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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 15:06

 

Bloc-notes: comment sortir du conservatisme français

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 11 avril.

Le conservatisme, fatalité française? La question se pose devant les prudences face aux réformes. Quelle politique suit Nicolas Sarkozy, quand il charme le Medef par ses discours libéraux mais assure que l’État ne laissera pas tomber les "métallos" d’ArcelorMittal? Où est la rupture, quand Éric Woerth, ministre du Budget, explique lundi que les économies sur l’assurance-maladie se feront "dans le respect du modèle social français", ce boulet?

 Une frustration s’installe chez ceux qui voudraient voir la droite tirer les leçons de la faillite d’un système inspiré par la gauche. Ce n’est plus à l’État de s’immiscer, comme à Gandrange (Moselle), dans une affaire privée. Ce n’est plus à lui de protéger un mécanisme qui ponctionne 42,3% du salaire brut au titre des cotisations sociales, contre 10,5% en Angleterre . À chaque fois, un goût de trop peu reste en bouche. À commencer par les 35 heures non abolies ou la miniréforme des universités. Le gouvernement annonce la suppression de la publicité sur les chaînes publiques: des spots resteront en définitive sur certaines tranches horaires. Les introuvables taxis parisiens contestent le rapport Attali: la réforme est repoussée à plus tard. Les lycéens d’Ile-de-France, qui veulent en découdre, ont vu la faille.

Certes, le gouvernement a promis, juré de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux (le quart des employés dépend de l’État, contre environ 15 % chez nos voisins). Mais quand Sarkozy annonce, vendredi, 166 mesures pour rationaliser les dépenses (272 milliards d’euros), les 8 milliards d’économies qui en ressortent à l’horizon 2011 paraissent dérisoires. Les Français, qui à 79% réclament de serrer la vis, sont plus téméraires que leurs dirigeants.

Ce n’est pas en déremboursant d’autres médicaments que les économies durables seront faites. L’heure est venue de changer de système de santé et de retraite et d’en finir avec l’État régulateur. Mardi, le chef de l’État a admis que les politiques sociales alimentaient le déficit et la dette. Pourquoi ne pas ouvrir ces secteurs, et bien d’autres, à la concurrence? Les mots appellent les actes.


La rupture réussie
L’endoctrinement antilibéral, qui s’apprend dès l’école, n’est pas plus justifiable que le matraquage antiatlantiste porté par la gauche et ceux qui en appellent à Charles de Gaulle. La retenue de Sarkozy pour bousculer une tradition étatique héritée de l’après-guerre s’explique d’autant plus mal qu’il n’hésite pas, renouant avec les États-Unis, à braver un antiaméricanisme, ancré depuis Baudelaire. La rupture, réussie en politique étrangère, se fait attendre en politique intérieure.

La gauche immobile ne voit pas le monde changer. Elle ne discerne pas davantage les réalités qui contredisent ce qu’elle défend depuis quarante ans en matière éducative, familiale, économique. Tandis que l’Iran installe 6000 autres centrifugeuses, la bien-pensance dénigre ceux qui mettent en garde contre le risque d’embrasement attisé par l’islam radical, le 11 septembre 2001 et qui s’inquiètent du choc des cultures. Pierre Moscovici (PS) sur France 5, dimanche, relayant Moati et Guetta: "La thèse de M. Rioufol sur la guerre des civilisations est bidon" (voir mon blog). Trop d’honneur, Messeigneurs.

Cet aveuglement a conduit le PS à défendre, mardi, sa motion de censure contre l’ "atlantisme" du chef de l’État et sa décision de renforcer de 700 hommes la présence militaire en Afghanistan. Un parti défaitiste et pusillanime est alors apparu. "Nous allons perdre en indépendance ce que nous ne gagnerons pas en sécurité", explique François Hollande. Faudrait-il que le monde libre renonce à s’unir et se défendre face au totalitarisme islamiste qui veut sa perte? L’apaisement amorce la reddition.

L’Occident et ses valeurs, qui dépassent les races et les religions, sont contestés par un obscurantisme qui attise les haines des extrémistes de tout bord. L’abjecte profanation, près d’Arras, de 148 tombes de tirailleurs musulmans morts pour la France vient insulter la civilisation. Or, comme le remarque Roger-Pol Droit (L’Occident expliqué à tout le monde, Seuil): "Ce qui est préoccupant, c’est qu’il (l’Occident) soit aujourd’hui en train de douter gravement de son universalité, à un moment où il est attaqué par des adversaires résolus qui veulent sa destruction."


Choc des cultures (suite)

Autre expression du choc des cultures: le chahut réservé par les démocraties à la flamme olympique portée par la Chine. Sans doute a-t-il été pénible de voir le symbole des Jeux maltraité à Paris. Mais le combat des Tibétains pour la préservation de leurs racines et de leur religion, menacés par le totalitarisme chinois, est au cœur des droits de l’homme tels que l’opinion occidentale, pour une fois vigilante, entend les défendre. Au fait : se réjouir de voir les belles âmes, qui trouvent réactionnaire de parler d’identité française, se mobiliser pour l’identité tibétaine. Amorce d’une prise de conscience ou faute d’inattention?


Mai 68, encore
Les quarante ans de Mai 68. Pour la gauche passéiste, la France ne serait pas ce qu’elle est sans cette "révolution". En effet: d’autres pays voisins, qui l’ont évitée, sont plus avancés qu’elle…


Bloc-notes: Sarkozy est-il encore de droite?

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 18 avril.

Qui t’a fait roi? Nicolas Sarkozy devrait se poser la question en se rasant. Elle l’éclairerait sur le désamour des Français. La morosité tient moins à son comportement qu’à l’oubli de convictions qui avaient rallié une majorité d’électeurs. Sa sobriété nouvelle laisse les sondages de marbre: la France qui gronde reste indifférente face à ces artifices. Le président saura-t-il renouer, jeudi prochain à la télévision, les liens distendus?

 Ne pas se fier au bruit de fond du monde médiatique et des salonnards: ceux-là persistent, majoritairement, à s’afficher de gauche. La société, elle, s’est convertie depuis longtemps aux valeurs de la droite qui ont fait gagner Sarkozy: travail, mérite, famille, nation, identité, autorité, sécurité, etc. L’Europe connaît ce même mouvement. Il vient, en Italie, de faire réélire haut la main Silvio Berlusconi, l’épouvantail des maîtres à penser.

Or le président agit comme s’il n’entendait que cette vieille mode "progressiste", dont Marcel Aymé s’amusait déjà dans Travelingue. Il semble redouter les procès en populisme que lâchent immanquablement les démagogues bousculés dans leurs croyances. Ainsi, son action contre les clandestins, qui additionne les exceptions, est-elle menée la honte au front. Hervé Mariton (UMP) a raison de remarquer: "Les convictions de la droite française sont aujourd’hui très fragiles."

 La majorité affronte mollement les Verts et les altermondialistes, en guerre contre les OGM. Ils se sont pourtant déjà trompés en s’opposant naguère au nucléaire civil, devenu indispensable. Alors que la faim dans le monde suscite des émeutes, il est consternant d’observer Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État à l’Écologie, recevoir les soutiens de José Bové et de Jack Lang pour ses réserves sur des plantes transgé­niques, qui pourraient nourrir la planète. Mais les scientifiques sont moins écoutés que les bateleurs.

La lucidité des mentalités attend des actes. Cependant, des lois inutiles, comme celle qui a été votée mardi et qui réprime l’incitation à l’anorexie (à quand l’incitation à la cholestérolémie?), encombrent le Parlement. Des couacs répétés (ceux qui remettent en cause la politique familiale sont incompréhensibles) révèlent un manque de réflexion. Nicolas Sarkozy, perdu dans les détails, s’éloigne de ses soutiens d’hier. Est-il encore de droite?


L’enjeu lycéen
Mêmes les lycéens ont changé. Ils demandent plus de professeurs et une meilleure éducation, quand les enfants gâtés de 1968 remettaient en cause l’autorité des enseignants et leur savoir. La présidente du Medef, Laurence Parisot, ne tarit pas d’éloges sur cette génération: "Je les trouve absolument formidables d’exprimer cette exigence de qualité". Mardi, les 20.000 lycéens "black-blanc-beur" des cités, venus défiler au cœur de Paris, ont montré l’autre visage de la jeunesse (voir mon blog). Celle-ci ne brûle pas des écoles, elle en réclame. Parmi les banderoles: "Avec plus d’éducation, nos slogans seraient moins cons."

 Ces élèves méritent d’être entendus. Premiers concernés par leur insertion, ils ont raison de se plaindre d’une École qui ne sait plus transmettre et qui a longtemps considéré les filières techniques et professionnelles comme dévalorisantes, alors que 1,3 million de postes sont à pourvoir. D’ailleurs, les manifestants ont déjà atteint leur but, en faisant envisager à Xavier Darcos, ministre de l’Éducation, un "New Deal du lycée". Hier, à Paris, le défilé de trop a néanmoins été une aubaine pour les casseurs mêlés à la foule.

Mais ces adolescents sont aussi les produits malléables d’un appareil syndical affilié à la gauche et coresponsable du désastre éducatif. Mardi, comme hier, l’encadrement (Snes, Unef, FO, CGT, SUD, etc.) ne cherchait pas à se dissimuler. Il impose ses mots d’ordre contre la réduction du nombre des enseignants. Ces jeunes, sur qui pèse déjà le prix faramineux des endettements de leurs aînés, comprendront-ils l’urgence d’en finir avec les critères quantitatifs, qui n’ont su améliorer leur sort? Tel est l’enjeu des prochaines semaines.


L’irritation des silencieux
Les syndicats projettent des démonstrations de force en mai. Enseignants et lycéens cornaqués rêvent d’une généralisation de leur mouvement. Bernard Thibault (CGT) espère une action unitaire pour entraver la poursuite de la réforme des retraites. Bref, le rituel contestataire veut reprendre le pouvoir de la rue, un an après l’élection de Nicolas Sarkozy. Mais ce pari est risqué. Si l’Élysée avait cru bon, lors des grèves de novembre 2007, de décourager les projets de contre-manifestations, nombreux sont ceux qui ne reconnaissent plus la légitimité de syndicats coupés des gens. Ces jours-ci, un nombre croissant de parents d’élèves s’insurge contre les blocages de lycées. Ne pas mésestimer l’irritation des silencieux.


Chagnon: blâme annulé
Les familiers du bloc-notes se souviennent de Louis Chagnon, professeur d’histoire défendu ici. Il a été sanctionné en 2004 par le rectorat pour une "formulation simpliste" sur Mahomet. Le tribunal administratif de Paris vient d’annuler le blâme, en constatant que "la vérité historique des propos n’est pas contestée" et que la provocation n’est pas établie (1). Une victoire pour la laïcité.

 

(1) Voici les termes de l'arrêt rendu par le Tribunal administratif de Paris, qui condamne également l'Etat à verser 1000 euros à Louis Chagnon:" Sur les conclusions à fin d’annulation et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête : Considérant qu’aux termes de l’article 29 de la loi susvisée du 13 juillet 1983: "Toute faute commise par un fonctionnaire dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions l’expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale"; que par l’arrêté attaqué du 30 janvier 2004 le recteur de l’académie de Versailles a infligé un blâme à M. Chagnon, professeur certifié d’histoire et géographie en fonction au collège Georges Pompidou de Courbevoie jusqu’au 30 septembre 2003, aux motifs "qu’il est établi que Monsieur Louis Chagnon a dicté à ses élèves de cinquième un cours dont la formulation simpliste était susceptible de heurter la sensibilité de jeunes élèves: que s’il a pu expliquer le fondement historique de ses propos, il n’a pas justifié le fait d’avoir dicté ces propos à une seule classe de cinquième, la rédaction proposée aux deux autres classes étant, elle, acceptable ; que Monsieur Louis Chagnon a de fait adopté une attitude de provocation, ou commis une maladresse, comportement indignes de la part d’un enseignant": que comme l’énonce l’arrêté attaqué la vérité historique des propos relatés n’est pas contestée : que, par ailleurs, la provocation imputée à M. Chagnon n’est pas établie : que, dès lors, quelle qu’ait pu être la maladresse commise par le requérant, et pour regrettable qu’elle fût, M. Chagnon est fondé à soutenir qu’il n’a pas commis de faute disciplinaire et demander, pour ce motif, l’annulation de l’arrêté attaqué.


Bloc-notes: les Français sont la meilleure boussole

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 25 avril.

Nicolas Sarkozy est le seul à pouvoir réformer la France. Il suffit pour s’en convaincre de lire "La déclaration de principe du PS", publiée sur une page dans Le Monde: un texte bavard pour dire que le parti a renoncé à la révolution et qu’il reconnaît l’économie de marché régulée. La gauche, qui court après les trains, laisse à la droite sa longueur d’avance. C’est pourquoi le président, qui dressait hier soir (1) le bilan de sa première année, est condamné à réussir.

 Il serait injuste de ne retenir que la grogne des sondés et singulièrement d’une droite qui ne reconnaît plus son candidat d’hier. Cette réalité, déjà décrite ici, ne peut faire oublier la baisse du chômage, la défiscalisation des heures supplémentaires ou la réforme de la carte judiciaire. D’autres succès vont se lire, notamment, avec la rénovation du marché du travail ou de la représentation syndicale.

Mais les gens veulent savoir où ils sont menés. Or l’embrouillamini des projets, aggravé par l’ouverture, montre une absence de clarté dans les choix. Le secrétaire d’État à la Prospective, Éric Besson, veut un "GPS des réformes", allusion au guide des conducteurs. Un spécialiste de la communication, Thierry Saussey, aiguillera le gouvernement. Cependant, les Français ont appris à se méfier de ces gadgets. Ils sont, eux-mêmes, la meilleure boussole.

C’est la rupture qu’attendent encore ceux qui ont voté pour elle. Elle ne sera pas entamée tant que l’État gardera ses vieux réflexes. Philippe Sassier et Dominique Lansoy rappellent (Ubu loi, Fayard) que "quarante textes par jour pleuvent sur la tête des Français". Cette logorrhée fortifie la citadelle fonctionnarisée. Alors que plus de 80% de la politique agricole se décide à Bruxelles et que les paysans disparaissent, le ministère de l’Agriculture compte toujours près de 40.000 fonctionnaires. À quand, ici, les coupes claires?

Le pouvoir d’achat n’est pas l’unique obsession des Français. Ce sont les discours sur la nation, l’immigration et l’identité, sortis in extremis, qui ont fait élire Sarkozy et restent en mémoire. Était-il sincère? La question se pose quand le président charge Simone Veil de réfléchir à la modification du préambule de la Constitution afin d’y "valoriser davantage la diversité de la société", ce possible encouragement au multiculturalisme. Où est la cohérence?


La loi épargne les clandestins
Et que devient la politique contre les clandestins quand l’État cède aux sans-papiers? Ils avaient entamé en Ile-de-France des grèves dans la restauration, la sécurité, le secteur du nettoyage pour réclamer leur régularisation. Ces employés admettent avoir présenté des faux documents à leurs employeurs et ces derniers reconnaissent n’avoir été guère vigilants. Or, que fait le gouvernement? Il promet de régulariser "au cas par cas" parmi les 800 dossiers, en s’inspirant de sa décision de février: après l’occupation d’un restaurant parisien, les huit cuisiniers avaient eu gain de cause.

Non seulement l’État se montre incapable de faire respecter la loi (l’usurpation d’identité et la falsification de documents sont des délits au même titre que la complicité des patrons) mais Nicolas Sarkozy prend le risque de rendre son engagement de campagne inopérant, alors que le chômage de masse frappe les immigrés légaux. Huit régularisations de grévistes en février, 800 demain, 80.000 après-demain? C’est ce que réclament la CGT, alliée à des syndicats patronaux qui arguent de la loi de 2007 qui prévoit de telles procédures pour des métiers "caractérisés par des difficultés de recrutement". Les habituels demandeurs d’emplois seraient-ils inaptes?

Le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, fait certainement ce qu’il peut pour reconduire une partie des clandestins, en dépit de mauvaises volontés de certaines administrations. Mais ce qui se voit reste cette nouvelle reculade du pouvoir et du droit, face à une alliance entre un milieu patronal et une gauche immigrationniste soutenue par les médias. Tous s’indiffèrent de l’intégration de ces immigrés et de leurs familles dans une communauté nationale qui ne se réduit pas à la seule insertion professionnelle. Où est le courage politique?


La Turquie, sans référendum?
Coïncidence? Sarkozy a accéléré sa chute, début février, après avoir fait adopter par le Parlement le traité européen, copie du texte qui avait été rejeté par les Français le 29 mai 2005. Cette habileté, mise au crédit des promesses tenues, a laissé des traces chez les "nonistes". Or, la décision présidentielle, confirmée mercredi, de supprimer l’obligation d’un référendum pour ratifier l’adhésion d’un nouveau pays à l’Union européenne risque fort d’être, elle aussi, mal perçue. Si l’arrivée future de petits pays n’oblige probablement pas à une telle consultation, elle reste nécessaire pour l’éventuelle entrée de la Turquie, prévue dans "dix ou quinze ans", selon le commissaire européen, Olli Rehn. Pourquoi refuser, demain, d’écouter le peuple?

 

Éoliennes en question
La fibre écologiste du chef de l’État doit-elle céder au lobby des éoliennes, qui défigurent les paysages? Le "Grenelle de l’environnement" veut multiplier ces installations contestées (voir mon blog). Mais la protection du patrimoine ne commence-t-elle pas par celle de la nature?

 

(1) Cette chronique a été écrite avant l'intervention, jeudi soir,  de Nicolas Sarkozy, pour des raisons de bouclage horaire de l'édition papier du Figaro. J'ai écouté, depuis, le président. Je l'ai trouvé embarrassé et confus sur la question des sans-papiers mais courageux dans ses prises de position contre les Talibans, le Hamas et le président Iranien. En revanche, je n'ai pas compris pourquoi il avait décidé de refuser l'obligation d'un référendum pour une éventuelle entrée de la Turquie dans l'Europe, tout en précisant: "Je ferais un référendum si la question (de la Turquie) se posait" (mais sachant qu'elle ne se posera pas sous sa présidence...). Où est, là aussi, la cohérence?
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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 16:42

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Voici la Newsletter de LibertyVox :


 Et deux MP3 de RocKIK.com avec Anne-Marie Delcambre, le Père Samuel et Johan Bourlard.

L’Islam et les juifs du 3 mars 2008
http://www.libertyvox.com/files/RocKIK_AnneMarieDelcambre_PereSamuel_JohanBourlard_080303.mp3

L’islam et les femmes du 10 mars 2008
http://www.libertyvox.com/files/RocKIK_AnneMarieDelcambre_PereSamuel_JohanBourlard_080310.mp3

Bonne écoute !

LibertyVox

 

Eternel retour‏

 

Par André Dufour  21/02/2008

 Quand la gauche pervertie par son aveuglement idéologique se vautre dans la fange, André Dufour en profite pour l’éreinter dans son bloc-notes. 

http://www.libertyvox.com/article.php?id=304

 


Le temps des assassins‏

 

Par Pavel 20/02/2008

 Le XXIème siècle sera t-il religieux ? S’il devait être musulman, Pavel nous prédit une dévolution vers l’age de pierre islamique. 

http://www.libertyvox.com/article.php?id=303

 

Allez savoir pourquoi…‏

 

Par Marc Lev  20/02/2008

 Marc Lev est un auteur israélien. Il nous enverra régulièrement de courts billets d’humeur sur la situation vue du Kibboutz où il réside. 

http://www.libertyvox.com/article.php?id=302

 

 

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 14:14

Maurice Georges Dantec dit Maurice G. Dantec (né le 13 juin 1959 à Grenoble), est un écrivain français naturalisé canadien, se définissant comme « écrivain nord-américain de langue française[1],[2] ».

