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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 01:31

Vous n'en entendrez jamais parler !

La communauté du renseignement américain, largement critiquée sur ce blog depuis sa création, fait à nouveau parler d'elle. Le blog drzz avait expliqué que la CIA était certainement l'organisation la plus faible et la plus corrompue du système américain. A l'évidence, les métastases ont touché les autres filliales du renseignement (NGA, DIA, NSA), affaiblissant les Etats-Unis en temps de guerre.  

En effet, devant la commission du Sénat sur le renseignement, le chef de la NIE (National Intelligence Estimate), l'amiral Michael McConnell, a désavoué la précédente analyse de son organisation sur l'Iran.
 "Je crois que je changerais notre description du programme nucléaire iranien" a-t-il déclaré deux mois après avoir soutenu , avec "grande confiance", que le programme nucléaire iranien était suspendu depuis 2003.

Ce retournement de veste survient après les critiques des services secrets israéliens, britanniques et français, lesquels avaient assuré que le programme nucléaire iranien suivait son cours. 

Suite aux commentaires de l'amiral McConnell, le sénateur Bayh a déclaré que "la NIE avait porté atteinte à la sécurité des Etats-Unis."


Interview exclusive : Joe Gelman

INTERVIEW EXCLUSIVE "LE BLOG DRZZ"

Joe GELMAN


CV : 
Ancien militaire

Ex-président du Board of Civil Service Commissionners de la ville de Los Angeles / 

Ancien membre de la commission sur les crises de Los Angeles / 

Ancien membre du comité directeur de la banque Import-Export des Etats-Unis / 

Rédacteur au Los Angeles Daily News /


Joe Gelman est l'un des cerveaux derrière le succès de la "proposition 209" qui a éliminé les discriminations de sexe ou de race dans l'Etat de Californie. 

Joe Gelman est rédacteur du blog http://neoconexpress.blogspot.com/ qui offre une analyse quotidienne de l'actualité selon un point de vue néoconservateur.


DRZZ : Pourriez-vous résumer votre carrière pour les lecteurs du blog drzz ? 
 

GELMAN
: J'ai grandi dans le Sud des Etats-Unis (Mobile, Alabama) dans les années soixante. Après mon service militaire, j'ai voyagé à travers l'Amérique du Nord et l'Europe. Parmi mes quelques affectations, j'ai été président du Board of Civil Service Commissioners de la ville de Los Angeles et c'est moi qui ai lancé la proposition 209 qui a supprimé les discriminations dans l'Etat de Californie. Je m'intéresse à la politique et à l'économie et j'ai dû visiter plus de 40 pays, le dernier étant l'Argentine au mois dernier.
 

DRZZ : Vous avez lancé la fameuse proposition 209 contre les discriminations. Pourriez-vous nous expliquer votre démarche ?


GELMAN : J'ai grandi à Mobile, en Alabama, dans les années 60 et j'ai appris à respecter le combat des Noirs pour l'égalité. Ma famille était spéciale sur ce point, surtout pour des Sudistes. Je me souviens que mon grand-père n'autorisait aucun langage irrespectueux envers les Noirs en sa présence, et a été l'un des premiers du Sud à engager des ingénieurs noirs, ce qui lui valait des coups de téléphones hostiles à la maison. Ce n'est que des années plus tard, en y repensant, que j'ai pu apprécier son combat à sa juste valeur, que j'ai pu comprendre quel noble homme il avait été. Je ne peux qu'espérer suivre son exemple. 

Au début des années 1990, je servais comme président du Board of Civil Service Commissionners de la ville de Los Angeles. A l'époque, la ville menait une politique d'embauche selon la race et le sexe, et privilégiait les femmes, les Noirs et les Hispaniques et refusait les autres. J'ai proposé de supprimer ces discriminations. Le conseil de la ville a refusé. Je me suis alors joint à un ensemble hétéroclite d'intellectuels qui ont pondu un amendement de la constitution, lequel disait : "ni l'Etat de Californie ni aucune de ses subdivisions ne doit discriminer ou accorder des traitements de faveur selon la race, l'ethnicité, le genre ou l'origine d'un individu, dans quel que domaine public que ce soit." Jusqu'alors, il était illégal de refuser quelqu'un selon des critères prédéfinis mais il était tout à fait légal de privilégier un candidat selon sa race ou son sexe. J'ai initié la loi qui a supprimé cette injustice ; elle a été proposée aux électeurs californiens en 1996 sous le nom de "proposition 209" et a passé avec une large majorité. Je suis fier de ce succès. 

DRZZ : Comment av
ez-vous rencontré le Président Reagan ?

GELMAN
: En tant que membre directeur du parti républicain de Californie, j'ai pu rencontrer le président Reagan à de nombreuses occasions, particulièrement lors des levées de fonds. J'ai toujours cru que le Président Reagan était quelqu'un d'immensément grand, et j'étais surpris de voir que nous avions pratiquement la même grandeur. Cela dit bien l'admiration que j'avais pour cet homme et combien celle-ci peut brouiller le regard.

DRZZ : Quelle est votre vision du néoconservatisme, et comment en êtes-vous venu à vous nommer vous-même "néoconservateur" ?


GELMAN : Pour moi, le néoconservatisme signifie plusieurs choses. Premièrement, la plupart des néocons sont de "nouveaux" conservateurs qui étaient de gauche durant leur jeunesse et qui sont devenus conservateurs par l'expérience. Pour reprendre une fameuse citation de Churchill : "si à vingt ans, tu n'es pas de gauche c'est que tu n'as pas de coeur. Si à quarante tu n'es pas de droite, c'est que tu n'as pas de cerveau".

Je devenu conservateur dans les années 80 grâce à Ronald Reagan, lequel était aussi de gauche pendant sa jeunesse. J'ai reconnu à l'époque que le socialisme ne marchait pas. Il représente en fait une prison économique pour le peuple et ne bénéficie qu'aux élites. Je me suis également aperçu que pendant des années la gauche avait excusé les formes les plus abjectes d'inhumanité en apportant son soutien aux régimes communistes de l'empire soviétique. J'ai réalisé en outre que le capitalisme et la démocratie étaient les systèmes les pires qui soient... à l'exception de tous les autres [ndlr : une autre citation de Churchill]. Aujourd'hui, dans sa variante moderne, la gauche a construit une seconde alliance maléfique, cette fois-ci avec l'islam radical qui veut détruire la civilisation occidentale à la première occasion. La haine de la gauche à l'égard de la liberté, de la démocratie et du libre marché est plus frénétique que sa méfiance à l'égard des fanatiques islamistes
lesquels représentent pourtant les adversaires de tout ce que la gauche clame représenter.  

DRZZ : Quelle est votre opinion de l'Europe, et particulièrement de la France ?


GELMAN : Pour être franc avec vous, la plupart de nos espoirs concernant la France s'étaient envolés. Nous avions fini par accepter le fait que la corruption de Chirac et son antiaméricanisme délirant étaient une part du système français détraqué ; pas de la population, mais du système français. Sarkozy a certainement changé la donne. Comme nous tous, Sarkozy n'est pas parfait mais il a transformé la France d'un "gag international" à un partenaire fiable. Je crois cependant que l'Europe en général a aujourd'hui de sérieuses chances de devenir un continent islamique, avec tout ce que cela suppose. Le déclin du christianisme et les données démographiques européennes montrent un déclin continuel. J'espère que cela va changer parce que nous avons tous besoin d'une Europe forte, capable d'illuminer le monde ; mais cela n'arrivera pas tant que la chute démographique continuera, mixée à la pensée corrosive de gauche, aux coûts de l'Etat-providence et à l'extrémisme laïque.

DRZZ : Que pensez-vous de l'Iran ?

GELMAN
: L'Iran est une vraie menace et doit être neutralisé... certainement par la force. Il représente un danger pour Israël, cet avant-poste occidental aux voisins délirants. L'Iran est une menace pour l'économie mondiale parce qu'il contrôle le détroit d'Ormuz par lequel transite la plupart des échanges de pétroles. C'est une menace pour l'Europe, puisqu'il est capable de toucher des villes européennes avec ses missiles à longue portée... et aux charges nucléaires. Ce danger doit être neutralisé avant qu'il ait pu atteindre ses pleines capacités nucléaires. C'est aussi simple que cela. L'Europe a l'habitude d'éviter la confrontation avant qu'il ne soit trop tard et ensuite laisser le désastre se répandre. A ce titre, l'Iran est un cas classique qui sera réglé dans les prochaines années et dont les répercussions seront étudiées dans les livres d'histoire pour le siècle à venir. 

DRZZ : Votre avis à propos d'Israël et ses voisins ?

GELMAN
: Je suis naturellement proisraélien, pas seulement par mon héritage juif (même si je ne suis pas particulièrement religieux) mais parce qu'il s'agit d'une question de bien contre le mal. La plupart de ceux qui soutiennent les Palestiniens ne connaissent rien à l'histoire de cette idéologie et très souvent, à un niveau ou un autre, sont antisémites... ou les deux. Qui voudrait s'associer à des gens qui refusent au peuple juif le droit de vivre sur une terre qui est la sienne ?

Beaucoup ont perdu de vue le fait qu'Israël est une petite démocratie, moderne et très développée, entourée par des millions de personnes vivant dans des pays corrompus sous le joug de dictatures inutiles. Certaines de ces dictatures sont des théocraties avec des lois religieuses plus compatibles avec le IVe siècle qu'avec le monde moderne : femmes excisées, filles assassinées pour avoir eu des relations sexuelles avant le mariage, enfant au bras coupé pour avoir volé une miche de pain, femme décapitée pour adultère (je pense d'ailleurs que la moitié de la France y passerait si on y appliquait ce droit commun en terre d'islam). Je suis fou de rage lorsque j'entends de jeunes occidentaux prendre parti pour les Arabes contre Israël au nom des "droits de l'homme". Mon Dieu. Comme certains peuvent être stupides ! Israël est un pays d'espoir et de liberté dans une partie du monde où ces valeurs n'existent pas.   

DRZZ : Finalement, quel candidat soutenez-vous pour les présidentielles américaines ?


GELMAN : Je supportais Rudy Giuliani à l'origine mais j'ai reporté mon vote sur McCain après que Giuliani ait échoué à convaincre les électeurs durant les primaires. McCain est un néoconservateur dans tous les sens du terme. Je suis en désaccord avec lui sur quelques points, notamment sur sa manière de gérer l'immigration, mais je me reconnais en lui à 80%. Un allié à 80% n'est pas un adversaire à 20. C'est comme cela que je le vois. 

Aussi vais-je supporter John McCain comme Président des Etats-Unis. C'est un vrai héros américain qui saura gérer les grands dossiers internationaux comme l'Iran. 


DRZZ : Joe Gelman, merci de nous avoir accordé cet entretien.


GELMAN : Merci à vous de me donner l'opportunité de dire quelques mots. Je vais continuer à vous lire sur "le blog Drzz".  

Laurie Mylroie, qui est restée en contact avec le blog drzz, m'a transmis un commentaire qu'elle a envoyé au New York Sun.

Pour  informationLaurie Mylroie est docteur en histoire de Harvard, membre de l'American Enterprise Institute, ancienne conseillère de Bill Clinton sur l'Irak pendant la campagne présidentielle de 1992, elle a publié plusieurs livres sur le terrorisme islamiste et l'Irak de Saddam Hussein. Consultante pour le Pentagone au début des années 2000, Laurie Mylroie est aujourd'hui membre du Committee on the Present Danger auquel appartiennent Joseph Lieberman, George Schultz et Newt Gingrich, notamment.

Républicaine
, elle m'a écrit vouloir "voter pour McCain -  n'importe qui plutôt qu'Obama et Clinton". 

Sa lettre au New York Sun publiée hier, 7 février 2008 : 

Votre éditorial "George Habache" pointe un débat crucial : l'ennemi ne peut pas simplement être décrit comme "l'extrémisme islamiste". En effet, les Etats-Unis sont aujourd'hui engagés dans la campagne militaire la plus importante de ces trente dernières années - et près de 4'000 soldats y ont laissé la vie.

Si "l'extrémisme islamiste" est l'ennemi, alors le Président George W. Bush a commis une terrible erreur de jugement en décidant de renverser Saddam Hussein. Mais peut-être que le vrai problème est notre définition de l'ennemi.

Durant son discours sur l'Etat de l'Union de 2002, M. Bush avait rompu avec le concept clintonien (les principales menaces contre les Etats-Unis sont des entités sans Etats), dénonçant un "axe du mal" - l'Irak de Hussein, l'Iran et la Corée du Nord - auxquels il faut ajouter la Syrie, aujourd'hui tremplin de la violence, y compris "islamiste", autant en Irak qu'au Liban.

Dans son excellent livre "Se rendre n'est pas une option" - qui ressemble au discours de Bush quant à sa définition de l'ennemi - John Bolton ne parle pas une seule fois de "terrorisme islamiste". Au contraire, il se concentre sur les menaces exercées par des Etats, notamment l'avancée de l'Iran vers le nucléaire. Ce danger n'est pas décrit sous l'appellation sybilline de "fondamentalisme musulman" mais plus directement sous son nom originel : "programme nucléaire iranien".  

Comme je l'ai expliqué dans les pages de ce journal et d'autres, il existe de nombreuses preuves pour démontrer que les réseaux islamistes sont pénétrés par des organismes étatiques les utilisant à leurs propres fins. Mais nous ne voulons pas regarder ces preuves parce que durant les années Clinton, les groupes sont devenus plus importants que les Etats, les mots plus employés que l'action - et une personnalité islamiste plus inquiétante qu'une bombe nucléaire.  

Etrangement, de nombreuses personnes sont restées attachées à cette grille de lecture lorsqu'il s'agit de lister les dangers pour notre sécurité nationale. Mais décrire l'ennemi en termes abstraits, comme "extrémisme islamiste", fait beaucoup de mal à l'Amérique et à ses alliés, Israël inclus, parce que cela détourne notre attention des dangers majeurs pour se concentrer sur quelque chose qui manque terriblement de signification.  


Interview exclusive : Laurie Mylroie

INTERVIEW EXCLUSIVE "LE BLOG DRZZ"

Nom :
 

Laurie MYLROIE


CV ; 

Laurie Mylroie est docteur en sciences politiques de l'Université de Harvard, avec spécialisation sur le Moyen Orient  /

Elle a enseigné à Harvard au sein du
Government Department /

Elle voyage régulièrement au Moyen Orient a étudié l'arabe à l'Université américaine du Caire /

Elle a été professeur associée au
US Naval War College /

Elle a travaillé pour le Washington Institute for Near East Policy /

Laurie Mylroie a été la conseillère du Président Bill Clinton sur l'Irak lors des présidentielles de 1992 /

Aujourd'hui, Laurie Mylroie est adjunct fellow à l'American Enterprise Institute, le très influent institut néoconservateur de Washington DC /

Elle a publié plusieurs best-sellers dont  Saddam Hussein & the Crisis in the Gulf. Random House (1990), Study of Revenge: Saddam Hussein's Unfinished War Against America. The AEI Press (2000) et Bush vs. the Beltway: How the CIA & the State Department Tried to Stop the War on Terror. ReganBooks (2003) /

Ses articles ont paru dans The American Spectator,
Atlantic, Monthly, Commentary, Los Angeles Times, The New Republic, New York Times
, Newsweek, Wall Street Journal, Washington Post, notamment /

L'analyse de Laurie Mylroie a été saluée par le responsable du FBI de New York, Jim Fox, et par l'ancien directeur de la CIA, R. James Woolsey, tous deux convaincus que l'Irak était impliquée dans les attentats de 1993 contre le World Trade Center /

A noter encore que Laurie Mylroie a témoigné devant plusieurs commissions sénatoriales et devant la commission du 11 septembre. 


DRZZ : Pourriez-vous résumer votre parcours pour les lecteurs du blog drzz ?

MYLROIE :
 Je suis une spécialiste du Moyen Orient titulaire d'un doctorat sur la question de l'Université de Harvard. J'ai travaillé sur le sujet durant toute ma carrière, d'abord à Harvard, puis à Washington. Vous pouvez trouver plus d'informations sur mon site, www.lauriemylroie.com 

DRZZ : Comment avez-vous mené l'enquête sur les attentats de 1993 ?

MYLROIE : J'ai étudié les dossiers des enquêteurs présentés à la justice entre 1993 et 1994, soit des milliers de pages de documents, écoutes téléphoniques passeports, tickets d'avions... Normalement, ces dossiers auraient dû demeurer secrets mais ils ont été rendus publics suite au procès. Tout cela est décrit dans l'article du 17 janvier 1995 du Boston Globe, que vous citez dans l'une de vos vidéos.

Mon travail a été soutenu par le directeur du FBI de New York à l'époque, Jim Fox, qui a 
expliqué  que ses enquêteurs soupçonnaient l'Irak dans les attentats de 1993 contre le World Trade Center,

J'ai également reçu le soutien d'un ancien chef des opérations clandestines de la CIA, Vincent Cannistraro, qui m'a écrit pour me dire que mon livre comme "l'un des travaux de recherches et d'analyse les plus brillants que j'aie jamais lus."

Cependant, l'adminstration Clinton ne voulait pas entendre parler de l'implication de Saddam dans les attentats parce que le public aurait exigé de sérieuses mensures à l'encontre du régime irakien. 

Ainsi, il m'a fallu quelques années pour publier mon livre. Lorsqu'il est paru en 2000, Study of Revenge, le procureur en chef du procès des attentats de 1993 l'a décrit comme "le travail qu'aurait dû accomplir le gouvernement américain" et l'ancien directeur de la CIA a déclaré publiquement qu'il s'agissait là d'un livre "brillant et courageux".

DRZZ : En novembre 2001, vous avez confié à PBS que le Pentagone pensait que l'Irak était impliquée dans les attentats du 11 septembre mais que beaucoup d'officiels du gouvernement américain ne voulaient pas l'admettre pour ne pas entrer en guerre. Pourriez-vous préciser ?

MYLROIE : Rumsfeld pensait le 11 septembre que l'Irak était derrière les attaques. Le jour-même, il a donné des ordres dans ce sens, des ordres qui, depuis, ont été rendus public.

Les objections sont venues de personnes comme Richard Clarke, principalement, qui était responsable du contre-terrorisme à la Maison Blanche, de George Tenet et de nombre d'officiels de la CIA sans compter Colin Powell et le Département d'Etat.

DRZZ : J'ai lu que Ramzi Youssef [le jihadiste des attentats de 1993, arrivé aux Etats-Unis avec un passeport irakien] et son oncle Khalid Cheikh Mohammed étaient originaires de la province du Baluchistan, au Pakistan. Quels renseignements cela nous apporte-t-il ?

MYLROIE : Parmi les spécialistes de cette région, il est connu que les Irakiens recrutaient des agents dans le Baluch pour mener des opération contre l'Iran. En fait, le New York Times l'avait rapporté à l'époque de l'arrestation de Ramzi Youssef [en 1995] et je l'ai réécrit dans une note récente envoyée au New York Times [et publiée le 7 octobre 2007].

DRZZ : Khalid Cheikh Mohammed a avoué à Guantanamo avoir été le cerveau non seulement des attentats du 11 septembre, mais aussi de ceux de 1993 contre le World Trade Center. N'est-ce pas le lien manquant entre l'Irak et les attentats du 11 septembre ?

MYLROIE : Oui. C'est la raison pour laquelle il est si important de comprendre les attentats de 1993 contre le World Trade Center. Il est plus facile de déceler la coopération irakienne en 1993 parce que le processus d'intoxication était moins développé. Mais le même cerveau - Khalid Cheikh Mohammed - est à l'origine des attentats [de 1993 et de 2001]. 

DRZZ : Quelle est à votre avis la véritable histoire des attentats du 11 septembre ?

MYLROIE :
La clé réside dans le cerveau derrière les attentats : Khalid Cheikh Mohammed. Qui est-il ? Où a-t-il reçu l'entraînement pour préparer des attentats aussi minutieux ? De qui a-t-il obtenu l'argent pour financer ses actions ? Certains officiels américains prétendent qu'il est l'oncle de Ramzi Youssef et que, comme lui, il est né et a grandi au Koweit. J'ai traité de ce point dans un autre livre, Bush vs the Belway, et dans un article du American Spectator qui reprend les points essentiels.

DRZZ : Quelle est donc la véritable histoire de Khalid Cheikh Mohammed [KSM], le cerveau des attentats de 1993 et 2001 ?

MYLROIE : Nous n'avons pas beaucoup d'informations sur lui. La plus importante néanmoins est que Khalid Cheikh Mohammed était Baluch, et non Arabe, comme l'ont confirmé des sources officielles américaines. Selon le gouvernement des Etats-Unis, KSM aurait fourni une petite somme d'argent pour organiser les attentats de 1993. Il a été impliqué pour la première fois dans des attentats de grande envergure deux ans plus tard, en 1995, lorsqu'il prévoyait de faire sauter une dizaine d'avions commerciaux américains au-dessus des Philippines - un plan qui a échoué parce que son collistier Ramzi Youssef, le meneur des attentats de 1993, a accidentellement bouté le feu à sa cuisine de Manille en préparant des explosifs. 

Ce qui est très important de comprendre est que ni KSM ni son neveu Youssef n'étaient à l'époque des membres d'Al-Qaeda. Les gens attribuent souvent les attentats du début des années 90 à Al Qaeda, mais comme le journaliste d'investigation Jack Cashill l'a
démontré, Oussama Ben Laden n'était impliqué dans aucun attentat de grande envergure avant 1998 !

Lorsque Ben Laden a été expulsé vers l'Afghanistan en 1996, KSM s'est allié avec lui et a aidé la nébuleuse islamiste à conduire des attaques de grande envergure, à commencer par les attentats de 1998 contre les deux ambassades américaines.

