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La Révolution Bleue

Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /2008 04:21

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lundi 25 février 2008

Civilisation, cultures et religions: Nicolas Sarkozy en pleine confusion.

Les discours du Président de la République à Rome, en Arabie Saoudite et devant le CRIF suscitent un malaise général. Les Français s’indignent du décalage observé entre ces appels à la spiritualité et le style de vie affiché par leur auteur. Les plus lucides soupçonnent une volonté de modifier la loi de 1905 afin de faire financer la construction de mosquées par les contribuables tandis que les idiots utiles des autres religions s’en réjouissent dans l’espoir de recueillir quelques miettes en faveur de leur chapelle. De son coté , la gauche laïque fait grand bruit alors qu’elle a violé la laïcité en donnant libre cours à un matérialisme sectaire qui a gangrené l’enseignement public et en fermant pieusement les yeux sur les incidents scolaires provoqués par les islamistes. De même, les socialistes, avec Ségolène Royal vilipendent les sectes d’origine américaines mais ne trouvent rien à dire à l’encontre du Salafisme qui représente pourtant la secte la plus dangereuse installée sur notre territoire. Enfin, le comble de l’hypocrisie est atteint lorsque ces vierges offensées placent leurs enfants dans des écoles religieuses afin de les protéger de la mixité sociale et de la faillite de l’éducation nationale.

On nous dit aussi que Nicolas Sarkozy veut fédérer les différentes cultures qui cohabitent d’une manière de plus en plus conflictuelle en s’appuyant sur un regain du sentiment religieux. On invoque ici le modèle américain mais on commet alors un grave contresens. En effet, dans l’esprit de la philosophie du 18 éme siècle qui a inspiré la constitution américaine, le mot « Dieu » désigne la Raison universelle et ne renvoie pas aux divinités des différentes religions. Ce « Dieu des philosophes » (1) qui régit les lois naturelles de l’univers et l’évolution des sociétés humaines se fonde sur la raison et la liberté de conscience qui en est la condition. Il en découle une « religion naturelle » qui postule que les sciences et les techniques permettent un progrès illimité ouvrant la route du bonheur à l’humanité. Le mot « Civilisation » désigne ce progrès que Condorcet représente sous la forme d’une échelle où viennent s’étager les différentes cultures en fonction de leur participation plus ou moins grande à la Raison universelle (2). Il en résulte une hiérarchie des cultures déterminée à partir de leurs positions respectives sur cette échelle. Pour progresser, elles doivent éliminer les croyances et coutumes qui contredisent la raison et peuvent alors cohabiter en paix, tout en préservant leur spécificité, dans la mesure ou elles tendent vers le même socle de valeurs.

Ce processus s’applique aussi aux individus. Chaque homme est déterminé à sa naissance par la culture de ses parents (langue, religion, coutumes) mais sa liberté consiste à placer la raison au gouvernail. Le sauvage suit uniquement les pulsions déterministes de sa culture ambiante. Le civilisé les juge et les tempère. L’identité d’un peuple ou d’un individu résulte toujours d’un dosage entre ce qui émane de la culture et ce qui se construit à partir de l’exercice de la raison.

Je doute que Nicolas Sarkozy reprenne à son compte cette conception de la Civilisation d’autant plus qu’elle est aujourd’hui combattue par le « politiquement correct » qui propage le matérialisme et le relativisme dans les médias et dans les moindres recoins de l’éducation. Le mot Civilisation n’est plus utilisé que dans un sens péjoratif. De plus, dès lors qu’il n’existe plus ni bien ni mal, dès lors que la vérité devient relative à chaque culture, la notion de progrès s’évanouit et avec elle l’idée d’une hiérarchie. Toutes les cultures deviennent égales y compris dans leurs aspects les plus détestables. Critiquer une société basée sur le cannibalisme relève désormais du racisme culturel! Voila où nous sommes parvenus au terme de ce voyage au bout de la déraison (3).

Ces considérations éclairent les phénomènes que nous vivons au quotidien. Sur le plan international, la diversité culturelle incline légitimement chaque peuple à revendiquer son indépendance mais cette fragmentation, faute de tendre vers des valeurs civilisatrices communes, nous fait revenir au tribalisme et aux guerres absurdes. De même, la cohabitation sur un territoire de cultures différentes en l’absence de tout élément fédérateur, conduit au communautarisme et à des guerres civiles ethniques ou religieuses.

Face à ce péril inéluctable, Nicolas Sarkozy se fourvoie en croyant trouver dans la religiosité le moyen de fédérer des cultures antagonistes. Loin d’assurer l’harmonie, ses propos ne peuvent qu’aggraver les phénomènes conflictuels que nous connaissons déjà. Notre Président devrait au contraire restaurer la notion de Civilisation, en rappelant que l’identité de la France moderne s’est construite à partir de sa culture chrétienne et de sa contribution éminente aux lumières.

Gérard Pince


1- Au sujet du « Dieu des philosophes », on se reportera à « La profession de foi du vicaire savoyard » de Rousseau. Ce sont en effet les philosophes français qui ont élaboré tous ces concepts avant de les exporter en Amérique. A noter que cette « religion naturelle » s’est appliquée en France avec le culte de l’Etre suprême instauré pendant la révolution.
2- Les adjectifs civilisé ou policé existaient déjà dans notre langue mais le mot « Civilisation » est apparu en 1756 sous la plume de Mirabeau. En ce sens, le mot n’admet pas de pluriel puisqu’il désigne un processus unique et universel. Par la suite, on a confondu à tort Civilisation et cultures en évoquant, par exemple, les « civilisations inca ou chinoise ».
3- Pour plus de détails se reporter à
www.freeworldacademy.com/globalleader/agendacont.htm



Ayaan Hirsi Ali à Paris: vers un élargissement de la Résistance.


lundi 4 février 2008

Le plan Harpagon.

Le rôle d’un économiste ne consiste pas à radoter les pensées des auteurs du 19 éme siècle. Il ne se limite pas non plus au maniement des équations macroéconomiques qui intéressent surtout les spécialistes. Si l’économie a un sens, elle doit pouvoir se décliner en conseils à l’usage du grand public. Cet article s’adresse donc aux classes moyennes et surtout aux retraités qui risquent de souffrir du regain de l’inflation.

