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We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 13:40

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Au lendemain de la tragédie du 11 septembre, comme lors de chaque vague d'attentats islamistes qui traumatisèrent la France, la dénonciation du terrorisme islamiste est l'occasion de perpétuer le lieu commun du monde islamique "majoritairement modéré" et "ami de l'Occident".

Or, qu'on le veuille ou non, et même si l'on doit combattre les amalgames, le monde musulman en général - et pas seulement les Talibans et les wahhabites - est réceptif aux thèses xénophobes anti-occidentales, anti-chrétiennes et anti-juives. A l'instar de l'Allemagne et de l'Europe des années 30, c'est bien à une idéologie de la haine de l'Autre à laquelle on est confronté. Face à ce totalitarisme islamique, les sociétés démocratiques se trouvent démunies. Au nom du pluralisme, elles ouvrent en effet leur porte à leurs pires adversaires, mettant ainsi en danger leurs valeurs fondatrices et leur survie même. Si elles ne veulent pas en arriver là, il faudra bien, un jour, qu'elles refusent la liberté aux ennemis de la liberté.



Le « fascisme islamiste », ou la nouvelle menace totalitaire de l'après guerre froide

Politique Internationale

 

 

 

 

 

Source : Politique Internationale

Depuis les terrifiants attentats du 11 septembre 2001 attribués au terrorisme islamiste international, les médias comme les politiques et les innombrables « experts » en « islamologie» n'ont jamais autant parlé de l'« islamisme » et de l'Islam en général.

Politique Internationale, été 2002, 13 pages

Dans un tel contexte de traumatisme mêlé d'une troublante euphorie médiatique non exempte de récupération politique de part et d'autre, les différentes analyses - souvent prisonnières d'une certaine « correction politique » et manichéennes - ont oscillé entre l'« islamophobie », que sous-tend le dangereux amalgame islam=terrorisme islamiste, et l'islamophilie passionnelle, qui se manifeste par une nouvelle forme d'auto-censure intellectuelle que nous avons nommée de manière un peu polémique l'« islamiquement correct ». Phénomène inhibiteur qui empêche en définitive de nommer clairement et d'étudier - donc de combattre efficacement - le nouveau totalitarisme islamiste lancé à l'assaut des démocraties.

 

Les lois de la géopolitique face à la « nouvelle trahison des clercs »

 

Conformément à cette forme verte de « pensée unique », les attentats islamistes qui terrorisent régulièrement les sociétés musulmanes et occidentales, sont autant de nouvelles occasions - sous prétexte d'éviter l'amalgame - de vanter les qualités intrinsèques du Coran, définitivement proclamé « texte de paix », de louer le monde islamique, « majoritairement tolérant », et même de rappeler que l'Islam orthodoxe, loin d'appeler à la violence, est une « religion d'amour ». En vertu de ce schème de pensée, les islamo-terroristes auraient en quelques sortes trahi ce « véritable » islam, un peu de la même manière que Lénine, Trotsky, Staline, Pol Pot, Mao ou Enver Hodja auraient trahi le « véritable » communisme, jamais incriminable puisque « dénaturé » par les révolutionnaires bellicistes s'en réclamant. Inversement, oser rappeler qu'il existe des « passerelles » entre l'Islamisme et l'Islam orthodoxe est assimilé à une forme d'intolérance et à un intolérable lèse-Mahomet. Dans un essai consacré aux formes islamiques de totalitarisme et de judéophobie, Pierre André Taguieff s'élève contre ce postulat central de l'« islamiquement correct » selon lequel l'existence de « zones d'équivocité» entre l'islamisme et l'orthodoxie musulmane devrait être occultée car susceptible de justifier des thèses « islamophobes», bref de « profiter au méchant ». Pour lui, cette posture accusatoire liberticide rappelle le totalitarisme stalinien en vertu duquel les faits doivent être niés lorsqu'ils contredisent la « vérité idéologique ».