DRZZ : Je veux être sûr de bien vous comprendre. Affirmez-vous que l'Irak a précédé Al-Qaeda dans l'histoire du terrorisme de masse des années 90 ?

MYLROIE : Oui. Je l'ai expliqué plus en détails dans un article  au American Spectator. Al-Qaeda n'était pas impliquée dans les attentats de 1993 contre le World Trade Center.

Le terrorisme de masse a commencé avec le réseau "Baluch" auquel appartenaient KSM et Youssef. Lorsqu'Oussama Ben Laden a été expulsé du Soudan vers l'Afghanistan en 1996, le réseau Baluch a infiltré Al-Qaeda et les attentats de masse au nom de Ben Laden ont commencé à cette période. Malheureusement, les officiels américains ont brossé un faux portrait lorsqu'ils se sont interrogés sur les liens entre l'Irak et Al-Qaeda. Ils auraient dû se pencher au contraire sur les liens entre l'Irak et le terrorisme, et auraient réalisé alors que les liens entre l'Irak et Al-Qaeda révélaient seulement une partie d'un réseau beaucoup plus développé.   


DRZZ : Que pensez-vous de ces collusions de dates :

1. Attentat contre le World Trade Center, 6 morts, 1'042 blessés
26 février 1993 : deux ans jour pour jour après le début du 
retrait  des troupes irakiennes du Koweit, le 26 février 1991

2. Attentat d'Oklahoma City, 168 morts, plus de 800 blessés
19 avril 1995 : quatre ans, jour pour jour, après la 
création des commissions de désarmement de l'ONU pour l'Irak, le 19 avril 1991

3. Attentat contre les tours Khobar, 20 morts, 372 blessés
25 juin 1996 : trois ans jour, pour jour, après l'attaque par l'USAF du quartier-
général des services secrets irakiens (en riposte à la tentative d'assassinat par les Irakiens du Président Bush), le 25 juin 1993 

4. Attentat du 11 septembre : 2'970 morts, plus de 3'500 blessés
11 septembre 2001 : onze ans, jour pour jour, après le discours
majeur de George H.W. Bush au Congrès le 11 septembre 1990 déclarant l'occupation du Koweit illégale, un discours qui a mené à la Guerre du Golfe 

MYLROIE : C'est très intéressant. Je n'avais jamais réalisé que le 19 avril marquait le début des inspections de l'UNSCOM. 

DRZZ : Qu'en est-il de la rencontre entre Mohammed Atta et l'officier du renseignement irakien Al-Ani, en avril 2001 ?

MYLROIE : Je pense que cette rencontre s'est bel et bien déroulée, mais ni le FBI ni la CIA ne veulent en entendre parler. Si l'on peut démontrer que l'Irak était impliquée dans les attentats du 11 septembre, ce serait une grande humiliation pour les deux agences parce que cela démontrerait leur incapacité à dominer des espions étrangers depuis les premiers attentats de 1993 contre le World Trade Center. 

La même chose est vraie pour l'anthrax. Cette arme biologique était extrêmement complexe, et il était absurde de la part du FBI de prétendre qu'un Américain pouvait en produire. Les Fédéraux ont prétendu que tout le monde pouvait en obtenir, ce qui est totalement faux. Notez que le FBI n'a toujours pas déterminé la provenance de l'anthrax. Si celui-ci avait été fabriqué aux Etats-Unis, il aurait été facile pour les Fédéraux d'en déterminer la source, parce que le matériel nécessaire pour transformer de l'anthrax en poudre est très rare.
 

DRZZ : Vous avez travaillé comme conseillère de Bill Clinton lors de la campagne présidentielle de 1992. Savez-vous si l'ancien Président suspectait l'Irak après les attentats de 1993 ?

MYLROIE : Le FBI de New York soupçonnait l'Irak, et je pense que plusieurs officiels à la Maison Blanche l'ont appris. Durant la campagne présidentielle de 1992, Clinton était plus incisif à l'égard de Saddam que Bush 41, arguant que les Etats-Unis auraient dû renverser le régime irakien durant la guerre de 1991. Mais dès qu'il a été élu, Clinton ne voulait plus s'occuper de ce dossier. 

Le 25 juin 1993, Clinton a ordonné des frappes avec missiles de croisière contre le quartier-général des services secrets irakiens, en représailles à la tentative d'assassinat menée par Saddam contre l'ancien Président Bush, en avril. La version officieuse veut que ces frappes aient été également une réponse aux attentats de 1993 contre le World Trade Center. L'administration Clinton pensait que l'Irak était derrière les attentats de 1993 et jugeait que quelques missiles de croisière dissuaderaient Saddam de recommencer.

DRZZ : Quel était le but des attentats de 1993 ? Une vengeance de la guerre du Golfe ?

MYLROIE : En partie. C'était surtout une guerre d'usure menée par Saddam Hussein pour alléger les sanctions décidées contre son régime, une guerre dans laquelle la violence et l'intimidation étaient nécessaires. Je décris cette stratégie et son extension dans le temps dans Study of Revenge.  

DRZZ : Ci-joint deux vidéos créées par le blog drzz [la première est visible en fin d'interview, la seconde ici]. Votre opinion ?

MYLROIE :
 Merci beaucoup. Quelles formidables vidéos ! De l'excellent travail ! J'ai étudié la question depuis près de vingt ans mais certaines de vos découvertes étaient nouvelles pour moi. Merci, vraiment merci pour ces informations. Où avez-vous trouvé la citation de Haitcham Rashid Wihaib ? Et celle du journal Watan al-Arabi ?

Vous avez tout à fait raison : dire que le régime de Saddam Hussein était laïc n'a aucun sens. Une alliance entre différents partis très différents l'un de l'autre est une récurrence dans l'histoire. De plus, comme l'a écrit Bernard Lewis, il n'existe pas de division entre l'Eglise et l'Etat en Islam. Cette division - plutôt notre besoin d'en bâtir une - est presque uniquement le résultat des années Clinton. 

DRZZ : Pourquoi le gouvernement américain nie-t-il l'implication de l'Irak dans le terrorisme de masse de la décennie 1991-2001 ?

MYLROIE : Tout dépend de quelle administration vous parlez. Les membres de l'ancien  gouvernement Clinton ne veulent pas que ce dossier sorte au grand jour parce que leurs réponses ont été à l'époque inadéquates - mener une guerre contre du terrorisme d'Etat en arrêtant des individus et en les jugeant ! - et ont gravement affaibli les Etats-Unis jusqu'au 11 septembre. Clinton n'a rien fait pour stopper Saddam, et par le biais des sanctions, lui a même procuré une couverture idéale. 

Les buraucraties - le FBI, le Département d'Etat et les agences de renseignement - ne veulent pas, elles non plus, reconnaître leurs erreurs, puisqu'elles ont commis les mêmes. Pour la majorité de la soi-disante "élite" américaine, la carrière compte plus que les vies humaines, et le 11 septembre n'a pas modifié cet état de fait. 

Il y a un autre facteur, toutefois. Quelques américains ont pensé qu'ils pouvaient utiliser le 11 septembre pour transformer le Moyen Orient. Ils n'avaient pas conscience de la complexité de cette région et utilisaient des modèles datant d'une guerre précédente, de la guerre froide. Ils ne sont pas
souciés de connaître les détails de l'implication irakienne dans le 11 septembre parce qu'ils tenaient à entreprendre bien plus que seulement punir l'Irak. Malheureusement, cette stratégie ambitieuse a négligé l'étude la plus basique et les Etats-Unis ont fini par mener une guerre en violation de l'axiome de Sun Tzu : "connais ton ennemi".

DRZZ : Vous avez témoigné devant la Commission du 11 septembre. Pensez-vous que cette dernière était objective, ou a-t-on assisté à une tentative de blanchir l'administration Clinton, comme certains l'ont prétendu ?

MYLROIE : La commission du 11 septembre était "bipartisane". Elle avait convenu avant les auditions que personne ne tiendrait ni les Démocrates ni les Républicains pour responsables du 11 septembre. Aussi a-t-elle fini par blâmer "le système". 

Qui a déjà entendu pareille dénomination ? Notez par ailleurs que personne parmi les officiels américains n'a reçu de réprimande après le 11 septembre.
 

Il est intéressant de comparer le débat américain qui a suivi le 11 septembre avec celui qui a suivi Pearl Harbor. Après Pearl Harbor, le gouvernement américain a mené plusieurs enquêtes officielles, la première étant une commission sous l'égide du Président. L'un des principaux défauts de Bush est son refus de discipliner les bureaucraties du système américain, lesquelles entretiennent aujourd'hui une sorte de chantage à l'encontre des décisions présidentielles.  

DRRZ : Laurie Mylroie, merci beaucoup pour cet interview.

MYLROIE : C'est moi qui vous remercie de traduire mes remarques afin que vos lecteurs aient une vue plus juste de la situation avant la guerre en Irak et comprennent l'absolue nécessité pour les Etats-Unis de renverser Saddam Hussein.

 

LISEZ LE rapport SUR L'IRAK

 


Saddam's secrets
envoyé par drzz

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 16:46

Une sensiblerie... désarmante.

Les plus vieux s’en souviennent, les moins vieux l’auront peut-être lu : « Nous avons dû détruire la ville pour la libérer. » Le propos fut attribué à un officier américain ou tenu par lui pour décrire la grande bataille de Huê, l’ancienne capitale impériale du Vietnam, submergée par l’Armée régulière nord-vietnamienne appuyée par le Viêt-Cong au cours de l’Offensive du Têt de Février 1968, et reprise après de violents combats par l’Armée américaine, les Marines et l’Armée sud-vietnamienne. Les pertes essuyées par les forces communistes furent sévères. L’offensive se solda par un échec total.

Apocryphe ou authentique, les media américaines répercutèrent la phrase citée aux quatre coins du monde. Le monde du journalisme est ainsi fait que la frontière entre propos effectivement tenus et propos inventés parce qu’ils semblent « coller » à la perception qu’a le journaliste d’une situation est assez floue. Une formule lancée par un collègue sera d’autorité attribuée à un officiel ou à un militaire, et le tour est joué. En l’occurrence, c’est un capitaine des Marines nommé Myron Harrington qui, semble-t-il, porta le chapeau. La phrase fut reprise partout. Tout ce que la planète comptait de contempteurs professionnels et amateurs des Etats-Unis sauta dessus. On les tenait ! La nature de la « sale guerre » était avérée ! Guerre de barbares massacreurs, de destructeurs sans merci, ces techno-brutes qui écrasaient sous les bombes ce petit peuple courageux et têtu ; pensez-vous, ces Amerloques détruisaient d’abord, soi-disant pour libérer, ce qui obérait sans pardon leur victoire. Pas un instant ne pensèrent-ils, ces détracteurs, que l’assaut nord-vietnamien avait mis le branle au tout : par axiome, il fallait qu’Ho Chi-minh ait toujours raison et Washington toujours tort.

La victoire militaire américaine était donc une défaite morale, et par voie de conséquence une défaite politique. C’est bien cela que conclut l’influent présentateur du prestigieux journal télévisé américain CBS Evening News Walter Cronkite : la guerre du Vietnam était perdue. Il ne se lassa plus de le répéter sur tous les tons ni d’orienter en ce sens le traitement des images et commentaires. Avec lui bascula toute une influente frange des élites américainesm qui avait décidé de ne pas contester l’expansion mondiale du communisme, sauf en Europe et dans l’arrière-cour des Etats-Unis, en Amérique latine. Ni les uns ni les autres n’avaient remarqué que l’Armée américaine avait laminé son ennemie nord-vietnamienne et infligé une cuisante défaite au « génie » stratégique Vo Nguyen Giap. La puissance de feu et la ténacité des unités américaines l’avaient emporté.

Giap ne devait se remettre de son échec que gràce à l’intelligence stratégique de son patron. Ho Chi-minh était prêt à sacrifier les Vietnamiens par millions à la satisfaction de son fanatique fantasme révolutionnaire. Si la terreur communiste pouvait mobiliser les vietnamiens (en compagnie de l’infernale machine à mensonge de la propagande communiste), la faiblesse relative des démocratie affaiblirait l’effort de guerre américain.Si les media tournaient contre la guerre, ce qu’elles firent alors, sa poursuite tiendrait de la gageure. Ho paria que la guerre serait gagnée ou perdue à Washington. Il avait raison, pourvu qu’il parvienne à retourner l’opinion américaine. On recruta donc en grand nombre les idiots utiles, et on les fit donner, les acteurs comme Jane Fonda, les écrivains comme Norman Mailer, les journalistes comme Cronkite. A l’unison on vantait le « peuple vietnamien », on assurait que le Viêt-Cong était une force nationaliste et pas communiste du tout, que c’était le vilain régime du Sud qui était cause de tous les maux et que les Etats-Unis devaient se retirer pour solde de tout compte. « FNL vaincra ! », « Nixon assassin ! », « Libérez le Vietnam ! »

Le public américain, pas convaincu par ses élites, avait cependant élu un « faucon » en la personne de Richard Nixon (1968) et le réélut avec une écrasante majorité en 1972 contre le pacifiste McGovern. Mais Nixon était avant tout préoccupé de poursuivre son ouverture vers la Chine, qui lui permettait de « doubler » l’Union soviétique et de la prendre entre deux feux ; ni lui ni son secrétaire d’Etat Kissinger ne pensèrent à exploiter les très réelles rivalités qui opposaient Chinois et Vietnamiens. Le Congrès américain, lui, à majorité démocrate, avait rallié le « camp de la paix. » Avec la « vietnamisation », les forces américaines commencèrent à quitter le Vietnam en 1972 ; le Congrès coupa bientôt les vivres à l’Armée sud-vietnamienne, qui succomba alors, et seulement alors, et seulement pour cette raison. Giap ragaillardi put alors prendre Saigon.

Le Vietnam fut communisé. Par centaines de milliers les Sud-vietnamiens furent alors purgés, emprisonnés, « rééduqués » et exécutés. Par centaines de milliers ils fuirent leur pays au péril de leur vie – ce furent les Boat-People. Les communistes cambodgiens dépassèrent dans l’horreur leurs collègues vietnamiens. Pnom-Penh fut vidée et près de deux millions de cambodgiens exterminés. Quarante ans plus tard, retardataire et retenu en arrière par l’idéologie politique des vainqueurs, le Vietnam cherche à s’extirper du cul de basse-fosse communiste en attirant ces capitalistes que ses dirigeants, au prix d’un coût humain écrasant, avaient chassé par idéologie.

Mais revenons à Huê. Ayant détruit pour libérer, les impérialistes Américains, nous disaient les parleurs et les hauts parleurs, avaient perdu la partie et le droit moral.  Oppresseurs et destructeurs, leur guerre était une guerre menée « contre les peuples. » Leur guerre éait une sale guerre. D’ailleurs, toutes les guerres étaient du même ordre. En Europe, aux Etats-Unis, la sensibilité nouvelle s’engagea radicalement contre l’idée même. La guerre était toujours le fait de l’ « impérialisme. » Elle était condamnable par principe.

« La guerre n’est jamais la solution » , anonna plus tard le pacifiste Chirac, avec Prévert (« Quelle connerie la guerre ») ou Brassens (« Les deux oncles », « Mourir pour des idées »). Les poèmes et chansons ont du charme et de l’émotion, mais représentent de petits sommets de crétinisme. Leur point de vue est celui de l’individu qui s’irrite de voir la réalité du monde contrecarrer ses désirs. Quelle honte ! La Deuxième Guerre mondiale s’interpose entre moi et l’objet de mon cœur ! On comprend le sentiment individuel. Comme guide moral, le sentiment qui l’anime est désastreux. C’est pourtant lui qui guide la sensiblerie contemporaine.


Car la réalité du monde, Hitler, Staline, Mao, Pol Pot, Khomeiny, Than Shwe au loin ou Bechir el-Assad plus près, ben Laden et Zawahiri, ce sont ces tyrans agressifs, ces monstres totalitaires et assoiffés de sang, qui ne vous laissent pas tranquilles, qui vous poursuivent, qui viennent vous chercher dans votre coquille avec leurs longues fourchettes à escargots. Leur soif de sang, leur appétit de pouvoir, leur volonté de puissance, ne peuvent être apaisés ni étanchés. C’est pour cela qu’il faut parfois « détruire pour libérer. »  C’est pourquoi une guerre propre et bien sur elle, sans odeur ni violence, sans cris et sans blessures est une guerre introuvable, utopique du pacifisme. Rendons hommage à George Orwell : la guerre du pacifiste, c’est la paix de la soumission.

Nous avons rasé à 80 pour cent les grandes villes d’Allemagne, Hambourg et Dresde, Berlin et Francfort, Munich et bien d’autres. Nous avons même écrasé sous les bombes Caen et Saint-Lô et Cherbourg et le Havre, pour empêcher les armées d’Hitler de s’y retrancher pour repousser l’invasion du Jour J en 1944. Nous avons rasé les villes du Japon à coup de bombes explosives ou incendiaires, et même atomiques. Nous avons détruit toutes ces villes pour les libérer. Et qui aura le front de peindre en noir ces événements, de nier la justesse de cette guerre, ou de nier que ces bombardements aient été parties prenantes d’une guerre juste ?

Et si justes elles étaient, pourquoi la libération de Huê des griffes des tueurs communistes – leur premier geste dans Huê occupée avait été de procéder à un massacre généralisé des fonctionnaires, agents et sympathisants du gouvernement sud-vietnamien – aurait-elle donc été monstrueuse d’injustice ? Il est vrai que nous faisions, horribile dictu, la guerre aux communistes, ces apôtres du Bien, ces porteurs du vent de l’Histoire, ces sympathiques lutteurs pour la liberté des peuples opprimés !

Mais la sensibilité contemporaine ne se contente pas de faire génuflexion devant l’Idole progressiste. Cette sensibilité est une sensiblerie. Elle part de l’évidence, la guerre est souffrance, la souffrance est inacceptable, pour s’égarer : la guerre doit donc être rejetée, par principe et en toute circonstance. « La guerre » provoque des atrocités, elle est destructive, elle est inhumaine. « Guerre à la guerre ! » La sensibilité veut du doux, du cotonneux, du confortable. Elle exige l’arrondissement des angles, le rabotage des planches, la tiède suavité du cocon. Le caractère brutal, macho du guerrier lui est inacceptable. La sensiblerie veut non pas une féminisation mais une effemmination. Le sang ne doit couler que dans les films, sous forme de sauce tomate, la licence artistique permettant d’idolâtrer le cinéma ultra-violent, inversion caractéristique d’une réalité déniée au profit d’un irréel fantasmé. Les natural-born killers sont des enfants chéris, les guerriers une soldatesque détestable. La guerre est mise hors-la-loi.

Certes, « il est bon que la guerre soit si terrible ; autrement nous l’aimerions trop » a dit le grand soldat américain Robert E. Lee, tacticien hors pair, égal de Napoléon. En face de lui, le général nordiste William T. Sherman émit le jugement le plus lapidaire et le plus concluant : « La guerre, c’est l’enfer. » Hors ceux qui souhaitaient aux jeunes « une bonne guerre » et hors le social-darwinisme de 1900 qui se réjouissait de la guerre pour « dresser le caractère »

La sensiblerie de la sensibilité contemporaine (ou post-moderne) se dessine alors comme une abdication : « S’il vous plaît, dessine-moi un monde de moutons ! » Que le monde ne se permette plus de s’ingérer dans mes affaires personnelles. S’il faut déranger ne serait-ce qu’un poil de mon cocon, c’est le grand refus. Il y en aura alors de la rage. Les manifestants pacifistes jetteront des projectiles, s’attaqueront à la police, incendieront des voitures. Il n’y a rien de plus violent qu’un pacifiste en colère : il vous égorgerait par non-violence, il vous étripera par moralisme.

Mais sa sensiblerie achoppe devant la réalité du monde. J’ai parlé du bombardement atomique de deux villes du Japon en 1945. Le cas terrible d’Hiroshima et de Nagasaki pose un authentique dilemme moral, mais pas de ces alternatives creuses et à la morale facile, qui comdamnent à raison de la quantité de douleur et de l’absence de discrimination entre victimes des opérations de guerre. Les batailles de la Guerre du Pacifique s’étaient toutes soldées par d’affreuses tueries. Les forces américaines l’avaient toujours emporté, en tuant deux fois, cinq fois, dix fois plus de soldats japonais : Guadalcanal, Iwo-Jima, Peleliu. A Okinawa, premier territoire de l’Empire du Soleil levant attaqué par les Marines, leurs pertes s’élevèrent à 12 000 morts et 38 000 blessés ; les pertes militaires japonaises à 107 000 morts ; les pertes civiles japonaises s’élevèrent à 100 000 : l’Armée japonaise avait donné aux civils l’ordre de se donner la mort, martelant dans les crânes que les féroces barbares américains allaient torturer et violer tout le monde. Les analystes militaires américains estimaient que l’invasion de l’archipel nippon prolongerait la guerre jusqu’à 1947 ou 1948, que les pertes américaines se monteraient à 1 à 2 millions de morts, les pertes japonaises à 4 à 5 millions de morts.

Il fallait briser le ressort du régime militaire nippon qui refusait la reddition, même si le pays prostré gisait en ruines, sa population hagarde et affamée. Les généraux japonais, encore tout à leur délire, mobilisaient la population pour s’opposer à l’avance des forces américaines surarmées ; ils étaient prêts à commettre ce suicide rituel d’un peuple tout entier, et de forcer par la terreur jeunes et vieux à « résister. » L’objet de la guerre, écrit Clausewitz, c’est de « terrasser l’adversaire. » Le président Truman prit la sombre décision de lancer les deux bombes – deux, afin que les généraux japonais sachent que le feu atomique ne s’arrêterait pas. Il fallait les convaincre que, faute d’une capitulation inconditionnelle, ils allaient à la destruction radicale du pays, à sa disparition virtuelle. C’est à ce prix que les millions de victimes supplémentaires pourraient être épargnées : il fallait briser ce ressort. Il fut brisé.

