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We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 03:23

Spéciale 18 juin - Qui étaient les Français libres ?


France libre
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

220px-Flag_of_Free_France_1940-1944.svg.La France libre est l'organisation de résistance extérieure fondée à Londres par le général de Gaulle à la suite de son appel le 18  juin 1940. Les forces armées ralliées à la France libre furent appelées Forces françaises libres (FFL). À partir du 13  juillet 1942, la « France libre » fut renommée « France combattante » par le Comité national français pour marquer l'adhésion de la France libre et « des groupements qui à l'intérieur du pays participaient activement à la résistance »[1].

 

La France libre et son armée cessent officiellement d'exister le 1er  août 1943, mais leur action continue avec le CFLN et l'Armée française de la Libération.

Sommaire

 

Histoire de la France libre 

La formation de volontaires français

La France libre est issue du ralliement au général de Gaulle des Français qui veulent poursuivre la lutte contre l'Allemagne aux côtés des alliés britanniques. Dès le 18 juin, et dans la foulée de son appel à poursuivre la lutte, les ralliements sont d'abord individuels. Officiers, soldats, ou simples citoyens rallient ainsi Londres et de Gaulle. Dès le 28  juin 1940, Winston Churchill, Premier ministre britannique reconnaît le général de Gaulle comme le « chef des Français qui continuent la guerre ».

De nombreux militaires français se trouvent en Grande-Bretagne au début de l'été 1940, évacués de Dunkerque ou membres du corps expéditionnaire de Norvège, mais seulement une faible partie de ces forces ralliera la France libre. La grande majorité choisira d'être rapatriée en France[2].

Par la suite, par l'accord des Chequers (damier/ échiquier) du 7  août 1940, entre le Royaume-Uni et le général de Gaulle[3], le Royaume-Uni s'engagea à sauvegarder l'intégrité de toutes les possessions françaises et à restaurer intégralement l'indépendance et la grandeur de la France. Le gouvernement britannique s'engagea de plus à financer toutes les dépenses de la France libre, mais de Gaulle insista pour que ces sommes fussent des avances remboursables et non des dons qui auraient jeté une ombre, aussi ténue soit-elle, sur l'indépendance de son organisation. Les sommes dites furent effectivement remboursées, et bien avant la fin de la guerre. En effet, la location des navires marchands français libres aux services britanniques, les revenus de la flotte de pêche côtière, effectuée au large du Pays de Galles, et la vente des produits coloniaux des territoires ralliés alimentèrent les caisses de la France libre[4]. Sur ces questions de principes, de Gaulle était intraitable.

Les ralliements de territoires  

En juillet 1940, la France libre peut compter sur quelque 7 000 hommes. Ses effectifs croissent notablement, en août-septembre 1940, à la suite du ralliement de plusieurs colonies africaines, océaniennes et asiatiques : Nouvelles-Hébrides (22 juillet), Tchad (26 août), Cameroun français (27 août), Congo (28 août) et Oubangui-Chari (31 août), Établissements français de l'Inde dits « Comptoirs de l'Inde » (7 septembre), Établissements français de l'Océanie (9 septembre) et Nouvelle-Calédonie (24 septembre[5]). Ces ralliements confèrent, de plus, à la France libre une assise territoriale et donc une dimension étatique et non plus seulement militaire. A la fin septembre 1940, Britanniques et FFL ont cependant échoué à obtenir le ralliement de l'Afrique-Occidentale française, une tentative de débarquement à Dakar ayant été repoussée : l'AOF demeure provisoirement dans le giron vichyste. En décembre 1940, les Forces françaises libres comptent 27 000 hommes, 24 navires et une centaine d'appareils de différents types[6].

Le 9 novembre 1940, le Gabon, dont le gouverneur avait annoncé son ralliement avant de se dédire[7], est conquis par la force des seuls FFL : toute l'Afrique-Équatoriale française est alors sous le contrôle de la France libre. En juillet 1941, la Syrie et le Liban, alors administrés par la France sous Mandat de la Société des Nations, sont envahis et conquis par les FFL et les Britanniques. Ces derniers, après leur conquête de Madagascar, la rétrocéderont à la France libre (14 décembre 1942). De même, deux bataillons français — les futurs bataillons de marche nos 21-24 — rallient Djibouti à la France libre le 27 novembre 1942.

Les îles Saint-Pierre-et-Miquelon (24 décembre 1941), ainsi que Wallis-et-Futuna (2 mai 1942) et l'île de La Réunion28 novembre 1942), seront ralliées par les FNFL. (

Les ralliements de Français de l'étranger

Des communautés françaises à l'étranger se rallient également, créant des Comités de la France libre[8], qui apparaissent progressivement dans des pays comme les États-Unis (où est créé le mouvement France Forever)[9], le Canada[10], le Brésil[11], l'Argentine[12], le Mexique[13], l'Égypte[14], le Nicaragua[15] ou Haïti[16]. À Hong Kong, le consul général de France prend contact avec Londres dès le 20 juin 1940, et constitue le 19 septembre un comité regroupant 40 des 120 résidents français de la colonie britannique en Chine[17],[18]. En Palestine sous mandat britannique, une « Délégation de la France Libre en Palestine et Transjordanie » est créée le 23 juillet 1941, peu après la victoire sur les vichystes au cours de la campagne de Syrie[19].

Les combats  

Les forces de la France libre sont désormais présentes sur plusieurs théâtres d'opérations aux côtés de leurs alliés britanniques : elles participent à la bataille aérienne d'Angleterre, lancent une expédition à Koufra21 décembre 1940-2 mars 1941), concourent au sein de la Brigade française d'Orient à la conquête de l'Érythrée italiennebataillon d'infanterie de marine interviennent dès décembre 1940 dans la guerre du désert en Libye, ainsi que leurs premiers parachutistes, qui forment le French Squadron du Special Air Service, sur les arrières des forces de l'Axe. Enfin, les marins français libres prêtent la main à la Royal Navy. ( (février-avril 1941), tandis que des marsouins du

C'est la 1re brigade des Forces françaises libres (FFL) du général Kœnig qui, en retardant 14 jours Rommel à Bir Hakeim, a donné à la huitième armée britannique le temps de se replier et de se reformer sur la ligne fortifiée d'El-Alamein, où l'Afrika Korps a été stoppée sur la route de Suez.

L'établissement d'une autorité gouvernementale 

Le général de Gaulle est le chef de la France libre et son autorité est rarement mise en cause. Toutefois il met rapidement en place des institutions montrant que la France libre n'est pas uniquement dirigée par un pouvoir personnel. Avec René Cassin, il établit des bases juridiques qui sont concrétisées par la publication d'un Bulletin officiel des Forces françaises libres qui paraît le 15  août 1940. C'est ensuite dans un Journal officiel de la France libre que chaque mois à partir de janvier 1941, sont publiés les lois et décrets organisant la France libre.

Après l'expédition manquée de Dakar, de Gaulle se rend, avec une partie de ses troupes, en Afrique équatoriale française (AEF).

Par ordonnance du 27  octobre 1940 est créé un Conseil de défense de l'Empire dont les premiers membres sont le général Catroux, le vice-amiral Muselier, le général de Larminat, le gouverneur Éboué, le gouverneur Sautot, le médecin général Cisé, le professeur Cassin, le capitaine de vaisseau d'Argenlieu[20] et le colonel Leclerc.

Ce conseil sera consulté régulièrement malgré les difficultés dues à l'éloignement, notamment avant les affrontements franco-français en Syrie.

Le 30 octobre (jour où le maréchal Pétain appelle ouvertement à la collaboration, à la radio de Vichy), de Gaulle institue par ordonnance le « Conseil de défense de l'Empire », composé des différents chefs de territoires ralliés à la France libre.

Le Gabon est alors occupé par les Forces française libres (FFL), du 9 au 11 novembre 1941, de sorte que le bloc AEF-Cameroun est réunifié au sein de la France libre.

Le 16 novembre, de Gaulle publie dans le Journal Officiel de la France libre, à Brazzaville (qui en est devenue la capitale officielle), une « Déclaration organique » officielle, contestant la constitutionnalité et la légitimité du Régime de Vichy, suivie de plusieurs ordonnances et décrets invalidant les lois d'exclusion de Pétain. Ce faisant, il irrita Churchill, qui, ne perdant pas complètement l'espoir de s'entendre avec Pétain, vit d'un mauvais œil s'ériger un nouveau pouvoir français dépassant largement le cadre de la Légion de volontaires initiale.

À la suite de la Charte de l'Atlantique, adoptée le 14 août 1941 par Churchill et Roosevelt et proclamant le principe d'autodétermination des peuples, de Gaulle les prit au mot et créa enfin à Londres un véritable gouvernement de la France libre, sous le nom de Comité national français le 24  septembre 1941.

L'organisation militaire de la France libre 

Les forces armées ralliées à la France libre ou créées par elle avaient été appelées Forces françaises libres (FFL). Leur emblème était la croix de Lorraine. On distinguait à l'intérieur des FFL, les Forces aériennes françaises libres (FAFL) et les Forces navales françaises libres (FNFL). De plus, on peut signaler l'existence, dès 1940, d'un authentique service d'espionnage et de sabotage, le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA), qui, sous les ordres du colonel Passy (Dewawrin), avait établi très tôt des réseaux clandestins en France.

L'enlisement du gouvernement de Vichy dans la « collaboration » [modifier]

Le gouvernement de Vichy se lança ouvertement dans la « collaboration » dès octobre 1940, sous l'égide du maréchal Philippe Pétain (et non de Pierre Laval, comme on le croit généralement). La « collaboration » préconisée par Pétain exhortait à un dépassement par les Français de leurs obligations découlant des Conventions d'Armistice (dont l'exécution inévitable allait de soi), pour accéder à un statut d'alliance avec l'Allemagne.

Pourtant, comme la paix n'avait pas été conclue préalablement, avec comme corollaire la libération des prisonniers, l'Allemagne restait l'ennemi. Par conséquent la collaboration avec l'ennemi proclamée par Pétain constituait une trahison, au sens de l'article 75 du code pénal de l'époque.

Voici quelques dates marquant les débuts de la collaboration, tant dans le principe, que dans les actes :

La « collaboration » n'en allait pas moins s'aggraver par la suite.

Le renforcement du Comité français de Londres  

Outre les militaires et autres volontaires, des intellectuels, comme Maurice Schumann, René Cassin et Jacques Soustelle, avaient également rejoint Londres. Citons ici pour l'exemple l'humoriste Pierre Dac qui pratiqua son art sur les antennes de la BBC. Ce ralliement d'un nombre appréciable de civils avait contribué à encourager de Gaulle à constituer à la tête de la France libre un véritable organisme politique avec pour objectif de se faire reconnaître comme un gouvernement en exil. Il avait pourtant fallu attendre le 24  septembre 1941 pour voir émerger le Comité national français, qui fit réellement fonction de gouvernement de la France libre.

Le 13  juillet 1942, le terme de « France combattante » fut adopté à la place de « France libre ». Définie officiellement comme l'« ensemble des ressortissants français, où qu'ils soient, et des territoires français qui s'unissent pour collaborer avec les Nations unies dans la guerre contre les ennemis communs » et le « symbole de la résistance à l'Axe de tous les ressortissants français qui n'acceptent pas la capitulation et qui, par les moyens à leur disposition, contribuent où qu'ils se trouvent, à la libération de la France par la victoire commune des Nations unies », cette nouvelle appellation visait à signifier la prise en compte, par la France libre, de la Résistance intérieure, dans le combat de la Résistance française: la France libre et la « France captive » étaient « les deux éléments constitutifs d'une seule et même France qui est la France combattante ». Dans ce cadre, tout ce qui concernait à la fois la France libre et la Résistance intérieure changeait de nom (les délégués de la France libre devinrent « délégués du CNF », le Journal officiel de la France libre devint Journal officiel de la France combattante, la Lettre de la France libre devint la Lettre de la France combattante, les « en-tête de papier à lettre et timbres humides » furent remplacés au fur et à mesure de l'épuisement des stocks). En revanche, tout ce qui concernait la seule France libre conserva son nom initial (territoires français libres, Forces françaises libres, comités de la France libre, Caisse centrale de la France libre, libellés des billets de banque)[22].

L'intervention alliée en Afrique du Nord et le général Giraud  

Lors du débarquement allié en Afrique du nord effectué sans le concours du général de Gaulle, mis à l'écart par Roosevelt et Churchill qui lui préfèrent le général Giraud, 400 volontaires civils arrêtèrent Juin et Darlan et neutralisèrent pendant 15 heures le XIXe corps d'Armée vichyste, par leur putsch du 8 novembre 1942. Si bien que les Alliés purent débarquer et encercler Alger sans opposition, avant d'obtenir le soir même la capitulation de cette ville avec son port intact. Quant à Juin et Darlan, désormais entre les mains des alliés, ils finirent, sous la pression et les menaces du général Clark, par ordonner le cessez-le-feu à Oran et au Maroc, le 10 novembre, après trois jours de combats sanglants.

 

Comprenant que les alliés étaient en mesure de battre les forces de l'axe, Darlan forma alors à Alger, sous le nom de « Haut Commissariat de France en Afrique », un nouveau gouvernement vichyste, rival du Comité national de Londres, qui maintient en vigueur en AFN et AOF les lois vichystes d'inspiration hitlérienne, et les détenus politiques de Vichy dans leurs camps de concentration du Sud.

Mais le 24 décembre, Darlan fut abattu par un jeune résistant, Bonnier de La Chapelle (fusillé deux jours plus tard). Giraud lui succéda alors, à la tête du Commandement civil et militaire d'Alger, et maintint à son tour toutes les lois et mesures vichystes en vigueur.

Cependant à la différence de Darlan, Giraud, plus "maréchaliste" que "vichyste", n'avait pas collaboré, rendant plus facile l'union entre les autorités de Londres et Alger. Des négociations difficiles furent mises en route à cet effet, sous la pression de Roosevelt et Churchill, après la conférence de Casablanca de janvier 1943, dénommée aussi « conférence d'Anfa ».

La fusion  

Finalement, le 3  juin 1943, le Comité national français de Londres et le Commandement civil et militaire d'Alger fusionnèrent pour former, sous la coprésidence des généraux de Gaulle et Giraud, le Comité français de la Libération nationale (CFLN), installé à Alger.

La clôture des engagements au sein des Forces françaises libres (FFL) eut donc lieu le 31  juillet 1943 puisque celles-ci n'existaient plus. Le terme Forces françaises libres (FFL) est toutefois souvent utilisé à tort pour désigner l'Armée française de la Libération, qui leur succéda.

La 2e division blindée de Leclerc et la 1re Armée française de De Lattre – au sein de laquelle opérait la 1re division française libre – furent deux des fleurons issus de la fusion de l'armée de la France libre avec celle d'Afrique, après la libération de l'Afrique du Nord et la campagne de Tunisie. Si certains Américains furent condescendants sur les opérations militaires menées par les forces françaises, entre 1940 et 1945, les Britanniques en furent bien plus respectueux, surtout après les exploits des Français libres à Bir Hakeim. Par ailleurs, l'action décisive menée par le corps expéditionnaire français en Italie (auquel appartenait la 1re DFL), sous les ordres de Juin, contribua à réévaluer la valeur des Français aux yeux des Américains[23].

Si les Britanniques respectèrent sans difficulté, sauf au Levant, leur parole de restaurer la grandeur de la France, les Alliés de la deuxième heure comme les Soviétiques et les Américains, n'eurent pas le même souci, ni la même perception de la « France libre » du général de Gaulle. Les Russes ont toutefois gardé un souvenir bienveillant pour les Français libres de l'escadrille Normandie-Niémen, qui se distingua sur le front russe entre 1943 et 1945. Par ailleurs, les relations entre Staline et de Gaulle furent, en apparence, moins houleuses que celles qui opposèrent Roosevelt au chef de la France libre.

Après guerre  

Après guerre, les Français libres se sont regroupés dans l'Association des Français libres ayant une vocation d'entr'aide et éditant la Revue de la France libre. Le 18 juin 2000, l'association est dissoute. Depuis, elle est relayée par la Fondation de la France libre, présidée actuellement par Yves Guéna et ouverte à tous.

Origine des combattants  

Selon François Broche, membre du conseil d'administration de la Fondation de la France Libre, plus de 30 nationalités se cotoient au sein des FFL et « sans goût excessif du paradoxe, on peut affirmer que la majorité des "Français" libres qui ont sauvé l'honneur du pays en 1940 ne sont pas des citoyens français ». Ainsi sur les 53 000 FFL (chiffre maximum à la dissolution des FFL à l'été 1943), on compte environ 32 000 « coloniaux », qui ne sont pas citoyens français en 1940, 16 000 Français et environ 5 000 étrangers, provenant d'unités de la Légion étrangère ralliées aux FFL[24].

La liste, encore incomplète, établie par Henri Écochard, ancien combattant des Forces françaises libres, à partir du fichier général conservé au Service historique de la défense, dénombre 52 230 Français libres, dont 9 120 sujets coloniaux, 2 810 étrangers et légionnaires, 2 000 personnes de nationalité incertaine et 38 300 citoyens français[25]. Toutefois, Jean-François Muracciole signale dans Les Français libres, l'autre Résistance qu'« un très grand nombre » de tirailleurs n'ont « pas signé d'engagement » ou que des fiches ont dû s'égarer, pour expliquer le faible nombre de « sujets coloniaux », en contradiction avec les autres données chiffrées disponibles. Il cite notamment un rapport de l'état-major général des FFL à Londres en date du 30 octobre 1942, qui dénombre, à cette date, 61 670 combattants, dont 20 200 tirailleurs coloniaux et 20 000 hommes des troupes spéciales levantines (ces dernières sont des troupes supplétives, qui n'ont pas signé d'engagement dans la France libre, et ne sont pas reconnues FFL)[26]. Selon les propres estimations de Jean-François Muracciole, entre leur création à l'été 1940 et leur fusion avec l'Armée d'Afrique à l'été 1943, 73 300 hommes se sont engagés dans la France libre, dont 39 300 citoyens français, 30 000 coloniaux (essentiellement de l'Afrique noire) et 3 800 étrangers.

 

Sources et bibliographie de base [modifier]

  • Charles de Gaulle : Mémoires de guerre :
    • Volume I - L'Appel, 1940-1942, Paris, 1954,
    • Volume II - L'Unité, 1942-1944, Paris, 1956,
    • Volume III - Le Salut, 1944-1946, Paris, 1959.
  • Le Journal Officiel de la France libre, réédité par la Direction des journaux officiels en 1995
  • La Mémoire des Français libres - Hommes et combats, compilation en 7 tomes des articles historiques publiés depuis 1945 dans la Revue de la France libre, Fondation de la France libre 2002
  • Georges Caïtucoli, François Broche, Jean-François Muracciole (dir.) :
    • Dictionnaire de la France libre, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2010.
    • La France au combat, Éditions Perrin, 2007.
  • Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France libre, Gallimard, Paris, 1996.
  • Yves Maxime Danan, La Vie politique à Alger, de 1940 à 1944, Librairie générale de droit et de jurisprudence, Paris, 1963.
  • François Kersaudy, De Gaulle et Roosevelt : le duel au sommet, Perrin, Paris, 2004 (ISBN 2-262-02028-0).
  • William Langer, Le Jeu américain à Vichy, Plon, Paris 1948.
  • Bernard Le Marec, Les Français libres et leurs emblèmes, éditions Lavauzelle, 1964 (rééd. 1994).
  • Christine Levisse-Touzet, L’Afrique du Nord, pendant la Seconde Guerre mondiale, Albin Michel, Paris 1998.
  • Henri Michel, Histoire de la France libre, PUF, 1963 (coll. Que sais-je ?).
  • Jean-François Muracciole:
    • Histoire de la France libre, PUF, 1996 (coll. Que sais-je ?).
    • Les Français Libres. L'autre Résistance, Tallandier, 2009. [recension sur histobiblio.com].
  • Olivier Rochereau (dir.), Mémoire des Français libres: du souvenir des hommes à la mémoire d'un pays, Nouveau monde éditions, 2006, 321 pages (ISBN 2847361901).
  • Jacques Soustelle, Envers et contre tout, Tomes I et II, Robert Laffont, Paris, 1950.

