou Tocqueville. Il suffit de copier sur les autres, leur musique, leurs "fringues", leurs indignations, leurs révoltes. Il n'y a pas a dire, c'est quand même plus facile, on ne va pas "se prendre la tête!"

Alors, certes, il y a des cuvettes brillantes et qu'on aimerait bien avoir chez soi. Mais une cuvette, même haut de gamme, n'est jamais qu'un receptacle à excréments. Ils se croient libres, pourtant, quand ils déambulent dans les couloirs de la ZEP une bière à la main, un pétard dans l'autre. Ils se croient libres en chiant par terre ou en étalant de la merde sur les murs, en pissant par les fenêtre, en taguant les vitres, en vomissant un peu partout. Ils se croient libres dans le regard de cette belle révolutionnaire aux yeux bleus, aux cheuveux noirs, si noirs. La Révolution, je vais vous le dire c'est moite et ça sent le tabac et la merde mêlés. Etre libre sur un dépotoir, ça ne coûte rien. On peu être libre, même au dessus d'un charnier.

P.177-178 : "Les Français ont les enfants qu'ils méritent.  

Ne pleurez pas en les voyant se faire "dépouiller" place des Invalides Ne soupirez pas en les entendant parler "comme ça pas'ke c'est trop un truc de ouf, tu vois". Ne soyez pas troublés en apprenant que les trois-quarts d'entre eux, quand on leur pause la question disent qu'en cas d'agression contre le territoire national, ils ne défendraient pas leur pays. Ne vous lamentez pas quand ils hurlent vouloir un emploi à vie, un salaire à vie, un contrat à vie sans trop travailler parce que "le travail c'est pas bon pour la santé"... Ne pleurez pas car ils vous ressemblent et parce que s'ils vous détestent tant, c'est que vous leur avez bien appris la haine de soi, la haine de ce que vous êtes : des spectateurs de l'histoire, comme ce pays que vous détruisez depuis des décennies... Les fils dégénérés de vos idées jetables et faciles qui reviennent vous hanter alors que vous ne pensez qu'à vos retraites, vos RTT..."

Vous avez peur du FASCHISME? Vous avez vraiment peur du FASCHISME? Encore faudrait-il que vous n'ayez pas vidé tous les mots de leur substance. Le fascisme qui vous horrifie n'existe plus, exceptés quelques risibles groupuscules à croix celtique et mouvement compulsifs du bras droit. Le seul fascisme contemporain, celui des kamikazes qui se font sauter dans des métros et des tours, celui qui a grandi chez vous, est allé dans vos écoles, a flirté avec vos filles, ce faschisme que vous ne voulez pas voir va vous avalez tout cru. Il avalera vos enfants qui, le canon d'une kalashnikov sur le front, murmureront encore "mais pourquoi?" Que leur répondrez-vous?

L'AG est un miroir, le miroir d'une France qui n'a plus rien à donner au monde si ce n'est le spectacle toujours prodigieux de sa vacuité, de sa décadence. Français, puisque la liberté vous est si pénible, soyez rassurés, vos enfants sont mûrs pour l'esclavage."

David Bescond pour Rebelles.info



Propagande à l'université


http://87.98.222.182/1/30/20/46//CARI-Chavez.gifAlors que des milliers d'étudiants vénézuéliens ont de nouveau protesté, mercredi à Caracas, contre la réforme constitutionnelle du président Hugo Chavez, visant à renforcer ses pouvoirs et instaurer un Etat socialiste, voilà comment on présente le Vénézuela de Chavez dans nos facs bloqués par des minorités agressives : 

Hugo Chavez est un peu le nouveau guide spirituel, un modèle. Il ne faut pas oublier qu'il résiste seul aux assauts de l'impérialisme américain ! Pas à dire, ils ont bien de la chance à Caracas. A la fin de l'AG, le Comité de Lutte nous a invités à venir assister à la projection de ce monument du film de propagande. Elle sera suivie d'un débat avec un sociologue spécialiste de l'Amérique latine. Ca promet. Ils sont une cinquantaine dans la grande salle, avachis sur leurs chaises, s'enivrant des superbes images de ce pays en pleine ébullition révolutionnaire. On voit Chavez parler aux foules, Chavez parler à Castro, Chavez tenir une pelle, Chavez injurier Georges Bush. Puis vient le tour des Vénézuéliens qui racontent combien leur pays a changé, qu'ils doivent tout à Chavez et sa divine politique. Ils en profitent pour vomir sur les détracteurs de leur chef, des "traitres corrompus par l'Amérique et ses dollars". L'école est gratuite, les hôpitaux gratuits. Chavez sur le point d'être nommé président à vie. On entend parler de "révolution bolivarienne", de FMI, d'ingérence de la CIA, du modèle cubain. On dénonce la calomnie qui touche le régime, calomnie orchestrée par les "riches","capitalistes" et les états du "nord" qui ne comprennent pas leurs peuples. Mais Chavez, lui, a compris. Ca sent un peu le culte de la personnalité et même si Chavez est révolutionnaire on est un peu inquiet quant aux projets du bonhomme. Enfin, apparemment, cette inquiétude n'est pas un sentiment universellement partagé. Tout le monde a trouvé cela Génial, la révolution bolivarienne, "on veut la même chez nous". 

(...)
Tout le Comité est installé dans cette pièce, dégustant la preuve par l'image que c'est possible. Qui ne rêve d'avoir un emploi à vie, comme Chavez... Je vous parle du Vénézuela, mais je pourrais vous parler de tous les autres documentaires sur les luttes en Amérique latine. Ils représentent la quasi-totalité des films diffusés à l'université. Cuba, Vénézuela, Argentine, Brésil, tous les pays du sous-continent ont droit à leur petit documentaire d'une folle objectivité. 

(...)
Les hommes changent peu, au fond. Les jeunes, surtout.
Mettez-leur un peu de propagande sous le nez, et ils l'avalent aussi aisément qu'ils gobaient l'histoire des cigognes, des choux et des fleurs quand ils étaient enfants. Quand on veut croire, on finit toujours par voir ce qui vous arrange. Pourtant, quand on les entend se dire "esprits critiques", on imagine qu'ils connaissent le "culte de la personnalité", le "conditionnement des masses", la "police politique", les "commissaires politiques". On se dit que ça doit bien leur rappeler des épisodes pas très glorieux, des histoires qui ont toujours fini en charniers, camps, génocides. Eh bien non, étrangement, ils ne voient rien. Culte de la personnalité ? "Mais non, rien à voir. Et puis Bush ne cesse de l'attaquer, il se défend." Les gens ne peuvent qu'être "heureux" (sauf les capitalistes), la police est celle du peuple et les commissaires politiques sont des gens du peuple. Nous voilà rassurés. 

(...) Dans la ZEP, on commente le film, on parle notamment de cette jeune fille dont le témoignage dure cinq bonnes minutes. Face caméra, elle raconte comment elle, fille d'une famille de pauvre, a pu sortir de la misère grâce à la révolution bolivarienne. Apprenant à "lire avec Chavez", faisant des études "grâce  Chavez", et, finalement, à "penser avec Chavez". Pour celui qui essaie de prendre un peu de "recul", qui fait preuve du minimum d'esprit critique, ce témoignage a la couleur d'un prodigieux bourrage de crâne. Oh, bourrage soft, sous les tropiques le Vénézuela n'est pas la Corée du Nord, bien sûr. Enfin, il faut quand même avoir été bien dressée pour dire, à seize ans, que les "ennemis traditionnels du Vénézuela sont les Américains qui veulent empêcher le tiers-monde de prospérer et réduire ce pays au rang de colonie". Bon, jusque là,tous les Français pourraient fort bien la suivre. Mais ça dérape la petite vénézuelienne lâche que "notre président,
 avec les présidents iranien et biélorusse, avec tous les pays qui combattent l'impérialisme américain, ne se rendra pas aux dollars de cette pieuvre que les banquiers sionistes commandent". Là, il ne reste plus que l'extrême gauche française et toutes nos filles de quinze ans pour lui emboîter le pas. Devant la ZEP, autour d'un bon joint, les bloqueurs se disent que le monde serait tellement plus agréable à vivre sans ces putains de Yankees, sans ce maudit argent qui corrompt tout.

Voilà, cela se passe ainsi dans les universités françaises en grèves. Mais de cela il ne sera jamais question dans nos médias. JAMAIS ! Tant que durera cette grève stupide et politique nous lèverons le voile sur le véritable visage de cette minorité de la jeunesse qui fout le bordel dans nos universités.

Extrait issu du livre de Loïc Lorent "Votre jeunesse", voir également : http://www.rebelles.info/article-12724897.html


Actions révolutionnaires

agitateurs marxistes communistes trotskystesLa coordination nationale étudiante contre la loi sur l'autonomie des universités a appelé dimanche à bloquer les gares de France le mardi 13 novembre, veille du début de la grève à la SNCF. Il s'agit d'une radicalisation du mouvement dans l'espoir de susciter des "bavures". En effet, l'occupation des voies d'une gare représente non seulement un délit d'entrave à la libre circulation mais également un danger pour les étudiants. Le gouvernement ne pourra que demander aux forces de l'ordre d'intervenir pour dégager les voies. C'est exactement ce que désire les extrémistes de la coordination dans l'espoir que des "brutalités" policières aménent les indécis à rejoindre le mouvement qui pour le moment ne rassemble qu'une petite minorité étudiante. C'est à la fois un aveu de faiblesse et une dangereuse fuite en avant. Ils pourront compter sur la complaisance des médias pour amplifier et déformer les interventions des forces de l'ordre. Le passé récent, que Loïc Lorent raconte dans son livre "Votre jeunesse", plaide en faveur de cette stratégie de la provocation.

Ils sont encore deux ou trois mille. Devant eux, un cordon de CRS. (...) il y a quelques lycéens, il y a le Comité de Lutte, il y a des artistes jamais assez subventionnés. Les retraités sont partis. Les anarchistes avaient bien dit qu'il ne fallait pas se fier à eux. Trois cents en première ligne, avec les mégaphones. Derrière, éparpillés sur tout le carrefour, les timides, ceux qui croient bêtement qu'il suffit de parader avec des banderoles pour faire la révolution. Le SO de la manif est vite dépassé par les plus révoltés. (...) Les CRS sont alignés, boucliers contre boucliers, casques contre casques, une belle ligne noire et bleue avec le petit logo rouge et blanc bien reconnaissable (...) Et puis, les médias sont là, avec leurs grosses caméras, filmant chaque enguelade, chaque esquisse de combat. Ca va faire un malheur au JT ! (...)
 

Les CRS
ne bougent pas, ils se contentent de bloquer le passage, de protéger les vitres du siège du parti politique. Les bouteilles en verre, les fumigènes, les pétards commencent à pleuvoir en direction des "schmits". Ils restent impassibles, les rangers fermement accrochées au goudron, comme des statues grecques. (...) Juste devant eux, encore deux cents personnes qui les insultent, hurlent qu'ils veulent la démission du ministre "facho" (...) Déjà vingt bonnes minutes que dure le manège quand, soudain, les CRS chargent. Oh, rien des légions romaines ou d'Eylau. Ils avancent groupés, par petits paquets de quatre ou cinq, dans toutes les directions (...) Les CRS réussissent à attraper quelques lanceurs de cannettes, force coups de matraques leur sont administrés. Là, se produit une chose très intéressante. Les quelques touristes de manif, les promeneurs qui viennent tuer l'ennui en se délectant de cette violence gratuite, les "madame et monsieur tout le monde", votre voisin peut-être, eh bien ces gens-là, voyant que les jeunes révoltés sont pris à partie par les forces de l'ordre, sont extrêmement choqués. "Mais quand même, c'est quoi ce pays ! Mais laissez-le, bon sang, vous avez pas honte ?" lance une mère de famille à un officier de police en train de maîtriser un jeune (...) Elle dit qu'elle en parlera à la presse, que "ca va pas se passer comme ça, qu'il y a des droits dans ce pays et que les bavures, les gens en ont assez" (...) Un jeune est un innocent, un jeune qui tape est un révolté, un jeune arrêté est une victime. Voilà le schéma
 
(...) Finalement, après avoir encaissé une bonne quinzaine de grenades, la quasi-totalité des manifestants restants retraitent. Ne reste que les... trois casseurs encore entre les mains de la maréchaussée. Trois c'est peu, diront certains (des fascistes, assurément). "On a évité un Malik Oussekine" dira le commissaire. "On a évité une défaites aux élections" dira le ministre (...) Le carrefour est presque vide à présent. A part quelques oeufs écrasés et des bris de verre à l'entrée, le siège du parti politique est intact. La manif est terminée (...) Le Comité de Lutte a bien mérité de l'AG, aujourd'hui. Toujours en première ligne à motiver les autres (...) pour certains d'entre eux, ont "caillassé les schmits". Pourtant, les grands leaders ne décolèrent pas. "La monstrueuse riposte policière", le "fascisme militaire", le "gouvernement autoritaire", la "dictature des képis" sortent de leurs bouches en même temps que la fumée de clopes si bonnes après l'effort (...) ils préparent déjà les tracts qui vont montrer au monde entier comment la police française (...) traite sa noble jeunesse. Steph', étudiant en physique, montre un brouillon : "L'ETAT POLICIER CONTRE LA JEUNESSE". Tel est le titre de cette courte et pénétrante diatribe dans laquelle Steph' n'hésite pas à parler de "la foule pacifique", des "enfants et des personnes âgées", des "Sans-Papiers et des SDF" comme ayant rencontré "la vermine capitaliste armée", "l'armée de hyènes sanguinaires". Il précise que "les provocations policières ont fait dégénérer la fin de la manif" alors qu'eux, les manifestants, voulaient "juste s'entretenir avec les représentants" du parti politique (...) Il précise même que "plus que jamais l'heure est venue de renverser le système pour imposer un autre projet basé sur la solidarité et l'égalité totale". Il faut "se bouger" et "faire pression" dès demain. Partout la "désobéissance civile" doit régner, dans le pays, en Europe, dans le monde. Rien sur les lanceurs de bouteilles, rien sur les insultes adressées aux policiers. Les méchants sont ceux qui portent des casques 

(...) Le soir sur les grandes chaînes de télévision, on voit quelques images de la manif, des plans pris depuis des fenêtres ou au ras du sol. On voit un jeune courir et la charge des CRS. La voix off dit : "La manifestation se déroulait dans un esprit convivial et festif quand, soudain, deux pelotons de CRS chargent les manifestants. La foule se disperse. On dénombre plusieurs blessés dont un policier (...) La voix off conclut le reportage par "Le ministre, qui avait donné des ordres très stricts, a félicité les forces de l'ordre pour leur sang-froid et leur professionnalisme. Il a également déclaré que tous les casseurs seraient jugés avec la plus grande fermeté". Alors, on se dit que le "fascisme" français, c'est un peu mou du gland.

