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International Civil Liberties

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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 09:30
[Conférence prononcée lors d'un dîner organisé par le B'nai B'rith (Loge Henri Dunant), à Genève, le 26 novembre 1995. Invités d'honneur: le Grand Rabbin Alexandre Safran, le Pasteur Alfred Werner, le Président du Conseil d'Etat de Genève, Olivier Vodoz, le Maire de Genève, Michel Rossetti, et le Recteur de l'Université de Genève, Professeur Jean-Claude Favez]

  Bat Ye'or


         Je remercie le président et le comité du B'nai B'rith pour m'avoir donné le plaisir de passer cette soirée avec vous et d'avoir ainsi l'occasion de pouvoir nous entretenir de problèmes qui nous préoccupent tous, car ils concernent notre avenir. A notre époque de dissémination d'armes terrifiantes, chacun se demande comment promouvoir l'entente entre des individus de cultures et d'orientations différentes, voire antagonistes? L'Histoire - et c'est le sujet de ce soir - peut-elle apporter une réponse positive à cette nécessité? La connaissance de l'histoire peut-elle contribuer à la résolution de conflits? Ou, au contraire, l'étude de l'histoire porte-t-elle une dynamique de réactivation des conflits? Ne vaudrait-il donc pas mieux oublier l'histoire? Opter pour l'amnésie comme certaines sociétés l'ont fait? Nous allons donc, si vous voulez bien, examiner ces deux options et comparer les résultats. Naturellement ce n'est pas ce soir, en moins d'une heure - je vous rassure tout de suite - que l'on fera le tour du problème.

        Mais il importe de comprendre que nous sommes tous responsables face à l'Histoire, car les décisions que l'on prend aujourd'hui détermineront l'avenir. L'Histoire en effet est comme une vieille dame, elle a un rythme très lent, mais elle avance toujours, c'est nous qu'elle dépose en chemin. Si son parcours nous paraît capricieux, voire imprévisible, c'est que nous, nous vivons dans le court terme, l'espace d'une vie, voire d'un mandat électoral, et elle - elle se développe dans le long terme, car elle a tout le temps devant elle. 

        Prenez l'exemple du Liban: nous avons tous assisté dans l'effroi et la stupeur, à cette fin tragique dans une sorte d'hystérie et de désespoir collectif, eh bien, cette situation était peut-être programmée dans les options politiques  qui furent prises au début du siècle. De même la restauration de l'Etat d'Israël est l'aboutissement d'un long processus. L'Europe dans 20, 30 ans sera transformée par les politiques décidées dans les années 1960 et 1970. On voit donc que l'Histoire se projette constamment dans l'avenir, ce n'est pas seulement un élément insignifiant du passé mais un ferment actif de notre présent et de notre devenir.

        Et puisque nous entrons dans un siècle religieux, puisque sans paix des religions, pas de paix sur terre, on peut dans le contexte Judaïsme-Christianisme-Islam, évaluer l'apport de l'Histoire. Et Dieu sait si ce contexte est conflictuel! Mais il faut bien se dire que sans paix des religions, pas de paix des Nations.

        On peut d'abord examiner si l'influence de l'histoire a été bénéfique ou négative dans l'évolution moderne des relations judéo-chrétiennes. Le public non averti considère que cette question concerne surtout l'Europe. En réalité on sous-estime le fait que c'est surtout en Orient - en Egypte, en Palestine, en Syrie - que s'est constituée la théologie chrétienne qui a déterminé les grandes orientations du christianisme, et notamment ses relations avec le Judaïsme. 

        Permettez moi de revenir en arrière pour situer le contexte historique du dialogue judéo-chrétien. C'est en Judée que s'est joué le plus intensément le conflit entre l'Eglise naissante et le Judaïsme palestinien, intégré dans sa patrie ancestrale depuis bien plus d'un millénaire. Avec la christianisation de l'Empire romain au IVe siècle, l'Eglise palestinienne put imposer l'interdiction aux Juifs de séjourner à Jérusalem. C'est en Afrique du Nord, au début du Ve siècle, que St. Augustin [354-430], évêque d'Hippone (Bône), énonça le plus clairement  la doctrine relative au peuple juif : peuple déicide, maudit de Dieu, condamné à l'exil et à l'abjection.

        Pour que la doctrine fût confirmée par les faits, un nombre considérable de lois concernant les Juifs furent édictées entre le IVe et le VIe siècle. Ces lois résultant des décisions de conciles et d'évêques ont constitué la base du statut des Juifs en Europe, appliqué avec plus ou moins de rigueur jusqu'à leur émancipation. Entre le dogme et le statut des Juifs, il y avait concordance intime et fusionnement. L'émancipation politique et sociale des Juifs voici plus de deux siècles, ne modifia en rien la doctrine. Cette émancipation s'insérait dans la sécularisation des institutions politiques, indépendamment de la doctrine religieuse à leur égard, qui continuait à influencer des populations croyantes. C'est ainsi qu'il y eut un total déséquilibre entre les droits reconnus aux Juifs et les positions qu'ils avaient acquises, et d'autre part les préjugés religieux, aggravés par les théories modernes racistes, qui demeuraient pregnants à la société.

        Il faut ici souligner que l'émancipation des Juifs fut exigée par des Chrétiens eux-même. Ce fut un mouvement général de réformes et de contestations, amorcé voici quelque deux siècles, qui se développa au sein des sociétés européennes. Sans cette volonté du législateur d'abolir la discrimination, le mouvement d'émancipation n'aurait pu aboutir, les Juifs représentant des groupes trop marginalisés pour pouvoir imposer des réformes de cette envergure.

        Ce n'est qu'après la Shoa, devant l'énormité de l'horreur, qu'à l'initiative de Jules Isaac, historien français, un groupe de théologiens et d'historiens, Juifs et Chrétiens, s'efforcèrent de comprendre pourquoi et comment six millions de Juifs avaient été exterminés au XXe siècle en Europe. Il fallut remonter aux sources théologiques, examiner les textes, élaborer de nouvelles exégèses, scruter l'histoire. Un travail long, ardu, difficile qui exigeait une véritable ascèse morale, une humilité et un effort continu, auquel les intellectuels chrétiens et des théologiens ne pouvaient ni ne voulaient se dérober. Au contraire, pour eux ce travail représentait une purification morale, une nécessité pour pouvoir retrouver dans sa pureté, leur propre foi. Et dans ce long chemin c'étaient les penseurs juifs qui par leurs écrits, leurs commentaires, les questions qu'ils soulevaient, les poussaient toujours de l'avant. 

        On connaît les résultats de ce travail sur l'histoire qui constitua un véritable combat au sein des Eglises et des sociétés chrétiennes. Le dogme de la substitution, celui du peuple déicide condamné à l'errance, défini par St. Augustin et qui était demeuré en vigueur, fut définitivement proscrit par les autorités religieuses chrétiennes, interdit en dépit de l'opposition des pays arabes et d'un fort courant de théologiens chrétiens traditionalistes. Après plus de seize siècles, le mouvement de réconciliation entre Juifs et Chrétiens semble être sur de bons rails. Mais il n'est pas de mon ressort d'en parler. D'autres personnes, ici présentes, qui y ont participé, seraient plus compétentes. Ce que je voudrais faire ressortir ce soir, ce n'est pas le conflit lui-même, mais c'est le rôle de l'histoire, non seulement comme terrain de travail mais comme agent de rapprochement pour sortir d'une situation conflictuelle. C'est dans la matière même de l'histoire que Juifs et Chrétiens ont noué un dialogue intense, courageux, plein d'émotion et de souffrances certes, qui a alimenté l'essence même de leurs pensées, les poussant en avant, au delà d'eux-mêmes dans l'effort d'approcher la vérité, unis dans un même désir de réconciliation. Ce travail s'est effectué sur le plan théologique et historique, et je suis heureuse ici de saluer le professeur Jean-Claude Favez qui a examiné avec une grande compétence la politique du CICR envers les juifs pendant la dernière guerre mondiale. Et l'ensemble de ces efforts, de ces recherches ont conduit à des déclarations d'autorités religieuses, d'hommes politiques comme celle des chanceliers d'Allemagne, Willy Brandt et Helmut Kohl, du roi d'Espagne, Juan Carlos, et cette année, du président de la Confédération Suisse, Kaspard Villiger, du Président français Jacques Chirac. On peut donc dire que le domaine historique aujourd'hui présente un bilan positif dans le conflit judéo-chrétien, et non seulement pour les Juifs, mais aussi et de façon égale pour la Chrétienté.

        Et pourtant... comment nier qu'à mesure que s'affirmait le rapprochement judéo-chrétien sur le plan doctrinal, s'opérait une campagne de satanisation contre l'Etat d'Israël? Comme si par un mouvement de translation, la satanisation du judaïsme se transférait à l'Etat hébreu. Et je ne parle pas ici de la critique tout à fait légitime de telle ou telle politique, mais de l'acharnement diffamatoire, de la désinformation et de la délégitimation. Et ainsi à mesure que l'on se réconciliait avec les communautés juives, populations négligeables survivantes du génocide, tous les préjugés traditionnels étaient projetés sur l'Etat d'Israël qui en venait à incarner l'essence maléfique du judaïsme. Il est vrai que les catéchismes avaient été expurgés, mais chaque jour les masse média, avec certaines exceptions, distillaient dans un autre registre l'enseignement du mépris.

        Plus on évoquait le nazisme, plus nos amis chrétiens s'efforçaient de combattre les préjugés racistes, et plus l'Etat d'Israël se voyait qualifié de nazi, de raciste - souvenez-vous de la résolution des Nations Unies en 1975 assimilant le sionisme au racisme; l'affiche montrant la Palestine (Jésus) crucifiée sur une étoile de David (l'Etat Juif), affiche interdite par les autorités genevoises; dissémination des Protocoles des Sages de Sion (au Salon du Livre de Genève en 1988-89, la Licra a pris des dispositions de justice pour faire interdire la vente par l'Iran) et fausses accusation de meurtres rituels, accusations contre laquelle mon mari a protesté à la Commission des Droits de l'homme à l'ONU en 1991. Plus on évoquait l'histoire et plus par une sorte de mimétisme, on activait un retour de l'histoire, un retour des haines et une projection sur les victimes, des crimes des bourreaux. Plus les amis chrétiens d'Israël tentaient de modifier la doctrine et plus se renforçait le soutien à la cause palestinienne, conçue alors comme l'arme de destruction de l'Etat hébreu transgresseur dont la disparition rétablirait la pureté  du dogme. Ainsi il semblait que l'on fût condamné à piétiner toujours dans les mêmes ornières, et que plus nos amis chrétiens luttaient pour la réconciliation judéo-chrétienne, plus s'activait le procès de délégitimation de l'Etat hébreu. Le mot "Israélien" était devenu aussi répulsif que le mot "Juif". Et l'on se proclamait "antisioniste" comme on se revendiquait fièrement "antisémite" dans l'Entre-Deux guerres. On avait ainsi l'impression que rien n'avait vraiment changé: avec le rappel de l'histoire revenait aussi les vieux démons.

        Cependant, je crois, je suis même fermement persuadée que la situation a bien changée, que somme toute, le bilan est très positif à condition de demeurer vigilant. Mais je ne voudrais pas juger les résultats, mais examiner avec vous les conséquences du travail qui s'est fait sur l'histoire. Ce que je voudrais souligner ici surtout, c'est l'extraordinaire effort accompli ensemble par des hommes, des femmes, laïcs ou théologiens pour déblayer ensemble les obstacles à la réconciliation. Ceci a créé des liens d'estime, de respect réciproque quelle que soit la chaleur des discussions. Une masse de livres et d'études a été publiée, ils ont stimulé des réflexions, terrain fertile de dialogue et d'échange où s'affirment l'égalité des êtres humains par la liberté de parole et de pensée, permises à tous.
        Si maintenant l'on se tourne vers des sociétés qui ont gelé l'histoire ou l'ont remplacé  par des mythes, on peut en examinant leur bilan, se demander si la suppression de l'histoire permettrait de mieux résoudre les conflits, si vivre dans l'amnésie serait une meilleure solution. Les communistes ont gelé l'histoire, et aujourd'hui on voit partout surgir de vieux conflits non résolus. Je sais par plusieurs sources sûres, que des dirigeants politiques ont reconnu n'avoir aucune connaissance de l'histoire des Balkans, et que c'est cette ignorance qui a déterminé des décisions qui ont conduit aux catastrophes humanitaires depuis 1991. C'est donc reconnaître implicitement une valeur à l'histoire dans la prévention des conflits.
        Mais il y a d'autres sociétés où l'histoire est bannie. C'est le cas  des sociétés islamiques qui ont remplacé l'histoire des relations entre Musulmans d'une part, et de l'autre les Peuples du Livre - les dhimmis Juifs et Chrétiens - par le  concept de  tolérance. Et là aussi on peut se demander si cette absence d'histoire critique a été un facteur positif? Ici, c'est le calme plat, pas de discussions, le temps millénaire est celui d'une  tolérance qui n'a ni bornes, ni écueils, ni vagues, qui est parfaite parce qu'elle exprime la perfection du gouvernment islamique, conforme à la volonté de Dieu. Pourtant si l'on soulève cette chappe de silence, l'on constate que tous les territoires conquis par les Musulmans l'ont été par le jihad - une guerre certainement la plus cruelle et la plus violente qui soit; que le statut qu'ils ont imposé aux populations conquises, Juifs et Chrétiens, était le même - mais sous une forme islamisée et aggravée - que celui qui fut imposé aux Juifs par l'Eglise. Ainsi, comme dans les royaumes chrétiens, il existe dans les empires islamiques une doctrine concernant les Peuples du Livre et une juridiction particulière pour les gouverner. Et là aussi, on constate une conformité entre la doctrine et la juridiction, cette dernière visant à prouver la véracité de la doctrine par l'avilissement obligatoire, institutionnalisée, imposée aux non-Musulmans; juridiction inscrite dans la chari'a, la loi religieuse islamique. Dans l'Empire ottoman ce statut particulier fut théoriquement aboli sous la pression de l'Europe au XIXe siècle. 

        Dans la doctrine islamique concernant les Peuples du Livre, on trouve notamment le principe de la substitution: ce sont les Musulmans qui remplacent les Juifs et les Chrétiens dans l'amour et l'élection divine; le principe de la pré-existence - c'est Mahomet qui était au mont Sinaï, et l'islam qui se manifestait chez les hommes saints et vertueux  mentionnés dans la Bible, avant l'arrivée de Mahomet; enfin le principe du courroux et de la malédiction divine à l'égard des Juifs et des Chrétiens, falsificateurs des textes et aveuglés par l'ignorance, condamnés à vivre dans l'abjection et l'humiliation.

        Or aujourd'hui, les mouvements islamistes imposent le retour de la chari'a et l'application à nouveau des mesures discriminatoires traditionnelles à l'égard des Chrétiens d'Islam (il reste fort peu de Juifs dans le monde arabe, moins de 10,000). Ainsi les anciennes lois fondées sur le mépris théologique, sont revenues en force, recomposant ainsi le contexte de la dhimmitude. De même, parce que le jihad, en tant qu'institution militaire n'a fait l'objet d'aucune critique, nous voyons aujourd'hui une explosion de jihad aux quatre coins de la planète. Cette situation est la conséquence directe d'une carence d'histoire critique concernant la juridiction et la doctrine relatives aux Peuples du Livre. 

         Ce terrain de liberté, évoqué tout à l'heure, où travaillèrent ensemble sur le matériau historique humain, des hommes et des femmes venus d'horizons divers, unis par le même désir de compréhension réciproque et de paix, est totalement inexistant dans ce contexte musulman. 

        Je ne crois pas que l'on pourra avancer sur le chemin des réconciliations si l'on évite la critique historique. On peut se demander pourquoi cette critique a été possible en Europe et non avec les intellectuels musulmans. A mon avis, il y a eu trois éléments déterminants qui ont manqué en terre d'islam: (1) la liberté de pensée et d'expression, indispensable à la critique des textes sacrés; (2) un processus d'auto-critique au sein d'une élite musulmane par rapport à son histoire et par rapport aux populations qui furent asservies - un esprit d'humilité et de repentence, une volonté de réconciliation; un effort et une volonté de renouvellement de la pensée religieuse; et une stimulation venue de l'extérieur.

        Dans les pays musulmans, les Chrétiens auraient dû être les stimulateurs de ce processus comme le furent les Juifs en Europe. Il n'en fut rien, et dès la fin du siècle dernier, l'opposition au sionisme au nom de l'arabisme, puis au nom du palestinisme - scella une alliance islamo-chrétienne qui bloqua tout le processus de critique historique, et évacua l'histoire. Il y avait à cela plusieurs raisons que j'ai tenté d'analyser dans mon dernier livre - nous y reviendrons peut-être plus tard au cours des questions. Car je voudrais conclure en disant que ce travail de mémoire avec l'islam est fort complexe. Car tout d'abord ce n'est pas un dialogue comme le dialogue judéo-chrétien, où deux locuteurs se parlent face-à-face. Mais c'est obligatoirement un trialogue et l'on sait que dans tout trialogue, il se crée une sorte de connivence entre deux locuteurs contre le troisième. Et c'est ce qui s'est passé dans l'alliance islamo-chrétienne antisioniste. On a vu les interférences des Etats arabes, leurs pressions sur les clergés d'Orient pour empêcher la réconciliation judéo-chrétienne. C'est la raison de ces avancées et de ces reculs, de ces déclarations de sympathie envers le judaïsme, compensées par des attitudes violemment anti-sionistes, pro-palestiniennes, donc pro-arabes et islamiques. Le problème c'est que le rapport avec l'islam est forcément un trialogue, que ce soit avec le judaïsme ou avec le christianisme, la condition du Chrétien étant identique à celle du Juif et vice-versa. C'est ce que les Chrétiens n'ont pas compris.