D'après cette « pravda islamiquement correcte », plus l'Internationale islamiste frappe en Algérie, au Pakistan, en Afghanistan, en Indonésie, en Egypte, en Tchétchénie, en France ou en Amérique, plus les autorités morales et intellectuelles proclament « incorrectes » les thèses alarmistes de Samuel Huntington selon lesquelles le monde de l'après guerre froide ne serait point celui de la « fin de l'Histoire » annoncée par Francis Fukuyama et permise par la victoire définitive du modèle libéral-américain sur l'Empire du Mal mais au contraire le commencement d'une nouvelle ère polémologique : celle des affrontements civilisationnels et identitaires. C'est que la quasi impossibilité de mener un débat lucide et dépassionné en matière d'Islam et de chocs des civilisations est plus grave qu'il n'y paraît. Elle obéit non seulement aux postulats des idéologies progressistes radicales (tiersmondisme, internationalismes marxistes, etc) qui combattent l'idée même de frontières nationales ou civilisationnelles et de conflits opposant hélas toujours les sociétés humaines entre elles (« nous n'avons pas d'ennemis »), mais elle empêche surtout les Occidentaux de définir clairement la nouvelle menace totalitaire islamiste qui gagne progressivement les masses fanatisées et désespérées du tiers-monde désireuses de prendre leur revanche sur les « croisés-colonisateurs » européens, les « impérialistes américains » et les « Sionistes ». On oublie trop souvent que les démocraties n'ont pas que des amis, et que l'essence du Politique consiste en premier lieu à désigner l'Ami et l'Ennemi, comme nous l'ont enseigné Raymond Aron et Julien Freund. Aussi « l'islamiquement correct » et la vision libérale idyllique à la Fukuyama d'un monde sans conflits fonctionnent-elles comme des grilles de lecture déformantes et inhibitrices empêchant en l'occurrence de prendre la mesure de la menace néo-totalitaire islamiste et de tirer sereinement les leçons géostratégiques du monde de l'après guerre froide tel qu'il est, c'est-à-dire plus que jamais belligène. Car il aura fallu attendre le 11 septembre 2001 pour que le paradigme de la guerre froide vole définitivement en éclats, Manhattan ayant constitué le point de départ de la « première guerre civilisationnelle » déclarée par le « fascisme vert ».

 

Le mythe de la mondialisation pacificatrice et le « retour du refoulé identitaire »

 

Après le 11 septembre, on ne pourra plus jamais raisonner avec les schémas géopolitiques et idéologiques hérités tant de la guerre froide que du monde unipolaire issu de la chute de l'ex-URSS et ayant consacré la victoire d'une Hyperpuissance américaine que Francis Fukuyama croyait capable de pacifier la planète sur les bases du libéralisme triomphant et d'une hypothétique « communauté internationale ». D'après Huntington, si la mondialisation, au sens technologique et commercial du terme, est bien un phénomène universel, la « culture de Davos » et les valeurs fondamentales que sont l'universalisme, le relativisme, la tolérance, l'individualisme, la démocratie libérale, la laïcité, etc, sont en réalité le fait d'une minorité de nantis occidentaux (Japon inclus). Les conflits identitaires et culturels auraient été en quelques sortes « congelés » et momentanément éclipsés par le paradigme des affrontements idéologiques Est/Ouest, puis seraient soudains réapparus de façon encore plus exacerbée à la suite de la chute du Mur de Berlin, avec comme meilleur allié paradoxal une mondialisation qui, comme l'explique le sociologue américain Benjamin Barber, fait d'autant plus exploser les passions identitaires et religieuses qu'elle provoque leur crispation tout en élargissant leur champ d'action, désormais non limité par des frontières nationales souvent vécues comme artificielles. Les revendications d'Oussama Ben Laden relatives à l'établissement d'un Califat mondial transcendant les frontières ethno-nationales illustre bien cette paradoxale réalité. Loin de constituer une garantie contre les débordements particularistes identitaires, la mondialisation a plutôt tendance à renforcer les frustrations dans les sociétés où le niveau de vie ne permet pas aux masses de consommer les alléchants produits du très hédoniste système « Mc World », particulièrement au sein des civilisations ayant été colonisées par l'Occident, notamment le monde musulman, et qui assimilent tout ce qui vient d'Occident à de nouvelles formes de colonialisme et d'arrogance de « l'Ouest croisé » (« al-Gharb al salibi »). Tel est le principe légitimateur et mobilisateur central du « fascisme vert ».