Sommaire 

Biographie  

Jeunesse et débuts littéraires  

Dantec naît au sein d'une famille communiste. En 1970, il entre au lycée Romain-Rolland d'Ivry-sur-Seine, en pleine banlieue « rouge ». Une fois le bac en poche, il débute des études de lettres modernes qu'il abandonne pour fonder les groupes de rock État d'Urgence, puis Artefact. Des aventures musicales qu'il va conjuguer avec un emploi de concepteur-rédacteur dans la publicité durant les années 1980.

En 1991 il écrit La Sirène rouge, un roman à mi-chemin entre le polar et le roman-feuilleton qui remporte le Trophée 813 du meilleur roman policier. Deux ans plus tard, avec Les Racines du mal, il signe un second roman mâtiné de polar et de science-fiction qui lui mérite le Grand Prix de l'Imaginaire et le Prix Rosny aîné en 1996.

Romancier et essayiste  

Avec Le Théâtre des opérations, journal métaphysique et polémique, dont le premier volume s'intitule Manuel de survie en territoire zéro (publié en 2000), Dantec livre un essai à caractère autobiographique où il laisse libre cours à ses réflexions. Cet essai hybride est présenté par l'auteur en ces termes:

« Mais qu'est-ce précisément ce qu'est en train de produire en parallèle cet objet étrange, ni journal intime, ni critique de l'actualité, ni essai critique, ni pamphlet philosophique, ni acte de sabotage moral, ni acte de foi, et pourtant un peu de tout ça en même temps (...)[3]. »

En 2001, Dantec livre la suite de ses réflexions dans le second volume du Théâtre des opérations : Laboratoire de catastrophe générale présenté sous la forme d'un journal. Dantec a pris l'habitude de se référer au Théâtre des opérations sous l'abréviation TdO.

Avec Villa Vortex, l'auteur revient en 2003 à la fiction. Mais Le Théâtre des Opérations a laissé ses traces. C’est finalement l'éditeur Albin Michel qui publie Cosmos Incorporated à la rentrée littéraire 2005 et American Black Box sans censure en janvier 2007. De 2004 à 2006, Maurice Dantec participe à la revue conservatrice Egards et au Ring[4] où il s’est par exemple prononcé pour le « non » au référendum du 29 mai sur le projet de constitution européenne. En l’espace de deux ans, il livre une vingtaine de textes pour la presse en ligne et la presse papier. En 2006 sort Grande Jonction, suite de Cosmos Incorporated et la rentrée littéraire 2007 est marquée par la sortie d’Artefact : machines à écrire 1.0.

Après avoir été publié par les éditions Gallimard dans les prestigieuses collections « noire » puis « blanche », il prend un agent en 2004, David Kersan, qui le fait alors transférer aux éditions Albin Michel, puis en 2009 aux éditions Rivages[5].

Polémiques 

Maurice Dantec a souvent fait parler de lui pour certaines prises de position. Ses critiques contre l'islamisme radical, sa brève prise de contact avec le Bloc identitaire (mouvement d'extrême droite français) et son positionnement catholique et royaliste lui ont valu une moquerie de l'écrivain Jean-Jacques Reboux[6], des attaques et des ennemis.

L'écrivain se dit ouvertement catholique « futuriste ». Pour une partie de la critique et de ses lecteurs, Dantec a dérivé vers une certaine forme de mysticisme vulgaire amorcée dès Babylon Babies. En 2006 sort Grande Jonction, suite de Cosmos Incorporated, puis en 2007 Artefact : machines à écrire 1.0.

Maurice Dantec, écrivain qualifié par certains détracteurs et certains laudateurs comme « réactionnaire », défend ouvertement le rétablissement de la peine de mort au Canada, et George W. Bush dans sa défense du « monde libre » face au « terrorisme de l'islam radical ». Maurice G Dantec s'est prononcé pour le « non » au référendum du 29 mai2005 sur le projet de constitution européenne. Dans ses chroniques, il s'est interrogé sur l'existence d'une droite québécoise et il a dénoncé Pierre Falardeau (militant indépendantiste) dans la revue Égards. Dantec est intervenu à plusieurs reprises sur la webradio Rockik à l'occasion notamment de la controverse concernant des caricatures de Mahomet, où il tient régulièrement des propos polémiques et hostiles aux musulmans. Il scande les notions d'« Europe décadente » et de « djihad mondial », et il prédit l'avènement d'un choc des civilisations qui opposerait, selon lui, l'Occident techno-scientiste catholique au monde musulman.

À l'antenne de Rockik, Maurice G. Dantec a déclaré soutenir Philippe de Villiers pour l'élection présidentielle de 2007.

Musique

Une fois titulaire du baccalauréat, il débute des études de lettres modernes qu'il abandonne pour fonder les groupes de rock État d'Urgence, puis Artefact. Des aventures musicales qu’il va conjuguer avec un emploi de concepteur-rédacteur dans la publicité, durant les années 1980, avant de se consacrer à l'écriture.

En 1997, Maurice G. Dantec signe des textes qu'il narre sur l'album Utopia du groupe No One is Innocent. La même année, il rencontre Richard Pinhas. Heldon n'existe officiellement plus, mais le guitariste propose à Dantec une sorte de soubresaut post-mortem, à laquelle il convie aussi Norman Spinrad. Très vite le projet se matérialise sous la forme de lecture en musique de textes du philosophe Gilles Deleuze, dont Pinhas a été l'élève au début des années 70. Dantec n'est cette fois pas un invité, mais bel et bien membre actif du groupe. C'est ainsi que le projet Schizotrope verra le jour, avec un album au titre familier de ses lecteurs : The Life and Death Of Marie Zorn. Une tournée suivra.

Il a repris depuis le compagnonnage avec des musiciens rock, en particulier avec son agent, David Kersan, dans le groupe Aircrash Cult, dont il est le parolier exclusif[7].

Bibliographie  

Romans  
  1. 1993 Paris : Gallimard, 478 p. (Série noire ; 2326). (ISBN 2-07-049385-7)
  2. 1998 Paris : Gallimard, 591 p. (Folio policier ; 1). (ISBN 2-07-040636-9)
  3. 2001 Paris : Cercle polar, 591 p. (Roman noir). (ISBN 2-7441-4966-7)
  4. 2002 Paris : Gallimard, 478 p. (Série noire ; 2326). (nouv. couv.)
  1. 1995 : Paris : Gallimard, 635 p. (Série noire ; 2379). (ISBN 2-07-049495-0)
  2. 1999 : Paris : Gallimard, 752 p. (Folio policier ; 63). (ISBN 2-07-040775-6)
  3. 2001 : Paris : Cercle polar, 748 p. (Roman noir). (ISBN 2-7441-5547-0)
  4. 2002 : Paris : Gallimard, 635 p. (Série noire ; 2379). (nouv. couv.)
  1. 1999 : Paris : Gallimard, 551 p. (La Noire). (ISBN 2-07-075471-5)
  2. 1999 : Paris : Le Grand Livre du mois, 551 p. (ISBN 2-7028-3288-1)
  3. 1999 : Paris : France Loisirs, 551 p. (ISBN 2-7441-3077-X)
  4. 2001 : Paris : Gallimard, 719 p. (Folio SF ; 47). (ISBN 2-07-041753-0)
  1. 2003 : Paris : Gallimard, 824 p. (La Noire). (ISBN 2-07-075244-5)
  2. 2004 : Paris : Gallimard, 843 p. (Folio SF ; 189). (ISBN 2-07-031706-4)
  1. 2005 : Paris : Albin Michel, 568 p. (ISBN 2-226-15852-9)
  2. 2006 : Paris : Librairie Générale Française, 572 p. (Le Livre de poche ; 30707). (ISBN 978-2-253-11994-4)
  1. 2006 : Paris : Albin Michel, 774 p. (ISBN 2-226-17341-2)
  2. 2006 : Paris : Librairie Générale Française, 885 p. (Le Livre de poche ; 30925). (ISBN 978-2-253-12097-1)
  1. 2007 : Paris : Albin Michel, 565 p. (ISBN 978-2-226-17975-3)
  1. 2009 : Paris : Albin Michel, 210 p. (ISBN 978-2226188755)
  1. 2010 : Paris : Albin Michel, 816 p. (ISBN 978-2226195696 )
Recueils  
Essais  
  1. 2000 : Paris : Gallimard, 646 p. (Blanche). (ISBN 2-07-075887-7)
  2. 2002 : Paris : Gallimard, 708 p. (Folio ; 3611). (ISBN 2-07-042114-7)
  1. 2001 : Paris : Gallimard, 756 p. (Blanche). (ISBN 2-07-076267-X)
  2. 2003 : Paris : Gallimard, 851 p. (Folio ; 3851). (ISBN 2-07-042822-2)
  • American black box. Le Théâtre des opérations 3 : journal métaphysique et polémique, 2002-2006
  1. 2007 : Paris : Albin Michel, 690 p. (ISBN 978-2-226-17091-0)
  2. 2009 : Paris : LGF, (Le Livre de Poche). (ISBN 978-2-253-12763-5)
Nouvelles 
  • 1973 : Reportage en direct (in Landru, le journal du foyer n° 1, déc. 1973) ;
  • 2000 : TXH Baby (in Drunk n° 6, juin 1994 / in Nouvelle Donne n° 22, oct. 2000) ;
  • 1995 : Dieu porte-t-il des lunettes noires ? (in Nouvelles Nuits n° 9, 1er trim. 1995) ;
  • 1995 : Le Jour et la nuit (in Noces d’or, Série noire hors série, 1995) ;
  • 1995 : Là où tombent les anges (supplém. Le Monde n° 15755, 21-09-1995 pour l'anniversaire des 50 ans de la Série noire) ;
  • 1996 : Quand clignote la mort électrique (in Paris, rive noire, Autrement “ Littératures / Romans d’une ville ”, 1996)
Articles et préfaces  

Adaptations cinématographiques  

Voir aussi  

Bibliographie critique  
  • 2001 : Temps noir n° 5 (juin 2001)
  • 2003 : Entretien de Pierre Lagrange avec Maurice G. Dantec. In Noirs complots : 14 nouvelles / anthologie établie par Pierre Lagrange. Paris : les Belles lettres, 296 p. (Le grand cabinet noir). (ISBN 2-251-77171-9)
Articles connexes  

Liens externes 

Notes et références  

  1. Interview de Ring sur son site personnel [archive]
  2. Arnaud Bordas, « Dantec repart en guerre » [archive], Le Figaro, 16 septembre 2006.
  3. Le Théâtre des opérations, journal métaphysique et polémique, Gallimard, Folio, p. 595-596
  4. surlering.com [archive]
  5. Détails et chronologie des transferts d'éditeurs de M. Dantec dans l'article Dantec rejoint Elroy et les éditions Rivages sur le site « Rue89 » [archive]
  6. Dans Castro, c'est trop ! (2004), un des épisodes de Gabriel Lecouvreur alias Le Poulpe, il met en scène le personnage de Moritz Dante, personnage caricatural de Maurice Dantec. Reboux s'en explique dans une interview au site littérature.com [archive]
  7. L'annonce sur son site [archive].

 


PRIÈRE POUR LES HOMMES SANS NOM

Alors qu'il a l'habitude de publier des livres de plusieurs centaines de pages, Maurice G. Dantec a accepté de se prêter à ce court exercice de style qu'est la prière du lundi et nous offre une prière intitulée Prière pour les hommes sans nom.  

 

 

PRIÈRE POUR LES HOMMES SANS NOM.
Prière de Maurice Dantec.

Il faudrait sans doute que je prie pour ton âme
Visage du futur
Soit l’image d’une bouche écrasée par une botte
Je devrais me tourner vers les cieux en flammes
Et les tas d’ordures
Où survivent les enfants fabriqués de bric et de broc
J’écoute ta voix, gazé des camps
J’entends ta chair consumée au pétrole
J’entends l’enfant dans les nuées du zyklon-B
J’entends le son des os en carbone
Je vois tes yeux sous la montagne de feu
Ils se consument dans la lumière
Neutrons-noyaux / noyaux-neutrons
Ta vie n’est plus que particules élémentaires
Par ma bouche forée au laser
Je vais pour une minute le temps de détruire un monde
Laisser votre souffle guider ma prière
Comme s’il s’agissait de ma toute dernière seconde :
La voix de ma fille résonne dans la nuit jouvencelle
et par sa bouche c’est la Vôtre que j’entends
cristal acoustique transvaluant la lumière du réel,
buisson ardent qui se manifeste À l’instant
comme la musique d’un amour aux extrêmes étincelles,
Le Fils de l’Homme sous l’orage des injures
écartelé par le poids d’une croix de supplice
les pieds meurtris de pierres montait comme le calice
d’une vérité aux hommes impure,
l’impact lourd du fer, au bois clouant les os et écrasant la chair
ruina l’Homme pour des siècles
mais fit de Votre voix l’esprit des fous
et des poètes, des poètes et des fous
qui ne sont qu’autres noms pour les prophètes
en des temps plus doux;
l’image du Dieu vivant avili par les hommes
croix dressée invisible dans la nef déserte
semble le seul rayon possible à notre horizon mort
quand l’homme à Votre Image s’incarcère de spectacles et de fêtes,
Et c’est à l’envol blanc de la Colombe
qui s’échappe de Son corps endolori
Que j’aperçois une fenêtre neuve et claire sur le monde
La transfiguration de toutes les morts par une vie.
Alors s’élèvent les voix des enfants écrasés
Enterrés vivants
Recouverts de toutes les cendres de tous les brasiers
De tous les bombardements
J’entends vos chants dans la chambre ardente
Parole revenue du Néant
Armée de l’Épée de flammes tournoyante
Au Jardin d’Eden veillant
À genoux l’Homme se redresse enfin
Debout il se fait libre
Libre il lèvera la tête vers ce qui n’a pas de fin
Vers ce qui le fait vivre.
Amen -


Montréal, le 29 août 2000 – 21 avril 2009

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 14:09

 

En ce début du jour des Cendres, Ring se replace dans le run que nous avions prévu en 2004, juste avant l'arrivée de Maurice G. Dantec, c'est à dire tracer l'axe du Ring au cœur de l'actualité politique, culturelle, internationale. Ring 2.0, qu'est ce que c'est ? Chacune des rubriques dispose désormais de sa propre Une, de son propre moteur vidéo, des dépêches sélectionnées par Ring au travers du newsglobe, la possibilité de commenter l'intégralité des textes/news/vidéos, des citations aléatoires, un nouveau système de recherche  (encore en cours d'indexation donc non opérationnel pendant les 3 prochaines semaines), une rubrique fixée sur le défi spatial, une page mixed martial arts, un nouveau fil RSS, le retour de Costes prochainement, un inédit de Dantec et les nouvelles gueules d'aciers du Ring 2010. Encore en test, n'hésitez pas à nous adresser vos remarques dans la page contact.

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  • Citations aléatoires séléctionnées.

  • Nouveau système de recherche.

  • Une rubrique fixée sur le défi spatial.

  • Une rubrique mixed martial arts.

  • Un nouveau fil RSS.

Avec nos salutations martiales,

David Kersan


Maurice G. Dantec

 

 


On se demande encore par quel miracle tout cela a pu advenir. Je veux parler de l'oeuvre de Maurice G. Dantec. De l'écrivain Dantec, tireur d'élite de la littérature du XXIe siècle, que Ring a l'honneur de recevoir sur sa plate-forme de lancement offshore. Dansons vite, oui, dansons alors que l'Apocalypse, c'est-à-dire la Révélation, n'a jamais été aussi proche. Dansons sur l'Océan qui gronde sous nos pieds, Léviathan qui allaite dans ses profondeurs le cataclysme : préparez les digues, le tsunami enfle à grande vitesse et son champ d'action promet d'être circumterrestre.

Voici donc Maurice G. Dantec, dont l'exigence, à la hauteur de son ambition, n'a cessé depuis dix ans de grimper en puissance, toujours plus élevée car Dantec veut le meilleur, l'aristocratie littéraire. La Narration comme révélation de la Vérité et comme sacrifice hautement libérateur. Sinon à quoi bon écrire ? Voilà une de ces évidences qui doivent sans cesse être rappelées. Ce que fait Dantec, qui ne raconte pas de belles histoires pour "distraire les gens de leur quotidien". Car il y a plus urgent : assurer la survie de sa conscience, dans ce monde où Dieu et l'Homme sont morts, ce monde idolâtre géré par la machine de domestication biopolitique, ce monde dont les hyènes des nihilismes associés s'arrachent les lambeaux.

Dans la zone de combat, quatrième guerre mondiale en mode métalocal, Dantec invente une stratégie de survie, autodéfense et contre-attaque, nourrie à Machiavel, Jules César et Sun Tzu. Dantec en maître-espion fait de ses livres de féroces contre-feux aux incendies de poubelles de la « vie » littéraire et intellectuelle de France. Dantec armé de son Aurora métaphorique - deadly weapons authorized - arrose tout ce qui meurt et achève tout ce qui n'en finit pas de mourir. Une position (de tir) qui lui a attiré, et lui attirera encore, quelques "malédictions imbéciles", comme les aurait qualifiées Léon Bloy.

"Déclaration de guerre ouverte aux gardiens du petit cortex."

Putschiste métaphysique, écrivain de troisième type, contre-terroriste grand-catholique et neurochimiste de la Narration critique, Maurice Dantec est tout cela et bien plus encore. Un écrivain, pas un faiseur de livres. Dantec et sa force de frappe prodigieuse qui ne laisse aucune chance au cauchemar climatisé qui nous tient lieu de réalité. Ses livres, 7 balles dans la peau de l'époque touristique terroriste : les romans Villa Vortex, Babylon Babies, Les Racines du Mal et La Sirène rouge, les journaux métaphysiques et polémiques Laboratoire de Catastrophe générale et Le Théâtre des Opérations, plus le recueil de textes Périphériques. En tout plus de 4 500 pages d'écriture en spirales de feu, l'incandescence d'un style toujours plus mystique, des mots irradiant le vif-argent du Verbe en ondes porteuses de son code sacré.

Maurice G. Dantec : le road-writer de l'Europe suicidée, de l'Amérique terre promise, ici-bas ou en orbite, il serait temps. Ses livres sont tout à la fois des déclarations de guerre et des requiems. La Sirène rouge, où il règle son compte au réalisme social du polar à la française dans un trans-europe-express cyberurbain et endiablé. Les Racines du Mal, black book neuromatriciel où il est question rien moins que de la Fin de l'Homme et du crime comme mode de vie. Babylon Babies, vertigineuse odyssée planétaire sur la post-humanité et les prémices d'une méta-humanité. Villa Vortex, le roman des romans qui traite de la destruction-recomposition de la Narration et de la Sainte Rétrotranscriptase. Boje moy !

Dantec en B2 tactique du DoomsDay, larguant sur Paris-France deux bombes corticales de très haute intensité, les premiers volumes de son journal - Le Théâtre des Opérations et le Laboratoire de Catastrophe générale. N'en déplaise aux "sursinges", notamment ceux des rédactions parisiennes, l'oeuvre de Maurice Georges Dantec est à lire ABSOLUMENT. Encore faut-il en avoir les moyens. Encore faut-il attendre quelque chose d'essentiel d'un livre. Encore faut-il accepter de brûler quelques millions de neurones le temps de plusieurs "journuits" de lecture stupéfiante.

A ce stade, on est enfin prêt pour le momentum, cet instant où le voile se déchire, où la lumière enclose par les ténèbres s'apprête à jaillir. Car lire Dantec, c'est être lu par lui, ce qui implique de prêter son propre cortex à l'expérimentation en cours. Deal entre la tête d'enregistrement et ses têtes de lecture invisibles mais bien là, quelque part sous la surface... Comme le lui ont appris Raymond Abellio et les kabbalistes juifs, mais tout est déjà dans la Genèse, la Création est la mise en oeuvre vocalisée d'un code numérique. L'ADN et les savoirs ésotériques se rejoignent, s'entrelacent sous la forme d'une double spirale, forme fondamentale de la biogénétique et de la mythologie. Les Nombres et le Verbe sont à l'origine du monde. Voilà pourquoi l'écriture détient ce pouvoir vertigineux, elle qui révèle - avec tout le péril que cet acte implique-, elle qui fait et défait les mondes.