Les français estiment en effet que leur pouvoir d’achat se dégrade. Pourtant, la consommation des ménages a progressé plus vite que le PIB entre 2002 et 2006 (1). Ce paradoxe s’explique aisément: les chiffres de l’INSEE montrent que ce sont les catégories des 5% les plus riches et des 10% les plus pauvres qui ont bénéficié des plus forts gains de pouvoir d’achat (2). L’enrichissement de l’élite et la distribution d’allocations aux flux de nouveaux arrivants se sont réalisés au détriment des classes moyennes qui ont donc raison de protester. Elles ont aussi la possibilité de réagir en s’inspirant de quelques idées simples.

En premier lieu, sachez que vos épargnes exciteront de plus en plus les convoitises du gouvernement au fur et à mesure que la crise financière ira en s’aggravant. Dès à présent, le pouvoir vous encourage à consommer et investir alors qu’en réalité, plus vous dépensez, plus vous payez d’impôts et donc plus vous vous appauvrissez. En effet pour un achat de 100 euros, vous n’obtenez que 50 euros de marchandises, la différence étant comblée par les taxes et impôts prélevés par le gouvernement.

Dans ce contexte, comment protéger vos revenus des hausses de prix ? Comment dépenser moins et plus judicieusement? Tout d’abord, profitez des biens et services gratuits ou subventionnés. En particulier, ne vous restreignez surtout pas en matière de dépenses de santé. La part de gâteau que vous n’aurez pas consommée, dans un souci de civisme, sera de toutes façons dilapidée par les prédateurs. De même, au lieu de payer de l’essence hyper taxée, des parkings et des contraventions, utilisez les transports en commun et assistez aux spectacles offerts par les mairies. Certes, les prestations s’avèrent souvent médiocres mais leur gratuité compense leur moindre qualité!

Il faut aussi passer au peigne fin toutes les dépenses contraintes (charges du logement, primes d’assurance, impôts, remboursements de crédits et abonnements). Entre 2001 et 2006, ces dépenses sont passées de 50% à 75% du revenu des ménages modestes (3) au point qu’il ne leur reste que de l’argent de poche pour l’habillement et l’alimentation. Commencez donc par supprimer les abonnements inutiles. Est il nécessaire de s’abonner à 36 chaînes de télévision alors que les 5 non cryptées suffisent déjà à votre désinformation? De même, inutile d’acheter des journaux puisque l’Internet vous apporte toute l’information mondiale à domicile.

Il faut aussi réagir aux hausses scandaleuses de l’alimentation. Approvisionnez vous en produits de base (pâtes, riz, sucre, café, conserves) dans les magasins « hard discount » qui sont 30% moins chers que les succursalistes ordinaires. Par ailleurs, il convient de sanctionner nos « chers paysans » qui s’enrichissent à nos dépens: comment justifier que le gigot néo-zélandais se vende au détail à 7 euros le kilo contre 30 euros pour le gigot français? Achetez donc le plus possible hors zone euro: par exemple, alors que les prix des fruits d’origine « France » atteignent des niveaux ridicules, reportez vous sur les bananes et les oranges importées qui affichent des prix raisonnables (4).

En matière de patrimoine, l’incertitude économique impose la plus grande vigilance. A la différence des guichetiers de banque et des chroniqueurs de presse, je n’ai pas de recettes miracles garantissant un enrichissement rapide mais je peux néanmoins vous rappeler quelques principes simples. En premier lieu, feignez la surdité dès que vous entendez des gros mots comme solidarité, donations, partage, prêts personnels etc. Abstenez vous d’investir dans les « Start up » qui disparaissent aussi vite que les gazelles dans la brousse africaine. Proscrivez toutes les opérations de défiscalisation dans les DOM qui ont déjà ruiné beaucoup d’épargnants. Evitez de faire la charité en faveur d’associations caritatives ou religieuses qui enlèvent des enfants au Tchad ou forment des imans en France ! Enfin, gardez à l’esprit une devise enseignée dans toutes les écoles de commerce américaines: « Cash is the King ». L’argent disponible, l’argent placé à vue est le seul argent réel, celui qui ne vous trahira jamais.

En 2007, un patrimoine placé en comptes courants, en livrets, en sicav et en assurances vie en euros aura rapporté environ 3,5% net d’impôts (soit un doublement sur 20 ans). Ce n’est pas glorieux mais c’est mieux que d’avoir perdu 20% sur les actions et sicav « dynamiques » conseillées par vos banquiers. C’est mieux que d’avoir perdu 100% en suivant les avis d’amis ou de relations qui proposent des rendements mirobolants pour mieux s’envoler avec vos économies. Au moment ou les banques inspirent moins confiance, méfiez vous notamment de ceux qui vous recommandent de placer vos économies dans des établissements exotiques. D’une part, il est déconseillé de choisir des banques hors zone euro avec des monnaies qui risquent de se déprécier et qui n’offrent pas de meilleures garanties de solvabilité comme le prouve l’exemple des banques suisses. D’autre part, il est déjà arrivé à beaucoup de personnes crédules de découvrir un terrain vague, un chantier en démolition ou une plage de cocotiers à l’adresse de la banque ou des aigrefins leur avaient conseillé de placer leurs économies ! La sagesse consiste donc à répartir son patrimoine entre 3 ou 4 grandes banques de l’Euro land ayant pignon sur rue. En matière bancaire « Big is beautiful ! »

Dans un contexte inflationniste, il est certes recommandé d’investir dans des actifs dont la valeur augmente au même rythme que la hausse des prix. En dépit de cette règle, des achats d’actions me semblent prématurés compte tenu du niveau actuel du CAC 40. De même, la pierre qui assure normalement une protection efficace contre l’inflation, reste hors de prix. Enfin, l’investissement locatif offre un rendement après impôts à peine supérieur à celui des placements à vue et occasionne beaucoup de tracas pour les propriétaires en raison des réglementations existantes. L’acquisition d’actifs en échange de vos précieux euros représente donc une opération aléatoire dans les circonstances actuelles.

En suivant ces quelques principes, vous protégerez mieux vos biens et vous accomplirez de surcroît un acte de résistance civique. Au temps de la colonisation britannique, Gandhi avait invité ses compatriotes à cesser leurs achats de textiles importés d’Angleterre. De même, en adoptant ce plan « Harpagon », vous tarirez toutes les sources d’argent qui permettent à nos gouvernants de différer les réformes indispensables. En bref, coupez leur les vivres. Ils l’ont bien mérité!