Voilà, pensez-y la semaine prochaine quand suite aux provocations des étudiants extrémistes les forces de l'ordre devront intervenir. Nous entendrons parler de fascisme, de dictature policière, de Sarko facho et je ne sais quoi encore. Vous êtes libres de croire ou de refuser cette propagande stupide. Cette décision prouve également que le mouvement de cette minorité totalitaire est avant tout politique comme cela a déjà été dit dans un précédent article en date du 08 novembre : "Ce n'est pas un hasard si ce mouvement se produit maintenant. L'extrême-gauche et les socialistes font monter au front leurs petits "révolutionnaires" afin de soutenir le "mouvement social" des égoistes de la SNCF, de la RATP et d'EDF-GDF. Il convient d'agréger les mécontentements afin de déstabiliser le pouvoir. Toujours cette logique puérile du "Grand Soir" si chère à la gauche française."

David Bescond pour Rebelles.info



http://s.tf1.fr/mmdia/i/32/5/amphi-fac-tolbiac-lci-2304325_224.jpg

Connaissez-vous Hugo Melchior ? C'est le responsable Sud-étudiant pour l'université Renne s 2. Devant le vote à bulletin secret qui a donné une large majorité aux non grévistes ce petit fasciste rouge a tout bonnement qualifié ce vote...d'illégitime. Seul compte pour lui le vote à main levée dans les AG. On voit que ces abrutis, qui ne cessent de traiter de fasciste toutes les personnes qui ne pensent pas comme eux, sont les dignes descendants des commissaires politiques de l'URSS. Mais au fait, comment se déroule un vote dans une AG ? Laissons la parole à Loïc Lorent à travers son ouvrage "Votre jeunesse" :

Et ils finissent par la poser cette satanée question. Oh, sans jovialité excessive, bien sûr ! "Bon, je ne sais pas si ça vous intéresse, mais on m'a demandé de mettre le blocage au vote. Puisque certains insistent, je vous le demande." Dans les rangs des bloqueurs, des "ohhhh" agacés retentissent. "Donc, qui vote pour le maintien du blocage ?" Les mains se lèvent. On jauge sa force, on a peur. "Qui... vote contre ?" Les mains se lèvent... et très vite c'est un hurlement poussé par plusieurs centaines de personnes ! Les débloqueurs n'y croient pas, ils se dressent, comptent, ils sont majoritaires. "Attendez, attendez !" Et déjà les bloqueurs crient au scandale. "NPPV ?" Quelques indécis qui ne modifient pas ce qui ressemble à un verdict. "Ne prend pas part au vote ?" Personne, ou presque. A la tribune, on s'excite beaucoup, on demande à recommencer le vote. "Non ! Ah mais non !", disent les débloqueurs. On recommence, c'est une leçon de démocratie qui va vous être donnée, attention, ouvrez grand vos yeux.

Les membres du Comité de Lutte se pressent autour de la tribune et s'emparent du micro. Ils contestent catégoriquement que les débloqueurs soient gagnants. "Le vote est très serré, aucune majorité ne se dégage, il va falloir compter." Les partisans du déblocage, qui sont autant d'individualités, ne savent pas quoi faire. Eux n'ont pas un Comité suffisamment fort et structuré (leur Comité de déblocage étant surtout symbolique) qui pourrait contre-attaquer et prendre d'assaut la tribune. Ils attendent passivement, ne pensant pas un seul instant que l'on puisse nier l'évidence dont chaque participant à désormais conscience : la fac est libre, la fête est terminée. Les débloqueurs le sentaient, ils avaient bien entendu quelques hués pendant l'AG, mais de là à imaginer qu'ils puissent l'emporter...

Ils sont cinq, six membres du Comité en train de compter, de faire semblant de compter. Pendant deux interminables minutes, hilares, ils pointent leurs doigts vers les rangées et, après s'être rapidement concertés, reviennent vers la tribune. C'est Nicolas l'antisioniste qui va trancher. Il va trancher alors que les bloqueurs insultent les débloqueurs qui essaient timidement de riposter. On entend des "facho, facho, enfoirés !", "bande de bâtards !". Nicolas reprend le micro. "Bon, je crois que c'est clair, le blocage est reconduit !" Les bloqueurs exultent, pliés en deux, en quatre sur leurs chaises. Encore une grande victoire du vote à main levée. En face, on se récrie, on parle de "vol"... pendant trente secondes, puis plus rien. Les débloqueurs sortent de la salle. Ils rentrent chez eux.

Voilà comment se passe les AG dans les universités françaises en grèves. Voilà pourquoi les extrémistes préfèrent le vote à main levée plutôt que les élections avec des urnes. Et voilà pourquoi les étudiants totalitaires refusent l'accès de ces AG aux journalistes. Il ne faudrait pas que ces pratiques "démocratiques" puissent venir jusqu'aux oreilles de la population. Puisqu'on vous dit que les Etudiants ont voté pour la grève !

Les deux jeunesses

Cette vidéo est édifiante. D'un côté la majorité de la jeunesse qui chante "La Marseillaise", qui encourage les forces de l'ordre et qui se révolte contre les totalitaires rouges qui les empêchent d'étudier. De l'autre, une petite minorité d'étudiants avec des slogans ridicules et qui vont s'apercevoir que la France est encore une démocratie où force reste à la loi.

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 23:55
Juste des apparences de sursauts

Milliere Guy - mardi 27 novembre 2007

reformes, sarkozy
La France peut-elle sortir de l’ornière ? J’en doute fortement, hélas. J’aimerais me tromper, mais les signes qui me donnent raison continuent à s’accumuler.

Pour être élu en mai dernier, Nicolas Sarkozy a dû, au fil du temps, considérablement modifier son discours, et le teinter de nuances étatistes et socialistes. Depuis, en gouvernant, il a procédé à des réformes minimalistes qui ne sont en rien susceptibles de permettre un nouveau dynamisme, et qui ressemblent davantage à de la gesticulation qu’à de l’action.

Plutôt que d’introduire une réelle flexibilité, le choix a été fait de maintenir les trente-cinq heures et de leur ajouter des incitations à recourir aux heures supplémentaires. Plutôt que de placer le pays face à l’impasse que constitue le système de retraites par répartition, il a été décidé de procéder à un allongement du nombre des annuités que devront suivre d’autres allongements, puis vraisemblablement des ponctions supplémentaires et une érosion du montant des pensions, selon une logique de gestion de la pénurie.

Plutôt que de réformer l’université en créant de vraies conditions d’autonomie et d’ouverture sur le secteur privé, il a été concocté ce simulacre qu’est la « loi Pécresse ». La « réforme de la justice » en cours d’exécution est un simple réaménagement qui limitera peut-être les gaspillages, mais ne changera rien aux innombrables dysfonctionnements du système juridique français.

Les déficits de la Sécurité sociale continuent de se creuser et, pour colmater les brèches, on propose de pauvres outils ridicules comme ces franchises qui n’ont de franchises que le nom.

Nicolas Sarkozy aurait décidé de procéder graduellement, pour éviter des conflits de grande ampleur et pour esquiver tout risque de retournement de l’opinion publique.
Nous n’en avons pas moins connu ces derniers jours un blocage des transports en commun, une grève de la fonction publique, et des fermetures d’universités sous la pression de poignées de gauchistes excités qui sortent leurs barres de fer dès qu’ils entendent le mot « entreprise ». Lorsque ces conflits prendront fin, il en restera l’illusion que des « avancées » se sont effectuées : la « loi Pécresse » ne sera pas retirée, les « régimes spéciaux » de retraite ne seront pas rétablis, tout au moins officiellement.

Des promesses seront faites sur le « pouvoir d’achat ». Et puis, les illusions se dissiperont. Le déclin se poursuivra. Des mesures douloureuses devront être prises. Il y aura des grèves encore. Le langage qui aurait dû être tenu aurait dû être churchillien, un langage de vérité sur la situation économique, sociale et financière du pays, sur les mutations économiques en cours sur la planète.

Cela aurait dû être suivi de vraies réformes rétablissant effectivement une flexibilité sur le marché du travail, amorçant une baisse significative des prélèvements obligatoires et des dépenses de l’État, créant les conditions d’une liberté de choix dans l’assurance santé et dans le secteur des retraites.

Des grèves auraient suivi qui auraient été plus dures que celles que nous venons de connaître, mais c’est à leur capacité d’affronter des situations difficiles qu’on reconnaît les hommes d’État. Margaret Thatcher, en 1979, a su dire la vérité et, si elle n’a pas réussi à changer l’ensemble de la société britannique, elle a quand même pris les mesures essentielles qui ont permis de redresser le pays. Ronald Reagan, ensuite, a fait la même chose aux États-Unis. Nicolas Sarkozy, en politique intérieure, n’est ni Thatcher ni Reagan, chacun le sait. Il m’arrive de craindre qu’il ne soit pas même Tony Blair.

Pour être un Blair, il faut qu’il y ait eu, auparavant, une Thatcher pour accomplir les tâches les plus âpres. Dois-je ajouter, et ce sera ma façon de trouver des circonstances atténuantes à Sarkozy que, pour qu’il y ait eu Thatcher au Royaume-Uni, puis Reagan aux États-Unis, il a fallu qu’il y ait auparavant le travail des idées, celui des Think Tanks. La France est un pays où ceux qui font le travail des idées et qui ne sont ni socialistes ni étatistes ont le plus grand mal à se faire entendre. Il en résulte des débats souvent hémiplégiques, et une incompréhension du monde et de l’économie. Tant que rien ne se modifiera en ce domaine, les changements politiques auront des destins de feuilles mortes en fin d’automne, et l’avancée vers le crépuscule sera striée d’apparences de sursauts, juste d’apparences.


Epidémie de ''palestinite'' ?

http://87.98.222.182/1/30/20/46//MiddleEast-A2003031-0820-500m-copie-1.jpgLa "palestinite" est une maladie très répandue chez les dirigeants politiques du monde occidental. Comme elle est communicative, elle peut toucher aussi, parfois, des dirigeants israéliens. Elle se déclenche lorsque les dirigeants susdits songent à laisser un « héritage de paix » et à se doter ainsi d’une image noble à transmettre à la postérité. Lorsqu’une crise de palestinite se déclenche, le malade se trouve pris d’hallucinations qui lui font perdre le sens de la réalité : il prend des terroristes et des assassins pour des interlocuteurs paisibles, il pense que donner davantage d’argent à des escrocs les détournera définitivement de l’escroquerie, il ne perçoit plus la différence fondamentale qui sépare une démocratie d’une dictature.

Il en résulte une obsession redondante : régler le conflit israélo-arabe en demandant des concessions à Israël, et, pour peu que les concessions ne suffisent pas, davantage de concessions encore. L’obsession conduit à une volonté irrépressible d’organiser des rencontres internationales débouchant sur la signature de feuilles de papier, où figurent des mots tels qu’ « accord », « processus », « promesse ». On doit se défier des effets secondaires des crises de palestinite, car ceux-ci peuvent être mortels et déboucher sur des explosions, des meurtres, des attentats-suicides, voire des guerres.

Une grave crise de palestinite a touché divers dirigeants au début des années 1990. Elle a commencé dans l’entourage de Bush père et de James Baker et s’est prolongée, à intervalles réguliers, sous la présidence de Bill Clinton. Elle a atteint alors différents dirigeants israéliens : Yitzhak Rabin, Shimon Pérès, Yossi Beilin, Ehud Barak (en voie très nette de guérison). Ses conséquences ont été la création de l’entité criminelle appelée Autorité Palestinienne, l’abandon du Sud Liban aux mains du Hezbollah, le retrait de Gaza, qui a permis de transformer ce territoire en "Hamastan". Une base arrière terroriste, où islamistes sanguinaires, et non moins sanguinaires, membres de factions dites « modérées » continuent à s’entretuer, sur fond de population croupissant dans la misère, de lavage de cerveau permanent, et de tous les attentats qui ont marqué la « deuxième Intifada ».

George Walker Bush avait tranché avec son prédécesseur en montrant qu’il disposait d’un système immunitaire robuste contre la palestinite. Parlant du Proche-Orient, il s’était prononcé, certes, pour la création d’un « Etat palestinien », mais avait pris soin de stipuler que celui-ci devait être démocratique, et vivre en paix et de manière constructive à côté d’Israël. Ceci équivalait à demander aux dirigeants palestiniens d’accomplir quelque chose d’aussi impensable que - par exemple - tracer un cercle carré. La fin de son second mandat approchant, on peut se demander si l’immunité n’est pas en train de se fissurer. En ce qui concerne Condi Rice, en tous cas, le diagnostic s’impose : crise de palestinite aigue.

Madame Rice succombe à l’obsession et, comme tous ceux qui ont été atteints auparavant, elle en est sûre et certaine : elle va obtenir « la paix ». Elle incite à cette fin le gouvernement israélien à faire de nouvelles concessions. Et des concessions sont faites, Mahmoud Abbas et Saëb Erekat sont présentés comme des interlocuteurs impeccables, angéliques et probes, au point qu’on leur confie à nouveau des millions de dollars. Une rencontre est convoquée à Annapolis très prochainement. Madame Rice a prévu des feuilles de papier et des stylos, des micros, des caméras et, bien sûr, des poignées de mains à la chaîne.

On peut certes espérer que tout ne se passera pas comme Condoleezza Rice l’anticipe, car Mahmoud Abbas paraît peu désireux de se voir remettre les clés d’un « Etat palestinien », s’il doit, en contrepartie, promettre trop solennellement ce qu’il ne veut pas et ne peut pas promettre : la reconnaissance pleine et entière d’Israël en tant qu’Etat juif, et le renoncement au « droit au retour ». Il sait, de toutes façons, que si l’armée israélienne quittait la Cisjordanie, celle-ci tomberait, sans doute, comme Gaza, aux mains du Hamas et lui retirerait le très lucratif strapontin dont il dispose encore (et puis, chez ces gens là, on sait comment cela se passe : le chef de bande déchu peut aisément se retrouver avec une balle dans la tête, et Abbas ne veut pas risquer de devenir un chef de bande déchu).

Ehoud Olmert sait, quant à lui, jusqu’à quel point il  peut céder sans voir éclater sa coalition gouvernementale hétéroclite. Les autres dirigeants arabes de la région savent que les islamistes les regardent et, s’ils craignent un Iran doté de l’arme atomique, ils ne tiennent pas à passer pour des « vendus à l’impérialisme américano-sioniste ».