        Malheureusement ce trialogue me semble aujourd'hui, bien compromis malgré des apparences contraires, en fait les fondations de la paix ne pourront se consolider que par une modification des mentalités. Le trialogue aurait dû commencer après la Première guerre mondiale, mais divers facteurs l'ont bloqué. En particulier, il fallait d'abord franchir une étape, celle de la réconciliation judéo-chrétienne. Ce pas franchi permets à l'Eglise de lutter avec les Juifs, pour l'abrogation d'une même condition où l'a enfermée la doctrine islamique. Aujourd'hui, dans le climat de haine et de terrorisme qui règne, c'est trop tard. Il faudrait un courage surhumain aux musulmans qui oseraient faire une étude critique de leurs propres textes sacrés, or c'est eux seulement qui peuvent entreprendre de nouvelles exégèses de leurs textes fondateurs, et c'est eux aussi qui plus que nous en ont besoin. En définitive, si l'on compare les situations, je dirais que le mythe qui a remplacé l'histoire a permis aux conflits de perdurer, alors que l'histoire a été un élément déterminant non seulement de la réconciliation judéo-chrétienne, mais aussi la réconciliation de nations qui se sont combattues. Elle a forgé, dans le travail de recherche, l'estime et le respect réciproques indispensables à la sérénité et aux dépassements des haines et des conflits.

        Enfin un mot sur le judaïsme. Comme les autres religions, le judaïsme aussi doit se repenser et faire son aggiornamento. Il est vrai qu'ici la situation est différente puisque la Bible ne mentionnent nommément ni les Chrétiens, ni les Musulmans, et que l'Etat souverain juif a disparu sous les Romains. Néanmoins il y a eu une exégèse rabbinique qui s'est développée dans les souffrances de l'exil et les persécutions et qui a été marquée par ces expériences tragiques et le repliement sur soi. Aujourd'hui il existe un Etat hébreu moderne. Les circonstances ont donc changé et elles demandent de la Diaspora et de l'Etat d'Israël le même effort d'adaptation aux exigences modernes. On voit aujourd'hui avec l'assassinat tragique d'Yitzhak Rabin par un fanatique combien cette réflexion devient urgente.

        Dans l'environment spécifique qui est le sien, l'Etat d'Israël devra adapter les exigences de sa survie à celles de la paix. C'est là un test - soyons en sûr - qui indiquera si les haines millénaires pourront se résorber. Car la restauration de l'Etat d'Israël - son acceptation par les Nations, avec sa capitale Jérusalem - récuse le concept de peuple maudit, exclu de l'amour divin. Ainsi la réparation de la plus grande des injustices, porte aussi en elle la réconciliation entre Juifs, Chrétiens et Musulmans. Puisse chacun de nous relever ce défi, chacun selon ses possibilités.

source : http://www.dhimmitude.org/archive/ArticleF4.html
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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 09:05

mercredi 21 novembre 2007

Sarkozy et les musulmans
par Jean Quatremer, article revu et corrigé par Imam Grouik-Grouik

Sita France Ministère de la JusticeL?histoire se raconte dans les chancelleries européennes. Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais Bertie Ahern, le 21 septembre, puis suédois, Fredrik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe anti-musulmane devant ses invités.

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mardi 20 novembre 2007

Education mohamétane : un arbre se reconnait à ses fruits
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L'activisme en pantoufles
gros plan sur les pantoufles USB spéciales pour activiste en pantouflesNos pétitions ADN Citoyen et tefichepasdemoimonpote ont soulevé une interrogation récurrente chez certains lecteurs.
En substance : pourquoi ne pas faire une pétition internet, comme tout le monde, c'est tellement plus simple !
Pourquoi ? Un article paru sur snopes.com donne la réponse.

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lundi 19 novembre 2007

L'art de discriminer selon Rachida Dati : échangisme et théorie des groupes
par Muezzin Baravin et Imam Grouik-Grouik

Sita France Ministère de la JusticeRachida Dati et Nicolas Sarkozy musulmans
La réforme de la justice selon Dati, c'est comme le coran. Il se glisse de ci de là des petites choses, des petits versets serions-nous tentés de dire, qui, sans en avoir l'air vous changent tout un monde, telle cette franchise judiciaire glissée par surprise la semaine dernière. Le texte qui suit est une reprise de la dépêche Reuters du [2007-10-18 18:46] intitulée "Dati lance une filière d'accès réservé à la magistrature". Le texte a été mis "à l'envers" ou plus exactement "permuté" : des termes synonymes ont été permutés entre eux d'une phrase sur l'autre. Remplacer un terme d'un texte par son synonyme au sein de ce même texte ne change évidemment pas le sens du texte : remplacer "bleu" par "azur" et "azur" par "bleu" c'est kif-kif quant au sens de la couleur du ciel, par exemple. Mais parfois (et c'est ici le cas) si un texte a d'abord été rédigé "à l'endroit" puis mis "à l'envers" pour en dissimuler le véritable sens, le mettre "à l'envers" par des permutations va en fait le remettre "à l'endroit" et l'éclairer crûment sous son vrai jour.

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dimanche 18 novembre 2007

Tawhidwaljihad ou l'islam au plus pur sur Daily Motion : apologie et incitations au terrorisme, menaces d'attentats et menaces de mort
par Imam Grouik-Grouik

terrorisme France tawhidwaljihad tawhid wal jihadTawhidwaljihad est le pseudonyme d'un admirateur du pédoprophète sur Daily Motion.

Nous mettons au défi n'importe quel musulman ou ami des musulmans de nous prouver que les courtes vidéos ci-dessous n'obéissent pas à la pure logique coranique et que les propos que nous rapportons n'obéissent pas à cette logique.


Lire la suite et voir les vidéos


samedi 17 novembre 2007

Menaces d'attentats contre la France sur Daily Motion + Nouvelle tentative d'attentat à Toulouse : à quand les premiers morts ?
par Imam Grouik-Grouik

Sita France Toulouse Empalotvoiture piégée en feu à Empalot ToulouseCet article est assorti en bas de page d'une vidéo parue récemment sur Daily Motion dans laquelle l'auteur menace explicitement la France d'une attaque terroriste. Marianne, le symbole de la France, y sert de cible...

On le sait, les musulmans (enfin, ceux qui pratiquent vraiment leurs religions, sourate 9 comprise) n'ont pas besoin d'arrestations pour être passablement énervés. Mais si en plus vous ajoutez des arrestations islamophobes dans leur rang alors que leur seul crime est de pratiquer leur religion, du mieux qu'ils peuvent, alors là, le coran est formel : djihad défensif (voir vidéo en fin de page).

Lire l'article

vendredi 16 novembre 2007

Achmed the dead terrorist / Ahmed le terroriste mort - Jeff Dunham
Vidéo où l'on apprend ce qu'il advint de notre malheureux terroriste au bazooka fatal. VO sous titres français.

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http://grouik-grouik.blogspot.com/ 

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 08:40

16.09.2007

Immigration clandestine : Zemmour dénonce l'imposture gouvernementale

Zvi Ammar, président du Consistoire israelite, donne 3000 euros à la grande mosquée de Marseille.
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   Le président du Consistoire israélite, Zvi Ammar, vient de faire un chèque de 3000 euros à la future Mosquée de Marseille. C’est La Provence qui rapporte l’information. Après l’appel aux dons lancé à l’occasion du ramadan, c’est un des premiers chèques arrivé dans les caisses de l’association. Modeste à l’égard des 8 millions d’euros nécessaires, mais hautement symbolique : un responsable  de la communauté juive finançant une mosquée pilotée en partie par la branche française des Frères musulmans, l’UOIF. Inquiétant.

   A noter que l’Arabie Saoudite « a été approchée » pour financer le lieu, outre les 1 millions d’euros de l’Algérie et du Maroc, en voie de s’engager sur cette même somme. Ces trois pays possèdent des dispositifs législatifs interdisant le prosélytisme chrétrien (Maroc art. 220 du code pénal, Algérie, loi de mars 2006, Arabie Saoudite, interdiction de célébrer toute messe.)

 Islam de France ?


15.09.2007

Bruxelles Eurabia : l'enquête décapante d'un journaliste arabisant dans la oumma belge

Interview du journaliste hollandais Arthur Van Amerongen sur la chaine néerlandophone bruxelloise TvBrussel, à propos de son enquête dans les milieux marocains de Bruxelles.

Part1/2:

Part2/2:


Criminalisation du salafisme : Mohamed Sifaoui monte au crénau


14.09.2007

Heureux comme une Allah en Provence
                                                                                                                                                                                            Message issu du forum islamie :

 

"Salam Alaïkoum,
Eh bien moi je concidère Aix en Provence comme la plus belle ville de France, celle où il fait bon vivre pour nous musulmans, avec :
- trois marchés dont un presque exclusivement “Arabe” qui a lieu quatre jours par semaine,
- des restaurants, snack, boucheries halals
- trois mosquées dont deux assez grandes, deux salles de prières
- des cours de Deens, langue arabe / Français et informatique dispensés dans deux Mosquées.
- une équipe de surveillance de proximité “uniquement musulmane” pour les quartiers Zup et Zac.
- une oumma bien implanté dans les rouages administratifs et sociales avec un bon nombre de nos musulmans employé à la Mairie. (…)

Et puis nous ne sommes pas loin de l’Algérie, Maroc, Tunisie. Par bateau, avion, voir même les bus partent une fois par semaine. D’ailleurs l’on a presque aussi vite fait d’aller à Rabat que d’aller à Paris…..
Pour Valence, je ne connais que la mosquée…alors je ne pourais rien dire sur la ville, hormis qu’un fléchage de la mosquée serait bien venue pour les pauvre quidam “étrangers” qui cherchent après.

Capture d’écran - PM (trouvé ici)

observatoire-de-l-islamisation.jpg

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 06:12

Le pèlerinage à La Mecque

 

Chaque année l'anxiété qui précède l'organisation du pèlerinage à La Mecque tient autant dans les classiques difficultés inhérentes à une manifestation de masse que dans l'angoisse de la sinistre comptabilité des morts par accident. Le pèlerinage 2003 n'aura pas failli à la macabre habitude : 14 personnes sont décédées dans une bousculade et 82 autres sont disparues de mort "naturelle". Compte-t-on l'épuisement et la déshydratation parmi ces morts naturelles ? Allah n'est donc pas sorti grandi du pèlerinage 2003 quand on sait que la bousculade a eu lieu lors de la lapidation de Satan, opération consistant à jeter des cailloux contre un pilier, rien de plus. Dans le match Allah contre Satan, ce dernier l'aurait-il emporté par 14 à 0 ? Le bilan avait aussi été très lourd lors des années précédentes : 35 morts en 2001 dans une bousculade, 118 en 1998, 340 en 1997 dans un incendie, 270 en 1994, 1426 en 1990 par asphyxie dans un tunnel. Où est Allah ? Ces décès de bons croyants sont-ils la juste récompense d'une vie entière faite de soumission et d'obéissance aveugle ? Le problème de l'existence du Mal est à lui seul le meilleur argument démontrant la stupidité des religions.

Le Hadj, le grand pèlerinage, avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices. On dénombrait pas moins de 2 millions de musulmans pour cette course d'obstacle qui allait les promener dans la région de La Mecque et Médine pendant quelques jours, du 9 au 13 février 2003, avec comme point fort le sacrifice du mouton de l'Aïd el kébir, un mois et dix jours après la fin du Ramadan.

Les croyants se rendent d'abord à Mina le premier jour puis au Mont Arafat, à 20 km de La Mecque, le lendemain. Ils y demeurent quelques heures, simulation confortable de l'attente du Jugement dernier, un jour que beaucoup attendront encore longtemps. Des symboles bien sûr. Mahomet y aurait aussi déblatéré son dernier sermon. Mais on dit tant de choses... Grisés d'avoir côtoyé leur destin assis sur la montagne, les pèlerins descendent du ciel et, n'ayant peur de rien, reviennent à Mina pour lapider Satan. Il y serait apparu à Abraham, à sa femme Agar et à leur fils Ismaël. Le diable n'étant que pure imagination, les vaillants Don Quichotte s'acharnent donc à jeter sept cailloux contre des piliers le symbolisant en criant qu'Allah est grand et en espérant être entendus. Les symboles, toujours les symboles. Quand les rites se ridiculisent par leur absurdité, le recours au symbolisme confère un substrat intellectuel à l'idiotie. Deux millions de soldats d'Allah contre trois pauvres piliers, le match est assurément inégal. Hélas, Satan a encore remporté la partie en 2003 puisque c'est précisément lors de la lapidation que sont morts les 14 pèlerins (8 hommes et 6 femmes) dans une bousculade. Le commandant des forces de sécurité à La Mecque, le général Saïd, confirme : "Ce qui s'est passé était un accident et non le résultat d'un dysfonctionnement des mesures de sécurité. C'est le résultat d'une foule nombreuse de pèlerins qui ne respectaient pas ces mesures." Conclusion: Dieu a puni les indisciplinés. Ce même jour, mardi 11 février, a aussi été procédé au sacrifice des moutons. C'est l'Aïd el kebir, un souvenir ému de l'abrutissement d'Abraham prêt à tuer son fils conformément aux ordres divins. Et la lapidation se poursuit pendant trois jours, Satan est coriace. Mais Mina n'est pas le centre du monde et les pèlerins se pressent ensuite vers La Mecque pour aller tourner autour du sanctuaire de la Kaaba. Comme sept tours doivent être effectués autour de ce qui n'est qu'une météorite, les plus malins se placeront à la corde.

Dernier détail : l'accès au sanctuaire de La Mecque est interdit aux non musulmans. Non, non, ce n'est pas du racisme, juste l'expression de la beauté, de la grandeur et de la tolérance de l'islam. Pourtant, en 1979, des gendarmes français avaient été appelés en renfort par les autorités saoudiennes pour défaire une rébellion à l'intérieur du lieu "saint". Leur accès n'avait été possible qu'au prix d'une conversion rapide à l'islam...


Jérusalem n’était pas le centre cultuel des disciples du Prophète Mahomet

 

Par Ahmed Mohammed Arafa, chroniqueur de l’hebdomadaire égyptien Al-Qahira, publié par le ministère égyptien de la culture

Traduit et publié par Memri -  n° 583 

 

Le 5 août 2003, Ahmed Mohammed Arafa, chroniqueur de l’hebdomadaire égyptien Al-Qahira, publié par le ministère égyptien de la culture, écrit un article rejetant la doctrine islamique selon laquelle le célèbre « Voyage nocturne » du Prophète Mahomet  (Coran 17 : 1) l’aurait conduit de la Mecque à Jérusalem. Arafa, présentant une nouvelle analyse du texte coranique, affirme que le Voyage nocturne de la sourate Al-Isra (c.-à-d. « la sourate du Voyage nocturne ») dans le Coran ne fait pas référence au voyage miraculeux de la Mecque à Jérusalem, mais à l’émigration du Prophète (Hégire) de la Mecque à Médine. (1)

Deux semaines plus tard, Arafa publie un autre article (2) dans le même hebdomadaire, remettant en question la sainteté de Jérusalem dans l’islam. En voici quelques extraits :

 

Le changement de qibla (direction de prière) signifie que Jérusalem a perdu son statut dans l’islam.

« (…) La Palestine a été conquise [par les musulmans] en l’an 17 de l’Hégire [en 638 ap. J.C.] à l’époque d’Oumar Ibn Al-Khattab, où les gens [en Palestine] commençaient [tout juste] à adopter l’islam. Comment aurait-il pu exister une mosquée en Palestine à l’époque du Prophète [c.-à-d. avant que la Palestine ne soit conquise par l’islam], même une mosquée du nom de ‘la plus lointaine’ [al-aqsa en arabe] ? (…)

 

Et donc, la mosquée connue aujourd’hui sous le nom de ‘mosquée Al-Aqsa’ n’est pas celle à laquelle se réfèrent ces paroles du Coran : ‘De la mosquée Al-Haram [de la Mecque] jusqu’à la plus lointaine mosquée (al-aqsa)’. Il est vrai que le Prophète, conformément aux instructions d’Allah, s’est tourné vers Iliya [Aelia] pour prier – le nom que portait Jérusalem à cette époque - pendant 17 mois, puis, toujours conformément aux instructions d’Allah, s’est tourné vers la mosquée Al-Haram de la Mecque pour prier. Aelia était le centre cultuel des Juifs, et l’est encore aujourd’hui. Cela signifie que, pendant un certain temps, le Prophète priait dans la même direction qu’eux, mais a ensuite opté pour une autre qibla [direction de prière] (…)

 

Ce changement de qibla, de Jérusalem vers la mosquée Al-Haram [à la Mecque] signifie que Jérusalem a cessé d’être le centre cultuel des disciples de Mahomet et ne méritait plus d’être considérée par les musulmans comme supérieure à toutes les autres villes historiques du domaine islamique. Si [ce changement de qibla] n’est pas compris de cette façon, alors il n’a aucun sens (…) »

La mosquée Al-Aqsa a été érigée dans un contexte de rivalité politique.

