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Coup de Gueule

Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /2008 17:37

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Nous ne sommes pas d’accord avec tous ces artistes qui parlent en notre nom!


C'est assez! Répliquons aux artistes qui parlent en notre nom!

Vous en avez assez de constater nos artistes québécois s’exprimer en votre nom?  Saisissez alors l’occasion de leur répliquer que la culture n’est pas qu’une affaire de vedettes…

  • Nous, le peuple, nous réclamons le droit de décider quels artistes nous désirons encourager.
  • Nous réclamons le droit de ne pas être considérés comme des incultes si nous ne sommes pas d’accord avec vous, chers artistes.
  • Nous réclamons le droit de donner notre argent aux meilleurs et si ceci implique l’abolition de subventions inutiles, qu’il en soit ainsi.

La parole est à nous, le peuple, et nous réclamons le droit d’avoir une culture différente de l’élite subventionnée!

Envoyez-nous votre vidéo ou joignez notre groupe sur DailyMotion!

Voici un texte que nous vous suggérons, mais il est fortement recommandé d’y ajouter votre touche personnelle.

Mon nom est .... et je ne suis pas une vedette de la télé.

Depuis quelques temps, j'entends beaucoup de personnes
publiques parler en mon nom, et au nom de tous les Québécois

J'entends ces artistes dire que ceux qui demandent de la rigueur
dans la gestion publique sont des ignorants, des incultes,
des barbares.

Nous ne sommes pas d'accord avec un guichet unique pour la culture
où le gouvernement décide de ce qui est bien et de ce qui est mal.

Les subventions à la culture tuent l'initiative et empêchent les
citoyens de décider quels artistes ils veulent encourager.

Nous ne sommes pas contre la culture, nous voulons au contraire
que les artistes d'ici puissent sortir de leurs ornières et soient enfin libres.

Et la liberté ne se retrouve pas dans une culture de quotas ou
d'interventions de l'état.

Je suis un homme (une femme) libre.

J'aimerais qu'on me respecte.

J'aimerais qu'on respecte les citoyens du Québec, du Canada.

Vous ne nous faites plus peur.

Ce site est une initiative de

  • Radio XTRM
Par Cyber-résistant - Publié dans : Coup de Gueule - Communauté : Communauté de l'opposition
Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /2008 19:04

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La réaction de Maurice Dantec à la série d'attaques meurtrières que les Etats-Unis ont subis sur leur territoire le matin du 11 septembre 2001. Les tours jumelles du World Trade Center se sont effondrées après avoir été percutées, à 18 minutes d'intervalle, par deux avions de ligne américains détournés durant leur vol avant que le Pentagone soit à son tour la cible d'un avion suicide. Le drapeau US dressé à la fenêtre de son appartement de Montréal, le salon recouvert de journaux, c'est dans un silence assourdissant que le soir du 11 septembre, Dantec démarrait son Macintosh. 

 (Ou de la IVème guerre mondiale comme tragédie et comme nécessité).

Il faut pardonner à ses ennemis, certes, mais pas avant qu'ils ne soient pendus.
- Heinrich Heine.

 

Il paraît que le peuple palestinien était en liesses hier, à l'annonce des assassinats de masse perpétrés dans la matinée aux États-Unis.

On le comprend.

Comme l'ensemble de ses frères arabes, le palestinien est, quoiqu'on en dise, une victime. En tout cas les intellectuels en vue dans les médias et les bureaucrates de l'ONU l'affirment. Et une victime patentée comme telle par José Bové et le mensuel anarcho-publirédactionnel Alternatives ne peut que se réjouir de tout son coeur de la mort de plusieurs milliers de civils. Je parle bien sûr de civils appartenant à la race maudite des méchants yankees impérialistes. On peut alors chanter et danser tout le jour. Il n'y a que lorsque des juifs sont exterminés qu'on crie encore plus fort sa satisfaction. À ce titre, en frappant New-York City on s'assurait des festivités sans fin.

La pathétique mascarade de Durban des jours précédents avait au moins un mérite. Celui de nous exposer les masques ainsi agités en pleine lumière. ONG, coalitions anti-mondialistes, castro-tiers-mondistes sur le retour, onucrates révisionnistes et experts en désinformation se réunirent pendant dix jours pour que les vilains colonialistes européens s'excusent d'avoir acheté, à bon prix, les cargaisons de « bois d'ébène »que les rois africains nous vendaient, sans la moindre vergogne, à une époque où l'esclavage était une coutume multimillénaire dans cette région du monde. Dans le même temps, bien sûr, il ne fallait pas attendre le moindre mot d'explication de la part de nos zamis les zarabes zopprimés pour les massives razzias qu'ils ont mené en Afrique subsaharienne jusqu'au début du XXe siècle. Pas un mot non plus sur la très progressiste politique de planning familial des talibans pachtounes, ou des émirs de Khartoum, rien à propos du sort enviable que réservent les maîtres pétrosaoudites, ou nigerians, à leur « personnel » philippin, malais ou sri-lankais. Rien sur les égorgeurs algériens, quelque soit leur employeur. Rien sur le « docteur » psychopathe Mugabe et sa réforme agraire négro-maoiste. Rien sur les « rebelles » coupeurs de mains du Sierra Leone, et les gangsters diamantifères du Liberia, ou bien l'inverse, rien sur leurs acolytes de Luanda, ou de Kinshasa, et réciproquement. Rien même sur le génocide de 800,000 Tutsis par les Hutus au Rwanda. On l'aura compris, si l'Afrique va mal en l'An 2000, c'est par ce que mon trisaïeul breton y a envoyé quelques navires de troisième classe pour l'Amérique, il y a 300 ans.

Après l'échec cuisant du carnaval antiraciste de Durban, il était inévitable que les masques tombent. Ils sont tombés hier, dans le bruit de deux tours géantes qui s'effondrent. Avec l'image de deux avions de ligne transformés en torpilles volantes. Les hitlero-musulmans possèdent désormais leurs V-2 . Il leur suffit d'acheter un billet United ou American Airlines. L'Amérique du Nord, visiblement, n'est pas préparée à prendre la réalité, terrible, dans la face, et pourtant il faut bien s'y résigner : en cette journée du 11 septembre 2001, la IVème guerre mondiale a commencé. Il n' y aura pas de quartier.

À l'heure où j'écris ces lignes le nombre total des victimes n'est pas connu, mais s'annonce très lourd, et en tout cas une chose est désormais certaine : cet attentat multiple a éliminé une figure essentielle de la résistance anti-islamiste que peut-être certains d'entre vous connaissent, je parle de Shah Massoud, assassiné avant-hier par deux crétins d'algériens kamikaze. Car on découvrira très vite que tous ces événements sont liés. Par le sang. La bêtise. Et la haine. Les talibans sont désormais maîtres à 100% des ténèbres qui ont recouvert leur « Émirat islamique ». Les arabes de Cisjordanie peuvent se réjouir, ils seront bientôt « gouvernés » par leurs « frères musulmans » du Hamas, ou du Djihad. Les chants et les danses seront alors interdits. Pour une fois, on s'en réjouira. Aussi, l'image des tours et des avions sacrifiés se superpose à jamais à celle des enfants palestiniens qui expriment leur joie extatique à l'annonce du désastre, dans l'ignorance que c'est du leur qu'il s'agit. Il faut dire que leurs livrets scolaires, payés avec l'argent de l'UNICEF, feraient frémir d'envie les caricaturistes de la Libre Parole d'Édouard Drumont, du Ministère de la Propagande de Joseph Goebbels, ou de la Pravda de la grande époque. On comprend mieux à leur lecture comment ces écoliers feront d'excellents pilotes de ligne dans quelques années.