 

De la « légitimité » du totalitarisme islamiste face à « l'impérialisme démocratique » occidental


N'en déplaise à tous ceux qui font accroire que l'ouragan terroriste vert qui a frappé l'Amérique au cur n'est que l'une des « ultimes secousses » d'un islamisme « désespéré » et moribond, le monde islamique s'enfonce de plus en plus dans les sables mouvants de l'obscurantisme et dans le tourbillon revanchard d'une réappropriation conflictuelle de son identité arabo-islamique un temps spoliée et « humiliée » par les « colonisateurs-croisés ». Or ce « retour du refoulé identitaire » musulman rend la « solution islamiste », indépendamment de sa nature totalitaire et barbare, comme la plus « légitime », la seule qui ne soit pas idéologiquement et spirituellement liée à l'Occident, bref la « solution indigène » par excellence ». C'est ainsi que, réagissant à ce qu'il croit être - avec l'embargo sur l'Irak, le soutien occidental à Israël en passant par l'occupation de l'Arabie par les GI's - une manifestation du complot « judéo-croisé », ce monde islamique progressivement gagné par la haine de l'Autre, tend hélas à considérer les droits de l'Homme, la liberté de conscience, le relativisme religieux et surtout la laïcité, fondements mêmes de la démocratie et de l'humanisme universaliste, comme des formes subtiles et perverses d'un néo-colonialisme idéologico-politique occidental.

Par ailleurs, le fait que les lieux saints de l'Islam et les principales structures internationales et nationales de représentation de l'Islam sunnite orthodoxe soient contrôlées et financées par le « Vatican wahhabite » saoudien invalide ex ante toute affirmation selon laquelle l'Islam et le monde Islamique seraient intrinsèquement « tolérants » et les Islamistes d'horribles « hérétiques » ultra-minoritaires. En termes clairs, la combinaison de cette « revanche post-coloniale » avec les racines islamiques orthodoxes du Totalitarisme vert puis avec l'explosion démographique, obstacle à la prospérité matérielle et levier de violence (Gaston Bouthoul disait : « préparez Vénus, viendra Mars »...), font de l'Islamisme, depuis qu'il a pris la tête de la rébellion du tiers monde contre l'Occident, la plus terrifiante des menaces globales de l'après guerre froide, succédant sans complexes aux précédants totalitarismes rouge et brun. Après la lutte des classes et la lutte des races, voici venue l'ère de la lutte des religions-civilisations.

 

Du caractère unique du totalitarisme islamiste et de son fondement guerrier: le jihad

 

Nombre d'analystes autorisés expliquent cependant que l'islamisme, en tant que dérive politique et violente de l'Islam, « n'est qu'un intégrisme » comme les autres, juif ou chrétien. Anticipant sur l'objection selon laquelle aucune autre religion n'est actuellement aussi violente et revendiquée par des terroristes du monde entier que l'Islam, ils expliquent que « nous aussi », les Chrétiens, avons connu la guerre sainte lors des Croisades ou de l'Inquisition, et que l'Ancien Testament (la Torah des Juifs) contient de nombreux versets de violence. Outre le fait que les intégristes juifs et chrétiens (lefébvristes, loubavitch, protestants fondamentalistes, etc) ne posent pas de bombes au quatre coins du monde et n'ont pas (ou plus) de projet de conquête de la planète, il va sans dire qu'une indignation rétrospective, pour légitime qu'elle soit, ne saurait en aucun cas invalider la description objective du réel et du présent. Quant à la dénonciation des versets bellicistes de l'Ancien Testament, dont on sait que le judaïsme et le christianisme ont cessé de leur accorder une signification temporelle littérale, elle repose parfois sur une forme sournoise d'antisionisme cherchant une légitimité théologique et s'insérant plus largement dans le cadre d'une haine de soi judéo-chrétienne si bien analysée par Pascal Bruckner dans Le Sanglot de l'Homme blanc. Tel est en tout cas le sens d'un retentissant éditorial d'Alain Gresh qui range dans la catégorie disqualifiante des « islamophobes » ceux qui osent, avec Pierre-André Taguieff, Bernard Léwis ou Ibn Warraq, rappeler la nature théocratique et totalitaire de l'Islamisme et de ses fondements théologiques orthodoxes. Pour Gresh, fils du célèbre intellectuel pro-soviétique Henri Curiel, la conquête des Amériques, la Colonisation, les Croisades, l'Inquisition jusqu'à la politique d'Ariel Sharon, sont censées « équilibrer » l'horreur islamiste, de sorte que c'est la spécificité même, donc l'existence, du totalitarisme islamiste, qui en ressort niée.

