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Lundi 31 mars 2008

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On ne sait pas quelle est la fiabilité de Global Incident map, mais le site est fort séduisant. Il présente une carte du monde où figurent les principaux événements mondiaux : attentats, catastrophes, conflits… Bien sûr, la carte est cliquable, agrandissable, donne les détails pour chaque icone, permet de trier les événement par type, par pays etc…


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posté par PM


Etonnant de la part de la firme mondialement connue des jeans Levi’s (du nom du fabricant juif Levi Strauss), cette affiche visant à caresser dans le sens du poil les musulmans indonésiens.

Le slogan de l’affiche ci-dessous souhaite aux musulmans de bonnes fêtes de l’aid mais la flagornerie est poussée fort loin. Voir le détail de l’image :


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L’image grande taille ici



La France s’adapte à la “finance islamique”

Le premier forum français consacré à la “finance islamique” se tient aujourd’hui, à Paris. L’alliage des exigences du Coran et de la science des chiffres avaient jusque là rebuté les acteurs français du secteur financier. Mais face aux taux de croissance de la finance islamique et à l’augmentation de la population musulmane, ils ont décidé d’affronter l’urgence : adapter le système français à ce nouveau partenaire. ->

“Accommodement raisonnable”, “adaptation”, “diversité”, “mixité”, “enrichissement culturel”: les locutions françaises deviennent de plus en plus riches pour traduire le mot “dhimmi”.

 


Le régulateur britannique a publié récemment un document intitulé “Islamic Finance in the UK: Regulation and Challenges”, dans lequel elle souligne l’importance de favoriser le développement de produits financiers islamiques.

L’expansion de l’offre de produits islamiques devrait renforcer à son tour la position de Londres en tant que grand centre financier international. ->

L’Europe en perte d’identité ? Tant qu’il y a de l’argent à se faire, ce n’est pas un problème.



La citation du jour

Tiré d’un article du Monde:
A Argenteuil, les RG décrivent “l’investissement croissant de fondamentalistes musulmans dans le secteur de la restauration rapide”. A Rennes (Ille-et-Vilaine), une boucherie-charcuterie d’un quartier sensible a aussi fait l’objet, en novembre 2006, de graffitis sur la vitrine :

“Arrêtez de vendre des saucisses qui puent ou on va vous tirer dessus, PD de boucher”. ->


Les partisans de Rachida Dati se font passer pour de faux auditeurs sur RMC

Des partisans de Rachida Dati ont tenté de se faire passer pour des auditeurs lors de son récent passage à RMC. L’objectif était de lui poser « des questions gentilles » afin de redorer son blason.

La fédération UMP des métiers de la justice qui regroupe des notaires, des avocats et des magistrats a appelé en masse ses adhérents à poser « des questions gentilles » lors du passage de Rachida Dati sur l’antenne de RMC. ->

 


En 2006 le gouvernement vietnamien a fait mine de libéraliser le pays. Il s’agissait pour lui d’obtenir des avantages économiques. Cette politique trompeuse lui a réussi … puisqu’en novembre 2006 le Vietnam pouvait organiser le sommet de la Coopération Asie-Pacifique, puisqu’en décembre 2006 les Etats-Unis ont accordé au Vietnam « le statut de nation la plus favorisée » et puisqu’en janvier 2007, consécration suprême, le Vietnam était accueilli au sein de l’Organisation mondiale du Commerce. 

Mais cette libéralisation n’était qu’un faux-semblant. Dans la réalité si quelques prisonniers étaient libérés, pour la galerie, au cours de 2006, des dizaines d’autres, pour motif politique ou religieux, étaient arrêtés sans vacarme, discrètement, au cours de la même année. Une fois obtenus les avantages économiques qu’elle recherchait, en 2007, la dictature communiste n’a plus hésité à réprimer ouvertement la moindre velléité de dissidence, sûre de son impunité, qui, comme on sait, ne sourit qu’aux impudents. Lire la suite »



Les Chrétiens d’Orient en danger

Dans l’avalanche de nouvelles venues d’Irak, du Liban, de Palestine ou de Turquie, qui s’intéresse encore à la minorité des chrétiens d’Orient - 10 millions, en incluant les 6 millions de coptes d’Egypte -, à ces Arabes qui ne sont pas musulmans ?

Les chrétiens ont été les catalyseurs de la modernité arabe. Ils sont d’autant plus chez eux en terre d’islam qu’ils sont antérieurs à l’islam“, rappelle l’historien Henry Laurens. ->

 


Indonésie: Des Musulmans en prennent pour 14 et 19 ans pour avoir décapité des écolières chrétiennes

La communauté musulmane, fortement majoritaire dans ce pays d’Asie qui se touve être le première nation de l’islam en terme de population, a manifesté pour protester contre… la dureté de la peine. ->

Trois jeune fille ont été décapitées à la machette: Theresia Morangke (photo 1, la question de la publication ou non de cette image a déjà été réglée, nous assumons parfaitement) Yarni Samubue, 15 ans, et Alfita Poliwo, 17 ans, le 29 octobre 2005, coupables du simple fait d’être chrétiennes et pour donner satisfaction à l’idole haineuse et christophage de l’islam qui réclame à tout bout de champ dans le coran la mort des mécréants.

Une quatrième, Noviana Malewa (photo 2), 15 ans, a survécu à son agression.

Chers lecteurs musulmans qui avez déjà abondamment réagi aux publications précédentes de ces images, regardez-les bien et voyez ce qu’on appelle des martyrs dans notre religion !

Les mécréants ressemblent à [du bétail]… Et tuez-les, où que vous les rencontriez…” (coran, II 171 et 191, ceux pour répondre à ceux qui nous accusent de ne pas lire le coran et, accessoirement, pour répondre aussi à Axelle Red et Renaud, oui, les assassins de ces petites ont bien lu le coran et, de toute évidence, l’ont suivi à la lettre en bons musulmans.)


Une véritable campagne visant à vider Doura (sud est de Bagdad) et les quartiers voisins de leur population chrétienne a été lancée depuis avril dernier.

Les chrétiens ont été placés devant plusieurs choix : se convertir à l’islam, payer la taxe jizya (due par les non musulmans vivant en territoire musulman), donner une fille à marier à des combattants musulmans ou bien partir en laissant tous leurs biens. ->




Dans la suite de son entretien avec Zenit, Thomas Grimaux dénonce l’islamisme comme foyer des persécutions antichrétiennes :

“Dans « Esclaves chrétiens, maîtres musulmans : L’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800) », de Robert-C Davis, l’auteur donne un chiffre terrible : «l’esclavage blanc pratiqué par ceux que l’on nommait alors les «Barbaresques» a bel et bien existé sur une grande échelle et constitué une véritable traite qui fit, durant près de trois siècles, plus d’un million de victimes.» […] ->

Il y eut même des ordres religieux dévolus expréssement au rachat des esclaves chrétiens: Les Tinitaires des saints Jean de Matha (illustration) et Félix de Valois et les Mercédaires des saints Pierre Nolasque et Raymond de Penafort. Trinitaires et Mercédaires s’offraient en échange des esclaves chrétiens quand l’argent ne suffisaient pas à leur rachat; il n’y a que dans le catholicisme que l’on voit cela… Une fois dans la place, ils soutenaient la foi des chrétiens prisonniers souvent persécutés pour les contraindre à une conversion forcée. Du XIIIe au XVIIIe siècle, les seuls Mercédaires auraient libéré pas moins de 60.000 captifs.

