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We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 23:58

Tea Party Manifesto

Give Us LibertyLe Tea Party est un mouvement qui a débuté en 2009 avec des rassemblements, des défilés et des réunions locales. Depuis lors, des centaines de milliers d'Américains se sont levés pour protester contre la croissance sans limites des dépenses publiques, la réglementation forcée et l’augmentation de la dette.

Ils appellent à la restauration des principes de base de l'Amérique : la liberté individuelle, la responsabilité financière et, plus important, le gouvernement constitutionnel limité. Ils refusent cet État « nounou » (« nany state ») dont la raison d’être est la redistribution et le contrôle, pour la simple et bonne raison qu’il ruine le pays. Ce sont ces principes qui ont fait de la manifestation du 12 septembre 2009, à Washington, l’une des plus importantes de l’histoire des Etats-Unis.

Dick Armey et Matt Kibbe sont, respectivement, président et directeur général de Freedom Works, un acteur majeur dans le Tea Party Movement. Dick Armey est un ancien leader de la majorité républicaine à la Chambre des représentants. Ils sont tous deux les auteurs de Give Us Liberty : A Tea Party Manifesto, publié le 17 août 2010 chez Harper Collins.

« Le Tea Party Movement n'est pas à la recherche d'un partenariat junior, mais d'une OPA hostile sur le Parti républicain », explique Kibbe. (Wall Street Journal, 9 février 2009)

Les candidats soutenus par le Tea Party sont de jeunes entrepreneurs en politique qui savent s’imposer par leur connaissance du terrain. Dans le monde réel, cela relève du bon sens. À Washington D.C., ils apparaissent comme des extrémistes (« radicals »). L’administration et les partis ne peuvent imaginer un ordre social qui ne soit pas sous contrôle. Pourtant, comme l’ont bien montré Hayek et Polanyi, la décentralisation est la meilleure façon de maximiser les contributions de chacun et de bénéficier de leurs connaissances.

Par ailleurs, le Tea Party propose un contrat avec ses candidats qui repose sur trois idées simples :

- Le rejet de « cap-and-trade », la législation pour contrôler les émissions de gaz à effet de serre

- L’adoption d’une « réforme fondamentale de la fiscalité » qui remplacerait le « byzantin code des impôts » par un code des impôts « simple et juste »

- L’abrogation et le remplacement du « remboursement des soins de santé géré par le gouvernement »

Extrait traduit d'une intervention de Matt Kibbe dans Reason Magazine :

De mon point de vue, le Tea Party Movement est un chaos splendide ou comme le décrirait le prix Nobel d’économie Friedrich Hayek, un « ordre spontané ». Nous sommes un mouvement non hiérarchisé, populaire, décentralisé, composé de gens qui croient dans la liberté, dans un gouvernement qui ne dépense pas l'argent qu'il n'a pas et qui croient dans la particularité de notre république constitutionnelle. Ils ont surgi de leurs canapés et de leurs tables de cuisine comme un contrepoids puissant et auto-organisé face à l'opportunisme politique, au « big government » et aux intérêts particuliers.

Une des vertus de ce monde décentralisé d’aujourd'hui, c'est que les citoyens ne sont plus dépendants de vieilles institutions tels que le Congrès, les réseaux de télévision, ou même les think tanks. Comme le Tea Party Movement lui-même, l'accès à l'information est complètement décentralisé par l’infinité des sources online. Comme le processus de découverte qui détermine les prix sur un marché sans entraves, ces réseaux informels profitent de ce que le philosophe Michael Polanyi appelle « connaissance personnelle ». Blogueurs et citoyens militants sur l'Internet rassemblent ces fragments de connaissances et s’en servent comme centre d'information sur la véracité des faits et l'importance des bonnes idées.

Une femme qui marchait dans la manifestation à Washington DC, le 12 Septembre 2009, avait une grande bannière blanche, presque aussi grande qu'elle. Elle avait écrit, de façon succincte : "Read Thomas Sowell." Ils écoutent Glenn Beck et étudient Saul Alinsky. Ils ont également lu Rand, Friedman et Mises. Ils ont même lu la Constitution des États-Unis, aussi intemporelle soit-elle, risquant les foudres de leurs supérieurs érudits et cosmopolites.