En réalité, à la différence du fondamentalisme protestant ou juif et de l'intégrisme catholique, l'islamisme, holisme messianique fondé sur la conquête politico-spirituelle de la planète, est caractérisé par sa triple dimension, théocratique, conquérante, et guerrière, ce qui en fait plus une idéologie belliciste néo-totalitaire qu'un simple intégrisme religieux. Ni le Judaïsme, rebelle à tout prosélytisme, ni le christianisme, dont les textes sacrés réprouvent toute violence et sont à l'origine de l'idée spécifiquement occidentale de laïcité, n'ont produit l'équivalent de l'Islamisme actuel. Rappelons tout de même que si Jésus a volontairement péri sur la Croix sans se défendre temporellement - « rendant à César ce qui est à césar et à Dieu ce qui est à Dieu » - Mahomet est d'emblée guerrier, préleveur de butin (Coran : 59, 7-10 ; 49, 19 ; 48, 20 ; 8, 69), chef spirituel et chef politico-militaire. Il est le « premier islamiste », comme se plaisent à le répéter les Islamistes. Les biographies de Mahomet le décrivent toutes guerroyant, rompant les trêves et proclamant des sentences de mort, notamment contre les poètes récalcitrants. Aussi n'est-il pas infondé de dire que « l'imitatio Mohamadis » incite autant au jihad contre l'Infidèle que l'imitation de Jésus Christ au pacifisme. C'est d'ailleurs parce que le jihad est chargé d'une considérable légitimité islamique que tous les Islamistes contemporains (Mawdoudi, El-Banna, Qotb, Kichk, Farag, Oussama Bin Laden, etc.) en ont fait leur leitmotiv central.

Mettre sur un même pied d'égalité les trois religions « abrahamiques » et « tous les intégrismes » revient en fin de compte à occulter le fait que les passages guerriers et violents du Coran sont bien plus enclins à légitimer le terrorisme et la haine néo-totalitaire des Islamistes que l'Ancien Testament, dans la mesure où l'Islam n'a connu ni réforme ni Vatican II et surtout parce que, à la différence des Ancien et Nouveau Testament, le Coran n'est pas seulement un livre d'inspiration divine, décontextualisable, mais la parole vivante de Dieu, un texte incréé et totalement parfait, réplique exacte du « Livre mère » écrit en « arabe pur » et conservé au Ciel, donc dont rien ne peut être ni retranché ni mis de côté. A cela s'ajoute le fait qu'en vertu de la règle islamique traditionnelle des « versets abrogeants et abrogés », les sourates guerrières du Coran, les plus récentes chronologiquement (« sourates médinoises ») l'emportent sur celles, plus pacifiques et spirituelles, mais antérieures, dites « mécqoises ».

Certes l'Islam n'est pas l'islamisme, et les Musulmans en sont les premières victimes. Mais les origines profondes du Totalitarisme islamiste, que le démocrate algérien Rachid Boujédra nomme le « fascisme vert », résident dans les fondements mêmes de l'orthodoxie islamique, enseignée dans les grandes Universités musulmanes et demeuré immuable depuis le IXème siècle, le Coran et les Hadith, sources de la Charià, proclamant explicitement la guerre sainte. Car le jihad constitue l'un des moyens d'expansion naturels l'islam, Mahomet ayant lui même participé à près de 80 combats. Dans le Coran, le combat armé est appelé le « Sentier d'Allah » et les Moujahidines tombés sont comparés à des « martyrs de la Foi » (IX, 52 ; LVIII, 19). Le Coran regorge de sourates appelant à la guerre contre les Juifs et les Chrétiens insoumis ou les Polythéistes : « Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu, au jour dernier, qui ne considèrent pas comme illicite ce que Dieu et son prophète ont déclaré illicite, ainsi que ceux qui, parmi les gens des Ecritures ne pratiquent pas la religion de la vérité, jusqu'à ce qu'ils paient, humiliés, et de leurs propres mains, le tribut » (9, 29) ; « ...Lorsque tu portes un coup, ce n'est pas toi qui le portes, mais Dieu qui éprouve ainsi les Croyants par une belle épreuve... » (8, 17) ; « Combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de luttes doctrinales et qu'il n'y ait pas d'autre religion que celle de Dieu. S'ils cessent Dieu le verra » (8, 39) ; « Lorsque les mois sacrés seront expirés, tuez les infidèles partout où vous les trouverez. Faites-les prisonniers ! Assiégez-les ! Placez-leur des embuscades ! ... » (9, 5) ; « O Croyants ! Combattez les infidèles qui sont près de vous. Qu'ils trouvent en vous de la rudesse !... » (9, 123) ; ou encore : « Lors donc que vous rencontrerez ceux qui mécroient, alors frappez aux cols. Puis quand vous avez dominé, alors serrez le garrot » (47, 4). Ainsi, les grands penseurs musulmans orthodoxes et commentateurs des Hadith, (« dits et faits de Mahomet »): El-Bokhari, El-Ghazali (1058-1111), Nawawi, Ibn Taimiyya, Malik, ont théorisé l'« effort [de guerre] sur le sentier d'Allah » (jihad fi sabill'illah) et ont réglementé les modalités d'extermination des « Infidèles » : « La loi défend de tuer, dans la guerre contre les Infidèles : des mineurs, des aliénés, des femmes et des hermaphrodites () mais on peut tuer légalement : les moines [non reclus], des mercenaires que les Infidèles ont pris dans leur service, des vieillards, et des personnes faibles, etc ..., écrivent Nawawi ou Ibn Taimiyya, figure centrale de la quatrième école juridique officielle de l'islam sunnite. L'assassinat de sept moines cisterciens de la Trappe de Tibhirine le 21 mai 1996 par un commando du GIA repose donc sur un fondement juridico-théologique légal