Voir aussi la biographie de saint Vincent de Paul, illustre ecclésiastique français capturé par les Barbaresques en 1605 et qui s’évada après deux ans de captivité en convertissant la femme d’un apostat français qui l’avait acheté, lequel il ramena également à la foi.



Les assistants du père Noël remplissent les bombes surprises pour les fêtes de fin d’année… ->


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par Cyber-résistant publié dans : Actualités communauté : Néo France
Jeudi 20 mars 2008

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Communiqué du 24 janvier 2008

:: L’expulsion des immigrés clandestins est conforme aux droits de l’Homme ! ::

Les réseaux gauchistes articulés autour d’Education Sans Frontières se gargarisent en permanence des « droits de l’homme ». On peut se demander si ces gens ont jamais lu une seule déclaration ou convention des droits de l’Homme. Ainsi, un Richard Moyon, professeur d’histoire en dispenses syndicale et chef du RESF, n’a sans doute jamais lu la Convention Européenne des droits de l’Homme (CEDH) de 1950, et plus précisément un extrait de son article 5, intitulé « Droit à la liberté et à la sûreté » que nous reproduisons ci-dessous :

« 1. Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté.

2. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf dans les cas suivants et selon les voies légales:
[…]

e. s’il s’agit de la détention régulière d’une personne susceptible de propager une maladie contagieuse, d’un aliéné, d’un alcoolique, d’un toxicomane ou d’un vagabond;
f. s’il s’agit de l’arrestation ou de la détention régulière d’une personne pour l’empêcher de pénétrer irrégulièrement dans le territoire, ou contre laquelle une procédure d’expulsion ou d’extradition est en cours. »

De même, les innombrables enseignants du RESF, nourris des grands principes révolutionnaires, semblent avoir oublié l’article 7 de la Déclaration des droits de l’Homme de 1789 qui affirme :

« Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l’instant: il se rend coupable par la résistance. »

Ainsi donc, quand un militant du Réseau Education Sans Frontières héberge, véhicule, conseille un clandestin, essaye d’empêcher un avion de partir ou bien s’interpose devant la police, non seulement il viole la loi mais de plus, il bafoue la grande Déclaration universelle des Droits de l’Homme.

C’est donc une bonne nouvelle que notre Collectif voulait délivrer. Non seulement l’expulsion des immigrés clandestins est légale, non seulement elle est légitime au regard de la volonté majoritaire du peuple français, mais encore, elle est conforme à l’idéal des droits de l’Homme.

La nouvelle n’empêchera nullement le RESF de récidiver dans ses actions mais elle a au moins le mérite de jeter bas les masques et de montrer qui sont ces gens : des imposteurs.

———————————————————–
Collectif Expulsion sans Frontières
http://www.expulsionsansfrontieres.org
Courriel : expulsionsansfrontieres@gmail.com



Rachida Dati a-t-elle apostasié l’islam ?

Les voies du Seigneur sont décidément impénétrables. Comment pouvait-on prévoir qu’un jour Rachida Dati ferait son coming out catho, allant jusqu’à assister très médiatiquement depuis plusieurs semaines à la grand-messe de 11h dans plusieurs églises de « son » VIIème arrondissement de Paris ? Noël ! Noël !

Et pourtant, elle vient de loin notre petite Rachida, elle qui, naguère encore, jeûnait ostensiblement pendant le ramadan – au point d’indisposer ses collègues – au ministère de l’Intérieur où elle occupait le poste de conseiller de M. Sarkozy.

Le même Sarkozy devenu Président de la République a peut-être pensé aux touchantes manifestations de piété musulmane de sa petite protégée lorsque, avec une gourmandise non feinte, il affirmait à la Grande Mosquée de Paris le 27 septembre dernier à l’occasion de la « rupture du jeûne » : « Au gouvernement, certains s’obligent à ce jeûne » . Clin d’œil à Rachida présente aux côtés du Président ? Lequel avouera à ces hôtes musulmans : « Oui, je me sens bien chez vous ». Quand Rachida est là, tout va…

Mais l’émouvant cheminement spirituel de la jeune femme n’explique sans doute pas tout. On pourra en effet plus prosaïquement remarquer que c’est précisément dans ce VIIème bon chic bon genre que Madame la ministre a été parachutée par l’UMP pour les prochaines élections municipales. Et qu’y faire, sinon draguer l’électorat catho ?

Prenant sa mission particulièrement à cœur, Mme Dati n’a pas hésité à tapiner (électoralement parlant, et Ad Majorem Sarkozyi Gloriam cela va de soi) le mois dernier à Sainte-Clotilde, puis à Saint-Thomas-d’Aquin, et enfin, dimanche dernier à Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, trois églises bien réparties par rapport à son QG de campagne. Ce nomadisme paroissial a-t-il pu paraître suspect ? Peut-être, mais Paris vaut bien quelques messes astucieusement ventilées.

Si, tournant le dos au relativisme religieux, culturel et moral, professé par son maître à penser (et plus si aff.) Nicolas Sarkozy, Madame la ministre se sentait des velléités de conversion sincère au catholicisme, on lui rappellera le sort funeste que l’islam réserve aux apostats :

« Les pierres utilisées pour infliger la mort par lapidation ne devront pas être grosses au point que le condamné meure après en avoir reçu une ou deux. Elles ne devront pas non plus être si petites qu’on ne puisse leur donner le nom de pierre. La taille moyenne est choisie généralement afin de faire expier la faute par la souffrance » (cf. Lapidation )

Nous ne saurions trop conseiller la plus extrême prudence à Rachida Dati. En particulier, quand on risque la lapidation, était-il bien malin d’aller se montrer à Saint-Pierre-du-Gros-Caillou ? Naïveté ou sens aigu de la provoc’ ?

Henri Dubost pour Novopress France

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://fr.novopress.info]


Lancement à Anvers de l’organisation européenne « Les villes contre l’islamisation » - avec Robert Spieler, Président d’Alsace d’abord

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Jeudi 17 janvier, s’est tenue à Anvers, en Flandre, la réunion constitutive de l’organisation européenne « Les villes contre l’islamisation ».

Plusieurs mouvements nationaux et identitaires européens, à l’initiative de Filip Dewinter, député d’Anvers et porte-parole du Vlaams Belang, ont décidé de créer cette structure commune afin de renforcer et de coordonner leur lutte contre l’islamisation de nos villes.

Parmi les fondateurs figurent le FPÖ (Autriche), représenté par son Président Heinz Strache ; Krake Rolf du Danemark qui a lancé des initiatives populaires contre l’islamisation de son pays ; Henrique Ravelo, Président espagnol de Tierra y Pueblo ; Adriana Bolchini, d’Italie, ancienne proche de Oriana Fallaci et responsable d’une association anti-islamique ; Markus Wiener-Wolter, dirigeant de Pro Köln, association citoyenne très puissamment implantée à Cologne et farouchement opposée à l’implantation de mosquées-cathédrales dans Cologne.

Robert Spieler figure également parmi les fondateurs de l’association, et entendait représenter tous ceux qui, qu’ils soient nationalistes, régionalistes ou identitaires, sont résolus à ce que l’Alsace et la France ne deviennent jamais terre d’Islam.

Après la conférence de presse, les membres fondateurs de l’association se sont retrouvés devant la mairie d’Anvers en brandissant des panneaux représentant une mosquée géante dans un cercle rouge barré.