Une bibliographie plus complète est disponible sur le site de la Fondation de la France libre.

Les Archives nationales conservent une bonne partie des archives de la France libre, dont les archives dites « civiles » du BCRA[39]. Des fonds sont également disponibles aux Archives du ministère des Affaires étrangères[40]. Les archives du maréchal Leclerc, de la 2e DB et des évadés de France par l'Espagne sont conservées au Mémorial du maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la libération de Paris, ainsi que divers fonds privés; celles des autres unités des Forces françaises libres (FFL) au Service historique de la défense (SHD), de même que les archives dites « militaires » du BCRA et le fichier général des FFL. Des documents sont disponibles dans les dossiers des compagnons de la Libération constitués au musée de l’ordre de la Libération, installé aux Invalides. Le

s archives du général de Gaulle ont été versées aux Archives nationales, la Fondation Charles de Gaulle disposant également d'un fonds. Plusieurs autres personnalités de la France libre disposent également de fonds privés. Ainsi, les papiers de l'amiral Georges Thierry d'Argenlieu ont été confiés par ses héritiers aux Archives nationales en 1991.

Notes et références de l'article

  1. Journal officiel de la France Combattante, no 9.
  2. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, « La France Libre », dans La France des années noires, tome 1, Éd. du Seuil, 1993 ; rééd. coll. « Points-Histoire », 2000, p. 195-197.
  3. René Cassin, « L'accord Churchill-de Gaulle » [archive], Revue de la France Libre, n° 29, juin 1950.
  4. Jacques Bauche, « L’histoire financière de la France Libre » [archive], Revue de la France Libre, n° 232, troisième trimestre 1980.
  5. 1940 - les dates clefs de la formation de FNFL [archive]
  6. Dominique Lormier, C'est nous les Africains : L'épopée de l'armée française d'Afrique 1940-1945, Calmann-Lévy, Paris, 2006, 48 p. (ISBN 2-286-02021-3) 
  7. Pierre Montagnon, La France coloniale, tome 2, Pygmalion-Gérard Watelet, 1990, page 28
  8. Jean Hauser, « Les Comités France Libre à l'étranger » [archive], Revue de la France Libre, n° 156 bis, juin 1965.
  9. « Le comité de la France Libre des États-Unis » [archive], Revue de la France Libre, n° 126, juin 1960, et Richard de rochemont, « France Forever » [archive], Revue de la France Libre, n° 209, janvier-février 1975.
  10. Marthe Simard-Reid, « Le Comité de la France Libre du Canada » [archive], Revue de la France Libre, n° 126, juin 1960, et « Les Comités de la France Libre au Canada et en Egypte » [archive], Revue de la France Libre, n° 29, juin 1950.
  11. Jean Hauser, « Le Comité de la France Libre du Brésil » [archive], Revue de la France Libre, n° 126, juin 1960, et « Le Comité de la France Libre de São Paulo » [archive], Revue de la France Libre, n° 126, juin 1960.
  12. « Le Comité de la France Libre d'Argentine » [archive], Revue de la France Libre, n° 126, juin 1960.
  13. René Dubernard, « Le Comité de la France Libre du Mexique » [archive], Revue de la France Libre, n° 126, juin 1960.
  14. Émile Minost, « Le Comité de la France Libre d'Égypte » [archive], Revue de la France Libre, n° 126, juin 1960.
  15. Paul Teysseyre, « Le Comité de la France Libre au Nicaragua » [archive], Revue de la France Libre, n° 126, juin 1960.
  16. Ferdinand Fatton, « Le Comité de la France Libre d'Haïti » [archive], Revue de la France Libre, n° 126, juin 1960.
  17. Louis Biau, « Le Comité de la France Libre de Hong-Kong » [archive], Revue de la France Libre, n° 126, juin 1960, et Carlos Arnulphy, « Le Comité de la France Libre de Hong-Kong » [archive], Revue de la France Libre, n° 209, janvier-février 1975.
  18. « 160 ans des relations Hong Kong-France : 16 histoires » [archive], Consulat général de France à Hong Kong et Macao.
  19. Dominique Trimbur, « Heurs et malheurs d’un consul de France à Jérusalem – Amédée Outrey, 1938-1941 » [archive], Bulletin du Centre de recherche français de Jérusalem, no 2, printemps 1998, p. 52-75, mis en ligne le 19 juin 2008, consulté le 15 septembre 2009.
  20. ordredelaliberation.fr, Georges Thierry d'Argenlieu [archive]
  21. a et b « Pétain, Philippe : Message du 30 octobre 1940 » [archive], Themenportal Europäische Geschichte, sur le site europa.clio-online.de, consulté le 26 mai 2009
  22. a et b Voir la « communication relative à l'appellation "France Combattante" » et la « circulaire relative au changement d'appellation de la "France Libre" en "France Combattante" » [archive] dans le Journal Officiel de la France Combattante du vendredi 28 août 1942
  23. Un correspondant de guerre américain remarque : « Les Français ont une haine froide, implacable de l'ennemi qui est presque effrayante ; ils sont guidés par un tel désir féroce [...] de regagner leur honneur qu'on sait qu'ils ne seront arrêtés que par la mort, et que, dans la victoire, ils ne montreront aucune merci. [...] Ils avancent si rapidement que les communiqués ne peuvent suivre leur rythme. » Voir François Broche, Georges Caïtucoli et Jean-François Muracciole (dir.), La France au combat, Paris, Perrin, SCÉRÉN-CNDP, 2007, seconde époque, première partie : « Vers la Libération (juin 1943-mai 1944) », chapitre 3 : « Le corps expéditionnaire français en Italie »
  24. François Broche, Georges Caïtucoli, Jean-François Muracciole (dir.), La France au combat: de l'appel du 18 juin à la victoire, 2007, Perrin, p. 149.
  25. Jean-François Muracciole, « Écochard, liste », François Broche, Georges Caïtucoli, Jean-François Muracciole (dir.), Dictionnaire de la France Libre, Éditions Robert Laffont, coll. Bouquins, 2010, p. 494-496.
  26. Jean-François Muracciole, Les Français libres, l'autre Résistance, Tallandier, 2009, p. 33-37.
  27. [pdf] « Chronologie de la France Libre (1940–1945) » [archive], sur le site concours-resistance.org.
  28. Georges GOUMIN 1905-1941 [archive]
  29. qui constitueront eux aussi le Bataillon d'Infanterie de Marine
  30. René Mouchotte Première partie: de 1935 à l'automne 1940 [archive]
  31. Le sous marin mouilleur de mines "RUBIS" des FNFL [archive]
  32. Les Forces Françaises Libres Le Premier Régiment d'Artillerie [archive]
  33. Le ralliement de Laurent-Champrosay [archive]
  34. Les ÉFO dans la Seconde Guerre mondiale : la question du ralliement et ses conséquences [archive]
  35. Daniel Cordier, Alias Caracalla – Mémoires, 1940-1943, Gallimard, coll. « Témoins », Paris, 2009, 931 p. (ISBN 207074311X et ISBN 978-2070743117), p. 191
  36. Jean Lacouture, Charles de Gaulle, I. Le rebelle 1890-1944, Éditions du Seuil, 1984, (ISBN 2-02-006969-5), chap. 26, p. 508
  37. Cf. Situation politique en Afrique libérée (1942-1943)
  38. « Ordonnance du 6 juillet 1943 relative à la légitimité des actes accomplis pour la cause de la libération de la France et à la révision des condamnations intervenues pour ces faits » [archive], Journal officiel de la République française, n° 5, samedi 10 juillet 1943.
  39. Fonds du BCRA aux Archives nationales [archive]
  40. [1] [archive]

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 20:46

Spéciale 18 juin - De Gaulle et les Alliés


La France Libre et ses alliés: aux origines d'une reconnaissance

Lorsque le 18 juin 1940, le général De Gaulle décide de continuer la guerre au nom de la France à partir du territoire anglais, un écueil le guette lui et le mouvement qu'il s'apprête à mettre en place : devenir le chef d'une force d'appoint française vouée à ne jamais s'affirmer politiquement.

Pour de Gaulle il s'agit avant tout que les soldats français se battent sous le drapeau français et ne constituent jamais une «légion française dans l'armée britannique». Ces conditions sont garanties par accord avec Churchill le 7 août 1940. Il en est de même des subsides que le gouvernement anglais verse à la France Libre, il s'agit d'un prêt qui sera remboursé une fois que la France aura retrouvé sa souveraineté. Le prêt est habilement négocié par René Pleven et Pierre Denis, gestionnaires des «finances» de la France Libre. Mais pour négocier sur un pied d'égalité, il est nécessaire de disposer d'atouts. Or De Gaulle n'a pu ni éviter la signature de l'armistice, ni rallier l'Empire. Certes Churchill et le général Spears éprouvent beaucoup de sympathie pour ce général rebelle qui ne se résigne pas à la capitulation de son pays, mais ils ne peuvent couper brusquement les ponts avec la France officielle. C'est dans ce contexte que la France Libre doit s'affirmer diplomatiquement. II faut compter également que des haut-fonctionnaires et des diplomates français de haut rang, tels Jean Monnet, Paul Morand ou Alexis Léger, qui non seulement ne se rallient pas à l'initiative gaulliste, mais la contestent ouvertement.

Le 27 juin 1940, Churchill dans son bureau de Downing Street, lance à De Gaulle : «Vous êtes seul ? Eh bien, je vous reconnais tout seul! » Le 28, c'est par communiqué officiel que la reconnaissance de De Gaulle comme « chef de tous les Français libres, où qu'ils se trouvent, qui se rallient à lui pour la défense de la cause alliée» est enregistrée. Ni le Foreign Office ni le War Office n'accueillent la nouvelle avec enthousiasme.


Le dialogue De Gaulle-Churchill: entente cordiale?

 

Le fait que Churchill ait refusé le 23 juin «toute indépendance» au gouvernement Pétain, est un atout de première importance pour la France Libre. Au commencement de juillet s'ouvrent des négociations entre de Gaulle et les Britanniques en vue de reconnaître la légitimité d'un «Comité français». René Cassin sert la partie française et sir William Strang, l'anglaise. Les Français sont intransigeants sur toutes les questions d'intégrité territoriale et de «maintien de l'Empire». Des accords sont signés le 7 août 1940 entre De Gaulle accompagné de René Cassin d'une part, et Churchill, Strang et Spears de l'autre. Le traitement des FFL, la question financière et l'indépendance de l'administration civile de la France Libre, satisfont de Gaulle.

1_2_4_2_de_gaulle_churchillSuit alors l'envoi de deux lettres de Churchill à de Gaulle, dont la dernière est confidentielle. La première garantit au nom du «gouvernement de Sa Majesté» la volonté d' «assurer la restauration intégrale de l'indépendance et de la grandeur de la France». La seconde apporte une précision : «L'expression "restauration intégrale de 1"indépendance et de la grandeur de la France ne vise pas d'une manière rigoureuse les frontières territoriales. (...) Mais bien entendu, nous ferons de notre mieux.». Il n'est pas de manière plus explicite, et diplomatiquement plus acceptable, de signifier à la France que la guerre contre l'Allemagne n'annule pas une ancienne rivalité. De Gaulle répond à la missive de Churchill avec le ton pondéré que la situation du moment lui autorise : «J'espère que les circonstances permettront un jour au gouvernement britannique de considérer ces questions avec moins de réserves».

Et De Gaulle, s'il ne le dit pas dans ses "Mémoires", doit certainement, en homme d'Etat qu'il est, le comprendre. Mais alors qu'en Europe les intérêts de guerre convergent, il n'en est pas de même en Méditerranée ni au Proche Orient. L'importance accordée par de Gaulle à l'Empire n'est pas uniquement motivée par la possibilité que la France y trouve de mener une guerre efficace contre les Allemands : l'Empire lui offre une légitimité territoriale indispensable dans son rapport aux alliés.

L'élargissement du conflit vers la Méditerranée orientale à partir de 1941 fait rejouer de vieilles rivalités coloniales, restées sous-jacentes et qui vont empoisonner les relations entre les deux alliés. La question de la Syrie et du Liban étant la première grande épreuve diplomatique de la France, elle est aussi l'occasion d'un affrontement entre Churchill et De Gaulle. Mais au delà de ces conflits naturels entre impérialismes rivaux, il y a également le souci de Londres de ne rompre avec Vichy qu'en dernière instance, après s'être assuré qu'il n'y a aucune possibilité d'empêcher le gouvernement français de tomber entièrement sous la coupe d'Hitler. Cette politique confidentielle continue, même après Mers el Kebir et Dakar.


La nécessaire alliance franco-russe

 

Le déclenchement de l'opération Barbarossa des 21 et 22 juin 1941 contre l'Union soviétique présage pour le général de Gaulle du tournant décisif de la guerre malgré la défaite russe et la rapidité de l'avancée allemande.

Le 28 juin, Maïsky, ambassadeur russe à Londres, apprend de René Cassin et de Maurice Dejean l'offre de collaboration militaire entre les FFL et l'armée soviétique. Le 26 septembre 1941, le Gouvernement russe reconnaissait le Général comme chef de tous les Français libres et l'assurait de sa volonté de restaurer l'indépendance et la grandeur de la France.

1_2_4_3_de_gaulle_stalineDans ses "Mémoires", le général de Gaulle présente ainsi les relations qu'il envisage d'entretenir avec la Russie de Staline : «Je ne doutais évidemment pas qu'une victoire à laquelle les Soviets auraient pris une part capitale pourrait, de leur fait, dresser ensuite d'autre périls devant le monde. On devait en tenir compte, tout en luttant à leurs côtés, c'est à dire vaincre. (...) D'autre part, la présence de la Russie dans le camp des Alliés, apportait à la France combattante, vis à vis des Anglos-Saxons, un éléments d'équilibre dont je comptais bien me servir ». C'est le partisan de l'Alliance franco russe de 1935 qui parle, l'homme qui avait répondu à Léon Blum au moment de la non-intervention dans la guerre espagnole.

De cette vision du problème découle la relation particulière entre le Général et Bogomolov, ancien ambassadeur russe à Vichy devenu ambassadeur à Londres. A partir du 25 novembre 1941, la France Libre envisage l'envoi de troupes sur le front de l'Est. Mais l'état major britannique s'y oppose et la participation française à la guerre soviétique se limite à la création du régiment aérien Normandie Niemen.

Le 20 janvier 1942, sur les ondes de la BBC, le général de Gaulle rend un vibrant hommage aux alliés russes et célèbre l'échec de l'offensive allemande devant Moscou et Leningrad. Cet éloge de l'héroïsme russe porteur d'un immense espoir pour les Français libres, figure comme un des moments forts d'une amitié franco-russe en guerre. « La France qui souffre est avec la Russie qui souffre. La France qui combat est avec la Russie qui combat. La France, sombrée au désespoir, est avec la Russie qui sut remonter des ténèbres de l'abîme jusqu'au soleil de la grandeur .»

Les relations de la France Libre avec la Russie se renforcent au fur et à mesure que les succès de l'Armée Rouge s'affirment. Au cours de son voyage à Londres, en mai 1942, le ministre soviétique des Affaires étrangères, Molotov, déclare au Général de Gaulle, après l'avoir reconnu «représentant de la vraie France», que l'URSS désire avoir avec la France «une alliance indépendante» de la Grande Bretagne et des Etats Unis. C'est là un objectif de grande importance pour la France Libre. En effet, elle a l'occasion de dépasser le stade des relations bilatérales avec l'Angleterre et de se préparer à un rôle médiateur, qui pourrait s'avérer plus tard nécessaire. D'ailleurs le gouvernement anglais sent les risques d'une telle situation et exerce des pressions pour limiter les accords possibles entre De Gaulle et Staline. Il est vrai qu'à partir de l'entrée en guerre des Etats Unis, l'Union soviétique elle-même privilégiera ses possibilités d'entente avec Roosevelt qui ne porte pas De Gaulle dans son coeur, sur l'alliance franco russe. La politique de la France Libre vis à vis de l'Union soviétique, fidèle à l'esprit de la traditionnelle alliance franco russe, permet au général De Gaulle de s'assurer la loyauté de la partie communiste de la Résistance à l'intérieur, et l'appui russe en cas de négociation au moment du rétablissement de la souveraineté française. C'est-à-dire, l'unité nationale et une alliance continentale.


De Gaulle-Roosevelt: les vicissitudes d'une alliance transatlantique

 

La France Libre a mauvaise presse en Amérique qui lui préfère Vichy, quelles que soient les conséquences morales de ce choix. De Gaulle ne cède cependant jamais à la tentation d'une intransigeance oublieuse des nécessités de la politique. Lorsque ses relations se tendent avec Londres à cause de rivalités locales, il se tourne vers Washington pour lui offrir son concours. Les aérodromes d'Afrique et ses ressources en homme appuient matériellement ses démarches. Ces tentatives datent d'avant l'entrée en guerre de l'Amérique. Le 19 mai 1941, le Général s'adresse à son proche collaborateur René Pleven : "Etant donné l'attitude presque belligérante des Etats Unis, le moment est venu pour nous d'organiser nos relations avec l'Amérique. Je vous confie personnellement cette mission." Le travail de Pleven doit être discret par rapport à l'Angleterre.

En juin, De Gaulle qui se trouve au Caire, fait porter au consul général des Etats Unis un aide mémoire, qui en insistant sur la situation précaire de l'Angleterre face à une attaque allemande, offre l'AEF, où le gaullisme a triomphé, comme base arrière à l'aviation américaine. La signification de l'acte est double : d'une part le Général fait participer à la guerre un territoire français, afin de mettre «la France dans la guerre», et d'autre part il se pose en interlocuteur indépendant de la première puissance industrielle du monde, il tente de s'imposer comme membre à part entière du «club des Grands». Le refus de l'offre par Washington est dû également à deux raisons : l'hostilité personnelle de Franklin Roosevelt à de Gaulle et l'espoir de voir Weygand livrer sans combat l'Afrique du Nord à l'armée américaine. Parallèlement à cette diplomatie du court terme, de Gaulle tente avec la mission Pleven d'imposer la France Libre comme gouvernement légitime de la France, aux Etats Unis. Il s'agit de conquérir à la fois l'establishment politique américain et l'opinion publique, c'est-à-dire la presse.

René Pleven est l'homme de la situation. Grand connaisseur des Etats Unis, homme d'affaires et souple négociateur, il atténue l'image de raideur du général De Gaulle. En dépit de la méfiance à l'égard de la France Libre du State Department (ministère des Affaires étrangères) et des diplomates influents que sont Cordell Hull et Summer Welles, Pleven rencontre de la compréhension chez le conseiller présidentiel Henry Morgenthau. Le secrétariat à la Guerre est également sensible à ses arguments. La cause de la France Libre trouve enfin un certain appui médiatique avec le New York Herald Tribune. La mission Pleven aboutit à une triple offre américaine de collaboration sanitaire avec la Croix-Rouge : intégration de Pleven en tant qu'"expert" français à des débats interalliés ; et envoi d'un observateur en Afrique. De Gaulle, méfiant devant le caractère peu politique de l'offre, n'accepte que ce dernier point.