« Quand Abd El-Malik Ibn Marwan est devenu calife, époque où [son rival] Ibn Al-Zubayr contrôlait Hijaz, il craignait que le peuple ne s’attache à Ibn Al-Zubayr au moment du pèlerinage de [la Mecque], du fait que le peuple ne pourrait entrer à Médine et à la Mecque qu’avec son autorisation. Et si Ibn Al-Zubayr leur accordait l’hospitalité (…), il gagnerait l’allégeance de nombreuses personnes (…)

 

C’est pourquoi Abd El-Malik empêcha la population de faire le pèlerinage jusqu’à [la défaite d’Ibn Al-Zubayr et] la fin de la guerre. Abd El-Malik entreprit [alors] d’ériger une grande mosquée à Jérusalem, la qibla d’origine. C’est à partir de ce moment que les dépositaires de la tradition se sont mis à prôner la signification religieuse de cette mosquée et à en faire ‘la troisième mosquée la plus sainte après les deux saintes mosquées [de la Mecque et Médine]’ (3) (…)

 

La nouvelle mosquée [à Jérusalem] a d’abord été appelée ‘la mosquée d’Aelia’ ; des traditions prophétiques mentionnant sont nom naquirent [afin de lui apporter une signification religieuse.] Puis le nom d’ ‘Al-Aqsa’ a été usurpé [à la mosquée de Médine] pour lui être assigné parce qu’elle [la mosquée d’Aelia] était alors la mosquée la plus éloignée de la Mecque et de Médine. On prétendit que l’expression coranique ‘la plus lointaine mosquée’ faisait référence à [la mosquée d’Aelia], vu que la mosquée du Prophète [à Médine] n’était ni ‘éloignée’, ni ‘la plus éloignée’ pour les gens de Médine (…) (4)

 

En somme, la construction de la mosquée de Jérusalem, connue sous le nom de Mosquée Al-Aqsa, ne débuta qu’en l’an 66 de l’Hégire, à l’époque d’Abd El-Malik Ibn Marwan, et s’acheva en l’an 76 de l’Hégire. L’affiliation religieuse des musulmans à Jérusalem prit fin avec le changement de qibla qui, de Jérusalem, devint la Mecque. A l’époque où Abd El-Malik Ibn Marwan empêcha la population syrienne et irakienne de faire le pèlerinage - époque qui s’étendit sur plusieurs années -, afin que celle-ci ne s’attache pas à Ibn Al-Zubayr, et entreprit de construire une grande mosquée à Aelia, des traditions religieuses glorifiant cette [nouvelle] mosquée et le Dôme du Rocher ont vu le jour. Cette mosquée portait à l’origine le nom de mosquée d’Aelia, avant que celui de la mosquée de Médine, Al-Aqsa, ne lui fût attribué. Ce qui a facilité ce transfert de nom est que les gens ne Médine n’appelaient pas [leur mosquée] ‘lointaine’ ou ‘la plus lointaine’, vu qu’[elle ne l’était pas] en termes géographiques (…) Nous avons hérité de ces traditions [qui sanctifient Jérusalem] comme si elles faisaient partie de la religion [musulmane]. »

 

(1) Pour le précédent article d’Arafa, voir la Dépêche Spéciale 564 de MEMRI

(2) Al-Qahira (Egypte), le 19 août 2003

(3) L’auteur reprend une théorie élaborée par I. Goldziher en 1890 (Voir Muhammedanische Studien, II, pp.35-37 ; pour la traduction en anglais : Muslim Studies II, pp. 44-45), selon laquelle en érigeant le Dôme du Rocher et la mosquée d’Al-Aqsa, Abd El-Malik cherchait à détourner le pèlerinage de la Mecque au profit de Jérusalem dans le cadre de sa campagne contre Ibn Al-Zubayr. Cette théorie, largement acceptée à l’époque, fut incorporée à des manuels scolaires d’histoire islamique. Il convient toutefois de noter qu’elle a été réexaminée et réfutée par S.D. Goitein (voir « La sainteté de Jérusalem et de la Palestine dans l’islam primitif », dans Studies in Islamic History and Institutions, Leiden, 1966, pp. 135-137) et n’est plus officielle aujourd’hui. Arafa introduit son article par une citation d’Al-Uns al-jalil bi-ta’rikh al-qods wa’l-khalil, de Mujir al-Din Abd El-Rahman al-Oulaymi al-Hanbali al-Maqdisi (810/1456-928/1522) selon laquelle le calife omeyyade Abd El-Malik Ibn Marwan aurait décidé de construire le Dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa dans le but de détourner le pèlerinage de la Mecque – contrôlée à l ‘époque par son rival Ibn Al-Zubayr - pour le diriger vers Jérusalem, qui se trouvait sous son contrôle et proche de Damas, sa propre capitale. Arafa précise qu’il a emprunté cette citation d’un article d’Ahmed Uthman portant sur la controverse concernant les lieux saints de Jérusalem Awda ila ‘l-khilaf ‘ala muqqadasat al-aqsa, al-ha’it wa’l-masjid, publié dans Al-Sharq Al-Awsat, le 19 novembre 2000.

(4) L’auteur explique qu’une fois que le nom « Al-Aqsa » fut attribuée à la mosquée de Jérusalem, il fut également incorporé à diverses traditions, propagées dans le but de prôner la valeur islamique de Jérusalem.
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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 23:48
olmerRien, sinon le pire





Si Israël avait des dirigeants dignes de leurs prédécesseurs, ces dirigeants n’auraient pas signé le texte d’Annapolis





Je n’attendais rien de la rencontre d'Annapolis, sinon le pire. Je ne suis donc pas déçu. Il ne s’est rien passé, et ce rien, comme je le prévoyais, peut conduire au pire.


Ce que George W. Bush souhaitait semble évident : une réunion du monde arabe destinée à montrer aux dirigeants de celui-ci que les Etats-Unis ne se désintéressent pas du conflit israélo-palestinien. Et qu’un front peut exister, unissant les Etats-Unis et le monde arabe face au danger principal dans la région : le régime des mollahs en Iran, dont il est absolument impératif qu’il ne se dote pas de l’arme nucléaire. Le monde arabe est venu. Il a vu. Il a entendu. En déduire qu’il a reçu le message serait néanmoins très hasardeux. D'autant plus que la perspective d'une action militaire américaine contre l'Iran semble désormais écartée.


Ce que Condoleezza Rice et le Département d’Etat américain souhaitaient semble plus évident encore : une relance du tristement célèbre et meurtrier « processus de paix », et un retour du « conflit israélo-palestinien au centre des débats sur le Proche-Orient », de façon à ce que le monde arabe comprenne que les Etats-Unis ne sont pas leur ennemi. Le « processus de paix » semble effectivement relancé, pour la plus grande joie de tous les ennemis implicites ou explicites d’Israël, qui, les uns et les autres, se demandent déjà ce qu’ils vont pouvoir extorquer à l’Etat hébreu.

 

Le replacement du conflit israélo-palestinien au centre des débats permet d’oublier une multitude d’autres données, telle l’absence de développement humain dans l’essentiel du Proche-Orient musulman, par exemple. Les Etats-Unis n’apparaîtront pas davantage comme des « amis » du monde arabe : il leur faudrait, pour ce faire,  produire bien davantage encore, ne pas en rester à l’antisionisme soft, dont madame Rice a fait preuve ces derniers jours, et passer à un antisionisme hard. Mais une conjoncture de facteurs, politiques, traditionnels et de valeurs, interdira toujours à un gouvernement américain d’aller jusque là, quoi que puissent penser les « réalistes » façon James Baker et Brent Scowcroft.


Les souhaits de Mahmoud Abbas et d’Ehoud Olmert semblent avoir été plus limités, plus médiocres, plus cyniques encore.

 
Abbas n’est presque plus rien. Un parrain déchu, qui règne sur un territoire en ruines dont la superficie ne cesse de se rétrécir, assiégée qu’elle est par des maffieux plus cruels, meurtriers et fanatiques que lui. Il existe encore grâce à la perfusion internationale et israélienne qu’il reçoit. Peut-il espérer s’entendre avec les crapules du Hamas ? J’en doute. Disons qu’il tente de durer, de maintenir la perfusion. Peut-être, se dit-il qu’à la faveur d’une aide internationale massive, il pourra changer la donne et reprendre la main : cela ne fera ni de lui ni de sa clique des « modérés ». Un totalitaire « modéré » est un homme qui peut cacher son jeu et passer des compromis provisoires en attendant son heure. En écoutant Abbas à Annapolis, j’ai très bien vu le totalitaire. J’ai eu bien plus de mal à voir le « modéré », sauf sur un point, que les antisémites du monde entier lui pardonneront difficilement : Abbas a serré la main d’un Juif, ce que ses collègues saoudiens et syriens se sont bien gardés de faire.

 
Olmert est fort peu de chose, lui aussi : un Premier ministre qui a perdu toute légitimité, à qui la justice demande des comptes, et vis-à-vis de qui il est vraisemblable que l’histoire ne se montrera pas tendre. Veut-il durer et retarder l’échéance lui aussi ? Croit-il qu’il va faire la « paix » et sauver ainsi in extremis un mandat, qui, sur tous les plans, a aujourd’hui les apparences d’un désastre ? Je ne peux le dire.

 
Ce qui me semble clair est qu’un gouvernement israélien fort aurait pu accorder à George W. Bush le « geste » minimal qu’il souhaitait, sans céder quoi que ce soit sur l’essentiel, et sans se plier aux exigences de madame Rice et du Département d’Etat ; quand, comme Israël, on a la vérité pour soi et qu’on fait face à des terroristes  sans scrupules, on le dit haut et fort. On ne signe pas un document flou et relativiste, qui parle de « propager une culture de paix et de non violence, de faire face au terrorisme et aux incitations à la  violence, que les actes répréhensibles soient commis par des Israéliens ou des Palestiniens ». Si Madame Rice et le Département d’Etat ne comprennent pas que ce ne sont pas les Israéliens qui recourent au terrorisme et aux incitations à la violence, ce serait le rôle minimal d’un gouvernement israélien de leur expliquer ce qui doit l’être.


Ce qui me semble clair, également, est que le gouvernement israélien a accepté l’inacceptable, en admettant de discuter d’un tracé des frontières qui pourrait permettre d’en revenir aux tracés de 1967, d’un éventuel partage de Jérusalem, susceptible d’impliquer l’abandon des lieux saints, et, même,  du « problème » du « retour des réfugiés ». Olmert et Tzipi Livni ont-ils abandonné tout reste de principes, ou jouent-ils un jeu, et, en ce cas lequel ? Ont-il délaissé les plus essentiels de leurs devoirs : préserver des frontières compatibles avec la sécurité d’Israël, préserver Jérusalem et les lieux saints, maintenir le caractère juif d’Israël ? Rien ne dit que des concessions majeures seront faites, mais il est certains engrenages dans lesquels il ne faut pas mettre le doigt sans risquer de se trouver entièrement avalé. La position d’Israël, jusque là, avait été, de surcroît, qu’il n’était pas question de discuter des « points essentiels » tant que la partie arabe n’aurait pas, au préalable, fait ce qu’il fallait pour en finir avec la violence et le terrorisme. Le préalable semble désormais avoir été jeté par dessus bord.


Que dire, dans ce contexte, d’une phrase comme celle-ci : « Je sais que cette douleur et cette humiliation sont la fondation sur laquelle a été fomentée la haine contre nous » ? Israël a infligé douleur et humiliation aux Arabes palestiniens ? C’est là, précisément, le fondement de la haine antijuive des Arabes palestiniens ! En maintenant des gens dans des camps de réfugiés, plusieurs décennies durant, les pays arabes de la région n’ont-ils créé, quant à eux, aucune humiliation ? La corruption des « dirigeants palestiniens » et l’extrême pauvreté des populations ne sont-elles pour rien dans la douleur ? La haine qui est disséminée dans tout le monde arabe et qui existait déjà il y a soixante ans, n’a-t-elle rien à voir avec les impasses idéologiques dans lesquelles s’est enfermé le monde arabe ?


Que dire des propos où Olmert a parlé tel un lecteur du dernier livre  de Jimmy Carter ? « Si le jour vient où la solution de deux Etats s’effondre, et que nous nous retrouvons dans une lutte à la Sud-africaine pour des droits de vote égaux, …c’en est fini de l’Etat d’Israël ».  Il n’y aurait donc de choix que la création d’un Etat palestinien, avec les restes de l’OLP, ou l’Apartheid ? Olmert ferait mieux de laisser des raisonnements aussi triviaux et biaisés aux antisémites qui se cachent derrière le masque de « l’antisionisme ».


Après avoir insisté sur la nécessité impérative que ses interlocuteurs reconnaissent Israël en tant qu’Etat juif, Olmert a non seulement cédé sur ce point, mais semble avoir accepté de renoncer à toute opération militaire contre ceux qui bombardent Sderot depuis des mois. En revanche, ni Mahmoud Abbas, ni Saëb Erekat, ni quiconque du côté des « dirigeants palestiniens » n’a reconnu le caractère juif d’Israël, ce qui signifie que les « dirigeants palestiniens » ne reconnaissent même pas la résolution de l’Onu de 1947, qui a abouti à la création d’Israël. Dans son discours à Annapolis, Mahmoud Abbas a parlé, sur un mode obscène, de ce que vivaient les Arabes palestiniens comme d’un « holocauste ». Il a repris ce qu’on a trouvé, des décennies durant, dans toutes les déclarations d’Arafat. Il a déclaré, depuis, que l’Autorité Palestinienne serait au côté du Hamas si Israël s’en prenait aux terroristes retranchés à Gaza. Qu’ajouter de plus ?


Dans un entretien accordé à Wolf Blitzer, diffusé dimanche dernier sur CNN, George Bush vient de redire explicitement qu’il n’attend aucun résultat précis d’Annapolis. Il a réitéré son souhait de voir émerger un Etat palestinien libre, démocratique et à même de vivre en paix avec Israël. Il a réaffirmé clairement qu’il défendrait la sécurité d’Israël et qu’il reconnaissait la légitimité de la volonté d’Israël de lutter contre le terrorisme. Bush n’est pas sur la ligne de Condi Rice et du Département d’Etat. Il demande clairement, et sans circonlocutions, aux « dirigeants palestiniens » de montrer qu’ils peuvent être des partenaires, qu’ils peuvent se plier aux règles du droit et de la démocratie et qu’ils peuvent renoncer totalement au terrorisme. Je pense qu’ils ne montreront rien du tout et qu’ils ne se plieront à rien. Le serpent change de peau, disait un dissident russe que je cite quelquefois, mais il n’en reste pas moins un serpent.


Si Israël avait des dirigeants dignes de leurs prédécesseurs, ces dirigeants n’auraient pas signé le texte d’Annapolis. Ils ne cèderaient rien, et resteraient fermement campés sur leurs principes. Je remarque, avec une infinie tristesse, qu’Israël a, actuellement, des dirigeants qui ont failli à leur mission. Je souhaite, comme une grande majorité des Israéliens, depuis des mois, que la page Olmert soit tournée. Cela devient extrêmement urgent. Cela n’a jamais été aussi urgent.


Il est des engrenages dans lesquels il ne faut pas mettre le doigt, disais-je. Olmert a mis le doigt dans l’engrenage. Si ce comportement suicidaire ne concernait que lui, cela le regarderait : chacun fait ce qu’il veut de sa vie. Mais Olmert, en ayant mis le doigt dans l’engrenage, engage toute la société israélienne, et même la région. Quand Israël est faible, les criminels se sentent revigorés et, aussi, les alliés des criminels. Au Liban, la Syrie est en train de reprendre le pays en main. Le Hamas continue à se trouver armé impunément. Ahmadinejad vocifère ses menaces de génocide. Aux Etats-Unis, nombre de gens, à Washington notamment, espèrent que, dans quatorze mois, ce sera l’après Bush,  et qu’il sera alors temps d’appliquer une politique plus « conciliante » vis-à-vis du monde arabe et de l’Iran. Condi Rice et le Département d’Etat ne sont pas parvenus à leurs fins, mais ils ne désespèrent pas de l’engrenage mis en route. En Europe, on espère qu’une attitude américaine plus « conciliante » et plus « islamo-compatible », après Bush, permettra un rapprochement américano-européen, dont, à l’évidence, Israël ferait les frais. Une forme de compte à rebours aux implications multiples semble enclenché. Il faut un gouvernement israélien à la hauteur de ses responsabilités, très vite, oui. Je le dis au nom de l’amitié profonde que j’ai pour Israël et pour son peuple.