Le scénario le plus vraisemblable est que, Abbas ayant besoin de conserver son strapontin et d’empocher l’argent de l’aide internationale, fera semblant, sourira, promettra de s’engager sur un chemin, mais non, décidément non, ne pourra accepter un Etat dans les conditions qui lui seront proposées. Olmert parlera d’ « avancées » et maintiendra sa coalition en se montrant l’ « homme du dialogue » et le « partenaire » des Etats-Unis, mais ne signera rien d’autre que des engagements vagues. Condi Rice et George Bush se féliciteront des « immenses progrès » accomplis. Les dirigeants européens aussi. Les dirigeants arabes de la région, pour la plupart, ne seront, on peut encore l’espérer, pas là.

Annapolis marquera-t-elle la fin de la pandémie ? Peut-être. Mais c’est loin d’être certain. Les effets secondaires et les rechutes possibles ne peuvent être sous-estimés : même s’il ne devait pas y avoir de violences anti-israéliennes supplémentaires (ce qui reste à voir), il ne semble faire aucun doute que les discours accusant Israël de « ne pas en avoir fait assez pour la paix » vont se faire entendre avec une intensité redoublée. Il est vrai que vider partiellement les prisons israéliennes permet de grossir les rangs des assassins potentiels et récidivistes.

Il faudra songer aussi que d’autres crises de palestinite sont, de toutes façons, à prévoir à l’avenir : pour peu qu’Hillary Clinton ou un autre Démocrate retrouve la Maison Blanche, en janvier 2009, la reprise du « processus de paix » sera une priorité absolue. Et il paraît certain qu’Israël sera pour partie sacrifié sur l’autel du rapprochement avec l’Europe et de l’apaisement vis-à-vis du monde arabe. Le succès récent de livres tels que « Peace, Not Apartheid » de Jimmy Carter, ou de « The Israel Lobby », de Walt et Mearsheimer, montre dans quelle direction penche aujourd’hui la gauche outre-Atlantique. Parmi les grands candidats, seul Rudy Giuliani a, sur ce dossier, un discours net et noble. Que Norman Podhoretz, Daniel Pipes ou David Frum fassent partie de ses conseillers y est incontestablement pour quelque chose.

Et il faudra, en prévision du risque de nouvelles crises, revenir à l’histoire du Proche-Orient, ne plus laisser passer aucune falsification, rappeler qu’il y a déjà un Etat arabe de Palestine, la Jordanie, et qu’en créer un second n’a rien d’indispensable ; souligner ce qu’est l’OLP, depuis sa fondation et, qu’au sein des dirigeants palestiniens, les uns comme les autres sont porteurs, avec des nuances diverses, d’une culture du meurtre et de la prédation. Il faudra redire qu’Israël a le droit de vivre en paix, que les populations arabes de Gaza et de Cisjordanie ont besoin d’être délivrées du mal que constituent, non pas les Israéliens, mais des chefs abominables, une propagande incessante et immonde, une sous culture de la misère et de la violence, dont ne sortent que des jets de sang et strictement rien de fécond.

Israël a, de son côté, la force immense de la vérité, de la dignité et de la liberté. C’est à Israël de retrouver sa voix et de dire ce qui doit l’être, car nul pays ne peut le faire à sa place. Ce sera, depuis là, aux amis d’Israël de relayer, propager et amplifier la voix d’Israël. La palestinite est une maladie née du ressentiment qui a fermé si longtemps la voie du développement humain au monde arabe. Les dirigeants occidentaux, contaminés par la palestinite (et les dirigeants israéliens qui, parfois les rejoignent dans la contagion) croient servir la paix et l’humanisme alors qu’ils servent, en fait, la guerre perpétuelle et l’antihumanisme absolu qu’incarnent l’antisémitisme arabe, l’obsession arabe et proche-orientale de destruction d’Israël, et le sous-développement économique, politique et culturel de toute une région. Une région dans laquelle Israël est, plus que jamais, le seul pays démocratique et développé. Israël ne demanderait pas mieux de voir la démocratie et le développement se propager ; les dirigeants occidentaux qui cèdent à la palestinite (et les dirigeants israéliens qui parfois les rejoignent dans la contagion) n’aident pas à cette prolifération. Au contraire.


Par Guy Millière

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 23:54

IRAN : à quand le Jour "J" ?

Miguel Garroté
  
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a publiquement annoncé, il y a peu, le fonctionnement opérationnel, d’un total de 3’000 centrifugeuses, produisant de l’uranium enrichi. Depuis cette annonce alarmante, les USA, craignent, qu’Israël décide de bombarder l’Iran. Trois journalistes du quotidien britannique The Times, Tom Baldwin depuis Washington, James Hider depuis Jérusalem et Francis Elliott depuis Londres, ont enquêté sur le sujet. Leur enquête, est parue, dans The Times, le 8 novembre.
  
Des sources militaires, à Washington, ont déclaré au Times, que l’existence d’un nombre aussi élevé de centrifugeuses iraniennes, pourrait déclencher, une attaque aérienne israélienne. Des officiels américains de la Défense, avaient déjà déclaré, au Times, avant les récentes déclarations d’Ahmadinejad, qu’Israël ferait quelque chose, quand l’Iran atteindrait le seuil de 3’000 centrifugeuses opérationnelles. E. Inbar, du Begin-Sadat Centre for Strategic Studies, a déclaré au Times, concernant les 3’000 centrifugeuses iraniennes: « Je ne serais pas surpris que nous (ndlr. Israël) fassions quelque chose si la communauté internationale nous laisse seuls. Je pense que nous sommes en train de nous préparer à cela ». L’Iran développe son programme d’enrichissement d’uranium, avec un objectif de 54’000 centrifugeuses, dans son site nucléaire de Natanz, précise encore The Times.
  
Dans une interview avec Ruthie Blum, du Jerusalem Post, édition du 11 octobre, le stratège Arnon Soffer déclarait, déjà à l’époque : « Etant donné l’évolution de la situation au Moyen Orient, il est fort probable que Bush autorise des attaques ciblées contre les usines d’enrichissement d’uranium ».
  
Le 7 novembre, l’agence arabe anglophone www.gulfinthemedia.com informait que les armées des pays membres du Gulf Cooperation Council (GCC) sont désormais préparées à la possibilité d’un conflit armé entre les USA et l’Iran. La déclaration a été faite par le Vice-ministre saoudien de la Défense, Abdul Rahman bin Abdul Aziz, à l’issue d’une réunion, à Riyadh (Arabie saoudite), des ministres de la Défense et des ministres des Affaires étrangères des pays membres du Gulf Cooperation Council (GCC), à savoir le Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes Unis.
  
Dans un éditorial paru le 8 novembre, Jamal Ahmad Khashogji, Rédacteur en Chef du quotidien saoudien libéral Al-Watan, revient sur la récente réunion d’Istanbul (Turquie), à laquelle participaient notamment le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saud Al-Faisal et son homologue iranien, Manouchehr Mottaki. Dans son éditorial, Khashogji révèle une sympathique prise de bec ente les deux ministres susmentionnés. En effet, le Saoudien Faisal reprocha vertement – et avec raison – à l’Iranien Mottaki de prôner d’une part l’unité islamique ; tout en vantant publiquement d’autre part, les fonds iraniens versés exclusivement à des Irakiens de confession chiite, aggravant ainsi les divisions confessionnelles (ndlr. avec les sunnites en Irak en particulier et dans le monde musulman en général).
  
Le 8 novembre, israelinfos.net informait que le cabinet (ndlr. israélien) de sécurité s’est réuni mercredi (ndlr. 7 novembre) matin à Jérusalem pour envisager les scénarios possibles permettant de bloquer la course nucléaire de Téhéran. Ehud Olmert, Tzipi Livni, Avi Dichter, Elie Yshaï, et Avigdor Lieberman se sont réunis dans le bureau du Premier ministre (ndlr. israélien), suite aux informations fournies la veille par les renseignements militaires israéliens sur l’état d’avancement des iraniens en vue de l’obtention de l’arme atomique. « L’année 2008 sera critique concernant le processus d’équipement de Téhéran. Le train nucléaire iranien roule bien plus vite que celui qui ramasse ceux qui tentent d’arrêter le premier » a déclaré Shaoul Mofaz de Washington, et qui était absent de cette réunion pour tenir des discussions stratégiques avec l’administration américaine.
  
Sur mediarabe.info, Chawki Freïha, dans un éditorial du 8 novembre, écrit : « La tension régionale culmine et les préparatifs de la guerre ou des guerres, vont bon train. La question n’est plus de savoir si elle aura lieu, mais quand est-ce qu’elle aura lieu ? L’échéance présidentielle libanaise (ndlr. ce mois de novembre) sera-t-elle, à cet égard, le facteur déclencheur ? (…) Toute explosion a nécessairement besoin d’un détonateur, et tout feu a obligatoirement besoin d’une étincelle. Certains vont jusqu’à parier sur une évolution dramatique au Liban à l’occasion de l’élection – ou de la non-élection – présidentielle, qui constituerait le point de départ d’une guerre régionale voulue par tous ».
  
Martin Birnbaum, sur www.LibertyVox.com, décrivait, le 22 octobre déjà, en quoi les options pacifiques et diplomatiques, ne fonctionnent pas, dans le cas des ayatollahs iraniens : « Pendant presque cinq ans de négociations (après avoir caché pendant 18 ans son programme nucléaire) l’Iran a passé outre 12 ultimatums différents - pour arrêter son programme d'enrichissement d’uranium - et aux résolutions du Conseil de sécurité 1696, 1737 et 1747. L’Iran a également rejeté un paquet très généreux d’incitations offertes par l’Ouest et la Russie, qui entre autres, lui promettaient de l’aide pour développer un programme nucléaire civil, la fourniture d’un réacteur à eau lourde et une assurance multiple pour la fourniture de carburant nucléaire ».
  
Sur rebelles.info, sur leblogdrzz, sur monde-info, sur d’autres sites et blogues, nous (David Bescond, Guy Millière, bien d’autres encore et moi-même) avons tenté, ces derniers mois, de suivre l’actualité politique, en France, aux USA, au Proche et au Moyen Orient. Nous l’avons tenté en révélant des faits que le 99% des médias francophones ne mentionnent tout simplement pas. En même temps, nous n’avons jamais fait semblant d’être – soi-disant – objectifs. Contrairement aux médias, notamment de langue française, qui se prétendent objectifs, tout en pratiquant le mensonge et la manipulation, au nom de pseudo-valeurs, dont l’histoire, pourtant, a déjà montré, qu’elles sont aussi énormes que destructrices.
  
Le mythe national-socialiste et le mythe socialo-communiste ont promis le paradis sur le papier et ils ont créé la shoah et le goulag sur le terrain. Les ayatollahs intégristes et génocidaires iraniens tiennent un langage encore plus fanatique et haineux que ne l’ont fait les gauleiters et les commissaires politiques, privés de kamikazes. De surcroît, ces ayatollahs, quant à eux, bien fournis en kamikazes, enrichissent l’uranium et déclarent vouloir rayer Israël de la carte. Lors du dernier défilé militaire iranien, à Téhéran, les trois ennemis étaient représentés par le drapeau américain, l’étoile de David et la croix des chrétiens.
  
real_holocaust.jpgSi Hitler avait annoncé 3'000 centrifugeuses en 1938, peut-être le monde n’aurait-il pas bougé pour autant. Mais dans le cas présent, l’immobilisme aurait des conséquences encore plus graves. « Préparez-vous au vrai holocauste », peut-on lire, aujourd’hui, sur les pancartes arborées par les manifestantes islamiques voilées et les manifestants islamiques barbus. Si ce n’est du nucléaire iranien, qu’il s’agit, sur ces pancartes, s’agit-il, de lance-pierres et de sarbacanes ? Faut-il attendre qu’un peu de produit radioactif soit déversé, par des kamikazes, dans les canalisations de New York, Tel Aviv ou Rome, pour dire, en suite : « On ne pouvait pas savoir » ?
  
Sommes-nous capables de comprendre, qu’après la shoah de 1939-45, les Juifs d’Israël, se sentent directement menacés, lorsque le Président iranien, d’une part, répète vouloir rayer Israël de la carte ; et d’autre part, annonce 3'000 centrifugeuses enrichissant toutes de l’uranium. Ou sommes-nous encore plus anesthésiés que ne l’étaient les Européens en 1938 ? En 2007, les occidentaux se sentent vaguement concernés. Israël et les Juifs, eux, sont directement impliqués. Sacrée nuance, n’est-il pas ? Terrible remake, aussi.

 SARKO IN AMERICA


   Satané média, vas-tu venir ici !


467_guy_milliere.jpgL’autre soir, sous les étoiles, je me faisais à moi-même, quelques réflexions, sur le fait que la France est absolue. Le lendemain matin, je tombais, providentiellement, sur un texte de Guy Millière. En clair, j’étais extirpé de la vallée de l’ombre.
  
En effet, le professeur universitaire français de science politique Guy Millière, sur Metula News Agency, le 6 novembre 2007, écrivait notamment (début de citation sous forme d’extraits condensés) : « Certes, le politiquement correct est très largement représenté (ndlr. aux USA), mais, à la différence de ce qui se rencontre à Paris, il n’est pas hégémonique, et celui qui ne pense pas ‘correctement’ n’est pas seul de son espèce et n’a pas un sentiment d’isolement, de dissidence et de déréliction. Certes, dans les librairies, on trouve des livres nauséeux, tels « The Israeli Lobby and U.S. Foreign Policy » (le lobby israélien et la politique étrangère américaine). Mais on trouve aussi, juste à côté, sur le même présentoir, le livre rédigé en réponse, « The Deadliest Lies: The Israel Lobby and the Myth of Jewish Control » (Les plus mortels mensonges : le lobby israélien et le mythe du contrôle juif). Certes, il existe, sur les écrans de télévision américains, des reportages très orientés ; mais, grâce à une simple pression sur sa télécommande, on switche sur Foxnews. En France, on peut recevoir CNN, on peut aussi recevoir Al Jazeera, mais absolument pas Foxnews. La presse américaine inclut, naturellement, son lot de journaux et de magazines de gauche ou très à gauche, New York Times, The Nation, Newsweek. Mais on peut aussi acheter le Washington Times, le Weekly Standard, la National Review ou Commentary. Quiconque vit en France et ne lit que le français se trouve confronté à une forme d’asphyxie de l’intelligence. Quiconque lit l’anglais est contraint à chercher de quoi alimenter ses réflexions, en utilisant cet outil de liberté que les frontières ne peuvent arrêter : Internet. Mais évoluer dans une société où les lecteurs d’une presse vraiment pluraliste se comptent par millions (ndlr. les USA) n’est pas du tout pareil, intellectuellement et au sens des libertés, que se trouver dans un pays (ndlr. la France) où ils se comptent sur les doigts des deux mains. En Europe, on glisse vers l’agonie, mais nul ne semble vouloir en parler. Nul ne semble autorisé à en parler. Cela fait partie des sujets tabous » (fin de citation du professeur Guy Millière sous forme d’extraits condensés).
  