Désormais la fracture définitive entre l'occident judéochrétien et le panasiatisme arabo-islamique est consommée. Rien, sinon quelques siècles, ou quelques bombes atomiques, ne pourra régler ce contentieux historique fondamental, qui vient à point nommé rappeler aux jeunesses de l'occident que la paix n'est jamais qu'un intervalle plus ou moins long entre deux guerres. Entre Durban et le World Trade Center, la ligne rouge a été franchie, sans espoir de retour en arrière. Ceux qui viennent nous parler de « droits des peuples » et de « justice humanitaire », ces bureaucrates onuzis qui se nourrissent du cadavre des anciennes souverainetés impériales, sont ceux-là mêmes qui excusent à l'avance les crimes de guerre des hitlero-talibans. Ils les soutiennent, comme ces piquets de Sections d'Assaut humanitaires jouant les « vigiles » devant l'ambassade d'Israël. Ils leurs donnent la parole et les mettent en scène, comme à l'Opéra-Bouffe de Durban. Pire encore, ils permettent ouvertement aux terroristes musulmans de profiter des libertés acquises par la civilisation occidentale :

C'est au Canada en effet, et au Québec tout particulièrement, que l'anarchisme pop et la Bovidéologie onuzie minent les esprits, et que l'antisémitisme de gôche, qui se camoufle de facon pitoyable sous le vocable « antisionisme », a pénétré les consciences au point que, désormais, nos portes sont grandes ouvertes au tueurs fanatiques dont la haine à notre encontre ne connaît point de limites. Comment d'ailleurs ne pourraient-ils pas haïr cette société occidentale devenue maîtresse des secrets de la science, et d'un monde qu'elle a inventé, alors que leur « civilisation » continue, sous la bénédiction de ses « universités », de condamner les homosexuels à la prison ou à l'éxécution immédiate et de lapider les femmes adultères en public ? Comme le savait Nietzsche, il faut toujours protéger le fort du faible.

Les hitlero-talibans, avec toute la lâcheté dont ils sont capables, sont venus rappeler cette antique vérité à notre bon souvenir. À nous de leur montrer en retour quelle ligne relie Pearl Harbour à Hiroshima. Mais nous pouvons aussi continuer de nous regarder le piercing, au creux du nombril, entre deux avions pour Los Angelés.


Le 12 septembre 2001, Montréal,
Maurice G. Dantec, écrivain occidental

Par Cyber-résistant - Publié dans : Coup de Gueule - Communauté : A QUAND LA REVOLUTION ?
Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /2008 22:49

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by xyr

L'article de Libé
m'a donné envie de le revoir, 300. Ça faisait un petit bout de temps. Et j'aime de plus en plus. Pour des raisons évidentes, résistance tout ça, mais aussi pour d'autres raisons.

La place des femmes dans notre civilisation, d'abord. Dés le début du film, tout est clair. Le messager perse s'irrite qu'une femme ait le droit de parler à un homme. Il refuse même de s'adresser à elle. Pour cette offense, et quelques autres, il finira au fond d'un trou à la suite d'un coup de pied devenu culte, trois minutes plus tard. En outre, les femmes ont un rôle social au sein de la cité. Ce n'est pas développé dans le film, mais on les voit en fond vaquer à leurs occupations, parler, travailler, vivre. Elles ne sont pas cantonnées à la cuisine et leurs chevelures sont à la vue de tous. Je crois que vous voyez où je veux en venir. Sparte est forte, brave, fidèle et n'a pas besoin de la lapidation pour ça. La virilité n'est pas incompatible avec le respect des femmes.

Nous vivons dans une société féminisée oui, nous ne pouvons que renouer avec une certaine fermeté masculine qui nous manque tant, mais ceux qui font appel à l'islam pour y parvenir sont des imposteurs car le Coran, ça n'a jamais été nous et ça ne le sera jamais.

La fidélité au respect du sexe faible donc, valeur purement occidentale, et la religion aussi. Voici ce qu'en dit Ostara :

La religion a un rôle moins évident dans le film. Les Spartiates sont respectueux des dieux, on le voit lors de la tempête qui détruit une partie de la flotte perse, et dont ils remercient Zeus. D’autre part, Léonidas n’a que mépris pour les devins, et part malgré leurs oracles. Attitude du guerrier européen : le respect pour les dieux est une évidence, mais l’homme reste libre de son destin, et si les dieux lui intiment un ordre qui va contre son honneur, il lui désobéit sans hésiter et empoigne le destin, même si cela doit lui coûter la vie.

En face, l’attitude orientale, le « mysticisme » dénoncé dans la dernière harangue, les dieux-rois réclamant l’adoration de leurs sujets et leur soumission absolue. Comment un homme libre, qui refuse parfois d’obéir à ses propres dieux, pourrait-il accepter de se prosterner devant un étranger qui se prétend divin ?

Tout est dit. L'ami XP disait à peu près la même chose.
Mais surtout, ce fatras d’objets, de vices et de marottes parfaitement inutiles pour l’élévation de l’âme est néanmoins le corollaire parfaitement indispensable d’une civilisation qui a pris acte de ce que ciel et la terre sont séparés et de ce que les hommes ont le devoir d’exercer leurs libres arbitres. Il en va d’eux comme des peuples, ils se doivent de parcourir des existences jonchées de pleins et de déliés, provoquer des crises pour en sortir, partir, revenir, s’abîmer, ressurgir, tenter de toucher le ciel sans jamais l’atteindre, d’un mot vivre en Chrétien, en vrai Chrétien qui finira peut-être ses jours dans un monastère, mais guidé par la foi et son libre arbitre, et non parce qu’une autorité lui aura mis à la naissance un road book entre les mains.
Jésus fut le guide de la religion qui fait la distinction entre Ciel et Terre, quand Mahomet n'incarna rien d'autres que l'asservissement total à la Lettre. L'idée est là. Lévi-Strauss parle de l'islam dans les mêmes termes. Une religion "globalisante" qui prend ses fidèles par la main, promettant tantôt la carotte tantôt le bâton, dans tous les domaines, de bout en bout, du début à la fin. Encore une fois, ce n'est pas nous. Nous ne vaincrons pas notre décadence en suivant comme des moutons la parole d'Allah, peu importe ce qu'elle peut avoir de positif, ou en faisant du christianisme un autre islam, car ce dernier n'est pas nôtre, il ne s'adresse pas à nous. Notre salut ne viendra pas d'une prosternation devant la Croix façon prière vers la Mecque. Il ne viendra pas de la soumission façon talibane. Les Hommes ne sont pas interchangeables ni neutres, il en va de même pour les religions. Les monothéismes ne sont pas identiques, et la Bible n'est pas le Coran.