Par Guy Millière

© Metula News Agency


 

Sarkozy ne diffère pas de Chirac

Milliere Guy - mercredi 05 décembre 2007

sarkozy
J’espère encore me tromper, mais plus le temps passe, et plus je me demande si Nicolas Sarkozy va être très différent de Jacques Chirac. Sur un plan intérieur, la cause semble entendue. Replâtrages, effets cosmétiques en tout genre sont au nouveau programme. La façon de faire semble éprouvée. On fait voter une loi. On dit qu’on restera ferme à l’attention du grand public. Et puis, on négocie avec les syndicats de façon à rendre d’une main ce qu’on a fait mine de prendre de l’autre. Ceux qui croient qu’avec cette façon de faire, le pays va retrouver une croissance forte et le plein-emploi tout en s’adaptant à l’économie de la connaissance, découvriront assez vite qu’ils s’égarent.

Humainement, Sarkozy est sympathique. Je lui fais même crédit d’être de bonne volonté, mais la sympathie et la bonne volonté ne suffisent pas. S’il demandait à l’Institut Turgot une étude sur l’économie du futur, j’aurais deux ou trois choses à lui expliquer. Je pourrais lui fournir des spécialistes d’une autre clairvoyance que les socialistes usagés et de seconde ou de troisième main dont il s’entoure : Lang, Védrine, Attali. S’ils sont encore cotés, ce n’est pas à l’argus de la clairvoyance planétaire. Il semblerait parfois que pour être un commentateur ou un expert en ce pays, il faut préalablement avoir montré qu’on s’est toujours trompé sur tout.

Ce qui vaut pour la politique intérieure semble déteindre sur la politique étrangère. L’incursion en Libye destinée à obtenir la libération des infirmières bulgares aurait pu sembler n’être qu’un incident de parcours et peser de peu de poids face au changement radical de discours de la diplomatie française concernant l’Iran, l’Irak, Israël et les États-Unis. L’attitude de Nicolas Sarkozy face à Vladimir Poutine avait été, elle aussi, tout à fait respectable.
Mais fallait-il recevoir Hugo Chavez ? Un homme qui embrasse Ahmadinejad et fait glisser son pays vers un système néo-communiste est-il fréquentable ? Surtout lorsqu’on sait que cet homme organise dans toute l’Amérique latine une « internationale bolivarienne » qui tente de déstabiliser le continent entier et de le faire régresser vers les pires impasses de son passé ? Ne serait-il pas plus intelligent et plus conforme à l’éthique de recevoir Alvaro Uribe, Président de Colombie qui, malgré l’activité persistante des narco-terroristes des FARC (amis de Chavez), et les campagnes d’enlèvements, de racket et de déstabilisation, est, lui, en train de redresser son pays ?

Ceux qui parleront d’Ingrid Betancourt devraient se souvenir que celle-ci fait partie des milliers d’otages pris par des gens qu’il faut qualifier de totalitaires sans scrupules, qu’elle s’est elle-même jetée dans la gueule du loup parce qu’elle est imprégnée d’un esprit gauchiste pacifiste et que, quelle que soit la compassion qu’on puisse éprouver pour ses enfants, ce qui est en jeu est bien plus vaste que le comportement d’une femme irresponsable. Un État démocratique, ce devrait être une règle, ne doit jamais traiter avec des totalitaires, et doit seulement les combattre.

La réception de Chavez par Nicolas Sarkozy a précédé de peu une visite officielle en Chine où il s’est agi surtout de vendre des avions et des installations nucléaires en accordant des transferts de technologie dont les conséquences pourraient être lourdes dans le moyen terme. Pour que la vente s’opère dans de « bonnes conditions », les discours tenus ont fait peu de cas de la situation au Tibet, des condamnations à mort innombrables pour délit d’opinion, et surtout du statut de Taïwan. Sans aller jusqu’à affirmer le droit du peuple taïwanais à disposer de lui-même, le Président français aurait pu s’abstenir de dire que la France reconnaît « une seule Chine » de la façon lapidaire et expéditive dont il l’a fait.

Je sais que le contexte français est très difficile, que Chavez compte en France davantage d’admirateurs que de critiques, et que les informations sur la situation réelle en Amérique latine sont édulcorées. Je sais aussi que la Chine fascine, au point que fort peu de gens veulent entendre parler des multiples cauchemars qui gisent derrière le « rêve chinois ». Un retour à la dignité et à la droiture en politique étrangère ne devrait néanmoins pas souffrir trop de dérogations à la règle sinon, ce sont les dérogations et les exceptions qui pourraient sembler devenir la règle.


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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 23:43

Philo-sioniste, néoconservateur et catholique


Philo-sioniste, néoconservateur et catholique.
Entretien : ce que je crois.
  
Danielle Bonvin, enseignante – Tes lectrices et tes lecteurs apprécient tes analyses, tes investigations. En revanche, ils ne saisissent pas forcément toujours pour quelle raison tu es néoconservateur, catholique et philo-sioniste. Mais commençons peut-être par le début. En avril 2007, après des années de journalisme et deux livres diffusés, tu es passé de la presse écrite classique à la presse écrite sur des sites Internet et sur des blogues Internet, notamment sur monde-info, drzz, rebelles-info et juif.org. Pourquoi ?
  
Miguel Garroté – Parce que les sites et les blogues Internet sont des espaces de liberté. Parce que les sites et les blogues Internet peuvent, comme les agences de presse, diffuser des informations instantanées en temps réel. Parce que dans le monde francophone, de plus en plus de personnes, y compris des journalistes, des écrivains et des universitaires, ont recours aux sites et aux blogues. De plus en plus de personnes y ont recours parce que les médias francophones, presse, radio et télévision, à l’inverse des médias américains et britanniques, exercent l’autocensure, au nom du politiquement correct et de la pensée unique. Dernier exemple en date : l’interview de PPDA avec Bush. Le premier pose des questions imbéciles. Le second donne des réponses simples et concrètes. Il y a vingt ans, Louis Pauwels, Rédacteur en Chef du Figaro Magazine, s’inquiétait, déjà, de la dictature croissante de la pensée unique. Les sites et les blogues Internet sont la réponse actuelle à cette dictature anesthésiante de l’esprit, à ce politiquement correct, à cette pensée unique.
  
  
L'image “http://www.acslaw.org/files/images/statue_of_liberty_800.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.DB – Depuis quand es-tu néoconservateur ?
  
MG – Depuis pas si longtemps que cela. Je suis attaché à un idéal ne transigeant pas sur les valeurs judéo-chrétiennes, un idéal qui demande au moins le respect de ces valeurs, dans une économie libre de marché et dans une société libre et démocratique. Le néoconservatisme, c’est l’amour de la liberté, de la démocratie, le choix d’une économie libérale, le soutien à Israël, la vigilance à l’égard de l’islamisme, l’amitié pour les USA et la conscience que depuis le 11 septembre 2001 nous sommes en guerre. Pour moi, le néoconservatisme est un espace politique ouvert. Il peut rassembler des personnes aussi variées que Guy Milliere, David Bescond, Alexandre del Valle, Laurent Murawiec et Ivan Rioufol et moi-même. La preuve : nous écrivons tous sur rebelles.info dans le respect mutuel. Maintenant, j’aimerais être encore plus concret. Il se trouve que nous pouvons, dans les pays occidentaux, passer pas mal de frontières avec une petite carte en plastique. On appelle cela une carte d’identité. Je veux contribuer à maintenir cela. Je ne veux pas que les jeunes qui lisent nos articles, notamment sur drzz, rebelles-info, juif.org. et monde-info se retrouvent, un jour, dans une société protectionniste, nationaliste, fermée et policée. Le patriotisme oui. Le nationalisme nostalgique et paranoïaque non. A l’époque de Ronald Reagan, j’étais encore sous l’influence de l’antiaméricanisme véhiculé dans les pays francophones. Plus tard, j’ai réalisé, mieux vaut tard que jamais, que ce que Reagan proposait jadis et que Bush tente de maintenir vivant aujourd’hui, c’est, justement, ce en quoi je crois depuis longtemps. Il se trouve qu’en termes politiques, on nomme cela le néoconservatisme. Il est vrai qu’en Europe, c’est politiquement très incorrect, de s’afficher néoconservateur. Sous prétexte de ne pas s’aligner sur les USA – personne ne sollicite un tel alignement – sous ce prétexte, l’Europe risque de verser dans l’extrémisme de gauche comme de droite. Un extrémisme antiaméricain, antisioniste et antichrétien. Pour les Juifs et les chrétiens, pour les femmes et les hommes libres, ce serait une catastrophe. Ce n’est pas parce que le néoconservatisme est né aux USA qu’il faut l’exclure d’office en Europe. Les fondateurs américains du néoconservatisme, soit dit en passant, sont de culture et d’origine européenne.
  
  
DB – Depuis quand et en quoi es-tu catholique ?
  
MG – Catholique veut dire universel, c’est à dire, attaché à Dieu qui s'étend à tout, qui s'étend partout. J’ai vécu, tant à la maison qu’à l’école et à l’université, dans l’athéisme anticlérical jusqu’à l’âge de 27 ans. Je me suis converti à Jérusalem, en 1983, sans faire exprès, non pas lors d’un pèlerinage, mais lors d’un voyage en relation avec mon activité. Pour moi, le catholicisme en 2007 se vit dans la prière silencieuse que l’on fait et dans le métier que l’on exerce. C’est une foi intérieure. Les catholiques d’aujourd’hui, nous ne sommes pas en position de force. Nous avons peu de pouvoir temporel. Alors contentons-nous d’être des témoins. Le monde va mal. Il a besoin d’unité. Si quelqu’un veut faire du prosélytisme et de l’évangélisation, je l’invite à prier et à exercer son métier. Les grands discours, cela ne marche qu’un certain temps. Après, les gens se lassent et repartent déçus. Et si nous voulons de l’œcuménisme, je propose de commencer avec les Juifs, plutôt que de nous planter avec les musulmans, dans de creux bavardages. Actuellement, l’islam n’est pas disposé au dialogue. La réaction hystérique aux propos – pourtant purement historiques – de Benoît XVI à l’université de Ratisbonne en témoigne. Cela m’est égal qu’il y ait plus d’un milliard de musulmans et seulement quelques millions de Juifs sur terre. Ce n’est pas un motif suffisant pour privilégier le dialogue avec l’islam au détriment du dialogue avec le judaïsme. Dans le moyen et long terme, c’est l’amitié judéo-chrétienne qui fera rempart aux islamistes, au Hamas, au Hezbollah, à Al-Qaïda, à Ahmadinejad. Ménager l’islam radical, c’est un calcul à court terme. Un calcul qui nous créera que des ennuis.
  
  
DB – Qu’est-ce qui fait de toi un catholique philo-sioniste ?
  
MG – Etre philo-sioniste, c’est reconnaître, pour nos frères aînés, les Juifs, un Etat hébreu dans des frontières réellement défendables. Le philo-sionisme catholique et le sionisme juif, c’est surtout cela. A entendre les champions de la pensée unique, le philo-sionisme catholique et le sionisme juif, ce serait du racisme et de l’impérialisme. Quelle débilité ! Regardez la carte du Proche et du Moyen Orient, relisez l’histoire du Proche et du Moyen Orient. Dites-moi au nom de quoi, il faut, maintenant, dans le climat de haine qui pollue actuellement le monde musulman, donner, au plus vite, la Judée Samarie aux Palestiniens ? Est-ce cela, un Etat juif dans des frontières réellement défendables ?
  
  
DB – Se déclarer philo-sioniste dans le climat européen actuel, n’est-ce pas s’attirer des ennemis ?
  
MG – Bien. Je vais être très clair. Déjà le philosophe catholique français Jacques Maritain (1882-1973), s’attira des ennemis, lorsqu’il se déclara amis des Juifs, ami d’Israël, lorsqu’il épousa une Juive, lorsqu’il passa, lui, le Français, quelques années à New York. S’attirer des ennemis n’est pas un problème. L’important c’est d’agir en conscience. Bien sûr que mes articles déclenchent, parfois, des réactions incroyablement haineuses et racistes. Pourtant, je le répète, le philo-sionisme catholique et le sionisme juif, c’est simplement, selon moi, reconnaître, pour nos frères aînés, les Juifs, un Etat hébreu dans des frontières réellement défendables. Je m’étonne qu’une demande aussi élémentaire puisse déclencher un antisionisme à ce point hystérique et haineux. Je m’étonne que dans un espace aussi vaste que le Proche et le Moyen Orient, il faille, à tout prix et au plus vite, créer un Etat palestinien en Judée Samarie (le terme Cisjordanie ne veut rien dire historiquement et s’il veut dire quelque chose, c’est plutôt à la Jordanie qu’à la Palestine qu’il fait penser. Non ?). Pour moi la situation est très claire. L’antisionisme est un antisémitisme nouveau et extrême. Il est tout de même incroyable que l’antisionisme ne soit pas passible de poursuites pour racisme. Mais qu’en revanche, le moindre propos critique à l’égard de l’islam puisse entraîner des poursuites pour propos racistes. J’ai suffisamment fréquenté, à une période de ma vie, les milieux antisionistes, pour savoir, à quel point, ces milieux ont la bave aux lèvres. L’antisionisme est une idéologie haineuse qui se drape dans la soi-disant défense des droits de l’homme. Si le monde occidental n’est plus antisémite, pourquoi ne le prouve-t-il pas dans ses actes ? C’est facile, de faire mémoire de la Shoah, tout en refusant aux Juifs, une terre, un peu plus conséquente, que la ridicule portion de territoire, dont ils disposent actuellement au Proche Orient. La ville israélienne de Netanya, sur la Méditerranée, est à 12 km de la ville arabe de Tulkarem, donc à portée de roquettes palestiniennes. Israël s’est retiré du Sinaï. Israël s’est retiré du Sud-Liban. Israël s’est retiré de la Bande de Gaza. Résultat : le Sinaï est un lieu de transit pour les armes qui finissent à Gaza. La Bande de Gaza est une république islamique, le Hamastan. Le Sud-Liban est une enclave iranienne dominée par l’armée du Hezbollah. La Judée Samarie, dite Cisjordanie, est dominée par des milices armées claniques, par le Hamas et par le Fatah. L’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas en Judée Samarie, concrètement, sur le terrain, c’est du pipeau. Mes confrères journalistes le savent pertinemment. En conclusion, l’Europe vit dans le mensonge. L’Europe fait la part belle aux milieux islamiques. L’Europe le paiera très cher.
Miguel Garroté, journaliste
  
Face à des régimes politiques certes imparfaits, les démocraties occidentales, favorisent, parfois, l’hypocrisie, au détriment du bon sens. Ci-après, un nouvel exemple. Depuis la semaine dernière, tout le monde ou presque, sort les trompettes, afin de claironner, l’indignation générale. A quel propos ? A propos de l’état d’urgence, instauré, le 3 novembre, par le président pakistanais Moucharraf. Depuis la semaine dernière, on nous dit, dans la presse, à la radio et sur le petit écran, que l’état d’urgence, instauré par le président Moucharraf, « peut plonger le pays dans la guerre civile » (Ah !). Et que la décision de Moucharraf « embarrasse Washington » (Oh !). C’est ce qu’on nous dit. Fort bien. Mais encore ?
  
Le président Moucharraf a instauré l’état d’urgence à cause d’une baisse notoire de la sécurité, baisse liée, d’une part, à la violence islamiste ; et d’autre part, à l’ingérence du pouvoir judiciaire dans les affaires du pouvoir exécutif, ingérence qui paralyse le gouvernement. L’argument vaut ce qu’il vaut. Il reflète néanmoins une certaine réalité (à noter que la situation des droits de l’homme, est infiniment plus grave, à Cuba avec les frères Castro, au Vénézuéla avec le Caudillo Chavez, en Corée du Nord avec le taré stalinien, en Iran avec le nabot génocidaire, en Syrie avec le moustachu alaouite ; en Russie avec l’ex colonel du KGB, en Chine avec les octogénaires communistes ; et que presque personne n’y trouve à redire…).
  
En outre, la crise de la Mosquée rouge d’Islamabad, mosquée transformée en forteresse armée par les terroristes islamistes pro-talibans, en juillet ; et le retour au Pakistan, de Benazir Bhutto, en octobre, ont, c’est un fait, eux aussi, considérablement déstabilisé le pays. Cela ne date donc pas d’hier ou de la semaine passée uniquement.
  
Les médias informent, aussi, que Benazir Bhutto est revenue au Pakistan, suite à un accord avec Moucharraf, accord conclu sous les auspices des USA. Accord selon lequel Benazir Bhutto doit partager le pouvoir avec Moucharraf. Ce n’est pas là seulement une information véhiculée par les médias. C’est aussi et surtout une réalité. Or, Naheed Khan, bras droit de Benazir Bhutto, prétend maintenant, que cet accord, n’a jamais été considéré, comme un contrat, entre Moucharraf et Benazir Bhutto. Ah bon ?
  