"Le mystère est la zone nocturne qui fonde toute véritable connaissance. "

Dantec, "neuromancier" du livre (du) monde - Liber Mundi - sature son écriture de toutes les connaissances des hommes, bombarde le noyau-kernel de sa narration pour lui faire atteindre la "masse critique" : technosciences et criminologie, histoire et géopolitique, philosophies, gnoses antiques, thanatologie... Plus fort de tous ces savoirs, Maurice G. Dantec "trace la topologie du désastre en secret", dessine des diagrammes abstraits sur la carte qui cache le territoire, traque les chaînes logiques du code discret qui informe le réel, se fait "l'attracteur chaotique" d'une narration qui se veut le miroir de la biogenèse du Monde. Et si la Vérité rend libre, elle ne se donne qu'au terme d'une lutte avec l'ange et du don vital de la chair.

 

Alors Maurice Dantec choisit la destruction/recréation continuelle, combat sans relâche ses propres positivismes, laissant loin derrière "les designers d'ambiance de la littérature" et, ne le cachons pas, plusieurs cohortes de "fans" paniqués de ne plus reconnaître leur gourou cyberpolarisé dans sa nouvelle défroque de polémiste white trash. Tant pis pour ceux-là, qui ont des yeux mais ne s'en servent pas pour voir. Tant pis pour ceux dont les senseurs confondent Dantec et ses images spectaculaires, concrétions médiatiques de tous les fantasmes crasseux des journaputes.

Maudits soient-ils, ceux qui braillent sans discontinuer « No Logo » et fulminent contre la "société du spectacle", incapables de s'apercevoir qu'ils en fabriquent à la chaîne, des marques commerciales, des slogans publicitaires, des étiquettes de classement, des prix d'achat. Profitez-en pour ricaner encore un bon coup, Garcinette, Marcelle, Viviane et les autres, continuez à distribuer les bons et les mauvais points, vous n'imaginez pas une seconde ce qui vous attend. Crime de masse contre l'Esprit. Terrorisme de la doxa. Abus de pouvoirs médiatiques. Sépulcres blanchis, vous voici - anathèmes !

" Plan de bataille : oser affronter la nuit divine.
 Oser sortir dans le jour glacial de l'anti-monde. "

Art martial, art mental de haute précision, la littérature entre avec Maurice g. Dantec dans la "sphère cognitive du militaire". Une division aéroportée à lui tout seul, il survole les tours de verre de la Ville-Monde aux commandes d'un Mig noir métal, tournoie en spirales au-dessus du désastre planétaire de l'Hyperpolis, à l'instant T donne le signal de l'assaut et les bombardiers de la stratégie du Logos larguent leurs munitions critiques, hurlements des bombes fractales étoilant le sol, Opération Métanoïa en cours, dissolution de la nécrose réticulaire qui recouvre la planète, vitrification silicone des villes fictions mortes,  effondrement des totems du langage, - dans le désert une voix enfin peut être entendue.

Et Dantec se fait voyant, invoque l'Imagination, "l'impératrice des Rêves" (Bloy), pour réaliser son grand oeuvre neurogénétique, plonge dans les eaux noires de l'onirisme comme dans un bain révélateur, explore les cercles de l'Enfer et saute d'un coup de plume du nano-cristal quantique à ces constellations stellaires dont la beauté coupe le souffle. Sous les touches de sa Remington atomique des myriades d'étoiles attendent leur tour pour filer incendier la nuit de leurs traînes de feu rubis, lapis-lazuli, émeraude, améthyste, chrysolithe... Avalant les parsecs du cosmos comme de vulgaires kilomètres, Dantec, CinC des forces atlantes, donne un nouveau coup d'accélérateur et accomplit sa révolution. Retour à la Terre ? Non, car maintenant c'est Lunokhod Junction.

Apparaître, disparaître, transparaître, telle est la stratégie à suivre pour demeurer libre ici-bas. Avec pour puissance de feu son écriture intensive, accordée à sa conscience et sa foi, Maurice G. Dantec est armé pour faire tournoyer encore longtemps le rotor de sa narration, comme une épée archangélique. "La Vérité vous rendra libres." Tout est là.

Tremeur Couix

Pour contacter Maurice G. Dantec : via David Kersan, son agent : david@surlering.com

Sur le RING
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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 13:00

Sous le voile de Benazir

 
Par Laurent Murawiec à Washington


Benazir

© Metula News Agency






Au pouvoir, elle continua à exploiter la ferveur des miséreux



 

 

 


A ne manquer sous aucun prétexte, au matin du 1er janvier, les vœux de l’an des rédacteurs de la Ména. Ils donnent le ton de l’année nouvelle !


 

Les bondieuseries coulent à flot : Benazir Bhutto est canonisée, sainte laïque de la démocratie. L’ennui, c’est que l’image ne correspond en rien à la réalité. Recadrons un peu l’image pieuse.

 

Benazir Bhutto était l’héritière d’une dynastie de grands propriétaires fonciers du Sind, l’une des quatre provinces constituantes du Pakistan. Comme les autres latifondiaires, les Bhutto, immensément riches, sont virtuellement propriétaires des villages et des villageois, qu’ils traitent depuis toujours comme des serfs. On n’éduque pas, on taxe. On n’alphabétise pas, on rançonne. Mais le père de Benazir, Zulfikar Ali Bhutto, s’était déclaré « socialiste », étiquette qui recouvrait un populisme creux et corrompu, enrobé d’un charme indéniable. Pour lui, comme pour la quasi-totalité de la classe politique pakistanaise, le pouvoir était avant tout un moyen de s’enrichir démesurément en pillant l’Etat et la nation. Voleur de grande envergure, il ne se différenciait en rien des autres, sinon par le label. Il était aux affaires, quand l’Armée pakistanaise se livra à l’un des plus abominables massacres de l’histoire de l’après-guerre : les Bengalais (musulmans) du Pakistan oriental, ayant osé déclarer leur indépendance, la soldatesque pendjabi (musulmane) du Pakistan (alors « occidental ») massacra sans retenue, jusqu’à ce que l’Armée indienne inflige à ces soudards une raclée mémorable et méritée.

 

Ali Bhutto plaça le Pakistan sous la houlette de l’Arabe saoudite. C’est lui qui lança, à l’époque contemporaine, la nouvelle vague de l’islamisation du pays, jusqu’à lors en équilibre relatif entre Islam et sécularisme. C’est lui qui fit de la Charia la loi du pays – « socialisme islamique », n’est-ce pas ? Lorsqu’il tomba sur plus islamiste que lui, avec le général Zia ul-Haq, il le paya de sa vie : le partage des dépouilles n’est pas le fort des dirigeants pakistanais, civils ou militaires. Bhutto fut ignoblement pendu par l’ignoble Zia, lequel, aux dires d’un général indien, « aurait volontiers importé du sable d’Arabe saoudite pour que le Pakistan ressemble plus à l’Arabie ». Le martyr pendu acquit dans la mort un lustre que ses actes ne méritaient guère. C’est lui qui avait mis en route la « bombe islamique », qui rend le Pakistan d’aujourd’hui si dangereux. Sur financement saoudien, une fois encore, le Pakistan miséreux dépensa sans compter pour se doter d’armes nucléaires et de missiles balistiques. Le bilan était accablant.

 

Benazir prisonnière fut vilainement traitée par Zia, lequel fit du Coran une puissance constitutionnelle et du djihad une doctrine officielle. N’était-il pas conseillé par Abou Ala Maudoudi, l’un des principaux théoriciens du djihad au XXème siècle, lequel se prenait pour le Mahdi ? Après la mort de Zia, Benazir reprit la franchise développée par son père : le Pakistan People’s Party (PPP) et s’en servit pour prendre le pouvoir. Premier ministre, elle accéléra la nucléarisation militaire ; elle ne fit rien, mais rien de rien, pour améliorer le sort des Pakistanais, pour améliorer le statut de la femme, pour améliorer la déplorable situation de l’enseignement, pour aider l’économie à prospérer. Elle continua la politique de haut vol de son père, avec corruption et vénalité en toile de fond. Elle continua également à exploiter la ferveur des miséreux, qui projetaient en elle tous leurs espoirs, comme il l’avaient fait pour son père : masse de manœuvre crédule, masse de mobilisation, jouets asservis aux ambitions des puissants, pions qu’ils poussent sur l’échiquier du pouvoir.

 

C’est quand elle était premier ministre que les services de renseignement de l’Armée pakistanaise, l’Inter-Service Intelligence (ISI) créèrent de toutes pièces les Talibans d’Afghanistan : le Pakistan considère qu’il doit dominer le voisin afghan afin de se donner, face à l’Inde, une « profondeur stratégique ». L’idée est invraisemblablement stupide, mais elle va de pair avec l’orchestration par les militaires et les barbouzes pakistanais du plus vieux djihad existant sur terre : la guerre menée depuis 1948 contre l’Inde au Cachemire. Périsse la nation pourvu que le djihad triomphe !

 

Renversée – l’Armée pakistanaise renverse périodiquement les premiers ministres élus, avant de rentrer dans ses casernes – Benazir s’exila. Elle donna alors toute la mesure de son habileté : elle savait parler aux media et aux politiciens occidentaux dans leur langue, leur servir les plats qui leur plaisaient, leur dire les mots qui plaisent dans une langage familier. Ah ! A Londres et à New York, comme elle était féministe, démocrate, pro-occidentale et moderniste ! Elle utilisait à ravir sa beauté, son charme et sa culture oxfordienne pour présenter une image qu’adoptèrent d’enthousiasme les media : cette courageuse et charismatique musulmane réformatrice était une tête de pont de l’Occident. Ce n’était pas vrai, mais l’image resta. Elle y croyait sans doute quelque peu elle-même. L’image était factice, mais remplaça la véritable Benazir Bhutto aux actualités, et même dans les calculs des diplomates. On prenait l’ombre aguichante pour la substance, et les momeries qui coulent aujourd'hui à flots dans les notices nécrologiques, pour argent comptant.

 

Présidente à vie du PPP, Benazir n’était pas démocrate, mais l’une des rapaces qui se déchirent le pouvoir et ses richesses au Pakistan. Certes, elle avait émis, ces temps derniers, de fortes condamnations des djihadistes et des islamistes extrémistes, lesquels le lui rendaient bien. Cela faisait partie du spiel du pouvoir. Aurait-elle joint le geste à la parole ? L’itinéraire clos par son assassinat n’est pas encourageant.

 

L’assassinat de Benazir Bhutto devrait nous permettre de mieux mesurer le troublant décalage qui sépare l’image donnée de la réalité par le tapis de media internationaux de la réalité elle-même. L’image séduisante et fausse de Benazir, à laquelle s’étaient attachés beaucoup d’Occidentaux, permettait d’imaginer des semblants, ou des faux-semblants de solutions pour le Pakistan. Malheureusement, ce que cachait l’image est bien pire : le pays est si gangrené, qu’aucune solution n’est facile, ou à portée de la main. On ne peut y faire la politique du pire : il faut se résigner à la politique du moins pire.

 

Reste, au Pakistan, un général au pouvoir, qui fait à la fois partie du problème et de la solution ; un président qui ménage chèvre et chou, et un pays fragmenté et lézardé. Reste la participation active d’une partie de l’Armée pakistanaise, de l’ISI, en particulier, avec les Talibans et les islamistes des zones tribales. Il serait absurde de pousser le général Musharraf au départ, comme on poussa le Chah d’Iran au départ en 1978-79 ; le monarque-dictateur iranien était un sale type, mais ce qui le remplaça est mille fois pire, comme dans l’histoire de Lénine et des tsars. Il est improbable qu’il parvienne à redresser la situation. Coincés entre Charybde et Scylla, nous subissons les effets en retour d’erreurs anciennes et de politiques révolues. La politique américaine envers le Pakistan est depuis trop longtemps affermée à l’Arabie saoudite et soumise, par éclipses, à un impératif apolitique, mais mielleusement satisfaisant, de « droits de l’homme ». On ne peut confier à des images factices le soin de composer une politique. On voulait « démocratiser » le Pakistan ? On a maintenant un champ de flamme, et un incendie à éteindre.

 

Pour parler familièrement, nous sommes, Pakistanais et Occidentaux, dans la mouise. Un premier pas serait de cesser de faire confiance aux masques et de croire aux simulations.


Idéologies/ Croisades contre le réel


 

Des millénaristes du Moyen Age aux islamistes du XXIe siècle, en passant par Karl Marx, Adolf Hitler, Hugo Chavez et l'ultra-écologisme, une seule et même obsession : détruisez le monde réel et tout ira mieux.


D’après le Manifeste communiste de 1848 et ses auteurs Karl Marx et Friedrich Engels. «L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes». Prenons les mots au sérieux : si toute l’histoire « n’a été que » ceci ou cela, c’est que nul  autre facteur ne compte. Le ceci ou le cela contiennent et enveloppent la totalité de l’histoire, à l’exclusion de tout le reste. Son contenu, sa texture, sa réalitém sont donc, à en croire nos auteurs, intégralement dictés par la lutte des classes.

Or, l’histoire de toute société, précisément, n’est pas du tout l’histoire des luttes de classes: les sociétés de l’histoire ont certes recelé des luttes de classes, mais l’histoire n’est pas engendrée à titre unique par les luttes de classe, elle ne consiste pas uniquement ni principalement en luttes de classes. Les luttes de classe existent, mais ne dictent pas. Elle sont une lettre dans l’alphabet de l’histoire, et non son texte intégral.


La société brahmanique du karma n’est pas plus définie par la lutte des classes que la société bouddhiste qui tente de la remplacer en Inde. La notion de classes rend incompréhensible l’histoire grecque ou romaine. Les invasions nomades qui scandent l’histoire européenne du Vè au XIVè siècle n’ont rien à voir avec les luttes de classes. Les conquêtes de l’Islam sont étrangères à la lutte des classes. En trois mots, l’histoire exclut les luttes de classe comme principe moteur, ou du moins les relègue à un rang subordonné. On a pris la partie pour le tout. Le principe n’éclaire ni la dimension religieuse, ni l’intellectuelle de l’existence humaine, il ne recouvre même pas l’ensemble du champ social ni du champ politique.


Plaçant un principe subordonné à la place motrice, l’explication est fausse de part en part. Elle ignore la réalité et construit en son lieu et place une fausse réalité. Elle voit droit et annonce torve. La déconstruction de la richesse du réel au profit d’une factice reconstruction déforme irrémédiablement le réel.


L’histoire, ajoutons-le, n’est pas non plus celle de la lutte des races, fantasmagorie dont l’heure de gloire ne dura pas moins que sa cousine. Elle n’est pas non plus celle de la lutte des espèces, ni des nations, ni aucune des variations social-darwinistes de la
« lutte pour la vie » qui firent jadis florès, c’est à dire des applications hâtives et mécaniques à l’histoire humaine de certains aspects de la théorie de l’évolution, toutes caractérisées par une réduction abusive de vastes classes de phénomènes à une causalité simpliste et unique, réductionnisme.

L’histoire n’est pas intrinsèquement tendue vers un but prédéterminé, réalisation d’un Paradis terrestre ou son actualisation, la téléologie des philosophes, principe qui orienterait et guiderait activement le monde (par quels moyens et mécanismes ?) vers cet objectif préétabli.


Marx affirme cependant que l’histoire se dirige vers un
« Point oméga », qu’il baptise, en contraste avec le « royaume de la nécessité », vallée de larmes d’aujourd’hui et d’hier, « royaume de la liberté » qui sera pure réalisation du plein potentiel humain, Age d’Or retrouvé et renouvelé. Ce faisant, Marx reprenait non seulement l’avènement de l’Esprit théorisé par le philosophe G.W.F. Hegel sous l’appellation de « Savoir absolu », mais plus encore la prédiction médiévale de l’avènement d’un « Troisième Age », « Age de l’Esprit » , qui avait été au cœur des innombrables insurrections millénaristes qui mobilisèrent et ensanglantèrent l’Europe du XIè au XVIè siècle. Il ne s’agit aucunement d’histoire au sens scientifique du terme, mais de prédictions oraculaires : celles de l’Apocalypse, déguisée pour cause de scientisme ambiant. La société industrielle et technologique ne réagit pas aux mêmes motifs que la Chrétienté médiévale. C’est là pure croyance, une foi millénariste.

Pour affirmer que l’histoire est celle des luttes de classes, ou autres explications du même type, il faut omettre des pans entiers de l’histoire, qui contredisent la thèse ainsi posée ; il faut exclure de la causalité historique tout ce qui ne cadre pas avec le principe réducteur. Ce qui  n’est pas lutte de classes est donc illusion - assertion familière dans le cadre du marxisme. Il faut se fermer les yeux ou restreindre le champ de vision. Une fois amputée la réalité, qui passe par le Lit de Procuste de la théorie, les moignons restants pourront être ajustés. Qu’il ne reste que ces tronçons de réalité, qu’ils ne soient en quelque sorte qu’une ombre de réalité, ou moins encore, des moignons d’ombre, n’empêche pas une doctrine de faire preuve d’efficacité apparente : du point de vue aveugle qui est le sien, la théorie est lumineuse.
« Tout s’explique ! »
Cette réalité amputée, c’est celle de l’idéologie. Pour reconstruire le réel aux fins voulues, c’est-à-dire pour mettre les conclusions voulues à la place de la démonstration, il faut masquer, disais-je, la réalité, il faut l’occulter, et choisir les petits morceaux qui constitueront la mosaïque voulue.

La vulgate contemporaine postule ainsi que toute la
« misère du monde » provient d’une même hydre aux multiples têtes : capitalisme, impérialisme, marché, profits, mondialisation, colonialisme, etc. Toutes les têtes sont occidentales. Ergo, conclut cet étrange syllogisme, toute la misère du monde provient de l’Occident. Si la misère du monde est uniquement créée par l’Occident par l’intermédiaire de ses diverses manifestations, c’est qu’il y a en quelque sorte un degré zéro du monde où toute misère est exclue : l’état « naturel » du monde est dénué d’exploitation de l’homme ou de la nature. Ce monde naturel, c’est bien l’Age d’Or, celui de la liberté absolue qui n’est plus réprimée par les contraintes (c’est le Marx de 1848 et de tout ce qui suit), mais également celui des délirantes dérives psycho-machin (Deleuze, Guattari, Foucault, Derrida) de l’époque contemporaine.

L’envers du raisonnement, c’est qu’un monde privé d’Occident sera privé de misère : détruisons l’Occident, nous détruirons la misère du monde ; le refrain est commun aux totalitarismes du XXè siècle, et à celui du XXIème, le totalitarisme islamique. Ce monde soustrait à toute misère, c’est, évidemment, le Paradis terrestre, du royaume de la liberté de l’un au règne de la Parole d’Allah pour l’autre, c’est le Reich de Mille ans., le monde d’où a èté soustrait toute souffrance, toute contradiction, toute dissonance : c’est un monde de la stase, où plus rien ne change puisque tout est parfait. C’est un rêve éveillé. C’est l’Utopie.


Pour introduire l’Utopie dans le monde, pour la rendre, du moins en apparence, compatible avec lui, il est nécessaire de transformer le monde (c’est la XIe
Thèse sur Feuerbach de Marx) et d’en faire un objet nouveau qui n’a pas grand chose à voir avec le vrai monde : c’est à cette condition que «l’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes». Ce monde travesti est celui où les guerres, les invasions, les massacre, les atrocités, sont tous le fruit de l’Occident et de l’Occidentalisme. Au fait, était-elles moindres et différentes aux âges pré-occidentaux, des empires exterminateurs des Assyriens et des Mongols aux sacrifices humains des Aztèques ou de la déesse Kali ?