En août 1941, est signée la «Charte de l'Atlantique» entre Roosevelt et Churchill. Le Premier ministre de l'empire britannique doit s'accommoder du caractère formellement anticolonialiste de celle-ci. De Gaulle réagit avec froideur, s'indignant de l'absence de la France à la signature d'un tel accord, et refusant l'idée «d'un non-agrandissement territorial» après la victoire. Pour manquer de souplesse, sa réaction est néanmoins confidentielle. Pleven continue à marquer des points. Après une conférence de presse du Secrétariat d'Etat Cordell Hull le 5 septembre, favorable à la reconnaissance du mouvement gaulliste, des relations presque officielles avec la France Libre sont envisagées. De Gaulle choisit le syndicaliste Adrien Tixier pour le représenter à Washington contre l'industriel Adrien Boegner. Ce choix n'est pas des plus habiles compte tenu des milieux d'affaires auprès de la Maison Blanche. Le ler octobre, René Pleven est néanmoins reçu par le ministre d'Etat adjoint Summer Welles qui offre quelques maigres garanties. Le 11 novembre 1941, la France Libre est associée au crédit illimité que représente la loi de «prêt-bail» américaine sur la livraison d'armement. Le colonel Cunnigham et l'ancien ambassadeur en France Laurence Taylor se rendent en AEF comme observateurs américains auprès de l'administration gaulliste. Cela soulève l'indignation de Vichy et de son représentant en Afrique du Nord, Weygand. L'ambassadeur de Roosevelt auprès de Pétain, l'amiral Leahy, s'inquiète aussi du rapprochement de plus en plus évident entre Vichy et l'Allemagne.

Mais le choix de la Maison Blanche reste Vichy, et Pétain bénéficie toujours d'un grand crédit auprès du Président. La révocation de Weygand, les choix nettement pro allemands de Darlan, n'influencent en rien Roosevelt en faveur de De Gaulle. Au contraire, ménager Vichy pour l'amener dans le giron américain reste la ligne de conduite. Les progrès de la mission Pleven sont stoppés lors du rappel de Cunnigham par Washington. L'entrée en guerre des Etats Unis le 7 décembre 1941 ne modifie pas la diplomatie américaine à l'égard de la France. Le 29 janvier, le provichysme de Washington est confirmé par le secrétaire d'Etat Cordell Hull dans un entretien avec Adrien Tixier devenu représentant de De Gaulle à Washington.

Par la suite, aussi bien dans l'affaire d'Afrique du Nord que jusqu'à la mort du président Roosevelt, l'administration américaine fera son possible pour écarter De Gaulle et la France Libre. Les Français d'Amérique influents auprès du secrétariat d'Etat, tels jean Monnet ou Alexis Léger, seront toujours hostiles à la personne du Général et maintiendront Roosevelt dans ses préventions. On a beaucoup parlé de l'anticolonialisme américain et de la méfiance toute démocratique devant le pouvoir personnel du général De Gaulle. Ces éléments ont certes leur rôle à jouer mais il faut peut-être expliquer la méfiance américaine par des intérêts plus immédiatement pragmatiques. Une France rétablie dans sa puissance, associée à la victoire alliée, peut en effet paraître gênante dans le jeu européen des Etats Unis.

Ainsi tous les efforts américains qu'entreprend la diplomatie de la France Libre, porten-t-ils sur la reconnaissance d'une légitimité française et d'une souveraineté intacte. Il est en revanche normal que les Etats Unis cherchent des interlocuteurs auprès du pouvoir français le moins souverain, ainsi auprès de Weygand, de Darlan, quand il ne s'agit pas de simples militaires sans aucune légitimité politique, comme Giraud. Le projet AMGOT prend la suite de l'échec des «expédients provisoires».

 

 

http://www.france-libre.net/france-libre-france-combattante/france-libre-france-combattante/

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 13:21

 

Le Chant des Partisans

 

Ami entends-tu
Le vol noir des corbeaux
Sur nos plaines.
Ami entends-tu
Les cris sourds du pays
Qu'on enchaîne,
Ohé partisans
Ouvriers et paysans
C'est l'alarme!
Ce soir l'ennemi
Connaîtra le prix du sang
Et des larmes…

Montez de la mine,
Descendez des collines,
Camarades.
Sortez de la paille
Les fusils, la mitraille,
Les grenades.
Ohé! les tueurs
A la balle et au couteau
Tuez vite!
Ohé! saboteurs
Attention à ton fardeau…
Dynamite…

C'est nous qui brisons
Les barreaux des prisons
Pour nos frères.
La haine à nos trousses
Et la faim qui nous pousse,
La misère.
Il y a des pays
Où les gens au creux des lits
Font des rêves.
Ici, nous vois-tu
Nous on marche et nous on tue
Nous on crève…

Ici, chacun sait
Ce qu'il veut, ce qu'il fait
Quand il passe
Ami, si tu tombes,
Un ami sort de l'ombre
A ta place.
Demain du sang noir
Séchera au grand soleil
Sur les routes.
Chantez compagnons,
Dans la nuit, la liberté
Nous écoute…

Ami, entends-tu
Les cris sourds du pays qu'on
Enchaîne!…
Ami, entends-tu
Le vol noir des corbeaux sur nos Plaines !…

 

http://www.ajpn.org/icon-biblio/1267977662_book.gif


LA GENESE DU CHANT DES PARTISANS


A Londres, où se retrouvent de nombreux responsables de la Résistance, tels que Fernand GRENIER (1), Emmanuel d'ASTIER de la VIGERIE(2), on cherche un indicatif musical pour l'émission "Honneur et Patrie" , diffusée par la BBC... Mais ces résistants ont un autre voeu, plus, un impératif : créer un chant de la Résistance. "On ne gagne la guerre qu'avec des chansons...il faut un chant qui ait l'air de venir des maquis", dit  d'ASTIER de la VIGERIE.

Or, Anna MARLY a mis à son tour de chant une complainte qu'elle interprète en langue russe au Petit Club Français : il y est question  d'un "corbeau". Ce chant se termine par ces mots :  "Nous repousserons les forces du mal ; que le vent de la liberté ensable nos tombes". L'accompagnement musical, audacieux, se résume à quelques pincements de cordes de guitare. Cet air-là, elle le chante aussi chez LOUBA, future Madame d'ASTIER. Joseph KESSEL déclare : "Voilà ce qu'il nous faut pour la France". L'idée commence à mûrir.

Quelques jours plus tard, Joseph KESSEL, Anna MARLY, Maurice DRUON et d'autres se retrouvent au Club Français de Saint-James, dans la banlieue de Londres : les uns et les autres ont apporté leurs idées ; la conversation est animée . De temps en temps, François BARON ouvre la porte et questionne : "alors, elle est finie, cette Marseillaise ?". Non, pas encore !

Le 30 mai 1943, dans un hôtel de la banlieue de Londres, le fruit est mûr : Germaine SABLON a mis en forme la partition sur un cahier d'écolier ; Joseph KESSEL tend un texte à Anna MARLY :  "Il ne reste de l'original  que l'idée, la coupe et les corbeaux. Mais le texte est beau, il s'emboîte dans ma musique".  "Les Partisans : chant de la Libération" est né. Joseph KESSEL regarde son neveu : "C'est peut-être de nous deux tout ce qu'il restera".

Il est enregistré le lendemain même au studio d'Ealing, puis s'envole vers sa destinée. Jusqu'au 2 mai 1944, ses premières notes seules ouvrent l'émission de la BBC. D'ASTIER rentre en France avec les paroles, qui paraissent dans les Cahiers Clandestins édités par Louis MARTIN-CHAUFFIER (3); le texte, repris par des feuilles clandestines, parachuté par les aviateurs britanniques, transmis de bouche à oreille, devient "Le Chant des Partisans", hymne de la résistance. Il est vrai que ces corbeaux incarnent, pour chaque résistant, les uniformes allemands qui les pourchassent ...



  • Fernand GRENIER : Résistant, interné à Chateaubriant d'où il s'évada, fut chroniqueur de la BBC. Membre de l'Assemblée Consultative d'Alger, il plaide pour le droit de vote des femmes. Il est l'auteur de "Ceux de Chateaubriant" et de "C'était ainsi". Cet ancien ministre du général de Gaulle est décédé en 1992.

  • Emmanuel d'ASTIER de La VIGERIE : Membre fondateur du Mouvement "Libération", dès octobre 1940 il en fut le responsable pour la zone sud ; il participe après-guerre au Conseil Mondial  pour la Paix aux côtés de Sartre et d'Aragon.

  • Louis MARTIN-CHAUFFIER, né en 1894, membre du Comité Directeur du Front National pour la Liberté et l'Indépendance de la France; collaborateur de d'Astier de la Vigerie, il est arrêté par la Gestapo en septembre 1943, déporté à Neuengamme et Bergen-Belsen. Après-guerre, il est journaliste au Figaro qu'il quitte à l'arrivée de R. Hersant ; membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques. Le journal de la FNDIRP, le Patriote Résistant, publie nombre de ses chroniques. Il est l'auteur de "L' Homme et la Bête"
  •  
  • NAISSANCE ET DESTINEE DU CHANT
    DES PARTISANS

  • Le Chant des Partisans, "La Marseillaise de la Résistance", fut créé en 1943 à Londres. Immédiatement, il devint d'hymne de la Résistance française, et même européenne.  La génération des 20-30 ans se le réapproprie, sur un rythme au goût du jour, sans pour autant en changer un seul mot, dans son combat contre la xénophobie...Ce n'est pas un hasard : "ami, entends-tu... " est un chant de fraternité, de combat contre les forces de la nuit, un appel intemporel à résister . La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes tient donc à ce que son histoire soit connue.


    " Ce chant est à jamais inscrit dans l'histoire"
    ( Pierre SEGHERS, "La Résistance et ses poètes", Ed. Seghers, 1975).

    Il est né le 30 mai 1943 dans la banlieue de Londres, entre midi et 16 heures.

    Chanté à voix basse, sifflé sourdement, le Chant des Partisans évoque la chape de plomb
    qui s'est abattue sur le pays occupé,
    la censure, les souffles et murmures de la clandestinité,
    la nuit où des ombres furtives collent des affiches, sabotent les voies ferrées,
    se glissent dans les maquis, se cachent loin des poteaux d'exécutions .
    Mais l'âpreté des paroles en dit long sur la lutte implacable des maquisards et des combattants de l'ombre, sur le nécessaire recours aux armes, sur les risques de chaque minute.

    Hymne de la Résistance, "Le Chant des Partisans" est aussi un appel
    à la lutte fraternelle pour la liberté :
    "C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères ;
    la certitude que le combat n'est jamais vain "si tu tombes, un ami sort de l'ombre".
    Et si la fin de ce chant semble absorbée par la nuit et se perdre, c'est que la nuit est l'heure de tous les rêves, à commencer par le rêve d'une liberté à conquérir éternellement.

    Chant de fraternité,  nul ne peut  confisquer le Chant des Partisans à des fins contraires à ses origines et son sens profond...
    Comme nul ne peut confisquer La Marseillaise, hymne de la Révolution Française
    fondatrice des valeurs d'égalité, et de démocratie qui sont celles de la Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes .
  •  

  • Lisez le DOSSIER sur LE WEB RESISTANT 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 14:19


L'appel du 18 juin: l'acte fondateur de la France Libre

"La flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas". Ainsi s'exprime le général de Gaulle dans son appel du 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC. Revenant à la charge le lendemain 19 juin sur les mêmes antennes, il ajoute : "Tout Français qui porte encore des armes a le devoir absolu de continuer la résistance".

1_2_1_1_appel_18_juin_1940Le 18 juin, vers 18h 30, Jean Marin se trouvait pour enregistrer à Broadcasting House en compagnie de Jean Oberlé, peintre de talent et journaliste à ses heures. C'est ainsi que les deux amis eurent le privilège d'entendre, d'un studio voisin, le général de Gaulle prononcer son appel.

Que l'appel, le 18 juin 1940, de ce général inconnu au nom prédestiné ait ému, qu'il ait suscité chez certains un souffle d'espoir dans l'effondrement général qu'il ait stimulé des énergies, assez de témoignages l'attestent. L'Appel apportait une lueur, il exprimait une volonté française que rien n'avait abattu, qui maintenait, par la voix d'un seul, une tradition nationale, qui faisait le lien avec toute notre histoire. Mais, comme devant la plupart des grands événements historiques, bien rares durent être ceux qui en devinèrent la portée. Pierre Bourdan, qui allait être pendant quatre ans à la BBC le plus brillant commentateur de l'équipe " Les Français parlent aux Français ", fut, le 19 juin au matin, de ceux qui firent visite au général rebelle, dans son petit appartement de Seymour Grove. " J'éprouvais ", a-t-il raconté, " une curiosité intense et nerveuse, sensation d'ailleurs réconfortante après le désarroi moral de la veille, mais non pas ce qu'un écrivain romantique appelait le " frisson historique ", annonciateur des grands événements ou des grandes rencontres. "

Le fait est que, si le 18 juin 1940 est devenu " le 18 JUIN ", ce ne fut pas du jour au lendemain. Combien de Français, même parmi les résistants précoces, même parmi les plus fervents gaullistes de France, connaissaient, quatre ans plus tard, au jour de leur libération, la date et le texte de l'Appel ? Du moins ont-ils su très tôt que de Gaulle avait été le premier à exprimer le refus et à le faire savoir, grâce au miracle de la radio -et qu'il avait été apparemment le seul, puisque la brutalité de la défaite avait tétanisé les masses et que le gouvernement du Maréchal avait contraint au silence les rares protestataires potentiels . Ainsi la prise de conscience de ce que représentait le geste du général de Gaulle a sans aucun doute existé largement et précocement parmi les Français, même chez ceux qui n'étaient pas gaullistes. La manifestation étudiante du 11 novembre 1940 à l'Arc de Triomphe, précédée de deux gaules en est un premier et éclatant témoignage.

Les étapes suivantes sont connues. L'engagement de Français Libres sur tous les théâtres de combat, la gloire de Bir Hakeim, la création d'un Comité national, toutes nouvelles relayées et amplifiées par la BBC, puis, à partir de 1942 l'adhésion des mouvements de résistance, ont achevé de faire du général de Gaulle un symbole : à la fois symbole de l'esprit résistant et symbole, selon ses propres mots, de " l'honneur, [de] la raison [et de] l'intérêt national ".

Le 18 juin 1940 fait désormais partie du patrimoine national. Son évocation déconsidère au point de l'annihiler le message et l'image même du maréchal Pétain dans les films documentaires sur la période. Il est, dans tous les manuels d'histoire, le repère de l'honneur, du courage et de l'espérance. Il est inscrit dans les mémoires françaises comme une des plus grandes dates d'un grand passé.


L'appel du 18 juin 1940

Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940. Cet appel n'a pas été enregistré.

1_6_2_9_texte_appel_18juin_01Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit? L'espérance doit-elle disparaître? La défaite est-elle définitive? Non!

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.

1_6_2_9_texte_appel_18juin_02Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.


L'appel du général de Gaulle (enregistré le 22 juin 1940)

Il n'existe pas d'enregistrement de l'appel du 18 juin. En revanche, le général de Gaulle lança le 22 juin un second appel qui fut enregistré. Vous pouvez l'écouter ci-dessous.


L'appel du 22 juin 1940

Le gouvernement français, après avoir demandé l’armistice, connaît maintenant les conditions dictées par l’ennemi.

Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l’air seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait occupé et que le Gouvernement français tomberait sous la dépendance de l’Allemagne et de l’Italie.
On peut donc dire que cet armistice serait, non seulement une capitulation, mais encore un asservissement.

Or, beaucoup de Français n’acceptent pas la capitulation ni la servitude, pour des raisons qui s’appellent l’honneur, le bons sens, l’intérêt supérieur de la Patrie.

Je dis l’honneur ! Car la France s’est engagée à ne déposer les armes que d’accord avec les Alliés. Tant que ses Alliés continuent la guerre, son gouvernement n’a pas le droit de se rendre à l’ennemi. Le Gouvernement polonais, le Gouvernement norvégien, le Gouvernement belge, le Gouvernement hollandais, le Gouvernement luxembourgeois, quoique chassés de leur territoire, ont compris ainsi leur devoir.

Je dis le bon sens ! Car il est absurde de considérer la lutte comme perdue. Oui, nous avons subi une grande défaite. Un système militaire mauvais, les fautes commises dans la conduite des opérations, l’esprit d’abandon du Gouvernement pendant ces derniers combats, nous ont fait perdre la bataille de France. Mais il nous reste un vaste Empire, une flotte intacte, beaucoup d’or. Il nous reste des alliés, dont les ressources sont immenses et qui dominent les mers. Il nous reste les gigantesques possibilités de l’industrie américaine. Les mêmes conditions de la guerre qui nous ont fait battre par 5 000 avions et 6 000 chars peuvent donner, demain, la victoire par 20 000 chars et 20 000 avions.

Je dis l’intérêt supérieur de la Patrie ! Car cette guerre n’est pas une guerre franco-allemande qu’une bataille puisse décider. Cette guerre est une guerre mondiale. Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont neutres aujourd’hui le resteront demain, ni si les alliés de l’Allemagne resteront toujours ses alliés. Si les forces de la liberté triomphaient finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d’une France qui se serait soumise à l'ennemi ?

L’honneur, le bon sens, l’intérêt de la Patrie, commandent à tous les Français libres de continuer le combat, là où ils seront et comme ils pourront.

Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible. Tout ce qui peut être réuni, en fait d’éléments militaires français et de capacités françaises de production d’armement, doit être organisé partout où il y en a.

Moi, Général de Gaulle, j’entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale.

J’invite tous les militaires français des armées de terre, de mer et de l’air, j’invite les ingénieurs et les ouvriers français spécialistes de l’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui pourraient y parvenir, à se réunir a moi.

J’invite les chefs et les soldats, les marins, les aviateurs des forces françaises de terre, de mer, de l’air, où qu’ils se trouvent actuellement, à se mettre en rapport avec moi.

J’invite tous les Français qui veulent rester libres à m’écouter et à me suivre.

Vive la France libre dans l’honneur et dans l’indépendance !


Charles de Gaulle, Discours et messages, tome 1: Pendant la guerre, 1940-1946, Plon, 1970.


L’Affiche de Londres

L'affiche « À tous les Français », à ne pas confondre avec l'appel du 18 Juin.

File:De Gaulle - à tous les Français.jpg


A TOUS LES FRANÇAIS


« La France a perdu une bataille !

Mais la France n’a pas perdu la guerre !

Des gouvernants de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude. Cependant, rien n’est perdu !

Rien n’est perdu, parce que cette guerre est une guerre mondiale. Dans l’univers libre, des forces immenses n’ont pas encore donné. Un jour ces forces écraseront l’ennemi. Il faut que la France, ce jour-la, soit présente à la victoire. Alors, elle retrouvera sa liberté et sa grandeur. Tel est mon but, mon seul but !

Voila pourquoi je convie tous les Français, où qu’ils se trouvent, à s’unir à moi dans l’action, dans le sacrifice et dans l’espérance.

Notre patrie est en peril de mort.
Luttons tous pour la sauver !


VIVE LA FRANCE !
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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 04:25

Névrose lourde à Cape Town

 

Une émeute de banlieue sur un rectangle vert. Un grand cirque. Onze millionnaires en grève pour soutenir celui qui insulte le douzième homme. C'est tellement gros qu'on se demande si les grimaces sont bien réelles. Comment en est-on arrivé là ?


