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Actualités

Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /2008 03:15

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Aborder maintenant  les sujets qui fâchent

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 21 mars.

Nicolas Sarkozy est-il à la hauteur ? Des Français en doutent. À commencer par ceux qui ont voté pour lui il y a dix mois et qui se sont abstenus, dimanche. Les sept millions d'électeurs restés chez eux ont favorisé la victoire de l'opposition aux municipales. C'est moins l'hystérie anti-Sarkozy de la gauche que la désillusion muette de la droite qui est préoccupante. Une défiance s'est installée chez les déçus. Il ne faudrait pas qu'ils se persuadent d'avoir été bernés.

Ceux-là se moquent que le président ait renoncé, paraît-il, à porter Rolex et Ray-Ban, cette victoire brandie par la gauche- comme-il-faut. Ces faux sujets, qui passionnent nos vigies, sont consternants de platitude. Alors que le pays est confronté à des désastres économiques et culturels inédits, la majorité ne saurait, elle aussi, détourner les regards vers ces artifices. Devant une gauche fuyant les faits, la droite doit être lucide pour deux.

Pour le PS, tout est simple : il suffirait de revaloriser les petites retraites et d'anticiper l'augmentation du smic pour, hop !, répondre au mécontentement des gens. Cependant, entendre l'UMP, par son secrétaire général Patrick Devedjian puis sa porte-parole Nadine Morano, soutenir dès lundi cette même analyse réduite à « la France du pouvoir d'achat » fait craindre un penchant pour le confort du discours prémâché. Pressentiment confirmé quand Jean-Pierre Raffarin déclare : « L'UMP est trop à droite et doit s'ouvrir au centre. » C'est contre ce complexe que le candidat Sarkozy disait vouloir lutter. Devenu président, il aura immédiatement cherché dans l'ouverture la caution de la gauche. Résultat : une majorité délaissée par sa base ; des réformes en demi-teinte. « Des réformettes, des quarts de réforme, des bouts de réformes », pour l'ancien ministre Renaud Dutreil.

L'ancrage à droite du nouveau gouvernement est une première clarification. Mais Sarkozy ne retrouvera son électorat que s'il accepte de résoudre « les sujets qui fâchent », pour reprendre le titre d'un livre qui fait converser sans tabous Alexandre Adler et Gilles-William Goldnadel (Éditions Gaswsewitch) sur des thèmes occultés. Ainsi du communautarisme, qui met en péril l'unité de la nation. C'est tout ce que la gauche aimerait dissimuler (la faillite de l'État-providence, la crise identitaire) qui devrait être pris à bras-le-corps.

Questions inabordables

La France est pauvre, l'État sans le sou, la croissance en berne. La modernisation de l'économie, lancée hier, ne se contentera pas de la mise en concurrence des grandes surfaces. Il est anormal que les prélèvements sociaux ponctionnent autant les salariés, que les impositions prennent le peu qui reste, que les plus entreprenants émigrent. Il est devenu vital d'alléger la machine publique, de réduire le périmètre des solidarités, de redonner de l'air aux créateurs d'emplois. Une étude de Jean-Paul Gourévitch, publiée hier par Contribuables associés, assure que « l'immigration serait responsable des trois quarts du déficit public de la France ». À quand l'audit officiel ?

Sarkozy répugne à brusquer les Français. Mais a-t-il le choix ? La crise financière qui ébranle les États-Unis n'épargnera pas l'Europe dont l'industrie de pointe, notamment en France, devient déjà de moins en moins compétitive face à un dollar toujours davantage sous-évalué. Une crise similaire à celle de 1929 est avancée par certains. Or un État en faillite ne pourrait résister à une récession impliquant son éventuelle intervention. La rigueur doit s'appliquer à lui-même, dès à présent.

Quant à l'inabordable crise identitaire, qui suscite des commentaires passionnés sur mon blog : elle désespère ceux qui observent la France se laisser bousculer par un peuplement nouveau se réclamant de ses propres origines. Le malaise ne peut se satisfaire de l'ode présidentielle à la « diversité », cet encouragement au multiculturalisme qui fragmente le pays et déboussole l'école. Les immigrationnistes, qui soutiennent cette solution, se gardent d'ailleurs d'exiger la réciprocité : les chrétiens d'Algérie subissent des discriminations qui n'émeuvent personne. Alors que l'immigration familiale a continué à croître en 2006 (+ 4,8 %), ne serait-il pas temps de s'interroger sérieusement sur ses conséquences ?

Le boycott des JO reste un moyen

Tous les peuples sont attachés à leur histoire et à leur mode de vie. Pourquoi serait-il honteux de défendre une identité française, qui mériterait néanmoins d'être préalablement définie ? Il est potentiellement explosif de vouloir jouer avec un métissage culturel qui peut être vécu comme une spoliation, voire une violence. Ce que rappelle ces jours-ci, cinq mois avant les Jeux olympiques de Pékin, l'insurrection des jeunes moines tibétains. Ils reprochent aux Chinois de favoriser une immigration de substitution aboutissant à un « génocide culturel ». « La langue, les coutumes, les traditions du Tibet sont en train de disparaître », se plaint le dalaï-lama (Le Figaro, 19 mars). Le prix Nobel de la paix s'est toujours tenu à la non-violence. Comment ne pas l'aider dans son combat contre un totalitarisme qui a entrepris de nier l'existence d'un peuple ? Le boycott de cette grande foire aux dopés que sont devenus les JO reste un moyen.

Soutenir les chrétiens d'Irak

La persécution des chrétiens en terre d'islam ne date pas de la guerre en Irak, lancée il y a cinq ans. Mais il est vrai que les catholiques d'Irak ont payé depuis un lourd tribut. Aussi est-ce l'honneur de la France, après l'assassinat de l'archevêque chaldéen de Mossoul, d'avoir accepté d'accueillir près de 500 réfugiés de cette vieille communauté d'Orient.


L'Europe défiée par l'islamisme 

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 28 mars.

Cette fois, Ben Laden s'en prend au Pape. Il vient d'accuser Benoît XVI de «jouer un rôle important» dans «une nouvelle croisade». Le chef d'al-Qaida prévient aussi les Européens : «S'il n'y a pas de contrôle de votre liberté de parole, alors soyez prêts dans vos cœurs à la liberté de nos actes.» Menaces sérieuses, même si le terrorisme a été plutôt contenu jusqu'à présent. Mais l'attention ne doit pas être dis­traite de l'autre djihad, plus subtil, qui cherche à subvertir l'Occident conciliant.

Tant mieux si la silhouette d'Antéchrist de Ben Laden n'impressionne pas le Souverain Pontife. Sa réponse au défi a été de baptiser, dimanche, le journaliste italien et musulman Magdi Allam. Celui-ci explique : «J'ai dû prendre acte que, au-delà du phénomène des extrémismes et du terro­risme islamique, la racine du mal est inhérente à l'islam, qui est physiologiquement violent et historiquement conflictuel.» Al-Qaida appréciera.

La résistance est d'abord celle de l'esprit, et le Pape en fait la démonstration en bravant la loi islamique (charia), qui interdit l'apostasie. Mais le pacifisme a ses limites. Aussi est-il heureux que Nicolas Sarkozy ait confirmé, mercredi à Londres, son intention de renforcer de 1 000 hommes le contingent (1 500 soldats) en Afghanistan. «Il se joue ici une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme que nous ne pouvons pas et ne devons pas perdre», avait-il déclaré en décembre, à Kaboul. En avril 2007, il parlait encore de retrait.

Ce revirement symbolise la volonté de la France de protéger sa civilisation. Ce choix serait plus lisible encore si le président accédait à la demande d'Ayaan Hirsi Ali, lâchée par l'Europe alors qu'elle est la cible d'une fatwa : «J'ai besoin de votre aide maintenant. Je serais honorée d'avoir la possibilité de devenir française», avait-elle lancé à Paris, en février, en présence de Rama Yade, secrétaire d'État chargée des Droits de l'homme. Depuis, silence.

La vigilance face aux rodomontades d'al-Qaida ne peut faire oublier les autres tentatives non violentes d'islamisation. La Charte pour les musulmans d'Europe, par exemple, adoptée en janvier par les organisations islamiques, entend affirmer la présence de l'islam partout dans la société. Alors que cette religion sera sans doute majoritaire à Bruxelles dans vingt ans ( no s éditions du 21 mars), rien n'empêchera ce texte, qui fait référence au djihad, de s'y appliquer. Se réveiller, non ?

Effets d'une somnolence

La somnolence de l'Europe est la meilleure alliée des fondamentalistes. C'est de Turquie que viennent les mises en garde contre les atteintes à la laïcité. Le procureur de la Cour de cassation y dénonce l'AKP, le mouvement du premier ministre, Recep Erdogan. «Le parti en question aspire, à terme, à un système fondé sur la charia plutôt qu'à un État de droit», accuse le haut magistrat (Le Monde, 18 mars). Il soupçonne l'AKP, dont il demande l'interdiction, de vouloir s'attaquer à la République en «recourant au terrorisme» et en dissimulant ses intentions derrière un «islamisme modéré» : ce faux nez dont l'Union européenne s'accommode.

Ceux qui accusent Nicolas Sarkozy de vouloir remettre en cause la laïcité, au prétexte d'avoir évoqué l'héritage chrétien de la France, se font généralement discrets dès qu'il s'agit de protester contre ces intimidations qui réclament la pénalisation du blasphème et la prohibition de toute cri­tique du Coran. Soulever les incompatibilités entre la charia et la démocratie vaut, au pays de Voltaire et de la libre expression, d'être étiqueté raciste, xéno­phobe, extrémiste, y compris par la pensée molle. S'inquiéter du sort des chrétiens d'Orient est vu comme une incongruité.