L’état de nature postulé, ce degré zéro de la misère du monde, ne peut manquer d’être peuplé de créatures qui lui correspondent : comme le Jardin d’Eden était peuplé d’innocents, l’état de nature est peuplé de bons sauvages. Moins ils sont touchés par l’Occidentalité, plus ils sont sains. C’est ce que l’idéologue islamico-marxiste iranien Jalal Al-e Ahmad appelait
qarbzadegi, “intoxiqué par l’Occident”, “ouestoxiqué” ou “occidentalosé”. C’est ce que les Slavophiles russes, et les Bolchéviks, appelaient la “decadence” occidentale, ce qu’Hitler appelait la “dégénérescence” occidentale.

Notons que l’écologisme militant d’aujourd’hui reprend nombre de leurs thèmes. C’est la civilisation technologique qui menace de détruire une planète qu’il faut donc
« sauver ». Cette civilisation, affublée d’épithètes dévalorisantes (productiviste, et autres) étant fille d’Occident, elle n’échappe ni au soupçon, ni à la vindicte : elle est cause de dysharmonie avec la « Nature », comme si toute activité humaine n’était par définition autre chose qu’un double rapport d’inclusion et d’intervention, d’intériorité et d’extériorité, avec la nature ; comme si toute activité, naturelle et humaine, n’était pas caractérisée par une transformation qui produit à la fois de l’énergie et un résidu inutilisable, débris, pollution, dissipation.

Mais cet écologisme militant exige de l’industrie qu’elle produise sans dissipation, en un mot, qu’elle ne produise pas du tout. Pour arriver à ses fins, l’écologisme militant sélectionne (et au besoin fabrique) les statistiques et les données abusivement présentées comme
« scientifiques » qui « prouvent » (a) un réchauffement accéléré et de forte amplitude, (b) l’origine uniquement humaine, c’est-à-dire industrielles, de ce réchauffement. Toute donnée qui va à l’encontre de la thèse est impitoyablement écartée. Qui parle aujourd'hui du « trou dans la couche d’ozone » qui allait tous nous carboniser à court terme ? Le trou a disparu du discours public, mais il a été comblé par d’autres  désastres.

Dans ce cas comme dans les autres, la méthode utilisée consiste à omettre un moment crucial du processus. Du constat
« il y a des luttes de classes » on passe à « toute l’histoire n’est que ». De la dissipation d’énergie résiduelle on fait la caractéristique du processus industriel. De phénomènes connexes on fait des phénomènes intrinsèques ou même des phénomènes censés définir l’objet : c’est « le capitalisme » qui cause la pauvreté, alors que le capitalisme a tiré infiniment plus d’êtres humains de la misère que tout ce qui l’a précédé. Les colonialistes occidentaux deviennent les uniques envahisseurs, pillards, massacreurs, esclavagistes ; les autres ne sont pas seulement acquittés, ils reçoivent un non-lieu, ils ne sont même pas mis en examen. Amputée, j’histoire disparaît ; déséquilibrée, elle devient image d’Epinal, manuel de désinstruction civique, conte moralisant aux volontés endoctrinantes.

La méthode qui est suivie est de refuser l’inclusion intégrale du réel : en sélectionnant tel moment, tel volet, au détriment des autres, et d’en induire une généralité et une validité universelle. On excipera d’une coexistence censément harmonieuse des
« religions abrahamiques » au cours d’une courte période de l’histoire de l’Espagne mauresque pour conclure très abusivement à l’existence d’une « tolérance » supérieure de l’Islam. Découper le réel et le recomposer sur la base des chutes choisies, au lieu d’en penser la complexité et les caractères contradictoires, c’est l’art du prestidigitateur, la science du bonneteau. Ce qui importe, c’est moins le contenu que la méthode : en amputant le réel pour créer avec ses dépouilles une image fictive, la pseudo-réalité ainsi créée est nécessairement dysfonctionnelle. C’est bien pourquoi les économies communistes sont nécessairement fourrières de pénurie : bolchévique ou castriste, maoïste ou chavézienne, elles créent immanquablement, à grands renforts d’alibis, la misère d’où elles annonçaient tirer le peuple. Elles sont des maisons construites sur la base d’une géométrie non-euclidienne, qui, intellectuellement, peuvent être séduisantes, mais s’écroulent dès qu’elles passent de l’épure à la construction.

Le modèle bricolé par omission ou par occultation n’a avec la réalité que des correspondances partielles et aléatoires. Dans son cadre, on agit moins sur le réel que sur une image fictive. La source des malheurs du tiers monde, ce n’est pas Mugabe, Pol Pot, les Taliban, Assad, Kim Jong-il, Chavez, c’est, diabolique, l’impérialisme. Les malheurs de l’URSS, c’étaient les koulaks et les ingénieurs saboteurs. Les malheurs du Reich, les Juifs. Les malheurs du Cambodge, ceux qui savaient lire. En amputant le réel, on s’interdit bien entendu de le comprendre : du réel mutilé on ne peut avoir qu’une compréhension mutilée, comme si un anatomiste pouvait comprendre le fonctionnement d’un homme auquel il aurait enlevé les organes, ou la tête, ou le cœur. La causalité inhérente au monde est perdue, on n’agit plus que sur de pseudo-causalités : c’est toujours le diable. Il n’est pas indifférent qu’Hugo Chavez, du haut de la tribune de l’Assemblée générale des Nations-Unies en 2006, ait lourdement insisté qu’il sentait la présence du Diable après que l’orateur précédent, George Bush, y soit passé.


Mais, objectera-t-on peut-être, l’ambition d’une appréhension complète du réel n’est-elle pas elle-même illusoire ? Hors le regard synoptique du Dieu, nul n’y peut prétendre. Le savoir est œuvre collective, l’appréhension du monde lest également, mais elle ne peut embrasser la totalité, elle peut au plus l’approcher. C’est à cette connaissance approchée, empirique et asymptotique qu’il faut se résoudre. Cette connaissance approchée adhère au sens commun, en ce sens qu’elle ne se saisit point de la scie à découper pour se débarrasser de ce qui lui déplaît ou de ce qui ne dépasse du cadre. Il faut avant tout vouloir embrasser la totalité du réel, en inclure le plus afin d’en omettre le moins.


D’évidence, la constitution humaine nous rend vulnérables à la partialité. Bernard de Chartres dit à raison :
« Nous sommes comme des nains juchés sur des épaules de géants (les Anciens), de telle sorte que nous puissions voir plus de choses et de plus éloignées que n’en voyaient ces derniers. Et cela, non point parce que notre vue serait puissante ou notre taille avantageuse, mais parce que nous sommes portés et exhaussés par la haute stature des géants ». L’œuvre est collecctive, historique, graduelle. Faute de géants, comme les tours de la cathédrale de Chartres, notre regard rase les mottes s’il est en ville, et n’a aucun point de repère s’il est en rase campagne. Dans le temps comme dans l’espace, les limites de notre perception en limitent le rayon d’action. A grand’peine, nous assemblons une mosaïque de réalité. C’est le dessein qui importe : il faut vouloir tout le réel, il faut se diriger vers lui sans rien en excepter.

L’occultation de constituants de la réalité est le pire péché cognitif. Il fonde l’idéologie, cette ombre déformée de réalité, cette maîtresse d’erreur. L’idéologie est ce salmigondi qui se saisit d’éléments de réalité, en exclut les autres, et s’érige en maître de vérité. L’idéologie est tache aveugle sur la rétine et le cerveau.


Laurent Murawiec est directeur d'études au Hudson Institute, à Washington.


© Laurent Murawiec pour l’Institut Jean-Jacques Rousseau, 2007.

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 03:05


par Daniel Pipes
Jerusalem Post, 19 décembre 2007
VO: http://www.danielpipes.org/article/5276

Le financement plus que généreux de Mahmoud Abbas et de l’Autorité palestinienne en vue d’instaurer la paix est l’un des axes constants de la politique occidentale – y compris israélienne – depuis la prise du pouvoir par le Hamas à Gaza, en juin dernier. Cet afflux de fonds est contreproductif et doit être stoppé. Urgemment.

Un peu de contexte: Paul Morro, du Service de recherche du Congrès, indique qu’en 2006, l’Union européenne et ses États membres ont donné 815 millions de dollars à l’Autorité palestinienne; les États-Unis ont versé 468 millions de dollars. L’ensemble des dons atteint un total de quelque 1,5 milliard de dollars.

Et l’aubaine ne cesse de prendre de l’ampleur. Le président George W. Bush a demandé un supplément de 410 millions de dollars en octobre, après une donation de 77 millions de dollars plus tôt cette année. Le Département d’ÉtatGary Ackerman, président de la sous-commission parlementaire sur le Moyen-Orient et l’Asie du Sud, a approuvé le don supplémentaire. justifie cette somme somptueuse en affirmant qu’elle «répond à un besoin crucial et immédiat de soutenir un nouveau gouvernement de l’Autorité palestinienne (AP) que les États-Unis et Israël considèrent comme un authentique allié pour la paix». Lors d’une audition récente,

Bien décidée à ne pas se contenter de l’argent des contribuables, la secrétaire d’État Condoleezza Rice lança le 3 décembre dernier un plan de partenariat privé – «U.S.-Palestinian Public Private Partnership» – impliquant des poids-lourds financiers tels que Sandy Weill et Lester Crown, afin de financer, selon Rice, «des projets permettant d’atteindre directement les jeunes Palestiniens, de les préparer aux responsabilités de la citoyenneté et de la gouvernance» et qui «ont un énorme impact positif».

Un rapport indique que l’Union européenne a transféré près de 2,5 milliards de dollars aux Palestiniens cette année.

Sur ces entrefaites, Abbas a annoncé son objectif de collecter des promesses pour un total de 5,8 milliards de dollars d’aides sur une période de trois ans, de 2008 à 2010, lors d’une «Conférence des donateurs de l’Autorité palestinienne» à laquelle ont assisté 90 États lundi à Paris (sur la base de la meilleure estimation disponible qui fait état de 1,35 million de Palestiniens en Cisjordanie, cela équivaut à une somme d’argent ahurissante: plus de 1400 dollars par an et par habitant, soit à peu près le revenu annuel d’un Égyptien). Avec l’accord du gouvernement israélien, Abbas a immédiatement réuni le montant souhaité pour 2008 lors de la conférence des donateurs.

Bon, si ça marche, c’est une affaire, n’est-ce pas? Quelques milliards pour mettre un terme à un dangereux conflit centenaire – c’est donné.

Mais des recherches novatrices signées par Steven Stotsky, un analyste du «Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America» (CAMERA) montrent qu’historiquement, les afflux de fonds versés aux Palestiniens ont eu l’effet contraire. En se basant sur les données de la Banque mondiale, du Fond monétaire international et d’autres statistiques officielles, Stotsky compare deux évolutions intervenues depuis 1999: celle de l’aide budgétaire annuelle à l’Autorité palestinienne et le nombre annuel d’homicides commis par des Palestiniens (incluant tant les activités criminelles que le terrorisme et les victimes tant israéliennes que palestiniennes). Combinées sur un même graphique, les deux courbes présentent des similitudes troublantes:

La corrélation est encore plus nette lorsque l’aide est superposée aux homicides commis l’année suivante:

 

Bref, pour chaque montant d’env. 1,25 million de dollars versé, on peut compter une mort violente dans l’année. Comme le souligne Stotsky, «ces statistiques ne signifient pas que l’aide étrangère est la cause des violences, mais elles remettent en question l’efficacité des donations de l’extérieur dans la lutte pour promouvoir la modération et contrer le terrorisme».

Le cas palestinien s’inscrit dans un phénomène plus général, comme l’ont relevé Jean-Paul Azam et Alexandra Delacroix dans un article de 2005, «Aid and the Delegated Fight Against Terrorism» (l’aide et la délégation de la lutte contre le terrorisme). Ils y révèlent ainsi «des résultats empiriques très solides montrant que les ressources investies dans les activités terroristes d’un pays quelconque affichent une corrélation positive avec le montant de l’aide étrangère reçue par ce pays» – plus il y a d’aide, plus il y a de terrorisme.

Si ces études s’opposent à l’hypothèse conventionnelle voulant que les Palestiniens soient poussés à la violence par la pauvreté, le chômage, la répression, l’«occupation» et le malaise, elles confirment en revanche l’argumentation que je défends depuis bien longtemps et selon laquelle le problème vient de l’exaltation des Palestiniens. Mieux les Palestiniens sont financés, plus ils sont forts et plus ils se sentent enclins à prendre les armes.

Une conception incohérente de l’économie de la guerre prévaut en Israël depuis le début des négociations d’Oslo, en 1993. Au lieu de priver leurs ennemis palestiniens de ressources, les Israéliens ont alors suivi les rêveries mystiques de Shimon Peres, exprimées notamment dans son ouvrage de 1993, The New Middle East (Le nouveau Moyen-Orient), et les ont renforcés au plan économique. Comme je l’écrivais en 2001, cela «revient à envoyer des ressources à l’ennemi alors que les combats font encore rage – ce qui n’est pas une très brillante idée».

Plutôt que de financer davantage encore le bellicisme palestinien, les États occidentaux, à commencer par Israël, devraient supprimer tous les soutiens financiers à l’Autorité palestinienne.


Conférence
"C'est à cause de ce désastre que le Hamas est maintenant au pouvoir" par Khaled Abu Toameh

18 Juillet 2009 par Point de Bascule

Mots clés: Hamas, palestine, hezbollah, apartheid, israël, élection, Arafat, boycottage

Traduction par Point de Bascule de: Islam Today by Khaled Abu Toameh, The Hudson Institute, May 18, 2009

18 mai 2009

Khaled Abu Toameh, Journaliste

L’islam aujourd’hui

Deuxième d'une série de six conférences : Tolérance et Intolérance dans le monde islamique, prononcée à la Conférence d’examen de Durban, à Genève en avril 2009. Tous les panélistes étaient des musulmans pratiquants.


Aujourd'hui, je voudrais mettre davantage l'accent sur les problèmes politiques actuels que les menaces de l'islam radical. Je voudrais parler surtout du conflit israélo-arabe et le statut des citoyens arabes en Israël.

Mais auparavant, j'aimerais vous parler un peu de moi. Depuis 27 ans, je travaille comme journaliste à Gaza et en Cisjordanie. J'ai commencé ma carrière en travaillant pour un journal de l’Organisation de la libération de la Palestine (OLP) à Jérusalem. Au cours des 20 dernières années, j'ai agi comme consultant, conseiller et assistant pour les journalistes étrangers qui voulaient interviewer des représentants du Hamas et du Fatah. Et au cours des 8 dernières années, j'ai écrit plusieurs articles sur la Palestine pour des médias israéliens, notamment The Jerusalem Post.

Je suis un musulman arabe vivant à Jérusalem. Je suis aussi un citoyen israélien, non pas parce que je suis un collaborateur, mais parce que mon père était membre de la communauté des Arabes israéliens. Une communauté qui compte près de 1,4 million de membres. Et je suis aussi Palestinien parce que ma mère est une Palestinienne qui vit en Cisjordanie. Si vous êtes un peu confus, vous pouvez dire que je suis un israélien-arabe-musulman-palestinien. La combinaison parfaite pour une crise d'identité!

Au cours des 8 dernières années, j'ai travaillé pour The Jerusalem Post et l'une des questions qu'on me pose souvent est: «Pourquoi travaillez-vous pour un journal juif ? N'avez-vous pas l'impression d'être un traître?» Je réponds : «absolument pas ».

Il n'y a jamais eu d’appel au boycottage des médias israéliens chez les Palestiniens. Un tel boycottage n'a été réclamé que dans les campus américains et britanniques.

Pendant 15 ans, j'ai travaillé pour un journal hébreu et j’ai pu interviewer plusieurs chefs du Hamas et du Fatah, dont Yasser Arafat et Ahmed Yassin. Même les terroristes palestiniens les plus recherchés par les autorités israéliennes ont donné des entrevues aux médias israéliens.

Les Arabes ne sont pas stupides. Même s'ils vivent en territoire occupé et malgré les tensions, ils ont appris plusieurs bonnes choses d'Israël.

Nous, Arabes avons fait l'expérience de plusieurs bonnes choses en Israël. Je n'ai pas honte de le dire. Nous avons fait l'expérience de la démocratie. Nous avons appris la liberté de débattre et la liberté de la presse.

C'est pourquoi les Arabes avaient de grands espoirs à la veille des Accords d'Oslo. Nous espérions avoir enfin notre propre gouvernement, qui aurait été une démocratie comme celle d'Israël. Nous espérions avoir notre propre Knesset où l’on peut critiquer le premier ministre et le gouvernement. Et nous espérions avoir une presse libre qui aurait pu dénoncer la corruption.

Quand je travaillais pour le journal de l’OLP, on se disait que nous aurions un jour une presse aussi libre que celle des Juifs : une presse où une enquête de journaliste peut obliger un ministre à démissionner.

Mais les choses ont mal tourné depuis que le processus de paix a commencé. Pourquoi? Pas à cause du processus de paix ou des principes énoncés dans l'accord d'Oslo. L’accord d’Oslo, basé sur l’idée de deux gouvernements comme solution au conflit, est merveilleux, mais il n’est pas réaliste et ne marchera jamais. La solution d'Oslo est bonne, mais la manière dont elle a été mise en oeuvre a été désastreuse tant pour les Juifs que pour les Arabes. Et c'est à cause de ce désastre que le Hamas est maintenant au pouvoir.

Pourquoi? Parce qu'on supposait alors, en Israël, en Amérique, en Europe qu'en confiant la Cisjordanie et Gaza à Yasser Arafat, en lui donnant des milliards de dollars et des armes, il ferait le dur boulot pour nous et qu'il n'y aurait rien à craindre. On pensait qu'Arafat combattrait même le Hamas, qu’il empêcherait le terrorisme et les attentats-suicides.

Yasser Arafat a créé cette chose qu'on a appelée l'Autorité palestinienne et le spectacle a commencé : un spectacle contrôlé par Arafat et ses sbires corrompus. De 1993 à 2001, la communauté internationale a versé 6 milliards et demi à l'Autorité palestinienne. Le plus gros de cet argent a disparu ou a été utilisé pour satisfaire les caprices d'une femme dépensière vivant à Paris.

Au lieu de faire construire un hôpital, Arafat a fait construire un casino, comme si c’était là ce que la Révolution palestinienne avait désiré depuis 40 ans.

En privant son peuple des bienfaits de l'aide internationale, Arafat a incité de nombreux Palestiniens à se tourner vers le Hamas et le djihad islamique. Les gens ont perdu confiance en lui et dans le processus de paix. En établissant un régime corrompu, en violant les droits de la personne, en sévissant contre les journaux et ses opposants politiques, Arafat a accru la popularité du Hamas chez les Palestiniens.

Les intellectuels palestiniens qui ont signé une pétition réclamant la fin de la corruption financière à l'Autorité palestinienne ont été pourchassés et réduits au silence par Arafat. Certains ont été abattus, battus ou arrêtés. Les autres ont fui à l'étranger. Ils ont été pourchassés par les forces de sécurité palestiniennes : des forces entraînées et financées par les États-Unis et l'Europe.

Tout cela a accru la popularité du Hamas à tel point que le Hamas l'a emporté quand il a défié le parti du Fatah de Arafat aux élections démocratiques en janvier 2006. Pourquoi? Le Hamas a été très intelligent - il s'est présenté sous la bannière du Changement et de la Réforme. Le Hamas a dit en substance aux Palestiniens: « Écoutez les amis, l’OLP et Arafat vous ont volé votre argent, pourquoi ne pas nous essayez nous maintenant? »

Je connais des chrétiens qui ont voté pour le Hamas aux élections de 2006. Je connais des Palestiniens laïcs qui ont voté pour le Hamas. Je connais même des membres de l’OLP qui ont voté pour le Hamas parce qu'ils voulaient punir l’OLP corrompu.