Le Tea Party Movement, s’il se maintien, a le potentiel de libérer l’Amérique des bureaucrates dépensiers, des arrivistes politiques, et des parasites en quête de rentes à vie. Les valeurs qui nous animent, moins d’impôts, moins de gouvernement et plus de liberté, sont comme une grande tente philosophique plantée au coeur même de la politique américaine."

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« Don’t tread on me » (II/V) : Tea party

Au sortir de la guerre de Sept Ans (1756-1763), la réelle première Guerre mondiale de l’Histoire (dans le sens qu’elle s’était déroulé sur trois continents distincts, Amérique, Europe et Asie) l’Empire britannique était certes vainqueur, mais financièrement exsangue. France et Royaume-Uni, les deux principaux protagonistes du conflit, étaient même virtuellement en faillite. La monarchie versaillaise vivait ses dernières années et Londres, son ennemi dont l’Empire colonial sortait certes renforcé de la confrontation, était quasiment à bout de souffle. La dette britannique, colossale, s’exprimait alors en dizaines de millions de livres sterling de l’époque, une somme faramineuse en ce temps-là. Les troupes britanniques se déployaient sur tous les continents et la marine de guerre contrôlait les principales voies de navigation et de commerce, grâce à un astucieux réseau de péages maritimes (Gibraltar, le Cap, plus tard les Malouines, Suez, Panama, etc.). Bref, le soleil ne se couchait jamais sur l’Empire de Sa Majesté le Roi George III.

Depuis 1757 et leur victoire (déjà décisive) contre les Français à la bataille dite de Plassey, les Britanniques exerçaient une domination et un contrôle sans partage sur l’ensemble du sous-continent indien. L’âge d’or des comptoirs portugais et néerlandais dans la région faisait de leur côté déjà partie du passé. Les Indes Orientales (une zone bien plus grande que l’Inde actuelle, recoupant les régions allant de l’actuel Iran aux confins de l’Extrême-Orient), regorgeaient de richesses naturelles (coton, épices, soie, thé, métaux, pierres précieuses en plus de la main-d’oeuvre abondante et bon marché sans parler bien sûr du pétrole encore inconnu et inutilisé). Cette région grande comme un continent était le véritable Eldorado de l’époque. Le contrôle de ces richesses allait certes s’avérer un atout dans la manche britannique, mais les profits réalisés par la Compagnie des Indes orientales qui bénéficiait d’un monopole d’État sur leur exploitation ne suffiraient pas à renflouer les caisses, Londres le savait pertinemment. Il fallait davantage pour nourrir l’Empire, dont les déploiements de troupes aux quatre coins du monde exerçaient une pression insoutenable sur le budget national.

En plus de prélever arbitrairement sa part des productions et autres récoltes à travers tout l’Empire, le Chancelier de l’Échiquer (le ministre des Finances) avait aussi, par le biais d’une imposante et rigoureuse bureaucratie, un autre moyen de saigner les colonies au profit du pouvoir central de Londres : l’impôt.

En 1765, soit au lendemain de la guerre de Sept Ans dont nous avons parlé plus haut, la Parlement britannique, sous l’impulsion du gouvernement de Sa Majesté, vota le Stamp Act, loi décriée visant spécifiquement les colonies nord-américaines de l’Empire qui prévoyait la taxation au profit de Londres de tout acte notarié, de toute remise de document officiel (actes de propriété, permis divers, contrats, etc.) en Nouvelle-Angleterre. Pour être valable, tout document officiel devait soit porter un timbre fiscal (sorte d’apostille) soit être imprimé sur un papier spécial hors de prix, fourni par Londres. Devant la levée de boucliers que suscita ladite loi au sein des colonies nord-américaines, elle fut rapidement abrogée.

La colère des colons de Nouvelle-Angleterre était principalement causée par le fait que ladite loi avait été adoptée par le Parlement de Westminster sans les consulter aucunement (les colons, considérés depuis Londres comme autant de « bouseux » étaient non représentés dans un Parlement britannique alors pratiquement ouvert qu’à l’aristocratie et à la haute bourgeoisie métropolitaine). Pour Londres, l’abandon du Stamp Act n’était que partie remise. Il fallait rapidement trouver un autre moyen de faire payer les colons américains, du moins de s’en servir pour dégager un profit et soulager les finances de l’Empire.