On parlait encore d'une possible bagarre entre Ribery et Gourcuff dans l'avion, à la suite du match perdu face au Mexique, quand les bleus ont décidé de faire publiquement encore plus fort… Dimanche à 16h, sur le terrain d'entrainement, Patrice Evra et Robert Duverne, membre du staff, sont à deux doigts d'en venir aux mains, avant que Domenech ne les sépare. Les joueurs, venus en baskets, signent quelques autographes puis annoncent qu'ils refuseront de s'entrainer. Sur le bord du terrain, Jean-Louis Valentin, le directeur délégué de la FFF, les larmes aux yeux, déclare : «Je considère que ce qui se passe cet après-midi est un scandale. Un scandale pour les Français, un scandale pour les jeunes qui sont ici, un scandale pour la Fédération et pour l'équipe de France. Dans ces conditions, je démissionne. Ils ne veulent pas s'entraîner. C'est inacceptable. En ce qui me concerne, c'est terminé. Je quitte la Fédération, je quitte naturellement mes fonctions. Je suis écœuré et dégoûté».

 

 



La suite est pathétique. Dans leur bus sur lequel il est écrit "Tous ensemble pour un nouveau rêve bleu", les joueurs dictent leur dépêche à Domenech. En réalité, un avocat d'un des leaders rédigera la missive. Bon médiateur ou humilité définitif ou les deux car Domenech peut encore être avalé par sa logique suicidaire de soutenir "ses joueurs" jusqu'au bout, ce dernier vient lire, instant pénible, aux journalistes un communiqué encore bourré de fautes, d'une voix blanche et monocorde, puis s'éloigne, en lâchant un simple "Au revoir", presque à la Giscard. Il ne regagnera pas  l'hôtel dans le même bus que ses joueurs. Surréaliste. Les réactions à cette prise de pouvoir des joueurs sont nombreuses. Et sans appel.

Daniel Bravo : «Ça laissera des traces. Pour moi c'était écrit. On ne s'attendait pas à ce que ça explose aux yeux du monde. Ce qui me choque, c'est qu'après l'Euro 2008, des joueurs, la Fédération ont soutenu Raymond Domenech alors qu'on sait depuis longtemps qu'il n'est plus l'homme de la situation. Les joueurs l'ont défendu depuis 2006, qu'ils se le gardent jusqu'à la fin ! On a sacrifié cette Coupe du Monde. Aujourd'hui, on est ridicules. C'est du grand n'importe quoi.»

Luis Fernandez : «Cette équipe de France, c'est Dallas ! Je pense que maintenant, il ne reste plus qu'à appeler le GIGN. Les joueurs donnent vraiment une mauvaise image de l'équipe de France. C'est honteux. C'est vraiment comme à Dallas. Mais qui est JR ?»

Francis Gillot : «Les joueurs de l'équipe de France confirment qu'ils ne méritent pas leur place au Mondial. Aujourd'hui, j'ai une pensée pour les Irlandais, ils auraient dû être à notre place. Cette attitude est à la fois pathétique et scandaleuse. La France est la risée du monde entier. Cette équipe est complètement incohérente, c'est mieux que l'on rentre aujourd'hui.»

Rolland Courbis : «Si je dois donner un sentiment sur ce qui ce passe avec humour, je dirais que nous sommes vraiment ridicules. Après quatre ans d'ironie et d'arrogance de leur part, c'est un peu l'apothéose.»

Bixente Lizarazu : «Ça démontre qu'il n'y a plus d'autorité en équipe de France. J'ai l'impression d'être dans un film de science-fiction, que tout le monde est en train de péter les plombs. Je me balade dans un asile de fou en ce moment. C'est terrible. Il est temps que la bête soit abattue, et qu'on passe à autre chose. Depuis quatre ans, c'est massacre à la tronçonneuse.»

Christophe Dugarry : «Je suis dégoûté. Je n'en peux plus de voir tout ça. Tout ce panier de crabes, ça suffit. Ça fait plus de deux ans que cela dure. M. Escalettes, M. Aulas, M. Houllier et M. le Graët et l'ensemble du conseil fédéral nous ont expliqué que Raymond Domenech était l'homme de la situation. Les joueurs ne maîtrisent plus rien. Les mecs font fausse route. Ils ont oublié que c'était la Coupe du monde, pas la Coupe Coca-Cola

Jean-François Lamour : «Les joueurs et l'entraîneur nous ont fait croire qu'ils formaient un groupe soudé, uni. On s'aperçoit qu'il n'en est rien. On a l'impression qu'on nous a roulés dans la farine. Pour un ancien sportif, c'est scandaleux de voir la façon dont on traîne dans la boue le maillot de l'équipe de France. C'est inacceptable !»

Jean-Michel Larqué : "On n'a jamais vu ça ! On n'a que ce qu'on mérite. On a un sélectionneur incompétent, c'est un homme qui ne travaille que sur la terreur. Dans quelques jours, il ne sera plus rien. Domenech n'a que ce qu'il mérite, c'est-à-dire que tout le monde lui claque dans les bras ! Ce n'est que le début d'un feuilleton catastrophique pour le foot français".

Gervais Martel : "J'imagine mal que certains joueurs aient décidé de faire grève. Certains doivent être les meneurs, et il faudra s'en souvenir".

Michel Hidalgo : "Les joueurs ont manifestement pris le pouvoir, on est la risée du monde entier".

Thierry Roland : "Comme si un boulanger refusait de faire le pain".

Pierre Ménès : "Au début on se marre, mais à la fin on a franchement envie de pleurer. Les joueurs ne mesureront le désastre de cette Coupe du monde que lorsqu'ils croiseront les gens dans la rue. S'ils les croisent encore. Cette génération n'est pas digne de représenter un pays pour la Coupe du monde". 

Franck Lebœuf : "C'est une honte nationale, même une honte mondiale. Ça nous pendait au nez depuis deux ans. On a fait tout ce qu'il fallait pour en arriver là. Je ne peux pas concevoir que l'on descende aussi bas".

Rober Pires : "On va dans le mur depuis des années. On l'a percuté aujourd'hui. Le maillot de l'équipe de France est entaché. On est honteux de ce qui se passe actuellement".

En effet, depuis le maintien très controversé de Domenech à son poste (pour des raisons matérielles) suite à la déroute de l'Euro 2008, les choses n'ont cessé d'empirer. Après des mois de marasme et de mauvais matchs, de stratégies incompréhensibles et de coups du sort (la main d'Henry face à l'Irlande, les mains de Ribery face à Zahia), la France atteint péniblement la Coupe du monde 2010, et l'aborde de manière catastrophique. Comme toujours, on s'obstine à y croire, jusqu'à la défaite de trop. Puis l'explosion.  En guise de détonateur, l'affaire Anelka. Ses attitudes, ses insultes, son exclusion. Puis la fronde des autres joueurs, qui refusent de s'entrainer pour protester. En pleine Coupe du monde. Du jamais vu. "La plus grave crise de l'histoire du football français", selon Alain Giresse.

Mais d'où vient-elle, cette crise ? Pourquoi personne ne l'a vu venir ? À qui la faute ? 1998, black-blanc-beur, la France qui gagne. Une équipe "à l'image de la société française". Les fameux symboles de 98 ne sont pas seulement annihilés par le Mondial 2010, ils se transforment en un incroyable retour de manivelle. C'est l'opinion entière qui s'en retourne dans sa tombe. Certes, à l'origine du chaos 2010, il y a les mauvais choix du sélectionneur. La place d'Anelka était-elle sur le terrain ? Était-elle seulement dans le groupe ? Il y a aussi les mauvais choix des instances dirigeantes, tant il saute aux yeux que ledit sélectionneur de parvenait pas à gérer son groupe.

Depuis des mois, la guerre interne qui fait rage au sein de l'équipe est timidement évoquée, toujours de façon évasive. Aujourd'hui, les mots viennent. On parle de "cadres". On parle de "clans". On parle de "différentes cultures". Il ne fait pas bon, dans l'équipe, être "trop blanc", pour Pierre Ménès. Govou lui-même tient à peu près le même langage : "Dans la vie de tous les jours, on cherche des affinités, alors en équipe de France aussi. Et quand on cherche des affinités, la couleur, c'est la première chose qui vient à l'esprit". Dans l'équipe type, 8 joueurs sur 11 sont de la même couleur.

Du communautarisme sportif !

Le philosophe Finkielkraut parle carrément de "génération caillera", et de tensions "ethniques et religieuses". Giuila Zonca, journaliste de la Stampa, s'attaque à la composition de l'équipe elle-même : "Dans une Afrique du Sud post-apartheid, la France se découvre sectaire, uniforme et faible. Les black blanc beur, ce mélange de races qui a gagné le Mondial en 1998, est moins qu’un souvenir. C’est un autre pays."

On le sait,
Ribery, Anelka et d'autres sont convertis à l'Islam.

Cette crise est aussi affaire d'individus, comme on le déplore bien souvent, incapables de laisser leur égo au vestiaire pour se fondre dans une équipe. Des joueurs totalement irresponsables et immatures, qui ne s'intéressent qu'à leurs cachets.

Il y a le cas Anelka. Ses insultes, son attitude. Avant la coupe du monde, il montrait à quel point porter le maillot de l'équipe de France lui importait peu : "Faire un Mondial [n’a jamais été] un objectif dans ma vie".

Voici ce qu'il déclarait récemment à propos de Santini : "Je n’ai pas besoin de l’équipe de France. Qu’il s’agenouille devant moi, s’excuse d’abord, et après, je réfléchirai". C'est à la France de s'incliner devant son ego.

Après une série de sélections (et de titularisations !) inexplicables, il insulte Domenech quand ce dernier a l'outrecuidance de lui adresser un reproche. Après le match face au Mexique, il se réjouit de la défaite. Il refuse de s'excuser et part en vacances anticipées. Les fossoyeurs ont parfois la belle vie.

Et pourquoi Anelka s'excuserait ? Peut-être parce Quick a annoncé l'arrêt de la campagne publicitaire mettant en scène le joueur. Anelka sait que l'argent du club est acquis, il veut aussi l'argent des pubs. Pour le reste, il a tout prévu : "Je ne veux pas jouer au foot et payer 50% de ce que je gagne (aux impôts)".

"Sur le terrain, il marchait", affirme Lizarazu. "Il ne doit plus jamais porter le maillot de l'équipe de France", lance Michel Hidalgo.

Anelka n'était pas seul. Il y a Gallas, et son magnifique majeur tendu en guise de réponse à la presse après le match face au Mexique.

Il y a aussi et surtout Ribery. Après l'affaire Zahia, on aurait pu penser qu'il aurait la décence de se faire oublier… Et bien non, l'exemplaire millionnaire n'a pas baissé son regard au ras des berges. Non content de ses exploits médiatiques, il a pris le contrôle des vestiaires, puis a bataillé pour faire tomber la tête de Gourcuff, régnant en véritable caïd sur le groupe. "Arrache-toi de là", avait-il lancé à Domenech qui voulait lui serrer la main en septembre dernier, à l'issue d'un match contre la Roumanie. Ribery est encore accusé d'en être venu aux mains avec Gourcuff dans l'avion, après le match face au Mexique.

Et dimanche matin, à Téléfoot, il jurerait presque sur la tête de sa mère qu'il n'est pas violent.

-"J'demande pardon à toute notre pays"(sic).

Et maintenant ?

-"On verra qu'est-ce qui se passera" (re-sic).

C'est le cerveau de la bande qui parle.

 

Patrice Evra, que l'on aurait pu penser moins idiot que les autres, affirme que le problème ne vient pas Anelka, mais bien "du traître", celui "qui a balancé". Escalettes, le président de la FFF, soutient Evra. "Vous nous avez meurtri", lance-t-il aux journalistes. Sous-entendu, si on parvient à étouffer, encore et encore, les graves problèmes au sein de notre équipe, on peut peut-être maintenir la locomotive sur les rails, encore un peu plus longtemps…

"C'est délirant ! L'Afrique du Sud se préparera comme jamais pour le match de mardi, pendant que l'équipe de France cherchera son traître", lance Lizarazu.

En attendant, la France perd, et les joueurs gagnent toujours autant, et bientôt plus. Ils sont aujourd'hui presque en autogestion. Des gamins capricieux sont seuls face au gâteau à se partager. On imagine la suite...

Sur le banc des accusés, il y a aussi Escalettes, le président de la FFF, d'ordinaire davantage préoccupé par la lutte contre le racisme et l'homophobie que par la cohésion de l'équipe nationale. Lui qui a maintenu Domenech contre vents et marées (pour ne pas payer d'indemnités de licenciements), avant de le soutenir… de le critiquer, puis de le soutenir à nouveau, de plus en plus évasif dans ses prises de position. Pour Escalettes, pas question de parler d'Anelka, de Ribery ou de Gallas. Lui aussi en veut au seul et unique traitre, celui qui a sabordé leur petite croisière de luxe.  Quant à Domenech, il lui a fallu des insultes pour mettre Anelka sur la touche. Il a fallu qu'il prenne en plein visage le fond de sa pensée. Sans cela, l'aurait-il conservé ? C'est probable… Domenech n'a jamais servi à rien, sinon à maintenir le couvercle sur la bouillotte "multiculturelle" le plus longtemps possible. On a même eu droit à une réaction de Nicolas Sarkozy, qui parle d'événements "inacceptables".

Sur le fond, avant la grève de l'entrainement, ce problème était traité comme on traite tous les problèmes du pays. On dit que ce n'est pas bien, et on passe à autre chose. Sauf que… Les joueurs font en sorte que l'on ne passe pas à autre chose. Quelle est donc cette grande "divergence culturelle" dont tout le monde parle, qui créé de tels clans dans l'équipe ? C'est Pierre Ménès qui le dit : "Gourcuff, il est beau gosse, cultivé, bien élevé, pas wesh wesh. Les autres, c'est l'inverse".

Gourcuff est qualifié "d'extraterrestre" parce qu'il aime l'Opéra et ne sort pas en boîte (Effectivement, c'est vraiment une autre planète… ). Peut-être plus simplement n'était-il pas construit sur ce modèle là :



Ce sont eux qui avaient le pouvoir. Des gamins de 12 ans qui n'ont jamais évolué. Un dirigeant sans courage, qui laisse aux plus agressifs les meilleures places. Des petits blancs qui rasent les murs. Des groupes de caïds qui font la loi, qui profitent du système, et qui rigolent quand le pays perd. Une équipe à l'image de la société française ? On n'ose le croire. D'autant qu'on ne peut pas mettre ça sur le compte de la précarité...

L'argent, alors ? On peut en douter. Dans cette équipe, d'autres sont très bien payés, et sont loin de se comporter comme des sales gosses.

Certains s'empressent de prévenir d'éventuels amalgames (comme ce fut le cas après le coup de tête de Zidane). On entend dire qu'il ne "faut pas assimiler des voyous milliardaires aux jeunes de banlieues". Ceux qui disent ça aujourd'hui ne se gênaient pas pour le faire en 98. On entend la mauvaise foi d'Apathie nous dire la même chose que Merkel, c'est-à-dire que l'Allemagne aligne une équipe multiculturelle et que ça marche (sous entendu, ça ne saurait être le multiculturalisme le fond du problème). Avec des Polonais, deux Turcs, un Espagnol et un Brésilien catholique.

En attendant, nos petits français ne se préoccupent guère de briller, eux. Ce qu'ils veulent, c'est sauver leur petit camarade. Ils ont annoncé qu'ils désobéissaient à la FFF. Qu'ils refusaient de s'entrainer pour soutenir Anelka. Cela évoque réellement des gamins du quartier faisant la misère aux éducateurs parce que le caïd du coin est tombé…

Et si finalement Gourcuff n'était pas un "extraterrestre" ? Et si c'était plutôt toute cette équipe de millionnaires, dans son palace, qui était perdue "dans la troisième dimension", comme le disait Manu Petit, désabusé, ajoutant qu'on "n'avait pas fini d'en apprendre parce que les vrais problèmes étaient loin d'être réglés".

Les joueurs sont-ils les seuls responsables ? "Ils se sont montrés solidaires de l'astrologue Domenech en 2008. C'est de leur faute", affirme Lizarazu.

"Ils sont justes bêtes" lance le patron de l'Équipe. "Ils s'en battent", affirme Zemmour. "Ils ne jouent pas", lâche Cohn Bendit. "Le maillot, ils s'en foutent, la France, ils s'en foutent".

Ne sont-ils pas superbement à l'image de la société française ? "À force de tricher avec le réel, on se le prend en pleine gueule", assène Dominique Leglou.

Très bien, voilà pour le constat. Et maintenant ? Que faire ? Quel avenir pour l'équipe de France ? Quelles têtes faut-il couper ? Il est possible que les bleus boycottent leur dernier match. Il est possible qu'une fois le groupe éparpillé, des déclarations fracassantes soient lancées.  Dans l'immédiat, après avoir cherché leur "balance", après leur petite fronde de cour de récréation, après cette sinistre Coupe du monde, les joueurs viendront bientôt s'excuser, en jouant les incompris et les martyrs… Parce qu'ils ont en définitive besoin des supporters de base, pour avoir leur portrait géant affiché à l'entrée de Boulogne-sur-Mer et pour continuer à se sucrer avec d'astronomiques contrats publicitaires… L'affaire n'est pas finie, il reste encore beaucoup de pus dans l'abcès France, puisqu'on se refuse encore à appuyer à pleines mains là où ça fait le plus mal, puisqu'Escalettes et les autres ont décidé de couler à la barre du navire sans ouvrir les yeux sur l'avarie. Alors, réagir ? En promettant, avec l'appui des clubs et des publicitaires, des sanctions sévères à ceux qui se comportent mal. En renouvelant complètement le "panier à crabes" de la FFF dont parle Dugarry. En faisant confiance à des jeunes joueurs, qui ont réellement faim, et qui ne se sont pas enfermés dans leurs "dissensions culturelles".

Mais qui aura les épaules pour écoper et remettre le navire à flots ? Laurent Blanc ? Va-t-il vraiment dégagé les brebis galeuses vers la sortie ? Osera-t-il mettre Ribéry hors jeu alors qu'il a le même agent que le caïd de Boulogne ? Même Emmanuel Petit n'en est plus si sûr. "Il n'a rien signé, que je sache. À sa place, je me poserais désormais sérieusement la question…" C'est vrai, pourquoi diable soutenir encore une telle équipe, comme s'acharnent à le faire certains journalistes ? Un sondage sans appel est organisé sur l'Équipe.fr : 75% des gens "ne souhaitent plus voir l'équipe de France gagner". Sur LeFigaro.fr, le même sondage recueille 80% des suffrages. Sur 69 000 votants.

Les dirigeants ne s'en sortiront pas avec la méthode habituelle, qui consiste à ne pas prendre de décision. Élus démocratiquement, ils ne peuvent être révoqués car ils ne sont pas sous la tutelle du Ministre des Sports. Ils ont voulu le putsch, ils auront donc la révolution.

Laurent Obertone

 

Sur le RING



World Cup : il va falloir trouver un DJ à la hauteur

 

Comme prévu, c'est une compétition extrêmement disputée. Un impressionnant concours de louanges au cœur d'un pays qui n'a jamais été aussi proche de l'implosion, billets invendus, stades pronostiqués non-remboursables, tensions ethnico-sociales au maximum, bidonvilles d'un côté,  multinationales et popstars milliardaires du foot au patriotisme de façade de l'autre. Sans aucune retenue les médias étalent leurs fantasmes :  "Ils dansent, ils sont colorés, métissés ! C'est universel !", lance dans un râle orgasmique un journaliste. L'Afrique du Sud, The Place To Be black-blanc-métis, simulacre démocratique,  le temps d'une Coupe du monde, est présentée sous son meilleur visage : celui qui n'existe pas. Après Mandela, il n'y a plus d'Histoire. Pas besoin d'Histoire au Paradis.

Restez connectés à la rave party la plus faux-cul de l'été.