Dans l’après-midi, visite sous protection policière du quartier du nord d’Anvers, totalement islamisé. Edifiant et significatif de ce que l’on peut attendre dans les prochaines décennies…

Dans la soirée, grande réception avec les militants et les élus d’Anvers du Vlaams Belang : 800 personnes.

L’association « Les villes contre l’islamisation » va organiser dans les prochaines semaines de nombreuses réunions partout en Europe de sensibilisation face à la menace islamique.

La première de ces réunions aura lieu le samedi 2 février à Paris sous l’égide de la revue et de l’association Synthèse Nationale, dirigée par Roland Hélie.

Robert Spieler et Hilde de Lobel, députée du Vlaams Belang, seront présents lors de cette réunion et présenteront au public les objectifs de cette initiative.

Source : Robert Spieler



Le XXIème siècle sera-t-il musulman ?

On adore nous dire qu’il y a environ un milliard et demi de musulmans dans le monde. Ce qu’on oublie de nous dire, c’est qu’il en avait cent trente millions en 1900. Le nombre a donc plus que décuplé, pendant que la population chrétienne ne faisait que tripler, et que la population européenne stagnait, ou peu s’en faut.

Les musulmans maîtrisent l’arme démographique, mais ils maîtrisent aussi maintenant l’arme économique et financière. Les réserves financières des pays pétroliers sont estimées à 4000 milliards de dollars, pendant que l’occident, de l’Espagne à l’Amérique en passant par la France ou l’Italie croule sous les dettes. Aujourd’hui l’Algérie est plus riche que la France. Les tours de passe-passe du galopin présidentiel montrent, outre son admiration pour l’argent (essayons le dernier yacht ou le dernier jet de l’émir untel), que les décisions sont prises là-bas et plus ici.

Bush junior et allé s’humilier en Arabie séoudite pour demander un rab sur le pétrole que bien sûr il n’a pas obtenu. Les fonds souverains arabes pèsent 900 milliards de dollars, et l’on ne peut que les en féliciter alors que nos sacro-saints marchés financiers cassent la valorisation de toutes les entreprises occidentales, qui n’ont pourtant jamais autant rapporté d’argent. C’est bien l’occident qui a décidé de sous-valoriser la technologie Alcatel, et de surévaluer le pétrole, alors que nous avions pourtant été prévenus dès 1973 de l’usage qui pourrait être fait de l’or noir.

D’autres éléments sont à prendre en compte : les églises continuent de se vider, et les vrais catholiques, en France ou ailleurs, se constituent des Katholik Parks pour survivre en marge de la société multiculturelle européenne. Je rappelle que dans un de ses derniers textes, Jean-Paul II avait courageusement déconseillé le mariage des chrétiennes avec les musulmans. Conseil suivi de peu d’effet, on s’en sera douté. En Amérique du sud, les évangélistes continuent de progresser et d’écraser l’église, pendant qu’en Amérique du Nord, les latinos commencent à se convertir massivement à l’islam, femmes comprises. Cette religion a décidément le vent en poupe, en dépit ou grâce à sa violence, grâce surtout à sa cohérence doctrinale et à son maintien d’un strict lien entre la vie temportelle et celle spirituelle. Je le dirais au risque de choquer : c’est un monothéisme qui fonctionne mieux que le nôtre. La brutalité ou l’intransigeance de l’islam attirent d’ailleurs beaucoup d’anciens (ou de nouveaux) nationalistes, en France comme ailleurs.

On peut considérer qu’il y aura cent millions de musulmans en Europe en 2100, jeunes pour l’essentiel. Et ceux-ci font déjà la loi, non seulement en France mais également en Angleterre, où l’on impose la viande hallal à l’école primaire à certains KAFIR britanniques, où l’on interdit la lecture des Trois petits cochons (pas hallal, justement) et où l’on interdit peu à peu tous les arbres de Noël. C’est la même Angleterre blairiste qui est allée prêter son soutien à Bush pour liquider le seul régime laïque arabe, qui donnait des responsabilités aux chrétiens sans les liquider ou les chasser, comme ils l’ont été depuis cinquante ans de tout le monde musulman. Quand on a des ennemis comme cela, on n’a même plus besoin d’amis…

Six ans et demi après les attentats du 11 septembre, tout semble nous montrer que l’islam a gagné la bataille de la globalisation ; qu’il va s’inposer partout, et imposer trois types de populations : les musulmans proprement dits, les convertis (300 000 en France), et les dhimmis, ou vrais soumis, qui vont approuver les diktats des imams et des émirs du pétrole. Cela pourrait prendre moins de temps qu’on nous l’a dit.

Il a cent ans environ, René Guénon prévoyait une guerre traditionnelle qui ferait plier l’occident moderniste. Aujourd’hui ce dernier est nihiliste, sénile et vénal : le XXIème siècle a donc de fortes chances d’être musulman, au moins dans notre partie du monde.

Nicolas Bonnal pour Novopress

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Ne regardez plus Euronews !

Image Hosted by ImageShack.us La saga cosmopolite continue. Un article précédent sur Novopress nous apprenait la diffusion à partir de juillet 2008 d’Euronews en arabe, pour « informer les populations arabophones d’Europe ».

Philippe Cayla, son PDG, enfonce le clou. Il n’a plus envie de faire du journalisme. Il souhaite passer à la propagande bruxello-mondialiste.

Sous couvert d’un déficit, il est vrai réel, d’informations sur les institutions européennes, il expose dans une tribune libre du journal Le Monde, sa vision de l’Europe :

« Pourquoi parler d’Europe ? Parce que l’histoire des nations se termine, et que l’histoire de l’Europe est à peine commencée. La souveraineté nationale, économique, commerciale, et même militaire, c’est terminé. Ces renoncements sont définitifs, irréversibles et c’est tant mieux ».

Plus loin, il parle de Bruxelles comme « un lieu miraculeusement multiculturel où des intelligences (!) se consacrent à l’Europe ».

Philippe Cayla joue à merveille son rôle de promoteur du système, celui qui détruit l’avenir des nations, pour le plus grand bonheur de l’individualisme consumériste.
Sa chaîne, payée en partie par la redevance télé, n’a plus pour but d’informer, mais de convertir les derniers récalcitrants au monde merveilleux du cosmopolitisme européen.

Ne plus regarder Euronews évite une contamination mentale néfaste.

LeBerlioz pour Novopress

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Le prix du livre européen de la magouille

Image Hosted by ImageShack.us Il a été décerné à Guy Verhofstadt, ancien Premier Ministre de la Belgique, devenu premier Ministre expédiant les affaires courantes en attente d’un gouvernement, et actuellement Premier Ministre par intérim, en attendant d’être Premier Ministre à vie.

Ce prix est décerné apparemment au meilleur ouvrage détruisant les Nations, dont le président du comité de parrainage est le has been Jacques Delors, et le président du jury le cosmopolite Henning Mankell.

Le prix a été décerné, sans arrière-pensée politique à l’ouvrage, sûrement écrit par un nègre, intitulé « les Etats-Unis d’Europe ». Sans commentaires.

C’est un peu comme s’il existait un prix du livre UMP décerné à Nicolas Sarkozy, un prix de la maison blanche qui verrait couronner Dick Chesney, ou un prix microsoft donné à Bill Gates.

Evidemment, la lecture de ce livre n’est en rien une obligation…

LeBerlioz pour Novopress

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Le Choc du Mois N°19 en avant-première dans Novopress

Retrouvez désormais chaque mois, en avant-première et en exclusivité pour Novopress, la couverture, le sommaire et un article du Choc du Mois ! En kiosque dès lundi.