On ne choisit pas son ennemi. Les bombes tuèrent les enfants d’Hiroshima et de Nagasaki, leurs parents et grands-parents. L’horreur est sans fond. Comment éviter le massacre des innocents ? Il n’y avait plus de choix. L’éventail des choix qui auraient permis d’éviter le massacre avait depuis longtemps été refermé par l’insane obstination des militaires nippons, ceux-là même qui avaient mis l’Asie à feu et à sang – entre 1937 et 1945 vingt millions de Chinois payèrent de leur vie l’occupation japonaise ; l’Armée japonaise tua de sang-froid 200 000 civils philippins lors de la Bataille de Manille en 1945, et la liste est interminable.

On peut, certes, décider d’avoir les mains blanches. On peut renoncer à prendre en main la réalité du monde. On peut n’avoir pas de main, comme disait le poète Charles Péguy. On peut laisser au Mal le loisir de malmener le monde, et lui donner l’exclusive et le monopole de l’action. On se réfugie sur l’Aventin de la bonne conscience : « Au moins, je n’ai fait de mal à personne. » Ni de bien ! Mais la boule de feu qui enveloppa Dresde, et y tua des dizaines de milliers d’Allemands, et celle de Hambourg, et les deux champignons atomiques, ne firent pas des Alliés des criminels, ni de leur guerre un crime. Les Alliés ne perdirent pas leur âme, ils ne se transformèrent pas en Nazis.

Que faire face à Gengis Khan et à Tamerlan ? Rester chez soi ? La sensibilité contemporaine l’exige, elle donne à la bonne conscience la priorité. Elle s’insurge des erreurs commises par ceux qui sortent de chez eux. Elle nie que les barbares existent, elle en minimise la barbarie, elle chercher à les amadouer, à leur parler doux, à comprendre leurs raisons et leurs désirs. Elle leur ouvre la porte pour qu’ils n’aient pas à l’enfoncer. Qui leur remontre la réalité du danger, la barbarie du barbare, est taxé de pêchés mortels, vilipendé pour crime de lèse-barbarie. Périsse le monde plutôt que mes illusions ! Pour saisir la langueur asthénique de cette atitude, on lira avec profit le poème de Constantin Cavafy, « En attendant les barbares. »

Quand j’entends geindre l’un ou l’autre à propos de la prison de Guantanamo, des sévices d’Abou Ghraib, des tueurs capturés que l’on torture un peu, en un mot, quand je les entends gémir des conséquences de conflits provoqués par le nihilisme islamiste, c’est cette sensiblerie maniériste, ce sentimentalisme pleurnichard que j ‘entends. Il m’écorche les oreilles. Il est fondé sur l’absurde certitude que le Mal est loi, qu’il n’existe pas vraiment, et que rien n’arrivera jamais. Mains blanches, pas de mains.
de leurs nations, qui en périrent en 1914, la guerre est et doit rester à l’instar des canons de Frédéric le Grand, Ultima ratio regis, l’ultime argument du Roi. En notre âge démocratique, il me suffit qu ‘ils soient l’ultime argument des nations contre les tueurs totalitaires.


© Laurent Murawiec, 2007


De l’esthétique de la barbarie à la reddition politico-religieuse.

La sensibilité post-moderne adore la souffrance et les victimes. Elle déteste le héros, elle lui oppose la beauté de la faiblesse et la jouissance de l’effondrement. Elle aime le néant, la guenille, et leur spectacle. Il faut être pauvre ou misérable, membre de la Cour des Miracles, exhiber les cicatrices et les cautères, faire partie de la Sainte Théorie des Opprimés et  des Exploités.

A cette condition, et à celle-là uniquement, on peut tuer, égorger, mutiler : tous les droits vous sont acquis, vous qui n’en aviez aucun. Vous êtes un Damné de la Terre. Vous êtes purifié par la souffrance, la rédemption est vôtre ; nul n’est innocent que vous, tous les autres sont coupables de n’être pas vous. Il faut avoir été crucifié avant de postuler aux dignités d’être humain. C’est seulement parce que vous avez été esclave que vous existez, ce qui réduit les autres à l’état de zéros manqués, puisque vous êtes le Grand Zéro.

C’est dans l’abjection, comme Saint Jean Genet, dans le meurtre rédempteur, comme Saint Frantz Fanon, que vous retrouvez l’Identité perdue ou plutôt, volée : il faut qu’il y ait un coupable puisqu’il y a une victime. Généralement, c’est « la société » qui a l’obligeance d’être portée volontaire comme coupable désigné.  Non seulement le Mal existe-t-il, mais il est incarné, c’est « la société » dont la culpabilité absout les individus de toute responsabilité ; réciproquement, s’il un a un Mal, il doit y avoir un Bien non moins incarné : la Victime. Nous sommes ici dans une théologie implicite, quoique infantile, du Bien et du Mal : elle est manichéenne au sens propre, elle interprète tout au nom d’une réalité supérieure que seuls savent interpréter ses prophètes.

Cette Cour des Miracles permanente, qui promeut un engagement radical en faveur de la Victime, ne peut pas être considérée comme allant de soi, comme si une génération spontanée avait par miracle engendré une sensibilité aussi contraires aux affects qui prédominaient naguère. On n’est pas passé naturellement de John Wayne aux mignonettes vedettes masculines qui dominent Hollywood aujourd’hui (le « super-héros »-surhomme est hors-classe, il ne compte pas au rang des humains mais des demi-dieux au sens grec du terme). Pour la sensibilité d’époques antérieures les caractères décrits ici n’allaient pas de soi, au contraire.

Les prédilections de la génération de 1945, de celle de 1968, sans parler de celle de 1918, n’inclinaient pas dans cette direction, quels qu’aient été leurs propres errements. L’époque vous persuadait de devenir soldat héroïque, résistant ténébreux, rebelle indomptable, militant exemplaire; les modèles de comportement explicite que l’on glanait chez Jules Romains parlaient de grands collectifs et de morale, ceux de Romain Rolland d’exaltation panthéisto-artistique, ceux de Sartre reposaient sur l’ « engagement », Camus proposait le Dr Rieux de La Peste, modèle honorable d’action personnelle et morale, le père des « Médecins sans frontières » en quelque sorte, ou c’était un René Char, résistant-poète.

Pour sortir des étroites limites de l’Hexagone, une génération entière d’écrivains, anglo-américains en particulier, avait fait de la Guerre d’Espagne le vivier de ses personnages et l’archétype de son engagement, avant que la Deuxième Guerre mondiale vienne fournir le théâtre où les romanciers campaient leurs personnages. On croyait, on agissait, on se voulait acteur.

Mais aux yeux un peu embrumés qui furent ceux de la génération « neutraliste », celle du Monde des années 50 qui refusait en pinçant le nez, l’air dégoûté, de choisir entre les Etats-Unis et Staline, la Guerre froide comportait trop d’ambiguïtés pour être honnête. Ce fut la « fin des idéologies. » Elle réduisit singulièrement le champ d’action possible : puisqu’on avait eu tort de trop croire, on ne croirait plus ; il fallait un degré zéro de la croyance, où l’on ne risquait plus de s’engluer.

Au trop-plein de « cru » , il fallait substituer un creux de scepticisme protecteur : pâtir et non agir ou, à défaut, se faire empathique aux effets pervers du monde sans plus vouloir ni l’interpréter comme les philosophes ni le « transformer » comme l’avait voulu le théoricien passé de mode Karl Marx. Ce n’était donc plus le combat qu’il fallait porter au pinacle, ni le combattant, ni leurs motifs ;  il fallait vénérer la cicatrice, le pansement taché, le membre mutilé. On passait du Christ vainqueur à la Madone souffrante. C’était la « théologie de la libération » qui abolissait tout ce qui n’était pas strictement humain dans le Christianisme, remplaçant ce dernier par la Christologie, une Christologie de la souffrance et non plus de la rédemption. La victime qui n’existe qu’en vertu de sa victimité offre une croyance pleine de gloire et des lendemains qui chantent sans danger.

La sensibilité qui fait époque n’est pas tramée d’un seul fil. Ce n’est jamais un seul Werther qui crée le Romantisme. Pour tisser la tapisserie, il faut beaucoup de Pénélope qui passent leurs jours à tresser sans rien défaire la nuit. La sensibilité de l’époque, c’est en particulier son art qui la cultive. L’idéologique conditionne, l’artistique imprègne. Une œuvre fera saillie plus que d’autres pour incarner le changement de tonalité, et sera quelquefois reconnue comme telle.

A cet égard, Orange mécanique, le film-culte, comme on dit, tiré par Stanley Kubrick du roman d’Anthony Burgess en 1971, me semble important ; je ne sais, énigme aux allures de cliché, s’il reflétait les changements en cours ou s’il leur donna une nouvelle impulsion, mais si, comme il est probable, il participait des deux, il marqua un changement tectonique de la sensibilité.

Dans un avenir pas si éloigné, Alex, joué par Malcolm McDowell, est un jeune voyou ultra-violent et bien fait de sa personne, qui viole et cogne aux accents esthétisants de la IXè symphonie de Beethoven. Attirant, incarnation d’une jeunesse libérée du passé, de toute conscience et de tout lien social autre que celui de son gang, il vit sans temps mort  et jouit sans entraves, il tue comme ça lui vient, avant d’être emprisonné et soumis par un Etat policier à un traitement qui s’apparente à un lavage de cerveau psycho-chimique. Désormais incapable de commettre un acte de violence ou de se livrer à un acte sexuel, ses anciennes victimes prennent leur revanche, montrant qu’ils ne valent guère mieux que la vermine qu’il fut. Après d’autres aventures, guéri, Alex se retrouve – en rêve, en réalité ? – à s’envoyer en l’air avec une blonde alléchante sous les applaudissements de la bonne société, aux accents de sa symphonie favorite. La roue a tourné. Le crime a été assimilé et intégré : il est devenu socialement acceptable.

Une scène se détache fortement d’un film aux images frappantes et à l’esthétique violente : Alex et ses amis les nervis ont forcé l’entrée d’une confortable demeure où ils maltraitent brutalement l’occupant des lieux, écrivain de profession, en chantant Singin’ in the rain avant de violer sa femme, dont on nous montre la rose peau, les seins innocents et le doux corps qui va être violenté. Ce n’est plus Lucrèce dont le viol provoque l’expulsion des rois étrusques de Rome, ce n’est certes pas Jeanne d’Arc ou, pour un Anglais, la Reine Vierge, l’énergique Elizabeth I.

Le mari enrage, comme castré par le viol de sa femme par le voyou. Un sentiment trouble envahit l’écran : la laideur est celle de cet impuissant intello ; la beauté du diable est celle du criminel attentatoire. Le choix de la profession de la victime – écrivain – est significatif : il incarne  l’intelligentsia incapable de se défendre, violée dans son intimité profonde. Ce n’est plus le Lucifer de Milton, celui des Romantiques en mal de négativité, ce sont les Bas-fonds qui envahissent la réalité et la déterminent. C’est l’intellectuel qui, s’identifiant au corps de la femme violée, accepte et embrasse sa propre débilité. Subliminalement, l’intellectuel « devient la femme », figure de la soumission.

De quoi est-il question ? Un bref détour dans la filmographie de Stanley Kubrick servira de piste : cinéaste de grand talent, auteur de films de haute qualité, Les Sentiers de la gloire (1957) avait établi celle de Kubrick qui y mettait en scène de façon critique la répression des mutineries de 1917 dans l’Armée française. Spartacus (1960), super-production hollywoodienne, fut dans l’instant un classique du cinéma de gauche, révolte des esclaves, etc., alors que montait le mouvement des droits civiques : le film l’installait fermement au pinacle de la Gauche hollywoodienne.

Avec Dr. Folamour ou : comment j’ai appris à vivre avec la bombe (1964), Kubrick se lança résolument dans la critique sociale. Le film remporta un formidable succès : au plus fort de la guerre froide, cette comédie-cauchemar nucléaire mettait en scène la machine infernale qui va déclencher, hors tout contrôle humain, la guerre nucléaire généralisée. On voyait le général Léventreur (Jack Ripper), le général Turgidson et le commandant Kong rivaliser avec le savant « ex- » nazi passé aux Américains, le Dr. Folamour (Strangelove en anglais), pour s’assurer au nom de leurs caprices idéologiques ou caractériels que « la bombe » aurait sa chance.

Les derniers plans mettent effectivement en scène de multiples explosions nucléaires. Le côté soviétique est présenté comme tout aussi infantile que l’Américain, quoique beaucoup plus lointain – les Américains sont là, les Soviétiques sont loin, c’est donc aux premiers qu’on s’intéresse, les seconds disparaissant presque de l’équation. Les Américains sont des militaristes mécaniques et forcenés, avec un fort relent nazi (inspiré par Wehrner von Braun, l’un des pères du programme spatial américain).

Le film n’envisage pas un instant qu’existent dans la Guerre froide de véritables enjeux : il s’en contre-fiche. Le signe d’égalité nivelle dingues américains et dingues soviétiques, les Américains sont pires puisque nous les voyons de près, par un effet de perspective d’une formidable malhonnêteté intellectuelle. Pas d’enjeu, pas de contenu, pas de réalité, mais uniquement la fausse fenêtre : puisque l’un et l’autre se sont engagé dans la course aux armements et la « Destruction mutuelle assurée » (MAD), ils sont donc l’un et l’autre destructeurs et dangereux. Tout est déshistoricisé et décontextualisé. On ne juge pas, pardi ! On n’arbitre pas entre les fous ! On est dans le neutralisme. Kubrick se plaçait à pieds joints dans la contre-culture, qui embrassa la thèse avec délices ; c’était la sienne de toute manière.

Dans un monde politiquement absurde où il est vain de vouloir « choisir » entre deux antagonistes également destructeurs et essentiellement analogues, quelle voie s’ouvre-t-elle à l’intellectuel, à l’artiste ? C’est ce choix qu’opère symboliquement Orange mécanique : tout le raffinement de l’artiste, le talent de l’intellectuel, sont incapables de le protéger de l’agression et de l’intrusion commise par un monde en folie qui frappe aveuglément même qui se cantonne dans son chez soi. La barbarie viole l’intimité, celle du couple, celle de l’innocence. Tout est perdu. La vengeance (exercée plus tard dans le déroulement du drame) n’amène rien. Le retrait dans la sphère privée ne sert de rien.

Pour se défendre, conclut tacitement et symboliquement Kubrick-le-narrateur, il faut, en esthétisant le crime, devenir membre honoraire du Syndicat du Crime en épousant la criminalité. Il faut applaudir Alex devenu – oh ! comme l’expression est juste – politiquement correct, et cette société qui intègre viol et violeur, meurtre et tueur. Dans le film précédent, Kubrick avait appris, certes avec ironie, à « aimer la bombe. » Dans celui-ci, sans ironie aucune, la victime apprend à aimer le crime, le criminel et la criminalité. C’est ce que dans d’autres circonstances on a nommé le « syndrome de Stockholm », d’après ces otages brutalisés par des terroristes, et qui finirent par s’identifier avec leurs tortionnaires.

L’intelligentsia contemporaine, dégoûtée de sa propre impuissance – les générations précédentes furent nazies ou bolchevik, comme les jumeaux fraternels Aragon et Drieu la Rochelle, pile et face de la même pièce -, ne voulant plus « croire » parce qu’elle s’est « fait avoir », soucieuse avant tout de ne pas sembler se « faire avoir » une nouvelle fois (c’est, je crois, la clé du succès du risible et pompeux Guy Debord, celui qui fit le mieux le malin et fit le mieux craindre aux autres de se « faire avoir » ce qui lui permit de s’installer au firmament des malins et des habiles),  s’agenouilla devant la Victime.

Mais il faut malgré tout faire des choix. On ne peut aimer tout le monde. Brigitte Bardot défendait les bébés phoques, si mignons, mais elle ne protégeait pas les rats : pour être espèce en danger, il faut être moelleux, doux au toucher, et surtout, esthétique. On aime et on protège un Renoir bien pomponné, pas un Egon Schiele. De même, il fallait opérer des distinctions entre les Victimes : après un temporaire consensus couvrant les « Boat People » vietnamiens, l’intelligentsia renonça à défendre la Victime du communisme, et se remit à adorer les « Victimes du capitalisme. » On ignora résolument ceux qu’écrasaient différentes formes de communisme : c’étaient là de moindres victimes. Les vraies victimes devaient être des victimes du capitalisme, du colonialisme, de l’impérialisme, de l’exploitation, du racisme, du fascisme. Victime du communisme ? Oh ! mais la santé et l’éducation à Cuba sont libres ; il y a des circonstances atténuantes ! Et Michel Foucault d’aller péleriner chez les Ayatollahs vainqueurs. Victimes du capitalisme (etc.) – aucune atténuation : on n’amoindrit pas la culpabilité du Diable. 

On opéra d’autres choix. La victime militante devenait plus attirante encore. On avait, au moins aux débuts du génocide cambodgien, applaudi Pol Pot. On vénérait toutes sortes de monstres pathologiques qui exerçaient leurs ravages au nom d’un socialisme ou de l’autre. Epouser une version quelconque de la Sainte Doctrine vous valait blanc-seing, passe-droit, vous étiez vêtu de lin blanc. L’intelligentsia épousa ses nouvelles causes : plus la Victime était, que l’on me pardonne l’expression, victimeuse, plus elle pouvait être aimée et protégée. Plus le Palestinien se transformait en bébé-phoque, plus l’aimaient les Brigitte Bardot vieillissantes de l’intelligentsia.

Tout en même temps, il fallait manifester la grande reddition à la barbarie : qui renonce à agir consent à pâtir. La logique de cette prise de position vous force à rejeter quiconque, qui, refusant de pâtir, agit : l’action est mauvaise en elle-même, seule la réaction com-patissante est acceptable. L’action militaire, par exemple, est mauvaise en soi (« Quelle connerie la guerre »). Les porteurs de l’action militaire le sont donc également ; oh ! cela ne concerne pas les armées chinoise ou russe ou iranienne, trop éloignées pour qu’on s’en soucie. Les porteurs occidentaux de valeurs militaires sont coupables : Américains, Israéliens. J’avoue un rare moment de sympathie pour François Mitterrand quand il cingla le visage de la Verdure gauchiste allemande en déclarant au Bundestag : « Les missiles sont à l’Est, les pacifistes sont à l’Ouest. »

L’identification (« syndrome de Stockholm ») au tortionnaire fonctionne à plein : de même que Drieu la Rochelle et ses amis voulaient se vautrer dans les couches de ces beaux SS si puissants, si musclés, (voir à ce sujet Les Damnés, film du prince Visconti, cinéaste communiste), de même qu’Aragon scandait « nous voulons un Guépéou »
au nom des mêmes principes, et faisait de son mieux pour en hâter l’avènement, tout en épousant une informatrice dudit Guépéou, et en allant dénoncer les petits copains, on admira ces criminels si courageux, si décidés, si héroïques : la racaille mafieuse de l’IRA, les racistes communisto-nazis de l’ETA, les psychopathes des Brigades Rouges, la RAF allemande de Baader-Meinhof  à la fois gauchiste et néo-nazie; on n’était pas vraiment amoureux du « chef d’orchestre » - le KGB – mais on tomba amoureux fou de ses flûtistes arabes: le mouvement palestinien.

Assassins criminels et victimes absolues (dans la mythologie concoctée par le KGB et les services secrets égyptiens et syriens), les Palestiniens étaient l’idéal. Leur « oppresseur » lui aussi était idéal puisqu’il était capitaliste, soutenu par les Etats-Unis : le Juif d’Israel, de plus, rompait le pacte tacite de l’après-guerre. Le Juif victime (celui du Sartre des Réflexions sur la Question juive) passe encore ; le Juif armé n’est plus un « vrai » juif, c’est nécessairement un danger public. La preuve – le Palestinien.

L’intelligentsia s’est agenouillée devant le crime. Elle le vénère. Elle en a tant fait la Victime qu’elle ferme les yeux devant toutes ses turpitudes et ses monstrueuses violations  de la plus commune humanité et de la simple décence.

Au nombre des Justes parmi les Nations, on compte des sauveurs qui n’étaient pas particulièrement philosémites, mais qui, révoltés par le déchaînement de l’injustice, en sauvèrent les victimes, au péril de leur vie. L’intelligentsia dont je parle s’est mise au service du crime par peur de sa propre impuissance, pour incarner sa propre reddition à la barbarie. Ne risquant que ses ongles manucurés, elle rejoint ses grands anciens, Drieu et Aragon, dans la génuflexion triomphante devant la bestialité. Orange mécanique était moins prophétique que partie prenante de  l’évolution qui menait une intelligentsia à se prostituer ainsi.

Je vois dans le film de Kubrick, mais j’en ai choisi un parmi d’autres, l’esthétisation symbolique de la barbarie : une fois acquis le renoncement, il faut se choisir des maîtres : à tout prendre, cette vague de l’avenir, cette religion conquérante, ne valent-ils pas mieux que la corruption américaine de la culture, son invasion de nos écrans, de notre bouffe, son mépris de notre exception, son impérialisme économique, ses prétentions unilatéralistes ? Plutôt Hitler et Staline que la démocratie, cette gueuse. L’Islam nous laissera en paix, le jihad nous contournera, nous avons donné, et nous donnerons tant de preuves de notre bonne volonté, nous collaborons. Comme l’écrit dans son récent best-seller l’écrivain israélo-allemand Henryk Broder, Hop là ! Nous capitulons !
Ces rappeurs des banlieues qui braillent à tue-tête jà niquer la France et les Français, ces pauvres victimes qu’on n’a pas su comprendre, ces illettrés fiers de l’être, n’ont-ils pas tous les droits, droit à l’émeute, droit au trafic de drogue, droit à la tournante, droit à kidnapper et torturer un juif (un seul ! Comme le disait un commentateur égyptien il y a un an environ : pourquoi donc les Israéliens font-ils un tel raffût pour un seul soldat kidnappé !?) par-ci, un juif par-là ? D’ailleurs, c’est Sarkozy qui les a provoqués, c’est la police raciste qui les a contraints à la violence. Dieu ! que le jihad est joli !