Et oui on trouve aussi tout ça dans 300, l'illustration de valeurs universelles comme l'honneur et le courage, mais aussi et surtout la fidélité à ce que l'on est, sans quoi la volonté de survie elle-même devient absurde. L'existence pour l'existence n'a pas de sens. Voilà une chose que ne devraient pas oublier ceux qui prétendent qu'il faut devenir musulmans, symboliquement ou réellement, pour reciviliser ce continent.


Les Lumières ne sortent pas de nulle part. Il n'y a pas de ruptures totales dans l'Histoire. Les philosophes modernes qui ont voulu rompre avec la tradition religieuse chrétienne n'en étaient en fait que les fils un peu rebelles. Bien qu'ils se soient fait les assassins de Dieu, bien que leur esprit se soit bâti en opposition à l'âme européenne, leur principe fondamental, l'universalisme, était déjà présent dans la parole du Christ. Les Droits de l'Homme ne sont que l'extension de l'amour du prochain. Les principes républicains n'auraient pas pu s'épanouir et vaincre ailleurs que chez la fille aînée de l'Eglise. Il n'y a aucun hasard.

Lorsqu'on lit le Coran, rien n'appelle à la compassion universelle. Au contraire. Aucune trace de cet attachement inconditionnel à son prochain qui nous coûte si cher. Il en est de même pour les valeurs de la civilisation asiatique, qui ne laissent pas de place à la pitié et à l'altruisme zélé. Sauf peut-être chez les bouddhistes, et ça ne leur a pas réussi. Pas d'amour de l'Autre dans les sourates, mais l'amour du musulman. Tu ne tueras point ton frère oui, mais ton frère musulman. Le symbole chrétien lui-même représente une défaite. Une complaisance dans la souffrance. Je ne sais plus qui a dit cela mais peu importe : "le christianisme est un judaïsme teinté de philosophie grecque". Si l'on fait fi des apports de Jésus à notre civilisation, on peut considérer que sa parole est en effet, d'une certaine façon, la mère de notre déliquescence, l'idéologie de laquelle résulte notre décadence protéiforme. L'ethnomasochisme, la xénophilie, la prétention à l'universalité et ses conséquences. Une sorte de péché originel. Et là une sorte de schizophrénie entre en jeu. Protéger notre civilisation contre elle-même.

Savoir faire le deuil de l'amour christique par amour pour le Christ. Un amour passionnel qui, comme tout amour véritable, n'est jamais loin de la haine. Une volonté de détruire une partie de nous pour sauver l'autre. Aller contre la parole de l'Eglise pour qu'il reste des églises sur notre sol, justement. Parce que l'enjeu est là. Voulons-nous préserver nos racines chrétiennes ou voir se multiplier les Colombey-les-deux-mosquées ?

Notre ennemi est double, il est d'un côté le prêtre altermerdeux infecté d'une tolérance abjecte, et son clone athée mais "Citoyen du monde" quand-même, qui creusent leur propre tombe, notre propre tombe, et de l'autre celui qui, traître parmi les traîtres, sollicite les barbus pour reciviliser notre pays. Les deux participent, plus ou moins activement, à la disparition de ce que nous sommes. Une France, qu'elle soit une salope soumise ou bien la virilité incarnée, où il ne resterait plus un Blanc, plus un crucifix, plus une cathédrale, ne nous intéresse pas car elle n'est pas nous. Or s'il est quelque chose que nous voulons, c'est l'existence. Sans compromis, pour le pire et pour le meilleur. Devenir l'autre pour survivre est en réalité une façon de mourir. Alors que reste-t-il ?

Je me souviens d'une scène d'Une nuit en Enfer où Harvey Keitel joue un pasteur ayant perdu la Foi à la suite de la mort de sa femme, mais qui la retrouve lorsqu'il doit affronter les Ténèbres. Dans ce passage il se sert d'un fusil à pompe, sur lequel il place perpendiculairement une batte de baseball pour faire le signe de Croix, et recharger l'arme en même temps. Voilà une belle image. Continuer de porter la Croix qui est la nôtre tout en s'en servant comme barre à mine lorsqu'il le faut.

Renouer avec la nature, avec l'instinct de défense, avec la fougue, la vigueur, la cruauté, retrouver la fureur de l'Occident sans pour autant renier notre culture chrétienne, notre passé chrétien, sans quoi toute cette mascarade n'aurait absolument aucun sens.

Allons à l'essentiel : 300 est un atroce film de propagande dont l'idéologie de droite extrême donne envie de vomir. «This is Spartaaaaa !» hurle Léonidas dans la bande annonce. «This is merdaaaaa !» en fait. Adapté d'un «roman graphique» (pas une «BD», c'est vulgaire) d'une des stars du genre, Frank Miller (Sin City, Dark Knight Returns...), dont le dessin charbonneux masque admirablement le caractère violemment réactionnaire de ses scénarios, le film de Zack Snyder débarque pourtant sur les écrans français en terrain archiconquis. (...)

Justification. En réalité, sous couvert d'exotiques séances de bourre-pif antique qu'on s'apprêtait à savourer comme une divertissante partie de catch, 300 fait sans le moindre recul l'apologie d'une vision des plus puériles de l'héroïsme, de l'eugénisme et de la nécessaire brutalité militaire, le tout suintant le racisme primaire. Il faut vraiment le faire exprès pour ne pas voir ici une justification de la politique belliqueuse de l'administration Bush et de l'intervention en Irak ­ ou de la future invasion de l'Iran.
L'histoire, en deux lignes, raconte la bataille des Thermopyles en 480 avant notre seigneur J.-C., durant laquelle une poignée de Spartiates fanatisés, conduits par le roi Léonidas, opposa une résistance farouche à la gigantesque armée perse de Xerxès. Prétexte à exalter la bravoure, l'esprit de sacrifice et la chaude camaraderie des soldats en jupette, cette histoire minimaliste est aussi l'occasion de dénigrer en vrac les politiciens et les religieux ­ un ramassis de pleutres, corrompus et libidineux ­, les alliés ­ ces mauvais guerriers qui vous abandonnent dès la première escarmouche ­ et les pacifistes, «ces Athéniens philosophes et amateurs de garçons». Sans oublier, bien sûr, les étrangers en général, complaisamment décrits comme des basanés dégénérés. C'est que, selon l'idéologue neocon et ultraréac Frank Miller, cet épisode glorieux est rien de moins que «l'acte de naissance de la civilisation occidentale», des valeurs qu'il faut, aujourd'hui encore, avoir les couilles de défendre dans le sang et les larmes.

On en sort d'autant plus agacé qu'on a le sentiment de s'être fait blouser. Comment une culture «pop» (comics, série B...) aussi intrinsèquement contestataire, traditionnellement de mauvais genre, a-t-elle pu être aussi facilement détournée. Avec, malheureusement, l'assentiment aveugle de ceux qui s'en réclament, refusant trop souvent (il n'y a qu'à lire les forums sur le Net) de voir à quelle chose nauséabonde ils ont affaire. Sorti le 9 mars aux Etats-Unis, 300 caracole bien entendu en tête du box-office.

(...)

Par ailleurs, aucune des prouesses visuelles promises n'est vraiment bluffante. Il faut, deux heures durant, se contenter d'abondantes éclaboussures de sang numérique sur l'écran et d'une utilisation irraisonnée du ralenti.