Image Hosted by ImageShack.us Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us La suite de cet article (et les autres) en vous rendant chez votre marchand de journaux ou en vous abonnant .

Racines


Groupe SPARTE : des intellectuels au service de l’Identité !

Beaucoup d’entre vous ne le savent pas, mais il existe, parmi les structures amies du Bloc Identitaire, un regroupement informel de personnes intéressées par le travail intellectuel et la recherche théorique qui cherchent à comprendre et analyser les enjeux actuels et proposer des solutions s’inscrivant dans une optique identitaire d’enracinement des peuples européens et de défense des cultures face à l’uniformisation marchande et aux dangers entraînés par les migrations massives de populations.
Il s’agit du Groupe Sparte, qui dispose d’un site internet : www.groupe-sparte.com que je vous invite à visiter.
Le Groupe Sparte est indépendant du Bloc Identitaire mais appartient à la « mouvance » Identitaire de telle sorte que les textes de Sparte n’engagent pas les Identitaires et inversement, le Bloc Identitaire ne dicte pas à nos amis du Groupe Sparte ce qu’ils doivent penser ou écrire.
Le Groupe Sparte regroupe des chercheurs, des enseignants, des étudiants mais également toute personne intéressée par le combat des idées. Si vous souhaitez apporter votre pierre à l’édifice, vous êtes les bienvenus.
Récemment, nos amis du Groupe Sparte ont édité des textes remarquables sur la métaphore politique de l’exil chez M.G. Dantec, sur l’enjeu révolutionnaire des classes moyennes, la nécessité de dépasser le projet moderne, ou encore sur les dangers ou les avantages du communautarisme pour notre combat contre l’immigration, etc… Ces textes sont en ligne sur leur site internet.
Il est évident que la recherche d’un dépassement de la modernité politico-philosophique par une critique positive de la philosophie des Lumières et du relativisme kantien doit retenir notre attention dans la mesure où il s’agit là de la racine du mal qui ronge les sociétés européennes.
Peut-être (et il s’agit là d’une opinion personnelle) faut – il même remettre en cause l’apport cartésien ou le nominalisme de Guillaume d’Ockham (1300-1350) qui ont introduit une rupture avec la scholastique et la pensée aristotélicienne.
Comme vous le voyez, il y a du pain sur la planche pour ceux qui souhaitent se dégourdir les neurones.
Précisons également que le Groupe Sparte, conformément à la ligne de conduite générale des Identitaires, travaille dans une optique de rassemblement de toutes les sensibilités religieuses ou politiques sans esprit de sectarisme et sans exclusive. Le Groupe Sparte accepte également de travailler avec des structures constituées comme par exemple la Fondation Polémia ou des revues catholiques qui ont récemment accueillies des articles d’identitaires.
La mouvance « Identitaire » avec un mouvement politique pour les jeunes (les Jeunesses Identitaires), pour les adultes (Bloc identitaire) des associations de solidarité avec les européens qui souffrent (SDF, Solidarité Kosovo, associations de défense des victimes), une agence de presse (Novopress), un groupe de réflexion et de recherche intellectuelle (Groupe Sparte) couvre tous les domaines de l’engagement social et politique et démontre sa maturité.
De plus, avec toutes ces structures et ces possibilités d’action il faut désormais une bonne dose de mauvaise volonté pour dire « moi je souhaite aider les Identitaires, mais je ne sais pas comment m’engager pour me rendre utile » !
Allons, cher ami, un petit effort, il y a de quoi bosser chez les Identitaires.
Jérôme D. (http://blog-identitaire.com)


L’invasion polonaise

Image Hosted by ImageShack.us En 2004, lors de l’élargissement de l’Union Européenne aux pays de l’est, promesse avait été faite qu’en aucun cas il n’y aurait de déferlement massif en Europe de l’ouest de travailleurs et de non travailleurs issus de l’ancien bloc soviétique.

Ceux qui avaient anticipé le problème se sont vus qualifiés de « fantasmeurs », quand ce n’est de « racistes ».

Cependant, l’adjoint au maire, travailliste, de La Haye, n’arrive plus à offrir des logements en nombre suffisant à ses compatriotes, parle d’un afflux de travailleurs polonais, estimés à 120 000, et redoute l’arrivée de roumains en nombre supérieurs.

Les élus locaux accusent le gouvernement central d’avoir fait preuve de « naïveté ».
Cette immigration incontrôlée pose de graves problèmes en Europe de l’ouest, mais aussi à l’est. En effet, la Roumanie vient de faire venir 3 500 travailleurs chinois pour combler l’émigration de ses ouvriers. La Pologne vient quant à elle d’ouvrir son marché du travail, et spécifiquement celui du BTP, à des centaines de milliers de Biélorusses et d’Ukrainiens, pour remplacer ses ouvriers partis sur les chantiers belges et français.

Une fois encore, L’Europe bruxelloise ne résout aucun problème mais se borne à les déplacer, de l’est vers chez nous…

LeBerlioz pour Novopress

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Un exemple de racisme anti-blanc: la pochette de Ice-T

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Cette pochette est extrêmement révélatrice de la haine et du mépris qu’éprouvent les rappeurs afro-américains pour les petits “diables blancs” de la classe moyenne qui achètent leurs CD.

Au premier plan : un jeune “whigger” (”white nigger”, littéralement “nègre blanc” : qualificatif méprisant donné par les afro-américains aux jeunes blancs qui tentent de singer leur comportement et leurs modes vestimentaires et musicales) blond, sale et mal habillé. Il porte un T-shirt Rasta aux couleurs du reggae. Autour de son cou se balance un pendentif représentant l’Afrique et ses couleurs. Près de lui, sur le sol à droite, on aperçoit - volontairement mal dessinée - une pipe pour crack sensée représenter la source financière des gangs auprès du “sale blanc”, un joint roulé et une bouteille de soda percée servant à la “fumette”. A ses pieds sur sa gauche sont étalés des livres, dont celui de Malcolm X (largement entamé) qui représente la propagande “anti-raciste” favorisant en fait le racisme anti-blanc. A sa droite sont répandues au sol une multitude de cassettes de rap de Ice-T (achète, achète petit blanc !).

L’esprit du jeune déraciné blanc est complètement sous la domination du rappeur au regard hypnotique. Celui-ci lui impose sa volonté, symbolisée par les ondes cérébrales, sortes de volutes de fumée (de crack, de cannabis ?) qui sortent des yeux de Ice-T pour pénétrer dans le cerveau de son jeune fan via les écouteurs du walkman.

Pendant ce temps, à l’arrière plan, se déroule, sous le regard satisfait de “l’artiste” une scène d’effraction et de violences commise par trois jeunes noirs. Le premier, armé, fracture la porte. Un autre, encagoulé, commence à violer la mère du jeune “whigger” pendant qu’un troisième fracasse le crâne de son père à coups de crosse de fusil d’assaut automatique (armes répandues dans ces milieux).

La symbolique est claire : Alors qu’Ice-T a pris le contrôle du cerveau du jeune blanc grâce au rap, aux lectures ethnomasochistes et aux drogues qu’il lui a vendu, ses frères de race afro-américains pillent la maison de celui-ci et massacrent sa famille sans susciter la moindre réaction de sa part. Le rap, la propagande et la drogue ont annihilé chez lui toute fierté masculine, toute volonté de résistance. Il aurait dû être un jeune guerrier défendant son territoire et son clan. Il n’est plus qu’un zombie amorphe, à la merci de ses nouveaux maîtres.

