Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le Blogue de la Résistance sur Internet
  • : Le WEB Résistant est le seul site francophone présentant toutes les références sur les sites de réinformation. Faites-le connaître autour de vous ! Ne restez pas seul, nous sommes nombreux.
  • Contact

Profil

  • Cyber-Résistant
  • CYBER--LIBERTARIEN
  • CYBER--LIBERTARIEN

En bref

ajouter-favoris.png

Abonnement

Inscription à la newsletter

  

The 910 Group

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Counterjihad Calendar 2009
The Counterjihad Calendar 2010

Counterjihad Brussels 2007

Counterjihad Vienna 2008

Counterjihad Copenhagen 2009

Counterjihad Zurich 2010

EU Eurabia Francais

Le Bulletin de Réinformation de Radio Courtoisie

 
FAIRE LE TEST POLITIQUE ?

http://img263.imageshack.us/img263/2081/diagrammenolan.jpg

 

Web Statistics

 
Locations of visitors to this page

Entête

http://www.wikio.fr

"Si vous entendez ce message, c'est que vous êtes la résistance."

International Civil Liberties

About

The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


Rejoindre le forum

 

The Center for Vigilant Freedom

27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 03:48
Islam et Christianisme: des traditions équivalentes?

[Intro Chapitre 14, p.171]

Image Hosted by ImageShack.us

« Ce n’est pas un stupide film hollywoodien », déclara l’actrice française Eva Green au sujet du dernier film sur les croisades du réalisateur anglais Sir Ridley Scott, Kingdom of Heaven.

C’est vrai. En fait, c’est plutôt un stupide film anglais.

« Les Musulmans », notait avec effusion le New York Times après une avant-première du nouveau blockbuster, « sont dépeints comme enclins à la coexistence jusqu’à ce que les extrémistes chrétiens ruinent tout. Et même lorsque les Chrétiens sont vaincus, les Musulmans leur offrent un sauf-conduit pour rentrer en Europe. » Sir Ridley, selon le Times, « a dit qu’il espérait démontrer que Chrétiens, Musulmans et Juifs pouvaient vivre ensemble harmonieusement – du moment que le fanatisme est tenu à l’écart. » Ou, comme Eva Green l’exprima, l’intention du film est de pousser les gens à « être plus tolérant, plus ouverts envers les Arabes. » [1]

À ce point, cela devrait être clair : l’idée que les Musulmans étaient « enclins à la coexistence » avec les non-Musulmans jusqu’à l’arrivée des croisés est historiquement fausse – à moins que par « coexistence », Ridley Scott n’entende la coexistence de l’oppresseur et de l’opprimé qu’était la dhimma. Eva Green et lui rendent les motivations politiquement correctes de ce film limpides : montrer que ce qui interfère dans la coexistence pacifique entre Musulmans et non-Musulmans est le « fanatisme », et non un quelconque élément d’une tradition religieuse. Le film est également destiné à faire en sorte que les Occidentaux racistes que nous sommes soient plus gentils envers les Arabes.

Mais le film n’est qu’un élément d’une campagne beaucoup plus vaste visant à convaincre les Occidentaux que la civilisation islamique est égale ou supérieure à la civilisation occidentale.

[1] Alan Riding, “The Crusades as a Lesson in Harmony? “, New York Times, 24 avril 2005

Kingdom of Heaven lave plus blanc que blanc…

Kingdom of Heaven est une histoire classique de cow-boys et d’indiens, dans laquelle les Musulmans sont nobles et héroïques et les Chrétiens sont vénaux et violents. Le scénario insiste lourdement sur les clichés politiquement corrects et les chimères de la tolérance islamique ; évacuant les lois et attitudes de la dhimmitude (dont Ridley Scott n’a vraisemblablement jamais entendu parler), il imagine un groupe épris de paix et de tolérance, une « communauté des Musulmans, des Juifs et des Chrétiens ». Mais, bien sûr, les Chrétiens gâchent tout. Un agent publicitaire vantant le film explique : « ils oeuvraient ensemble. C’était un lien solide jusqu’à ce que les Templiers causent des frictions entre eux ». Ah oui, ces ignobles « extrémistes chrétiens ».

Kingdom of Heaven a été conçu pour ceux qui pensent que tous les problèmes existant entre le monde islamique et l’Occident ont été provoqués par l’impérialisme, le racisme, et le colonialisme occidentaux, et que le glorieux parangon de la tolérance islamique, dont la lumière éclairait le monde à une époque, pourrait être rétabli si seulement les malveillants blancs d’Amérique et d’Europe se montraient plus tolérants. Ridley Scott et ses collaborateurs arrangèrent des projections anticipées du film à l’intention de groupes tels que le Conseil des relations américano-islamiques (Council on American-Islamic Relations, CAIR), de façon à s’assurer que les sensibilités musulmanes ne soient pas heurtées. C’est à tout point de vue un film de rêve pour l’establishment adepte du politiquement correct, exception faite d’un détail : il n’est pas fidèle à l’Histoire.

Le professeur Jonathan Riley-Smith, qui est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les croisades et l’un des principaux historiens s’intéressant à cette période, qualifia le film de « foutaises », et expliqua qu’il « n’est pas historiquement correct du tout » en « dépeignant les Musulmans comme sophistiqués et civilisés, et les croisés comme étant tous des brutes et des barbares. Cela n’a rien à voir avec la réalité ». Ah, et « il n’a jamais existé de communauté des Musulmans, des Juifs et des Chrétiens. C’est une absurdité totale. »

Le professeur Jonathan Philips, auteur d’un livre sur la quatrième croisade et le sac de Constantinople, a lui aussi exclu que film constitue une description fidèle de l’histoire, et conteste la représentation négative qu’il donne des chevaliers de l’ordre du Temple : « Présenter les Templiers comme les ‹ méchants › de l’histoire n’est une thèse soutenable que du point de vue musulman, et cette approche est incorrecte de toute manière. Ils furent la plus grande menace pour les Musulmans, et beaucoup finirent tués à cause du serment de défendre la Terre Sainte qu’ils avaient prêté. » Saladin est, selon l’agent publicitaire, « le héros du film ». Aucune mention n’est faite, naturellement, de ses massacres à Hattin, ou des plans analogues qu’il avait pour Jérusalem.

Pourtant, en dépit de la réécriture de l’Histoire et des efforts laborieux mis en œuvre pour dépeindre les Musulmans de l’époque des croisades sous un jour favorable dans Kingdom of Heaven, l’apologiste islamique Khaled Abou El Fadl, professeur de droit islamique à l’Université de Californie, écumait de rage à son propos : « Selon moi », s’emporta-t-il, « il est inévitable – et je suis prêt à risquer ma réputation là-dessus – qu’après la sortie de ce film, des crimes haineux soient commis directement à cause de lui. Les gens iront le voir le week-end et décideront de donner une leçon à quelque enturbanné. » Bien sûr, ceci constitue moins un acte d’accusation contre le film que contre la population américaine.

Quoi qu’il en soit, Kingdom of Heaven a coûté plus de 150 millions de dollars, met en vedette une distribution prestigieuse, et est vendu comme « une fascinante leçon d’histoire ».

Fascinante, peut-être – mais seulement en tant que preuve du mal que les Occidentaux d’aujourd’hui sont prêts à se donner pour se leurrer eux-mêmes.

 

 

[1] Charlotte Edwardes, “Historians say film ‘distorts’ Crusades“, London Sunday Telegraph, 18 janvier 2004 .

(NdT: D’autres liens vers des articles se posant la question de la propagande dans KoH sur http://www.zombietime.com/kingdom_of_heaven)

 

Mythe P.C. : le problème auquel le monde doit faire face aujourd’hui est celui du fondamentalisme religieux

 

Toute tradition religieuse est-elle également capable de provoquer la violence ? Cette notion, aussi répandue soit-elle, serait beaucoup plus crédible si Pat Robertson et Jerry Falwell [1] écrivaient des articles défendant la lapidation des personnes adultères (comme Hani Ramadan, écrivain musulman basé en Suisse, qui fit paraître un article ayant ce sujet dans le quotidien français Le Monde en septembre 2002), ou réclamaient l’exécution des blasphémateurs (le blasphème est une offense passible de la peine de mort au Pakistan et ailleurs dans le monde islamique) [2] , ou envoyaient des avions s’écraser sur les bâtiments symboliques de ceux qu’ils considèrent comme leurs ennemis.

 

Que les Chrétiens évangéliques ne commettent pas ces actes est une indication claire que tous les « fondamentalismes » ne sont pas comparables. Contrairement aux opinions déconstructionistes qui prévalent sur les campus universitaires de nos jours, les religions ne sont pas simplement des matériaux bruts qui peuvent être transformés en tout et n’importe quoi par les croyants. Il y a des points communs considérables dans le comportement des gens pieux de toutes les traditions. Par exemple, ils prient, se réunissent, et accomplissent certains rituels. Parfois même ils commettent des actes violents au nom de leur religion. Mais la fréquence et la diffusion de tels actes – et leur degré de parenté avec le courant prédominant de la religion en question – sont déterminés dans une grande mesure par les enseignements concrets de chaque culte. Les apologistes islamiques aiment à désigner Timothy McVeigh et Eric Rudolph [3] comme des exemples de terroristes chrétiens, mais il y a trois raisons qui font que McVeigh et Rudolph ne sont pas équivalents à Ben Laden et Zarkaoui :

 

♦ Ils ne tentèrent pas de justifier leurs actes en se référant à la tradition ou aux Écritures chrétiennes.

♦ Ils n’agirent pas sur la base des enseignements chrétiens traditionnels.

♦ Il n’y a pas de grands groupes chrétiens dans le monde qui soit voués à mettre en application les mêmes enseignements.

 

La différence entre Oussama Ben Laden et Eric Rudolph est la même qu’entre des actes aberrants et des enseignements aberrants. Tout être humain ayant un système de croyances peut faire des choses abominables. Mais les actes abominables sont davantage susceptibles d’advenir en plus grands nombres et fréquence lorsqu’ils sont encouragés et perpétués par des textes religieux et par ceux qui prêchent.

 

 

[1] NdT : Pat Robertson et Jerry Falwell sont tous les deux des « télévangélistes » conservateurs assez influents aux USA

[2] Hani Ramadan, “La charia incomprise”, Le Monde, 10 septembre 2002. Pour un cas typique d’exécution pour blasphème au Pakistan, voir par exemple “Man Accused of Blasphemy Shot Dead”, Reuters, 20 avril 2005

[3] NdT : Timothy McVeigh est l’auteur de l’attentat à la bombe d’Oklahoma City en 1995, et a été exécuté en 2001. Eric Rudolph a été condamné à l’emprisonnement à perpétuité en 2005 pour avoir posé quatre bombes (celle des Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996, ainsi que dans deux cliniques pratiquant l’avortement et dans un club homosexuel).

 

 

Vous ne voulez quand même pas dire que l’Islam est le problème ?

Quelle est l’alternative à la position de Ridley Scott selon laquelle c’est le « fanatisme » qui suscite tous nos ennuis aujourd’hui ? C’est une opinion que les gens politiquement corrects ne peuvent tout simplement pas comprendre : le problème est inhérent à l’Islam et ne disparaîtra pas, ou ne sera pas neutralisé, tant que ce fait ne sera pas reconnu.

 

Dire que le problème est inhérent à l’Islam n’est pas dire que tout Musulman est un problème. Comme nous l’avons vu, beaucoup de ceux qui se disent Musulmans n’ont qu’une connaissance indirecte et superficielle des enseignements de l’Islam. Non, admettre que la violence jihadiste internationale indique un problème avec l’Islam n’est que simple honnêteté : il y a des groupes dans le monde qui croient qu’il en va de leur responsabilité devant Dieu que de mener la guerre contre les non-Musulmans et d’imposer la loi islamique, d’abord dans les états musulmans, puis dans les états non musulmans. C’est une motivation centrale de la violence terroriste aujourd’hui, et elle prend racine dans les enseignements du Coran et de la Sunna (c’est à dire la tradition islamique).

 

Certains analystes redoutent que si les autorités occidentales commençaient à reconnaître que l’ennemi de l’Amérique dans la « guerre contre le terrorisme » n’est pas un groupe de gens ayant détourné l’Islam, mais bien des hommes qui oeuvrent sur la base d’enseignements issus du cœur même de l’Islam, nous ne soyons bientôt impliqués dans une guerre contre le monde islamique tout entier. Il serait alors certainement plus compliqué de maintenir les alliances d’opérette qui existent à l’heure actuelle avec les Saoudiens, les Pakistanais et les Égyptiens. Mais cela permettrait aussi aux États-Unis de demander des comptes à ces alliés putatifs quant à leur allégeance au jihad mondial, et de matérialiser l’avertissement donné au monde par George W. Bush après le 11 septembre 2001 : « Vous êtes soit avec les terroristes, soit avec nous. »

 

D’autres évitent de constater la crise profonde de l’Islam d’aujourd’hui sous le prétexte que cela découragerait et irriterait les musulmans modérés. S’ils sont véritablement modérés, il n’y a pas de raison. Aucun problème ne peut être résolu si sa source n’est pas identifiée. Un docteur qui traite à l’aspirine des maux de tête persistants provoqués par une tumeur au cerveau n’échappera pas longtemps à un procès pour faute professionnelle. Si un quelconque projet d’Islam modéré doit réussir, ce ne sera qu’en identifiant les éléments de l’Islam qui sont à l’origine de la violence et du terrorisme, et en oeuvrant d’une manière ou d’une autre pour modifier la compréhension que les Musulmans ont de ces éléments – soit en faisant en sorte que les recruteurs de jihadistes ne puissent plus convaincre de jeunes hommes de les rejoindre en faisant appel à leur désir d’accomplir « l’Islam pur. »

 

Que les Musulmans modérés puissent réellement réussir à changer la compréhension de l’Islam de millions de Musulmans est une question ouverte. Mais il n’y a aucune chance que cela se produise s’ils ne discernent pas pourquoi l’Islam crée des individus comme Ben Laden et Zarkaoui.

 

 

Cela paraît logique. Pourquoi est-ce si difficile à accepter pour certains ?

 

Une partie de la raison pour laquelle l’establishment politiquement correct trouve ceci si difficile à accepter est que, dans leur vision simpliste et réductrice du monde, les Occidentaux sont « blancs » et les Musulmans sont « de couleur ». Selon le dogme politiquement correct, les peuples de couleur ne peuvent être coupables d’aucun tort ; ils sont à jamais victimes d’injustices. Tous leurs actes de violence ne sont que des réactions aux provocations ahurissantes de l’homme blanc.

L’exemple le plus scandaleux est peut être celui de l’avocate radicale Lynne Stewart, reconnue coupable en février 2005 d’avoir fait passer des messages pour Omar Abdel Rahman, le cheik emprisonné qui fut le cerveau de l’attentat à la bombe du World Trade Center en 1993. Pourquoi Stewart devint-elle l’estafette de jihadistes sanguinaires? Elle expliqua : « Pour nous débarrasser du type de capitalisme inflexible et vorace qui règne dans ce pays, qui perpétue le sexisme et le racisme. Je ne pense pas que cela puisse se faire sans violence. » [1] Comment Stewart put-elle penser qu’Omar Abdel Rahman, un Musulman traditionaliste qui sans nul doute croit que les femmes existent pour servir les hommes et que celles qui sont désobéissantes devraient être battues (Coran IV:34), puisse être un champion du combat contre le sexisme et le racisme ? … Et bien, il combat « l’homme blanc », n’est-ce pas ?

 

 

[1] “Lawyer Convicted of Helping Terrorists,” dépêche Associated Press, 10 février 2005

 

 

Recouvrer la fierté dans la civilisation occidentale

 

« Ecoutez, Dr Yeagley, je ne vois rien dans ma culture dont on puisse être fier. Elle n’est rien du tout. Mon ethnie n’est vraiment rien. Regardez votre culture. Regardez la tradition amérindienne. Ça, je trouve, oui, vraiment super. Vous avez de quoi être fier. Ma culture, c’est que dalle. » [1]

 

Ces mots sont ceux qu’une étudiante blanche, « Rachel », adressa au professeur amérindien David Yeagley en 2001.

 

Rachel est clairement imbibée de l’état d’esprit exprimé notamment par Jesse Jackson en 1985 : « Ho ! Ho ! Hé ! Hé ! La civilisation occidentale, du balai ! » Et il est pratiquement certain qu’elle considère les croisés comme le summum des « hommes blancs archaïques [2] », et les croisades comme une démonstration inexcusable d’impérialisme, de racisme, et probablement de génocide de la part de l’Occident. Si elle avait fréquenté une école ayant des « croisés » sur son blason, elle aurait été parmi les premiers à en exiger la disparition. Et vu la manière dont les croisades sont présentées dans la majorité des écoles de nos jours, c’est parfaitement compréhensible. Mais la plupart de ce que l’étudiant lambda connaît aujourd’hui sur les croisades et sur d’autres sujets similaires est erroné. Ceux qui inculquent de telles fumisteries ont un intérêt personnel à produire des Américains qui tiennent le discours de Rachel. Et celle-ci accepte tous ces mensonges grâce à des décennies de conditionnement anti-Américain, anti-Occidental et anti-Chrétien dans nos écoles et universités.

 

 

[1] David A. Yeagley, “What’s Up With White Women?” FrontPageMagazine.com, May 18, 2001

[2] NdT : “dead white males”, terme péjoratif utilisé habituellement pour faire référence à l’école de pensée ou de pédagogie traditionnelle qui soulignait l’importance des grands penseurs, écrivains, scientifiques et explorateurs européens, supposément au détriment d’autres groupes (les femmes, les non-européens,…)

 

 

Pourquoi il faut dire la vérité

C’est pourquoi la vérité doit être dite sur les croisades et sur d’autres composantes de l’interaction historique entre le Christianisme et l’Islam. Les Américains et les Européens – ainsi que les Chrétiens du Moyen-Orient et d’ailleurs – doivent cesser de battre leur coulpe pour les péchés de jadis, se rappeler l’héroïsme d’antan, et discerner les bienfaits que la civilisation judéo-chrétienne a apportés au monde. Nous devons examiner honnêtement l’Islam et le Christianisme et reconnaître en quoi ils diffèrent. On ne devrait plus admettre des censeurs P.C. qu’ils interdisent de remarquer que, bien que la nature humaine soit partout la même et que des gens aient justifié la violence au nom de toutes les religions, celles-ci ne sont pas identiques.

Le Christianisme est au coeur de la civilisation occidentale. Il a façonné les Américains que nous sommes, et a influencé les Européens et d’autres peuples de par le monde depuis plus longtemps encore. Qu’on l’apprécie ou non, il a modelé même ceux qui rejettent la foi chrétienne. Le Christianisme partage ses principaux principes moraux avec le Judaïsme – des principes omniprésents en Occident, mais incomplètement transmis à l’Islam. Ces principes sont la source dont les penseurs modernes ont tiré le concept des droits universels de l’homme – la base de la culture laïque occidentale.

 

Yeagley remarque : « Les Cheyennes ont un dicton : ‹ Une nation n’est jamais conquise tant que le cœur de ses femmes n’est pas à terre ›. Lorsque Rachel dénigra les siens, elle le fit avec l’assurance imperturbable d’une grande prêtresse déclamant sa liturgie. Elle parla sans crainte de la critique ou de la censure. Et elle n’en fit pas l’objet. Les autres étudiants écoutèrent en silence, leurs regards allant et venant timidement d’elle à moi, comme s’ils étaient incertains de savoir lequel d’entre nous deux était le meilleur expert… Qui avait conquis le peuple de Rachel ? Qu’est-ce qui l’avait conduite à lui manquer de respect ? Pourquoi se comportait-elle comme une femme d’une tribu vaincue ? »

 

Pourquoi, en effet ? En fin d’analyse, comme le fait remarquer Yeagley, le résultat est la défaite : des gens qui ont honte de leur propre culture ne la défendront pas.

 

C’est pourquoi dire la vérité sur les croisades, le Christianisme, et l’Occident n’est pas affaire de cocoricos culturels ou d’apologétique religieuse. C’est un élément essentiel de la défense de l’Occident contre le jihad international actuel.

The-Politically-Incorrect-Guide-to-Islam--and-the-Crusades-.jpg


La chrétienté et l'islam

Résumé de 15 siècles d'affrontement entre la chrétienté et l'islam

La coexistence entre Chrétienté et Islam paraît partout dans le monde ne pas aller de soi. La France n’est pas à ce titre une exception, même si la question n’a pas (encore ?) pris chez nous une tournure aussi dramatique que dans de trop nombreux pays. Les débats auxquels nous assistons sur le sujet sont désormais quotidiens.


Parmi les arguments le plus souvent invoqués contre les Chrétiens figure en bonne place le reproche d’avoir gravement, à au moins deux reprises, agressé les Musulmans : lors des croisades, puis, huit siècles plus tard, lors de la colonisation. Ces « péchés », régulièrement invoqués par ceux qui ne semblent pas les avoir « digérés », feraient passer pour un juste retour des choses leur afflux massif en terre chrétienne et leur revendication du droit d’y affirmer leur foi. Un tel argument est très largement repris chez nous : « avec tout ce qu’on leur a fait, on ne l’a pas volé ».


Ces reproches doivent toutefois être replacés dans une perspective historique plus large que celle du dernier siècle, ou même du dernier millénaire. Sans entrer dans les détails, il importe de rappeler quelques faits.




Le premier est la conversion au christianisme de l’empereur romain Constantin en 323. Presque du jour au lendemain, et pacifiquement, un Empire s’étendant d’est en ouest de l’actuel Iran à l’actuel Maroc, et du nord au sud de l’Ecosse à l’Egypte, devient donc chrétien. Constantin, pour marquer cette rupture, transfère en 330 sa capitale de Rome à Byzance, qui prend le nom de Constantinopolis, la "ville de Constantin".


Lorsqu’en 613 l’Islam fait irruption dans l’Histoire, le bassin méditerranée est donc chrétien depuis trois siècles. La nouvelle religion se répand dès la mort du Prophète comme une traînée de poudre et toujours par le moyen de la guerre. Le Moyen-Orient (Syrie, Palestine, Egypte…) est subjugué entre 635 et 642, le Maghreb entre 660 et 710, l’Espagne dans les années 720, la France l’aurait été si Charles Martel n’avait remporté la victoire de Poitiers (732). C’est donc en un siècle un énorme pan de la Chrétienté, comprenant les Lieux Saints, qui est par force islamisé. Dans certaines régions (le Maghreb de saint Augustin), notre religion est totalement éradiquée. Pendant près de cinq siècles, les Chrétiens purent toutefois continuer à se rendre en Terre Sainte.


Le pèlerinage à Jérusalem est alors très répandu, mais devient de plus en plus périlleux jusqu'en 1078, où les Musulmans en interdisent complètement l’accès aux Chrétiens. La première croisade eut donc pour objectif de réouvrir aux pèlerins la route de Jérusalem que leur interdisaient les Musulmans. Elle aboutit à la prise de la ville et à la reconstitution en Terre Sainte d’un éphémère Etat chrétien (1099-1291).


A la même époque, l’Espagne entreprenait de se libérer du joug arabe par la Reconquista (« de sinistre mémoire » a-t-on récemment pu entendre à la radio). Le célèbre Cid de Corneille fut l’un des artisans de cette longue guerre, très dure puisque si la victoire chrétienne de Las Navas de Tolosa en 1212 est considérée comme un événement décisif, il fallut attendre 1492 pour que les armées d’Isabelle la Catholique mettent un terme définitif ( ?) à l’existence du Royaume islamique de Grenade (« et à la tolérance religieuse qui y régnait », nous apprend le journal Le Monde).


Aujourd’hui encore les Musulmans ont la nostalgie de l’Espagne islamique. Le roi d’Arabie, de passage en Andalousie, a récemment demandé que la cathédrale de Séville soit rendue à l'Islam. L’archevêque de la ville lui a répondu qu’il faudrait d’abord rendre Sainte-Sophie de Constantinople au culte chrétien…


Car à l'époque même où l'Espagne se libérait du joug musulman, l'Empire byzantin succombait. Comme par un phénomène de vases communicants, le reflux de l'Islam en Espagne fut contemporain de sa formidable progression en Grèce et dans les Balkans. En 1453, Constantinople, capitale millénaire du premier empire chrétien, tombe entre les mains de l’Empire musulman des Ottomans, qui en font leur capitale (le nom d’Istanbul est une dégradation de celui de Constantinopolis).


La progression islamique se poursuit jusqu’au cœur de l’Europe : la Serbie chrétienne succombe à la bataille de Kossovo (1389). On peut lire à ce sujet dans le dictionnaire d’Histoire universelle : « pendant près de trois siècles, le peuple serbe allait être soumis à une tyrannie très dure ; beaucoup de grandes familles serbes furent exterminées, le peuple réduit en servitude et des milliers d’enfants enlevés pour être élevés dans l’Islam et enrégimentés dans le corps des janissaires ». On comprend mieux la « sensibilité » des Serbes par rapport à la question musulmane, notamment au Kossovo!


Puis c’est la Bulgarie, l’actuelle Roumanie, la Hongrie qui succombent à leur tour. En 1683 (il y a tout juste trois siècles !), les Musulmans assiègent Vienne dont la population, pour ne pas paraître affamée, leur lance par dessus les remparts des petits pains en forme de croissants, symbole de l’Islam. Ces « viennoiseries » auront la vie longue, mais qui se souvient encore de leur histoire ?


C’est une intervention polonaise qui délivre la capitale autrichienne. Comme en Espagne commencera alors dans les Balkans une lente et sanglante Reconquista. Les Musulmans se montrent particulièrement cruels dans la répression des insurrections chrétiennes (le massacre de toute la population de l'île de Chio, en 1822, a été « immortalisé » par Victor Hugo). La Grèce n’est libérée qu’en 1830, après quatre siècles d’occupation, la Bulgarie en 1876, la Bosnie en 1913 !


En 1914 commence la première guerre mondiale, et c'est une époque charnière. L’Empire Ottoman s’allie en effet aux empires allemand et austro-hongrois. Il profite des hostilités pour en finir avec l’importante communauté arménienne (1,5 millions de morts). Vaincu en 1918, l’Empire est démantelé en 1919 par le traité de Sèvres. Il n'existe plus depuis cette date d'Etat musulman unifié, mais des Etats islamiques indépendants et souvent rivaux les uns des autres.