Gérard Pince


1-En matière de comptabilité nationale le pouvoir d’achat correspond au revenu réel disponible des ménages (revenus d’activité, prestations sociales, revenus du patrimoine) une fois déduits les impôts et cotisations sociales et corrigés de la hausse des prix. Entre 2002 et 2006, la consommation des ménages a cru de 2,3% en moyenne contre 1,7% seulement pour le PIB (et 1,4% suivant la banque mondiale) entraînant ainsi un creusement rapide de notre déficit commercial (40 milliards en 2007)
2-Se reporter à la page 102 des « Tableaux de l’économie française-édition 2007 » de L’INSEE
3-Se reporter à « L’économie française-Comptes et dossiers-édition 2007 » de l’INSEE
4-Grace à la PAC, les gros agriculteurs sont parmi les principaux bénéficiaires du système: Peu d’impôts sur le revenu et pas d’ISF (les bâtiments immobiliers faisant partie de l’outil de travail).

samedi 2 février 2008

Notions d’économie.

La crise des subprimes, la menace d’une récession, et enfin le scandale de la société générale donnent à tous les ennemis de l’économie de marché l’occasion d’entonner leur refrain favori sur l’effondrement prochain du capitalisme et ses perversions congénitales.

En réalité, une récession correspond à un phénomène normal et sain. La croissance économique n’est pas linéaire et comporte des phases d’expansion pendant plusieurs années suivies par des périodes de contraction qui durent en général deux ou trois trimestres. En effet, l’augmentation du PIB provient d’une adéquation complexe entre l’offre, la demande, l’épargne et l’investissement. Comme ces agrégats ne s’ajustent pas toujours d’une manière synchrone, il en résulte des fluctuations, récession ou inflation, qui correspondent au cycle normal des affaires. De plus, dans la période d’expansion, l’euphorie ambiante favorise la naissance d’entreprises peu rentables. La récession intervient alors comme une purge et permet à l’économie de repartir et de croître sur des bases assainies.

La récession annoncée n’a donc pas à priori un caractère exceptionnel ou menaçant. La crise des subprimes illustre les pratiques laxistes qui apparaissent en période d’expansion. On s’alarme de la faillite d’un million de familles en oubliant que les USA comptent 300 millions d’habitants. Il est vrai qu’une crise bancaire s’ajoute à cette récession mais elle commence à s’atténuer d’autant plus que les Banques centrales ont rempli leur rôle en fournissant aux établissements de crédit toutes les liquidités dont ils avaient besoin.

Quelles seront les conséquences de cette récession sur le reste du monde et sur la France? Nos politiques prétendent que la croissance des pays émergents pourrait compenser les effets de la récession américaine. En fait, les PIB additionnés de la Chine et de l’Inde ne représentent que 26% de celui des USA. Par ailleurs, les exportations de ces pays dépendent de la santé de l’économie américaine. Une contraction de cette dernière devrait donc se traduire par un ralentissement de la croissance dans tous les pays émergents. Cette contagion n’est pas une mauvaise nouvelle: elle pourrait entraîner une baisse des matières premières à commencer par le pétrole et les produits de base comme l’acier ou le ciment.

A l’évidence, la récession concernera aussi l’Europe mais elle affectera surtout les pays qui bénéficient de taux de croissance élevés comme l’Irlande ou les pays de l’Est. En revanche, la France qui subit déjà une croissance molle risque de cumuler stagnation et inflation. En effet, le niveau des dépenses publiques et la distribution d’allocations sans contrepartie jouent un rôle contra cyclique. La production fléchira mais la consommation restera donc soutenue et il en résultera une poursuite de la hausse des prix, tempérée par la baisse prévisible des matières premières.

Dans ce contexte, la BCE a raison de ne pas réduire ses taux. Nos élites réclament une baisse afin de refinancer la dette publique à moindre coût et de poursuivre leur politique d’assistanat qui est à l’origine de nos difficultés. Qu’on ne compte pas sur les fourmis qui détiennent la majorité de l’épargne pour venir au secours des cigales. Il faut au contraire serrer les cordons de notre bourse pour imposer aux irresponsables les réformes nécessaires (1).

Gérard Pince


1-Un prochain article sera consacré à un guide des bonnes pratiques à l’usage des fourmis.


Société Générale ou état général de la société ?


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Par Cyber-résistant - Publié dans : La Révolution Bleue - Communauté : Vu de droite
Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /2008 03:49

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La date du 29 novembre 2007 restera celle où s’est brisé le rêve de Nicolas Sarkozy de relance par la consommation. Il n’aura donc rêvé qu’un mois de plus que Jacques Chirac qui, après avoir gagné sa campagne présidentielle sur le thème de la «fracture sociale », qu’il promettait de réduire, voire de supprimer, s’était résolu, le 26 octobre 1995, à adopter une politique d’austérité budgétaire. S’adressant aux Français sur deux chaînes de télévision, M. Sarkozy a fait cet aveu : « Il n’y a pas d’argent dans les caisses ». Douché par les piètres résultats des mesures fiscales de cet été, le président de la République a compris qu’il n’y aurait plus désormais, pour ses compatriotes, que « du sang et des larmes » et, pour ne pas leur annoncer tout de suite la terrible cure d’austérité qu’il va être contraint de leur infliger, il a adopté la conduite du type fauché qui fouille désespérément ses poches à la recherche d’un billet de banque miraculeusement oublié. A cette différence près que ce sont les poches des entreprises et des salariés qu’il a nerveusement inventoriées.

Les faits sont terriblement simples. La France dépense trop. M. Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, entendu par la commission Attali pour la libération de la croissance française, a indiqué que les dépenses publiques françaises sont supérieures de neuf points de PIB à celles de l’Allemagne. Ce qui signifie que, pour revenir au niveau de cette dernière, qui, rappelons-le est notre principal client et fournisseur et dont nous ne pouvons donc pas diverger trop sensiblement, nous devons réduire nos dépenses de 167 milliards d’euros (1093 milliards de francs) ! Autrement dit nous sommes face à l’impérieuse nécessité de diminuer rapidement notre train de vie public de 20 %. En 2002, il aurait suffi d’une réduction de 10 % pour nous remettre à flot. On mesure le formidable gouffre qui s’est creusé sous nos pas en cinq ans.

Et ce n’est qu’un début. Car le rythme de la crise française s’accélère sans cesse, comme c’est toujours le cas quand on arrive au bout d’un tel processus. Ce n’est donc pas un plan décennal qu’il faut mettre en œuvre, mais une saignée massive à effet immédiat. Avec évidemment le risque que le malade ne résiste pas au traitement ! D’un autre côté, des mesures trop timides n’auraient aucun effet et ne retarderaient même pas la chute finale, qui consisterait dans la survenue d’une crise économique, financière, sociale et politique qui plongerait notre pays dans le chaos.