© Laurent Murawiec & Institut Jean-Jacques Rousseau, 2007
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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 14:00
Contre les litanies pacifistes, défaitistes et dirigistes

Milliere Guy - mercredi 13 février 2008


Certains m’ont remercié pour mon « courage ». D’autres se sont étonnés que j’accepte une position très minoritaire.
Les uns et les autres parlaient de ma récente participation à l’émission de Frédéric Taddei sur France 3. Je répondrai aux premiers que je n’ai eu à faire preuve de strictement aucun courage.

On m’invite, je viens, et je parle. C’est très simple. J’ajouterai que Frédéric Taddei et les gens de son équipe sont charmants et ouverts et que, dans le cadre de la télévision française telle qu’elle est aujourd’hui et de l’opinion française telle qu’elle est aussi, « Ce soir ou jamais » est, à mes yeux, la meilleure émission de débats à exister sur une grande chaîne, et de très loin.

C’est même la seule émission où la notion de débat signifie encore quelque chose et où on n’a pas l’impression d’écouter s’écouler un robinet d’eau tiède.
Je l’ai dit à Taddeï, je l’ai dit à son équipe. Je les respecte. Ils ont créé un réel espace de pluralisme.

Je répondrai maintenant aux seconds : oui, j’accepte une position minoritaire, j’accepte tout espace qui s’offre.
Ma position de minoritaire reflète l’état de l’opinion en France où, à gauche, on en est resté à ce qu’était la gauche dans d’autres pays d’Europe il y a une trentaine d’années au moins, et où, à droite, le courant libéral a été laminé par les discours gaullistes et nationalistes jusqu’à en devenir presque inexistant.
Même avec un ministre du gouvernement actuel (à une ou deux exceptions près), je serais dans l’opposition.
Face à des gens de gauche ou d’extrême gauche, je serais dans l’opposition.
Face à des représentants de l’extrême droite, je serais dans l’opposition. J’accepte, oui.

Je pourrais dire comme le faisait un présentateur de talk shows conservateur aux États-Unis voici quelques années :
je suis l’opposition. Je suis libéral en économie et en termes de défense du droit naturel et de la liberté de parole, et nous ne sommes plus très nombreux.
J’articule mes positions libérales à des positions néo-conservatrices en politique étrangère, et là, je sais que nous sommes encore moins nombreux.

La vérité à mes yeux ne dépend pas du nombre. Non seulement, je peux expliquer, mais je peux fonder mes explications dans la pensée et dans l’histoire. Je n’ai, dès lors, guère à craindre si on me donne la parole et qu’on ne place pas sur ma bouche le bâillon avec lequel on étouffe les dissidents.

J’ai, sur les télévisions suisses et belges, débattu sur le « réchauffement » face à quatre ou cinq « experts » du GIEC, et j’ai mis en pièce leurs « raisonnements » : tout simplement parce que ceux-ci n’étaient pas fondés.

En Suisse encore, j’ai dû faire face à Jean Ziegler et Emmanuel Todd, et cela s’est passé de la même façon : la solidité et la cohérence intellectuelle ne peuvent se feindre, surtout en public, et en direct.

Si certains, comme le fait un archiviste myope sur l’espace dialogue du site de ce magazine ressortent mes textes anciens et croient me prendre en défaut, je leur ferai une rapide explication de texte : il m’arrive d’en faire à mes étudiants à l’université.
Je préfère avoir le temps de la conférence ou l’espace du livre pour être précis, mais je puis accepter d’être bref.

Si j’en viens à l’émission elle-même: je savais qui j’aurais face à moi, et je n’avais pas grand mérite.

Tout comme la gauche française ne brille pas par sa créativité, la gauche américaine gît dans sa propre stérilité.
Je savais quelles litanies pacifistes, défaitistes et dirigistes j’allais entendre. Il me suffisait de me situer un cran au-dessus, ce que j’ai tenté de faire.

Les seuls risques étaient que je prenne trop la parole, ce qui était une possibilité puisque j’étais seul contre cinq, ou que je paraisse trop vindicatif face à des gens qui peuvent, parfois, débiter des horreurs absolues d’une voix faussement douce.
Je crains d’être apparu un peu vindicatif. Je crains aussi d’avoir trop parlé. L’avenir me dira si mes craintes étaient fondées.

Sur le blog de l’émission, des ramollis du bulbe ont semblé ne pas comprendre la différence entre un libéral et un nazi et, ne comprenant pas qu’il n’y a rien, strictement rien de plus éloigné d’un nazi qu’un libéral, m’ont traité de « nazillon ».

Je les plains : avoir la tête si vide et écrire sans savoir le sens des mots, c’est d’une indigence pathétique. Ce serait risible si ce n’était, aussi et surtout, inquiétant.

L’anti-totalitarisme n’est pas politiquement correct

Milliere Guy - mercredi 06 février 2008


La couverture par les médias français de la campagne présidentielle américaine promet d’être un vrai régal de gourmet. J’ai dit, à l’attachée de presse qui s’occupe en ce moment de moi, d’insister sur ma parfaite connaissance du pays, de son histoire, de sa culture et de son camp conservateur, mais je crains que cela, pour l’essentiel, me desserve et que l’ignorance en tous ces domaines soit la qualité recherchée.

Quand, voici quatre ans, j’ai publié « Pourquoi Bush sera réélu », j’étais seul sur mes positions, mais je ne fus invité à la radio et à la télévision qu’une seule journée : celle de la grande déprime où tous ceux qui avaient pris leurs désirs pour des réalités subissaient le choc traumatique de la défaite de John Kerry.

Cette année, après plusieurs mois où il n’y en avait que pour la merveilleuse, intelligente, progressiste et si remarquable Hillary Clinton (j’ai écourté délibérément la liste des adjectifs louangeurs), la vogue se porte sur Barack Obama, qui se trouve lui-même paré de toutes les qualités imaginées et de l’ensemble de celles qui restent à inventer.

On pourrait croire que les États-Unis sont un pays de parti unique où tout le monde vote démocrate, ou, au moins, tous les gens raffinés, éduqués, tous ceux dont le quotient intellectuel est supérieur à celui d’un débile profond.

Lorsqu’une émission sur le sujet est pluraliste, elle ressemble à l’une de celles, rares, très rares, auxquelles j’ai été convié. J’étais en compagnie d’un assortiment de gens qui pensaient à gauche, très à gauche, ou extrêmement à gauche, soit un assez large éventail. J’ai entendu, de la part d’un saxophoniste de jazz que je respecte en tant qu’artiste, mais pas en tant que politologue, une litanie sur le racisme anti-Noirs qui continuerait, me disait mon interlocuteur, à pourrir de l’intérieur la société américaine.

Un professeur de sciences politiques qu’on m’avait présenté comme « centriste » a exprimé toute son aversion pour les gens de l’Amérique profonde, confits d’ignorance, de bigoterie et de préjugés. J’aurais pu imaginer compter sur l’appui d’Édouard Balladur, présent au début de l’émission, et qui venait prôner le rapprochement et la synergie Europe-Amérique, mais il se montra incorrigiblement gaulliste, donc teinté d’antiaméricanisme, de préjugés et d’une fatuité très française qui consiste à sembler penser que la France a des leçons à donner à la planète entière.

Mon ami Ted Stanger, qui participait lui-même à l’émission, et qui est un démocrate modéré (ce qui le classe aux États-Unis au centre-gauche, mais le placerait en France à la droite de l’UMP), a résumé le contexte en une formule lapidaire, glissant à la cantonade : « Vous êtes tous tellement à gauche que vos positions seraient incompréhensibles de l’autre côté de l’Atlantique ». L’émission est ce qui se fait de mieux en France aujourd’hui en matière de pluralisme. Ce qui en dit long sur la situation du pays. Dans d’autres émissions, c’est pire : voici quelques jours, lors de la primaire démocrate, un « débat contradictoire » était organisé sur France 2 avec des gens qui étaient en profond désaccord, certains étaient des démocrates comme on en trouve à New York, d’autres des démocrates comme on en trouve à Boston : un écart fondamental.

Pendant ce temps, les vrais débats, les seuls qui comptent, ont lieu de Washington à Los Angeles. La plus puissante et la plus ancienne démocratie du monde occidental choisit celui ou celle qui aura pour quatre ans entre ses mains le sort économique et géopolitique de la planète.

Si cela se jouera entre Hillary et Obama côté démocrate (le seul côté qui semble compréhensible et déchiffrable en France), du côté républicain, la balance penche de plus en plus en direction de John McCain. Qui osera expliquer aux Français que McCain est en position de favori républicain parce qu’il a toujours parlé clairement de la guerre contre le terrorisme islamiste, parce qu’il a été favorable d’emblée à la libération de l’Irak et parce qu’il a défendu dès le départ la stratégie mise en œuvre avec efficacité et pertinence par le général Petraeus ?

Si on me donne davantage la parole, je le ferai, mais parler clairement de la différence entre démocratie et totalitarisme et de la nécessité de lutter par tous les moyens contre le totalitarisme et le terrorisme est devenu en ce pays très politiquement incorrect, voire scandaleux.

Tour d’horizon planétaire

Milliere Guy - mercredi 30 janvier 2008

 

etats-unis, europe, france, russie
Comme chaque année, je ferai ici un tour d’horizon de la situation planétaire.

Les États-Unis sont fort loin de se porter aussi mal que leurs ennemis et faux amis se plaisent à le dire : la croissance fléchira peut-être un peu, mais il n’y aura vraisemblablement pas de « krach », juste une correction boursière.

L’année 2008 y sera une année électorale importante puisque le premier mardi de novembre se trouvera élu le successeur de George Walker Bush. Contrairement à ce que d’aucuns disaient et disent encore, rien n’est joué. Hillary Clinton, côté démocrate, ne semble plus incarner un élan irrésistible, et Barack Obama est parvenu à déstabiliser la machine de son adversaire. Du côté républicain, c’est plus serré encore : l’avance dont Giuliani jouissait s’est effondrée. Le courant conservateur religieux se porte vers Mike Huckabee. Mitt Romney semble en difficulté, John McCain reprend des allures de favori, mais nous ne serons fixés que le 5 février.

Il est passionnant de voir une vraie démocratie fonctionner et donner à chacun sa chance de se faire entendre. Comme en 2006, je pense que si les Républicains perdent, c’est qu’ils auront laissé échapper la victoire, car leurs adversaires ne sont pas délivrés de la dérive bobo qui leur a fait tant de tort au cours des récentes décennies.

En Amérique latine, la vague gauchiste semble s’essouffler, ce qui est une excellente nouvelle, même si la région reste en proie à une confiance délétère en des solutions étatistes qui la condamnent à un moindre développement. Le « chavisme », semble, en tout cas, appartenir au passé bien davantage qu’au futur.

Comme l’illustre la situation au Kenya, peu d’espoirs se dessinent du côté de l’Afrique subsaharienne qui continuera à être un lieu dont on extrait des matières premières et d’où les habitants s’enfuient.

Il n’y a pas de sauveur

En Asie orientale, la Chine va continuer à croître et se présenter bien aux Jeux Olympiques, mais derrière le masque, les problèmes d’environnement s’accentueront, les effets d’une fuite en avant qui fait l’impasse sur la vie de centaines de millions de gens se feront davantage sentir. Toutes les aventures sont possibles pour les années à venir, et je fais partie de ceux qui, comme Thierry Wolton dans son livre « Le grand bluff chinois », pensent que cela ne se passera pas bien, et que l’euphorie laissera place à la douleur. La stratégie la plus sage restera celle de l’endiguement pratiquée par les États-Unis, et qui consiste à s’appuyer sur l’Inde et le Japon. La ligne à ne pas franchir restera le détroit de Taïwan.

La Russie poursuivra une dérive autocratique qui pourra s’appuyer sur les revenus du gaz et du pétrole, mais qui ne pourra remédier à l’effondrement démographique et sanitaire du pays.

Reste le Moyen-Orient. Le seul point positif, là, est la stabilisation de l’Irak où l’après-guerre est en voie d’être gagné. Un rapport très politisé des agences de renseignement américaines est venu donner des arguments aux adversaires d’une action contre le régime des mollahs qui restera, donc, très vraisemblablement en place. Malgré la situation positive en Irak, les dictatures de la région sont parvenues à éviter ce qui, pour elle, aurait été le pire : une démocratisation qui ferait tache d’huile. Le retour au statu quo n’annoncera là rien de fécond. Israël devra se battre dos au mur, et se retrouvera dans une situation pas très différente de celle qui prévalait avant Bush.

L’Europe, continuera à vivre sur son passé. L’économie de la connaissance, huit ans après Lisbonne, reste enlisée sous trop de rigidités étatiques. L’Allemagne survit en faisant de la sous-traitance en Europe centrale. Londres est, avec New York, la place financière primordiale. Il reste de la richesse, mais les peuples vieillissent, comme en Russie.
Des changements de population s’opèrent. Le capital intellectuel s’en va doucement. Le déclin se poursuit à un rythme qui reste, semble-t-il, tolérable pour les populations.

La France ? Elle ressemble à l’Europe : comme l’a noté Hubert Védrine dans son rapport aseptisé sur la mondialisation (remis au président de la République le 4 octobre), le futur y fait peur. On a rêvé d’un sauveur. On risque de découvrir qu’il n’existe pas.

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 00:11
  
  
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A en croire les médias, le récent rapport du renseignement américain sur le nucléaire militaire iranien, le U.S. National Intelligence Estimate (NIE) aurait révélé – uniquement révélé – que l’Iran des mollahs intégristes a interrompu son programme nucléaire militaire en 2003. Or, le U.S. National Intelligence Estimate (NIE) n’a pas révélé que cela.
  
Que s’est-il passé en 2003 ? En fait, l’Union européenne, a publiquement ouvert, les négociations diplomatiques, en vue de stopper le programme nucléaire militaire iranien, en 2003. A ce propos, le U.S. National Intelligence Estimate (NIE), admet, que l’arrêt du programme nucléaire militaire iranien, résulte, des pressions internationales, exercées, à cause des activités nucléaires militaires iraniennes clandestines.
  
L’Iran a développé, simultanément, un arsenal nucléaire militaire et des missiles Shihab pouvant transporter des têtes nucléaires de 700 kilogrammes sur une distance de 5000 à 10'000 kilomètres. Ces missiles sont sous le commandement des Gardiens de la Révolution islamique, qui rapportent au Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei ; et non pas au Président Ahmadinejad. Le nucléaire et la balistique sont aux ordres des mollahs intégristes qui veulent rayer Israël de la carte.
  
Le U.S. National Intelligence Estimate (NIE) révèle, au paragraphe C, que l’Iran a accompli des progrès significatifs en 2007 en matière d’installation de centrifugeuses dans le site nucléaire de Natanz. Sur cette base, le NIE, notamment aux paragraphes D, F et H, sous-entend, des informations, qui permettent de calculer, qu’en 2009, l’Iran sera techniquement capable, de produire, suffisamment d’uranium enrichi, pour une arme nucléaire.
  
Le NIE sous-entend, qu’à cet égard, la distinction entre programme nucléaire iranien civil et militaire reste purement artificielle. Le NIE sous-entend, que l’enrichissement d’uranium, utilisable à des fins civiles et/ou militaires, continue en Iran. Voilà ce que l’on peut déduire du NIE. Lorsque l’Iran disposera d’une quantité suffisante d’uranium, il lui faudra trois mois pour construire une bombe nucléaire. Cela nous renvoie à 2009. Nous sommes en 2008…
  
Le NIE a affaibli les sanctions internationales contre l’Iran. Le NIE a affaibli la Turquie et les pays sunnites modérés, qui étaient prêts, à bâtir une coalition, contre l’Iran. Aujourd’hui, l’Iran dispose de 3000 centrifugeuses. A l’origine, la technologie en matière de missiles a été fournie à l’Iran par la Corée du Nord.
  
Les dirigeants européens ont parfaitement capté toutes ces données, qui leur ont été présentées, par le Général israélien Aharon Ze'evi Farkash, Directeur du Renseignement militaire israélien, de 2001 à 2006 (1). Mais les dirigeants européens ont néanmoins répondu qu’ils avaient déjà vécu avec de telles menaces pendant la Guerre froide. Et les dirigeants européens ont ajouté que si l’Iran achève sa capacité nucléaire militaire, les USA et Israël résoudraient alors le problème. Intéressante, cette réflexion stratégique et poncepilatique, de la part de nos dirigeants européens, toujours aussi héroïques…
  
Peu après la publication du NIE, les médias n’ont rien dit des paragraphes C, D, F et H. Peu après la publication du NIE, la Russie et l’Iran sont parvenu à un accord sur le site nucléaire iranien à base de plutonium de Busher. Peu après la publication du NIE, la Chine et l’Iran ont signé un accord énergétique d’une valeur de 2,3 milliards de dollars. Peu après la publication du NIE, Ahmadinejad s’est rendu dans son principal pays rival, l’Arabie saoudite. Peu après la publication du NIE, les relations entre l’Iran et l’Egypte se sont développées, pour la première fois depuis trente ans.
  
Résumons et concluons. Les dirigeants européens ont parfaitement capté toutes ces données. Mais ils ont ajouté que si l’Iran achève sa capacité nucléaire militaire, les USA et Israël résoudraient alors le problème. En attendant, la Russie, la Chine et l’Iran, renforcent leur coopération dans tous les domaines. Et l’Iran marque des points, y compris en Arabie saoudite et en Egypte. Peu après la publication du NIE, les médias ont fait comme si l’Iran des mollahs intégristes avait interrompu son programme nucléaire militaire en 2003 et rien d’autre. De ce fait, il est difficile pour Bush de donner l’ordre de bombarder les sites de Natanz et de Busher. Et par conséquent, Israël n’a qu'à se débrouiller tout seul pour régler cette affaire. A cause du NIE, rapport éminemment politique, visant à dédouaner, le renseignement américain. Et à cause des dirigeants européens, poncepilatiques à souhait.
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(1) Général Aharon Ze'evi Farkash, Directeur du Renseignement militaire israélien de 2001 à 2006, “An Israeli Perspective on the U.S. National Intelligence Estimate”, Jerusalem Issue Brief, January 9, 2008, Vol. 7, No. 28, Institute for Contemporary Affairs.



SONDEURS ET JOURNALISTES NULS


ISRAEL - IRAN : QUID DE L'AN 2008 ?

Miguel Garroté
  
La première partie du présent article cite trois médias traitant d’Israël et de l’Iran. La deuxième partie du présent article résume les faits énoncés par ces trois médias. La troisième et dernière partie du présent article tente de tirer quelques conclusions de bon sens.
  
PREMIÈRE PARTIE
  
Trois articles récents, le premier de Michel Gurfinkiel, le deuxième de l’AFP (repris dans le Figaro) et le troisième du Sunday Times, témoignent, de la confusion, qui règne, d’une part, à propos de la précarité d’Israël ; et d’autre part, à propos d’une éventuelle frappe préventive israélienne, contre les installations nucléaires iraniennes.
  
undefinedDans un article daté du 6 janvier, Michel Gurfinkiel (1) écrit : 
« …A 60 %, elle (la jeunesse israélienne) soutient la droite nationaliste. Si les jeunes Israéliens de 2008 se retrouvaient dans la situation de leurs grands-parents ou de leurs arrière-grands-parents en 1948, à la veille de l’indépendance, quel mouvement de résistance soutiendraient-ils ?
La Haganah, l’organisation militaire semi-officielle émanant de l’Agence juive, dominée par les partis de gauche, professant une doctrine de modération stratégique ? L’Irgoun, issue du sionisme de droite, appelant à une révolte immédiate contre les Britanniques et à la conquête de l’ensemble d’Eretz-Israël ? Ou le groupe Stern, ultra-nationaliste, prêt à recourir aux méthodes les plus dures pour assurer la création d’un Etat juif ? Ce sondage a été organisé à la fin de 2007. Les résultats sont éloquents. 40 % des jeunes interrogés ont choisi la Haganah, 30 % l’Irgoun et 30 % le groupe Stern. En d’autres termes, la ligne dure mène par 60 % contre 40 % (…) Pourquoi cette radicalisation ? On est tenté de répondre : parce que les jeunes Israéliens ont un cerveau (…) Début 2008, les nuages noirs s’amoncellent : le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza ont démontré qu’ils pouvaient frapper la population civile israélienne à leur guise, et survivre. Résultat : les régions qui se trouvent à proximité immédiate de leurs bases se dépeuplent. Cela encourage ces deux organisations djihadistes à frapper plus fort, plus loin. Après Sdéroth, c’est Ashkelon qui est touché. Après la Galilée, c’est le cœur démographique d’Israël, la région de Tel-Aviv, Gush-Dan en hébreu, qui pourrait se trouver à court terme sous le tir de missiles Kassam ou Katyushka tirés de Cisjordanie. L’Egypte, pays arabe soi disant modéré, ayant signé un traité de paix avec Israël dès 1978, trahit ses engagements, les uns après les autres, avec un cynisme obscène. L’affaire de ces deux mille pseudo pèlerins de Gaza en Arabie Saoudite, dont l’Egypte devait garantir la sécurisation et qu’elle a finalement laissés rentrer chez eux sans le moindre contrôle, est exemplaire (…) Les Arabes israéliens – 1,3 millions d’âmes, 17 % de la population israélienne – sont en train de passer corps et biens du côté des extrémistes islamistes et arabes. Le meeting qui s’est déroulé hier à Nazareth, ville israélienne, est révélateur. Une foule qui ne brandit que les drapeaux palestiniens, qui traite les ministres de son pays de criminels de guerre, qui proclame sa solidarité avec le Hamas de Gaza. Aucun pays souverain ne tolèrerait cela (…) Si Israël se retire d’un territoire, il n’apparaît pas aux yeux de ses voisins arabes comme mature et généreux, mais comme faible (…) Si l’Etat juif ne convainc pas ses citoyens arabes de sa volonté politique, ces derniers basculeront définitivement du côté du djihadisme. Les jeunes Israéliens, eux, savent cela. Ils se battront. Eux seuls méritent notre respect et notre soutien ».
  