Pourtant, cet accord stipule que Moucharraf reste président et que Benazir Bhutto devient (selon le résultat des urnes) premier ministre suite aux législatives, initialement notée, sur l’agenda, pour janvier 2008. L’accord renié par Naheed Khan prévoit que Benazir Bhutto, Moucharraf et l’armée, font face, ensemble, contre la terreur islamique, afin de stabiliser le Pakistan ; et afin de diriger la résistance contre les terroristes talibans afghans et al-quaïdiques planqués dans les montagnes du Waziristan, dans le Nord du Pakistan.
  
Le fait est que le Pakistan, avec ses 180 millions de musulmans, détient l’arme nucléaire ; et que ce même Pakistan risque de basculer dans l’islam extrémiste, style taliban ou Al-Qaïda. Le président Moucharraf a demandé, la semaine dernière, aux pays occidentaux, de lui laisser du temps, pour ramener la démocratie. Etant donnés les revirements de Benazir Bhutto et son équipe versatile, cela peut se comprendre.
  
Le président Musharraf a annoncé, le 11 novembre, que les élections législatives se tiendraient, comme prévu, avant la date butoir du 9 janvier 2008. Néanmoins, Benazir Bhutto a informé, comme ça, sans rire, le lendemain 12 novembre : « Il n’y aura plus de pourparlers (ndlr. avec Musharraf), j'ai changé de politique ». Benazir Bhutto a appelé à une longue marche (en fait un défilé automobile) qui devait partir aujourd’hui 13 novembre de Lahore pour gagner Islamabad, la capitale. Benazir Bhutto prend donc brusquement la direction de l’opposition après avoir joué la négociatrice d’une réconciliation, avec le pouvoir, face au grave danger de l’islam radical. Concrètement, c’est cela, qu’elle entend, par « j’ai changé de politique ». Ce n’est pas un changement de politique. C’est un virage à 180° en direction des taliban et d’Al-Qaïda.
  
C’est pourtant la voie de la réconciliation qui a permis le retour de Benazir Bhutto au Pakistan, le 18 octobre, après huit ans d’exil. La voie de la réconciliation prévoyait, aussi, d’accorder, à Benazir Bhutto, l’amnistie, pour les délits de corruption, qui demeurent à sa charge. Or, que fait Benazir Bhutto ? Elle va maintenant jusqu’à menacer publiquement de prendre la tête de la « guerre » contre la pouvoir. La guerre, a-t-elle dit. Génial !
  
Avec son revirement précipité, Benazir Bhutto ne constitue pas une solution politique sérieuse. Au contraire, son revirement risque d’aboutir, à l’arrivée au pouvoir, des islamistes, dans un pays qui possède un bel arsenal nucléaire. Encore génial !
  
063.jpgBenazir Bhutto en a rajouté une couche, aujourd’hui 13 novembre, d’une part, en demandant, en toute modestie, à Musharraf de quitter le pouvoir ; et d’autre part, en répétant qu’elle ne sera jamais son Premier ministre. Benazir Bhutto se trouve à Lahore où elle est assignée à résidence (information confirmée par l’agence Bloomberg à 12h58 GMT), alors qu’elle avait prévu de prendre la tête de sa longue marche (défilé automobile) en direction d’Islamabad. Dans ce climat, Benazir Bhutto, a incité, les Pakistanais « de tous bords », à participer, à sa longue marche de trois à quatre jours (en voitures).
  
En agissant de la sorte, notamment en parlant de Pakistanais « de tous bords », Benazir
israel-flag-copie-1.jpgDeux « écrivains » nous donnent des « leçons » de traduction. A leur égard, sur le Site de L’Union des Patrons Juifs de France (UPJF), Menahem Macina (1) vient d’écrire : « Il faut savoir gré à MM. John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt (2) de nous avoir donné, à l'occasion d'un commentaire de leur livre, paru dans Le Figaro du 9 novembre, une leçon de langue parsie. A les en croire, l’expression ‘rayer Israël de la carte’, repose sur une mauvaise traduction des propos [du Président iranien Ahmadinejad]. La traduction juste est qu’Israël ‘devrait disparaître de la page du temps’ ».
  
J’avais, quant à moi, déjà abordé ce sujet, sur mon blog, dans un article daté du 26 septembre. J’aimerais y revenir ci-après. Le livre de John Mearsheimer et Stephen Walt, relance, la pseudo controverse, selon laquelle Ahmadinejad n’aurait jamais dit, à la conférence révisionniste du 25 octobre 2005, qu’il faut « rayer Israël de la carte ». Je signale, en passant, le livre rédigé (en réponse au pamphlet de John Mearsheimer et Stephen Walt) par Abraham Foxman, « The Deadliest Lies: The Israel Lobby and the Myth of Jewish Control » (Les plus mortels mensonges : le lobby israélien et le mythe du contrôle juif).
  
La vraie citation (‘rayer Israël de la carte’), traduite du farsi vers l’anglais, puis traduite de l’anglais vers le français, serait donc, nous racontent John Mearsheimer, Stephen Walt et les journalistes francophones qui les relayent, la vrai citation serait soi-disant celle-ci : « L'Imam (l’ayatollah Khomeiny) a dit que ce régime occupant Jérusalem doit disparaître de la page du temps ». Ce qui, traduit mot à mot du farsi, donnerait, nous dit-on encore : « Imam (Khomeiny) ghoft (a dit) een (ce) rezhim-e (régime) ishghalgar-e (occupant) qods (Jérusalem) bayad (doit) az safheh-ye ruzfgar (de la page du temps) mahv shavad (disparaître de) ».
  
Le fait est qu’à part cette phrase (avec ses deux traductions apparemment différentes mais en réalité issues d’une même idéologie génocidaire), Ahmadinejad a aussi déclaré : « Certains pays européens insistent pour dire que, durant la seconde guerre mondiale, Hitler a brûlé des millions de juifs et les a mis dans des camps de concentration (…)
Donnons une terre aux sionistes en Europe, en Allemagne ou en Autriche, pour qu'ils puissent y installer leur gouvernement ». Notons qu’ici les trois mots juif, sioniste et gouvernement forment un tout pour Ahmadinejad. Et qu’il n’y a donc pas, pour lui, de différence entre, d’une part le régime, le gouvernement ; et d’autre part, les juifs, Israël.
  
En clair, qu’il faille « rayer Israël de la carte » ou qu’Israël doive « disparaître de la page du temps », force est de constater, que dans les deux cas de figure, Ahmadinejad, pense aussi, pense surtout, je cite, que « Certains pays européens insistent pour dire que, durant la seconde guerre mondiale, Hitler a brûlé des millions de juifs et les a mis dans des camps de concentration (…) Donnons une terre aux sionistes en Europe, en Allemagne ou en Autriche, pour qu'ils puissent y installer leur gouvernement ». 
  
Le 19 décembre 2005, le Washington Post a cité certains propos de Ahmadinejad comme suit : « Excepté qu’il n’y a jamais eu de tels camps et pas d’Holocauste du tout.
Rien qu’un mythe, une légende fabriquée de toutes pièces sous le nom de massacre des Juifs ». Et le Washington Post de rappeler que Ahmadinejad, président d’un pays sur le point de devenir nucléaire, est un fervent adepte de l’Apocalypse. Dans l’islam chiite, on croit au retour messianique du douzième Imam. En 2005, le journaliste iranien Hossein Bastani a confirmé qu’Ahmadinejad précisait, dans des réunions officielles, que l’Imam caché réapparaîtrait dans deux ans, soit en 2007.
En outre, toujours selon Ahmadinejad, Israël sera rayé de la carte l’année du retour du douzième imam, soit en 2007.
  
Le 16 décembre 2006, la chaîne radiotélévisée britannique BBC News, a rappelé la conférence révisionniste, qui s’était tenue le 25 octobre 2005 sur le thème « Le monde sans le sionisme ». En ce 16 décembre 2006, la BBC a précisé qu’il s’agissait d’une conférence organisée en 2005 par l’Iran, à Téhéran, sous les auspices de Mahmoud Ahmadinejad, à l’époque fraîchement élu président. Parmi les participants à cette conférence révisionniste, ajoute le reporter de la BBC ayant couvert l’événement en 2005, il y avait les négationnistes les plus connus du monde ; notamment l’Australien Frederick Töben, condamné à la prison en Allemagne pour incitation à la haine et insulte à la mémoire des morts ; les Français Robert Faurisson et Georges Theil, condamnés en France pour négationnisme ; et enfin l’Américain David Duke, ancien dirigeant du Ku Klux Klan.
  
A la lumière des faits concrets rappelés ci-dessus et au-delà des querelles byzantines de traduction, il est archi-clair qu’Ahmadinejad veut bel et bien deux choses et non pas une seule : primo, il veut rayer Israël de la carte ; et secundo, il veut faire disparaître le régime israélien de la page du temps.
Ahmadinejad veut les deux car concrètement les deux vont pour lui de pair. Espérons que le retour du douzième imam, prévu pour 2007 par les ayatollahs de Téhéran, sera reporté à 2008 ou 2009, question de nous laisser le temps d’agir préventivement.
  
A cet égard, d’une part, les 3’000 centrifugeuses, annoncées en grandes pompes, il y a quelques jours, par Ahmadinejad ; et d’autre part, les preuves fournies par les services de renseignements occidentaux, ne laissent planer aucun doute, sur l’avancée iranienne, quant à la fabrication de la bombe atomique (3).
  
http://87.98.222.182/1/30/20/46//-44164696-071008teheran02-copie-1.jpgBombe atomique pour rayer Israël de la carte ? Ou bombe atomique pour faire disparaître Israël de la page du temps ? Les deux. Oui, les deux, car les deux traductions, de la sinistre phrase d’Ahmadinejad, s’appuient, sur un seul et unique credo, formulé par le même Ahmadinejad, à savoir, je cite : « il n’y a jamais eu de tels camps et pas d’Holocauste du tout. Rien qu’un mythe, une légende fabriquée de toutes pièces ».
 
De même qu’il n’y a pas eu de shoah, pense Ahmadinejad, de même, il ne doit pas non plus y avoir d’Etat Juif au Proche Orient. Les Juifs, pense Ahmadinejad, ne doivent exister ni sur les cartes de l’espace ni dans les pages du temps. Il n’y a jamais eu de shoah, pense Ahmadinejad, et il n’y aura donc plus jamais d’Israël.
  
Comment atteindre cet objectif, Monsieur Ahmadinejad, Monsieur Mearsheimer, Monsieur Walt, Mesdames et Messieurs du Figaro et d’ailleurs, comment atteindre cet objectif, sinon en fabriquant une bombe atomique ?
  
(3) Martin Birnbaum, sur www.LibertyVox.com, écrivait, le 22 octobre, à propos de l’Iran : « Pendant presque cinq ans de négociations (après avoir caché pendant 18 ans son programme nucléaire) l’Iran a passé outre 12 ultimatums différents - pour arrêter son programme d'enrichissement d’uranium - et aux résolutions du Conseil de sécurité 1696, 1737 et 1747. L’Iran a également rejeté un paquet très généreux d’incitations offertes par l’Ouest et la Russie, qui entre autres, lui promettaient de l’aide pour développer un programme nucléaire civil, la fourniture d’un réacteur à eau lourde et une assurance multiple pour la fourniture de carburant nucléaire ».

MONDE-INFO.jpg
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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 06:27
BREAKING NEWS, par Leroidavid

Vous avez bien évidemment entendu parler du rapport délirant de la NIE sur l'Iran ("Iran's Nuclear intentions and Capabilities"), publié le 3 décembre 2007.

Ce rapport est rempli de mensonges et d'erreurs, et il a été rédigé par 3 analystes connus pour être anti-Bush, anti-sanctions contre l'Iran, pro-démocrates, et pour avoir, durant toute leur carrière, refusé de s'opposer à la menace iranienne !

Voici un lien vers un article remarquable de NewsMax, 
écrit par Kenneth Timmerman:

U.S. Intel Possibly Duped by Iran

Un autre article important sur le sujet :

Dark Suspicions about the NIE,
 
rédigé par Norman Podhoretz
 
Extrait: "the intelligence community, which has for some years now been leaking material calculated to undermine George W. Bush, is doing it again".  

Traduction : "la communauté du renseignement, qui depuis quelques années déclassifie des informations pour porter atteinte à George Bush, a encore frappé."

Drzz

Racisme anti-juif à la TV libanaise

Un vrai petit show télévisé tout exprès (vidéo, transcription) pour nous avertir du grave danger qui nous menace tous, avec présentation, reportage, interview, diffusé le 22 octobre dernier sur une chaîne libanaise:

Les Juifs produisent et répandent des drogues pour prendre le contrôle de la planète, comme le leur ordonnent le Talmud et les Protocoles des Sages de Sion. Les autorités israéliennes aident à la manoeuvre, facilitent le trafic et entravent l’action des gentilles ONG palestiniennes qui tentent de lutter contre le phénomène.

Mais les Juifs sont bien connus dans l’histoire pour empoisonner les puits. Et comme chacun sait, ils ajoutent des substances toxiques aux médicaments et aux boissons alcoolisées de même qu’aux farines et autres produits qu’ils exportent partout où on ne les aime pas, voire partout tout court.

D’ailleurs, c’est avec des drogues que les Juifs ont miné le peuple allemand, provoquant ainsi l’extrémisme nazi, dans lequel ils jouèrent naturellement aussi un rôle. Et ils trafiquaient des drogues en masse dans la Russie des Tsars depuis le XVIIe siècle aussi. Tout ça en accord avec le Talmud, lequel dicte aux Juifs d’empêcher les autres nations de régner, de sorte que les Juifs soient seuls au pouvoir.

Les Protocoles précisent que le pouvoir des Juifs augmente avec la détresse de tous les autres gens. Toutes les nations visitées par des Juifs doivent être laissées malades, pauvres, sans force ni résolution. Et bien sûr, les drogues sont le moyen le plus efficace d’y parvenir. Les fameux antisémites grands hommes de l’histoire ont bien averti de se méfier des Juifs, qui brisent le moral des gens partout où ils s’installent. Ce sont des vampires, des suceurs de sang; si on ne les tient pas à l’écart des enfants, ils en feront leurs esclaves. D’ailleurs, ils ont le droit de traiter les autres peuples comme des animaux, de corrompre les gens, de déchirer les nations, de détruire les nationalités et de répandre la promiscuité et le chaos. C’est un fléau qui nous tue, nous et notre société.

La preuve…

UPDATE: Sur demande urgente, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme s’est fendu d’une lettre à la chaîne de TV libanaise faisant état de sérieuses préoccupations. Maintenant, tout ira bien, c’est sûr.


Nouveau en Turquie: l’égalité islamiste modérée

Selon un quotidien de Cologne, le premier ministre turc Erdogan se fait du souci (merci PI) pour les femmes turques. 

La constitution turque prévoit (depuis 2004) que les «femmes et les hommes sont égaux en droit; l’État a le devoir de concrétiser cette égalité». Mais un nouveau projet prévoit que «les femmes, les enfants, les personnes âgées et les handicapés nécessitent une protection particulière. Celle-ci doit respecter le principe général d’égalité en droit.»

Les associations de femmes turques ne veulent pas de ces égards: «Nous n’avons pas besoin d’un traitement spécial, nous voulons des droits égaux.» Peut-être savent-elle aussi ce que représente le statut de protégé (dhimmi) dans l’Islam?


Suisses/ses: donnez votre avis en ligne

C’est une bonne idée assez bien réalisée, pour un début. Les questions couvrent de nombreux thèmes de manière équilibrée et les renseignements personnels (mais anonymes) permettent de réaliser des analyses très détaillées et/ou révélatrices.

Mais les graphiques produits sont mal léchés et il n’est pas possible de générer un URL avec des résultats d’évaluation. À réparer.

Pour une prochaine étape, il faudrait élaborer une solution permettant aux gens de modifier leur vote après coup (seulement aussi longtemps que la question peut continuer de se poser, bien sûr), afin de pouvoir tenir compte de manière plus fluide de l’influence de l’évolution des événements et/ou des débats publics. Par ailleurs, un tel dispositif inciterait les gens à revoter dès qu’ils changent d’avis, ce qui fidéliserait les participants.

Une fois un tel système généralisé, bien sécurisé et institutionnalisé, nous avons une démocratie directe moderne digne de ce nom. 


Le cancer socialiste allemand arrive à maturité

Comme le laisse bien entendre l’extrait du livre de Hans-Olaf Henkel publié dans la dernière édition du magazine allemand de politique culturelle Cicero (un tuyau de PI). Je décris ici brièvement les principaux arguments développés:

L’Allemagne perd ses meilleurs éléments à une allure croissante (près de 150.000 émigrés en 2005, surtout vers les pays anglo-saxons). Les travailleurs comme les intellectuels formés en Allemagne à prix d’or ne tiennent plus à exercer dans leur pays. La proportion des universitaires parmi les émigrants y est en moyenne dix fois plus élevée que parmi la population en général. Près de la moitié des quelque 7000 médecins par an formés en Allemagne quittent le pays. Parallèlement, l’Allemagne accueille des immigrés sans formation en masse, ce qui fait descendre le niveau général de la formation de base (20e place seulement dans la dernière enquête PISA). Ainsi, actuellement, il y a plus de jeunes Allemands qui étudient à l’étranger, malgré des frais d’écolage très élevés, que jamais auparavant.