Article paru sur Granika



La “2007 World Population Data Sheet”. Le génocide européen continue.


La “World Population Data Sheet” (Fiche de données sur la population mondiale) du Population Reference Bureau, publiée chaque année, est la référence en matière de chiffres démographiques (1). Cette publication fournit de nombreuses données pour tous les pays du monde. Compte tenu des délais pour avoir des données vérifiées pour certains pays, l’édition 2007 récente concerne les données de 2006. Dans cette édition 2007, on ne peut malheureusement que constater que le génocide européen par insuffisance majeure d’enfants ne fait que continuer.

Dans la figure 1 ci-dessous, ont été extraites, parmi ces milliers de données, celles qui concernent le plus la démographie des Européens, que ce soit en Europe, ou dans les principaux pays du monde pour l’instant majoritairement peuplés de descendants d’Européens.

L’indice synthétique de fécondité (figures 1 et 2) indique le nombre moyen d’enfants par femme dans les conditions de natalité actuelles. C’est un indice global pour toutes les personnes résidant dans un pays. Assez peu de pays mesurent cet indice spécifiquement pour les européens ; en particulier en France c’est un sujet tabou dans les statistiques officielles (on casse le thermomètre pour masquer l’importance de la maladie). Mais des démographes obtiennent des données par recoupements. Par exemple Jacques Dupâquier (membre de l’Institut de France) dans son article “La désinformation de l’INSEE” (2) évalue l’indice pour les européens en France, à 0,25 de moins que l’indice global du fait de la surnatalité des populations d’origine non-européenne ; pour la même raison, Yves-Marie Laulan indique que pour évaluer l’indice pour les européens, il faut retrancher 0,2 à 0,4 à l’indice global selon les pays.

Pour analyser ces chiffres, il faut se rappeler que pour qu’une population maintienne la vie en renouvelant simplement ses générations (sans même les faire croître, alors que le reste du Monde est en expansion) il faut dans les conditions sanitaires historiquement exceptionnellement bonnes de l’Europe, qu’il y ait un indice de fécondité de 2,1 enfants par femme (2,1 car un petit nombre de bébés n’atteindront quand même pas l’âge d’avoir à leur tour des enfants). Les européens en Europe en sont bien loin (voir en particulier figure 2). Et de même au Canada ou en Australie. Par contre les descendants d’européens aux USA disparaissent moins vite.

Dans la figure 1, la colonne “% - de 15 ans” indique le pourcentage des enfants de moins de 15 ans par rapport à l’ensemble de la population. Ces enfants sont l’avenir. Pour connaître la situation des européens en Europe il faudrait réduire ce pourcentage déjà très faible (même remarque que ci-dessus concernant l’effet de la surnatalité des populations non-européennes en Europe). La comparaison avec les chiffres de l’Afrique, l’Asie et l’Amérique Centrale et du Sud est parlante.

Pour l’ensemble de l’Europe (Russie comprise) l’indice de fécondité est de 1,5. Pour les seuls Européens, même si l’on prend la valeur la plus favorable (0,2) de Laulan de la réduction à faire, cela nous amène à un indice de 1,3. Pour avoir une image de l’effet d’un tel chiffre, à l’échelle de ce que peut voir un homme durant sa vie, regardons son impact en 2 générations (environ 60 ans). Chaque génération se renouvelle seulement à 62 % (1,3/2,1), soit en deux générations un renouvellement des générations de 38 % (0,62 x 0,62), soit à peine plus du tiers du nombre d’enfants nécessaires pour juste maintenir la vie. Cette dénatalité existe depuis 1975 en moyenne selon les pays ; en 2007 nous sommes plus qu’à mi-parcours des 2 générations.

Dans ces conditions, vers 2035, cent européens en âge d’être grands-parents auront en moyenne 38 petits-enfants pour les remplacer. Si leur génération ne fait pas repartir la natalité en ayant suffisamment d’enfants, ceux des lecteurs qui ont 20 ans actuellement verront cela quand ils auront 47 ans ; dans les enfants de cette époque, presque les deux-tiers des européens disparaitraient.

Devant l’ampleur de ce véritable génocide européen que prévoit l’ONU, si souvent sensible au sort d’autres peuples ? Elle prévoit des “Migrations de remplacement” (rapport disponible sur le site de l’ONU), les européens disparaissent, très bien, on les remplace par l’immigration de peuples non-européens. L’ONU n’envisage pas une autre solution pourtant plus “écologique” : conseiller aux Européens d’avoir à nouveau suffisamment d’enfants, sommer les gouvernements européens d’avoir une politique qui n’incite plus à la disparition des Européens et les médias de moins dévaloriser les familles européennes. D’ailleurs les critiques acerbes et la désinformation actuelles des médias contre Vladimir Poutine ne sont pas étrangères au fait qu’il est pratiquement le seul grand dirigeant européen à afficher la volonté d’inciter à une reprise de la natalité de son peuple, et à prendre des mesures en sa faveur, plutôt que de recourir à l’immigration.

Conclusion.

Le bref dessin de Konk (figure 3) en dit plus qu’un long discours.

X.M. pour Novopress

(1) “2007 World Population Data Sheet” du Population Reference Bureau. Disponible sur www.prb.org .

(2) Jacques Dupâquier - Fécondité/natalité française en 2005 : la désinformation de l’INSEE - Colloque de la Fondation Singer Polignac, 2 février 2006.

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]


par Cyber-résistant publié dans : Actualités communauté : Néo France
Mercredi 19 mars 2008

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Le pouvoir en quête de proximité


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 8 février.

L e Parlement a donc désavoué le peuple. Alors que 55 % des électeurs, consultés le 29 mai 2005, avaient dit non à la Constitution européenne, c'est un document presque identique (de l'aveu de Valéry Giscard d'Estaing) qui a été approuvé, hier, par les députés et les sénateurs. Certes, les Français avaient été avertis, puisque Nicolas Sarkozy s'était engagé sur cette procédure. Mais il n'avait pas été dit que le «mini-traité» ressemblerait tant au texte rejeté. Le tour de passe-passe éloigne un peu plus l'Europe de sa légitimité populaire.

La défiance des Français pour leurs représentants, illustrée à l'époque par le refus de suivre les multiples injonctions à voter oui, ne risque pas de disparaître avec ce vote. D'autant qu'il y a de la désinvolture à laisser croire que les électeurs se seraient laissés aller à des irritations hors sujet : ce que soutient Jean-François Copé (UMP) quand il assure que le non était «motivé par des raisons qui n'avaient rien à voir avec la question posée». Il n'y a pas pire sourd…

Ce n'est pas seulement Jacques Chirac qui avait été désavoué. Il avait d'abord été dit non à cette Europe sans frontières ni mémoire, qui repasse par la fenêtre. C'est une institution distante et sans âme qui avait été refusée, même si la peur du libéralisme avait alimenté un autre vote de défiance. Ne pas vouloir admettre cette réponse littérale et réfléchie peut s'apparenter à un «coup de force» (Olivier Besancenot).

La conséquence du vote des parlementaires est d'ailleurs d'offrir des arguments aux plus radicaux, qui exploitent le sentiment de frustration d'une partie de l'opinion. Après avoir dénoncé le capitalisme fou qui a siphonné la Société générale, l'extrême gauche brode à plaisir sur le peuple méprisé. Le mariage de Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni, samedi, a pu être perçu comme un signe supplémen­taire d'éloignement du pouvoir, qui laisse photographier son bonheur dans le parc de Versailles.