Dans une dépêche de l’AFP reprise dans le Figaro 6 janvier, on peut lire : « Le président américain George W. Bush a affirmé que les Etats-Unis soutiendraient Israël sans réserves s’il était attaqué par l’Iran (…) Bush déclaré qu’en cas d’attaque iranienne contre Israël ‘nous défendrons notre allié, sans réserves’. Il a ajouté: ‘Si j'étais israélien, je prendrais les propos du président iranien (Mahmoud Ahmadinejad) au sérieux’, en références aux menaces réitérées de ce dernier d’effacer Israël de la carte ».
  
Dans le Sunday Times du 7 janvier, on apprend que : « Les fonctionnaires israéliens de sécurité doivent donner des informations au président George W Bush sur leurs derniers renseignements au sujet du programme nucléaire de l’Iran (…) Ehud Barak, le ministre de la défense, veut le convaincre qu’une frappe des militaires israéliens contre les équipements d’enrichissement d’uranium en Iran est faisable si les efforts diplomatiques n’arrêtaient pas les opérations nucléaires (…) on s’attend à ce qu’ils présentent au Président les détails récents de l’enrichissement de l’uranium par l’Iran (…) et du développement des missiles qui pourraient transporter les ogives nucléaires (…) Les fonctionnaires israéliens de sécurité croient que la seule manière d’empêcher l’enrichissement en uranium vers la catégorie militaire est de détruire les installations iraniennes. Beaucoup d’Israéliens sont désireux de savoir si l’Amérique donnerait à leur pays le feu vert pour attaquer, comme elle l’a fait en septembre dernier quand Israël a frappé un emplacement nucléaire mystérieux en Syrie ».
  
DEUXIÈME PARTIE
  
undefinedJe résume :
1- A 60 %, la jeunesse israélienne soutient la droite nationale. Pourquoi ? Parce que les jeunes Israéliens ont un cerveau.
2- Début 2008, les nuages noirs s’amoncellent : Le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza. Après la Galilée, c’est le cœur démographique d’Israël, la région de Tel-Aviv, qui pourrait se trouver à court terme sous le tir de missiles Kassam ou Katyushka tirés de Cisjordanie.
3- L’Egypte, pays arabe soi disant modéré, trahit ses engagements.
4- Les Arabes israéliens – 1,3 millions d’âmes, 17 % de la population israélienne – sont en train de passer corps et biens du côté des extrémistes islamistes et arabes.
5- Bush vient de déclarer : « Si j'étais israélien, je prendrais les propos du président iranien (Mahmoud Ahmadinejad) au sérieux », en références aux menaces réitérées de ce dernier de rayer Israël de la carte.
6- Les fonctionnaires israéliens de sécurité croient que la seule manière d’empêcher l’enrichissement en uranium vers la catégorie militaire est de détruire les installations iraniennes.
7- Beaucoup d’Israéliens sont désireux de savoir si l’Amérique donnerait à leur pays le feu vert pour attaquer les installations nucléaires iraniennes.
  
TROISIÈME ET DERNIÈRE PARTIE
  
Je conclus :
1-  Compte tenu des sept points susmentionnés, il me paraît évident qu’Israël doit d’urgence : primo, fixer ses objectifs ; secundo, établir l’ordre de priorité de ses objectifs ; tertio, établir les moyens disponibles, pour atteindre ses objectifs, dans l’ordre de priorité fixé. C’est là la seule stratégie viable face aux dangers énumérés ci-dessus. Il n’est pas nécessaire d’être général quatre étoiles pour s’en convaincre.
2-  Israël est menacé par le Hezbollah, le Hamas, les milices de Cisjordanie, l’Egypte, les Arabes israéliens et l’Iran. Ce sont les six objectifs à atteindre. La priorité numéro un, parmi ces six objectifs est l’Iran. Pourquoi ? D’une part, parce que l’Iran finance et arme le Hezbollah, certains éléments du Hamas et certaines milices de Cisjordanie. Et d’autre part, parce que l’Iran détiendra l’arme atomique, ou tout au moins une « bombe sale », en 2009 au plus tard.
3-  Le moyen disponible pour atteindre l’Iran, objectif prioritaire, c’est une attaque préventive des installations nucléaires iraniennes. La meilleure étude technique sur des frappes israéliennes contre l’Iran a été réalisée par le très sérieux MIT (Massachusset Institute of Technology). Cette étude établit que l’aviation israélienne dispose des capacités pour détruire en Iran des cibles souterraines. Le trajet passerait par la Turquie, le long de la frontière syrienne. Le ravitaillement se ferait au-dessus de la Méditerranée. La Turquie ne serait pas tentée d’abattre les avions israéliens. L’opération serait menée par vingt-cinq F-15 et vingt-cinq F-16 dotés de bombes pénétrantes d’une précision de trois mètres. Le site d’enrichissement d’uranium de Natanz serait endommagé avec 40 bombes pénétrantes, des BLU-113. Le meilleur moment pour frapper Natanz serait quand les 5000 centrifugeuses seront mises en place mais avant que de l’hexafluorure d’uranium y soit injecté (à cet égard le temps presse...).
   

  

(1)    « La Seconde Guerre d’indépendance »
 
http://michelgurfinkiel.com/articles/151-Isral-La-seconde-guerre-dindependance.html

  
undefinedOn nous dit que le terrorisme islamique ne provient pas directement de l’Islam. On nous dit que le terrorisme islamique ne provient pas directement du Coran. Pourtant, la terreur islamique, les actes terroristes islamiques, n’assassinent pas uniquement des Juifs et des Chrétiens. La terreur islamique, les actes terroristes islamiques, assassinent, aussi, les musulmans qui ne respectent pas, toutes les règles coraniques. La terreur islamique, les actes terroristes islamiques, assassinent, aussi, les musulmans démocrates, les musulmans modérés, les civils et les soldats irakiens.
  
Cet islam terroriste a récemment frappé au Pakistan, de façon explosive, si j’ose dire, avec le meurtre – sous la forme d’un feu d’artifice confus, mâtiné de coups de feu indéterminés – de Madame Benazir Bhutto. Cet assassinat fut l’occasion, pour l’expert en questions stratégiques Andrew C. McCarthy, dans la National Review, édition du vendredi 27 décembre, de rappeler, certaines réalités pakistanaises, notamment celle-ci, qui vaut son pesant de pistaches : un récent sondage CNN montre que 46% des Pakistanais approuvent Ben Laden. Or, on nous dit que le terrorisme islamique ne provient pas directement de l’Islam. Mais pourquoi dans ce cas, 46% des Pakistanais – soit près de 80 millions sur un total de 160 millions – approuvent-ils Ben Laden ?
  
Nous avons écrit en 2007 et nous écrivons encore en 2008, que depuis le 11 septembre 2001, l’Islam mène une guerre mondiale. En Europe, nos dirigeants et nos journalistes, en parfaites autruches, la tête dans le sable et de ce fait les fesses ouvertes aux vents du Levant, font comme si de rien. L’Islam n’a-t-il vraiment rien à voir avec le terrorisme ? Mais alors pourquoi l’islam est de plus en plus radical ? Et pourquoi cet islam de plus en plus radical remporte-t-il de plus en plus de victoires, tantôt militaires, tantôt électorales, jusqu’à Gaza, jusqu’au Liban, jusqu’en Turquie (70 millions de musulmans, aux portes de l’Europe, gouvernés par un parti islamique), jusqu’au Pakistan (160 millions de musulmans, à 46% alqaïdiques,  benladenisés et dotés de l’arme nucléaire) ?
  
Le terrorisme islamique tisse une toile mondiale. Des mouvements et des régimes nazislamiques et islamodiaboliques sèment la terreur, la pauvreté, la corruption et le chaos dans le monde musulman. Récemment, un auteur turc musulman, Zafer Senocak, écrivait : « Ce cercle vicieux doit être brisé, par l’engagement du monde libre et par l’engagement militaire, car ce n’est pas possible autrement » (1).
  
L’historienne égyptienne Bat Ye’or a récemment analysé la situation (2). De fait, nous vivons une guerre globale de civilisation. Les musulmans qui souhaitent la modernisation passent pour des apostats. La Charia les punit comme elle punit les Juifs et les Chrétiens. A cet égard, rappelons que les Juifs et les Chrétiens en terre d’islam sont soumis à un statut d’être inférieur, le statut de la dhimmitude. Selon le jihad, l’islam doit régner y compris sur les nations qui furent musulmanes, le Liban, les Balkans, Israël, la Sicile et l’Espagne. Cela figure par exemple dans la charte du Hamas. C’est pourquoi, les interventions américaines et Irak et en Afghanistan n’ont fait que révéler la réalité jihadiste et « il est impossible d’agir contre le totalitarisme sans conflits », conclut Bat Ye’or (2).
  
« Ce cercle vicieux doit être brisé, par l’engagement du monde libre et par l’engagement militaire, car ce n’est pas possible autrement », écrit l’auteur turc musulman, Zafer Senocak. « il est impossible d’agir contre le totalitarisme sans conflits », écrit l’auteur égyptienne Bat Ye’or. La société libre de culture judéo-chrétienne et l’islam moderne ne peuvent survivre sans engagement militaire, sans conflits. Nous l’écrivons depuis un certain temps déjà. Zafer Senocak et Bat Ye’or écrivent la même chose. C’est réconfortant.
  
Encore faudrait-il, qu’à cet égard, les autruches politico-médiatiques européennes, sortent la tête du sable. Car avec trop d’engagements européens non militaires les fesses ouvertes aux vents, le sabre du jihad pourrait leur réserver quelques conflits subits et inattendus. La guerre est bien là. La question est de savoir dans quelle posture on choisit de la mener. A ma connaissance, l’organe vital en pareille circonstance, c’est la tête, le cerveau. Le reste est, si je puis m’exprimer ainsi, postérieur.

  
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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 13:16

Tsar Bomba (du russe Царь-бомба, littéralement « Bombe du Tsar » ou « Reine des Bombes ») est une bombe à hydrogène développée par l’Union soviétique. C’est la plus puissante arme nucléaire de l’histoire à avoir explosé, et c’est également l’arme la plus puissante à avoir été développée par l’homme.

 

Carte de l’explosion
Carte de l’explosion

Sommaire

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Histoire du nom [modifier]

Le surnom de Tsar Bomba fut donné par les Américains, en comparaison avec la Tsar Kolokol, une cloche gigantesque, et du Tsar Pouchka, qui reste encore le plus grand canon au monde. Les Soviétiques, qui ont renversé le gouvernement des tsars, utilisèrent le surnom « Ivan » durant la phase de développement de la bombe ; en référence à Ivan le Terrible ?

Description [modifier]

Réplique de la Tsar Bomba dans un musée
Réplique de la Tsar Bomba dans un musée

La Tsar Bomba était une bombe H à trois étages (fission-fusion-fusion). D’une puissance d’environ 57 mégatonnes, ce fut la plus puissante à avoir jamais explosé. Elle fut réalisée pour pouvoir servir de base à des bombes de 100 mégatonnes, selon le souhait de Nikita Khrouchtchev qui déclarait déjà dans ses discours que l’URSS disposait d’une telle bombe.

Le troisième étage, destiné à atteindre 100 mégatonnes ne fut cependant pas utilisé pour le test. Cela aurait engendré une augmentation de 25 % des retombées radioactives mondiales depuis l’invention de la bombe atomique. L’engin expérimental tirait son énergie à 97 % de la fusion thermonucléaire. Elle fut conçue en moins de quatre mois à l’institut panrusse de recherche scientifique en physique expérimentale par une équipe de physiciens formée autour d’Igor Kurchatov et comprenant notamment Andreï Sakharov. Elle avait une masse de 27 tonnes, une longueur de 8 m et un diamètre de 2 m .

Effets de l’explosion [modifier]

Effet supposé de la bombe sur la région parisienne : le cercle rouge (rayon : 35 km) correspond à la zone de destruction totale.
Effet supposé de la bombe sur la région parisienne : le cercle rouge (rayon : 35 km) correspond à la zone de destruction totale.

La bombe explosa à 11h32 (heure de Moscou), le 30 octobre 1961, à une altitude de 4 000 m au-dessus de la cible et de 4 200 m au-dessus du niveau de la mer, lors d’un test dans l’archipel de la Nouvelle-Zemble (océan Arctique) 73°70′N 54°00′E / 74.167, 54. Elle fut larguée d’un bombardier Tu-95 piloté par Andreï E. Dournovtsev de 10 500 m d’altitude. La bombe était équipée d’un parachute pour permettre au bombardier de s’éloigner à une distance de sécurité de la zone d’explosion. La détonation développa une boule de feu de 7 km de diamètre. L’éclair de l’explosion fut visible à plus de 1 000 km du point d’impact et le champignon atomique en résultant parvint à une altitude de 64 km avec un diamètre de 30 à 40 km. Au niveau de l’explosion, tout était effacé, le sol avait été nivelé et faisait penser à une « patinoire ». Des maisons de bois furent détruites à des centaines de kilomètres, d’autres perdirent leur toit. La chaleur fut ressentie à 300 km. La Tsar Bomba pouvait infliger des brûlures au troisième degré à plus de 100 km de distance alors que la zone de destruction complète se situait dans un rayon de 35 km. Sur un rayon de 180 km, les retombées radioactives étaient potentiellement mortelles.

L’explosion a été estimée à 57 mégatonnes par les États-Unis. Plus tard, les scientifiques russes ont annoncé une puissance de 50 mégatonnes. Par comparaison, la bombe Little Boy avait une puissance de 13 à 16 kilotonnes (0,013 à 0,016 mégatonne). Les Soviétiques auraient limité la puissance prévue initialement à 100 mégatonnes afin, selon le mot de Khrouchtchev, « de ne pas briser tous les miroirs de Moscou ».

Actuellement, la plus puissante bombe nucléaire en service est une ogive de 18 à 25 mégatonnes montée sur les ICBM soviétiques puis russes SS-18 (Code OTAN Satan).

L’essai américain le plus puissant en comparaison est un tir de 15 mégatonnes, nom de code Castle Bravo : un rendement de 5 mégatonnes avait été initialement prévu et a causé un grave accident radiologique.

Voir aussi [modifier]

commons:Accueil

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Tsar Bomba.

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]
Heure H - charge de 1MT

Dans un rayon de 1,5 kilomètres autour du point d'impact, plus rien ne subsiste. Les bâtiments sont rasés, les humains vaporisés dans les premières secondes. Il se crée autour du point d'impact un cratère de 400 mètres de large et 100 mètres de profondeur.

Entre 1,5 et 5 kilomètres du point d'impact, tous les bâtiments s'effondrent, les plus petits disparaissent. Dans les minutes qui suivent, un superfeu (incendie à l'échelle de la ville) consume les débris. Les humains sont consumés par la lumière et déchiquetés par les débris volants. Ceux qui sont très bien protégés de l'extérieur (cave, métro) périssent en quelques minutes en raison des fortes radiations et/ou suffoquent, parce que le superfeu a consommé l'oxygene de l'air ambiant. L'onde de choc atteint le cinquième kilomètre douze secondes après détonation. 100% de pertes humaines au bout de dix minutes.

Entre 5 et 10 kilomètres du point d'impact, les bâtiments sont sévèrement endommagés. Les humains exposés à la lumière de l'explosion subissent des brulûres du troisième degré (la chair est cuite, la peau carbonisée) et ne survivent pas plus de quelques minutes. La chaleur et l'onde de choc enflamment les réservoirs de pétrole, les voitures et toutes les matières inflammables. La zone est en deux à trois minutes la proie d'un superfeu, qui crée un appel d'air centripète de 300 Km/h (les humains sont happés vers le brasier). Ceux qui ont pu se réfugier dans des caves suffoquent en deux à trois heures, ou succombent à la chaleur infernale que le superfeu crée autour de l'abri (précédents : Hambourg et Dresde 1944). 100% de pertes humaines en trois heures.

Entre 10 et 20 kilomètres autour du point d'impact (le quinzième kilomètre est atteint 40 secondes après détonation), les personnes exposées à la lumière et aux radiations recoivent des brulûres du second degré et des blessures graves par des débris volants. En fonction de la capaciteé des bâtiments à résister à l'onde de choc, on compte de 5% a 50% de pertes humaines, dans la première journee.

Les retombées radioactives (fallout) tomberont 40 minutes après impact dans la vaste majoritè de cette zone. Quiconque ne reste pas à l'abri, isolé de l'exterieur, durant deux jours -ceci représente entre la moitié et les trois-quarts de la population de ces zones- va être contaminé et mourra plus ou moins rapidement, dans la plupart des cas au bout de 4 semaines.

Le fallout cesse d'être dangereux au bout de deux jours, sauf si des bombes radioactives ont été employées en plus des bombes nucléaires, auquel cas les zones restent contaminées pour des décennies.

Au-dela de 20 kilomètres du point d'impact, les personnes exposées à la lumière de l'explosion sont définitivement aveuglées et peuvent recevoir des brulûres du premier degré et des blessures légères.
L'exposition aux retombées radioactives reste tout aussi fatale que précédemment, mais est plus localisée, en fonction de l'orientation du vent.

Dans une zone de 500 kilomètres autour du point d'impact, l'onde de choc éléctromagnétique (EMP, Electro-Magnetical Pulse) endommage irrémédiablement tous les appareillages éléctroniques non protegés par une cage de Faraday ou enterrés. Le courant éléctrique est coupé, les voitures modernes s'arrêtent, le téléphone et la radio ne marchent plus.

La coordination des services de secours, des pompiers, des forces de l'ordre et de l'armee devient ainsi impossible. Les unites dispersees de disloquent, en proie a la desertion, ou s'eparpillent dans des actions locales limitees.

Assistance médicale
Les blessés sont rassemblés dans des points de secours improvisés (la plupart des centres médicaux se trouvaient dans la zone de 20 kilomètres autour du point d'impact et sont impraticables ou dangereux en raison des retombées).

Le personnel médical est immédiatement submergé. Le triage (sélection des malades "prioritaires") n'est pas mis en place par ignorance du personnel, manque de critères de séléction ou impossibilité d'appliquer ces mesures.

La pression énorme que subit le personnel médical (stress, débordement, menaces violentes) rend l'assistance médicale concrètement nulle. La plupart du personnel déserte pour rejoindre ses proches.

Seuls quelques rares blessés seront emmenés, sur initiative personnelle et par l'entraide, dans des centres médicaux éloignés, eux-mêmes bientôt submergés, mais toutefois opérationnels jusqu'à l'épuisement rapide des médicaments.

Aspects psychologiques

Les premières quinze minutes après impact voient les survivants soumis à une panique très brutale. On assiste à nombre d'actes désordonnés et de cas de folie passagère, dont certains évolueront en folie définitive.

Apres cette phase de panique surgit une phase de soulagement ("je suis toujours en vie") suivie immédiatement après d'une phase de remords intense, à la constatation de la gravité de la situation (proches disparus etc.) et au souvenir du propre comportement lors de l'alerte (on aura renversé une femme avec son bébé, pousse des gens hors de l'abri etc.). L'alternance très courte de ces deux phases crée un choc profond, qui peut parfois mener au suicide.

Une heure après impact, scission de la population entre hébétude et hyperactivité. Une seconde phase de panique commence lorsque les personnes soumises aux radiations meurent dans les premières heures apres détonation ; cette panique est plus dispersée que la première, mais provoque des actes déspesperés ("je vais bientôt mourir, autant en profiter").

Au terme de la journée apparaissent les premières victimes de mort par choc psychologique, syndrôme alors seulement connu des champs de bataille.


Tiré du rapport "Medical Consequences of Nuclear Warfare"
realisé pour le congrès des Etats-Unis en 1986
recompensé par un Prix Nobel


http://img292.imageshack.us/img292/2941/titrebu8.jpg
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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 22:33

En décidant la création d’un fonds européen d’intégration des ressortissants des pays tiers estimé à dix milliards d’euros par an, en annonçant des mesures en faveur de l’accueil des réfugiés, le Parlement européen de Strasbourg (RIV. du 9 février “Les 27 préparent le droit de vote des immigrés”) ne fait en réalité que tenir des engagements pris il y a près de trente-cinq ans.

Pendant la guerre du Kippour à l’automne 1973, lors d’une Conférence tenue à Koweit-City, les représentants de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) où les pays arabes étaient très largement majoritaires décidèrent de quadrupler le prix du pétrole, de réduire l’extraction et de mettre sous embargo certaines nations “sionistes’ dont le Danemark et les Pays-Bas, de généraliser cette dernière mesure à tout pays qui rejetterait ou ne soutiendrait pas leurs demandes. A noter que l’Irak, qui en sera bien mal récompensé, se désolidarisa de ces décisions.