Le marché allemand du travail est surrégulé et étouffe la libre entreprise par sa bureaucratie surdimensionnée. Selon une étude menée par la Banque mondiale en 2006, la politique du travail allemand n’est pas compatible avec celle des autres nations industrialisées. Sur les 175 pays examinés, l’Allemagne occupe le 129e rang, derrière, par exemple, la Mongolie (61e), l’Ouzbékistan (67e) et la Chine (68e). Les coûts du travail y sont très élevés, la part des systèmes sociaux (pension, assurance maladie et accidents, chômage, etc.) y atteint 78% du salaire horaire, le record mondial. La part étatique du produit intérieur brut atteint 47%, dont 60% pour l’État social.

Tout cela rend l’Allemagne très peu attrayante pour les universitaires étrangers: alors que l’Australie en compte quelque 20%, la Grande-Bretagne 16% et la moyenne des pays de l’OCDE 12%, l’Allemagne doit se contenter de 5%. Et ce taux comprend les enfants des immigrés turques. Et la perte concerne aussi les anciens: en Allemagne, un professeur de 65 ans doit quitter son poste. Ailleurs, seules comptent les compétences réelles. Si bien que les meilleurs produits des meilleures universités allemandes donnent souvent le meilleur d’eux-mêmes hors de leur pays. Et les masses d’immigrés non qualifiés arrivés dans le pays depuis des décennies n’ont guère valu de Prix Nobel à l’Allemagne.

Les Verts (rouges à coeur), surtout, se sont opposés à tous les systèmes qui auraient permis de trier les candidats à l’immigration en fonction de critères fonctionnels, utiles à l’économie. Et les mêmes ont contribué à l’instauration d’un système social extrêmement attirant pour tous les immigrants peu ambitieux. De sorte que l’Allemagne, dans l’ensemble, se donne beaucoup plus de peine, avec succès, pour attirer les étrangers des couches sociales inférieures, sans qualification, que ceux susceptibles de donner au pays les nécessaires impulsions vers l’avenir. Par-dessus le marché, les syndicats craignent que les travailleurs étrangers qualifiés prennent des emplois aux Allemands et ont obtenu que les ressortissants de pays non-membres de l’UE souhaitant travailler en Allemagne doivent gagner au moins 85.000 euros par an. Impossible, donc, par exemple, d’engager des informaticiens indiens de talent dans une PME allemande.

Les statistiques de la criminalité sont conçues de manière à distordre la réalité. Elles cachent l’origine des actes de violence dans certains cas (communautés musulmanes) et mettent en exergue de manière grotesque les méfaits de l’extrémisme de droite. En 2006, les néonazis sont censés avoir commis 12.238 délits, ce qui est effrayant. Mais ce nombre contient pas moins de 8739 «délits de propagande» liés à des symboles interdits, des prises de position interdites sur l’histoire ou encore l’audition de chansons interdites. En fouillant les petits caractères, on s’aperçoit que le nombre de lésions corporelles causées par les crânes rasés teutons s’établit en fait à 726, dont une grande partie proviennent d’affrontements contre des «antifascistes» plus enragés encore. En effet, en nombre d’actes de violence, les extrémistes de gauche l’emportent nettement (comme en Suisse, d’ailleurs), mais ils ne sont que très rarement désignés comme tels — la presse parle alors plutôt de «jeunes», d’«autonomes» ou encore d’«altermondialistes». En mai dernier, ils ont tiré sur la police avec des engins pyrotechniques, lancé des pavés et fait près de 60 blessés. Aucun journaliste ou politicien n’a voulu savoir qu’il s’agissait d’actes prémédités par des extrémistes de gauche.

En revanche, on cherche en vain des statistiques sur les actes de violence commis par de jeunes Turcs contre des Allemands, bien que des enquêtes aient permis d’établir que les Turcs sont les plus violents des étrangers d’Allemagne. Selon le rapport en question (2004), un Turc âgé de 14 à 18 ans sur trois a déjà commis des délits, du vol à l’attaque à main armée en passant par l’extorsion. Les jeunes Turcs commettent trois fois plus de délits que les jeunes Allemands. En mars 2007, une étude berlinoise portant sur des «délinquants intensifs» de moins de 21 ans (actes de violence, attaques, lésions corporelles) révéla que 70% d’entre eux provenaient de l’immigration, dont une majorité originaire de Turquie. Leurs parents sont en moyenne peu formés, souvent au chômage et disposent de faibles revenus. La moitié des jeunes délinquants quittent l’école sans diplôme. Ils commettent leurs délits à 60% en groupe et ne peuvent pas être contrôlés durablement par la police.

Il vaut la peine de lire le tout, en allemand. Par exemple pour la réaction de certains Gutmenschen à la proposition de Henkel, au sein d’une commission sur l’immigration, de considérer à part le cas des femmes musulmanes soumises à des règles sociales inacceptables au sein de leurs communautés:

«Pas si vite, Monsieur Henkel! Nous devons laisser à nos concitoyens turcs une certaine marge de tolérance culturelle.» «Vous croyez pouvoir appliquer librement vos valeurs morales à d’autres cultures? Quelle arrogance!»


Nouveau en Turquie: l’adoption islamiste modérée

C’était ce matin dans Akşam (via MEMRI): l’office gouvernemental turque chargé de la direction des affaires religieuses a récemment publié un livre sur la famille et la jeunesse. L’ouvrage dit notamment ceci à propos de l’adoption (je traduis):

  • Lorsque des couples sont incapables d’avoir des enfants par la voie naturelle ou par insémination artificielle, ils peuvent opter pour l’adoption. Mais il est contraire à la religion (l’Islam) de faire inscrire ces enfants sous leur nom et de les désigner comme leurs héritiers.
  • Lorsque les enfants adoptés atteignent la puberté, (…) il devient licite de les marier. En conséquence, selon l’Islam, il n’est plus permis à la mère adoptive de séjourner seule avec un garçon adopté, et il n’est pas permis au père adoptif de séjourner seul avec une fille adoptée, quels que soient le lieu et le moment.

La loi, c’est la loi…


Islam, mauvaise religion, à enterrer — vite

Il y a, c’est indéniable, de mauvaises religions, à enterrer ou laisser derrière soi. Odin, dieu de la guerre exigeant des sacrifices humains, n’est plus qu’un bibelot poussiéreux, malgré toutes les qualités dont les despotes de l’époque le paraient. Idem pour les cultes mayas et aztèques, dont les innombrables monuments servaient davantage à célébrer l’aveuglement des croyances rigides que les lumières de la foi en la créativité. Idem pour les rites anthropophages, bien sûr, en dépit des motivations positives que ses adeptes pouvaient, devaient, leur trouver.

Et pourtant, avec quelle énergie toutes ces errances oubliées auraient-elles été défendues, en leur temps, si quelqu’un avait osé en contester la valeur? On aurait alors sans doute entendu des armées d’apologistes réciter d’interminables listes de vertus et de louanges, d’avantages et de qualités que seules ces magnifiques religions savaient apporter. On aurait fait parader d’humbles fidèles souriants par milliers pour prouver que tout cela était bel et bon pour le peuple. On aurait amassé des sommes vertigineuses de détails certes sans pertinence sur l’essentiel, mais troublants pour qui aurait voulu prononcer une condamnation bien tranchée. On aurait noyé le poisson, en un mot. Et, en cas de persévérance dans la critique, il aurait sans doute fallu compter avec des menaces de mort de la part des plus fervents adeptes. Et si même cela n’avait pas su faire taire les critiques…

Il en est de même aujourd’hui pour l’Islam, qui, à la base, c’est-à-dire dans ses textes, répand la haine du non-croyant et exige de lui faire la guerre s’il ne se soumet pas volontairement (à la religion ou à la domination politique et sociale). Cette manière de voir les choses a été partagée dans ses grandes lignes, c’est-à-dire sans aucune contestation notable, par la totalité des grands mouvements de jurisprudence de l’Islam, soit par l’écrasante majorité des Musulmans, extrêmement rares à l’époque, qui savaient lire et qui s’étaient penchés sur ces textes soi-disant sacrés. 

Entre-temps, l’Islam s’est en grande partie réinventé. À la suite des colonisations un peu partout dans ses empires, et du Kémalisme en Turquie, ses lois et ses textes ont été abrogés et sont retournés dans l’ombre, de sorte qu’on a pu voir éclore des formes de coexistence convenable entre les communautés musulmanes et le reste du monde. Et c’est cette vision d’un Islam dilué et bariolé par obligation que les apologistes, les esprits superficiels et aussi certains grands esprits utilisent pour pointer qui vers le retour à l’Islam tout court, qui vers un accueil à bras ouvert de cette religion, qui vers une chance de réforme durable.

Les premiers, de loin les plus nombreux à s’exprimer dans le débat public, sont de simples malhonnêtes (les textes islamiques autorisent le crime pour la religion, y compris agrémenté de mensonge. de sorte qu’aucun Musulman pratiquant n’hésitera à mentir à un non-Musulman). Les deuxièmes sont irresponsables. Les troisièmes, les plus rares, bien qu’ils aient la raison pour eux en théorie ont de moins en moins de chances de l’avoir en réalité, car cette lutte contre l’islamisme et pour un Islam nouveau qu’ils préconisent, dès qu’elle s’installe, est déjà, en soi, une victoire du chaos.

Et tous semblent oublier que de plus en plus de Musulmans savent lire, ce qui crée une situation unique dans l’histoire de ce fléau. Ainsi, dans une population fortement musulmane, composée de gens pour qui les versets du Coran remplacent les chansonnettes que nos parents fredonnent aux petits enfants, les poésies des jardins d’enfants, les références culturelles variées des écoles et une bonne partie des impulsions multiples du monde moderne, même un vote démocratique peut produire aujourd’hui les lois inhumaines que seuls des lettrés pouvaient forger au Moyen-âge. Car le vote est une chose sérieuse, qui incite les gens à réfléchir, à se faire leur opinion, à revenir plutôt au texte, donc, qu’aux paroles, souvent contradictoires.

Or ce sont justement les textes qui posent problème. C’est le sens premier et évident de textes qui relatent les paroles et les actes d’un prophète appelant ses apôtres à tuer au nom de la foi, en masse. Ce sont les harangues d’un chef de guerre médiéval qui incite ses troupes à haïr si profondément l’ennemi, pour des raisons si impérieuses, qu’elles deviendront capables de tuer sans sommation ni sourcillement. C’est le contrat blasphématoire qu’un escroc prétend faire signer entre ses hommes et Dieu: le mercenariat en échange du paradis, et 80% de son propre butin s’il est victorieux. Ce sont les centaines de promesses coraniques de châtiment infernal pour ceux qui ne croient pas… au Coran. Si un seul malheureux % des Musulmans lisent cela et le croient, comme semblent l’avoir cru tous les juristes classiques, nous aurons 10 à 15 millions de djihadistes parmi nous, la plus formidable armée de tous les temps. Et le Coran ne contient rien (à une ou deux tromperies près) qui permette aux Musulmans alphabétisés de surmonter cela.

Ainsi, là où on permet à cette chose malfaisante de s’implanter au nom de la religion, la société est pour ainsi dire condamnée à errer entre le chaos politique et social et un despotisme ou un autre, comme le montre l’évolution des événements partout où la religion islamique joue un rôle majeur. De sorte que la solution intuitivement la moins réalisable pour les esprits occidentaux — l’exclusion totale de la religion islamique — est en fait la seule bonne solution. La vraie question est comment.

Il faut sans doute une approche très différente selon qu’on se trouve en Islam ou ailleurs. Mais en tout cas, il faut y réfléchir avant que la religion islamique soit installée. Là où elle se trouve en force, il est trop tard.


Islam, entre modérés et radicaux M6 Enquête exclusive 30-9-07)

Un aperçu du reportage diffusé dimanche soir sur M6 : une enquête de quatre mois au sein de la communauté musulmane de la banlieue lyonnaise.

On peut télécharger (gratuitement) le reportage en version intégrale sur megaupload.com :
Islam-Islam, entre modérés et radicaux (M6 Enquête exclusive 30-9-07)PM

http://www.megaupload.com/?d=GP1F6YQO

Un autre document diffusé sur France 2 :

Mauritanie ; grossir à tout prix, de Delhomme (France 2 Envoyé spécial 27-9-07)

Gros plan sur une coutume qui consiste à faire boire du lait mélangé à du beurre à des jeunes filles afin qu'elles grossissent et correspondent ainsi aux canons de beauté encore en vigueur dans certaines régions de la Mauritanie. En zone urbaine, faute de bétail, certaines femmes iraient jusqu'à utiliser des produits chimiques à usage vétérinaire.

Mauritanie ; grossir à tout prix, de Delhomme (Envoyé spécial 27-9-07)PM

http://www.megaupload.com/?d=C9JB6XEU


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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 03:39

par Daniel Pipes
Jerusalm Post, 7 novembre
2007
VO: http://www.danielpipes.org/article/5107

L’effort supplémentaire des troupes américaines à Bagdad porte ses fruits mais des problèmes structurels plus profonds continuent d’affecter la présence américaine en Irak. Le plus grand barrage du pays, à 40 kilomètres au nord-ouest de Mossoul, près de la frontière turque, symbolise cette situation de manière spectaculaire.

Le barrage de Mossoul, appelé autrefois le barrage Saddam (arabe: «Sadd Saddam») risque de s’effondrer.

Juste après le début de l’occupation d’Irak, en avril 2003, un rapport révéla que le barrage de Mossoul «fuyait comme une passoire et semblait prêt à s’effondrer». Un rapport plus récent et encore secret établi par le corps d’ingénieurs de l’armée américaine conclut que «le barrage présente une probabilité annuelle de défaillance inacceptable» et que la probabilité actuelle de défaillance est «exceptionnellement élevée». Un membre d’une organisation humanitaire qualifia le barrage de «bombe à retardement prête à exploser».

Le barrage de Mossoul, appelé autrefois le barrage Saddam (arabe: Sadd Saddam) risque de s’écrouler. En effet, il a été construit sur un socle de gypse instable – des injections constantes de ciment sont nécessaires pour empêcher les fondations de s’éroder et le gigantesque barrage en terre de s’effondrer. Année après année, les ingénieurs ont pompé plus de 50.000 tonnes d’un mélange de bentonite, de ciment, d’eau et d’air dans les fondations de l’ouvrage. Comme l’explique le Washington Post, «vingt-quatre machines bruyantes s’affairent 24 heures sur 24 pour pomper du mortier au plus profond des fondations du barrage. Et des vides se forment régulièrement sous la structure à mesure que le gypse se dissout.»

En dépit de ces efforts, l’état du barrage continue de se détériorer, ce qui fait craindre son effondrement total. Selon Engineering News-Record, si cela se produisait avec un réservoir plein d’eau, «quelque 12,5 milliards de mètres cubes d’eau accumulée derrière le rempart de terre de 3,2 km de longueur dévaleraient la vallée du Tigre vers Mossoul, la deuxième plus grande ville du pays. La vague formé par la crête de 110 mètres de hauteur pourrait prendre deux heures pour atteindre cette cité de 1,7 million d’habitants.» De plus, des quartiers de Bagdad (sept millions d’habitants) se retrouveraient sous cinq mètres d’eau.

Le corps d’ingénieurs estime que l’inondation tuerait immédiatement un demi-million de gens et que les conséquences directes telles que les ruptures de courant et les pénuries ferait encore plus de victimes (l’Irak n’est pas pour rien le site de l’arche de Noé). Ce serait probablement la plus lourde perte en vies humaines provoquée par l’homme.

Hélas, de nombreux officiels irakiens adoptent une attitude désinvolte devant ces risques, ce qui aggrave encore le problème. Ils affirment qu’il est inutile, par exemple, de bâtir un deuxième barrage de secours plus en aval, comme le recommande le corps d’ingénieurs.

Mais si une catastrophe devait se produire, qui serait blâmé pour ce bilan en vie humaines sans précédent? Les Américains, évidemment. Et ce serait compréhensible, car l’administration Bush a pris sur elle de restaurer les infrastructures d’Irak, y compris le barrage de Mossoul. En l’espèce, les contribuables américains ont déjà financé des tentatives de consolidation pour un total de 27 millions de dollars. Mais l’inspecteur spécial général pour la reconstruction de l’Irak a jugé ces efforts mal gérés et inefficaces.

Un nombre massif de victimes irakiennes ne manquerait pas d’inspirer des théories conspirationnistes sur la malveillance américaine, lesquelles alimenteraient une fureur homérique contre le gouvernement américain et créerait un profond sentiment de culpabilité parmi les Américains eux-mêmes. Mais ce blâme et ces remords seraient totalement injustifiés.

Le financement de ce qui s’appelait à l’origine le «Barrage Saddam» a été assuré par des aides saoudiennes et d’autres pays arabes – non par des fonds américains. La construction de cet ouvrage de 1,5 milliard de dollars a été assurée par un consortium italo-allemand mené par Hochtief Aktiengesellschaft entre 1981 et 1984. L’objectif du projet était surtout de nature politique – il s’agissait de soutenir le régime de Saddam Hussein pendant la guerre Iran-Irak. En d’autres termes, ce barrage n’a rien à voir avec les États-Unis – ni par le financement, ni par la construction, ni par les motivations. Néanmoins, une politique américaine mal conçue en a fait un problème américain.