Le traité de Lausanne (1923) confirma (étrange amnésie ou volonté symbolique des puissances occidentales, devenues "laïques".?) le maintien de Constantinople-Istanbul dans la République turque…


Les derniers temps de l’Empire Ottoman ont vu les puissances occidentales profiter de son état « d’homme malade ». C’est la « colonisation ». L’Algérie, la Tunisie et le Maroc ont été occupés par la France pendant respectivement 130, 80 et 40 ans ; l’Egypte par les Britanniques pendant 50 ans… Ceux qui depuis cinq siècles campent à Constantinople nous invitent quotidiennement à battre notre coulpe pour quelques décennies de colonisation, ce que nous faisons bien volontiers. Mais si de nombreuses injustices ont certes été commises pendant cette brève période, il est en tout cas une chose que personne ne pourra venir reprocher aux « Chrétiens » : celle d’avoir tenté de convertir à leur foi les populations musulmanes des pays colonisés.


Voici donc le tableau des grands mouvements de flux et de reflux qui ont caractérisé les relations Chrétienté-Islam depuis près de 1500 ans. Il est caractérisé par un fait essentiel : la volonté constante d’expansion de l’Islam - pour qui le monde est divisé en deux parties : une « Maison de l’Islam » (Dar-el-islam) et une « Maison de la guerre » (Dar-el-harb) au détriment de la Chrétienté.


L’Occident déchristianisé et amnésique s’imagine que l’Histoire a commencé avec la Révolution française, et que la colonisation résume donc nos relations avec le monde musulman. Ce dernier, qui a la mémoire plus longue, joue à fond de cet argument culpabilisant et inhibant. De la rancune des croisades à la nostalgie de l’Espagne islamique, il n’a, lui, rien oublié. Apparemment moins disposés que les Chrétiens à l’examen de conscience et à l’autocritique, les Musulmans leur font reproche d'avoir, même temporairement, reconquis d'anciennes terres chrétiennes. Comme en leur temps les Marxistes, ils semblent considérer que l’Histoire est à sens unique, et que toute tentative d’en remonter le cours est proprement scandaleuse.


Aujourd'hui l'éclatement de la Maison de l'Islam rend impossible le retour des invasions militaires que la Chrétienté a connues de sa part pendant des siècles. Mais l'on sent bien le défi que constitue pour les Chrétiens l'afflux pacifique dans leurs pays de millions de Musulmans porteurs d'une vision qui a le mérite d'être claire.


De ce fait les propos de l’imam d’Oyonnax, il y a quelques années, pour qui la France serait un jour une république islamique, ne sont pas une maladresse ou une « bavure ». La ligne de front s’est aujourd’hui déplacée jusqu’au cœur de notre pays, de nos villes. La France est (re-)devenue Maison de la guerre, même s'il ne s'agit pas forcément d'une guerre au sens militaire. Et si l'Islam réussissait pacifiquement en Occident ce qu'il n'a pas pu y obtenir par d'autres moyens ?


Si nous devons relever ce défi en chrétiens, avec amour et espérance, nous ne devons pas en revanche nous voiler la face : quinze siècles nous éclairent sur le sens de ce que nous vivons aujourd’hui.

Image Hosted by ImageShack.us

Partager cet article
Repost0
26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 19:35
 

 

Les esclaves oubliés de l’histoire

Résumé :

La traite transatlantique organisée par les Européens (douze millions d'Africains déportés en deux siècles et demi), ne fut pas la seule. Ce documentaire raconte l'histoire de la traite orientale et arabo-musulmane, 17 millions d'Africains réduits en esclavage durant quatorze siècles. Il s'intéresse également à une filière encore plus mal connue, la traite interne à l'Afrique noire, menée pendant des siècles par les royaumes africains. Il montre enfin que ces systèmes ont perduré dans le monde musulman et en Afrique noire jusqu'au milieu du XXe siècle. Salah Trabelsi, Ibrahima Thioub, Henri Medard et Mohamed Ennaji, spécialistes de ces questions, s'expriment. Ils analysent également la raison pour laquelle cette réalité suscite toujours de vives controverses, aussi bien dans les mondes africain et musulman qu'en Occident.

Sur Arte.



Au terme d’une longue enquête qui l’a mené de Nouakchott à Brunei, Malek Chebel dresse un constat accablant : l’esclavage a été et reste un fait musulman.

Le mot le plus courant, en arabe, pour désigner l’esclave est ‘abd, duquel dérivent des termes comme ‘ubudiyya (« esclavage »). D’autres vocables sont encore utilisés, tels que raqîq (« mis en servitude »), jâriya (« esclave femme »), ghulîm (« esclave homme »). Et ce n’est pas tout. Au Proche-Orient, zandj (probablement issu de Zanzibar) et aswad désignent l’esclave noir, alors que mamlûk (littéralement « possédé ») s’applique à une catégorie particulière, la caste militaire servile.
Ce n’est donc pas le vocabulaire qui manque en terre d’Islam pour parler de l’esclavage. Cette richesse sémantique tranche toutefois avec le mutisme qui entoure le phénomène. Un mutisme d’autant plus choquant, aux yeux de Malek Chebel, que l’esclavage a pris des dimensions considérables tout au long de l’histoire de cette région du monde et qu’il reste à bien des égards très présent dans le quotidien de centaines de millions de gens.
C’est pour briser ce silence assourdissant que l’anthropologue algérien, bien connu des lecteurs de Jeune Afrique pour ses nombreux ouvrages autour de l’islam, s’est livré à une longue enquête. Fruit d’innombrables lectures, son pavé de 500 pages est aussi et surtout le compte rendu d’un voyage de plusieurs mois qui l’a conduit des rives de l’Atlantique au fin fond du Sud-Est asiatique en passant par les pays du Golfe, l’Asie mineure, l’Afrique saharienne.
Le constat final est accablant : « À Brunei, au Yémen, dans les pays du Sahel, chez les Touaregs, en Libye, dans le Sahel tunisien, en Égypte, en Arabie, en Mésopotamie, au Soudan ou à Djibouti, il n’est pas un lieu gagné par l’islam où ne se soit jamais pratiqué le commerce d’esclaves. »
Encore convient-il d’établir des distinctions entre les pays et de relever les caractéristiques propres des différentes contrées concernées. La Libye et l’Algérie, par exemple, débouchés naturel des routes commerciales transsahariennes, ont surtout servi de voies de transit. Des pays tels que l’Égypte ou l’Arabie saoudite actuelles étaient, eux, de gros consommateurs, osera-t-on dire, de marchandise humaine. Idem pour la Turquie. Les Européens ont fantasmé sur les odalisques des harems d’Istanbul, sujet de prédilection pour les peintres orientalistes, et se sont extasiés sur les exploits militaires des janissaires de l’Empire ottoman. Faut-il rappeler que les premières comme les seconds étaient des captifs ?

En Afrique, on le sait, c’est à la lisière du monde noir que l’esclavage prit les plus grandes proportions. Au Maroc, où la composante négroïde de la population saute aux yeux du voyageur, les traces en sont manifestes. Que sont les fameux musiciens gnaouas sinon les descendants de Noirs « importés » de la zone soudanienne au temps où le Maroc était une grande puissance régionale ? Et puis, il y a le cas de la Mauritanie, où, malgré les démentis, l’esclavage reste une réalité manifeste. La preuve en est que le Parlement a voté à plusieurs reprises des textes l’interdisant. Malek Chebel rappelle un indice qui ne trompe pas : de nombreuses associations d’affranchis tentent de se constituer en force politique. « En attendant, commente l’auteur, chaque foyer de Beidane (“Blancs”) entretient des harratine noirs, fils d’anciens esclaves auxquels il donne le nom de “serviteurs”, un peu comme on faisait naguère à la Barbade, où l’on gratifiait pudiquement du nom d’“apprentis” les esclaves fraîchement libérés de leurs chaînes. »
Ainsi donc, une bonne part de la main-d’œuvre servile utilisée dans le monde arabe venait d’Afrique subsaharienne - en Tunisie, le même mot, abîd, désigne indistinctement l’esclave et le Noir… - et tout particulièrement du Sahel, de l’Éthiopie ainsi que de la côte orientale du continent. Mais les Balkans et les steppes de l’Asie centrale furent également d’importants bassins pourvoyeurs.
Combien furent-ils ? Dans le cas de la traite occidentale, les éléments de chiffrage existent : les négriers tenaient des journaux de bord dans lesquels était reporté le détail de leur commerce honteux. Rien de tel avec la traite orientale. Confrontant les diverses sources, Malek Chebel estime à plus de 20 millions le « volume total de l’esclavage en terres arabes et musulmanes ». Ce nombre englobe aussi bien les captifs de guerre slaves, les concubines et les domestiques circassiennes, que les domestiques noirs achetés à des négriers ou razziés dans les villages du Sahel, les marins chrétiens capturés par les corsaires barbaresques en Méditerranée. Les négriers arabes auraient donc fait « mieux » que leurs homologues européens. Les uns ont, il est vrai, sévi pendant quatorze siècles, contre moins de quatre pour les autres.

Faut-il chercher dans le Coran la cause du mal ? Le Livre, certes, accepte que la condition de sujétion des esclaves par rapport aux maîtres soit maintenue en l’état. Car l’islam est né dans une région du monde où l’esclavage était quasiment un mode de production. Mais il tente d’en limiter les abus, tout comme il apporte un progrès incontestable à la situation des femmes (notamment en limitant à quatre le nombre des épouses autorisé).
Par ailleurs, l’affranchissement est recommandé au croyant dont il favorise l’accès au Paradis. Le prophète Mohammed n’avait-il pas donné l’exemple en la matière ?
Vivement encouragé en théorie, l’affranchissement n’a, hélas, guère été suivi en pratique. De siècle en siècle, l’esclavage est devenu un fait musulman, s’inscrivant profondément dans les habitudes. Pourtant, c’est un sujet dont on ne parle pas. En dehors de l’Égyptien Mohamed Abdou, du Syrien Rachid Ridha, de l’Iranien Mirza Ali Mohamed, fondateur, au XIXe siècle, du bâbisme, qui a fermement condamné cette pratique, la plupart des réformateurs sont restés étonnamment discrets sur la question.
Et que dire des islamologues ! Louis Massignon, Vincent Monteil ou Jacques Berque disposaient des informations qui leur auraient permis, en plein XXe siècle, de tirer la sonnette d’alarme. Peut-être ont-ils préféré, écrit Malek Chebel, « la hauteur mystique des grands penseurs, des philosophes et des théosophes de l’islam aux réalités scabreuses des marchands de chair humaine ». Ils savaient, mais leur empathie pour l’islam les inclinait à trouver à cette religion et aux hommes qui s’en réclament des excuses qui ne sont en rien justifiées.

Quand bien même la réalité de l’esclavage arabe est reconnue, c’est souvent pour en atténuer la rudesse : il n’aurait pas abouti à la dépersonnalisation de l’esclave, comme cela a été le cas avec le commerce triangulaire Afrique-Amérique-Europe, affirme-t-on. Comme s’il pouvait y avoir une graduation dans l’infamie…
Mais le pire est peut-être dans l’impact que l’esclavage a eu sur les mœurs politiques du monde arabe. Dans un livre tout récent*, l’universitaire marocain Mohammed Ennaji explique en quoi il a fondé le rapport au pouvoir et donc l’absolutisme qui est encore souvent la règle dans cette partie du monde.
Une fois le livre de Malek Chebel - dont, curieusement, les médias ont peu parlé - fermé, on ne voit plus la civilisation islamique de la même façon. Comme l’auteur lui-même, qui, pour, cette étude a dû « parcourir au moins 120 000 kilomètres » pour en arriver à cette terrible conclusion : « L’islam dit l’inverse de ce que les musulmans pratiquent, et c’est une énigme en soi. La duplicité humaine qui consiste à transformer un message d’émancipation en goulag humain fait partie intégrante de ce paradoxe. »


* Le Sujet et le Mamelouk. Esclavage, pouvoir et religion dans le monde arabe, éd. Mille et une nuits, 368 pages, 16 euros.


Source : « Jeune Afrique » - 18 novembre 2007 

Dominique Mataillet


UN AFRICAIN CONSIDÈRE L’ESCLAVAGE ISLAMIQUE INFLIGÉ AUX AFRICAINS

 

Zanzibar, 1850-1890
The Indian Ocean Slave trade evolved around the Indian Ocean basin. Slaves were taken from mainland East Africa and sold in markets in the Arabian Peninsula and the Persian Gulf. In contrast to the trans-Atlantic Slave Trade, the Indian Ocean Slave Trade was much older dating back from at least the second century C.E. until the early twentieth century. For example, the oldest written document from the East Africa Coast, the Periplus of the Erythraean Sea, describes a small trade in slaves around the second century C.E.


I. LES PRÉTENTIONS DE L’ISLAM

Aujourd’hui il y a de nombreux Afro-Caraïbes et Afro-Americains qui se convertissent a l’Islam. Selon les recherches, ces nouveaux Musulmans se sont convertis avant tout parce qu’ils pensaient que l’Islam était une religion de "fraternité et d’égalité". Beaucoup d’entre eux croyaient que l’Islam n’avait pas de problèmes raciaux et qu’il n’était pas impliqué dans la traite des esclaves, ainsi que plusieurs pays occidentaux européens.

‘Abd-al-Aziz’ Abd-al-Zadir Kamal écrit en "L’Islam et la question raciale": "Dans l’Islam, l’humanité constitue une seule grande famille, créée (avec)... diversité de couleur de la peau... (pour cette raison)... en adorant Dieu, tous les hommes sont égaux, et un Arabe n’a pas la priorité sur un non Arabe… Tous les êtres humais sont... égaux… et les mariages sont conclus sans tenir compte de la couleur de la peau." Il affirme donc que dans l’Islam il y a l'harmonie raciale et que tous, indépendamment de leur couleur, ont "les mêmes droits sociaux… les obligations légales... l’opportunité de trouver du travail et... la protection de leur personne" (pag. 64).

Mais est-ce vrai? Ces prétentions sont-elles valables à la lumière de l’histoire? Voyons par exemple la question de l’esclavage de l’Islam.


II. LES SOURCE ISLAMIQUES CONFIRMENT-ELLES CES PRÉTENTIONS?



 


Colonialisme arabe musulmane
Région de l'esclavage arabe
Région de l'esclavage européen

 

 

 

 

 

 

 

Malheureusement il y a beaucoup de personnes de couleur noire qui croient que l’attaque acharnée des Arabes à l’Occident s’accorde avec la cause africaine. C’est une erreur mortelle. Les premiers écrivains Musulmans des traditions islamiques (qui ont été rédigées assez tard, c’est-à-dire entre le 9ème et le 10ème siècle après J.C.) admettent que déjà aux temps de Mahomet il était devenu approprié de propager ses idées par des conquêtes militaires; donc il n’est pas surprenant que selon la tradition il ait dit: "L’action la plus digne d’attention… et la meilleur source de gain est la guerre" (Mishkat II, pag. 340).

Quand les premiers leaders de la conquête arabe (c’est-à-dire Abu Bakr, Umar et d’autres) envahissaient les pays, l’histoire démontre que les habitants innocents pouvaient être dominés ou bien "accepter la mort par l’épée" (Dictionary of Islam, pag. 24).

Le Coran même commande aux Musulmans: "…tuez ces faiseurs de dieux, où que vous les trouviez; et capturez-les, et assiégez-les, et tenez-vous tapis pour eux dans tout guet-apens..." (Sourate 9:5). En outre il recommande aux Musulmans d’avoir des esclaves, hommes et femmes (Sourate 4:24-25).

Selon la tradition islamique le général Abu Ubaidah, durant le siège de Jérusalem, donna le choix aux habitants "d’accepter l’Islam ou bien de se préparer a être tués par l’épée" (Rau Zatu, Volume II, pag. 241).

Les compilateurs Musulmans à la fin du 9ème siècle admettent franchement que Mahomet fut un chef militaire. Alors que les premières descriptions de la vie de Mahomet en disent peu sur son activité prophétique, il abonde de récits, concernant ses batailles. Al-Waqidi (mort en 820) estime que Mahomet fut impliqué personnellement dans 19 batailles sur 26 (Al Waquidi 1966:144). Ibn Athir dit que leur nombre a été de 35 (Ibn Athir, pag. 116), alors que Ibn Hisham (mort en 833) l’évalue à 27 (Ibn Hisham, pag. 78).

Le conseil belliqueux de Mahomet à ses partisans fut celui-ci: "Faites la guerre avec moi pour envahir la Syrie, peut-être aurez-vous les filles de Al Asfar" (Al Waqidi 1966:144). Il faut savoir que Al Asfar était un homme d’affaires africain LIBRE ayant de très belles filles au point que "leur beauté était devenue proverbiale" (Al Waqidi 1966:144).

Par conséquent, les pauvres disciples de Mahomet ne restèrent pas pauvres pour longtemps. Ils devinrent ultra-riches avec les butins de la guerre, et accumulèrent beaucoup d’animaux et d’ESCLAVES, et en plus beaucoup d’or (Mishkat, Volume II, pag. 251-253, 405-406).

Il n’est pas surprenant que Ali Ibn Abu Talib se vantât en disant: "nos fleurs sont l’épée et le poignard. Les narcisses et les myrtes ne valent rien; notre boisson est le sang de nos ennemis, notre calice est leur crane après les avoir combattus" (Tarikh-ul Khulafa, pag. 66-67).

Il n’est pas surprenant que le Coran résonne de cette pensée en disant: "Lors donc que (en combattant) vous rencontrez ceux qui mécroient, alors, frappez aux cols. Puis, quand vous les avez dominés..." (Sourate 47:4) et "Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu..., et ceux des gens du Livre (c’est à dire les Juifs et les Chrétiens)..." (Sourate 9:29).


III. L’HISTOIRE CONFIRME-T-ELLE CES PRÉTENTIONS?

Le général musulman Amr Ibn Al’As envahit l’Egypte de 639 à 642 (Williams 1974:147-160). L’Egypte ne lui suffit pas et pour cela il tenta de coloniser la Makuria, un royaume Chrétien indépendant. Mais le roi Kalydossas découvrit le complot on 643. Al'As tenta de nouveau de s'emparer de la Makuria en 651, mais il échoua et il fut contraint de signer un traité de paix (Williams 1974:142-145).

En 745 le général Omar, le nouveau gouverneur d’Egypte, intensifia la persécution des Chrétiens, mais le roi Cyriacus de la Makuria réussit à stopper cette nouvelle attaque (Williams 1974:142-145). En 831 le roi Zakaria, le nouveau monarque de la Makuria s'inquiéta à cause des chasseurs musulmans d’esclaves qui envahissaient son pays (l’actuel Soudan). Il envoya une délégation internationale au calife de Bagdad, de manière que ces violations du traité de paix fussent arrêtées, mais il ne reçut aucune aide (Williams 1974:142-145).

Le sultan Balbar d’Egypte continua à violer le traité de 651 (voire Sourate 9:1-4). Plus tard, en 1274, les Musulmans de l’Egypte subjuguée, commencèrent à coloniser et à détruire l’Alwa, la Makuria et la Nobatia, les 3 royaumes antiques chrétiens en Afrique. Les peuples de ces nations, autrefois indépendantes et rayonnantes, furent vendus comme esclaves.

Alors que l’Islam et la culture arabe se répandaient en Afrique, se diffusaient également l’esclavage et le génocide culturel. On commença à faire la guerre pour avoir des esclaves africains. Kumbi Kumbi, la capital du Ghana, fut détruite par les envahisseurs musulmans en 1076. Le Mali avait une "mafia" musulmane qui "encourageait" les rois africains du Mali à embrasser l’Islam. Cette "mafia" contrôlait les importants caravaniers et les ports commerciaux de l’Afrique. Les Musulmans réussirent à s’emparer des places les plus importantes du gouvernement et commencèrent à changer l’histoire antique du Mali de façon que les évènements préislamiques furent effacés. Pour des raisons de sécurité, le gouvernement du Ghana des Mossi, conscient du pouvoir des commerçants musulmans, institua un département gouvernemental pour contrôler l’espionnage musulman (Davidson,Wills et Williams).

La traite islamique des esclaves se déroulait également autour du Lac de Giad, dans les états musulmans de Bagirmi, Wadai et Darfur (O’Fahley et Trimmingham 1962:218-219). Au Congo les négriers Jallaba commerçaient avec les Kreish et avec les Azande, un peuple du nord (Barth et Roome). Également fréquentée était la route qui suivait la ligne de partage des eaux entre le Nil et le fleuve Congo, où les négriers arabes-musulmans (par exemple Tippu Tip du Zanzibar) arrivèrent des zones orientales de l’Afrique (Roome 1916, et Sanderson 1965).

Dans l’Afrique orientale, les promoteurs du commerce des esclaves étaient les peuples Yao, Fipa, Sangu et Bungu, tous Musulmans (Trimmingham 1969 et Gray 1961). Sur la rive du Lac Nyasa (appellé actuellement Lac du Malawi) fut institué en 1846 le sultanat musulman du Jumbe avec le but précis de favoriser le commerce des esclaves (Barth 1857 et Trimmingham 1969). En 1894 le gouvernement britannique évalua que le 30% de la population de Hausaland étaient constitués d’ex-esclaves. Il en était ainsi aussi dans l’Afrique occidentale française entre 1903 et 1905 (Mason 1973, Madall et Bennett, et Boutillier 1968).


IV. L’ISLAM AUJOURD’HUI


A. CES PRÉTENTIONS SONT-ELLES VALABLES?

Les Africains modernes ont pratiqué trop longtemps l’amnésie sélective quant à l’esclavage islamique. Les Africains de couleur ont mis effectivement l’emphase sur l’impact destructif du colonialisme européen et du commerce transatlantique des esclaves, mais ils ont étrangement ignoré la traite arabe-musulmane des esclaves en Afrique, de durée plus longue et dont l'effet fut dévastant.

On n’entend pratiquement jamais parler des Africains qui étaient contraints d’immigrer à cause des incursions des négriers musulmans de l’ouest, de l’est et du nord d’Afrique après le 7ème siècle. Les esclaves africains, transportés par voie navale de Zanzibar, Lamu et d’autres ports est-africains, n’étaient pas conduits en Occident (ainsi que certains Musulmans veulent nous le faire croire), mais aboutissaient en Arabie, en Inde et dans d’autres états musulmans en Asie (Hunwick 1976, et Ofosu-Appiah 1973:57-63). Des rapports non-officiels évaluent que plus de 20 millions de Africains ont été vendus en tant que sclaves par les Musulmans entre 650 et 1905 (Wills 1985:7)! Il est intéressant de remarquer que la majorité de ces 20 millions d’esclaves n’était pas constituée par des hommes, mais par des femmes et des enfants qui sont plus vulnérables (Wills 1976:7). Ceci est logique, vue que la position du sexe féminin dans le Coran a toujours été inférieure à celle du sexe masculin (Sourate 2:224; 4:11,34,176).

Les théologiens musulmans, comme le fameux Ahmad Baba (1556-1527), soutenaient que "...la raison de l’esclavage imposé aux Soudaniens est leur refus de croire… (c'est pourquoi) il est légal de s’emparer de quiconque est capturé en tant que infidèle... Mahomet, le prophète, réduisait en esclavage les personnes, parce qu’elles étaient Kuffar… (C’est alors) légal de posséder les Éthiopiens…" (Baba pag. 2-10).

Hamid Mohomad (alias "Tippu Tip"), qui est mort en 1905, était un des négriers les plus commerçants de Zanzibar. Chaque année il vendait plus de 30.000 Africains (Lewis pag. 174-193 et Ofosu-Appiah 1973:8). Il est important de se souvenir que la traite des esclaves à Zanzibar a continué jusqu’ en 1964! En effet, en Mauritanie la traite n’a pas été déclarée officiellement illégale avant 1981, alors qu’au Soudan on continue jusqu’à aujourd’hui, selon un rapport de l’ONU du 1994 (voire aussi Ofosu-Appiah 1973:57-63; "The Times" du 25 aout 1995; Darley 1935; MacMichael 1922 et Wills 1985). Ces exemples concernent un esclavage uniquement islamique.


B. FAUT-IL RECONNAITRE CES PRÉTENTIONS?

On survole généralement les fait cités ci-dessus, on les ignore et on les oublie dans la littérature, pour le simple fait qu’il n’est pas "correct politiquement" d’en parler. Étant moi-même Africain, je dis honnêtement que nous devons réévaluer le rôle de l’impérialisme européen du 19ème siècle reconnaissant qu’il a été, malgré la "mauvaise presse" dont il jouit, une des rares force qui a arrêté l’impérialisme arabes-musulman sur le continent africain. Les Musulmans arabes d’aujourd’hui discréditent l’impérialisme occidental du passé sans considérer ou discuter l’argument de leur propre histoire sordide du continent.


CONCLUSION

Ceci a été un bref résumé de l’esclavage islamique en Afrique. Les compilateurs du Coran et les écrivains islamiques postérieurs admettent que la guerre et la traite des esclaves furent les moyens les plus efficaces pour s’emparer des pays neufs et indépendants en Afrique. Cette théologie a gravement endommagé non seulement la vie de famille africaine, mais aussi l’antique héritage chrétien en Afrique et le développement économique jusqu’à aujourd’hui. L’Islam a délibérément attaqué d’abord les femmes et puis les enfants, la partie la plus vulnérable et importante de la population africaine. Les hommes qui n’ont pas été vendus comme esclaves ont été simplement tués. La colonisation et l’esclavage islamiques ont commencé plus de 1000 ans avant la plus récente et brève traite européenne et transatlantique (Hughes 1922:49). Beaucoup de cultures africaines, aussi bien païennes que chrétiennes, ont été détruites. Pourquoi?

En plus, pourquoi les Musulmans ne protestent-ils pas contre l’esclavage imposé aux Africains dans le Soudan d’aujourd’hui et pourquoi ne l’arrêtent-ils pas? Leur silence est très éloquent! Alors que les esclaves dans les pays occidentaux ont été libérés, il y a des siècles, les Africains se demandent pour combien de temps encore l’esclavage durera encore sur le continent africain.