Dans ce contexte, le député néerlandais Geert Wilders, qui voit dans le Coran «un livre fasciste», est déjà condamné par les faiseurs d'opinion. Or personne n'a encore vu son film, annoncé sur l'Internet pour ces jours-ci. Les accusations de Wilders, présenté comme un populiste d'extrême droite, ressemblent à celles que porte son ancienne collègue au Parti libéral, Ayaan Hirsi Ali, quand elle déclare : «Il y a des graines de fascisme dans l'islam.» L'écrivain algérien Boualem Sansal le dit autrement : «La frontière entre islamisme et nazisme est mince.» A la condition que Wilders n'accuse pas sottement l'ensemble des musulmans, sa critique doit être permise.

Sous-préfet limogé

Une constatation : ce Geert Wilders a droit à moins de soutiens que le sous-préfet de Saintes (Charente-Maritime), Bruno Guigue. Le ministère de l'Intérieur, qui vient de le limoger, lui reproche d'avoir violé l'obligation de réserve en ayant exprimé son antisionisme sur le site islamique francophone oumma.com. Le Mrap dénonce la «manœuvre d'intimidation» de la République. «La critique de la politique d'Israël relève d'un tabou qu'il est toujours dangereux de transgresser», estime l'organisation «antiraciste». Le sous-préfet, voyant une «hystérie verbale» et une «prose haineuse» dans une pétition dénonçant les dérives du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, a signé un article où il compare l'État hébreu au Reich, décrit Israël comme le «seul État au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles» et ironise sur les «geôles israéliennes où on s'interrompt de torturer durant le shabbat». Guigue pourra toujours continuer à écrire ce qu'il veut. Mais comment un haut représentant de l'État en est-il venu à cautionner cette propagande antijuive ?

Pour la cause tibétaine

Eh oui ! Les Tibétains défendent aussi leur identité culturelle et religieuse. C'est pour cela, n'en déplaise aux intégristes laïques, qu'ils doivent être aidés. Sarkozy semble ne plus exclure un boycott de la cérémonie d'ouverture des JO. Mais pourquoi pas un boycott des Jeux ?


La France en panne d'idées

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 4 avril.

«La droite est en faillite idéologique», estime Ségolène Royal (Le Point, 27 mars), qui oublie juste de regarder l'état de son camp. La futilité de l'analyse socialiste sur le «président bling-bling» a pourtant montré le vide dont la gauche semble se satisfaire. Cependant, face aux bouleversements économiques, sociaux, culturels qui s'installent, la majorité donne également l'impression d'improviser au gré de l'actualité. Où sont les idées ?

Même les mots font peur. Le gouvernement n'ose dire «rigueur», mais François Fillon annonce «des économies partout» et des efforts pour tous. Cette réserve ne rime à rien, quand le budget de l'État connaît un déficit tel que le financement du revenu de solidarité active semble également compromis. La crainte de dire les choses dissimulerait-elle une impréparation ?

De ce point de vue, Christian Estrosi a raison d'accuser l'UMP de conformisme. Son successeur au secrétariat d'État à l'Outre-Mer, Yves Jégo, s'est empressé de refermer le débat entrouvert sur la réforme du droit du sol à Mayotte : «C'est un sujet qui doit être préservé», a dit l'ancien porte-parole du parti majoritaire. L'UMP saura-t-elle redevenir la boîte à idées qui a aidé Nicolas Sarkozy à gagner la présidentielle ? Une libération des esprits reste à faire.

Trop d'interdits empêchent de penser la réalité. Tandis qu'une proposition de loi de la gauche veut supprimer le mot «race» de l'article 1 de la Constitution, le discours de Pennsylvanie du candidat à la Maison-Blanche, Barack Obama, restera comme un modèle de lucidité. «La race est une question que notre pays ne peut se permettre d'ignorer», a-t-il expliqué, en se proposant de réduire cette «fracture». La France, qui connaît un comparable séparatisme, préfère monter en affaire d'État l'insulte aux «ch'tis» proférée par des crétins d'un club de foot.

La politique vit en vase clos. Les think tanks («réservoirs de pensée»), qui participent ailleurs à la vie intellectuelle, peinent à se faire entendre. L'étude sur le coût de l'immigration (bloc-notes du 21 mars) est tombée dans un puits. C'est la Chambre des lords qui, à Londres, a rendu lundi un rapport contredisant les bienfaits de l'immigration massive : elle rendrait difficile, notamment, l'accès au logement. Imagine-t-on nos parlementaires proférer un tel blasphème ?

Affronter la radicalité

La droite renoue avec ses faiblesses, quand elle ne sait plus exprimer d'idées neuves pour répondre aux mutations lourdes de la société (paupérisation, déculturation, mondialisation). Le gouvernement confirme le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux en 2009, mais il se garde d'aborder la mise en concurrence du financement des retraites ou de la santé, qui s'imposera par l'ampleur des déficits. La gauche fait pire : elle ne peut toujours pas dire «libre marché» sans s'étouffer de honte.

Ces doutes renforcent les certitudes des mouvements radicaux. Ils se développent sur le rejet du capitalisme mondial et des démocraties occidentales. La récession nord-américaine donne des arguments supplémentaires à Olivier Besancenot et aux altermondialistes, dans leurs critiques du système. Les lycéens dressés aux «rébellions citoyennes», qui consolident ces jours-ci leur mouvement, rêvent de passer aux travaux pratiques.

Dans ce contexte, aggravé par la «désoccidentalisation» du monde (Jacques Sapir, Le Nouveau XXIe siècle, Seuil), s'épanouit une apologie de la terreur qui a ses convertis. Slavoj Zizek tresse des lauriers à Robespierre. Alain Badiou traite Sarkozy d'«homme aux rats» et veut faire partager son enfermement marxiste. Comme le déplore André Grjebine (La Guerre du doute et de la certitude, Berg international) : «On assiste à une inversion de la révolte, celle-ci n'étant plus motivée par la recherche de la liberté mais par son rejet.»

La démocratie sera-t-elle assez forte pour maintenir à la marge ce totalitarisme bourgeonnant, qui se pourlèche de la précarité des démunis et des sans-papiers, ces nouveaux prolétaires ? La gauche n'a pas pour l'extrême gauche le rejet qu'a la droite pour l'extrême droite. Quant à la majorité, elle ne semble pas toujours très sûre des valeurs qu'elle doit défendre, y compris face à la Chine oppresseur du Tibet. Cette panne d'idées rend la France vulnérable.

Défendre la démocratie

Voir, mardi à l'Assemblée, la majorité défendre mollement le choix de Sarkozy d'envoyer «quelques centaines» de soldats supplémentaires en Afghanistan illustre un manque de conviction sur le rôle de la France dans le monde. Sa lutte contre les talibans devrait pourtant être à la hauteur des participations, là-bas, de l'Italie, de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne. L'union occidentale est plus cruciale que l'union méditerranéenne, quand ce sont les démocraties qui sont l'enjeu de la guerre mondiale déclarée par le terrorisme islamiste, le 11 septembre 2001. L'Occident s'honorerait, d'ailleurs, en accédant rapidement aux vœux de l'Ukraine et de la Géorgie d'être accueillies dans l'Otan, après avoir rejoint le monde libre. L'attrait de la gauche pour le pacifisme a toujours fait le jeu des totalitarismes. Son anti-atlantisme n'est plus de saison.

La France et Betancourt

Tout faire, certes, pour libérer la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, otage des Farc depuis six ans. Mais c'est du côté du président Alvaro Uribe, et non des terroristes soutenus par le Vénézuélien Hugo Chavez, que la France doit rester. Cela va sans dire ?

Par Cyber-résistant - Publié dans : Actualités
Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /2008 19:50

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Le film adaptation de l’oeuvre de Maurice G. Dantec, numéro 1 au box office, est l’actualité de la semaine. A celles et ceux qui ont lu le livre et vu le film, l’adaptation de Mathieu Kassovitz vous paraît-elle à la hauteur du roman de Maurice G. Dantec ?

Livrez-nous vos commentaires… à nouveau ouverts.


Entrevue avec Maurice G. Dantec pour SpeedMag

L'avenir est Babylone
Entrevue avec l'auteur Maurice G. Dantec
Par Manouane Beauchamp
pour SpeedMag


Mathieu Kassovitz s'est fait connaître en tant que réalisateur avec les films La Haine (1995), Les Rivières pourpres (2000) et Gothika (2003). Il récidive avec Babylon A.D., qui devrait être sur nos écrans cet été. Ce film est basé sur le roman de Maurice G. Dantec, intitulé Babylon Babies, paru en 1999 chez Gallimard. Rencontre avec l'auteur d'un livre à mi-chemin entre la science-fiction et la prophétie.

---

Votre roman Babylon Babies est très noir. Diriez-vous qu'il s'agit d'une oeuvre de science-fiction ou d'un roman prophétique ?

Dans Babylon Babies, ce qui m'intéressait, c'était de voir l'emprise de la technique sur l'humanité. Parce qu'il n'est pas possible, je pense, de comprendre le XXe siècle sans comprendre l'importance de la technique.

Les questions que je soulève dans ce roman sont : Où va la technique? Comment se fait-il qu'elle se retourne contre nous ? Pourrait-elle faire renaître les forces de l'esclavage ? Parce que la technique n'est pas un jouet, c'est un défi, un challenge en soi. Mais pour de bon. Ce n'est pas seulement la voie qui mène au confort, mais aussi celle qui mène à la bombe nucléaire. C'est la même chose avec la pierre taillée, elle a été inventée pour la chasse, mais si toutefois on a pu l'utiliser pour tuer un membre gênant de la tribu, cela n'aurait pas été considéré comme un homicide, mais comme un sacrifice. La conception même de la technique est inséparable de la notion de sacrifice. Et ç'est malheureusement un élément important qui a été oblitéré dans l'analyse de la technique.

Au début du récit de Babylon Babies, l'humanité, complètement dominée par la technique, est en voie de désagrégation politique, sociale et culturelle. La technique menace de détruire, d'anéantir le monde qu'elle a aidé à fabriquer. Mais bizarrement, voilà qu'à un moment donné s'amorce un processus de réversion. La technique se retourne malgré elle contre l'humain. Dans le récit, un virus apparaît qui menacera tant l'humanité que le monde de la technique. Autrement dit, la technique va se retourner contre elle-même en utilisant les humains. Ainsi l'Homo sapiens, après avoir éliminé l'homme de Néandertal, voit-il sa propre fin arriver avec l'apparition d'une forme de vie supérieure.