Inutile de préciser que les envolées lyriques de M. Sarkozy ne sont déjà plus d’actualité. Sa dernière prestation télévisée laissait d’ailleurs apparaître, derrière la virtuosité de l’orateur, un évident désarroi.
De quelles armes le président de la République dispose-t-il à présent ? La première est le langage de la vérité. Il doit expliquer au pays quelle est la situation, sans rien lui cacher. Il bénéficie à cet égard d’un atout sérieux. Il a certes été un acteur important de la politique nationale depuis au moins deux décennies, mais il ne porte pas la véritable responsabilité de sa faillite. Rien ne l’empêche donc de dire que nous avons fait fausse route depuis trop longtemps (il l’a d’ailleurs clamé pendant sa campagne) et qu’il s’est trompé en croyant que des mesures sympathiques, comme celle qu’il a adoptées pendant les premiers mois de sa présidence, suffiraient à redresser notre pays.

Il lui faudra alors constituer non pas un gouvernement d’ouverture (ce qui n’a aucun sens, les socialistes ayant commis encore plus d’erreurs que la droite et ne disposant d’aucun crédit dans l’opinion), mais un gouvernement de salut public, composé de personnalités à la compétence économique reconnue et dotées du courage nécessaire pour assumer des mesures évidemment impopulaires mais qui, si elles sont expliquées régulièrement à nos concitoyens, les convaincront qu’il s’agit d’une épreuve indispensable pour que la France retrouve la prospérité.

On peut être raisonnablement optimiste pour l’avenir de notre pays si un tel plan de combat est mis en œuvre. La France est coutumière de spectaculaires redressements. Quand elle est bien gouvernée, quand elle a confiance en ceux à qui elle a confié les rênes du pouvoir, les immenses qualités humaines de son peuple peuvent lui faire accomplir des prodiges.

Il faut agir, Monsieur le Président, et vite. On vous pardonnera une première erreur. La deuxième serait fatale. Et l’histoire ne vous trouverait aucune excuse.

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue.


Sarkozy méprise Fillon

Le Medef ridiculise la retraite par répartition

Un truand de haut vol rackette les compagnies pétrolières

Le pays où les pauvres sont riches

Lire dans la rubrique "
Le fait du jour"


  Le débat existe-t-il encore en France ?
              Oui, sur REICHMANTV !


Vous vous ennuyez en lisant ou écoutant les différents médias français ? Vous les trouvez mous. Les questions les plus pertinentes n’y sont pas posées. Les vrais grands débats y sont soigneusement évités. Les chiffres dérangeants n’y sont pas cités. Les invités appartiennent toujours au même petit cercle.

Rien d’étonnant : les médias français sont verrouillés. La structure de leur capital explique qu’ils ne puissent tolérer les critiques trop acérées. Dans les médias publics, - France Télévision, Arte, ou France Info -, les journalistes et leurs directions sont contrôlés directement par l’Etat. Les autres grands médias appartiennent aux marchands de canons (Lagardère, Dassault) ou de béton (Bouygues) qui ne pourraient survivre sans les commandes de l’Etat.

En France, les vrais débats sont ailleurs : sur Internet. Parmi les sites à visiter régulièrement, je ne saurais trop vous recommander REICHMANTV, qui s’impose comme un média de haute tenue et de totale liberté de ton : http://www.reichmantv.com

Claude Reichman, avec qui j’ai fait des émissions pendant neuf ans à la radio, y mène des entretiens passionnants, de deux fois une demi-heure, sans langue de bois, avec des personnalités de premier plan : des politiques de renom (Charles Pasqua, Jean-François Probst, Jean Perrin,...), des journalistes vedettes (Eric Revel de LCI, Ivan Rioufol du Figaro, Eric Brunet de France 3, Guillaume Roquette de Valeurs Actuelles, François de Witt de France Info,...), et de nombreux universitaires prestigieux (Jacques Marseille, Yves Roucaute, Philippe Nemo,...).

Actuellement sont à l’affiche sur REICHMANTV, en plus de l’éditorial de Claude Reichman :
- une émission passionnante avec Christian Gérondeau, auteur d’un excellent livre  "Ecologie : la grande arnaque"(Albin Michel), qui dénonce les faux débats écologiques et notamment le ridicule Grenelle de l’environnement. L’écologie est utile, mais l’écologie faite par des idéologues de gauche qui taisent certaines réalités, ne freine pas la pollution mais l’économie des pays développés.
-un entretien vigoureux avec l’excellent Thierry Desjardins, auteur de « Assez ! » (J.-C. Lattès). L’ancien grand reporter du Figaro juge la situation française prérévolutionnaire et attend désespérément les réformes qui mettront fin à la décomposition de la France.
- un entretien décapant du grand criminologue Xavier Raufer, qui fait un point très précis sur les émeutes des banlieues et dit comment le pouvoir pourrait les juguler.
- une émission que j’y ai faite avec Bernard Martoïa (auteur d’une remarquable biographie de Théodore Roosevelt) sur les graves crises politiques, économiques et sociales qui viennent.
- un entretien avec Daniel Rémy, chef d’entreprise, une « grande gueule » de RMC, qui ne mâche pas ses mots même s’il conserve un optimisme nécessaire à sa présence dans les médias du système.

Le débat n’est pas mort : il est sur REICHMANTV.
Franchement, il vaut le coup !

Jean-Christophe Mounicq

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Par Cyber-résistant - Publié dans : La Révolution Bleue - Communauté : Vu de droite
Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /2008 04:19

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L'éditorial de Claude Reichman du 10 Mars 2008 :


La défaite municipale de son camp oblige Sarkozy à s'attaquer enfin aux vraies réformes : réduire les dépenses publiques, libérer la protection sociale.

Le fait du jour : 19 mars 2008
Eric Denécé : "Il faudra un siècle pour éradiquer le terrorisme. En économie, la France souffre d'un handicap culturel."


Emission du 27 mars 2008

"Sarkozy doit s'attaquer enfin aux vraies réformes. Sinon, on va à la catastrophe !"

avec Eric Revel, journaliste (LCI), écrivain, auteur de "Ecoute, petit Français" (JC Lattès) et "En quel honneur ?" (Timée-Editions).


Cliquer ici

Emission du 3 avril 2008

"Le gigantesque affrontement Occident-Islam touchera le monde entier et notamment l'Europe, directement exposée par sa position géographique."

avec Laurent Artur du Plessis, journaliste, écrivain, auteur de
"La 3e Guerre mondiale a commencé" (Jean-Cyrille Godefroy).