J’ajoute, quant à moi, pour reprendre ma réflexion de départ : La France est absolue. A cet égard, j’ai expérimenté à Paris – et j’expérimente encore, depuis la Suisse, dans les Alpes, à 1'500 mètres d’altitude, ce qui s’avère tout de même moins asphyxiant – la même réalité que celle décrite par Guy Millière, à savoir : « la France a une pensée hégémonique. Celui qui ne pense pas ‘correctement’ a un sentiment d’isolement et de dissidence. Quiconque vit en France se trouve confronté à une forme d’asphyxie de l’intelligence. En Europe, on glisse vers l’agonie ». Dieu merci, je maîtrise quatre langues. Dieu merci, j’utilise, selon la formule de Guy Millière, « cet outil de liberté que les frontières ne peuvent arrêter : Internet ». Mais si je ne maîtrisais, entre autre, l’anglais, je ne serais pas en mesure, de nourrir mes réflexions, en surfant, par exemple, sur les sites Internet de Commentary, du Washington Times, du Weekly Standard, de l’International Media Review and Analysis, de l’American Enterprise Institute ou de FOXNEWS. Je ne serais pas en mesure de lire la propagande islamiste, diffusée en anglais, par les mollahs de Téhéran, sur Pharsnews et Irnanews. Et je ne serais pas en mesure d’écrire, sur les blogs monde-info, drzz, rebelles.info et consorts, autre chose que des pseudo-analyses, inspirées du (suffisant dans la forme et insuffisant sur le fond) « Monde diplomatique »…
  
La France, disais-je, est absolue. Elle est absolue car elle décrète absolues et non-négociables des idées inspirées au gouvernement (sous de Gaulle à l’époque de Staline) par des ministres communistes de ce même gouvernement (sous de Gaulle à l’époque de Staline). Cet absolu non-négociable est devenu une forme d’absolutisme ; de monarchisme républicain ; d’Ancien régime version pseudo-laïque ; de crypto communisme syndical ; et de tapis volant (dés)orienté vers l’islam radical.
  
La droite dite nationale s’est avérée incapable d’affronter cet ensemble de défis. Elle s’en est avérée incapable, parce qu’au lieu de se tourner vers le néoconservatisme et l’anthropologie judéo-chrétienne vécue dans une société libre, elle a préféré refaire l’histoire, avec un stalinisme d’extrême-droite pétri de réflexes post-maurrassiens, anti-américains, anti-anglo-saxons et anti-juifs. Sous le prétexte chauvin de ne pas copier le monde anglo-américain, la France se limite à trois tendances : le centre mou qui engloutit la gauche et la droite ; l’extrême-gauche ultra-divisée ; et l’extrême droite, elle aussi, ultra-divisée. Dans cette France absolue, il n’y a pas, il n’y aura pas avant longtemps, de parti de droite, comme aux USA, en Suisse ou en Israël, par exemple…
  
Le néoconservatisme, serait devenu, aux yeux des Français, une vertu à vocation universelle, s’il avait été inventé en France. Or, le néoconservatisme, a été inventé, aux USA, par des Américains. Ces Américains néoconservateurs, soit dit en passant, sont de culture et d’origine européenne. Seulement voilà, aux yeux de la France, aux yeux de l’Europe, les Américains sont tous des cow-boys incultes. Par nature, ils ne peuvent donc rien inventer. Et s’ils inventent quelque chose, ce qu’ils inventent ne vaut rien. « En Europe, on glisse vers l’agonie », écrivait Guy Millière, le 6 novembre dernier. « Et néanmoins on se la pète », aurais-je envie d’ajouter, à 1'500 mètres d’altitude. Allez, bon vent !


Miguel Garroté, journaliste
  
A lire la plupart de mes confrères, la question kurde se limite, essentiellement, aux Kurdes de Turquie et – depuis peu – aux Kurdes du Nord de l’Irak. Or, la réalité – c’est le moins qu’on puisse dire – est infiniment plus complexe. Prenons l’Allemagne. Elle héberge 2,4 millions de Turc dont 600000 sont, en fait, des Kurdes de Turquie. Parmi les Turcs d’Allemagne sévit le mouvement ultranationaliste des loups gris, une nébuleuse à tendance paramilitaire qui rassemble quelques milliers de sympathisants. Parmi les Kurdes turcs d’Allemagne sévit le mouvement kurde armé, communiste et terroriste PKK, qui rassemble environ 10000 membres. En clair, avec les loups gris d’un côté et le PKK de l’autre côté, l’Allemagne pourrait – elle aussi – devenir un nouveau champ de bataille, dans le cadre de la question kurde.
  
Ajoutons qu’il en va de même – quoi que dans une moindre mesure – pour la France et l’Autriche. Samedi 3 novembre, à Sarcelles, en France, un affrontement violent a eu lieu entre Turcs et Kurdes. Des Kurdes qui défilaient à bord d’une quinzaine de voitures arborant des drapeaux kurdes ont été coincés dans un embouteillage à proximité d’un café turc. Dimanche 4 novembre, cinq personnes ont été blessées lors d’affrontements impliquant entre 70 et 80 personnes, turques et kurdes, à Vienne, en Autriche.
  
Pour en revenir aux Allemands, il faut savoir qu’en Iran, les séparatistes kurdes armés, bénéficient du soutien de Kurdes d’Allemagne, dans leur lutte armée contre le régime iranien. Etonamment, à l’université de la Bundeswehr (l’armée fédérale allemande), à Munich, on soutient les Kurdes iraniens, en vue de fragiliser l’Iran des mollahs intégristes ; et en vue d’une éventuelle partition du pays. Certains milieux militaires américains, eux non plus, n’excluent pas une éventuelle partition de l’Iran. Et ils ont avancé, depuis un certain temps, sur des projets qui vont dans ce sens. De plus, l’Allemagne entretient également de bonnes relations avec le gouvernement autonome kurde en Irak.
  
Le président de la Région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, est un promoteur du grand Kurdistan autonome. Il a déjà rencontré la Chancelière allemande Angela Merkel plusieurs fois. Des contacts se poursuivent, aussi, entre Massoud Barzani et le député au Landtag bavarois Siegfried Martsch. A noter que dans trois régions irakiennes riches en pétrole, Kirkouk, Nineveh et Diyala, des référendums pourraient avoir lieu sur leur rattachement à la Région autonome du Kurdistan irakien.
  
Pour en revenir à l’Iran, pays où, rappelons-le, 49% de la population n’est pas perse, les montagnes de Kandil – une région d’influence du Kurde irakien Massoud Barzani, encore lui – se trouvent au carrefour de l’Irak, de l’Iran et de la Turquie. C’est, aussi, depuis là, que le PKK lance des attaques contre la Turquie. Et dans ces montagnes de Kandil se trouve également la base du PEJAK (Parti pour une Vie Libre au Kurdistan), un mouvement dont les médias ne parlent presque jamais et qui est proche du PKK. Le PEJAK combat dans l’Ouest de l’Iran. Le magazine télévisé Monitor, dans un reportage diffusé 21 juin 2007, a révélé que le chef du PEJAK, Abdul Ahmadi, a son siège à Cologne, en Rhénanie du Nord-Westphalie (Allemagne) et qu’il y recrute des insurgés pour la lutte contre l’Iran. De son côté, le Washington Times du 4 août 2007, révèle, dans une enquête, que le PEJAK jouit également de soutiens aux USA.
  
L’officier américain à la retraite Ralph Peters a publié, dans le Armed Forces Journal, une carte qui dessine, selon des critères ethniques, les frontières du Proche et du Moyen Orient. Le professeur Michael Wolffsohn, de l’université de la Bundeswehr (l’armée fédérale allemande) à Munich, a ébauché, des plans similaires, dans le quotidien allemand Die Welt, édition du 7 mars 2007.
  
C’est surtout depuis mars 2007, que la reprise des attentats perpétrés par les Kurdes du PKK et du PEJAK agace les régimes islamiques turc et iranien. Et leur donne un prétexte pour entrer dans la cour des grands au Moyen Orient. En effet, en mars dernier, selon le commandant des Gardiens de la Révolution iranienne, le général Yahya Rahim Safavi, 30 rebelles kurdes avaient été tués, au cours d’affrontements entre les Gardiens de la Révolution iranienne et le PEJAK kurde iranien. Le général iranien Yahya Rahim Safavi, déclarait, déjà à l’époque : « Si le gouvernement irakien n’expulse pas les rebelles armés iraniens liés aux étrangers de la zone (frontalière Iraq-Iran), les Gardiens de la Révolution iranienne se réservent le droit de les pourchasser au-delà des frontières » de l’Iran, autrement dit en Irak. Concrètement, les Iraniens et les Turcs, menacent le gouvernement régional du Kurdistan irakien, créé le 7 mai 2006. Pour régler le problème, les USA préféreraient, tout au moins à ce stade et au plan diplomatique, une meilleure coopération entre la Turquie, le gouvernement irakien et les Kurdes irakiens, mais sans l’Iran nucléarisé. (lire http://hebdo.ahram.org.eg/Arab/Ahram/2007/3/7/bref2.htm ).
  
Dans ce cadre, la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice a annoncé, vendredi 2 novembre 2007, que les USA, la Turquie et l’Irak vont coopérer pour empêcher d’agir les séparatistes kurdes du PKK depuis leurs bases dans le Nord de l’Irak. Le lendemain, samedi 3 novembre, les Kurdes du PKK étaient au centre de la conférence des pays voisins de l’Irak, réunis à Istanbul. « Le rétablissement de la sécurité intérieure et de la stabilité de l’Irak est d’une importance vitale pour l’Irak et ses voisins », a déclaré le Premier ministre islamiste turc Recep Erdogan à cette occasion. Les options militaires « restent sur la table pour la Turquie », a affirmé de son côté le chef de la diplomatie turque. Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a quant à lui déclaré : « Nous avons pris une décision définitive de fermer les bureaux du PKK en Irak. Nous prenons des mesures fortes (...) Nous allons surveiller les membres (du PKK) dans les régions où ils sont basés ». Mais l’événement clé a lieu aujourd’hui, lundi 5 novembre : le Premier ministre islamiste turc Recep Erdogan Recep Erdogan rencontre le président américain George W. Bush à Washington. (lire dépêches des 2 et 3 novembre 2007 sur http://www.esisc.org/ ).
  
Rompant avec les silences complices et les mensonges débiles, entretenus, par les médias politiquement corrects et moralement abjects, David Bescond, sur http://rebelles.info , écrivait, le 29 octobre 2007 : « Il faut être bien naïf pour croire que les attaques du PKK contre les militaires turcs sont à l’origine des tensions qui secouent le Kurdistan. C’est oublier que le sud-est de la Turquie abrite également 2000 rebelles kurdes du PKK. Rebelles que l’armée turque n’a toujours pas réussi à vaincre. Autrement dit, avant de s’en prendre aux 3500 insurgés du PKK réfugiés dans le Nord de l’Irak, Ankara ferait bien d’assurer la sécurité sur son propre territoire. Mais en vérité, les 3500 soldats du PKK présents en Irak ne sont qu’un prétexte. Ce qui gêne la Turquie, c’est la réussite, tant au niveau économique que sécuritaire, de la région autonome kurde en Irak. C’est la peur de voir cette région s’établir en Etat indépendant kurde et donner des idées sécessionnistes à l’ensemble de la diaspora kurde répartie sur quatre états (Syrie, Turquie, Irak et Iran). Cela explique le soutien appuyé de Damas envers Ankara pour une intervention militaire dans le Nord de l’Irak dans l’espoir de voir l’expérience autonome kurde irrémédiablement brisée. Quant à l’Iran, s’il exprime les mêmes craintes d’une contagion indépendantiste à partir du Nord irakien, il voit d’abord dans une intervention militaire turque un excellent moyen de compliquer les plans américains d’une intervention contre ses installations nucléaires. Téhéran fera tout pour favoriser l’exacerbation des tensions dans la région ».
  
Aujourd’hui lundi 5 novembre, David Bescond, toujours sur http://rebelles.info , ajoute : « …Le vice-Premier ministre islamiste turc, Cemil Cicek, a annoncé que le gouvernement voulait adopter des sanctions militaires politiques, diplomatiques et économiques contre les "associés" des séparatistes du PKK. Autrement dit contre l’administration kurde irakienne accusée par la Turquie de les soutenir (…) pendant qu’Ankara menace, le marchandage avec les Etats-Unis et Israël se poursuit. Consciente que sa menace d’intervenir militairement dans la région gêne les Occidentaux dans leurs préparatifs pour empêcher Téhéran de posséder l’arme atomique, la Turquie est bien décidée à se servir de la situation pour faire monter les enchères ».
  
Or donc, aujourd’hui 5 novembre, à Washington, le Premier ministre islamiste turc Recep Erdogan rencontre le président américain George W. Bush. Espérons qu’au-delà des gesticulations diplomatiques de Condoleezza Rice, elle qui kérosène de liane en liane depuis des mois à travers le Moyen Orient ; espérons qu’au-delà de cette ridicule savane, Bush saura s’entourer, de conseillers (ères), un peu moins obnubilés (ées) par leur carrière personnelle de futur expert (e) en relations théoriques internationales auprès de la ploutocratie médiatique.
  
Le soudain prétexte du Kurdistan fera peut-être basculer le Proche et le Moyen Orient. L’Amérique et le monde ont donc besoin de personnes de la trempe de Ronald Reagan, Richard Perle et John Bolton. Oui, je sais, ce sont des néoconservateurs…

MONDE-INFO.jpg
 
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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 23:58
L'islam, à l'instar de la majorité des grandes religions, considère l'homosexualité comme étant un péché contre l'ordre établi par Dieu.

La charia, loi d'inspiration islamique appliquée dans certains pays musulmans, condamne très sérieusement l'homosexualité, puisque la récidive peut entraîner la peine de mort. C'est le cas en Arabie saoudite, où les homosexuels peuvent être soumis à la peine capitale ou perdre leurs droits civiques. En Afghanistan, plus de dix homosexuels ont été exécutés pour leur sexualité par le régime des Talibans.

Pour les plus conservateurs, l'homosexualité est l'un des pires vices que l'humanité ait connu et doit être strictement punie. Pour d'autres, elle est davantage une maladie qui doit être soignée. Certains occidentaux convertis à l'islam posent aujourd'hui de nouvelles lectures du Coran pour appeler à moins de sévérité. Néanmoins il demeure que dans plusieurs textes de loi, la peine de mort est expressément prescrite comme punition des homosexuels. Toutefois, l'établissement de la charia est plus complexe qu'une simple lecture du Coran. Voir l'article droit musulman pour plus de détails sur les processus de l'établissement des lois islamiques.