Le message que je veux faire passer avec Babylon Babies est qu'il ne faut pas s'attendre à ce que la science fabrique un monde meilleur. Ce qui va se passer, c'est une convergence de catastrophes, imprévisibles dans le monde de la science, qui vont engendrer quelque chose d'autre. Je ne sais pas comment ça va se produire, je veux simplement démontrer comment cette convergence peut se produire. Dans 10 ou 20 ans, pas plus selon moi, les sciences comme les nanotechnologies, l'intelligence artificielle, les sciences de la génétique, la biochimie moléculaire, le travail sur les matériaux et les sciences de l'information vont converger mais pas d'une façon programmée. C'est alors qu'une découverte inattendue, soudaine, pourrait avoir de graves conséquences sur l'humanité.

Ainsi, ce livre a une saveur prophétique ?

C'est au futur de décider. L'idée est de suivre la convergence. Le romancier doit être comme un sismographe. Moi je crois en la convergence des catastrophes. Elles seront autant scientifiques que géopolitiques et métaphysiques. Mon idée est de montrer comment cette masse critique s'agrège et détonne. Un roman pour moi doit créer une onde de choc dans la gueule du lecteur; de manière physique, détruire quelques neurones. C'est fait pour ça. C'est une arme, c'est comme ça que je le vois. Alors, prophétique? Je ne sais pas...

Est-ce que vous vous inspirez de livres scientifiques ou de l'actualité ?

Je m'inspire de la science dans mes romans, mais j'aime bien me laisser influencer par des types qui ne soient pas mainstream. Je m'intéresse toujours aux outlaws. Quand je parle de science, je m'intéresse aux mavericks, ceux qui sont on the edge. Des types qui ont une démarche scientifique mais qui ne sont pas des hérétiques.

Kassovitz a choisi votre roman pour faire son film. Pourquoi ce livre ?

Je ne sais pas, il faut lui demander. Il a dû aimer le roman. Vous savez, à partir du moment où un producteur paye, il a le droit de faire ce que bon lui semble avec une oeuvre. C'est comme au poker, tu payes pour voir. Après, il a toute sa liberté en tant qu'auteur. Peut-être que le film ne ressemblera pas au livre sous certains aspects, je n'en sais rien. En fait, pour être franc, c'est son problème parce que c'est lui le réalisateur.

Ceci dit, j'ai vu, non pas le scénario final, mais un synopsis du film. C'était tout à fait aimable de sa part de me le communiquer, et j'ai pris la peine de lui faire parvenir quelques annotations par-ci, par-là, mais elles étaient purement consultatives. Il a acheté les droits, le livre ne lui appartient pas, mais les droits pour faire un film lui appartiennent.

Quelle partie de votre roman espérez-vous voir bien représentée ?

Montréal. J'aime Montréal, avec le Plateau et le Mile-End. C'est une ville superbe qui a toutefois été un peu massacrée, architecturalement parlant.

Cela dit, je ne demande pas à Kassovitz de respecter les détails scénaristiques, mais je voudrais éventuellement qu'on perçoive dans le film la métaphysique qui est derrière le roman, à savoir ce que représentent les problèmes de la technique, de la science, du clonage, des religions, etc. S'il arrive à se dépatouiller avec ça et à faire un film qui tient la route, tant mieux.

Quelles sont vos sources d'inspiration ?

C'est mon cerveau qui opère, à partir du monde tel qu'il est. Un roman, j'ai toujours pensé que c'était quelque chose de relativement autonome par rapport au romancier. Je pense que le romancier est un instrument. Le roman lui-même demande à vivre, comme un enfant. Durant la phase de la conception, l'auteur mélange son ADN avec celui du roman. Parce qu'il faut que le roman existe, qu'il ait une origine et un sens, mais surtout, son existence propre. Et l'auteur doit faire en sorte que ce dernier existe par lui-même.

Sincèrement, quand j'écris, je n'ai pas de plan, sauf quelquefois je me fais des grilles afin de conserver une logique dans les événements. Je veux que la mécanique de haute précision soit parfaite, histoire de ne pas se perdre. Mais en ce qui a trait à la narration, c'est du one shot.

Et qu'en est-il des personnages ?

Ça non plus ce n'est pas calculé. Ça ne m'intéresse pas le calcul dans la littérature. Sinon, c'est comme un story board : tu remplis les cases sans aucun intérêt. À la limite, pour certains lecteurs, ça peut présenter un intérêt, quoique moi, ce genre de livres, je les sens arriver gros comme des camions. Et surtout, quel ennui pour l'écrivain! Tu ne fais aucune découverte, tu n'as aucune surprise, tes personnages ne te surprennent pas puisqu'ils font ce que tu as prévu. Bon, d'accord, je sais plus ou moins ce qu'ils vont faire, mais pas à la page près.

Pour terminer, comment voyez-vous l'avenir de l'humain ?

Il n'a pas d'avenir tel qu'on le connaît. Il va y avoir autre chose. Il va y avoir un grand nettoyage, c'est évident. Je suis évolutionniste, mais l'évolution suit un plan divin. Parce que l'évolution est beaucoup plus complexe que ce que nous pouvons concevoir. Ainsi, je crois à une évolution sur le plan divin. L'humain... On peut voir ça comme une expérience qui a mal tourné.

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Maurice G. Dantec en Normandie le 13/09/08

août 28, 2008 by David Kersan

OUVERT AU PUBLIC

LES BABYLONS BABIES  VOUS INVITENT  A RENCONTRER MAURICE G. DANTEC EN NORMANDIE

samedi 13 septembre  de 17h à 21h

Lieu : Théâtre Puzzle 28 rue de Bretagne 14000 Caen.
Prix d’entrée : 12 euros.

Accès :
-par la route Autoroute de Normandie A13 (Paris-Caen 220km) / Autoroute de Bretagne A84 (Rennes-Caen 190 km)
-par le train  à 2h de Paris-Gare Saint Lazare
-sur place à Caen ligne de bus 1, 2 et 21 arrêt Ancienne Boucherie

samedi 13 septembre  de 17h à 21h :

- représentation théâtrale d’Artefact par Aurélien Lemant
- lectures par David Kersan et Emilie Roose d’extraits en avant-première de “Comme le fantôme d’un jazzman dans la station Mir en déroute” de Maurice.G.Dantec, à paraître cet automne aux éditions Albin Michel
- diffusion de 4 titres du groupe Aircrash Cult
- Maurice G. Dantec répondra aux questions du public et dédicacera ses ouvrages.
 ****

Le reste du weekend, toujours en présence de Maurice.G.Dantec sera réservé aux membres des Babylon Babies, Communauté des lecteurs de Maurice.G.Dantec.
 
Le samedi soir : dîner aux alentours d’Arromanches sera réservé à la communauté des lecteurs.

Le dimanche : 10h30 visite du cimetière américain de Colleville, 13h30 visite du mémorial de Caen et de l’exposition consacrée aux attentats du 11 septembre.
 
Renseignements : gersende@mauricedantec.com

Par Cyber-résistant - Publié dans : Actualités
Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /2008 04:42

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On ne sait pas quelle est la fiabilité de Global Incident map, mais le site est fort séduisant. Il présente une carte du monde où figurent les principaux événements mondiaux : attentats, catastrophes, conflits… Bien sûr, la carte est cliquable, agrandissable, donne les détails pour chaque icone, permet de trier les événement par type, par pays etc…


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posté par PM


Etonnant de la part de la firme mondialement connue des jeans Levi’s (du nom du fabricant juif Levi Strauss), cette affiche visant à caresser dans le sens du poil les musulmans indonésiens.

Le slogan de l’affiche ci-dessous souhaite aux musulmans de bonnes fêtes de l’aid mais la flagornerie est poussée fort loin. Voir le détail de l’image :


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L’image grande taille ici



La France s’adapte à la “finance islamique”

Le premier forum français consacré à la “finance islamique” se tient aujourd’hui, à Paris. L’alliage des exigences du Coran et de la science des chiffres avaient jusque là rebuté les acteurs français du secteur financier. Mais face aux taux de croissance de la finance islamique et à l’augmentation de la population musulmane, ils ont décidé d’affronter l’urgence : adapter le système français à ce nouveau partenaire. ->

“Accommodement raisonnable”, “adaptation”, “diversité”, “mixité”, “enrichissement culturel”: les locutions françaises deviennent de plus en plus riches pour traduire le mot “dhimmi”.

 


Le régulateur britannique a publié récemment un document intitulé “Islamic Finance in the UK: Regulation and Challenges”, dans lequel elle souligne l’importance de favoriser le développement de produits financiers islamiques.

L’expansion de l’offre de produits islamiques devrait renforcer à son tour la position de Londres en tant que grand centre financier international. ->

L’Europe en perte d’identité ? Tant qu’il y a de l’argent à se faire, ce n’est pas un problème.



La citation du jour

Tiré d’un article du Monde:
A Argenteuil, les RG décrivent “l’investissement croissant de fondamentalistes musulmans dans le secteur de la restauration rapide”. A Rennes (Ille-et-Vilaine), une boucherie-charcuterie d’un quartier sensible a aussi fait l’objet, en novembre 2006, de graffitis sur la vitrine :

“Arrêtez de vendre des saucisses qui puent ou on va vous tirer dessus, PD de boucher”. ->


Les partisans de Rachida Dati se font passer pour de faux auditeurs sur RMC

Des partisans de Rachida Dati ont tenté de se faire passer pour des auditeurs lors de son récent passage à RMC. L’objectif était de lui poser « des questions gentilles » afin de redorer son blason.