Dans ce contexte, l'impératif d'une proximité avec la vie des gens s'impose plus que jamais au gouvernement, pour tenter de corriger le désamour qui frappe le président dans sa lune de miel. Faut-il aller comme Sarkozy l'a promis lundi à Gandrange (Moselle) pour ArcelorMittal, jusqu'à réintroduire la puissance publique sur des sites industriels menacés ? Le retour à l'État nounou serait une autre régression.


Fillon, le recours

La chute de président de la République dans les sondages, cette semaine, illustre une incompréhension. Mais la baisse sanctionne, en l'occurrence, un comportement plus qu'une politique, puisque le premier ministre est épargné. Selon Paris Match, Sarkozy le vibrionnant recueille 46 % de satisfaits et Fillon le taciturne 57 %. L'austérité de ce dernier, si elle n'a jamais répondu aux exi­gences élyséennes d'une communication réactive, semble mieux correspondre aux attentes. Le chef de l'État devra-t-il adopter à son tour cette modestie provinciale ? Il lui faudra se faire violence.

En attendant, ces aléas redonnent au premier ministre et à sa fonction une autorité qui s'était effacée sous la présidentialisation du régime. Toute ­cette semaine, François Fillon est apparu comme un recours, alors même que le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, s'est cru autorisé à rappeler le chef de l'État «à une certaine tenue». Si Claude Guéant, le bras droit du président, a annoncé dimanche la revalorisation des petites retraites au grand dam des députés UMP , c'est le premier ministre qui a repris la main en détaillant, mercredi, l'augmentation de 5 % du minimum vieillesse, avant que le président ne monte la prime à 200 euros…

La proximité des munici­pales n'est évidemment pas étrangère à la valse des annonces. D'autant que la majorité risque de payer un pouvoir d'achat toujours stagnant. Pour autant, la gauche n'a aucune raison de jubiler. La multiplication de ses attaques contre le chef de l'État masque le vide constant de ses projets. Quant à l'attitude sinueuse du PS face au traité européen, qu'il a approuvé après avoir demandé un référendum, elle n'autorise pas les socialistes à se croire davantage au diapason des Français. Les points que marquera peut-être la gauche en mars avaliseront surtout son immobilisme.


Révolution conservatrice

En réalité, la révolution conservatrice qui a porté Nicolas Sarkozy au pouvoir reste encore le meilleur allié du gouvernement. Cette modernité nouvelle, qui récuse Mai 68, s'illustre quand Fillon déclare mercredi son «soutien» à l'enseignant qui a passé 24 heures en garde à vue et qui a été mis en examen pour avoir giflé un élève qui l'avait traité de «connard». «Les enseignants ont besoin d'un peu de discipline et d'un peu de respect pour faire fonctionner les classes», a-t-il déclaré. Ce retour de l'autorité est aussi réclamé pour les banlieues ( voir nos éditions d'hier).

Un semblable phénomène de réhabilitation des valeurs et des hiérarchies s'observe, depuis Ronald Reagan, aux États-Unis. Mais, alors que le discours unique de la France bonne fille assure que les deux mandats de George W. Bush ont mis un terme à ce mouvement, les primaires de mardi ont montré que le républicain John McCain, qui propose de rester en Irak «cent ans s'il le faut», répond toujours aux aspirations d'une partie de la société américaine. Fillon a raison d'inviter à «regarder (McCain) d'un peu plus près»...


Berlusconi, le retour ?

Le cauchemar des bien-pensants, déjà confrontés au retour de Tony Blair sur la scène internationale, serait une victoire des républicains en novembre, qui s'ajouterait au retour de Silvio Berlusconi en Italie en avril. La gauche française, qui avait tant soutenu Romano Prodi, s'est gardée de tirer le bilan des vingt mois de son gouvernement, soldé par sa démission. Wait and see.


Prédictions du discours unique


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 7 mars.

Le discours unique prédit la Berezina pour la majorité aux municipales. En attendant, le chômage baisse (7,5 %), François Fillon recueille 66 % de satisfaits (sondage Paris Match ) et Nicolas Sarkozy semble amorcer une remontée (sondage Le Point ). Un succès de la gauche, qui se contenterait d'un repliement local, se confirmera peut-être. Cependant, il n'est pas toujours de bon augure d'être ainsi préélu par les perroquets. Ségolène Royal puis François Bayrou, à qui l'Élysée fut promis, le savent. C'est pourquoi Barack Obama, plébiscité pareillement, a sans doute du souci à se faire.

Il arrive au monde médiatique de prendre ses désirs pour des réalités. Son suivisme a fait croire que l'affaire Clearstream dissimulait un Watergate : elle se conclut par un dossier qui ne reproche à Dominique de Villepin que de mauvaises pensées. Le pilonnage anti-Bush, autre exemple, interdit d'admettre la récente défaite d'al-Qaida en Irak. En revanche, le même endoctrinement permet à l'actrice Marion Cotillard, couronnée d'un Oscar, de soupçonner les États-Unis d'avoir fait s'effondrer les Twin Towers, le 11 septembre 2001…

Pour les adeptes du copier-coller, l'arrivée d'un démocrate à la Maison-Blanche est acquise. Ils n'imaginent pas qu'un républicain puisse y garder la place. L'obamania, précédée d'une dévotion des belles âmes pour Michael Moore, en vient à négliger Hillary Clinton, qui a remporté mercredi deux victoires importantes, au Texas et dans l'Ohio. Alors que le projet d'Obama est aussi vide que le fut celui de la candidate socialiste, le bien-pensisme y barbote en terrain familier.

En réalité, rien n'est joué aux États-Unis, même si la percée d'Obama rappelle le goût des Américains pour les success stories et les hommes neufs. Son métissage, considéré comme un programme suffisant, dissimule mal les faiblesses de ses propositions et de sa diplomatie. Dans un pays traumatisé par le 11-Septembre, le discours offensif de John McCain contre «l'extrémisme islamiste» paraît plus adéquat.

Pour tout dire, cet unanimisme devient pesant, à force de penser de travers. Silvio Berlusconi s'apprête à revenir au pouvoir en Italie, en avril, après avoir été conspué par l'intelligentsia. José Luis Zapatero, applaudi en France pour vouloir ouvrir l'Espagne au multiculturalisme, se découvre, à la veille des législatives de dimanche, rudement contesté chez lui par ceux qui craignent pour l'État-nation. Faut-il encore prendre pour vérité ce qui se répète ?

Le pari de Parisot

Un bémol : l'unanimité n'est pas toujours suspecte. Il est des dossiers indéfendables. Tel est le cas de la caisse noire de 600 millions d'euros constituée par l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). Elle permettait de payer, en liquide, salariés, syndicalistes, hommes politiques. Même le GUD, groupe d'extrême droite, aurait bénéficié de largesses pour, dit-on (mais le lien n'est guère évident), financer la campagne de Valéry Giscard d'Estaing de 1974. Reste que cette réalité indigne davantage que le pactole du comité d'entreprise d'EDF (480 millions d'euros), qui aurait servi à financer la CGT, le PCF et la Fête de l'Humanité. Passons.

L'habileté de Laurence Parisot a été, cette semaine, de faire admettre comme une évidence la fracture patronale née de ces pratiques occultes, qui ont conduit l'ancien président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, à distribuer près de 20 millions d'euros de 2000 à 2007. En dénonçant ses indemnités de départ (1,5 million d'euros) et en se désolidarisant d'un monde corrompu, la présidente du Medef a fait preuve d'une détermination qui assoit son autorité. Derrière un profil à la Margaret Thatcher se précise un possible destin politique.