Le Seigneur Jésus a dit: "Allez, faites de toutes les nations des disciples", y compris l’Afrique (Matthieu 28:19-20). Il ne nous a pas demandé de faire la guerre ou de réduire les peuples en esclavage. Au contraire, lorsque le Fils de Dieu t’aura libéré, tu seras vraiment libre. En fait, la Bible condamne tout genre d’impérialisme, aussi bien arabe, que européen, asiatique ou africain (voire Exode 23:4-5; Levitique 19:15; Deutèronome 27:17; Proverbes 10:2-4, Isaie 5:20; Matthieu 5:13-18, 38-48, 15:19; Jean 18:36-37; Romains 1:16-3:20; Hébreux 11:8-16 et Jacques 4-5). Jésus a également dit: "vous les reconnaitrez à leurs fruits". Les Chrétiens moraves blancs de l’Allemagne se "vendaient" délibérément comme esclaves pour pouvoir prêcher l’évangile aux esclaves noirs des Indes occidentaux! Les Arabes musulmans auraient-ils fait quelque chose de semblable pour les noirs? Le bon arbre de Jésus Christ porte de bons fruits. Le mauvais arbre de l’Islam a porté de mauvais fruits en Afrique à partir de 639 et après, et il continue à le faire encore aujourd’hui. C'est à toi de faire la comparaison et de prendre position!

Frère Banda

 

*Ce traité a été réalizé par des Chrétiens évangéliques pour diffuser efficacement la vérité de Jesus le Messie aux Musulmans.

Attention: Les citations sont prises du "Le Saint Coran", traduction et commentaire de Muhammad Hamidullah, Nouvelle Edition 1989

Partager cet article
Repost0
25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 22:19

Résumé en français de l'activité des inspecteurs de l'ONU en Irak, paru en juin 2006



[p.30-40] Période de 1998 à 2002

120. L’examen des déclarations semestrielles, des informations sur les achats obtenues durant les inspections, des entretiens et des données provenant de l’exploitation des recherches menées sur des ordinateurs montre qu’en plus du marché local évoqué précédemment, de 1999 à 2002, l’Iraq avait rétabli et étendu son réseau d’acquisition de matières, d’équipements et de technologies étrangers. Ce réseau comprenait des sociétés de commerce d’État, créées et contrôlées par la Commission d’industrialisation militaire, et leurs succursales à l’étranger, le secteur privé iraquien et des sociétés de commerce étrangères opérant en Iraq et à l’extérieur, de multiples intermédiaires, des chaînes de fournisseurs étrangers, des comptes bancaires et des compagnies de transport. Dans plusieurs cas, les sociétés iraquiennes de commerce d’État détenaient des parts dans des sociétés de commerce étrangères ou étaient étroitement liées à des sociétés de commerce privées locales.

121. Malgré les interdictions imposées par le Conseil de sécurité, de 1999 à 2002, l’Iraq s’est procuré à l’étranger des matières, des équipements et des composants pour ses programmes de missiles. Dans plusieurs cas, les articles obtenus ont été utilisés par l’Iraq pour la production de missiles Al Samoud 2, que la COCOVINU avait interdite en février 1993. Au moins 380 moteurs de missiles SA-2 ont été importés, pour le compte du principal établissement de missiles de l’Iraq, par une société iraquienne de commerce d’État contrôlée par la Commission d’industrialisation militaire, par une société de commerce locale et par une société de commerce étrangère.

122. Cette même société de commerce d’État a été impliquée, par la voie d’un contrat passé avec deux sociétés privées étrangères, dans l’achat de composants et de matériel pour la fabrication et l’essai de systèmes de guidage et de commande de  missiles, notamment des systèmes de navigation par inertie équipés de gyroscopes à fibre optique et de gyroscopes laser et du matériel pour systèmes de positionnement universel (GPS), des accéléromètres, des articles connexes et divers matériels de production et d’essai. Une société de commerce iraquienne a également participé à l’achat (par l’intermédiaire de sociétés de commerce privées) de différents éléments et technologies de production de missiles. De même, plusieurs sous-traitants privés étrangers ont exécuté divers volets du contrat général.

123. De 1999 à 2002, l’Iraq a également acheté tout un ensemble d’articles et de matières biologiques et chimiques à double usage sans l’autorisation de l’ONU.

[P.59] 128. Entre 1999 et 2002, en l’absence d’inspecteurs des Nations Unies, l’Iraq a violé l’interdiction frappant l’utilisation des pièces du SA-2 et acheté illégalement des pièces et des éléments essentiels de missiles étrangers. Ces agissements ainsi que les connaissances et l’expérience qu’il avait accumulées dans le cadre de ses activités antérieures ont permis à l’Iraq de faire un grand pas dans le domaine des missiles en mettant assez vite au point localement deux nouveaux missiles, l’Al Samoud-2 et l’Al Fatah.

[p.51]
163. En se fondant sur les informations réunies par les inspecteurs en Iraq, la COCOVINU a estimé que selon les modèles de munitions, les types d’agents chimiques de guerre, les dates de production et de remplissage et les conditions d’entreposage, certaines munitions chimiques, si elles se trouvaient toujours en Iraq, pouvaient encore contenir un agent chimique de guerre très pur, comme l’ypérite.

165. Le sous-sol iraquien est riche en pétrole, gaz naturel et minéraux (phosphate naturel et soufre notamment), dont les dérivés peuvent servir à fabriquer des précurseurs d’agents chimiques de guerre. L’Iraq s’étant efforcé avant 1991 de produire ces précurseurs en toute autonomie à partir de matières qu’il peut trouver chez lui, il fallait impérativement surveiller aussi une partie de son complexe pétrochimique et minier afin d’empêcher toute conversion des substances chimiques commerciales ou des installations à des fins interdites.

 


Bernard Lewis sur Annapolis

Paru dans le Wall Street Journal et repris par The New English Review (et traduit par votre serviteur):

Voici quelques réflexions sur la conférence de paix qui doit s’ouvrir demain à Annapolis et sur le problème plus général de l’angle d’approche du conflit israélo-palestinien. La première question (on peut la trouver évidente, mais elle ne l’est apparemment pas) est: sur quoi porte le conflit? Il y a au fond deux possibilités: le conflit porte sur la taille d’Israël ou sur sa simple existence.

Si la question porte sur la taille d’Israël, nous avons un clair problème de frontières, comme celui de l’Alsace-Lorraine ou du Texas. Pas facile à résoudre, donc, mais possible sur le long terme et supportable en attendant.

Si, en revanche, le problème est l’existence d’Israël, il ne peut évidemment pas être résolu par des négociations. Il n’y a aucun compromis possible entre exister et ne pas exister et on ne peut guère s’attendre à ce qu’un gouvernement israélien négocie l’existence du pays.

De temps en temps, l’OLP et d’autres porte-parole palestiniens laissent formellement entendre qu’ils reconnaissent Israël dans leurs déclarations en langues étrangères. Mais ce n’est pas le message perçu dans les foyers arabes. Ici, à tous les niveaux, des manuels scolaires aux sermons religieux en passant par les discours politiques, les termes utilisés en arabe désignent non pas la fin des hostilités, mais un armistice ou une trêve qui doit durer jusqu’à que la guerre contre Israël puisse reprendre avec de meilleures chances de succès. Sans une acceptation authentique du droit d’Israël à exister en tant qu’État juif, de même que plus de 20 membres de la Ligue arabe existent au titre d’États arabes, ou qu’un nombre beaucoup plus grand encore de membres de l’Organisation de la conférence islamique existent en tant qu’États islamiques, la paix ne peut pas être négociée.

La question très disputée des réfugiés offre un bon exemple de l’influence de ce problème sur les négociations. Pendant les affrontements de 1947-1948, à peu près 750.000 Arabes ont fui Israël ou en ont été chassés (les deux versions sont exactes en différents endroits) et ont trouvé refuge dans les pays arabes voisins. Durant cette même période, un nombre légèrement supérieur de Juifs ont fui leur domicile ou en ont été chassés, d’abord dans la partie sous contrôle arabe de la Palestine mandataire (où pas un seul Juif n’a été autorisé à rester), puis dans les pays arabes où leurs ancêtres avaient vécu depuis des siècles et parfois des millénaires. La majeure partie des réfugiés juifs rejoignirent Israël.

Le résultat consistait donc en une sorte d’échange de populations, pas très différent de celui qui s’était produit sur le sous-continent indien l’année précédente, lorsque l’Inde britannique avait été divisée pour former l’Inde et le Pakistan. Alors, des millions de réfugiés avaient fui ou avaient été chassés dans les deux directions – les Hindous et d’autres populations du Pakistan vers l’Inde et les Musulmans de l’Inde vers le Pakistan.

Nous avons un autre exemple avec l’Europe de l’Est à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale, lorsque les Soviets annexèrent une grande partie de la Pologne orientale et dédommagèrent les Polonais en leur offrant des territoires d’Allemagne de l’Est. Cela aussi entraîna des mouvements massifs de réfugiés en fuite ou chassés de chez eux – des Polonais entre l’Union soviétique et la Pologne et des Allemands entre la Pologne et l’Allemagne.

Les Polonais et les Allemands, les Hindous et les Musulmans, les réfugiés juifs des pays arabes – tous se sont établis dans leurs nouveaux foyers et y ont reçu des droits de citoyenneté normaux. Il faut relever aussi que tout cela s’est déroulé sans aide internationale. La seule exception a été les réfugiés arabes dans les pays arabes voisins.

Le gouvernement jordanien a accordé une forme de citoyenneté aux Arabes palestiniens, mais il les a gardés dans des camps de réfugiés. Dans les autres pays arabes, ils sont devenus et restent à ce jour des apatrides sans droits ni perspectives, entretenus par les fonds des Nations Unies. Paradoxalement, les Palestiniens qui ont fui en Grande-Bretagne ou aux États-Unis ont pu s’y faire naturaliser passé un délai de cinq ans, et leurs enfants nés sur place y étaient des citoyens légitimes dès leur naissance. Mais en Syrie, au Liban ou en Irak, les réfugiés palestiniens et leurs descendants restent des apatrides, maintenant pour la quatrième ou la cinquième génération.

La raison de cette situation a été mentionnée par plusieurs porte-parole arabes. Il s’agit de la nécessité de préserver les Palestiniens comme une entité séparée jusqu’à qu’ils puissent revenir et revendiquer la totalité de la Palestine, c’est-à-dire l’entier de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et d’Israël. En d’autres termes, l’exigence du droit au «retour» des réfugiés équivaut à demander la destruction d’Israël. Il est extrêmement peu probable que cet objectif soit approuvé par un quelconque gouvernement israélien.

Dans certains milieux arabes, on peut voir apparaître des signes de la volonté d’accepter Israël et même d’envisager la possibilité qu’Israël contribue à la vie publique de la région. Mais ces opinions ne sont exprimées que furtivement. Parfois, ceux qui osent les exprimer sont emprisonnés, ou pire. Ces positions n’ont ainsi que peu, voire pas d’impact sur les dirigeants.

Ce qui nous ramène au sommet d’Annapolis. Si la question à traiter n’est pas la taille d’Israël, mais son existence, les négociations sont condamnées d’avance. Or à la lumière des accords passés, il est clair que la question est et restera celle-ci jusqu’à que les dirigeants arabes parviennent ou renoncent à détruire Israël. Et pour l’instant, ces deux alternatives semblent tout aussi improbables l’une que l’autre.


Pas d’Islam sans esclavage

Quelques extraits (traduits et mis en gras) d’une deuxième interview de FrontPageMagazine (extraits de la première ici) avec le porte-parole du CSPI (Center For The Study of Political Islam):

La langue arabe est une bonne manière d’évaluer l’importance de l’esclavage [dans l'Islam]. Dans [le livre] The Submission of Women and Slaves, nous avons réuni plus de 30 termes arabes liés à l’esclavage. Nous pensons que l’arabe possède plus de désignations d’esclaves que n’importe quelle autre langue. (…)

L’esclavage islamique est fondé sur la trilogie du Coran, de la Sira (biographie de Mahomet) et des hadiths (la tradition de Mahomet). Les trois textes indiquent que l’esclavage est permis, éthique, souhaitable et vertueux. Ils ne contiennent pas un seul mot négatif sur l’esclavage. (…)

Lorsque les esclavagistes blancs débarquaient sur les côtes d’Afrique occidentale, ils n’allaient pas y capturer des Africains. Ils les choisissaient dans des enclos, donnaient leur argent aux commerçants musulmans, enpochaient leurs quittances et chargeaient leur cargaison sur leurs bateaux. (…)

L’histoire relate que quelque 11 millions d’Africains ont été envoyés en esclavage en Amérique et environ 13 millions dans les pays islamiques, ce qui donne un total de 24 millions d’esclaves africains. Mais pour obtenir un esclave, d’autres devaient être tués, afin que la tribu se soumette. Les vieux, les malades et les enfants étaient laissés sur place sans ressources et mouraient. Ces morts collatérales sont prudemment estimées de l’ordre de 5 sur 1. De sorte que sur 1400 ans, quelque 120 millions d’Africains ont été tués pour alimenter les profits de l’Islam.

Dans l’Islam, toute la morale est élaborée en fonction de l’exemple de Mahomet. Tout ce qu’il a fait et dit définit ce qui est permis, ou «bien». Mahomet a approuvé à maintes reprises les actes sexuels forcés (viols) de femmes kafir [non-musulmanes ou non-membres d'une religion abrahamique selon les sources] après leur capture. (…) Donc, si Mahomet a participé au viol de femmes kafir, le viol doit être une vertu, et non un péché ou une faute. (…)

Le viol est une tradition [Sunna]. Le viol n’est pas un péché. Le viol est permis et encouragé par Mahomet et le Coran. L’Islam est le seul système politique au monde qui réglemente le viol et la guerre. Le viol fait partie du djihad. Un Musulman peut violer une femme kafir et gagner ainsi des points pour son entrée au paradis. L’entier du djihad est un billet d’entrée pour le paradis.

À propos du djihad, il vaut toujours la peine de revenir à ce qu’en disait Averroès. Mais poursuivons avec l’esclavage et le viol:

Mahomet a été un marchand d’esclaves. Et les Musulmans continuèrent leur esclavagisme longtemps après que les blancs aient abandonné cette pratique. Et celle-ci est toujours en usage de nos jours. Et (…) de nombreux esclaves africains étaient castrés (…).

Plus d’un million d’esclaves blancs ont été capturés en Europe. Notre terme slave (esclave) vient de Slave. La femme blanche a été l’achat le plus onéreux au marché aux esclaves de La Mecque pendant 1400 ans. Le Musulman qui ne pouvait pas s’offrir une esclave sexuelle blanche pouvait se choisir une femme éthiopienne pour le tiers du prix. (…)

Les Hindous aussi ont été réduits en esclavage, mais nous n’avons pas de chiffres à ce sujet. Nous savons en revanche que le djihad a emporté la moitié de l’Inde ancienne et tué quelque 80 millions d’Hindous. Nous avons des comptes rendus faisant état de mise en esclavage d’Hindous par centaines de milliers à la fois.

Les Musulmans réduisent tout le monde en esclavage, mais personne ne réduit les Musulmans en esclavage. Ce fait alimente l’arrogance et le sentiment de supériorité de l’Islam. Ils connaissent l’histoire; ce sont les dhimmis (apologistes kafir) qui ignorent la doctrine et l’histoire de l’esclavage islamique. (…)

La tradition de l’esclavage n’a pas changé, il leur manque simplement la capacité d’appliquer leur loi.

C’est de moins en moins le cas: la charia est en progression constante depuis le début du siècle passé, comme le constate Rudolph Peters. Voir aussi ce qu’en dit Malek Chebel. Mais attention.

UPDATE: La traite musulmane — au-delà de l’horreur


Les huit millions de combattants iraniens

L’Iran entame cette semaine les plus grandes manoeuvres militaires de son histoire,

(…) avec la participation de 2.500 brigades et 30.000 unités militaires, soit au total plus de 8 millions de combattants. (…) l’objectif de cette mobilisation (…) «c’est de préparer le peuple iranien au pire scénario auquel il pourra être confronté dans les prochains jours, c’est à dire la guerre».

Et

«l’ambition de l’Iran est de parvenir à fonder une armée de 20 millions de combattants dans les prochaines années, et le fait de réunir aujourd’hui 8,5 millions de combattants est une étape importante franchie dans la bonne direction».

En effet,

la République islamique est prête à se défendre. «Le peuple se mobilise à travers les milices des Bassig pour défendre le programme nucléaire et pour mettre en échec la politique de la Maison-Noire», nouveau nom donné par Téhéran à la Maison-Blanche.

Les Bassig?

À propos,

Une quantité record de matériel faiblement radioactif, du type que les terroristes pourraient transformer en bombes sales, a été portée manquante au Canada cette année (…).

L’annonce de la hausse spectaculaire de vols et de pertes de matériel coïncide avec un meeting de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) au cours duquel les spécialistes du contre-terrorisme ont été informés d’un presque quadruplement de la contrebande nucléaire depuis 2006.

Voir aussi l’avis d’un spécialiste écossais.

UPDATE: Un officiel iranien confirme que «les forces basidj sont prêtes à exécuter n’importe quel type d’opération suicide au nom de la Révolution.»

UPDATE: Depuis trois mois, les responsables politiques et militaires iraniens multiplient les menaces, y compris engagement d’hostilités, attaques préemptives et réactions sciemment disproportionnées. Quelques dizaines d’exemples.



Huitième merveille du monde

Selon le gouvernement italien. On pourrait aussi parler de religion spontanée (pour les auteurs de ces temples). Visite virtuelle. Info en français.


Le mignon djihadiste de banlieue et son idéologie

 

Les explications indispensables du blog Anti-Islam:

Le jeune Mohcine et son copain, qui agressent un homme âgé, en jouant les policiers de la “vertu islamique”, ne se conçoivent pas du tout comme des “racailles”, ils ne volent pas, ils n’ont pas le sentiment de brutaliser par attirance pour la violence, ils ne se conduisent pas comme des “racistes”, ils ont le sentiment de simplement “interdire” le “kouffr”, c’est à dire la mécréance (…).

Si l’on veut empêcher que des comportements tels que ceux ci ne se répandent, il ne sert à rien de “s’en prendre” d’une façon ou d’une autre aux individus comme le font ceux dont les motivations sont au fond, racistes ou comme le font les “idiots utiles” de l’islam qui jugent utile d’attaquer des “islamistes” comme si tout le mal venaient de “dérives sectaires” de l’islam dont ils seraient les instigateurs …, (alors qu’en réalité, les “islamistes” ne sont que des musulmans suivant le modèle de Mahomet et les textes de la Tradition islamique); au contraire, c’est à la source du mal qu’il faut aller, c’est à dire à l’idéologie islamique et à sa diffusion, pour nous en préserver et les en préserver ou les en sortir.

Lire toute la démonstration, avec la traduction française d’un texte majeur sur la signification du djihad.


La mère de toutes les théories conspirationnistes…

est la religion islamique.

Les théories conspirationnistes sont des phénomènes peu étudiés, car elles sont faites de la substance même des pièges qui guettent les historiens, les chercheurs ou les gouvernants en quête de vérité. Le meilleur spécialiste du sujet est sans doute Daniel Pipes, qui leur a dédié deux ouvrages: The Hidden Hand, consacré au centre mondial des théories conspirationnistes, à savoir le Moyen-Orient, et Conspiracy, qui tente de définir une interprétation harmonisée, unifiée, du phénomène.

Je m’empresse de préciser que Daniel Pipes ne prétend ni n’insinue ni ne laisse entendre d’aucune manière dans ces deux ouvrages que la religion islamique est une théorie conspirationniste. Je le regrette, d’ailleurs, et je ne désespère pas de le convaincre un jour, mais pour l’instant, ce point de vue lui est vraiment totalement étranger.

Ces livres sont extrêmement précieux, presque indispensables, pour comprendre les mécanismes de la pensée conspirationniste, ses habitudes, ses victimes favorites, ses instruments, ses facteurs de succès, ses objectifs. Les théories conspirationnistes les plus prisées, celles qui fascinent le plus les gens, sont celles censées révéler le complot d’un groupe de gens puissants et malveillants souhaitant atteindre la domination mondiale sans partage (Nouvel ordre mondial, Protocoles des sages de Sion).

Elles tendent à accuser essentiellement quatre groupes de gens: les Juifs, les francs-maçons, les Britanniques et les Américains (souvent en amalgamant ces groupes). Elles décrivent régulièrement une évolution inéluctable vers une situation apocalyptique en surestimant grossièrement la puissance des boucs émissaires désignés, à qui elles prêtent également une totale absence de sens éthique. Leur influence est endémique au Moyen-Orient, où elles pervertissent le débat public dans une très large mesure.

En quoi, donc, la religion islamique est-elle la mère des toutes les théories conspirationnistes?

Arrivée dans l’histoire connue au VIIe siècle, la religion islamique se prétend antérieure aux religions dites monothéistes dont elle reprend une partie des narratifs. Pour ce faire, elle accuse les Juifs (surtout, par méchanceté et cupidité) et les Chrétiens (un peu, par égarement) d’avoir modifié le livre que Dieu leur aurait confié (la Torah pour les Juifs, les Évangiles pour les Chrétiens) afin de bénéficier d’avantages en ce bas monde. Et elle se prétend le dernier mot de Dieu, venu rétablir la vérité trahie par les Juifs et les Chrétiens.

La religion islamique récrit l’histoire du Dieu et des prophètes de la Terre sainte. Ainsi, le prophète Abraham aurait reconstruit la Kabba à la Mecque en compagnie de son fils Ismaël. Ismaël, considéré comme l’ancêtre des Arabes, serait en fait celui des fils d’Abraham qui aurait échappé au sacrifice, et non Isaac, comme le relate la Bible, ce qui fait des Arabes, ou par extension des Musulmans, le peuple élu, la meilleure communauté:

Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers.

Et bien sûr, cela fait des Juifs ceux qui ont voulu usurper ce titre en falsifiant la parole divine, ceux qui ont tenté de tromper l’humanité sur la volonté de Dieu pour des raisons bassement matérielles, pour dominer le monde sur la base d’un mensonge terrible, d’une trahison volontaire de Dieu, qui les maudits:

Où qu’ils se trouvent, ils sont frappés d’avilissement, à moins d’un secours providentiel d’Allah ou d’un pacte conclu avec les hommes,. Ils ont encouru la colère d’Allah, et les voilà frappés de malheur, pour n’avoir pas cru aux signes d’Allah, et assassiné injustement les prophètes, et aussi pour avoir désobéi et transgressé.

Ainsi, les Juifs qui tiennent à leur religion telle qu’elle est, c’est-à-dire fondée sur la Torah (Ancien Testament) que nous connaissons, sont forcément des faussaires. Et ceux des «gens du Livre» qui «ont la foi», aux termes du Coran, sont tout simplement des Musulmans:

Il est, parmi les gens du Livre, une communauté droite qui, aux heures de la nuit, récite les versets d’Allah en se prosternant. Ils croient en Allah et au Jour dernier, ordonnent le convenable, interdisent le blâmable et concourent aux bonnes oeuvres. Ceux-là sont parmi les gens de bien.

Jésus aussi est censé être un prophète musulman, venu annoncer l’arrivée prochaine de Mahomet. Et si on ne trouve pas trace de cette bonne nouvelle dans l’Évangile, que Dieu aurait donné à Jésus selon le Coran, ce doit être parce que les Chrétiens l’y ont effacée. Et ce message suggérant que les tenants du Judaïsme et du Christianisme trahissent Dieu, les uns par malice et les autres par égarement, est répété par les pratiquants musulmans au moins 17 fois par jour.

Nous avons là tous les ingrédients de la théorie conspirationniste à succès. Certes, avant l’Islam déjà, les Chrétiens accusaient les Juifs d’avoir commis un péché de déicide, en faisant tuer le rabbin Joshua, ce qui avait certains relents de complot. Mais seul l’Islam allait vraiment lancer la Théorie conspirationniste (TC) avec un grand T, celle qui présente un groupe de gens puissants (car ils détiennent la parole de Dieu), sans scrupules (car ils falsifient cette parole la preuve: le Coran le dit…) et décidés à dominer le monde (car ils se prétendent le peuple élu), qu’ils précipitent ainsi vers l’anéantissement. Bien sûr, des gens pareils sont mauvais: ils méritent les pires des châtiments. Et au moins le mépris collectif.

Or l’Islam ne propose strictement rien pour prouver son accusation, si ce n’est la foi de ses adeptes, prêts à mentir de toute leur âme et à mourir au combat pour la voie d’Allah, pour «démontrer» que le Coran est véridique. Par un malheureux concours de circonstances, le projet a pris de l’ampleur sur le terrain et la fascination malsaine de la TC s’est enracinée.

Et aujourd’hui, la preuve la plus souvent avancée de la légitimité de la religion islamique est simplement l’ampleur des dégâts, c’est-à-dire la taille de l’Islam, le nombre de gens que son message a perturbés, la durée et l’impact de ses injonctions. On ne va tout de même pas douter d’une «religion mondiale» et de la foi de plus d’un milliard d’êtres, n’est-ce pas?

Mais le fait est que 1400 ans après, rien ne permet de se convaincre de la véracité des accusations proférées par l’Islam sous couvert de parole divine (si ce n’est la foi aveugle de ses terroristes suicidaires). Et si cela est faux, que faut-il penser du reste, de ce déluge d’apologie, de la menace que constitue la progression de la loi islamique, basée sur du vent mauvais et des convictions haineuses, conspirationnistes?

Il y a vraiment un certain génie dans cette calamité. Il faut commencer par s’en protéger. Mais il faut aussi creuser le sujet jusqu’à en maîtriser les rouages. À l’ère de l’information, cela devient vital.

 

L'image “http://img514.imageshack.us/img514/5350/ajm472ah9.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Partager cet article
Repost0
24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 22:00


par Daniel Pipes
Jerusalem Post, 29 novembre
2007
VO: http://www.danielpipes.org/article/5149

Étonnamment, la combinaison entre les bases faussées de la rencontre d’Annapolis et la mollesse du premier ministre israélien Ehud Olmert («la paix est affaire de concession») a généré quelque chose d’utile. En effet, rompant avec ses prédécesseurs, Olmert a exigé avec vigueur que ses partenaires de négociation palestiniens acceptent l’existence permanente d’Israël en tant qu’État juif, suscitant ainsi une réaction révélatrice.

Olmert annonça le 11 novembre que si les Palestiniens ne reconnaissaient pas Israël comme «un État juif», les discussions d’Annapolis seraient stoppées. «Je n’ai pas l’intention de transiger d’une quelconque manière sur la question de l’État juif. Cela constituera une condition à notre reconnaissance d’un État palestinien.»