La fédération UMP des métiers de la justice qui regroupe des notaires, des avocats et des magistrats a appelé en masse ses adhérents à poser « des questions gentilles » lors du passage de Rachida Dati sur l’antenne de RMC. ->

 


En 2006 le gouvernement vietnamien a fait mine de libéraliser le pays. Il s’agissait pour lui d’obtenir des avantages économiques. Cette politique trompeuse lui a réussi … puisqu’en novembre 2006 le Vietnam pouvait organiser le sommet de la Coopération Asie-Pacifique, puisqu’en décembre 2006 les Etats-Unis ont accordé au Vietnam « le statut de nation la plus favorisée » et puisqu’en janvier 2007, consécration suprême, le Vietnam était accueilli au sein de l’Organisation mondiale du Commerce. 

Mais cette libéralisation n’était qu’un faux-semblant. Dans la réalité si quelques prisonniers étaient libérés, pour la galerie, au cours de 2006, des dizaines d’autres, pour motif politique ou religieux, étaient arrêtés sans vacarme, discrètement, au cours de la même année. Une fois obtenus les avantages économiques qu’elle recherchait, en 2007, la dictature communiste n’a plus hésité à réprimer ouvertement la moindre velléité de dissidence, sûre de son impunité, qui, comme on sait, ne sourit qu’aux impudents. Lire la suite »



Les Chrétiens d’Orient en danger

Dans l’avalanche de nouvelles venues d’Irak, du Liban, de Palestine ou de Turquie, qui s’intéresse encore à la minorité des chrétiens d’Orient - 10 millions, en incluant les 6 millions de coptes d’Egypte -, à ces Arabes qui ne sont pas musulmans ?

Les chrétiens ont été les catalyseurs de la modernité arabe. Ils sont d’autant plus chez eux en terre d’islam qu’ils sont antérieurs à l’islam“, rappelle l’historien Henry Laurens. ->

 


Indonésie: Des Musulmans en prennent pour 14 et 19 ans pour avoir décapité des écolières chrétiennes

La communauté musulmane, fortement majoritaire dans ce pays d’Asie qui se touve être le première nation de l’islam en terme de population, a manifesté pour protester contre… la dureté de la peine. ->

Trois jeune fille ont été décapitées à la machette: Theresia Morangke (photo 1, la question de la publication ou non de cette image a déjà été réglée, nous assumons parfaitement) Yarni Samubue, 15 ans, et Alfita Poliwo, 17 ans, le 29 octobre 2005, coupables du simple fait d’être chrétiennes et pour donner satisfaction à l’idole haineuse et christophage de l’islam qui réclame à tout bout de champ dans le coran la mort des mécréants.

Une quatrième, Noviana Malewa (photo 2), 15 ans, a survécu à son agression.

Chers lecteurs musulmans qui avez déjà abondamment réagi aux publications précédentes de ces images, regardez-les bien et voyez ce qu’on appelle des martyrs dans notre religion !

Les mécréants ressemblent à [du bétail]… Et tuez-les, où que vous les rencontriez…” (coran, II 171 et 191, ceux pour répondre à ceux qui nous accusent de ne pas lire le coran et, accessoirement, pour répondre aussi à Axelle Red et Renaud, oui, les assassins de ces petites ont bien lu le coran et, de toute évidence, l’ont suivi à la lettre en bons musulmans.)


Une véritable campagne visant à vider Doura (sud est de Bagdad) et les quartiers voisins de leur population chrétienne a été lancée depuis avril dernier.

Les chrétiens ont été placés devant plusieurs choix : se convertir à l’islam, payer la taxe jizya (due par les non musulmans vivant en territoire musulman), donner une fille à marier à des combattants musulmans ou bien partir en laissant tous leurs biens. ->




Dans la suite de son entretien avec Zenit, Thomas Grimaux dénonce l’islamisme comme foyer des persécutions antichrétiennes :

“Dans « Esclaves chrétiens, maîtres musulmans : L’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800) », de Robert-C Davis, l’auteur donne un chiffre terrible : «l’esclavage blanc pratiqué par ceux que l’on nommait alors les «Barbaresques» a bel et bien existé sur une grande échelle et constitué une véritable traite qui fit, durant près de trois siècles, plus d’un million de victimes.» […] ->

Il y eut même des ordres religieux dévolus expréssement au rachat des esclaves chrétiens: Les Tinitaires des saints Jean de Matha (illustration) et Félix de Valois et les Mercédaires des saints Pierre Nolasque et Raymond de Penafort. Trinitaires et Mercédaires s’offraient en échange des esclaves chrétiens quand l’argent ne suffisaient pas à leur rachat; il n’y a que dans le catholicisme que l’on voit cela… Une fois dans la place, ils soutenaient la foi des chrétiens prisonniers souvent persécutés pour les contraindre à une conversion forcée. Du XIIIe au XVIIIe siècle, les seuls Mercédaires auraient libéré pas moins de 60.000 captifs.

Voir aussi la biographie de saint Vincent de Paul, illustre ecclésiastique français capturé par les Barbaresques en 1605 et qui s’évada après deux ans de captivité en convertissant la femme d’un apostat français qui l’avait acheté, lequel il ramena également à la foi.



Les assistants du père Noël remplissent les bombes surprises pour les fêtes de fin d’année… ->


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Par Cyber-résistant - Publié dans : Actualités
Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /2008 00:51

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Communiqué du 24 janvier 2008

:: L’expulsion des immigrés clandestins est conforme aux droits de l’Homme ! ::

Les réseaux gauchistes articulés autour d’Education Sans Frontières se gargarisent en permanence des « droits de l’homme ». On peut se demander si ces gens ont jamais lu une seule déclaration ou convention des droits de l’Homme. Ainsi, un Richard Moyon, professeur d’histoire en dispenses syndicale et chef du RESF, n’a sans doute jamais lu la Convention Européenne des droits de l’Homme (CEDH) de 1950, et plus précisément un extrait de son article 5, intitulé « Droit à la liberté et à la sûreté » que nous reproduisons ci-dessous :

« 1. Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté.

2. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf dans les cas suivants et selon les voies légales:
[…]

e. s’il s’agit de la détention régulière d’une personne susceptible de propager une maladie contagieuse, d’un aliéné, d’un alcoolique, d’un toxicomane ou d’un vagabond;
f. s’il s’agit de l’arrestation ou de la détention régulière d’une personne pour l’empêcher de pénétrer irrégulièrement dans le territoire, ou contre laquelle une procédure d’expulsion ou d’extradition est en cours. »

De même, les innombrables enseignants du RESF, nourris des grands principes révolutionnaires, semblent avoir oublié l’article 7 de la Déclaration des droits de l’Homme de 1789 qui affirme :

« Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l’instant: il se rend coupable par la résistance. »

Ainsi donc, quand un militant du Réseau Education Sans Frontières héberge, véhicule, conseille un clandestin, essaye d’empêcher un avion de partir ou bien s’interpose devant la police, non seulement il viole la loi mais de plus, il bafoue la grande Déclaration universelle des Droits de l’Homme.

C’est donc une bonne nouvelle que notre Collectif voulait délivrer. Non seulement l’expulsion des immigrés clandestins est légale, non seulement elle est légitime au regard de la volonté majoritaire du peuple français, mais encore, elle est conforme à l’idéal des droits de l’Homme.

La nouvelle n’empêchera nullement le RESF de récidiver dans ses actions mais elle a au moins le mérite de jeter bas les masques et de montrer qui sont ces gens : des imposteurs.

———————————————————–
Collectif Expulsion sans Frontières
http://www.expulsionsansfrontieres.org
Courriel : expulsionsansfrontieres@gmail.com



Rachida Dati a-t-elle apostasié l’islam ?

Les voies du Seigneur sont décidément impénétrables. Comment pouvait-on prévoir qu’un jour Rachida Dati ferait son coming out catho, allant jusqu’à assister très médiatiquement depuis plusieurs semaines à la grand-messe de 11h dans plusieurs églises de « son » VIIème arrondissement de Paris ? Noël ! Noël !

Et pourtant, elle vient de loin notre petite Rachida, elle qui, naguère encore, jeûnait ostensiblement pendant le ramadan – au point d’indisposer ses collègues – au ministère de l’Intérieur où elle occupait le poste de conseiller de M. Sarkozy.

Le même Sarkozy devenu Président de la République a peut-être pensé aux touchantes manifestations de piété musulmane de sa petite protégée lorsque, avec une gourmandise non feinte, il affirmait à la Grande Mosquée de Paris le 27 septembre dernier à l’occasion de la « rupture du jeûne » : « Au gouvernement, certains s’obligent à ce jeûne » . Clin d’œil à Rachida présente aux côtés du Président ? Lequel avouera à ces hôtes musulmans : « Oui, je me sens bien chez vous ». Quand Rachida est là, tout va…

Mais l’émouvant cheminement spirituel de la jeune femme n’explique sans doute pas tout. On pourra en effet plus prosaïquement remarquer que c’est précisément dans ce VIIème bon chic bon genre que Madame la ministre a été parachutée par l’UMP pour les prochaines élections municipales. Et qu’y faire, sinon draguer l’électorat catho ?

Prenant sa mission particulièrement à cœur, Mme Dati n’a pas hésité à tapiner (électoralement parlant, et Ad Majorem Sarkozyi Gloriam cela va de soi) le mois dernier à Sainte-Clotilde, puis à Saint-Thomas-d’Aquin, et enfin, dimanche dernier à Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, trois églises bien réparties par rapport à son QG de campagne. Ce nomadisme paroissial a-t-il pu paraître suspect ? Peut-être, mais Paris vaut bien quelques messes astucieusement ventilées.

Si, tournant le dos au relativisme religieux, culturel et moral, professé par son maître à penser (et plus si aff.) Nicolas Sarkozy, Madame la ministre se sentait des velléités de conversion sincère au catholicisme, on lui rappellera le sort funeste que l’islam réserve aux apostats :

« Les pierres utilisées pour infliger la mort par lapidation ne devront pas être grosses au point que le condamné meure après en avoir reçu une ou deux. Elles ne devront pas non plus être si petites qu’on ne puisse leur donner le nom de pierre. La taille moyenne est choisie généralement afin de faire expier la faute par la souffrance » (cf. Lapidation )

Nous ne saurions trop conseiller la plus extrême prudence à Rachida Dati. En particulier, quand on risque la lapidation, était-il bien malin d’aller se montrer à Saint-Pierre-du-Gros-Caillou ? Naïveté ou sens aigu de la provoc’ ?