Rarement consensus n'aura été aussi rapidement acquis sur la nécessité de réformer les dérives patronales (mais aussi syndicales) abritées derrière l'omerta : méthodes d'autant plus indéfendables qu'elles s'ajoutent aux avantages exorbitants que s'accordent certains grands patrons, tandis que des salariés s'appauvrissent. En voulant «tout remettre à plat», Parisot semble avoir pris la mesure d'une exaspération populaire dont la gauche croyait faire son miel. Reste à imposer une éthique au libéralisme, ce mot qui fait encore peur. Pari gagnable.

Poids des évidences

Le poids des évidences viendra, le plus sûrement, à bout des récitations et des aveuglements. Ainsi n'est-il plus condamnable d'admettre l'existence d'un racisme anti-blanc ou anti-juif, porté ici et là. Mercredi, c'est le calvaire d'un Français de confession juive qui a été dévoilé. Il a été séquestré durant une journée par six voyous qui lui ont fait subir des sévices à connotations antisémites et homophobes. La scène s'est déroulée à Bagneux (Hauts-de-Seine), là où il y a deux ans Ilan Halimi avait été torturé à mort, parce que juif également.

Les organisations antiracistes ont de quoi être ébranlées, elles qui ont participé initialement à la victimisation des enfants des cités et à leur sentiment d'impunité. Est-ce l'effet de leur lucidité ? SOS Racisme soutient aujourd'hui Ayaan Hirsi Ali dans son combat contre les islamistes (bloc-notes du 15 février). La Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) se mobilise contre les dérives du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui veut assimiler au racisme toute critique de l'islam (voir mon blog). La pensée molle n'y retrouve plus ses petits. Bonne nouvelle.

Israël boycotté

Le monde arabo-musulman boycottera le Salon du livre, qui ouvre ses portes le 13 mars à Paris, avec Israël comme invité d'honneur. Or, nombreux sont les écrivains israéliens qui s'opposent à la politique de l'État hébreu. Pourquoi refuser de les rencontrer ?


Pour Sarkozy, retrouver la droite


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 14 mars.

La majorité a remporté une victoire passée plutôt inaperçue, dimanche : elle a maintenu le FN à la marge. Jean-Marie Le Pen, qui n'a pas été en reste dans l'hystérie anti-Sarkozy, n'a su pour autant récupérer ses électeurs perdus en 2007. Il est improbable que sa fille, Marine, gagne à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où elle n'a eu que 28,53 % des voix. Même s'il existe une déception dans l'électorat populaire, elle ne suffit pas à faire renaître l'extrême droite. L'UMP reste le recours.

Les envolées de Nicolas Sarkozy sur la nation, trois mois avant le scrutin de 2007, avaient davantage contribué à le faire élire que son discours sur la rupture. Aussi est-ce cette stratégie que reproduit le chef de l'État, à la veille d'un second tour délicat (même si la Berezina promise n'a pas eu lieu). En abordant, mardi à Toulon, la nécessité d'une «immigration maîtrisée» et d'une défense de l'identité nationale, il s'est souvenu de son socle, négligé au profit de la gauche. Grosse ficelle, néanmoins.

«L'ouverture, je vais la continuer», assurait-il dernièrement. Le président aurait-il donc décrispé la politique ? Cela se verrait. La droite espagnole vient de perdre les législatives à cause de sa rigidité ; la droite française risque de perdre les municipales à cause de son élasticité. Sarkozy devrait écouter son ami José Maria Aznar, ancien président du gouvernement espagnol : «Les idées libérales, les idées de droite sont trop souvent défendues par des gens complexés qui, pour paraître “légitimes”, ont toujours besoin de cautions de gauche.» (Revue Politique internationale).

C'est justement pour avoir dit vouloir décomplexer la droite que Sarkozy avait été élu à 53 %, il y a dix mois. Mais, depuis, il n'a su convaincre de sa détermination. À moins d'un sursaut, la gauche affaiblie s'apprête à tirer profit de l'abstention d'en face. «En deux mois, j'avais bouclé le plus gros paquet de mesures de libéralisation de l'économie de l'histoire espagnole», dit aussi Aznar (L'Express), qui a réveillé son pays. En France, les réformes à moitié engagées ne peuvent mobiliser les impatients.

Quand le président déclare, mardi, qu'il «tiendra naturellement compte» des résultats de dimanche, qui ne s'annoncent pas fameux pour la majorité, il est à espérer qu'il n'envisage pas de donner encore d'autres gages à une gauche sans programme ni vision claire, prête à freiner ce qui ne va déjà pas assez vite. Sarkozy doit retrouver sa droite et accélérer les réformes.


Le non-dit socialiste

La gauche «des territoires» s'apprête à gérer le quotidien des communes. «Tous ceux qui ont gagné au premier tour sont avant tout des hommes de terrain», fait remarquer Gérard Collomb (PS), majoritaire à Lyon. Alain Juppé (UMP), également réélu brillamment à Bordeaux, a promis de se consacrer totalement à sa ville. Cette exigence de proximité a fait prendre un bouillon à nombre de transfuges, à commencer par Jean-Marie Cavada (UMP) dans le XIIe arrondissement de Paris. Cette même exigence a fait promettre à Christian Estrosi qu'il quitterait le gouvernement en cas d'élection à Nice. Obligera-t-elle Bertrand Delanoë (Paris) a renoncer à d'éventuelles ambitions à la tête du PS ? Dans ce contexte, l'alliance anti-Gaudin passée à Marseille entre Jean-Noël Guérini (PS) et Jean-Luc Bennahmias (MoDem), parachuté en 2002, a sans doute peu de perspectives.

Le repliement local est un élément que la gauche compte d'ailleurs mettre en scène. Elle laisse entrevoir une possible cohabitation, à partir de ces ancrages dans «les profondeurs de notre peuple», expression entendue chez François Hollande, lundi sur Europe 1. Alors que Ségolène Royal met volontiers en avant, encore récemment en parlant du mérite, son côté «vieille France», les socialistes développent un non-dit à l'arrière-goût peu ragoûtant. Notamment quand Hollande le Corrézien souligne «l'impensé» de Sarkozy sur les fameux «territoires», lacune qu'il compare aux attaches rurales de François Mitterrand et de Jacques Chirac. Le secrétaire général du PS voudrait-il rappeler la condition de fils d'immigré du président, étranger à la France profonde et à son âme, qu'il ne s'y prendrait pas autrement.


Indéchiffrable MoDem

Reste cette autre donnée qu'est la persistance de la bipolarisation de la vie politique. Qu'on le veuille ou non, elle structure le débat, malgré les tentatives d'ouverture. Le bipartisme sort même renforcé du premier tour, avec la confirmation de la disparition du FN. Un MoDem avec 3,7 % des suffrages (mais il n'était pas dans toutes les communes) ne peut prétendre remplacer l'extrême droite dans son rôle protestataire. Dans la majorité des cas, des affrontements droite-gauche auront lieu dimanche. Ils rendent indéchiffrable la stratégie néocentriste de François Bayrou, dont la formation soutient le PS à Marseille ou à Chartres, mais l'UMP à Toulouse ou Colombes et fait cavalier seul à Paris. Qui peut comprendre Marielle de Sarnez, candidate du MoDem à Paris, qui dit vouloir «sortir du bloc contre bloc», mais critique Bertrand Delanoë pour avoir refusé sa proposition d'alliance sur le dos de Françoise de Panafieu (UMP) ? Alors que le MoDem a pour ambition de moderniser la politique, ses marchandages très IVe République contribuent à rendre son discours incohérent. Les Français suivront-ils ? Il faudrait au moins que Bayrou gagne Pau. Or, maire à mi-temps n'est guère porteur ces temps-ci.