La sévérité de certains régimes islamiques vis-à-vis des homosexuels amène certains d'entre eux à émigrer vers l'Occident où les mœurs sont généralement plus libérales à leur égard.

Homosexualité dans le Coran 

Le thème de l'homosexualité est principalement abordé dans le Coran par l'histoire de Lot (semblable à celle dans la Bible). Bien que le châtiment de Dieu soit le même (la destruction de la ville), les termes employés pour qualifier les habitants sont cependant moins forts (« peuple outrancier », « peuple ignorant », « ses habitants sont injustes ») que ceux utilisés dans la Bible (« infamie », « abomination »).

Dans l'islam l'acte sexuel est considéré comme un acte religieux, pas seulement pour la procréation : il représente la communion avec la nature par la réunion de la complémentarité homme/femme. Au contraire, la chasteté et le célibat sont diaboliques car cela équivaut à soustraire son corps à l'harmonie de l'ordre divin.


Extrait de la sourate « Al-Araf » (7)

(80) Et Lot, quand il dit à son peuple : « Vous livrez-vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n'a commise avant vous ?
(81) Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes ! Vous êtes bien un peuple outrancier ».

Extrait de la sourate « An-Naml » (27, « Les fourmis »)

(54) Lot, quand il dit à son peuple : « Vous livrez-vous à la turpitude alors que vous voyez clair ?
(55) Vous allez aux hommes au lieu des femmes pour assouvir vos désirs ? Vous êtes plutôt un peuple ignorant ».
(56) Puis son peuple n'eut que cette réponse : « Expulsez de votre cité la famille de Lot ! Car ce sont des gens qui affectent la pureté ».

Extrait de la sourate « Al-Ankabut » (29, « L'araignée »)

(28) Et Lot, quand il dit à son peuple : « Vraiment, vous commettez la turpitude où nul dans l'univers ne vous a précédés.
(29) Aurez-vous commerce charnel avec des mâles ? Pratiquerez-vous le brigandage ? Commettrez-vous le blâmable dans votre assemblée ? » Mais son peuple ne fit d'autre réponse que : « Fais que le châtiment d'Allah nous vienne, si tu es du nombre des véridiques ».
(30) Il dit : « Seigneur, donne-moi victoire sur ce peuple de corrupteurs ! »
(31) Et quand Nos Anges apportèrent à Abraham la bonne annonce, ils dirent : « Nous allons anéantir les habitants de cette cité car ses habitants sont injustes ».

 

Homosexualité dans la culture arabo-islamique classique

La culture arabe classique a progressivement introduit parmi les élites une vénération du bisexuel. De grands poètes, Abū Nuwās, Omar Khayam et quelques princes abbassides l’ont chanté. Il semble que la bissexualité était admise à l'époque du calife Harun ar-Rachidréf. nécessaire.

 

Lois sur l'homosexualité dans le monde musulman 

Le seul pays dans le monde musulman qui n'ait pas pénalisé l'homosexualité est la Turquie. Probablement car c'est un État laïc, même si la grande majorité de la population est de religion musulmane, et que ce pays a un système législatif importé de l'Europe. Cela étant dit, la vie du couple homosexuel, sans même qu'il s'agisse de reconnaître des droits, n'est pas culturellement acceptée dans le monde musulman.

Elle encourt même la prison. On a ainsi remarqué récemment en Tunisie la condamnation le 5 mai 2005 en vertu de l'article 230 du Code pénal tunisien à 6 mois de prison d'un tunisien et de son ami français.[1]

 

Une histoire et une pratique ambiguës 

Ce que les modernes appellent "homosexualité" est donc officiellement condamné dans le Coran qui est le livre fondateur et aurait valeur de "sacrement" puisque le texte serait le support des influences spirituelles à l'œuvre dans cette religion.

Les hadiths (paroles et faits du prophète Mahomet) viennent confirmer cela. Ainsi, on peut trouver chez Tirmidhi (Sounan At-Tirmidhi 13-23) des hadiths qui maudissent ceux qui s'adonnent à l'acte homosexuel, et les condamnent à mort. Les imams Malik et Shafii entre autres, les classent avec les fornicateurs mariés, qu'ils soient eux-mêmes mariés ou pas.

Certains auteurs font remarquer que les conditions de forme pour que l'autorité puisse entrer en condamnation sont d'une précision chirurgicale telle qu'elles sont quasiment impossibles à satisfaire.

Ce qui tend à beaucoup choquer c'est qu'en dépit de l'interdit officiel, la pédérastie a bien fait l'objet d'une grande faveur notamment dans certaines cours califales. Enfin, la présence d'échansons, soit des éphèbes dont la jeunesse serait éternelle, dans la description même du paradis coranique tend à faire désordre.

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 23:56

Un musée expose « Allah o gaybar », une série de photos d’homosexuels portant des masques à l’effligie du Prophète.

A museum displays « Allah o gaybar », a series of homosexuals’ photographs carrying masks in the effligie of the Prophet.
There were the Danish caricatures, the Swedish drawings of Mahomet with a dog’s body, the teddy bear called by the name of the Prophet in Sudan. Here is something new to re-ignite Muslim anger : Mahomet as an homosexual! Cleverly named « Allah o gaybar », the exhibit, a series of homosexuals’ photographs carrying masks in the effigy of the Mohamed or his son-in-law Ali, will be finally presented by a museum of the city of Gouda. A few days ago, a museum of The Hague decided to withdraw these photographs, for fear of retaliation. The Iranian artist Sooreh Hera took these photos to show ” the hypocrisy ” of the Iranian president who recently denied the existence of homosexuals in his country. Sooreh Hera, who asked for political asylum in the Netherlands in 2000, says that she has received threats. « I thought that I would find freedom of speech in Netherlands, she asserted. But this is not a free country. It has become an Islamic dictatorship. »

Il y a eu les caricatures danoises, le dessin suédois d’un Mahomet à corps de chien, le nounours baptisé du nom du prophète au Soudan. Voici maintenant de quoi rallumer la colère des musulmans : Mahomet en homosexuel ! Finement intitulée « Allah o gaybar », l’exposition, une série de photos d’homosexuels portant des masques à l’effigie du prophète ou de son gendre Ali sera finalement présentée par un musée de Gouda. Il y a quelques jours, un musée de La Haye avait décidé de retirer ces photos, de crainte de s’attirer des représailles. L’artiste iranienne Sooreh Hera a réalisé ces clichés pour témoigner de « l’hypocrisie » du président iranien qui a nié récemment l’existence d’homosexuels dans son pays. Sooreh Hera, qui a demandé l’asile aux Pays-Bas en 2000, déclare avoir reçu des menaces. « Je croyais que je trouverais la liberté d’expression aux Pays-Bas, a-t-elle affirmé. Mais ce n’est pas un pays libre. C’est devenu une dictature islamiste. »

Pour plus d’info en anglais , aller ici

source : eXtrême centre


 

Par Samir Achehbar

Événement.
Choquant ! La chasse à l’homo


Au départ, une soirée privée à Ksar El Kebir, et des rumeurs malsaines… à l'arrivée, des émeutes populaires, des vies brisées, et un scandale national.


L'image “http://www.telquel-online.com/300/images/image_maroc1_300.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Ksar El Kébir n'a probablement jamais été autant médiatisée qu'en 2007. En l'espace de sept mois à peine, cette ville de 100 000 habitants (d'après les statistiques de 2004), nichée à mi-chemin entre Rabat et Tanger, mais restée à la marge de l'axe autoroutier qui sépare les deux villes, a eu les honneurs de l'actualité nationale. Le 1er mai 2007, déjà, des militants des droits de l'homme y ont été interpellés et poursuivis en justice pour “slogans (proférés en public) portant atteinte aux valeurs sacrées”. Résultat : cinq hommes, tous membres de la section locale de l'AMDH, ont été condamnés à 3 ans de prison ferme. Une peine révisée à la hausse en appel (4 ans) qu'ils ont commencé par purger à Ksar El Kébir même, avant d'être transférés à la prison voisine de Souk El Arbaâ, toujours dans le Gharb.

Et voilà donc que, sept mois plus tard, Ksar El Kébir revient à l'actualité. Le décor est globalement resté le même : manifestations publiques, interpellations, participation active de la section locale de l'AMDH. “Seul” l'enjeu a changé : les manifestants, cette fois, n'ont pas pointé le chômage et la corruption supposée de nos gouvernants, ils ont choisi de décréter une gigantesque chasse à l'homo.

Tout a commencé le 19 novembre quand F. (on l'appellera ainsi pour éviter de dévoiler sa véritable identité comme cela a été, hélas, fait par une partie de nos confrères de la presse écrite), une célébrité locale, connu pour ses activités de “guerrab”, a décidé d'organiser une soirée privée dans une maison du quartier populaire de Hay Diwan, habituellement réservée aux célébrations de mariages. La “party” ne passe pas inaperçue.

“F. n'a pas la réputation d'un saint homme, plutôt celle d'un libertin dont les moindres faits et gestes sont épiés par tout Ksar El Kébir”, nous explique cette source locale. La soirée du 19 novembre a, en plus, quelque chose de particulier : elle ressemble à une cérémonie rituelle, avec animation gnaouie et, poussé sur la piste de danse, un homme… déguisé en femme.

Le lendemain, la colère gagne progressivement la ville. Car la rumeur, selon laquelle un “mariage homosexuel” aurait été organisé la veille, s'y répand comme une traînée de poudre. Tout s'enchaîne. Des enregistrements vidéo, probablement captés par l'un des invités de la soirée, circulent sur Youtube, La Mecque du Net. Le 21 novembre, une surprenante pétition voit le jour. Adressé au procureur général de la ville, le document appelle à “l'ouverture d'une enquête officielle sur la célébration d'un mariage homosexuel (à Ksar El Kébir)”. Le texte soutient même que, à l'instar d'un mariage “classique”, la supposée noce homosexuelle s'est tenue en deux jours, “le 18 novembre, jour de la Fête de l'indépendance, et le 19 novembre”. La pétition, qui a des allures de plainte en bonne et due forme, surprend par l'identité de ses signataires. AMDH, PJD, Al Adl Wal Ihsane, Al Badil Al Hadari, ainsi que d'obscures associations locales. Le rouleau compresseur est en marche et la presse écrite s'en mêle, répercutant à coups de manchettes surdimensionnées “le mariage d'homosexuels à Ksar El Kébir”. Nourrie par des prêches incendiaires le vendredi suivant, la vindicte populaire s'étend dans cette ville où, d'après plusieurs indicateurs, cohabitent trafiquants en tous genres et de fortes succursales des mouvements islamistes.

La suite est un mouvement de foule collectif, hystérique, qui ressemble bien à des émeutes populaires. Au moins mille personne (cinq à dix fois plus, assurent certaines sources non officielles) sont lâchées dans la nature, les yeux rouges de colère, demandant “justice, sanctions et réparation”. La foule veut d'abord en découdre avec la propriétaire de la maison ayant abrité la fête. Le commerce d'un bijoutier de la ville, figurant parmi les invités de la soirée, est saccagé. Idem pour le domicile de F., d'où des assaillants en colère contre “l'affront” fait à leur ville repartent avec des caisses de bière ! Au centre-ville, les forces de sécurité, rameutées en grands renforts, font usage de leurs matraques. Le rodéo se poursuit pendant plusieurs heures et huit personnes parmi les “manifestants”, pour la plupart des jeunes, sont arrêtées puis relâchées. F., entre-temps, s'est évanoui dans la nature. Tout comme ses principaux invités.

Mais la pression de la rue ne s'estompe qu'à partir du moment où une nouvelle rumeur gagne rapidement la ville : “On a arrêté les homosexuels”, répercute-t-on ainsi de proche en proche. Effectivement. Six personnes parmi les (supposés) invités de la cérémonie sont mises aux arrêts. “Pour leur plus grand soulagement, certaines d'entre elles ayant vécu leur arrestation comme une protection contre un possible lynchage public”, nous précise cette source proche de l'enquête en cours.

Un autre épisode dramatique, surréaliste, peut alors commencer. Les accusés n'arrivent à convaincre aucun avocat de la ville de plaider leur cause. Toutes les sources consultées sont unanimes : les avocats ont peur des représailles (de la foule en colère). Jusqu'à jeudi, aucune robe noire ne s'était portée au secours des six inculpés. Et, à en croire certaines sources, Mohamed Sebbar, président du Forum vérité et justice (FVJ), et avocat de métier, aurait accepté de prendre en main les dossiers des accusés. Une confirmation qui devrait être confirmée dans les jours qui viennent.

Et l'affaire continue d'enfler. A Ksar E Kébir, une ville déshéritée largement dominée par le PJD (dont la suprématie “politique” a été confirmée lors des élections de septembre 2007) et, plus encore, par la Jamaâ d'Al Adl Wal Ihsane, la seule voix qui arrive à se faire entendre est celle de la “dénonciation”. “Ici, les gens crient d'une seule et même voix, impossible de faire autrement. Ceux qui pensent différemment ont trop peur d'être à leur tour accusés d'homosexualité”, nous dit, sincère, cet habitant de la ville. “Avec une étiquette pareille, on risque d'être pris en chasse par la police, les imams des mosquées, les maîtres d'école, les voisins, etc.”, poursuit notre source.

Le profil du principal “accusé”, F., n'est pas fait pour inverser la tendance. “On dit de lui qu'il a pu maintenir et développer ses activités (de vendeur clandestin d'alcool), en soudoyant certains policiers, voire quelques habitants parmi les “durs” de la ville. Dénoncer ce qui lui arrive aujourd'hui revient à défendre ses choix de vie, ce n'est pas très évident” : voilà, en gros, la “réputation” dont semble jouir F., première victime de l'affaire.