Henri Dubost pour Novopress France

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://fr.novopress.info]


Lancement à Anvers de l’organisation européenne « Les villes contre l’islamisation » - avec Robert Spieler, Président d’Alsace d’abord

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Jeudi 17 janvier, s’est tenue à Anvers, en Flandre, la réunion constitutive de l’organisation européenne « Les villes contre l’islamisation ».

Plusieurs mouvements nationaux et identitaires européens, à l’initiative de Filip Dewinter, député d’Anvers et porte-parole du Vlaams Belang, ont décidé de créer cette structure commune afin de renforcer et de coordonner leur lutte contre l’islamisation de nos villes.

Parmi les fondateurs figurent le FPÖ (Autriche), représenté par son Président Heinz Strache ; Krake Rolf du Danemark qui a lancé des initiatives populaires contre l’islamisation de son pays ; Henrique Ravelo, Président espagnol de Tierra y Pueblo ; Adriana Bolchini, d’Italie, ancienne proche de Oriana Fallaci et responsable d’une association anti-islamique ; Markus Wiener-Wolter, dirigeant de Pro Köln, association citoyenne très puissamment implantée à Cologne et farouchement opposée à l’implantation de mosquées-cathédrales dans Cologne.

Robert Spieler figure également parmi les fondateurs de l’association, et entendait représenter tous ceux qui, qu’ils soient nationalistes, régionalistes ou identitaires, sont résolus à ce que l’Alsace et la France ne deviennent jamais terre d’Islam.

Après la conférence de presse, les membres fondateurs de l’association se sont retrouvés devant la mairie d’Anvers en brandissant des panneaux représentant une mosquée géante dans un cercle rouge barré.

Dans l’après-midi, visite sous protection policière du quartier du nord d’Anvers, totalement islamisé. Edifiant et significatif de ce que l’on peut attendre dans les prochaines décennies…

Dans la soirée, grande réception avec les militants et les élus d’Anvers du Vlaams Belang : 800 personnes.

L’association « Les villes contre l’islamisation » va organiser dans les prochaines semaines de nombreuses réunions partout en Europe de sensibilisation face à la menace islamique.

La première de ces réunions aura lieu le samedi 2 février à Paris sous l’égide de la revue et de l’association Synthèse Nationale, dirigée par Roland Hélie.

Robert Spieler et Hilde de Lobel, députée du Vlaams Belang, seront présents lors de cette réunion et présenteront au public les objectifs de cette initiative.

Source : Robert Spieler



Le XXIème siècle sera-t-il musulman ?

On adore nous dire qu’il y a environ un milliard et demi de musulmans dans le monde. Ce qu’on oublie de nous dire, c’est qu’il en avait cent trente millions en 1900. Le nombre a donc plus que décuplé, pendant que la population chrétienne ne faisait que tripler, et que la population européenne stagnait, ou peu s’en faut.

Les musulmans maîtrisent l’arme démographique, mais ils maîtrisent aussi maintenant l’arme économique et financière. Les réserves financières des pays pétroliers sont estimées à 4000 milliards de dollars, pendant que l’occident, de l’Espagne à l’Amérique en passant par la France ou l’Italie croule sous les dettes. Aujourd’hui l’Algérie est plus riche que la France. Les tours de passe-passe du galopin présidentiel montrent, outre son admiration pour l’argent (essayons le dernier yacht ou le dernier jet de l’émir untel), que les décisions sont prises là-bas et plus ici.

Bush junior et allé s’humilier en Arabie séoudite pour demander un rab sur le pétrole que bien sûr il n’a pas obtenu. Les fonds souverains arabes pèsent 900 milliards de dollars, et l’on ne peut que les en féliciter alors que nos sacro-saints marchés financiers cassent la valorisation de toutes les entreprises occidentales, qui n’ont pourtant jamais autant rapporté d’argent. C’est bien l’occident qui a décidé de sous-valoriser la technologie Alcatel, et de surévaluer le pétrole, alors que nous avions pourtant été prévenus dès 1973 de l’usage qui pourrait être fait de l’or noir.

D’autres éléments sont à prendre en compte : les églises continuent de se vider, et les vrais catholiques, en France ou ailleurs, se constituent des Katholik Parks pour survivre en marge de la société multiculturelle européenne. Je rappelle que dans un de ses derniers textes, Jean-Paul II avait courageusement déconseillé le mariage des chrétiennes avec les musulmans. Conseil suivi de peu d’effet, on s’en sera douté. En Amérique du sud, les évangélistes continuent de progresser et d’écraser l’église, pendant qu’en Amérique du Nord, les latinos commencent à se convertir massivement à l’islam, femmes comprises. Cette religion a décidément le vent en poupe, en dépit ou grâce à sa violence, grâce surtout à sa cohérence doctrinale et à son maintien d’un strict lien entre la vie temportelle et celle spirituelle. Je le dirais au risque de choquer : c’est un monothéisme qui fonctionne mieux que le nôtre. La brutalité ou l’intransigeance de l’islam attirent d’ailleurs beaucoup d’anciens (ou de nouveaux) nationalistes, en France comme ailleurs.

On peut considérer qu’il y aura cent millions de musulmans en Europe en 2100, jeunes pour l’essentiel. Et ceux-ci font déjà la loi, non seulement en France mais également en Angleterre, où l’on impose la viande hallal à l’école primaire à certains KAFIR britanniques, où l’on interdit la lecture des Trois petits cochons (pas hallal, justement) et où l’on interdit peu à peu tous les arbres de Noël. C’est la même Angleterre blairiste qui est allée prêter son soutien à Bush pour liquider le seul régime laïque arabe, qui donnait des responsabilités aux chrétiens sans les liquider ou les chasser, comme ils l’ont été depuis cinquante ans de tout le monde musulman. Quand on a des ennemis comme cela, on n’a même plus besoin d’amis…

Six ans et demi après les attentats du 11 septembre, tout semble nous montrer que l’islam a gagné la bataille de la globalisation ; qu’il va s’inposer partout, et imposer trois types de populations : les musulmans proprement dits, les convertis (300 000 en France), et les dhimmis, ou vrais soumis, qui vont approuver les diktats des imams et des émirs du pétrole. Cela pourrait prendre moins de temps qu’on nous l’a dit.

Il a cent ans environ, René Guénon prévoyait une guerre traditionnelle qui ferait plier l’occident moderniste. Aujourd’hui ce dernier est nihiliste, sénile et vénal : le XXIème siècle a donc de fortes chances d’être musulman, au moins dans notre partie du monde.

Nicolas Bonnal pour Novopress

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Ne regardez plus Euronews !

Image Hosted by ImageShack.us La saga cosmopolite continue. Un article précédent sur Novopress nous apprenait la diffusion à partir de juillet 2008 d’Euronews en arabe, pour « informer les populations arabophones d’Europe ».

Philippe Cayla, son PDG, enfonce le clou. Il n’a plus envie de faire du journalisme. Il souhaite passer à la propagande bruxello-mondialiste.

Sous couvert d’un déficit, il est vrai réel, d’informations sur les institutions européennes, il expose dans une tribune libre du journal Le Monde, sa vision de l’Europe :

« Pourquoi parler d’Europe ? Parce que l’histoire des nations se termine, et que l’histoire de l’Europe est à peine commencée. La souveraineté nationale, économique, commerciale, et même militaire, c’est terminé. Ces renoncements sont définitifs, irréversibles et c’est tant mieux ».

Plus loin, il parle de Bruxelles comme « un lieu miraculeusement multiculturel où des intelligences (!) se consacrent à l’Europe ».

Philippe Cayla joue à merveille son rôle de promoteur du système, celui qui détruit l’avenir des nations, pour le plus grand bonheur de l’individualisme consumériste.
Sa chaîne, payée en partie par la redevance télé, n’a plus pour but d’informer, mais de convertir les derniers récalcitrants au monde merveilleux du cosmopolitisme européen.

Ne plus regarder Euronews évite une contamination mentale néfaste.

LeBerlioz pour Novopress

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Le prix du livre européen de la magouille

Image Hosted by ImageShack.us Il a été décerné à Guy Verhofstadt, ancien Premier Ministre de la Belgique, devenu premier Ministre expédiant les affaires courantes en attente d’un gouvernement, et actuellement Premier Ministre par intérim, en attendant d’être Premier Ministre à vie.

Ce prix est décerné apparemment au meilleur ouvrage détruisant les Nations, dont le président du comité de parrainage est le has been Jacques Delors, et le président du jury le cosmopolite Henning Mankell.

Le prix a été décerné, sans arrière-pensée politique à l’ouvrage, sûrement écrit par un nègre, intitulé « les Etats-Unis d’Europe ». Sans commentaires.

C’est un peu comme s’il existait un prix du livre UMP décerné à Nicolas Sarkozy, un prix de la maison blanche qui verrait couronner Dick Chesney, ou un prix microsoft donné à Bill Gates.

Evidemment, la lecture de ce livre n’est en rien une obligation…

LeBerlioz pour Novopress

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Le Choc du Mois N°19 en avant-première dans Novopress

Retrouvez désormais chaque mois, en avant-première et en exclusivité pour Novopress, la couverture, le sommaire et un article du Choc du Mois ! En kiosque dès lundi.

Image Hosted by ImageShack.us Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us La suite de cet article (et les autres) en vous rendant chez votre marchand de journaux ou en vous abonnant .

Racines


Groupe SPARTE : des intellectuels au service de l’Identité !