En tout état de cause, 300 vient sérieusement démentir la vision angélique d'un Hollywood majoritairement démocrate.
Dans la série je-supporte-pas-que-les-fachos-aient-du-succès, après la critique des Inrocks sur Amélie Poulain, voici la critique de Libération sur 300. Oui tout ceci relève du détail, je le sais, mais ça fait toujours plaisir. Il faut bien en prendre, du plaisir, même dans la chute. Et ces journalistes m'en donnent. Presque plus que les films eux-mêmes.

J'adore lire la prose de ces gens qui ne peuvent s'empêcher d'appeler à la vigilance citoyenne, au boycott démocratique, à hurler au fascisme dés qu'ils voient un Blanc qui ne se rend pas, qui ne se penche pas en avant, qui ne tend pas la vaseline face à l'Autre. Surtout qu'en l'occurrence, le seul tort de nos Spartiates préférés est de se défendre. En effet le journaliste de Libé, oui "journaliste" je suis gentil, prétend que ce film légitime l'intervention en Irak. Or Léonidas et ses hommes n'envahissent personne, ils résistent au contraire à l'invasion.

Ironique quand-même, qu'un journal qui s'appelle "Libération" montre un tel mépris pour un acte de résistance. Mais pour ces gens-là, l'envahisseur n'est condamnable que s'il est allemand, américain... enfin blanc quoi. C'est dommage, parce que des Perses bronzés qui viennent prendre ta terre, ça parle bien plus aux jeunes gens d'aujourd'hui que l'éternel rengaine du bruit des bottes. D'où le succès du film. Nous n'avons plus affaire à nos anciens frères ennemis à la croix gammée, mais à une tout autre colonisation.

Nous ne pouvons que nous réjouir de ce film, car malgré les défauts qu'on pourra lui trouver, il réhabilite la virilité, la force et la cruauté chez les peuples blancs. Il appelle à une résistance violente, sans compromis ni complexe, qui arrive comme une bénédiction au Royaume des couilles molles qu'est l'Europe post-hitlérienne. Ce film correspond à notre réalité comme peu d'autres, et c'est ça au fond qui dérange nos amis libéramackuptibles. La réalité.

A l'ombre des Lumières
Par Cyber-résistant - Publié dans : Coup de Gueule - Communauté : SI VIS PACEM, PARA BELLUM
Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /2008 18:57

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Manifestation le 23 février à Strasbourg contre l'indépendance du Kosovo et l'islamisation de l'Europe


Non à l’indépendance du Kosovo ! Non à l’islamisation de l’Europe !


Rassemblement place Gutenberg à Strasbourg, samedi 23 février à 15h. Venez NOMBREUX et faîtes venir vos amis.


Le Kosovo, province historique de la Serbie , défendu en 1389 lors de la bataille héroïque de Kosovo Spoljie contre l’envahisseur turc, a subi deux siècles d’immigration musulmane albanaise massive, en particulier avec la complicité du régime communiste à partir de 1945.

Les immigrés albanais constituent désormais la majorité de la population du Kosovo. Appuyés par leur milice terroriste UCK dont des membres siègent désormais au gouvernement du Kosovo, les Albanais s’apprêtent à proclamer leur indépendance, avec la bénédiction des bandits qui gouvernent les Etats-Unis et l’Union Européenne.

A la fin du conflit (largement déformé par la presse) entre Serbes et Albanais de 1999, où l’OTAN a bombardé la Serbie et fait de nombreuses victimes civiles innocentes, des négociations devaient être engagées pour définir un nouveau statut du Kosovo au sein de l’Etat serbe.

Les Albanais ont toujours rejeté les négociations et campé sur leur position séparatiste, contrairement aux accords pris en 1999.


Pendant ce temps, les milices terroristes albanaises ont poursuivi leur nettoyage ethnique. Chaque mois on décompte des Eglises brûlées, des populations serbes attaquées…

Les Albanais, faussement appelés « Kosovars » par les médias, s’apprêtent à proclamer leur indépendance, en dehors de toute règle du droit international.

Dans le même temps, cette communauté internationale refuse aux Serbes qui sont majoritaires au nord du Kosovo et aux Serbes de Bosnie le droit de se rattacher à la Serbie , au nom du même « droit international ».

Aujourd’hui le Kosovo… Et demain ? La Seine-Saint -Denis ? Marseille ? Ou l’Elsau à Strasbourg ?

Cela suffit ! Nous n’accepterons jamais que l’Europe devienne terre d’Islam, nous resterons maîtres chez nous.

Cette manifestation est lancée à l’appel des associations suivantes :

- Jeune Alsace

- Alsace d’abord

- Solidarité Alsacienne

- Les villes contre l’islamisation

- Synthèse Nationale

Avec le soutien de Arnaud Borella, Président de l’association Solidarité Kosovo.
undefinedComme il semble malheureusement que l'indépendance du Kosovo ne soit plus qu'une question d'heures un petit rappel pas inutile :

Interview du major-général MacKenzie du 1er mai 2004

Le major-général canadien MacKenzie était le commandant des forces occidentales en Bosnie. Aujourd'hui à la retraite, il dénonce ce que l'Otan a fait au Kosovo et contre la Yougoslavie.
 

"Avons-nous bombardé le mauvais côté ?" :

"Il y a cinq ans, les écrans de nos télévisions débordaient d'images d'Albanais du Kosovo fuyant à travers les frontières pour aller chercher refuge en Macédoine et en Albanie. Des rapports alarmistes disaient que les forces de sécurité de Slobodan Milosevic menaient une campagne génocidaire, et qu'au moins 100.000 Albanais du Kosovo avaient été massacrés et enterrés dans des charniers à travers toute la province.

L'OTAN entra promptement en action, bien qu'aucun des Etats membres de cette alliance n'ait été menacé, et se mit à bombarder non seulement le Kosovo, mais aussi les infrastructures et la population de la Serbie elle-même, sans que cette action soit autorisée par une résolution des Nations-Unies, instance pourtant vénérée par les gouvernants du Canada passés et présents.

On qualifia de "munichois" ceux d'entre nous qui mirent en garde l'Occident contre le fait qu'il se laissait entraîner aux côtés d'un mouvement indépendantiste albanais extrémiste et partisan. On oublia opportunément que l'organisation qui menait le combat pour l'indépendance, l'Armée de libération du Kosovo (UCK), était désignée universellement comme organisation terroriste et connue pour être soutenue par le mouvement Al Qaida d'Ous-sama Ben Laden."

(...)

"Depuis l'intervention de l'OTAN et de l'ONU en 1999 au Kosovo, ce dernier est devenu la capitale européenne du crime. Le commerce des esclaves sexuels y est florissant. La province est devenue la plaque tournante de la drogue en direction de l'Europe et de l'Amérique du nord. Et pour comble, la plupart des drogues proviennent d'un autre pays "libéré" par l'Occident : l'Afghanistan. Les membres de l'UCK, qui a été démobilisée mais non démantelée, participent à la fois à ce trafic et au gouvernement. La police de l'ONU arrête quelques uns de ceux qui sont impliqués dans ce trafic et les traduit devant une juridiction passoire ouverte à la corruption et aux pressions.