 

 

"J'irai en Afrique du Sud avec le drapeau algérien dans les mains" Zinedine Zidane, mars 2010


Il s'agit de noyer la misère et la réalité sous le fric. Il faut donner de la gueule à ce vivre-ensemble rapiécé, contraint et forcé. Comme la mise en scène quotidienne n'y suffisait plus, voilà que le mondialisme fait dans la grosse production : une Coupe du monde. C'est un peu les JO de 1936 à l'envers. Les moyens ont changé d'idéologie. On fait ça bien. Mandela n'est pas venu. Ça ne change rien, on en a pour notre argent. La vitrine n'a même plus besoin de symboles. Il suffit de décréter la beauté, la diversité et l'universel pour lui donner consistance. Ces incantations, des gens les entendent encore. Ceux-là seraient bien avisés de ne pas railler les marabouts d'Afrique… tant ils vénèrent les nôtres. Les commentaires lénifiants ne se relèvent même plus. France 3 présente une initiative censée "démontrer l'intégration par le football" : des jeunes chrétiens organisent un tournoi avec des immigrés clandestins "qui attendent leur passage pour l'Angleterre". "Mélangés, ils parlent le même langage, celui du football", glapit la voix off, toute agitée. On interroge les enfants, qui font montre d'une spontanéité digne de Jeunes Pionniers : "On est tous pareils, y'a pas de différence". "On doit partager ensemble, échanger". "Malgré la couleur, ici on est tous égaux".

Comme d'habitude quand il s'agit de faire avaler des anacondas au bon peuple qui s'est déjà bariolé le visage et affublé d'une perruque multicolore, tous les moyens émotionnels sont employés. La raison est aux abonnés absents depuis longtemps. Ceci explique sans doute que le taux de suicide sous nos latitudes soit encore si faible. Cette propagande a presque un côté obscène, les médias étalant leurs fantasmes jusqu'à l'indécence. La subtilité n'a plus sa place lorsqu'il s'agit de louer le mélange  cosmique des cultures et par la même occasion leur disparition.



Le Mondial, c'est une élite cosmopolite qui prétend représenter sa Nation de circonstance, mais ne souhaite en réalité que pomper tout ce que débitent les machines à fric de la mondialisation. Les joueurs doivent leur situation à la pression populaire, alors, comme nos politiques, ils jouent le jeu, font semblant. "Mais si, mais si, on est patriotes. Grave". Les gens croient bien les promesses des politiques. Récemment, on a pu voir que la gauche exigeait le financement du communisme par le capitalisme (taxer le capital pour les retraites, par exemple). Le Mondial démontre que les Nations financent et cautionnent rageusement l'internationalisme. C'est l'exploit du football : tout est éblouissant de clarté, si bien que personne ne voit rien. Ces pauvres gens se rendent-ils comptent de ce qu'ils légitiment et cautionnent ? Ils abandonnent leur pain pour des jeux. Et ces nouveaux Dieux, gavés par la publicité [Henry : contrat de 100 millions d'euros pour 3 ans, avec Nike + 1,5 millions d'euros mensuels], par les clubs et surtout par ces braves gens. A l'époque du grand business de Zidane (enquête en milieu de semaine du Ring sur les revenus des footballeurs milliardaires), quand il émargeait déjà à plus de dix millions d'euros par an, Saccomano nous raconte une anecdote zizou-croustillante :

 

 

Et que leur rendent-ils aux braves travailleurs français qui dépensent les fonds du tiroir pour venir les applaudir ?

Quelques déclarations amusantes :


"L'Algérie c'est mon pays, et après, l'équipe de France c'est pour le sportif quoi" (Benzema).

"Le Mondial ? Rien de spécial" (Anelka).

"Je ne suis ni sénégalais ni français" (Evra, capitaine des bleus)


Parfois, les images suffisent amplement. Ainsi, cette brave Madame Ribery, qui s'affiche supportrice de l'Algérie. Et rien ne vaut quelques vidéos des effusions chaleureuses qui peuvent unir les fans et leurs idoles.




Ci dessous, les douces paroles de Djibril Cissé lors de la saison 2007-2008 et son passage bankable à Marseille (400000 euros net mensuels pour peu de buts et beaucoup de banc)


Ribéry, et sa classe légendaire :

 

Niang et un supporter qui touche sa Ferrari : 

   



La différence entre les élites du football et les élites de la politique, c'est que les politiques ont appris qu'il fallait se garder d'un mépris trop ostensible. On peut dégueuler sur les veaux, mais en douce. Les footballeurs n'ont rien appris, et leur intelligence ne leur permet pas toujours de deviner… Pour autant, la mise en scène continue : une partie des joueurs s'affiche parmi la misère d'un Township, histoire de toucher du pauvre, face caméras, sans écouteurs sur les oreilles. Pour l'image, sans doute. De temps à autre, dans cette uniforme sauterie, s'immisce la voix grinçante de la réalité.

   


Dans notre pays, où renverser les statues et briser les mythes est un sport national, on se prosterne comme un seul homme devant Mandela, la fin de l'Apartheid, le pays de demain… pour oublier cet horrible aujourd'hui
où tout est pire qu' avant. Les Français, rompus à l'art du vivre-ensemble (ils sont même prêts à recueillir les Wallons sans se poser la moindre question économique et sociale…), soutiennent toujours leur équipe, quoique certains français à part entière aient choisi l'Algérie. Puisqu'il est entendu qu'il n'y a plus de frontières, que les joueurs sont tous des citoyens du monde, que la FIFA sait précéder l'actualité (la Turquie du football est déjà dans l'Europe), pourquoi s'ennuie-t-on à imposer aux joueurs leurs équipes nationales ?  Qu'on les laisse choisir ! Ce serait sans doute très amusant… Oh, ça ne changerait plus grand chose. De toute façon, on ne sait plus pourquoi les supporters supportent. Sans doute qu'eux non plus. Peut-être veulent-ils encore croire que cette Nation existe vraiment. Peut-être veulent-ils encore croire que les affrontements et les conflits existent, pas seulement à l'autre bout de la planète. Peut-être veulent-ils croire que les élites sont réellement des patriotes, des gens comme eux, qui sont de leur camp. Qui ne sont pas forcément intéressés.

En attendant, dans ce pays dont on résume la superbe à ses nouveaux stades qui auront achevé de le ruiner, une ségrégation sociale de tous les instants assure la sécurité des seuls touristes et de leurs dizaines de milliers de prostituées. Après eux, le déluge. L'Afrique du Sud s'enfoncera davantage dans la perdition, mais le spectacle pourra continuer. Le message sera passé : l'union, c'est beau, le vivre-ensemble, il n'y a que ça qui marche. Regardez donc ce pays exemplaire, qui a su triompher des insupportables colons : c'est écrit noir sur blanc dans tout bon manuel d'Histoire : l'apartheid, c'était le IVième Reich, Mandela, c'est Paradise Island. Sur le papier, qui le contesterait ? Dans les faits, le pays s'est enterré dans une corruption à toutes les échelles administratives du pays, du moins ce qu'il en reste. Alors pourquoi c'était mieux après ? Parce que. Après ? Quoi, après ? Après le vivre-ensemble, il n'y a plus d'Histoire. Nul besoin d'Histoire au Paradis. La colonisation, sous sa forme libérale et humaniste, a changé de visage. Elle n'hésite pas à se servir du pays de ses fantasmes pour y tourner ses émissions de télé irréalité. L'homme a marché sur la Lune, le progressiste a marché sur Soweto.

Des reportages nous expliquent que les rares terrains de football des Townships sont construits avec les dons des fédérations européennes. Ce qui (comme imposer la démocratie et les Droits de l'homme) n'a rien à voir avec l'esprit colonial, vous en conviendrez.

En un laps de temps très court, des quantités invraisemblables d'argent sont injectées dans ce pays qui va si mal, et qui tente, sous les projecteurs de l'instant, d'être, ou plutôt de paraître à la hauteur des fantasmes médiatiques. Dans vos télévisions danse une belle nation, unie, arc en ciel, mélangée, heureuse, festive… Le fameux meeting pot. Ça vous fait presque envie. Vous vous dites que vous ne vous êtes surement pas suffisamment flagellé, pour que le vivre-ensemble ne se manifeste pas si facilement, sur le pas de votre porte. Tiens, allez, demain, vous donnerez une pièce à ce clodo allongé devant l'entrée.

Sauf qu'il en faudra beaucoup plus, d'argent, pour que l'Afrique du Sud finisse par ressembler davantage aux États-unis qu'au Brésil. Peut-être même que l'argent n'y pourra jamais rien. Peu importe, ce qu'on lui demande, c'est d'entretenir l'illusion. Suffisamment longtemps.   Ah oui, et sinon, sur le terrain, on n'entend plus que les pénibles vuvuzelas. Dans cette ruche géante, le burlesque : Thierry Henry réclame une main. La "sensibilité culturelle différente de l'équipe de France" (en langage crypté d'un journaliste de l'Équipe, il faut décoder : "les musulmans") monopolise la balle et ne joue pas avec les mangeurs de ralouf.

L'Algérie démontre sa capacité à envahir le terrain (avant même le match cette fois), sous les yeux de Zidane, qui a lui aussi choisi son camp. "J'irai en Afrique du Sud avec le drapeau algérien dans les mains", a déclaré l'ancien capitaine français. Suite à cette première défaite, "Il y a quand même eu quelques incidents…", nous apprend Claire Chazal. Rien de méchant. C'était dans le jeu, m'sieur l'arbitre. Bref, quelques semaines festives d'émotion télévisuelle et d'enrichissement culturel plus tard, le monde vertueux coupera les lumières, et laissera l'Afrique du Sud à son triste sort.

Et on gardera quelque temps le souvenir de ces types joyeux et de leurs étranges vuvuzelas. Suffisamment longtemps.

Laurent Obertone
 

Sur le RING

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 15:52

Spéciale 18 juin - BCRA, la fin de la légende noire ?


Bureau Central de Renseignements et d'Action (BCRA)

 

En 1940, André Dewavrin, dit le colonel Passy, prend la tête du 2e Bureau. Devenu plus tard le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA), ce service organise en France occupée des réseaux chargés de renseigner les Alliés et de préparer la libération du territoire.


L'historique et les Missions du Bureau Central de Renseignements et d'Action (BCRA) :

 


L'apprentissage de l'action clandestine

 

En juillet 1940, l'Angleterre pouvait se croire menacée d'une prochaine invasion: l'armée allemande,1_1_7_1_b_image_1 désormais maîtresse de toutes les côtes françaises de la Manche, allait elle tenter de débarquer sur les rives anglaises ? Le Premier ministre britannique, Churchill, exigeait des renseignements précis sur son dispositif et ses plans. Sur ses instructions, le chef de l'Intelligence Service alla trouver de Gaulle et lui demanda s'il pouvait utiliser des Français libres pour obtenir les renseignements dont les Anglais avaient besoin. De Gaulle le renvoya au chef de son 2e Bureau, le capitaine Dewavrin - dont le pseudonyme était Passy - que le chef de la section française de l'Intelligence Service rencontra. Ainsi commençait, dans l'urgence et dans le secret, l'action que la France Libre allait mener en France.

Des Français libres furent donc immédiatement envoyés en France, premiers d'une longue série de 1 500 à 2 000 agents de toutes nationalités, dont plus de la moitié étaient Français. Hubert Moreau fut chargé d'une mission de reconnaissance par les services anglais au mois de juillet et revint à Londres deux semaines plus tard. Jack Mansion partit lui aussi en juillet et rapporta en septembre les cartes du dispositif allemand en Bretagne. En août, ce fut le tour de Maurice Duclos et d'Alexandre Beresnikoff qui, comme tous les premiers membres du 2e Bureau de la France Libre, prirent pour pseudonymes des noms de stations du métro parisien, Saint-Jacques et Corvisart, puis du producteur de cinéma Gilbert Renault, qu'on appela plus tard Rémy, qui allait créer le réseau le plus important et peut-être le plus actif de tous les réseaux qui opérèrent en France et qu'il appela "Confrérie Notre-Dame" (CND). Enfin le 22 décembre, débarqua en Bretagne le lieutenant de vaisseau Honoré d'Estienne d'Orves. Début 1941 des parachutistes Français libres furent envoyés en armes et uniformes pour réaliser des missions de destruction en Bretagne et Aquitaine.

 

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Honoré d'Estienne d'Orves (Jean-Pierre, Châteauvieux), le chef du 2e bureau des FNFL, puis du réseau Nemrod (1901-1941)

 

 

L'ampleur de la tâche nécessite une réorganisation des services de la France Libre. Ainsi est créé le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA), dont Passy demeure le chef et qui se transformera à mesure que ses activités et ses responsabilités s'étendront. Mais le problème central restera toujours celui des liaisons et des transmissions. Aux parachutages et débarquements d'agents clandestins des premiers mois, s'ajoutent, dès la fin de 1941, des liaisons assurées par les Lysanders, petits avions de la Royal Air Force, pouvant se poser sur un terrain de 600 mètres et, plus tard, par des bombardiers Hudson, aménagés pour les atterrissages clandestins. Au sol des équipes de réception françaises sont formées, pour ces opérations qui ne sont possibles que dans les périodes où la lune le permet, et il faut déjouer la surveillance de l'ennemi. Les difficultés sont immenses et les pertes nombreuses. Sur les dix-neuf opérations organisées pour le BCRA au second semestre de 1942, une seule réussira.

Les liaisons par radio sont tout aussi difficiles et risquées. L'usage d'un poste émetteur peut être repéré par la radio-goniométrie au bout d'une demi-heure. À la fin de 1941, les services de la France Libre sont en relation avec douze opérateurs radio dont six pour le réseau de Rémy. Cette année-là, 72 % des opérateurs radio envoyés en France ont été arrêtés et 80 % le seront parmi les radios envoyés en 1942.

La France Libre, voulant incarner et rassembler toute la France en guerre, a cherché à entrer en contact avec les personnalités politiques et les organisations clandestines décidées à poursuivre la lutte. Ce sera d'abord la mission de Pierre Fourcaud et celle de l'avocat André Weil-Curiel. Puis en décembre 1940, de Gaulle crée une direction politique, confiée à Gaston Palewski, puis à Maurice Dejean. Ce dernier avait créé une "section d'action" en France, dirigée par le commandant Semidéi. Celui-ci envoya en zone sud le militant syndicaliste Léon Morandat qui fut, durant toute la clandestinité, l'un des plus actifs représentants de la France Libre auprès des milieux politiques et des mouvements de Résistance. Le BCRA envoya, par ailleurs, en France un officier Français libre, ancien du raid de Pessac, Pierre Forman, qui entra en relation avec les premiers groupes de Résistants de Montpellier et de Toulouse : revenu à Londres en août 1941, il fut renvoyé en France en octobre pour tenter de mettre sur pied une organisation générale de la Résistance en zone sud.

C'est alors que de Gaulle créa, le 24 septembre, le Comité national de la France Libre, qui avait déjà une structure de gouvernement. II fut décidé que toutes les missions d'ordre militaire, de renseignement et d'action dépendraient de son état-major et du BCRA, et que toute l'action politique en France serait de la responsabilité du Commissaire à l'Intérieur, André Diethelm.


France Libre - Résistance intérieure

 

En septembre 1941, arrive à Londres Jean Moulin. Ancien préfet, il avait tenté de se trancher la gorge plutôt que de transmettre des ordres déshonorants que les Allemands lui donnaient. Il avait pris contact avec tous les groupes de résistants qui s'ébauchaient en France durant les premiers mois suivant l'armistice, surtout dans la zone sud. II vient en rendre compte au général de Gaulle et suggérer que la France Libre rassemble les mouvements de Résistance, leur donne les moyens d'action dont ils ont besoin et surtout les prépare au rôle militaire qu'ils doivent jouer pour la préparation du débarquement allié en France et au moment où il se produira. Dès cette date, Jean Moulin va être considéré comme le représentant que de Gaulle a décidé d'envoyer en France en vue d'unifier la Résistance intérieure, de la rattacher concrètement à la France Libre et de préparer la libération du territoire.

C'est par le réseau que dirige Rémy que sont pris les contacts les plus importants avec les mouvements de Résistance de la zone nord et avec les forces politiques engagées dans la Résistance à l'occupation allemande. Les mouvements les plus importants sont "l'Organisation civile et militaire", "Ceux de la libération et Ceux de la Résistance" et "Libération nord". De son côté, le parti communiste a fondé le "Front national" qui englobe des résistants de toutes tendances et a créé une organisation armée, les "Francs-tireurs et partisans". Emmanuel d'Astier qui vient à Londres, d'où il est envoyé en mission à Washington, reconnaît aussi de Gaulle comme symbole et comme chef. Le journaliste de sensibilité socialiste, Pierre Brossolette, est, à son tour, amené à Londres par Rémy et devient le plus proche collaborateur de Passy au BCRA. Ainsi s'étendent l'audience, l'organisation et l'efficacité de la Résistance intérieure, liée à la France Libre par le choix de ses dirigeants et par l'autorité personnelle de celui que de Gaulle a nommé son représentant en France, Jean Moulin.

Pour renforcer l'autorité et la représentativité de la France Libre, et en prévision des périls qui s'annoncent, de Gaulle prend alors la décision d'affirmer l'unité des Forces françaises libres et de la Résistance intérieure en leur donnant le même nom : la France Combattante.


Vers la lutte armée

 

La France Libre et son chef doivent aussi traiter et résoudre le problème le plus grave qui se soit posé depuis les débuts1_1_7_3_b_image_1 de l'action menée en France et dont la portée est décisive pour la participation des Français à la libération du pays et à la victoire des Alliés. C'est le problème de la lutte armée. Pour cela l'intérêt de la France Libre et de la Résistance intérieure était de répondre aux exigences du commandement allié.

Dans cette stratégie, le général de Gaulle suggère à Churchill le 27 octobre 1941, que, sans déclencher encore la lutte armée, on prépare "un soulèvement national au moment venu, qui devrait être coordonné avec les plans militaires futurs et être envisagé en relation avec l'action similaire menée dans d'autres pays d'Europe". Churchill se rallie à ce plan.

Le débarquement du 8 novembre 1942 en Afrique du Nord posa de nouveaux problèmes à la France Libre. Jean Moulin saisit alors cette occasion pour faire signer par les représentants des principaux partis politiques français un message félicitant les États-Unis et la Grande-Bretagne pour le succès de l'opération, mais proclamant en même temps leur adhésion à la France Libre et à de Gaulle. À Londres, se succèdent les arrivées de personnalités représentatives des milieux politiques et des grands syndicats. Parmi elles, un ancien secrétaire d'État du gouvernement de Léon Blum apporte un message du président de la Chambre des députés et ancien chef de gouvernement, Édouard Herriot, sur lequel beaucoup de responsables américains avaient compté pour se substituer éventuellement à de Gaulle, et qui se déclare prêt à entrer "à n'importe quel moment dans un gouvernement présidé par le général de Gaulle". De France parviennent d'innombrables témoignages montrant que la Résistance intérieure s'indigne du maintien des lois de Vichy en Afrique du Nord et considère de Gaulle comme le seul chef acceptable d'un gouvernement en guerre. Ce qu'affirme le Conseil National de la Résistance (CNR) à sa création le 27 mai 1943, sous la présidence de Jean Moulin. Il regroupe alors les cinq principaux mouvements de la Résistance intérieure.


Vers la Libération

 

Les ultimes tentatives de Roosevelt, appuyées cette fois par Churchill, pour éliminer, politiquement, de Gaulle échouèrent devant l'opposition de la majorité du comité de guerre britannique et les mises en garde de l'État-major américain : l'un et l'autre évoquèrent le soutien massif et unanime que de Gaulle avait reçu désormais de toute la résistance française.