Il confirma cette position le lendemain, qualifiant la «reconnaissance d’Israël comme un État pour le peuple juif» de «point de départ à toutes les négociations. Nous n’entamerons aucun débat avec qui que ce soit sur le fait qu’Israël est un État pour le peuple juif.» Il releva aussi que les dirigeants palestiniens doivent «avoir la volonté de faire la paix avec Israël en tant qu’État Juif».

La mise en exergue de ce point a l’avantage d’attirer l’attention sur la question centrale du conflit israélo-arabe – le sionisme, le mouvement nationaliste juif, un aspect généralement ignoré dans le brouhaha des négociations. De fait, quasiment depuis la naissance de l’État, les pourparlers se sont concentrés sur la complexité de questions secondaires telles que les frontières, la disposition des troupes, le contrôle de l’armement et des armes, les lieux sacrés, les ressources naturelles, les droits d’établissement, la représentation diplomatique et les relations étrangères.

Les dirigeants palestiniens ont répliqué rapidement et sans équivoque à l’exigence d’Olmert:

  • Le Higher Arab Monitoring Committee de Nazareth décida à l’unanimité d’appeler l’Autorité palestinienne à ne pas reconnaître Israël comme un État juif.

  • Salam Fayad, le «premier ministre» de l’Autorité palestinienne: «Israël peut se définir comme il lui plaît, mais les Palestiniens ne le reconnaîtront pas comme État juif.»

  • Yasser Abed Rabbo, secrétaire général du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine: «Cette question n’est pas sur la table de négociation; elle est destinée à la consommation interne [israélienne].»
  • Ahmad Qurei, chef des négociateurs palestiniens: «Cette [exigence] est rejetée catégoriquement.»
  • Saeb Erekat, responsable des négociations de l’OLP: «Les Palestiniens ne reconnaîtront jamais l’identité juive d’Israël. (…) Il n’existe aucun pays dans le monde où les identités religieuse et nationale sont liées de cette manière.»

La généralisation d’Erekat est à la fois curieuse et révélatrice. Non seulement 56 États et l’OLP appartiennent à l’Organisation de la conférence islamique, mais la plupart d’entre eux, y compris l’OLP, font de la charia (la loi islamique) leur principale ou unique source de législation. L’Arabie Saoudite exige même que tous ses sujets soient musulmans.

En outre, le lien entre la religion et la nation n’est de loin pas l’apanage des pays musulmans. Comme le relève Jeff Jacoby, du Boston Globe, la loi argentine «charge le gouvernement de soutenir la foi catholique romaine. La reine Elizabeth II est le Gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre. Dans le royaume himalayen du Bhoutan, la constitution proclame que le Bouddhisme est l’‹héritage spirituel› de la nation. La deuxième partie de la constitution grecque déclare que ‹la religion dominante en Grèce est celle de l’Église orthodoxe orientale du Christ›.»

Pourquoi, donc, ce faux refus de principe de reconnaître Israël comme un État juif? Peut-être parce que l’OLP nourrit toujours l’intention d’éliminer Israël en tant qu’État juif, justement.

Je dis bien «éliminer» et non détruire. Oui, jusqu’à présent, l’antisionisme a essentiellement revêtu une forme militaire, du «jetez les Juifs à la mer» de Gamal Abdel Nasser à l’«Israël doit être rayé de la carte» de Mahmoud Ahmadinejad. Mais la puissance des Forces de défense israéliennes a poussé l’antisionisme vers une démarche plus subtile, qui consiste à accepter un État israélien puis à en démanteler le caractère juif. Les antisionistes envisagent plusieurs moyens d’y parvenir:

Démographie. Les Palestiniens pourraient submerger la population juive d’Israël, un objectif signalé par leur exigence d’un «droit au retour» et par leur «guerre des ventres».

Politique. Les citoyens arabes d’Israël rejettent toujours davantage la nature juive du pays et exigent qu’il devienne un État binational.

Terreur. Les quelque 100 attentats palestiniens hebdomadaires perpétrés entre septembre 2000 et septembre 2005 visaient à susciter le déclin économique, l’émigration et une politique d’apaisement en Israël.

Isolement. Toutes ces résolutions des Nations Unies, ces condamnations dans la presse et ces attaques sur les campus sont destinées à miner l’esprit sioniste.

La reconnaissance par les Arabes de la nature juive d’Israël doit revêtir une priorité diplomatique maximale. Les négociations devraient être stoppées et gelées jusqu’à que les Palestiniens acceptent formellement le sionisme puis mettent un terme à toutes leurs stratégies visant à éliminer Israël. D’ici-là, il n’y a rien à discuter.


Pourquoi j’ai déposé une plainte à la Commission canadienne des droits contre un imam salafiste de Montréal pour "propagande haineuse"

mardi 15 avril 2008, par Marc Lebuis


Vendredi dernier, j’annonçais mon intention de déposer une plainte à la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) contre un imam salafiste de Montréal, en vertu des dispositions de la Loi canadienne sur les droits de la personne interdisant la « propagande haineuse » diffusée via Internet. Ma plainte a été déposée. Je vous informe de mes objectifs.

À première vue, ça peut paraître paradoxal, moi qui suis un fervent défenseur de la liberté d’expression, que je dépose une plainte en vue d’empêcher un imam salafiste de s’exprimer. J’en conviens. En fait, mon objectif est de provoquer un débat sur la liberté d’expression et d’amener le public et les médias à dénoncer le nouveau rôle de « censeurs de blasphème » que se donnent les commissions des droits de la personne.

Cette tendance inquiétante, tant au niveau international que national, doit être renversée dès maintenant avant qu’il ne soit trop tard. C’est la survie de la démocratie et de la liberté qui est en jeu. Rien de moins !

Je vise aussi à attirer l’attention sur l’idéologie salafiste. Ce n’est pas un discours religieux inoffensif. Loin de là. En fait, c’est une idéologie dangereuse qui devrait être interdite.

Le nouveau délit de blasphème

Pour l’islam, il n’y a pas de distinction entre le discours religieux et le discours politique. Les deux sont imbriqués depuis 14 siècles. Le concept occidental d’une société civile et d’une presse libre qui peuvent critiquer les politiques du gouvernement, les religions ou toute idée, n’existe pas. Toute critique est vue comme une attaque contre l’islam, un blasphème, un discours haineux visant plus d’un milliard de personnes.

Au niveau international

Cette notion que la critique de l’islam comme religion, idéologie et programme politique est une attaque, un blasphème, une provocation, de la diffamation, bref un délit quand ce n’est pas un crime, chemine en droit international et en droit canadien. On l’a vu récemment avec les résolutions adoptées par le Conseil des droits de l’Homme à l’initiative des pays membres de l’Organisation de la conférence islamique. Reporters sans frontières a qualifié ce développement de « dramatique ».

Au Canada

Récemment, nous avons eu la stupéfiante déclaration de la Commission ontarienne des droits de la personne accusant publiquement Mark Steyn et le magazine Maclean d’être des « racistes islamophobes », le tout sans même les avoir entendus. Et pourtant, les écrits de Mark Steyn publiés par Macleans portent sur l’impact culturel et politique à long terme de l’islamisation grandissante de l’Europe liée à la dénatalité des Européens de souche et à l’immigration massive de musulmans qui ont davantage d’enfants. La CCDP est actuellement saisie d’une plainte pour « propagande haineuse » contre Maclean et Steyn, et a ouvert une enquête.

On peut être en désaccord avec les théories de Steyn. Mais censurer, ou même tenter de censurer tout débat sous prétexte que certains musulmans sont « offensés » est une véritable trahison des principes d’une saine démocratie. Cette vision des droits et libertés représente, en fait, une menace pour la démocratie et la liberté.

Suivant la logique de la commission ontarienne, il faudrait dénoncer le Pape Benoît XVI comme un « raciste islamophobe » puisque des leaders musulmans sont profondément offensés qu’il ait baptisé l’ex-musulman Cristiano Magdi Allam. Des dignitaires religieux musulmans influents y ont vu rien de moins qu’une déclaration de guerre contre l’islam, une attaque contre un milliard de musulmans.

Toujours selon cette logique, il faudrait aussi interdire la diffusion au Canada des écrits de Salman Rushdie et de Taslima Nasreen, qui sont vus comme profondément offensants par de nombreux musulmans.

Où va s’arrêter cette nouvelle forme d’Inquisition, cette chasse aux sorcières ? Le quotidien La Presse n’a même pas osé publier une caricature de l’ombre de Mahomet. Imaginez ! La Presse a peur de l’ombre de Mahomet... Le caricaturiste Chapleau en a parlé sur la télévision de Radio-Canada, avec fierté et sans aucun regard critique. Il se plie au Code d’éthique de La Presse qui est revêtu du sceau « soumis à la charia ». C’est dire à quel point la presse trahit lâchement nos valeurs et, sans s’en rendre compte, compromet mes droits comme citoyen, vos droits, la démocratie et la Liberté.

Censure à sens unique

L’islam comme religion, idéologie, code juridique, programme politique et économique devrait pouvoir être discuté librement. Il faut libérer la parole et ouvrir le débat. Il faut informer les citoyens sans crainte d’être poursuivis devant une commission des droits de la personne ou traînés dans la boue comme « raciste d’extrême droite ».

Imaginez si, à l’époque de la guerre froide, toute critique du stalinisme et du communisme avait été censurée comme « raciste » ou « russophobe » par les commissions des droits de la personne. Et qu’on aurait permis aux promoteurs du totalitarisme de cracher leur haine de la démocratie en toute liberté et de chercher à gagner des adeptes à leur vision du monde au Canada. Stupide et suicidaire, n’est-ce pas ?

Le délit de « propagande haineuse »

L’article 13 de la Loi canadienne sur les droits de la personne réprime la « propagande haineuse » diffusée par un moyen de communication électronique, comme le téléphone, la radio, la télévision, ou Internet.

Lorsque cette propagande vise l’un ou l’autre des groupes vulnérables énumérés dans la Loi, elle est considérée comme constituant de la « discrimination ». Les écrits de l’imam salafiste contre lequel j’ai porté plainte sont diffusés sur Internet. Pour maximiser mes chances auprès de la CCDP, j’ai formulé ma plainte en identifiant trois groupes énumérés, soit les Canadiens français du Québec comme minorité ethnique et linguistique vulnérable, les femmes et les non musulmans.

J’ai joué la carte de la « minorité ethnique » à cause de l’avantage stratégique que je peux en tirer, rien de plus. Les lois sur les droits de la personne protègent les individus appartenant à des groupes vulnérables. Les Canadiens français sont une minorité ethnique, linguistique et nationale. Nous sommes probablement les seuls blancs en Amérique du Nord à pouvoir invoquer le droit d’être « protégés » contre la propagande haineuse visant un groupe ethnique identifiable. La CCDP sera confrontée à une plainte par un membre d’une minorité contre un membre d’une autre minorité. N’est-ce pas intéressant ?

Le livre qui fait l’objet de ma plainte

Ma plainte concerne le livre L’islam ou l’intégrisme - À la lumière du Qor’an et de la Sounnah par l’imam salafiste Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti qui officie dans une mosquée de Montréal.

L’imam enseigne une version des plus rigoriste de l’islam et son livre, que vous pouvez télécharger en cliquant sur l’icône plus bas, est remarquablement suprématiste, machiste et misogyne. Pour l’imam, ses compatriotes non musulmans sont des « kouffars » (mécréants, impies, infidèles), les femmes du Québec sont de vraies perverses, et le peuple est « bête et ignorant ». Il prône la destruction des « idoles » de l’Occident, soit la démocratie, la modernité, la laïcité et la liberté (surtout celle des québécoises). Il pourfend aussi les « innovations » (bidah), la mixité, le théâtre, la musique et à peu près toutes les autres écoles de pensée musulmanes.

PDF - 1.4 Mo
L’islam ou l’intégrisme 3e édition

Impact de ma plainte

La CCDP peut refuser de recevoir ma plainte, ou accepter d’ouvrir une enquête.

1. Si elle refuse de recevoir ma plainte, on pourra conclure que la commission, qui enquête actuellement sur Maclean et Mark Steyn, se considère mandatée pour traquer ce qu’un musulman considère subjectivement comme une attaque ou un blasphème, tout en protégeant le discours salafiste qui menace les libertés de tous. La CCDP pourra légitimement être dénoncée comme étant une institution qui trahit son mandat et représente, en fait, une menace pour la liberté et la démocratie.

2. Si elle accepte d’ouvrir une enquête (et quelle qu’en soit l’issue), j’aurai braqué les spots sur le discours de l’imam et l’idéologie salafiste. Les médias et le public pourront librement évaluer la dangerosité de cette idéologie et la discréditer.

Si les musulmans dits « modérés » refusent de dénoncer ce discours subversif, suprématiste et haineux, on pourra là aussi tirer des conclusions. Les groupes de pression musulmans se plaindront-ils que la CCDP persécute l’imam salafiste ?

Conclusion

Quelle que soit l’issue de ma plainte, j’aurai démontré quelque chose. Mon seul objectif est de susciter un débat public et de renforcer la liberté d’expression. Ce n’est pas raciste ni islamophobe que de critiquer l’idéologie salafiste. En fait, c’est salutaire de le faire. C’est de l’« islamolucidité ».

Si la presse du Québec défendait la liberté d’expression au lieu de se soumettre à la charia et de s’auto-censurer, je n’aurais pas eu besoin de déposer une plainte à la CCDP.

Les islamistes utilisent le langage des droits humains pour faire taire toute critique. C’est une arme à double tranchant. Eux aussi devraient subir l’examen critique de leur propagande qui, elle, est réellement haineuse.

Il est temps que les musulmans se responsabilisent et qu’ils fassent le ménage dans leurs communautés. Faute de le faire, c’est l’ensemble des musulmans qu’on pourra soupçonner de cautionner, par leur silence, la propagation d’une idéologie extrémiste qui devrait être interdite... contribuant à perpétuer le phénomène d’islamophobie dont ils se disent victimes.

 

L'image “http://pointdebasculecanada.ca/local/cache-vignettes/L410xH76/siteon0-9a469.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Partager cet article
Repost0
23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 22:37

mercredi 27 février 2008

Labeyrislamisme
par Yuumei Yubinkyoku Nihon-Furansu

SITA Francefoie gras Labeyrie hallal
Si vous avez pris contact par courrier électronique avec la société Labeyrie lors du boycott de leur foie gras Hallal en novembre 2006, et depuis cette date durant toute l'année 2007 quel que soit le motif, il se peut que vous ayez été victime d'une certaine « légèreté » de cette société dans la confidentialité de ses contacts par internet...


Lire la suite et participer à l'action



samedi 23 février 2008

Quand l'islamiste Dounia Bouzar soutient mais condamne Ayaan Hirsi Ali...
par Imam Grouik-Grouik

SITA France
Dounia Bouzar Saïda Kada Nous n'allons pas détailler le CV abracadabrantesque de ce triste personnage, qui se présente comme anthropologue, et qui est avant tout une véritable artiste de la takkya. On pourra lire quelques éléments de sa biographie sur Prochoix ou sur l'Observatoire de l'Islamisation. Nous ajouterons qu'elle est véritablement une de ces personnalité au coeur du projet EurabiaDynamique - Diversité qui a reçu la bénédiction de quelques grosses entreprises ayant tout intérêt à faire du business avec les pays musulmans, et après elles, le déluge... en France actuellement. Il suffit pour s'en rendre compte de jeter un coup d'oeil sur son site


Lire la suite et participer à l'action


Gérard Collomb roulé dans la semoule par une soupe raciste sans cochon
par Tête de l'Art

SITA France
Sur la page d'accueil du site de la grande mosquée de Lyon, le premier article en ligne commente le "couscous de l'amitié" offert le 19 janvier aux plus démunis :
"Un repas de solidarité avec les plus démunis organisé par les jeunes du site http://www.mosquee-lyon.org et de la Grande Mosquée de Lyon, à Lyon, sur la place des Terreaux, le 19 Janvier 2008. Ce repas est un geste de génerosité et de partage envers ces personnes mais également un moment de fraternité entres (sic) les musulmans lyonnais. A noter le soutien du maire de Lyon, Gérard Collomb."

Lire la suite et participer à l'action


Ta sharia on n'en veut pas !
par Muezzin Baravin - version en anglais

SITA Great-Britain
Les musulmans britanniques veulent "offrir" la sharia à la Grande-Bretagne.
Et souhaitent que le système judiciaire islamique soit reconnu à égalité avec les lois britanniques.


Lire la suite et participer à l'action


Ta fatwa on n'en veut pas !
par Muezzin Baravin - version en anglais

SITA IndeL'acteur Bollywoodien Salman KhanSalman vient de se récolter une fatwa.
Non, il ne s'agit pas de Salman Rushdie, mais c'est un indien tout comme lui. Le "condamné" est cette fois l'acteur Bollywoodien Salman Khan, surtout célèbre pour sa propension à se fourrer dans des embrouilles.
Cette fois la "faute impardonnable" qu'il a commise contre l'islam est d'avoir... inauguré sa statue dans le musée de cire Tussaud à Londres !


Lire la suite et participer à l'action

mercredi 20 février 2008

L'horreur islamique, si loin, si proche...
par Imam Grouik-Grouik, El Mono et Muezzin Baravin

mohammed ou mohamed et le feu ; représentation musulmane de Mahomet Châtiment des femmes impudiquesCote : Supplément turc 190 , Fol. 59, Mîr Haydar, Mirâdj-Nâme, Afghanistan, Hérât, XVe siècle Muhamad ou muhamed en islamVoici tout d'abord quelques éléments pour mettre en perspective la vidéo récente que nous proposons en bas de page.

Comme nous l'avions fait remarquer dans notre précédent article, l'ultra-dhimmi maire de Créteil, Laurent Cathala, fait construire une mosquée géante. Voici ce qu'il a déclaré au Washington Post en décembre dernier, remarques assorties de quelques commentaires du site islamiste Saphir News : "Nous avons voulu que la mosquée soit construite là où tout le monde pourrait la voir". "Nous n'avons pas voulu la cacher", a ajouté le maire socialiste, qui peut suivre la construction de la future mosquée depuis son bureau situé au 11ème étage. La construction, qui devrait être terminée d'ici 2008, comprendra un minaret atteignant 25 mètres et un dôme, et pourra accueillir plus de 2500 fidèles. Avec un coût s'élevant à 7,4 millions d'euros, la mosquée est située sur une butte dominant le lac et la ville de Créteil, tout proche de la mairie et du poste de police."

Lire la suite, voir la vidéo et participer notamment à l'action SITA Créteil.


L'affaire Ayaan Hirsi Ali - Ségolène Royal. Pédagogie du coup de colère
par le Coin-Coin hallal

SITA FranceSégolène Royal, la bécassine de l'islam
ROYAL DÉCONNE ENCORE ET TOUJOURS
Elle s'était déjà retrouvée qualifiée de Bécassine mais je crois que l'euphémisme est de trop.

(...)

Oui, je sais, c'est laid la colère même la plus saine. Socrate mon maître chéri, qui parfois s'y laissait aller, trouvait que ça lui déformait les traits d'un visage, déjà pas des plus harmonieux. Mais avouez qu'il y a de quoi vomir la tiédeur face à tant de stupidité.

Lire la suite et participer à l'action







http://grouik-grouik.blogspot.com/
Partager cet article
Repost0
23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 19:14

Chers amis,

Vous me connaissez désormais puisque certains me lisent sur ce site depuis plus d'un an. Je pense avoir prouvé dans mes brèves du jour et mes flashs spéciaux mon sérieux et ma qualité d'analyse des événements internationaux. Mais peu de nos lecteurs savent qui je suis vraiment.

J'ai commencé mon engagement militant sur internet à la fin de l'été 2001 lorsque j'ai pris l'initiative de proposer ma collaboration au webmaster du site SOS-RACAILLE. A l'époque ce site était un pionnier dans ce que nos adversaires nomment l'islamophobie. Le responsable du site m'a demandé d'écrire des articles sur la politique internationale pour le site aipj.net qu'il pilotait également. Il s'agissait à travers ces articles d'afficher un soutien à la politique internationale des Etats-Unis (à l'exception des Balkans), de soutenir Israël et de dénoncer la fumeuse politique arabe de la France. Tout cela d'une manière anonyme. Ce que j'ai accepté de faire. AIPJ.NET fut ouvert le 26 août 2001. Le 21 septembre se produisit l'explosion de l'usine AZF à Toulouse. Nous avons été alors à deux doigts de faire tomber la thèse mensongère de l'Etat français quant à cette explosion. Nous ne savions pas que nous allions le payer très cher et devenir une cible.

Avant toute chose je dois préciser que j'ai un très bon souvenir de cette matinée du 21 septembre. A l'époque mon activité professionnelle me permettait d'avoir mes semaines libres puisque je travaillais le week-end. Ce matin du 21 septembre j'étais donc assis tranquillement dans un fauteuil de mon salon en train de feuilleter mon journal tout en écoutant France Info. C'est ainsi que j'ai appris la nouvelle d'une terrible explosion près de Toulouse. Or JE L'AFFIRME, il suffit pour cela de demander à consulter les bandes de cette radio publique, moins d'une heure après l'explosion France Info affirmait qu'il s'agissait d'un... accident alors que c'était la panique en ville et que PERSONNE ne savait exactement ce qu'il s'était passé ! Quelques minutes après cette annonce, il est toujours possible de le vérifier auprès des bandes, un des journalistes de la station nous annonçait que l'explosion était du à une erreur de manipulation de la part d'un ingénieur dans un laboratoire. Oui vous pouvez rire car cela est vraiment risible.
J'affirme que ce matin du 21 septembre France Info a reçu l'ordre de la part des autorités françaises d'affirmer qu'il s'agissait d'un accident bien que les journalistes soient dans l'incapacité, moins d'une heure après l'explosion, de savoir ce qu'il s'était passé.

C'est alors que l'un de nos collaborateurs a obtenu les confidences d'un officier des services de sécurité français. Cet entretien fut mis en ligne sur le site SOS-RACAILLE et AIPJ.NET moins de 24 heures après l'explosion. Voici cet entretien tel qu'il fut diffusé sur les sites en question :

 

Toulouse : C'est bien un ATTENTAT
22.09.01

Samedi 22 septembre 2001, 9 heures locales.
Entretien avec un officier des services de securite francais:

- Vous m'avez affirmé hier soir, off the record, que ce n'était pas un accident. Sur quoi vous basez-vous ?

* Il y a d'abord des indices troublants: 10 minutes après l'explosion, la préfecture affirmait que ce ne pouvait être un attentat. Quelle précipitation alors que les victimes n'avaient pas encore été dégagées des décombres! Puis tout au long de la journée, A2 et FR3 se sont relayés pour minimiser le nombre des victimes. Il y a en réalité 50 morts et pas loin de 1000 blessés. On n'a jamais vu ça dans une explosion d'usine chimique, pas même lors d'accidents de raffinerie avec des produits bien plus volatils, inflamables et détonants.

- Vous êtes absolument sûr pour le nombre de victimes ?

* Absolument. Il n'y a que les télés pour essayer de faire gober qu'on ne pouvait pas bien compter les morts et les blessés parce qu'ils étaient répartis sur plusieurs hopitaux!

- Cela peut être pour tenter de cacher une faute industrielle grave dans laquelle des "autorités" seraient plus ou moins impliquées ?

* Oui, mais l'hypothèse ne tient pas si l'ont prend en compte le sifflement entendu par plusieurs rescapés juste avant l'explosion. Comme si une rockett avait percuté le bâtiment. Témoignages à prendre d'autant plus au sérieux qu'une explosion au sol n'aurait pas provoqué un cratère de l'ampleur de celui que j'ai vu. Et que les téléspectateurs ont pu voir aussi sur certaines images... Avant qu'elles n'aient été censurées ! Par ailleurs, pourquoi avoir dépéché une armada de psys pour essayer de convaincre les témoins que le sifflement, ils l'avaient entendu APRES et non AVANT l'explosion? Psychologues, puis psychiatres avec la connotation "maladie mentale" que l'on sait, se sont relayés pour tenter de brouiller les souvenirs de gens terriblement choqués. La vérité officielle est: "Vos oreilles ont sifflé après la déflagration, votre imagination a fait le reste !"

- Admettons. Dans ce cas, s'il s'agit d'un attentat, on peut tout de même se poser des questions: Pourquoi n'a-t-il pas été revendiqué ? Pourquoi surtout n'a-t-il pas frappé la poudrerie juste à côté, avec des dégats sans commune mesure ?

* L'attentat a été revendiqué par un groupe islamiste encore inconnu en France: Es Seyf al islami. Le sabre de l'islam (NDLR: On peut traduire aussi: Par le sabre vous vous soumettrez!) Deux personnes, Ahmad M.... et Mostefai S...., qui étaient repérées depuis plusieurs jours ont été arrêtées par les services spéciaux vers 15 heures, vendredi 21 septembre. Depuis, elles ont disparu de la circulation. N'avez-vous pas remarqué l'air géné de Douste-Blazy, ou du procureur de la république qui, eux, sachant à quoi s'en tenir, parlaient d'"autre chose" qu'un accident ?

- Soit. Mais pourquoi pas la "poudrerie" qui fabrique des propergols pour les missiles bien plus explosifs que des engrais ?

* La poudrerie était visée, avec un lance-rockett depuis une des tours du mirail. Ce quartier, veritable cité interdite à forte densité de population maghrébine, aurait été soufflé, mais cela importait peu à nos terroristes. Ils seraient morts en martyrs, entraînant avec eux au paradis d'Allah des milliers de coréligionnaires. Mais Toulouse aurait été rayé de la carte! Des centaines de milliers de victimes. "On ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs" est aussi un proverbe en terre d'islam.

Le miracle est que nos apprentis terroristes n'ont pas su calculer la "flèche", phénomène bien connue des artificiers, c'est-à-dire la modification de trajectoire d'un projectile en fonction de paramètres tels que la hauteur d'où on le tire, la distance à parcourir et la dérive due au vent. Or, hier, il soufflait un violent vent d'autan sur Toulouse. Mais je suis formel: LA POUDRERIE ETAIT BIEN VISEE! Seul un miracle a fait dévier le missile de quelques degrés et percuter un bâtiment mitoyen avec des conséquences limitées, toutes proportions gardées bien évidemment.

- Au coeur de l'action, vos fonctions vous permettent-elles d'avancer de tels propos sans risque d'erreur ?