L'effet boule de neige aidant, l'actualité de Ksar El Kébir a fini par atterrir devant le Parlement à Rabat. Répondant, mercredi, à une séance de questions orales, le ministre de l'Intérieur Chakib Benmoussa a ainsi expliqué, tel qu'on peut le lire dans une dépêche de l'agence officielle MAP : “Loin de toute exploitation médiatique et politique de cet événement, il convient de signaler que les premières investigations montrent que cette fête est liée à des rituels qui relèvent du pur charlatanisme”. Benmoussa livre sa version de la cérémonie organisée par F. : “Il (F.) entendait réaliser une vision dans laquelle une femme lui aurait demandé de s'habiller comme elle et d'offrir un présent au saint Sayed Al Madloum”. Le ministre de l'Intérieur, qui appelle directement au calme, assure par ailleurs qu’“il n'a pas été confirmé, à ce jour, qu'il s'agit d'un mariage entre pervertis sexuels comme cela a été rapporté par certaines composantes de l'opinion publique locale”. Une affirmation tout à fait plausible. Contrairement aux rumeurs colportées sur le Net, ou via une partie de la presse écrite, la “party” organisée par F. n'avait, d'après les premiers éléments de l'enquête, rien d'un mariage entre homosexuels (ou “pervertis sexuels” selon la terminologie de la MAP et du ministre de l'Intérieur). Aucune procession (H'diya) n'a eu lieu en public, non plus. C'est sans doute ce qui explique, pour le moment, la prudence de l'acte d'accusation (non officiel) concernant les six personnes arrêtées : “Implication présumée dans des actes contraires à la loi”.

Toujours à Rabat, et à quelques pas du Parlement, le siège de l'AMDH est le théâtre d'une effervescence inhabituelle. Et pour cause : l'ONG a été, via sa section locale à Ksar El Kébir, aux avant-postes parmi les dénonciateurs de la “fête” organisée par F. Une attitude qui a beaucoup surpris, voire déçu, choqué, à l'intérieur même de l'Association. Son vice-président Abdelhamid Amine ne dit pas autre chose : “Cette histoire nous fait du tort, incontestablement. Notre section à Ksar El Kébir a commis une erreur d'appréciation en signant la pétition adressée au parquet de la ville, et on l'a rappelée à l'ordre pour cela. Mais elle n'a pas porté plainte comme cela a été rapporté ici ou là, et elle s'apprête à diffuser un communiqué officiel pour remettre les pendules à l'heure”. Dimanche, en effet, Amine et les autres dirigeants de l'AMDH devraient valider le communiqué en question. Il n'empêche qu'un certain trouble a gagné les esprits des “militants”. L'un d'eux, qui a requis l'anonymat, explique : “On aurait préféré éviter de nous prononcer sur la question de l'homosexualité, parce qu'elle est liée à beaucoup de tabous à la fois. Les gens sont tellement manipulables, religieusement et politiquement, que l'on ne peut qu'avancer sur un terrain glissant”.

Sur les faits, et surtout sur le background et le débat culturel, religieux, juridique, qui la sous-tendent, l'affaire de Ksar El Kébir, dont le procès devrait s'ouvrir incessamment, ne fait que commencer. La suite devra nous indiquer si, comme le craignent plusieurs milieux associatifs, on n'est pas aux portes d'un épisode aussi grotesque que l'affaire dite des satanistes, qui avait entaché le printemps 2003.


Zoom. Les bonnes questions

Khadija Rouissi devait rallier, le 30 novembre, la localité de Ksar El Kébir, pour tenter de venir en aide aux familles des six inculpés. Elle nous livre les raisons d'un “geste” qu'elle aura eu, la première, le courage d'accomplir : “Je me déplace au nom de l'association Bayt Al Hikma (ndlr : l'ONG a été fondée durant l'été 2007) dont la vocation est de défendre les libertés individuelles au Maroc. Le but est d'abord d'écouter et de soutenir les familles des victimes, dont la plupart des enfants ont déserté les bancs de l'école depuis le déclenchement de l'affaire. Maintenant, il est temps d'ouvrir le(s) débat(s) : qu'est-ce qui est public et qu'est-ce qui est privé ? Est-ce qu'on devrait rester passifs et attendre que des gardiens de la morale violent nos maisons et écoutent à la porte de nos chambres à coucher ? N'est-il pas temps que les Marocains jouissent de l'un des droits fondamentaux qui consiste à disposer librement de son corps ? Quels sont le rôle exact et la vocation des associations de défense des droits de l'homme ? Comment arrêter le déferlement des écrits et des prêches incitant à la haine et à la violence ?”. Les (bonnes) questions de Mme Rouissi méritent des réponses claires, tranchées. Et un débat public et serein. Ça urge.

Lettre de Ksar El Kébir
Lynchage médiatique, récupération politique

Al Massae consacre sa manchette du 23 octobre, un vendredi, jour de ferveur religieuse, à l’affaire de Ksar El Kébir. L’article, au titre tranchant (dont la traduction donnerait ceci : “Deux homosexuels se marient à Ksar El Kébir selon la tradition marocaine”), est illustré par l’image en gros plan d’un probable travesti sexuel. Détail : l’article ne mentionne à aucun moment que ladite photo, tirée d’une banque d’images internationale, n’a pas été prise à Ksar El Kébir. Troublant quand on sait que parmi les émeutiers de la ville du Gharb, beaucoup brandissaient des exemplaires du numéro d’Al Massae en question. 

Un lecteur a choisi l'anonymat (pour des raisons que l'on peut comprendre) pour nous commenter les événements de Ksar El Kébir. Avec un style propre et une analyse personnelle du “scandale” qui secoue la ville depuis déjà deux semaines.

L'image “http://www.telquel-online.com/300/images/image_maroc1_1_300.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. La ville de Ksar El Kébir a connu une semaine chaude, à cause d'un événement insolite. Emmenés par une division d'Al Adl Wal Ihsane et les fantassins embrigadés sous l'étendard du PJD, les citoyens sont sortis dans la rue, dénonçant à cor et à cris le supposé “crime” commis par un groupe d'homosexuels. Peu soucieux de la “réputation” de leur ville, ceux-ci auraient célébré un “mariage” sans précédent, dont l'écho a fait le tour des sites Internet marocains et étrangers, poussant vers la ville des hordes de journalistes et de reporters curieux de s'enquérir personnellement du bien-fondé des rumeurs colportées.

Ces gens ont eu, une fois sur place, tout le loisir de filmer les manifestations organisées après la prière du vendredi. Dans des prêches enflammés, des imams de la ville sont allés jusqu'à inciter au meurtre de ce groupe d'homosexuels, ainsi que de leur “mohsine” (mécène), un joaillier connu, dont le magasin et le domicile ont été attaqués à plusieurs reprises, dans le but inavoué de voler ses biens. Le domicile de la supposée “mariée” a également été victime des assaillants, qui se sont emparés de bouteilles de vin et de bière.

Le prétendu “mariage” a fait la Une des grands quotidiens nationaux, reportages et photos à l'appui. Certains sont même allés jusqu'à dénoncer la police, coupable (à leurs yeux) de fermer les yeux, voire de s'être rendue complice en refusant d'arrêter l'acteur principal de cet événement. Celui-ci, craignant pour sa vie, s'est livré lui-même, de peur d'être lynché par les vagues de fanatiques, qui appelaient à ce que les “mariés” soient sévèrement sanctionnés afin de servir d'exemple à d'autres.

Quelques jours plus tard, l'accalmie est revenue et la raison a repris ses droits… Les gens ont découvert, stupéfaits, qu'il s'agissait d'une machination, ourdie par des esprits vils, et qu'il n'y avait que la “mariée”, sans aucune trace du “mari”. De même qu'ils ont découvert que le joaillier n'avait aucune relation, de près ou de loin, avec ces événements, et que l'attaque qui a ciblé son magasin visait plutôt sa marchandise, car il ne soutenait pas les islamistes. Et il n'est pas le seul.

Où se situe donc la vérité dans tout cela ? En réalité, un vendeur d'alcool clandestin a eu une “vision”, un rêve. Il a donc voulu organiser une nuit de sorcellerie, habillé en femme, comme il s'est vu en songe. Peut-être est-il homosexuel, peut-être aussi avait-il invité des homosexuels, comme il en existe partout dans le monde, sauf en Iran, si l'on en croit le président iranien Ahmadinejad.

La vidéo de la cérémonie montre que l'alcool a coulé à flots, qu'on a fumé du haschich et qu'on a dansé. Rien que du banal en somme, qui arrive toutes les nuits et un peu partout au Maroc. Le bonheur des uns faisant toujours le malheur des autres, les islamistes du PJD, et ceux d'autres mouvements de même obédience, se sont emparés de la situation, la condamnant à l'avance, sans chercher à vérifier les faits. Le représentant de la ville au Parlement a poussé le ridicule jusqu'à poser une question orale sur le sujet, voulant ainsi démontrer que “le Maroc est un pays de grande débauche”, qui a grand besoin des islamistes pour le ramener sur le droit chemin.

Faisant fi de tout professionnalisme, certains journaux se sont contentés de vulgaires exercices de micro-trottoir pour étayer leurs articles. Mais en aucun cas l'intéressé, ni ses invités, n'ont été interrogés. La presse n'a par contre pas hésité à diffuser, sans les masquer, les photos des personnes directement concernées, sans prendre conscience que ceci pouvait mettre en danger leur vie et la sécurité de leurs familles. Le but souhaité a été atteint : pas un citoyen n'avait sa copie d'un de ces journaux dont la vente a atteint des sommets dans la ville.

Maintenant que les choses se sont calmées, les conclusions s'imposent d'elles-mêmes. Pour une poignée d'électeurs de plus et quelques dizaines d'exemplaires vendus, la réputation de la ville a été traînée dans la boue, victime de personnes dont le seul souci est le gain, même si le prix s'appelle la bassesse. Ksar El Kébir, marquée dans son propre corps social, n'en finira décidément pas de panser ses blessures, elle qui se bat déjà contre la marginalisation qui la frappe de plein fouet. Dommage.



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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 23:59
Pour en finir avec le mythe andalou

Si l'on avait demandé aux Français, il y a quelques décennies, un exemple de cohabitation harmonieuse entre les trois religions monothéistes, ils auraient désigné sans hésiter... l'Algérie française. Depuis la fin désastreuse de ce « modèle », les rêveries ont du se reporter vers un passé plus lointain. C'est ainsi que l'Espagne musulmane (711-1492) passe pour être un exemple chatoyant de cohabitation. On a même pu entendre récemment un journaliste très en vue nous affirmer qu'Averroès est «l'inventeur de la laïcité».

Le mythe andalou nous vient des romantiques : Chateaubriand, avec « le Dernier Abancérage », Victor Hugo avec « les Orientales » et surtout les merveilleux « Contes de l'Alhambra » de Washington Irving. Depuis, il a prospéré sur la croyance bien établie, mais fausse, qu'une civilisation brillante ne peut apparaître que dans une société tolérante et pacifiée.

La réalité historique est cependant bien différente. Très tôt les Juifs et les chrétiens ont dû subir la condition des dhimmis : quartiers réservés, tenues vestimentaires distinctives, interdiction de pratiquer certaines professions. Voici comment est décrite la situation des minorités dans un ouvrage rédigé à Séville au 12ème siècle, cité par Bernard Lewis :

« Il n'est pas permis à un musulman de masser un juif ou un chrétien, de ramasser ses ordures, ni de nettoyer ses latrines. Ce genre de métier convient mieux aux Juifs et aux chrétiens car ce sont des êtres vils. Un musulman ne soignera pas l'animal d'un Juif ou d'un chrétien, ne lui servira pas de muletier, ni lui tiendra l'étrier . S'il s'avère qu'un musulman le fait, il convient de le dénoncer sans retard.».

L'époque almohade, que tous les touristes apprennent à connaître, fut particulièrement difficile :

« Le règne des Almohades, en dépit d'un verset coranique interdisant la conversion forcée des « gens du livre », sera terrible pour les juifs et les chrétiens qui devront désormais choisir entre la conversion à l'islam, l'exil ou la mort. Pour les juifs du Maghreb, l'épisode almohade est resté comme une des pages les plus noires de leur histoire. Un véritable désastre s'est abattu sur ces communauté où conversions forcées et massacres systématiques des récalcitrants ont affecté l'ensemble de l'Afrique du nord et de l'Espagne musulmane. Après le massacre des communautés de Séville et de Cordoue, la grande majorité des juifs d'Andalousie décidera d'échapper aux persécutions en se réfugiant dans les royaumes catholiques du nord et du centre de la péninsule ». (J.P. Camus, «Les relations entre juifs et arabes au Moyen Age », Les Temps médiévaux, juin-juillet 2003)

Le grand philosophe juif Maïmonide, qui naquit à Cordoue, fut contraint à l'exil par les persécutions. Du Caire, où il avait trouvé refuge, il écrivit en 1172 une lettre aux Juifs du Yémen qui résume parfaitement la situation des Juifs au 12ème siècle dans le Dar al-Islam. On ne peut que conseiller cette lecture à ceux qui croient naïvement que l'antisémitisme musulman est apparu brusquement avec la création de l'Etat d'Israël:

« Comme vous le savez, mes frères, c'est parce que nous avons péché que Dieu nous a jetés au milieu de ce peuple, de cette nation d'Ismaël qui nous persécute et trouve toujours de nouveaux moyens de nous nuire... Aucune nation n'a causé plus de torts à Israël. Aucune ne nous a autant rabaissés et avilis. Aucune n'est parvenue à nous réduire comme elle l'a fait ».

Le sort des chrétiens n'était pas plus enviable, pour une raison évidente : à mesure que la Reconquête progressait, ils étaient de plus en plus considérés comme une « cinquième colonne », même si Franco n'avait pas encore inventé l'expression. Quand les troupes chrétiennes approchaient, on n'hésitait pas à les déporter en masse en Afrique du Nord. N'y eu-t-il pas cependant des échanges féconds entre les trois religions ? Ce n'est pas l'avis d'Adeline Rucquoi:

« Clercs chrétiens, rabbins et oulémas, tentent d'inculquer à leurs fidèles les articles de leur foi, en excluant et parfois en dénigrant les autres. Ces perspectives facilitent la cohésion de chaque communauté ; elles donnent aussi lieu, de façon épisodique ou endémique, à des conflits, à des accès de violence, et même à des massacres ».

Le grand orientaliste Louis Gardet, quant à lui, n'hésite pas à écrire que la tolérance intellectuelle en Andalousie était bien inférieure à ce qu'on pouvait observer dans d'autres parties du monde islamique :

« Les milieux de vie et de pensée qui étaient ceux de Farabi et d'Ibn Sina [Avicenne] acceptaient sans grande difficulté que les textes scripturaires devinssent objet de glose sapientiale. Il en allait sans doute différemment de l'Andalousie et du Maghrib almohades, soumis à la censure des fuqaha (juristes) malikites.»