L'objectif que la France Libre poursuivait depuis l'été 1940 est alors atteint : la reconnaissance internationale d'un gouvernement français s'identifiant à la France elle-même, grâce à la part qu'il prenait à la guerre. Le 26 août 1943, les États-Unis reconnaissent le CFLN, mais seulement comme "l'organisme gouvernant les territoires d'Outre-Mer qui reconnaissent leur autorité". Le gouvernement britannique ne lui accorde aussi qu'une reconnaissance limitée mais assez positive pour qu'on puisse penser qu'il ne s'agissait que d'une précaution de langage. L'Union soviétique reconnaissait le nouveau comité comme le représentant des intérêts gouvernementaux de la République française, et le général de Gaulle comme "le Chef de tous les Français patriotes combattant contre la tyrannie hitlérienne".

Après les débarquements du 6 juin et du 15 août 1944, le moment est venu de "l'insurrection nationale" que de Gaulle, deux ans auparavant, avait déclaré inséparable de la "Libération nationale". Elle permit, presque partout, l'établissement des pouvoirs politiques et civils de la France libérée et fut déclenchée suivant les exigences du commandement allié et suivant le rythme des opérations. De Gaulle avait voulu, pour symboliser l'indissoluble lien entre la France Libre et la Résistance intérieure que ce fut le général Koenig, vainqueur de Bir Hakeim, qui soit le chef des Forces françaises de l'intérieur.

 

http://www.france-libre.net/bcra.php

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 17:13

Spéciale 18 juin - De Gaulle, la naissance d'une légende


Du général De Gaulle, il reste l’horizon de notre mémoire publique. Il ne semble pas qu’elle remonte au-delà. Partout, on le révère ; ceux qui l’ont combattu les premiers et qui, quand ils étaient jeunes, réclamaient son départ à grands cris.

Du gaullisme, que reste-t-il ? D’abord des institutions. En apparence, elles sont les mêmes. La primauté de l’exécutif, la subordination du Parlement, l’absence de responsabilité du chef de l’État : ce sont des principes inchangés. Elles font de l’élection présidentielle le grand moment de notre vie politique. Tout en procède.

Ensuite, une position dans les affaires du monde. La France était au nombre des vainqueurs. Elle le doit au général De Gaulle, à son combat solitaire à Londres. Victoire toute politique peut-être, mais victoire tout de même qui nous a permis de siéger au Conseil de sécurité de l’Onu et d’être considéré comme l’un des cinq grands. Vu d’où nous venions, ce n’était pas mal. Enfin une réforme morale et intellectuelle de l’État, une longue – dix ans, en France, c’est long – période d’efforts et de prospérité dans la foulée du travail accompli par la IVe République qui est un régime méconnu et injustement décrié.

C’est beaucoup. Mais au-delà des apparences, il y a la réalité. Les institutions ont été tordues dans tous les sens au hasard des contingences qui accablaient ses lointains successeurs après Valéry Giscard d’Estaing. La cohabitation en a sonné le glas en associant des forces contradictoires qui s’empêchaient l’une l’autre de fonctionner. Le raccourcissement du mandat de sept à cinq ans, la disparition actuelle du premier ministre, la part de plus en plus prépondérante des mécanismes de Bruxelles ont modifié l’usage et l’influence de textes qui, comme tous les textes, valent pour leur interprétation. On peut être pour, on peut être contre; peu importe : disons que ce n’est pas la même chose.

Dans les affaires du monde, la France agit toujours selon les principes du gaullisme : elle possède sa propre dissuasion nucléaire, elle appartient au bloc occidental, elle a des relations directes avec les autres puissances. Elle a rejoint l’organisation militaire de l’Alliance atlantique, mais il y avait longtemps qu’elle y était retournée de fait et tout ce que l’on peut regretter, c’est que ce retour formel ne nous ait rien rapporté. Plus importantes sont les conséquences de notre imbrication dans l’Union ; mais comme celle-ci n’a pas de politique étrangère, pas plus que d’exécutif digne de ce nom, on peut dire que rien n’a changé. Bien sûr, notre économie est à présent largement une affaire partagée et notre libre arbitre est diminué d’autant ; mais le gaullisme était favorable au Marché commun, dont nous procédons. C’est plutôt notre importance qui a diminué, nos positions qui se sont défaites, la concurrence qui s’est établie. Avec ou sans le gaullisme, il en eût été de même et, sur ce plan-là, Nicolas Sarkozy n’est pas plus ni moins gaulliste que ceux qui songent à relever l’étendard contre lui ; c’est le monde qui ne l’est plus.

C’est sur le reste, le général, l’indéfinissable, le comportement, le genre, le style, que le gaullisme semble vraiment trancher avec les moeurs d’aujourd’hui. La nostalgie de l’âge d’or s’est installée dans l’imaginaire public et privé. La réputation du gaullisme en est sortie grandie, magnifiée à l’image des anciens Romains, alors que, longtemps, dans ce même imaginaire – il suffit d’avoir lu les livres, les journaux qui en parlaient–, il était aussitôt identifié à l’affairisme (souvenons-nous du “gaullisme immobilier”) ou à l’abus du pouvoir personnel, quand ce n’était pas à la mainmise d’une bande, d’un clan, sur l’appareil d’un État qui passait, mais oui, pour policier. Que le général De Gaulle ait été le désintéressement personnifié, que la Ve ait été sévère et altière, que tout cela ait eu de l’allure, voilà ce qui revient dans tous les commentaires des médias. De ce point de vue, c’est la société qui a changé, et le gaullisme en est paré de vertus antiques. Il est juste de dire qu’elles font défaut dans la France de 2010, et que le gaullisme, dans son armure de fer, brille de l’éclat terni d’un retour impossible. 

 

Stéphane Denis


De Gaulle : La grandeur et le néant
 » À vingt ans, j’ai honni le général de Gaulle au point de vouloir le tuer. À quarante, je me serais presque pris à l’admirer. Aujourd’hui, je m’interroge. Ce livre est le fruit de mes interrogations. Quand j’avais vingt ans, ou plutôt vingt-cinq, dans les années les plus fiévreuses de la guerre d’Algérie, je voyais le général avec le regard furieux qu’aurait pu avoir un jeune gaulliste fanatique de l’an 40 à l’encontre du maréchal Pétain. À quarante ans, ayant pris le recul que l’on attend de l’historien, et ne voyant sur la scène publique que des nains, la stature de cet homme disparu semblait celle d’un géant. Ensuite, je n’ai pas cessé d’approfondir ma réflexion sur « la dernière grande figure de notre histoire ». Durant la préparation et la réalisation de travaux qui m’ont longtemps occupé, ce personnage hors série était toujours plus ou moins présent comme une perpétuelle énigme. Mais je me disais que si les peuples ont besoin de mythes, ils ont également besoin de vérité. Telle est la raison de ce livre.  »
Dominique Venner

Dominique Venner est écrivain et historien. Il a publié une quarantaine d’ouvrages, parmi lesquels Gettysburg, Histoire critique de la Résistance, Histoire de la collaboration, Les Blancs et les Rouges, Le Cœur rebelle et, plus récemment, aux Éditions du Rocher, Histoire et tradition des Européens. Il dirige la Nouvelle Revue d’Histoire.

 


Le grand voyage au bout de De Gaulle que nous donne aujourd'hui Dominique Venner est bien plus qu'un chemin, précis et documenté, vers la vérité historique. C'est une véritable explication des maux dont la France souffre depuis la « révolution de 1944 ». C'est un livre que tout gaulliste (je l'étais) doit avoir le courage de lire.

On y découvre d'abord un écart béant entre la légende et la vérité historique. De Gaulle ne fut pas le héros militaire que l'on a dit. La reddition de Douaumont en 1916 a été rapide. Montcornet et Abbeville en 1940, avec la 4e DCR, ne sont pas les succès que l'on a contés ; et l'homme a si peu de légitimité parmi ses subordonnés qu'à une exception près, aucun officier de sa division ne rejoindra la France libre. Que faut-il penser d'un chef que ses hommes ne suivent pas ?

Il y a ensuite trop d'infamies. La première est d'avoir jeté l'opprobre sur ceux qui ont assumé personnellement l'inévitable armistice (« la plus grosse faute d'Hitler » selon Goering) pour éviter un désastre bien pire : la capitulation sans condition, excluant tout relèvement ultérieur. Pour fonder sa légitimité, De Gaulle n'aura de cesse de faire croire que ceux qui refusent de le rallier, sur le sol national comme dans l'Empire, sont des traîtres. Une stratégie du « hors De Gaulle point de France » qui le mène à priver le pays de très nombreux résistants agissant dès l'armistice en dehors du clan gaulliste et des ordres de Moscou.

Comme le montre Dominique Venner, tant d'hommes qui contribuèrent au redressement national furent alors éliminés, à commencer par Weygand qui avait reconstitué l'armée d'Afrique après la défaite. Weygand, qu'Hitler redoutait bien davantage que l'homme de Londres, et que ce dernier fit arrêter en 1945 à son retour de déportation, auquel il refusera les honneurs militaires à sa mort en 1965. Eliminé encore le général Giraud qui avait repris les combats contre l'Afrikakorps dès 1942. Evincé à l'été 1945, le grand de Lattre, en raison d'un pétainisme affiché trois ans auparavant.

L'infamie, c'est aussi l'approbation du coup bas de Mers el-Kébir. Ce sont les épisodes de Dakar et de Syrie, où la stratégie de guerre civile visant à donner au général une légitimité longtemps problématique amène à faire combattre des Français contre d'autres Français. C'est l'Epuration offerte aux communistes, qui ira jusqu'à écoeurer le colonel Passy, pourtant fondateur et chef des services secrets de la France libre. Plus tard, ce seront les crimes d'Etat de l'affaire algérienne : De Gaulle ordonnant à l'armée de ne pas secourir les pieds-noirs enlevés après les accords d'Evian, de mitrailler une foule pacifique de civils français à Alger, d'abandonner au massacre ceux qui se sont battus pour notre drapeau�br>
Pire peut-être encore par ses effets durables, le mensonge installé dans la mémoire. Quel manuel d'histoire révèle aujourd'hui aux lycénes la complexité des résistances françaises ? Y parle-t-on du général Frère, cet officier pétainiste qui condamna De Gaulle par contumace et fut en même temps un héros de la résistance, mort en déportation ?

Réviser le gaullisme n'est pas moins aimer la France. Ce n'est en rien rompre avec la conviction que la France peut par elle-même continuer à assumer un destin mondial. Cesser de chevaucher la chimère d'« une certaine idée », c'est revenir à l'essence d'une réalité.

Dès que l'on échappe à l'hypnose, les faits parlent d'eux-mêmes, telle cette confidence du général à son aide de camp, Claude Guy : « J'ai toujours pensé que le serais un jour à la tête de l'Etat. Oui, il m'a toujours semblé que ça allait de soi ». Un égotisme à ce point hypertrophié ne pouvait qu'engendrer le nihilisme du personnage, un amour factice de la France, l'amour d'une idée vide de Français, mais pleine de lui-même.

D'où la statolâtrie du général : son culte de l'enveloppe creuse, l'Etat, au détriment de la nation vivante et de son identité. D'où la mystification d'une France se résumant à un homme (« J'ai recréé la France à partir de rien »). De Gaulle ira jusqu'à inscrire cette prétention dans les ordonnances de l'été 44 instituant les cours de justice de l'Epuration : on jugera les actes commis à partir du jour où la général cesse d'appartenir au gouvernement, le 16 juin 1940. Avec un sens remarquable de la guerre civile, il a compris d'emblée que, sans la culpabilité de ceux qui sont restés, il n'y a point de légitimité pour celui qui est parti le lendemain pour Londres.

Ce qu'il y a de plus dérisoire sans doute aujourd'hui dans les vestiges du gaullisme, ce n'est pas tant le spectacle pathétique d'un souverainisme maniéré et clairsemé, agitateur d'abstractions grandiloquentes, que l'ignorance des véritables enjeux. Il ne suffit pas en effet d'avoir une idée de la France (identifiée chez De Gaulle à sa personne) pour être à la hauteur des défis du moment. Ce n'est pas nouveau. En son temps, le réalisme gaullien tant vanté ne mesura jamais les conséquences pour le pays d'une alliance politique avec l'URSS et le communisme, en rien comparable à « l'alliance » ottomane des Capétiens, car ceux-ci n'eurent jamais de parti ottoman à l'intérieur. On a vu le résultat en 1968�D'où le sous-titre du livre nullement manichéen de Dominique Venner. Cette hauteur-là ne voit pas loin ; elle a vue sur le néant.


Aymeric CHAUPRADE
Source : « La Nouvelle revue d'Histoire » n ° 14, septembre-octobre 2004, p. 61.


« De Gaulle, la grandeur et le néant » de Dominique Venner, Editions du Rocher, oct. 2004, 19,90 euros.



 

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 23:33

Anti-Jihad Conférence 2010 - Zurich


By Aeneas • on June 14, 2010

 La conférence annuelle organisée par l'Alliance internationale des libertés civiles (International Civil Liberties Alliance)  a eu lieu près de Zurich, en Suisse les 12 et 13 Juin 2010. Plus de détails sur cette conférence importante et productive suivront prochainement sur ce site et plus au Gates of Vienna.

Articles about the conference:

Slouching Towards Zurich

English Defence League (EDL) Attend International Conference In Zurich

English Defence League Represented At Counter Jihad Zurich 2010


Tournés vers Zurich
 
par Baron Bodissey
Tell me again about Europe and her pains,
Who’s tortured by the drought, who by the rains.
Glut me with floods where only the swine can row
Who cuts his throat and let him count his gains.
It seemed the best thing to be up and go.


               — William Empson, from “Aubade
 
La réunion de cette année des activistes anti-jihad Européens s'est assemblée dans la matinée de samedi dernier, dans une banlieue de Zurich. Comme j'en ai l'habitude, je suis arrivé deux jours plus tôt pour me remettre du décalage horaire et visiter les lieux avant de commencer à travailler sérieusement. Vendredi matin, sous la direction experte d'un participant local Suisse, j'ai fait un tour de Zurich avec d'autres personnes qui sont arrivées en avance pour la réunion.
 
La ville de Zurich se trouve dans la partie germanophone de la Suisse, à l'extrémité nord d'un lac étendu nommé Zürichsee, où il est rejoint par une rivière appelée Limmat. Ce site est peuplé depuis environs 5000 av. J.C. et la cité actuelle a été fondée il y a plus de deux mille ans par les Romains, qui lui ont donné le nom de Turicum.
 
Nous avons marché de la gare principale jusqu'au lac, puis nous avons suivi Limmat jusqu'à Grossmünster, la grande cathédrale de Zurich.
Zurich 1

La tour sud de la cathédrale était ouverte aux visiteurs, et les membres les plus aventureux de notre groupe se sont lançé dans la longue ascention d'un escalier en spirale jusqu'au point panoramique tout en haut, où nous avons eu droit à une vue spectaculaire de la cité de toutes parts. Ci-joint l'horizon au nord-ouest.
Zurich 2

Nous avons passé le reste de l'après-midi à errer dans les rues étroites de la vieille ville, nous arrêtant occasionnellement pour nous rafraichir avec de la nourriture et des boissons aux terrasses de plusieurs cafés.
 
Zurich 3Tandis que nous marchions dans Zurich et ses environs, j'ai remarqué que les quartiers hors des principales zones touristiques ont aussi bénéficié d'un enrichissement culturel. Les boutiques de kebabs et les pizzerias sont souvent gérées par des turcs, et des foules d'hommes assis devant nous ont jeté des regards noirs tandis que nous passions en face d'eux. Les hijabs étaient visibles dans les rues - et, ainsi que je l'ai signalé hier, pouvaient aussi être vus sur des membres du personnel de la sécurité dans les aéroports.
 
Dans les grandes lignes cependant, Zurich semble de n'avoir été que légérement enrichie, comparé à Vienne, ou pire encore, Londres. A l'inverse de Copenhague - où toutes les pizzerias appartiennent à des arabes - il y a des pizzerias italiennes dans la ville et les banlieues qui sont bel et bien gérées par des italiens.
 
Les Suisses ont de la chance d'avoir agi et passé l'interdiction de construire des minarets alors que le pays en est encore aux premiers stages de son islamisation. Avec l'influence grandissante du Parti Populaire Suisse, la Suisse a encore une chance d'éviter la mauvaise passe dans laquelle se trouvent la plupart des pays d'Europe de l'Ouest.
 
***
 
Samedi matin, nous en sommes venus au fait. Je connaissais déjà nombre de participants, mais notre emplacement a permis aux contingents français et allemands de participer avec plus de facilité, et j'ai pu faire la connaissance d'un certain nombre de gens avec lesquels je n'avais communiqué auparavant que par mail ou via skype.
 
Les délégués présents incluaient :

 

 

Autriche   Elisabeth Sabaditsch-Wolff
 
Danemark   Hans Erling Jensen
    Kepiblanc
    Rolf Krake
 
France   Cyber-Résistant
    Gandalf
    Radu
    sementic 77
 
Germanie
  Conny Meier
    Liz
    nockerl
    Rabea
 
Suisse   Christine
    Kitman
 
UK   Gaia
    Aeneas

 

Outre les personnes listées ci-dessus, il y avait des participants de Norvège et de Suède, et des représentants du SVP, de l'EDL et de Lega Nord étaient aussi présents. La Belgique et les Pays-Bas étaient au milieu d'élections importantes, et n'ont malheureusement pas envoyé de délégués à la réunion.
 
---
 
Elisabeth Sabaditsch-Wolff est déjà connue de nos lecteurs habituels, et il se peut que vous vous souveniez de Han Erling Jensen, l'astucieux Danois qui a engagé un contre-procès contre les héritiers de Mohammed pour avoir insulté des infidèles. Ca a été un plaisir de rencontrer enfin Gandalf du VV&D, ainsi qu'un nombre d'autres activistes anti-jihad français que je n'avais connu préalablement que par mail ou par skype. Kitman, l'expert de la vidéo qui travaille régulièrement avec Vlad Tepes, était disponible pour parler des médias. Deux des sites d'actualités germanophones les plus importants, "Politiquement Incorrect" et "Nouvelles Européennes" ont envoyé plusieurs représentants pour intervenir sur les médias alternatifs.
 
Je ferai le rapport des sessions individuelles plus en détails dans d'autres posts, mais un bref récapitulatif s'impose. Comme les réunions à Vienne et Copenhague, les sessions fonctionnaient principalement comme des ateliers, avec des discussions générales et modérées sur un format de table ronde. Il a été souligné que sous la répression actuelle du régime du politiquement correct, nos activités font de nous des dissidents. Un totalitarisme naissant - dans lequel s'exerce un contrôle d'état des deux côtés de l'Atlantique par l'intermédiaire des bénéfices sociaux et financiers de l'état - nous aménera petit à petit dans un genre de samizdat.
 
En gardant à l'esprit ces conditions repressives, plusieurs des sessions ont été centrées sur les moyens de contourner les masses médias pour répandre la vérité sur les dangers de l'islamisation. Pour le moment, jusqu'à ce que nos pays mettent en place la censure internet qui existe en Chine, les médias de l'actualité sont notre plus grand espoir. Youtube et d'autres services de vidéo en ligne sont particulièrement importants pour répandre le virus de l'information dissidente.
 
Aeneas a fait une présentation de la Ligue de Défense Anglaise (English Defence League), qui a monté l'opération anti-jihad populaire la plus réussie que l'on ait vu pour l'instant en Occident. L'EDL se sert des médias alternatifs pour contourner le mur des reportages négatifs des masses médias, et organise ses membres pour lancer des actions collectives par l'intermédiaire de divers stratégies de communication - forums en ligne, facebook, e-mails, SMS, etc. Les méthodes de l'EDL ont tant de succès que le groupe peut lever presque instantanément un rassemblement local de ses membres en réponse aux dernières nouvelles. Ils ont appris cela de leurs adversaires musulmans, notoires pour leur génération d'émeutes éclair.
 