À partir de 1767, donc dans la foulée de l’abrogation du Stamp Act, Londres, et ce bien sûr toujours sans consultation des colons américains, décida de leur imposer toute une série de lois à caractère fiscal, aujourd’hui appelées le Townsend Act, du nom du ministre des Finances britanniques de l’époque. Parmi les mesures instaurées dans le cadre de cette frénésie législative, la mise en place d’un bureau des douanes dans le port de Boston par lequel devraient obligatoirement transiter toutes les marchandises importées sur le Nouveau Continent, afin d’y être taxées pour le compte de Londres. Cela provoqua la fureur des colons qui se révoltèrent contre cette évidente privation de souveraineté. Ils ne voulaient pas désormais payer leurs marchandises importées plus cher sous prétexte de payer un impôt au pouvoir central de Londres. Ils étaient frustrés et en colères de ne pouvoir exercer de contrôle sur des lois les concernant, mais votées au loin par un Parlement qui s’apparentait de plus en plus à un Parlement étranger au service d’intérêts étrangers.

De nombreux et sanglants incidents opposant les colons aux soldats britanniques émaillèrent la presque décennie qui sépara l’adoption du Townsend Act du début de la guerre d’indépendance qui marquerait la rupture définitive avec Londres. À partir de 1767, plus aucun bien ne pouvait être importé en Amérique depuis l’Europe ou ailleurs sans acquittement d’une taxe en faveur de Londres. L’Empire prenait prétexte du coût exorbitant du maintien de ses soldats et de sa bureaucratie dans le « Nouveau Monde » pour justifier la taxation — ou plutôt le racket fiscal systématique — de ce dernier.

Il se trouvait par exemple que les Nord-Américains appréciaient beaucoup le thé, mais que se procurer celui produit en Asie coûtait cher. La Compagnie des Indes Orientales qui le produisait (elle exerçait un monopole d’État sur toute activité commerciale dans la région des Indes britanniques comme nous l’avons vu plus haut) devait dans un premier temps expédier le thé indien vers Londres où il était ensuite taxé et réexpédié vers les différents marchés de consommateurs, sur plusieurs continents, pour y être vendu. Londres percevait ainsi une taxe sur chaque gramme de thé produit en Inde et consommé ailleurs dans le monde.

Comme les Néerlandais — dont l’Empire était sérieusement déclinant, mais pas encore éteint — possédaient encore quelques possessions en Asie (dans l’actuelle Indonésie notamment), ils étaient également capables de produire du thé, que les colons de Nouvelle-Angleterre préféraient à celui de la Compagnie des Indes, parce que moins cher (même si son goût était moins fameux que celui de son concurrent indo-britannique). De plus, le thé néerlandais était souvent importé en Amérique du Nord par contrebande, sans transiter par les douanes britanniques, ce qui donnait aux colons le luxe de boire du thé sans pour autant engraisser la Couronne britannique.

La contrebande était très active entre 1767 et 1775 et de très nombreux produits et matériaux parvenaient jusqu’aux rivages du Nouveau Monde en évitant les tatillons contrôles des douaniers de Sa Majesté. Mais la répression contre les contrebandiers était aussi de mise. Un marchand bostonien, John Hancock, futur gouverneur du Massachusetts, faisait de la contrebande de toutes sortes de matériaux et autre bien de consommation son business. Son navire fut intercepté en mai 1768 par les douaniers britanniques et les biens qu’il transportait furent confisqués, ce qui déclencha la colère des habitants de la ville qui n’acceptaient plus la tutelle britannique. Hancock fut vaillamment défendu au court de deux procès par un avocat de Boston, un certain John Adams (accessoirement futur 2e président des États-Unis) et fut finalement blanchi de toute accusation.

Cette contrebande massive exerçait une impitoyable concurrence et ce facteur conjugué à d’autres (guerres, maladies, sabotages divers, actes de piraterie), fit que le commerce de thé de la Compagnie des Indes périclitait dangereusement vers 1770. À ce moment-là, près de dix-huit millions de livres de thé invendues pourrissaient dans les entrepôts de la firme ce qui, pour Londres, se traduisait en manque à gagner en terme de rentrée fiscale. La Couronne avait en effet besoin que la Compagnie des Indes écoule sa marchandise pour percevoir sa taxe, préfiguration de la TVA actuelle. Pour relancer les ventes de la firme sur le continent nord-américain et par là même transformer en impôt concrètement perçu toute ou partie des millions de livres de thé qui menaçaient de pourrir, car non consommés, le Parlement britannique adopta, le 10 mai 1773, le désormais célébrissime Tea Act qui allait bientôt contribuer à changer la face du (Nouveau) monde.