Beaucoup d’entre vous ne le savent pas, mais il existe, parmi les structures amies du Bloc Identitaire, un regroupement informel de personnes intéressées par le travail intellectuel et la recherche théorique qui cherchent à comprendre et analyser les enjeux actuels et proposer des solutions s’inscrivant dans une optique identitaire d’enracinement des peuples européens et de défense des cultures face à l’uniformisation marchande et aux dangers entraînés par les migrations massives de populations.
Il s’agit du Groupe Sparte, qui dispose d’un site internet : www.groupe-sparte.com que je vous invite à visiter.
Le Groupe Sparte est indépendant du Bloc Identitaire mais appartient à la « mouvance » Identitaire de telle sorte que les textes de Sparte n’engagent pas les Identitaires et inversement, le Bloc Identitaire ne dicte pas à nos amis du Groupe Sparte ce qu’ils doivent penser ou écrire.
Le Groupe Sparte regroupe des chercheurs, des enseignants, des étudiants mais également toute personne intéressée par le combat des idées. Si vous souhaitez apporter votre pierre à l’édifice, vous êtes les bienvenus.
Récemment, nos amis du Groupe Sparte ont édité des textes remarquables sur la métaphore politique de l’exil chez M.G. Dantec, sur l’enjeu révolutionnaire des classes moyennes, la nécessité de dépasser le projet moderne, ou encore sur les dangers ou les avantages du communautarisme pour notre combat contre l’immigration, etc… Ces textes sont en ligne sur leur site internet.
Il est évident que la recherche d’un dépassement de la modernité politico-philosophique par une critique positive de la philosophie des Lumières et du relativisme kantien doit retenir notre attention dans la mesure où il s’agit là de la racine du mal qui ronge les sociétés européennes.
Peut-être (et il s’agit là d’une opinion personnelle) faut – il même remettre en cause l’apport cartésien ou le nominalisme de Guillaume d’Ockham (1300-1350) qui ont introduit une rupture avec la scholastique et la pensée aristotélicienne.
Comme vous le voyez, il y a du pain sur la planche pour ceux qui souhaitent se dégourdir les neurones.
Précisons également que le Groupe Sparte, conformément à la ligne de conduite générale des Identitaires, travaille dans une optique de rassemblement de toutes les sensibilités religieuses ou politiques sans esprit de sectarisme et sans exclusive. Le Groupe Sparte accepte également de travailler avec des structures constituées comme par exemple la Fondation Polémia ou des revues catholiques qui ont récemment accueillies des articles d’identitaires.
La mouvance « Identitaire » avec un mouvement politique pour les jeunes (les Jeunesses Identitaires), pour les adultes (Bloc identitaire) des associations de solidarité avec les européens qui souffrent (SDF, Solidarité Kosovo, associations de défense des victimes), une agence de presse (Novopress), un groupe de réflexion et de recherche intellectuelle (Groupe Sparte) couvre tous les domaines de l’engagement social et politique et démontre sa maturité.
De plus, avec toutes ces structures et ces possibilités d’action il faut désormais une bonne dose de mauvaise volonté pour dire « moi je souhaite aider les Identitaires, mais je ne sais pas comment m’engager pour me rendre utile » !
Allons, cher ami, un petit effort, il y a de quoi bosser chez les Identitaires.
Jérôme D. (http://blog-identitaire.com)


L’invasion polonaise

Image Hosted by ImageShack.us En 2004, lors de l’élargissement de l’Union Européenne aux pays de l’est, promesse avait été faite qu’en aucun cas il n’y aurait de déferlement massif en Europe de l’ouest de travailleurs et de non travailleurs issus de l’ancien bloc soviétique.

Ceux qui avaient anticipé le problème se sont vus qualifiés de « fantasmeurs », quand ce n’est de « racistes ».

Cependant, l’adjoint au maire, travailliste, de La Haye, n’arrive plus à offrir des logements en nombre suffisant à ses compatriotes, parle d’un afflux de travailleurs polonais, estimés à 120 000, et redoute l’arrivée de roumains en nombre supérieurs.

Les élus locaux accusent le gouvernement central d’avoir fait preuve de « naïveté ».
Cette immigration incontrôlée pose de graves problèmes en Europe de l’ouest, mais aussi à l’est. En effet, la Roumanie vient de faire venir 3 500 travailleurs chinois pour combler l’émigration de ses ouvriers. La Pologne vient quant à elle d’ouvrir son marché du travail, et spécifiquement celui du BTP, à des centaines de milliers de Biélorusses et d’Ukrainiens, pour remplacer ses ouvriers partis sur les chantiers belges et français.

Une fois encore, L’Europe bruxelloise ne résout aucun problème mais se borne à les déplacer, de l’est vers chez nous…

LeBerlioz pour Novopress

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Un exemple de racisme anti-blanc: la pochette de Ice-T

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Cette pochette est extrêmement révélatrice de la haine et du mépris qu’éprouvent les rappeurs afro-américains pour les petits “diables blancs” de la classe moyenne qui achètent leurs CD.

Au premier plan : un jeune “whigger” (”white nigger”, littéralement “nègre blanc” : qualificatif méprisant donné par les afro-américains aux jeunes blancs qui tentent de singer leur comportement et leurs modes vestimentaires et musicales) blond, sale et mal habillé. Il porte un T-shirt Rasta aux couleurs du reggae. Autour de son cou se balance un pendentif représentant l’Afrique et ses couleurs. Près de lui, sur le sol à droite, on aperçoit - volontairement mal dessinée - une pipe pour crack sensée représenter la source financière des gangs auprès du “sale blanc”, un joint roulé et une bouteille de soda percée servant à la “fumette”. A ses pieds sur sa gauche sont étalés des livres, dont celui de Malcolm X (largement entamé) qui représente la propagande “anti-raciste” favorisant en fait le racisme anti-blanc. A sa droite sont répandues au sol une multitude de cassettes de rap de Ice-T (achète, achète petit blanc !).

L’esprit du jeune déraciné blanc est complètement sous la domination du rappeur au regard hypnotique. Celui-ci lui impose sa volonté, symbolisée par les ondes cérébrales, sortes de volutes de fumée (de crack, de cannabis ?) qui sortent des yeux de Ice-T pour pénétrer dans le cerveau de son jeune fan via les écouteurs du walkman.

Pendant ce temps, à l’arrière plan, se déroule, sous le regard satisfait de “l’artiste” une scène d’effraction et de violences commise par trois jeunes noirs. Le premier, armé, fracture la porte. Un autre, encagoulé, commence à violer la mère du jeune “whigger” pendant qu’un troisième fracasse le crâne de son père à coups de crosse de fusil d’assaut automatique (armes répandues dans ces milieux).

La symbolique est claire : Alors qu’Ice-T a pris le contrôle du cerveau du jeune blanc grâce au rap, aux lectures ethnomasochistes et aux drogues qu’il lui a vendu, ses frères de race afro-américains pillent la maison de celui-ci et massacrent sa famille sans susciter la moindre réaction de sa part. Le rap, la propagande et la drogue ont annihilé chez lui toute fierté masculine, toute volonté de résistance. Il aurait dû être un jeune guerrier défendant son territoire et son clan. Il n’est plus qu’un zombie amorphe, à la merci de ses nouveaux maîtres.

Article paru sur Granika



La “2007 World Population Data Sheet”. Le génocide européen continue.


La “World Population Data Sheet” (Fiche de données sur la population mondiale) du Population Reference Bureau, publiée chaque année, est la référence en matière de chiffres démographiques (1). Cette publication fournit de nombreuses données pour tous les pays du monde. Compte tenu des délais pour avoir des données vérifiées pour certains pays, l’édition 2007 récente concerne les données de 2006. Dans cette édition 2007, on ne peut malheureusement que constater que le génocide européen par insuffisance majeure d’enfants ne fait que continuer.

Dans la figure 1 ci-dessous, ont été extraites, parmi ces milliers de données, celles qui concernent le plus la démographie des Européens, que ce soit en Europe, ou dans les principaux pays du monde pour l’instant majoritairement peuplés de descendants d’Européens.

L’indice synthétique de fécondité (figures 1 et 2) indique le nombre moyen d’enfants par femme dans les conditions de natalité actuelles. C’est un indice global pour toutes les personnes résidant dans un pays. Assez peu de pays mesurent cet indice spécifiquement pour les européens ; en particulier en France c’est un sujet tabou dans les statistiques officielles (on casse le thermomètre pour masquer l’importance de la maladie). Mais des démographes obtiennent des données par recoupements. Par exemple Jacques Dupâquier (membre de l’Institut de France) dans son article “La désinformation de l’INSEE” (2) évalue l’indice pour les européens en France, à 0,25 de moins que l’indice global du fait de la surnatalité des populations d’origine non-européenne ; pour la même raison, Yves-Marie Laulan indique que pour évaluer l’indice pour les européens, il faut retrancher 0,2 à 0,4 à l’indice global selon les pays.

Pour analyser ces chiffres, il faut se rappeler que pour qu’une population maintienne la vie en renouvelant simplement ses générations (sans même les faire croître, alors que le reste du Monde est en expansion) il faut dans les conditions sanitaires historiquement exceptionnellement bonnes de l’Europe, qu’il y ait un indice de fécondité de 2,1 enfants par femme (2,1 car un petit nombre de bébés n’atteindront quand même pas l’âge d’avoir à leur tour des enfants). Les européens en Europe en sont bien loin (voir en particulier figure 2). Et de même au Canada ou en Australie. Par contre les descendants d’européens aux USA disparaissent moins vite.

Dans la figure 1, la colonne “% - de 15 ans” indique le pourcentage des enfants de moins de 15 ans par rapport à l’ensemble de la population. Ces enfants sont l’avenir. Pour connaître la situation des européens en Europe il faudrait réduire ce pourcentage déjà très faible (même remarque que ci-dessus concernant l’effet de la surnatalité des populations non-européennes en Europe). La comparaison avec les chiffres de l’Afrique, l’Asie et l’Amérique Centrale et du Sud est parlante.

