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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 19:40
http://fr.novopress.info/wp-content/uploads/2010/04/Bandeau-Bobards.png
Communiqué de Polémia - 20/04/2010 - 23 h Première cérémonie des Bobards d'or

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David Pujadas, Dominique Wolton et Stéphane Durand-Souffland, lauréats des premiers « Bobards d’or ». Le prix spécial du jury, « Les Ciseaux d’or », attribué au médiateur de TF 1, Jean-Marc Pillas

 

http://www.polemia.com/bobardor/presse.html

 

La cérémonie de remise des premiers Bobards d’or a eu lieu mardi soir 20 avril, à Paris, devant plus de 200 personnes réunies dans une salle pleine à craquer.

 

Pour récompenser les meilleurs désinformateurs, les internautes, le public et le jury ont décerné les prix suivants :

 

Bobard d’or (télévision) : David Pujadas de France 2 qui avait utilisé, le 28 décembre 2009, des images du Honduras pour illustrer la répression d’une manifestation en… Iran. Le tout en avertissant au préalable les spectateurs : « Attention ! Si des enfants sont à vos côtés, certaines de ces images peuvent choquer. » David Pujadas, qui était dépassé par Laurence Ferrari lors du vote des internautes, a refait son handicap au cours de la soirée et a été plébiscité par le public dont le jury a repris le choix.

 

Bobard d’or (presse écrite) : Stéphane Durand-Souffland du Figaro pour avoir écrit, le 2 janvier 2010, que les meurtriers de Jean-Claude Irvoas (le photographe de lampadaires tué à Épinay en 2005) étaient « d’origine européenne » (en fait il s’agit d’un Sénégalais, d’un métis de Congolais, d’un Antillais et d’un Maghrébin né en Franche Comté). Stéphane Durand-Souffland est une référence dans le monde de la presse en tant que président de l’Association des journalistes judiciaires. C’est donc une « autorité morale » qui se voit couronnée du Bobard d’or.

 

Bobard d’or (maîtres à penser) : Dominique Wolton l’a largement emporté sur tous ses concurrents. Une déception pour Bernard-Henri Lévy habitué à cumuler les distinctions honorifiques.

 

Enfin le jury a créé une distinction spéciale, les Ciseaux d’or, qui ont été attribués à Jean-Marc Pillas, médiateur de TF 1. Jean-Marc Pillas a expliqué la censure, par TF1, des images de la Marche pour la vie ainsi : « la “première chaîne nationale”, n’a pas vocation à couvrir la manifestation de quelques militants anti-avortement contestant une loi de la République. » Une explication qui ne manque pas de saveur alors qu’il ne se passe pas de semaine sans que TF 1 ne parle de manifestations de clandestins et de leurs soutiens demandant la modification des lois sur l’immigration.

 

La deuxième cérémonie des Bobards d’or aura lieu au printemps 2011. Elle distinguera aussi des journalistes de radio.

Polémia


Dix sept thèses sur le système médiatique français

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Première cérémonie des « Bobards d’or »

Communication de Jean-Yves Le Gallou

Dix sept thèses sur le système médiatique français

 

Permettez-moi d’abord un instant de politiquement correct. Oui, il existe encore des journalistes intelligents, cultivés et courageux dans les grands médias français. Mais ils sont de plus en plus rares et les créneaux qui leur sont laissés sont de moins en moins nombreux. 


Maintenant que cette nuance est apportée, laissez-moi vous présenter dix-sept thèses sur les grands médias français.


Première thèse : la presse est de moins en moins libre en France.


Et ce n’est pas Polémia qui le dit. C’est Reporters sans frontières.


Chaque année Reporters sans frontières publie un baromètre de la liberté de la presse dans le monde. Année après année, la France plonge dans le classement : 11e en 2002, 19e en 2004, 35e en 2006 et en 2008, 43e en 2009 : une place peu enviable ! Certes, devant le Cap Vert mais juste derrière le Guyana et le Surinam. Chapeau !


Deux explications à cela : les lois liberticides de plus en plus sévères et de plus en plus nombreuses et la concentration économique et financière des grands médias.


Deuxième thèse : le système médiatique français est aux mains de grands oligarques.


Le groupe Figaro pour Dassault, Bernard Arnault de LVMH pour Les Echos, Edouard de Rothschild pour Libération, Bouygues pour TF1, « Lagardère active » pour les filiales de Vivendi Universal, de nombreuses radios dont Europe 1, des télévisions dont Canal+, des journaux dont Le Parisien ainsi que des entreprises de production d’images. Sans oublier l’oligarque des oligarques, Alain Minc, qui tisse sa toile entre les uns et les autres et impose ses vues au journal Le Monde


Troisième thèse : les grands médias français ne donnent pas le point de vue du peuple, ils défendent les intérêts de la superclasse mondiale.


Les intérêts des grands oligarques des médias sont clairs : ils se trouvent concentrés dans le luxe, le transport aérien, notamment d’affaires, l’immobilier et les travaux publics ; leurs principaux clients sont les super-riches et les pétromonarchies. Sans oublier le rôle de la finance. Si vous regardez TF1, n’oubliez pas que BNP Paribas, le Crédit Agricole, la financière Artémis, Groupama et Goldman Sachs, oui, Goldman Sachs, siègent au conseil d’administration de Bouygues.


Il est donc logique que l’orientation générale de ces médias – dont beaucoup perdent de l’argent d’ailleurs – soit conforme aux intérêts des oligarques qui les possèdent. Les grands médias défendent donc un monde sans frontières et sans régulation au service des plus riches et des entreprises transnationales. L’intérêt des oligarques se confond avec celui de la superclasse mondiale : ces quelques millions d’hommes qui, par delà les Etats et les peuples, sont les principaux bénéficiaires du nouveau désordre mondial.


Quatrième thèse : les grands médias français ne dépendent pas de leurs lecteurs mais de la publicité.


Il y a trente ans, Louis Pauwels et Jean-Claude Valla, journaliste récemment disparu, avaient créé un nouveau journal : le Figaro-Magazine avec du contenu, du sens et des lecteurs. Le Figaro Magazine a été épuré et normalisé à la demande des publicitaires, et notamment de Publicis et des époux Badinter. Aujourd’hui, le Figaro Magazine n’a plus guère de contenu ni de sens, plus beaucoup de lecteurs non plus : qu’importe, il a l’argent de la publicité. C’est aussi la publicité qui fait vivre les journaux gratuits : quelle belle scène orwellienne que de voir dans une voiture de métro ou de train des dizaines de clones lisant le même journal !


Reconnaissons à Patrick Le Lay, alors patron de TF1, cette belle formule – je cite : « Le métier de TF1, c’est d’acheter du temps de cerveau disponible pour Coca-Cola. »


Les grands médias ne suivent pas les désirs de leurs lecteurs; ils obéissent aux grands oligopoles : oligopoles agro-alimentaires, oligopoles de distribution, oligopoles pharmaceutiques, oligopoles de services, oligopoles bancaires.


Une simple anecdote : regardez les couvertures des hebdomadaires ; elles vous expliquent toujours que l’immobilier repart à la hausse et que c’est une bonne chose. Mais une bonne chose pour qui ? Pour qui, sinon pour les promoteurs, pour les banquiers et pour les rentiers !


Cinquième thèse : les journalistes – à de rares exceptions près – ne sont pas des intellectuels libres mais des salariés précaires, c'est-à-dire dépendants de leurs employeurs et soumis au conformisme dominant de leurs confrères.


Mimétisme et panurgisme sont devenus les règles d’or d’une profession qui s’éloigne chaque jour davantage de ses règles traditionnelles de déontologie : vérification des faits et présentation impartiale des réalités, notamment.


Ceci étant, le conformisme est tel que la servilité est souvent consentie sans souffrances. Les commentateurs ont ironisé sur la reprise du quotidien Libération par Rothschild : mais l’extrême gauche est depuis toujours l’alliée objective du capitalisme financier mondialisé ; elle est utilisée comme un bulldozer pour affaiblir les nations, les Etats et les traditions enracinées. Et défendre le droit au séjour des clandestins fait autant plaisir au MEDEF qu’au Réseau (trotskyste) éducation sans frontières (RESF). La connivence de l’extrême capitalisme et du gauchisme est un élément clé pour comprendre le fonctionnement des médias.


Sixième thèse : les médias français ne sont pas un contre-pouvoir ; ils sont le pouvoir : le pouvoir sur les esprits.


Les Français passent en moyenne près de quatre heures par jour devant les écrans de télévision. Et nul ne peut échapper aux écrans de télévision qui envahissent l’espace public : bus, quais de métro, grandes surfaces commerciales, cafés et restaurants. Là aussi une situation orwellienne.

Or les télévisions (comme la presse écrite, d’ailleurs) sont des instruments de formatage de l’opinion, notamment à travers la publicité. S’agissant de l’information, les médias ne rapportent pas seulement des faits, ils les sélectionnent ; ils distinguent ceux qu’ils occultent d’un côté, ceux dont ils font un événement majeur, de l’autre ; et ce en fonction de grilles d’interprétation idéologique. Les grands médias scénarisent les faits : ils disent où est le « bien », où est le « mal » ; où sont les « bons », où sont les « méchants » ; qui doit être « angélisé » et qui doit être « diabolisé ». Par là, les grands médias se sont arrogé le pouvoir de prononcer la peine de mort sociale.


Une scénarisation qui présente un double intérêt : commercial (c’est plus facile à comprendre) et idéologique (voilà ce qu’il faut penser).


Septième thèse : les médias français ne sont pas pluralistes.


Si l’on vous lisait à l’aveugle Libération ou Le Figaro, vous ne pourriez pas faire la différence. Et c’est pareil pour la télévision ; tout juste trouve-t-on un plus fort concentré de trotskysme sans frontiériste sur France 3 régions. Bien sûr vous avez le choix entre Le Parisien et Le Monde ; le style est différent mais l’orientation similaire. A la belle époque de l’Union soviétique, d’ailleurs, les Russes avaient aussi le choix entre la Pravda et les Izvestia.


Huitième thèse : les médias dans leur ensemble sont les vecteurs d’une seule et unique idéologie.


• mondialisme et libre-échangisme économique ;


• « antiracisme », prétendue « diversité » et « discrimination positive », c'est-à-dire négative pour les Jeunes Hommes Blancs, surtout s’ils sont hétérosexuels ;


• rupture des traditions et lutte contre toute forme de valeurs familiales


Neuvième thèse : les médias français parlent de moins en moins français et de plus en plus un mélange de novlangue et de sabir anglo-saxon.


La « gouvernance » des procédures a remplacé le gouvernement des hommes. La « planète » est mise à toutes les sauces. Fermer un robinet est devenu un geste « citoyen ». Et les délinquants étrangers clandestins sont dénommés des « sans-papiers » ; des « sans-papiers » omniprésents à la télévision et source de juteux profits pour les cabinets d’avocats spécialisés. Des « sans-papiers » à qui, bien sûr, il faut donner des papiers : car la réponse à la question est dans la dénomination qui leur a été choisie. Quant à ceux qui ne pensent pas bien ils sont « controversés » et passent leur temps à « déraper » !


Dixième thèse : les médias français imposent un triple déni : déni de débat, déni de réalité, déni de cohérence.


Déni de débat : dans les débats tout le monde est d’accord, sauf à partir de 23h30 ou minuit quand Zorro/Zemmour apparaît ; et encore, les sociétés de production qui organisent ce genre de spectacle paient des figurants pour qu’ils aboient contre ceux qui se risqueraient à ne pas bien penser. La fonction de ces tricoteuses médiatiques est de rappeler aux intervenants, mais surtout au public qui regarde, les interdits qu’il ne faut pas franchir.


Déni de réalité : on parle de « crimes racistes » sans jamais évoquer les milliers de victimes françaises des voyous de l’immigration.


Déni de cohérence : les races n’existent pas mais il faut se métisser ; les races sont égales mais les enfants métis sont réputés plus grands, plus beaux et plus forts ; il est scandaleux de poursuivre Polanski pour des faits remontant à plus de vingt ans mais il est légitime de reprocher à Benoît XVI des fautes commises par des prêtres, au fin fond du Nebraska, dans les années 1960 ou 70 !


Onzième thèse : pour imposer le déni de débat, le déni de réalité et le déni de cohérence, la désinformation n’est ni accidentelle, ni marginale, elle a un rôle central.


Cette désinformation, on la trouve sous toutes ses formes : occultation, déformation, supercherie et gros mensonges. Ce sera dans quelques instants la responsabilité de Michel Geoffroy que d’analyser et de décrire ce phénomène.


Douzième thèse : les grands médias établissent une forme de tyrannie nouvelle : la tyrannie médiatique.


Lors de référendums et des élections, les grands médias disent au peuple ce qu’il doit penser. Et quand le peuple vote mal on le dénonce et on explique qu’il doit revoter.


Les médias scénarisent les élections et présélectionnent les candidats. Dans une élection présidentielle française, le rôle du peuple se borne à ratifier le choix que les médias lui offrent. Aux yeux des grands médias, certains candidats n’ont pas vocation à concourir pour la victoire, comme on l’a vu en 2002. Seuls sont promus les médiagogues, c'est-à-dire les hommes politiques qui calent leur discours et leur comportement sur ce qui plaît aux médias.


Les médias – et pas seulement français, il faut bien le dire – ont même prétendu élire le pape en 2005 : idéalement, un Noir, sud-américain, progressiste et jouant sur le registre émotionnel. La désobéissance des pères conciliaires fut flagrante : ils choisirent un Européen, de surcroît allemand, de grande réputation intellectuelle et attaché à la raison comme à la tradition. Il ne faut pas chercher ailleurs le secret des campagnes de diabolisation contre Benoît XVI ni s’imaginer que quelques concessions pourraient les faire cesser.


Treizième thèse : les médias imposent les dogmes du politiquement correct, ce qui empêche tout changement politique réel.


A titre d’exemple, les médias imposent les dogmes suivants : « L’immigration est une chance pour la France », « La mondialisation est heureuse et le libre-échange économiquement bienfaisant », « Le problème de l’éducation nationale, c’est le manque de moyens.».


L’objectif de la répétition de ces dogmes est double : D’abord, les imposer dans l’esprit du plus grand nombre possible. Ensuite, empêcher que ceux qui n’y croient pas osent s’exprimer ; et ce en jouant sur un processus de sidération et de diabolisation. Retenez l’expression souvent utilisée : « Vous n’avez pas le droit de dire cela ! ». Les médias font sortir les débats qui gênent du domaine du « vrai » et du « faux » pour les faire entrer dans celui du « licite » et de « l’illicite ».


Expliquons-nous. Bien peu de Français croient dans les dogmes officiels. Mais bien peu osent s’y opposer. Car ils craignent de le faire. Ce qui les freine, c’est le souci de leur réputation dans leur milieu professionnel, dans leur famille et, bien sûr, à l’école de leurs enfants.


Nous vivons derrière un rideau de fer de l’information et de la désinformation.


Quatorzième thèse : le mur de l’information, le mur de la désinformation tombera.


Nous sommes emprisonnés derrière le mur de l’information et de la désinformation. Ce mur tombera comme est tombé le Mur de Berlin. Car, comme le rappelle l’historien Dominique Venner, l’histoire est le lieu de l’inattendu. Le 1er septembre 1989, personne ne pensait voir s’effondrer l’empire soviétique ni voir tomber le Mur de Berlin. Quelques mois plus tard, le monde avait changé. Et, un an après, la quasi-totalité des agents de la Stasi étaient devenus d’excellents policiers de la République fédérale réunifiée. Quand le mur de l’information sera tombé les journalistes du Figaro et de TF1 décriront les réalités qu’ils occultent aujourd’hui.


A nous de préparer le terrain par le dévoilement, le contournement et le désarmement de la désinformation.


Quinzième thèse : dévoilons la désinformation.


Décrire une tyrannie, c’est déjà l’affaiblir. C’est ce que nous nous efforçons de faire avec la tyrannie médiatique. C’est la démarche de la réinformation. C’est ce que fait la blogosphère qu’il faut appeler réinfosphère : de Radio Courtoisie à Françoisdesouche, en passant par le Salon beige, Novopress et bien d’autres.


Seizième thèse : contournons la désinformation.


C’est ce que permet Internet. Grâce à Internet, l’information est redevenue pluraliste. Grâce à Internet, les thèses dissidentes peuvent se faire entendre. Grâce à Internet, l’information existentielle, celle qui provient de ce qui est vécu, peut venir concurrencer l’information mimétique des grands médias dominants.


Regardez : en seulement un an, trois débats sont entrés dans le maelström d’Internet et de la réinfosphère. Le couvercle de la pensée unique a sauté : sur le changement climatique, sur la grippe H1N1, sur l’identité nationale ; et en Suisse, c’est sur Internet que le référendum sur le non aux minarets s’est joué. De même, en Islande, lors du référendum sur le remboursement des dettes dues aux financiers spéculateurs.


Dix-septième thèse : désarmons la désinformation.


Le bobard est un terme qui s’est développé dans deux acceptions principales : le « bobard de presse » et le « bobard de guerre ». Les deux ne sont évidemment pas incompatibles et l’usage qui est fait du bobard de presse relève de la guerre idéologique. Les médias mentent au nom du politiquement correct. Dénoncer les bobards comme nous le faisons aujourd’hui, c’est donc se consacrer à une entreprise de désarmement.


Aujourd’hui, les comiques ont déserté leur fonction critique. De Bedos à Plantu, ils jouent le rôlede chiens de garde du politiquement correct avec des blagues à deux balles. A nous de nous réapproprier le rire et la dérision. Bonne soirée, bon gala !


Jean-Yves Le Gallou


La technique de la désinformation

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Première cérémonie des « Bobards d’or »

Communication de Michel Geoffroy

La technique de la désinformation


La remise des Bobards d’or vise à récompenser ceux qui font œuvre de désinformation dans les médias au service de l’idéologie dominante.


Tout d’abord qu’est-ce que la désinformation ?


Le concept de désinformation est apparu dans le langage courant au cours du dernier quart du XXe siècle et visait principalement l’action réelle ou supposée des propagandistes soviétiques et de leurs « compagnons de route », accusés d’utiliser certains procédés pour influencer l’opinion publique occidentale dans un sens conforme aux intérêts de l’Union soviétique.


Le romancier Vladimir Volkoff a vulgarisé ce concept dans différents romans célèbres : Le Retournement (1979), Le Montage (1982) ou bien encore Le Complot (2003).

V. Volkoff définissait lui-même ainsi la désinformation comme « une manipulation de l’opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés » (Petite Histoire de la désinformation, Ed. du Rocher, 1999).


Le concept de désinformation renvoie donc dès sa formulation à trois éléments principaux :


– l’utilisation des médias et en particulier de la presse comme vecteur privilégié pour influencer l’opinion ;


– une action indirecte qui vise à produire certains effets chez le récepteur du message : la désinformation est, certes, une propagande mais une propagande insidieuse car elle se présente habituellement sous les apparences de la neutralité et de l’objectivité et non pas sous l’apparence d’une opinion déclarée ;


– la diffusion d’un discours au service d’une idéologie ou d’intérêts particuliers.

François-Bernard Huyghe définit ainsi, de son côté, la désinformation comme le fait de « propager délibérément des informations fausses en les faisant apparaître comme venant de source neutre ou amie, pour influencer une opinion ou affaiblir un adversaire » (L’Ennemi à l’ère numérique, PUF 2001).


La désinformation est donc un transfert d’information mais qui comporte en lui-même une transformation de l’information initiale.


Cela a conduit certains, comme le théoricien de l’information Kévin Bronstein à définir la désinformation comme une sorte d’inversion du processus normal de la communication : en principe la communication part de l’observation de faits qui peuvent ensuite faire l’objet d’une analyse, d’une mise en perspective et finalement d’un jugement.


Telle était d’ailleurs la définition du journalisme d’opinion jusque dans la première moitié du siècle, qui impliquait justement un engagement, un commentaire, une prise de position visible (donc courageuse) du journaliste par rapport aux faits.

La désinformation suppose, au contraire :

  • de partir d’un jugement a priori mais informulé comme tel ;
  • pour suggérer une opinion incorrecte car reposant sur des faits présentés à cette fin.

* * *


Dans la plupart des pays occidentaux la presse d’opinion a cédé la place aujourd’hui aux grands médias d’information qui prétendent ne présenter que des faits objectivés et non plus des opinions : ces faits – la fameuse « information » [l’info, les news] – se succédant en flot continu, à l’image du mode de présentation adopté par CNN et ses émules : une information qui ne s’arrête plus, des images qui se succèdent et des bandeaux qui défilent en permanence en bas de l’écran.


Cette transformation est très importante pour le sujet qui nous occupe.


L’accent mis sur l’information, de plus en plus spectaculaire dans la course commerciale à l’audience, signifie d’abord que l’on finit par oublier les opinions que véhiculent en réalité ces prétendues « informations ». Pour reprendre la célèbre formule de Mac Luhan, les médias nous font oublier le massage qui se cache derrière le message.


La diffusion d’un flot croissant d’informations signifie ensuite l’absence de mise en perspective des faits, c’est-à-dire l’absence totale d’intelligibilité (cf. le vieil aphorisme de Platon « Le sot n’est instruit que par l’événement »).


Cela signifie enfin que le sentiment prend le pas sur la réflexion ou, pour le dire autrement, que ce qui finit par compter le plus c’est l’effet produit par l’information plus que l’information elle-même. Effet commercial d’abord, effet politique et idéologique ensuite.

C’est pourquoi la désinformation est plus facile sous le règne de l’information médiatique que sous celui de la presse d’opinion.


Cette capacité de manipulation s’appuie évidemment enfin sur l’extraordinaire diffusion des moyens de communication mondiaux depuis la fin du XXe siècle et sur un taux d’exposition médiatique des populations croissant qui favorise l’orchestration.


Rappelons quelques données pour la France :

  • 60% de foyers disposent au moins de 6 écrans (en comptant les ordinateurs et les téléphones) ;
  • la durée moyenne de stationnement devant la télévision est de 3 heures 24 par jour selon le Syndicat national de la publicité télévisée [Le Monde du 31/12/2009] (2h 18 chez les enfants de 4 à 14 ans) [un Américain passe en moyenne 9 heures par jour devant un média, selon une étude réalisée par l’Université de l’Indiana (Faits & Documents du 15/1/2006)] ;
  • le développement de l’utilisation des messageries et d’Internet à titre professionnel renforce cette évolution (c’est la fameuse « économie numérique » encouragée par la nouvelle classe dirigeante) ;
  • la presse quotidienne gratuite touche plus de 4 millions de lecteurs ;
  •  les Français ont eu en moyenne 40 contacts avec les médias par jour en 2009 (dont 16 pour la télévision) selon l’enquête « Media in life » (Le Monde du 5/3/2010), soit une progression de 9,7% par rapport à 2006.

Dans le même temps la lecture des livres –qui est plus réflexive – chute : selon l’INSEE, en 2006 les Français ont consacré moins de 0,5% de leur budget à l’achat de livres (en net recul par rapport aux années 1990 ; Le Bulletin quotidien du 6/8/2009). De même, l’aptitude à la lecture diminue en Europe et en particulier en France parmi les adolescents de 15 ans : le taux d’inaptitude est de 21,7% de futurs consommateurs de médias selon la Commission européenne pour 2006 (Le Monde du 1/12/2009)  !

* * *


La grande ruse du diable est dit-on de faire croire qu’il n’existe pas. La plus grande ruse de « l’information » médiatique contemporaine est de faire croire qu’elle présente des faits (des « infos ») alors qu’elle diffuse en réalité des opinions conformes à une idéologie et donc des faits sélectionnés ou reconstruits à cette fin. C’est ce que disait V. Volkoff à propos de la Pravda : en Union soviétique, tout le monde savait que la Pravda (« la Vérité ») diffusait la vérité officielle du parti communiste : on le savait et par conséquent on pouvait parfois essayer de lire entre les lignes pour en faire son profit. Mais les médias contemporains, eux, ne s’affichent plus comme tels : ils sont donc beaucoup plus trompeurs. L’Union soviétique a disparu mais pas la désinformation.

Nous vivons dans un âge idéologique mais qui ne se reconnaît pas comme tel : c’est la grande nouveauté par rapport aux despotismes du XXe siècle.


Et la désinformation lui est consubstantielle : car la fonction première de la désinformation médiatique contemporaine est avant tout d’essayer de rendre les faits conformes à l’idéologie.


Les faits sont heureusement « têtus », comme le déplorait Lénine dans les années 1920 : ils sont toujours plus forts que les utopies. Ce qui veut dire que quand l’idéologie a de moins en moins prise sur la réalité, comme par exemple quand la réalité des banlieues d’aujourd’hui correspond de moins en moins au discours bisounours sur l’intégration des immigrés, il n’y a pas d’autre issue pour ceux qui sont au service du pouvoir, que :

  • de cacher les faits et les opinions qui dérangent ;
  • de tenter de transformer les faits pour qu’ils correspondent à ce que souhaite l’idéologie.

C’est, bien sûr, une démarche naïve : la désinformation médiatique contemporaine est donc tout à la fois redoutable mais aussi l’aveu d’une défaite annoncée : car, comme le montrent les sondages et les résultats électoraux, l’opinion dans la plupart des pays européens se démarque de plus en plus de l’idéologie de la nouvelle classe dirigeante et donc de l’idéologie des médias.


Et les médias occidentaux deviennent autant de Pravdas aux yeux de nos concitoyens qui se rendent de plus en plus compte que le monde réel n’est pas le monde médiatique.

* * *


Venons-en maintenant aux principaux procédés habituellement utilisés pour désinformer. Comme il y en a de nombreux on en retiendra trois principaux :


1) D’abord passer sous silence les faits qui contredisent ou sont susceptibles de contredire l’idéologie : cela s’appelle la censure.


C’est apparemment le plus simple à faire : apparemment, car la multiplicité des moyens de diffusion, en particulier grâce à Internet, fait courir un risque croissant que quelqu’un diffusera quand même l’information un jour. La censure est efficace mais donc pas suffisante.


La désinformation par censure vise à éliminer la représentation des faits ou des opinions qui vont à l’encontre du discours que l’on veut voir dominer.


On peut censurer des images et l’on pensera à la formule de Bill Gates : « Qui maîtrise les images maîtrise les esprits » (Le Monde du 6/10/1999).


Exemple :


Le Figaro du 19 novembre 2008 qui consacre sa une à Rachida Dati avec pour titre « Rachida Dati réplique à la fronde des magistrats. » Mais la photo de la une a été corrigée… pour faire disparaître la bague « Liens » de Chaumet, en or gris pavé diamants, d’une valeur estimée à 15.600 euros. Justification du service photo du quotidien : « On ne voulait pas que la bague soit l’objet de la polémique alors que le vrai sujet était la pétition des magistrats », selon la déclaration de la responsable du service Debora Altmann (cf. Le Monde du 22/11/2008).

Remarquons aussi que, suite aux émeutes qui embrasent les banlieues, des appels sont périodiquement lancés contre les prétendues « images pousse-au-crime » (Le Figaro du 21/12/1998 à propos des émeutes de Toulouse) : en d’autres termes, on appelle à la censure des images dès lors qu’elles montrent les violences commises par les personnes issues de l’immigration. Cette censure a été justifiée par la théorie fumeuse selon laquelle la diffusion de ces images aurait un « effet multiplicateur » des violences : les bandes chercheraient à faire mieux [pire] que les bandes voisines au vu de ces actualités. D’ailleurs, l’article du Figaro précité citait le service de communication de la SNCF qui déclarait : « Depuis le 14 mars 1998 et la destruction quasi totale d’un de nos véhicules à Andrésy, nous avons décidé d’interdire l’accès de nos centres de maintenance aux cameramen et aux photographes. D’accord pour donner des chiffres des dégradations mais garder pour soi les résultats ».


On peut donc aussi censurer des faits : par exemple, censurer l’identité de l’auteur d’un délit, voire le délit lui-même. Ainsi il est intéressant de noter que quand la télévision nous présente des actes de violence commis par les jeunes, dans leur grande majorité les images mettent en scène… des Européens, quand elles ne sont pas floutées.


On peut enfin censurer des opinions dissidentes.


Par exemple


Cette censure vise à créer un consensus factice autour des thèmes de l’idéologie dominante.


2) ensuite, changer le sens des mots pour changer le sens des faits.


La désinformation est aussi, en effet, avant tout une tromperie par et sur le langage (pour reprendre l’expression de Michel Legris dans son ouvrage Le Monde tel qu’il est). Ce mode de désinformation est directement lié au développement du discours « politiquement correct », c’est-à-dire de le novlangue orwellien dans les médias.


Exemples :


– Toute la terminologie, bien connue désormais, relative aux personnes d’origine immigrée : les « jeunes » (« jeune homme », « jeune majeur », etc.), « incivilités » [au lieu de dire délits], un quartier « populaire », une banlieue « sensible » ou « défavorisée » [remarquable désinformation quand on connaît l’importance des efforts financiers faits par la collectivité pour ces banlieues] : le but est de distordre la réalité de l’immigration afin de la présenter comme une question générationnelle ou sociale (le chômage dont on est « victime ») mais, bien sûr, ni ethnique ni culturelle. Sans parler des « traditionnels » incendies de véhicules de la St-Sylvestre ;


– la présentation systématiquement positive des délinquants d’origine immigrée :


Le Figaro.fr du 27 février 2008, article de Anne Charlotte de Langhe, qui rend compte du procès de l’élève ayant poignardé le 16 décembre 2005 une enseignante, Karen Montet-Toutain : ce procès, « c’est celui d’un jeune homme vaguement perdu, d’une institution, d’une violence et d’un système entier » ; le ton est donné car pour l’auteur le vrai coupable c’est, bien sûr,… le ministère de l’Education nationale. L’élève s’appelle Kévani Wansale et il a frappé l’enseignante à 7 reprises (le journaliste préfère écrire « l’agresse violemment au moyen d’un couteau de cuisine »).