* Je vous assure que oui. Mais naturellement, quand on témoigne dans ce pays déliquescent, qui préfère tenir le peuple dans l'ignorance dès qu'il s'agit de méfaits commis par des musulmans, mieux vaut ne pas en dire trop sur soi même si on veut éviter la prison. Ou un "accident". Mais la vérité ne pourra être cachée éternellement.
Des bazookas, des lance-rocketts, il y en a dans toutes les caves des "cités". Pas seulement à Béziers ou à Toulouse. Les islamo-mafieux de l'UCK, grands amis de la France comme chacun sait, fournissent le matos. En bons musulmans solidaires de leurs "frères"...

- Et la présence ce Chirac et Jospin dans les heures suivant l'explosion, à votre avis ?

* Outre la préparation de leur campagne électorale, c'était pour venir s'assurer que toutes les dispositions avaient été bien prises pour étouffer l'affaire. C'est la faute à la malchance. Ou à la maladresse. A l'heure où je vous parle, les deux terroristes Ahmad M.... et Mostefai S.... ont été discrètement mis hors d'état de nuire. Comme ça, pas de risque de procès-tribune. Pas de risque non plus que les méchants Français racistes en tirent argument. Il ne faut à aucun prix salir les "chances pour la France!"

 

Le même jour Europe 1 a repris notre information dans son journal de 12h00 en donnant le nom du groupe terroriste qui revendiquait l'attaque. Si la station n'a pas mentionné notre nom elle a cependant avoué que sa source provenait "d'un site sur internet". Nous sommes pourtant en 2001, c'est-à-dire à une époque où la crédibilité d'internet est nulle, où les blogs n'existent pas, où les citoyens ne se sont pas encore emparés d'internet, où très peu de journalistes professionnels écrivent sur la toile contrairement à aujourd'hui. Et bien pourtant un grand médias s'est saisi de notre information, et pas n'importe quelle information vous en conviendrez, pour la diffuser. Je vous laisse réfléchir à cela. Pourtant dès 13h00 plus rien. Il en fut de même pour tous les autres flashs de la journée sur cette station. Ordre avait été donné de se taire.

Durant les jours qui ont suivi nous avons tenté de faire éclater la vérité. En vain. Nos adversaires étaient bien trop puissants. Pourtant nous n'avons jamais baissé les bras. Quelques mois après l'explosion voici ce que le site AIPJ.NET publiait :

 


Révélations sur un mensonge d'Etat : "L'explosion" de Toulouse

Qu'en est-il aujourd'hui de ce grand mensonge d'Etat concernant l'explosion de l'usine AZF de Toulouse ? Pourquoi le procureur après seulement trois jours d'enquête affirma sur un ton péremptoire qu'il s'agissait d'un accident à 99 % ? Pourquoi cette thèse est-elle la thèse officielle alors que la communauté nationale des chimistes a tout simplement ridiculisé les éléments de l' enquête en démontrant que l'amonitrate ne pouvait exploser qu'après avoir subi un échauffement soudain et violent de plus de 400 degrés ? "Le nitrate d'ammonium ne peut pas exploser sans l'apport d'une quantité d'énergie importante, martèle Christian Michot, directeur de la certification à l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris). Par ailleurs, il faut préciser qu'existent plusieurs produits avec des qualités différentes. L'engrais est le moins sensible des produits constitués de nitrate d'ammonium". Brigitte Diers, directrice de l'unité de prévention du risque chimique au CNRS, va dans le même sens : "D'un point de vue de chimiste, c'est un produit normalement stable. Cet oxydant très fort est cependant classé comme très réactif et peut exploser sous certaines conditions. La condition sine qua non est la présence d'une grosse source d'énergie." Pourquoi les témoignages des personnes affirmant avoir entendu deux explosions ou avoir vu un éclair furent systématiquement écartés ?

De nouveaux éléments cachés aux Français :

Des cassettes acoustiques qui servaient à l'enregistrement d'une conférence à Toulouse, lors de l'explosion, révèlent qu'il y a bien eu deux explosions distinctes de 8 secondes. Mieux encore, grâce à des procédés mathématiques et scientifiques, on a réussi à déterminer l'endroit exact de la première explosion. Or, il s'avère que le lieu de la première explosion est différent de la seconde. Et où s'est déroulé la première explosion ? Dans l'usine de la SNPE, usine fabriquant le carburant de la fusée Ariane. Ainsi ces enregistrements confirme les témoignages des nombreux témoins qui avaient déclarés qu'il y avait eu deux explosions. Pourquoi les Français sont-ils tenus dans l'ignorance de l'existence de ces cassettes ? Pourquoi la justice ne mentionne t-elle pas leur existence ?

Ce que l'on sait également, c'est que la première explosion a été suffisamment forte pour être entendu dans un rayon de trois kilomètres par de nombreux témoins. Ces derniers ont déclaré avoir cru à l'explosion de leur conduite de gaz. Et pour cause !!! On sait aujourd'hui que cette première explosion à l'usine SNPE fut souterraine (dans les sous-sols de l'usine). C'est d'ailleurs cette explosion que les sismographes de la région ont enregistrés. La seconde explosion, celle de l'usine AZF est survenue 8 secondes plus tard. Bien plus forte elle a ensuite eclipsé la première. Ce que l'on sait aussi désormais, c'est qu'avant la seconde explosion, celle de l'usine AZF, il y a eu des arcs élétriques, des bugs informatiques et des pannes électriques dans l'usine et aux alentours ainsi qu'un éclair lumineux dans le ciel, visible sur trois kilomètres, et observé par de nombreux témoins. Que s'est-il passé à la SNPE ? Qu'est ce qui a provoqué la première explosion ? Qu'est-ce qui a pu provoquer ensuite l'explosion de l'usine AZF ?

Le 30 août 2001 (soit avant les attentats de New-York) la DST opére une descente dans l'usine SNPE. La cause de cette opération ? La CIA venait d'avertir les services français que des menaces terroristes pesaient sur l'usine. Le journal suisse "Le Matin" a révélé ces informations dès le lendemain de l'explosion de Toulouse mais curieusement personne en France ne s'est officiellement intéressé à cette piste. Pourquoi ? Pourtant à l'issue de cette visite, la DST décide de placer l'usine en plan vigipirate renforcé. Alors que s'est-il passé puisque l'on sait maintenant que la première explosion a bel et bien eu lieu dans l'usine SNPE ? Pour le moment nous ne le savons pas. Mais ce que l'on sait, c'est que le transformateur électrique de l'usine fut détruit, que l'usine a subi de nombreux dégâts. "Les conséquences de l'explosion de l'usine AZF" déclarent les responsables. Est-ce si évident ? Ce que l'on sait aussi c'est que le tas d'amonitrate incriminé se trouvait à mi-distance entre les deux usines ! Ce que des experts affirment c'est qu'il est tout à fait possible que le sol humide (rappelons que la première explosion se déroule en sous-sol) ait pu servir de conducteur aux arcs électriques pour frapper l'entrepôt d'amonitrate. En revanche, nous ne savons pas encore ce qui a provoqué la première explosion dans les sous-sols de l'usine SNPE.

Après avoir frappé les symboles financiers et militaires des Etats-Unis, des terroristes musulmans ont-ils voulu chercher à frapper le symbole technologique de l'Europe que constitue la fusée Ariane. Tout cela s'inscrivant dans le plan de Ben Laden de choc des civilisations. Le plan vigipirate renforcé a t-il échoué, a t-il au contraire fait avorter l'attentat de la SNPE ? Les conséquences de cet attentat en provoquant des phénomènes électromagnétiques a t-il provoqué l'explosion involontaire de l'usine AZF ? Nous ne désespérons pas de le savoir un jours.

NDLR : L'A.I.P.J. met au défi les autorités françaises de dire la vérité aux Français, notamment sur l'existence des cassettes acoustiques qui prouvent l'existence de deux explosions et qui permettent de localiser précisément la première. L'A.I.P.J. met au défi les autorités françaises et la justice de rendre transparent l'ensemble du dossier concernant "l'explosion" de Toulouse afin que chaque Français puisse avoir accès librement aux documents et se faire sa propre opinion. Faudra t-il attendre 15 ans, à l'image du nuage de Tchernobyl, pour savoir la vérité ??? Faudra t-il attendre qu'un service de renseignement étranger lâche le morceau ???

La rédaction de l'A.I.P.J.

 

La dernière phrase est très importante : "Faudra t-il attendre qu'un service de renseignement étranger lâche le morceau ???" C'est qu'entre temps le site AIPJ.NET avait réussi à démonter un autre mensonge de l'Etat français et à faire éclater la vérité. En avril 2002 un terroriste islamiste avait fait exploser un camion contre la synagogue de Djerba en Tunisie provoquant la mort de plus de 20 personnes dont des touristes allemands et français. 48 heures après l'explosion le site de l'AIPJ, grâce à des personnes en Israël très bien informées, nous n'en dirons pas plus, donnait le détail du déroulement de l'attentat. Pourtant durant trois semaines l'Etat et les médias français (il suffit par exemple de revoir les journaux de TF1 ou de France 2 de l'époque) vont tenter de nous faire croire à la thèse de... l'accident. Durant trois semaines... Nous n'avons rien lâché et nous avons eu raison car cette fois il était trop difficile pour le gouvernement français de museler tous les canaux d'informations face à un événement qui concernait plusieurs pays. Mais dès lors nous allions devenir la bête noir de la bande à Chirac.

Car notre site n'avait de cesse de pilonner la politique arabe de la France si chère à Jacques Chirac. L'AIPJ.NET était même référencé en 2002 sur le site de l'ancien premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Nos informations étaient de qualité, comme lors de la prise d'otage du théâtre de Moscou par des terroristes tchétchènes où, grâce à nos correspondants sur place, nous diffusions avant les grands médias les informations en live. Le site prenait systématiquement le contre pied de la vulgate officielle française anti israélienne et anti américaine. Nous avons mené notre mission jusqu'en mars 2003.

Cette dénonciation de la politique étrangère de la France, appuyée sur des articles précis, est la raison qui m'a valu 48 heures de garde à vue en janvier 2004 par des services de l'antiterrorisme sur commission rogatoire d'un juge d'instruction. L'accusation ? Tentative d'assassinat sur la personne de Jacques Chirac. Rien que ça. Les gens qui me connaissaient ont bien rigolé. Mais après plus de deux ans de traque ils avaient enfin mis la main sur ma personne. Mais de complot pour tuer Chirac que nenni. En réalité ce qu'ils voulaient savoir, c'est au cours des 48 heures que je l'ai compris, c'était pour quelle puissance étrangère supposée je travaillais. Ils étais persuadés que mes informations ne pouvaient provenir que d'une source proche d'un service de renseignement. Le Mossad ? Cela n'a jamais été formulé aussi clairement même si plusieurs questions portaient sur les raisons de mon soutien à Israël. Cependant ils n'ont rien pu prouver et suis ressorti libre. Car je n'ai jamais travaillé pour le Mossad même si j'ai pu être, volontairement, instrumentalisé par lui. Y'avait-il derrière cette interpellation et toutes ces question la peur de voir une source israélienne nous confier des informations sur AZF ? Je ne le sais pas mais ce que je sais c'est que durant cette époque les relations entre Israël et les Etats-Unis d'un côté et la France de l'autre étaient exécrables. D'autres amis ont eu également a subir les foudres de l'Etat. Certains ont perdu leur travail suite à des pressions, d'autres ont vu leur vie familiale bouleversée ou se sont réfugiés à l'étranger. En tout cas je confirme pour AZF : il s'agit bien d'un attentat à 99 %. Quant à la journaliste du Point, aujourd'hui décédée de maladie, celle qui avait révélée le scandale du sang contaminé, elle a subi les pires pressions qu'on puisse imaginer pour une journaliste. Mais le pire, et c'est vraiment ce qui l'a le plus dégoûtée, c'est l'absence totale de solidarité de la corporation des journalistes devant les difficultées qu'elle subissait dans son enquête. Cela vaut tous les aveux. La peur écrase tout. J'espère qu'un jour la vérité éclatera. Je note avec amusement que tous nos adeptes du complot, Jean-Marie Bigard, Juliette Binoche, Marion Cottillard, Christophe Dechavanne etc... qui aiment à délirer sur le 11 septembre n'ont jamais remis en cause la version officielle de l'explosion AZF. Il faut dire que si baver sur les Etats-Unis est bien vu en France, il est toutefois plus dangereux de mettre son nez dans les affaires françaises. On risque de s'y brûler les ailes. Comme Icare.

David Bescond pour Rebelles.info


Usine AZF : le mensonge était presque parfait

source : Valeurs Actuelles

 

Le mensonge était presque parfait… C’est sous ce titre que Valeurs Actuelles publiait, dans son numéro du 24 janvier, un article de plusieurs pages sur la catastrophe d’AZF, relançant la piste des arcs électriques liée à la première explosion sur le site de la SNPE. Une piste que notre journal, preuves à l’appui, avait été le premier à révéler quelques semaines auparavant. Depuis, le juge Thierry Perriquet, chargé de l’instruction, s’est à son tour emparé de cette piste. De solides éléments matériels ainsi que de nombreux témoignages font désormais partie du dossier. Dossier que des milliers de Toulousains, profondément marqués par ce drame, aimeraient enfin voir aboutir.

Deux explosions distinctes se sont donc produites le 21 septembre 2001, à une dizaine de secondes d’intervalle, sur deux sites distincts, mais voisins. La seconde, celle d’AZF étant la conséquence directe de la première, à la SNPE (Société nationale des poudres et explosifs), distante de huit cents mètres.

Une explosion souterraine qui a entraîné des désordres majeurs dans l’alimentation électrique de la SNPE, qui se sont répercutés sous la forme d’arcs électriques, en sous-sol et en surface. Ce phénomène, comparable à des éclairs dans un ciel d’orage, a trouvé sur son chemin le fameux hangar 221 où se trouvaient trois cents tonnes de nitrate d’ammonium.
La fatalité a voulu que l’éclair principal de ces arcs électriques traverse le tas d’engrais et y provoque une élévation de la température suffisante pour déclencher l’explosion d’AZF. Sur ce point, tous les chimistes sont d’accord.

Au fil de notre propre enquête, des dizaines de témoignages précis, des enregistrements et des photographies sont venus s’ajouter aux démonstrations d’un mathématicien reconnu, Jean-Marie Arnaudies, (Valeurs Actuelles, nos 3399, 3401, 3452, 3453, 3456), afin d’étayer cette piste des arcs électriques et de la double explosion.

Le diable, dit-on, est dans les détails. Ainsi, dans le numéro 3452 du 24 janvier, avons-nous publié deux photographies aériennes du site, avant et après l’explosion. Ce dernier cliché, pris le 28 septembre 2001, montre des bizarreries qui contredisent la thèse officielle de l’époque.
On y constate que nombre de bâtiments de la SNPE les plus proches d’AZF et les plus exposés à l’explosion du hangar 221 ont relativement peu souffert, alors que des bâtiments nettement plus éloignés sont littéralement “scalpés”, voire rasés. C’est le cas notamment du hangar 371… Plus étonnant encore, un petit bâtiment perpendiculaire au 371, situé à l’est de celui-ci, et donc en pratique protégé de l’onde de choc de l’explosion d’AZF, a totalement disparu.

Enfin, à côté de ce bâtiment se trouve un arbre. Voici ce que nous écrivions à propos de cet arbre : « A proximité immédiate, au nord, la couronne de feuillage parfaitement ronde d’un arbre encore bien vert en juillet apparaît jaunie et roussie, mais seulement pour sa portion exposée en direction de ce petit hangar attenant. Serait-ce un simple effet de l’automne qui vient de commencer en ce 28 septembre 2001 ? Nullement : tous les arbres environnants sont encore parfaitement verts ! Allez expliquer qu’à près de six cents mètres, l’explosion d’AZF roussisse sélectivement les feuillages de la SNPE, et dans la direction opposée à l’onde de choc… » Un arbre roussi. Le seul. Il n’est pas mort, pas malade, et ce n’est pas encore l’automne…

Voilà comment un arbre va devenir un objet de controverse entre Valeurs Actuelles et la SNPE, celle-ci mettant en doute notre bonne foi, qualifiant même de « tendancieux » le caractère de notre démarche ! Et, pour tout argument, voici ce qu’on peut encore lire sur le site Internet de la Société nationale des poudres et explosifs : « Passons d’abord sur un arbre qui aurait roussi alors que les arbres alentour seraient restés verts. Sur la photographie il y a un seul arbre, donc aucune comparaison possible. Cet arbre est éclairé par le soleil qui est assez bas sur l’horizon, le 28 septembre, alors qu’en juillet (le jour n’est pas précisé) le soleil pour une même orientation, est beaucoup plus haut. Ce que le journaliste (NDLR : Thierry Deransart) présente comme un arbre roussi est simplement un arbre éclairé par le soleil couchant. »

Des témoins ont “vu” la première explosion.

Ce que la SNPE feint d’ignorer, c’est que nous n’avons publié qu’une portion d’image. L’image complète, connue de toutes les parties concernées par le drame, couvre l’ensemble du pôle chimique et montre des centaines d’arbres, tous plus verts que celui en cause. Et il existe d’autres photographies inédites de cet arbre (photo 1), prises à partir d’autres points de vue, qui le montrent encore plus mal en point, effeuillé de bas en haut. Il ne conserve qu’un misérable couvert suggérant un béret basque. Nous avons voulu vérifier, une fois encore, l’état de l’arbre le 28 septembre 2003, deux ans jour pour jour après cette photo aérienne : malgré la sécheresse, celui-ci est aussi vert et fourni que ses voisins immédiats ! La nature ne ment pas, elle se charge de répondre pour nous (photo 2) : l’arbre est bel et bien encore en vie… En ce qui concerne cet autre argument du “soleil couchant”, il peut être qualifié de… léger. En effet, sachant que la photo de l’arbre date du 28 septembre 2001, en mesurant les ombres projetées par les tours dont la hauteur est connue, il est aisé de déterminer l’heure où elle a été prise : soit un peu avant 16 h 30, au moins trois heures et demie avant que le soleil ne commence à décliner !

Enfin, nous avons découvert un cliché (photo 3), pris une heure après les explosions, depuis la colline de Pech-David qui domine de cent vingt mètres le pôle chimique. Depuis les rives de la Garonne, il n’est distant que de sept cents mètres des ateliers phosgène, autant dire à un jet de pierre. Prise depuis ces hauteurs, la photo montre un panache qui s’élève de la zone proche de l’arbre brûlé, au cœur des ateliers phosgène. A la Grande Paroisse, en revanche, mise à part la fumée noire émise deux cents mètres au sud du cratère par un feu de palettes qui a duré une bonne partie de la journée, il n’y a déjà plus d’émissions de fumées. Il est aussi intéressant de noter qu’en aucun autre point de la SNPE on ne voit la moindre fumée ! Malgré cela, elle a toujours affirmé qu’il ne s’est rien passé sur son site…

Nous avons aussi vérifié si les ateliers phosgène dégageaient en temps normal des fumées, voire de la vapeur. C’est en effet le cas, à deux cent cinquante mètres au nord-est, et ces vapeurs, compte tenu du lieu de la prise de vue et de la direction du vent, ne pouvaient en aucun cas se trouver dans le champ de l’image. Ce document inédit montre une fois encore qu’il s’est produit un événement à la SNPE, à moins de soixante mètres du bâtiment 371 où étaient entreposés les fûts de phosgène.

Pour s’en convaincre, Valeurs Actuelles est en mesure de révéler que plusieurs témoins affirment avoir “vu” et pas seulement entendu la première explosion à la SNPE. A ce jour, le juge Perriquet dispose de quatre témoignages, sur procès-verbal. Notamment celui de Mme D., qui se trouvait sur la colline de Pech-David. Lors d’une reconstitution, le 11 mars dernier, le magistrat, en présence de nombreux experts et du directeur de l’usine AZF, Serge Biechlin, fait tirer des fusées éclairantes depuis l’usine pour matérialiser l’explosion. Une première fois, Mme D. dit n’avoir rien vu. Deuxième fusée, même réponse. Le juge ordonne un troisième tir… même réponse. Le témoin jure que cette explosion, il ne l’a pas vue à cet endroit, mais « là-bas, entre les deux peupliers ». Vérification faite, c’est précisément là que se trouve… l’arbre roussi.

 

http://www.sos-islam.org/images/pbansosi.gif

Partager cet article
Repost0
21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 23:05

Le ramadan, une calamité pour la santé …et pour la Sécu.

Quand les prescriptions d’Allah, mettent votre santé en danger, c’est qu’il est temps de vous demander si Allah vous veut réellement du bien : Crises cardiaques, accidents cérébro-vasculaires, comas diabetiques, indigestions, déshydratation font aussi partie de la fête. Dans les pays musulmans les hopitaux sont débordés durant le

Le Roi de Jordanie exhorte ses sujets musulmans à ne pas commettre d’excès.

Le gouvernement jordanien vient de lancer une campagne pour lutter contre les problèmes de santé les plus serieux, qui vont des attaques cardiaques aux comas diabétiques, qui menacent les musulmans pendant leur mois saint.

En principe, une periode d’abstinence pour se concentrer sur la prière, le est aussi une periode d’excès et d’habitudes malsaines. Un sujet d’inquiétude pour les responsables de la santé.

Peu de statistiques sur les effets du sur la santé sont publiées. Mais en Jordanie, des responsables de la santé  déclarent que les crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, de diabète, les cas de déshydratation ou de simples indigestions grimpent en flèche  dans les hôpitaux et les cliniques dés la première semaine de .

La question est un sujet de préoccupation dans tout le Proche-Orient, où les problèmes de santé liés à l’obésité et au tabagisme, prennent un pourcentage de plus en plus grand du budget de santé des pays musulmans.

En Jordanie, par exemple, le gouvernement consacre maintenant environ un cinquième du budget de l’État à la santé.

A Dubaï et en Arabie Saoudite, les journaux exhortent régulièrement le public à suivre une alimentation saine et à faire plus d’exercices physiques pendant le mois de jeûne. Cette année, l’une des stations de télévision, Al-Arabiya,  qui est la plus regardée en Arabie saoudite, diffuse une séquence pour une alimentation saine au cours des bulletins d’informations.  “Le petit conseil pour mardi : Cuire dans le four les patisseries traditionnelles de au lieu de les faire frire.”

Le gouvernement Jordanien est cependant le premier pays à financer les spots diffusés en faveur de la santé pendant le . La campagne est dirigée par le roi de Jordanie Abdullah II en personne, et par son épouse, la reine Rania. Ils y parlent publiquement de leur mode de vie sportif  et de leur alimentation saine.

Source : Associated Press


Ramadan, le souk des civilisations

Image_15_2 Il y a un siècle le Ramadan ne faisait qu'un fichu “ramdam”. Pour les pieds-noirs d'Algérie, qui ont ainsi écorné le mot “ramadan”, ces ripailles suivant la rupture du jeûne, les veillées houleuses et débonnaires qui s’ensuivaient jusqu’aux aurores, n'étaient que vacarme, tapage nocturne, charivari à l’état brut.

En 2008, les Maghrébins francisés ont baptisé leur Ramadan “Carême” et... il fait encore du bruit ! Mais un bruit lucratif, celui dont aucune campagne de marketing ne peut se passer. Aucun doute : le Ramadan se vend bien, il fait désormais recette, y compris en milieu non musulman. L’Europe et l’Amérique soumettent désormais au  même « plan com » et autres « marchandesing » ayant déjà amplement fait leurs preuves avec Pâques, Noël et Halloween, le rite islamique le plus voyant et le plus populaire.

Et le plus consumériste, ce qui en soit n’a rien de rédhibitoire, tout auImage_49_2 contraire, aux yeux d’une foi islamique qui place la fonction de marchand au pinacle des métiers profanes. Même au Paradis, où abondent à profusion biens de la chair et de la bonne chère, un souk hebdomadaire serait ouvert pour les élus afin d’y assouvir leur passion de vendre, d’acheter, de marchander, ne serait-ce que des tapis de prière…

Image_62 Ainsi, en cet an de grâce 2008, le croyant “branché” peut, s’il lui en prend fantaisie, rompre le jeûne en « sabrant” du champagne certifié halal -“licite” en arabe- tout en dégustant du foie gras « ad hoc ». Pour faire ses emplettes, le même croyant-consommateur n’aura que l’embarras du choix. De fait, les hypermarchés, les souks géants, ces emporiums et temples universels, rivalisent de “promotions” sous l’étiquette passe-partout “Saveurs d’Orient” pour proposer une ample palette de produits à la fois français et exotiques mais à la “sauce” islamique, en clair certifiés halal.

Image_30 Cela va du cassoulet au couscous en passant par les petits salés aux lentilles, les saucissons, les choucroutes, les fricadelles néerlandaises, les boulettes belges,Image_23_5 les raviolis, les merguez, les loukoums, les dattes « déglet-nour », non sans une pincée de “world food” incluant pizza, nuggets, hamburger et autres Chili con Carne.

Carrefour, Leclerc, Auchan, Casino et jusqu’au réseau « discount » Ed, tous se mettent à l’heure du Ramadan, servis par les plus grandes marques : Mc Donald’s, Candia, Maggi, Coca Cola, Burger King, Nokia, Apple, Volkswagen, Toyota… Des “griffes” internationales qui pour mieux “mordre” sur le créneau “halal” ne reculent devant aucun poncif publicitaire ni image d’Epinal pour fouetter, flatter, caresser dans le sens du poil l’appétit du chaland.

Image_64_5 Par exemple, cette affiche publicitaire lancée au début du Ramadan par Candia -qui produit déjà du lait caillé halal fort apprécié- répond à la question-slogan “Un petit producteur de lait peut-il vous emmener au sommet du goût ?” par un “oui” massifImage_65_2 inscrit à flanc de montagne; un “oui” en lettres latines mais qui transcrit de façon tout aussi lisible le nom d’”Allah” en caractères arabes ! Plus franc le clin d’oeil ou plutôt le clignotant de Volkswagen et Toyota qui mettent en scène des voitures tous phares allumés dehors en forme… de croissants.

Image_33_3

  Image_35_6Image_24_4 Quoi qu’il en soit et l’argent n’ayant point d’odeur de sainteté, le business du halal -entre 5 et 15 milliards d’euros en Europe selon les évaluations- aura été le fruit du génie mercantile anglo-saxon qui, le premier, a su en pressentir l’immense potentiel. Outre le premier champagne halal, dénommé “Cham’Alal”, le Royaume-Uni, suivi de l’Allemagne et des Pays-bas fabriquent l’essentiel de la nourriture à la fois “licite” tout un ayant un aspect “occidental” : simili bacon à base de viande de poulet, bière sans alcool, saucisses de Strasbourg au goût de merguez.