Quelques jours après cette Conférence, les neuf membres de la CEE (Communauté économique européenne) réunis à Bruxelles cédèrent au chantage et entamèrent une série de rencontres avec les pays arabes producteurs de pétrole, à Copenhague, Bonn, Paris — où se crée en l974 l’Association parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe —, Damas, Rabat, etc. Mais ce n’était pas suffisant. En l975, l’Association parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe met en place un Comité Permanent de trois cent soixante fonctionnaires devant siéger à Paris. Au même moment la revue Eurabia voit le jour. La lecture des premiers numéros est édifiante, un éditorial revendique “la contribution millénaire apportée par les Arabes à la civilisation universelle” — Jacques Chirac a fait sienne cette affirmation et Angela Merkel a récemment partagé ce point de vue. On peut lire également les propositions présentées et approuvées à la Rencontre du Caire par le Belge Tilj Declercq, membre de l’Association parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe, puis insérées dans la Résolution de Strasbourg.

Que dit cette Résolution? “Une politique à moyen et long terme doit être dès lors définie, passant par l’échange de technologie européenne contre du pétrole brut et contre des réserves de main-d’œuvre arabe. Echange qui, portant à la conversion des pétrodollars, favorisera, du côté européen et du côté arabe, une complète intégration économique. Ou la plus complète possible.” En outre, “l’Association parlementaire pour la coopération Euro-Arabe demande aux gouvernements européens de prendre des mesures spéciales pour assurer la libre circulation des travailleurs arabes qui immigreront en Europe, ainsi que le respect de leurs droits fondamentaux. Ces droits doivent être équivalents à ceux des citoyens nationaux. Ils devront en outre instaurer l’égalité de traitement dans les domaines de l’emploi, du logement, de l’assistance médicale, de l’enseignement gratuit, etc.” Sont dûment précisées “l’exigence de permettre aux immigrés et à leurs familles de pratiquer la vie religieuse et culturelle propre aux Arabes” et “la nécessité de créer, à travers la presse et les autres organes d’information, un climat favorable aux immigrés et à leurs familles”. Enfin, il s’agit “d’exalter, par le biais de la presse et du monde académique, la contribution apportée par la culture arabe au développement européen”. La création de l’Institut du Monde Arabe, qui nous coûte si cher, les pays supposés contributeurs oubliant régulièrement de verser leur quote-part, prend alors toute sa cohérence. Son déficit est sans importance!

Toujours au Caire, le Comité Mixte des Experts ajouta: “Outre l’inaliénable droit de pratiquer leur religion et de garder des liens étroits avec leurs pays d’origine, les immigrés ont aussi le droit d’exporter en Europe leur culture. Ou d’en faire la propagande et la diffusion.” Mais ce n’était pas encore assez! Le Conseil de l’Europe réuni lors du sommet de Varsovie les 16 et 17 mai 2005 a obtempéré à une exigence du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan qui, dans son discours du 16 mai, sommait le Conseil d’adopter des mesures efficaces contre l’anti-islamisme. Il a aussitôt été entendu. L’article 9 de la déclaration finale des chefs de gouvernement affirme: “Nous condamnons avec fermeté toutes formes d’intolérance et de discrimination, notamment celles fondées sur le sexe, la race et la religion, y compris l’antisémitisme et l’islamophobie. Nous affirmons notre détermination à continuer de développer, au sein du Conseil de l’Europe, des règles et des mécanismes efficaces pour les prévenir et les éradiquer.” Mme Merkel, qui vient de rappeler cette promesse, compte faire mettre en place les procédures ad hoc. Par conséquent, la création du fonds européen d’intégration, les mesures visant à “offrir des droits et obligations comparables à ceux des citoyens de l’Union européenne”, la directive enjoignant aux Etats membres d’attribuer un statut de résident de longue durée au bout de cinq ans de résidence légale, statut donnant accès aux mêmes droits pour les étrangers comme pour nationaux, y compris le droit de vote à toutes les élections, sont en effet les derniers coups portés aux identités et souverainetés nationales. Ils sont l’aboutissement des décisions prises en l973.

Mais ce n’est toujours pas assez. Aussi, en plus des associations les plus diverses, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) traquera et sanctionnera entreprises et particuliers soupçonnés de discriminer, c’est-à-dire qu’ils seront privés de la liberté de choisir; en définitive et a contrario se mettra en place une “discrimination positive” qui discriminera, par élimination, mais tout à fait légalement, selon des critères sexuels, ethniques et religieux. Et, si ce n’est pas suffisant, sur simple plainte, les hommes encore libres et les contestataires, appelons-les Nouveaux Résistants, pourront être traduits devant la Cour européenne de justice. C’est aussi cela l’Europe.


Article de Pierre Peraldi publié dans le n° 2802 du 17 mars 2007 de Rivarol

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Bat Yé’or est une essayiste égyptienne spécialiste dans l’étude de l’islamisme jihadiste*. Expulsée d’Egypte avec sa famille en 1957, elle assista à l’ascension du jihad islamiste dont les juifs, les chrétiens et les musulmans modérés furent les premières victimes. Auteurs d’ouvrages traduits en sept langues, elle est très écoutée aux Etats-Unis, y compris dans les cercles de décideurs.


Francesoir. Benazir Bhutto a été tuée au Pakistan. Al-Qaida tue des musulmans et des non-musulmans chaque jour, en Irak ; le Hamas veut faire disparaître Israël et Ben Laden appelle au jihad* contre les juifs et les croisés jusqu’au triomphe de l’islam. Est-ce un conflit de civilisation ?


Bat Yé’or. Oui, un conflit de civilisation, une guerre globale. Les musulmans occidentalisés souhaitant moderniser leurs pays sont attaqués comme « apostats ». La charia* prévoit pour eux un traitement plus sévère que pour les juifs et les chrétiens. Nous devons soutenir leur effort héroïque et nous en inspirer. Pour eux, il n’y a aucune rémission. Les textes stipulent que leurs femmes doivent être réduites en esclavage et les hommes tués… Quant aux juifs et aux chrétiens, ils échappent à la mort et à l’esclavage par la conversion. Le GIA en Algérie obéit à cette vision.

Mais l’islam prévoit un statut de « protection » (dhimma*) pour les non-musulmans
Juifs et chrétiens sont épargnés par le jihad s’ils acceptent l’islamisation de leurs pays et un statut de soumission, d’infériorité et d’humiliation : la dhimmitude*, ceci dans un contexte de conquête permanente. Ceux qui ignorent les stratégies du jihad ne peuvent rien comprendre à ce qui se passe aujourd’hui… Car même en tant de paix, l’idéologie du jihad a une stratégie.

Est-ce la raison qui pousse al-Qaida à réclamer l’Espagne et un jour l’Europe ?

Oui selon cette idéologie jihadique, l’islam doit régner sur toute la terre, à commencer par les nations voisines de l’islam, qui furent musulmanes. Le jihad de reconquête s’applique donc au Liban, aux Balkans, à Israël, à la Sicile, à l’Espagne, territoires ayant été gouvernés par la loi islamique pour certains jusqu’à la première Guerre mondiale.

L’Europe tolérante envers les musulmans n’est-elle pas moins menacée qu’Israël ? Comment vaincre l’islamisme ?
Non car le statut des juifs et des chrétiens est le même pour l’islamisme : l’Europe est, comme Israël, un territoire sous juridiction « infidèle » (kafir) à islamiser. Et elle est encore plus en danger qu’Israël en niant l’histoire, l’idéologie totalitaires du jihad, qui règle toute relation avec les non-musulmans. Pour vaincre l’islamisme, il convient d’abord de l’analyser lucidement sans se voiler la face, puis en aidant les musulmans modérés. Ensuite en assumant les valeurs judéo-chrétiennnes et humanistes de l’Europe qui ont permis le développement des droits fondamentaux de la personne humaine.

Que pensez-vous du projet de Sarkozy d’Union méditerranéenne et de son refus de la repentance ?

Le projet euro-méditerranéen initié dans les années 1970 par Bruxelles avait des aspects positifs, mais s’est développé comme une stratégie anti-israélienne et anti-américaine, d’abdication de l’Europe et d’immigration massive. Malgré ses bonnes intentions, M. Sarkozy aura du mal à changer cette politique établie avec des réseaux quasi-totalitaires euro-arabes dans les universités, les médias, la finance, etc., très puissants. Quant au refus de la repentance, c’est un aspect positif qui pourrait modifier la politique méditerranéenne, car tout en reconnaissant les pages sombre de l’Europe (Shoah, etc.), il signifie que l’Europe n’a pas à avoir de complexes vis-à-vis des pays musulmans qui, eux, n’éprouvent aucune repentance pour leurs propres conquêtes impérialistes ! Sans oublier les chrétiens persécutés ou génocidés : aujourd’hui les Noirs du Soudan et les chrétiens d’Irak, hier Arméniens ou chrétiens du Moyen-Orient ou du Maghreb.

Dialogue euro-méditerranéen versus Eurabia ?
Dans une étude sur les programmes communautaires « euro-méditerranéenne » établis depuis trente ans par Bruxelles et les chancelleries européennes (« Conférence de Barcelone », DEA : « Dialogue euro-arabe », etc.), Bat Ye’or explique qu’il existe une « similitude entre l’avancée islamiste actuelle et le processus d’islamisation des pays chrétiens dans le passé, lors des conquêtes musulmanes : Turquie, Balkans, Maghreb », etc. « L’Union européenne, compte tenu de sa politique euro-méditerranéenne (Eurabia), chercherait à nier cette guerre. » Aussi, la critique européenne des Etats-Unis viserait à « éviter de s’attaquer aux sources du danger » et « justifierait les compromissions avec l’islamisme ». Concernant l’opération américaine en Irak, Bat Ye’or rejette l’argument anti-Bush en rappelant que « Saddam était détestée et qu’il serait tombé un jour », et donc que « le même chaos se serait installé en Irak ». Pour elle, « les interventions américaines et Irak et en Afghanistan – quelles que soient les erreurs de la politique de Bush – n’ont fait que révéler la réalité jihadiste, car « il est impossible d’agir contre le totalitarisme sans conflits et George Bush a mis en évidence une réalité occultée en Europe. Les historiens de l’avenir lui en seront reconnaissants ». A ceux qui affirment que le jihad serait une « réaction à l’impérialisme américain » ou à la politique israélienne « d’humiliation des Arabes », elle répond que le danger islamiste « menace en premier les musulmans modérés ».

Bat Ye’or est l’auteur de Face au danger intégriste (Berg International, 2005) et Eurabia (Ed J.-C. Godefroy, 2006). Elle prononcera le 30 janvier prochain (mairie du XVIe, Paris), une conférence-débat : « Le dialogue euro-méditerranéen et le défi jihadiste ».
* jihadisme : courant islamiste né en Egypte au sein des Frères musulmans (Sayd Qutb) qui inspire al-Qaida et conçoit le terrorisme pour étendre l’islam et vaincre ses ennemis.
* Charia : loi islamique tirée du Coran et de la tradition (Hadith de la Sunna).
* Dhimmitude : de l’arabe Ahl al-dhimma (« gens du pacte »). En se soumettant à la charia et à l’impôt (jiziya), les dhimmis (juifs et chrétiens) sont épargnés par le jihad* ou guerre sainte. Ils ne peuvent commander un musulman, porter d’armes, ni manifester leur foi.


   

Edition France Soir du lundi 7 janvier 2008 n°19688 page 16

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 16:08
par Mickaël Mithra
  
  
          Sur ce sujet de l'extrémisme comme sur les autres, il faut se garder des confusions qui régissent le vocabulaire politique. D'abord, que peut bien signifier le mot « extrémiste », dans le contexte journalistique et politique officiel? Extrémiste par rapport à quoi?             Est-ce par rapport à un parti, un programme ou des idées politiques qui, eux, seraient « neutres »? Si « neutre » veut dire « sans interférence autoritaire avec la vie des gens », alors aucun parti politique ne l'est par définition, sauf peut-être un éventuel parti libertarien qui prônerait d'abolir la politique et qui, à ce titre, ne manquerait pas d'être taxé... d'extrémisme! Dans le paysage politique français, on ne voit pas très bien quels partis représenteraient la « neutralité », et ce ne sont certainement pas ceux qui se partagent le pouvoir, UMP, UDF et PS (voir la liste à la fin du texte pour la signification des acronymes des partis), lesquels sont franchement étatistes et interventionnistes. 
 
          On peut aussi se demander si l'« extrémisme » est une notion relative au positionnement par rapport à un « centre de gravité idéologique » des partis politiques en présence (en supposant que cette notion ait un sens). Dans ce cas, la question se pose: Et alors? En quoi cela doit-il déboucher sur la condamnation morale et l'ostracisme? De plus, si l'on parvient, comme beaucoup le souhaitent, à éliminer les « extrêmes », ce seront les partis « centristes » plus excentrés que les autres qui deviendront dans ce cas « extrémistes ». Faudra-t-il les combattre à leur tour, leur « faire barrage », jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un, LE parti unique de l'« extrême centre »? Mais dans ce cas, pourra-t-on encore parler de « démocratie »? Tout cela est absurde. 
 
          Ce sont en fait les médias étatistes et les politiciens des partis dominants qui nous martèlent ce vocabulaire dans le but de discréditer sans argument certains partis minoritaires qui défendent des idées différentes des leurs, que ces idées soient bonnes ou mauvaises. Mais le but de cette confusion dans le vocabulaire est surtout de faire l'amalgame entre, d'une part, le Front National et le Mouvement National Républicain, le second étant issu d'une scission au sein du premier, et, d'autre part, les communistes trotskistes récemment alliés de la Ligue Ouvrière et de la Ligue Communiste Révolutionnaire, afin de nous les présenter comme également dangereux (en fait, ils présentent souvent FN-MNR comme beaucoup plus dangereux). Or une telle présentation est complètement fausse: il ne peut être question de renvoyer dos à dos ces partis communément vus comme occupant les extrêmes de la droite et de la gauche. 
  
Nationalistes et libéraux 
  
          Le FN et le MNR sont des partis à la fois nationalistes et partiellement libéraux. Ces deux aspects sont incompatibles, mais tous les partis politiques sont pleins de contradictions et ils sont tous nationalistes. Ils se fondent en effet nécessairement sur la délimitation d'un groupe appelé « nation » formé de soi-disant citoyens alors que les autres sont censés être des étrangers, et ils prétendent que citoyens et étrangers n'ont ni les mêmes droits ni les mêmes devoirs. Le FN et le MNR se distinguent-ils vraiment radicalement des autres sur ce point-là? Quoi qu'il en soit, et c'est là le point crucial, le FN et le MNR sont clairement favorables à des baisses de charges et d'impôt massives, aux privatisations, aux déréglementations, à la liberté du commerce, etc. Dans son programme présidentiel, Le Pen annonçait vouloir inscrire dans la constitution que le budget de l'État français ne pourrait dépasser 35% du PIB (voir LE PEN EST-IL UN NAZI?, le QL, no 103). Cette seule mesure, si elle était effectivement appliquée, suffirait à étouffer en grande partie la pieuvre étatique et résoudre nombre des problèmes que connaît la France, quelles que soient les intentions réelles des uns et des autres. 
 
          Les partis FN et MNR s'en prennent à l'immigration, ce qui est évidemment antilibéral, mais il faut situer cette attitude dans le contexte français actuel. En France, l'immigration est subventionnée et encouragée de manière massive. Les cultures d'origine des immigrés font également l'objet de subventions. Il en résulte évidemment un effet pervers: une immigration (partiellement) parasitaire et oisive. Comme cette immigration est subventionnée, les populations immigrées ne s'intègrent pas bien et vivent en marge, conséquence nécessaire du fait que les subventions détruisent le lien social et favorisent en l'occurrence le clivage ethnique. Le tout est combiné à une propagande prétendument antiraciste qui crée et exacerbe des conflits ethniques initialement inexistants, de la même façon que la propagande et l'activisme socialistes créent les antagonismes de classe qu'ils prétendent combattre. 
  
          Cet effet universel et imparable est également observé, évidemment, chez les autochtones: les subventions aux activités non productives et l'encouragement à l'irresponsabilité y créent de multiples oisifs et y détruisent de la même façon le lien social, générant ainsi des conflits sociaux inextricables. C'est la conséquence inévitable d'un mode de gestion socialiste qui nie les fondements du lien social, à savoir la division volontaire du travail au profit de tous, pour lui substituer une soi-disant « fraternité » ou « solidarité » abstraite. 
  
          Quoi qu'il en soit, à partir du moment où le principe pervers de la subvention s'est inscrit dans les mentalités et dans la réalité sociale, il est nécessaire de limiter au maximum le nombre de ses bénéficiaires. Or, de même qu'il n'y a aucun moyen d'allouer rationnellement des subventions, il n'y a aucun moyen non plus de décider rationnellement où il faut faire des coupes. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il faut en faire le plus possible. FN-MNR en proposent, alors que LO-LCR n'en veulent évidemment aucune. 
 
          Ce qu'il faudrait faire bien sûr c'est supprimer les frontières en même temps que les subventions, mais aucun parti ne le suggère. Si l'on compare toutefois les programmes de LO-LCR et FN-MNR, ce qu'on nous propose, c'est soit une immigration subventionnée dans un cadre d'explosion des subventions en général (LO-LCR), soit une immigration très restreinte dans un contexte de réduction des subventions en général (FN-MNR). Comment peut-on être plus favorable à la première solution qu'à la deuxième?
Arlette Laguiller
Jean-Marie Le Pen
 
          Au chapitre des relations commerciales, les mesures protectionnistes proposées par FN-MNR, sur lesquelles on a beaucoup jasé, ne sont pas comparables à l'ultra protectionnisme autarcique que réclament à grands cris (et parfois à grands coups) LO-LCR. C'est la grippe comparée à la peste. 
 
          À première vue, FN-MNR et LO-LCR sont tous les deux antiaméricains. Mais ne nous y trompons pas, leurs positions sont radicalement différentes, car pour le FN-MNR, l'Amérique est un rival tout en étant un modèle économique (Le Pen veut faire de la région Paca la « Californie française »), alors que pour LO-LCR, c'est le prototype du mal absolu. Pour FN-MNR, il faut « faire comme eux », mais chez nous, alors que pour LO-LCR, il faut faire chez nous le contraire de ce qu'il font chez eux. La différence est énorme. 
  
Totalitarisme 
 
          On accuse FN-MNR tout comme LO-LCR d'être des partis totalitaires, l'un étant à rapprocher du fascisme ou du nazisme et l'autre du communisme. Cette affirmation est parfaitement exacte en ce qui concerne LO-LCR, partis ouvertement anticapitalistes, adversaires de la propriété privée, favorables à la nationalisation générale de l'économie, à une autarcie de production extrême, à l'égalité forcée et aux quotas dans tous les domaines. Ses partisans affirment que les travailleurs sont interchangeables. Tout cela est dit ouvertement, et personne ne s'en trouve choqué. 
  
          Un exemple, au hasard: La page « Les débats » du site LCR-rouge présente un texte dont la conclusion est la suivante: « Bref, pour réaliser ses objectifs sociaux: prendre toutes les mesures anticapitalistes nécessaires y compris la substitution de la propriété sociale à la propriété privée. » [c'est moi qui souligne] Le terme novlanguesque « propriété sociale » n'est là que pour faire passer en douceur l'idée qu'il s'agit bien d'abolir purement et simplement (et violemment, parce que les gens ne vont certainement pas se laisser faire) la propriété privée et de tout confier à une administration centralisée qui prendra en charge la vie des individus de A à Z. Si ce n'est pas là du totalitarisme, qu'est-ce que c'est donc? 
  
     « Sur certains points, on peut rapprocher Le Pen de Hitler. On peut toujours rapprocher n'importe qui de n'importe quoi. Mais ce que les Français étatisés jusqu'à la moelle ne comprennent pas, c'est que Le Pen propose une réduction massive de la taille de l'État et de ses interventions, et que cela constitue l'antithèse du nazisme comme du fascisme dans ce qu'ils ont de plus fondamental. »
  
          Dire en revanche que le FN et le MNR sont des partis « nazis » ou même « fascistes » est complètement burlesque. Sur certains points, on peut rapprocher Le Pen de Hitler, certainement. On peut toujours rapprocher n'importe qui de n'importe quoi. Mais ce que les Français étatisés jusqu'à la moelle ne comprennent pas, c'est que Le Pen propose une réduction massive de la taille de l'État et de ses interventions, et que cela constitue l'antithèse du nazisme comme du fascisme dans ce qu'ils ont de plus fondamental. Mais les gens ne savent pas ce qu'est le nazisme, ils ne savent pas ce qu'est le totalitarisme, dont le premier aspect, incontournable et fondamental est l'étatisme, c'est-à-dire la pétition de principe, ouverte ou sous-entendue, selon laquelle l'État est la solution à tous les problèmes. C'est exactement la position de LO-LCR, mais certainement pas celle de FN-MNR, sauf sur certains points précis, naturellement. 
  