Le but ultime des Albanais du Kosovo est de purger celui-ci de tous les non-Albanais, y compris les représentants de la communauté internationale, et de fusionner avec la mère-patrie albanaise, réalisant ainsi la "Grande Albanie". Leur campagne a commencé au début des années 1990, par l'attaque des forces de sécurité serbes ; ils ont réussi à retourner la réaction musclée de Milosevic en une sympathie universelle pour leur cause. Le génocide proclamé par l'Occident n'a jamais existé ; les 100.000 morts prétendument enterrés dans des charniers se sont avérés être environ 2000, toutes ethnies confondues, y compris ceux qui sont tombés dans les combats.

Les Albanais du Kosovo ont joué sur nous comme sur un Stradivarius. Nous avons financé et soutenu indirectement leur campagne pour l'indépendance d'un Kosovo ethniquement pur. Nous ne leur avons jamais reproché d'être responsables des violences du début des années 90, et nous continuons de les dépeindre comme les victimes d'aujourd'hui, malgré les preuves du contraire.

Quand ils auront atteint leur objectif d'indépendance, aidés par les dollars de nos impôts ajoutés à ceux de Ben Laden et d'Al Qaida, on peut imaginer quel signal d'encouragement ce sera pour les autres mouvements indépendantistes du monde entier soutenus par le terrorisme !

Notre acharnement à creuser notre tombe n'est-il pas comique ? "

The National Post, 6 avril 2004.
Traduit de l'anglais par Maurice Pergnier.


LE MAJOR-GENERAL LEWIS MACKENZIE
:

A commandé des troupes à Gaza, Chypre, Vietnam, Le Caire, l'Amérique centrale. A Sarajevo, en pleine guerre civile, il avait la responsabilité des contingents de 31 nations. Selon Martin Bell de la BBC, il a été, durant ses fonctions à la tête des Occidentaux en Bosnie, l'homme le plus interviewé de toute l'histoire de la télévision. Travaille à présent comme commentateur des affaires internationales pour le National Post et pour de nombreuses chaînes de télévision américaines.


NON A LA CONSECRATION DE LA TERREUR SECULAIRE
ALBANAISE AU KOSOVO ET DE L'AGRESSION
DE L'OTAN CONTRE LA SERBIE !
Par Komnen BECIROVIC
 

L'ignorance, l'inculture, l'irresponsabilité, l'obstination dans l'erreur des responsables européens et américains au sujet du Kosovo, ont de quoi scandaliser. Les uns, en s'érigeant justiciers, déclarent sur un ton vindicatif qu'il faut déposséder les Serbes du Kosovo et reconnaître l'indépendance de ce dernier, afin de les punir pour les crimes qu'aurait commis le régime de Milosevic ! Les autres profèrent sottement que le Kosovo constitue un cas unique dans l'univers et qu'il ne saurait avoir aucun lien avec d'autres revendications séparatistes des minorités en Europe et dans le reste du monde ! D'autres encore, comme Javier Solana, le cacique de la diplomatie européenne, poussent la dérision jusqu'à affirmer que les Albanais du Kosovo méritent d'être récompensés, puisque ils auraient été ethniquement nettoyés par les Serbes, bien que des siècles d'histoire démontrent le contraire de façon irréfutable.
Certes, on ne peut s'attendre à autre chose de la part de l'ancien Secrétaire de l'OTAN qui, obéissant au couple scélérat Clinton-Albright, "ordonna'', le 24 mars 1999, les bombardements de la Serbie pour le compte des terroristes albanais de l'UCK qui avaient précédemment mis la province à feu et à sang, mais que les forces serbes étaient sur le point de neutraliser. Rappelons que l'UCK, quelques mois plutôt, avait été qualifiée d'organisation terroriste par le gouvernement américain lui-même. Mais il faut bien que Solana, pendant qu'il est encore au gouvernail de l'Europe, justifie ses sinistres exploits, en transgressant aujourd'hui les bornes du droit international et de la Charte des Nations Unies par la promotion en Etat du Kosovo occupé par les Albanais, tout comme il a franchi à l'époque les bornes de l'humanité et de l'éthique élémentaires en lançant les escadrilles de la mort sur la Serbie. Crime inexpiable que les consciences ne cessent et ne cesseront pas de flétrir !
Le plus incroyable dans cette affaire, c'est que Solana avec les autres coryphées de la dite communauté internationale, ne retienne du conflit multiséculaire serbo-albanais qu'une minime fraction de temps allant de 1987 à 1999, durant laquelle se serait exercée la terreur serbe sur les Albanais, et ignore complètement des siècles de la terreur réelle albanaise sur les Serbes, de persécutions, de massacres, d'exodes, d'albanisation forcée ou de d'oppression la plus noire, rapportés par toutes les sources historiques. Outre les Serbes, les victimes en ont été également les Grecs, les Macédoniens et les Bulgares, puisque les Albanais avec les Bosniaques, par leur conversion massive à l'islam, se sont faits l'instrument de la domination turque sur les chrétiens balkaniques. Et comme tous les convertis, ils ont poussé leur zèle apostats jusqu'à mériter le titre de "meilleurs fils du Sultan".
En fait, tout s'oppose à doter le Kosovo d'aujourd'hui des attributs d'un Etat : aussi bien l'histoire, la géographie, la culture, la morale, la civilisation que la situation actuelle caractérisée par la conduite des affaires de la province par d'anciens criminels de guerre, par la violation totale des droits de l'homme, par l'absence de toute légalité, par le crime organisé et le règne de la mafia adonnée aux trafics en tout genre, par la poursuite de l'effacement des témoignages de la présence serbe, par l'impossibilité absolue pour un quart de million de réfugiés serbes, chassés en 1999 par les Albanais sous l'égide de l'OTAN, de regagner leurs foyers, par la pénétration dans la province de l'islam radical, comme le prouve la construction de nombreuses mosquées wahhabites à la place des églises détruites, par le risque d'un bouleversement balkanique et européen que provoquerait la reconstitution de la Grande Albanie du temps de Hitler et de Mussolini, enfin par l'encouragement qu'un tel acte inconsidéré donnerait aux autres mouvements séparatistes en Europe et dans le monde. Comme on le voit, le Kosovo actuel est en effet un cas unique certes, non pas comme une réussite de la communauté internationale, mais comme son monstrueux avorton. Telle mère, tel enfant !
Pour qu'il y ait un Etat, il faut, pour paraphraser Renan, qu'il existe une nation, un ensemble cohérent façonné par des siècles d'histoire dans un cadre géographique, et marqué par des œuvres de civilisation. Or il n'existe pas une nation albano-kosovare, tous les Albanais du Kosovo y étant venus en intrus prédateurs en provenance d'Albanie, à l'ombre de diverses tyrannies, turque, germano-italienne fasciste, communiste et otano-onusienne. Au fond tout est serbe au Kosovo, la terre, l'histoire, la civilisation, et il n'existe rien d'albanais hormis le nombre et la violence. Consacrer un tel état de choses, reviendrait à récompenser les Albanais pour la dictature serbe qu'ils auraient subie durant la dernière décennie du XXe siècle, avant que l'OTAN ne vole à leur rescousse, et à punir les Serbes pour avoir enduré l'oppression albanaise la plus cruelle sous tous ces régimes esclavagistes aux cours des époques précédentes. Pour comble d'aberration, les démocraties de l'Ouest infligent, d'abord en les bombardant, le châtiment aux Serbes qui combattirent avec elles le fléau nazi, pour les mutiler, ensuite, de leur Jérusalem et l'offrir en cadeau aux Albanais qui furent des auxiliaires du nazisme jusqu'à la dernière heure, notamment avec la Division Waffen-SS Skanderbeg à la sinistre renommée, et dont les derniers soldats tombèrent devant Berlin.
Bien évidemment, si la raison et la justice guidaient les décideurs du sort du Kosovo, la solution serait de préserver celui-ci dans le cadre de la Serbie dont il fait partie territorialement, historiquement, spirituellement depuis près d'un millénaire, de tempérer les ardeurs albanaises, au lieu de les flatter et de s'en faire le glaive, d'œuvrer au rétablissement de l'équilibre ethnique rompu de la province, notamment en y faisant revenir 250.000 réfugiés serbes et 50.000 autres, en leur restituant leurs biens usurpés et en reconstruisant leurs lieux de culte détruits, bref de créer pour tous, comme le prévoit la résolution 1244 du Conseil de sécurité de juin 1999, les conditions d'une vie normale garanties par la communauté internationale qui, seulement, en agissant ainsi, serait digne de ce nom et justifierait sa présence au Kosovo.