Le Monde du 22 octobre 2008, article de Yves Bordenave, « Mort de Sidi-Ahmed : en toile de fond une banale histoire d’amour » : l’article relate la comparution en cour d’assise des auteurs de la mort par balle du jeune Sidi-Ahmed Hammache le 19 juin 2005 dans la Cité des 4000 à La Courneuve, à la suite d’une altercation. Il est donc « banal », pour l’auteur de l’article, de conclure une histoire d’amour à coups de pistolet…


Le Figaro.fr du 12 août 2009, article de Cyrille Louis, « Une bande de l’Essonne sème le trouble à Royan », avec pour sous-titre « Après avoir multiplié les agressions et les menaces des jeunes ont été la cible lundi d’une action punitive de forains locaux ». La lecture de l’article montre que ce que l’auteur désigne par « trouble » recouvre les faits suivants : occupation illégale de logement, vente de stupéfiants, vols, dégradations, coups, menaces, tentative d’extorsion : c’est-à-dire des délits, en bon français.


D’une façon générale tous ces articles sont construits selon un schéma invariant dès lors qu’ils sont conduits à rendre compte [souvent de mauvaise grâce] de violences ou de délits commis par des personnes d’origine immigrée, des personnes de couleur ou de religion musulmane :


– leurs actes sont toujours « incompréhensibles », on « s’interroge », etc. ;


– ils ont été commis dans des quartiers toujours « tranquilles » ou « sans histoire »… jusque-là ;


– le présumé coupable est en général présenté de la façon la plus positive possible (sérieux, bien intégré, cherchant du travail, apprécié de tous, etc. ;


– si on ne peut cacher que son geste est grave, on insiste alors sur le fait qu’il était « déséquilibré » ou malade, donc en quelque sorte qu’il n’était plus lui-même (par exemple l’assassin algérien de Mgr Jacquier, évêque d’Alger, en 1975 était « un aliéné mental » selon Le Monde du 13/7/1976 qui précisait toutefois qu’il « s’était déjà rendu coupable d’un autre crime en France » : ce mode de présentation fera école) ;



– on évite les mots qui pourraient choquer : au lieu de crime on parle de « drame » ; au lieu de vol, de « larcin » ; au lieu de délit, de « bêtise » ou de « faux pas » ; au lieu d’écrire que c’était un délinquant endurci on écrira qu’il « avait un passé de violences », etc. D’une façon générale les violences ou les crimes racistes ne sont jamais attribués à des personnes d’origine immigrée mais toujours à des Français de souche : cela procède d’une désinformation qui pose en tabou que l’immigré est par construction d’abord une victime ;


– on donne toujours la parole à sa famille ou à ses proches et ceux-ci font part de leur désarroi (les victimes n’ont droit à la parole que si elles tiennent des propos lénifiants ou si elles déclarent « refuser de faire des amalgames » ou la « récupération politique » du drame, c’est-à-dire que l’on censure toujours la mise en perspective de ces événements, sauf si c’est, bien sûr, pour faire le procès du « chômage » ou du « racisme »).


On notera aussi avec intérêt que ce type de construction journalistique a été appliqué lors de la recension du procès des meurtriers du responsable sud-africain de l’AWB, E. Terreblanche (cf Le Monde du 8/4/2010 sous la signature de Jean-Philippe Remy).


– La désinformation s’efforce en général de minimiser les faits dès lors que les victimes sont des Européens de religion chrétienne. Les emballements médiatiques sont réservés, en effet, aux délits qui concernent des victimes appartenant à d’autres confessions (comme en matière de profanations de sépultures ou d’inscriptions sur les lieux de culte).


Exemple :


Le Monde du 26 février 2008, article « Les inquiétudes de la communauté catholique d’Algérie », sous la signature de Amir Akef. L’article s’efforce de minimiser le sort fait aux catholiques en Algérie qui est « à la limite » (sic) de la persécution. L’auteur signale cependant : « Reste que l’activisme évangélique est réel et inquiète la population, parfois choquée de ces conversions qui se produisent dans de petits villages où tout le monde se connaît ». Bref, ce sont les musulmans qui ont de vraies raisons de s’inquiéter !


Cet article est également intéressant car il montre un autre procédé de désinformation consistant à noyer une donnée significative dans un ensemble d’informations insignifiantes ou de sens contraire : ici, la persécution des catholiques s’efface devant l’inquiétude prétendue (et symétrique du titre) des musulmans devant les conversions à l’évangélisme…


- Dans un registre inverse, cette fois culpabilisant et repoussant, la désinformation russophobe utilise des leviers identiques :


Exemples :


Le Monde du 31 mars 2010 et sa présentation des attentats islamistes dans le métro de Moscou. Titre de la première page « Les attentats de Moscou soulignent l’échec du Kremlin ». L’article en page 6, sous la signature de Marie Jégo, indique notamment que « malgré le discours officiel la Russie ne parvient pas à éradiquer les groupes islamistes radicaux ». Alors que cet attentat islamiste est le plus meurtrier que la Russie ait connu depuis 2004, l’article s’étend longuement sur les responsabilités présumées du gouvernement russe (« la politique de terreur voulue par le Kremlin » en Tchétchénie) et des services spéciaux.


Cette façon de renverser les responsabilités a déjà été notamment largement utilisée lors de la prise d’otages de Beslan en septembre 2004 (acte terroriste particulièrement odieux : 331 morts dont de nombreux enfants ) : les médias ont alors expliqué que les morts étaient dues non pas tant aux terroristes musulmans qu’aux… services de sécurité.


Le traitement médiatique du terrorisme islamique en Russie est ainsi très différent de la présentation de ce même terrorisme quand il frappe des Occidentaux : quand il frappe des Russes il est tout simplement excusable. L’objectif de cette désinformation est, en effet, de diaboliser les Russes.


Le Monde du 13 avril 2010, sous la signature de Marie Jégo, article intitulé « Comment naît une kamikaze » : on y explique que la famille de la terroriste Mariam Charipova était persécutée par les forces de sécurité russe et que, somme toute, le terrorisme n’est que la légitime réponse à cette oppression. L’article foisonne, en outre, de commentaires positifs et lénifiants sur ladite terroriste et sa famille, « une belle brune aux yeux verts », ses parents habitent « l’une des plus belles bâtisses du village », « elle était croyante mais pas extrémiste », elle était « tellement brillante » et son frère avait été « atrocement torturé » par les services de sécurité [mais il est apparemment vivant, lui]. L’article se termine en citant un salafiste qui indique que l’imposition de la Charia au Daghestan « c’est ce qui peut nous arriver de mieux » : mais l’article indique pour finir qu’il offre le thé : comme il est gentil !


A noter aussi que le terme kamikaze est en soi une désinformation puisque les kamikaze étaient des soldats qui attaquaient des cibles militaires particulièrement bien défendues, alors que les terroristes que l’on nomme ainsi tuent des civils sans défense…


- On pourrait aussi citer la désinformation cathophobe qui est un genre très pratiqué par les médias : en particulier vis-à-vis des traditionalistes (dits « intégristes ») ou à l’occasion de la campagne relative aux accusations de pédophilie contre des prêtres : là aussi l’absence de toute mise en perspective de « l’information » interdit de mettre en lumière que ce type d’accusation concerne en réalité bien d’autres groupes sociaux et dans des proportions plus élevées.


Exemple :


Le Monde du 8 avril 2010, article de Philippe Dagen intitulé « Un loup-garou dans l'église Sainte-Anne » vantant un certain Stéphane Pencréac'h (sic) qui dans l'ancienne église Sainte-Anne du centre de Montpellier a exposé ses « œuvres » intitulées La Passion : comme l'écrit le journaliste « On peut voir dans La Passion la tentative la plus complète pour renouer avec la peinture sacrée, ses formats, ses sujets ». Jugeons-en : « Le Christ a une tête de loup-garou aux yeux rouges et des sirènes se tordent à ses pieds » ; « Dans une autre œuvre le Père éternel règne sur un monde de débris » ; les figures féminines sont « bien peu vêtues pour une église ».


Bref, comme l'écrit le journaliste : « Toutes les conditions sont réunies pour que l'on crie au sacrilège. C'est là la seconde raison pour s'intéresser à cette Passion ». Le reste à l'avenant…


– La désinformation par la déformation du sens des mots permet ainsi la partialité à bon compte sous couvert d’information et, bien sûr, de professionnalisme.


3) troisième procédé de désinformation : présenter comme fausse une information vraie et, inversement, présenter comme vraie une information fausse. C’est, bien sûr, celui qui se rapproche le plus du mensonge pur et simple.


Le mensonge peut porter sur l’image et l’on se souviendra de l’exemple classique : Patrick Poivre d’Arvor et Régis Faucon diffusant le 16 décembre 1991 sur TF1 au Journal de 20 heures une fausse interview de Fidel Castro : en réalité, il s’agissait d’images de conférence de presse montées ultérieurement sous un assemblage de questions conçues pour donner l’illusion d’un entretien personnalisé (source : Le Monde du 5 mars 1993).


Cet exemple est intéressant puisqu’il devient difficile de démêler le faux du vrai : des vraies images sorties de leur contexte et recomposées deviennent fausses !


Le mensonge peut porter aussi bien sur le contenu de l’information elle-même, par exemple la présentation des statistiques sur l’immigration pour démontrer qu’il n’y a aucune « pression migratoire » et que cela relève du phantasme d’extrême droite. L’immigration est en effet un enjeu majeur de la désinformation médiatique contemporaine

Voir la mise au point de la démographe Michèle Tribalat sur l’article de Anne Chemin dans Le Monde du 4/12/2009 qui écrivait que « les flux migratoires se stabilisent ». M.Tribalat révèle ainsi les différentes supercheries utilisées dans l’article :

  • des séries statistiques qui commencent en 1982 et qui sont arrêtées en 1999 : or, M. Tribalat révèle que,, de 1999 à 2006, l’immigration algérienne a augmenté de 18% par exemple et que, de 1982 à 2006, l’immigration a progressé de 25%, l’évolution se produisant presque entièrement sur la dernière période… justement passée sous silence par Le Monde, qui peut donc conclure, « preuve à l’appui », à une stabilisation de l’immigration ;
  • des arrondis incohérents (mais utilisés pour minorer les progressions…) ;
  • l’accent mis sur l’immigration tunisienne, qui ne connaît pas d’évolution significative et l’impasse sur la progression de celle en provenance d’Afrique Noire.

- Enfin les gros mensonges : ils vont recevoir dans un instant les honneurs de cette soirée. * * *


En conclusion, la désinformation est une application concrète de la fameuse théorie du fil de fer, mise en scène par V. Volkoff dans son roman Le Retournement : l’officier traitant du KGB explique ainsi à son élève que pour casser un fil de fer il faut le tordre alternativement vers la droite et vers la gauche ; « il faut faire de même avec l’opinion », dit-il, c’est-à-dire qu’en diffusant, par souci apparent d’objectivité, des points de vue trop balancés, des informations vraies et fausses, des opinions opposées, en mettant sur le même plan l’agresseur et la victime, le voleur et le volé, on finit par faire perdre le sens de ce qui est vrai.

C’est-à-dire que l’on sape le fondement de la culture et de l’identité, qui suppose une hiérarchie des principes et une distinction du bien et du mal, du vrai et du faux, du beau et du laid, du juste et de l’injuste.

Et l’élève de répondre à l’officier du KGB : « Il me semble qu’il y a un journal qui fait cela en France »…

* * *


J’espère en tout cas que ce petit voyage dans le monde de la désinformation médiatique permettra d’apprécier toute la difficulté rencontrée pour distinguer ceux qui méritent maintenant de se voir décerner les bobards d’or !


Michel Geoffroy

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 16:53

st-michel02.jpg Ce blog existe pour défendre la Liberté et ceux qui s’en sont fait les champions.  N’en déplaise au tenant d’une realpolitik ou d’un relativisme politiquement correct, le Bien et l’ombre existent. 

La liberté est l’aulne à laquelle se mesure le degré de Lumière d’une nation et chaque nation libre a le devoir de protéger sa lumière et de se battre pour faire reculer l’ombre de l’obscurantisme, de l’ignorance et de la barbarie.

La politique devrait être mue par la morale et l’objectif à long terme de libérer l’humanité des chaînes qui l’oppriment et non par un électoralisme à courtes vues. 

L’ombre a eu de nombreux noms au cours de l’histoire : obscurantisme, fanatisme, barbarie, machisme, tyrannie, racisme, anti-sémitisme…

Elle a eu également de nombreux visages et s’est incarnée dans de nombreuses parties du monde : invasions barbares, méso-américains aux rites sanglants, communisme, fascisme, nazisme, et aujourd’hui islamisme… 

Malheureusement, l’on ne se débarrasse pas des forces négatives sans tirer le glaive, sans se salir les mains.  Aussi, ce blog parlera abondamment des forces armées des pays démocratiques : USA, Israël, Europe, autant de champions de la Liberté. 

Ce blog est un blog engagé, c’est un blog de combat, chose étrange dans le monde où nous vivons, car les pertes de valeurs et de repères ont donné lieu au relativisme culturel et social. 

Aujourd’hui, ce relativisme prend des proportions terribles, il devient une véritable menace contre la Liberté enfantée par la civilisation judéo-chrétienne car il aveugle l'Occident qui ne voit pas les menaces auquel il est confronté. 

Le terme même de Liberté est aujourd’hui dévoyé puisqu’en son nom, on fait œuvre d’une complaisance masochiste envers l’Islamisme, mode de pensée liberticide par excellence.

La tyrannie doit être abattue partout où elle se trouve, la démocratie et les droits de l’homme défendus par tous les moyens possibles même par les armes.

Car, en dehors de tout relativisme moral, en dehors de toute langue de bois, c’est bien d’un combat entre le Bien et le mal dont il s’agit.  Un combat entre la tyrannie et la liberté, entre la recherche d’épanouissement des êtres et leur enfermement, entre l’ouverture à la connaissance et l’obscurantisme le plus noir.  

L’Europe, les USA et Israël, terres de Liberté sont donc au centre des préoccupations de ce blog mais également toutes les populations qui aspirent à pouvoir s’exprimer et à mener une vie épanouie comme les chrétiens d’orient ou les magrébins athées ou partisans d’un islam moderne, laïque et intérieur.

Contrairement à l’amalgame entretenu par les islamistes et répandus par leurs alliés islamo-gauchistes, lutter sans merci contre l’islamisme n’est pas faire preuve de racisme (mode de pensée abject) mais bien faire preuve de résistance à une idéologie menaçant l’humanité tout entière. 

Ce blog affirme donc sans ambages l’universalité des Droits de l’Homme et de la démocratie  n'en déplaise aux tenant d’une pensée anti-occidentale rêvant de califat, de filles voilées et de dictature mondiale. 

 

Il est temps pour l’Occident de retrouver sa fierté et sa combativité.

Il est temps pour l’Occident de retrouver sa fermeté afin d’affirmer les valeurs de liberté et d’humanisme qui sont les siennes et de les défendre contre toutes velléités obscurantistes.

 

Enfin, dans les centres d’intérêts de ce blog, il convient d’inclure la Russie.  Depuis la chute du communisme, la Russie a regagné de son assurance et se taille à nouveau une bonne place sur l’échiquier géostratégique.  Gageons que ce regain de vigueur et de puissance soit l’occasion pour nos frères orthodoxes de marcher avec l’Europe et les USA sur un pied d’égalité.  L’alliance et le front commun dans la guerre contre le terrorisme en est un signe prometteur.    

 

Ce blog a pour symbole et protecteur l’Archange Mikhaël plus connu sous le nom de Saint Michel.

Défenseur d’Israël et de la Chrétienté dans son ensemble, général en chef de l’armée angélique, patron de la chevalerie et de son équivalent moderne les paras, Saint Michel est aussi le pourfendeur des ténèbres et de l’obscurantisme, le champion de la démocratie et du monde libre. 

 

Fiat Lux ! De Oppresso Liber ! Que Dieu bénisse le Monde Libre !


Un blog géostratégique néoconservateur engagé dans la défense de la Liberté entre dans la communauté de la Cyber Résistance !

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 17:12


« Combien effrayantes sont les malédictions que le mahométanisme fait reposer sur ses fidèles ! Outre la frénésie fanatique, qui est aussi dangereuse pour l’homme que la peur de l’eau pour le chien, on y trouve une terrible apathie fataliste.

Les effets sont patents dans certains pays. Habitudes imprévoyantes, systèmes agricoles aberrants, lenteur des méthodes commerciales, et insécurité de la propriété se retrouvent partout ou les adeptes du Prophète gouvernent ou vivent.

Un sensualisme avilissant dépouille la vie de sa grâce et de sa distinction, ensuite de sa dignité et de sa sainteté. Le fait que dans la loi mahométane toute femme, qu’elle soit enfant, épouse ou concubine doive appartenir à un homme comme son entière propriété, ne fait que repousser l’extinction totale de l’esclavage au jour où l’Islam aura cessé d’être un pouvoir important parmi les hommes.

Certains musulmans peuvent montrer de splendides qualités, mais l’influence de la religion paralyse le développement social de ceux qui la suivent.

Aucune force aussi rétrograde n’existe dans le monde.

Loin d’être moribond le mahométanisme est une foi militante et prosélyte. Il s’est déjà répandu partout en Afrique centrale, attirant de courageux guerriers pour chaque avancée et partout où la chrétienté n’est pas protégée par les armes puissantes de la science, science contre laquelle elle a vainement luttée, la civilisation de l’Europe moderne peut s’écrouler, comme s’est écroulée la civilisation de la Rome antique. »

(Sir Winston Churchill, The River War, first edition, Vol. II, London : Longmans, Green & Co., 1899, pages 248-50)

Drzz


Il n’est pas mignon le petit Mahomet?

À commander en ligne (une partie de l’argent sera versée à des victimes de l’Islam radical), en souvenir de cette institutrice arrêtée et condamnée à 15 jours de prison et à l’exclusion du Soudan pour avoir permis à ses élèves de baptiser un ours en peluche du même nom que le prophète de l’Islam. Bien que je le préfère en lapin de Pâques:

Bataille de Badr

UPDATE: L’institutrice a été libérée, mais on craint le pire pour l’ourson:

UPDATE: Pendant ce temps, c’est l’Avent en Occident


Les origines islamiques de la haine des Juifs

Une théorie circule ces derniers temps sur l’origine nazie de l’islamisme et de l’antisémitisme (Petit Robert: Racisme dirigé contre les Juifs) musulman. Le principal chantre en est sans doute Matthias Küntzel:

Malgré des erreurs courantes, l’islamisme n’est pas né dans les années 1960, mais dans les années 1930. Son ascension ne fut pas inspirée par la faillite du nassérisme mais par l’ascension du fascisme et du nazisme. (…)

Il est vrai que la politique coloniale britannique a produit l’islamisme, dans la mesure où l’islamisme se considérait comme un mouvement de résistance contre la «modernité culturelle». Leur «lutte de libération» , cependant, avait plus en commun avec la «lutte de libération» des nazis qu’avec tout autre mouvement progressiste.

Or cette explication fait l’impasse sur 1300 ans d’histoire, sur les textes sacrés islamiques et leur interprétation compacte, dans les grandes lignes, par tous les collèges de jurisprudence musulmans. Andrew Bostom, un excellent spécialiste de ces aspects, répond aujourd’hui à Matthias Küntzel sur FrontPageMag.com (en anglais): (more…)


Démocratie — pour combien de temps encore?

C’est la question que posent les membres d’une organisation allemande, le Groupe anonyme pour une pensée démocratique et libre (Anonyme Gruppe für demokratisches und freiheitliches Denken), qui a cette fois étendu son action à la ville de Zurich, où a été prise la photo ci-dessus, la nuit passée.

Chacune des 11 statues ainsi préparées porte une affiche comparant la constitution des pays concernés (Allemagne, Autriche, Suisse) à la «constitution islamique», le Coran, dont ils citent le verset 8:39 (j’ajoute que le verset 2:193 dit exactement la même chose):

Et combattez-les jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’association, et que la religion soit entièrement à Allah.

Je trouve que c’est vraiment une excellente idée. Mais je doute que la presse ne publie leur communiqué. Le même groupe avait organisé une action similaire sur le thème Islam et paix en septembre dernier:

 

L'image “http://img514.imageshack.us/img514/5350/ajm472ah9.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 20:57
Aix en Provence : le gymnase municipal transformé en mosquée pour l'Aid el Fitr

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     Samedi dernier, les portes du gymnase Coulange, dans le quartier d’Encagnane, furent ouvertes pour recevoir les familles musulmanes venant participer à la célébration de l’Aïd-el-Fitr: un temps de prière pour marquer la fin du ramadan et la période de jeûne. De grands tapis ont été disposés au sol pour accueillir les fidèles, qui commencèrent à arriver dès 7h30.

Le directeur de cabinet du Maire, Alain Joissains, vient d'annoncer que l'organisation de l'Aid el-Kébir, dans un mois, sera gérée par la Chambre d'agriculture...lire l'article de La Provence pour en savoir plus.


Barcelone : la Ligue Islamique Mondiale organise un colloque "" l'Islam et le fait national en Catalogne"

Barcelone (Iranian Quran News Agency)- Des journées sur " l'Islam et le fait national en Catalogne" seront organisées les 30 et 31 octobre à Barcelone par la Ligue Islamique de Catalogne.

L'objectif de ces journées est de débattre de la présence croissante de l'Islam en Catalogne et le sentiment nationaliste catalan dans un contexte marqué par la diversité culturelle et religieuse.

La manifestation compte initier également une discussion sur la relation entre diversité religieuse et appartenance catalane au 21ème siècle, en prenant en compte l'importance de la récupération de la mémoire historique da la Catalogne musulmane comme partie de la reconstruction de l'identité nationale catalane.

La rencontre initiée en collaboration avec la Direction Générale des Affaires Religieuses de la Généralita, la Fondation Jaume Bofill et la province de Barcelone, entend également examiner la présence de l'Islam en Catalogne à travers les immigrés de confession musulmane, notamment la deuxième génération et sa répercussion sur la réalité politique et sociale dans cette région autonome.

Les journées seront animées par des professeurs universitaires, des parlementaires, des experts de la chose religieuse, outre des représentants des communautés musulmanes en Catalogne.


L'unique quotidien islamosceptique menacé de mort

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    Présent, beaucoup d'entre nos lecteurs ne connaissent pas ce quotidien qui vient de fêter ses 25 ans (d'où est tiré ce dessin). Il a la particularité d'être souverainiste, catholique, et résolument hostile à l'islamisation forcée de la France. Fondé par Bernard Antony, grand ami du Liban chrétien et Jean Madiran, un des derniers grands penseurs catholiques, il est dirigé aujourd'hui par Jeanne Smits, dame ayant la particularité d'être une des meilleures spécialistes des questions touchant au droit à la vie des personnes à naître.

    En ce qui nous concerne, l'Islam est souvent abordé de manière courageuse dans ce quotidien, ce surtout grâce à la plume d'Alain Sanders, qui a réalisé dernièrement d'excellents papiers sur l'islam radical en Catalogne et en Angleterre. Ce baroudeur-érudit, qui a traîné ses guêtres ces 25 dernières années du Liban au Nicaragua en passant par la Croatie, pour côtoyer de près les résistances chrétiennes, est à mon sens un des meilleurs journalistes actuels. Se priver de ses papiers sur l'histoire du 20 ème siècle, sur les Etats-Unis ( sur lesquels il a écrit plusieurs ouvrages), et évidemment l'islamisation, causerait une énorme perte dans « notre camp ».

 

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  L'échéance du 8 novembre, où l'assemblée générale du quotidien décidera de la poursuite ou non de ses activités, arrivant à grands pas, il est urgent de faire parvenir nos dons.

   A la différence des autres quotidiens, Présent est privé de subventions publiques, ne collant pas aux mots d'ordres du Système. Refusant toute publicité pour conserver son indépendance, il est logiquement plus onéreux que Libé...c'est le prix de la liberté. De sa survie dépend celle de notre influence à peser sur le débat public, le quotidien étant présent en kiosque dans toute la France.

   L'Observatoire de l'islamisation est fréquenté par 8 000 personnes différentes chaque mois, chiffre qui est bizarrement le nombre des abonnés de Présent à peu de choses près. Si 10% d'entre vous (car sur le chiffre il y a beaucoup d'adversaires) donnent 10 euros, le sort de Présent peut être sauvé.

Je compte sur vous !

   Pour adresser vos dons, payer en ligne sur www.present.fr ou adresser vos les à « Présent-Militant », 5 rue d'Amboise, 75 002 Paris.

 

Merci pour eux, merci pour nous.

Joachim Véliocas.

(Dessins : Chard de Présent)


Scandale : l’UOIF présidera la Fondation des oeuvres de l’islam en France en 2009

Depuis le mardi 16 octobre, la Fondation des oeuvres de l’islam de France est officiellement installée.     

                                            

   Son rôle ?

    Selon Dominique de Villepin, lors du discours d’annonce de la création en mars 2005 :

« Mettre à disposition des locaux ou des terrains pour des loyers symboliques, par le biais de baux emphytéotiques de très longues durée, consentir des garanties d’emprunt pour la construction d’édifices cultuels, exonérer de certains impôts les lieux de culte et les associations qui les gèrent » A noter que le rapport Machelon, commandé par Nicolas Sarkozy, préconise de « saisir le juge administratif » (p.19) pour contraindre les maires refusant la pratique des baux emphytéotiques (pratique légalisée en catimini par l’UMP par ordonnance, en avril 2006).           

         

   Ses moyens ?

     La Fondation reçoit des fonds de mécènes anonymes, souvent étrangers. « Les monarchies du Golfe ont envoyé des signaux positifs » rapportait Cécilia Gabizon du Figaro en mars 2005. A ce jour, 1 million d’euros ont été collectés. Les citoyens français n’ont toutefois pas le droit de connaître l’origine exacte de ces fonds, alors que les propriétaires de la Caisse des dépôts, c’est eux ! Le Figaro a rapporté dans son édition du 13 octobre les propos d’un fonctionnaire anonyme expliquant également une technique de financement par des entreprises françaises, en contrepartie de bonnes relations avec des clients de la péninsule arabique…

     Le Moyen Orient wahhabite va-t-il être le premier bailleur de fond de la Fondation ? Cela est fort possible : le mardi 8 octobre 2002, Nicolas Sarkozy recevait officiellement le Secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, Abdallah Turki. Le communiqué officiel de l’Intérieur, cité dans le Figaro du 09/10/2002, rapportait alors :

   « les soutiens financiers apportés par la Ligue islamique mondiale pour aider à la pratique du culte musulman sont possibles » en précisant, pour faire contre-feu, sous réserve qu’elle ne contrôle pas les objets qu’elle finance. Mais on voit mal des mosquées dépendantes d’un robinet saoudien critiquer le Wahhabisme…       

                                

   Son organisation ? 

 

   C’est Le Monde qui nous l’apprend dans son édition du 16 octobre :

   « un haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur, spécialiste de l’islam, remplira les fonctions de directeur général aux côtés du président, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur[…] Outre la présidence Afin de conserver les équilibres entre les composantes de l’islam français, les parties prenantes ont décidé, lundi 15, d’instaurer une présidence tournante et de confier, dans deux ans, la tête de la Fondation au vice-président de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), Fouad Alaoui. »

   J’avais dressé le portrait de l’UOIF, filiale française des Frères musulmans, lors du colloque Quelle politique face à l’Islam ? du 31 mars 2007 organisé par Chrétienté-Solidarité . Pour lire ce portrait synthétique de l’UOIF, cliquer là

Pour une étude complète, voir le chapitre VI de « L’islamisation de la France  » (éd. de Bouillon, déc.2006) consacré entièrement à l’organisation.

Joachim Véliocas, 17 octobre 2007


L’hebdomadaire français Le Point condamné par le Tribunal de Grande Instance de Paris

Le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) tient à exprimer sa satisfaction à la lecture du jugement rendu par le Tribunal correctionnel de Paris, le 26 septembre 2007, dans l’affaire opposant M. Muhammad à l’hebdomadaire Le Point.  Lire la suite sur Oumma.com


Allemagne : les musulmans veulent plus que doubler le nombre de mosquées

       La communauté musulmane d'Allemagne, qui dispose actuellement de 159 mosquées, veut plus que doubler ce chiffre dans les mois et les années à venir, selon des chiffres communiqués mardi à l'AFP par un institut islamique.    "Nous avons répertorié 184 projets de construction de nouvelles mosquées, dont certaines sont déjà en chantier", a indiqué à l'AFP le président de l'Institut central allemand des archives islamiques, Salim Abdullah. "Nous ne parlons ici que des bâtiments dotés d'une coupole ou d'un minaret, reconnaissables depuis l'extérieur, et pas des 2.600 lieux de prière implantés dans des locaux divers à travers le pays", a-t-il ajouté.

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 13:40

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Au lendemain de la tragédie du 11 septembre, comme lors de chaque vague d'attentats islamistes qui traumatisèrent la France, la dénonciation du terrorisme islamiste est l'occasion de perpétuer le lieu commun du monde islamique "majoritairement modéré" et "ami de l'Occident".