Le Tea Act n’était pas, en réalité, un nouvel impôt. Le gouvernement de Sa Majesté pensait même avoir trouvé par son biais un moyen de faire d’une pierre deux coups, c’est-à-dire de satisfaire simultanément les intérêts des uns et des autres. En fait, par cette loi, le Parlement autorisait la Compagnie des Indes à exporter directement vers l’Amérique du Nord le thé produit en Inde, sans se faire taxer, car sans le faire transiter par Londres. Cela permettrait alors aux colons de Nouvelle-Angleterre d’être abondamment fournis en thé de la meilleure qualité, et ce à bas prix ce qui, selon le législateur londonien, redorerait forcément le blason britannique dans le Nouveau-Monde. La Compagnie des Indes était de son côté satisfaite, car cette disposition légale lui permettrait, pensait-elle, d’écouler ses stocks, ce qui était important pour assurer sa propre survie.

Le gouvernement de Londres renonçait certes à percevoir une taxe sur le thé exporté vers l’Amérique (vu que ce dernier était transporté directement des Indes vers le Nouveau Monde sans passer par Londres pour y être taxé), mais c’était là le prix qu’était prête à payer la Couronne pour conserver son joyau d’outre-Atlantique (de plus, les autres lois fiscales du Townsend Act dont nous avons parlé plus haut restaient en vigueur. Si le thé que les consommateurs américains obtiendraient était désormais détaxé, ils continueraient par d’autres biais prévus par le Townsend Act de payer de lourds impôts à Londres).

Malheureusement pour le roi George III, les militants souverainistes de Nouvelle-Angleterre, chaque jour plus nombreux à tempêter contre les diktats d’outre-Atlantique, n’étaient pas prêts à échanger leurs rêves de liberté et d’indépendance  contre une diminution du prix du thé !

De plus, le Tea Act instaurait un monopole d’exportation et de vente du thé vers et en Amérique du Nord en faveur de la Compagnie des Indes. Par cette loi, il devint donc illégal d’importer en Nouvelle-Angleterre un thé concurrent de celui de la Compagnie et de nombreux colons qui avaient fait de la vente de ce produit leur métier (notamment de la vente de thé néerlandais importé en contrebande) se retrouvèrent immédiatement interdits d’exercer leur profession, et au chômage. Ils devaient céder leurs comptoirs et échoppes aux représentants de la firme et se retrouvaient privés de toute ressource pour vivre.

Comme cette loi arbitraire avait, encore une fois, été adoptée sans consultation aucune des colons, et que cela menaçait leurs réseaux de distribution ainsi que leurs libertés individuelles et économiques, ils ne tardèrent pas à se soulever contre ce nouveau diktat venu de loin. Ils voulaient être libres de choisir librement leurs lois et ne payer de taxes qu’à un pouvoir local.

Dans le grand port de Boston, les ouvriers et autres dockers refusèrent bientôt de débarquer la marchandise des navires de la Compagnie des Indes. Plusieurs bateaux furent même refoulés. Un bras de fer s’engagea entre les autorités portuaires (britanniques) et la population. Il y eut quelques épisodes sanglants.

Le 16 décembre 1773 marqua une sérieuse escalade. Des colons, emmenés par un activiste répondant au nom de Samuel Adams (futur gouverneur du Massachusetts de 1793 à 1797), s’infiltrèrent dans les cales de plusieurs navires de la Compagnie des Indes ancrés dans le port et jetèrent à la mer les importantes cargaisons de thé qu’elles contenaient, sous les vivats de la foule. La première Tea Party de l’Histoire, la Boston Tea Party, battait son plein !

Cela poussa ensuite, de fil en aiguille, tout le Nouveau Monde à se révolter contre le centralisme et la bureaucratie londonienne ce qui déboucha bientôt sur la guerre d’indépendance et surtout sur la proclamation formelle de celle-ci, le 4 juillet 1776, à Philadelphie.