Komnen Becirovic est l'auteur de "La Trilogie kossovienne", publiée aux éditions de L'Age d'Homme : "Le Kossovo dans l'âme" (2001), "Le Kossovo de l'absolu" (2007), et "Le Kossovo sur le calvaire" sur le point de sortir, ainsi que d'une longue préface à la traduction de "l'Epopée de Kossovo" par Adolphe d'Avril (1868), rééditée par l'association Un infini cercle bleu (2006).

Par Cyber-résistant - Publié dans : Coup de Gueule - Communauté : Vu de droite
Lundi 31 décembre 2007 1 31 /12 /2007 23:05

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par Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, auteur de Droit constitutionnel (Economica, 2007).

 
Haute trahison
 
Le projet de « traité modificatif » (reform treaty) européen a été rendu public le vendredi 5 octobre. On comprend à sa lecture pourquoi ses rédacteurs ont renoncé aux expressions de « mini-traité » ou de « traité simplifié »

Dans la mesure où ce texte se borne en réalité à recopier sous une autre forme les trois quarts des dispositions du traité établissant une constitution pour l'Europe, il eût certainement été plus simple de reprendre le texte initial en en rayant seulement les dispositions symboliques abandonnées. On comprend cependant que cette formule ait été écartée car elle aurait manifesté de façon trop criante que l'on se moquait ouvertement de la volonté des peuples français et néerlandais.

Les rédacteurs ont donc préféré concocter une formule compliquée qui modifie d'une part le traité sur l'Union européenne (traité UE) et d'autre part le traité instituant la communauté européenne (traité CE), lequel s'intitulera désormais « traité sur le fonctionnement de l'Union ». La supercherie apparaît clairement avec la Charte des droits fondamentaux qui n'est plus incluse dans les traités mais apparaît dans l'article 6 du texte de la façon suivante : « L'Union reconnaît les droits, les libertés et les principes énoncés dans la Charte des droits fondamentaux du 7 décembre 2000, laquelle a la même valeur juridique que les traités » … Un traité affirme donc qu'une charte qui lui reste extérieure a cependant la même valeur juridique que les traités qu'il modifie ! On n'a jamais vu de procédé juridique plus tordu, même dans les récentes révisions de la Constitution française qui ont pourtant révélé au plus haut niveau normatif l'invasion de notre pays par le « maldroit ». Le protocole n°7 prévoyant cependant que la Charte ne permet ni à la Cour de justice européenne ni aux juridictions britanniques et polonaises d'écarter l'application d'actes nationaux de ces deux pays jugés incompatibles avec ladite charte, provoque un pincement de cœur. Tout se passe comme si le « non » des Français avait servi à d'autres mais pas à eux, quelle humiliation !

Le « traité modificatif » modifie bien le traité constitutionnel rejeté en 2005 puisqu'il en enlève un certain nombre de dispositions explicites et dispense la Pologne et le Royaume-Uni du respect de certains engagements. C'est donc une modification par simple soustraction en ce sens que l'on s'apprête à faire ratifier par le parlement français un traité partiel aux lieu et place du traité complet initial.

Une question fondamentale se pose dès lors : comment le président de la République peut-il décider seul, alors que le peuple français a juridiquement rejeté l'intégralité du traité, de faire cependant ratifier par voie parlementaire la majeure partie des dispositions qu'il contenait au motif que celles-ci « n'auraient pas fait l'objet de contestations » ? Chacun a pu constater, durant la campagne référendaire, que toutes les dispositions étaient critiquées : les uns se focalisaient davantage sur la charte des droits fondamentaux et les politiques communautaires, les autres sur les transferts de compétence, le passage de l'unanimité à la majorité et le déficit démocratique, d'autres encore s'offusquaient des principes et symboles fédéraux. On pouvait peut-être apercevoir que le « non » de gauche déplorait davantage la menace sur l'Etat-providence et le « non » de droite la perte de l'Etat régalien, mais il est certainement impossible et inconcevable de sonder le cerveau de chaque Français en prétendant y déceler des dispositions qu'il aurait rejetées et d'autres qu'il aurait approuvées. La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature. Lorsque l'on sait que la Constitution californienne prévoit qu'une norme adoptée par référendum ne peut être par la suite abrogée ou modifiée que par une autre décision populaire et que la Cour constitutionnelle italienne adopte le même principe, on ne peut qu'être bouleversé par le coup d'Etat ainsi perpétré en France. Si le président a la conviction que les dispositions restant dans le traité modificatif ont fait l'objet d'une approbation implicite des Français, encore faut-il qu'il s'en assure en organisant un nouveau référendum tendant à obtenir leur accord explicite.

Comment qualifier et sanctionner, dès lors, un tel coup d'Etat ? Le texte de la très populaire Constitution de 1793 n'y allait pas de main morte en disposant, dans son article 27 : « Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l'instant mis à mort par les hommes libres ». La peine de mort étant désormais prohibée par la Constitution française il convient de s'y conformer et de se tourner plutôt vers l'article 35 du texte de 1793 qui affirmait solennellement : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, intégrée au préambule de l'actuelle Constitution, range aussi la résistance à l'oppression parmi les droits naturels et imprescriptibles de l'homme.

Notre texte constitutionnel affirme encore que le principe de la République est « gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple » et que son président est élu au suffrage universel direct pour veiller au respect de la Constitution, assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l'Etat et garantir l'indépendance nationale. Le terme qui vient à l'esprit pour désigner le mépris présidentiel de la volonté populaire est évidemment celui de haute trahison. Malheureusement, une révision des dispositions sur la responsabilité pénale du chef de l'Etat, intervenue en février 2007, a substitué à l'antique et belle formule de haute trahison, l'expression affadie et banale de « manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l'exercice de son mandat ». Cela manque singulièrement d'allure et de force mais l'on s'en contentera cependant en proposant aux parlementaires, au lieu de commettre eux-mêmes une forfaiture en autorisant la ratification d'un traité rejeté par leurs mandants, de se constituer en Haute Cour pour sanctionner le coupable.