Gandalf de VV&D a présidé un atelier sur l'Alliance pour Stop la Sharia. La constitution française est basée sur la laïcité, qui est le principe de sécularisme abolu dans le gouvernement. Dans la laïcité, l'Islam ne peut pas être officiellement attaqué, puisque la religion se trouve hors de la sphère étatique. Cependant, étant donné que la sharia est un système légal, elle peut être l'objet d'un examen constitutionnel. De plus, il est facile de prouver qu'elle viole la Constitution Française.
 
L'initiative anti-sharia se concentre donc entièrement sur la Sharia, et ne mentionne jamais l'Islam. En évitant la religion pour se concentrer sur la loi, nous pouvons démontrer que la Sharia viole la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, la Convention Européenne des Droits de l'Homme, la Charte des Droits et Libertés (Bill of Rights) anglaise et américaine, et la Déclaration Française des Droits de l'Homme. Si nous passons à côté de la question religieuse, l'Islam devient tout à fait vulnérable à une attaque concertée sur ses tenants légaux antilibéraux - qui sont un élément inévitable de ses Ecritures.
 
Dimanche après-midi, un membre du parlement du Parti Populaire Suisse (Schweizerische Volkspartei ou SVP), ou encore Union Démocratique du Centre (UDC), a pris la parole devant les participants de la réunion. Il a mené une discussion sur la campagne réussie de son parti pour le référendum qui a interdit la construction de nouveaux minarets. Il a encouragé les délégués d'autres pays à suivre l'exemple Suisse et se servir de la démocratie directe dans leur combat contre l'islamisation. La constitution Suisse permet aux citoyens d'exiger un référendum à l'échelle nationale sous réserve d'obtenir un nombre suffisant de signatures sur une pétition, mais tous les pays Européens n'admettent pas ce genre d'initiatives. La Suisse, cependant, n'est pas le seul pays à disposer d'une telle possibilité, et l'UE elle-même a des dispositions de prévues pour les référendums des citoyens.
 
Les autres sujets abordés pendant les sessions de ce week-end ont inclus la législation parlementaire, la liberté de parole, la collecte de fonds, l'OSCE, et la menace croissante de la Turquie.
 
Comme il est d'usage dans ces réunions, certaines des conversations les plus animées et intéressantes se sont produites pendant le déjeûner ou en soirée, quand les délégués ont partagé leurs idées et comparé leurs points de vue en mangeant et en buvant. J'ai appris de la délégation française que la propagande officielle du gouvernement Français est en grande partie inefficace, que le peuple n'est pas abusé, et qu'il ne croit plus les mensonges officiels. Le sentiment se fait sentir que le pays s'approche du point critique et que l'opinion publique est sur le point de se renverser fondamentalement.
 
La même idée a été exprimée par des délégués d'autres pays. Dans toute l'Europe, la propagande officielle perd de son efficacité, ce qui explique pourquoi les médias deviennent de plus en plus subjectifs. Les dénonciations de partis et d'hommes politiques politiquement incorrects deviennent de plus en plus perçantes, avec Geert Wilders et son PVV étant qualifiés de 'rats" par les médias Allemands, depuis les récents succès électoraux du PVV. La démonisation de l'EDL par la BBC et autres médias Britanniques se resserre, mais ne fonctionne plus. Même la Suède fait face à une prise de conscience publique croissante du problème islamique.
 
Dans tout ceci la crise financière est sous-jacente, et cela pourrait être un proche déclic pour les évolutions à venir. C'est le facteur imprévisible - si l'euro et le système bancaire tiennent encore quelques années, l'avantage démographique dont jouit l'Islam ne peut qu'augmenter, et rendre les comptes d'autant plus terribles quand ils se produiront enfin.
 
Dans tous les cas, les événements qui se sont produits dans les Pays-Bas, en Suisse et en Grande Bretagne montrent que le changement commence déjà. Depuis que j'ai commençé à participer à ces réunions il y a trois ans, plus de changements se sont produits que je ne l'aurais jamais cru possible. Etant donné le potentiel actuel pour des évenements cataclysmiques - une bombe nucléaire iranienne, par exemple, ou l'écroulement d'une devise majeure - prédire ce qui va arriver dans les cinq prochaines années est tout sauf possible.

But as to risings, I can tell you why.
It is on contradiction that they grow.
It seemed the best thing to be up and go.
Up was the heartening and the strong reply.
The heart of standing is we cannot fly.
 
Une fois de plus, je voudrais remercier tous ceux dont les donations m'ont permis de me rendre à Zurich pour la réunion de cette année. Vous savez qui vous êtes, et vous avez droit à ma plus profonde gratitude.

 

http://chromatism.net/images/vienna0.gif
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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 16:05


- L’Alliance est un mouvement non pyramidal. Le concept se rapproche de la table ronde, personne n’est « au centre » ni n’a de place prépondérante.

- L’Alliance est un outil de communication et de coopération souple, une sorte de « label » de dimension européenne.

Ce mouvement est issu d’une co-déclaration et non d’un ralliement à une structure.

Il est la matérialisation, principalement médiatique, d’une prise de position sur un sujet bien précis : Le refus de la charia, quelle que soit son expression (sociale, culturelle, politique, individuelle, collective)  dans notre pays.

La prise de position est concrétisée par l’adhésion à la Charte des nations refusant la charia.
L’Alliance est fédérative et agrégative elle ne définit ni n’implique de relations hiérarchiques entre ses membres.

Le mode d’action de l’Alliance n’est que coopératif.

L’Alliance est facilitatrice d’action, elle facilite l’apparition de synergies et de leaders.

Elle est réseau et affirmation de valeurs plus que structure, elle n’encadre pas, elle relie et favorise les action concrètes.

Concrètement :

Fait partie de l’Alliance tout individu ou organisation en accord avec la « Charte des Nations refusant la Charia », accord matérialisé par sa signature et son engagement moral à :

- Promouvoir dans nos pays respectifs le vote de lois transformant en délit l’enseignement des règles de la charia ainsi que la promotion ou l’incitation, publique ou privée, de leur application individuelle ou collective en tant que normes comportementales. 

- Promouvoir l’adoption, dans nos pays respectifs, de mesures éducatives  législatives et éventuellement répressives efficaces visant à un dépérissement rapide des pratiques sociales liées au respect des règles de la charia.

Sur tout autre sujet que le programme de la charte les organisations ou individus restent absolument libres de leurs positions, actions et opinions.

Les actions et déclarations des membres de l’Alliance sont libres et n’engagent qu’eux mêmes et ceux qui décident de les soutenir.

La participation à l’Alliance signifie le partage d’un objectif commun (la disparition de la charia en Europe), en aucun cas un accord sur la manière de l’atteindre. Libre à chacun d’agir selon sa

sensibilité et ses moyens. Pas de contraintes : les actions des autres ne vous lient en rien.

Les initiatives et soutiens de chacun sont libres mais s’inscrivent sans aucune exception dans l’éthique de l’Alliance : pas de racisme, pas de xénophobie, le respect des valeurs démocratiques, des droits de l’Homme (1), de la Constitution française et des lois, nul ne peut se réclamer de l’Alliance dans ses actions ou ses propos lorsqu’il viole une de ces conditions.

Signer la charte c’est affirmer sereinement mais avec force et une conviction inébranlable qu’en France et en Europe il n’y a pas de place pour la Charia. C’est montrer à tous que le temps de l’inaction et du silence est passé et que les citoyens et citoyennes libres de toutes les Nations européennes, sans distinction d’origine,  sont unis pour dire…

STOP à la Charia !


(1) tels que définis dans la Convention Européenne des droits de l’Homme.


L’Alliance dit stop à la charia

Stop à la charia

 

 

 

Vous aussi rejoignez l’Alliance avant qu’il ne soit trop tard !

———————————— (découper selon le pointillé) ————————————

J’adhère au projet de L’Alliance d’une interdiction totale de la Charia en Europe.

Nom : ………………………………….. Prénom : ………………………………………

Ville :  …………………………………………………………………………………….

Courriel : ……………………………………………….

Coupon à renvoyer à :  VV&D, Tour Europa – 132 – 94532 Thiais Cedex

Vous pouvez joindre l’Alliance sur internet http://allianceffl.wordpress.com/

 

 

Charte des Nations refusant la Charia

 

Préambule :

 

Nous, organisations ou citoyens libres et responsables de nos actes, au nom et pour la préservation des  valeurs de Liberté, de Laïcité et de respect d’autrui présentes dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qui est un des socles de nos sociétés démocratiques, déclarons solennellement refuser la présence et l’introduction des règles de la Charia sur notre territoire.

 

Les signataires de la charte récusent toute accusation de racisme ou de xénophobie. Condamner la charia est un acte politique et social qui ne concerne en rien la nature des individus ni leur personne. C’est la charia qui, en actant dans les sociétés la classification et la hiérarchisation des groupes humains en fonction de leurs croyances ou de leur sexe et en obligeant les gens à se conduire comme si une partie de l’humanité était impure et inférieure, constitue un inacceptable système de racisme, de xénophobie et d’apartheid religieux.

 

La Charia qui prétend régir les actes des individus sous la menace de châtiments spirituels ou physiques au nom d’une croyance, est un ensemble de règles qui viole de manière fondamentale les libertés constitutionnelles et la dignité humaine de nos citoyens en tentant de les persuader d’abjurer leurs droits inaliénables au profit d’une servitude dégradante.

 

Nous, signataires de cette charte,  constatant l’incompatibilité entre la Démocratie et la Charia (1), déclarons celle-ci indésirable dans nos pays respectifs et appelons citoyens et organisation de tous ordres à adhérer à cette proclamation et à œuvrer de concert pour la défense de nos libertés fondamentales et de la dignité humaine.

 

Nous nous engageons à préserver de la Charia nos concitoyens et nos sociétés et à œuvrer en vue de son bannissement définitif par tous les moyens en notre possession, dans le respect des lois et des principes démocratiques.

Nous nous engageons à :


Promouvoir dans nos pays respectifs le vote de lois transformant en délit l’enseignement des règles de la charia ainsi que la promotion ou l’incitation, publique ou privée, de leur application individuelle ou collective en tant que normes comportementales.


 

 

Promouvoir l’adoption, dans nos pays respectifs, de mesures éducatives, législatives et éventuellement répressives efficaces visant à un dépérissement rapide des pratiques sociales liées au respect des règles de la charia.


 

 

(1) : Arrêt du 13 Fevrier 2003 de la Cour Européenne des droits de l’Homme* de Strasbourg  à propos de la charia :

« la Cour a estimé que celle-ci était incompatible avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention.** »

 

* La Grande Chambre de la Cour Européenne des Droits de l’Homme est l’instance juridique suprême de l’Europe au sujet des droits de l’Homme, ses décisions s’imposent aux états signataires de la Convention.

 

** Convention Européenne des Droits de l’Homme, ratifiée par les états européens, document qui a force de loi dans tous les pays signataires.

 

 

Version imprimable

1) sous WORD de cet article à cette page: http://allianceffl.files.wordpress.com/2010/06/tract-stop.doc

2) sous forme de PDF à cette pagehttp://allianceffl.files.wordpress.com/2010/06/stopcharia1.pdf

 

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 11:30

 

Vérité, valeurs et Démocratie est une association loi de 1901, composée de citoyens décidés à agir pour défendre nos libertés, nos droits et ce qui fait  partie intégrante de notre culture occidentale: la Démocratie, la Laïcité et les droits de l’Homme.

L'association n'est inféodée à aucun parti politique, à aucun syndicat, à aucune religion, ses membres peuvent venir de tous horizons politiques, culturels, religieux ou philosophiques.


Notre combat


    Comme beaucoup ces dernières années nous regardions, désemparés, nos sociétés se fissurer dans le choc des civilisations Islam/Occident. Tissu social déchiré, tensions religieuses croissantes, contestation et attaques contre notre culture et notre mode de vie, presque à chaque fois derrière tout cela on trouve une idéologie anti-démocratique porteuse d’un message de conquête: l’idéologie islamique.


    Nous avons attendu longtemps que nos politiques fassent quelque chose, mais englués entre le politiquement correct et l’électoralisme calculateur ils ne firent rien ou aggravèrent la situation. Tout autour de nous les gens découragés par la situation tiennent un discours amer: "On ne peut plus rien faire, nous sommes trop faibles, trop peu nombreux, l’islamisation de la France et de l’Europe est inéluctable..."


    C’est bien sûr complètement faux, nous ne sommes pas faibles, nous sommes seulement dispersés, et nous pouvons faire quelque chose.
     Partout en Europe des voix s’élèvent pour dénoncer les dangers de cette idéologie sectaire. Alors nous avons décidé d’agir, de nous regrouper et de nous lever pour dire haut et fort notre attachement à notre culture et à nos valeurs. Au coeur de l’Islam il y a des valeurs de discrimination, de haine et de négation des droits de l’Homme qui le rendent totalement incompatible avec notre civilisation.

 

 Nos actions


Se rassembler:


    Aucune action ne sera possible si les défenseurs de la Démocratie, des droits de l’Homme et de notre culture restent dispersés. La situation actuelle est directement le résultat de notre incapacité à nous regrouper massivement pour affirmer la primauté de nos lois et de nos valeurs sur celles d’une idéologie sectaire propagée par des "fidèles" tellement endoctrinés qu’ils en oublient leur condition de victimes.
 

    Sans un large rassemblement, nos arguments, même s’ils sont justes, n’auront aucun poids, les politiques ne nous écouteront pas et nous ne pourrons pas médiatiser nos actions.


    Notre premier objectif sera donc de recueillir le soutien ou l’adhésion de tous ceux qui désirent rester dans un pays bénéficiant d’une Démocratie non bridée et dans lequel les lois défendant nos libertés et notre culture sont appliquées et la Charia interdite.


Informer:


* Conférences:

    L’association organise régulièrement des réunions/conférences afin d’expliquer de manière claire ce "choc des civilisations" auquel nous sommes confrontés, de comprendre pourquoi nous avons été manoeuvrés depuis des années et montrer les pistes qui permettent de sortir de la spirale infernale de l’islamisation dans laquelle nous sommes engagés.


* Base de données & liens internet:

    Dans d’autres parties du monde le Djihad islamique utilise des armes, en Europe la guerre est pour l’instant idéologique, les attaques sont politiques sous le couvert mensonger de la religion. Pour pouvoir se défendre et lutter efficacement contre la désinformation qui nous paralyse il faut pouvoir accéder à des informations non filtrées par le politiquement correct.

Vous trouverez sur ce site des liens permettant de contempler l’inquétante actualité de la conquête islamique.

Agir:

* Faire appliquer les lois condamnant l’incitation à la discrimination et à la haine quand un individu ou une organisation tente d’enseigner le Coran et incite des citoyens à imiter les actes et pensées aujourd'hui délictueuses d'un prophète-dictateur bédouin moyenâgeux.

    Un délit est un délit, qu’il soit commis dans une mosquée ou par un quelconque prêcheur ne peut continuer à rester une source d’impunité.


* Faire cesser l’enseignement des valeurs antidémocratiques de l’islam. Sous couvert de "faire découvrir la culture musulmane" des "centres culturels" propagent les valeurs d’une civilisation totalitaire et discriminatoire, mettant en danger par un endoctrinement insidieux les adultes mais surtout les enfants qui fréquentent ces lieux.


* Dénoncer toutes les tentatives d’introduction de la Charia dans notre société, La Charia est un ensemble d’obligations et d’interdictions violant les droits constitutionnels des citoyens français musulmans sous un prétexte religieux. Rappelons que dans une société laïque seul l’Etat peut promulguer des lois restreignant les libertés individuelles.


Notre éthique

     Nous ne sommes pas un parti politique et nous sommes religieusement neutres. Nous n’avons rien à vous "vendre" et nous ne cherchons pas à vous convaincre de quoi que ce soit. Nous vous incitons d’ailleurs vivement à vérifier par vous-même toutes les informations que vous trouverez sur ce site, si vous y trouvez une inexactitude nous nous engageons à la corriger.

    Nous n’utilisons que la Loi française et les textes fondateurs de l’Islam (le Coran et les Sahih de al Boukhari et Muslim) pour apporter une information sur ses attaques contre les valeurs de la démocratie et des droits de l’homme dans nos sociétés. Une fois informés, libre à vous
-  soit de ne rien faire et de devenir un allié de l’Islam.
-  soit de choisir de nous soutenir ou de nous rejoindre pour devenir vous aussi un citoyen actif dans la défense de ses libertés.


Islamophobie

Vérité, valeurs et Démocratie récuse toute accusation d'islamophobie.

    Est islamophobe celui qui souffre d'une phobie envers l'Islam, la phobie étant "une crainte marquée et persistante, excessive ou peu raisonnable, déclenchée par la présence ou l’idée anticipative d'un objet ou d'une situation spécifique".

Pourquoi nous ne sommes pas islamophobes:

- Nous ne craignons pas la croyance islamique, nous déplorons les effet de ses enseignements sur ses victimes, les musulmans et les non-musulmans.

- Notre méfiance à son égard est loin d'être excessive, elle est basée au contraire sur la connaissance de la nature totalitaire et anti démocratique de cette idéologie sectaire trop souvent violente.

- Il est absolument raisonnable de dénoncer l'influence néfaste de l'idéologie islamique au vu des menaces qu'elle fait peser sur notre société. Ceux qui ne sont pas raisonnables sont ceux qui persistent à fermer les yeux en pensant que la situation va s'améliorer spontanément.

    Notre action n'est pas dirigée contre les musulmans qui ont bien le droit de croire ce qu'ils veulent tant que cela ne provoque pas de troubles à l'ordre public, ni d'atteintes aux libertés d'autrui, mais bien contre l'idéologie islamique quand elle attente, sous couvert de religion, aux libertés garanties par la constitution  et qu'elle essaye d'imposer des éléments de la Charia dans notre société.

    Rappelons que la Cour Européenne des droits de l'Homme dans un arrêt du 31 Juillet 2001 fait "
 observer l’incompatibilité des règles de la charia avec le régime démocratique "
   
    Vérité, valeurs et Démocratie déclare que les musulmans sont parmi les principales victimes de l'idéologie islamique et entend défendre leurs libertés, garanties par notre constitution mais attaquées par l'idéologie islamique, exactement au même titre que celles des autres citoyens français.



Mais pourquoi ne parlez-vous que l'idéologie islamique si vous n'êtes pas islamophobes?

    Et pourquoi pas? Nous sommes en démocratie et en respectons les principes, nous exerçons notre liberté de parole de manière démocratique en faisant remarquer qu'une idéologie totalitaire ne peut s'implanter dans notre pays sans graves dommages pour la République Française.

    Devons-nous aussi dénoncer toutes les idéologies totalitaires de la planète pour avoir le droit de parler des enseignements de l'islam qui appellent à violer nos lois, les droits de l'Hommes et les principes de Liberté, d'Egalité et de Fraternité, sans parler de la Laïcité?

    Le jour où des intégristes bouddhistes menaceront nos institutions, il sera temps de s'en inquiéter et puis si c'est cela qui vous préoccupe rien ne VOUS empêche d'exprimer VOTRE point de vue.

    Aujourd'hui c'est au nom de l'islam, cette idéologie rétrograde et liberticide, qu'on voile des femmes dans la rue, qu'on dévoie les principes de notre République laïque pour introduire la  ségrégation sexuelle et religieuse dans la société française et qu'on menace de mort ceux qui élèvent la voix pour révéler la vraie nature de "la religion de Paix et de Tolérance".


J’ai beaucoup étudié le Coran à cause surtout de notre position vis-à-vis des populations musulmanes en Algérie et dans tout l’Orient. Je vous avoue que je suis sorti de cette étude avec la conviction qu’il y avait eu dans le monde, à tout prendre, peu de religions aussi funestes aux hommes que celle de Mahomet. Elle est, à mon sens, la principale cause de la décadence aujourd’hui si visible du monde musulman et quoique moins absurde que le polythéisme antique, ses tendances sociales et politiques étant, à mon avis, infiniment plus à redouter, je la regarde relativement au paganisme lui-même comme une décadence plutôt que comme un progrès.