Pour l’ensemble de l’Europe (Russie comprise) l’indice de fécondité est de 1,5. Pour les seuls Européens, même si l’on prend la valeur la plus favorable (0,2) de Laulan de la réduction à faire, cela nous amène à un indice de 1,3. Pour avoir une image de l’effet d’un tel chiffre, à l’échelle de ce que peut voir un homme durant sa vie, regardons son impact en 2 générations (environ 60 ans). Chaque génération se renouvelle seulement à 62 % (1,3/2,1), soit en deux générations un renouvellement des générations de 38 % (0,62 x 0,62), soit à peine plus du tiers du nombre d’enfants nécessaires pour juste maintenir la vie. Cette dénatalité existe depuis 1975 en moyenne selon les pays ; en 2007 nous sommes plus qu’à mi-parcours des 2 générations.

Dans ces conditions, vers 2035, cent européens en âge d’être grands-parents auront en moyenne 38 petits-enfants pour les remplacer. Si leur génération ne fait pas repartir la natalité en ayant suffisamment d’enfants, ceux des lecteurs qui ont 20 ans actuellement verront cela quand ils auront 47 ans ; dans les enfants de cette époque, presque les deux-tiers des européens disparaitraient.

Devant l’ampleur de ce véritable génocide européen que prévoit l’ONU, si souvent sensible au sort d’autres peuples ? Elle prévoit des “Migrations de remplacement” (rapport disponible sur le site de l’ONU), les européens disparaissent, très bien, on les remplace par l’immigration de peuples non-européens. L’ONU n’envisage pas une autre solution pourtant plus “écologique” : conseiller aux Européens d’avoir à nouveau suffisamment d’enfants, sommer les gouvernements européens d’avoir une politique qui n’incite plus à la disparition des Européens et les médias de moins dévaloriser les familles européennes. D’ailleurs les critiques acerbes et la désinformation actuelles des médias contre Vladimir Poutine ne sont pas étrangères au fait qu’il est pratiquement le seul grand dirigeant européen à afficher la volonté d’inciter à une reprise de la natalité de son peuple, et à prendre des mesures en sa faveur, plutôt que de recourir à l’immigration.

Conclusion.

Le bref dessin de Konk (figure 3) en dit plus qu’un long discours.

X.M. pour Novopress

(1) “2007 World Population Data Sheet” du Population Reference Bureau. Disponible sur www.prb.org .

(2) Jacques Dupâquier - Fécondité/natalité française en 2005 : la désinformation de l’INSEE - Colloque de la Fondation Singer Polignac, 2 février 2006.

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]


Par Cyber-résistant - Publié dans : Actualités
Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /2008 13:05

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Le pouvoir en quête de proximité


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 8 février.

L e Parlement a donc désavoué le peuple. Alors que 55 % des électeurs, consultés le 29 mai 2005, avaient dit non à la Constitution européenne, c'est un document presque identique (de l'aveu de Valéry Giscard d'Estaing) qui a été approuvé, hier, par les députés et les sénateurs. Certes, les Français avaient été avertis, puisque Nicolas Sarkozy s'était engagé sur cette procédure. Mais il n'avait pas été dit que le «mini-traité» ressemblerait tant au texte rejeté. Le tour de passe-passe éloigne un peu plus l'Europe de sa légitimité populaire.

La défiance des Français pour leurs représentants, illustrée à l'époque par le refus de suivre les multiples injonctions à voter oui, ne risque pas de disparaître avec ce vote. D'autant qu'il y a de la désinvolture à laisser croire que les électeurs se seraient laissés aller à des irritations hors sujet : ce que soutient Jean-François Copé (UMP) quand il assure que le non était «motivé par des raisons qui n'avaient rien à voir avec la question posée». Il n'y a pas pire sourd…

Ce n'est pas seulement Jacques Chirac qui avait été désavoué. Il avait d'abord été dit non à cette Europe sans frontières ni mémoire, qui repasse par la fenêtre. C'est une institution distante et sans âme qui avait été refusée, même si la peur du libéralisme avait alimenté un autre vote de défiance. Ne pas vouloir admettre cette réponse littérale et réfléchie peut s'apparenter à un «coup de force» (Olivier Besancenot).

La conséquence du vote des parlementaires est d'ailleurs d'offrir des arguments aux plus radicaux, qui exploitent le sentiment de frustration d'une partie de l'opinion. Après avoir dénoncé le capitalisme fou qui a siphonné la Société générale, l'extrême gauche brode à plaisir sur le peuple méprisé. Le mariage de Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni, samedi, a pu être perçu comme un signe supplémen­taire d'éloignement du pouvoir, qui laisse photographier son bonheur dans le parc de Versailles.

Dans ce contexte, l'impératif d'une proximité avec la vie des gens s'impose plus que jamais au gouvernement, pour tenter de corriger le désamour qui frappe le président dans sa lune de miel. Faut-il aller comme Sarkozy l'a promis lundi à Gandrange (Moselle) pour ArcelorMittal, jusqu'à réintroduire la puissance publique sur des sites industriels menacés ? Le retour à l'État nounou serait une autre régression.


Fillon, le recours

La chute de président de la République dans les sondages, cette semaine, illustre une incompréhension. Mais la baisse sanctionne, en l'occurrence, un comportement plus qu'une politique, puisque le premier ministre est épargné. Selon Paris Match, Sarkozy le vibrionnant recueille 46 % de satisfaits et Fillon le taciturne 57 %. L'austérité de ce dernier, si elle n'a jamais répondu aux exi­gences élyséennes d'une communication réactive, semble mieux correspondre aux attentes. Le chef de l'État devra-t-il adopter à son tour cette modestie provinciale ? Il lui faudra se faire violence.

En attendant, ces aléas redonnent au premier ministre et à sa fonction une autorité qui s'était effacée sous la présidentialisation du régime. Toute ­cette semaine, François Fillon est apparu comme un recours, alors même que le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, s'est cru autorisé à rappeler le chef de l'État «à une certaine tenue». Si Claude Guéant, le bras droit du président, a annoncé dimanche la revalorisation des petites retraites au grand dam des députés UMP , c'est le premier ministre qui a repris la main en détaillant, mercredi, l'augmentation de 5 % du minimum vieillesse, avant que le président ne monte la prime à 200 euros…

La proximité des munici­pales n'est évidemment pas étrangère à la valse des annonces. D'autant que la majorité risque de payer un pouvoir d'achat toujours stagnant. Pour autant, la gauche n'a aucune raison de jubiler. La multiplication de ses attaques contre le chef de l'État masque le vide constant de ses projets. Quant à l'attitude sinueuse du PS face au traité européen, qu'il a approuvé après avoir demandé un référendum, elle n'autorise pas les socialistes à se croire davantage au diapason des Français. Les points que marquera peut-être la gauche en mars avaliseront surtout son immobilisme.


Révolution conservatrice

En réalité, la révolution conservatrice qui a porté Nicolas Sarkozy au pouvoir reste encore le meilleur allié du gouvernement. Cette modernité nouvelle, qui récuse Mai 68, s'illustre quand Fillon déclare mercredi son «soutien» à l'enseignant qui a passé 24 heures en garde à vue et qui a été mis en examen pour avoir giflé un élève qui l'avait traité de «connard». «Les enseignants ont besoin d'un peu de discipline et d'un peu de respect pour faire fonctionner les classes», a-t-il déclaré. Ce retour de l'autorité est aussi réclamé pour les banlieues ( voir nos éditions d'hier).

Un semblable phénomène de réhabilitation des valeurs et des hiérarchies s'observe, depuis Ronald Reagan, aux États-Unis. Mais, alors que le discours unique de la France bonne fille assure que les deux mandats de George W. Bush ont mis un terme à ce mouvement, les primaires de mardi ont montré que le républicain John McCain, qui propose de rester en Irak «cent ans s'il le faut», répond toujours aux aspirations d'une partie de la société américaine. Fillon a raison d'inviter à «regarder (McCain) d'un peu plus près»...


Berlusconi, le retour ?

Le cauchemar des bien-pensants, déjà confrontés au retour de Tony Blair sur la scène internationale, serait une victoire des républicains en novembre, qui s'ajouterait au retour de Silvio Berlusconi en Italie en avril. La gauche française, qui avait tant soutenu Romano Prodi, s'est gardée de tirer le bilan des vingt mois de son gouvernement, soldé par sa démission. Wait and see.


Prédictions du discours unique


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 7 mars.

Le discours unique prédit la Berezina pour la majorité aux municipales. En attendant, le chômage baisse (7,5 %), François Fillon recueille 66 % de satisfaits (sondage Paris Match ) et Nicolas Sarkozy semble amorcer une remontée (sondage Le Point ). Un succès de la gauche, qui se contenterait d'un repliement local, se confirmera peut-être. Cependant, il n'est pas toujours de bon augure d'être ainsi préélu par les perroquets. Ségolène Royal puis François Bayrou, à qui l'Élysée fut promis, le savent. C'est pourquoi Barack Obama, plébiscité pareillement, a sans doute du souci à se faire.

Il arrive au monde médiatique de prendre ses désirs pour des réalités. Son suivisme a fait croire que l'affaire Clearstream dissimulait un Watergate : elle se conclut par un dossier qui ne reproche à Dominique de Villepin que de mauvaises pensées. Le pilonnage anti-Bush, autre exemple, interdit d'admettre la récente défaite d'al-Qaida en Irak. En revanche, le même endoctrinement permet à l'actrice Marion Cotillard, couronnée d'un Oscar, de soupçonner les États-Unis d'avoir fait s'effondrer les Twin Towers, le 11 septembre 2001…

Pour les adeptes du copier-coller, l'arrivée d'un démocrate à la Maison-Blanche est acquise. Ils n'imaginent pas qu'un républicain puisse y garder la place. L'obamania, précédée d'une dévotion des belles âmes pour Michael Moore, en vient à négliger Hillary Clinton, qui a remporté mercredi deux victoires importantes, au Texas et dans l'Ohio. Alors que le projet d'Obama est aussi vide que le fut celui de la candidate socialiste, le bien-pensisme y barbote en terrain familier.

En réalité, rien n'est joué aux États-Unis, même si la percée d'Obama rappelle le goût des Américains pour les success stories et les hommes neufs. Son métissage, considéré comme un programme suffisant, dissimule mal les faiblesses de ses propositions et de sa diplomatie. Dans un pays traumatisé par le 11-Septembre, le discours offensif de John McCain contre «l'extrémisme islamiste» paraît plus adéquat.