L'une des raisons de la popularité du Hamas a été l’exhortation. La communauté internationale a donné de l'argent à Arafat pour créer une station de télévision et de radio. Or ces médias n'ont cessé de prêcher le djihad. Arafat s'en est servi pour dire du mal des Juifs. Les Palestiniens se sont dit : « eh bien, cela veut dire que le Hamas a raison au sujet des Juifs. Et si les juifs sont si retors et si méchants, pourquoi conclure la paix avec eux? » C'est l'une des raisons qui expliquent pourquoi le processus de paix d'Oslo a mené le Hamas au pouvoir.

Le Hamas doit sa victoire à la corruption du Fatah. Et la communauté internationale a commis une lourde erreur en versant de l'argent au Fatah sans condition, sans exiger des comptes. Le Fatah a dilapidé cet argent alors que le Hamas construisait des écoles et des hôpitaux. Si le Hamas a gagné les coeurs et les esprits des Palestiniens, c'est qu'il a établi un vaste réseau de services sociaux, d'éducation, de santé et d'aide économique. Le Hamas a fondé des orphelinats et des organismes de charité alors qu'Arafat versait cent mille dollars par mois à une femme pour acheter ce qu'elle voulait à Paris.

Si l'on interroge les Palestiniens à ce sujet, ils vous diront : « La communauté internationale a corrompu les Palestiniens. Elle a créé un groupe élitiste qui s’est éloigné des Palestiniens. » Le Hamas a comblé le vide qui a été créé. La communauté internationale est donc responsable de la victoire du Hamas.

Ce qui est le plus attristant, c'est que la communauté internationale n'a rien appris de ses erreurs et continue d'appuyer le Fatah qui a perdu les élections. Elle l'encourage même à provoquer la chute du gouvernement du Hamas, choisi pourtant démocratiquement.

Et tout cela fait bien l'affaire du Hamas parce que sa popularité continue de grimper. Quand un Palestinien voit les Américains ou les Européens essayer de provoquer la chute de leur gouvernement du Hamas, leurs sympathies vont au Hamas.

Et quand ils constatent que le Fatah n'a rien compris aux raisons de sa défaite aux élections de 2006 et qu’il continue d'empêcher les réformes, les Palestiniens ne voient aucune raison pour l’appuyer. Je suis convaincu que s'il y avait de nouvelles élections demain matin en Cisjordanie et à Gaza, le Hamas serait de nouveau victorieux. Il l'emporterait pour deux raisons. La campagne des États-Unis contre le Hamas l'a transformé en victime aux yeux de la majorité des Palestiniens. De nombreux Palestiniens ne tiennent pas le Hamas responsable de ses échecs parce qu'ils se disent: « Nos pauvres députés du Hamas ont remporté les élections, mais personne ne leur donne une chance. »

C'est l’une des raisons qui expliqueraient pourquoi les gens voteraient de nouveau pour le Hamas.

L'autre raison, c'est que les représentants du Fatah sont les mêmes. Ce sont toujours les mêmes faces. Pourquoi donc les Palestiniens voteraient-ils pour eux après les avoir rejetés il y a trois ans? Vous allez à Ramallah et ce sont les mêmes '' Abus'': Abu Mazen, Abu Ala, etc. Ils ont été incapables de répondre aux besoins de leur peuple sous Arafat. Ils continuent de gérer le spectacle avec l’aide des Américains et des Européens comme si rien n’était arrivé. La communauté internationale doit donc se réveiller et dire à tous ces «Abus» à Ramallah : « Le Hamas est au pouvoir à cause de votre corruption et votre incompétence. Pourquoi ne vous corrigez-vous pas?».

Quand les États-Unis ont exigé des élections libres et démocratiques, les représentants du Fatah sont allés voir Condoleeza Rice et lui ont dit : « Écoutez, on ne peut pas avoir des élections libres et démocratiques en Palestine. » Elle leur a demandé pourquoi. Ils lui ont répondu : « Eh bien, parce que nous sommes corrompus, parce que nous sommes des voleurs, des bandits, parce que nous volons de l’argent. Or le Hamas se présente sous la bannière du changement et des réformes. C’est donc très risqué. » Elle leur a répondu : « Ne vous en faites pas. Organisez des élections libres. Je puis vous assurer que le Hamas ne vaincra jamais.» Et quand ils lui ont demandé pourquoi elle était si certaine, elle leur a répondu que c’est parce qu’elle a averti les Palestiniens qu’ils seraient punis par les États-Unis s’ils choisissaient le Hamas. Cet avertissement donné la veille des élections, est l’une des principales raisons de la victoire du Hamas.

Le seul moyen de déloger le Hamas est d’offrir aux Palestiniens une meilleure option et non en fournissant des armes au Fatah pour écraser le Hamas. On l’a essayé et cela n’a rien donné.

Mais ce qui est arrivé au Hamas depuis qu’il est au pouvoir est très intéressant. Cette même communauté internationale qui a poussé les Palestiniens à tenir des élections libres et démocratiques, a été incapable de respecter le verdict des urnes. Après la victoire du Hamas, elle est allée voir les représentants du PLO et leur a dit : « Les amis, voici des armes et de l’argent. Abattez ce gouvernement porté au pouvoir démocratiquement.”

Le Hamas réagit en disant : « Que voulez-vous de nous? On a été choisi démocratiquement. Si vous ne nous croyez pas, demandez à Jimmy Carter. Il a supervisé ces élections. »

Le refus du Fatah d’accepter sa défaite et le refus du Hamas de céder le pouvoir a provoqué une lutte de pouvoir qui fait rage depuis 3 ans et qui a causé la mort de 1,500 Palestiniens. Certains ont été tués de la manière la plus brutale et sauvage qui soit. Des milliers de personnes ont été blessées. Contrairement au gouvernement américain et aux Nations Unies, je ne pense pas que cette lutte puisse se ramener à une lutte entre les bons et les méchants. C’est une lutte entre méchants.

J’aimerais qu’ils se battent pour des réformes, pour la démocratie ou une meilleure économie. Mais ils ne se battent que pour l’argent et le pouvoir.

C’est la triste situation qui prévaut en Palestine aujourd’hui. J’ai dit plus haut que j’appuyais la solution de deux gouvernements. Si vous y pensez un peu, nous avons eu finalement deux gouvernements. Les Palestiniens ont deux États : un à Gaza et l’autre en Cisjordanie. Et ça n’est pas une bonne nouvelle, parce que nous ne savons pas à quel État il faut se vouer pour mettre fin au conflit.

Le plus drôle est que l’administration Obama fait pression sur Binyamin Netanyahu pour accepter la solution des deux États. Supposons que Binyamin Netanyahu déclare demain qu’il est prêt à reconnaître un État aux Palestiniens. Où donc les Palestiniens vont-ils créer leur état? Le Fatah ne peut pas aller à Gaza et le Hamas ne peut pas aller en Cisjordanie. Nous avons ici deux entités séparées. C’est l’impasse.

Revenons maintenant aux Arabes israéliens. En me rendant à Genève, j’ai lu dans un journal qu’un député arabe de la Knesset est venu ici dire : « Je suis un Palestinien vivant en Israël et je subis l’apartheid et le racisme. »

Certains leaders arabes israéliens, comme ce député de la Knesset, briguent les suffrages en promettant l’égalité et de meilleurs services à leurs électeurs. Ils nous disent à nous Arabes israéliens : « Votez pour nous. Nous obtiendrons l’égalité. Nous veillerons à ce que le gouvernement investisse plus dans les quartiers arabes. »

Comme je l’ai dit, les Arabes israéliens font face à de très sérieux problèmes. L’ancien premier ministre d’Israël, Ehud Olmert, a récemment déclaré qu’ils sont victimes d’une discrimination systémique, notamment en ce qui a trait à l’allocation des fonds publics.

Mais quand ils arrivent à la Knesset, les députés arabes ne discutent pas des vrais problèmes auxquels font face les Arabes israéliens. Que font-ils? Ils vont rencontrer les leaders du Hamas et du Hezbollah. Et ils utilisent toutes les tribunes pour attaquer Israël et provoquer les juifs. Pourquoi font-ils cela?

Je pense qu’ils le font pour avoir les gros titres des journaux. Quand ils parlent de la réfection des égouts, de l’éducation et du pavage des routes, personne en Israël ne va leur accorder d’attention. Mais si un député arabe de la Knesset appuie les attentats-suicides, par exemple, les médias israéliens parleront beaucoup de lui. Et il ne s’inquiétera pas de ce qu’on dira de lui. Tout ce qui lui importe, c’est que son nom soit bien écrit!
En agissant ainsi, ces députés radicaux font beaucoup de tort aux Arabes israéliens. Ce n’est pas le genre de problèmes dont ils devraient discuter. Nous ne devrions pas nous prononcer en faveur du Hamas ou du Hezbollah. Nous voulons que nos représentants discutent d’égalité en Israël. Je désire que les représentants de la communauté arabo-israélienne luttent pour nos droits au parlement à Jérusalem et pas à Damas ou Beyrouth ou Gaza. Pourquoi oublient-ils qu’ils ont prêté serment à l’État d’Israël, une fois élus ? En outre, ils viennent à Genève pour dire qu’Israël pratique l’apartheid.

Quel genre d’hypocrisie est-ce cela? Que faites-vous à la Knesset? Si vous vivez dans un système d’apartheid, pourquoi avez-vous pu vous faire élire en tant qu’Arabes? De quoi parlez-vous donc?

Nous, Arabes, avons des problèmes avec le pouvoir établi. Mais soutenir qu’Israël pratique l’apartheid est une grosse exagération. Je ne suis pas ici pour défendre Israël, mais je pense que les députés radicaux de la Knesset, comme ce monsieur, font beaucoup de tort à la cause des Arabes israéliens. Je veux que ce député arabe siège à la Knesset et qu’il lutte pour les droits des Arabes de Jérusalem.

C’est à cause de ces députés radicaux que les Juifs nous perçoivent aujourd’hui comme la cinquième colonne, comme des ennemis au sein d’Israël.

Je suis plus préoccupé de la détérioration des relations entre Juifs et Arabes en Israël que je ne le suis de la détérioration des relations entre Juifs et Palestiniens.

Il est facile de régler le problème palestinien, parce que, tôt ou tard, il y aura séparation entre les Juifs et les Palestiniens. Mais que faire des 1,4 millions d’Arabes vivant en Israël? C’est quelque chose qui devrait nous préoccuper.

Je crois vraiment que nous, les Arabes israéliens, pouvons servir de lien entre les Juifs et nos frères palestiniens. Et nous commettons une grave erreur en prenant parti pour un camp contre l’autre. Nous faisons le jeu des radicaux de la droite israélienne qui parlent de nous comme d’une cinquième colonne, comme d’un cancer. Nous leur donnons les munitions pour nous attaquer.

Nous, Arabes israéliens, devrions donc être très prudents quand nous parlons de notre cause.

Notre dilemme est que notre État, Israël, est en guerre contre notre peuple à Gaza ou en Cisjordanie. En passant, nous n’avons aucun problème en tant que citoyens israéliens. Je veux dire que beaucoup d’entre nous sont fiers d’être des citoyens israéliens. Si vous allez à Ramallah et Gaza et revenez à Jérusalem ou Tel-Aviv, vous comprendrez ce que je veux dire. Quelques fois, je me dis : « Dieu merci, nous avons Israël. »

Israël est un pays où il fait bon vivre et nous sommes heureux d’y être. C’est un pays libre et ouvert. Si on me donnait le choix, je préférerais vivre en Israël comme citoyen de seconde classe au lieu d’être un citoyen de première classe au Caire, à Gaza ou Ramallah.

 


Khaled Abu Toameh est un journaliste arabe israélien et documentariste. Il est le correspondant à Gaza et en Cisjordanie du U.S News, du World Report et The Jerusalem Post. Il est le réalisateur des affaires palestiniennes pour NBC News depuis 1988.

http://www.pointdebasculecanada.ca/img/site/point-de-bascule.jpg

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 22:23
Sarkozy doit être critiqué, mais pas lynché

Milliere Guy - mercredi 05 mars 2008

sarkozy, medias
Je me suis fait des illusions assez limitées sur Sarkozy. J’attendais mieux, beaucoup mieux tout de même. Je pense que les réformes économiques profondes qui n’ont pas été effectuées en début de mandat vont devenir très difficiles à faire lorsque la déception sera installée et se trouvera accompagnée par un reflux plus fort que celui qui s’amorce déjà et qui risque de se poursuivre.

Comme nombre de Français, je ne parviens pas à discerner chez Sarkozy d’orientations claires et précises, que ce soit en politique intérieure ou en politique étrangère, et je vois plutôt des successions d’à-coups dans différentes directions qui ressemblent à de l’agitation, davantage qu’à de la détermination. Je pense que les épisodes privés de la vie de Nicolas Sarkozy sont venus s’ajouter à l’ensemble…

Je commence à trouver, cela dit, que l’atmosphère ces dernières semaines s’est rapprochée du lynchage généralisé, et cela me semble gênant et inquiétant pour le futur. Le moindre geste et la parole la plus anodine du Président déchaînent immédiatement une meute en furie. Un hebdomadaire fait parler un psychiatre pour lui demander si l’homme a toute sa santé mentale et s’il lui semble qu’il se masturbait trop étant enfant. Un autre le compare (de manière grossière et désobligeante, bien sûr) à Berlusconi.
Un troisième publie un vague appel que signe une cohorte hétéroclite de communistes en perdition, de vieux gaullistes aigris, de socialistes orphelins d’une idéologie décrépite et de Verts tendance verdâtre, et qui dénonce l’accaparement du « pouvoir personnel » ou une politique étrangère autrefois digne, et qui serait devenue soudain lamentable.

Dois-je le dire ? Quelles que soient les critiques que je puisse adresser à Nicolas Sarkozy, je pense qu’il serait très difficile de montrer qu’il exerce davantage de « pouvoir personnel » que ses prédécesseurs, qui se sont souvent comportés de manière monarchique et ont pratiqué à satiété ce que Jean-François Revel avait appelé « l’absolutisme inefficace ». Je pense que la différence avec Sarkozy est qu’il est moins hypocrite : or, dans un pays où les débats se mènent en général de manière biaisée, tout ce qui rompt avec l’hypocrisie passe difficilement. Je pense aussi que ce qui gêne chez Sarkozy, dans un pays vieillissant, c’est la fougue de la jeunesse.

La démocratie française est fragile


Si les remarques proférées portaient sur le dynamisme insuffisant de la politique sarkozyenne, je les comprendrais, mais qu’elles portent sur ce thème - le « pouvoir personnel » - me semble d’autant plus aberrant que ceux qui font les remarques les assortissent de flèches perfides contre le « libéralisme » de Sarkozy : si passer de la sclérose immobile qui a marqué la France ces dernières décennies à un peu de mouvement dans un étatisme continué, c’est du libéralisme, je dois en déduire que les mots ont totalement perdu toute signification.

Dois-je le dire encore ? Quelles que soient, là encore, les critiques que je puisse adresser à Sarkozy, affirmer que la politique étrangère française ces dernières années a relevé d’autre chose que du cynisme et de l’arrogance impuissante me semble bien davantage qu’aberrant : trouver digne la « politique arabe » de ces dernières années, un antiaméricanisme de roquet étriqué, et une vaine prétention à incarner encore une « grandeur » indique chez ceux qui procèdent à ce genre d’appréciations une préoccupante indigence intellectuelle.
Ce qui gêne Sarkozy chez ces idiots suffisants, c’est, en fait, ce qu’il a manifesté d’ouverture au monde, de réconciliation avec l’Amérique et les forces de liberté. S’ils disaient qu’ouverture et réconciliation devraient se faire plus nettement, on pourrait les écouter : or, ils disent exactement l’inverse !

Sarkozy doit être critiqué, mais pas ainsi. Ceux qui poursuivraient dans cette voie risqueraient de conduire le pays davantage vers l’ornière dont il semble si difficile de l’extirper. Ceux qui écouteraient ces mauvais guides se condamneraient eux-mêmes à une mort lente et irrémédiable.

Et puis, il m’arrive de penser que la démocratie en France est encore une chose fragile : laissons la tentation du lynchage aux pays englués dans le sous-développement économique, politique et culturel.


Ce que je crois tient à la dignité de l’être humain

Milliere Guy - mercredi 27 février 2008


Voici quelques années encore, on pouvait publier des livres philosophiques précis et argumentés, voire des livres où des journalistes imprégnés d’une ancienne culture pouvaient proposer une vision du monde porteuse d’assez de profondeur pour inciter à la méditation. Nous sommes à l’ère de la philosophie moribonde où celui qui se prétend penseur disserte d’entités vides telles que Cécilia Sarkozy ou François Hollande, et à l’ère où une culture qui eût ses heures de gloire et de grandeur n’en finit pas de ne pas discerner qu’elle est épuisée.

J’écris en langue française, et j’écris donc en ce contexte qui, bien souvent, me semble désespérant. J’ai, dans mes tiroirs, une dizaine de manuscrits qui relèvent pleinement du travail de la pensée. Je publie les livres qu’il m’est donné de pouvoir publier. J’écris des articles aussi, en français et en anglais, que je publie en divers lieux. Je reste fidèle aux « 4 vérités » parce qu’Alain Dumait est un ami et que je suis fidèle en amitié, et aussi parce qu’il me laisse ce bien, rare et infiniment précieux, qu’est la pleine liberté de parole.

Les thèmes que j’aborde sont liés, souvent, à l’actualité, et il peut arriver que certains événements n’évoluent pas pleinement comme j’aurais pu l’anticiper ou le souhaiter. Mes réflexions sont guidées par des principes auxquels je resterai fidèle, quoi qu’il advienne. Il existait autrefois une collection appelée « Ce que je crois », et les auteurs y exposaient, souvent avec brio, leurs convictions. Je pourrais m’inscrire dans la continuité : au mot croyance, je préférerais ceux de « principes », de « valeurs », d’« éthique », mais qu’importe.

L’histoire du XXe siècle que Robert Conquest a appelé un « siècle ravagé », montre que l’être humain, qui est capable du meilleur, peut se révéler aussi capable du pire. J’ai en moi une aversion absolue pour toute forme de totalitarisme et une préférence absolue pour la liberté et l’affirmation de la nécessité du respect principiel de la dignité de l’être humain.

Je suis, sans concession, du côté de ceux qui affirment la liberté de parole et d’entreprise, la liberté d’aller et venir, et même de se tromper. L’idée de « droits naturels » de l’être humain telle qu’elle a avancé dans la réflexion occidentale depuis le temps de Thomas d’Aquin, et l’idée de « rule of Law » définie par John Locke sont des remparts essentiels et indispensables contre toute forme de barbarie.

Les principes fondamentaux du judaïsme, que le christianisme a repris à son compte, sont, par les idées de Loi et de transcendance, ce qui définit l’accès même à la civilisation. Je pense que lorsque les idées de Loi et de transcendance sont absentes ou éclipsées, le chaos le plus innommable s’installe.

La science et les technologies modernes sont nées des idées de Loi et de transcendance puisqu’elles impliquent l’idée de maîtriser la nature et de servir la dignité de l’être humain. Parce que j’ai examiné l’histoire du XXe siècle à la lumière de la pensée de mes maîtres, qui, au-delà de Locke, incluent Karl Popper ou Friedrich Hayek, et parce que j’ai scruté l’histoire aussi précisément que possible, je sais quelles monstruosités ont été le nazisme et le communisme. Le socialisme est totalitaire par essence. L’Europe a enfanté le meilleur, mais aussi des monstruosités.