Le barrage de Mossoul vient allonger la liste d’une myriade de problèmes irakiens moins sérieux qui ont atterri sur les bras des Américains (et, dans une moindre mesure, de leurs partenaires de la coalition) tels que l’approvisionnement en mazout et en électricité, le fonctionnement des écoles et des hôpitaux, un système politique honnête et légal et un cadre de vie protégé du terrorisme.

Depuis avril 2003, je soutiens que cette prise de responsabilité pour la vie intérieure irakienne fait du tort tant aux Américains qu’aux Irakiens. Elle fait peser sur les Américains une charge indésirable et superflue de pertes en vies humaines, d’obligations financières et d’implications politiques. Pour les Irakiens, comme l’indique l’affaire du barrage, elle encourage une attitude irresponsable aux conséquences potentiellement désastreuses.

Un changement de cap est nécessaire, urgemment. L’administration Bush doit se dégager de la responsabilité des malheurs irakiens, y compris et en particulier de celui du barrage de Mossoul. D’une manière plus générale, elle doit abandonner la démarche erronée et mal engagée de «guerre comme travail social» selon laquelle les efforts militaires américains sont jugés essentiellement en fonction des avantages qu’ils procurent à l’ennemi vaincu plutôt qu’aux Américains.


Le silence des musulmans « modérés » par Ayan Hirsi Ali

samedi 8 décembre 2007


Voir en ligne : Islam’s Silent Moderates, par Ayan Hirsi Ali publié dans le New York Times le 7 décembre 2007

Dans une chronique publiée dans le NY Times, Ayaan Hirsi Ali écrit que l’islam modéré sera un vœu pieux tant qu’il n’y aura pas un grand nombre de musulmans prêts à faire passer leur sens de la compassion avant l’obéissance aux prescriptions coraniques brutales et archaïques.

Nous traduisons une chronique signée Ayan Hirsi Ali publiée dans le New York Times du 7 décembre 2007

La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah - si vous croyez en Allah et au Jour dernier (Coran 24 :2)

« Au cours des dernières semaines, trois épisodes largement médiatisés nous ont fait voir la justice islamique en action d’une manière qui devrait inciter les musulmans à s’indigner.

Une femme de 20 ans de Qatif en Arabie saoudite a porté plainte après avoir été séquestrée et violée à répétition par 7 hommes. Les juges ont toutefois conclu que la victime elle-même était coupable du crime de « fréquentations illégales ». Au moment de l’agression, elle se trouvait dans une voiture avec un homme n’appartenant pas à sa famille immédiate, ce qui est illégal en Arabie saoudite. Le mois dernier, elle a été condamnée à 6 mois de prison et 200 coups de fouet.

Deux cents coups de fouet suffisent à tuer un homme fort. D’habitude les femmes ne reçoivent pas plus de 30 coups à la fois ce qui signifie que durant sept semaines, la « jeune femme de Qatif », comme on l’appelle souvent dans les media, vivra dans la hantise de subir la justice islamique. Lorsqu’elle sera relâchée, sa vie ne reviendra certainement jamais à la normale. On rapporte que son frère a tenté de la tuer parce que son «  crime » aurait entaché l’honneur de la famille.

On a vu aussi la justice islamique en action au Soudan lorsque l’institutrice britannique de 54 ans Gillian Gibbons a été condamnée à 15 jours de prison avant que le gouvernement ne la gracie cette semaine. Elle aurait pu recevoir 40 coups de fouet. Lorsqu’elle a entrepris un projet de lecture sur les oursons en peluche avec les enfants de sa classe, elle a suggéré aux enfants de lui trouver un nom. Ils ont choisi Mahomet et elle les a laissé faire, ce qui a été considéré comme un blasphème.

Et il y a Taslima Nasrin, l’écrivaine bangladeshi de 45 ans qui a courageusement défendu les droits des femmes dans le monde musulman. Forcée de fuir le Bangladesh, elle vivait en Inde. Mais des groupes islamistes indiens réclament son expulsion et l’un d’eux a offert une récompense de 500 000 roupies pour sa tête. En août, elle a été agressée par des militants islamistes à Hyderabad. Au cours des dernières semaines elle a dû fuir Calcutta et puis le Rajasthan. Son visa expire l’année prochaine et elle craint qu’elle ne sera plus autorisée à vivre en Inde.

On dit souvent que l’islam a été détourné par un petit groupe extrémiste de fondamentalistes radicaux et que la vaste majorité des musulmans sont modérés. Mais où sont les modérés ? Où sont les musulmans qui protestent contre les terribles injustices que révèlent ces incidents ? Combien de musulmans sont prêts à se lever debout et à dire, dans le cas de la jeune femme de Qatif, que cette forme de justice est ép0uvantable, brutale et archaïque et que cela ne devrait plus se faire – peu importe qui a dit que c’était la chose à faire et depuis combien de temps il l’a dit.

Les organismes musulmans comme l’Organisation de la conférence Islamique sont prompts à dénoncer tout ce qui porte atteinte à l’image de l’islam. L’Organisation, qui représente 57 États islamiques, avait envoyé 4 ambassadeurs rencontrer le chef de mon parti politique aux Pays Bas pour lui demander de m’expulser du Parlement après que j’aie accordé une entrevue à un journal en 2003 où j’observais que selon les normes occidentales, certains comportements de Mahomet seraient inconcevables.

Quelques années plus tard, des ambassadeurs musulmans au Danemark ont protesté contre les caricatures de Mahomet et demandé que les auteurs soient poursuivis. Mais alors que les incidents en Arabie saoudite, au Soudan et en Inde ont fait bien plus pour ternir l’image de la justice islamique qu’une douzaine de caricatures de Mahomet, l’Organisation de la conférence islamique - qui s’était mobilisée pour protester contre l’odieuse offense danoise à l’islam - est maintenant muette.

Je souhaiterais qu’il y ait davantage de musulmans modérés. J’apprécierais, par exemple, des indications du fameux théologien musulman modéré Tariq Ramadan. Mais en présence de souffrance réelle et de véritable cruauté au nom de l’islam, nous entendons d’abord un discours de déni de toutes ces organisations qui se disent pourtant tellement préoccupées par l’image de l’islam. Nous entendons que la violence ne fait pas partie du Coran, que l’islam signifie paix, qu’on a affaire à une perversion par des extrémistes et à une campagne de salissage et ainsi de suite. Mais les preuves s’accumulent.

La justice islamique est une institution fière à laquelle souscrivent plus d’un milliard de personnes, du moins en théorie. C’est la loi du pays au cœur du monde islamique. Jetez un coup d’œil au verset cité en exergue. L’exhortation au croyant de ne démontrer aucune pitié est plus impérieuse que celle de flageller les fornicateurs. C’est ce commandement de préférer Allah à sa conscience et à sa compassion qui emprisonne les musulmans dans une mentalité archaïque et extrémiste.

Si les musulmans modérés croient qu’on ne doit pas éprouver de compassion pour la jeune femme de Qadif - alors qu’est-ce qui en fait des modérés ?

Quand son sens de la pitié et sa conscience entrent en conflit avec les prescriptions d’Allah, le musulman « modéré » devrait choisir la compassion. À moins que cela ne se généralise, l’islam modéré restera un vœu pieux. »

Ayaan Hirsi Ali est une ex-député du Parlement hollandais. Elle collabore maintenant au American Enterprise Institute. Elle est l’auteur de « Infidèle ».

Lire aussi : Mon point de vue sur l’islam par Ayan Hirsi Ali

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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 23:55

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«Il y a 50 millions de musulmans en Europe. Des signes montrent qu’Allah accordera à l’Islam la victoire en Europe, sans épées, sans fusils, sans conquêtes. Les cinquante millions de musulmans d’Europe feront qu’Allah mobilise la nation musulmane de Turquie et l’ajoute à l’Union Européenne…/… Cela fait 50 millions de musulmans en plus…/…Cela fera 100 millions de musulmans en Europe. L’Albanie, qui est un pays musulman, fait déjà partie de l'Union européenne. La Bosnie, qui est un pays musulman, fait déjà partie de l'Union européenne qui deviendra un continent musulman en l'espace de quelques décennies»…/… «L’Europe est dans de beaux draps, ainsi que l’Amérique. Ils devraient accepter de devenir islamiques avec le temps, ou alors déclarer la guerre aux musulmans»
.    

Colonel Khadafi, 10 avril 2006
 

Lire également : La devinette du mois 

5bc7a3ec-a898-11dc-92f1-dc9926d2dd59.jpgInviter Kadhafi en France ? Pourquoi pas. On n’est plus à un tyran près sur notre sol après Castro, Chavez, Li Peng… Mais force est de reconnaître que notre Président vient de faire la première grosse erreur de son mandat et que sa naïveté risque de nous coûter très cher.

Naïf ? Oui, parce que Nicolas Sarkozy pensait que le leader de la Révolution libyenne se tiendrait à carreau. Or, il avait déjà donné le ton ce week end fustigeant au Portugal les affreux colonialistes et justifiant le terrorisme comme une arme. Rien que pour cela, il était clair que la visite était une erreur.

Puis, il a continué sur sa lancée, balançant sur France 2 qu’il n’avait pas parlé de Droits de l’Homme avec le président. L’Elysée dit le contraire. Qui détient la vérité ? Il est clair que Kadhafi, vieux pro de la communication internationale s’est joué de Sarkozy, encore bien trop bleu dans ce domaine.

Le pompon a été atteint hier : Kadhafi ose dire qu’il n’y a pas de problèmes de droits de l’homme dans son pays (les infirmières bulgares ne sont sans doute pas des êtres humains pour cette ordure) mais qu’en France , si !! Et le voilà fustigeant l’attitude de la police dans les cités, se faisant applaudir par une salle comble, ce qui en dit long sur le fossé grandissant qui se creuse en France entre ses différentes composantes.

Kadhafi est venu , passez moi l’expression, «chier dans notre salon ». Et nous en avons redemandé !! Au nom de contrats mirifiques, on peut difficilement passer sur la morale, mais se faire insulter est encore plus ridicule.

Inviter Kadhafi ? Il est clair qu’il ne le fallait pas. Cette visite scandaleuse l’a prouvée. Le leader de la Révolution est venue faire son show . C’était attendu. Les pessimistes avaient raison.

Mais pour autant quel crédit accorder aux cris de la gauche. Quand Mitterrand invitait Castro, que sa bonne femme nous le faisait parler à l’Assemblée, a-t-on entendu les bonnes âmes s’offusquer ? Aucunement. Et pourtant Castro a tué bien plus que Kadhafi. Et ce con n’a rien à nous acheter, qui plus est !!

Nicolas Sarkozy n’a fait que continuer une politique nauséabonde, inaugurée par De Gaulle : elle consiste à s’appuyer sur les régimes les plus pourris de la planète afin de nous affirmer face aux Américains.

En voulant ménager la chèvre et le chou, en refusant de choisir clairement le camp de la liberté, le président français vient de faire une erreur énorme.

Quand à l’UMP qui minimise les critiques, ses responsables prouvent qu’ils n’ont rien dans la tête, qu’ils n’ont toujours pas compris où était le danger, du côté du terrorisme que soutient tant Kadhafi.

Seuls Bernard Kouchner et Rama Yade ont sauvé l'honneur. Kouchner a d'ailleurs déclaré : "Lorsqu’il a parlé des droits de l’Homme ici, dans notre pays et en Europe, c’était assez pitoyable, et nous le condamnons», il a également très fortement critiqué les propos de Kadhafi justifiant le terrorisme.

Et pendant ce temps, Al Quaïda continue à ensanglanter le Maghreb, la Syrie continue de saigner le Liban… La routine quoi !!
Décidément, Mr Sarkozy dit pas mal d'aneries à l'étranger. En Chine, il a déclaré qu'il n'y avait qu'une Chine, confortant ainsi la mainmise des autorités chinoises sur le Tibet et  justifiant leurs futures agressions sur Taï-Wan.

En Algérie, il a vertement critiqué la colonisation. Or  , comme souvent la vérité se situe ailleurs, dans une sphère plus nuancée.

Voilà ce qu'en pense l'autre partie des interessés : les rapatriés !! Ils se sont confiés au Figaro.



 En Languedoc- Roussillon, où ils sont nombreux, les déclarations de Nicolas Sarkozy sur le caractère «injuste» de la colonisation sont souvent fraîchement accueillies. Il appartient aux Algériens, selon eux, de rétablir la vérité.

Dans la salle à manger de sa maison de La Cobas, à Perpignan, la famille Nicaise suit, avec attention, chacun des faits et gestes de Nicolas Sarkozy en Algérie. Et observe avec inquiétude l’accueil réservé par le président Bouteflika à la délégation française. Articles, images télévisées, comptes rendus radiophoniques, tout est disséqué. Et rien, depuis quarante-huit heures, n’est de nature à satisfaire les Nicaise. Loin de là. La déclaration de Nicolas Sarkozy surle caractère «profondément injuste de la colonisation, contraire aux règles de la République» ne passe pas. Pas du tout. Le ton monte.

«La colonisation a été juste parce que la France a beaucoup apporté à l’Algérie. Les colons que nous étions ont construit des routes, des ponts, des écoles, parfois même dans le bled, et pas seulement pour scolariser des enfants d’origine métropolitaine», affirme avec passion Eugène Nicaise, 80 ans, ancien inspecteur des ventes de la British Petroleum. Eugène menait une double existence, avant d’embarquer, à Oran, le 23 juin 1962, dans l’urgence la plus absolue. Une vie civile la journée ; une autre, militaire, la nuit, pour préserver les établissements de son entreprise des attentats.

Suzy, sa fille, âgée de 8 ans au moment du rapatriement, se veut plus mesurée. «Le président a tort, et raison à la fois. À l’époque, les politiques n’ont pas fait les bons choix en matière d’égalité», explique-t-elle, après avoir cherché, hier matin, dans le journal algérien el-Watan, des raisons d’espérer en un avenir fraternel entre les deux rives d’une histoire commune. Sans les trouver. «Ils demandent toujours la repentance des Français, sans même savoir que cette notion est d’origine chrétienne.Sont-ils prêts, eux, à reconnaître ce qu’ils ont fait ?» questionne Jeanine Nicaise, 80 ans,qui fut institutrice à Tlemcen.

Elle est l’arrière-petite-fille d’un colonauvergnat installé en 1852 avec sa fiancée contre la promesse de cultiver deux hectaresde friche.

«Des propriétaires arabes ont aussi vendu leurs terres arides. Les colons, comme on dit, n’ont pas fait que s’accaparer des hectares», poursuit Suzy Nicaise, qui dénonce l’ouverture unilatérale des archives françaises en 2004. Elle attend que les Algériens en fassent autantun jour. Et elle ne s’étonne presque plus d’avoir porté, elle-même, un projet privé pour ériger, à Perpignan, un mur des disparus d’Algérie. Unique sépulture connue de 2 619 personnes dont le Quai d’Orsay est, à ce jour, sans nouvelles.

Cette œuvre a été inaugurée il y a quinze jours dans un épouvantable climat de polémique sur l’identité ou l’appartenance politique de ceux dont les noms sont ou ne sont pas gravés. La liste a été fournie par le ministère des Affaires étrangères. «Les rapatriés ont les nerfs à vif, confie Jean-Marc Pujol, 58 ans, rapatrié lui-même, adjoint au maire de Perpignan, ville où la communauté pied-noir a compté jusqu’à 20 000 personnes. Il faut absolument créer aujourd’hui les conditions d’un consensus pour apaiser les esprits.Il faut reconnaître ses erreurs et reconstruire. La colonisation ne respectait pas toujours l’égalité, mais il n’y avait pas pour autant d’apartheid. Voyez les photos de classe de l’époque.» Jean-Marc Pujol fait la différence entre les grands colons, parfois affairistes,et les métropolitains d’Algérie.

«Ceux qui ont vécu là-bas, dans leur immense majorité, n’avaient pas le sentiment d’être des colonisateurs. Ils faisaient partie du système local. Ils avaient une vie heureuse et fraternelle», ajoute-t-il, sans s’étendre sur les déclarations détonantes de Mohammed Cherif-Abbas, ministre des Anciens Combattants de Bouteflika, sur le rôle du «lobby juif» dans l’élection de Nicolas Sarkozy.

«Il est normal que le président de la République se rende en Algérie. Mais ce sont les conditions de cette visite qui, elles, ne sont pas normales, s’emporte Gilbert Roseau, ancien député socialiste et conseiller municipal de Montpellier, où ont été accueillis quelque 40 000 rapatriés. Une nouvelle fois, les Algériens ont humilié la France et les Français. Il y a eu ces déclarations sur le lobby juif. Et ils ont exigé qu’Enrico Macias, cet homme de paix et de fraternité, ne soit pas de la visite officielle, parce qu’il était juif. Au nom de la raison d’État, on ne peut pas accepter n’importe quoi… Pour les milliards d’hypothétiques contrats et au nom du gaz, ce gaz que nous payons au prix fort. Une nouvelle fois, on nous fait porter le burnous de l’affreux colonisateur.» Avec son cousin Jacques Roseau, assassiné en 1993, Gilbert avait créé le Recours-France, puissante et influente association de rapatriés.