Pour tout dire, cet unanimisme devient pesant, à force de penser de travers. Silvio Berlusconi s'apprête à revenir au pouvoir en Italie, en avril, après avoir été conspué par l'intelligentsia. José Luis Zapatero, applaudi en France pour vouloir ouvrir l'Espagne au multiculturalisme, se découvre, à la veille des législatives de dimanche, rudement contesté chez lui par ceux qui craignent pour l'État-nation. Faut-il encore prendre pour vérité ce qui se répète ?

Le pari de Parisot

Un bémol : l'unanimité n'est pas toujours suspecte. Il est des dossiers indéfendables. Tel est le cas de la caisse noire de 600 millions d'euros constituée par l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). Elle permettait de payer, en liquide, salariés, syndicalistes, hommes politiques. Même le GUD, groupe d'extrême droite, aurait bénéficié de largesses pour, dit-on (mais le lien n'est guère évident), financer la campagne de Valéry Giscard d'Estaing de 1974. Reste que cette réalité indigne davantage que le pactole du comité d'entreprise d'EDF (480 millions d'euros), qui aurait servi à financer la CGT, le PCF et la Fête de l'Humanité. Passons.

L'habileté de Laurence Parisot a été, cette semaine, de faire admettre comme une évidence la fracture patronale née de ces pratiques occultes, qui ont conduit l'ancien président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, à distribuer près de 20 millions d'euros de 2000 à 2007. En dénonçant ses indemnités de départ (1,5 million d'euros) et en se désolidarisant d'un monde corrompu, la présidente du Medef a fait preuve d'une détermination qui assoit son autorité. Derrière un profil à la Margaret Thatcher se précise un possible destin politique.

Rarement consensus n'aura été aussi rapidement acquis sur la nécessité de réformer les dérives patronales (mais aussi syndicales) abritées derrière l'omerta : méthodes d'autant plus indéfendables qu'elles s'ajoutent aux avantages exorbitants que s'accordent certains grands patrons, tandis que des salariés s'appauvrissent. En voulant «tout remettre à plat», Parisot semble avoir pris la mesure d'une exaspération populaire dont la gauche croyait faire son miel. Reste à imposer une éthique au libéralisme, ce mot qui fait encore peur. Pari gagnable.

Poids des évidences

Le poids des évidences viendra, le plus sûrement, à bout des récitations et des aveuglements. Ainsi n'est-il plus condamnable d'admettre l'existence d'un racisme anti-blanc ou anti-juif, porté ici et là. Mercredi, c'est le calvaire d'un Français de confession juive qui a été dévoilé. Il a été séquestré durant une journée par six voyous qui lui ont fait subir des sévices à connotations antisémites et homophobes. La scène s'est déroulée à Bagneux (Hauts-de-Seine), là où il y a deux ans Ilan Halimi avait été torturé à mort, parce que juif également.

Les organisations antiracistes ont de quoi être ébranlées, elles qui ont participé initialement à la victimisation des enfants des cités et à leur sentiment d'impunité. Est-ce l'effet de leur lucidité ? SOS Racisme soutient aujourd'hui Ayaan Hirsi Ali dans son combat contre les islamistes (bloc-notes du 15 février). La Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) se mobilise contre les dérives du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui veut assimiler au racisme toute critique de l'islam (voir mon blog). La pensée molle n'y retrouve plus ses petits. Bonne nouvelle.

Israël boycotté

Le monde arabo-musulman boycottera le Salon du livre, qui ouvre ses portes le 13 mars à Paris, avec Israël comme invité d'honneur. Or, nombreux sont les écrivains israéliens qui s'opposent à la politique de l'État hébreu. Pourquoi refuser de les rencontrer ?


Pour Sarkozy, retrouver la droite


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 14 mars.

La majorité a remporté une victoire passée plutôt inaperçue, dimanche : elle a maintenu le FN à la marge. Jean-Marie Le Pen, qui n'a pas été en reste dans l'hystérie anti-Sarkozy, n'a su pour autant récupérer ses électeurs perdus en 2007. Il est improbable que sa fille, Marine, gagne à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où elle n'a eu que 28,53 % des voix. Même s'il existe une déception dans l'électorat populaire, elle ne suffit pas à faire renaître l'extrême droite. L'UMP reste le recours.

Les envolées de Nicolas Sarkozy sur la nation, trois mois avant le scrutin de 2007, avaient davantage contribué à le faire élire que son discours sur la rupture. Aussi est-ce cette stratégie que reproduit le chef de l'État, à la veille d'un second tour délicat (même si la Berezina promise n'a pas eu lieu). En abordant, mardi à Toulon, la nécessité d'une «immigration maîtrisée» et d'une défense de l'identité nationale, il s'est souvenu de son socle, négligé au profit de la gauche. Grosse ficelle, néanmoins.

«L'ouverture, je vais la continuer», assurait-il dernièrement. Le président aurait-il donc décrispé la politique ? Cela se verrait. La droite espagnole vient de perdre les législatives à cause de sa rigidité ; la droite française risque de perdre les municipales à cause de son élasticité. Sarkozy devrait écouter son ami José Maria Aznar, ancien président du gouvernement espagnol : «Les idées libérales, les idées de droite sont trop souvent défendues par des gens complexés qui, pour paraître “légitimes”, ont toujours besoin de cautions de gauche.» (Revue Politique internationale).

C'est justement pour avoir dit vouloir décomplexer la droite que Sarkozy avait été élu à 53 %, il y a dix mois. Mais, depuis, il n'a su convaincre de sa détermination. À moins d'un sursaut, la gauche affaiblie s'apprête à tirer profit de l'abstention d'en face. «En deux mois, j'avais bouclé le plus gros paquet de mesures de libéralisation de l'économie de l'histoire espagnole», dit aussi Aznar (L'Express), qui a réveillé son pays. En France, les réformes à moitié engagées ne peuvent mobiliser les impatients.

Quand le président déclare, mardi, qu'il «tiendra naturellement compte» des résultats de dimanche, qui ne s'annoncent pas fameux pour la majorité, il est à espérer qu'il n'envisage pas de donner encore d'autres gages à une gauche sans programme ni vision claire, prête à freiner ce qui ne va déjà pas assez vite. Sarkozy doit retrouver sa droite et accélérer les réformes.


Le non-dit socialiste

La gauche «des territoires» s'apprête à gérer le quotidien des communes. «Tous ceux qui ont gagné au premier tour sont avant tout des hommes de terrain», fait remarquer Gérard Collomb (PS), majoritaire à Lyon. Alain Juppé (UMP), également réélu brillamment à Bordeaux, a promis de se consacrer totalement à sa ville. Cette exigence de proximité a fait prendre un bouillon à nombre de transfuges, à commencer par Jean-Marie Cavada (UMP) dans le XIIe arrondissement de Paris. Cette même exigence a fait promettre à Christian Estrosi qu'il quitterait le gouvernement en cas d'élection à Nice. Obligera-t-elle Bertrand Delanoë (Paris) a renoncer à d'éventuelles ambitions à la tête du PS ? Dans ce contexte, l'alliance anti-Gaudin passée à Marseille entre Jean-Noël Guérini (PS) et Jean-Luc Bennahmias (MoDem), parachuté en 2002, a sans doute peu de perspectives.

Le repliement local est un élément que la gauche compte d'ailleurs mettre en scène. Elle laisse entrevoir une possible cohabitation, à partir de ces ancrages dans «les profondeurs de notre peuple», expression entendue chez François Hollande, lundi sur Europe 1. Alors que Ségolène Royal met volontiers en avant, encore récemment en parlant du mérite, son côté «vieille France», les socialistes développent un non-dit à l'arrière-goût peu ragoûtant. Notamment quand Hollande le Corrézien souligne «l'impensé» de Sarkozy sur les fameux «territoires», lacune qu'il compare aux attaches rurales de François Mitterrand et de Jacques Chirac. Le secrétaire général du PS voudrait-il rappeler la condition de fils d'immigré du président, étranger à la France profonde et à son âme, qu'il ne s'y prendrait pas autrement.


Indéchiffrable MoDem

Reste cette autre donnée qu'est la persistance de la bipolarisation de la vie politique. Qu'on le veuille ou non, elle structure le débat, malgré les tentatives d'ouverture. Le bipartisme sort même renforcé du premier tour, avec la confirmation de la disparition du FN. Un MoDem avec 3,7 % des suffrages (mais il n'était pas dans toutes les communes) ne peut prétendre remplacer l'extrême droite dans son rôle protestataire. Dans la majorité des cas, des affrontements droite-gauche auront lieu dimanche. Ils rendent indéchiffrable la stratégie néocentriste de François Bayrou, dont la formation soutient le PS à Marseille ou à Chartres, mais l'UMP à Toulouse ou Colombes et fait cavalier seul à Paris. Qui peut comprendre Marielle de Sarnez, candidate du MoDem à Paris, qui dit vouloir «sortir du bloc contre bloc», mais critique Bertrand Delanoë pour avoir refusé sa proposition d'alliance sur le dos de Françoise de Panafieu (UMP) ? Alors que le MoDem a pour ambition de moderniser la politique, ses marchandages très IVe République contribuent à rendre son discours incohérent. Les Français suivront-ils ? Il faudrait au moins que Bayrou gagne Pau. Or, maire à mi-temps n'est guère porteur ces temps-ci.


Cette vieille France qui s'en va

Lazare Ponticelli, est mort mercredi à 110 ans. Jeune immigré italien, il s'était engagé en 1914, à 17 ans, pour «défendre la France car elle m'avait donné à manger ; c'était une manière de lui dire merci». Dès août 1914, 130 000 jeunes soldats français tomberont en trois jours à la bataille de Charleroi. Avec le dernier poilu, c'est cette vieille France héroïque qui s'en va.

Par Cyber-résistant - Publié dans : Actualités - Communauté : Vu de droite

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