Pour la Compagnie des Indes, cet épisode fut celui d’une sérieuse débâcle. Mais elle ne tarda pas à « diversifier ses activités » pour se refaire. La cible : la Chine. Un petit génie londonien eut bientôt la funeste idée d’utiliser la flotte de navires de la Compagnie pour y faire livrer, via les différents comptoirs britanniques sur sol chinois, de très nombreuses cargaisons d’opium venant d’Afghanistan notamment. Malgré les efforts du gouvernement impérial chinois pour combattre le commerce et la consommation de drogues, le désastre fut terrible sur les plans social et sanitaire. Pour la Compagnie des Indes, en revanche, les profits de ce commerce immoral devinrent florissants. Londres touchait le jackpot. Vers 1830, l’Empire du Milieu comptait déjà plusieurs millions de fumeurs d’opium, autant de vies détruites.

Après deux guerres et autant de traités injustes, la Chine due capituler en 1857 et, en plus de livrer au Royaume-Uni un bout de son territoire, Hong Kong, elle dû accepter que la Compagnie des Indes face librement, sans entrave aucune, commerce d’opium sur tout son territoire. Une banque britannique fut même créée à Shanghai pour accumuler les revenus de ce très lucratif business de la mort : la Hongkong and Shanghai Banking Corporation… vous savez, l’actuellement très respectée HSBC (voir à ce sujet un article du Monde Diplomatique, édifiant !).

Les Chinois ont eu moins de chance que les colons de la Nouvelle-Angleterre, Londres n’hésita pas à utiliser l’arme de destruction massive qu’était l’opium pour les mâter et les rendre bien dociles (intéressant de voir Downing Street donner aujourd’hui des leçons de « Droits de l’homme » à Pékin). Apparemment, pour les Britanniques des XVIII et XIX siècles, les vies chinoises ne valaient pas grand-chose.

Pour en revenir à l’indépendance des États-Unis d’Amérique, c’est bien le refus systématique des citoyens du Nouveau Monde de se conformer à des diktats venus de loin qui a été l’acte fondateur de la nouvelle république. Cela ne manquera pas, je l’espère, d’inspirer le lecteur soucieux de la préservation des souverainetés nationales et des libertés individuelles, à l’heure où Bruxelles étend chaque jour ses vénéneux tentacules sur toute l’Europe et prétend lever tous azimuts impôts et taxes. À quand nos Tea parties ?

Aux États-Unis, c’est à cet esprit de soulèvement général contre l’injustice, à ce désir inextinguible de liberté, de dignité des « Pères fondateurs » qu’étaient les Patrick Henry, John Hancock, John Adams, George Washington et autres que veulent aujourd’hui s’identifier les personnes qui participent aux Tea Parties actuelles, des citoyens qui ne sont pas du tout d’« extrême droite » comme nos médias francophones se plaisent à mensongèrement le seriner au quotidien (pour mieux discréditer ce mouvement), mais au contraire issus de toutes les couches de la société états-unienne contemporaine, jeunes, vieux, blancs, noirs, hispano, chrétiens, athée, etc., de droite, de gauche, etc. à l’image de ce qui s’est passé en Nouvelle-Angleterre au XVIIIe siècle.

Il est bien malheureux de constater que de nos jours, par un curieux retour de l’histoire, les menaces qui pesaient il y a plus de deux siècles sur la liberté et la souveraineté du peuple états-unien sont bien de retour. Certes, ce n’est plus Londres où la Compagnie des Indes qui opprime et asservit, c’est désormais Washington, la capitale fédérale devenue au fil des décennies le monstre tentaculaire, bureaucratique, inquisiteur et fouineur au service de toute une série d’intérêts privés, à commencer par ceux de la finance apatride qui, au travers de la Réserve fédérale et de Wall Street, tient désormais le pays et le monde sous sa coupe réglée.

Les descendants des héros de la guerre d’indépendance, les Ron Paul et autres qui luttent aujourd’hui contre la Toute-puissance fédérale sont au plus mal. La situation paraît désespérée. Il ne reste plus rien à Washington de l’esprit des Pères fondateurs. La décrépitude et la déchéance complètes semblent effectivement avoir pris le dessus. La Constitution de 1776, garante des libertés individuelles, est en lambeaux, bafouée au quotidien par un gouvernement fédéral qui s’assied dessus sans vergogne. L’Amérique est désormais à un tournant : celui de 2012. Elle devra choisir entre le rebond, le changement de cap et un retour vers cette République américaine simple et honnête rêvée des Pères fondateurs ou la fuite en avant dans l’impérialisme, le colonialisme, le néoconservatisme, c’est-à-dire le déclin inéluctable.