          Il faut donc rappeler que le nazisme comme le communisme sont des totalitarismes parce qu'ils sont tous deux radicalement anticapitalistes, c'est-à-dire qu'ils sont favorables à une emprise générale de l'État sur la vie des individus, ce qui nécessite la persécution et le dénigrement des dissidents. Et parmi les dissidents se trouvent toujours des individualistes capitalistes qui s'opposent à l'action de l'État. La propagande social-démocrate a voulu identifier le nazisme au seul antisémitisme, afin de brouiller les pistes et de bien s'en distinguer(1). Mais l'antisémitisme nazi n'est qu'une expression de l'anticapitalisme dans un cas particulier: celui où l'on identifie le « juif » au capitaliste. Il procède de l'idée marxiste et mystique au coeur du discours de LO-LCR selon laquelle il peut y avoir exploitation (par les « juifs » ou les « bourgeois ») sans violence ni menace de violence et qu'il faut donc lutter (par la violence, cette fois) contre les « exploiteurs » 
  
          De la même façon que les nazis, les communistes ont massivement exterminé les juifs en tant que juifs, là où il y en avait, parce qu'ils représentaient à leurs yeux le capitalisme. Mais comme le communisme a beaucoup sévi dans des régions du monde où il y a peu de juifs, cela ne saute pas aux yeux. Les affinités entre les deux systèmes vont beaucoup plus loin qu'on ne le croit souvent. Il est d'ailleurs facile de s'en assurer: il suffit de lire La question juive de Marx et Mein Kampf de Hitler. Ces deux livres contiennent les mêmes arguments antisémites dérivés d'une haine commune du capitalisme, c'est-à-dire de l'individualisme, et plus fondamentalement, de la liberté. 
  
          Il n'y a donc en fait qu'un seul totalitarisme: celui qui prétend abolir l'individualisme, le capitalisme et la propriété privée. Globalement, ce n'est pas le cas de FN-MNR mais pleinement celui de LO-LCR. En fait LO-LCR ne se distingue aujourd'hui du nazisme que parce qu'elle n'identifie pas encore « juif » et « capitaliste », quoique depuis peu cette identification commence sérieusement à prendre forme sous prétexte d'« antisionisme ». 
  
Pas la même chose 
  
          Ainsi, nous avons d'une part le Front National et le Mouvement National Républicain qui nous proposent un programme plutôt libéral, il est vrai bourré d'erreurs et d'intrusions étatistes, et de l'autre la Ligue Ouvrière et la Ligue Communiste Révolutionnaire, partis ouvertement et intégralement totalitaires sur tous les plans. Comment peut-on les renvoyer dos à dos sous prétexte d'« extrémisme »? 
  
          On peut fort bien vivre, bien que ce ne soit pas la panacée, dans un pays moyennement protectionniste, à faible immigration, où l'intervention de l'État est limitée quoique forte dans ses domaines d'action, comme ce que propose FN-MNR. En revanche, on ne peut PAS vivre dans un pays où les droits de propriété n'existent plus(2), où la violence n'est pas punie dans la mesure où elle correspond à l'idéologie du pouvoir en place, où l'autarcie est totale et où l'entrepreneuriat est sévèrement réprimé (« interdiction des licenciements », cette seule mesure entraîne la famine généralisée à brève échéance), tel que le proposent LO-LCR, et tel que nous le vivons d'ailleurs de plus en plus. 
  
          Je suis assez épouvanté de lire un peu partout que FN-MNR et LO-LCR, « c'est la même chose », ou d'entendre que des gens qui soutiennent traditionnellement l'UMP préféreraient voter LO-LCR plutôt que FN-MNR. Je crois que le lavage de cerveaux socialo-médiatique les a intellectuellement démolis, et c'est la raison pour laquelle je suis extrêmement pessimiste quant à la suite des événements. 
  
          Du système que les partisans trotskistes appellent de leurs voeux doivent inéluctablement découler l'appauvrissement massif et la violence, cette dernière étant nécessaire pour faire respecter l'interdiction de la propriété privée et de l'échange volontaire qui sont les bases de la vie humaine en société. Tout cela a été démontré dans les détails depuis au moins deux cents ans, mais aussi expérimenté pendant tout le XXème siècle à travers le monde, avec des résultats effroyablement cohérents. Alors oui, on peut qualifier d'« extrémiste » le duo LO-LCR, d'abord parce que ses membres eux-mêmes revendiquent l'appellation d'« extrême gauche » mais surtout parce qu'ils proposent une société-prison où les conditions de survie de l'humanité seraient extrêmes, comme en haute montagne, au fond des océans, ou dans les goulags que leurs congénères ont construits un peu partout dans le monde.  
  
  
FN: Front National (« Extrême » droite)
MNR: Mouvement National Républicain (« Extrême » droite)
LO: Lutte Ouvrière (Communistes trotskistes)
LCR: Ligue Communiste Révolutionnaire (Communistes trotskistes)
UMP: Union pour un Mouvement Populaire (Droite parlementaire au pouvoir)
UDF: Union pour la Démocratie Française (Droite « centriste »)
PS: Parti Socialiste
 
1. Elle en rend d'ailleurs par là même le succès incompréhensible, la thèse officielle étant la « folie » d'Hitler (et des millions d'Allemands qui l'ont élu?), alors qu'Hitler n'a fait que pousser jusqu'au bout sa logique anticapitaliste. Mais cela, la social-démocratie elle-même fondée sur la haine du capitalisme, ne peut évidemment pas l'admettre.  >>
2. C'est-à-dire où ils ne sont pas protégés et où ils sont massivement violés par le pouvoir politique.  >>




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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 01:39

Le nouvel Observateur, Hors-Série avec France Culture, avril/mai 2004

Les nouveaux penseurs de l'islam

ils dénoncent l'imposture intégriste, ils concilient l'islam et la modernité


Page 64-65:

Un grand nombre d'expressions réputées obscures du Coran s'éclairent si l'on retraduit certains mots apparemment arabes a partir du syro-araméen, la langue de culture dominante au temps du Prophète


En quelle langue le Coran a-t-il été écrit? Les philologues musulmans soutiennent une thèse théologique: l'écriture coranique, c'est la parole – et même la langue – « inimitable » de Dieu ; les expressions idiomatiques dont elle est en partie constituée sont pour eux comme autant de preuves de son excellence, bien plus de sa précellence. Pour les chercheurs occidentaux, en revanche, même s'ils sont parfois influencés par la thèse théologique musulmane, les particularités linguistiques du Livre font problème et entrent mal dans le système de la langue arabe. Afin de surmonter cette difficulté, plusieurs hypothèses furent proposées, selon lesquelles l'origine de la langue coranique se trouverait dans un dialecte – disons plutôt une « koinè (langue commune) vernaculaire » – de l'Arabie occidentale marqué par l'influence du syriaque, et donc de l'araméen.

Il faut savoir que l'écriture arabe n'était pas pourvue initialement des points diacritiques dont sont maintenant marquées certaines consonnes de son alphabet pour fixer la valeur exacte des signes consonantiques qui prêtent à confusion. Ainsi, le même ductus (tracé) consonantique pouvait se lire b, t, th (interdentale), n ou î long ; d ou dh (spirante interdentale) ; t emphatisé ou z emphatisé; ` (fricative laryngale) ou gh (r grasseyé de Paris) ; f ou q (occlusive glottale), etc. De plus, les voyelles brèves n'étaient pas écrites, et les longues ne l'étaient pas toujours. L'écriture était figurée par un simple support consonantique que, le plus souvent, on ne pouvait lire que si I'on connaissait déjà le texte. Des vingt-huit lettres de I'alphabet arabe, seules sept ne sont pas ambiguës. Dans les plus anciens fragments du Coran, les lettres ambiguës constituent plus de la moitie du texte. Le codex othmanien – ou réputé tel – du Coran n'était pourvu ni des voyelles ni des points diacritiques sur le ~ace consonantique. Cette lacune fut comblée – plus tard. Dans un ouvrage intitulé « Sur le Coran primitif- Eléments pour la reconstruction des hymnes préislamiques chrétiens dans le Coran », Günter Lüling s'attache a démontrer qu'une partie du Coran provient d'hymnes chrétiens qui circulaient dans un milieu arien avant Muhammad et qui ont été remaniés par l'intégration de motifs arabes anciens. Les thèses de Lüling furent passées sous silence par la plupart des islamologues et des arabisants ! L'essentiel de son entreprise repose sur une méthode intéressante qui consiste à corriger le diacritisme et le vocalisme de la vulgate coranique en s'appuyant sur des informations extra-coraniques, comme la poésie préislamique.

Sous le pseudonyme de Christoph Luxenberg, un autre sémitisant a publié « Lecture syro-araméenne du Coran – Contribution au déchiffrement de la langue du Coran » ; il prépare une version française de l'édition allemande. Le syro-araméen étant, au premiers temps de l'islam, la langue de culture dominante dans toute l'Asie occidentale, il considère qu'elle a dû exercer un influence sur les autres langues de la région qui n'étaient pas encore des langues d'écriture. Nous ajouterons que La Mecque avait des contacts avec Hira, située dans le sud de l'Irak actuel et siège épiscopal dès 410. De plus, selon certaines sources musulmanes, les habitants de Taef et les Qurayshites ont appris l'art d'écrire des chrétiens de cette ville...

Dans sa tentative d'élucider les passages linguistiquement controversés du Coran, Luxenberg opère avec rigueur : consultation d'un dictionnaire arabe classique et d'un commentaire coranique ancien, afin de vérifier si l'on n'a pas omis de tenir compte de l'une ou l'autre explication plausible proposée par des exégètes ou par des philologues musulmans. Il cherche ensuite à lire sous la structure arabe un homonyme syro-araméen qui aurait un sens différent mais qui conviendrait mieux au contexte. Si cela ne se peut faire il procède à un premier changement des points diacritiques, qui, le cas échéant, auraient été mal placés par les lecteurs arabes afin de parvenir a une lecture arabe plus idoine. Si cette démarche n'aboutit toujours pas, il effectue un second changement des points diacritiques en vue de parvenir éventuellement à une lecture syro-araméenne, cette fois, plus cohérente. Si toutes ces tentatives échouent, reste à Luxenberg un ultime recours : déchiffrer la vraie signification du mot, apparemment arabe mais incohérent dans son contexte, en le retraduisant en syro-araméen pour déduire du contenu sémantique de la racine syro-araméenne le sens le mieux adapte au contexte coranique.

L'auteur parvient ainsi à élucider bon nombre d'expressions réputées obscures et à propos desquelles personne n'avait encore levé un coin du voile ! La moisson est abondante, et il conviendra dans chaque cas d'éprouver le froment qui en est issu ; mais, en de nombreux endroits, il convainc qu'il y a derrière le vocable ou le passage étudié une « variante » – disons une « origine » syro-araméenne, c'est-à-dire syriaque. On se bornera à donner un exemple pour illustrer la pertinence du travail de l'auteur. Il s'agit de cette crux interpretum qu'est la sourate 108 (dite « Al Kawthar », « l'Abondance »). On y a mis en romain les vocables qui font problème : « En vérité, Nous t'avons donne l'Abondance. / Prie donc en l'honneur de ton Seigneur et sacrifie ! / En vérité, celui qui te hait se trouve être le Déshérité » (traduction de Régis Blachère). Plusieurs chercheurs occidentaux reconnaissent que cela ne fait pas sens. Les exégètes musulmans, eux, manifestent leur embarras ; la rime et le sens du « mystère » aidant, ils y voient pourtant une merveille. Finalement, la majorité d'entre eux considèrent qu'Al-Kawthar est le nom d'un fleuve du paradis !

Dans la lecture syro-araméenne de Luxenberg, cela devient: « Nous t'avons donné [la vertu] de la persévérance ; / Prie donc ton Seigneur et persiste [dans la prière] ; / Ton adversaire [Satan] est [alors] le vaincu. » A l'origine de cette courte sourate se trouve une liturgie syriaque, réminiscence de la Première Epître de saint Pierre (5, 8-9) d'après le texte de la pshitta (traduction syriaque de la Bible) et qui est aussi la lecture de l'office des complies dans le bréviaire romain.

Nous apporterons de l'eau au moulin de Luxenberg. En effet, selon l'un des scribes des révélations échues à Muhammad; Zayd Ibn Thabit, le Prophète lui enjoignit d'apprendre à écrire l'hébreu, l'araméen ou le syriaque. Pourquoi ne pas penser à un renversement de situation ? Il aurait déjà su l'araméen avant la venue de Muhammad à Yathrib (Médine) ! Le théologien mutazilite Al-Balkhi rapporte que plusieurs spécialistes de la vie du Prophète lui ont affirmé que Zayd Ibn Thabit savait déjà l'une de ces langues avant que Muhammad ne vint à Médine.

Avant de devenir le texte que nous connaissons, le Coran est passé par des avatars, y compris en amont, par les informateurs de Muhammad, qui, à notre avis, reprennent de leur actualité après le travail de Christoph Luxenberg. Depuis quelques années s'affine en nous, à la lecture critique des sources, l'idée que le Coran est pour partie le fruit d'un travail collectif.

Afin d'obtenir plus de précisions, on peut consulter les éditions originales des ouvrages cités : « Die syro-aramäische Lesart des Koran Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Koransprache », de Christoph Luxenberg, «Das Arabische Buch», 2000 (2e édition revue et augmentée, Verlag Schiler, Berlin, 2004) ; « A Challenge to Islam for ReformationThe Rediscovery and Reliable Reconstruction of a Comprehensive Pre-Islamic Christian Hymnal Hidden in the Koran under Earliest Islamic Reinterpretations », de Günter LülingMotilal Banarsidass Publishers, Delhi, 2003 ; 1re édition allemande : ( « Über den Ur-Qur'anAnsätze zur Rekonstruktion vorislamischer christlicher Strophenlieder im Qur'an ». Erlangen, 1974).


Claude Gilliot est professeur d'études arabes et d'islamologie a 1'Université de Provence. Dernier ouvrage paru : « Exégèse, langue et théologie en islam – L'exégèse coranique de Tabari » (Vrin, 1990).

 



Et si le Coran n'était qu'un simple manuel ?

par Djinn Al Nader

 


Peu de scientifiques se sont encore risqués à entreprendre un véritable travail d’exégèse sur le Coran, de peur des énormes complications politiques et religieuses que pourraient susciter leurs travaux dans les pays musulmans. Alors que l’exégèse est parfaitement acceptée par l’Eglise Catholique concernant le récit des Evangiles, l’approche scientifique et linguistique du texte coranique est considérée comme un acte sacrilège par les mollahs et autres docteurs de la foi musulmane, mêmes parmi les plus modérés. 

Défiant toutes ces peurs et réticences, l'Allemand Christoph Luxenberg entreprit courageusement d’analyser le Coran sous l’angle linguistique. Islamologue érudit, ce philologue maîtrise parfaitement l'arabe, littéral et dialectal, mais aussi le syriaque et l'arabo-syriaque, langue largement répandue vers les VIe et VIIe siècles. Et il s'est demandé en quelle langue exactement était rédigé le Coran.

L'interrogation peut surprendre. En arabe, évidemment. Mais quel arabe ? La difficulté vient du fait que les plus anciens manuscrits connus ne comportent que l'écriture des consonnes. C'est plus tard, sans qu'on sache d'ailleurs au juste ni quand ni comment, que furent inventés les systèmes de points pour noter les voyelles et permettre ainsi de distinguer des termes s'écrivant de manière identique mais se prononçant différemment. Ces hésitations sont bien connues, mais le savant fait un pas de plus en tentant de lire à partir du vocabulaire arabo-syriaque certains des passages obscurs du "Livre clair". Les résultats sont étonnants, voire considérables pour la théologie musulmane.

L’accouchement de Marie légitimé

Ainsi, dans la sourate de Marie (XIX, 24), Jésus, à peine né, s'adresse à sa mère pour la consoler. Au lieu de "Ne t'attriste pas ! Ton Seigneur a mis à tes pieds un ruisseau", texte habituel mais énigmatique, la lecture arabo-syriaque conduit à comprendre : "Ne t'attriste pas ! Ton Seigneur a rendu ton accouchement légitime." La naissance merveilleuse de Jésus du sein de Marie fécondée par l’Esprit Saint, conformément au dogme catholique, serait ainsi confirmée par le texte coranique.

Les houris ne sont que pure invention

Plus étonnante encore est la transformation des fameuses houris des jardins paradisiaques en... simples raisins blancs ! Au lieu de "vierges aux grands yeux", il faudrait lire "fruits blancs comme le cristal". Si l'on songe à l'emprise imaginaire de ces épouses célestes, pour lesquelles les kamikazes islamistes d'aujourd'hui protègent leurs parties génitales, on mesure l’immense déception. Car n’en déplaise aux fantasmes des terroristes, les houris célestes ne sont que pure invention tardive due à la tradition.

Le Coran n’est qu’un manuel éclairant la Bible

Luxenberg vas même plus loin dans ses conclusions. En effet, ses travaux lui ont montré que le Coran n'aurait été d'abord qu'un lectionnaire (sens du terme en syriaque), une sorte de manuel destiné à expliquer la Bible, et non à la remplacer. Cela expliquerait pourquoi la plupart des références bibliques seraient abordées si rapidement dans le Coran. En effet, le Coran n’est compréhensible que pour la personne qui connaît déjà parfaitement la Bible, et la lecture de l’un ne servirait qu’à éclairer la lecture de l’autre. A l’origine, le Coran n’aurait été qu’un simple manuel ou commentaire de la Bible. Ce n’est que plus tard que le commentaire aurait définitivement expulsé l’original biblique.

La nécessité de l’exégèse contre le fanatisme     

Comme le souligne Rémi Brague, professeur à la Sorbonne, dans un article publié dans le numéro d'avril de la revue Critique, il est temps d'ouvrir sur la question un vaste débat scientifique. Si ces hypothèses étaient avérées, imagine-t-on les conséquences pour l’Islam ? Les musulmans seraient bien obligés d’admettre que leur religion doit quasiment tout aux religions qui l’ont précédée, notamment le Judaïsme et, dans une moindre mesure, le Christianisme. Elle ne serait pas sortie du néant comme par miracle, mais s’inscrirait dans un héritage judéo-chrétien dont elle ne serait qu’une composante, au même titre que les autres sectes juives. Les fanatiques islamistes seraient définitivement discrédités.

Djinn Al Nader


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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 11:44
The Archeology of The Middle East

The religion of Islam has as its focus of worship a deity by the name of "Allah." The Muslims claim that Allah in pre-Islamic times was the biblical God of the Patriarchs, prophets, and apostles. The issue is thus one of continuity. Was "Allah" the biblical God or a pagan god in Arabia during pre-Islamic times? The Muslim's claim of continuity is essential to their attempt to convert Jews and Christians for if "Allah" is part of the flow of divine revelation in Scripture, then it is the next step in biblical religion. Thus we should all become Muslims. But, on the other hand, if Allah was a pre-Islamic pagan deity, then its core claim is refuted. Religious claims often fall before the results of hard sciences such as archeology. We can endlessly speculate about the past or go and dig it up and see what the evidence reveals. This is the only way to find out the truth concerning the origins of Allah. As we shall see, the hard evidence demonstrates that the god Allah was a pagan deity. In fact, he was the Moon-god who was married to the sun goddess and the stars were his daughters.

Archeologists have uncovered temples to the Moon-god throughout the Middle East. From the mountains of Turkey to the banks of the Nile, the most wide-spread religion of the ancient world was the worship of the Moon-god. In the first literate civilization, the Sumerians have left us thousands of clay tablets in which they described their religious beliefs. As demonstrated by Sjoberg and Hall, the ancient Sumerians worshipped a Moon-god who was called many different names. The most popular names were Nanna, Suen and Asimbabbar. His symbol was the crescent moon. Given the amount of artifacts concerning the worship of this Moon-god, it is clear that this was the dominant religion in Sumeria. The cult of the Moon-god was the most popular religion throughout ancient Mesopotamia. The Assyrians, Babylonians, and the Akkadians took the word Suen and transformed it into the word Sin as their favorite name for the Moon-god. As Prof. Potts pointed out, "Sin is a name essentially Sumerian in origin which had been borrowed by the Semites."

In ancient Syria and Canna, the Moon-god Sin was usually represented by the moon in its crescent phase. At times the full moon was placed inside the crescent moon to emphasize all the phases of the moon. The sun-goddess was the wife of Sin and the stars were their daughters. For example, Istar was a daughter of Sin. Sacrifices to the Moon-god are described in the Pas Shamra texts. In the Ugaritic texts, the Moon-god was sometimes called Kusuh. In Persia, as well as in Egypt, the Moon-god is depicted on wall murals and on the heads of statues. He was the Judge of men and gods. The Old Testament constantly rebuked the worship of the Moon-god (see: Deut. 4:19;17:3; II Kngs. 21:3,5; 23:5; Jer. 8:2; 19:13; Zeph. 1:5, etc.) When Israel fell into idolatry, it was usually the cult of the Moon-god. As a matter of fact, everywhere in the ancient world, the symbol of the crescent moon can be found on seal impressions, steles, pottery, amulets, clay tablets, cylinders, weights, earrings, necklaces, wall murals, etc. In Tell-el-Obeid, a copper calf was found with a crescent moon on its forehead. An idol with the body of a bull and the head of man has a crescent moon inlaid on its forehead with shells. In Ur, the Stela of Ur-Nammu has the crescent symbol placed at the top of the register of gods because the Moon-god was the head of the gods. Even bread was baked in the form of a crescent as an act of devotion to the Moon-god. The Ur of the Chaldees was so devoted to the Moon-god that it was sometimes called Nannar in tablets from that time period.

A temple of the Moon-god has been excavated in Ur by Sir Leonard Woolley. He dug up many examples of moon worship in Ur and these are displayed in the British Museum to this day. Harran was likewise noted for its devotion to the Moon-god. In the 1950's a major temple to the Moon-god was excavated at Hazer in Palestine. Two idols of the moon god were found. Each was a stature of a man sitting upon a throne with a crescent moon carved on his chest . The accompanying inscriptions make it clear that these were idols of the Moon-god. Several smaller statues were also found which were identified by their inscriptions as the "daughters" of the Moon-god. What about Arabia? As pointed out by Prof. Coon, "Muslims are notoriously loath to preserve traditions of earlier paganism and like to garble what pre-Islamic history they permit to survive in anachronistic terms."