Or, qu'on le veuille ou non, et même si l'on doit combattre les amalgames, le monde musulman en général - et pas seulement les Talibans et les wahhabites - est réceptif aux thèses xénophobes anti-occidentales, anti-chrétiennes et anti-juives. A l'instar de l'Allemagne et de l'Europe des années 30, c'est bien à une idéologie de la haine de l'Autre à laquelle on est confronté. Face à ce totalitarisme islamique, les sociétés démocratiques se trouvent démunies. Au nom du pluralisme, elles ouvrent en effet leur porte à leurs pires adversaires, mettant ainsi en danger leurs valeurs fondatrices et leur survie même. Si elles ne veulent pas en arriver là, il faudra bien, un jour, qu'elles refusent la liberté aux ennemis de la liberté.



Le « fascisme islamiste », ou la nouvelle menace totalitaire de l'après guerre froide

Politique Internationale

 

 

 

 

 

Source : Politique Internationale

Depuis les terrifiants attentats du 11 septembre 2001 attribués au terrorisme islamiste international, les médias comme les politiques et les innombrables « experts » en « islamologie» n'ont jamais autant parlé de l'« islamisme » et de l'Islam en général.

Politique Internationale, été 2002, 13 pages

Dans un tel contexte de traumatisme mêlé d'une troublante euphorie médiatique non exempte de récupération politique de part et d'autre, les différentes analyses - souvent prisonnières d'une certaine « correction politique » et manichéennes - ont oscillé entre l'« islamophobie », que sous-tend le dangereux amalgame islam=terrorisme islamiste, et l'islamophilie passionnelle, qui se manifeste par une nouvelle forme d'auto-censure intellectuelle que nous avons nommée de manière un peu polémique l'« islamiquement correct ». Phénomène inhibiteur qui empêche en définitive de nommer clairement et d'étudier - donc de combattre efficacement - le nouveau totalitarisme islamiste lancé à l'assaut des démocraties.

 

Les lois de la géopolitique face à la « nouvelle trahison des clercs »

 

Conformément à cette forme verte de « pensée unique », les attentats islamistes qui terrorisent régulièrement les sociétés musulmanes et occidentales, sont autant de nouvelles occasions - sous prétexte d'éviter l'amalgame - de vanter les qualités intrinsèques du Coran, définitivement proclamé « texte de paix », de louer le monde islamique, « majoritairement tolérant », et même de rappeler que l'Islam orthodoxe, loin d'appeler à la violence, est une « religion d'amour ». En vertu de ce schème de pensée, les islamo-terroristes auraient en quelques sortes trahi ce « véritable » islam, un peu de la même manière que Lénine, Trotsky, Staline, Pol Pot, Mao ou Enver Hodja auraient trahi le « véritable » communisme, jamais incriminable puisque « dénaturé » par les révolutionnaires bellicistes s'en réclamant. Inversement, oser rappeler qu'il existe des « passerelles » entre l'Islamisme et l'Islam orthodoxe est assimilé à une forme d'intolérance et à un intolérable lèse-Mahomet. Dans un essai consacré aux formes islamiques de totalitarisme et de judéophobie, Pierre André Taguieff s'élève contre ce postulat central de l'« islamiquement correct » selon lequel l'existence de « zones d'équivocité» entre l'islamisme et l'orthodoxie musulmane devrait être occultée car susceptible de justifier des thèses « islamophobes», bref de « profiter au méchant ». Pour lui, cette posture accusatoire liberticide rappelle le totalitarisme stalinien en vertu duquel les faits doivent être niés lorsqu'ils contredisent la « vérité idéologique ».

D'après cette « pravda islamiquement correcte », plus l'Internationale islamiste frappe en Algérie, au Pakistan, en Afghanistan, en Indonésie, en Egypte, en Tchétchénie, en France ou en Amérique, plus les autorités morales et intellectuelles proclament « incorrectes » les thèses alarmistes de Samuel Huntington selon lesquelles le monde de l'après guerre froide ne serait point celui de la « fin de l'Histoire » annoncée par Francis Fukuyama et permise par la victoire définitive du modèle libéral-américain sur l'Empire du Mal mais au contraire le commencement d'une nouvelle ère polémologique : celle des affrontements civilisationnels et identitaires. C'est que la quasi impossibilité de mener un débat lucide et dépassionné en matière d'Islam et de chocs des civilisations est plus grave qu'il n'y paraît. Elle obéit non seulement aux postulats des idéologies progressistes radicales (tiersmondisme, internationalismes marxistes, etc) qui combattent l'idée même de frontières nationales ou civilisationnelles et de conflits opposant hélas toujours les sociétés humaines entre elles (« nous n'avons pas d'ennemis »), mais elle empêche surtout les Occidentaux de définir clairement la nouvelle menace totalitaire islamiste qui gagne progressivement les masses fanatisées et désespérées du tiers-monde désireuses de prendre leur revanche sur les « croisés-colonisateurs » européens, les « impérialistes américains » et les « Sionistes ». On oublie trop souvent que les démocraties n'ont pas que des amis, et que l'essence du Politique consiste en premier lieu à désigner l'Ami et l'Ennemi, comme nous l'ont enseigné Raymond Aron et Julien Freund. Aussi « l'islamiquement correct » et la vision libérale idyllique à la Fukuyama d'un monde sans conflits fonctionnent-elles comme des grilles de lecture déformantes et inhibitrices empêchant en l'occurrence de prendre la mesure de la menace néo-totalitaire islamiste et de tirer sereinement les leçons géostratégiques du monde de l'après guerre froide tel qu'il est, c'est-à-dire plus que jamais belligène. Car il aura fallu attendre le 11 septembre 2001 pour que le paradigme de la guerre froide vole définitivement en éclats, Manhattan ayant constitué le point de départ de la « première guerre civilisationnelle » déclarée par le « fascisme vert ».

 

Le mythe de la mondialisation pacificatrice et le « retour du refoulé identitaire »

 

Après le 11 septembre, on ne pourra plus jamais raisonner avec les schémas géopolitiques et idéologiques hérités tant de la guerre froide que du monde unipolaire issu de la chute de l'ex-URSS et ayant consacré la victoire d'une Hyperpuissance américaine que Francis Fukuyama croyait capable de pacifier la planète sur les bases du libéralisme triomphant et d'une hypothétique « communauté internationale ». D'après Huntington, si la mondialisation, au sens technologique et commercial du terme, est bien un phénomène universel, la « culture de Davos » et les valeurs fondamentales que sont l'universalisme, le relativisme, la tolérance, l'individualisme, la démocratie libérale, la laïcité, etc, sont en réalité le fait d'une minorité de nantis occidentaux (Japon inclus). Les conflits identitaires et culturels auraient été en quelques sortes « congelés » et momentanément éclipsés par le paradigme des affrontements idéologiques Est/Ouest, puis seraient soudains réapparus de façon encore plus exacerbée à la suite de la chute du Mur de Berlin, avec comme meilleur allié paradoxal une mondialisation qui, comme l'explique le sociologue américain Benjamin Barber, fait d'autant plus exploser les passions identitaires et religieuses qu'elle provoque leur crispation tout en élargissant leur champ d'action, désormais non limité par des frontières nationales souvent vécues comme artificielles. Les revendications d'Oussama Ben Laden relatives à l'établissement d'un Califat mondial transcendant les frontières ethno-nationales illustre bien cette paradoxale réalité. Loin de constituer une garantie contre les débordements particularistes identitaires, la mondialisation a plutôt tendance à renforcer les frustrations dans les sociétés où le niveau de vie ne permet pas aux masses de consommer les alléchants produits du très hédoniste système « Mc World », particulièrement au sein des civilisations ayant été colonisées par l'Occident, notamment le monde musulman, et qui assimilent tout ce qui vient d'Occident à de nouvelles formes de colonialisme et d'arrogance de « l'Ouest croisé » (« al-Gharb al salibi »). Tel est le principe légitimateur et mobilisateur central du « fascisme vert ».

 

De la « légitimité » du totalitarisme islamiste face à « l'impérialisme démocratique » occidental


N'en déplaise à tous ceux qui font accroire que l'ouragan terroriste vert qui a frappé l'Amérique au cur n'est que l'une des « ultimes secousses » d'un islamisme « désespéré » et moribond, le monde islamique s'enfonce de plus en plus dans les sables mouvants de l'obscurantisme et dans le tourbillon revanchard d'une réappropriation conflictuelle de son identité arabo-islamique un temps spoliée et « humiliée » par les « colonisateurs-croisés ». Or ce « retour du refoulé identitaire » musulman rend la « solution islamiste », indépendamment de sa nature totalitaire et barbare, comme la plus « légitime », la seule qui ne soit pas idéologiquement et spirituellement liée à l'Occident, bref la « solution indigène » par excellence ». C'est ainsi que, réagissant à ce qu'il croit être - avec l'embargo sur l'Irak, le soutien occidental à Israël en passant par l'occupation de l'Arabie par les GI's - une manifestation du complot « judéo-croisé », ce monde islamique progressivement gagné par la haine de l'Autre, tend hélas à considérer les droits de l'Homme, la liberté de conscience, le relativisme religieux et surtout la laïcité, fondements mêmes de la démocratie et de l'humanisme universaliste, comme des formes subtiles et perverses d'un néo-colonialisme idéologico-politique occidental.

Par ailleurs, le fait que les lieux saints de l'Islam et les principales structures internationales et nationales de représentation de l'Islam sunnite orthodoxe soient contrôlées et financées par le « Vatican wahhabite » saoudien invalide ex ante toute affirmation selon laquelle l'Islam et le monde Islamique seraient intrinsèquement « tolérants » et les Islamistes d'horribles « hérétiques » ultra-minoritaires. En termes clairs, la combinaison de cette « revanche post-coloniale » avec les racines islamiques orthodoxes du Totalitarisme vert puis avec l'explosion démographique, obstacle à la prospérité matérielle et levier de violence (Gaston Bouthoul disait : « préparez Vénus, viendra Mars »...), font de l'Islamisme, depuis qu'il a pris la tête de la rébellion du tiers monde contre l'Occident, la plus terrifiante des menaces globales de l'après guerre froide, succédant sans complexes aux précédants totalitarismes rouge et brun. Après la lutte des classes et la lutte des races, voici venue l'ère de la lutte des religions-civilisations.

 

Du caractère unique du totalitarisme islamiste et de son fondement guerrier: le jihad

 

Nombre d'analystes autorisés expliquent cependant que l'islamisme, en tant que dérive politique et violente de l'Islam, « n'est qu'un intégrisme » comme les autres, juif ou chrétien. Anticipant sur l'objection selon laquelle aucune autre religion n'est actuellement aussi violente et revendiquée par des terroristes du monde entier que l'Islam, ils expliquent que « nous aussi », les Chrétiens, avons connu la guerre sainte lors des Croisades ou de l'Inquisition, et que l'Ancien Testament (la Torah des Juifs) contient de nombreux versets de violence. Outre le fait que les intégristes juifs et chrétiens (lefébvristes, loubavitch, protestants fondamentalistes, etc) ne posent pas de bombes au quatre coins du monde et n'ont pas (ou plus) de projet de conquête de la planète, il va sans dire qu'une indignation rétrospective, pour légitime qu'elle soit, ne saurait en aucun cas invalider la description objective du réel et du présent. Quant à la dénonciation des versets bellicistes de l'Ancien Testament, dont on sait que le judaïsme et le christianisme ont cessé de leur accorder une signification temporelle littérale, elle repose parfois sur une forme sournoise d'antisionisme cherchant une légitimité théologique et s'insérant plus largement dans le cadre d'une haine de soi judéo-chrétienne si bien analysée par Pascal Bruckner dans Le Sanglot de l'Homme blanc. Tel est en tout cas le sens d'un retentissant éditorial d'Alain Gresh qui range dans la catégorie disqualifiante des « islamophobes » ceux qui osent, avec Pierre-André Taguieff, Bernard Léwis ou Ibn Warraq, rappeler la nature théocratique et totalitaire de l'Islamisme et de ses fondements théologiques orthodoxes. Pour Gresh, fils du célèbre intellectuel pro-soviétique Henri Curiel, la conquête des Amériques, la Colonisation, les Croisades, l'Inquisition jusqu'à la politique d'Ariel Sharon, sont censées « équilibrer » l'horreur islamiste, de sorte que c'est la spécificité même, donc l'existence, du totalitarisme islamiste, qui en ressort niée.

En réalité, à la différence du fondamentalisme protestant ou juif et de l'intégrisme catholique, l'islamisme, holisme messianique fondé sur la conquête politico-spirituelle de la planète, est caractérisé par sa triple dimension, théocratique, conquérante, et guerrière, ce qui en fait plus une idéologie belliciste néo-totalitaire qu'un simple intégrisme religieux. Ni le Judaïsme, rebelle à tout prosélytisme, ni le christianisme, dont les textes sacrés réprouvent toute violence et sont à l'origine de l'idée spécifiquement occidentale de laïcité, n'ont produit l'équivalent de l'Islamisme actuel. Rappelons tout de même que si Jésus a volontairement péri sur la Croix sans se défendre temporellement - « rendant à César ce qui est à césar et à Dieu ce qui est à Dieu » - Mahomet est d'emblée guerrier, préleveur de butin (Coran : 59, 7-10 ; 49, 19 ; 48, 20 ; 8, 69), chef spirituel et chef politico-militaire. Il est le « premier islamiste », comme se plaisent à le répéter les Islamistes. Les biographies de Mahomet le décrivent toutes guerroyant, rompant les trêves et proclamant des sentences de mort, notamment contre les poètes récalcitrants. Aussi n'est-il pas infondé de dire que « l'imitatio Mohamadis » incite autant au jihad contre l'Infidèle que l'imitation de Jésus Christ au pacifisme. C'est d'ailleurs parce que le jihad est chargé d'une considérable légitimité islamique que tous les Islamistes contemporains (Mawdoudi, El-Banna, Qotb, Kichk, Farag, Oussama Bin Laden, etc.) en ont fait leur leitmotiv central.

Mettre sur un même pied d'égalité les trois religions « abrahamiques » et « tous les intégrismes » revient en fin de compte à occulter le fait que les passages guerriers et violents du Coran sont bien plus enclins à légitimer le terrorisme et la haine néo-totalitaire des Islamistes que l'Ancien Testament, dans la mesure où l'Islam n'a connu ni réforme ni Vatican II et surtout parce que, à la différence des Ancien et Nouveau Testament, le Coran n'est pas seulement un livre d'inspiration divine, décontextualisable, mais la parole vivante de Dieu, un texte incréé et totalement parfait, réplique exacte du « Livre mère » écrit en « arabe pur » et conservé au Ciel, donc dont rien ne peut être ni retranché ni mis de côté. A cela s'ajoute le fait qu'en vertu de la règle islamique traditionnelle des « versets abrogeants et abrogés », les sourates guerrières du Coran, les plus récentes chronologiquement (« sourates médinoises ») l'emportent sur celles, plus pacifiques et spirituelles, mais antérieures, dites « mécqoises ».

Certes l'Islam n'est pas l'islamisme, et les Musulmans en sont les premières victimes. Mais les origines profondes du Totalitarisme islamiste, que le démocrate algérien Rachid Boujédra nomme le « fascisme vert », résident dans les fondements mêmes de l'orthodoxie islamique, enseignée dans les grandes Universités musulmanes et demeuré immuable depuis le IXème siècle, le Coran et les Hadith, sources de la Charià, proclamant explicitement la guerre sainte. Car le jihad constitue l'un des moyens d'expansion naturels l'islam, Mahomet ayant lui même participé à près de 80 combats. Dans le Coran, le combat armé est appelé le « Sentier d'Allah » et les Moujahidines tombés sont comparés à des « martyrs de la Foi » (IX, 52 ; LVIII, 19). Le Coran regorge de sourates appelant à la guerre contre les Juifs et les Chrétiens insoumis ou les Polythéistes : « Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu, au jour dernier, qui ne considèrent pas comme illicite ce que Dieu et son prophète ont déclaré illicite, ainsi que ceux qui, parmi les gens des Ecritures ne pratiquent pas la religion de la vérité, jusqu'à ce qu'ils paient, humiliés, et de leurs propres mains, le tribut » (9, 29) ; « ...Lorsque tu portes un coup, ce n'est pas toi qui le portes, mais Dieu qui éprouve ainsi les Croyants par une belle épreuve... » (8, 17) ; « Combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de luttes doctrinales et qu'il n'y ait pas d'autre religion que celle de Dieu. S'ils cessent Dieu le verra » (8, 39) ; « Lorsque les mois sacrés seront expirés, tuez les infidèles partout où vous les trouverez. Faites-les prisonniers ! Assiégez-les ! Placez-leur des embuscades ! ... » (9, 5) ; « O Croyants ! Combattez les infidèles qui sont près de vous. Qu'ils trouvent en vous de la rudesse !... » (9, 123) ; ou encore : « Lors donc que vous rencontrerez ceux qui mécroient, alors frappez aux cols. Puis quand vous avez dominé, alors serrez le garrot » (47, 4). Ainsi, les grands penseurs musulmans orthodoxes et commentateurs des Hadith, (« dits et faits de Mahomet »): El-Bokhari, El-Ghazali (1058-1111), Nawawi, Ibn Taimiyya, Malik, ont théorisé l'« effort [de guerre] sur le sentier d'Allah » (jihad fi sabill'illah) et ont réglementé les modalités d'extermination des « Infidèles » : « La loi défend de tuer, dans la guerre contre les Infidèles : des mineurs, des aliénés, des femmes et des hermaphrodites () mais on peut tuer légalement : les moines [non reclus], des mercenaires que les Infidèles ont pris dans leur service, des vieillards, et des personnes faibles, etc ..., écrivent Nawawi ou Ibn Taimiyya, figure centrale de la quatrième école juridique officielle de l'islam sunnite. L'assassinat de sept moines cisterciens de la Trappe de Tibhirine le 21 mai 1996 par un commando du GIA repose donc sur un fondement juridico-théologique légal

 

De l'échec du réformisme musulman au fondement « légal » du « fascisme islamiste »

 

D'après le théologien musulman réformiste, Souheib Bencheikh, Grand Mufti de Marseille, «les hommes du GIA (...) agissent de manière très canonique, c'est pourquoi on les voit aussi bien en train de prier que de violer (), la femme fait partie du butin de guerre dans cette même logique canonique (...). Je dénonce l'hypocrisie des théologiens musulmans qui dénoncent ces pratiques et tueries, mais ne mettent pas en cause la théologie qui les sous-tend. Ils doivent saisir l'occasion pour désacraliser le droit musulman, notamment sur certains points qui offrent un prétexte à ces barbares qui habillent leurs actions criminelles par une certaine canonisation». En Tunisie, un autre intellectuel musulman, Mohamed Charfi, président de la Ligue des droits de l'Homme, est allé jusqu'à démontrer que l'Islam classique est fondamentalement incompatible avec l'idée de liberté et que les nations musulmanes ne pourront jamais enrayer l'islamisme radical tant que l'Islam n'aura pas connu de réformes et tant que l'on aura pas délégitimé les racines canoniques du « fascisme vert ».

Nier ces réalités permettra-t-il d'éviter de nouveaux World Trade Center ? Rien n'est moins sûr, car les causes profondes de l'échec du réformisme musulman, et donc de la résurgence islamiste, sont à rechercher dans le caractère indiscutable des textes sacrés musulmans et dans le refus islamique de toute innovation (bidaà) théologique. Des tentatives de réformes ont certes existé durant la vague réformiste (salafiyyah) qui agita le monde musulman à la fin du XIXe siècle, notamment avec Jamal ed-din-El-Afghani et Mohammad Abdoù, qui voulaient adapter le droit musulman aux exigences modernes. Mais, dès le départ, la salafiyyah écarta du champ des réformes les questions théologiques. Les réformateurs laïcisants furent d'autant plus rapidement concurrencés par les ancêtres des Islamistes modernes que ces derniers se recommandent également de la salafiyya, l'islam des « pieux ancêtres » (salaf) et qu'ils furent in fine pris au piège d'une même posture anti-impérialiste et anti-occidentale. Celle-ci permettra aux Islamistes de récupérer le mouvement « réformiste » à leur profit. Aujourd'hui, d'ailleurs, les fanatiques sanguinaires du Gamaà égyptien, du GIA, d'Al Qaïda ou des Frères musulmans en général se réclament du réformisme salafiste sunnite !

Les Musulmans modernistes et laïcistes ont toujours été accusés de faire leur les idéologies sécularistes « étrangères » importées par le colonisateur occidental. L'idée même d'une séparation de la religion (din) de la société (dunya) et de l'Etat (dawla) est dénuée de sens dans l'islam classique - et a fortiori pour les Islamistes - qui se réfèrent à la pensée du hanbalite Ibn Taimiyya, référence commune aux Wahhabites saoudiens, aux Salafistes afghans ou aux Frères musulmans. C'est ainsi que les tendances modernistes et laïcisantes de l'Islam, ab origine frappées d'allogénéité, seront progressivement marginalisées. Soutenue par les Pétrodollars du Golfe, la vague de réislamisation radicale sera en outre portée par une explosion démographique sans précédent, elle même liée à l'obscurantisme et facteur de paupérisation, terrain d'action privilégié des Islamistes. Ainsi, l'un des tous premiers mouvements islamistes, les Frères-musulmans » (El-Ikhwàn El-Muslimûn), fondé en Egypte en 1928 par Hassan El-Banna, est né en réaction aux régimes musulmans de l'époque qui, sous l'influence de l'Occident, avaient tendance à se séculariser. Toujours fort puissante en Egypte et dans le monde islamique (Koweït, Turquie, Tunisie, etc), l'organisation poursuit son but d'instaurer des Etats islamiques partout dans le monde, tantôt via la violence, tantôt au moyen de la compétition électorale. Ce même objectif sera poursuivi par l'équivalent pakistanais des Frères musulmans : la Jama'at-i-islami, fondée en 1941 par A.A. Mawdoudi, qui prône l'instauration d'un Etat islamique séparé appliquant la Charià, seule solution permettant d'échapper au « pouvoir infidèle » (houkoum al jahili) des Hindouistes. Cette démarche « séparatiste » sera à l'origine de la création de l'Etat du Pakistan en 1947, Etat originellement islamiste, géopolitiquement et financièrement lié à lArabie saoudite, d'où l'infernal lien triangulaire unissant les Wahhabites aux Talibans et à leurs parrains pakistanais, l'école déobandie des Talibans étant représentée dans tout le sous-continent indien et ayant subi l'influence du wahhabisme. Le principe de « refus du pouvoir infidèle » explique par ailleurs la plupart des conflits qui opposent Musulmans et « Impies » au Cachemire, au Soudan, en Arménie, en Tchétchénie ou même au Kosovo et en Macédoine, où les populations musulmanes sont devenues majoritaires, le Coran précisant : « N'appelez point à la paix alors que vous avez la supériorité » (XLVII, 35).

 

L'Occident : terre de Jihad ou lieu de repli de l'Internationale islamiste ?

 

En Europe et en territoire non-musulman en général, l'impératif islamique (a fortiori islamiste) de combattre le « pouvoir infidèle » s'exprime différemment, « l'orthodoxie » islamique divisant le monde en différentes zones géocivilisationnelles ennemies : la « demeure de l'Islam » (dar-el-Islam) - les pays où domine l'islam - et la « demeure de la guerre » - (dar-el-Harb), le monde infidèle. Dans le dar-el-Islam, les non-Musulmans sont « tolérés », moyennant le paiement d'un tribut et la soumission à la Charià, s'ils sont juifs ou chrétiens. Quant au dar-el-Harb, il constitue un espace géopolitique hostile avec lequel seules des relations de guerre peuvent exister. Le Coran prévoit toutefois une exception : la « demeure de l'Islam » peut contracter une trêve avec la « demeure de la guerre » si cette « trêve », due au principe de nécessité (darura), permet aux Musulmans, contraints de résider dans le dar al harb, d'y prêcher leur doctrine sans que cela implique en contrepartie le même droit de prédication infidèle en terre d'Islam. Cette situation intermédiaire, qui vise à sauvegarder le principe de supériorité de l'islam, est nommée « demeure de la conciliation » (dar al Sulh ou dar al Ahd) ou « terre de la prédication » (dar al dawaà), en référence à l'impératif de prosélytisme. C'est ainsi que, pour nombre d'Islamistes, qui s'expriment plus librement en Occident que dans leurs propres pays et qui peuvent librement y convertir des non-musulmans, la présence islamique en terre infidèle est rendue licite, ce que confirme Tariq Ramadan, petit-fils de Hassan al-Banna et leader des Frères musulmans en Europe (UOIF en France), pour qui l'Occident pluraliste déchristianisé et islamiquement correct n'est plus « demeure de la guerre » mais « demeure du témoignage » (dar al-Shahada).

D'une certaine manière, l'Occident semble avoir intériorisé le principe de supériorité de l'Islam - phénomène que l'islamologue égyptienne Bat Yé'Or nomme la « dhimmitude » - en acceptant l'accord de dupes en vertu duquel le prosélytisme d'Etats islamistes comme l'Arabie saoudite (à l'origine en 1994, de la mosquée de Rome, la plus grande d'Europe) est officiellement consacré par les Etats occidentaux sans qu'une seule chapelle ne puisse être ouverte en contrepartie en Arabie... La « dhimmitude volontaire » occidentale explique par ailleurs pourquoi la Grande Bretagne ou la Suède, qui accordent une liberté quasi totale aux Islamistes, ont jusqu'à lors été épargnées par les attentats, à la différence de la France laïque - coupable d'avoir « persécuté » les filles voilées, ou même de l'Amérique, qui a rompu la trêve du dar al-sulh en occupant le territoire d'Arabie interdit (haram) aux Infidèles abritant les Lieux saints de l'islam. Certains rétorquent que l'Arabie saoudite est un allié de l'Amérique et que les GI's l'ont occupé après avoir secouru le Koweït et la Saoudie contre Saddam Hussein. C'est oublier que l'Islam doit toujours dominer et que l'allié infidèle doit lui aussi se soumettre à ce principe, le Coran précisant : « Vous formez la meilleure communauté suscitée parmi les hommes ; vous ordonnez ce qui est convenable, vous interdisez ce qui est blâmable » ( III, 110). Encore une fois, la geste de Mahomet - lequel remercia les Juifs de Médine - qui l'avaient accueilli après son exil de La Mecque païenne, en les passant au fil de l'épée - ainsi que l'invocation d'une scolastique musulmane jamais remise en questions, constituent les sources de légitimation premières du « fascisme islamiste ». Terrible leçon pour une Amérique qui persiste à soutenir l'Arabie saoudite fondamentaliste - après avoir soutenu Ben Laden et les Talibans contre le Bloc communiste slavo-orthodoxe - et pour l'Occident dans son ensemble, qui continue d'accueillir les pires fanatiques islamistes au nom de la liberté d'expression et du droit d'asile, les attentats du 11 septembre montrent que la leçon de Khomeiny, qui remercia ses protecteurs français et américains avec les prises d'otages et le terrorisme, n'a pas encore été retenue...

 

Les conséquences funestes de la stratégie occidentale pro-islamiste contre « l'Empire rouge »

 

Après les attentats anti-américains de Naïrobi et Dar Es Salam de 1998, nous avions expliqué que la stratégie pro-islamiste des Etats-Unis, d'ailleurs déjà en voie d'infléchissement du fait du retournement de la mouvance Ben Laden contre les Américains coupables de « souiller » la terre du Prophète, allait tôt ou tard se retourner contre ses auteurs apprentis-sorciers. Nous citions Henri Kissinger, critiquant les guerres anti-serbes de Bosnie et du Kosovo, ainsi que Samuel Huntington, qui accusait les responsables américains d'avoir « rompu l'unité de la civilisation occidentale » en jouant le rôle « d'Etat phare de l'Islam » en Afghanistan et dans les Balkans. Nous avertissions les Etats-Unis que les Islamistes de Tchétchénie, dont on feint de réaliser aujourd'hui seulement qu'ils sont liés aux Talibans et à Ben Laden, n'étaient pas plus des « combattants de la liberté » que les « Afghans » anti-russes des années 80, à l'origine de l'Internationale islamo-terroriste. Pas plus d'ailleurs que les « Moujahidines » de Massoud dont on vante le « progressisme » alors que leurs femmes sont quasiment aussi voilées que celles des Talibans et que c'est auprès d'eux que furent enrôlés les fameux « afghans arabes ». Après avoir été mise au point à la fin des années 70 autour de Jimmy Carter, William Casey, Robert Gates, ou Vincent Cannistraro, puis poursuivie par l'Administration Reagan jusqu'au retrait soviétique d'Afghanistan (pourtant moins à l'origine de la chute du soviétisme que l'épuisante course aux armements stratégiques ainsi que les facteurs d'autodestruction internes à l'ex-URSS), les Etats-Unis continuèrent jusqu'à une date récente à poursuivre leur stratégie de « ceinture verte » en Asie centrale, dans le Caucase et dans les Balkans, cette fois-ci non plus contre le communisme agonisant mais contre le « Bloc russo-orthodoxe ». Les stratèges américains de la guerre froide s'inspiraient d'ailleurs des thèses géopolitiques anglo-saxonnes classiques formulées par Halford J. Mackinder, Nicolas Spykmann, George Kennan ou même John Foster Dulles, tous adeptes du paradigme de l'opposition entre les puissances de la Terre et celles de la Mer. Pour ces géostratèges, comme pour leur plus illustre représentant actuel, Zbigniew Brzezinski, la puissance de la Mer par excellence est l'Amérique, tandis que la puissance continentale est la Russie, même si d'autres versions actualisées de ce paradigme remplacent la Russie par la Chine, « hyperpuissance » de demain et principale concurrente des Etats-Unis. Toujours est-il que, d'après ces théories géopolitiques, la Russie, cur stratégique (« Heartland »), du Grand Continent, devait être endiguée et refoulée (roll back) au moyen d'un ceinturage par ce que Spykman a baptisé le Rimland (bordures maritimes du Continent eurasiatique), depuis l'Ouest (Union européenne, pacte atlantique), le Sud turco-islamique et l'Asie centrale (monde turc, jusqu'à l'Ouzbékistan, où les Etats-Unis poursuivent leur implantation militaire ; alliances du Golfe arabo-persique matérialisées par une considérable présence militaire en Arabie saoudite depuis la guerre du Golfe), jusqu'à l'Asie extrême (Japon, Corée du Sud, Taïwan). Prenant acte de l'affaiblissement de la Russie, la thalassocratie américaine avait par conséquent désigné, du moins jusqu'au 11 septembre 2001, deux principaux ennemis continentaux, rouges » ou « ex-rouges » : Russie et Chine, contre qui demeuraient tournées les armes nucléaires et contre lesquels devait se réaliser le projet de « bouclier anti-missile » américain soi-disant tourné contre les seuls « rogue States » (Etats voyous : Corée, Irak, etc), d'où la violente opposition de Moscou et Pékin au projet de MD.