Cette vieille France qui s'en va

Lazare Ponticelli, est mort mercredi à 110 ans. Jeune immigré italien, il s'était engagé en 1914, à 17 ans, pour «défendre la France car elle m'avait donné à manger ; c'était une manière de lui dire merci». Dès août 1914, 130 000 jeunes soldats français tomberont en trois jours à la bataille de Charleroi. Avec le dernier poilu, c'est cette vieille France héroïque qui s'en va.

par Cyber-résistant publié dans : Actualités communauté : Vu de droite
Lundi 17 mars 2008

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Cet entre-deux-tours qui a brouillé les pistes 

Keller pleure, Balkany canarde Devedjian, le MoDem trouble le jeu. Retour sur une semaine mouvementée.
 
LES ÉLECTIONS municipales de 2008 se sont achevées le 9 mars, au soir du premier tour. Bien sûr, la loi électorale prévoit un second tour de scrutin. Mais tout au long de cette semaine, cette formalité apparut souvent superflue. Et d’abord pour les vainqueurs du premier. Alain Juppé à Bordeaux ou Gérard Collomb à Lyon, ayant fini avec leurs obligations, passent l’entre-deux-tours à aider leurs copains et à se donner en exemple. Alain Juppé va soutenir Xavier Darcos à Périgueux et tend une main secourable à François Bayrou. Il fait même la leçon à Nicolas Sarkozy : « C’était une erreur de vouloir politiser cette élection. »

Gérard Collomb se balade dans les rues de Marseille et donne lui aussi la ligne à suivre au socialiste Jean-Noël Guérini qui tente de déboulonner Jean-Claude Gaudin : « Nous avons la même volonté de faire de nos cités des grandes métropoles européennes. » 

« Longjumeau n’est pas Nice »

Pour les grands vaincus aussi, c’est fini : Françoise de Panafieu rit nerveusement, peut- être pour ne pas pleurer ; à Lyon, Dominique Perben a disparu ; à Strasbourg, Florence Keller ressort l’antienne des femmes battues : « Si l’on m’attaque, c’est que je suis une femme » . Finalement, seuls Jean- Claude Gaudin à Marseille et Jean- Luc Moudenc à Toulouse se battent encore pour sauver leur siège.

Les ministres jubilent ; ils s’en tirent presque tous ; mais seul Christian Estrosi a annoncé qu’il se contenterait de Nice ; les autres ont hâte de revenir dans leurs douillets ministères. Comme dit Nathalie Kosciusko- Morizet : « Longjumeau n’est pas Nice. » Mais Rama Yade se bat à Colombes contre une probable défaite ; et à Périgueux, Xavier Darcos appelle à l’aide et Alain Juppé et François Fillon. Alors, soudain, le combat change d’âme, et le scrutin redevient le temps d’un grand meeting, un enjeu national : « Je veux dire à ceux qui ont exprimé une impatience et un doute que nous tiendrons avec le président tous les engagements que nous avons pris » , rassure François Fillon. S’attirant en retour le sarcasme de François Hollande : « Cette droite que j’ai cherchée partout – je suis allé jusqu’à Vesoul – et que je n’ai trouvée qu’à Périgueux. Je croyais avoir entendu que les élections municipales ne sont pas un scrutin national. »

Les bons résultats des ministres ont conforté Sarkozy et Fillon dans leur conviction : ce ne sont pas « les réformes » qui sont contestées. Alors, puisqu’il faut bien un responsable à la déconvenue du premier tour, va pour l’UMP, et son secrétaire général, Patrick Devedjian. Canardé par Patrick Balkany : « Dans un grand parti comme ça, personne n’est inamovible. » Après avoir été rabroué par le président lui-même pour avoir proposé un « accord national » au MoDem de François Bayrou, en échange du retrait du candidat UMP à Pau, le maire sortant et ancien socialiste, Yves Urieta.

Il ne faut pas donner trop d’importance à Bayrou, peste le président, qui regrette que le MoDem soit au centre du jeu médiatique avec seulement 3,54 % des voix au premier tour. Mais ce chiffre est à relativiser : dans les 350 villes de plus de 10 000 habitants où le MoDem présentait des listes, la moyenne de ses résultats est de plus de 15 %. Et surtout, Bayrou lui-même rejette très vite cette offre avec effroi : « Le baiser de la mort. » 

Le communisme municipal résiste, le FN prend l’eau

Bayrou se sert en effet de ces municipales pour préparer la présidentielle de 2012. Peu importe son résultat à Pau, il aura eu la satisfaction de voir la gauche se déchirer autour de lui, entre ceux qui passent des accords avec le MoDem, Aubry à Lille, Guérini à Marseille, quand Delanoë à Paris ou Cohen à Toulouse lui claquent la porte au nez. Aux municipales de 1977, le PS de François Mitterrand avait verrouillé une stricte union de la gauche. Cette époque est révolue. Dans l’ex- ceinture rouge, certains socialistes ne respectent même plus « la discipline républicaine » et, bien qu’arrivés derrière le communiste à Aubervilliers, Bagnolet, La Courneuve et Saint-Denis, ils ont refusé de se retirer. Jean- Luc Mélenchon les fustige, pendant que Ségolène Royal encourage les accords avec le MoDem. Le congrès du PS a déjà commencé.

Le communisme municipal résiste, pendant que le Front national prend l’eau. Mais les électeurs populaires que Sarkozy avait arrachés au FN à la présidentielle ne se sont déplacés pour personne. Pour retrouver leur soutien, en visite à Toulon, le président parle de nouveau d’immigration et d’identité nationale : « L’identité n’est pas une pathologie. »

De leur côté, les socialistes n’ont pas retrouvé non plus les électeurs populaires, issus de l’immigration qui, dans les banlieues, avaient rallié Ségolène Royal. Dans les grandes villes, ils triomphent car ils font la politique voulue par les bobos. Tout ça pour ça.

Eric Zemmour pour Le Figaro le 17 mars 2008

Retour sur trois mois qui ont vu droite et gauche se disputer sur l’enjeu du scrutin. LA NOSTALGIE n’est plus ce qu’elle était. La présidentielle de 2007 n’avait pourtant laissé que de formidables souvenirs. Ses deux acteurs principaux étaient prêts à reprendre du service. Nicolas Sarkozy, dès le 8 janvier, avait trompeté qu’il s’engagerait vigoureusement dans la bataille municipale, « parce que le concept même d’élection dépolitisée est absurde » . Ce dernier adjectif visait de manière charmante Jean-Pierre Raffarin qui, alors qu’il résidait à Matignon, avait refusé de « nationaliser » les élections régionales et cantonales de 2004. La raclée mémorable de l’UMP avait été retournée politiquement contre le gouvernement, et avait servi de rampe de lancement à la nouvelle présidente de Poitou-Charentes, Ségolène Royal…


Celle-ci s’en souvenait. Dès le lendemain de la déclaration de guerre sarkozienne, Ségolène Royal relevait le gant en incitant les électeurs à « lui répondre en votant massivement » à gauche. Tout le week- end, les esprits s’échauffèrent, Franço