Mais, dira-t-on, Averroès (Ibn Rushd) n'est-il pas une lumineuse exception ? Son activité philosophique était pratiquement inconnue de ses contemporains, qui ne voyaient en lui que le juge suprême en exercice à Cordoue, puis à Séville. En tant que tel, il était naturellement d'une parfaite orthodoxie, au point que son grand traité de droit est toujours enseigné aujourd'hui à l'Université Al-Ahzar. Si Averroès est « l'inventeur de la laïcité », alors Al-Azhar est un temple de la laïcité. Voici ce qu'en dit Dominique Urvoy, qui a consacré un ouvrage à notre philosophe :

« Il suffit de se rappeler que Averroès est un cadi et que le droit musulman a toujours et partout condamné à mort l'hérétique manifeste. L'inverse serait étonnant de la part de notre penseur. Le hasard voudra que, huit siècles plus tard , un quasi-homonyme, le musulman indien Salman Rushdie soit accusé d'insulte au Prophète et à ses épouses , dans ses versets sataniques. La condamnation à mort qui s'est ensuivie, signée par l'ayatollah Khomeniny, a bouleversé le monde entier. Mais ce n'est pas prendre parti pour ce dernier que de dire qu'en tant que faqîh il n'aurait pu se prononcer autrement. Ibn Rushd lui-même aurait porté une condamnation identique contre Rushdie.»

Alain de Libera, le grand spécialiste de la philosophie médiévale, semble maintenant plus réservé sur la philosophie andalouse qu'il ne le fut autrefois. Au cours d'un forum organisé par «Le Monde », il a déclaré:

« Terrible conclusion, que la réalité historique de l'islam occidental va bientôt confirmer : la philosophie telle que l'entend Ibn Rushd disparaît avec lui, suivie de peu par l'empire almohade. « Averroès » aura des disciples chez les juifs jusqu'à la fin du XVème siècle et chez les chrétiens jusqu'à la fin du XVIème. Il n'y en aura plus pendant longtemps chez les musulmans » .

Et interrogé sur la traduction des textes grecs à partir des versions arabes, qui semblait passionner l'auditoire, il a répondu : « Je crois qu'il ne faut pas transformer une politique culturelle catholique en un tableau idyllique de la convivialité des religions ».(in Roger-Pol Droit, « Jusqu'où tolérer », p.90).

Laissons la conclusion à Pierre Guichard, auteur du livre le plus complet sur al-Andalus:

«On a trop souvent mythifié l'histoire d'al-Andalus, ou l'on a voulu voir, aussi bien en Occident que dans l'imaginaire arabe, à la fois un paradis perdu et le modèle des possibles « Andalousies » consensuelles du futur ».

Le mythe andalou peut encore nous donner de beaux films, comme celui de Youssef Chahine, mais il est en perte de vitesse. Son grand prêtre, Jean Daniel, reconnaît aujourd'hui que « l'esprit de Cordoue » n'a vraiment soufflé que pendant soixante années (sans d'ailleurs nous dire lesquelles). C'est bien peu pour un paradis qui a duré huit siècles. Et même Guy Sorman, qui professe à l'égard de l'Islam un optimisme que nous aimerions partager, a soigneusement évité de tomber dans le piège (Cf. «Les enfants de Rifaa », p.97).

L'Europe du 21ème siècle réussira-t-elle à organiser la cohabitation harmonieuse des trois religions, sans oublier les incroyants ? Il n'est pas interdit de l'espérer. Mais ne nous dissimulons pas par des rêveries l'énormité de la tâche : si elle y parvient, ce sera une innovation absolue.

source :  http://www.liberte-cherie.com/prt.php?id=412 

L'âge d'or de l'Andalousie musulmane : rappel historique

Ouvrons grand les fenêtres de notre esprit pour évacuer la propagande :

711 : les armées du prophète traversent le détroit de Gibraltar
712 : prise de Saragosse
714 : pillage de l'Andalousie
732 : les armées du prophète commandées par Abd-el-Rahman sont arrêtées à Tours par le duc Charles-Martel, après avoir ravagé la région et pillé Poitiers
796 : répression de la révolte de convertis involontaires à Cordoue; exil de 20 000 familles.
817 : révolte de convertis forcés à Cordoue; expulsion des habitants.
829 : révolte de Tolède contre les musulmans, qui dure 8 ans.
850 : à Cordoue, le prêtre Perfectus est décapité publiquement pour blasphème, ayant voulu débattre des erreurs de l'islam.
850 : le marchand chrétien Johannes de Cordoue est torturé puis emprisonné pour avoir prononcé le nom de Mahomet pendant une vente.
851 : début du "martyre des Mozarabes" à Cordoue.
851 : décapitation du moine de Cordoue Isaac pour blasphème envers l'islam.
851 : édit d'Abd el Rahman II de Cordoue menaçant de mort tous les blasphémateurs envers l'islam.
851 : les chefs de la communauté chrétienne de Cordoue sont emprisonnés.
851 : deux exécutions de blasphémateurs chrétiens contre l'islam à Cordoue.
852 : quatre exécutions de blasphémateurs chrétiens contre l'islam à Cordoue.
852 : épuration de l'administration de Cordoue de ses éléments chrétiens.
852 : exécution du chrétien de Cordoue Fandila pour blasphème contre l'islam.
852 : destruction des églises de Cordoue datant d'après la conquête arabe.
853 : projet de l'émir de Cordoue Mohammed I de vendre comme esclaves toutes les femmes chrétiennes pour éliminer les chrétiens de sa ville; ses ministres le dissuadent.
857 : mesures anti-chrétiennes à Cordoue.
884 : début de la révolte d'Umar ben Hafsun en Espagne regroupant autour de lui chrétiens et convertis forcés.
900 : interdiction pour les chrétiens de Cordoue de construire de nouvelles églises.
918 : répression de la révolte de Ben Hafsun en Espagne.
924 : prise et destruction de Pamphona, capitale de la Navarre.
963 : le calife Al Hakam II attaque la Castille.
974 : invasion almoravide en Espagne; destruction de bibliothèques
976 : règne d'Hisham II en Espagne; destruction des bibliothèques contenant des livres de philosophie, sous l'influence de M. Ibn Abo Amir.
997 : destruction totale de Saint Jacques de Compostelle par Al Mansur.
1000 : description des opérations de castration dans l'occident musulman par le géographe Maqdessi.
1002 : mort d'Al Mansour, après 52 expéditions contre les royaumes chrétiens d'Espagne.
1010 : début de massacre de centaines de juifs autour de Cordoue => 1013.
1066 : massacre de milliers de juifs à Grenade.
1115 : attaque des Baléares.
1120 : arrestation du musicien, philosophe et poète Ibn Bajja en Espagne, pour hérésie; il est libéré grâce au père d'Averroes
1144 : révolte de soufis dans l'Andalousie occidentale et répression.
1146 : invasion de l'Espagne par les Almohades, berbères extrémistes.
1147 : prise de Tlemcen par les Almohades; persécution des juifs.
1147 : invasion des Almohades en Espagne: expulsion des juifs ou conversions forcées.
1172 : prise de Séville par les Almohades.
1184 : les Almohades imposent des signes distinctifs aux chrétiens et aux juifs en Espagne.
1195 : persécution d'Averroes à Marrakesh.
1198 : Averroes séjourne en Espagne et à Marrakesh; il est accusé d'hérésie par l'entourage du calife; ses livres de philosophie sont brûlés et lui même est banni.
1217 : début des persécutions contre le soufi andalou Ibn Sabin =>1269.
1261 : révolte des musulmans de Castille.
1270 : ségrégation généralisée des juifs en Andalousie.

via le bafweb - source, en partie : atheisme.org - on ne rigole pas !

Et n'oublions pas :

1009 : destruction du plus haut Lieu Saint du christianisme, le Saint Sépulchre de Jérusalem, par le caliphe Al-Hakim, dit "le fou"

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 23:58
Docteur d'Etat en droit, docteur en civilisation islamique Islamologue et professeur d'arabe

Averroès n’a connu la célébrité que grâce à l’Occident . Mais cette célébrité a joué et continue de jouer le rôle de miroir déformant. Ce n’était pas le vrai Averroès que connaissait le monde médiéval chrétien. Ce n’est pas le vrai Averroès que brandissent comme étendard les intellectuels musulmans d’aujourd’hui. Cette méconnaissance de celui que les Arabes continuent d’appeler « Ibn Rushd » est à l’origine d’une histoire mensongère d’Averroès. Les nouveaux penseurs de l’islam l’utilisent comme arme pour rabaisser l’Occident chrétien et faire l’éloge du rationalisme musulman. Averroès est maintenant devenu un héros de cinéma et on peut parler , chez certains, d’une véritable averromanie. C’est cette désinformation qu’il est urgent de dénoncer.

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PREMIERE PARTIE

Celui que le monde arabe connaît sous le nom d’IBN ROUCHD [NDLR :
Abu'l-Walid Muhammad ibn Rushd de Cordoue] n’a connu la célébrité que grâce à l’Occident. C’est l’ Occident qui lui a d’ailleurs donné ce nom qui est assez loin de l’arabe : AVERROES.
Pourtant Averroès, comme le dit Rémi Brague, n’a pas de chance. Il n’est pas le seul philosophe « arabe » dans ce cas, mais ce qui le singularise c’est qu’il a une malchance persistante, même quand il a de la chance. Et cette malchance vient de cette célébrité faussée, un miroir déformant de ce que fut le vrai Ibn Rouchd.

En apparence la chance lui a souri, après sa mort, puisqu’il a connu la célébrité en OCCIDENT CHRETIEN, à un double titre d’ailleurs : comme médecin et comme commentateur d’Aristote. Mais c’est une célébrité qui sent le soufre.
Thomas d’Aquin-connu sous le nom de Saint Thomas d’Aquin, « le Docteur angélique »- en a fait l’équivalent du Diable. Averroès est, selon le « Docteur angélique », plutôt le corrupteur de la philosophie aristotélicienne que son interprète. Et une véritable légende noire va se créer autour d’Averroès : il serait l’auteur de déclarations impies, il serait un écrivain maudit qui traita d’imposteurs les fondateurs des trois religions monothéistes. On fit d’Averroès un athée qui considère que l’humanité a été bernée par les fondateurs de religions.
Mais en réalité c’est contre les « AVERROÏSTES » que Thomas d’Aquin fulmine au point de risquer la crise cardiaque. Ces « Averroïstes » , ce sont des enseignants de philosophie qui voudraient se libérer de la tutelle de l’Eglise pour penser comme ils veulent. Et Averroès n’est qu’un prétexte. Parmi ces averroïstes nous avons Siger de Brabant et Boèce de Dacie. Siger de Brabant gêne l’Eglise. Il est mort assassiné, « poignardé par son secrétaire devenu fou ». C’est du moins la version officielle. Mais si on regarde les chroniques de l’époque , Siger de Brabant est traité d’ »Infidèle », de « blasphémateur ».Il représente le mal. D’ailleurs en 1270 Thomas d’Aquin a rédigé le « De unitate intellectus contra Averroistas » (De l’unité de l’intellect contre les Averroïstes). L’Averroïste était celui qui, COMME CROYANT, soutenait que ce que disait la religion était vrai, mais COMME PHILOSOPHE, pensait que c’était faux. C’est la forme médiévale de la langue de bois.
Mais c’est au début du XIVème s que les Averroïstes latins font des ravages à Paris avec JEAN DE JANDUN.
Alors que Jean de Jandun considère Averroès comme son maître à penser et va jusqu’à dire qu’il veut être le « singe » d’Averroès qui est pour lui « Perfectissimus et gloriosissimus philosophicae veritatis amicus et defensor, (l’ami et défenseur parfait et très glorieux de la vérité philosophique), Saint Thomas est « contra averroistas, contra averroistas Parisienses, contra errorem averroistarum ». On croirait ces phrases latines prises dans un album d’Astérix !
Et il y a le héros de la croisade contre les averroïstes, c’est Raymond LULLE (1235-1315), théologien, philosophe, poète catalan. Il écrit des pamphlets contre Averroès. Pour lui la vérité théologique est bien au-dessus de la vérité philosophique.
Il n’empêche qu’il y a deux foyers de l’averroïsme au XIII ème et XIV ème s , l’école franciscaine et l’université de Paris, surtout.
Mais la célébrité d’Ibn Rouchd à Paris, dans le quartier de la montagne Sainte-Geneviève, fut vraiment une célébrité basée sur le mensonge. Averroès s’il avait pu revenir sur terre aurait demandé des comptes à SaintThomas sur cette diabolisation de sa personne et de ses œuvres.

La chance semble sourire une deuxième fois à Ibn Rouchd-Averroès- avec la thèse du breton Ernest RENAN, le 11 août 1852. Cet ancien séminariste, devenu rationaliste, s’attaque à Jésus mais aussi à la perception d’Averroès en Occident : non ce n’est pas un impie, un adversaire des chrétiens, dit-il. C’est un philosophe rationnel.
Pourtant, trente ans près, le même Ernest Renan fait une conférence sur l’ISLAMISME ET LA SCIENCE et il prononcera cette phrase « Faire l’honneur à l’islam d’Avicenne, d’Avenzoar, d’Averroès c’est comme si on faisait honneur au catholicisme , de Galilée » (1887). Ceci après avoir dit, le 29 mars 1883, que la philosophie chez les musulmans était toujours restée une intrusion étrangère, que le philosophe musulman resta toujours un amateur ou un fonctionnaire de la cour ; après avoir dit que parmi les philosophes dits arabes il n’y en avait guère qu’un seul, al KINDI, qui soit d’origine arabe : tous les autres étant des Persans, des Espagnols, des gens de Bokhara, de Samarkande, de Cordoue , de Séville ; après avoir dit que non seulement ce n’étaient pas des Arabes de sang mais qu’ils n’avaient rien d’arabe d’esprit « Ils se servent de l’arabe mais ils en sont gênés, comme les penseurs du Moyen-Age sont gênés par le latin.
La langue arabe ne se prête pas à la métaphysique, c’est bon pour la poésie et l’éloquence. »
D’ailleurs, continue Ernest RENAN, si Averroès est arrivé EN OCCIDENT LATIN à une célébrité presque égale à celle d’Aristote, alors qu’il est oublié chez ses coreligionaires, l’Europe occidentale au XVè et XVI è s va entrer dans la grande voie de la recherche scientifique « répudiant Aristote et son grotesque cortège d’Arabes et de commentateurs ! »
Ainsi après l’avoir réhabilité, Renan le classe dans les philosophes devenus ridicules.