Hocine Cherif, 56 ans, cadre administratif au chômage, président du Mach (Mouvement des anciens combattants harkis), préfère, quant à lui, minimiser la portée des disputes franco-algériennes. «Ce sont les caciques du FLN qui réveillent ainsi les vieilles souffrances.Ces blessures, il faut les dépasser. Il y a eu des victimes des deux côtés. Il faut saluer leur mémoire et aller de l’avant», déclare-t-il.Au mot « colonisation » il préfère la notion de coopération. «Comme fils de harki, arrivé en métropole à l’âge de 10 ans, au milieu de mes dix frères et sœurs, je revendique l’œuvre accomplie en Algérie, conjointement par les deux populations, algérienne et française, dit-il. Tout le monde a contribué à construire une Algérie fraternelle. Et derrière le mot “colon”, il ne faudrait pas non plus rassembler ces milliers d’hommes et de femmes qui ont aimé l’Algérie et qui ont construit ce pays.»

Son père avait intégré, en 1930, le 14e RTA (régiment des tirailleurs algériens). Il dirigeait les dockers d’Oran avant de choisir définitivement la France en 1958, et de rejoindre la métropole en juin 1962. Les propos sont plus ou moins nuancés, mais, à Montpellier comme à Perpignan, la plupart des pieds-noirs partagent l’attente des époux Nicaise. Chacun souhaite que la vérité historique – qui n’est pas celle d’«une colonisation injuste» – sorte enfin de la bouche des autorités algériennes. Sans autre exigence. Sans trop d’illusion non plus, au bout de quarante-cinq ans de patience.

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Géopolitique/ Rappelons-nous 1803

L'Amérique venait d'acheter la Lousiane à Napoléon pour 25 millions de dollars. Année après année, elle avait versé la même somme, depuis 1776, aux "Etats voyous" d'Afrique du Nord : les Barbaresques. Finalement, elle fit ses comptes.


PAR Michel Gurfinkiel.

En 1803, les Etats-Unis fêtaient le 27e anniversaire de leur indépendance. Le pays comptait 5 millions d’habitants. Il venait de doubler sa superficie en achetant la Louisiane à Napoléon : non pas seulement l’Etat de Louisiane actuelle, 112 000 kilomètres carrés, mais l’ensemble des territoires situés entre les Rocheuses, le Mississipi et le golfe du Mexique, correspondant aux Etats actuels du Montana, du Dakota du Nord et du Dakota du Sud, du Wyoming, du Minnesota, de l’Iowa, du Nebraka, du Colorado, du Kansas, du Missouri, de l’Oklahoma, de l’Arkansas et de la Louisiane, soit 2 100 000 kilomètres carrés. Au tarif de 7 cents américains par hectare, l’opération avait été évaluée à 15 millions de dollars : 100 % du budget fédéral annuel de l’époque. Le gouvernement avait dû emprunter : ce qui avait porté le coût total et réel, avec les intérêts, à 25 millions de dollars. Mais le jeu en valait la chandelle. Avec la Louisiane, la République américaine devenait véritablement un Etat-continent, un colosse géopolitique.

Cette même année 1803, les Etats-Unis consacraient 10 % de leur même budget fédéral à des rançons et autres largesses versées aux Etats dits « barbaresques » : le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Libye. Ces quatre pays – un empire indépendant, le Maroc, et trois vice-royautés turques quasiment indépendantes – pratiquaient en effet la piraterie dans l’océan Atlantique et en Méditerranée : leurs felouques, légères, rapides, interceptaient les navires de commerce européens ou américains, s’emparaient de la cargaison et capturaient équipages ou passagers. Le sort des prisonniers était horrible : faute d’une rançon que les familles ou les organisations charitables ne pouvaient généralement pas payer, les femmes et les enfants étaient vendus à des fins d’exploitation sexuelle, et les hommes condamnés aux mines ou aux carrières, où la mortalité était de 50 % par an. Quelque chose entre le marquis de Sade et le Goulag.

Les puissances européennes, en guerre l’une contre l’autre, n’avaient ni les moyens, ni le temps, de mettre un terme à cette nuisance. Elles jugeaient plus simple de verser un « tribut » aux quatre tyrans nord-africains, en échange de leur « protection » : bref, elles se soumettaient à un racket d’Etat. Les Etats-Unis, situés dans un autre hémisphère, neutres dans les guerres européennes, sans marine de guerre, mais nation commerciale pour laquelle la sécurité des voies de communications constituait une priorité, ne pouvaient que se rallier, eux aussi, à cette politique.

Mais en 1803, le coût devenait exorbitant. Des membres du Congrès ou du gouvernement fédéral notaient que les Barbaresques, non contents de percevoir ces « tributs de la honte », exigeaient désormais des fournitures d’armes, de munitions et même de navires de guerre. Et qu’encouragés par la passivité des Occidentaux, ils se livraient, grâce à des armements sans cesse plus efficients,  à de nouveaux arraisonnements, en dépit des accords passés, afin d’exiger chaque année un peu plus de numéraire. En additionnant tout ce qui avait été consenti aux Etats voyous nord-africains depuis l’indépendance, en 1776, on arrivait à une somme équivalente à celle qui venait d’être versée pour l’achat de la Louisiane. Dès lors, la solution n’était-elle pas de changer d’attitude et de langage, de consacrer l’argent des rançons et des rackets à la création d’une marine de guerre capable de faire respecter le nom des Etats-Unis, et de faire travailler les arsenaux américains pour l’Amérique, plutôt que pour le sultan du Maroc, le dey d’Alger, les beys de Tunis et de Tripoli ?

C’est en effet ce que firent les Etats-Unis. Ils se dotèrent d’une U. S. Navy, d’un corps de fusiliers marins - les Marines – et ils firent la guerre : bombardant Tripoli puis Alger. En 1827, les flottes anglaise, française et russe, instruites par l’exemple américain, écrasèrent les flottes turque et égyptienne à Navarin : ce qui assura l’indépendance de la Grèce. En 1830, la flotte française prit Alger et détruisit définitivement le régime barbaresque, non seulement en Algérie mais aussi dans le reste de l’Afrique du Nord.

Bien entendu, toute ressemblance entre ce récit historique et l’actualité européenne ou américaine de décembre 2007 ne saurait être que fortuite.

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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 23:54

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Un site internet construit par les services de la République islamique d'Iran propage l'image de Mahmoud Ahmadinejad dans le monde... 

Vous connaissiez Signal et Radio Paris ? Voici ahmadinejad.ir 


http://www.ahmadinejad.ir/fr/


Le retour de l'intox



Selon la communauté du renseignement américain - qui ne veut pas attaquer l'Iran comme elle ne voulait pas attaquer l'Irak -, selon les Démocrates qui ne veulent pas que l'on terrasse le monstre avec les présidentielles et selon la très islamiste AEIA, l'Iran aurait stoppé son programme nucléaire depuis... quatre ans !

C'est magique ! N'allez surtout pas dire que l'AIEA
contredit son précédent rapport du 22 novembre dernier (douze jours, précisément, que les gens sont amnésiques !), vous briseriez la magie de Noël... 

Hitler avait écrit un livre très explicite sur le sort qu'il destinait aux Juifs, aux Tziganes et à tous ceux qui se dresseraient sur son chemin. Ahmadinejad, lui, s'affiche devant des immenses panneaux où sont frappés le drapeau iranien et un atome - c'est plus clair que Mein Kampf : vous n'avez même pas besoin de savoir lire.

Les deux grands points du rapport  : 

1 -
L'Iran a arrêté son programme nucléaire en 2003 : Opération Iraqi Freedom, anyone ?

2 -
Depuis, les Iraniens ont repris leurs activités nucléaires. Il y a ici contradiction entre les Israéliens et les Américains, et pour des raisons évidentes, je crois les seconds. Les Américains, pour leur part, ignorent la suite des évènements depuis quatre ans. 

3 -
La communauté du renseignement américain révèle en fin de rapport qu'en réalité... elle n'a pas une opinion très précise sur la question du nucléaire iranien ; en deux mots, les services secrets américains sont plutôt nuls, ce qui n'est pas une découverte pour quiconque se renseigne un peu ; la raison en est que la CIA et la DIA ont l'habitude idiote de flatter l'ennemi en espérant que celui-ci finisse par travailler pour leur compte.

4 -
Le renseignement estime gratuitement que l'Iran pourrait quand même obtenir la bombe entre 2010 et 2015 : Deux ans ! Une bombe nucléaire

Contrairement à ce que vous racontent vos médias, il faut craindre l'avis des renseignements de la première puissance du monde qui vous expliquent, avec une stupéfiante tranquilité, n'avoir pas d'informations précises sur l'avancée de la première bombe atomique et islamiste de l'histoire... Les années Clinton et le refus obstiné de Bush de réformer en profondeur des organismes aussi périmés que la CIA ou la NGA se paient cash.

Sur la scène internationale, ces nouveau déboires ont 
provoqué l'hilarité des mollahs...
 comme ils ont suscité, avant eux, les rires des Irakiens, des Libyens, des Nord-Coréens, des Russes, des Syriens...

L'Iran n'a pas de bombe comme l'Irak n'avait pas d'ADM même si elle les a transférées , comme l'Irak était laïque même si elle soutenait le terrorisme islamiste, comme personne ne sait qui a attaqué les Etats-Unis à l'anthrax même s'il existe des preuves pour relier les lettres au commando du 11 septembre et aux laboratoires du Mukhabrat... La CIA, championne toute catégorie pour initier de stupides scandales politiques afin de porter atteinte à Bush (l'affaire Plame), a nettement plus de difficultés à faire son travail, celui qui compte.

Avec ce rapport sur l'Iran, les services secrets américains cherchent à aplanir un problème qui leur échappe, mais tout ce qu'ils obtiendront, comme autrefois, c'est précisément un autre Ground Zero.

Drzz

Iran : Le régime continue sa comédie des étudiants anti-Ahmadinejad


05.12.2007


Selon des agences de presse iraniennes, plusieurs dizaines d’étudiants iraniens ont manifesté mardi à l’Université de Téhéran contre la politique du gouvernement ! Selon les mêmes sources, il y avait dans le lot 40 étudiants « indépendants » et une centaine d’étudiants qualifiés de « marxistes ».

De moins en moins de médias croient en ces mises en scène et pour notre part, nous dénonçons ces mises en scène en soulignant l’appartenance de ces étudiants au BCU, un groupe de pression islamiste fondé par Khomeiny. Cette fois, les agences de presse du régime ont innové en parlant d’étudiants marxistes dans l’espoir que les étudiants de gauche en Europe ou d’ailleurs se mobilisent pour diffuser le message anti-Ahmadinejad de ces rassemblements.

La forme et le fond. Cependant, quant à la forme, c’est encore du toc : car nos jeunes rouges ne contestent nullement la constitution islamiste du régime islamiste, mais uniquement le président qui en vertu de cette constitution n’a aucun pouvoir. Quant au fond, le régime accélère la diabolisation politique d’Ahmadinejad en raison du rapport sur le nucléaire iranien qui prouve la volonté des américains d’aboutir à un accord avec les mollahs. Cet accord se fera avec le successeur « modéré » d’Ahmadinejad, et ce sont des manœuvres pour justifier le départ de ce trublion et son remplacement par le candidat « des jeunes ».

Ahmadinejad ira exercer ses talents d’agitateur assermenté sur les bancs de l’opposition, il est si utile au régime. Les alliés russes des mollahs seront bientôt très fâchés en constatant que Téhéran ne renonce pas à son objectif d’entente avec les Américains.


Iran : Qui sont ces Etudiants qui manifestent contre Ahmadinejad ?

09.10.2007

Toutes les agences de presse l’ont affirmé : « une centaine d’étudiants réformateurs ont défié hier Ahmadinejad avec des slogans hostiles ». Hélas, cette sortie médiatique est orchestrée par le régime. Dans quelques mois auront lieu les prochaines élections pour le Parlement islamique, vitrine de la démocratie chez les mollahs…

« Ahmadinejad Pinochet, l’Iran ne deviendra pas le Chili », ont scandé les étudiants, filles et garçons mélangés…

Nous sommes surpris par la présence des journalistes de l’AFP, de Reuters et d’Associated Press sur cette manifestation d’une trentaine d’étudiants et par les formules comme « filles et garçons mélangés… », pour laisser entendre qu’ils s’agit d’une manifestation des laïques anti intégristes !

Cette couverture de l’AFP et de Reuters est d’autant plus choquante qu’au même moment, les ouvriers de l’industrie sucrière sont dans leur dixième journée de grève pour protester contre plusieurs mois de salaires impayés, mais personne parmi les journalistes des agences étrangères ne s’intéresse à leur cas.

La couverture de cette grève est interdite par le régime des mollahs, mais la couverture de la manifestation soi-disant mixte, « estudiantine et anti-fasciste » a été autorisée. Les photos de la manifestation publiées sur des sites iraniens nous rappellent les scènes de bagarres mises en scènes et organisées aux abords des ambassades étrangères pendant l’affaire des caricatures danoises.

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

L’objectif de cette mise en scène est d’attester de l’existence des soi-disant réformateurs au sein du régime des mollahs. Pour rappel, les réformateurs sont ceux qui veulent sauver le régime des mollahs, sauver le port du voile et l’application de la charia, mais aussi ils voudraient lui donner une image de respectabilité internationale.

Personne n’a jamais vu ou entendu aucun de ces « jeunes réformateurs » dénoncer des frais d’inscription scolaires qui sont plus élevés que le salaire annuel d’un fonctionnaire. Personne n’a jamais vu aucun de ces jeunes réformateurs afficher son hostilité aux programmes universitaires islamisés après la révolution de Khomeiny. Aucun de ces jeunes réformateurs n’a jamais remis en cause la révolution des mollahs intégristes en Iran. Ces manifestations soi-disant mixtes sont des leurres.

Personne ne les a non plus entendus condamner les aspects les plus négatifs des politiques régionales du régime comme par exemple le soutien aux mouvements terroristes comme le Hamas, le FPLP ou le Djihad Islamique.

Ce sont des faux étudiants qui ne ressemblent pas à des vrais étudiants d’ailleurs. Nos étudiants réformateurs iraniens ne sont ni pacifistes ni anti-nucléaires ! Ils entrent en scène régulièrement à la veille des élections pour manifester uniquement contre Ahmadinejad qui n’a aucun pouvoir, mais ils épargnent Khamenei, le guide suprême, ou Rafsandjani, le véritable patron du régime. Ce ne sont pas des étudiants, mais des figurants utilisés par le régime et leurs slogans sont calibrés pour un public non averti de bobos Européens : Pinochet, patiti et patata…

Les agences de presse occidentales couvrent ces mises en scène en laissant entendre que ces figurants valent mieux que le pion Ahmadinejad. Le régime veut un Parlement soi-disant hostile à Ahmadinejad pour laisser entendre qu’il faut donner du temps à l’Iran pour retrouver un président « modéré ». Comme en décembre 2006, à la veille de l’adoption des premières sanctions contre le régime, les mollahs avaient annoncé la victoire des modérés à des élections municipales qui avaient été précédées de manifestations d’étudiants contre Ahmadinejad !

Il s’agit encore d’une demande de délai dans le dossier nucléaire et comme toujours le délai sera utilisé pour envenimer la situation, amplifier la crise, provoquer la guerre pour obtenir par peur de la confrontation régionale une capitulation de l’occident face à ce régime. Et pendant cette crise envenimée, jamais ces « étudiants réformateurs » ne manifesteront contre la politique nucléaire et belliciste de tous les dirigeants du régime.

Cette manifestation dans le contexte de la crise nucléaire | Nous l’avions déjà expliqué à nos lecteurs le 15 JUIN 2006 : Tout dépend de la tournure des évènements.

Quand les Européens continuent à éviter les sanctions, le régime des mollahs se montre obtus et il exige le droit à l’enrichissement. En revanche, quand le régime voit les sanctions se rapprocher dangereusement, il change de direction et revient à une stratégie ponctuelle de réconciliation et évoque le débat interne et la possibilité d’une autre politique avec les soi-disant « modérés ».

Actuellement, nous sommes dans une situation classique où le régime des mollahs est entre deux eaux et ne sait pas dans quel registre il doit jouer : il joue pleinement la fermeté via Ahmadinejad, mais il laisse entendre que ce dernier n’a pas de base populaire...

La carte du retour des soi-disant réformateurs :
-  Iran : La crise improvisée au sein du régime
-  
(9 juillet 2007)

La carte de la fermeté nucléaire via Ahmadinejad, le bouc émissaire jetable :
-  Iran : Ce qui se cache sous le voile
-  
(25 avril 2007)

| Mots Clefs | Institutions : Fausses Manifs |

| Mots Clefs | Resistance : FAUSSE(s) OPPOSITION(s) |

| Mots Clefs | Mollahs & co : Ahmadinejad |

| Mots Clefs | Institutions : Démocratie Islamique |

Iran Resist

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