During the nineteenth century, Amaud, Halevy and Glaser went to Southern Arabia and dug up thousands of Sabean, Minaean, and Qatabanian inscriptions which were subsequently translated. In the 1940's, the archeologists G. Caton Thompson and Carleton S. Coon made some amazing discoveries in Arabia. During the 1950's, Wendell Phillips, W.F. Albright, Richard Bower and others excavated sites at Qataban, Timna, and Marib (the ancient capital of Sheba). Thousands of inscriptions from walls and rocks in Northern Arabia have also been collected. Reliefs and votive bowls used in worship of the "daughters of Allah" have also been discovered. The three daughters, al-Lat, al-Uzza and Manat are sometimes depicted together with Allah the Moon-god represented by a crescent moon above them. The archeological evidence demonstrates that the dominant religion of Arabia was the cult of the Moon-god.

In Old Testament times, Nabonidus (555-539 BC), the last king of Babylon, built Tayma, Arabia as a center of Moon-god worship. Segall stated, "South Arabia's stellar religion has always been dominated by the Moon-god in various variations." Many scholars have also noticed that the Moon-god's name "Sin" is a part of such Arabic words as "Sinai," the "wilderness of Sin," etc. When the popularity of the Moon-god waned elsewhere, the Arabs remained true to their conviction that the Moon-god was the greatest of all gods. While they worshipped 360 gods at the Kabah in Mecca, the Moon-god was the chief deity. Mecca was in fact built as a shrine for the Moon-god. This is what made it the most sacred site of Arabian paganism. In 1944, G. Caton Thompson revealed in her book, The Tombs and Moon Temple of Hureidha, that she had uncovered a temple of the Moon-god in southern Arabia. The symbols of the crescent moon and no less than twenty-one inscriptions with the name Sin were found in this temple. An idol which may be the Moon-god himself was also discovered. This was later confirmed by other well-known archeologists.

The evidence reveals that the temple of the Moon-god was active even in the Christian era. Evidence gathered from both North and South Arabia demonstrate that Moon-god worship was clearly active even in Muhammad's day and was still the dominant cult. According to numerous inscriptions, while the name of the Moon-god was Sin, his title was al-ilah, i.e. "the deity," meaning that he was the chief or high god among the gods. As Coon pointed out, "The god Il or Ilah was originally a phase of the Moon God." The Moon-god was called al-ilah, i.e. the god, which was shortened to Allah in pre-Islamic times. The pagan Arabs even used Allah in the names they gave to their children. For example, both Muhammad's father and uncle had Allah as part of their names. The fact that they were given such names by their pagan parents proves that Allah was the title for the Moon-god even in Muhammad's day. Prof. Coon goes on to say, "Similarly, under Mohammed's tutelage, the relatively anonymous Ilah, became Al-Ilah, The God, or Allah, the Supreme Being."

This fact answers the questions, "Why is Allah never defined in the Qur'an? Why did Muhammad assume that the pagan Arabs already knew who Allah was?" Muhammad was raised in the religion of the Moon-god Allah. But he went one step further than his fellow pagan Arabs. While they believed that Allah, i.e. the Moon-god, was the greatest of all gods and the supreme deity in a pantheon of deities, Muhammad decided that Allah was not only the greatest god but the only god. In effect he said, "Look, you already believe that the Moon-god Allah is the greatest of all gods. All I want you to do is to accept that the idea that he is the only god. I am not taking away the Allah you already worship. I am only taking away his wife and his daughters and all the other gods." This is seen from the fact that the first point of the Muslim creed is not, "Allah is great" but "Allah is the greatest," i.e., he is the greatest among the gods. Why would Muhammad say that Allah is the "greatest" except in a polytheistic context? The Arabic word is used to contrast the greater from the lesser. That this is true is seen from the fact that the pagan Arabs never accused Muhammad of preaching a different Allah than the one they already worshipped. This "Allah" was the Moon-god according to the archeological evidence. Muhammad thus attempted to have it both ways. To the pagans, he said that he still believed in the Moon-god Allah. To the Jews and the Christians, he said that Allah was their God too. But both the Jews and the Christians knew better and that is why they rejected his god Allah as a false god.

Al-Kindi, one of the early Christian apologists against Islam, pointed out that Islam and its god Allah did not come from the Bible but from the paganism of the Sabeans. They did not worship the God of the Bible but the Moon-god and his daughters al-Uzza, al-Lat and Manat. Dr. Newman concludes his study of the early Christian-Muslim debates by stating, "Islam proved itself to be...a separate and antagonistic religion which had sprung up from idolatry." Islamic scholar Caesar Farah concluded "There is no reason, therefore, to accept the idea that Allah passed to the Muslims from the Christians and Jews." The Arabs worshipped the Moon-god as a supreme deity. But this was not biblical monotheism. While the Moon-god was greater than all other gods and goddesses, this was still a polytheistic pantheon of deities. Now that we have the actual idols of the Moon-god, it is no longer possible to avoid the fact that Allah was a pagan god in pre-Islamic times. Is it any wonder then that the symbol of Islam is the crescent moon? That a crescent moon sits on top of their mosques and minarets? That a crescent moon is found on the flags of Islamic nations? That the Muslims fast during the month which begins and ends with the appearance of the crescent moon in the sky?

CONCLUSION
The pagan Arabs worshipped the Moon-god Allah by praying toward Mecca several times a day; making a pilgrimage to Mecca; running around the temple of the Moon-god called the Kabah; kissing the black stone; killing an animal in sacrifice to the Moon-god; throwing stones at the devil; fasting for the month which begins and ends with the crescent moon; giving alms to the poor, etc. The Muslim's claim that Allah is the God of the Bible and that Islam arose from the religion of the prophets and apostles is refuted by solid, overwhelming archeological evidence. Islam is nothing more than a revival of the ancient Moon-god cult. It has taken the symbols, the rites, the ceremonies, and even the name of its god from the ancient pagan religion of the Moon-god. As such, it is sheer idolatry and must be rejected by all those who follow the Gospel.


Origine Paienne du Croissant de Lune

[ Origine de l'Islam, culte profane du Dieu Lune, dieu des ténèbres et de l'obscurité ]

Hazor figurine4


Jean 4:1 Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.

Sur certains drapeaux de pays mahométans, et certaines mosquées on peut voir un croissant de lune. Mais qu'est-ce que cela signifie il au juste? On sais que le Ramadan suit la Lune montante et descandante idem pour les mois, etc... Pourquoi tant de référence à la lune ?

La Lune symbole de l'obscurité a été depuis longtemps divinisé en opposition au soleil symbole de la lumière....

Il y a un lien évident et étroit entre le dieu lune et Allah !

Selon la Tradition en Islam le Sahîh de Bukari 64.48.7, il y avait 360 statuettes représentant autant de divinités au moment où il reconquit La Mecque en 630. dont Baal le seigneur, et maître du lieu, c'était le nom donné par les Sémites de l'Ouest Coran 37.125 Les diverses divinités mentionnées dans le Coran sont: 71.23: Wadd, Suwâ, Yagûth, Yaûq, Nasr, sourate 53.19-20 Manât, al-Lât, Uzza ! Al-Lât était est le féminin d'Allâh. C'était une divinité adorée à La Mecque ! Et ilah (Allah) était adoré préislamiquement sous d'autres noms avant la venue de l'Islam Allah était donc déité païenne vénérée à la Kabba.

Les païens arabe à La Mecque adoraient un dieu de la lune appelé Hubal à kabbah. Hubal était le seigneur de kabbah le plus élevé des 360 dieux (cfr http://www.bible.ca/islam/islam-moon-god-hubal.htm). Allah était aussi adoré comme le seigneur de kabbah. Allah n'a jamais été présenté par une idole de nature physique. Hubal semble être l'idole que les arabes païens adressaient leur prières pour Allah. En d'autres mots Allah était Hubal. Mohammed en détruisant les Idoles dont Hubal, les païens n'avaient plus d'idole pour prier et Hubal a été oublié. mais les signes demeurent; comme les croissant de lune, la kabba etc. Des païens auraient prié Allah devant l'image de Hubal. (sources: La Mecque de Mohammed par W. Mongomery Watt; ... ) Le culte de lune a donc été pratiqué en Arabie plus de 2000 av Jésus-christ. La lune en croissant symbole le plus commun de ce culte ! Un apologiste musulman a admis que l'idole d'un dieu Hubal de lune a été placé sur le toit de la Kabba environ 400 ans avant Muhammad. Ceci peut en fait être l'origine de pourquoi la lune en croissant est sur chaque minaret au Kabba aujourd'hui et au symbole central de l'Islam placé sur de chaque mosquée dans le monde entier ! voir aussi source; (Muhammad le prophète, le Hafiz Ghulam Sarwar (Pakistan), le p 18-19, les musulmans saints) Le dieu de lune y est désigné également sous le nom d'ilah.

Ce n'est pas un nom propre d'un dieu spécifique simple, mais une signification générique de référence "le dieu". Chaque tribu arabe locale se rapporterait à leur propre dieu tribal local en tant que Al-ilah plus tard, ce nom deviendra Allah ! Quand Mohammed est venu, il a laissé tombé toutes les références du Dieu Hubal, Sourate 41:37. Parmi Ses merveilles, sont la nuit et le jour, le soleil et la lune : ne vous prosternez ni devant le soleil, ni devant la lune, mais prosternez-vous devant Allah qui les a créés, si c'est Lui que vous adorez! .mais Muhammad a maintenu beaucoup de rituels païen et les a redéfinis en termes monothéiste. il est donc clair que l'Islam est dérivé du paganisme qui a par le passé adoré un lune-dieu.

Bien que l'Islam soit aujourd'hui une religion dite monothéiste, ses racines tirent ces origines du paganisme. La vénération du dieu de la lune Sin était très répandu et très populaire dans le temps d'Abraham. Il a été demandé à Abraham de quitter Ur des chaldéens le lieu où le dieu de la lune était vénéré et d'aller vers Canaan pour adorer le vrai Dieu. Ur était dans le région de Babylone. Serait-il possible que quand Ismaël a quitté Abraham, il ait adopté ce dieu de la lune qui plus tard a été répandu parmi les Arabes et qui sous Mohammed a été changé pour Allah, l'ancienne divinité préislamique en un dieu unique en copiant ce qu'il avait appris des juifs et des chrétiens? On comprend beaucoup mieux pourquoi les juifs et les chrétiens ont rejeté le dieu "Allah" en tant que faux dieu .Al-Kindi, un des premiers apologistes chrétiens contre l'Islam, a précisé que l'Islam et son dieu Allah ne sont pas venus de la Bible mais du paganisme des Sabéens. Nabonide, dernier roi de Babylone, fut élu et installé en -555 pour régner sur l'empire de Babylone, il était connu comme un adepte du dieu lune Sîn (ou Nanna, ou Suen, etc. suivant la langue ) Ensuite, l'origine Sin le Lune-dieu n'était pas la déité suprême mais que sous l'action de Nabonide dans les temps pré-islamiques Sin est devenu la déité suprême c'est à dire ilah qui s'est transformé en Allah plus tard .

Par ailleurs, nous savons que Nabonide a vécu un long séjour en Arabie, et pas n'importe où c'est à dire dans le Hedjaz, où s'élevait un sanctuaire à Sîn, le Lune-dieu . Ceci est la preuve qu' en Arabie, dans la région du Hedjaz (là où se trouve la Mecque et Médine) Sin le Lune-dieu était ilah A propos d'Ismaël et le dieu lune qu'il a transmis aux Arabes. Voici la définition de Ismaélite selon un dictionnaire: Descendant d'Ismaël. Les Ismaélites avaient à la fois du sang égyptien et du sang d'Abraham. Douze princes étaient issus d'Ismaël (Genèse 17.20; 25.12-16) Répartis en autant de clans, les Ismaélites habitaient des colonies ou des camps volants, dans le désert de l'Arabie septentrionale, région comprise entre Havila, l'Egypte et l'Euphrate (Genèse 25.18) Josèphe, Antiquités judaïques, (1.12.4). L'une des tribus devenait occasionnellement sédentaire et se civilisait, tels les Nabathéens. Mais la majorité de ce peuple avait le caractère de ses ancêtres et resta au désert, comme un "âne sauvage" (Genèse 16.12). Les descendants d'Ismaël étaient, comme lui, renommés pour leur habileté à tirer de l'arc (Esaïe 21.17). Les frères de Joseph vendirent celui-ci à des Ismaélites voyageant avec leurs chameaux entre Galaad et l'Egypte. Le texte précise que Joseph fut retiré de la citerne par des marchands Madianites, ils faisaient sans doute partie de la caravane. Le Psaumes 83.7 mentionne les Ismaélites en même temps que les Edomites, les Moabites et les Hagaréniens. Le nom d'Ismaélites désigne, dans un sens plus étendu, les tribus nomades de l'Arabie septentrionale : soit que le nom des Ismaélites, principaux habitants du désert, fût devenu synonyme de celui de n'importe quelle tribu nomade de cette région, soit qu'une ligue, dite ismaélite, eût englobé des tribus d'autres races (Juges 8.24; 7.25; 8.22, 26). Tous les Arabes, à l'instar de Mahomet, se proclament descendants d'Ismaël. Psaume 83:1-18 Cantique. Psaume d’Asaph. O Dieu, ne reste pas dans le silence! Ne te tais pas, et ne te repose pas, ô Dieu! Car voici, tes ennemis s’agitent, Ceux qui te haïssent lèvent la tête. Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse, Et ils délibèrent contre ceux que tu protèges. Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, Et qu’on ne se souvienne plus du nom d’Israël! Ils se concertent tous d’un même coeur, Ils font une alliance contre toi; Les tentes d’Edom et les Ismaélites, Moab et les Hagaréniens, Guebal, Ammon, Amalek, Les Philistins avec les habitants de Tyr; L’Assyrie aussi se joint à eux, Elle prête son bras aux enfants de Lot. Traite-les comme Madian, Comme Sisera, comme Jabin au torrent de Kison! Ils ont été détruits à En-Dor, Ils sont devenus du fumier pour la terre. Traite leurs chefs comme Oreb et Zeeb, Et tous leurs princes comme Zébach et Tsalmunna! Car ils disent: Emparons-nous Des demeures de Dieu! Mon Dieu! rends-les semblables au tourbillon, Au chaume qu’emporte le vent, Au feu qui brûle la forêt, A la flamme qui embrase les montagnes! Poursuis-les ainsi de ta tempête, Et fais-les trembler par ton ouragan! Couvre leur face d’ignominie, Afin qu’ils cherchent ton nom, ô Eternel! Qu’ils soient confus et épouvantés pour toujours, Qu’ils soient honteux et qu’ils périssent! Qu’ils sachent que toi seul, dont le nom est l’Eternel, Tu es le Très-Haut sur toute la terre! Selon ce Psaume, les Ismaélites au moins durant cette période entre l'an 1000 et 400, beaucoup faisait partie des nations qui haïssaient à la fois Dieu et le peuple de l'Alliance. Le psalmiste demande à Dieu d'amener la destruction sur ces nations pour qu'il sachent que Dieu seul est le vrai Dieu. Ceci indique que si les arabes de la Mecque sont les descendants Ismaël, alors le dieu (Allah) préislamique à la Mecque était un faux dieu. Il ne pouvait pas être le même Dieu adoré par les Juifs et les Chrétiens !

          Il est des sourates coraniques qui débutent donc par les lettres de l’alphabet qui ne constituant pas un mot. C’est donc le cas de Alif, Lâm, Mîm ! Le Coran a d'autres formulations: il s’agit d’une seule lettre par exemple le Sâd. Par le Coran, au renom glorieux ! ou le Qâf. Par le Coran glorieux, ou encore, Nûn. Par la plume et ce qu’ils écrivent !. D’autres versets, présentent deux lettres : Tâ, Hâ Yâ, Sîn Hâ, Mîm. Ainsi certaines sourates commencent par trois lettres : Alif, Lâm, Râ ou Alif, Lâm, Mîm. Nous retrouvons Alif, Lâm, Mîm" au début des sourates Al Baqarah, Al Imrân, Ar Rûm, Luqmân, Al Ankabût, et As Sajdah. D'autre part, il y a des sourates entammées par quatre lettres : Alif, Lâm, Mîm, Sâd" ou "Alif, Lâm, Mîm, Râ Enfin, certains versets qui comptent cinq lettres. C’est le cas de sourate Mariam : Kâf, Hâ, Yâ, Ayn, Sâd. Donc la question est de savoir si le sin ou le Ra par exemple étaient bien des dieu vénérés en Babylonie et En Égypte puis à la Kabba ! Selon la Tradition en Islam le Sahîh de Bukari 64.48.7, il y avait 360 statuettes représentant autant de divinités au moment où il reconquit La Mecque en 630.

         On sait aussi que le dieu du coran jurent par plus petit que lui ! Sourate 56:75. Non ! ... Je jure par les positions des étoiles (dans le firmament). Sourate 69:38. Mais non... Je jure par ce que vous voyez, 39. ainsi que par ce que vous ne voyez pas ! Sourate 75:2. Mais non ! , Je jure par l'âme qui ne cesse de se blâmer Sourate 81:15. Non ! ... Je jure par les planètes qui gravitent 16. qui courent et disparaissent ! 17. par la nuit quand elle survient ! 18. et par l'aube quand elle exhale son souffle ! Sourate 90 1. Non ! ... Je jure par cette Cité! Alors que la Bible dit: Hébreux 6:13 Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même, On sait aussi ce qu'est la kabba il s'agit de d'une pierre cubique que Plotmée décrit dans sa géographie (II siècle de notre Ere ) sous le nom de macoraba, qui est une transcription arabe de = Temple = Mikrâb. Il existait plusieurs sanctuaire ou l'on adorait plusieurs dieux un dieu païen vénéré à Petra selon l'évêque palestinien Epiphane qui vécut entre 315-401 nous en a donné des informations, ce dieu vénéré Petra nous dira t'il avait sa kaabou mot Grec qu'on peu identifier a Ka'aba. Il s'agit dieu Dhu'l sharâ . La fameuse pierre noire (bétyle) de la ka'ba est donc de forme cubique était encastré dans la maçonnerie d'un sanctuaire primitif et païen où l'on adorait nombreuses d'idoles! Les tribus Bédouines avaient coutumes d'y faire des pèlerinages! Mohammed se prend pour un possédé et en montre des signes Sourate 68 :52 versets Pré-Hégire Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.1. Noun . Par la plume et ce qu'ils écrivent ! 2. Tu (Muhammad) n'est pas, par la grâce de ton Seigneur, un possédé. Mohammed était donc t'il Possédé ? IL le dit de sa bouche, mais sur les conseil de Khadija et d'autres et de lui même il dira Allah m'a dit.....Un des verset cité dans le Coran mérite d'être mentionné l'est il par un vrai prophète ou par l'énorme en force ? il s'adjoint a ce que je viens de dire si Mohammed n'était pas possédé son message serait pure mais voilà que Mohammed cite Dieu comme le seigneur de divinité païennes appelé constellation Sirius, constellation de la canicule adoré par les arabes païens. La sourate l'étoile confirme : Sourate 53 :62 versets Pré-Hégire 49. Et c'est Lui qui est le Seigneur de Sirius. Lorsque L'ange se montra a Mohammed (Gabriel selon les musulmans) Mohammed fut épouvanté il pensa qu'il était devenu fou! Il chercha à suicider mais l'ange le prit entre ses deux ailes et l'en empêcha Tabarî II 69 pp.392-393 La première sourate mentionne une partie de cela sourate XCVI v 1-5 Les premières réactions à ses visions sont celles de la crainte te de la démence ! Khadija dit a son mari rassure toi Dieu ne fait pas ans la confusion ! Et bien on ne dirai pas ! Il s'écoulera trois ans avant que Mohammed ne prêche, il faut dire, qu'il a dut s'habituer à sa démence et se contrôler dans sa possession ! Tabari nous rapporte que Mohammed montait souvent sur la montagne pour se précipiter d'en bas mais, à chaque fois l'ange l'en empêcha! Voilà avec ce que nous venons de voir ci haut on peu de faire donc plusieurs opinions très claires ! En conclusion: On sait que suivant les différents peuples arabes, et leur succession, il a été donné différents noms au Lune-dieu : Aglibol (Palmyre, Syrie ), Amm (qataban, Yemen), Nanna ou Nannar (Ur, Irak), Sîn et Hubal (Kaaba, La Mecque, Arabie Saoudite ) Il est donc fort probable que toute l'Arabie par leur descendant adoraient le dieu lune ! D'ailleurs, ceci est prouvé de très nombreuses idoles dont le dieu lune, qui servira de point d'ancrage dans la nouvelle religion de Mohammed ! D'autres part, l'origine de l'Islam tirent ses sources dans la paganisme Mohammed se croit possédé le dieu du coran jure par plus petit que lui tout cela démontre que l'Islam ne vient pas de Dieu le créateur de l'univers et des être humains !


Pourquoi le Ramadan est il synchronisé avec la Lune ? Pourquoi le culte d'un cailloux noir ?

Un croyant devrait trouver cet article trés intéréssant, normalement !

Hazor

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 04:39
Voici la Newsletter de LibertyVox :

Bonjour,

Voici les MP3 des entretiens récents sur RocKIK.com:

Claude Reichman du 8 février 2008
http://www.libertyvox.com/files/RocKIK_ClaudeReichman_080208.mp3

Anne-Marie Delcambre, Père Samuel et Johan Bourlard du 17 mars 2008

http://www.libertyvox.com/files/RocKIK_AnneMarieDelcambre_PereSamuel_JohanBourlard_080317.mp3


Du lundi au vendredi, écoutez Wake-Up ! de 12h00 à 16h00 (06h00 à 10h00 au Québec) sur le http://www.rockik.com

Bonne écoute !

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La mort d’un assassin et … la presse française

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