 

De l'échec du réformisme musulman au fondement « légal » du « fascisme islamiste »

 

D'après le théologien musulman réformiste, Souheib Bencheikh, Grand Mufti de Marseille, «les hommes du GIA (...) agissent de manière très canonique, c'est pourquoi on les voit aussi bien en train de prier que de violer (), la femme fait partie du butin de guerre dans cette même logique canonique (...). Je dénonce l'hypocrisie des théologiens musulmans qui dénoncent ces pratiques et tueries, mais ne mettent pas en cause la théologie qui les sous-tend. Ils doivent saisir l'occasion pour désacraliser le droit musulman, notamment sur certains points qui offrent un prétexte à ces barbares qui habillent leurs actions criminelles par une certaine canonisation». En Tunisie, un autre intellectuel musulman, Mohamed Charfi, président de la Ligue des droits de l'Homme, est allé jusqu'à démontrer que l'Islam classique est fondamentalement incompatible avec l'idée de liberté et que les nations musulmanes ne pourront jamais enrayer l'islamisme radical tant que l'Islam n'aura pas connu de réformes et tant que l'on aura pas délégitimé les racines canoniques du « fascisme vert ».

Nier ces réalités permettra-t-il d'éviter de nouveaux World Trade Center ? Rien n'est moins sûr, car les causes profondes de l'échec du réformisme musulman, et donc de la résurgence islamiste, sont à rechercher dans le caractère indiscutable des textes sacrés musulmans et dans le refus islamique de toute innovation (bidaà) théologique. Des tentatives de réformes ont certes existé durant la vague réformiste (salafiyyah) qui agita le monde musulman à la fin du XIXe siècle, notamment avec Jamal ed-din-El-Afghani et Mohammad Abdoù, qui voulaient adapter le droit musulman aux exigences modernes. Mais, dès le départ, la salafiyyah écarta du champ des réformes les questions théologiques. Les réformateurs laïcisants furent d'autant plus rapidement concurrencés par les ancêtres des Islamistes modernes que ces derniers se recommandent également de la salafiyya, l'islam des « pieux ancêtres » (salaf) et qu'ils furent in fine pris au piège d'une même posture anti-impérialiste et anti-occidentale. Celle-ci permettra aux Islamistes de récupérer le mouvement « réformiste » à leur profit. Aujourd'hui, d'ailleurs, les fanatiques sanguinaires du Gamaà égyptien, du GIA, d'Al Qaïda ou des Frères musulmans en général se réclament du réformisme salafiste sunnite !