Cliquer ici

Emission du 22 avril 2008

"Contre la pensée unique, la meilleure arme est la vérité des chiffres."

avec Christian Gerondeau, économiste, écrivain, auteur de
"Ecologie, la grande arnaque" (Albin Michel).


Cliquer ici
Emission du 24 avril 2008

"Sarkozy doit revenir vers ses soutiens d'hier et se demander qui l'a fait roi."

avec Ivan Rioufol, éditorialiste au Figaro, écrivain,
auteur de "La fracture identitaire" (Fayard).



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Par Cyber-résistant - Publié dans : La Révolution Bleue - Communauté : Vu de droite
Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /2008 18:34

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vendredi 25 janvier 2008

La commission Attali: un rapport insuffisant et dangereux.

Le rapport de la Commission Attali ne dresse pas un diagnostic pertinent de la situation économique du pays (1). Il propose un catalogue de propositions mais leur nombre ne parvient pas à camoufler l’absence de mesures fondamentales. C’est comme si un médecin, prescrivait à un malade atteint de septicémie tous les médicaments disponibles à l’exception des antibiotiques!

A l’évidence, un certain nombre de propositions coïncident avec celles de la Révolution bleue (2). Relevons notamment la refonte du système éducatif avec la mise en place de « droits à l’école » correspondant au chèque éducation, l’apprentissage de l’anglais et de l’Internet dès l’école primaire, la multiplication des stages en entreprise et à l’étranger, le rôle accru du secteur privé dans le domaine universitaire. De même, la simplification du code du travail, l’abolition du monopole syndical, l’encouragement des PME et des nouvelles technologies vont dans le bon sens. Enfin, la déréglementation des services et du commerce, déjà recommandée par le comité Rueff Armand de 1958, correspond aussi à nos propres préconisations (3).

En revanche, que de lacunes ! Rien sur l’abolition du monopole de la Sécurité sociale et bien peu de choses sur la dépense publique et la fiscalité. La Commission veut conditionner les allocations familiales et les franchises médicales au revenu des ménages. Elle propose aussi de transférer 3% de charges sociales à la TVA et à la CSG. Le salarié déjà pénalisé par les prélèvements sur son salaire réel (le coût de son travail) le sera donc une seconde fois en payant un surcroît de TVA sur sa consommation courante. Enfin, s’agissant des finances publiques, elle entend réduire de 5% sur 5 ans le pourcentage de dépenses publiques par rapport au PIB, ce qui le ramènerait à 49%, soit un niveau très supérieur à ceux de nos partenaires. En voulant à tout prix sauver le modèle social français, la Commission se condamne à des bricolages nuisibles aux salariés et aux classes moyennes

Enfin certaines propositions sont détestables. Revenons sur la relance de l’immigration que la Commission justifie en écrivant ce qui suit : « Ainsi l’augmentation du volume d’emploi grâce à l’immigration se traduit par un effet positif et significatif sur le niveau d’activité dans l’économie, chiffré à 0,1 point de croissance pour l’arrivée de 50.000 nouveaux migrants une année donnée » Admettons cette affirmation gratuite (4) et poursuivons le raisonnement: si 50.000 immigrants apportent 0,1 point de croissance, 500.000 apporteraient 1 point complet. Puisque l’ensemble du rapport vise à obtenir ce point supplémentaire, pourquoi 316 propositions alors qu’une seule aurait suffit ? Mieux encore, faisons venir 5.000.000 d’immigrants chaque année et nous aurons alors un supplément de 10 points nous permettant de dépasser le taux de croissance chinois ! Mais continuons nos calculs: 50.000 immigrants représentent un accroissement de population de 0,08%: cela signifie que dans cette hypothèse l’augmentation du PIB par habitant, qui est le seul indicateur du développement, se limiterait à 0,02%, autant dire à rien! Ce calcul révèle ainsi son inanité et devrait faire rougir les polytechniciens de la Commission qui l’ont avalisé.

En voulant relancer l’immigration et en refusant de toucher à notre modèle social, la Commission condamne à l’inefficience les propositions qui vont dans le bon sens. C’est donc un rapport insuffisant et dangereux dans la mesure ou il promet la guérison alors qu’il ne traite pas les causes profondes de la maladie. Cette dernière ne peut donc qu’empirer.

Gérard Pince

1-Pour se reporter à l’intégralité du rapport cliquez sur : http://www.liberationdelacroissance.fr/files/rapports/rapportCLCF.pdf
2-Pour comparer avec le rapport de la Révolution bleue cliquez sur :
http://www.freeworldacademy.com/chronique.htm
3-En revanche, rien sur l’abolition de politique agricole commune qui constitue pourtant une cause majeure de la cherté de la vie
4-Ce calcul s’inspire en fait de vagues études menées dans des comtés anglais et américains, dans un contexte sans rapport avec celui de la France. Il n’existe dans notre pays aucune étude validant ce type d’information. Se reporter sur ce sujet à notre bilan économique sur l’immigration en cliquant sur :
http://www.freeworldacademy.com/globalleader/IMMIG.htm


mercredi 16 janvier 2008

Démographie : les comptes fantastiques de l’INSEE.

L’INSEE annonce que la population française atteint 63,8 millions d’habitants dont 61,8 en métropole au 1er janvier 2008 (1). Par ailleurs, le taux de fertilité des françaises est passé de 1,89 en 2002 à 1,97 en 2007 à comparer au 1,3 des allemandes. Ne croyez surtout pas que cela soit imputable à l’immigration. Tout comme le nuage de Tchernobyl, les fertilités dégressives des européennes s’arrêtent aux frontières de l’hexagone.

Nous allons ici vous donner un exemple édifiant de la qualité des travaux de l'INSEE. Chaque année cet organisme publie les « Tableaux de l’économie française » qui rassemblent tous les éléments statistiques concernant la démographie et l’économie. Dans l’édition 2002/2003, on peut lire ce qui suit à la page 34:

« En 2050, selon les projections de population, si les tendances démographiques récentes se maintiennent, la France métropolitaine comptera 64 millions d’habitants »

Cette phrase a été reprise dans les éditions 2003/2004, 2004/2005, 2005/2006. En revanche dans les éditions 2006 et 2007, on lit, toujours à la page 34, le libellé suivant:

« En 2050, selon les projections de population, si les tendances démographiques récentes se maintiennent, la France métropolitaine compterait 70 millions d’habitants ».

Prenons à présent un horizon temporel plus court. Dans l’édition 2002/2003, le tableau de la page 35 indique pour 2015 une prévision de 61,9 millions d’habitants pour la France métropolitaine. Selon le même INSEE, ce chiffre vient d’être atteint au 1/1/2008!