Une fois encore Averroès va connaître la gloire ..au XX è s.
Voici qu’Averroès va devenir un héros de cinéma. Cela va aller jusqu’à une véritable averromanie. Yusef Chahine (le réalisateur égyptien), dans son film-le Destin- en fait la figure idéale de l’islam éclairé. C’est le bel islam, l’islam philosophique, capable de concurrencer et même d’écraser les autres religions, l’islam religion de raison, d’amour, de tolérance et de paix !!!!
C’est une aubaine pour certains que cet Averroès, dont on fait, autre mensonge, un maghrébin, alors qu’il est né à Cordoue ! Mais quel mensonge encore que cet islam modéré d’Averroès auquel on prête toutes les vertus. La République française est prête à en faire un citoyen d’honneur. Ne l’a-t-elle pas déjà fait entrer à la Sorbonne ! Depuis longtemps Averroès figure parmi les auteurs mis au programme de l’oral de l’agrégation de philosophie et … il peut être présenté à l’oral de philosophie au baccalauréat. Cet honneur universitaire pour Averroès est encore fondé sur un MENSONGE. Le seul traité d’Averroès traduit en français est LE TRAITE DECISIF. Or c’est une consultation juridique ( fatwa) . Est-ce que faire de la philosophie est licite, recommandé, interdit, obligatoire, haïssable se demande Averroès dans ce livre.
Mais le mensonge énorme c’est ne prendre que le traité décisif comme œuvre (parce que traduit) car c’est ignorer le reste des ouvrages d’Averroès (qui a commenté un grand nombre de fois Aristote et qui a composé de volumineux ouvrages de droit ainsi que des ouvrages médicaux).
Ainsi donc la célébrité philosophique d’Averroès , en Occident, repose sur des bases mensongères.

En fait il s’agit dans les trois cas – Moyen-Age chrétien, 19ème s avec Renan et époque actuelle – de la méconnaissance totale de celui que les Arabes continuent d’appeler IBN ROUCHD et que nous appelons toujours AVERROES . Et cette méconnaissance est à l’origine d’une histoire mensongère qui a persisté. Or la réalité est toute autre.

DEUXIEME PARTIE

La vie de l’Ibn Rouchd historique occupe la durée presque entière du 12 ème siècle. Il est né à Cordoue en 1126 et il est mort à Marrakech le 10 décembre 1198, à 72 ans.Il est surnommé par les Arabes « le petit-fils » pour le distinguer de son illustre grand’père qui avait été grand cadi (juge) de Cordoue. Son père le sera aussi.
Averroès a 20ans quand arrive la révolution « almohade » (unitaire), effectuée par des Berbères qui viennent du Maroc.
Averroès a 42 ans quand le médecin du calife lui propose d’écrire un commentaire d’Aristote clair et simple. Ce médecin n’est pas n’importe qui. C’est Ibn TUFAYL (que l’occident latin connaît sous le nom d’Abubacer).
14 ans plus tard ce même Ibn Tufayl lui cède son poste de médecin auprès du calife. En même temps Ibn Rouchd est nommé cadi de Séville , puis grand cadi de Cordoue.
En fait Averroès sera au service de deux califes berbères « almohades » : le père Abû Yusuf Ya’qûb et le fils Yusûf Ya’qûb AL-MANSOUR (le Victorieux).

Or le mensonge sur la vie d’Averroès, ce qu’on oublie de dire c’est qu’il n’a jamais été un intellectuel philosophe, détaché de la société. Ce fut un intellectuel « organique », un juge.
Faire étudier dans les écoles au 21 ème s le « traité décisif » d’Averroès pour montrer que l’islam est compatible avec la raison , la modernité, le progrès, la laïcité etc..etc.. c’est plaquer sur Averroès-le pauvre homme- des problématiques qui n’étaient nullement les siennes. Averroès , au 12 ème s, était au service de la dynastie berbère des califes almohades- les Unitaires- partisans farouches de l’unicité de Dieu. Ces « Unitaires »= mouwahhidûn=almohades,avaient besoin d’une théologie nouvelle.
Averroès a eu les ambitions d’un intellectuel musulman de son époque ‘(Voir Dominique Urvoy « Les ambitions d’un intellectuel musulman, Paris Flammarion, 1998 , 253 p)
Averroès veut une théologie vivifiée par l’apport de la philosophie , avec l’élimination de la sèche rhétorique de la théologie dogmatique classique (kalâm).
En fait avant les Almohades il y avait les Almoravides et les Almohades vont effectuer une réforme religieuse , un peu comme le protestantisme (par rapport au catholicisme).
On ne peut pas comprendre l’idéologie des califes almohades si l’on ignore qui est Ibn Tumert (Tumart). C’est un berbère qui a étudié en Orient et qui a eu des maîtres de l’école châféite en droit musulman. Ibn Tumart est un berbère intransigeant . Pour lui il fallait impérativement livrer la guerre aux mauvais musulmans avant d’attaquer les infidèles.
POURQUOI AVERROES A-T-IL PREFERE LES ALMOHADES ? Sous les califes Almoravides (des berbères aussi), il n’y avait que des guerres dévastatrices entre chefs de guerre andalous.Avec l’arrivée des Almohades, l’ordre est rétabli. C’est le pouvoir vainqueur fondé sur la loi.

Oui , quel mensonge de présenter Averroès comme tolérant et pacifiste !!! Il ne le fut en aucune façon. Il était belliciste, partisan de la guerre.Rémi Brague rappelle l’homélie (sermon) , (en arabe khoutba) prononcée dans la grande mosquée et dans laquelle il appelait à la guerre sainte (jihâd) contre les royaumes chrétiens du nord.
Comme juriste malékite Averroès parle du jihâd et l’encourage. Et il écrit sur le jihâd à l’intention ducalife et sur commande de ce dernier. Et comme dans tout traité de fiqh (droit musulman) il est question de butin, du sort réservé aux captifs, de la répartition du butin .
D’une manière générale , Averroès n’est pas un tendre. Dans le commentaire de la République de Platon, il n’élève aucune objection contre l’élimination des enfants handicapés.
En fait Averroès est un juriste pragmatique . Il parle de la condition des femmes dans les pays musulmans pour la déplorer Il constate en effet qu’elles n’ont d’autre fonction que de s’occuper des enfants et, pour se faire de l ;’argent, de filer et de tisser. Elles sont par là , dit-il, ravalées à l’état de plantes. Mais en fait Averroès ne plaint pas les femmes. Il déplore leur inutilité et la charge qu’elles représentent pour leur mari.

Averroès fut un bon serviteur au service des califes almohades. Alors pourquoi sa disgrâce ? A 68 ans ! en 1194 une plainte est portée contre lui. A 69 ans il est banni à Lucena , une petite ville située à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Cordoue. Elle était autrefois peuplée de juifs. MAIS L’INTERDICTION PAR LES ALMOHADES DES RELIGIONS AUTRES QUE L’ISLAM AVAIT PROVOQUE LE DECLIN DE LA VILLE.
Etre exilé à Lucena était humiliant pour Averroès. Cela l’assimilait à un juif. On ne s’étonnera pas de trouver écrit « D’après ce qu’on dit il était d’origine juive ».
Toujours est-il que des poèmes insultants circulent sur son compte « Tu n’es pas resté dans la bonne voie, Ô fils de la bonne voie. Tu as été traître à la religion. Ce n’est pas ainsi qu’a agi ton aïeul » ou « Le destin a frappé tous ces falsificateurs qui mêlent la philosophie à la religion et qui prônent l’hérésie ».

Présenter aujourd’hui Averroès comme un musulman modèle est un mensonge car , de son temps, Averroès fut , à la fin de sa vie, insulté publiquement avec obscénité et ses livres furent condamnés à être brûlés. Etant entré dans la grande mosquée de Cordoue avec son fils Abdallah, il en fut chassé par les gens du bas peuple.
Car les vrais ennemis d’Averroès furent les masses populaires musulmanes. L’antipathie de la foule pour la philosophie fut un des traits les plus caractéristiques de l’Espagne musulmane.
Faire des leçons de philosophie et l’on était qualifié d’impie, de mécréant (zindiq) . C’était l’horreur et on gardait ce qualificatif toute sa vie.
Averroès avait obéi au calife en introduisant la philosophie grecque ( la logique) dans la théologie. Il philosophe avec le calife et pour le calife. Jamais il n’écrivit pour le peuple. Il prescrit de ne philosopher qu’à huis clos, loin du vulgaire ...
Car les gens , dans les rues, brûlaient la maison de ceux qui passaient pour philosophes. Et parfois le calife pour se concilier l’affection du peuple ordonnait la mort de celui qui philosophait ou que ses livres soient brûlés. La chasse aux sorcières était pratiquée.
Averroès se méfiait à juste titre des masses populaires mais il resta toujours un juriste musulman pur et dur qui voulait le bien de la communauté musulmane (oumma). Averroès préconise d’apporter une correction à la loi lorsque celle-ci est trop générale, conformément à ce que préconise Aristote. Et Averroès note que la loi sur le jihâd est un excellent exemple que l’on peut donner pour montrer cette correction apportée à la loi. Le commandement général est d’extirper et d’éradiquer l’adversaire. Mais il y a des circonstances dans lesquelles la paix est préférable à la guerre. « C’est le vulgaire, chez les musulmans, qui s’imagine que le principe aurait une portée universelle , même lorsqu’il n’est pas possible d’anéantir l’adversaire. Cela a de graves dommages. Il faut voir le but de la loi . » Mais à aucun moment Averroès ne met en doute la légitimité du principe.

CONCLUSION

Alors aujourd’hui l’histoire mensongère d’Averroès continue- C’est pourquoi il convient de parler de « mensonge persistant ». Les nouveaux penseurs de l’islam utilisent Averroès comme arme pour rabaisser l’Occident chrétien et faire l’éloge du rationalisme musulman.
Ils oublient de dire que l’histoire officielle musulmane considère Averroès comme un hérétique.
Ils oublient de dire qu’Averroès n’a eu aucun disciple arabe.
Les seuls disciples d’Averroès furent les Averroïstes latins et les Averroïstes juifs. Mais là encore ces derniers ont utilisé Averroès en le déformant. Ils se sont appuyés sur des malentendus historiques. On constate de véritables ajouts, tant dans les éditions latines que dans les manuscrits hébraïques. Sans oublier qu’Averroès ne savait pas le grec et que ses commentaires d’Aristote et de Platon ont été faits à partir de traductions effectuées par des chrétiens orientaux).
La postérité latine et juive d’Averroès est donc une postérité équivoque.
« L’averroïsme » est un nom collectif forgé par Renan. Le Moyen-Age n’a connu que les Averroïstes.
L’averroïsme serait donc une illusion, un mensonge ? Certains n’ont vu sous ce nom qu’un « paganisme typiquement parisien ».
Les intellectuels musulmans, aujourd’hui, veulent un « averroïsme arabe ».
L’ « averroïsme arabe fait en effet partie de la revendication, par les intellectuels arabes occidentalisés, de leur patrimoine.
La revendication du patrimoine paraîtrait naturelle s’il n’y avait derrière une idée de revanche sur les occidentaux.
Et ce qui tendrait à le prouver est cette apologie systématique qui aboutit à taire la vraie nature de ce patrimoine.
Averroès ne fut pas celui qu’ils présentent, pas plus qu’Ibn Khaldun. Ce dernier a écrit sur les Arabes des phrases qui le feraient accuser de racisme.
Mais comme Ibn Khaldun est vanté par les occidentaux comme précurseur de la sociologie , les intellectuels musulmans le revendiquent comme faisant partie de leur patrimoine.
La remise à l’honneur , la « redécouverte » d’Averroès se fit toujours à partir de Occident par les occidentaux orientalistes et – dans les pays arabes- cela se fit en fonction du regard de l’occident.
C’est l’Occident qui fut à l’origine de la célébrité d’Averroès L’on peut se demander quel intérêt ont les musulmans à revendiquer un personnage calomnié par l’Eglise, déformé par l’orientalisme dont la célébrité a toujours reposé et repose encore sur des mensonges.


Addendum

Dans la remise à l'honneur, la " redécouverte"  avec tous les mensonges- d'Averroès comme philosophe, l'Occident intervient encore et toujours et à chaque fois .

En effet remis à l'honneur en Europe par Ernest Renan, dès le milieu du XIX ème s, c'est seulement trente ans plus tard qu'Ibn Rouchd/Averroès intéresse les érudits arabes. Il y a alors une polémique entre deux Arabes, l'égyptien Muhammad 'Abduh (1849-1905) contre Farah Antûn. Farah Antûn, chrétien syriaque d'origine mais athée, présente en 1903 Averroès comme un laïque qui refuse toute conciliation entre la philosophie et la religion tandis que Abduh -qui ne connaît pas vraiment la pensée d'Averroès- l'annexe à sa propre théologie rationalisante. L'ex chrétien Farah Antûn voit en Averroès un exemple idéal de laïcité car il veut appliquer son laïcisme à toute religion. Abduh voit en Antun une volonté chrétienne de nuire à l'islam. Alors devant ces deux thèses , la thèse d'Antun et la thèse d'Abduh , paradoxalement les intellectuels arabes philosophes s'appuient sur ...Ernest Renan qui, pour eux, représente l'objectivité historique de l'Occident. Et l'on voit chez Majid Fakhrî(1960) l'analyse de Renan ainsi que chez Jamîl Salîba (1970).

De 1930 à 1970 se manifeste partout dans le monde arabe un "averroïsme arabe" avec le mythe d'Averroès ayant introduit "la raison" dans l'Occident latin, Occident latin qui sans le penseur musulman serait, selon cette thèse, encore à l'âge des cavernes. L'Egyptien Mahmûd Qâsim (1913-1973) dénonce les calomnies contre le penseur andalou mais , en tant que musulman, il ne veut pas voir son rôle de commentateur d'Aristote .

Cette récupération d'Averroès par les Arabes - par les Averroïstes arabes - ignore volontairement le rôle énorme joué par les orientalistes mais ignore- volontairement aussi - le lien d'Averroès avec l'almohadisme car...l'almohadisme a mauvaise presse auprès de l'orthodoxie musulmane. C'est une hérésie; et le théologien syrien hanbalite Ibn Taymiyyah(1263-1328)sera toujours préféré ..à l'hérétique Averroès.

Comme le dit Dominique Urvoy dans son dernier livre "Histoire de la pensée arabe et islamique ", Editions du Seuil, Octobre 2006, "ce sont paradoxalement les orientalistes qui ouvrent toujours la voie ".

Comme Dominique Urvoy est modeste il ne dit pas qu'il est un des rares spécialistes de l'islam à avoir mis l'accent sur l'importance de l'almohadisme dans la pensée d'Averroès. Le fait que les musulmans n'en parlent pas et considèrent Averroès comme hérétique c'est que ... l'almohadisme est similaire au mu'tazilisme, le même appel à la raison.
Alors le mensonge persistant c'est la récupération d'Averroès par les penseurs musulmans modernes pour en faire le musulman idéal, le musulman rationaliste , alors qu'Averroès-pour les juristes "orthodoxes" de l'islam représenta bien- et représente toujours- une tentation, une tentative de MODIFICATION de la théologie de l'islam ,hérésie (bid'a) condamnable , ce qui explique que ses livres furent brûlés et lui-même exilé.


Anne-Marie Delcambre sur Liberty Vox

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