C'est d'ailleurs également en partie dans le cadre de cette posture stratégique qu'il fallait comprendre la « guerre du Kosovo », dernier conflit de la Guerre froide où l'on réduisit l'allié anti-Otan privilégié de la Chine et de la Russie dans les Balkans qu'était la Yougoslavie, susceptible de constituer pour Moscou un accès vers la Méditerranée. Le bombardement « par erreur » de l'Ambassade de Chine à Belgrade et le fait que le Groupe de Contact et l'Otan éconduirent les responsables russes alors diabolisés dans tout le monde occidental, s'inscrivaient dans le cadre de l'avertissement donné aux deux ennemis continentaux. Nous étions alors dans l'ère géostratégique intermédiaire de la « nouvelle guerre froide » (ou « néo-containment »), ce qui expliquait pourquoi la première puissance occidentale, pourtant déjà menacée à plusieurs reprises par l'Islamisme international, persistait à jouer le Vert (c'est-à-dire indifféremment l'islamisme et le monde musulman) contre le Rouge (ex-bloc de l'Est plus ou moins socialisant) - omettant ainsi de pointer la menace nucléaire pakistanaise et iranienne (l'endiguement de l'Irak atténuant celui de l'Iran) - et la menace islamiste en général, donc se trompant tout simplement d'ennemis.

 

Lancer Mahomet contre Marx : un non sens « géocivilisationnel »

 

La question de savoir si il était réellement judicieux et opportun de jouer Mahomet contre Marx mérite au moins d'être posée, le socialisme étant, qu'on le veuille ou non, un système d'origine occidental d'ailleurs vécu comme tel et combattu pour cette raison par les Islamistes. Le spectaculaire retournement des Moujahidines contre leur ancien parrain anti-communiste américain n'a en fait rien d'étonnant. Le seul bon sens permettait de voir dans l'alliance « islaméricaine » contre l'URSS un accord de dupes, les Islamistes ne voyant aucune différence de nature entre la sécularisation socialisante et la sécularisation hédonisto-libérale qu'ils combattent simultanément ou successivement selon les rapports de force.

Pour toutes ces raisons, il était d'après nous urgent, dès avant la dite guerre du Kosovo, de sortir une fois pour toutes du paradigme de la Guerre froide, afin que la politique étrangère étatsunienne cesse de rompre l'unité civilisationnelle occidentale et fasse corps avec les Russes, les Indiens et les Européens - voire même les « terribles Chinois » - face au Totalitarisme islamiste qu'elle avait trop longtemps soutenu contre ses propres intérêts à long terme. Anticipant la première guerre civilisationnelle et la fin de la « nouvelle guerre froide », Vladimir Poutine proposait, dès son arrivée au Kremlin en 1999, une vaste coopération stratégique russo-occidentale, allant jusqu'à demander l'adhésion de la Russie à l'Otan dans le cadre d'une urgente redéfinition du rôle de l'Organisation atlantique. On réalise, depuis le 11 septembre, à quel point la stratégie anglo-saxonne de la « ceinture verte » tournée contre l'Est était suicidaire et combien le monde euro-occidental a au contraire plus que jamais intérêt à s'unifier afin de vaincre le Totalitarisme islamiste qui menace désormais autant « l'invincible » Amérique que la France, Israël ou la Russie. On s'aperçoit aujourd'hui d'autant mieux des limites de cette stratégie anti-civilisationnelle que l'on ne cesse, depuis le 11 septembre, de mentionner la Bosnie ou le Kosovo comme les bases européennes de l'internationale islamiste de Ben Laden, tandis qu'avant Manhattan, ceux qui osaient rappeler qu'Alija Izétbégovic n'était pas un démocrate et que les ennemis des Serbes, notamment les nationalistes bosniaques et les guérilleros albanais, étaient liés aux structures mondiales du terrorisme islamique, étaient accusés de relayer la « propagande islamophobe » serbe, russe ou israélienne. Toujours est-il que c'était, selon nous, avant Manhattan qu'il fallait dénoncer la stratégie US de « ceinture verte » contre le bloc-slavo-orthodoxe, et non une fois l'Amérique attaquée par le « fascisme vert ».

 

Nécessaire solidarité occidentale face au « fascisme islamiste »

 

Bien qu'ayant été avec le général Gallois parmi les premiers à dénoncer la suicidaire politique pro-islamiste des Etats-Unis, nous jugeons fort indécente la soudaine tendance médiatique et intellectuelle à dénoncer les accointances contre-nature « islaméricaines », et, par là même, à ressortir nos thèses « américanosceptiques », jadis totalement occultées, alors que près de 4000 américains ont péri sous les Twin Towers. Comme si l'on cherchait à trouver une porte de sortie aux monstres verdâtres qui ont ensanglanté Manhattan. Comme si l'instrumentalisation des thèses dénonçant le flirt entre la CIA et Ben Laden avait pour but d'accabler la victime et trouver des excuses au bourreau islamiste, « pas si coupable que cela puisque créé par les Etats-Unis ».

Cette nouvelle perversion analytique aux relents anti-américains doit être combattue pour deux raisons essentielles : premièrement, parce que rien ne justifie la barbarie, en l'occurrence islamiste, laquelle trouve ses racines non dans la politique américaine ou dans l'injustice israélienne mais dans la geste guerrière bédouine puis dans la scolastique sunnite orthodoxe appelant au « Jihad sur le sentier d'Allah contre les ennemis de l'Islam ». Deuxièmement, parce qu'expliquer les attentats du World Trade Center par les errements de la politique américaine constitue en soi une capitulation psychologique devant le « fascisme vert », à qui les professionnels de l'anti-américanisme et les « nouveaux munichois pro-islamistes », qui s'expriment notamment dans les colonnes passionnellement tiersmondistes du Monde diplomatique, trouvent des circonstances atténuantes, souvent au nom d'un certain antisionisme, d'ailleurs. Il convient de s'élever contre cette forme de terrorisme intellectuel, complice du terrorisme tout court, qui consiste à accuser la victime et à défendre son bourreau (« la fille violée, on le sait, l'avait bien cherché »). Terrorisme intellectuel qui favorise par ailleurs un autre processus exploité par les terroristes de tout poil, et étudié en psychologie sociale celui-là : le « syndrome de Stockholm ». Capitulards avant même d'avoir livré bataille, les Européens seraient tentés, comme les otages fascinés par leurs tortionnaires, de défendre les Barbares d'Allah, d'où le relais, dans nos médias, des formules de propagande les plus perfides de Ben Laden lui-même, visant à rendre les Israéliens, le « sionisme », le « fasciste Sharon », « l'impérialisme américain », responsables des attentats, alors que le sort des Palestiniens, pas plus que celui du régime baassiste irakien « impie », n'a jamais préoccupé le milliardaire saoudien, comme l'ont rappelé Leïla Shahid et Yasser Arafat eux mêmes.

 

Vers un « nouveau Munich islamiste » ?

 

Terrorisé par la violence islamiste, culpabilisé ad vitam aeternam pour les Croisades, la Colonisation et le Sionisme, etc, l'Occident capitulard - pour paraphraser Soljénitsyne dans son discours de Harvard de 1978 - s'évertue à trouver des excuses obliques aux fascistes verts et a fortiori une porte de sortie à l'orthodoxie fondamentaliste à laquelle ils s'abreuvent. Ainsi, comme lors de chaque vague d'attentats islamistes qui traumatisèrent la France (1986 ; 1995-1996, etc), la dénonciation du terrorisme islamiste est l'occasion de perpétuer le lieu commun du monde islamique « majoritairement modéré » et « ami de l'Occident ». Or, qu'on le veuille ou non, et même si l'on doit combattre les amalgames, le monde musulman en général - et pas seulement les Talibans et les Wahhabites mais jusqu'aux tribunaux égyptiens et aux rues de Djakarta, Lahore, ou Riyad - est réceptif aux thèses xénophobes anti-occidentales, anti-chrétiennes et anti-juives (et pas seulement « antisionistes »), bref progressivement gangrené par le même type d'idéologie totalitaire fondée sur la haine de l'Autre que celle qui anima des millions d'Allemands au départ certes « pacifiques » eux aussi mais petit à petit fanatisés. Quoi qu'on en dise, depuis la décolonisation, c'est le monde islamique dans son ensemble, et pas seulement les Islamistes effectivement minoritaires, qui est tenté par les idéologies du bouc-émissaire. Dans les discours politiques, les chefs d'Etat musulmans réputés les plus « modérés » et « progressistes », d'Hosni Moubarak à Bachar Al Assad, rendent systématiquement l'Occident, Israël, les Croisés, la CIA, le Mossad ou encore les « Juifs perfides », responsables de tous les maux du monde arabo-islamique. A l'instar de l'Allemagne et de l'Europe des années trente, c'est bien une idéologie de la haine de l'Autre - au nom de laquelle on réhabilite et imprime par millions d'exemplaires les mêmes Protocoles des Sages de Sion, lesquels influencèrent Hitler - qui fait de plus en plus office d'argumentaire politique. En Algérie, c'est sur un programme électoral d'une rare violence envers la France que le Président Boutéflika a été élu. En Irak, en Iran, dans les milieux palestiniens jusqu'au Sud Liban, où le Hezbollah terroriste est présenté comme une « force de résistance » contre « l'occupant israélien », la haine envers les « Sionistes » et les Juifs en général est la raison d'être idéologique du régime en place. Sans parler du Soudan, du Nigéria, de l'Indonésie (milliers de Chrétiens massacrés aux Moluques) ou du Pakistan (où l'on a tué une vingtaine de Chrétiens penjabis en représailles à l'opération Liberté Immuable), voire même de l'Egypte, où les Chrétiens sont assimilés à des « cinquième colonnes croisées » et où les pouvoirs publics rivalisent avec les Islamistes dans l'obscurantisme. D'évidence, cette nouvelle forme spécifiquement islamique de haine religieuse néo-totalitaire met sur le même plan les Chrétiens « croisés » (« salibiyoun »), les Juifs, les Apostats, les Païens, à commencer par les Hindouïstes - combattus par l'organisation de Ben Laden au Cachemire - , les animistes en Afrique noire, les Confucéens ou les communistes en Chine, et le monde de l'impiété en général, considéré comme Un (millatun kufru wahida). Dans La Défaite de la Pensée, Alain Finkielkraut avait pressenti et décrit avec effroi cette xénophobie d'un nouveau genre parée de l'effrayante légitimité victimaire et exotique du mouvement anti-colonialiste.

C'est désormais au nom du « droit à la différence », de « l'antiracisme » tiersmondiste, de la « xénophilie sélective » (Taguieff) et via les flux migratoires rendus incontrôlables, du fait de l'intériorisation des postulats antinationaux d'extrême-gauche inculquées aux jeunes dans les écoles, que les nouveaux visages de « l'antisémitisme » et du totalitarisme réapparaissent sur fond vert jusque dans nos « banlieues de l'Islam » de France, d'Angleterre, ou de Belgique. Là, des Islamistes aussi arrogants qu'impunis, surfant sur la mauvaise conscience et la haine de soi occidentales et instrumentalisant les valeurs libéral-démocratiques des sociétés « ouvertes » sans limites - au risque de semer leur propre anéantissement -, prêchent la haine de l'Occident aux jeunes Musulmans issus de l'immigration et même aux jeunes Européens acculturés. Or, ce sont les Musulmans eux mêmes, de Rachid Kaci, Président de l'association d'intégration Démocratia, à Souheib Bencheikh, grand Mufti de Marseille, sans oublier l'imam Abdul Palazzi à Rome ou encore Leila Babès et Michel Renard, responsables de la revue Islam de France, qui dénoncent avec le plus de virulence cet étrange état de fait. Pendant ce temps, des centaines de Khaled Kelkal, voire même bientôt des milliers de Safir Bghioua, admirateurs de Ben Laden, sont fanatisés dans nos mosquées de France avant d'aller s'entraîner chez nos protégés Bosno-musulmans et Albanais de l'UCK ou ex-protégés d'Afghanistan. Ils y sont instruits par des Islamistes que les Etats occidentaux peuvent d'autant moins combattre qu'ils sont envoyés, financés, par les Etats islamiques « amis de l'Occident » ! On mentionnera le Pakistan - dont le double jeu est toujours perceptible au Cachemire, où se sont recyclés la plupart des membres d'Al Qaïda et les Taliban via le Pakistan - mais également des Etats moins connus pour leur soutien à l'islamo-terrorisme international, tel le Koweït ou Qatar, sans oublier, bien sûr l'Arabie saoudite, épicentre du séisme islamiste dans le monde et « coupable idéologique » des attentats de Manhattan

Il faudra tôt ou tard se rendre à l'évidence : tant que les Etats occidentaux seront dépendants de la production de pétrole du royaume saoudien (le plus « rentable » : entre 2 et 5 dollars le baril contre 10 à 40 fois plus cher en Asie centrale ou ailleurs), cette « dictature protégée » et obscurantiste qui contrôle les lieux saints de l'Islam et les grandes organisations islamiques du monde entier, qui « wahhabise » l'islam mondial à coups de pétro-dollars et joue un double jeu avec l'Europe et les Etats-Unis, des dizaines d'attentats comme celui du World Trade Center seront à prévoir. Le double jeu saoudien est bien réel. La confrérie wahhabite, qui partage le pouvoir royal avec les Saoud, veille au grain du fondamentalisme islamique. Elle sert les intérêts du Wahhabisme jusqu'aux arcanes du pouvoir tribal, et même des services secrets qui, comme les services pakistanais, l'ISI, sont à l'origine des monstres talibans et ont d'ailleurs attendu le 11 septembre pour prendre leur distance vis-à-vis d'un certain Oussama Ben Laden en principe déchu de sa citoyenneté saoudienne. Il aura donc fallu ces terribles attentats contre les Twin Towers et le Pentagone (sans oublier la tentative de Pittsburg, où c'est une centrale nucléaire qui était visée), pour se rendre compte que Vladimir Poutine avait eu raison de prôner « l'unité géocivilisationnelle » euro-occidentale contre le Totalitarisme islamiste (envisageant d'ailleurs, dès 1999, un bombardement russo-américain de l'Afghanistan), pour réaliser que ceux qui ont frappé Manhattan sont de la même engeance et sont financés par les mêmes émirs saoudo-wahhabites - soi-disant amis de l'Occident » - que ceux qui sèment la haine et la terreur d'Allah du Nord de la Chine aux Balkans, en passant par le Cachemire.

 

Les leçons de la « première guerre civilisationnelle » de l'après guerre froide

 

Face au nouveau totalitarisme vert et à l'émergence de nouvelles menaces transnationales et civilisationnelle qui bouleversent les lois de la géopolitique et des relations internationales, une recomposition géostratégique du monde de l'après guerre froide sera nécessaire : alliance sans failles avec la Russie, puis avec l'Inde, aux prises avec des rebellions islamistes armées liées à l'épicentre afghano-wahhabite, pour neutraliser le foyer islamiste et atomique pakistanais et venir à bout des Talibans ; rapprochement avec la Chine, quitte à mettre de côté la question de Taïwan (qui retournera tôt ou tard dans le giron de Pékin), ceci afin de casser « l'alliance islamo-confucéenne » contre-nature dénoncée par Huntington et qui permet au Pakistan d'acquérir de l'armement stratégique chinois. Or, cette périlleuse « alliance anti-hégémonique » islamo-asiatique, en partie conséquence de la « nouvelle guerre froide » et de « l'arrogance occidentale » (Condolezza Rice, Samuel Huntington dixit), l'Occident ne peut plus se permettre de l'entretenir. Le professeur Huntington a en fin de compte vu terriblement juste lorsqu'il a exposé ses craintes de voir le monde islamique radicalisé armé par le monde « sino-confucéen », car ce sont bien la Chine, qui possède désormais des sous-marins nucléaires, et la Corée du Nord, laquelle a mis au point ses propres vecteurs de moyenne portée, qui fournissent le matériel nécessaire à l'armement stratégique des Etats islamistes nucléarisés du présent et du futur...; enfin, soutien sans faille envers les premières victimes de la barbarie islamiste : à commencer par l'Algérie, l'Egypte ou la Tunisie, que l'on traîne trop souvent dans la boue au motif que ces pays anti-démocratiques « persécutent » les Islamistes. Comme si le fait que les Islamistes du monde entier - tel le marocain Ahmed Rami, qui dirige un site internet et une radio révisionniste-islamiste en Suède en collaboration avec le groupe néo-nazi de Malmö ; Ghachid Ghannouci, leader du mouvement tunisien Enahda, réfugié à Londres ; ou encore Omar Bakri Mohammad et Abou Hamza, proches d'Oussama Ben Laden, sans oublier les Frères musulmans et les militants de l'ex-FIS ou du GIA - soient libres de s'exprimer et de fanatiser qui ils veulent au sein de nos sociétés « ouvertes » était un gage de démocratie et de bonne santé philosophico-politique... L'ethique de responsabilité chère à Max Weber commande pourtant d'étudier, sans se laisser impressionner par les prismes inhibiteurs de la « correction politique », les conséquences périlleuses évaluables de dynamiques incontrôlables comme le prosélytisme islamiste lancé à l'assaut des fragiles sociétés pluralistes.

 

En guise de conclusion : les deux conditions de la victoire contre le Fascisme islamiste

 

On l'aura compris, la défaite des Talibans, certes à mettre au crédit de Washington, ne signifie aucunement que nous avons gagné la guerre contre le Totalitarisme islamiste. La victoire du Monde libre sur le « nouvel Empire du Mal » devra passer selon nous par deux axes. Nous avons déjà exposé le premier, géostratégique, qui implique une remise en question de nos cadres de pensée géopolitiques classiques perpétuant les désuètes oppositions Terre/Mer et Est-Ouest. L'heure d'une véritable doctrine géocivilisationnelle non uniquement fondée sur le court terme économiciste ou la géopolitique pure, est venue, si toutefois les nations occidentales veulent assurer leur sécurité et leur pérennité, menacées comme jamais par l'islamo-terrorisme international.

Quant au second axe, plus philosophique, il découlera de la réponse que nous apporterons à cette question centrale : les « sociétés ouvertes » démocratiques ont-elles raison de ne poser aucune limite au pluralisme en ouvrant leurs portes à leurs pires ennemis, les « Fascistes d'Allah », alors que cette abdication risque de mettre en danger leurs valeurs fondatrices et leur survie mêmes, ainsi que l'ont montré les attentats du 11 septembre dernier, perpétrés par des Islamistes légalement installés et entraînés au pilotage d'avion sur le sol américain ou même recrutés en Europe? Tôt ou tard s'imposera la décision de refuser la liberté d'action et d'expression aux ennemis de la liberté. Bref entamer une lutte légale impitoyable contre les prêcheurs de la haine islamiste qui escomptent fanatiser les fils de l'immigration musulmane, que des dirigeants déresponsabilisés ont hélas déjà donné en pâture à une majorité d'organisations fondamentalistes contrôlées par le triangle incubateur du Totalitarisme vert que sont les Frères musulmans, le Tabligh et le Wahhabisme. L'avertissement de Karl Popper, qui, dans The open societies and its ennemies, alertait les sociétés ouvertes quant au danger fatal consistant à ouvrir les portes de la démocratie à ses ennemis, apparaît plus actuel que jamais...


Notes :

(1)  La nouvelle judéophobie, Fayard, 2002.
(2) Samuel Huntington, Le Choc des civilisations, Odile Jacob, 1997.
(3) Benjamin Barber, Jihad versus Mc Word, Desclée de Brouwer, 1996.
(4) Dans son article publié dans le Figaro du 2 octobre 2001, l'orientaliste Olivier Roy réitére les thèses développées dans son livre L'Échec de l'islam politique. Il affirme que les attentats du 11 septembre ne prouvent aucunement que Gilles Kepel ou lui-même ont eu tort de proclamer l'islamisme moribond, dans la mesure où, selon lui, le phénomène islamo-terroriste à la Ben Laden « n'est pas une réaction de l'islam traditionnel mais (...) reprend une tradition très occidentale du terrorisme, propre à la bande à Baader ou à Action directe ».
(5) Alain Gresh, « Islamophobie », Le Monde diplomatique, novembre 2001. Alain Gresh assimile la première Épître aux Corinthiens de Saint Paul concernant le statut des femmes, et l'Ancien Testament, en particulier le Deutéronome, au Coran et à la tradition islamique orthodoxes auxquels se réfèrent les islamistes.
(6) Maxime Rodinson, Mahomet, Seuil, 1994.
(7) Mahomet fit notamment assassiner le poète Kaab Ben Al-Achraf, qui excitait les polythéistes contre les musulmans et critiquait le Prophète dans ses poèmes.
(8) Notamment dans son ouvrage remarquable, Les FIS de la haine, 1995.
(9) Nawawi, Minhadj, III, pp. 261-264. Voir, également, Ibn Taimiyya, Le Statut des moines, El-Safina Éditions, Beyrouth, 1997.
(10) Souheib Bencheikh, Le Matin (journal algérien indépendant), 11 janvier 1998.
(11) Mohamed Charfi, Islam et Liberté, Albin Michel, 1998.
(12) Dans ses Mémoires publiés sous le titre The Shadows, Gates raconte les liaisons dangereuses islamo-américaines du temps de la guerre froide.
(13) Cf. Zbigniew Brzezinski, Le grand échiquier, Bayard, 1997.
(14) Islamisme-États-Unis, une alliance contre l'Europe, préface de P. M. Gallois, L'Age d'Homme, 1997.
(15) Consulter, à ce propos, deux récents ouvrages : Me Gilles William Goldnadel, Le nouveau bréviaire de la haine, 2001, Ramsay ; Nouveaux visages de l'antisémitisme (ouvrage collectif), NM7, 2001.
(16) Cf. le livre de Pierre-André Taguieff, Les Protocoles des Sages de Sion, Berg, 1990.
(17) Jeune beur recruté par le GIA dans les années 90, auteur de la vague d'attentats de 1995 à Paris.
(18) « Islamiste » de Béziers qui, le 1er septembre 2001, avait déclaré le Jihad aux forces de l'ordre. Après avoir assassiné le chef de cabinet du maire de la ville, il fut abattu par les hommes du GIPN à l'issue d'une longue course-poursuite.
(19) Consulter à ce sujet le remarquable ouvrage de Claude Feuillet, L'Arabie à l'origine de l'islamisme, Favre, 2001. Également notre article « Le double jeu pakistanais et saoudien », Le Figaro, 3 janvier 2002.
(20) Tels le Marocain Ahmed Rami, qui dirige un site Internet et une radio révisionniste-islamiste, en Suède, en collaboration avec le groupe néo-nazi de Malmö ; Rachid Ghannouchi, leader du mouvement tunisien Ennahda, réfugié à Londres ; ou encore Omar Bakri Mohammad et Abou Hamza, proches d'Oussama Ben Laden ; sans oublier les Frères musulmans et les militants de l'ex-FIS ou du GIA.


Alexandre del Valle est géopolitologue, auteur de nombreux articles et ouvrages dont "Le Totalitarisme Islamiste" et "Le Dilemme Turc" parus aux éditions des Syrtes.
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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 14:14

Le Tabligh, un mouvement missionnaire soupçonné d'être un "sas" vers l'islam radical

Rien n'indique la présence d'une mosquée Arrahma au numéro 52 de l'avenue Paul Vaillant-Couturier, 93200 Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), métro : St Denis Basilique ou Porte de Paris. La façade blanche de cet ancien magasin de fleurs a été masquée par un rideau de fer, et son entrée condamnée. Il faut tourner dans une petite rue perpendiculaire pour découvrir une simple porte de bois, qui s'ouvre et se ferme à intervalles réguliers, laissant passer un va-et-vient de fidèles

L'entrée est interdite aux non-musulmans. On a juste le temps de distinguer par l'embrasure un bassin d'ablutions près duquel des croyants se préparent à la prière.

La mosquée Ar-Rahma est le siège français du Tabligh (prononcer "tablir"), le plus grand mouvement missionnaire de l'islam. Implanté en France depuis 1968, il a joué un rôle déterminant dans la réislamisation des immigrés de la première génération, puis dans celle des jeunes beurs. Le Tabligh est habituellement qualifié de courant "piétiste". Ses objectifs sont en effet strictement religieux, et il se tient à l'écart de tout engagement politique. Pourtant, plusieurs spécialistes estiment que le mouvement a pu être détourné de ses buts et utilisé, malgré lui, comme un "sas primitif" vers l'islam radical.

La Jama'a at-Tabligh ("association pour le message") a vu le jour en Inde, en 1927. Son fondateur, Muhammad Ilyas, met au point une méthode de prosélytisme particulièrement efficace. A l'opposé du modèle de l'école coranique (la madrasa), il invente un système de "stages" à destination des adultes : de courtes périodes de formation, fondées sur un apprentissage pratique de la foi musulmane. L'une des bases du Tabligh est le dhikr, ou la "remémoration" d'une formule incantatoire tirée du Coran : le fidèle doit la répéter cent fois le matin et le soir. Le groupe en cours de formation élit domicile dans une mosquée. A partir de ce point de départ, il rayonne dans une zone géographique déterminée, pour ramener à son tour d'autres musulmans à la foi et à la pratique religieuse. Ce sont les fameuses "sorties" du Tabligh : par groupe de trois à cinq, tous habillés de blanc, les tablighis arpentent les trottoirs, les cafés, les cages d'immeuble, les hôpitaux et les prisons. Inlassablement, ils frappent aux portes et engagent la conversation sur Dieu, à la manière des Témoins de Jéhovah.

"PAS DE CHEF"

En France, le Tabligh acquiert une existence légale en 1972, sous le nom d'"association Foi et pratique". C'est l'époque où ses missionnaires hantent les salles de prière des foyers Sonacotra, pour ramener à l'islam une population d'immigrés coupée de ses racines. En 1979, Mohammed Hammami, un ouvrier tunisien, ouvre la mosquée Omar de la rue Jean-Pierre Timbaud, dans le 11e arrondissement de Paris. Pendant une dizaine d'années, ce lieu de culte sera le centre névralgique du mouvement. Progressivement, Mohammed Hammami se trouve marginalisé. Une autre association, Tabligh wa Da'wa, voit le jour en 1978. Elle acquiert en 1986 un pavillon à Saint-Denis, qui va devenir le nouveau centre français du Tabligh.

La structure du mouvement est entourée de mystère. "Il n'y a pas de chef", affirme-t-on avenue Paul-Vaillant-Couturier. En fait, depuis 1985, l'association est placée sous l'autorité d'un conseil consultatif de quatre membres, désignés à vie. Chacun d'eux dirige à tour de rôle, selon un système de présidence tournante. Malgré les apparences, le mouvement est très centralisé : son QG européen se trouve en Angleterre, à Dewsbury. C'est en effet l'"émir" de ce pays, qui a autorité sur la zone européenne. Le chef suprême du Tabligh est toujours l'émir de l'Inde, le successeur de Muhammad Ilyas.

DISCIPLINE QUOTIDIENNE

Le musulman engagé dans le mouvement se trouve pris dans un engrenage, qui le mobilise quasiment 24 heures sur 24. "Il faut consacrer quarante jours par an, trois jours par mois, deux après-midi par semaine et deux heures par jour à l'association", résume un tablighi. En outre, l'adepte est astreint à la discipline quotidienne du dhikr, qui le transforme en véritable "machine à prière". C'est là sans doute la grande faiblesse du tabligh : il est une impasse. Comme le note Gilles Kepel (Les Banlieues de l'islam, Le Seuil, 1991), il offre peu de perspectives à un jeune musulman déterminé, puisqu'il bannit toute activité politique et n'encourage pas l'approfondissement des sciences religieuses.

Les mosquées de Tabligh ont été des lieux privilégiés pour des "rabatteurs" cherchant à recruter des militants prêts à l'action violente. Dans Exils et Royaumes (FNSP), Hervé Terrel raconte qu'en 1986, Fouad Ali Saleh fréquentait la mosquée de la rue Jean-Pierre-Timbaud. C'est là qu'il recruta les deux Marocains, qui l'aidèrent à organiser les attentats à Paris, dont le plus meurtrier fut celui de la rue de Rennes. Deux des auteurs de l'attaque contre l'hôtel Asni à Marrakech, en 1994, Stéphane Aït-Idir et Rédouane Hammadi, originaires de La Courneuve (lire ci-contre), auraient ainsi été réislamisés par le mouvement piétiste.