Sans insurrection ni destitution, nous n'aurons alors plus qu'à pleurer sur notre servitude volontaire en réalisant que nos élus représentent bien ce que nous sommes nous-mêmes devenus : des godillots.
puisqu'il ne comporte, avec ses douze protocoles et ses 25 déclarations diverses, pas moins de 256 pages et qu'en matière de complexité rédactionnelle on peut difficilement faire pire.

Sens et non-sens du « Projet » d’Union euro-méditerranéenne

Dans un style inénarrable, M. Alain Le Roy, ambassadeur français chargé du projet d’Union pour la Méditerranée, une pure initiative du président Sarkozy, expliquait, peu avant le départ de son patron pour une villégiature sur les rives du Nil, qu’il s’agissait, ni plus ni moins, d’une « union de projets (sic)… entre des pays d’intérêts convergents » (1). Assertion qui laisse songeur si l’on considère l’Est et le Sud méditerranéen pour ce qu’ils sont, des foyers récurrents de crises témoignant d’irréconciliables divergences structurelles entre des intérêts singulièrement antagonistes. M. Sarkozy entend-il à ce propos régler en sous-main le contentieux israélo-palestinien ? de sa seule initiative et par le biais d’une Union méditerranéenne dont on pourrait à juste titre soupçonner qu’il s’agisse d’une version bis ou simplifiée de l’actuel conglomérat européen ?  

Une observation superficielle pourrait faire croire que cette initiative présidentielle, assez mal reçue par la chancelière Angela Merkel et qui, d’ailleurs, ne suscite pas un enthousiasme débordant de la part de ces partenaires visiblement contraints que sont MM. Zapatero et Prodi, ne serait qu’une sorte de lubie grandiose à mettre au compte d’une agitation frénétique et apparemment désordonnée. Cependant personne ne semble s’interroger sur les tenants et les aboutissants d’un tel projet, ni poser la question de son opportunité (n’y avait-il, en effet, rien de plus urgent à entreprendre, par exemple en faveur du redressement économique d’une France en pleine déconfiture ou d’une construction européenne dont l’avenir paraît illisible ?), sa faisabilité laissant a priori sceptique ou indifférent l’ensemble du landernau politique. Eh bien, ces questions pourtant importantes ne sont pas posées. Pourquoi ?

Un « projet » qui pourrait être en soi intéressant si sa préoccupation première (par le truchement de la construction d’une aire de coprospérité générale liée à une certaine maîtrise démographique sur la rive orientale de la Mare Nostrum) était, grâce à une forte coopération interétatique, de sauver la Méditerranée de son destin programmé de Mer Morte en devenir (2). Mais est-ce là le but premier de cette Union sortie d’un coup de baguette magique du gibus présidentiel ? L’environnement mis en avant n’est-il pas l’un de ces nombreux leurres que sèment à tous vents les docteurs ès manipulations pour mieux escamoter l’objectif vrai tout en amusant le vulgum pecus ? Pendant que caméras et paparazzi concentrent l’attention des foules sur les concubines présidentielles ou sur les tribulations des aigrefins de l’Arche de Zoé et les otages retenus dans de lointains maquis colombiens, les machines de guerre occidentalistes (3) progressent lentement mais sûrement sous couvert des agendas diplomatiques.

C’est pourquoi tous ceux qui se laissent hypnotiser par l’ostensible activisme présidentiel, dans lequel ils ne voient qu’effets d’annonce, se trompent lourdement ! Quelle erreur, de ne pas voir qu’il s’agit ici et avant tout d’une attitude destinée à donner le change, à détourner l’attention des grandes transformations en cours. Idem pour ceux qui s’amusent de l’histrionisme élyséen ou encore dressent le constat navré que la nouvelle présidence ne se livre qu’à des réformes cosmétiques sans projet véritable et sans « une réflexion ou une stratégie pour la France » (4).

Il est assuré que l’Union européenne des Vingt-sept et maintenant l’Union pour la Méditerranée sont d’abord des projets dans lesquels la France en tant que Nation historique ne peut qu’être appelée à irréversiblement s’abîmer et disparaître. Le processus est déjà bien engagé et ce n’est pas la centaine de souverainistes qui se rassembleront le 4 février prochain devant le Palais de Versailles pour conspuer les chambres réunies en Congrès, au nom de la patrie de Jaurès et de De Gaulle, qui y changeront quoi que ce soit. Que cela plaise ou non, l’histoire s’est remise en marche avec l’accession de M. Sarkozy, une histoire dont nous ne sommes plus les acteurs mais qui nous entraîne, volens nolens, irrévocablement. Aussi est-il assez vain de se gausser du vibrionnisme présidentiel lorsque l’on devient les spectateurs impuissants de son destin. En effet, M. Sarkozy n’a pas de projet pour la France, et c’est à tort qu’il lui en serait fait grief, pour la bonne et simple raison qu’il en est le syndic de faillite. Oui, certes, il n’a pas non plus l’ombre d’une vision personnelle puisqu’il n’est en tout et pour tout que l’exécutant d’une stratégie conçue et développée de longue date ailleurs, dans les banlieues chic de Virginie, et non dans les étroits marigots hexagonaux.

La première strate de cette grande transformation pour laquelle le président Sarkozy manie avec dextérité sa baguette de chef d’orchestre est, bien entendu, l’Europe appelée ainsi par antiphrase puisqu’il s’agit avant tout de créer un vaste carrefour de libre-échange appelé à fusionner dès que possible avec l’Amérique du Nord. Idée que développe depuis peu et sans complexe l’ancien premier ministre et fidèle du nouveau président, M. Balladur (5). Le temps n’est plus aux dissimulations et aux arrière-pensées, l’on peut à présent abattre ses cartes sans la moindre réserve.

La seconde strate, projet nouveau et impressionnant d’envergure, est la création de cette Union euro-méditerranéenne devant permettre à terme l’arrimage du Maghreb arabe à l’espace européen, et, au final, leur intégration dans un ensemble unique. D’où l’importance politique de l’entrée de la Turquie dans l’Union. Précisons que la nouvelle Constitution repeinte aux couleurs de la France qui gagne par le tandem Balladur-Lang ne fera désormais plus obligation d’une consultation du peuple par voie référendaire pour toute nouvelle adhésion à l’Union (6). Et ceux qui croient que cette disposition ne s’appliquera pas à la Turquie sont des naïfs impénitents !

Allons plus loin et gageons que l’Union euro-méditerranéenne constitue déjà le pivot occidental du « Projet Grand Orient », l’Initiative Greater Middle East (7), apparemment en sommeil mais en apparence seulement puisqu’il refait surface à travers l’UEM, un projet d’intégration et de normalisation globale visant en priorité le Maghreb et le Machrek arabe.

Dans ce contexte, chacun aura compris que la course aux contrats dans laquelle rivalisent entre autres les Européens n’explique pas à elle seule la façon dont les despotes libyen et algérien sont aujourd’hui courtisés. En vérité, l’intégration du Maghreb est déjà en cours par le truchement de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord [Otan] dont les gouvernements ont déjà signé des accords de partenariat.