Tout cela se passe de commentaires. Clairement, messieurs Pipeau et Bidon doivent superviser les prévisions de l’INSEE! En réalité, ces incohérences s’expliquent par la volonté de camoufler l’impact de l’immigration sur la fertilité et les projections de population. D’ailleurs, au vu du nombre de livres écrits par ces fonctionnaires pour défendre l’immigration, on peut se demander quel temps leur reste pour se consacrer correctement à leur métier. Enfin, certains d’entre eux occupent des fonctions au sein d’associations immigrationnistes en contradiction avec le devoir de réserve qui s’impose à tous les fonctionnaires.

Puisque Nicolas Sarkozy veut réviser les statistiques du PNB, suggérons lui de privatiser tous ces organismes publics et d’en finir avec leurs comptes fantastiques.

Gérard Pince

1-Ainsi, la population augmente de 361.000 personnes sur un an (+ 0,6 %). La croissance du PIB global étant de 1,9, le PIB par habitant se trouve ramené à 1,3: De plus en plus de dîneurs pour partager un gâteau qui s’accroît de moins en moins.


mardi 15 janvier 2008

La Commission Attali : Relance de l’immigration.

Je ne voulais pas parler du rapport de la Commission Attali avant d’en connaître la teneur précise mais comme ses conclusions sont déjà parues dans la presse, de nombreux amis me demandent de commenter sa proposition principale: la relance de l’immigration.

Le mot « relance » constitue une provocation puisque les entrées d’immigrés originaires des pays tiers (extérieurs à l'Union européenne) sont déjà passées de 153.000 en 1999 à 251.000 en 2005 (1). Les clandestins estimés à environ 100.000 s’ajoutent à ces chiffres officiels. On peut donc présumer qu’environ 350.000 personnes sont entrées sur le territoire français en 2005 ce qui représente en 6 ans l’équivalent de la population de Paris intra muros. En ce qui concerne la contribution de ces flux à notre croissance, contentons nous de citer notre « Bilan économique de l’immigration » : « 6 sur 10 des personnes originaires des pays tiers et en âge de travailler, sont oisives. Le déficit des finances publiques imputable à cette population atteint 48 milliards d'euros soit 80% du déficit total enregistré en 2004. Au niveau du PIB, elle produit 93 milliards de valeur ajoutée et consomme 126 milliards » (2). Enfin, puisque la commission considère que « l'immigration, facteur de développement de la population, est en tant que telle une source de croissance », rappelons que si le développement allait de pair avec un accroissement de la population, le Yémen et le Niger seraient de grandes puissances économiques et la Suisse un pays pauvre (3).

En réalité, il est vain de critiquer de telles inepties et il faut plutôt rechercher à qui « le crime profite ». A ce titre, il convient de souligner que la Commission Attali compte 22 dirigeants de grandes entreprises. Or, en affaires les choix se fondent plus sur le calcul que sur l’idéologie. Par exemple, l’accroissement de la population par le biais de l’immigration, augmente la consommation et favorise la grande distribution. Le fait que cette consommation soit payée au moyen d’allocations financées par les contribuables, et que son excès entraîne un déficit massif de notre balance commerciale (40 milliards d’euro en 2007) n’entrent nullement en ligne de compte dans les calculs de ces entreprises. De même, se faire l’avocat d’une immigration, à 80% islamique dans le contexte français, peut constituer un argument pour vendre des centrales nucléaires aux dictatures du Maghreb ou du Golfe.

Sur un plan plus général, ces grands groupes veulent s’appuyer sur un prolétariat abondant, peu syndiqué, mal payé afin d’accroître leurs profits. Avec la mondialisation, ils peuvent délocaliser le capital dans les pays à bas salaires mais beaucoup d’entreprises ne veulent ou ne peuvent pas se délocaliser. On met donc en place une délocalisation interne qui consiste à importer des travailleurs à bas prix pour remplacer les nationaux, tout en laissant les coûts afférents (éducation, logement, sécurité etc.) à la charge des contribuables. Concrètement, ce phénomène entraîne la concentration des gains de la croissance au profit d’une élite mondialisée, la relégation de la classe ouvrière nationale dans les trappes de l’assistanat et enfin la paupérisation relative des classes moyennes (y compris aux USA). J’ajoute que ce recours à l’immigration ne correspond pas à la théorie libérale orthodoxe fondée sur l’avantage comparatif. Il s’agit donc d’une hérésie qui risque de s’avérer fatale au libéralisme dans l’esprit de nos populations (4).

A ces intérêts économiques s’ajoutent les passions. Prétendre que les immigrés paieront nos retraites accrédite l’idée que notre génération est la dernière et que nous serons bientôt tous remplacés. De tels propos expriment la haine pathologique que notre malheureux peuple inspire à certains milieux (5). En d’autres temps, l’Assemblée nationale aurait renversé le gouvernement et nos grands parents se seraient attroupés pour marcher sur le siège de la Commission. Hélas, ce peuple français authentique ne subsiste plus que sur les monuments aux morts. Ne soyons donc pas plus royalistes que le roi et tenons aux africains le discours que le politiquement correct nous impose: votre continent compte 750 millions de personnes qui vivent dans la précarité. Venez donc en masse en France. Vous aurez droit à un logement à Paris, à la couverture des soins médicaux (CMU), à l’éducation gratuite et enfin à une multitude d’allocations dès votre régularisation.

Alors, elle est pas belle la vie? Battez le Tam Tam dans tous les villages. Venez tous. Venez le plus vite possible! La Commission Attali vous attend.

Gérard Pince


1- Chiffres extraits du rapport de la Direction de la population et des migrations
2- Se reporter à
www.freeworldacademy.com/IMMIG.htm
3- Certes, la croissance de la population contribue à augmenter le produit national brut mais dans certains cas elle peut diminuer le produit par habitant qui est le principal indicateur du développement.
4- Ce point mériterait de plus amples commentaires peu compatibles avec la taille de l’article.
5- Imaginez que ce discours soit tenu dans un pays d’Afrique: « On va faire venir des colons et ce sont eux qui paieront les retraites des indigènes ». Quelle serait la réaction légitime des intéressés?