Le Tabligh organise régulièrement de "grandes sorties" vers le Pakistan. Les fidèles y séjournent quatre mois, pour se former dans les centres du mouvement, dont le principal se trouve à Lahore. En principe, ne participent à ce voyage que les membres confirmés, qui ont déjà accompli un an de travail quotidien en France. Dans les faits, ce principe est respecté "à 80 %", avoue un tablighi. Les auteurs de La Tentation du Jihad (Jean-Claude Lattès), David Pujadas et Ahmed Salam, racontent l'itinéraire de Mourad. Ce jeune musulman né en France, militant du Front islamique du salut (FIS), est allé à Lahore avec ses "frères du Tabligh". Là-bas, un Pakistanais lui a proposé de se rendre dans un camp d'entraînement des moudjahidins, à 70 kilomètres à l'intérieur des frontières afghanes. Pour Mourad, le Tabligh a constitué une filière vers l'Afghanistan. Serait-il une "antichambre de l'intégrisme", comme le nommait en 1993 un rapport des services français ? Moussa Khedimellah, chercheur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (Ehess) et spécialiste du Tabligh, constate, lui, que le mouvement missionnaire a permis à beaucoup de jeunes musulmans désocialisés de retrouver une dignité et un islam du "juste milieu".

Xavier Ternisien

• Article paru dans l'édition du 26.09.01



Le Tabligh est le plus important mouvement de missionnaires musulmans. Pendant quatre mois, Hervé Bouchaud a parcouru les banlieues où sont implantés ceux qu'on surnomme " les témoins de Jehova de l'Islam". Les témoignages de nouveaux convertis viennent enrichir son enquête.
Inconnu du grand public, le Tabligh s'est pourtant implanté en France dans les années 1960 et connaît aujourd'hui un succès considérable auprès des jeunes des cités. Depuis dix ans, ce mouvement, dont le dont le quartier général - impénétrable - se trouve en Seine Saint-Denis, a connu une progression spectaculaire. Son objectif, clairement affiché : " réislamiser les banlieues ".
Créé en Inde en 1927, le Tabligh est un mouvement fondamentaliste qui cherche à amener les musulmans vers une pratique rigoureuse de l'Islam. Chaque musulman qui rejoint le Tabligh devient aussitôt un missionnaire et doit aller convertir de nouveaux fidèles. Une technique payante, puisque grâce à son prosélytisme forcené, il est aujourd'hui implanté sur tous les continents et dans presque tous les pays du monde, rassemblant des millions de fidèles.

 

 

ENQUÊTE. Ces islamistes qui ont fait basculer le taliban français : Moussaoui, Beghal, Reid, Loiseau ont pour point commun d'être passés par le mouvement tabligh. Implantés notamment boulevard de Belleville, à Paris, ces missionnaires sont spécialisés dans l'embrigadement de nombreux jeunes en mal d'intégration.

POUR le père d'Hervé Djamel Loiseau, ce Français de 28 ans découvert mort de froid dans les montagnes proches de Tora Bora en Afghanistan, « ce sont les intégristes de Belleville qui ont lavé le cerveau de (son) fils ». « Loiseau a en effet basculé dans l'intégrisme en fréquentant assidûment la mosquée Abu Bakr du 39, boulevard de Belleville », confirme un policier parisien. L'endroit, où la police est descendue après l'annonce de la mort du taliban français qui avait été arrêté en 1998 et condamné par défaut en 2000 pour « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste », est tenu par le mouvement tabligh (prononcer tablir) .

Interlocuteurs officiels du gouvernement dans le cadre de la consultation des musulmans de France, les tablighis n'incitent ni à la politique ni à la violence. Les policiers leur reconnaissent même une qualité, celle de combattre la délinquance dans certaines banlieues dites sensibles. Mais c'est au prix d'un prosélytisme hors du commun. « Ceux qui passent pour non-violents au début sont parfois les plus dangereux », résume Antoine Sfeir, directeur de la rédaction des « Cahiers de l'Orient » (lire ci-dessous) .

« C'est une secte ! »
Vêtus de longues djellabas blanches, la barbe longue, les tablighis arpentent ainsi, lors de leurs « sorties », les trottoirs du boulevard de Belleville à la recherche de jeunes un peu perdus comme l'était Loiseau à l'époque où il a commencé à fréquenter les lieux. « C'est une secte », lâche un musulman du quartier. « Ils exercent la terreur intellectuelle », prévient Abderrahmane Dahmane, président du cercle des démocrates musulmans.

D'autres voient dans ce mouvement, créé en 1927 en Inde et implanté en France depuis 1982 à travers l'association Foi et pratique, un sas d'embrigadement vers un islam bien plus violent et radical.

Selon nos informations, Richard Reid, l'homme à la chaussure piégée du vol Paris-Miami, Zacarias Moussaoui, inculpé aux Etats-Unis, et Djamel Beghal, soupçonné d'être le cerveau du commando préparant un attentat sur l'ambassade américaine à Paris, ont eux aussi longtemps côtoyé le mouvement tabligh, implanté dans une centaine de pays. Et en Essonne par exemple, ces « missionnaires » seraient à l'origine de l'embrigadement d'environ 400 jeunes par an.

Le vendredi, les fidèles sont jusqu'à 300 dans les trois étages de la mosquée du boulevard de Belleville. « L'essentiel de leurs prières tourne autour des versets de Médine, les plus guerriers du Coran », raconte un expert de l'islam, qui a pu s'introduire dans l'édifice et assister à plusieurs reprises aux prières. « Le discours est très radical : les imams tentent de victimiser au maximum leurs frères attaqués partout dans le monde. » Comme les fondamentalistes, ils insistent sur le choc avec l'Occident et sont contre l'intégration.

« Peut-on rester indifférent à ce qui se passe au Pakistan ou au Kosovo ? Peut-on rester indifférent à la mort d'enfants de 2 ou 3 ans en Palestine ? » martèle pour se défendre l'imam Mohammed Sherrif. Il est en poste depuis près de dix-huit ans, mais dit ne pas connaître Hervé Djamel Loiseau. « Je ne suis pas responsable de chacune des personnes, qui viennent ici », lâche l'homme au regard noir. « A force d'entendre qu'ils sont maltraités, certains veulent aller plus loin que le simple discours religieux », explique Antoine Sfeir. « Ils ont besoin d'action comme devant un jeu vidéo, confirme un tabligh sous couvert d'anonymat. Il y a parfois, c'est vrai, des prêches tendancieuses de gens, qui savent très bien, qui est réceptif à leur discours. » Des tablighis pakistanais viennent même souvent de Dewsbury (banlieue sud de Londres), où ils ont leur centre européen. Pour recruter ?

Hervé Djamel Loiseau, lui, a en tout cas passé plusieurs mois là-bas avant de s'envoler pour Lahore, au Pakistan, où le mouvement a un autre centre de recrutement. Définitivement acquis à la cause de l'islam radical, les jeunes sont ensuite pris en main par des groupes plus violents comme les salafites et conduits vers des camps militaires.


Julien Dumond, Le Parisien , lundi 31 décembre 2001, p. 13

 

Article similaire : Islamistes Tabligh. Madrassa en France

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 15:17
Le jihad se poursuit

Voici un test. Laquelle de ces deux déclarations date du XIe siècle, et laquelle du XXIe?

« Oh Dieu, hisse la bannière de l’Islam et de son auxiliaire et discrédite le polythéisme en ployant son échine et en brisant son emprise. Aide ceux qui font le jihad en Ton nom et qui, en T’obéissant, se sacrifient et Te vendent leur âme. (…) Puisqu’ils persistent dans l’égarement, puissent les yeux des adeptes du polythéisme devenir aveugles aux voies de la rectitude » [1]

« Nous demandons à Allah de transformer ce Ramadan en un mois de gloire, de victoire et de puissance, de hisser haut la bannière de la religion [en ce mois], de renforcer l’Islam et les Musulmans, d’humilier le polythéisme et les polythéistes, de faire flotter l’oriflamme du monothéisme, de planter fermement l’étendard du jihad et de frapper les dépravés et les entêtés. . » [2]

Le premier paragraphe est dû à l’érudit islamique du XIe siècle Ibn al-Mawsilaya. Le cheik d’al Qaida Aamer ben Abdallah composa le second en 2004.

Si vous avez échoué dans ce petit test, ne vous inquiétez pas. Après tout, les deux paragraphes sont extrêmement similaires – et ce n’est pas par accident. Les mouvements jihadistes actuels s’inspirent volontairement de l’exemple des antiques guerriers du jihad et invoquent fréquemment leur souvenir. « Pendant le mois de Ramadan », écrivait en 2001 Fouad Mukheimar, secrétaire général de l’association égyptienne de la Charia, « une importante victoire musulmane fut remportée sur les Croisés par [Salah Al-Din] Al-Ayubi (Saladin). Ses conseillers lui avaient recommandé de suspendre le jihad pendant le mois de jeûne, mais Saladin insista pour le continuer pendant le Ramadan parce qu’il savait (…) que le jeûne aide à remporter la victoire, parce que pendant le Ramadan les Musulmans se surpassent par le jeûne, et ainsi la victoire sur leurs ennemis est certaine. Le jeûne leur donne détermination, héroïsme et volonté. (…) Saladin répondit à ses conseillers : ‹ la vie est courte. › Allah apprit la loyauté [de Saladin] et celle de ses soldats, et leur donna une victoire décisive. Ils prirent la forteresse de Safed, la plus importante citadelle des croisés, au milieu du mois de jeûne. [Saladin] conquit les terres d’Al-Sham [la grande Syrie] et purgea Jérusalem de la tyrannie et de la souillure des croisés. » [3] Mukheimar fait aussi référence à la bataille de Badr et à d’autres mêlées historiques pour exhorter les Musulmans d’aujourd’hui à imiter Mahomet et Saladin et à mener eux-mêmes le jihad.

C’est l’une des principales raisons pour lesquelles les jihadistes qualifient d’ordinaire les troupes américaines de « croisés ». De leur point de vue, la guerre contre le terrorisme qui a commencé pour les Américains le 11 septembre 2001 n’est que le dernier développement d’un conflit en cours depuis plus de mille ans.

Dans quel but combattent-ils ?

Dans leur optique, ce conflit doit déboucher sur l’hégémonie de l’Islam. Pour reprendre les termes d’Oussama ben Laden, les guerriers du jihad du monde entier luttent « pour que le verbe d’Allah et sa religion règnent en maître » [4]

Ceci implique le rétablissement intégral de la loi islamique dans les pays musulmans et surtout, la restauration du califat.

Comme nous l’avons vu, le calife était (dans l’Islam sunnite) le successeur de Mahomet et le chef de la communauté musulmane; le gouvernement turc laïc mis en place par Kemal Atatürk a supprimé le califat en 1924. La théologie islamique ne fait aucune distinction entre le spirituel et le temporel et, pour les Musulmans sunnites, le calife représentait une sorte de combinaison entre un généralissime et un pape, bien qu’il n’ait jamais possédé une autorité spirituelle comparable à celle du pape. Le mécène de Michel-Ange, le pape Jules II, a ainsi l’honneur douteux de figurer dans l’Histoire en tant que l’unique « pape guerrier ». Mais en Islam, l’écrasante majorité des successeurs du prophète furent des califes guerriers.

Beaucoup de groupes jihadistes modernes font remonter le début de tous les maux du monde islamique à la désintégration de l’unité musulmane qui résulta, selon eux, de la suppression du califat.

Le début de nos peines…

Cette harangue du groupe musulman international Hizb ut-Tahrir montre la profondeur de l’anxiété que les jihadistes ressentent face à la perte du califat, dont ils attribuent la responsabilité à Kemal Atatürk, « un agent des Anglais » :

C’était un jour comme celui-ci, il y a 79 ans, et plus précisément le 3 mars 1924, que les kouffars [incroyants] purent récolter les fruits des efforts qu’ils déployèrent inlassablement durant plus de cent ans, complotant et planifiant sans relâche. Cela se produisit lorsqu’un agent anglais criminel, Mustafa Kemal (soit disant Atatürk, le « Père des Turcs » !) annonça que l’Assemblée Nationale avait consenti à abolir le Califat, et qu’il proclama l’établissement d’une république turque laïque, irréligieuse, après s’être lavé les mains de toute responsabilité quant au reste des contrées islamiques occupées par les kouffars durant la première guerre mondiale.

Depuis ce jour, la oumma islamique a connu des calamités sans nombre ; elle a été fractionnée en petits États totalement contrôlés par les ennemis de l’islam. Les Musulmans ont été opprimés et sont devenus l’objet du mépris des kouffars au Cachemire, aux Philippines, en Thaïlande, en Tchétchénie, en Irak, en Bosnie-Herzégovine, en Afghanistan, en Palestine et en d’autres territoires appartenant aux Musulmans, jusqu’à ce que le sort des Musulmans soit devenu un sujet d’études et de statistiques. Entre autres désastres, des milliers d’entre eux ont été tués, des millions spoliés, et l’honneur de dizaines de milliers d’entre eux a été sali. En lisant la presse ou en écoutant les nouvelles, on découvre toujours les Musulmans victimes de l’oppression, de l’humiliation et de massacres ; cet aspect domine tous les récits.

La oumma [la communauté musulmane, au sens large] n’est plus dans la même situation que lorsque flottait sur elle la bannière de l’Islam, lorsqu’elle était gouvernée par le système du califat qui unissait les Musulmans. Elle n’était pas divisée comme aujourd’hui par des frontières dessinées par les colonialistes kouffars, ni dispersée par des lois d’établissement oppressives. Le Musulman d’alors voyageait d’un coin à l’autre des territoires musulmans sans que personne ne lui demande son identité, ou le considère comme un étranger. Lorsque le califat existait, les Musulmans étaient témoins de la puissance de l’Islam au travers de celle du califat. Ils dirigeaient le monde sous la bannière du califat qui appliquait l’Islam et en transmettait le message – guide et lumière pour le monde. Et maintenant, où est le califat ? Il existait autrefois, mais il a été détruit et aboli en tant que système.

Ce furent des nuits cruciales que celles pendant lesquelles l’entité politique des Musulmans fut détruite. Alors, la oumma islamique aurait dû lever son glaive face à cet agent renégat qui changea le Dar-al-Islam en Dar-al-Kufr et concrétisa pour les kouffars un rêve qu’ils caressaient depuis longtemps. Mais la oumma islamique était accablée, au plus profond du déclin. C’est ainsi que le crime put avoir lieu ; les kouffars resserrèrent leur emprise sur les territoires islamiques et les mirent en pièces. Ils sectionnèrent la oumma unique en nationalités, ethnies et tribus ; ils démembrèrent le pays unique en patries et régions qu’ils séparèrent par des frontières et des barrières. Au lieu d’un seul État, le califat, ils établirent des nations artificielles, et y installèrent comme dirigeants des agents chargés d’exécuter les ordres de leurs maîtres kouffars. Ils évacuèrent la charia islamique du domaine de la politique, de l’économie, des relations internationales, des affaires domestiques et de la justice. Ils dissocièrent le deen [la foi islamique] de l’État et le cantonnèrent à certains rituels, comme ceux du Christianisme. Ils s’attachèrent à détruire la culture islamique, à exclure les idées islamiques, pour les remplacer par la culture et la pensée occidentales.

Une seule chose résoudra ce problème…

Un nouveau calife et la restauration de l’unité islamique sont les seules choses qui peuvent soigner ces maux. Allah désire, dit le document d’Hizb ut-Tahrir, « que la oumma islamique se réveille, stoppe son déclin et se rende compte que son salut ne viendra que du rétablissement du califat. » [5]

Quand les combattants jihadistes affluèrent en Irak en 2003, désireux d’en découdre avec les troupes américaines, le mollah Mustapha Krekar, guide spirituel du groupe terroriste Ansar al-Islam réfugié en Norvège [6], situa leur lutte dans un contexte religieux plus vaste : « La résistance est non seulement une réaction à l’invasion américaine, mais fait aussi partie de la lutte islamique permanente depuis l’effondrement du califat. Toutes les luttes islamiques engagées depuis lors s’inscrivent dans un effort organisé pour rétablir le califat. » [7]

Le père spirituel de tous les radicaux musulmans d’aujourd’hui, l’Égyptien Hasan al-Banna (1906-1949), dénonça la fin du califat parce qu’il séparait « l’État de la religion dans une contrée qui était jusque récemment le lieu de résidence du commandeur des croyants. » Al-Banna voyait dans la fin du califat un élément d’une plus grande « invasion occidentale, armée de toutes [les] influences destructrices de l’argent, de la richesse, du prestige, de l’ostentation, du pouvoir et de la propagande. » [8] Al-Banna mit sur pied la première association jihadiste moderne, l’organisation des Frères Musulmans.

Un autre théoricien musulman influent, Sayyid Abul Ala Maududi (1903-1979), fondateur du parti pakistanais pur et dur Jamaat-e-Islami [Parti Musulman], envisageait la création d’un État islamique unifié qui s’étendrait progressivement à tout le sous-continent indien et au-delà: «Le Parti Musulman ne manquera pas d’apporter aux citoyens d’autres pays l’appel à embrasser la foi qui contient pour eux la promesse du véritable salut et d’un authentique bonheur. Même s’il n’en est pas ainsi, dès que le Parti Musulman disposera des ressources appropriées, il éliminera les régimes non islamiques et établira un gouvernement islamique à leur place.» C’est, selon Mawdudi, exactement ce que firent Mahomet et les premiers califes. « C’est la même politique qui a été appliquée par le Saint Prophète (que la paix d’Allah soit sur lui) et ses successeurs, les illustres califes (puisse Allah être satisfait d’eux). L’Arabie, où le Parti Musulman fut fondé, fut le premier pays soumis et placé sous l’autorité de l’Islam. » [9]

La restauration du califat ainsi que l’expansion de la domination de l’Islam et de sa loi étaient également les buts visés par Oussama Ben Laden et les talibans. En 1996, le mollah Omar était drapé dans la cape de Mahomet, conservée dans un sanctuaire d’Afghanistan, pendant que les talibans le proclamaient « nouveau calife » et « Emir ul-Momineen » (« commandeur des croyants). En mai 2002, un fonctionnaire des États-Unis indiquait que leur plan consistait à « prendre le contrôle de tout le pays » afghan, puis à « étendre le califat ». [10]

Des rêves de califat en Grande-Bretagne et aux États-Unis

De telles idées circulent déjà depuis longtemps en Occident. En 1999, Abu Hamza al-Masri, alors imam de la mosquée de Finsbury Park à Londres, prit la parole lors d’une conférence consacrée à déplorer le 75e anniversaire de la destruction du califat. « L’Islam a besoin de l’épée », affirma-t-il aux 400 Musulmans présents, criant « Allahou Akbar » [Allah est le plus grand]. « Celui qui a l’épée, il aura la Terre ». [11]

Abu Hamza était proche d’Omar Bakri et de l’organisation musulmane britannique maintenant démantelée Al-Muhajiroun. Bakri proclamait son désir de voir « le drapeau noir de l’Islam » – c’est-à-dire l’étendard de bataille du jihad – « flotter au-dessus de Downing Street ». Comme Bakri et Al-Muhajiroun en Grande-Bretagne, Shaker Assem et le Parti de la Libération Islamique (Hizb ut-Tahrir) œuvrent en Allemagne au rétablissement du califat et à l’instauration de la charia. Comme le déclare Assem, « les gens qui disent qu’il y a antagonisme entre la charia et la démocratie occidentale ont raison ». [12]

Et en Amérique ? Recueillons donc l’avis du principal lobby musulman d’Amérique, le Conseil des relations américano-islamiques (Council on American-Islamic Relations, CAIR). Son président Omar Ahmad tint ce discours à une assistance musulmane en 1998 : « l’Islam n’est pas en Amérique pour y devenir l’égal des autres confessions, mais pour y devenir la foi dominante. Le Coran (…) doit devenir la plus haute autorité en Amérique, et l’Islam la seule religion tolérée sur terre. » [13] Ahmad a depuis lors prétendu avoir été mal cité, ce que réfute la journaliste qui l’a entendu.[14] Le porte-parole du CAIR, Ibrahim Hooper, fut presque aussi direct qu’Ahmad, indiquant au Minneapolis Star Tribune : « Je ne voudrais pas donner l’impression que je ne souhaite pas que le gouvernement des États-Unis devienne islamique un jour ou l’autre. Mais je ne ferai rien de violent pour encourager cela. J’agirai par l’éducation. » [15]

Par l’éducation, pas par la violence, dites-vous, M. Hooper? Merci, nous voilà soulagés.

Khomeiny à Dearborn et Dallas

En novembre 2004, à Dearborn, Michigan, des Musulmans organisèrent une manifestation anti-américaine et anti-israélienne. Les manifestants promenèrent une grande maquette de la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem, et arborèrent des pancartes ornées de slogans tels que « États-Unis, pas touche aux terres musulmanes. » Mais l’image la plus interpellante était celle de deux Musulmanes portant un grand portrait de l’ayatollah Rouhollah Khomeiny.

Le mois suivant, l’Organisation des Musulmans de Metroplex [16], au nord du Texas, rendit un « hommage au grand visionnaire islamique », l’ayatollah Khomeiny, à Irving, un faubourg de Dallas, au Texas. [17]

Khomeiny, un héros ? Aux États-Unis? Que des Musulmans vivant en Amérique le vénèrent est révélateur, car la victoire de Khomeiny en Iran en 1979 incarna l’idée que la loi islamique est supérieure à toute autre et doit être imposée par la force. Selon les mots de Khomeiny lui-même, « de par l’Islam, il incombe à tous les mâles adultes, s’ils ne sont pas handicapés ou invalides, de se préparer à la conquête, de sorte que le mandat de l’Islam soit respecté dans chaque pays du monde. Ceux qui étudient la guerre sainte islamique comprendront pourquoi l’Islam veut conquérir le monde entier. » Le but de cette conquête serait d’établir l’hégémonie de la loi islamique. Comme Khomeiny le dit : « Quel bien cela ferait-il que nous (c.-à-d. les Mollah) demandions que la main du voleur soit coupée, ou que la femme adultère soit lapidée, si nous (les mollah) ne pouvons que conseiller de telles punitions et n’avons pas le pouvoir de les mettre en application ? »

Puis il infligea un démenti flagrant à la foule des partisans bêlant de l’Islam-religion-de-paix : « Ceux qui ne connaissent rien à l’Islam prétendent que l’Islam déconseille de faire la guerre. Ceux [qui disent cela] sont des sots. L’Islam dit : Tuez tous les infidèles tout comme ils vous tueraient tous ! Cela signifie-t-il que les Musulmans devraient attendre d’être submergés [par les Infidèles]? L’Islam dit : Tuez-les, passez-les par le fil de l’épée et dispersez [leurs armées] (…) L’Islam dit : Quelque bien qui soit existe grâce à l’épée et à l’ombre de l’épée ! On ne peut faire obéir les gens qu’avec l’épée ! L’épée est la clef du paradis, qui ne peut être ouvert que pour les guerriers saints ! Il y a des centaines d’autres versets [coraniques] et de hadiths [paroles du prophète] invitant les Musulmans à tenir la guerre en estime et à combattre. Tout ceci signifie-t-il que l’Islam est une religion qui empêche les hommes de faire la guerre? Je crache sur les âmes stupides qui font pareille allégation. » [18]

L’état basé sur la charia qu’envisageait Khomeiny n’était pas de ceux qui garantissent des droits égaux pour tous. En 1985, Saeed Rajai Khorassani, le délégué permanent aux Nations unies de la République islamique d’Iran, déclarait que « le concept même des droits de l’homme était “une invention Judéo-chrétienne” et inadmissible dans l’Islam. (…) selon l’ayatollah Khomeiny, le fait que l’Iran ait fait partie du groupe de nations pionnières ayant rédigé et approuvé la déclaration universelle des droits de l’homme était un ‹des plus ignobles› péchés du shah.» [19]

Les manifestations pro-Khomeiny de Dearborn et Dallas indiquent que les vues de l’ayatollah sur la société sont bien vivantes dans l’Amérique d’aujourd’hui. Et qu’il est dangereusement naïf de supposer que tous les Musulmans acceptent automatiquement et sans remise en question le pluralisme américain et l’idée d’un État qui ne soit pas régi par la loi religieuse. Où les Musulmans américains se situent-ils quant à la doctrine de Khomeiny – et combien d’entre eux y adhèrent ? Ces questions restent taboues dans les principaux médias. Mais si le vieil homme du portrait de Dearborn pouvait parler, il se pourrait qu’il dise : « Ignorez-moi à vos risques et périls. »

Une petite minorité d’extrémistes?

Donc, certains Musulmans veulent instaurer des gouvernements islamiques en Occident. Mais ils ne forment qu’une minuscule minorité ? La plupart des Musulmans vivant en Occident se plaisent dans la société occidentale… non ?

L’expert en terrorisme Daniel Pipes estime que 10 à 15% des Musulmans dans le monde approuvent les ambitions des jihadistes. [20] Mais, dans diverses régions du monde islamique, des signes indiquent que le nombre réel des défenseurs du jihad moderne pourrait être plus élevé. Le leader musulman modéré américain Kamal Nawash affirma durant l’émission « The O’Reilly Factor » en août 2004 que 50% des Musulmans dans le monde soutiennent le jihad. [21] Pendant un procès relatif au financement du terrorisme en février 2005, Bernard Haykel, professeur en recherches islamiques à l’université de New York, déclara : « Il y a plus d’un milliard de Musulmans dans le monde arabe (*), dont 90% supportent le Hamas » [22] - l’organisation islamique terroriste qui envoie des bombes humaines tuer des civils dans les autobus et les restaurants pour faire avancer la cause d’un État islamique palestinien. Imran Waheed, le porte-parole londonien du groupe international jihadiste « pacifique » Hizb ut-Tahrir avança en mai 2005 : « Je crois que 99% des Musulmans où qu’ils soient dans le monde désirent la même chose, un califat pour les diriger. » [23]

Selon un sondage effectué au Pakistan en 2004 par le Pew Research Center, « 65% des personnes interrogées sont partisans d’Oussama et une majorité relative de 47% estiment que les attentats suicides palestiniens contre les Israéliens sont justifiés. En outre, 46% pensent que les attaques d’occidentaux en Irak sont légitimes. »[24]

Rétablissement de l’unité musulmane

Un des principaux regrets de l’ Hizb ut-Tahrir est le manque d’unité des Musulmans ; à la bonne vieille époque du califat, la oumma [communauté] musulmane « n’était pas divisée comme aujourd’hui par des frontières dessinées par les colonialistes kouffars ».

Les jihadistes considèrent cette unité comme essentielle, en partie parce que le triomphe de Saladin sur les croisés n’eut lieu qu’après qu’il eut regroupé la majeure partie du monde musulman. Avant Saladin, les croisés avaient pu jouer sur les dissensions entre les abbassides sunnites de Bagdad et les fatimides chiites du Caire, entrant même dans de perfides alliances avec les uns contre les autres. Mais en 1171, Saladin permit que l’appel à la prière résonne à travers le Caire au nom du calife abbasside ; les fatimides furent renversés, et le monde islamique réunifié. [25] Certaines des victoires les plus retentissantes remportées sur les croisés ne furent possibles que grâce à cette unité, et les jihadistes d’aujourd’hui n’ont pas oublié cette leçon.

 

__________

 

[1] Cité par Carole Hillenbrand, “The Crusades: Islamic Perspectives”, Oxford: Routledge, 2000, p.165.
[2] Institut de recherche médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), «Le magazine Internet Sawt Al-Djihad appelle à l’intensification du combat pendant le mois de Ramadan, ‹mois du djihad›», Dépêche spéciale N° 804, 22 octobre 2004. http://memri.org/bin/articles.cgi?Page=subjects&Area=jihad&ID=SP80404#_edn1
[3] Institut de recherche médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), «Un religieux égyptien: ‹Le Ramadan, mois du djihad›», Dépêche spéciale N° 308, 5 décembre 2001. http://memri.org/bin/french/opener.cgi?Page=archives&ID=SP30801
[4] “Full text: bin Laden’s ‘letter to America,’” Guardian, 24 novembre 2002 http://observer.guardian.co.uk/worldview/story/0,11581,845725,00.html
[5] Hizb ut-Tahrir, “The Khilafah was destroyed in Turkey 79 years ago; so let the Righteous Khilafah be declared again in Turkey”, 22 février 2003.
[6] Mustapha Krekar y fait actuellement l’objet d’une procédure d’expulsion (NdT)
[7] Neil MacFarquhar, “Rising Tide of Islamic Militants See Iraq as Ultimate Battlefield,” New York Times, August 13, 2003.
http://www.hvk.org/articles/0803/128.html
[8] Brynjar Lia, The Society of the Muslim Brothers in Egypt (Ithaca, NY: Ithaca Press, 1998), 28.
[9] Syed Abul Ala Maududi, “Jihad in Islam,” Discours prononcé à Lahore, 13 avril 1939
[10] Craig Pyes, Josh Meyer, and William C. Rempel, “Officials Reveal Bin Laden Plan,” Los Angeles Times, 18 mai 2002.
[11] Daniel Simpson, “British Moslem radicals urge Islamic fightback”, Reuters, 6 mars 1999
[12] Steve Zwick, “The Thinker”, in “The Many Faces of Islam,” Time Europe, 16 décembre 2002. http://www.time.com/time/europe/magazine/article/0,13005,901021216-397459,00.html
[13] Lisa Gardiner, “American Muslim leader urges faithful to spread Islam’s message,” San Ramon Valley Herald, July 4, 1998 http://www.danielpipes.org/394.pdf
[14] Art Moore, “Should Muslim Quran be USA’s top authority?” World-NetDaily.com, 1er mai 2003. http://www.worldnetdaily.com/news/article.asp?ARTICLE_ID=32341
[15] John Perazzo, “Hamas and Hizzoner,” FrontPageMagazine.com, 5 mars 2003. http://www.frontpagemag.com/Articles/ReadArticle.asp?ID=6473
[16] La liaison routière entre Dallas et Fort Worth forme l’axe d’une conurbation nommée Metroplex, composée de plus de trente municipalités jointives. Dallas compte près de 1,2 million d’habitants et Fort Worth plus de 500 000, mais avec les villes voisines, Metroplex totalise plus de cinq millions deux cent mille personnes. (NdT)
[17] The Dallas News blog, 17 décembre 2004
[18] Cité par Amir Taheri, Holy Terror: Inside the World of Islamic Terrorism (New York: Adler & Adler, 1987), 241-43.
[19] Cité par Amir Taheri, The Spirit of Allah: Khomeini and the Islamic Revolution (New York: Adler and Adler, 1986), 20, 45.
[20] Daniel Pipes, “Advancing U.S. National Interests Through Effective Counterterrorism,” Testimony presented to Secretary’s Open Forum, Department of State, January 30, 2002. http://www.danielpipes.org/article/428
[21] “O’Reilly Factor Flash,” August 5, 2004, http://www.billoreilly.com/pg/jsp/general/genericpage.jsp?pageID=368
[22] William Glaberson, “Defense in Terror Trial Paints a Rosier Picture of ‘Jihad,’” New York Times, 25 février 2005 http://www.nytimes.com/2005/02/25/nyregion/25sheik.html?ex=1267074000&en=6f1459fba8b0ab1a&ei=5088&partner=rssnyt
[23] Kathy Gannon, “Radical Islamic Group Growing in Asia,” Associated Press, 1er mai 2005
[24] Khalid A-H Ansari, “65% Pakistanis support Osama, says report”, Mid-Day, 27 mars 2004. http://web.mid-day.com/news/world/2004/march/79639.htm
[25] Voir notamment Bernard Lewis, “Les Assassins” (Éditions Complexe, mai 2001)

 

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Polémique autour du jihâd: confirmation anti-islam

 

Le monde musulman se sent agréssé par les paroles du Pape ? le monde musulman exige des excuses ?