  • Alexis de Tocqueville, 22 octobre 1843, dans Œuvres, papiers et correspondances d'Alexis de Tocqueville, paru chez Gallimard, 1962, t.2, p.25, Jean-Paul Mayer.

Racisme et xénophobie

    Vérité, valeurs et Démocratie est une association condamnant tout propos ou acte raciste et xénophobe, c'est d'ailleurs un motif de radiation immédiate.
   
    Nos membres sont issus de toutes les sensibilités politiques,  religieuses, philosophiques et syndicales ainsi que de toutes origines culturelles.

    Les accusations de racisme et de xénophobie à notre encontre ne seront pas pris à la légère et leurs auteurs seront poursuivis pour diffamation.


Charia et Souveraineté, l'impossible mariage


Souveraineté, un mot oublié?

Le mot Souveraineté n'est plus beaucoup utilisé aujourd'hui, beaucoup en ont oublié le sens.

Souveraineté:  En droit, la notion de Souveraineté est définie comme la détention de l'autorité suprême. Celle-ci, lorsqu'elle est détenue par une seule personne, donne lieu à un régime despotique. Au contraire, dans les démocraties, elle est détenue par le peuple constitué en un corps politique appelé nation. Il s'agit là de ce que l'on appelle la Souveraineté nationale.

Quel rapport entre la Charia et la Souveraineté?

Que dit notre constitution?

Titre I De la Souveraineté

Article 2.

La langue de la République est le français

L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.

L'hymne national est la Marseillaise.

La devise de la République est Liberté, Égalité, Fraternité.


Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.


Article 3.

La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum.


Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.

[...]


    La Charia est indissociable de l'idéologie islamique, elle est censée gouverner les individus et la société. C'est une loi qui s'impose de manière plus ou moins complète aux musulmans et aux sociétés dominées par l'islam  en fonction du degré de contrôle qu'ont les religieux dans le pays.

    En France les lois sont votées par les représentants du peuples (les députés) car c'est la Nation qui détient la Souveraineté, pas les religieux. Les lois d'inspiration prétenduement divines de la 
Charia  ne peuvent donc avoir aucune validité en France ni aucune légitimité à contraindre qui que ce soit à en tenir compte.


Art. 4.de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 cités dans le préambule de notre Constitution:

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.


    Le texte est sans ambiguïté, seule la Loi peut restreindre la Liberté d'un citoyen.

   En France, la Loi est votée par les représentants de la Nation, toute tentative de restreindre les libertés des citoyens, musulmans ou autre,  par l'introduction de toute ou partie de la
Charia comme obligation impérative est une attaque des libertés constitutionnelles garanties par notre constitution.

- Les cinq prières quotidiennes des musulmans, c'est la
Charia .
- Le Ramadan, c'est la
Charia .
- Le voile islamique, c'est la
Charia .
- L'abbattage Hallal en contravention avec les lois françaises, c'est la
Charia .
- L'interdiction faite aux musulmanes de se marier avec des non-musulmans, c'est la
Charia .
- L'interdiction faite à tout musulman de quitter l'Islam sous peine de mort (1), c'est la
Charia .
- Considérer les homosexuels comme des criminels parce que Mahomet l'a dit (2), c'est la  Charia.
- Le droit de tout musulman de battre sa femme, c'est la Charia.
- etc...


(1)  « Celui qui abandonne sa religion islamique, tuez-le. » (Al Bukhâri , Al Sahîh Volume 4, Livre 52, Numéro 260) 


(2) Mahomet a dit : « Lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le péché de Loth, mettez-les à mort, le passif comme l’actif » (al-Tirmidhi, 1456; Abou Daoud , 4462; Ibn Maajah, 2561)




                     Avertissement de Wafa Sultan à propos de la Charia



Une société qui laisse s'installer la charia dans ses institutions, même partiellement, n'est plus une démocratie laïque. 

La charia se situe hors du cadre de la Démocratie, elle est donc inacceptable et ce de manière définitive, sans négociation possible.

Militer pour l'introduction de la charia dans l'espace de la République
est un acte subversif visant à la destruction
de nos institutions.


La promotion de la charia dans nos sociétés européennes
 ne doit plus être tolérée.


Le mensonge islamique


L'Islam, une religion de Paix et de Tolérance...


    Il faut constament garder à l'esprit quand on examine les déclarations des représentants de l'idéologie islamique qu'ils mentent dès que cela peut leur être utile et cela en toute "légitimité" grâce à la "tromperie religieuse" (taqqiya et ici) autorisée par Mahommet.

Sahih Al-Bukhari Vol 7 Book 67, Hadith 427 : Le Prophète a dit « Par Allah et s’il plaît à Allah ! Quand je fais un serment et plus tard trouve quelque chose de mieux, je fais ce qui est mieux et expie mon serment».

La coran 3:28 dit "Que les croyants ne prennent pas, pour alliés, des infidèles, au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d'Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d'eux".

La tromperie est légitimée par dieu et son prophète, mentir à un non musulman n'est donc en aucun cas répréhensible.


   Le mensonge en islam n'est déconseillé qu'entre musulmans, aux mécréants on peut dire n'importe quoi. Il convient donc de ne pas trop se fier aux discours officiels destinés au public occidental, mais de les comparer, quand cela est possible, aux discours tenus "en interne" la différence est toujours édifiante!

    Au final, si on veut savoir la position des représentants de l'Islam, seules devraient être prises en considération leurs actes ou les déclarations faites devant un public exclusivement musulman, toutes les autres sont susceptibles d'être contaminées par la taqqiya.

    Evoquer la taqqiya  gène beaucoup les représentants de l'idéologie islamique. Voir
ici
où un jeune musulman manifestement sincère pose une question à laquelle personne n'est manifestement pressé de répondre. Espérons que cela l'aura fait réfléchir sur la teneur de ce qu'on lui a enseigné.


Imiter Mahommet, une obligation absolue


   Le texte qui suit montre sans équivoque l'obligation absolue qui est faite aux musulmans d'obéir et de s'inspirer des dires, actes et jugements de Mahommet.  Aujourd'hui encore, les actes et les pensées des musulmans doivent être régis par des règles datant d'il y a 1400 ans...


L'obéissance au Messager (Mahommet).

    Dieu a rendu obligatoire le fait de se conformer au jugement du Prophète devant toute divergence : "Non !... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle gêne de ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettront complètement" [4:65]. Il nous informe aussi que le Coran et la Sagesse furent donnés au Messager afin qu’il enseigne aux gens leur religion : "Allâh a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu’Il a envoyé chez eux un messager de parmi eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ ils fussent auparavant dans un égarement évident" [3:164]


Le jumhûr (l’ensemble) des savants et des experts ont affirmé que "La Sagesse" est autre chose que le Coran, à savoir ce qu’Allâh a dévoilé à Son Messager comme secrets de la religion et jugements de sa législation, chose que les savants désignent par "la Sunnah". Ash-Shâfi`i, qu’Allâh lui fasse miséricorde, dit : "Il [i.e. Allâh] a mentionné "le Livre", il s’agit du Coran. Il a aussi cité "la Sagesse". J’ai entendu des savants du Coran parmi ceux que j’agrée dire : la Sagesse c’est la Sunnah du Messager d’Allâh, et ceci ressemble à ce qu’Allâh a dit, et Allâh sait mieux. En effet, le Coran fut mentionné, puis la Sagesse et Allâh a mentionné Son bienfait sur ses créatures qui est de leurs enseigner le Livre et la Sagesse, il n’est pas possible - et Allâh sait mieux- que la Sagesse ici soit autre que la Sunnah du Messager d’Allâh car elle va de paire avec le Livre et parce qu’Allâh a rendu obligatoire l’obéissance à Son Messager et a imposé aux gens de suivre ses ordres. Il n’est donc pas possible de dire que quelque chose est obligatoire sauf si c’est le Livre d’Allâh et la Sunnah de Son Messager car comme nous l’avons évoqué, Allâh a fait que la foi en Son Messager aille de paire avec la foi en Lui".


    Il est clair dans les propos d’Ash-Shâfi`i, qu’Allâh lui fasse miséricorde, qu’il affirme catégoriquement que la Sagesse c’est la Sunnah, car Allâh l’a liée au Livre par une conjonction de coordination "et", ce qui exige une différence entre Livre et Sagesse. Aussi, cela ne peut être autre chose que la Sunnah car elle est citée comme un Bienfait d’Allâh qu’Il nous a enseigné et, comme Il n’accorde généreusement comme Bienfait que ce qui est Vrai et correct, la Sagesse doit être obligatoirement suivie tout comme le Coran. Comme Allâh ne nous a ordonné que le fait de Suivre le Coran et le Prophète, il en découle que la Sagesse est constituée des paroles et actes émanant du prophète en guise de législation.


Ceci étant, le Messager d’Allâh, paix et bénédiction d’Allâh sur lui, a donc reçu le Livre et une autre chose avec lui qu’il convient de suivre. Ceci a été établi explicitement dans la Parole d’Allâh - Exalté soit-Il - décrivant son Messager - que la paix et les bénédictions d’Allâh soient sur lui : "Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux" [7:157]. La description ici a une dimension générale englobant tout ce que le Prophète rend licite ou interdit, que cela provienne du Coran ou d’une inspiration qu’Allâh lui accorde. Abû Dawûd narre selon Al-Miqdâm Ibn Ma`d Yakrub que le Messager d’Allâh - que la paix et les bénédictions d’Allâh soient sur lui - dit : "J’ai reçu le Livre et son équivalent avec lui".

Ceci est prouvé par le fait qu’Allâh a rendu obligatoire pour les musulmans les ordres et les interdits du Prophète : "Prenez ce que le Messager vous donne ; et ce qu’ il vous interdit, abstenez-vous en" [59:7]. Dieu a lié l’obéissance au Messager à l’obéissance a Lui, et ce dans de nombreux versets : "Et obéissez à Allâh et au Messager afin qu’il vous soit fait miséricorde !" [3:132]. Dieu nous a incité à nous conformer à ce à quoi le messager nous appelle : "ô vous qui êtes croyants ! Répondez à Allâh et au Messager lorsqu’ ilvous appelle à ce qui vous donne la vie" [8:24]. Dieu a également considéré l’obéissance au Messager comme une obéissance à Lui et le fait de le suivre une manifestation de l’Amour pour Allâh : "Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allâh" [4:80] et "Dis : ’Si vous aimez vraiment Allâh, suivez-moi, Allâh vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés’" [3:31]

 

Le devoir d'obéir au Messager après sa mort.


    De même que les compagnons devaient, par l’Ordre d’Allâh dans le Coran, suivre le Messager et lui obéir de son vivant, ils étaient tenus ainsi que tous les musulmans qui leur succédèrent de se conformer à sa Sunnah après sa mort. En effet, les textes qui rendent obligatoire l’obéissance au Prophète sont généraux et ne sont guère restreints à la durée de sa vie, ni restreints aux compagnons exclusivement. Par ailleurs, la raison derrière cette obéissance est commune aux compagnons et ceux qui leur succédèrent : ils suivent un Messager, qu’Allâh Lui-même a ordonné de suivre et de lui obéir. De plus, le fait de le suivre n’est pas lié à sa vie ni à sa mort dans la mesure où ses dires, ses jugements et ses actes émanent d’un législateur infaillible que nous sommes tenus de suivre dans ses ordres par l’Ordre même d’Allâh, et cela ne dépend pas du fait qu’il soit vivant ou mort.

Source Islamophile.org


Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu'Allah et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident. [ coran, sourate 33. verset 36] 


Boîte à outils idéologique


Pourquoi une Boîte à Outils idéologique?

 

Parce que l'indignation ne suffit pas!

 
     La découverte de l'ampleur du grignotage islamique de notre société provoque généralement l'indignation, mais l’indignation ne sert à rien si elle n’est pas suivie d’action. Or pour agir il faut des outils, dans une confrontation idéologique les outils sont des idées et des concepts qui nous permettent de ne plus subir le terrorisme mental du politiquement correct imposé par l’Islam.   

    Les défenseurs de la Démocratie semblent bien souvent écrasés entre les accusations d’islamophobie et le statut auto proclamé de "respectable religion " de l'islam, dans la Boîte à outils idéologique vous allez trouver avec quoi riposter aux arguments des adversaires de la Démocratie. 
   
    Tous sont invités à participer à l’élaboration de nouveaux outils, plus la boîte sera fournie plus notre action sera efficace!



L'islam est plus une idéologie qu'une religion.


Vrai, L'idéologie est une pensée de groupe ayant souvent pour racine une minorité, un groupe, et encore plus souvent un chef, le discours, la vision, et la logique s'adresse au groupe les soutenant et à la totalité de la société afin d'y faire adhérer le plus de monde.

Autrement dit, l'idéologie est un moyen pour un groupe d'accroître son pouvoir par l'accumulation de force
politique
, de soutiens, au sein de la société. L'idéologie est pourtant une vision tout à fait partiale qui peut se tromper lourdement (voir nazisme), cependant ce qui la définit c'est qu'elle cherche à devenir majoritaire, et par la même elle s'impose suivant un énoncé (discours d'une personne et de son groupe, sa minorité) et avec une logique comme structure la soutenant.
Source Wikipédia

En anthropologie culturelle, une religion est une approche organisée de la spiritualité humaine qui a recours usuellement à une série d'explications mythologiques, de symboles, de croyances et de rituels, dans une dimension souvent surnaturelle ou transcendante, qui procure ainsi un sens aux expériences et à l'existence du pratiquant, lui prodiguant une assurance de « Vérité ».
Clifford Geertz, dans La religion comme système culturel, 1973

Choisissez vous-même la définition qui vous semble la plus proche de ce qu'est l'islam.

La laïcité protège toutes les religions (dont l'Islam bien sûr).

Faux,  car pour protéger une religion il faut  en reconnaître l'existence or la loi du 9 Décembre 1905  dit:


     ARTICLE PREMIER. - La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.


     ART. 2.- La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. [...]

Autrement dit:

Article 1: on a le droit de penser ce que l'on veut, on peut pratiquer son culte sous condition de ne pas troubler l'ordre public.

Article 2: La République se refuse à reconnaître l'existence de la religion dans la sphère politique qui organise la vie publique, elle ne peut donc verser d'argent à aucun culte. La république ne reconnaît même pas la qualité de religion à l'Islam  (pas plus qu'aux autres cultes d'ailleurs).

    Cela montre sans équivoque que la laïcité n'a aucune vocation à "protéger" une religion de quelque nature qu'elle soit.

      Cet excellent article résume parfaitement la situation. 

Le foulard islamique est un signe ostentatoire d'appartenance à une religion. (Son port est donc conforme à la déclaration universelle des droits de l'Homme)

Faux,  Le port du foulard islamique est une prescription de la Charia, il correspond à un interdit fait à la femme de montrer sa nudité. Dans la loi islamique la femme ne peut découvrir que son visage et la paume de ses mains le reste doit être caché sous des vêtements qui ne doivent être ni une parure, ni révéler les formes, ni ressembler aux vêtements des incroyants, ni être parfumés; en cas de violation de ces interdits la femme peut être considérée comme adultère avec les conséquences qu'on connaît (flagellation ou lapidation).

Le port du foulard est donc un
interdit doublement discriminatoire:

- Sexuel car il n'est imposé qu'aux femmes.
 
- Religieux, car le porter indique l'appartenance à une communauté qui se prétend meilleure que le reste de l'humanité. Selon l'idéologie islamique les non musulmans sont "impurs" au même titre que les chiens, les porcs et les excréments.

    Cette obligation islamique constitue une violation des droits constitutionnels des citoyennes françaises forcées ou lourdement incitées à le porter, et une injure discriminatoire envers celles qui ne le portent pas.

    Les personnes qui incitent au port du voile ou en revendiquent le port font la promotion de la Charia et du viol des libertés garanties aux femmes par nos lois et notre Constitution. C'est une attaque directe des valeurs démocratiques de notre République et donc un trouble manifeste à l'ordre public. 


L'Islam est une religion de tolérance.

Faux,
  une des multiples preuves de cela est tout simplement l'appel à la prière:

1. Dieu est le plus grand. (4 fois)

2. Je témoigne qu'il n'y a d'autre dieu que Dieu. (2 fois)

3. Je témoigne que Mouhammad est le messager de Dieu. (2 fois)

4. Venez à la prière. (2 fois)

5. Venez au salut. (2 fois)

6. Dieu est le plus grand. (2 fois)

7. Il n'y a d'autre dieu que Dieu. (1 fois)

 

     Même un observateur distrait ne peut éviter de remarquer que les fidèles de l'Islam se voient marteler à chaque prière que toutes les autres religions sont des impostures, ce qui n'incite probablement pas au respect des autres croyances.

    Une autre preuve ici et nous montre à quel point l'idéologie islamique incite ses "fidèles"(victimes?) à la tolérance vis à vis des autres modes de pensées.

Les lien présents sur la page d'accueil vous permettrons de vous faire par vous-même une idée du degré de tolérance de l'idéologie islamique.

    Encore une fois on remarquera que les femmes sont privées de leur liberté de choix, voir de leur vie (voir ici) sans aucun état d'âme par les pratiquants de la religion de Tolérance.
 

Vous avez vos églises nous avons bien le droit d'avoir des mosquées!

FAUX, s'il est vrai que les lois françaises garantissent le droit de pratiquer librement son culte et d'avoir des lieux pour le faire, ce droit est toutefois soumis au respect de l'ordre public.

    Si les mosquées sont des endroits dans lesquels la loi n'est pas respectée, l'Etat peut parfaitement les fermer (comme cela s'est plusieurs fois produit) ou en empêcher la construction. Les lieux de culte ne sont pas des endroits de non droit comme semblent le penser certains.


Nous avons le droit de pratiquer notre religion.

Faux, cette affirmation n'a aucun sens, le mot religion en France n'a pas de signification juridique:

Loi de 1905:
 

ARTICLE PREMIER. - La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

ART. 2.- La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.  

En France on a le droit de penser ce qu'on veut, les pratiques cultuelles sont permises tant qu'elles ne troublent pas l'ordre public.

Rien de plus, et en tout cas, sûrement pas de battre sa femme, de traiter ses concitoyens de mécréants, de pratiquer de la discrimination à l'encontre des homosexuels et d'obliger filles et épouses à porter des vêtements indiquant leur appartenance religieuse et leur soumission à des lois moyenâgeuses.

L'islam est une religion de paix.

Faux, L'idéologie islamique depuis ses débuts s'est imposée par la guerre et les massacres.
Aujourd'hui même, la quasi totalité des conflits de la planète a pour cause une communauté islamique en lutte avec ses voisins et  la majorité des actes terroristes commis l'est au nom de l'islam.


Sans l'idéologie islamique la terre serait un endroit bien plus paisible!


Quand l'islam s'est attaqué à l'Inde on estime à 80 millions le nombre de victimes de la "religion de Paix"... Le plus grand génocide de l'histoire de l'humanité. Plus près de nous le génocide arménien de 1915 et ses 1 200 000 victimes commis par la Turquie avec la participation active de la population.
La même turquie musulmane qui veut aujourd'hui entrer en Europe, qui n'a toujours pas reconnu avoir commis ce crime contre l'humanité, qui continue à persécuter les minorités chrétiennes présentes sur son sol.

 

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« La religion d'Hitler est la plus proche qui soit de l'islamisme, réaliste, terrestre, promettant le maximum de récompenses dans cette vie, mais avec ce Walhalla façon musulmane avec lequel les Allemands méritoires peuvent entrer et continuer à gouter le plaisir. Comme l'islamisme, elle prêche la vertu de l'épée.  »                            Carl Gustav Jung

 

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