Rappelons que l’Otan est active en Afghanistan où, sous couvert d’une mission de stabilisation (à laquelle participent des forces françaises dont il est prévu qu’elles s’étoffent prochainement pour monter en première ligne de feu au Sud, dans la province de Kandahar), elle conduit la guerre livrée depuis 2001 aux islamistes et à la résistance irrédentiste pachtoune. L’Otan assure, de la même façon, en Méditerranée des missions plus discrètes de contrôle des voies maritimes et des transits des marchandises : à l’été 2007 l'Otan avait ainsi, depuis mars 2003 et le démarrage de l’Opération Active Endeavour, contrôlé plus de 75.000 navires et arraisonné une centaine de bâtiments suspects (8).

Or, l’intégration méditerranéenne sous la houlette de l’Otan (9) (et par conséquent sous la tutelle directe des Etats-Unis) est silencieusement en cours depuis 1995 et la coopération en matière de sécurité associant l'Alliance atlantique à l’Algérie, l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Maroc (ce dernier Etat participant à la Force de stabilisation de l'Otan dans les Balkans en vertu des accords de partenariat stratégique passés avec les Etats-Unis en 2003), la Mauritanie et la Tunisie, se traduit par un partenariat militaire multilatéral mieux connu sous le nom de « Dialogue méditerranéen » !

En conclusion, on voit assez clairement que, parallèlement à la visite de M. Sarkozy à Alger et à l’invitation de M. Khadafi à Paris, de nombreux et juteux (sur le papier) contrats n’ont été signés que pour sceller des pactes sous-jacents d’une tout autre envergure. L’Algérie aujourd’hui est amenée, sous couvert de l’Otan, à collaborer avec l’Etat israélien, avec la Turquie et avec les pays européens riverains de la Méditerranée, la France, l’Italie, l’Espagne qui se sont rencontrées à ce propos le 20 décembre dernier lors du sommet de Rome.

Ce qui pourrait constituer un facteur positif de stabilité est aussi le signe d’une intégration régionale pour le moins lourde de conséquences et particulièrement inquiétante, mais dont nul ne semble sérieusement se préoccuper. Sauf, mezzo voce, Mme Merkel qui, le 7 décembre, considérait cette idée d’Union euro-méditerranéenne comme potentiellement « très dangereuse » en raison du risque de « libération de forces explosives par définition non souhaitables ». Déclaration à placer au regard de l’intervention du président Sarkozy en clôture du sommet de Rome :

« En Méditerranée se jouera la pire des guerres ou la meilleure des paix… En Méditerranée se joue une partie de l’avenir de l’Humanité. »

Propos dramatiques à connotation prophétique, difficilement compréhensibles hors du contexte global des divers Projets d’unification et d’intégration des espaces européens et méditerranéens au sein d’un vaste ensemble satellite de la Puissance atlantique où les Etats devenus politiquement inexistants au sein de structures fédérales assureront des fonctions supplétives, notamment d’ordre militaire, au sein de l’Otan. L’intégration euro-méditerranéenne nous donne ainsi une image d’une grande netteté du monde à venir, un monde dominé tout à la fois par le commerce et la guerre.

Jean-Michel Vernochet
30 décembre 2007
Correspondance Polémia
02/01/08

J.-M. Vernochet est ancien grand reporter au « Figaro » et chroniqueur de politique étrangère :
geostrategie.com/338/msarkozy-–-villegiature-en-egypte-sens-et-non-sens-du-«-projet-»-d’union-euro-mediterraneenne

NOTES

1)    M. Alain Le Roy, entretien « L’Union pour la Méditerranée est une union de projets » in « Al-Ahram Hebdo », 26/12/07–01/01/08.
2)    Déjà en Méditerranée les thons rouges se font rares et la France ne s’illustre guère que par ses pratiques de surpêche et ses trafics de quotas revendus à des entreprises turques. Quant au Japon, ses bâtiments de pêche industrielle s’y illustrent par l’usage extensif de filets dérivants souvent longs d’une centaine de kilomètres (100 km).
3)    Concept dont use volontiers l’ancien ministre socialiste des Affaires étrangères, Hubert Védrine, pour désigner le camp atlantiste au sens large.
4)    Marcel Gauchet, « Nice-Matin », 16/12/07.
5)    M. Edouard Balladur (lequel vient de remettre au président le rapport de la commission pour la réforme constitutionnelle, co-dirigée par l’agrégé de droit public Jack Lang, une refonte de la loi organique qui fera passer subrepticement la France de la Ve à la VIe République) vient de publier en novembre 2007 (Fayard) un texte définitif titré « Pour une Union occidentale avec les Etats-Unis ».
6)    M. Sarkozy ne manque pas une occasion de rappeler spectaculairement son refus d’admettre la Turquie : qui ne voit que cette position est en totale contradiction avec son projet d’Union euro-méditerranéenne ? Pour l’anecdote : la famille de M. Balladur est originaire d’Izmir en Turquie, celle de M. Sarkozy de Thessalonique, en Grèce, sur la rive opposée. Pour ces deux hommes sans enracinement stable et grands manieurs d’abstractions, la France ne représente évidemment qu’une entreprise à gérer et à formater aux exigences de la mondialisation.
7)    Présentée pour la première fois lors du Forum de Davos en janvier 2004 cette Initiative est officialisée en juin de la même année pendant le Sommet du G8 à Sea Island (Géorgie). Il s’agit d’un vaste programme transcontinental censé encourager l’extension du système démocratique à la quasi-totalité de l’aire islamique, du Maroc au Pakistan.
8)    A partir de 1994 l’Otan, avec ses « partenaires » du Dialogue méditerranéen, assure la surveillance de l’espace maritime méditerranéen de la mer Noire à Gibraltar, un détroit que franchissent quotidiennement quelque 3.000 navires de commerce. Depuis mars 2003 et le lancement d’Active Endeavour, l'Otan arraisonne systématiquement les navires suspects et la plupart de ceux qui traversent la Méditerranée orientale. Les forces navales algériennes sont progressivement intégrées dans le dispositif Otan, l’Algérie ayant établi un axe militaire avec Ankara (dont l’alliance stratégique avec Tel-aviv remonte à avril 1996).
9)    L’Union méditerranéenne déjà structurée par l’Otan fait écho à la construction en cours d’une Europe fédérale dont les derniers entrants ont d’abord adhéré à l’Otan avant d’être admis dans l’Union. Soulignons ici le rôle clef de l'Otan dans la construction de l’UE, et dont on connaît le rôle dans le démantèlement final, en 1999, de la Fédération yougoslave, un éclatement essentiel pour l’achèvement de l’unification de l’espace européen.

Polémia

ALLEZ SIGNER LA PETITION INITIEE DANS LES 27 PAYS DE L'UNION EUROPEENNE EXIGEANT UN REFERENDUM POUR RATIFIER LE MINI-TRAITE ET DIFFUSEZ PARTOUT L'INFORMATION.
Si on atteint 1 000 000 de signatures le référendum aura lieu. Score actuel environ 25 000 signatures le 19 décembre 2007.

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