Les Musulmans modernistes et laïcistes ont toujours été accusés de faire leur les idéologies sécularistes « étrangères » importées par le colonisateur occidental. L'idée même d'une séparation de la religion (din) de la société (dunya) et de l'Etat (dawla) est dénuée de sens dans l'islam classique - et a fortiori pour les Islamistes - qui se réfèrent à la pensée du hanbalite Ibn Taimiyya, référence commune aux Wahhabites saoudiens, aux Salafistes afghans ou aux Frères musulmans. C'est ainsi que les tendances modernistes et laïcisantes de l'Islam, ab origine frappées d'allogénéité, seront progressivement marginalisées. Soutenue par les Pétrodollars du Golfe, la vague de réislamisation radicale sera en outre portée par une explosion démographique sans précédent, elle même liée à l'obscurantisme et facteur de paupérisation, terrain d'action privilégié des Islamistes. Ainsi, l'un des tous premiers mouvements islamistes, les Frères-musulmans » (El-Ikhwàn El-Muslimûn), fondé en Egypte en 1928 par Hassan El-Banna, est né en réaction aux régimes musulmans de l'époque qui, sous l'influence de l'Occident, avaient tendance à se séculariser. Toujours fort puissante en Egypte et dans le monde islamique (Koweït, Turquie, Tunisie, etc), l'organisation poursuit son but d'instaurer des Etats islamiques partout dans le monde, tantôt via la violence, tantôt au moyen de la compétition électorale. Ce même objectif sera poursuivi par l'équivalent pakistanais des Frères musulmans : la Jama'at-i-islami, fondée en 1941 par A.A. Mawdoudi, qui prône l'instauration d'un Etat islamique séparé appliquant la Charià, seule solution permettant d'échapper au « pouvoir infidèle » (houkoum al jahili) des Hindouistes. Cette démarche « séparatiste » sera à l'origine de la création de l'Etat du Pakistan en 1947, Etat originellement islamiste, géopolitiquement et financièrement lié à lArabie saoudite, d'où l'infernal lien triangulaire unissant les Wahhabites aux Talibans et à leurs parrains pakistanais, l'école déobandie des Talibans étant représentée dans tout le sous-continent indien et ayant subi l'influence du wahhabisme. Le principe de « refus du pouvoir infidèle » explique par ailleurs la plupart des conflits qui opposent Musulmans et « Impies » au Cachemire, au Soudan, en Arménie, en Tchétchénie ou même au Kosovo et en Macédoine, où les populations musulmanes sont devenues majoritaires, le Coran précisant : « N'appelez point à la paix alors que vous avez la supériorité » (XLVII, 35).

 

L'Occident : terre de Jihad ou lieu de repli de l'Internationale islamiste ?

 

En Europe et en territoire non-musulman en général, l'impératif islamique (a fortiori islamiste) de combattre le « pouvoir infidèle » s'exprime différemment, « l'orthodoxie » islamique divisant le monde en différentes zones géocivilisationnelles ennemies : la « demeure de l'Islam » (dar-el-Islam) - les pays où domine l'islam - et la « demeure de la guerre » - (dar-el-Harb), le monde infidèle. Dans le dar-el-Islam, les non-Musulmans sont « tolérés », moyennant le paiement d'un tribut et la soumission à la Charià, s'ils sont juifs ou chrétiens. Quant au dar-el-Harb, il constitue un espace géopolitique hostile avec lequel seules des relations de guerre peuvent exister. Le Coran prévoit toutefois une exception : la « demeure de l'Islam » peut contracter une trêve avec la « demeure de la guerre » si cette « trêve », due au principe de nécessité (darura), permet aux Musulmans, contraints de résider dans le dar al harb, d'y prêcher leur doctrine sans que cela implique en contrepartie le même droit de prédication infidèle en terre d'Islam. Cette situation intermédiaire, qui vise à sauvegarder le principe de supériorité de l'islam, est nommée « demeure de la conciliation » (dar al Sulh ou dar al Ahd) ou « terre de la prédication » (dar al dawaà), en référence à l'impératif de prosélytisme. C'est ainsi que, pour nombre d'Islamistes, qui s'expriment plus librement en Occident que dans leurs propres pays et qui peuvent librement y convertir des non-musulmans, la présence islamique en terre infidèle est rendue licite, ce que confirme Tariq Ramadan, petit-fils de Hassan al-Banna et leader des Frères musulmans en Europe (UOIF en France), pour qui l'Occident pluraliste déchristianisé et islamiquement correct n'est plus « demeure de la guerre » mais « demeure du témoignage » (dar al-Shahada).