Renvoyons donc au monde musulman à la véritée de sa "religion"...

Et parlons donc du mot et du sens "jihâd"....

Toujours dans une perspective d’accommodation de l’islam aux exigences de la modernité, il s’est nourri, ces dernières années, une polémique autour du sens à donner au terme jihâd. Tous s’entendent sur l’étymologie : jihâd dérive de la racine j .h .d et signifie « effort en une certaine direction ». Sans autre forme de procès, certains en déduisent que le sens primordial du mot serait « effort en vue du perfectionnement moral », d’autres allant jusqu’à conclure qu’il n’y a pas lieu de s’interroger sur le rapport du texte coranique à la violence ; chez l’un on lira que jihâd « ne comprend absolument pas la notion de sacralité de la guerre » (Ghaleb Bencheikh) ; chez un autre que cette même notion est « totalement étrangère à la mentalité musulmane » (Mohamed Talbi) ; chez un autre encore qu’elle n’a « aucune légitimité scripturaire » (Abdelwahab Meddeb) ; un dernier, enfin, signe un article intitulé « Aucune guerre n’est sainte en islam » ! (Malek Chebbel) ; cette polémique trouve sa raison d’être dans un triple manquement aux règles de la rigueur intellectuelle.

Tout d’abord , l’origine étymologique d’un mot ne suffit pas à rendre compte du sens pratique qu’il prend historiquement. Ensuite, commencer par évoquer l’effort en vue d’un perfectionnement moral pour définir le jihâd est un anachronisme. Enfin, le sens que revêt ce mot ne détermine pas à lui seul le rapport du Coran et de l’islam à la violence.

Avec le temps, le sens des mots évolue. C’est là une banalité de premier ordre ; dans un contexte culturel et historique particulier, un mot peut se figer sur un sens plus restreint que sa signification étymologique première,ou, à l’inverse la déborder complètement. Lorsqu’on dit d’une armée qu’elle a pacifiée un territoire, cela ne signifie pas qu’elle y ait fait œuvre que d’actions pacifiques. Pour ce qui est du jihâd, le sens étymologique est bien celui d’effort, mais le sens spécifique qu’il a pris historiquement en islam est d’abord lié aux prescriptions guerrières du Coran. Il n’y a là nul jugement de valeur, simplement un constat. C’est ensuite seulement que fut élaborée la notion d’un jihâd spirituel, ou « grand jihâd », mais pas avant le IXème siècle.

Avant d’en arriver là, revenons au VIIème siècle. Les conquêtes (futûh) font suite aux premières expéditions lancées par Muhammad, dont le succès est interprété comme un signe divin. Ces expéditions font l’objet de récits épiques : les maghâzi (expéditions guerrières) qui, avec le Coran, et les Hadîth , sont les textes musulmans les plus anciens. Y sont enregistrées les siyar (« conduites », pluriel de sîra), qui désignent les manières dont les premiers musulmans, au premier rang desquels Muhammad, se sont conduits, dans leur façon de mener les guerres de conquête et de décider du sort des populations conquises. C’est à la fin du VIIème siècle que sous le terme jihâd seront traités de façon juridique les procédés guerriers jusque-là enregistrés sous le terme siyar. Il y a là un changement de vocabulaire, mais le thème reste le même.

Et ce n’est donc qu’à partir du IXème siècle, dans le cadre de la mystique, que fut introduit et développé le thème du grand jihâd, conçu cette fois-ci comme un effort en vue d’un perfectionnement moral, une lutte intérieure contre les mauvais penchants, l’acceptation précédente de jihâd guerrier n’étant pas reniée mais requalifiée de « petit jihâd ». la création au IXème siècle de la notion de grand jihâd, ou jihâd majeur, est donc liée à l’avènement de la mystique musulmane, elle-même provenant de la fréquentation de la mystique chrétienne dont elle reprend certains aspects.

En outre, même si le terme jihâd avait désigné primordialement un effort en vue du perfectionnement moral, ce qui n’est donc pas le cas, la question des prescriptions violentes du Coran ne serait pas dissoute pour autant. Ces prescriptions emploient d’autres termes. Le vocable utilisé le plus souvent est celui de combat (qitâl). Le combat en question n’a rien d’abstrait, bien au contraire, puisque le verbe qâtala est une forme du verbe signifiant « tuer ». il s’agit d’un combat sans merci, à mort, jusqu’à la totale domination de l’islam sur le reste du monde. Alferd Morabia dresse la liste des verbes arabes utilisés. Ils signifient « combattre, tuer, razzier, attaquer, guerroyer, marquer de l’hostilité, frapper l’adversaire, partir en campagne ».

Notons à propos des versets coraniques exhortant au combat que le contexte de leur formation, selon l’histoire sainte musulmane elle-même, est bien celui d’une guerre offensive lancée par l’islam naissant contre ce qui est en dehors de lui. La réalité décrite par le Coran est celle de razzias et de batailles lancées contre les non-musulmans, au prétexte qu’ils ne sont pas musulmans, à l’occasion desquelles sont tués des hommes, sont enlevées des femmes et des enfants pour être réduits en esclavages et partagés en butin. Et il est assez indifférent, finalement, de savoir si les injonctions guerrières du Coran y sont inscrites sous le terme jihâd ou sous un autre, puisqu’elles y sont inscrites. Qu’importe le mot puisque l’idée s’y trouve.

Tiré de l’ouvrage collectif : Enquêtes sur l’Islam, co-dirigé par Anne-Marie Delcambre, Joseph Bosshard et alii, aux Editions Desclée de Brouwer.

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 14:46
DJIHAD ou JIHAD

 

Djihad signifie en arabe « effort vers un but déterminé ». L’expression complète est djihad fi sabil Allah, « effort sur le chemin de Dieu ». On a coutume, dans les langues européennes, de traduire djihad par « guerre sainte ». Il convient de bien en préciser le sens. Le djihad n’est pas une « guerre sainte » d’exécration et d’extermination, tel le herem biblique. Son but est de propager et/ou de défendre l’islam. Divers versets coraniques seraient à citer : ceux qui demandent de répandre l’islam par la persuasion ; ceux qui ordonnent de combattre pour repousser une attaque contre l’islam ; ceux qui ordonnent une offensive, mais hors des quatre mois sacrés ; ceux qui ordonnent le combat en tout temps. (Il faudrait tenir compte ici des « règles de l’abrogation », qui varient d’ailleurs selon les écoles.)

Rappelons d’abord la doctrine traditionnelle. L’islam est un universalisme. Sa propagation est un devoir pour la communauté musulmane. Il s’agit d’élargir toujours plus, jusqu’à la dimension du monde, la superficie des terres où seront reconnus « les droits de Dieu et les droits des hommes » prescrits par le Coran. Un appel (da‘wa) doit être adressé aux États qui ignorent l’islam ou le repoussent. S’ils se refusent à entendre cet appel, on peut alors (on doit, selon la plupart des auteurs) les attaquer les armes à la main. Ce n’est cependant pas le « crois ou meurs ». Les lois du djihad suivirent au cours des siècles les lois générales de la guerre. Il est même dit et redit que les non-combattants, femmes, enfants et moines, du moins s’ils ne prêchent pas la lutte, doivent être respectés. Les peuples vaincus, s’ils sont des croyants monothéistes « qui obéissent à un prophète », chrétiens, juifs, sabéens, mazdéens, peuvent ou se convertir à l’islam ou garder leur foi et leur organisation religieuse communautaire, à la seule condition de payer tribut. Ils deviennent en ce cas les « hôtes protégés » (dhimmi) de la communauté musulmane. Les non-croyants, eux, devraient ou se convertir ou être réduits en esclavage. Principe qui fut loin d’être partout et toujours appliqué.

L’obligation du djihad est une obligation religieuse qui ne cesse jamais. Mais il faut et il suffit qu’elle soit maintenue en un seul point des frontières musulmanes. Ce n’est donc pas une « obligation personnelle » (fard al-‘ayn), mais une obligation communautaire (ou « de suffisance », fard al-kifaya). Elle se transforme en « obligation personnelle » quand l’islam est attaqué et qu’est proclamée une mobilisation générale. Le djihad, comme toute guerre, serait de soi un mal (fasad). Mais, ayant pour fin de combattre un mal plus grand - l’impiété, la non-reconnaissance « des droits de Dieu et des droits des hommes » -, il devient un bien.

Quiconque entre en djihad doit le faire dans un esprit de total sacrifice de soi-même ; la participation au combat est dès lors un acte de « dévotion pure » (ikhlas). « Le djihad est le monachisme de l’islam », dit un hadith. Les combattants du djihad morts les armes à la main sont par excellence les « témoins » (shahid, pl. shuhada’). Ils sont assurés du salut éternel et entrent « sans retard » au paradis. « Ne crois surtout pas que ceux qui sont tués sur le chemin de Dieu sont morts ; ils sont vivants » (Coran, III, 149). Toute guerre, même à l’égard de non-musulmans, n’est pas djihad ; il y faut le motif directement religieux. Mais tout combattant d’une guerre juste est en un sens « témoin », et sera par participation shahid.

De nos jours, divers interprètes ont avancé que la lutte armée n’était que l’une des modalités du djihad. Il est même souhaitable, précisent-ils, qu’elle soit remplacée par l’apostolat et la propagande missionnaire, qui, elle, est indispensable. L’« effort sur le chemin de Dieu » reste obligation religieuse, mais peut et doit s’exercer aujourd’hui pacifiquement, par la persuasion, ainsi qu’y invitent plusieurs versets du Coran. Si toutefois un pays étranger ferme ses frontières aux apôtres de l’islam, le devoir de la lutte armée peut resurgir.

De nombreux auteurs spirituels, sunnites et shi‘ites, insistant sur le sens même du mot, enseignent que le premier « effort » est la lutte à exercer contre soi-même et ses passions, et contre tout mal moral au sein de la communauté. C’est là « le grand djihad (al-djihad al-kabir), la lutte armée contre les ennemis de l’extérieur n’étant que « le petit djihad » (al-djihad al-saghir). En comparaison de la « réforme des mœurs », dit Ghazzali dans l’Ihya’, la lutte armée est « comme un léger souffle de vent sur la mer agitée ».

 

Avec la montée de l’intégrisme dans le monde, ces jugements de musulmans tolérants sont vivement contestés dans les milieux islamistes radicaux. Un raidissement doctrinal est apparu d’abord, en 1979, dans l’univers shi‘ite, en Iran, avec l’instauration de la révolution islamique à l’initiative de l’ayatollah Khomeyni, puis dans le monde sunnite, avec l’établissement de la dictature islamiste au Soudan en 1989.

Mais c’est sans doute en Algérie que le djihad prend sa forme la plus aiguë dans les années 1990 : le Front islamique de salut, dissous par le pouvoir établi, puis le Groupe islamique armé s’en prennent aussi bien à des personnes d’origine européenne demeurées en terre d’islam qu’à des musulmans qu’ils jugent trop influencés par la culture occidentale.

Louis GARDET

© Encyclopædia Universalis


Le Jihad dans le coran et la tradition musulmane

Source : Géo-Islam

En Islam, la guerre fait partie de la religion : des chapitres du Coran (8, 9, 47, 48, etc) traitent de la guerre, du partage du butin (8 et 59). Les récits de la vie du prophète portent le nom significatif de “ maghâzi ”, récits de guerre : Mahomet aurait participé personnellement à au moins 80 combats. Pour les Musulmans, les conquêtes prodigieuses des VIIe et VIIIe siècles (futûhat) seraient la preuve de la vérité du message coranique.


Le Coran promet le paradis à ceux qui meurent au combat (S. 4, V. 74) : “ Qu’ils combattent donc dans le chemin de Dieu, ceux qui vendent la vie présente contre l’ultime. Et quiconque combat dans le chemin de Dieu, tué ou vainqueur, nous lui donnerons bientôt un énorme salaire ”.


Tout au long de l’histoire, cette affirmation est reprise par les commentateurs musulmans :


Al Bokhari (810-870)


“ Lorsque vous rencontrez l’ennemi, soyez endurants et sachez que le paradis est à l’ombre des sabres ”…


Al Tabarî (838-923)


Cet historien cite la lettre de Khalil ibn al-Walid, envoyée en 633 aux chefs perses, responsables de la surveillance des frontières : “ Devenez musulmans et soyez sauvés. Sinon, acceptez notre protection et payez la Gizya. Sinon, je viendrai contre vous avec des hommes qui aiment la mort autant que vous le vin ”. C’est dans le même état d’esprit que le GIA a envoyé au Président Jacques Chirac, en 1996, une lettre de menace et d’exhortation à la conversion...


Al Muttaki (1477-1567)


“ Le paradis est à l’ombre des épées… Un jour et une nuit de combat à la frontière valent mieux qu’un mois de jeûne et de prière… Les épées sont les clés du paradis… Chasse les juifs et les chrétiens de la péninsule arabique… ”


– Quelques versets appelant les Fidèles au jihad, guerre coraniquement légale contre les “ Mécréants et les Apostats ”  :


S. 2, V. 216


Le combat vous est prescrit et cependant vous l’avez en aversion. Peut-être avez-vous de l’aversion pour ce qui est un bien pour vous et de l’attirance pour ce qui est un mal pour vous. Dieu sait et vous ne savez pas.


S. 5, V 33.


Rien d’autre  : le paiement de ceux qui font la guerre contre Dieu et son messager et qui s’efforcent au désordre sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou qu’ils soient expulsés de la terre  : voilà pour eux l’ignominie ici bas  ; et au delà il y a pour eux un énorme châtiment.


S. 8, V. 17


Vous ne les avez pas tués (vos ennemis). C’est Dieu qui les a tués. Lorsque tu portes un coup, ce n’est pas toi qui le portes, mais Dieu qui éprouve ainsi les Croyants par une belle épreuve. Dieu entend et sait tout.


S. 8, V. 39


Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de luttes doctrinales (guerre civile, désordre civil) et qu’il n’y ait pas d’autre religion que celle de Dieu. S’ils cessent Dieu le verra.


S. 9, V. 5


Lorsque les mois sacrés seront expirés, tuez les infidèles partout où vous les trouverez. Faites-les prisonniers ! Assiégez-les ! Placez-leur des embuscades ! S’ils font amende honorable, célèbrent l’office de la prière et payent la dîme, laissez-les poursuivre leur chemin ! Dieu est clément et miséricordieux.


S. 9, V. 29.


Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu, au jour dernier, qui ne considèrent pas comme illicite ce que Dieu et son Prophète ont déclaré illicite, ainsi que ceux qui, parmi les gens des Ecritures, ne pratiquent pas la religion de la vérité, jusqu’à ce qu’ils paient, humiliés, et de leurs propres mains, le tribut.


S. 9, V. 41


Bondissez légers et lourds, et menez le combat avec vos biens et vos personnes, dans le chemin de Dieu. Cela est votre intérêt, si vous le comprenez.


S. 9, V. 111


Dieu a acheté aux Croyants leurs personnes et leurs biens contre le Paradis qui leur est réservé. Ils combattront au service de Dieu, tueront et seront tués. C’est là une promesse certaine dont Dieu s’est imposé la réalisation dans le Pentateuque, l’Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle dans ses engagements que Dieu !(...)


S. 9, V. 123


O Croyants ! Combattez les infidèles qui sont près de vous. Qu’ils trouvent en vous de la rudesse  ! Et sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent.


S. 47, V 4


Lors donc que vous rencontrez ceux qui mécroient, alors frappez aux cols. Puis quand vous avez dominé, alors serrez le garrot.


S. 47, V. 35


Ne faiblissez pas et ne demandez pas la paix quand vous êtes les plus forts et que Dieu est avec vous  ! Il ne vous privera pas des conséquences de vos oeuvres.


S. 8, V. 67


Aucun Prophète n’a pu faire de prisonniers sans avoir procédé à des massacres sur la terre. Vous recherchez les biens de ce monde alors que Dieu veut vous faire gagner le Paradis. Dieu est puissant et sage.


Le butin prélevé à l’issue du jihad  :


S. 8, V. 69


Disposez de ce qui est licite et bon dans le butin que vous avez fait. Craignez Dieu. Dieu est clément et miséricordieux.


S. 8, V. 41


Si vous croyez en Dieu et à ce que Nous avons révélé à Notre Serviteur le jour où a été faite la distinction et où les deux groupes se rencontrèrent, sachez que sur le moindre butin que vous aurez fait, un cinquième revient à Dieu, au Prophète, à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs. Dieu est tout-puissant.


“ Plus que les tactiques ou stratégies militaires, conclut le Général J. G. Salvan, c’est la submersion démographique (Coran S 2, V 223) et le conditionnement psychologique des guerriers, assurés du paradis s’ils tombaient au combat contre les Infidèles, qui assurèrent les victoires de l’islam du VIIème au XVIème siècles ”..., L’islam et la guerre, op. cit..


Alexandre del Valle est géopolitologue, auteur de nombreux articles et ouvrages dont "Le Totalitarisme Islamiste" et "Le Dilemme Turc" parus aux éditions des Syrtes.

L'Islam et la guerre
Source : Revue du mil

"Toute mystique dégénère en politique ", constatait lucidement Péguy il y a 90 ans. Il est donc indispensable de faire un bref rappel théologique sur l'Islam, pour comprendre les problèmes politiques qu'il nous pose et nous posera encore longtemps.

Paru dans la Revue du MIL, octobre 1998 ...

Mahomet, en langue arabe Muhammad ou Mohamed, fils d'Abdullâh et d'Aamina, naquit à la Mecque en 570. Cette époque est marquée à La Mecque et en Arabie par de terribles rivalités entre Chrétiens, Juifs et Polythéistes : en 523,des tribus juives des environs de la Mecque ont entièrement détruit le royaume chrétien du Yémen. En 610, Mahomet, qui connaissait assez bien l'Ancien Testament et superficiellement les Evangiles, surtout dans les versions apocryphes et gnostiques, déclara avoir reçu, par le truchement de l'ange Gabriel, la Révélation de la Parole de Dieu, qui lui aurait été transmise jusqu'à sa mort en 632. Cette parole de Dieu, versifiée pour faciliter la mémorisation et la psalmodie, forme le Coran. Pour une majorité des Musulmans, le Coran est la parole même de Dieu, incréée en Mohamed : on n'y peut rien ajouter, rien retrancher.

Initialement, l'audience de Mohamed à La Mecque fut limitée. Son message était alors spirituel et caritatif.

Manifestement, Mahomet, scandalisé par les querelles entre Juifs et Chrétiens, a voulu revenir à la vieille religion abrahamique (Sourate 2,versets 130 & 135 : « Et ils disent soyez juifs ou Nazaréens, vous serez sur la guidée. Dis : non, mais suivez en sincérité la religion d'Abraham ! Lui n'a pas été du nombre des faiseurs de dieux!"!"

En 622, Mahomet émigra à Yatrib, qui va devenir la ville du prophète (Médinat an Nabi), dont nous avons fait Médine. Là, sa prédication devint guerrière et manichéenne. De cette ville, il lança ses fidèles à l'assaut des caravanes, de La Mecque, du monde. Il fonda une religion séculière, à laquelle rien n'est étranger, reprenant le vieux concept totalitaire de Darius et des Perses, celui du calife, chef politique, militaire et religieux ,vicaire de Dieu (sourate 2,verset 30). Les Musulmans ne doivent obéir qu'à Dieu et aux dirigeants musulmans, Mohamed insiste à plusieurs reprises sur ce point (Sourate 60,versets 1 et 13).

La principale différence entre la plupart des religions et l'Islam, c'est donc que Mahomet fut le chef politique, militaire et religieux d'un groupe de fidèles qu'il chargea de conquérir le monde.

Si le Coran (« la Recitation ») est la principale source de la religion musulmane, les propos de Mahomet qui n'étaient pas explicitement une révélation ont été conservés, souvent par écrit : ils forment la Sunna (« tradition »), ou le Hadîth (« parole »), second texte sacré des Musulmans.

Dans le Coran, environ 70 versets traitent du statut de l'homme, de la femme, de l'esclave, du non-musulman, du mariage et du divorce, de l'héritage, de la justice, du gouvernement, du vêtement, des interdictions alimentaires etc.

Rien n'est donc plus étranger à l'Islam que le concept de laïcité, de séparation des pouvoirs politiques, judiciaires, militaires et religieux.

De plus, à partir de la sourate : "tous les Musulmans sont frères", l'Islam privilégie l a communauté islamique (Oumma al-islamiyya) et non pas l'individu : on est avant tout membre d'une famille, d'une tribu, d'un pays. Chaque membre d'une famille, d'un état est responsable de tout ce que font les autres. La responsabilité est donc d'abord collective, ce qui explique le problème des otages ou des attentats "aveugles". Le roi du Maroc était dans cette logique lorsqu'il internait la famille Oufkir...

Par ailleurs, le principe de non-contradiction n'existe pas dans le monde sémite, dont Mahomet est issu : deux propositions antagonistes peuvent être vraies dans des situations ou à des moments différents. Par exemple, dans la sourate II, versets 186 & 187 :"Et combattez dans le chemin de Dieu ceux qui vous combattent ,et ne transgressez pas. Dieu n'aime pas les transgresseurs. et tuez ceux-là, où que vous les rencontriez ; chassez-les d'où ils vous ont chassé : la persécution est plus grave que le meurtre ... Donc, s'ils vous combattent, tuez-les. Telle est la récompense des mécréants"; au verset 256:"pas de contrainte en religion" .Et dans la sourate III, verset 85 : "Et quiconque désire une religion autre que la soumission, de celui-là ce ne sera point reçu ! Et il sera dans l'au-delà, parmi les perdants." Dans la sourate V, verset 51,on lit : "Ne prenez pas pour amis les Juifs et les Nazaréens (chrétiens)",et au verset 69 : "Oui, ceux qui croient, et ceux qui sont devenus Juifs, et les Sabéens et les Chrétiens, quiconque croit en Dieu et au jour dernier et fait oeuvre bonne, pas de crainte pour eux, point ne seront affligés." . Trop souvent, les Occidentaux ne prêtent attention qu'aux versets les plus anodins...

De plus, seuls des Musulmans peuvent diriger des Musulmans, sauf cas de force majeure, et alors la duplicité est recommandée dans la sourate III, verset 28 : "Que les croyants ne prennent pas pour patrons des mécréants au lieu de croyants ! Quiconque le fait n'est en rien de Dieu, à moins que vous ne craigniez d'eux quelque crainte". Sourate 60, verset 9 : "Dieu vous empêche, à l'égard de ceux qui vous ont combattu pour la religion… de les prendre pour patrons".

Comme la dialectique marxiste, la théologie musulmane peut légitimer n'importe quoi, a posteriori, à partir d'un verset du Coran, ou d'un Hadith : c'est ainsi qu'on peut expliquer pourquoi le prophète avait neuf épouses, alors que la révélation obligeait à se limiter à quatre, etc…

Dans les années qui suivirent la mort de Mahomet, l'Islam provoqua un foisonnement intellectuel, jusqu'au XIIème et XIIIème siècles de notre ère. Les théologiens de l'Islam, schématiquement, se sont partagés en trois groupes opposés.

Pour la majorité d'entre eux, le Coran doit être pris à la lettre, toute recherche et réflexion personnelle doit être proscrite : ce fut la position d'El Ashari, de Ghazâlî (dcd 1111) : il écrivit "La réfutation des philosophes", condamnation sans appel d'Aristote et de tous ceux qui se réclamaient d'une démarche critique pour comprendre le Coran. Il fit admettre que toute recherche était close. Ce courant de pensée est prolongé par Ibn Taymiyya, le le plus strict représentant du courant hanbalite (dcd 1328), Mohamed ben abd el Wahhâb (1706-1791), fondateur de la secte wahhabite ultra-fondamentaliste, elle-même issue de l'école hanbalite, ou encore Hassan el Banna (1906-1949) fondateur des « Frères musulmans ». C'est la position des Saoudiens qui aujourd'hui subventionnent la formation des imams les plus retrogrades. Le résultat, ce fut la stagnation intellectuelle dès le XIIIème siècle : l'initiative ou « effort d'interprétation » (ijtihâd) fut bannie et le conformisme (taqlîd) prit la force du dogme. Le déclin politique islamique suivit très vite, dès que la supériorité militaire musulmane fut remise en question après les batailles de Lépante (1571) et de Vienne (1683).

Des rationalistes estiment que le Coran fut reçu par un homme d'une époque et d'une culture donnée, qu'il doit être interprété à la lumière de l'intelligence humaine et des connaissances actuelles. D'une façon générale les savants musulmans eurent plus de succès en Occident que chez eux. Les grandes figures de ce mouvement furent Avicennne (Ibn Sinna, 980-1037), Averroès (Abu ibn Ruchd, 1126-1198), Ibn Khaldoun (1312-1406). En avril 1978, un imam libanais, contemplant les matériels radioélectriques de ma jeep de commandement me déclara avec un grand geste : "Science inutile!". Pour lui, seule l'étude du Coran et des Hâdiths constituait la science utile…

Des mystiques musulmans enfin estiment que l'homme peut rencontrer Dieu dans une expérience personnelle. Ces mystiques, que l'on rencontre encore dans les confréries musulmanes (soufi, tidjani, sennoussi etc.) furent constamment persécutés et restent minoritaires. En particulier l'école mutazilite (VIIIème-XIIIème siècle), qui refusait le caractère incréé du Coran, affirmait que Dieu respecte la liberté humaine : son principal interprète, Hallâdj, fut crucifié en 922.

L'Islam et la guerre

La guerre fait partie de la religion : deux chapitres du Coran (sourates 47 & 48) traitent de la guerre, deux du partage du butin (8 & 59). Les récits de la vie du prophète portent le nom significatif de "maghâzi", récits de guerre (ou plus littéralement « récits de razzias ») : Mahomet aurait participé personnellement à 80 combats. Pour les Musulmans, les conquêtes prodigieuses des VIIème et VIIIème siècles (futûhat) seraient la preuve de la vérité du message coranique.

I1 y a plus de 100 versets qui incitent au combat dans le Coran. A l a Mecque, Mahomet utilisait le terme « djihad » qui peut prendre trois sens en arabe :

- d'abord l'ascèse spirituelle, pour vaincre le mal en soi et s'élever vers la sainteté,

-ensuite la lutte contre les non-croyants,

-enfin le combat contre les mauvais musulmans, acception la plus développée et commentée par les écoles juridiques musulmanes.

Notons en passant que les Musulmans, comme les fidèles d'autres religions, n'hésitent pas à transgresser les prescriptions coraniques. La sourate II, verset 95, promet l'enfer à quiconque tue intentionnellement un Musulman : lors des conflits entre l'Irak et Iran ou le Koweït, des Musulmans de deux camps se sont entretués, comme ils le font toujours en Algérie. Dans une religion sans autorité spirituelle suprême, il est facile de transformer un ennemi ou un rival en mauvais musulman : ce fut le sort du propre gendre du prophète, Ali, comme du troisième calife, Othman, comme celui de bien des mystiques, mutazilite ou soufi.

A partir de Médine, Mahomet utilise le terme "qital", la guerre où l'on tue, la tuerie. Plusieurs préceptes méritent d'être médités, en particulier dans la sourate 47;

-verset 4 : "Lors donc que vous rencontrez ceux qui mécroient, alors, frappez aux cols. Puis quand vous les avez dominés, alors serrez le garrot."

-verset 35 : "ne faiblissez pas, donc, appelez à la paix quand vous avez le dessus. Dieu est avec vous".