Ma défense des États-Unis vient de ce qu’ils sont à mes yeux, selon la belle expression d’Yves Roucaute, la « puissance de la liberté » : celle en laquelle les hommes libres au fil du temps se sont reconnus, et celle qui, par-delà les vicissitudes, a préservé la liberté sur terre. Ma défense d’Israël est liée tout à la fois à mon amour du peuple juif à qui nous devons la Loi et la transcendance, à la légitimité pour ce peuple de disposer d’une patrie, au fait que la Shoah, cet immense crime commis en commun, devrait inciter nombre d’Européens à davantage de dignité s’ils entendent montrer qu’ils n’ont pas pleinement trahi la civilisation, à mon refus de voir l’histoire du Proche-Orient falsifiée, car j’ai en horreur la falsification, et à mon désir d’œuvrer pour que les peuples musulmans avancent vers la liberté et la civilisation.

Il existe un totalitarisme islamique. Il existe aussi, selon l’expression de Daniel Pipes, une bataille pour l’âme de l’islam, et je veux et j’espère l’intégration des musulmans modérés à la modernité. Je veux penser cette intégration possible et j’œuvre pour qu’elle le soit.


La mort de l’Europe semble inéluctable

Milliere Guy - mercredi 20 février 2008


Nicolas Sarkozy voit sa cote de popularité s’effriter dans les sondages. Cela me semble, hélas, logique. Non pas parce qu’il gère sa vie privée comme une star de cinéma, mais parce que les Français voient leurs fins de mois difficiles, et parce qu’ils voient que les réponses à leurs inquiétudes tardent.

Sarkozy promet de faire monter le pouvoir d’achat, de permettre de gagner plus en travaillant plus, d’empêcher des fermetures de sites de transnationales et de « sauver » les emplois de tous les salariés et de tous les sous-traitants, et que sais-je encore ?


Il ne semble pas discerner que le volontarisme économique, s’il n’a jamais été très efficace, est aujourd’hui obsolète. Il ne semble pas vouloir comprendre que les « délocalisations » se poursuivront tant que les charges hors de France seront moins élevées qu’en France.


Il a choisi un gradualisme si lent qu’il ne peut que décevoir ceux qui espéraient une « rupture », sans pour autant satisfaire ceux qui pourraient encore imaginer qu’une politique de type keynésien a encore des chances de fonctionner au XXIe siècle.


À donner l’impression qu’on peut offrir tout et son contraire, on finit par sembler n’avoir rien à offrir. À laisser croire que l’État peut signer des chèques en blanc quand les caisses sont vides, on risque d’être pris pour un populiste. J’ai voulu faire confiance : je suis aujourd’hui sceptique.

Je pense que la France garde quelques chances infimes de se redresser, mais risque fort de les gaspiller. Si Sarkozy échoue, ce n’est pas la consternante gauche française qui pourra incarner une alternance. À droite, il n’y a rien, et, en particulier, pas de courant libéral et conservateur fort.
Le travail des idées ne se fait pas en ce pays : je fais ce que je peux à l’Institut Turgot avec les moyens que j’ai, et ils sont faibles, car les entrepreneurs français ont du mal à discerner l’importance du travail des idées, précisément. Alain Madelin, qui a toujours et indéfectiblement toute mon estime, fait lui-même ce qu’il peut et s’est, pour le moment, éloigné de la politique. Je travaille sur « l’économie de la connaissance », mais je discerne que nombre de mes interlocuteurs ne discernent pas toutes les implications, immenses, du changement de paradigme en lequel nous sommes.

Je ne puis m’empêcher de penser qu’il est très tard, non seulement pour la France, mais pour l’Europe. Le traité dit « simplifié » sera sans doute adopté, mais il est absolutiste et donc inadéquat, sauf à penser que les années qui viennent seront propices pour le réglementarisme technocratique.


Le vieillissement des populations se poursuit, en certaines contrées, à un rythme accéléré. Les systèmes sociaux devraient, partout, glisser vers des déficits croissants. Une immigration devra se faire en proportions massives si l’Europe n’entend devenir un grand hospice de vieillards, et l’immigration actuelle est déjà en train de changer la substance culturelle de l’Europe en direction de l’islam.


La bataille pour l’âme de l’islam reste incomprise et les discours sont, le plus souvent, ceux de l’aveuglement total ou du rejet total. Alors que nous sommes dans une ère où il faut penser à l’échelle planétaire, fort peu de réflexions se mènent à l’échelle planétaire et tentent de déchiffrer une mondialisation accélérée où économie, culture et géopolitique sont inextricablement mêlées.


Dans le monde qui parle anglais, non seulement la réflexion se mène à l’échelle planétaire, avec des livres comme ceux de Thomas Friedman («
The world is Flat ») ou ceux de Thomas P.T. Barnett (« The Pentagon’s New Map »), mais on parle aussi, de plus en plus nettement, de la mort de l’Europe. Tel était le thème d’un essai de Mark Steyn (« America Alone »). Tel était aussi le thème du dernier ouvrage du grand historien Walter Laqueur, sur lequel je reviendrai plus en détails (« The Last Days of Europe. Epitaph for an Old Continent »).

Il semble que ce soit de l’extérieur de l’Europe qu’on discerne plus aisément ce qui arrive à l’Europe. Les sociétés qui ont un avenir, disais-je voici quelques années, regardent le futur sans baisser les yeux, ni s’aveugler. Les sociétés sans avenir parlent de futur de manière vague et emphatique, mais préfèrent se crever les yeux. J’espère encore que les Européens n’ont pas choisi de se crever les yeux. Mes espoirs sont minces, très minces.

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 01:24
Sarkozy et le monde arabe

 

N. Sarkozy donne au monde arabe l'impression qu'il a choisi son camp, qui n’est pas celui d'Israël

Par Menahem Macina, Union des Patrons Juifs de France

Publié avec l’autorisation de l’auteur

Ci-après, mon commentaire - amer - du discours saoudien du Président de la République française *. Depuis, deux internautes que je connais et dont les compétences, la clairvoyance et l’objectivité sont au-dessus de tout soupçon, m’ont adressé leur réaction critique. Avec leur autorisation, je crois utile d’en reproduire la teneur, sous leur nom, à la suite de mon texte. Leurs arguments sont de nature à corriger ce que mes propos, émis à chaud et sous le coup de l'émotion, pouvaient avoir d’excessif. (Menahem Macina).

* Voir : "
Allocution du Président de la République française au Conseil Consultatif de Riyad (Arabie Saoudite)
".

Le chanoine honoraire du Latran (1) a un bel avenir devant lui. Son talent oratoire et son art consommé d’être d’accord avec tout le monde, font de lui un émule des papes, dont les discours, taillés sur mesure par les conseillers du Vatican en fonction de l’interlocuteur et de la conjoncture politique, visent plus à flatter qu’à porter témoignage de la vérité.
L’ensemble de ce morceau de bravoure oratoire cache mal l’ignorance profonde de Nicolas Sarkozy en matière d’histoire, en général, et d’histoire du monde arabe, en particulier. Non, Monsieur le Président, ce n'est pas "grâce à la civilisation musulmane" que l'Occident "a recueilli l’héritage grec" - à savoir, les trésors de la philosophie et de la science antiques -, mais grâce aux lettrés chrétiens syriaques, qui, entre les IVe et VIIIe siècles, ont traduit dans leur dialecte araméen la majeure partie de ces écrits, qu’ils ont ensuite rendus accessibles aux chrétiens de langue araméenne captifs en Perse, d'abord, puis, à partir du VIIIe s., aux lettrés musulmans, en les traduisant du syriaque en arabe. Ce qui n’a pas empêché les musulmans de les persécuter, de les exiler, voire de les mettre à mort, et, dans les siècles postérieurs, de faire en sorte qu’on oublie le rôle de ce chaînon capital de la transmission de la culture antique jusqu’à l’Occident. Aujourd’hui, la simple évocation de ce fait historique indéniable et amplement documenté suffit à déclencher une tempête de dénégations arabes agressives.
Mais l’aspect de inquiétant du discours présidentiel, pour les juifs soucieux du sort d’Israël, est ailleurs. Rien, en effet, n’obligeait Nicolas Sarkozy à prononcer cette phrase, à allure de slogan pour manifestation pro-palestinienne :


« Justice pour le peuple palestinien, c’est la condition de la paix et de la sécurité d’Israël ».
Traduction : si les Israéliens n’obtiennent ni la paix, ni la sécurité, c’est parce qu’ils ne font pas justice au peuple palestinien. Par contre, pas un mot sur le terrorisme palestinien, ni sur l’enseignement de la haine anti-israélienne qui sourd de tous les discours en arabe des dirigeants palestiniens, peuple les programmes de télévision de l’Autorité Palestinienne, et est omniprésente et explicite dans les manuels scolaires palestiniens.
Si quelque juif se faisait encore des illusions concernant le soutien éventuel de la France à la cause de l’Etat juif, bafouée depuis des décennies, il est temps qu’il se réveille. Le président français a clairement signifié où allaient ses préférences : entre "l’union méditerranéenne" et la défense de l’existence d’Israël, le choix de sa realpolitik est clair, même si non explicitement exprimé.


Et pourtant, le chrétien qu’il est (ou ce qu’il en reste) devrait se souvenir de l’aphorisme évangélique : "Nul ne peut servir deux maîtres: ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent." (Mt 6, 24 ; Lc 16, 13). Mais que pèse Dieu, face aux intérêts politiques ? Et que pèse l’Etat d’Israël face à une balance française des paiements, en chute libre ?


L’homme d’Etat avisé qu’est Nicolas Sarkozy, ne peut pas ignorer que son hourrah final :
« Vive l’amitié franco-saoudienne ! Vive l’amitié franco-arabe ! »,
sera perçu comme un ralliement inconditionnel aux thèses des ennemis d’Israël (2). En effet, pour le monde arabe, l’aphorisme évangélique cité ci-dessus se lit ainsi :
Vous ne pouvez être l’ami des Arabes et celui d’Israël.


Et l’Arabie Saoudite a prouvé que telle était bien la clause secrète, sous-jacente aux contrats juteux et aux accords stratégiques avec le monde arabe, en réitérant un comportement dont elle est coutumière, et auquel aucun commis-voyageur présidentiel n’a jamais osé résister. Comme le relate Gabriel Lévy (3), un journaliste français « qui devait accompagner le président français dans son voyage officiel à Ryad », s’est vu refuser un visa, et ce malgré l’intervention du CRIF auprès de Nicolas Sarkozy (4). Il est vrai que, quoique Français, ce journaliste indésirable, quoique citoyen français, a le tort d’être Juif, de collaborer au « magazine L’Arche, mensuel de haute qualité du judaïsme français, et de participer, de façon accessoire, à des émissions de la télévision israélienne ».


Annonce urgente : Occasion à saisir
"A vendre, pour cause de départ précipité,
Etat croisé situé en territoire arabe,
ayant très peu servi (soixante ans)."
Menahem Macina



Notes
(1) Dans la première version de cet article, j'avais écrit : « son hourrah... le range définitivement dans le camp des ennemis d’Israël ». La réaction d'un de mes critiques, citée ci-après, m'a amené à modifier mon expression pour lever le malentendu. Mon contradicteur écrit, en effet : « De là à classer "définitivement" Sarkozy dans le camp "des ennemis d'Israël", je ne peux vous emboîter le pas ». Je pensais m'être fait clairement comprendre - Ce n'est pas mon sentiment que j'exprimais ainsi, mais celui des auditeurs arabes du discours de N. Sarkozy, d'où ma version corrigée : « son hourrah... sera perçu comme un ralliement inconditionnel aux thèses des ennemis d’Israël ».
(2) Voir mon bref billet humoristique, "
Sarkozy et le Vert Galant: deux pittoresques chanoines". Et, plus sérieusement, l’article de l’agence de presse catholique Zenit, "Pour le président Sarkozy, racines chrétiennes de la France et «laïcité positive» sont compatibles". Voir aussi l'interpellation mordante de Francis Percy Blake: "Lettre ouverte au Chanoine honoraire du Latran".
(3) Voir, G. Lévy, "
Les propos incantatoires du Président Sarkozy".
(4) Voir : Alain Azria, "
Pas de visa pour un journaliste français".
© Upjf.org

Mis en ligne le 16 janvier 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org




Première réaction :

« Je vous remercie d'avoir publié l'allocution de Sarkozy à Riyad, dans ma version, mais je voudrais exprimer mon désaccord avec votre commentaire "amer".
Non que les erreurs que vous relevez ne soient pas pertinentes. L'ignorance du rôle des Chrétiens syriaques se retrouve dans l'énumération "chacun, qu’il soit juif, catholique, protestant, musulman, athée, franc-maçon ou rationaliste" où les chrétiens orientaux sont absents. Et polariser le conflit israélo-palestinien sur la Justice pour le peuple palestinien est abusivement réducteur.
Mais enfin ! Il s'exprimait en Arabie, où le précédait une réputation de pro-américain et de pro-israélien. Il arrive à parler de Juifs, d'Israël, de judaïsme et de Jérusalem. Il suggère même que « la diversité ce n’est pas "bien en France", et "mal ailleurs" », autrement dit : et s'il y avait des Chrétiens et des Juifs en Arabie et dans le monde arabe ? Tout cela me fait trouver le verre au moins "à moitié plein".
En ce qui me concerne, je considère les concepts de "laïcité positive" et d'"Union de la Méditerranée" comme des "divines surprises", auxquelles il s'agit maintenant de donner un contenu. Je crois que le processus en cours, coordonné avec Bush, consiste à faire supporter par le maximum possible de capitaux arabes le coût du développement de l'Iran, de la remise en marche de l'Irak, de la reconstruction de Gaza et de la réinstallation des réfugiés palestiniens au Liban, en Jordanie et en Palestine. Les prochaines étapes pourraient être de discuter le statut des "implantations" israéliennes en Palestine et d'inviter les Juifs du Maroc, d'Égypte, du Liban à reconstituer leurs communautés... Cela vaut bien quelques salamalecs, non ?
Je suis sans doute optimiste, voire utopiste, mais je crois qu'il faut donner sa chance à Sarkozy, quitte, évidemment, à lui faire remarquer les erreurs qu'il commet. Personne n'est parfait.
Avec ma fidèle et amicale sympathie
Michel Louis Lévy
[Voir, sur le Blog de l’auteur son intéressant article, qui s’inscrit dans le droit fil du présent débat : " De la « laïcité positive »"
http://michel.louis.levy.free.fr/blog/index.php?2007/12/21/500-de-la-laicite-positive



Deuxième réaction :

Sans vouloir entraîner de vaines polémiques avec vous concernant l'explication de texte que vous faîtes du discours de Sarkozy à Ryad, je dois dire qu'une conclusion hâtive et, à mon sens, péremptoire m'a sautée aux yeux :
« L’homme d’Etat avisé qu’est Nicolas Sarkozy, ne peut pas ignorer que son hourrah final : « Vive l’amitié franco-saoudienne ! Vive l’amitié franco-arabe ! », le range définitivement dans le camp des ennemis d’Israël. »
Je souscris à la plupart de vos remarques attentives concernant :


- le fait civilisationnel de la transmission de l'héritage de l'antiquité grecque par les chrétiens syriaques, puis l'extorsion de cet héritage par les Arabo-musulmans ;


- l'absence totale d'équilibre entre "Justice à l'égard du peuple palestinien", et réalités du dévoiement de cette cause incantatoire par le terrorisme et l'enseignement de la haine (voire la mystification de la naissance historique –égyptienne - de cette cause, mais n'en demandons pas trop) ; etc.


Mais je dirais que, dans la continuité de ses prédécesseurs, Sarkozy n'a pas eu le courage de rompre avec l'islamiquement correct et a continué de caresser la bête pétro-saoudienne dans le sens du voile pour les raisons économiques et énergétiques que nous connaissons. Sortir de ce rôle traditionnel de commis de l'Etat l'aurait amené à plus de hardiesse et à suggérer à Abdallah, à l'instar de G.W. Bush, de "tendre la main à Israël", d’"entreprendre plus de réformes au sein de sa société" (enseignement, droit des femmes, démocratisation des processus électoraux, refus du terrorisme, etc.), et de prendre conscience des deux plus grands ennemis du Proche-Orient et de la paix : les islamismes, qu'ils soient irano-shi'ite, ou wahhabite, dans leur tradition extrémiste qui déborde aujourd'hui sur tous les continents. Si l'on oublie cette quasi-simultanéité, intéressante à questionner, entre les deux voyages, on ne perçoit pas d'abord que, répétant ce qui est dit, supra, par celui qui le devance immédiatement, à tous les coups, la présence française se réduisait à un rôle de "perroquet" - image ô combien désastreuse, tant en politique intérieure qu'en politique étrangère. Donc, la France sarkozyenne marche dans les pas de... mais tient à marquer sa "différence", alliance n'étant pas alignement.


Ceci étant dit, dans la perspective réaffirmée du regain d'harmoniques entre la France et les Etats-Unis, on sent comme une redistribution des rôles à l'endroit des deux "politiques arabes". Et celle de la France n'est encore rien, comparé à celle des Etats-Unis. Il suffit de se reporter aux écrits de Laurent Murawiec, par exemple, pour saisir le poids du lobbying saoudien à Washington, les raisons de son exemption de toute mise en cause trop directe dans la préparation idéologique [des attentats] du 11 septembre 2001, etc., et le choix du contournement du problème par l'intervention en Irak, qui consiste aussi, à terme, à affaiblir ou concurrencer l'Arabie Saoudite en tant que leader mondial de l'OPEP (l'Irak étant le deuxième producteur mondial de pétrole, aujourd'hui pratiquement "under control"). Je dirais que Sarkozy,qui représente la France, n'a ni les moyens diplomatiques ni les moyens militaires (les uns n'allant pas sans les autres) pour peser sur le destin de la région, et sur le sens des discours et des actes décisifs de ses principaux protagonistes. Face au "monstre" énergétique saoudien, il se permet à peine quelques injonctions "amicales" et parfaitement homéopathiques, dans le sens que veulent bien entendre ses hôtes, tandis qu’il n'hésite pas, à installer à Abu Dhabi, une base militaire "d'observation" dans le Golfe (profitant de la couverture américaine dans le Golfe persique, sans quoi la France ne s'y risquerait pas), et à vanter les mérites du nucléaire civil, clamant que "le monde musulman n'a pas besoin d'une bombe", par allusion aux ambitions atomiques des Mollahs, ou aux réalisations problématiques pakistanaises.


Le qualificatif qui me semble convenir le mieux à l'une comme à l'autre de ces deux politiques "arabes", en particulier celle de la France, qui a connu des inflexions très dangereuses sous Chirac - comme repreneur presque caricatural des accents gaulliens d'après 67 -, est celui d’une politique du grand écart real-énergétique (susceptible de participer de l'isolement d'Israël dans la région). Il suffit de choyer, de temps à autre, ses bons amis israéliens, en commerçant directement avec ceux qui les boycottent ou contribuent au financement du terrorisme antisioniste et, ce faisant, réalimentent indéfiniment le conflit.


De là à classer "définitivement" Sarkozy dans le camp "des ennemis d'Israël", je ne peux vous emboîter le pas. La France continue de développer ses échanges économiques avec Israël, alors que le rapprochement ou rééquilibrage politico-diplomatique est enclenché, avec des redites ou des hoquets comme autant d'actes et de rendez-vous manqués. Votre déception, qui peut être la nôtre, est qu'il "joue sur les deux tableaux" sans marquer d'avancées significatives, ne serait-ce qu'au niveau du discours. Nous aurions aimé entendre un Sarkozy qui va jusqu'au bout de ses promesses électorales et en termine avec la langue de bois en matière diplomatique, autant eu égard à la Chine, à l'ex-Urss - devenue Poutinie orientale, où s'est installé un néo-pouvoir dictatorial et loubyankiste -, qu’au monde arabe, à commencer par son représentant n° 1, l'Arabie Saoudite.