D'une certaine manière, l'Occident semble avoir intériorisé le principe de supériorité de l'Islam - phénomène que l'islamologue égyptienne Bat Yé'Or nomme la « dhimmitude » - en acceptant l'accord de dupes en vertu duquel le prosélytisme d'Etats islamistes comme l'Arabie saoudite (à l'origine en 1994, de la mosquée de Rome, la plus grande d'Europe) est officiellement consacré par les Etats occidentaux sans qu'une seule chapelle ne puisse être ouverte en contrepartie en Arabie... La « dhimmitude volontaire » occidentale explique par ailleurs pourquoi la Grande Bretagne ou la Suède, qui accordent une liberté quasi totale aux Islamistes, ont jusqu'à lors été épargnées par les attentats, à la différence de la France laïque - coupable d'avoir « persécuté » les filles voilées, ou même de l'Amérique, qui a rompu la trêve du dar al-sulh en occupant le territoire d'Arabie interdit (haram) aux Infidèles abritant les Lieux saints de l'islam. Certains rétorquent que l'Arabie saoudite est un allié de l'Amérique et que les GI's l'ont occupé après avoir secouru le Koweït et la Saoudie contre Saddam Hussein. C'est oublier que l'Islam doit toujours dominer et que l'allié infidèle doit lui aussi se soumettre à ce principe, le Coran précisant : « Vous formez la meilleure communauté suscitée parmi les hommes ; vous ordonnez ce qui est convenable, vous interdisez ce qui est blâmable » ( III, 110). Encore une fois, la geste de Mahomet - lequel remercia les Juifs de Médine - qui l'avaient accueilli après son exil de La Mecque païenne, en les passant au fil de l'épée - ainsi que l'invocation d'une scolastique musulmane jamais remise en questions, constituent les sources de légitimation premières du « fascisme islamiste ». Terrible leçon pour une Amérique qui persiste à soutenir l'Arabie saoudite fondamentaliste - après avoir soutenu Ben Laden et les Talibans contre le Bloc communiste slavo-orthodoxe - et pour l'Occident dans son ensemble, qui continue d'accueillir les pires fanatiques islamistes au nom de la liberté d'expression et du droit d'asile, les attentats du 11 septembre montrent que la leçon de Khomeiny, qui remercia ses protecteurs français et américains avec les prises d'otages et le terrorisme, n'a pas encore été retenue...

 

Les conséquences funestes de la stratégie occidentale pro-islamiste contre « l'Empire rouge »

 

Après les attentats anti-américains de Naïrobi et Dar Es Salam de 1998, nous avions expliqué que la stratégie pro-islamiste des Etats-Unis, d'ailleurs déjà en voie d'infléchissement du fait du retournement de la mouvance Ben Laden contre les Américains coupables de « souiller » la terre du Prophète, allait tôt ou tard se retourner contre ses auteurs apprentis-sorciers. Nous citions Henri Kissinger, critiquant les guerres anti-serbes de Bosnie et du Kosovo, ainsi que Samuel Huntington, qui accusait les responsables américains d'avoir « rompu l'unité de la civilisation occidentale » en jouant le rôle « d'Etat phare de l'Islam » en Afghanistan et dans les Balkans. Nous avertissions les Etats-Unis que les Islamistes de Tchétchénie, dont on feint de réaliser aujourd'hui seulement qu'ils sont liés aux Talibans et à Ben Laden, n'étaient pas plus des « combattants de la liberté » que les « Afghans » anti-russes des années 80, à l'origine de l'Internationale islamo-terroriste. Pas plus d'ailleurs que les « Moujahidines » de Massoud dont on vante le « progressisme » alors que leurs femmes sont quasiment aussi voilées que celles des Talibans et que c'est auprès d'eux que furent enrôlés les fameux « afghans arabes ». Après avoir été mise au point à la fin des années 70 autour de Jimmy Carter, William Casey, Robert Gates, ou Vincent Cannistraro, puis poursuivie par l'Administration Reagan jusqu'au retrait soviétique d'Afghanistan (pourtant moins à l'origine de la chute du soviétisme que l'épuisante course aux armements stratégiques ainsi que les facteurs d'autodestruction internes à l'ex-URSS), les Etats-Unis continuèrent jusqu'à une date récente à poursuivre leur stratégie de « ceinture verte » en Asie centrale, dans le Caucase et dans les Balkans, cette fois-ci non plus contre le communisme agonisant mais contre le « Bloc russo-orthodoxe ». Les stratèges américains de la guerre froide s'inspiraient d'ailleurs des thèses géopolitiques anglo-saxonnes classiques formulées par Halford J. Mackinder, Nicolas Spykmann, George Kennan ou même John Foster Dulles, tous adeptes du paradigme de l'opposition entre les puissances de la Terre et celles de la Mer. Pour ces géostratèges, comme pour leur plus illustre représentant actuel, Zbigniew Brzezinski, la puissance de la Mer par excellence est l'Amérique, tandis que la puissance continentale est la Russie, même si d'autres versions actualisées de ce paradigme remplacent la Russie par la Chine, « hyperpuissance » de demain et principale concurrente des Etats-Unis. Toujours est-il que, d'après ces théories géopolitiques, la Russie, cur stratégique (« Heartland »), du Grand Continent, devait être endiguée et refoulée (roll back) au moyen d'un ceinturage par ce que Spykman a baptisé le Rimland (bordures maritimes du Continent eurasiatique), depuis l'Ouest (Union européenne, pacte atlantique), le Sud turco-islamique et l'Asie centrale (monde turc, jusqu'à l'Ouzbékistan, où les Etats-Unis poursuivent leur implantation militaire ; alliances du Golfe arabo-persique matérialisées par une considérable présence militaire en Arabie saoudite depuis la guerre du Golfe), jusqu'à l'Asie extrême (Japon, Corée du Sud, Taïwan). Prenant acte de l'affaiblissement de la Russie, la thalassocratie américaine avait par conséquent désigné, du moins jusqu'au 11 septembre 2001, deux principaux ennemis continentaux, rouges » ou « ex-rouges » : Russie et Chine, contre qui demeuraient tournées les armes nucléaires et contre lesquels devait se réaliser le projet de « bouclier anti-missile » américain soi-disant tourné contre les seuls « rogue States » (Etats voyous : Corée, Irak, etc), d'où la violente opposition de Moscou et Pékin au projet de MD.