Dans la sourate 5, verset 33 : "Rien d'autre : le paiement de ceux qui font la guerre contre Dieu et son messager et qui s'efforcent au désordre sur la terre, c'est qu'ils soient tués, ou crucifiés, ou que leur soit coupée la main et la jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés de la terre : voilà pour eux l'ignominie ici bas ; et au delà il y a pour eux un énorme châtiment".

Enfin dans la sourate 9, verset 29 : "Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu, ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce que Dieu et son messager ont interdit, et ceux des gens du Livre qui ne se donnent pas comme religion la religion de vérité, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation sur le revenu des mains ; et qu'ils se fassent petits."

Cela dit, les dirigeants musulmans au cours de l'histoire ont appliqué les enseignements les plus rudes du prophète. Plus que par des tactiques ou stratégies militaires, c'est la submersion démographique (S2, v223) et le conditionnement psychologique des guerriers, assurés du paradis s'ils tombaient au combat contre les infidèles, qui assurèrent les victoires musulmanes du VIIème au XVIème siècles.

Le Coran promet le paradis à ceux qui meurent au combat (S4,v 74) : "Qu'ils combattent donc dans le chemin de Dieu, ceux qui vendent la vie présente contre l'ultime. Et quiconque combat dans le chemin de Dieu, tué ou vainqueur, nous lui donnerons bientôt un énorme salaire." Tout au long de l'Histoire, cette affirmation est reprise par les commentateurs musulmans.

Al Bokhari (810-870)

..."Lorsque vous rencontrez l'ennemi, soyez endurants et sachez que le paradis est à l'ombre des sabres."…

Al Tabarî (838-923)

Cet historien cite la lettre de Khalil ibn al-Walid, envoyée en 633 aux chefs perses, responsables de la surveillance des frontières : « Devenez musulmans et soyez sauvés. Sinon, acceptez notre protection et payez la Giziya. Sinon, je viendrai contre vous avec des hommes qui aiment la mort autant que vous le vin ».

Al Muttaki (1477-1567)

"Le paradis est à l'ombre des épées… Un jour et une nuit de combat à la frontière valent mieux qu'un mois de jeûne et de prière... Les épées sont les clés du paradis... Chasse les juifs et les chrétiens de la péninsule arabique..."

L'islam et les autres religions

Le Coran institue une triple inégalité : l'inégalité entre homme et femme, croyant et incroyant, maître et esclave.

Quoiqu'en prétendent certains Musulmans, le Coran prône la subordination de la femme à l'homme. Dans la sourate IV, v34 : "Les hommes sont les directeurs pour les femmes, à cause de l'excellence qu'entre eux Dieu accorde aux uns sur les autres, ainsi que de la dépense qu'ils font de leur bien... Et quant à celles dont vous craignez l'infidélité, exhortez-les, abandonnez-les dans leurs lits et battez-les". Au verset 12 de la même sourate, à propos de l'héritage : "Voici ce que Dieu vous enjoint au sujet de vos enfants : au garçon, une part comme celle de deux filles."."

Comme rappelé plus haut, le non-musulman ne peut ni diriger des Musulmans, ni épouser une Musulmane, ni témoigner en justice contre un Musulman. Dans beaucoup de pays musulmans, le non-musulman ne peut pas posséder de terre ou d'entreprises. I1 doit payer un impôt spécial, la "giziya".

L'esclavage est admis par le Coran. Des règles très strictes sont imposées pour protéger l'esclave musulman et faciliter sa libération. L'esclavage des Arabes est proscrit par un hâdith rapporté par Sarakhsi. En revanche, rien ne s'oppose à l'esclavage des non-musulmans. Et du VIIème au XIXème siècles, les trafiquants musulmans furent les spécialistes de la capture et de la vente d'esclaves, particulièrement en Afrique.

La crainte de l'esclavage, le refus de payer un impôt supplémentaire expliquent les conquêtes foudroyantes des musulmans qui restent un des rares colonisateur à avoir réussi.

Notons que les Juifs et les Chrétiens sont rejetés à plusieurs reprises dans le Coran: Sourate 5 verset 151, Sourate 9 verset 30.

Les Chrétiens sont rejetés dans la Sourate 5, verset 17. Le Coran refuse l'Incarnation (sourate 2,verset 116, sourate 5 verset 72 & 75). Jésus n'est pas Dieu, c'est un prophète, un simple messager de Dieu (S5,v 17).

Le refus de la Trinité apparaît dans la sourate 4, verset 171, et la sourate 5, versets 75 & 116 : "Et quand Dieu dira' O Jésus fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens : prenez-moi, ainsi que ma mère pour deux divinités en dehors de Dieu ?"

C'est d'ailleurs à propos de ce verset qu'il faut poser la question du sérieux de la révélation reçue par Mahomet : dans aucune religion chrétienne la Trinité n'a inclus la Vierge Marie. De même, Mahomet prétend les Juifs et les Chrétiens en désaccord sur la place d'Abraham: "O gens du Livre, pourquoi vous disputez-vous au sujet d'Abraham, alors que la Thora et l'Evangile ne sont descendus qu'après lui ?".

Le Coran nie la crucifixion du Christ, historiquement attestée (sourate 4, versets 156 & 157) : "tout est venu de leur mécréance et de leur parole contre Marie -énorme calomnie- et de leur parole' nous avons vraiment tué le Christ' ; Jésus le fils de Marie, le messager de Dieu! ... Or ils ne l'ont tué ni crucifié, mais on leur a apporté quelque chose de ressemblant !"

De plus, dans la sourate 19, verset 28, Mahomet paraît confondre Marie, la mère de Jésus, avec la soeur d'Aaron et de Moïse...

Conclusion

Actuellement, les Islamistes ont forgé à partir du message prêché à Médine une idéologie qui :

- élimine le message "mecquois » de tolérance et de bonté ;

- récuse la laïcité, et en particulier la séparation des domaines religieux, politiques et judiciaire ;

- prône le partage des richesse du Nord développé et des états pétroliers avec les pauvres du Sud ;

- remet en cause les frontières existantes : il ne devrait exister qu'une limite provisoire entre les domaines des croyants et des incroyants ;

- légitime la violence pour parvenir à ses fins.

Notons le rôle très ambigu de l'Arabie saoudite, qui finance la propagation de la théologie musulmane la plus rétrograde par la "Rabitat", grâce au pactole pétrolier.

Il me faut citer trois déclarations très caractéristiques, auxquelles les dirigeants français se sont refusé à donner la moindre publicité :

-"Le Coran fait interdiction absolue à un Musulman d'accepter la souveraineté d'un non-Musulman en terre d'Islam. Il n'y a, à ce principe, aucune exception, ni à Jérusalem, ni au Caire, ni à Beyrouth, et pas même à Madrid ou peut-être demain à Paris. »

(Cheikh Samir Bou Assad, les Cahiers de l'Ouest, n° 7, 3° trimestre 1987, Paris)

Dans "Le paradoxe de Roubaix", de Philippe Azziz, Plon,1995, p.89 et 90, voici les propos de Mohamed Sabaoui : "Si les lois de la République ne sont pas conformes aux lois coraniques, elles ne devraient pas être imposées aux Musulmans. Ces derniers ne devraient être gouvernés que selon la charia, la loi de Dieu ...qui est la meilleure du monde. Ils pourront avoir un territoire ou quelques villes ou ils pourront appliquer sans entrave les préceptes du Coran…

- Donc des enclaves qui échapperont à la loi commune?

- Oui.

- Et où situez-vous ces enclaves?

- Dans le Nord, c'est tout trouvé. Ce sera Roubaix, qui est déjà majoritairement musulman... Si tous les Musulmans optent, lors des prochaines municipales, pour un vote islamique, le prochain maire pourra être un Musulman. Après négociation avec l'Etat et la religion, il pourra déclarer Roubaix enclave musulmane libre et imposera progressivement la charia à l'ensemble des habitants.

Et que ferez-vous des Roubaisiens non-musulmans ?

…La législation islamique a prévu ce cas : la minorité chrétienne aura un statut de Dhimmis. Ce seront des citoyens non pas de seconde zone, mais à part, et ils auront toute latitude pour racheter leur liberté et leurs droits grâce à un impôt Spécial. En outre , nous ferons tout pour les amener dans le giron de l'Islam en utilisant non point la violence mais la persuasion...Nous sommes déjà en train, moi et mes camarades, à l'Université de Lille, de mettre sur pied des brigades de la foi qui seront chargées de convertir les Roubaisiens chrétiens ou juifs ».

Dans un numéro de la revue "Politique internationale" paru durant l'hiver 96-97, le mollah Mohammad Omar, chef suprême des Talibans afghans, déclarait : "Nous devons purifier nos sociétés musulmanes avant de nous préoccuper du reste du monde, pour détourner celui-ci du chemin de Satan et lui faire regarder la vérité en face. L'événement le plus marquant de l'époque actuelle, ce n'est pas l'invention de l'ordinateur ou d'autres machines tout aussi absurdes, mais le renouveau de l'Islam et de sa mission : sauver le monde de l'ignorance, et civiliser une humanité qui est retournée à l'état sauvage...

De par sa nature même, la femme est un être faible et vulnérable à la tentation. Si on la laisse sortir de chez elle hors de la surveillance de son père, de son frère, de son mari ou de son oncle, elle aura vite fait de se laisser entraîner dans la voie du péché ...comme le montre l'expérience des pays occidentaux, c'est le premier pas vers la prostitution." Et à propos des mutilations prévues par la charia : "Un homme amputé d'un doigt ou d'un bras ...s'est acquitté de sa dette envers la société et peut immédiatement retourner travailler pour nourrir sa famille."

Cela dit, beaucoup de Musulmans sont actuellement très mal dans leur peau. Les théologies selon lesquelles le Coran doit être pris à la lettre résistent mal aux chocs, des techniques, des théories scientifiques et des média occidentaux. Aujourd'hui, la plupart des Musulmans sont atteints de strabisme divergent : ils gardent un oeil vers la Mecque, mais l'autre est tourné vers New-York ou Paris. Il leur faudra rapidement choisir entre la logique du Coran et celle de l'ordinateur ....

Si les dirigeants occidentaux et français se décidaient à appliquer les lois qui existent, si les groupes de pression tiers-mondiste et antiracistes cessaient de prôner une France multiculturelle, l'ouverture de nos frontières sans contrôle, et de donner des espoirs fallacieux aux Musulmans les plus rétrogrades, les Musulmans raisonnables et modérés, qui sont majoritaires, ne demanderaient qu'à vivre pacifiquement chez nous ou au Maghreb qui dispose de tous les atouts pour un développement durable...

Général (CR) J.G.Salvan,10 juin 1997

Bibliographie :

Coran : pour éviter toute accusation d'avoir trahi le sens des versets cités, j'ai utilisé la traduction du Coran, effectuée par Monsieur Hamidullah, Musulman, pour le Club Français du Livre, publiée en 1959. A mon sens, cette traduction atténue la brutalité de plusieurs versets.


Alexandre del Valle est géopolitologue, auteur de nombreux articles et ouvrages dont "Le Totalitarisme Islamiste" et "Le Dilemme Turc" parus aux éditions des Syrtes.
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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 07:22

Le Socialisme islamique est un terme inventé par différents penseurs et dirigeants musulmans pour répondre à la demande d’une forme plus spirituelle de socialisme. Les Musulmans socialistes estiment que les enseignements du Coran et de Mahomet sont compatibles avec les principes d'égalité et de la redistribution des richesses. De plus, pour eux, l’islam s’oppose aux libéralismes économiques et impose une gestion socialiste de l’économie.

Certains érudits musulmans déclarent orthodoxes différentes pratiques socialistes, telle que la confiscation de biens privés pour répondre à l’impératif de la maslaha, c’est-à-dire de la préservation de l’intérêt général de la communauté.

Histoire du socialisme islamique

Pour les partisans du socialisme islamique, celui-ci remonte directement aux enseignements du Coran et à la pratique du Prophète et de ses compagnons. Dans ce courant de pensée, la figure du compagnon du Prophète Abu Dharr occupe une place privilégiée.

A l’époque contemporaine, la première expérience islamique du socialisme a été établie au cours de la Révolution russe de 1917 dans le cadre du mouvement Wäisi, supporters du gouvernement soviétique. Le Comité des musulmans socialistes Kazan a aussi été actif à ce moment-là aussi. Sultan Galiev joua un rôle déterminant dans cette action mais celui-ci fut éliminé par la suite par Staline.

Plus tard, le penseur indo-pakistanais Muhammad Iqbal développa ce thème du socialisme islamique.

Dans les années 1950-1960, certains penseurs des Frères musulmans développèrent l’idée d’un socialisme islamique tels que les égyptiens Sayyid Qutb dans ses ouvrages comme "La justice sociale en islam" (1949) et "Le combat de l’islam et du capitalisme" (1951), le cheikh Mohammed al-Ghazali, Abdelkader al-Awda ou le syrien Moustapha Siba’i dans son ouvrage "Le socialisme de l’islam" (1959).

Dans cet ouvrage, Mustapha Siba’i expliquait : "Le socialisme n’est pas une mode qui passera, c’est une tendance humaine qui s’exprime dans les enseignements des Prophètes, dans les réformes des Justes, depuis les premiers siècles de l’histoire. Les peuples du monde présent – surtout les peuples en retard – cherchent à le réaliser effectivement afin de se libérer des sédiments d’injustice sociale et d’inégalités de classe. […] Le but du socialisme, toujours, dans toutes ses écoles, a consisté à empêcher l’individu d’exploiter les capitaux des riches sur le dos des masses humiliées et brutalisées, à confier à l’Etat la surveillance et le contrôle de l’activité économique individuelle, à réaliser enfin la solidarité sociale entre les citoyens de manière à effacer l’indigence, la frustration, l’inégalité excessive des fortunes".


Faisant rééditer et diffuser ses ouvrages, Mouammar Kadafi s’est réclamé de l'idéologie du "socialisme islamique". De même, le président pakistanais Zulfikar Alî Bhutto ou l’algérien Houari Boumediene se sont réclamés du socialisme islamique.

L’islamo-marxisme

Islamo-marxisme est un terme qui a été utilisé pour décrire le penseur iranien Ali Shariati. Il est également parfois utilisé dans des discussions sur la révolution iranienne de 1979, y compris des partis comme l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien (OMPI).


 

COMPRENDRE L'ISLAM

Compte rendu du dîner-débat du 16 février 2008 avec Jean-Jacques Walter.

Lumières Landaises n° 67.

 

Une des règles de la civilisation judéo-chrétienne est que la loi est au dessus du pouvoir. La plus ancienne manifestation, c'est David qui séduit Bethsabée, la femme de Urie le Hititte. Quand David apprend que Bethsabée est enceinte, il ne sait pas expliquer çà à Urie, et fait tuer ce dernier pour n’avoir pas de compte à rendre. David  est puni par dieu, parce que tout roi qu'il est, il n'a pas le droit de tuer son voisin pour prendre sa femme: la loi est au dessus du roi. Dans l'Ancien Testament, cette histoire est présentée comme exemplaire, mais en fait, il a fallu 3000 ans pour que ce principe s'intègre aux sociétés chrétiennes. Il y a seulement deux siècles, il y avait un principe de droit en France, "Rex a legibus solutus est", c’est-à-dire celui qui fait la loi est au dessus de la loi.  Il y a dix ans, je me souviens d'une discussion avec un conseiller d'État. Il me disait, "oui, bien sûr, l'État est un sujet de droit comme les autres, mais il se trouve une marche au dessus". C'est exactement la réflexion d'Orwell : "tous les hommes sont égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres".

Il a fallu deux mille ans pour que le principe d'égalité soit adopté par toute la société.

Quand on analyse les sociétés mises en forme par une idéologie, il est important de bien voir l'idéologie, parce que c'est elle qui s'impose à la longue, et qui finit par changer la société. Ceci vaut pour l'islam. Ce qui est important, c'est son idéologie et non pas la manière dont elle est incarnée dans différents pays. Les guerres entre la France et l'Islam en sont un exemple. On parle toujours de Poitiers: "les musulmans ont été battus à Poitiers et ils sont partis". On compare ainsi plus ou moins consciemment à d'autres batailles, par exemple la bataille de Vouillé, en 507 : Clovis a battu les Wisigoths et l'Aquitaine est devenue française. Ce n’est pas du tout cela qui s'est passé avec l'Islam.

Les musulmans sont entrés en 714 dans ce qui était la France à l'époque. Ils se sont emparés de Narbonne, qui est devenue leur base pour les 40 années suivantes, et ont pratiqué des razzias méthodiques. Ils ont ravagé le Languedoc de 714 à 725, détruit Nîmes en 725 et ravagé la rive droite du Rhône jusqu’à Sens.

En 721, une armée musulmane de 100.000 soldats mit le siège devant Toulouse, défendue par Eudes, le duc d’Aquitaine. Charles Martel envoya des troupes pour aider Eudes. Après six mois de siège, ce dernier fit une sortie et écrasa l’armée musulmane qui se replia en désordre sur l’Espagne et perdit 80.000 soldats dans la campagne. On parle peu de la bataille de Toulouse parce qu’Eudes était mérovingien. Les capétiens étaient en train de devenir rois de France et n'avaient pas envie de reconnaître une victoire mérovingienne.

Les musulmans ont conclu qu’il était dangereux d'attaquer la France en contournant les Pyrénées par l’est, et ils ont mené leurs nouvelles attaques en passant à l’Ouest des Pyrénées. 15.000 cavaliers musulmans ont pris et détruit Bordeaux, puis les Pays de la Loire, mis le siège devant Poitiers, et ont finalement été arrêtés par Charles Martel et Eudes à vingt kilomètres au nord de Poitiers, en 732. Les musulmans survivants se sont dispersés en petites bandes et ont continués à ravager l’Aquitaine. De nouveaux soldats les rejoignaient de temps en temps pour participer aux pillages. Ces bandes n’ont finalement été éliminées qu’en 808, par Charlemagne.

Les ravages à l’Est ont continué jusqu’à ce qu’en 737 Charles Martel descende au sud avec une armée puissante, et reprenne successivement Avignon, Nîmes, Maguelone, Agde, Béziers et mettent le siège devant Narbonne. Une attaque des Saxons sur le nord de la France a obligé Charles Martel à quitter la région. En 759 enfin, Pépin le Bref reprit Narbonne et écrasa définitivement les envahisseurs.

Ces derniers se dispersèrent en petites bandes, comme à l’Ouest, et continuèrent à ravager le pays, notamment en déportant les hommes pour en faire des esclaves castrés, et les femmes pour les introduire dans les harems d’Afrique du Nord, où elles étaient utilisées pour engendrer des musulmans. La place forte des bandes se situait à Fraxinetum, l’actuelle La Garde-Freinet. Une zone d’environ 10.000 kilomètres carrés, dans les Maures, fut totalement dépeuplée.

En 972, les bandes musulmanes capturèrent Mayeul, Abbé de Cluny, sur la route du Mont Genève. Le retentissement fut immense. Guillaume II, comte de Provence, passa 9 ans à faire une sorte de campagne électorale pour motiver tous les Provençaux, puis, à partir de 983, chassa méthodiquement toutes les bandes musulmanes, petites ou grandes. En 990, les dernières furent détruites. Elles avaient ravagé la France pendant deux siècles.

La pression musulmane ne cessa pas pour autant. Elle s’exerça pendant les 250 années suivantes par des razzias effectuées à partir de la mer. Les hommes capturés étaient emmenés dans des camps de castration en Corse, puis déportés dans les bagnes du Dâr al islam, et les femmes d’âge nubile dans les harems. Les repaires des pirates musulmans se trouvaient en Corse, Sardaigne, Sicile, sur les côtes d’Espagne et celles de l’Afrique du Nord. Toulon a été totalement détruite en 1178 et 1197, les populations massacrées ou déportées, la ville laissée déserte.

Finalement, les musulmans ayant été expulsés de Corse, Sicile, Sardaigne, du sud de l’Italie et de la partie nord de l’Espagne, les attaques sur les terres françaises cessèrent mais elles continuèrent sur mer. Ce n’est qu’en 1830, que la France, exaspérée par ces exactions, se décida à aller en Algérie détruire définitivement les dernières bases des pirates musulmans.

Ce qu'il y a de frappant, c'est qu'entre 714, la première entrée, et 1830, l'écrasement définitif des pirates barbaresques, il s'est écoulé plus d'un millénaire. Or aucune organisation politique ne dure un millénaire. Comment donc cette guerre interminable a-t-elle été maintenue active si longtemps ?

Le principe actif de cette guerre est le même que celui de la guerre soutenue par les Espagnols chez eux, et qui a duré aussi plus de mille ans : c'est l'idéologie. Seule une idéologie est assez durable pour produire, siècle après siècle, ce genre de guerre inexpiable. Voilà la raison pour laquelle, si on veut comprendre l'Islam, il faut étudier son idéologie et non pas faire une étude quasi ethnologique des différentes variétés d'Islam. Je dis bien idéologie, car pour les docteurs musulmans, l'Islam, c'est Dîn, Dunya, Daoula,  religion, société, État. Khomeiny disait que 90% des règles islamiques concernent la société civile et que dans une bibliothèque islamique, 90% des livres concernent la société et l'État et 10% seulement la morale privée et les rapports à Dieu. Ce qui fait problème dans l'Islam, ce n'est pas la religion, c'est la partie civile de l’idéologie.

L'Islam est fondé sur la même structure que les machines totalitaires politiques. Les plus connues sont les socialismes totaux du 20ème siècle, mais si l'on reprend l'histoire profonde, les dynasties d’Akkad, la Chine ancienne, les Incas etc. étaient des machines totalitaires qui ont un certain nombre d'éléments communs avec l'Islam. Pour montrer ces éléments il suffit de comparer les traits principaux des socialismes totaux et de l’Islam.

L'islam, comme le socialisme soviétique, est fondé sur une double base : d'une part le fondement idéologique, et d'autre part l'imposition de cette idéologie par la force armée. La combinaison des deux est caractéristique. Le plus ancien personnage qui en ait parlé est Sima Qian, un des plus grands intellectuels de Chine, un historien, qui était aussi premier ministre. Comme intellectuel et comme premier ministre, il connaissait parfaitement un système fondé à la fois sur l'idéologie et sur la violence. Dans sa lettre à Jen An, qui date de 91 av JC, il explique que dans un tel système il n'y a que deux solutions :

- la mort physique : on s'oppose et dans ce cas là on est tué

- la mort spirituelle : on fait semblant de croire à l'idéologie, et dans ce cas là on met un masque. Mais "le masque colle au visage", selon les mots de Sima Qian. Le masque devient votre visage et vous devenez ce que vous ne vouliez pas être. Cela prend quelques années ou quelques générations, mais cela arrive toujours.

Ainsi, d’après Sima Qian, dans un système fondé à la fois sur la force et l'idéologie il n'y a le choix qu'entre la mort physique et la mort spirituelle.

C'est exactement la structure de l'Islam fondé à la fois sur l'idéologie et sur l’usage de la force armée. J'ai déjà parlé de la violence extérieure. S'y ajoute la violence intérieure, qui s'exerce sur les dhimmis. Les dhimmis sont des peuples qui ont été conquis par les armées musulmanes, qui perdent la totalité de leurs droits politiques et la majeure partie de leurs droits civils et qui deviennent des étrangers dans leur propre pays. Ils sont amenés à l'extinction par une combinaison de méthodes.

Pendant toute l'antiquité, jusque dans la deuxième moitié du 19ème siècle, il y avait des fluctuations de population qui étaient dues soit aux famines, soit aux épidémies, soit aux guerres. Après chaque dépression, la population remontait jusqu'à son niveau d'équilibre, c'est-à-dire le maximum de gens qui pouvaient vivre sur le pays compte tenu des techniques agricoles disponibles. Les musulmans ont construit des villes nouvelles, Oran, Cordoue, Le Caire, etc. en massacrant ou déportant les populations locales et les peuplant d’Arabes en provenance soit du  Hedjaz soit de la Syrie. Ces immigrants étaient au début peu nombreux. En Afrique du Nord il y avait 5 millions de Berbères. Environ 200.000 arabo-musulmans ont été introduits et installés dans des zones dépeuplées à cet effet. Ils ont fait une croissance démographique jusqu’au maximum permis par la production agricole des zones occupées, et ont ensuite découpé le pays restant en petites tranches, l’une après l’autre dépeuplées et offerte à l’expansion des arabo-musulmans. Ces zones successives étaient chaque fois assez petites pour ne pas provoquer une révolte générale, mais suffisantes pour que les arabo-musulmans ne soient jamais en équilibre démographique, et puissent continuer leur croissance.

A côté des massacres localisés pour envahir de nouvelles zones, il y avait une dénatalité délibérément provoquée chez les non musulmans. Ceux-ci, les dhimmis devaient porter un rond jaune sur des vêtements sombres. Ils ne pouvaient utiliser que des ânes, montures viles, les chameaux et les chevaux, montures nobles, étant réservés aux musulmans. Les ânes ne pouvaient être montés qu'avec un bât et non une selle, à la campagne, et non en ville. Les maisons des dhimmis devaient être de dimension plus modeste que celles des musulmans. Beaucoup d’autres dispositions de même sorte détruisaient la dignité des dhimmis et amoindrissaient leur confiance en eux, d’où une chute de leur natalité et leur disparition progressive.

La dénatalité, les massacres et les conversions sous contrainte ont été les moyens qui ont peu à peu provoqué chez les pays envahis ce que Bat Ye'or appelle une inversion démographique. Il y avait 200 000 musulmans pour 5 millions de Berbères au début de l’invasion musulmane. Au bout de 8 guerres, et de trois siècles d’application de ces méthodes, il restait en Tunisie 1% de Berbères, en Algérie 10% qui ont été refoulés en Kabylie, au Maroc, environ 35 à 40% qui ont été refoulés dans l'Atlas et dans le Rif, chaque fois des terres montagneuse infertiles.

C'est un phénomène général. C'est ainsi que la Turquie, peuplée initialement de 100% de chrétiens, était passée à 30% en 1900 et à 0,2% aujourd'hui.

Ces méthodes obligent les habitants des pays envahis soit à devenir musulmans, soit à disparaître. De plus, dans les populations musulmanes elles mêmes, l'idéologie impose un certain type de société.

Le premier principe islamique est le primat du collectif, ou l'Ouma. Dans ce mot, le radical oum signifie la mère et l'ouma signifie que les musulmans doivent être vis-vis de l'Islam comme les enfants vis-à-vis de leur mère. Le primat du collectif est l'inverse de ce qui se passe dans nos sociétés d'aujourd'hui. Notre conception est que la société est au service de chaque personne pour l'aider à se développer. La conception collectiviste est que chaque personne est au service de la collectivité pour asseoir sa puissance. C'est un des éléments communs entre le socialisme total et l'Islam.

Le deuxième principe est le fondement de la morale. Un dissident russe disait : ce qui est moral, c'est ce que le pouvoir déclare bon au moment présent (cela changera peut-être demain, et la morale changera demain). Islam veut dire "soumission" et musulman "personne soumise". Beaucoup d'intellectuels musulmans vous diront qu'il s'agit seulement de la soumission à Dieu. Mais si vous lisez le Coran, vous verrez qu'il est dit une vingtaine de fois "obéissez à Dieu, obéissez au prophète" et une fois "obéissez au prophète" (sans ajouter à Dieu). Mais il n'y a pas de verset où il est dit seulement "obéissez à Dieu". Une autre fois il est dit "obéissez à Dieu, au prophète, et à ceux qui ont autorité", c'est-à-dire au calife et à ses représentants. Le calife est le lieutenant d’Allah, il faut lui obéir, ainsi qu’à ses représentants, comme à Allah lui même. La soumission, c'est la base de la morale musulmane et c'est aussi un élément commun entre tous les systèmes totalitaires.

Un autre principe encore est la lutte contre tout ce qui développe le moi. Un des premiers éléments qui développent le moi, c'est l'affectivité. Vous connaissez certaines des règles du statut féminin islamique, en particulier la polygamie. Un homme peut avoir quatre femmes mais une femme ne peut pas avoir quatre maris. Il n'y a pas que cela. Un homme peut avoir toutes les concubines qu'il veut, pour autant que ce ne soient pas les femmes d'un autre musulman. Une femme, si elle a un concubin, peu importe qu'il soit musulman ou pas, est tuée par lapidation. Dans un tribunal, il faut deux femmes pour avoir le même poids qu'un homme. En héritage, la femme n'a qu'une demie part. Le mari peut répudier sa femme mais la femme ne peut répudier son mari.

L'idéologie musulmane est fondée sur le Coran, et sur les hadiths, les paroles ou les actes de Mahomet. Il y en a un million et demi. Il aurait fallu 600 ans pour qu'il les énonce. Tout le monde sait bien, musulmans compris, que la plupart des hadiths sont apocryphes. Il y a cependant six recueils, contenant au total 20 000 hadiths, tenus pour assurément authentiques. Parmi ceux là il y en a un, celui de Boukhari, qui est tenu pour particulièrement sûr. Le Coran et le recueil de Boukhari sont les deux seuls livres sur lequel un musulman peut poser la main pour prêter serment.