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Par Cyber-résistant - Publié dans : La Révolution Bleue - Communauté : Vu de droite
Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /2008 18:40

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Au moment où le problème de la retraite des Français, fondée sur le système de la répartition, connaît, à l’occasion de la réforme des régimes spéciaux, une crise spectaculaire, il n’est pas inutile de rappeler que dans un tel système il n’y a pas de droits acquis. C’est ce qu’avait jugé le 13 février 1996 le tribunal de grande instance de Paris (1ère Chambre, 1ère Section, 1.03.10/94), saisi par des retraités du régime de retraite des banques qui réclamaient l’annulation d’un accord signé entre leurs organismes de retraite et leurs syndicats et qui remettait en cause le montant de leur retraite.

Les attendus de ce jugement, que nous reproduisons ci-après, ont le mérite d’être aussi clairs qu’implacables :

« Attendu que le régime de retraite des cadres de banque, élaboré en 1947 par la voie de la convention collective, repose exclusivement, à ce jour, sur le système de la répartition ;
Que ce mécanisme, choisi par les partenaires sociaux, implique nécessairement l’existence d’une solidarité entre les générations et que soit en permanence respecté l’équilibre financier entre cotisations et prestations ;
Qu’y sont associés à la fois les salariés et les retraités qui doivent tous être considérés comme les participants au régime ;
Attendu que les accords collectifs créant un régime de retraite complémentaire sont susceptibles de révision, et qu’ainsi a pu être signé l’accord litigieux ;
Que celui-ci, dans certaines de ses dispositions, modifie sensiblement les droits des retraités et constitue, ainsi que s’accordent à le reconnaître l’ensemble des parties à l’instance, une réduction de certains avantages dont bénéficiaient auparavant les retraités ;
Que les demandeurs soutiennent que ces modifications sont contraires à la loi, en ce qu’elles portent atteinte à leurs droits acquis et violent les principes de non rétroactivité et du droit de propriété ;
[ …]
Attendu que la liquidation des droits à la retraite ne peut être considérée comme créatrice de droits intangibles, alors qu’elle ne constitue qu’une étape technique destinée à marquer la cessation du paiement des cotisations, et à ouvrir les droits à pension de l’intéressé ;
Que l’intangibilité des droits à retraite liquidée, qui n’est consacrée par aucun texte, se révèle incompatible avec la notion même de retraite par répartition, qui repose, toute entière, en l’absence de disposition complémentaire, sur le principe de la solidarité entre actifs et retraités et qui exclut que la charge de l’équilibre du régime ne s’impute que sur une seule partie des intéressés, à savoir les cotisants ;
Attendu qu’ainsi c’est à tort que les demandeurs invoquent à l’appui de leur demande la violation de leurs droits acquis ;
Qu’ils ne sont pas plus fondés à soutenir que les dispositions attaquées porteraient atteinte au principe de non rétroactivité, alors qu’il s’agit en l’espèce de mesures d’application immédiate qui affectent l’ensemble des prestations servies aux retraités, mais qui n’entraînent aucun effet rétroactif sur les allocations déjà versées ;
Que de même, compte tenu de la nature juridique du système de la répartition, et pour les motifs susvisés, ils ne peuvent se prévaloir d’un droit de propriété sur leur retraite, une telle notion ne pouvant trouver application que dans l’hypothèse d’un régime de retraite par capitalisation ;
Attendu qu’en conséquence la demande d’inopposabilité de certaines dispositions de l’accord en cause formulée tant pas les retraités que par leurs associations et par la Fédération CGT sera rejetée ;
Par ces motifs :
Rejette les demandes. »

Il ressort de ce qui précède que les bénéficiaires des régimes spéciaux auraient été mieux inspirés de les fonder sur la capitalisation, ce qui les rendrait aujourd’hui propriétaires de leurs retraites. La même remarque vaut d’ailleurs pour l’ensemble des retraités du secteur privé. Seuls les fonctionnaires peuvent aujourd’hui se prévaloir d’une garantie de retraite, celle que leur fournit l’Etat. Encore faut-il que celui-ci ne soit pas en faillite, comme l’a fait observer le premier ministre, M. Fillon.

Bref, tous les Français sont aujourd’hui dans une situation catastrophique au regard de leur retraite en raison du choix collectif qu’on leur a imposé (sans que les citoyens aient jamais été invités à donner leur avis) en faveur de la retraite par répartition. La priorité est donc de baisser les dépenses publiques pour permettre à l’Etat de faire face à ses obligations morales, notamment vis-à-vis de l’ensemble des retraités, que va spolier l’effondrement de la répartition, et aux Français encore en activité de se constituer au plus vite une retraite par capitalisation.

Mais le plus désastreux, au regard de l’égalité qui, rappelons-le, est un des trois piliers officiels de la République, c’est que les seuls droits vraiment acquis dans notre pays sont ceux que l’on peut conserver grâce à la capacité de nuisance et aux moyens de pression dont on dispose. C’est ainsi - pour prendre un exemple entre mille - que les veuves de travailleurs du secteur privé ne peuvent bénéficier que sous conditions de ressources de la réversion de pension de leur conjoint décédé, alors que celles des fonctionnaires ont droit à une réversion pleine et entière quelles que soient leurs ressources.

Comme rien n’indique que l’Etat soit prêt à diminuer les dépenses publiques, la France s’achemine inéluctablement vers la faillite et le chaos. Dont le premier effet sera de faire disparaître tous les droits acquis. Une punition collective finalement bien méritée !

Claude Reichman
Président du MLPS.




Jean-Michel Aphatie très en colère :
Kouchner s’invite à RTL et se conduit comme un malpoli.

Décidément, la vie d’intervieweur des personnalités du système n’est pas rose tous les jours. Jean-Michel Aphatie, qui réalise l’entretien du matin à 7 h 50 sur RTL, vient d’en faire la désagréable expérience avec le comportement de Bernard Kouchner qui, non content de s’être imposé au détriment d’un autre invité, est parti sans dire au revoir. C’est juré, Aphatie ne l’invitera plus. Au moins jusqu’à la semaine prochaine !
Voici le récit de cet incident, tel que Jean-Michel Apathie l’a rapporté sur son blog (http://blogs.rtl.fr/aphatie/)

Ce matin, les questions n'ont pas plu à Bernard Kouchner (26 novembre 2007).

Paix. Demain, à Annapolis, ville américaine du Maryland, les dirigeants israéliens et palestiniens tenteront de renouer un dialogue susceptible de les amener sur les chemins de la paix. Ehud Olmert, chef du gouvernement d'Israël, et Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, dialogueront sous la protection de l'État américain, dont l'actuelle administration a paru longtemps peu concernée par la recherche d'une solution au Proche-Orient, et en présence de nombreux pays, parmi lesquels tous ceux du Moyen-Orient à l'exception de l'Iran, sans oublier les représentants de quelques nations de la "vieille" Europe, la France notamment.