Ce qui ne va pas sans poser la question, cruciale, de savoir à qui revient la fonction incontestable de conférer la certification “halal” sur des produits mis sur un marché déjà très mondialisé et promet donc d'être juteux. Selon une étude du ministère canadien de l’Agriculture, le “halal business” pèse, déjà, plus d’un dixième du total des échanges mondiaux de produits agro-alimentaires, soit une valeur de 70 milliards d’euros.

Image_63_6 Face à cet Eldorado, les Etats-Unis, l’Allemagne, la France, mais aussi le Brésil, l’Australie, l’Argentine, l’Inde et Chine investissent sur le créneau du halal. En ligne de mire, l’Europe où vivent des millions de citoyens musulmans ayant un pouvoirImage_59_5 d’achat conséquent. Déjà, le port de Rotterdam s’emploie à devenir le principal point d’entrée halal sur marché européen et entend réserver un entrepôt exclusif.

Image_53_2 Quant à cette Amérique que les barbus tiennent pour l’ennemi absolu de l’islam, elle a depuis longtemps acclimaté à l’ « American way of life »  la foi du Prophète. Ainsi, une semaine avant l’attentat du 11 septembre 2001, la Poste émettait un timbre pour souhaiter un “Aïd béni », soit la fête qui clôt le mois du jeûne canonique. Depuis lors, George Bush organise chaque année un “iftar” à la Maison Blanche, « halal » bien entendu. Un rite auquel se prête également l’ambassade des Etats-Unis à Paris, en y conviant des musulmans français. (Le Quai d’Orsay fit de même en 2005 et 2006, du temps de Philippe Douste-Blazy). Mieux, et geste encore plus symbolique, au moment de l’Aïd, le haut de l’Empire State Building, un des joyaux de New York, s’illumine en vert, en hommage aux musulmans de la Grosse Pomme qui y représentent un habitant sur dix.

Image_18 

Partager cet article
Repost0
21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 20:05

15.10.2007

Tous les partis du Système étaient au rendez-vous de l’UAM93, fédération islamique liberticide.
4c0b17db55bc56a89c1939530f7db1f9.jpg
        Laurent Fabius,  Claude Bartolone, maire-adjoint du Pré-Saint-Gervais, Eric Raoult, député-maire du Raincy, Mouloud Aounit, secrétaire national du MRAP, Roger Karoutchi, Secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Christiane Taubira, député de Guyane et  Claude Balland, le Préfet de Seine-Saint-Denis, étaient les grands invités de l’Union des Associations Musulmanes de Seine-Saint Denis, lors de la soirée d’iftar ( moment de rupture du jeûne du Ramadan) organisée par l’association, sorte de dîner du Crif à la sauce islamique.
      Voir les vidéos des interventions ici. où l'on entend Eric Raoult (UMP) affirmer aux musulmans que "des parts de marché sont encore à gagner [...] dans un département où la première des religions, c'est la votre"
    Nous avions déjà dénoncé le racolage de François Bayrou, qui, le 15 février dernier, avait tenté de séduire l’électorat islamique du 93 en prononçant un long discours lors du même dîner organisé par cette fédération de 30 associations islamiques.

L’UAM93 a pris l’année dernières des positions très inquiétantes sur plusieurs sujets :  lire la suite


    Concernant l’affaire du procès de Charlie-hebdo,  l’UAM93, outre avoir organisé une manifestation le 11  février 2006 contre l'islamophobie, avait soutenu par un communiqué daté du 7 février dernier l’UOIF et la Grande Mosquée de Paris face à la revue satirique de gauche ayant publié les caricatures. Mais il y a plus, l’UAM93 avait rencontré Eric Raoult et Marie Georges Buffet afin de leur réclamer de déposer un projet de loi visant à punir les auteurs de « blasphèmes », soit des dessins sur Mahomet ou tout autre irrévérence à l’Islam. C’était Jean Marc Roubaud, député UMP et collègue de monsieur Raoult, qui avait « mouillé le maillot » en déposant une proposition de loi qui  stipulait « Tout discours, cri, menace, écrit, imprimé, dessin ou affiche outrageant, portant atteinte volontairement aux fondements des religions, est une injure.» La proposition de loi, simple signal envoyé à l’association, n’atteignit heureusement jamais le stade de projet de loi.

   L’UAM93 ne cache pas vouloir une loi punissant l’islamophobie, tout comme la Turquie qui s'est dotée en 1986 d’une loi punissant de six mois à deux ans de prison « les insultes à la religion musulmane, Allah et son Prophète », sous l’impulsion du Premier ministre Turgut Ozal, qui formula la demande d’adhésion à l’UE en 1987…  Ainsi, selon la conception totalisante de l’UAM93, l’auteur de ces lignes serait actuellement en prison en cas d’application de ce desiderata, l’Observatoire de l’islamisation étant en effet fort critique quant aux lumières supposées de la charia.

  L’UAM93 publie un bulletin mensuel intitulé l’Union. On y apprend des choses intéressantes, voire compromettantes…

Dans l’Union, n°110, daté du 20/04/2007, la rédaction essaie tant bien que mal de défendre le verset 34 de la sourate 4 : « Celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez les, reléguez les dans leur chambres, frappez les »

L’explication selon l’UAM93 :

« Ce que veut dire « frapper » ici : il est clair qu’il ne s’agit pas de faire mal physiquement. En fait, ce qui est autorisé par le verset, c’est l’impact même du geste et non la force de celui-ci. […] c’est pourquoi les savants disent que si le coup laisse la moindre trace, le talion s’impose. Et ce n’est certainement pas le coup avec un stylo qui risque de laisser quoique ce soit comme trace, si ce n’est une trace plutôt morale. »

   Pas de bleus, de coupures ou de bosses : la voie est libre, tant qu’il ne reste qu’un impact « moral ».

    Dans le numéro 113, daté du 17/05/2007, on trouve une introduction à la charia intitulée De la destinée, tirée d’un texte de l’Imam Ibn Al Jawzî,mort en 1176, connu pour être l’un des juristes hanbalites des plus réputés…le hanbalisme étant l’école juridique de l’Arabie Saoudite, il y a de quoi s’inquiéter.

   Dans le numéro 115, Roger Garaudy, le célèbre écrivain communiste, condamné en 1998 pour avoir nié l’existence des chambres à gaz, auteur de nombreux textes sur la civilisation islamique, voit un de ses textes publiés. Lui-même converti à l’islam en 1982 ( la fameuse convergence rouge-verte dont Garaudy avec Carlos et Mouloud Aounit, n’incarne que trop bien), le révolutionnaire anti-sioniste voit des extraits de son ouvrage très orienté Grandeur et décadence de l’islam, reproduits dans L’Union n° 115, du 08/06/2007. Voici l’extrait :

« En 815 à une époque où l’Europe ne savait pas lire (sic), le Calife Al-Mamoun fonde à Bagdad « la maison de la sagesse » qui rassemble un million d’ouvrages.[…] Au Xème siècle, une petite ville comme Najaf, en Iran, possède 40 000 volumes. Le directeur de l’observatoire de Marhaga, Nasîm ad-dîn at toussi, réuni une collection de 400 000 volumes, alors que 4 siècles plus tard, le Roi Charles V, le sage, réunira à peine 900 volumes »

   Ce que Garaudy se garde bien d’expliquer, c’est que « la Maison de la Sagesse » dû son rayonnement à nombre de syriaques chrétiens qui traduisirent les trésors du savoir des textes grecs en arabe, provenant du poumon oriental de l’Europe, Byzance. Ainsi les califes al-Mamoun et al-Mansur  eurent recours, pour alimenter les fonds de leurs bibliothèques, aux services des empereurs de Byzance qui leur firent parvenir les ouvrages de Platon, d’Aristote, d’Hippocrate, de Galien, d’Euclide, de Ptolémée qu’ils détenaient. Les traducteurs bagdadiens qui se chargèrent de transmettre ce savoir aux arabes étaient largement des chrétiens syriaques, nestoriens ou maronites. Leurs noms sont Ibn-Ishaq , Ayyub al Abras, Théophile d’Edesse, Timothée I,Gabriel Bokhticho. On lira notre article sur le mythe de la transmission arabe du savoir antique pour s’en convaincre.

   Concernant la bibliothèque de Najaf que cite l’ « historien », on fera remarquer que celle-ci existait bien longtemps avant l’islamisation de la Perse, grande civilisation qui n’a pas attendu le Coran pour ouvrir des bibliothèques…Concernant la petite bibliothèque de Charles V (1338-1380), Garaudy fait mine d’ignorer que la France à cette époque regorge de fonds de bibliothèques, se trouvant non dans le séjour du Roi, mais dans les réseaux d’abbayes, tels ceux entreposés dans les sites clunisiens (1200 sites à son apogée), les abbayes des ordres cisterciens et chartreux.

    Ainsi, se livre au niveau politique un inquiétant jeu de marketing politique, tous les partis établis tentant de capter l’électorat musulman, fusse-t-il islamiste et amateur de Roger Garaudy. On arrive là à un point critique de la démocratie par suffrage universel : choyer toutes les composantes de la société étant incontournable pour être porté au pouvoir, la prise en compte des millions d’électeurs musulmans mène les prétendants au pouvoir à se compromettre dans une collaboration avec une cinquième colonne islamique . Voir pèle mêle, des représentants du communisme, du libéralisme et du gouvernement main dans la main pour crier leur dégoût de l’islamophobie chez des islamistes, il y a de quoi avoir froid dans le dos…

Joachim Véliocas, Octobre 2007.


14.10.2007

La Ligue Arabe veut "partager" la Cathédrale de Cordoue

f2e2db15e12a62025c9aba1ebac881b7.jpg   

     A l'issue de la conférence de l'OSCE consacrée à l' « islamophobie » qui a pris fin jeudi, dont nous avons largement couvert les soubassements,  la Ligue Arabe par la voix de son secrétaire Amr Moussa, a réclamé le partage de la Cathédrale de Cordoue entre musulmans et chrétiens, réitérant une demande déjà formulée par la Commission Islamique d'Espagne en 2004, soutenue à l'époque par les élus cordouans du Psoe, le parti socialiste espagnol.

     La tentative de rendre légitime un retour des musulmans dans la Cathédrale repose sur le fait qu'effectivement, le lieu fut une sublime mosquée durant 4 siècles. Ainsi, les musulmans essayent de faire croire que l'Eglise leur a « volé leur mosquée » . Or, il faut remettre les choses à leurs places : avant que l'émir Abd-Ar Rahman commence à bâtir sur le lieu un projet qui s'étendra sur plusieurs règnes, de 785 à 961, il ne faut pas oublier que l'emplacement était à l'origine celui de l'église Saint-Vincent que les musulmans ont récupéré à dessein pour remplacer le christianisme, et non pour partager le lieu avec les chrétiens. A noter que les colonnes de marbres de l'ancienne mosquée provenaient d'édifices romains ou wisigoths...

    Juan José Asenjo, évêque de Cordoue, a réaffirmé le rejet de cette idée, précisant qu'elle ne « contribuerait pas à l'établissement d'une cœxistence pacifique ». Sage décision.

12.10.2007

interview de Ayaan Hirsi Ali dans le magazine Reason

 Extraits [version abrégée] d’une interview de Ayaan Hirsi Ali dans le magazine Reason daté d’octobre-novembre 2007. [lire la version longue]

Reason : Devrions-nous reconnaître que la religion a parfois déclenché des mouvements d’émancipation qui pourraient faire entrer l’islam dans la modernité ? Pensez-vous que l’islam pourrait être à l’origine de changements politiques et sociaux similaires ?


Hirsi Ali : Uniquement si l’islam est vaincu. Car actuellement, c’est le versant politique de l’islam, expansionniste et avide de pouvoir, qui a pris le dessus sur le soufisme et l’islam «pacifique».

Reason : Voulez-vous dire si l’islam radical est vaincu ?


Hirsi Ali : Non. L’islam tout court. Une fois qu’il sera vaincu, il pourra muter en quelque chose de pacifique. Il est extrêmement difficile de parler de paix actuellement. La paix ne les intéresse pas. Je pense que nous sommes en guerre contre l’islam. Et qu’il n’y a pas de demi-mesure dans la guerre. (…) Il vient un moment où un ennemi doit tout simplement être écrasé.

Reason : Militairement ?


Hirsi Ali : De toutes les façons possibles. Et si vous ne le faites pas, il vous faudra vivre alors en vous apprêtant à être écrasé. (…)

Il n’existe pas d’islam modéré. Il existe des musulmans passifs, qui ne suivent pas toutes les règles de l’islam, mais il n’y a bien qu’un seul islam, défini comme la soumission à la volonté de Dieu. Et il n’y a rien de modéré en cela. (…)

    Cette idée occidentale qui veut que si nous les «respectons», ils nous respecterons, que si nous sommes conciliants ou accommodants, le problème disparaîtra, est un leurre.Le problème [de l’islam] ne disparaitra pas. Affrontez-le, où il deviendra de plus en plus massif. [lire la version longue]
PM - En savoir plus sur Ayaan Hirsi Ali


Qui est-donc Rama Yade ?

       f1fae17f69c2e776b4383c4ff57e1f13.jpg 

    Les dernières déclarations de notre secrétaire d'Etat chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme ne sont en rien étonnantes, en tout cas pour ceux qui s'intéressent encore quelque peu à la politique. C'est-à-dire pour ceux qui cherchent réellement à connaître ceux qui les gouvernent.Dans un livre écrit sur elle par Jacqueline Remy, Ed. du Seuil, elle déclare : "A cette époque ( avant ses 18 ans) , je me disais souvent que, s'il y avait une guerre entre le Sénégal et la France, je choisirais mon pays d'origine. Aujourd'hui, je ne sais pas."


"Pourquoi me ferais-je enterrer seule dans un cimetière des Hauts-de-Seine, alors que je peux être dans un endroit si reposant, au soleil, avec les miens. C'est là que je dois revenir quand je serais morte."

  Evidemment, en temps de guerre ce choix porte un nom. Mais nos médias lobotomisés n'ont rien trouvé à y redire. Il est vrai que, selon la nouvelle doctrine de la droite sarkozienne dominante, c'est ce type de nouvelle française qu'il faut promouvoir partout, discrimination positive oblige, y compris aux postes clefs du pouvoir....

  Rien d'étonnant dans les déclarations de celle qui se considère visiblement plus « d'origine » que française . Elle est d'ailleurs sans complexe : Le retour en Afrique constitue l'objectif "ultime" de sa trajectoire politique a-t-elle indiqué au cours de "Grand Jury", émission hebdomadaire de la Radio futurs médias (Rfm, privée).

  L'Afrique, "je ne peux pas m'en foutre parce que je ne suis pas née ici" en France, . « J'ai eu une histoire avant et puis l'objectif ultime c'est quand même ce continent, un jour, peut-être ». L'Afrique, vis à vis de laquelle ses sentiments sont sans ambivalences :

  La ‘’superbe’’ de l’Afrique précoloniale qui lui avait été racontée au cours de son enfance sénégalaise lui permet, selon elle, de ne nourrir ‘’aucun complexe d’être d’origine africaine’’.

  ‘’L’histoire qu’on m’a racontée’’ de l’Afrique ‘’est une histoire superbe, une histoire précoloniale qui n’avait finalement rien à envier au reste du monde’’, a-t-elle confié à la Radio futurs médias (RFM, privée). ‘’C’est important parce que ça m’a permis de n’avoir aucun complexe d’être d’origine africaine’’, a ajouté Rama Yade, invitée depuis de ‘’Grand jury’’, émission hebdomadaire de la RFM.

  ‘’J’étais très souvent avec mes deux grands-mères, qui me racontaient l’histoire de la famille, l’arbre généalogique et jusqu’à l’histoire de l’Afrique qui est faite d’empires, d’épées, de chevaux, de choses assez extraordinaires’’, a dit la nouvelle secrétaire d’Etat, arrivée en France avec ses parents alors qu’elle avait 9 ans.

  ‘’Et j’ai été très choquée quand je suis arrivée en France en regardant le journal télévisé de voir comment l’Afrique était présentée sous l’angle des maladies, des guerres et je ne comprenais pas qu’on puisse parler ainsi d’un continent où j’avais grandi et qui ne m’étais pas du tout apparu de cette manière’’, a-t-elle indiqué.

  Mais qui est donc Rama Yade ? Ou plutôt , commençons par son vrai nom : Ramatoulaye Yade -Zimet.

   Qui est donc ce modèle choisit par Nicolas Sarkozy pour nous convaincre de sa vision de la France et de la chance que cette diversité apporte ?

  Née au Sénégal le 13 décembre 1976 à Dakar, elle y passe une enfance privilégiée dans la haute bourgeoisie : sa mère est professeur et son père diplomate et ... secrétaire particulier du président socialiste Léopold Sédar Senghor.

   De confession musulmane (elle est encore maintenant pratiquante et même volontiers prosélyte ), elle a pourtant été éduquée dans l'un des habituels collège catholique des enfants des classes dirigeantes. Elle est arrivée en France en 1987, lorsque son père fut exilé à Paris, le successeur de Senghor, le président Abdou Diouf le détestant cordialement. La famille s’installe dans un immeuble résidentiel de Colombes (Hauts-de-Seine) jusqu'au divorce de ses parents où elle demeure désormais avec sa mère qui doit seule et sans le soutien financier de son ex-mari l'élever avec ses trois frères et soeurs. Selon son propre témoignage «  sa mère s'est retrouvée brutalement seule à élever ses enfants, se sacrifiant pour leur offrir l'école privée et catholique, sans renoncer à la religion musulmane ». Elle continue donc de fréquenter des écoles privées catholiques, passant son baccalauréat en 1994.

 Pendant cette période, sa mère se rapproche du Parti communiste, via le Secours populaire français. Rama Yade s’implique dans cette organisation para-communiste, devenant monitrice pour les enfants défavorisés. Elle visite ainsi la «France profonde », en retirant un grand respect envers «ce communisme de proximité, non idéologique mais humaniste ». Elle aura ensuite sa période Black Panthers, avec portraits sur les murs de sa chambre de son idole du moment : Malcolm X, l'anti-Luther- King, connu pour son racisme anti-blanc et la violence de ses actions...

   Rama Yade n'est pas la si brillante étudiante décrite dans la biographie ministérielle. Si elle parvient en hypokhâgne ( ce qui du reste n'a rien de cassant), elle échoue plusieurs fois à passer en khâgne avant de se réorienter vers Sciences Po, grâce à des appuis politiques, notamment de son père et de quelques uns de ses amis politiciens français...

   Diplômée en 2000, elle réussira ensuite en 2002, après un stage à la Mairie de Paris et à l'Assemblée nationale, le concours de catégorie A d’administrateur du Sénat (elle serait la première femme noire à réussir ce concours, mais d’autres femmes noires avaient déjà atteint ce poste par voie interne), étant alors affectée comme conseiller technique à la commission des affaires sociales, pour les secteurs de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’Outremer.

   Puis au début de l’année 2005, elle est soudainement détachée auprès de Jean-Pierre Elkabbach à la chaîne parlementaire « Public Sénat » où elle devient – promotion fulgurante - dès septembre de la même année !! directrice adjointe des programmes puis directrice de la communication. Jean-Pierre Elkabbach qui deviendra son mentor dans les hautes sphères de la droite ultra-sarkozyste (notamment auprès de Christian Poncelet).

   En fait l'année 2005 sera pour elle une année décisive : Jouant sur tous les tableaux elle finira par se faire remarquer et parce qu'elle prendra le bon train alors tout adviendra très vite.

   Côté coeur d'abord puisqu'elle se mariera avec Joseph Zimet (fils de Ben Zimet célèbre chanteur et conteur yiddish, « de nationalité canadienne, d'ascendance juive polonaise, qui a longtemps habité en France » et qui vit maintenant à .... Dakar au Sénégal), militant socialiste (non encarté) tendance DSK, chargé de mission à l'Agence française du développement et qui fut lui-même conseiller au cabinet du secrétaire d'Etat Jean-Marie Bockel (né le 22 juin 1950 à Strasbourg, avocat et homme politique français. Ancien membre du parti socialiste, il a été secrétaire d'État auprès du ministre du commerce entre 1984 et 1986 dans le gouvernement de Laurent Fabius, puis a été élu maire de Mulhouse en 1989, et sénateur du Haut-Rhin en 2004. Il est actuellement secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie auprès du ministre des Affaires étrangères du gouvernement Fillon depuis sa nomination le 19 juin 2007.)

  Il semble qu’elle fasse un rapide passage au Parti socialiste comme l’assurent plusieurs responsables de ce parti, mais en soit parti, faute de bénéficier d’une promotion rapide.

   La même année elle devient membre des deux lobbys les plus commautaristes :

   Elle entre au sein de l' Ultra-communautariste Club Averroes, créé en 1997 ( lié au collectif Africagora, qui a fait partie des soutiens à l'extrémiste Dieudonné. Initialement regroupe des professionnels pour promouvoir les "minorités actives" dans les médias français), dont les liens avec des organisations douteuses comme le très extrémiste "CRAN" ou conseil - autoproclamé- représentatif des associations noires de france ne sont plus à prouver. (rappel de l'une des récentes revendications du CRAN : exiger ni plus ni moins l'interdiction à la vente de l'album Tintin au Congo. "C'est un livre offensant pour les Noirs qui a sa place au musée, pas dans les bibliothèques ou les vitrines des librairies")

  Elle se fait aussi élire vice -présidente (aux côtés de Rachida Dati) du Club XXIe siècle, créé en 2004, lobby pro-diversité ( composé aujourd'hui de 280 membres triés sur le volet de français « d'origine » étrangère ayant réussit professionnellement : banquiers, cadres dirigeants ...)

  Mais c'est surtout médiatiquement qu'elle émerge même si pour cela elle a prit un pseudonyme :

   Août 2005 : À la suite de l’incendie de l' immeuble du boulevard Vincent Auriol (Paris XIIIe arrondissement) occupé illégalement par des familles noires africaines, elle écrit une tribune on ne peut plus anti-sarkozyste dans le Monde, sous le nom d'Aminata Fall (pseudonyme tiré d'une grande chanteuse sénégalaise), où elle fustige l'attitude de la France à l'égard des populations immigrées ( Cf reproduction à la fin de cet article. Lecture indispensable pour comprendre réellement d'où elle parle ), où elle exige que la France « cesse de regarder ses enfants comme des gens d’ailleurs et les reconnaisse enfin comme les siens » et trouve normal que des obsèques nationales soient organisées pour les victimes de l'incendie qu'elle qualifie de « suppliciés ».

  Cet article remarqué par les éditions Calman-Lévy lui vaudra une proposition de publication qu'elle concretisera en pleine campagne électorale 2007 ( en janvier ) par un livre sur la situation supposée des noirs en France: Noirs de France: Les Nouveaux Neg’Marrons, Récit d'un rendez-vous manqué entre la République et les Afro-antillais (les nègres marrons, étant les esclaves noirs en fuite)... dont le contenu stigmatise la police, les contrôles aux facies, la mémoire censée être tue de l'esclavage, et ressasse l'ensemble de la vulgate médiatico-contemporaine à l'encontre des « méchants » Occidentaux tout en promouvant l’islam. Un livre dont elle ne cache même pas les propos :

   "Il y a des passages entiers de ce livre qui feraient hurler certains à l'UMP ! Mais bon, il faut bien être un minimum libre de sa pensée!", disait-elle dans un forum de discussions en février 2007.

   Enfin pour clôre cette année 2005, elle adhère finalement à l'UMP !!!??? et demande à rencontrer personnellement Nicolas Sarkozy dont elle déclare admirer le charisme. Mais c’est moins par affinité pour la pensée de droite à laquelle elle se dit étrangère que pour se mettre au service de celui «qui a mis fin à la double peine», et qui comme elle a pour programme la discrimination positive et envisage de faire voter les étrangers aux élections locales. Nicolas Sarkozy repère cette candidate à la promotion communautaire et dès lors tout va aller très vite.

   En 2006, elle réintègre les cadres du Sénat comme administratrice au sein du service des collectivités territoriales où elle est en charge des aspects sociaux de la décentralisation.

   Puis dès le 6 mars 2006, elle fait partie des douze femmes promues dans les instances de l'UMP où elle est nommée secrétaire nationale chargée de la francophonie !

   Elle est propulsée sur la scène médiatique le 14 janvier 2007 lors du congrès d’investiture de Nicolas Sarkozy où elle s'en prend au parti socialiste qu'elle accuse de cécité et à des élites de gauche « sans projet, sans idée, sans vision » qu'elle accuse d'avoir instauré une « République du guichet » en accordant aux enfants de l'immigration « de la pitié plutôt que le respect».

  Ce qui ne l'empêche pas aussi, d'un autre côté et pour bien rappeler son identité communautaire d'appeler, pendant la campagne présidentielle son propre candidat, Nicolas Sarkozy, à faire "preuve d'humanisme" dans ses actions, et à y mettre les formes, pour éviter d'entendre parler de "Kärcher", "polygamie" et autres "moutons égorgés".

 "C’est ce que Le Monde appelle avec amusement la « liberté de ton de cette jeune femme, qui n'hésitait pas à faire part de ses désaccords à Nicolas Sarkozy pendant la campagne et qui reçoit ses amis en boubou dans son petit appartement sous les toits. »[Le Monde, 21 juin 2007]

   On peut douter que Nicolas Sarkozy qui, lors des émeutes de 2005, s’était agacé sur un plateau que les parents de l’une des victimes du transformateur, arrivent en boubou place Beauvau (« ils sont arrivés habillés en… en… pas français ; c’est pourquoi je dis qu’il y va aussi d’un problème d’intégration » avait alors affirmé le ministre de l’Intérieur) apprécie grandement cette tenue qu’il voyait jadis comme le signe d’un échec d’intégration.

  Après l'élection, elle aurait dû devenir secrétaire d’Etat à la Francophonie (poste finalement confié à Jean- Marie Bockel) mais, quelques heures avant sa nomination, certains ont quand même remarqué l’inimitié totale que lui porte (comme à son père) Abdou Diouf, président de l’Organisation internationale de la francophonie (il refuse même de lui parler).

  Elle a donc été affectée aux Affaires étrangères et aux Droits de l’homme même si elle ne connaît strictement rien au premier sujet.