Dans les couloirs de Wall Street comme dans ceux du Capitole à Washington (le Parlement fédéral), il doit actuellement planer une infecte odeur de fin de règne. De ce que l’on sait, beaucoup « n’y croient plus », sentent qu’une ruine soudaine va s’abattre sur eux prochainement. Il n’y aura pas de deuxième chance si l’Amérique ou du moins ce qu’il en reste rate le coche en 2012. Il suffit d’élire un Obama ou un républicain néoconservateur pour sceller à jamais le sort de ce qui fut la première puissance mondiale après 1945. Car l’échéance électorale suivante, en 2016, interviendra bien trop tardivement pour pouvoir raisonnablement espérer changer le cours des choses à ce moment-là.

La société états-unienne est aujourd’hui formidablement gangrénée. Partout, le feu couve. Les membres des divers gangs ont tous fait une ou deux rotations en Irak ou en Afghanistan. Ils y ont appris le maniement des armes de guerre, en ont même ramené au pays. Ils sont revenus dans leurs quartiers plus aguerris et endurcis que jamais. Les prochaines émeutes interraciales seront infiniment plus violentes, plus atroces mêmes, que les préfigurations de 1965 à Watts ou de 1992 à Los Angeles. Des quartiers entiers sont aujourd’hui vidés de toute population, les maisons saisies par des banques à de pauvres bougres qui ne pouvaient plus honorer les traites mensuelles de leurs dettes hypothécaires… des maisons désormais laissées à l’abandon faute pour les banques de trouver acquéreurs, même à vil prix. Le chômage caracole, on le sait malgré la falsification intensive des statistiques officielles. L’inflation augmente, elle va bientôt faire feu de tout bois. Près d’un quart de la population vit de tickets de rationnement. Comme en 1933. Des États comme le Minnesota sont officiellement en faillite. Ailleurs, des retraités de 75 ou 80 ans doivent retourner travailler faute de percevoir les indemnités de retraite auxquelles ils ont droit, les caisses de retraite — privées ou publiques — ayant fait faillite. En Californie, les enfants doivent amener avec eux à l’école leur propre papier toilette, l’État n’ayant plus les moyens d’assumer cette charge. Pendant ce temps, la Fed, la Banque centrale états-unienne, imprime des dollars par milliards pour les prêter… au Trésor, le ministère des finances états-unien… fou ! Pourquoi ne pas fournir ces bouts de papier aux écoliers de Californie, ils en feraient sûrement bon usage ! Chaque dollar créé aujourd’hui par la Fed, s’il permet de soutenir les cours boursiers, dilue un peu plus la valeur de ceux déjà existants qui se trouvent dans les portefeuilles des citoyens. À ce rythme, c’est un Weimar 2.0 qui se profile à l’horizon. Et pendant ce temps, les fat cats de Wall Street continuent, contre toute logique, contre toute morale même, de réaliser des bénéfices trimestriels faramineux, les cours de bourses étant artificiellement soutenus par la création monétaire hors contrôle. Dans les états de l’Union, les gens en ont marre d’être saignés par Washington et Wall Street, pour les intérêts de Washington et de Wall Street. Hier, en 1776, les gens en avaient marre de devoir obéir à Londres, aujourd’hui c’est « rebelote » avec Washington DC l’arrogante, la socialiste, la dispendieuse de la richesse nationale ! Au Texas, on reparle d’indépendance. Ici où là on ressort les vieilles bannières sudistes, on parle du Général Lee ou des États Confédérés d’Amérique, du Président Jefferson Davis. Comme le galon d’essence, l’or atteint des sommets. L’État veut même empêcher la population de pouvoir en détenir. Comme Roosevelt l’avait fait en 1933. Plus dure sera la chute. On sait quel personnage est arrivé au pouvoir en cette même funeste année 1933. Ne croyez pas que cette fois-ci ce sera mieux.

________

Le prochain volet de cette série estivale sera consacré, vers la mi-août, aux forces anti-fédéralistes en présence. Nous parlerons des Tea parties contemporaines, des «libertariens» et autres paléo-conservateurs ainsi que du fameux slogan «Don’t tread on me ».  

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