Un "véritable ami" d'Israël aurait osé dénoncer le rejectionnisme qui sévit depuis 1948 et Khartoum, le terrorisme, l'enseignement de la haine. Non seulement nous restons sur notre faim, mais nous avons de bonnes raisons de croire qu'en définitive, rien de particulier ne changera, dans cet immobile "business as usual". L'homéopathie est impuissante dans ce grand corps malade du Moyen-Orient, à l'image de l'impuissance diplomatique relative de la France à peser sur son destin. Va-t-on, pour autant, passer de l'enchantement de campagne au désenchantement total d'exercice du pouvoir et désigner "Sarko" comme l'ennemi d'Israël et des Juifs ? Ce serait là faire passer l'émotion du moment avant l'analyse, à commencer par cet accent mystique de référence aux évangiles qui ferait, ipso facto, que "celui qui n'est pas avec moi est contre moi". Si le penseur-prophète, ou Rabbi, qui a prononcé cette phrase avait été un grand politique, sûr qu'il n'aurait pas fini, comme ce fut le cas, par "maintenir la paix sociale" de l'époque ou Pax Romana ! Est-ce même, une "analyse politique" des rapports de pouvoir, de force, d'influence et de prestige entre les protagonistes de l'évènement ? Non, c'est un "acte de perte de foi" : hier annoncé comme le "Messie" - que les rapports franco-israéliens attendaient depuis 41 ans pour une franche rupture -, "l'ami Nicolas", souvent assimilé par ses ennemis les plus féroces à l'action occulte du "lobby" (voir épisodes : touscontresarkozy.org, "pichenette" antisémite du Ministre algérien des Anciens Combattants juste avant le voyage à Alger, sans Enrico Macias, comme aujourd'hui sans Gideon Kouts, voire Carla Bruni, etc.), voilà qu'aujourd'hui il devient emphatique-emphigourique à l'endroit des "lenteurs de l'histoire", dont on sait ce qu'elles sont dans cette région du monde. Voire, si on vous entend bien, il rejoindrait la cohorte des Amaleq occidentaux qui avancent masqués au nom d'intérêts bien compris. Ajoutons "définitivement", à savoir : inutile même d'y revenir, le pouvoir corrompt les discours les mieux intentionnés, qui ne sont que des attrape-gogos, il ne représentera plus aucune espèce d'avancée, etc. Eh non : il ne va pas assez loin, il reste d'une timidité politique et d'une prudence consensuelle qui n'est pas à la hauteur du "Grand Homme" que nous attendions.


Par son discours, la France tente une sorte de jeu d'équilibre, forcément instable, en se réaffirmant comme le plus sûr garant du "protectorat" diplomatique à l'égard du dit "peuple palestinien", ou des chrétiens orientaux qui firent l'objet du premier protectorat français en Syrie et au Liban. Une "rupture" trop cassante avec l'esprit de ses prédécesseurs, notamment le dernier en lice, au contraire, classerait très rapidement ce pays dans le "camp des américano-sionistes" et lui ferait perdre tout prestige et crédibilité aux yeux de la supposée "rue arabe" qui reçoit ses ordres des chancelleries du Moyen-Orient. Cette realpolitik ne peut plaire au militant et ne peut que le décevoir, car il n'épouse pas aussi ouvertement qu'on le souhaiterait la cause sacrée que celui-ci défend. Disons que pour faire la politique d'Israël, il existe une "classe politique et diplomatique" israélienne - certes, actuellement sur des chardons ardents -, et qu'on peut se demander si nous avons le droit d'attendre de Sarkozy une sorte d'alignement discursif ou/et en actes, comme représentant subsidiaire de ces intérêts, c'est-à-dire ceux de Jérusalem.


Le rôle de la Hasbara est de rester critique, comme vous le faites au début de votre compte-rendu, de tenter de faire en sorte de maintenir un dialogue avec les organes de presse et lieux de pouvoir, pour qu'une situation, hier catastrophique, s'améliore durablement et se pérennise. De là à prononcer des conclusions définitives et irrémédiables - que d’aucuns pourrait assimiler à une forme "d'anathème" -, à partir d'accents gaulliens réitérant "l'amitié franco-saoudienne", presque comme le Général tenta de le faire avec son "Vive le Québec libre", c'est, il m'a semblé, aller un peu vite en besogne. On s'attend alors, prenant acte de cette absence de soutien à Israël en territoire éminemment hostile, à un relevé systématique subséquent des fautes que n'a déjà pas manqué de commettre N. Sarkozy (on pense aux couacs de la réception de Kadhafi, à l'évaluation des contrats dans le monde arabe, des risques associés au nucléaire civil, aux ventes d'armes et de "Rafale", etc.), et de celles qu'il commettra immanquablement ensuite, sur un ton qui serait celui de la prophétie prédictive : "je vous l'avais bien dit!", auquel tous les déçus du "sarkozysme" se rallieront comme à au panache blanc [d’Henri IV].
L'avantage de cette option tactique peut être, effectivement de produire du rassemblement critique sur une base de sous-entendus communautaires bien compris. L'inconvénient serait que le message n'apporterait guère l'objectivité nécessaire à la compréhension des événements et de l'évolution globale des relations internationales.
Cordialement,


Marc Brzustowski.


Mis en ligne le 16 janvier 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-13655-119-4-nicolas-sarkozy-choisi-son-camp-nest-pas-celui-disrael-macina.html

  


LE HEZBOLLAH DIRIGE LE LIBAN


ISRAEL : OLMERT N'EST PAS UN DEMOCRATE


FARC (SUITE)


  
ISRAEL :
  
OMISSIONS MEDIATIQUES
  
Miguel Garroté
  
     
undefined Avant, pendant et au-delà de la tournée moyen-orientale de Bush, nos médias ont abondamment péché par omission. Des faits de la plus haute importance stratégique ont été tantôt minimisés tantôt censurés. Caroline Glick notamment s'est penchée sur la question (1-). Ainsi, il est un fait patent que Bush est arrivé en Israël et au Moyen-Orient précisément au moment où les forces ennemies, groupes terroristes et Etats sponsors tel la Syrie et l’Iran, ont intensifié leurs attaques armées contre Israël.

 
Le groupe terroriste alquaïdique
Fatah al-Islam, groupe fabriqué par les Syriens et dirigé par Shaker al-Absi, un palestinien, a refait surface la semaine dernière au beau milieu de la visite de Bush. Shaker al-Absi a refait surface avec une cassette vidéo. Shaker al-Absi opère depuis la Syrie et le nord de l’Irak. Actuellement il unifie son groupe avec al-Qaïda. Shaker al-Absi fut l’allié de Abu Musab Zarkawi, qui dirigeait al-Qaïda en Irak jusqu’à sa mort en juin 2006.
  
Shaker al-Absi étend ses opérations jusqu’à Gaza. Le mois dernier, son organisation a tiré des missiles sur le sud d’Israël. La cassette vidéo de Shaker al-Absi de la semaine passée et son message furent aussitôt suivis de lancement de roquettes sur le nord d’Israël le 7 janvier au soir et par le bombardement de l’UNIFIL près de Saïda au sud-Liban le 8 janvier.
  
Le Fatah al-Islam s’attele actuellement à unifier les divers groupes d’al-Qaïda en Irak, à Gaza et au Liban. Le Hamas a saisi la visite de Bush pour augmenter les lancements de missiles sur le sud d’Israël. Le Hamas a également attaqué un école américaine dans le nord de la bande de Gaza le maintin du 8 janvier. Tout au long de la visite de Bush, le Hamas n’a cessé de faire pleuvoir roquettes et obus sur le sud d’Israël.
  
En décembre, la chaîne de télévision de Mahmoud Abbas, président de l’autorité palestinienne, a intensifié sa propagande appelant à la destruction d’Israël et à la « libération » de Haïfa, Tibériade, Accra et Tel Aviv. Il y a deux semaines, l’armée israélienne a mené une opération à Naplouse, en Cisjordanie, contre un commando du Fatah qui fabriquait des roquettes.
  
Tandis que Bush se trouvait en Israël, le guide suprême iranien Ali Khamenei envoyait son représentant, Ali Larijani, en Syrie, pour une semaine entière. Ali Larijani rencontra le dictateur Bashar Assad et réaffirma l’alliance stratégique entre la Syrie et l’Iran. Les forces navales iraniennes se livrèrent à un acte de provocation contre les forces navales américaines dans le détroit d’Ormuz.
  
L’Iran a fait passer le budget annuel du Hezbollah de 400 millions de pétrodollars iraniens à un milliard de pétrodollars iraniens. Fort de cet argent, le Hezbollah est en train d’installer sa chaîne de télévision Al-Manar sur satellite via un concessionnaire thaïlandais.
   
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Sources :
  
1- Caroline Glick, Middle Eastern Affairs at the Center for Security Policy, 11 janvier 2008, http://www.carolineglick.com/e/
  
2- Walid Pharès, Foundation for Defense of Democraties, 11 janvier 2008.
  
3- BBC, 10 janvier 2008 (Al-Manar via Thaicom 5 satellite sur 78.5 est, 3600 MHz, symbol rate 26667, FEC 3/4, global beam).
  
4- Monde-Info, articles parus les 22, 23 et 25 mai 2007.

 


Farc : propagande chavezïaque

  
NOS MEDIAS VENERENT LES FARC.
ET C’EST A VOMIR.
  
Miguel Garroté
  
  
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A propos du Président colombien Alvaro Uribe ; et à propos de sa politique vis-à-vis des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, désormais connues, dans le monde entier, sous l’appellation des FARC ; à propos de tout cela, qui est informé ? Qui est notamment informé du fait qu’en 1983, le père du Président colombien Alvaro Uribe, a été assassiné, par ces terroristes, communistes et narcotrafiquants, que sont les FARC ? Et qui est notamment informé du fait que le Président colombien Alvaro Uribe a lui-même survécu, en 2002, par miracle, à un attentat des FARC ? Qui est informé de tout cela ? Personne. En tous les cas, personne n’a été informé de cela par TF1, France 2 , France 3, Arte, Euronews et consorts.
  
Le Président colombien Alvaro Uribe a été démocratiquement et massivement élu en 2002. Le Président colombien Alvaro Uribe a été démocratiquement et massivement réélu en 2006. Le Président colombien Alvaro Uribe a dit et répété qu’il n’a pas été élu et réélu pour négocier avec les FARC mais pour délivrer la Colombie des FARC. Le Président colombien Alvaro Uribe a dit et répété qu’il a été élu pour délivrer la Colombie des FARC qui sont des terroristes, communistes et narcotrafiquants.
  
Or, sa politique déterminée face aux terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC vaut au Président colombien Alvaro Uribe tantôt les reproches tantôt la censure de TF1, France 2 , France 3, Arte, Euronews et consorts. Car TF1, France 2 , France 3, Arte, Euronews et consorts ont pour le président dictateur socialiste vénézuélien Hugo Chavez et pour les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC une certaine vénération. Alors que le Président colombien Alvaro Uribe, lui, est démocrate et catholique. Depuis l’accès démocratique au pouvoir du Président colombien Alvaro Uribe, les enlèvements perpétrés par les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC ont diminués de 80%. Personne n’a été informé de cela par TF1, France 2 , France 3, Arte, Euronews et consorts.
  
On peut légitimement douter que les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC ne libèrent les quelques mille otages qu’ils retiennent, encore et toujours, en captivité. Car si les FARC libéraient les quelques mille otages qu’ils retiennent en captivité, y compris la désormais médiatique Madame Ingrid Betancourt, TF1, France 2, France 3, Arte, Euronews et consorts ne feraient plus de publicité, quotidienne et gratuite, aux terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC, à leur patron, Manuel Marulanda, 77 ans et au président dictateur socialiste vénézuélien Hugo Chavez.
  
Notons à cet égard que TF1, France 2, France 3, Arte, Euronews et consorts ont ovationné le président dictateur socialiste vénézuélien Hugo Chavez et aussi, un peu, les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC. Les chaînes de télévision les ont ovationné du seul fait qu’ils ont monnayé deux otages (sur un millier) contre de la publicité, quotidienne et gratuite. Bien entendu, je me félicite que deux femmes (sur un millier d’otages) aient été libérées après tant d’années. Mais cela ne change rien au fait que les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC vivent du trafic de narcotiques, du racket et de l’argent qui leur est secrètement versé en échange des otages que, parfois, ils libèrent.
  
Notons, à ce propos, que les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC ont essayé de nous faire croire, qu’ils comptaient libérer l’enfant de Clara Rojas, conçu par elle en captivité avec son gardien, alors que cet enfant n’était plus otage des FARC et vivait dans une famille d’accueil sous un faux nom.
  
La libération de deux femmes (sur un millier d’otages) par les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des Farc, libération effectuée le jeudi 10 janvier, avec la complicité et la publicité du président dictateur socialiste vénézuélien Hugo Chavez, cette libération est une opération d’intoxication. Encore une fois, je me félicite que deux femmes (sur un millier d’otages) aient été libérées. Mais cette libération est néanmoins une opération d’intoxication. Une opération d’intoxication visant à  faire passer le Président catholique colombien Alvaro Uribe, démocratiquement, massivement élu et réélu, pour un réac et un salaud.
 
La libération de deux femmes (sur un millier d’otages) est une opération d’intoxication visant à faire passer le président dictateur socialiste vénézuélien Hugo Chavez pour un humaniste. L’objectif de l’opération d’intoxication (menée par les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des Farc et par le président dictateur socialiste vénézuélien Hugo Chavez) est de neutraliser le Président catholique colombien Alvaro Uribe, démocratiquement, massivement élu et réélu. L’objectif de cette opération d’intoxication est de déstabiliser la Colombie, une démocratie présidée par un catholique épris de liberté.
 BUSH MET LES POINTS SUR LES "i"

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 11:35


Liberal Fascism (se traduirait par "Le fascisme est de gauche")
Jonah Goldberg, Doubleday, 2008, 34 $. 



Nul besoin d'être très perspicace pour réaliser l'évidence : la gauche est une idéologie de perdants, de losers. 

Toute société de gauche échoue. Il n'existe pas l'exemple d'un pays ayant suivi un programme de gauche qui n'ait pas terminé dans la misère ou l'oppression. 

Les partis de gauche font pitié. Le PS français a vingt ans de retard sur tous ses semblables européens. L'expérience de gauche en Amérique du sud tourne au cauchemar pathétique alors que la cote de Chavez s'est effondrée. Les seules républiques de gauche restent la Russie et Cuba, deux cadavres flottant en dehors du cours de l'histoire. Les petits enfants socialistes peuvent à la limite citer la Chine, la première supportrice du capitalisme le plus sauvage, et dont la croissance irresponsable devrait éclater comme une bulle durant la prochaine décennie... quel exemple de gauche !

Aux Etats-Unis, les Républicains ont occupé la Maison-Blanche à 68% du temps durant le quart de siècle écoulé, et malgré deux mandats difficiles, sont toujours au coude-à-coude avec leurs adversaires pour les prochaines présidentielles. En Europe, les syndicats qui défilent dans les rues appartiennent à l'histoire. Ils eructent des chansons datant de cinquante ans et proposent des programmes qui remontent aux premiers discours de Marx. Ils s'acoquinent avec ce que l'histoire a fait de pire, rejette les bases-mêmes du succès et continuent, invariablement, à stagner dans la même fange. Grâce à la gauche, la littérature française a disparu de la scène internationale, et le cinéma survit sous perfusion. Ne parlons même pas de la diplomatie dite de gauche, laquelle n'existe plus sinon chez les dictateurs africains dont on ne connaît même pas les noms. 

Dans les urnes, la gauche est aujourd'hui portée par les 18-25 ans et les vieux collés aux pavés de mai 68, soit ceux qui ne connaissent encore rien de la vie et ceux qui ont décidé de s'en extraire au plus vite... Heureusement, les militants socialistes ont créé le mot "solidaire", ce qui leur permet de cacher la terrible vérité : ils ne sont soutenus, en somme, que par les ratés.

Difficile, aujourd'hui, de trouver un seul argument en faveur de cette idéologie en ruine.
 Selon Jonah Goldberg, l'auteur américain du dernier best-seller en vogue de l'autre côté de l'Atlantique, cela s'expliquerait par le caractère totalitaire de la gauche. Aucune idée fasciste, Goldberg écrit, ne réussit face aux dommages du temps. Expliquant que Mussolini et Hitler s'affirmaient comme d'authentiques hommes de gauche (tous deux étaient d'abord bolchéviques avant d'y ajouter une touche nationaliste), il retrace l'histoire de la gauche moderne depuis ses prémices. 

Goldberg note que la tentation obscurantiste de la gauche n'a rien de surprenant ; un militant de gauche, s'il est vraiment engagé, est authentiquement fasciste, dans le sens le plus juste du terme. Il pourra tranquillement appeler à la fin du génocide du Darfour en souhaitant que l'Irak sombre dans le chaos. Il lira Soljenitsyne en portant un t-shirt de Che Guevara, bourreau des intellectuels dissidents. Il dira défendre le droits des enfants français à l'éducation mais applaudira lorsque le Hamas enverra des nouveaux-nés avec des ceintures d'explosifs. Il se gaussera de l'antisémitisme de Vichy mais vomira sur l'Etat d'Israël, quoi que ce dernier fasse. N'y voyez pas une contradiction passagère, précise Goldberg : elle est d'origine. 

S'appuyant sur les programmes et les paroles des pionniers du fascisme et de l'hitlérisme, il démontre des parallèles très évocateurs sur la nature de la gauche contemporaine. 


"Il y a plus de choses qui lient le nazisme au communisme que des choses qui les séparent . Il y a par-dessus tout le sentiment révolutionnaire. J’en ai toujours tenu compte et j’ai donné des ordres pour que les anciens communistes soient admis au Parti aussitôt. Le social-démocrate et le syndicaliste petit-bourgeois ne seront jamais nationaux-socialistes, mais le communiste le sera toujours."

Adolf Hitler à Hermann Rauschning


La LICRA : "l'ONU cautionne une menace radicale contre la liberté"


U
communiqué de la
Ligue Internationale contre le Racisme et l'Antisémitisme (LICRA)

L’année 2008 verra
-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée.

A Durban, en Afrique du sud, s’est tenue en 2001 la Conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations Unies, dans la ville même où Gandhi avait commencé à exercer son métier d’avocat. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à l’Amérique » et « mort à Israël » ; et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes.

Alarmée par les graves dysfonctionnements ainsi mis en lumière au sein de sa « Commission des droits de l’Homme », l’ONU inaugurait en juin 2006 un tout nouveau « Conseil des Droits de l’Homme » (CDH), censé remédier à de si préoccupantes dérives. Aujourd’hui, le constat est plus qu’amer : c’est à la consécration même de ces dérives que nous assistons dans la perspective du forum dit de Durban 2, qui se tiendra en 2009.

Plus gravement encore, l’élaboration officielle de nouvelles normes marquera, si celles-ci sont gravées dans le marbre d’une nouvelle et très particulière Déclaration des droits de l’homme, la mise à mort de l’universalité des droits.

Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s’y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s’y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d’expression, légitiment l’oppression des femmes et stigmatisent systématiquement les démocraties occidentales.

Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l’encontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l’acte et les violences de demain.un-council.jpg

Une « triple alliance » composée de l'Organisation des Conférences Islamiques (OCI) représentée jusqu’à ce jour par le Pakistan, du Mouvement des Non Alignés où Cuba, le Venezuela et l’Iran ont un rôle central, et de la Chine - avec la complaisance cynique de la Russie – œuvre ainsi à la mise en place d’une véritable révolution prétendument « multiculturelle ».

Ainsi, le Rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme Doudou Diène déclare d’ores et déjà qu’énoncer une critique contre le port de la Burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste et que la loi française contre le port des signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman, renommé « islamophobie occidentale ».

La confusion des esprits est à son comble quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion. C’est une menace radicale contre la liberté de penser qui est en train d’être cautionnée par l’ONU.

En assimilant au racisme toute critique des dérives de ceux qui parlent au nom de l’islam, parce que supposée relever d’attitudes néo-colonialistes, les porte-paroles de cette nouvelle alliance serrent un peu plus le garrot qu’ils ont passé au cou de leurs propres peuples et sapent les fondements d’une civilité très chèrement acquise en Europe depuis les guerres de religion.