Enki40 pour l'Observatoire de l'islamisation.


"la charia n'est pas compatible avec les normes du droit européen"
   A l’issue de la consultation d’un groupe d’experts, une députée européenne de la CDU (Union chrétienne démocrate d’Allemagne), Renate Sommer, a fait le 18 septembre 2007 la déclaration suivante :

   « Le droit islamique tel qu’il est fixé par la charia n’est pas compatible avec les normes du droit européen. Le fait qu’il existe différents courants et différentes formes d’application de la charia n’y change rien. Il ne s’agit pas d’interdire l’Islam ou de limiter l’exercice de la religion en privé. Mais il y a un danger croissant que les sociétés parallèles islamiques qui se forment [en Europe] favorisent l’établissement de la charia comme un ordre juridique supplémentaire. Les États membres doivent ici tracer des limites claires.» (lire la suite ->

    Il aura fallu plus de six ans pour que cette évidence prononcée par la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg parvienne jusqu’au Parlement européen à Bruxelles

observatoire-de-l-islamisation.jpg
Partager cet article
Repost0
20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 22:22

Plus qu'un Etat au sens classique du terme, l'Arabie saoudite est dans une théocratie totalitaire née d'une alliance entre une dynastie bédouine assoiffée de conquête, les Saoud) et une secte ultra-fondamentaliste (les Wahhabites), mouvement d'inspiration hanbalite, la plus rigoriste des quatre écoles de l'islam sunnite.

Créé au XVIIIème siècle par Muhammad Ibn'Abd El-Wahhab (1703-1787), le Wahhabisme proclame que l'islam est avant tout un rejet du polythéisme (ou « associationnisme », Chirk) et doit retrouver islam des « pieux précurseurs » (El-Salaf El-Salih, ou salafites), El-Wahhab proposait de remplacer les coutumes barbares et « impies » par l'application intégrale de la charià. Les Wahhabites prescrivent la stricte application de la charià dans sa version la plus rigoriste, y compris en matière pénale (lapidation pour l'adultère, ablation du poignet pour les voleurs, coups de bâtons pour les femmes relevant trop leur foulard, etc). Ils rejettent violemment toute forme de nationalisme (kawmiyya), invention des « Occidentaux athées », qui risque de réveiller le tribalisme (asabiyya) stigmatisé par le Coran et diviser la Oumma, toute comme la démocratie, autre « innovation occidentale ». S'il n'y a pas, en Islam, d'Eglise universelle hiérarchisée et pyramidale comme le Vatican, il existe bien, en Arabie Saoudite, un véritable pôle doté de moyens financiers sans commune mesure avec ceux, somme toute limités, du Saint-Siège. Tout d'abord, les Saoudo-wahhabites contrôlent les lieux saint de l'islam, la Mecque et Médine, lieu du pélérinage (hajj), l'un des cinq piliers de l'islam. Ils gèrent une véritable Eglise universelle de l'islam. Ce « Vatican wahhabite » s'est progressivement étoffé et organisé entre 1932, date de création de l'Etat saoudien, et les années 60-70, période d'envol économique de la Péninsule grâce à l'or noir. Il est constitué en majorité d'oulémas issus du Najd, le fief historique du Wahhabisme, et dirige plus de 25 institutions disposant d'un budget annuel estimé à plus de 12 milliards de dollars. On estime qu'entre le premier choc pétrolier et 1999, l'Arabie Saoudite au sens large - Etat, organisations officielles ou officieuses, donateurs privés - aurait dépensé plus de 35 milliards pour la construction de mosquées, centres culturels, associations islamiques ou autres « ONG d'Allah » dans le monde. Plusieurs organisations placées sous le contrôle direct du “ Vatican wahhabite ” saoudien, dispensent cette considérable manne financière et ont pour mission de remplacer en quelques sortes le Califat aboli par Mustapha Kémal en 1924 et de diffuser partout la conception la plus anti-réformiste et obscurantiste de l'islam: le Congrès du Monde Musulman, créé en 1926 à l'initiative du Pakistan mais financé par Riyad; la Ligue Islamique Mondiale, (Al Rabita al-alam el-islami), fondée en 1962 à la Mecque par Fayçal Ibn Abdel Aziz Saoud; l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI), sorte de ONU du monde islamique, fondée à Rabat en 1969 et siégeant actuellement à Jeddah ; l'Organisation Internationale d'Aide islamique ; l'Assemblée mondiale de la jeunesse islamique, l'Institut du Roi Fahd ; et une multitude d'autres associations caritatives et religieuses. Grâce au contrôle de ces principaux instruments de propagation de l'islam dans le monde, Riyad est parvenue ces trente dernières années, à favoriser une véritable “ wahhabisation ” du monde musulman, depuis l'Afrique jusqu'au Nord de la Chine, en passant par les Mosquées de France, d'Italie ou des Etats-Unis, jusqu'à la prestigieuse université d'Al Azhar au Caire ou même la Turquie (ex)-kémaliste. En Europe, la plupart de ces structures concentrent leurs efforts sur la réalisation des projets de Mosquées et Centres islamiques imposants (Londres, Rome, etc). A leur tour, ces organisations alimentent les différentes associations nationales, régionales, culturelles, humanitaires, etc, financent des brochures, organisent des colloques, séminaires et conférences, où se côtoient régulièrement professeurs d'universités, responsables d'associations, imams, diplomates et émissaires wahhabites saoudiens ou koweïtiens.
Fort présente en Occident avec pour mission d'encadrer les communautés musulmanes immigrées et empêcher leur intégration aux sociétés d'accueil « impies », la Ligue Islamique Mondiale (Rabita) finance les activités des centres islamiques à travers le monde et désigne les membres du Conseil Mondial des Mosquées, chargé de coordonner et financer la construction des lieux de culte. Au niveau transnational européen, la Ligue dispose d'une filiale, le Conseil Islamique d'Europe, dont le siège est à Bruxelles. Dans cette même capitale belge, le “ Vatican wahhabite ” finance depuis 1983 un centre de formation d'imams belges et européens rattaché à la Grande mosquée de Bruxelles. Dans chaque pays, il désigne un Bureau de l'Organisation de la ligue Islamique mondiale (BOLIM), présidé souvent par des convertis : jusqu'à il y a peu, en France, Youssouf Leclerc ou actuellement, en Italie, l'ancien ambassadeur en Arabie saoudite, Mario Scialoja. La Rabita déploie une double stratégie : tout d'abord, instrumentaliser les populations musulmanes immigrées en Europe, la plupart du temps étrangères au wahhabisme, en finançant des projets de construction de mosquées ; ensuite, s'imposer auprès des Etats européens en finançant de luxueux centres islamiques reconnus par les pouvoirs occidentaux ce qui permet au wahhabisme d'acquérir l'aura de l'islam officiel. C'est dans ce contexte géopolitique qu'ont été édifiés les divers Centres islamiques saoudiens de Rome, Vienne, Madrid, Bruxelles, Londres, Sarajévo, Lyon et Genève.
La stratégie d'expansion et de pénétration des Wahhabites consiste à transformer à terme les minorités islamiques en noyaux prosélytes ayant vocation à s'élargir et à rester imperméable aux mœurs occidentales grâce au repli communautaire et aux conversions. Citons par exemple quelques passages de la revue L'Islam aujourd'hui, émanation de l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI), contrôlée par l'Arabie Saoudite : “ La Oumma islamique, entière, a commencé comme une minorité réduite à une seule personne, le Prophète. Elle s'est ensuite élargie à quelques centaines de personnes (...). Le succès d'une minorité musulmane est de devenir un jour (..) une majorité. Ce phénomène se fait par un effet d'assimilation réciproque entre la majorité non-islamique et la minorité islamique, la majorité acceptant petit à petit la morale et la religion islamiques et finissant par s'identifier à l'islam (...). Plus ces communautés seront fortes et acceptées dans leur pays, plus elles défendront les intérêts du monde musulman puisque la Oumma est une et indivisible, chaque fraction de cette Oumma est d'une importance primordiale” . Peut-on appeler ce type de discours autrement qu'un plan de conqûete politico-spirituelle du monde ? Mais le nerf de la guerre de conquête islamique étant l'argent, l'activité des milliardaires et banques islamiques saoudiens sont le véritable secret du prosélytisme saoudo-wahhabite dans le monde. En 1981, tout d'abord, lors du sommet islamique de Taëf (Arabie Saoudite), des financiers musulmans avaient créé une banque islamique privée, Dar al Mal al islami - DMI- (“ la Maison de l'argent islamique ”) dont le siège se trouve à Genève et qui est une filiale de la Fayçal Islamic Bank Group. Le fondateur de cette banque, Muhammad Ibn Fayçal, n'était autre que le propre frère du prince Turki Ibn Fayçal, ex-chef des services secrets saoudiens. Dans l'esprit de son dirigeant d'alors, le prince Mohamed, la DMI avait vocation à s'étendre dans tous les pays occidentaux et d'utiliser le système bancaire pour financer des actions internationales de prosélytisme islamique. C'est grâce aux bénéfices accumulés par ces filiales que la DMI finance les différents projets de centres aérés et colonies de vacances islamiques à Roubaix, Hambourg, Cologne, ou en Grande Bretagne, à Dewsbury, non loin de Bradford, première ville islamique européenne. Dans la même période, le prince Mohamed finance à Londres un Institut de réflexion, l'Islamic Council of Europe qui sert de bailleur de fonds à une nébuleuse d'organisations de propagande islamique dont : le Secrétariat pour la “ libération des territoires musulmans ”, le Fonds de Solidarité Islamique et la Commission Internationale pour les Minorités musulmanes.
D'autres satellites de la DMI développent une intense activité religieuse et politique, parfois subversive : l'Association des travailleurs musulmans en Europe ou l'Organisation islamique des droits de l'Homme, dont le président est l'ex-chef d'Etat algérien Ahmed Ben Bella, converti depuis aux idées islamistes, et qui reçoit plusieurs millions de dollars pour financer ses activités politiques. Un an après la création de Dar al-Mal al-Islami, le roi Fahd créa une autre banque islamique : Dalla al Baraka (“ la Bénédiction ”). Relayée de Bahreïn à Hongkong, en passant par Luxembourg ou Nassau par pléthores de filiales et d'ONG, cette autre banque islamique sera également l'un des axes du financement saoudien de l'islamisme international. Dalla al Baraka travaillera étroitement avec la famille d'Oussama Ben Laden, et parviendra à s'implanter dans une douzaine de pays : Bahreïn, Tunisie, Mauritanie, Thaïlande, Algérie, Chine (Shangaï), Djibouti, Afrique du Sud et même Etats-Unis (Texas). Plus discrète que la DMI, Dalla al Baraka s'implante par le biais de holdings comme la Islamic Banking System International Holding. Grâce à cette stratégie, elle parviendra à contrôler à Copenhague la première banque islamique internationale, la IBI. Ouverte officiellement en 1984, l'IBI est rapidement devenue, grâce à sa grande discrétion, la banque la plus courtisée des communautés islamiques implantées en Europe, rachetant des espaces publicitaires dans de nombreuses revues musulmanes d'Europe. En France, c'est l'association Islam et Occident qui la représente, organisant de prestigieux séminaires destinés à faire connaître l'islam et les mérites du système bancaire islamique, fondé non pas sur l'intérêt (riba), interdit par le Coran, mais sur la solidarité. C'est par exemple la BID qui a financé le coûteux et luxueux centre culturel islamique d'Evry, dans la banlieue sud de Paris. Moins connue que les précédentes, Al Taqwa Bank est également l'un des centres de financement de l'islamisme international, comme l'ont révélé les différentes enquêtes lancées contre la nébuleuse Al Qaïda en Italie et en Suisse après le drame du 11 septembre. Opérant dans plus de trente pays, dont le Lichtenstein, officiellement basée aux Bahamas, Al Taqwa, qui signifie « crainte de Dieu ou piété », gère essentiellement des fonds en provenance du Koweït, d'Arabie saoudite et des Emirats Arabes Unis destinés à financer les mouvements islamistes en Europe ou même les candidats islamistes aux élections politiques dans différents pays musulmans, notamment en Egypte. Son fondateur et président, le milliardaire égyptien naturalisé italien, Youssef Nada, haut-dignitaire des Frères musulmans au niveau international, dirige les affaires du groupe depuis Lugano, en Suisse, non loin de sa résidence de Campione d'Italia, en Italie septentrionnale. D'autres membres du conseil d'Administration sont également naturalisés italiens, Ahmed Idris Nasreddin, co-fondateur du groupe et ancien consul du Koweït à Milan, qui sera d'ailleurs interpellé après le 11 septembre en raison de ses liens avec la nébuleuse islamo-terroriste. Parmi les actionnaires et créditeurs du Groupe Al Taqwa, rebaptisé récemment Nada Management, on découvre un assemblage particulièrement détonnant : Huda Mohamed Ben Laden et Iman Ben Laden, deux des frères de l'auteur des attentats de Manhattan ; le Centre culturel islamique milanais de Viale Jenner, directement approvisionné par Al Taqwa via Ahmed Idris Nasreddin et identifiée par le Ministre du Trésor américain comme une « base européenne du réseau d'Oussama Ben Laden » ; le néo-nazi suisse converti à l'islam, Ahmad Huber, membre du Conseil d'Administration mais aussi de la société nazie de Thulé, depuis toujours en lien avec l'islamisme international (khomeinystes et Frères musulmans); ou encore la branche grenobloise de l'Union Islamique des étudiants de France (UISEF), rebaptisée depuis 1996 Etudiants Musulmans de France (EMF)…

Le lobby wahhabite mondial

Depuis le 11 septembre, l'ambiguïté de la monarchie wahhabite en matière de financement de l'islamisme via les différentes donations « caritatives » ou au titre de la « coopération », semble avoir été désoccultée. On mentionne moins souvent le « lobbiyng islamiste » de l'Arabie Saoudite exercé en Occident à travers des participations au sein des grands groupes industriels et financiers mondiaux. On estime les investissements de l'Arabie à l'étranger à environ 750 milliards de dollars placés à 60 % aux Etats-Unis et à 30 % en Europe, dans les marchés financiers, les participations dans les grands groupes, l'immobilier, etc. A lui seul, le prince Al-Walid ibn-Talal d'Arabie, le plus médiatique des investisseurs saoudiens, dont la fortune est évaluée à 23 milliards de dollars, est depuis 1991 le principal actionnaire du groupe bancaire américain Citicorp (devenu Citibank), et détient 350 millions de dollars en certificats américains de dépôts d'actions. Depuis, Al-Walid a investi dans Saatchi & Saatchi, Apple, NewsCorp, Planet Hollywood, Georges V, etc. Les investissements extérieurs saoudiens vont des groupes comme Disneyland International à des trusts occidentaux comme le groupe américain Carlyle, dirigé par d'anciens membres de l'Administration Bush père. Carlyle attendra d'ailleurs le 26 octobre 2001 pour rompre ses liens avec la famille Ben Laden, le groupe Ben Laden ayant placé en 1995 plus de deux millions de dollars auprès de Carlyle Partners 11 Fund, l'un des fonds d'investissements londonien de la holding. Rappelons que Carlyle est actionnaire de plusieurs groupes américains hautement stratégiques, aéronautiques ou de défense, comme Lockheed Martin et General Dynamic, ce qui donne une idée du niveau de pénétration financière et lobbiyiste du « Vatican wahhabite » en Occident. Quant au groupe familial des Ben Laden, le Saudi Ben Laden Group (SBG), dirigé aujhourd'hui par Bakr M. Ben Laden, il est présent sur tous les continents à travers de multiples filiales. On peut citer également Khalil Ben Mahfouz, l'une des autres grandes fortunes du monde (2,4 milliards de dollars), et dont la famillle possède des participations considérables dans plusieurs sociétés aux Etats-Unis, dont Métrowest, Isolyser, ou encore la firme pharmaceutique Hybridon Inc. Enfin, conscients du poids stratégique de l'information et des médias en matière de prosélytisme religieux, les princes saoudiens ont investi les médias: les frères Abdel et Walid Al Ibrahim, qui ont réalisé de considérables investissements immobiliers au Maghreb en Afrique et aux Etats-Unis, ont acheté en 1993 le premier service de télévision arabe par satellite, Middle East Broadcasting Corp (MBC), propriétaire entre autres de l'agence de presse américaine United Press International (UPI), tandis que le prince Al-Walid est à l'origine d'une joint-venture qui devrait aboutir à la constitution du premier réseau de télévision paneuropéen. Les princes saoudiens détiennent par ailleurs d'importantes parts au sein de la société Mediaset, holding dont dépendent plusieurs chaînes de télévision italiennes. Aussi existe-t-il un véritable « lobby audiovisuel islamique » international, qui, d'United Press International à Radio Monte Carlo ou MBC et la BBC, en passant par Radio Orient (Idaàt al Sharq)- radio arabe francophone internationale siégeant à Paris et reliée à La Mecque - oeuvre discrètement mais sûrement à la diffusion de la pensée islamo-wahhabite et/ou des intérêts saoudiens partout dans le monde.
On peut aussi mentionner les fameuses « ONG d'Allah », dont plusieurs basées à Londres et aux Etats-Unis, fort actives en Bosnie, en Macédoine et au Kosovo auprès des séparatistes et guérillas islamo-terroristes. Les deux plus importantes ONG islamistes, par ailleurs proches d'Al Qaïda, sont l'Organisation du Secours Islamique International (International Islamic Relief Organisation, IIRO) et l'Islamic Relief Agency (ISRA). Fondée à Jedda en 1978, l'IIRO, élevée en 1995 au rang de membre invité de l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI), reconnaît être financée par de généreux donateurs saoudiens via la zakat, l'aumône légale. La branche européenne de l'IIRO, siègeant à Londres depuis 1985 et dirigée par le saoudien Abdullah Saleh al-Obaïd, contrôle plusieurs bureaux en Europe. On peut mentionner également Golbal Relief, qui a son siège aux Etats-Unis à Bridgeview, près de Chicago, et qui prétend “ venir en aide aux souffrants, aux orphelins, puis oeuvrer à l'assistance médicale et à la construction d'écoles ”

Salafisme et wahhabisme

Jusqu'à aujourd'hui, le royaume saoudien est le tout premier mécène des mouvements islamistes, consacrant annuellement dix milliards de dollars pour le financement d'écoles ; mosquées, associations culturelles islamistes, etc. La plus ancienne institution saoudienne en Europe est l'Association culturelle islamique de Genève, crée pour diffuser le Coran et promouvoir la culture musulmane et inaugurée par le roi Fahd en 1978. Elle a des ramifications dans toute l'Europe et au delà.
L'Arabie Saoudite, ne parvenant pas, en France, à la différence de la Belgique, de l'Espagne ou même de l'Italie, à remplir un rôle conforme à ses ambitions, se livre depuis quelques années à une véritable lutte d'influence avec les autres structures de représentation des communautés musulmanes. Riyad est d'abord présent dans l'hexagone à travers le Bureau (français) de l'Organisation de la Ligue islamique Mondiale (Rabitat) ou BOLIM, principale organisation de l'islam saoudien, dirigée un temps par le converti français Youssouf (Didier) Leclerc, aujourd'hui par le cheikh saoudien Saham. L'Arabie est ainsi revenue en force depuis quelques années, principalement en région parisienne, notamment à travers les Mosquées d'Evry et surtout de Mantes-la-Jolie, gérée par l'imam Ali Berka soutenues par le Bureau de la Ligue Islamique Mondiale. En dehors de la Région parisienne, Riyad est à l'origine de la grande mosquée-centre islamique de Lyon, la plus grande de France, avec une capacité de 2600 places. Riyad a récemment présenté aux autorités françaises de très gros projets de mosquées dans la Région parisienne et dans le sud de la France, où les responsables saoudiens étudient un projet de grande mosquée-capitale comparable à celle de Lyon. La monarchie wahhabite est également présente à travers les mosquées d'Hérouville-Saint-Clair, dans le Calvados, Lille-Sud, Al-Huda à Bordeaux, etc, et est à l'origine de “ l'Institut Européen des Sciences Humaines ” (IESH) de Saint-Léger-du-Fourgeret, inauguré en octobre 1992, l'un des principaux centres de formation d'imams fondamentalistes en Europe. La plupart des professeurs de l'IESH est issue de la mouvance des Frères, exemple typique de la collaboration entre le pôle saoudien et celui des Frères-musulmans.
L'Arabie saoudite finance également, conjointement, avec le Maroc, la Mosquée d'Evry, la mosquée de Mantes-la-Jolie, et appuie une autre institution gérée par des Marocains, et fondée en décembre 1985, sous les auspices de la Ligue islamique mondiale, la Fédération Nationale des Musulmans de France (FNMF), principale composante, avec l'UOIF des Frères musulmans, de l'actuel Conseil Français du Culte musulman. Mais l'action de l'Arabie saoudite en matière de prosélytisme islamiste, à travers le salafisme, s'exerce également de façon plus souterraine en dehors des grandes mosquées précitées - souvent laissées relativement libres de diffuser des conceptions de l'islam plus consensuelles - dans les banlieues musulmanes et les quartiers difficiles. Le salafisme en général est en plein essor depuis quelques années, essentiellement dans les départements de Seine Maritime, du Nord, de Moselle, du Rhône et de la région Ile-de-France, sous ses deux grandes tendances opposées: la tendance officielle, « modérée », dite « cheikhiste », en référence aux grands cheikhs saoudo-wahhabites, puis la tendance révolutionnaire et terroriste dite « jihadiste » (cellules algériennes du GSPC et du Takfir en Seine Saint Denis, Sartouville, etc).: mosquée As-Salam d'Argenteuil dans le Val d'Oise, mosquées de La Duchère, Tariq Ibn Zyad aux Mureaux (Yvelines), groupes plus informels de Sartrouville, Mantes la Jolie et Nanterre, etc. C'est dans ces « banlieues de l'islam » que viennent prêcher les imams wahhabites-salafistes de Médine, en particulier cheikh Aboubaker al-Djazaïri, qui séjourne régulièrement en région parisienne. Présenté par certains « spécialistes de l'islam » et grands quotidiens comme Le Monde, comme pôle « salafiste modéré » par contraste avec les « Jihadistes » rendus célèbres par Al Qaïda, autre monstre enfanté par le wahhabisme saoudien, cette figure mondiale du salafisme et par ailleurs référence suprême des Frères musulmans avec Youssef Qaradhaoui, écrit à l'attention des jeunes des banlieues de France, dans son ouvrage La Voie du musulman (Ennour, 1999) : " Il est du devoir des musulmans, […] de se doter de toutes sortes d'armements et de se perfectionner dans l'art militaire, non seulement défensif, mais aussi offensif, pour que le Verbe de Dieu soit le plus haut […], d'édifier toutes sortes d'usines pour fabriquer tout genre d'armes, même au détriment de la nourriture, de l'habillement et du logement dont on peut se passer. Alors le jihad sera accompli dans les conditions les plus satisfaisantes" (pp. 371-372). Mais il est vrai que grâce à Ben Laden, il suffit de condamner formellement le carnage du 11 septembre pour passer pour un « islamiste modéré »…
Actuellement, plus de 300 jeunes Européens étudieraient dans les Universités de Médine. Plusieurs congrès salafistes d'envergure ont déjà été organisés en Europe, notamment celui de Leicester (Grande Bretagne), qui s'est tenu du 25 au 28 août 2000, ou encore le 4ème séminaire « d'Etudes Islamiques » qui se déroula à Roubaix du 4 au 19 juillet 2000. Les prêches des cheikhs salafistes saoudiens comme Al Djazaïri sont à l'origine de la vocation de nombreux salafistes français partis parfaire leur formation wahhabite-salafiste à Médine, fief de cette mouvance, où Mahomet fut victorieux. C'est ainsi que du 17 au 22 mai 2000, s'est tenu à Argenteuil le troisième congrès salafiste auquel ont répondu 2000 fidèles. Le précédent avait été organisé sur la commune des Mureaux du 13 au 19 juillet 1999 dans la commune des Mureaux. Plus récemment, au cours des années 2001 et 2002, d'autres rassemblements plus discrets ont eu lieu en région parisienne à Orly, Argenteuil, en Seine Saint Denis, mais également à Château Chinon, Lille, Strasbourg et Nice. D'après le rapport des renseignements généraux précité, «l'implantation durable en France du salafisme risque fort de constituer une menace potentielle dans les années à venir sur le plan sécuritaire qu'en matière d'intégration ». Plusieurs rapports récents de la DST signalant l'embrigadement de centaines de jeunes dans la mouvance salafiste, à Aulnay, Bondy, Montreuil, Stains, Roubaix ou Marseille, confirment ces inquiétudes, l'imam du Val-Fourré déclarant au début de l'année 2002 que les Salafistes étaient « un cancer » à stopper d'urgence afin d'éviter les dérives et les dérapages violents.


C'est la capitale de la catholicité et de l'Italie qui a été choisie par l'Arabie Saoudite et le Centre islamique culturel d'Italie, pour inaugurer la plus grande mosquée d'Europe, événement fondateur autant que hautement symbolique

Mais l'enjeu est de taille pour les Islamistes du monde entier : instaurer une visibilité de la « Vraie religion » en plein cœur de la Chrétienté et de la civilisation européenne, aussi toutes les concessions verbales sont-elles fortement recommandées pour atteindre ce but de la plus haute importance symbolique. C'est que, dans un Hadith (recueils de dits et faits du Prophète Mahomet constituant le second texte sacré de l'islam), Mahomet aurait répondu à la question de savoir quelle ville, entre Constantinople ou Rome, serait la première conquise par l'islam : “ La cité d'Héraclès, c'est-à-dire Constantinople, sera conquise la première ”.

Ainsi, le responsable de la section italienne de la Ligue Islamique Mondiale (Arabie Saoudite), siégeant avec le Centre islamique et la Grande Mosquée de Rome, n'est autre que l'ancien ambassadeur d'Italie en Arabie Saoudite, Mario Scialoja, qui embrassa l'islam en 1988, alors qu'il était encore en poste à New York, 10 ans avant de prendre ses fonctions d'ambassadeur en Arabie Saoudite. Il faut dire qu'en Italie, les ambassadeurs italiens en Arabie Saoudite convertis à l'islam sont de mode ces derniers temps ! Après Scialoja, c'est l'ambassadeur d'Italie à Riyad, Torquato Cardilli, qui s'est converti officiellement à l'islam le 16 novembre 2001, lors d'une visite en théorie interdite aux non-musulmans, à La Mecque. Diplômé de langues orientales à l'Université de Naples, Cardilli avait fait presque toute sa carrière dans le monde musulman : Khartoum, Damas, Tripoli, Tirana, Dar as Salam, et Riyad. Le vice-président de la section italienne de la Ligue Islamique Mondiale, Omar Camiletti est également un néo-musulman.