Dans ce recueil Mahomet explique : "vous savez que les femmes ont un demi témoignage devant un tribunal, eh bien c'est à cause de l'infériorité de leur intelligence". Il dit qu'il a eu la vision de l'enfer. Il y avait surtout des femmes. Il dit aussi qu'il y a eu dans l’histoire des hommes parfaits, mais pas de femmes parfaites. Ou encore, en reprenant l'histoire de la Bible selon laquelle Eve aurait été faite avec une côte d'Adam, "la femme est faite à partir d’une côte, elle est tordue comme une côte, si vous essayez de la redresser, vous la cassez, alors laissez là être tordue et jouissez en comme d'une tordue". La conclusion c'est la définition sunnite du mariage "le mariage c'est le contrat par lequel on acquiert les organes génitaux d'une femme dans l'intention d'en jouir".

Dans une pareille idéologie, il est difficile de respecter une femme et de construire un amour conjugal. Cela peut arriver de temps en temps parce que les hommes ne sont pas toujours complètement soumis à l'idéologie, mais il y a une massive pression sociale pour l'empêcher. Cette destruction de l’affectivité et du respect dans la relation conjugale est un destructeur du moi, pour l’homme comme pour la femme.

Dans les socialismes totaux, la destruction de l’affectivité était obtenue par la culture de la dénonciation. N'importe qui pouvait dénoncer n'importe qui. Vous ne pouviez avoir confiance ni dans votre conjoint, ni dans vos parents, ni dans vos enfants, ni dans vos amis. Les socialistes soviétiques avaient fait un héros de Pavel Morozof, un gamin de 14 ans qui avait dénoncé son père parce qu'il protégeait des koulaks condamnés à mort. Le père est mort au Goulag. Encore aujourd'hui, à Moscou, le lieu de réunion des komsomols s'appelle le palais Morozof. Ces dénonciations mutuelles forment un système qui détruit toute confiance mutuelle, ce qui entraîne la mort de l'affectivité.

Cette lutte contre l’affectivité a été complétée, dans les débuts du socialisme soviétique, par une attaque contre le mariage - qui n'a pas duré très longtemps mais qui a été extrêmement forte. Dans les appartements construits dans les années 1920 il n'y avait pas de cuisine de façon que les gens soient contraints de prendre leurs repas en commun. En fait ils préféraient utiliser des réchauds pour pouvoir prendre quand même leurs repas en famille.

L'Islam détruit l'affectivité en écrasant les femmes, les socialismes totaux par la culture de la dénonciation et les entraves à la vie conjugale, les moyens sont un peu différents, mais le résultat est le même.

Un autre destructeur du moi est la lutte contre l’intelligence. Le traitement des contradictions du Coran montre les procédés à l’œuvre dans l’Islam. Par exemple une sourate que citent tout le temps les musulmans (verset 257 de la sourate 2) : "Pas de contrainte en religion" est en contradiction avec un autre verset qui s'appelle le verset de l'épée "massacrez tous les hérétiques". On avait demandé à Mahomet comment ces deux sourates venues d’Allah pouvaient se contredire. La réponse se trouve dans la sourate 2 verset 100 et dans la sourate 16 versets 104 et 105, qui disent qu’Allah est le maître du Coran; il en fait ce qu'il veut. Quand il remplace un verset par un autre, le nouveau est meilleur. Et ceux qui pensent que Mahomet est un faussaire iront en enfer. Le Coran est comme un paquet de circulaires dont la dernière en date annule et remplace celles qui précèdent sur le même sujet. De ce fait, tous les versets modérés sont annulés par les versets violents, qui sont postérieurs. Dans ce cas la contradiction est résolue, par un procédé dont la validité peut être mise en  doute, mais dans d’autres cas, la contradiction est délibérément maintenue.

Un certain nombre d'exemples sont donnés par le recteur de l'Université Al Azhar du Caire, la plus grande université musulmane. Il y a des impôts sur les riches pour fournir de l'argent aux pauvres, et pour conduire les guerres de conquêtes. La richesse est déterminée par le nombre d'animaux.  A partir de cinq chameaux il faut payer l'impôt. Mais on n'en paie pas pour les troupeaux de chevaux, même s’il y en a plusieurs milliers.

Quand une femme est indisposée, elle a droit au jeûne, mais pas à la prière. Or la prière est plus importante que le jeûne.

Quand un voleur commet un larcin, on lui coupe la main, parce qu’elle a été l’instrument de la faute,mais on ne coupe pas ce que vous pensez à un violeur ou à un adultère.

Il y a toute une série de contradictions de ce genre. Le recteur d'Al Azhar explique que c'est délibéré. C'est pour montrer qu'Allah n'est pas lié par la logique. Il n'est pas lié non plus par la morale. S'il avait dit qu'il fallait mentir, c'est le mensonge qui serait bon. 

Tabari, un des plus grands exégètes du Coran, explique que celui qui l'aborde avec son intelligence, et qui est dans le vrai, est cependant en faute : nul n'a le droit d'avoir raison.

L'Islam rejette les nouveautés qu’il appelle des bida. De façon caractéristique, ce mot signifie à la fois nouveauté, et faute morale consistant à faire ou penser quelque chose de nouveau. Ce point de vue rend impossible le progrès, notamment économique, avec pour résultat que la plupart des pays musulmans connaissent une très grande pauvreté. 57 Etats font partie de la conférence des Etats Islamiques. Leur niveau de vie est 22 fois inférieur à celui de l'Europe.  Sur ces 57 Etats, 8 sont pétroliers et 3 ne sont que partiellement musulmans : la Turquie, qui depuis 80 ans essaie d'être laïque, le Liban, où il y a 45% de chrétiens, et la Malaisie, où il y a 28% de Chinois et 7% d'Indiens. Ces trois là sont six fois plus riches que les autres. Si vous enlevez les Etats pétroliers et les Etats partiellement musulmans, le reste, soit près d'un milliard d'hommes ont un niveau de vie 35 fois moins élevé que celui des Européens. A ce degré cela veut dire quelque chose. La raison fondamentale est le caractère totalitaire de l'Islam, destructeur du moi.

Les pays du socialisme total ont connu la même pauvreté, pour la même raison : des mois endommagés ne peuvent plus être créateurs, ni en économie, ni en matière intellectuelle ou artistique, ni dans  n’importe quel domaine.

J'ai discuté avec beaucoup de musulmans et je leur ai expliqué qu'on ne pouvait pas être à la fois français et musulman. Si on est musulman, on dit que la femme est inférieure, si on est français on dit qu'elle est égale. J'ai eu trente six fois la même réponse : d'après un hadith, le paradis est sous les  pieds des mères, donc les femmes ont une dignité particulière qui compense leur infériorité. J'ai répliqué que ce point de vue réduisait les femmes à leur fonction reproductrice. De plus, dans ce cas, les jeunes filles, les femmes stériles ou mariées à un homme stérile n'ont aucune dignité.

Cet argument ne portait pas. Par contre un autre laissait les femmes et les jeunes filles musulmanes sans réponse, et très perturbées : la conception française des rapports entre les hommes et les femmes, c'est l'égalité, la conception islamique est une infériorité féminine compensée par une dignité spéciale. Celle qui choisit l’égalité est française, celle qui choisit l’infériorité compensée ne l’est pas, même si l’infériorité compensée lui convient personnellement.

En fait, 95% de ceux avec qui j'ai discuté se croient musulmans ou musulmanes, mais ils ne le sont pas. Sur toutes les matières importantes ils ont fait leur choix, et leur choix c'est d'être français et non pas musulman. Quand on demande à une jeune fille, même voilée pour manifester son identité, "avez-vous envie d'avoir 3 co-épouses?" elle répond avec chaleur :"Ah! Pas question!".

- Vous avez envie que votre mari ramène des concubines chez vous?

- Pas question!

- Considérez vous comme normal, comme le dit le Coran, que si votre mari vous soupçonne de penser à désobéir, il ait le droit de vous battre?

- Pas question!

En France, on a le droit de penser ce que l'on veut, et de changer de conviction si on en a envie. Dans l'Islam (sourate 4 verset 91), celui qui cesse d'être musulman doit être mis à mort. La première fois que j’ai dis cela dans une conférence, un musulman s’est levé et a crié : "C'est pas vrai! " Maintenant j'amène un Coran dans les conférences, et je montre le verset. Et on me dit : "Ben çà, on n'accepte pas".

- Donc vous n'êtes pas musulman. Vous êtes français!

- Euh! Non je suis bien musulman, mais j'en prends et j'en laisse.

- Si vous dites cela en Egypte, ou ailleurs dans le Dâr al islam, au mieux vous allez en prison, au pire vous êtes trucidé par votre voisin. Vous pouvez faire le choix de rejeter une partie du Coran parce que vous habitez la France, où vous avez des droits de Français, et non de musulman. Puisque vous utilisez ces droits, vous avez choisi d’être français, vous n'êtes plus musulman.

Chaque fois qu'on prend un point sur lequel l'opposition entre français et musulman est irréductible, on s'aperçoit que toutes les femmes et la plupart des hommes sont en fait français et non musulmans.

Je ne pense pas que l'Islam puisse durer très longtemps dans le monde moderne. On me dit qu’il a duré 14 siècles, et que cela va continuer. En 1980 on disait aussi " le communisme a duré 70 ans, ça va continuer". Puis en 89, Mitterrand, qui est un excellent sismographe de l'opinion publique, avait dit, 5 semaines avant la chute du mur de Berlin : "la réunification de l'Allemagne n'est ni pour cette génération ni pour ce siècle". Il n’avait rien vu venir, malgré sa sensibilité politique, parce que la violence de la répression dans les pays du socialisme total dissimulait la perte de conviction des habitants. L’islam pratique la même répression des opinions dissidentes, il en résulte la même dissimulation, mais cela n’empêche pas les esprits d’évoluer en secret.

Comme j'ai pu le voir au Liban et en Kabylie, il y a trois éléments pour lesquels le monde moderne est radicalement opposé au monde musulman et ces trois éléments finiront par engendrer sa perte :

- la liberté. La liberté de défendre son opinion, de changer d'avis. Les musulmans la réclament de plus en plus. Comme ils sont en danger chaque fois qu'ils la réclament dans un pays musulman, ils le font peu, mais c'est une demande de plus en plus forte.

- la rationalité. Le Coran, selon les musulmans a été écrit par Allah avant la fondation du monde, en arabe parce qu'Allah parlait en arabe avec les anges. Or l'arabe n'existe que depuis 2.000 ans et la création du monde remonte à 14 milliards d'années. Confrontés à ce genre d'invraisemblance, le musulman, même modérément cultivé, vous répond "çà, on ne peut pas croire"!

- l'affectivité. Chez les Kabyles, il y a beaucoup de conversions : 5.000 par an à peu près. Ils sont convertis par les Baptistes américains. J'ai demandé à plusieurs convertis "pourquoi êtes vous devenus chrétiens ?". La réponse n'était pas du tout celle que j'attendais. La liberté, c'était très accessoire. La rationalité ne les tracassait guère car ils n'étaient pas de grands intellectuels. Ce qui était décisif pour eux c'était l'affectivité. Les Baptistes organisent des réunions de prière, des musulmans viennent voir, et ils sont pris par l'affectivité qui règne dans ces réunions, entre hommes, entre femmes, entre hommes et femmes. D’après ce qu’ils disent, il y a dans les réunions musulmanes de la camaraderie, de la solidarité, mais pas la sorte de chaleur affective qu’ils rencontrent chez les Chrétiens.

L’affectivité est une des fondations de l'Occident. Aujourd'hui la moitié des mariages se cassent. On a l'impression que l'institution se délite. C'est exactement le contraire. Pendant des siècles le mariage a été fondé sur le désir d'avoir une descendance et sur les convenances sociales. Quand il y avait de l'affection ou de l'amour entre les époux, c'était tant mieux. Aujourd'hui, l'idéal est l'amour conjugal. Si l'amour n'est pas là, le couple se sépare. Ceci est radicalement incompatible avec l'Islam. La conception du mariage fondé sur le choix personnel et sur l'amour conjugal est incompatible avec la situation de la femme dans l'Islam. C'est la plus grosse pression qui s'exerce sur l'Islam.

Au moins au Liban et en Kabylie, l'Islam se trouve dans la situation où se trouvait le communisme en 70. Je vais vous raconter une anecdote. Ma femme, fondatrice, directrice et rédactrice en chef d'une revue de musique, avait été invitée avec 200 journalistes français en Pologne. Au cours d'un grand cocktail un des ministres présents lui dit dans un assez bon français qu'elle était une abominable capitaliste et qu'elle devrait être au Goulag. "Et d'ailleurs vous n'allez pas tarder à y être car l'armée soviétique peut arriver à Brest en dix jours." Deux minutes plus tard un autre ministre lui disait : "Ne croyez pas que les Polonais soient des imbéciles. Mon collègue est le seul qui soit communiste. Tous les autres sont ministres parce que c'est plus agréable d'être ministre qu'autre chose, mais aucun ne croit au communisme. Nous savons parfaitement que le communisme çà ne marche pas". J'ai été très surpris que des ministres communistes parlent aussi librement à des journalistes et j'ai mesuré que le système était mûr pour l'effondrement. Il tenait à cause des structures administratives qui avaient tout intérêt à faire durer le système, mais plus personne n'y croyait.

L'Islam est aujourd'hui dans une position analogue. Sa structure mentale interne est en voie d'effondrement. En tout cas en Kabylie et au Liban. Et je ne crois pas que l'organisation politique puisse survivre très longtemps à la ruine de son idéologie.

L'islam contre l'Occident, aujourd'hui, c'est le pot de terre contre le pot de fer : Regardons ce que font ceux qui ne sont ni musulmans ni occidentaux, c'est-à-dire les Indiens, les Chinois, les Japonais etc. Je me souviens d'avoir été à un concert il y a une dizaine d'années, à Berlin. La pianiste était japonaise et portait une robe noire à l'occidentale. Le chef d'orchestre était chinois et portait une redingote. Je n'ai jamais vu nulle part dans la planète un Chinois ou un Japonais ou un Indien se mettre en turban et en djellaba et entonner une mélopée islamique. Aujourd'hui, si vous allez dans n'importe quel pays qui ne soit ni islamique ni occidental  et que vous regardiez l'architecture dans les villes, l'urbanisme, les méthodes économiques, la science, la technologie, jusqu'au mariage, c'est l'Occident. Cela va jusqu'aux robes blanches. Lorsque Eugénie de Montijo avait épousé Napoléon III, elle avait mis une robe blanche. Toutes les parisiennes l'ont copiée, les Françaises ont copié les parisiennes, les Européennes ont copié les Françaises. Maintenant le monde entier se marie en robe blanche.

L'ensemble des peuples qui ne sont ni islamiques ni occidentaux, soit plus de 4 milliards d'habitants, ont adopté l'occident. L'islam n'a qu’un très faible pouvoir de conversion : il fait environ un million de convertis par an, essentiellement en Afrique noire, alors que les diverses variantes de christianisme en font 10 millions chaque année, essentiellement dans l’hémisphère sud. En matière de liberté, de rationalité, et surtout d’affectivité, l’islam n’a aucune capacité d'intégration au monde moderne. De plus, l'Islam est figé depuis plus de mille ans, alors que, sous l’impulsion de l'Occident, le monde connaît aujourd’hui l’évolution la plus rapide de son histoire.

L’islam a une autre faiblesse, plus mortelle encore : la manière dont il s’est formé commence à être connue. On croit communément que l’histoire de la formation de l’islam et la biographie de Mahomet sont assez bien connus. Ce n’est pas du tout le cas.

Dans la région où s’est formé l’islam, tous les documents originaux ont disparu, sur plus de deux siècles. La biographie de Mahomet a été rédigée 220 ans après sa mort, sous les ordres d’un calife. Les hadiths ont été mis par écrits entre 250 et 300 ans après la mort de Mahomet. Le Coran a été remplacé plusieurs fois, notamment par le général Hajjâj, en 692, soixante ans après la mort de Mahomet, avec destruction des exemplaires précédents. 

L'Islam naissant s’étendait sur le Proche Orient, l'Egypte, l'Irak, la Syrie, région la plus civilisée du monde à l'époque. Elle avait des bibliothèques, des ateliers de copistes, des universités. Il est tout à fait anormal que tous les documents originaux aient disparu. Cela ne s’explique que par une intervention délibérée et méthodique du pouvoir politique.

La comparaison avec la France de la même époque est éclairante. Il n’y avait alors ni bibliothèque, ni université, ni atelier de copiste, ni librairie en France. Pourtant, les politiques français, Clotaire II et Dagobert I ont laissé leurs traces dans bien des écrits, et plus encore leurs successeurs immédiats, Pépin de Heristal, Charles Martel, Pépin le Bref, Charlemagne. Les personnages religieux importants étaient des évêques, saint Ouen de Rouen, saint Omer de Thérouane, saint Césaire d'Arles, Sidouane Apollinaire de Clermont, saint Grégoire de Tours, saint Léger d'Autun, saint Eloi de Noyon, etc...Ils sont bien connus.

Mahomet était à la fois un politique et un religieux. Pourquoi aucun document original sur lui n’a subsisté, si ce n’est pour cacher une histoire fort différente de celle que les érudits musulmans racontent ? Comme dit Harald Motzki, un islamologue fameux, ou bien on  fait une critique des sources de l'Islam et on n’écrit pas d'histoire, ou bien on ne fait pas la critique des sources et on peut écrire "des histoires". Alfred-Louis de Prémare, Professeur à l'université d'Aix en Provence, historien du monde arabo-islamique, et enseignant-chercheur à l'Institut de Recherche et d'Etude sur le Monde Arabe et Musulman ajoute : "Toute biographie du prophète de l'Islam a la valeur d'un roman qu'on espère historique".

Depuis dix ans, un certain nombre de travaux ont permis de retrouver des textes écrits en Georgien, en Arménien, en Araméen, en Syriaque, en Hébreu ou en Copte, qui donnent des informations (quelques phrases dans des livres de plusieurs centaines de pages) sur ce qu'était l'Islam d'origine. Les découvertes sont surprenantes : Mahomet n’a jamais été musulman, car les mots musulman et islam sont apparus 60 ans après la mort de Mahomet. Les premiers compagnons de Mahomet se nommaient eux même les Magrayes, un terme syro-araméen qui veut dire les émigrés. Leur langue sacrée était le syro-araméen, non l’arabe. Mahomet n’est pas né à la Mecque, car les travaux de Patricia Crone, une islamologue qui enseigne à Princeton et à Cambridge, ont montré que cette ville a été créée vers 670, quarante ans après la mort de Mahomet.

L'Islam que nous connaissons aujourd'hui est une fabrication des califes inventée pour servir d’idéologie à l’empire que les compagnons de Mahomet on commencé à créer, et que ses successeurs ont développé. La religion de Mahomet était le nazaréisme, une secte judéo-chrétienne née au Proche Orient. Le nazaréiszme ne pouvait servir de ciment à l’empire en formation, d’une part parce qu’il n’était pas arabe, alors que les conquérants arabes voulaient une religion qui justifie leur prééminence sur tous les autres musulmans, d’autre part parce que le nazaréisme prévoyait le retour du Christ, qui viendrait prendre la tête des armées nazaréennes pour conquérir le monde par la force armée. Cela ne s’étant pas produit, il a fallu remplacer le nazaréisme par une religion qui ne fasse pas de prophétie fausse. La construction de la nouvelle religion à partir de matériaux puisés dans la première et l’effacement des traces de la première se sont poursuivies pendant plus de deux siècles. D’où la destruction de toutes les traces écrites de ce qui s’est produit, et la fabrication par le pouvoir califal d’un livre sacré en arabe, d’un prophète arabe, et d’une histoire arabe utilisable comme base de l’idéologie.

Le nombre énorme de chercheurs en tous domaines dans le monde moderne, l’utilisation de techniques nouvelles en exégèse, archéologie, épigraphie, etc.  la découverte de textes anciens non musulmans sur la formation de l’islam, qui datent de 10 à 30 ans après les faits, et non de plus de 200 comme les documents islamiques, sont en train de remettre en cause tout ce que l’on croyait savoir sur la formation de l’islam. Il n’est pas vraisemblable que la religion et l’idéologie islamiques puissent résister à la destruction de leurs fondations historiques par la science moderne.

 

Cercle Frédéric Bastiat 

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 08:59

http://m2.typepad.com/.a/6a00d8341cb44a53ef0120a666510d970b-500wi

 

Vous vouliez lire La Révolte d'Atlas, traduction du best seller américain Atlas Shrugged, mais ce livre n'a jamais été traduit dans son intégralité en français et vous ne lisez pas l'anglais assez bien pour entreprendre la lecture d'un des roman les plus longs du monde. Le voici enfin, dans sa nouvelle édition de septembre 2009, traduit de l'américain par Monique di Pieirro, après plus d’un demi-siècle d’attente. Il vous est ici accessible à la lecture, sous la forme d’un fichier .pdf par chapitre, soit 30 chapitres, plus les pages de titre et d’introduction.
Bonne lecture.
..

La Révolte d'Atlas

Couverture - Page de titre - Note de l'auteur - Note du traducteur - Table des matières

 

PREMIERE PARTIE - NON-CONTRADICTION

I - LE THEME, 3
II - LA CHAINE, 39

III - LE HAUT ET LE BAS, 65

IV - …CE QUI A LE MOUVEMENT NE SERA PAS MU, 95

V - L’APOGEE DES D’ANCONIA, 133

VI - LE NON-COMMERCIAL, 191

VII - LES EXPLOITEURS ET LES EXPLOITES, 243

VIII - LA LIGNE JOHN GALT, 329

IX - LE SACRÉ ET LE PROFANE, 385

X     LA TORCHE DE WYATT, 445

 

DEUXIEME PARTIE - PLURIUM INTERROGATIONUM

   I - L’HOMME QUI APPARTENAIT A LA TERRE, 515
II - L’ARISTOCRATIE DE L’INFLUENCE, 579

III - LA LISTE NOIRE BLANCHE, 649

IV - LA CAUTION DE LA VICTIME, 709

V - COMPTE DEBITEUR, 763

VI - LE METAL MIRACLE, 821

VII - LE MORATOIRE SUR LES CERVEAUX, 877

VIII - AU NOM DE NOTRE AMOUR, 941

IX - LE VISAGE SANS DOULEUR, NI PEUR, NI CULPABILITE, 981

X - LE SYMBOLE DU DOLLAR, 1015

 

TROISIEME PARTIE - “A” EST “A”

   I - ATLANTIS, 1087
II - L’UTOPIE DE LA CONVOITISE, 1167

III - ANTI-CUPIDITE, 1263

IV - ANTI-VIE, 1337

V - LES GARDIENS DE LEURS FRERES, 1407

VI - LE CONCERTO DE LA DELIVRANCE, 1493

VII - ICI C'EST JOHN GALT QUI VOUS PARLE, 1551

VIII - L’EGOISTE, 1651

IX - LE GENERATEUR, 1739

X - AU NOM DU MEILLEUR D’ENTRE NOUS, 1771

Pages de fin de livre

Quatrième de couverture (dos)

 

Bonus - (images)

 


 


Relire Ayn Rand

Le 2 janvier 2009 - Une société qui s’écroule, une économie qui régresse, des appels à toujours plus de contrôles politiques pour juguler ce déclin, la situation actuelle a un goût de déjà-vu. Bien sûr on pense à la crise 1929. Mais c’est en fait à un livre qu’il est fait référence ici. Il s’agit d’Atlas Shrugged (la rébellion d'Atlas) de la philosophe russo-américaine Ayn Rand. Ce livre est devenu un classique pour des millions de lecteurs. Il se dit même que Brad Pitt et Angelina Jolie, grands fans de l’auteur, pourraient être les acteurs principaux d’une possible adaptation cinématographique de l’œuvre. C’est dire si cette dernière a marqué certains esprits.

Atlas shrugged est une fiction politico-philosophique. Il décrit l’écroulement d’une société par la corruption du politique mais surtout de la philosophie. On y voit des philosophes verbeux bavasser et distiller des théories incohérentes où les notions de vérité et de réalité n’ont plus leur place. A bien des égards, l’influence philosophique de Rand, qui se fait la critique de ces mouvements philosophiques que l’on nommerait aujourd’hui « post-modernes », vient d’Aristote et du réalisme : l’idée que, dans les sciences humaines et la politique, l’on ne peut pas ignorer certaines lois de réalité,  que l’on ne peut pas ignorer qu’une cause produira un effet, que détruire certaines institutions permettant de donner les incitations aux hommes de se conduire en êtres responsables empêchera la société de fonctionner.

Dans Atlas shrugged, le collectivisme qui entend régenter la société et imposer un ordre moral supérieur a pour effet de miner le principe de responsabilité individuelle qui est le plus sûr guide pour orienter l’activité économique. La triste ironie c’est que le collectivisme et ses partisans mettent leurs échecs patents sur le dos du système même qu’ils empêchent de fonctionner, et le régentent d’autant pour en corriger les « défauts ». Au prétexte de l’égalitarisme les prix sont contrôlés, et ne véhiculent plus les signaux sur la réalité des raretés, entraînant ici des surproductions, là des pénuries. Les décisions d’investissements sont orientées par la « sagesse » politique et débouchent en fait sur le copinage, la mauvaise gestion et les gaspillages. Peu à peu les entrepreneurs, boucs émissaires par excellence, fuient le pays. Ce sont eux les « Atlas » qui font bouger le monde, qui créent la valeur en innovant dans des techniques et services. Lorsqu’ils fuient, le monde s’écroule.

Rand trouve sans nul doute son inspiration dans son expérience personnelle puisqu’elle avait fui l’URSS dans les années 20. On pourrait la critiquer sur certains côtés caricaturaux de ces personnages, mais au fil du récit ils apparaissent peu à peu plus complexes. Tel Balzac elle capture l’essence d’une comédie humaine moderne, ou « post-moderne » : on y voit des pseudo-intellectuels à la recherche de statut, des politiciens en quête de pouvoir usant d'arguments soi-disant altruistes, des entrepreneurs véreux qui cherchent à se protéger de leurs concurrents grâce à leurs amis politiciens, et au milieu des entrepreneurs intégres qui ont parfois du mal à comprendre ce qui se passe. C'est finalement l'histoire de ces derniers que l'on suit, tels des héros se battant contre un ennemi qu'ils mettent du temps à définir.

Les peintures psychologiques dans le récit rendent explicites des intuitions que nous éprouvons tous un jour ou l’autre. Chez Rand, la défense de l’égoïsme contre l’altruisme imposé ne doit pas choquer : elle est en réalité fondamentalement morale. Cette conception de l’égoïsme, bien plus riche qu’il n’y paraît au premier abord, est étonnamment moderne puisqu’on la retrouve chez certains psychologues actuels qui voient les causes de nombreuses pathologies dans la négation de l'individualité autonome. Cette conception se recoupe largement avec la responsabilité personnelle et l’esprit de service. Il y a donc aussi une dimension qui rapproche ici Rand d’Adam Smith : c’est en se concentrant sur soi-même, non par nombrilisme mais par construction de son individualité, qu’on rend bien souvent le mieux service aux autres.

Le parallèle entre la société collectivisée en déclin dépeinte par Rand et la situation actuelle n’est pas si osé qu’on peut le croire.

A bien des égards en effet la crise de 2008 trouve ses sources dans la politisation de relations économiques, dans le détournement de la responsabilité individuelle, notamment aux Etats-Unis. On pense ici bien sûr à Fannie Mae et Freddie Mac, ces institutions de refinancement hypothécaire qui avaient des objectifs politisés, au delà de toute rationalité économique. On pense aussi au Community Reinvestment Act qui pouvait forcer des institutions de crédit à prêter aux moins favorisés, sous peine d’être poursuivis pour discrimination. Au nom de l’altruisme forcé on a faussé les règles du jeu économique et créé le chaos. De même en corrompant le concept même de monnaie, on a manipulé les taux d’intérêt pour doper l’économie, faisant fi des lois de la réalité qui veut que cela soit l’épargne qui finance la croissance et pas le crédit ex nihilo. Avec des messages répétés de dirigeants de la politique monétaire expliquant que si les gains sont privatisés lorsque tout va bien, les pertes seront mutualisées en cas d’éclatement de bulle (ce qui s’est par la suite effectivement passé), on a gommé la responsabilité professionnelle, essentielle à la finance, et facilité la prise de risque déraisonnable et irresponsable. Et c'est avec une dose supplémentaire de collectivisme que l'on répond aujourd'hui à ces erreurs collectivistes.

Ainsi, alors que dans de nombreux pays dans le monde on s’enfonce dans le refus des lois de la réalité et dans la promotion accrue de l’irresponsabilité, relire Atlas shrugged de Rand est sans doute salutaire. Cet ouvrage majeur a été traduit en français il y a fort longtemps et n’est malheureusement plus édité dans cette langue. Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais, La vertu d'égoïsme (éditions les belles lettres) pourra toujours s'avérer utile.


Emmanuel Martin est analyste sur UnMondeLibre.org.

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L’ISLAMISME EST UN TOTALITARISME

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Ce qu’il faut savoir sur l’une des plus grandes menaces politiques et religieuses du XXIème siècle

 


« Le socialisme cherche à abattre la richesse, le libéralisme à suprimer la pauvreté »                                                   Winston Churchill

 

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« Le Communisme est l'Islam du XXème siècle. »                                                   Jules Monnerot


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LISEZ LE rapport SUR LE COMMUNISME

Plus de 20 articles du blog C.R pour vous réinformer sur le communisme

 

« La religion d'Hitler est la plus proche qui soit de l'islamisme, réaliste, terrestre, promettant le maximum de récompenses dans cette vie, mais avec ce Walhalla façon musulmane avec lequel les Allemands méritoires peuvent entrer et continuer à gouter le plaisir. Comme l'islamisme, elle prêche la vertu de l'épée.  »                            Carl Gustav Jung

 

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« Ils ignorent que les épées sont données pour que personne ne soit esclave. »                                                                                        Lucain

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