En septembre 2007, la Haute Commissaire aux droits de l’homme, Mme Louise Arbour, participait à une conférence à Téhéran consacrée aux « droits de l’homme et la diversité culturelle ». Portant le voile, comme la loi de la République islamique l’exige, la Haute commissaire a été le témoin passif de l’énoncé des principes à venir ainsi résumés : « offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste ».

Bien pire, c’est dès le lendemain de cette visite que 21 iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C’est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d’Israël, pays membre de l’ONU créé par cette dernière. Interrogée sur son silence, la Haute Commissaire a justifié sa passivité par le respect de la loi iranienne auquel, en tant que juriste, elle s’estimait tenue et par souci de « ne pas offenser ses hôtes ». Charbonnier est maître chez soi… c’est le Docteur Gœbbels qui utilisait cet argument d’opportunité, à la tribune de la SDN (Société des Nations) en 1933, pour se soustraire à toute critique d’une institution internationale impuissante mais dont les principes n’étaient au moins pas dévoyés comme ceux de l’ONU aujourd’hui.

Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à l’acte. De Mein kampf à radio Mille Collines, de Staline à Pol Pot, les exemples abondent pour confirmer la nécessaire extermination de l’ennemi du peuple au nom de la race, au nom de l’émancipation des masses laborieuses, ou au nom d’un ordre supposé divin.

Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non tenues «d’avenir radieux », ont ouvert grande la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, c’est bien au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis.

Face à cette stratégie, les démocraties, d’abord soucieuses de leur balance commerciale, font preuve d’une extraordinaire passivité.

Que pèse le sort du peuple tibétain face aux enjeux des exportations vers la Chine ? Quel est le prix de la liberté pour Ayaan Hirsi Ali, ex-députée néerlandaise, menacée de mort, après l’assassinat en 2004 de son ami le réalisateur Théo Van Gogh, accusé d’avoir blasphémé l’islam dans le film Soumission ?

Les exemples s’additionnent, qui de Taslima Nasreen à Salman Rushdie, de Robert Redeker à Mohamed Sifaoui, apportent la preuve que l’intégrisme islamiste impose sa loi par la terreur. Combien d’Algériens, de femmes au Maghreb, au Proche-Orient, en Turquie, au Pakistan ont déjà payé du prix de leur vie le refus de se soumettre à l’obscurantisme religieux ?

Si par malheur, l’ONU devait consacrer l’imposition de tels critères, si le blasphème devait être assimilé à du racisme, si le droit à la critique de la religion devait être mis hors la loi, si la loi religieuse devait s’inscrire dans les normes internationales, ce serait une régression aux conséquences désastreuses, et une perversion radicale de toute notre tradition de lutte contre le racisme, qui n’a pu et ne peut se développer que dans la liberté de conscience la plus absolue.

L’Assemblée Générale de décembre 2007 a déjà entériné des textes condamnant des formes d’expression considérées comme diffamatoires de l’islam. L’enjeu est clair ; il est mondial : c’est de la défense des libertés de l’individu dont il est question.

Soit les démocraties se ressaisissent, à l’exemple du Canada qui vient d’annoncer son refus de participer à la conférence de Durban 2, estimant qu’elle risquait d’être « marquée par des expressions d’intolérance et d’antisémitisme », et cessent de s’abstenir ou de voter des résolutions contraires à l’idéal universel de 1948, soit l’obscurantisme religieux et son cortège de crimes politiques triompheront sous les bons auspices des Nations Unies.

Et lorsque les paroles de haine seront transformées en actes, nul ne pourra dire « nous ne savions pas ».

Pour apporter votre signature à cette tribune, merci d’adresser un e-mail à licra@licra.org


Note : Cet article est fondé sur une riche correspondance échangée avec Laurie Mylroie entre le 8 janvier et le 5 mars dernier (et qui se poursuit). 

Laurie Mylroie est docteure en sciences politiques de Harvard, ancienne professeur à Harvard et au US Naval War College. Spécialiste du Moyen Orient, arabophone, elle a été conseillère de Bill Clinton sur l'Irak durant la campagne présidentielle de 1992. Experte auprès du Pentagone dans les années qui ont suivi le 11 septembre, elle a été qualifiée de "cerveau derrière la guerre en Irak" par le Washington Post.

Ses articles ont paru dans tous les grands journaux américains et elle écrit une chronique mensuelle pour le magazine American Spectator sur le Moyen Orient et la Guerre contre le Terrorisme. Auteure de plusieurs livres qui ont provoqué de vifs débats à Washington, elle est aujourd'hui adjunct fellow à l'American Enterprise Institute.



Sa critique des élites

Nous avons de gros problèmes avec nos élites, ici aux Etats-Unis. Elles ont l'habitude de voir le gouvernement comme une vache à traire. Il n'existe pas de réelle responsabilité et de sens du devoir. C'est, au contraire : prend, prend, prend. La seule exception à cette règle est l'armée américaine.

Cette tendance est expliquée dans mon livre Bush vs the Beltway, avec le commentaire d'un collègue (en fait, mon directeur de recherche au Washington for Near East Policy Institute) quand je lui expliquais, en 1998, que laisser Saddam Hussein au pouvoir selon les souhaits l'administration Clinton représentait un grave danger. Il m'a répondu : "nous vivons dans des temps cyniques, tout le monde se soucie en priorité de sa carrière". Ce trait de caractère est dominant parmi l'élite américaine, y compris chez les professionnels de la sécurité.

Je le répète, l'armée fait exception, elle qui apprend rapidement. Mais le laxisme est maître chez certains intellectuels, les réalistes et les néoconservateurs, y compris les spécialistes du Moyen Orient. Ils auraient pu étudier les questions de sécurité en détail mais ont choisi apparemment de ne pas le faire. Prenez Michael Rubin. En juin 2001, je l'ai rencontré et nous avons discuté de mon livre Study of Revenge sur l'implication de Saddam Hussein dans le terrorisme international. Mais au final, il ne voulait pas savoir. Alors que je terminais mon exposé, il m'a simplement répondu "vous êtes vraiment en avance sur votre temps sur le sujet" sans poursuivre les recherches plus avant.

L'organisation des cellules terroristes

Au-delà de la question de la guerre en Irak - qui demeure un débat capital, bien sûr -, il y a la nature même du terrorisme islamiste et l'autonomie de ses combattants, des questions que certains néoconservateurs ignorent parcequ'elles exigent plus de connaissances qu'ils n'en ont. 

Deux vision existent. Soit nous considérons le terrorisme comme une entité propre, à l'image de l'ancien empire soviétique ; des Etats satellites et des partis communistes affiliés et disséminés à travers le monde. Appellez cela le modèle de "l'oeuf dur". Cette entité serait refermée sur elle-même et difficile à pénétrer pour des forces étrangères. Soit nous voyons les cellules terroristes comme des franchises, comme des spaghettis disséminés dans une pièce. Elles ne sont pas sous contrôle unique mais existent en tant que cellules clandestines répandues sur la planète.

Lequel de ces deux modèles est le plus correct ? Aujourd'hui, nous utilisons les deux, sans réaliser qu'ils sont contradictoires. Pour un Etat étranger, il est bien plus simple d'utiliser des groupes terroristes s'ils s'articulent comme des "spaghettis". Je pense que ce modèle est le plus correct. Les cellules islamistes sont pénétrées par des services de renseignement d'Etat, lesquels les utilisent pour frapper des objectifs décidés, non pas par un Ben Laden ou un Nasrallah, mais par un gouvernement. Il n'est pas nécessaire de partager les mêmes idées. Après tout, les Américains se sont servis des jihadistes afghans ! Tout le monde peut les utiliser. 

Je ne revendique pas de spécialisation pour les pays comme la Russie ou la Chine. Mais récemment, j'ai eu une discussion avec un ancien membre du Congrès républicain qui conserve de nombreux contacts au sein du Pentagone. Je lui ai dit que si les choses tournaient mal entre les Etats-Unis et la Chine, ou la Russie, ces pays auraient tout avantage à se servir des jihadistes à des fins militaires, puisque nous, Américains, avions une vision si fausse du terrorisme moderne. Bien sûr, la Russie n'agirait pas directement, mais pourrait utiliser un Etat comme l'Iran ou la Syrie comme poupée gigogne.

Sa réponse m'a surprise. Il a acquiescé et ajouté que les Russes vouaient une haine farouche aux Etats-Unis et souhaitaient se venger de la chute du communisme et du démembrement de la puissance soviétique. Est-ce que le gouvernement américain se prépare à une telle éventualité ? J'en doute, vu son apathie face à l'Irak. 


L'histoire secrète de la guerre en Irak



Avez-vous lu le Washington Post de dimanche dernier [2 mars] ? Il est écrit que je suis "le cerveau derrière la guerre en Irak". Ce n'est pas faux. Lorsque le 11 septembre a eu lieu, les politiciens américains connaissaient mes travaux sur la nature du régime de Saddam Hussein. Même Richard Clarke avait dû rendre des memos sur le contenu du livre. Il le jugeait sans valeur, pensez donc, mais il avait dû le lire quand même.

Lorsque j'ai été appelée à témoigner devant la Commission du 11 septembre, l'un de ses membres les plus éminents, le professeur Zelikow, un proche de Condoleezza Rice, partageait mes vues sur l'implication irakienne dans le 11 septembre. Mais la Commission a préféré réécrire l'histoire.

Comprendre l'origine des kamikazes n'est pas l'essentiel, contrairement à ce que l'on a pu vous dire. Ils ne prenaient pas les décisions. Les véritables cerveaux des attaques étaient Khalid Cheikh Mohammed et Ammar al-Baluchi. 

L'histoire de la guerre en Irak n'a jamais été aussi lisse que les médias le prétendent. Après le 11 septembre, l'Irak espérait que les Etats-Unis blâme Al-Qaeda et Al-Qaeda seulement. Lorsque les Etats-Unis ont attaqué l'Afghanistan, ce qui était anticipé, les Irakiens ont compris que toute autre attaque serait mise sur le compte d'Al-Qaeda. C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre les attaque d'anthrax d'octobre.

Saddam a failli réussir. L'un des éléments qui ont enrayé la machine était mon travail avec Study of Revenge. Il s'agissait de la seule étude sur le renseignement irakien de l'après Guerre du Golfe ayant animé le débat national entre 1993 et 2001, d'abord en conférences puis dans un ouvrage. C'est pour cette raison qu'il y a eu tant de suspicion envers l'Irak après les attentats. Lorsque Bush a décidé d'abord d'attaquer l'Afghanistan, la Maison-Blanche a fait taire les rumeurs, mais celles-ci sont réapparues avec les attaques au moyen d'un produit extraordinairement léthal, l'anthrax.


Les attaques d'anthrax
sont la clé pour comprendre la guerre en Irak, et c'est la raison pour laquelle elles n'ont jamais été élucidées, malgré la mort de cinq citoyens américains. Sans le débat qu'avait suscité Study of Revenge, les Etats-Unis n'auraient pas réagi aux lettres empoisonnées. Mais il y avait tant d'indices montrant une implication irakienne que les services de sécurité américains ont préféré couvrir l'affaire d'une chape de plomb. Officiellement, le renseignement américain ne connaît toujours pas le responsable de cette attaque biologique sur le territoire national... Cela ne semble choquer personne...  

Ainsi, l'idée d'une invasion de l'Irak n'est venue que tardivement. S'il n'y avait pas eu les lettres d'anthrax, sans doute le gouvernement américain aurait-il continué à blâmer un seul "groupe terroriste" et laisser un Etat mortellement dangereux préparer la prochaine tragédie.
 


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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 12:46

http://frontpagemag.com/wp-content/uploads/2010/04/srae.jpg

Je me souviens, il y a une année, de mes pensées devant le mur anti-terroriste édifié par l'Etat hébreu le long des territoires palestiniens. La cohorte des idiots, l'UE et l'ONU en tête, avaient crié au scandale et plaidé pour que les Palestiniens continuent à pouvoir circuler librement - avec leurs bombes...

Aujourd'hui, le Figaro l'avoue à contrecoeur : le mur de la liberté a sauvé des centaines de vies israéliennes. Seule une bombe humaine a explosé en 2007 en Israël, à Eilat. Israël a trouvé son rempart contre la mort islamo-fasciste.

Qu'on se le dise, Jacob est désormais protégé par une cuirasse de béton. 


"C'est pourquoi tu diras : ainsi parle le Seigneur, l'Eternel : si je les tiens éloignés parmi les nations, si je les ai dispersés en divers pays, Je serai pour eux quelque temps un asile dans les pays où ils sont venus. C'est pourquoi tu diras : ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: "Je vous rassemblerai du milieu des peuples. Je vous recueillerai des pays où vous êtes dispersés, et Je vous donnerai la terre d'Israël." 

(Ezéchiel, XI, 14-15)

 


Lettre à l’Algérie et à son président

10 12 2007

 

André Savelli, né en 1927. Professeur Agrégé au Val de Grâce. Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre National du Mérite.

Extraits de la lettre ouverte de André Savelli (lien en fin d’article) :

En brandissant l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous saviez que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Ferrat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée, en vain. Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles.

De la Libye au Maroc, point d’Algérie ; c’était le Maghreb. Les populations d’origine phénicienne, berbère et romaine étaient, avant le 8e siècle, en grande partie chrétiennes. Ces régions agricoles étaient prospères.

Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient ont envahi le Maghreb et converti de force, par l’épée, toutes ces populations à l’islam ?

Après quelques siècles de domination arabo-islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano-berbère si riche. Que des ruines. 

Faut-il oublier que les Turcs ont envahi le Maghreb pendant 3 siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi-esclavage, les laissant se battre entre elles, prélevant la dîme, sans rien construire.

Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants.

Faut-il oublier que l’esclavage existait en Afrique depuis des lustres, et existe toujours. Les familles aisées musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains.

Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées.

Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait près de 5.000 Turcs, 100.000 Koulouglis, 350.000 Arabes et 400.000 Berbères dans cette région, où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner.

Faut-il oublier qu’en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme.

Faut-il oublier qu’à l’inverse du massacre arménien par les Turcs et du massacre romano-berbère par les Arabes, la France a soigné toutes les populations du Maghreb les amenant de moins d’un million en 1830 en Algérie, à 10 millions en 1962.

Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère et des autres dialectes, a respecté la religion, ce que n’avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour n’être point tués.

Faut-il oublier qu’en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des injustices, une population à la démographie galopante, en bonne santé, une agriculture riche, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles, un Institut Pasteur, des hôpitaux, une université, la poste… Il n’existait rien avant 1830. Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, a été capital pour l’Etat naissant de l’Algérie .

Faut-il oublier que les colons français ont asséché les marécages de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle.

Faut-il oublier qu’en 1962, un million d’européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, devenir des habitants de seconde zone, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés.

Faut-il oublier qu’en 1962, 75.000 Harkis furent sauvagement assassinés et des milliers d’européens tués ou disparus ? Qu’il y eut plus de 200.000 tués dans le peuple algérien qui refusait un parti unique , beaucoup plus que pendant la guerre d’Algérie.

La France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su forger, grâce au travail de toutes les populations. La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie. Personne ne vous demande de faire acte de repentance pour l’avoir laissé péricliter. Comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l’Algérie pour la France ? (1)(2)


Les services publics restent une exception française

9 12 2007

Ainsi en a décidé la Commission européenne, opposant une fin de non recevoir définitive à la demande des gouvernements français successifs pour légitimer le concept de service public et le généraliser au niveau de l’Union.

Voilà des années que les dirigeants français souhaitaient une directive-cadre sur les services publics, afin d’étendre le modèle français aux autres pays. Service public contre service du public, monopole public contre concurrence, le débat n’était pas mince. Bruxelles a tranché : ce sera non, pas question de légiférer, encore moins d’imposer aux autres pays le schéma français. Lire tout l’article ->


Le dessin du jour

8 12 2007


L’immigration, une chance pour la Belgique

8 12 2007

Cinq ans de prison, dont trois ans ferme ont été requis contre Diasunda Tukula pour avoir, avec trois complices, violé une jeune fille en 2003.

La victime était sortie dans une discothèque de Bruxelles et avait été emmenée de force par plusieurs membres d’une bande urbaine, les Black D. , dans un appartement. Après les viols, ils avaient dit à la jeune femme : « Personne ne t’a violée puisque tu n’étais plus vierge. » ->


Italie : La citation du jour

8 12 2007

Le 4 décembre l’éditorialiste du quotidien modéré La Stampa s’exclamait au sujet de l’immigration :

«Parmi les devoirs de l’accueil, il n’y a pas celui de baisser continuellement sa culotte.» ->

L’image du jour : la place de la femme au Burkina Faso

7 12 2007


Photo prise à Bobo Dioulasso. Une statue qui en dit long sur la place réservée aux femmes… Pour une photo de grande taille, voir ici. Merci à David. Voir aussi ici


Angleterre : Convertie au christianisme, elle doit se cacher pour échapper à la mort

7 12 2007

La fille d’un imam « britannique » vit sous protection policière. Convertie au christianisme, elle a reçu des menaces de mort de son père. Afin de rester cachée, elle a déjà déménagé 45 fois…

Née en Angleterre de parents pakistanais, Hannah s’enfuit de chez elle à 16 ans pour échapper à un mariage forcé. Alors qu’elle poursuit ses études, elle se fait baptiser, provoquant la fureur de sa famille. C’est alors que les menaces de mort commencent. Son père débarque chez elle avec 40 hommes armés de haches, de marteaux, de couteaux et de gourdins. « Mon père criait à travers la boite aux lettres « Je vais te tuer ». Les autres brisaient les fenêtres et martelaient la porte. »

Elle se cache pendant 10 ans, et ce n’est que récemment, à 31 ans, qu’elle demande la protection de la police. Elle a en effet reçu de nouvelles menaces de la part de son frère. ->


Pays-Bas: Les subventions étaient utilisées pour aller à la Mecque

7 12 2007

La HAYE – Environ 200 résidents de Rotterdam et environs sont allés au pèlerinage de la Mecque aux frais du gouvernement.

Une école islamique a utilisé les 201′429 euros de subventions du ministère de l’Education pour payer le voyage en Arabie Saoudite à des musulmans. ->

 

 


Indonésie: Des Musulmans en prennent pour 14 et 19 ans pour avoir décapité des écolières chrétiennes

6 12 2007

La communauté musulmane, fortement majoritaire dans ce pays d’Asie qui se touve être le première nation de l’islam en terme de population, a manifesté pour protester contre… la dureté de la peine. ->

Trois jeune fille ont été décapitées à la machette: Theresia Morangke (photo 1, la question de la publication ou non de cette image a déjà été réglée, nous assumons parfaitement) Yarni Samubue, 15 ans, et Alfita Poliwo, 17 ans, le 29 octobre 2005, coupables du simple fait d’être chrétiennes et pour donner satisfaction à l’idole haineuse et christophage de l’islam qui réclame à tout bout de champ dans le coran la mort des mécréants.

http://doctorbulldog.files.wordpress.com/2006/11/indo_noviana-before-w-plasti-1-2.jpg?w=450Une quatrième, Noviana Malewa (photo 2), 15 ans, a survécu à son agression. 

Chers lecteurs musulmans qui avez déjà abondamment réagi aux publications précédentes de ces images, regardez-les bien et voyez ce qu’on appelle des martyrs dans notre religion !

« Les mécréants ressemblent à [du bétail]… Et tuez-les, où que vous les rencontriez… » (coran, II 171 et 191, ceux pour répondre à ceux qui nous accusent de ne pas lire le coran et, accessoirement, pour répondre aussi à Axelle Red et Renaud, oui, les assassins de ces petites ont bien lu le coran et, de toute évidence, l’ont suivi à la lettre en bons musulmans.)


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