En 1968, le Gouvernement belge avait fait don du Pavillon Oriental du Parc des Centenaires (Bruxelles) au roi Fayçal d'Arabie Saoudite, lequel allait rapidement transformer l'édifice en un Centre Culturel islamique, directement contrôlé par la Ligue Islamique Mondiale. Marquant là une réelle volonté de contrôler l'islam de Belgique, par deux fois, en 1969, avec Fayçal, puis en mai 1978, avec Khaled, le roi d'Arabie saoudite viendra personnellement appuyer l'action du Centre auprès des autorités belges. A partir de 1970, le Centre connut une expansion d'autant plus rapide qu'il demeura pendant près de dix ans la seule organisation islamique structurée à la disposition des Musulmans de Belgique. En 1989, les dirigeants saoudiens, décidés à demeurer les leaders incontestés de l'islam belge, inaugurèrent un Institut de formation continue où l'on enseignait les matières religieuses classiques : exégèse coranique, langue arabe, fiqh et hadith. Forts de sa puissance économique et déployant d'intenses efforts diplomatiques pour faire pencher la balance en sa faveur. Riyad obtint de Bruxelles que l'imam-directeur du Centre fût habilité par le ministère belge de l'Education nationale à désigner les enseignants destinés à dispenser les cours de religion islamique et d'arabe dans les écoles publiques de Belgique. Précisons que dans le cadre du “ Pacte scolaire ”, le Centre saoudien bénéficie, depuis 1978, des subventions qui lui permettent de rémunérer six cents enseignants religieux dans le primaire et le secondaire. Les organisations wahhabites saoudiennes obtinrent en fin de compte un véritable monopole sur le plan représentatif, éclipsant de facto le rôle de dizaines d'associations islamiques existantes. Malgré ses moyens et les atouts énormes dont il dispose, le pôle saoudien semble avoir échoué dans sa prétention hégémonique à représenter les différentes communautés musulmanes de Belgique, de plus en plus réfractaires à son monopole, pour des raisons à la fois idéologiques et structurelles liées à la concurrence entre différentes organisations pour le leadership islamique. Les principaux rivaux de Riyad sont le Tabligh, à la tête d'une douzaine de mosquée à travers le pays et de plusieurs écoles islamistes, et le pôle turc, lui même divisé en deux tendances : l'ambassade de Turquie, qui dispose à travers la Diyanet, de ses propres professeurs de religion et imams - certes nommés par le pôle saoudien - et contrôle une soixantaine de mosquées en Belgique, et surtout la mouvance islamiste du Milli Görüs, représentée à travers la Türkiye Diyanet Vakfi (TDV), fondation religieuse turque qui revendique 8000 membres.

Le wahhabisme saoudien et les « ONG d'Allah » au service du jihad


Depuis le début des guerres yougoslaves, l'Arabie saoudite, qui est le premier donateur à la Bosnie (560 millions de dollars par an), a décidé de faire des Balkans en général (Kosovo, Albanie, Sandjak, Macédoine, etc) et de la Bosnie en particulier, le cœur stratégique de son programme d'islamisation pour l'Europe. La diplomatie fondamentaliste du Royaume saoudien passe par d'innombrables ONG « caritatives » ou autres organisations de " bienfaisance " comme l'Agence Islamique d'Aide ou encore la Haute Commission saoudienne d'aide et de Coopération - officiellement vouée à la " reconstruction, l'aide éducative, religieuse et scolaire " - présidé par le Prince Sultan, gouverneur de Riyad. Depuis les accords de Dayton, près de 150 mosquées ont été reconstruites ou édifiées avec le soutien de la Haute Commission, donc de facto prises en main par le wahhabisme. En septembre 2000, la Haute Commission a notamment inauguré à Sarajevo, la plus grande mosquée des Balkans, dédiée au roi Fahd Ibn Abdul Aziz. Située dans le quartier populaire d'Ali Pasino Polje, l'immense mosquée de béton, qui comprend deux minarets, une immense bibliothèque, des restaurants et structures d'accueil ainsi qu'un centre culturel ultra-moderne, est devenue l'un des principaux centres de propagation de l'islamisme slafiste dans les Balkans, comme le montrent les programmes des sites web fiancés par la Mosquée, qui appellent les femmes à porter partout le voile islamique, proposent aux enfants la distraction de bandes dessinées antisémites, ou encore appellent au recrutement de Moujahidines pour combattre les « pouvoirs infidèles » dans le monde.
Meilleure preuve du jeu ambigu de l'Arabie saoudite, d'un côté « ami de l'Occident » et de l'autre épicentre de l'islamisme dans le monde, de nombreux militants islamistes radicaux proches de la nébuleuse Ben Laden ont été interpellés par Interpol et la police bosniaque ces derniers mois au sein de la mosquée saoudienne et de la haute Commission saoudienne, laquelle a dépensé pour eux des sommes colossales. Après les attentats du 11 septembre 2001, en effet, la Haute Commission fit l'objet d'une enquête du nouveau gouvernement bosniaque, nettement moins favorable aux Islamistes que le parti d'Alijà Izétbégovic, aux termes de laquelle on a arrêté des membres d'Al Qaïda et d'anciens "Afghans arabes" naturalisés bosniaques employés du bureau de la Haute Commission à Illidja (opération de police du 25 septembre 2001). La Sfor est quant à elle parvenue à arrêter plusieurs d'entre eux, comme par exemple l'un des lieutenants de Ben Laden dans les Balkans, le Yéménite Bensayah Belkacem, interpellé en octobre 2001. Mais la Haute Commission saoudienne bénéficie d'un statut quasi diplomatique en vertu d'une convention antérieure signée par l'ex-Président Izétbégovic. De ce fait, le prosélytisme islamiste saoudo-wahhabite peut difficilement être réprimé ou interdit par la cellule anti-terroriste du Ministère bosniaque des Affaires étrangères crée aux lendemains des attentats du 11 septembre sur pression américaine, dans la mesure où il est couvert par des accords diplomatiques et passe essentiellement par des structures officielles ou « caritatives » (ONG islamistes). Ainsi qu'on a pu s'en apercevoir lors de l'opération anti-terroriste du 14 décembre 2001, la plupart des membres d'Al Qaïda arrêtés dans les Balkans ont été soutenus par des structures saoudiennes ou autres « ONG d'Allah » soutenues par les pétromonarchies, qu'il s'agisse du Croissant rouge des Emirats arabes Unis, ou de Taïba International, qui a abrité l'un des responsables d'Al Qaïda en Bosnie, Mustapha al Qadir, arrêté en décembre dernier.

* géopolitologue, auteur du « Totalitarisme à l'assaut des démocraties », Syrtes, 2002.

Partager cet article
Repost0
19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 18:47
Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Matthieu 10 : 34-36
Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire … Mathieu 2: 16
Quand les hommes se diront: Paix et sécurité! c’est alors que tout d’un coup fondra sur eux la perdition. Thessaloniciens 5: 2
L’heure vient même où qui vous tuera estimera rendre un culte à Dieu. Jean 16: 2
Vous avez appris qu’il a été dit: oeil pour oeil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas tenir tête au méchant: au contraire, quelqu’un te donne-t-il un soufflet sur la joue droite, tends lui l’autre, veut-il te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui même ton manteau. Matthieu 5: 38-40
Soyez donc rusés comme les serpents et candides comme les colombes. Matthieu 10: 16
Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère; et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus: Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes: toi donc, que dis-tu? Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit: Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu. Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit: Femme, où sont ceux qui t’accusaient? Personne ne t’a-t-il condamnée? Elle répondit: Non, Seigneur. Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus. Jean 8: 3-11

“(…) preuve surtout que le “aimez vos ennemis” et autres bêtises de ce gnangnan de Jésus-Christ, genre “quand on vous frappe sur la joue gauche, tendez l’autre joue” sont à dégager à la poubelle (…)

Enième illustration du malentendu dont sont systématiquement l’objet les célèbres paroles du Christ sur la violence que ces lignes trouvées hier sur le Net

Certes, ce ne sont pas des paroles faciles puisqu’au delà de l’auto-préservation, l’impératif catégorique d’amour du prochain inclut aussi nécessairement la défense du plus faible (et comme on l’a vu avec Hitler et Auschwitz, le pacifisme inconditionnel peut non seulement faire le lit du bellicisme mais l’attiser).

Mais surtout, comme l’Evangile lui-même ne cesse de le répéter, du fait que le bien lui-même est susceptible de provoquer la violence (”je ne suis pas venu apporter la paix mais l’épée, pas l’union mais la division”- et ce dès sa naissance avec le “Massacre des innocents” par Hérode).

Pour la bonne raison (qui la fait d’ailleurs souvent apparaître comme la plus violente des religions: les mythes en effaçant souvent les traces ou, d’autres comme l’islam s’arrêtant en chemin dans sa dénonciation, notamment pour les non-musulmans) que, comme l’explique bien Girard, la dénonciation du caractère fondateur et protecteur du phénomène de bouc émissaire dans les sociétés humaines par la révélation judéo-chrétienne ne peut, paradoxalement et faute de prise de conscience et de réconciliation non-sacrificielle, que déchainer la violence.

D’où, autre spécificité du discours évangélique souvent inaperçue des commentateurs mais bien décrite par Girard (qui précise néanmoins qu’il “ne tient pas toute défense face à la violence pour illégitime” et que son “point de vue n’est pas celui d’un pacifisme inconditionnel”), l’impérieuse nécessité, dans un univers désormais dépourvu de ses ennemis et de ses béquilles sacrificielles (”Il vaut mieux qu’un seul homme meure et que la nation entière ne périsse pas.” Caïphe, souverain sacrificateur, Jean 11: 50), d’un traitement radical de la violence (couper court à l’emballement et donc ne pas répondre à la provocation) qui tienne aussi compte du caractère collectif (ie. sujet à la contagion mimétique) des conduites humaines (confirmé aujourd’hui par la science et notamment les neurosciences).

Et ce, en bien comme en mal, car le vice comme le mal fonctionne aussi en cercles, “vicieux” ou “vertueux” (voir le refus de la première pierre imité de proche en proche par les dénonciateurs de la femme adultère sauvée par le Christ).

D’où aussi l’ultime paradoxe de ce monde qui est le nôtre, à la fois le meilleur et le pire qui ait jamais existé. Un monde qui n’a jamais autant tué (voir la première partie du XXe siècle) mais jamais autant sauvé de vies.

Un monde qui aurait la capacité de libérer et multiplier tout, à la fois les possibilités les plus merveilleuses comme les plus apocalyptiques.

La première société de l’histoire à savoir qu’elle est mortelle, non par un acte ultime d’un Dieu justicier et vengeur comme le croient encore certains chrétiens fondamentalistes, mais par ses propres moyens démultipliés …

Extraits (“Celui par qui le scandale arrive”, René Girard, 2001, pp. 41-43) :

Vous avez appris qu’il a été dit: oeil pour oeil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas tenir tête au méchant : au contraire, quelqu’un te donne-t-il un soufflet sur la joue droite, tends lui l’autre, veut-il te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui même ton manteau. (Matthieu 5 : 38-40)

La majorité des modernes voit dans ces recommandations une “utopie pacifiste” manifestement naïve et même condamnable car inutilement servile, doloriste et “probablement masochiste”. Cette interprétation porte la marque des idéologies qui voient des programmes politiques partout et attribuent “l’irrationalité” de nos rapports à la seule “superstition”.

Jésus nous demande-t-il vraiment de ramper aux pieds du premier venu, de quémander les gifles que personne ne songe à nous donner, et de nous porter volontaires pour satisfaire les caprices des puissants ? Cette lecture n’est attentive qu’en apparence au texte de saint Matthieu.

De quoi s’agit-il en vérité dans cette citation ? D’abord d’un furieux qui nous gifle sans provocation, ensuite d’un individu qui s’efforce de nous voler légalement notre tunique, le vêtement principal, souvent unique, dans l’univers de Jésus.

Une conduite aussi exemplairement répréhensible suggère quelque arrière-pensée de provocation. Ces méchants ne désirent rien tant que de nous exaspérer, pour nous entrainer avec eux dans un processus de surenchère violente. Ils font leur posssible, au fond, pour susciter les représailles qui justifieraient leurs déchainements ultérieurs. Ils aspirent à l’excuse de la légitime défense. Si nous les traitons comme ils nous traitent, ils vont bientôt maquiller leur injustice en représailles pleinement justifiées par notre violence à nous. Il faut les priver de la collaboration négative qu’ils réclament de nous.

Il faut toujours désobéir aux violents, non seulement parce qu’ils nous poussent au mal mais parce que notre désobéissance peut seule couper court à cette entreprise collective qu’est toujours la pire violence, celle qui se répand contagieusement. Seule la conduite recommandée par Jésus peut étouffer dans l’œuf l’escalade à ses débuts. Un instant de plus et il sera trop tard.

Si précieux soit-il, l’objet d’un litige est généralement limité, fini, insignifiant par rapport au risque infini qui accompagne la moindre concession à l’esprit de représailles, c’est-à-dire au mimétisme une fois de plus. Il vaut mieux abandonner l’objet.

Pour bien comprendre le texte de saint Matthieu, on peut le rapprocher d’une phrase où saint Paul affirme que renoncer aux représailles c’est poser “des charbons ardents” sur la tête de son adversaire, autrement dit c’est mettre ce dernier dans une situation morale impossible. Ce langage de tacticien paraît éloigné de Jésus. Il suggère l’efficacité pratique de la non-violence avec une pointe de cynisme, semble-t-il. Cette impression est plus apparente que réelle. Parler de “cynisme” ici, c’est minimiser les exigences concrètes de la non-violence, à l’instant où la violence se déchaine contre nous…

Mes propres remarques n’acquièrent tout leur sens que dans le monde où nous vivons, toujours menacé de sa propre violence désormais. Même s’il était possible jadis de tenir pour “irréaliste” le Sermon sur la montagne, c’est impossible désormais et, devant notre puissance de destruction toujours croissante, la naïveté a changé de camp. Tous les hommes désormais ont le même intérêt vital à la préservation de la paix. Dans un univers vraiment globalisé, le renoncement aux escalades violentes va forcément devenir, de façon toujours plus manifeste, la condition sine qua non de la survie.

Voir aussi:

Il n’a jamais dit : “N’ayez pas d’ennemis”, mais: “Aimez vos ennemis”, ce qui suppose précisément qu’on en ait. » Mais, en invitant à « tendre l’autre joue », « Jésus invite à sortir de la logique proliférante de la violence ».

Lisez la suite de cette entrée »


Génocide assyrien: La continuation du jihad par d’autres moyens (Turkey’s other forgotten Christian genocide)

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2d/Assyrianmonument.JPGC’est avec une grande surprise que j’ai été témoin qu’une stèle à la mémoire des victimes d’un certain “génocide assyro-chaldéen” dont je n’ai pu trouver trace nulle part dans l’histoire, a été érigée par vos louables efforts personnels et inaugurée par votre Municipalité en votre présence le 15 octobre. Je vous félicite d’avoir écrit une nouvelle page d’histoire inconnue! Uluç Özulker (ambassadeur turc en France, lettre au maire de Sarcelles, le 20 octobre 2005)
Il y a une menace contre tous ceux qui conduisent des recherches sur les Assyriens et les meurtres de masse sous l’Empire Ottoman. De temps en temps des gens prétendant être des journalistes apparaissent et prennent des photos de ceux qui suivent des séminaires (sur ce thème). Même si ce ne sont pas toujours des menaces directes elles sont sous-entendues. C’est une question extrêmement sensible où les recherches sont prises pour des faits politiques. Tous ceux qui s’intéressent aux minorités chrétiennes en Turquie le vivent comme une menace. David Gaunt (historien suédois de l’université Sodertorn)

Pour ceux que ne semble toujours pas inquiéter le fait qu’un pays prétendument laïc et candidat à l’Europe puisse passer, en moins d’un siècle et comme si de rien n’était, d’un tiers de population chrétienne à 0,1%

Et alors que, dans la plus grande indifférence (comme en témoigne le silence radio de nos quotidiens de révérence), le négationnisme turc vient d’atteindre un nouveau sommet avec la mise à exécution des menaces de mort, il y a deux semaines et sur le sol européen même, du chercheur d’origine assyrienne d’une université suédoise Fuat Deniz

Retour sur un génocide encore plus oublié que le génocide arménien et dont l’Association Internationale des Universitaires spécialistes du Génocide (IAGS) vient de voter la reconnaissance, celui, parallèle, des autres minorités chrétiennes assyriennes et grecques.

Qui, comme les Arméniens, virent de 1894 à 1922 (bien au-delà donc du génocide proprement dit de l’été 1915) et sous les trois différents régimes du Sultan Abdul Hamid, des Jeunes-Turcs et du fondateur de la Turquie moderne Kemal Attaturk, la disparition de l’essentiel de leur population.

Et ce, que ce soit par les génocidaires turcs ou leurs affidés kurdes (”massacreurs d’infidèles”) et par l’élimination physique (via les exécutions directes, la déportation en wagons à bestiaux, les “marches de la mort” ou les camps de concentration en zone désertique) ou l’expulsion et l’expropriation (y compris de leurs plus belles femmes ou filles) qui sont au cœur même de la fondation de l’Etat turc moderne.

Sans parler de l’épuration religieuse continue des chrétiens des pays musulmans


Contre-terrorisme: Pourquoi le terrorisme est bien une affaire de simple police (Who needs Jack Bauer when you have Jean-Louis Bruguiere?)

http://www.nioutaik.fr/images/dossier1/jack.jpg
Plusieurs de nos collègues - notamment aux Etats-Unis, mais également en Europe – voyaient cela comme une ‘phobie d’ex-colonialiste’, une certaine ‘obsession française avec l’Algérie’. Ca n’a vraiment pas été facile de faire comprendre à tous ces sceptiques que les réseaux islamistes qui projetaient des attentats contre la France avaient pris racine sur leur propre territoire. Il était encore plus difficile de leur faire comprendre que les gens qu’ils considéraient comme de ’simples criminels’ - ceux qui collectaient de l’argent illicite ou fabriquaient de faux papiers – faisaient en fait partie des réseaux qui assuraient la logistique des complots terroristes. Les convaincre de faire le rapport entre les deux était d’autant plus déchirant que le temps perdu augmentait la possibilité d’une attentat. Ancien collègue de Bruguière
L’absence d’attentats islamistes sur le sol français depuis le 11 septembre 2001 ne doit pas être mal interprétée ; elle ne signifie en rien que la France serait sanctuarisée, notamment en raison de la position qu’elle a prise lors du conflit en Irak. D’ailleurs, nous avons déjà indiqué que des cellules terroristes avaient été démantelées, qui projetaient de conduire des attaques terroristes sur notre sol. De plus, en dehors du territoire national, des cibles françaises ont fait l’objet d’attaques terroriste, comme l’attentat du 8 mai 2002 à Karachi qui fit 14 morts, dont 11 employés de la DCN, ou l’attaque contre le pétrolier Limburg au Yémen le 6 octobre 2002. La France fait en effet partie intégrante du monde occidental, cible des terroristes islamistes radicaux. À ce titre, elle figure parmi les objectifs potentiels des terroristes au même titre que tout autre nation occidentale. Membre de la coalition internationale en Afghanistan, où nos forces spéciales participent à la traque des dirigeants d’Al Qaida, la France est donc considérée comme une ennemie, quelle que soit sa position sur le dossier irakien. De plus, la France est, depuis 1986, en pointe dans la lutte contre le terrorisme : ses résultats en matière de démantèlement de réseaux et son rôle central dans la coopération internationale anti-terroriste en font incontestablement une ennemie des groupes terroristes internationaux. En outre, la France doit prendre en compte les réalités liées à sa position géographique et à son histoire. Il est démontré par exemple qu’elle est une cible de premier choix pour le GSPC algérien du fait de l’histoire particulière des relations franco-algériennes. Philipe Marsaud (Rapport à l’Assemblée sur la lutte contre le terrorisme, le 22 novembre 2005)
Le système légal fortement codifié de la France, dans lequel l’Etat français bénéficie d’énormes pouvoirs d’intrusion et de coercition, ne ressemble pas au système américain plus compliqué de séparation des pouvoirs, d’indépendance de la justice, et des droits présomptifs de l’individu contre le gouvernement. (…) Le système légal et politique de l’Amérique, au moins sous George W. Bush, ne pouvait gérer des défis “extrajudiciaires” tels que Guantanamo, l’externalisation des interrogations ou la surveillance sans mandat. Selon les auteurs du rapport, les Etats-Unis se sont pris à leur propre piège en transformant la lutte contre l’extrémisme islamique radical en une “guerre fortement politisée et militarisée contre la terreur” que leur système légal et moral ne pourrait pas gérer. (…) En fin de compte, la comparaison des approches françaises et américaines contre le terrorisme révèle une étrange symétrie. Dans le cas de la France, la menace est en grande partie — mais pas simplement – issue de son propre sol. Pour y faire face, les Français sont prêts à fournir à leurs fonctionnaires ce que nous considérerions comme des pouvoirs d’exception. Dans le cas des Etats-Unis, la menace terroriste vient en grande partie — mais pas seulement — de l’étranger. Pour y faire face, le Président Bush a élargi au maximum ses pouvoirs en tant que commandant en chef. Et tandis que ses adversaires politiques et un certain nombre de juges critiquent l’utilisation de ces pouvoirs, les Américains n’ont pour la plupart pas réagi d’une manière qui suggère qu’ils y voient l’ombre d’une menace pour leurs libertés personnelles. De même, depuis le moment où, avec le début de la mission si peu conforme au droit anglo-saxon du juge Bruguière en 1986, la lutte contre le terrorisme intérieur est devenue beaucoup plus intrusive, la France n’a pas glissé dans la tyrannie. Bien au contraire, la société, la vie politique et nombre des lois françaises sont devenues beaucoup plus libérales et ouvertes. Gary J. Schmitt et Reuel Marc Gerech

Qui sait en France que le vrai Jack Bauer est français?

Qui se rappelle que les services français avaient dès l’été 2001 prévenu le FBI d’une éventuelle attaque terroriste au moyen d’avions de ligne détournés?

Qui se souvient du temps pas si reculé où, étrange retournement des choses, c’est la France qui passait pour le pays le plus obsédé par le terrorisme?

Mise sur écoute ou perquisition sans mandat, preuves ou témoignages par ouï-dire, arrestations arbitraires (jusqu’à 96 heures sans surveillance juridique ou avis des tiers), profilage (un “espion dans chaque mosquée”), non-séparation du renseignement et de la police (les fameux RG), refus de libération sous caution (dizaines d’années d’emprisonnement pour rien pour 51 relaxés en 98), arrestations de masse (véritables rafles en fait jusqu’à…176 pour le fameux “procès Chalabi” de 98!), procès de masse (jusqu’à… 138!), intégration partielle des forces de police et militaires (gendarmerie), externalisation de la torture (pardon: des interrogations musclées) …

Telles sont, comme le rappellait en février dernier le WSJ (merci madimaxi), quelques unes des facilités, au-delà de la différence d’origine des menaces (largement intérieure d’un côté, principalement extérieure de l’autre), formellement interdites par le système juridique américain.

Et, pour ceux (y compris en Amérique même) qui n’ont que Guantanamo à la bouche et nous bassinent à longueur de journée avec la prétendue fascisation de la société américaine et l’efficacité tellement supérieure de la police française face au terrorisme,…

les quasi-lois d’exception qui rendent possibles l’apparente immunité du territoire français!

Aux Etats-Unis, les activités de M. Bruguière équivaudraient à une violation systématique des 1er, 4e, 5e, 6e et 8e amendements de la Constitution. Sans compter les immenses superstructures juridiques que les Cours suprêmes successives ont construit au-dessus et autour de la Bill of Rights.


Lisez la suite de cette entrée »

Partager cet article
Repost0

Jumelage

Voir les articles

INDEX

 

 READ THIS BLOG IN ENGLISH WITH GOOGLE Click here

Ni totalitarisme nazi, ni totalitarisme communiste, ni totalitarisme islamiqueL'image “http://img57.imageshack.us/img57/3474/bouton3sitany0.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

« Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. »

George Orwell


DOSSIER

LE LIBERTARIANISME

Informez-vous sur la philosophie politique libertarienne


« Les faits sont têtus; quels que soient nos souhaits, nos inclinations ou les voeux de nos passions, ils ne peuvent changer l'état de fait et la preuve. »     John Adams

DOSSIER

LE WEB RESISTANT 

lewebresistant.gif

Informez-vous sur la cyber-résistance

 

« Les religions chrétiennes furent sanglantes et meurtrières en s'éloignant de leurs textes tandis que l'islam le fut en se rapprochant des siens. »                                                      Eric Conan



DOSSIER

FONDAMENTALISME, DJIHADISME, TERRORISME

L’ISLAMISME EST UN TOTALITARISME

img80/3421/poing1bjr1.jpg

Ce qu’il faut savoir sur l’une des plus grandes menaces politiques et religieuses du XXIème siècle

 


« Le socialisme cherche à abattre la richesse, le libéralisme à suprimer la pauvreté »                                                   Winston Churchill

 

DOSSIER

LISEZ LE rapport SUR LE SOCIALISME

Plus de 20 articles du blog C.R pour vous réinformer sur le socialisme


« Le Communisme est l'Islam du XXème siècle. »                                                   Jules Monnerot


DOSSIER

LISEZ LE rapport SUR LE COMMUNISME

Plus de 20 articles du blog C.R pour vous réinformer sur le communisme

 

« La religion d'Hitler est la plus proche qui soit de l'islamisme, réaliste, terrestre, promettant le maximum de récompenses dans cette vie, mais avec ce Walhalla façon musulmane avec lequel les Allemands méritoires peuvent entrer et continuer à gouter le plaisir. Comme l'islamisme, elle prêche la vertu de l'épée.  »                            Carl Gustav Jung

 

DOSSIER

LISEZ LE rapport SUR LE NAZISME

Plus de 20 articles du blog C.R pour vous réinformer sur le nazisme


« Ils ignorent que les épées sont données pour que personne ne soit esclave. »                                                                                        Lucain

Partenaire :