Invité. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, a souhaité évoquer l'événement. Il a pris contact avec RTL hier après-midi. Un autre invité était programmé à cette heure là pour la matinale de ce lundi, mais la circonstance nous a paru suffisamment forte pour modifier notre dispositif à l'antenne. C'est ainsi que Bernard Kouchner, invité de RTL à 7h50, a pu dire quels espoirs il plaçait dans cette réunion d'Annapolis. Aucun des problèmes qui divisent Israéliens et Palestiniens depuis des décennies ne trouveront de solution en vingt-quatre heures. En revanche, la reprise solennelle du dialogue entre les deux autorités politiques peut constituer l'indispensable premier pas dans la quête difficile et complexe de la coexistence entre deux peuples installés sur la même terre par les malignités de l'Histoire.
Bernard Kouchner a décrit cette situation avec l'emphase qu'il sait mettre quand les circonstances l'exigent et il a aussi replacé cet événement dans un contexte plus large d'une conférence qui se déroulera à Paris, à la mi-décembre. Il s'agira là d'apporter une aide financière aux Palestiniens pour les aider dans leur difficile développement économique.

Russie. La présence du ministre des Affaires étrangères au micro de RTL, ce matin, imposait l'évocation de la situation russe, où Vladimir Poutine, à huit jours d'élections législatives qu'il devrait remporter haut la main, a fait enfermer ses principaux opposants. Gary Kasparov, notamment, a écopé de cinq jours de prison, une "punition", a expliqué une magistrate blonde assez glaçante, que l'on voyait lire un papier avec application, hier soir, dans les journaux télévisés. Avant même Annapolis, j'ai décidé de commencer notre entretien par là. Bernard Kouchner avait-il anticipé l'interrogation? En tout cas, ses réponses ont été un peu laborieuses. Bien sûr, a-t-il dit, des explications doivent être demandées aux autorités russes. Les scènes d'arrestation des opposants ne donnent pas une bonne image du pays. Peut-on dire de la Russie qu'elle est devenue une dictature ? Oh non, s'est récrié le ministre des Affaires étrangères. "Non, a-t-il repris, l'élection se fait. Il y a des partis d'opposition malmenés, c'est vrai, mais n'oublions pas d'où vient la Russie. La Russie il y a vingt ans était dans une situation de dictature vraie." Évidemment, la phrase est un peu courte. Mais il y a longtemps qu'avec la Russie, la France refuse d'appeler un chat un chat. La complaisance de Jacques Chirac avec Vladimir Poutine a souvent été critiquée, non seulement en France, mais aussi dans les capitales européennes. Dans ce domaine, la rupture diplomatique est encore à venir.

Chine. Dernier sujet dans notre conversation matinale, la visite officielle qu'effectue le président de la République dans le grand pays asiatique désormais bien réveillé. Ce matin, les contrats s'amoncellent et c'est une bonne nouvelle pour l'économie française. Centrales, avions, plus quelques autres produits : les carnets de commande se remplissent. Bravo. J'ai choisi de questionner Bernard Kouchner sur un point purement diplomatique à propos de ce voyage. Installé en mai dernier après son élection au suffrage universel, le président de la République a choisi de nommer dans le gouvernement de la France un secrétaire d'État spécialement dédié aux Droits de l'Homme. Rama Yade, une jeune femme d'à peine trente ans, a été sollicitée pour occuper cette fonction certes symbolique, mais qui possède une grande résonance au regard du rôle qu'a joué la France dans l'éclosion et la formulation de ces droits. Curieusement, Rama Yade ne figure pas dans la délégation française qui se trouve actuellement en Chine, alors même que de graves atteintes aux Droits de l'Homme sont régulièrement constatées dans ce pays. Diverses explications sur cette absence sont livrées depuis quelques jours dans la presse, et ce matin encore sur l'antenne de RTL dans un papier apparemment bien informé de Thomas Legrand, chef du service politique. Mais ce n'était pas cela qui m'intéressait, à l'instant du dialogue avec Bernard Kouchner. Il me semblait plus important de s'arrêter aux symboles. Créer un tel secrétariat d'État, sans doute unique en Europe, j'écris sans doute car je n'ai pas vérifié, du moins rare, dit quelque chose des préoccupations et des priorités de l'action diplomatique. Mais ne pas amener le titulaire de ce secrétariat d'État dans cette Chine qui est tout de même la plus grande dictature du monde, c'est émettre un signal totalement contradictoire, les affaires avant la philosophie, les contrats avant les droits. Quelle autorité va-t-il rester désormais à Rama Yade ? [ndlr :
Les Etats-Unis ont retiré mardi la Chine de leur liste des pires violateurs des droits de l'Homme au rang de «pays autoritaire en pleine réforme économique ayant vécu des changements sociaux rapides mais n'ayant pas procédé à des réformes politiques et continuant à nier à ses citoyens les droits de l'homme et les libertés fondamentales basiques» ] Que signifie cette nomination s'il s'agit, ensuite de l'écarter parce qu'elle encombre ? De quelles situations pourra désormais se saisir Rama Yade, suspecte de donner aux petits pays les leçons qu'elle ne peut dispenser aux gros ?

Réponses. Bernard Kouchner n'a pas aimé les questions sur le sujet. "Petit bout de la lorgnette", a-t-il dit au micro. Le problème, a-t-il ajouté, c'est la Birmanie, pas la Chine, une manière de renvoyer le questionneur à son ignorance des problèmes du monde. L'interview s'est terminée sur cette tonalité et ceci a désappointé le ministre des Affaires étrangères. "Et le Liban ? ", s'est-il exclamé en comprenant que le temps d'antenne était terminé. "Je reviens du Liban, je pensais que nous allions en parler", a-t-il poursuivi en contenant sa colère. J'ai répondu que nous ne pouvions pas parler de tout, sans préciser que puisqu'il fallait choisir entre les misères du monde, il appartenait à l'interviewer de faire les choix, et non à son invité. Bernard Kouchner s'est levé, jugeant à haute voix que les questions sur la Russie avaient été inutiles et encombrantes. J'ai répliqué que si François Hollande, chef de l'opposition, était mis en prison durant cinq jours, nous en parlerions sûrement un bon moment. Ceci n'a pas déridé le ministre. Il a pris son manteau sur le fauteuil où il l'avait posé, à l'extérieur du studio, puis est parti, s'abstenant de saluer les personnes présentes, appelé par ses fonctions à des tâches qu'il estime visiblement moins médiocre que les questions auxquelles il a été confronté ce matin.


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