C'est d'ailleurs également en partie dans le cadre de cette posture stratégique qu'il fallait comprendre la « guerre du Kosovo », dernier conflit de la Guerre froide où l'on réduisit l'allié anti-Otan privilégié de la Chine et de la Russie dans les Balkans qu'était la Yougoslavie, susceptible de constituer pour Moscou un accès vers la Méditerranée. Le bombardement « par erreur » de l'Ambassade de Chine à Belgrade et le fait que le Groupe de Contact et l'Otan éconduirent les responsables russes alors diabolisés dans tout le monde occidental, s'inscrivaient dans le cadre de l'avertissement donné aux deux ennemis continentaux. Nous étions alors dans l'ère géostratégique intermédiaire de la « nouvelle guerre froide » (ou « néo-containment »), ce qui expliquait pourquoi la première puissance occidentale, pourtant déjà menacée à plusieurs reprises par l'Islamisme international, persistait à jouer le Vert (c'est-à-dire indifféremment l'islamisme et le monde musulman) contre le Rouge (ex-bloc de l'Est plus ou moins socialisant) - omettant ainsi de pointer la menace nucléaire pakistanaise et iranienne (l'endiguement de l'Irak atténuant celui de l'Iran) - et la menace islamiste en général, donc se trompant tout simplement d'ennemis.

 

Lancer Mahomet contre Marx : un non sens « géocivilisationnel »

 

La question de savoir si il était réellement judicieux et opportun de jouer Mahomet contre Marx mérite au moins d'être posée, le socialisme étant, qu'on le veuille ou non, un système d'origine occidental d'ailleurs vécu comme tel et combattu pour cette raison par les Islamistes. Le spectaculaire retournement des Moujahidines contre leur ancien parrain anti-communiste américain n'a en fait rien d'étonnant. Le seul bon sens permettait de voir dans l'alliance « islaméricaine » contre l'URSS un accord de dupes, les Islamistes ne voyant aucune différence de nature entre la sécularisation socialisante et la sécularisation hédonisto-libérale qu'ils combattent simultanément ou successivement selon les rapports de force.

Pour toutes ces raisons, il était d'après nous urgent, dès avant la dite guerre du Kosovo, de sortir une fois pour toutes du paradigme de la Guerre froide, afin que la politique étrangère étatsunienne cesse de rompre l'unité civilisationnelle occidentale et fasse corps avec les Russes, les Indiens et les Européens - voire même les « terribles Chinois » - face au Totalitarisme islamiste qu'elle avait trop longtemps soutenu contre ses propres intérêts à long terme. Anticipant la première guerre civilisationnelle et la fin de la « nouvelle guerre froide », Vladimir Poutine proposait, dès son arrivée au Kremlin en 1999, une vaste coopération stratégique russo-occidentale, allant jusqu'à demander l'adhésion de la Russie à l'Otan dans le cadre d'une urgente redéfinition du rôle de l'Organisation atlantique. On réalise, depuis le 11 septembre, à quel point la stratégie anglo-saxonne de la « ceinture verte » tournée contre l'Est était suicidaire et combien le monde euro-occidental a au contraire plus que jamais intérêt à s'unifier afin de vaincre le Totalitarisme islamiste qui menace désormais autant « l'invincible » Amérique que la France, Israël ou la Russie. On s'aperçoit aujourd'hui d'autant mieux des limites de cette stratégie anti-civilisationnelle que l'on ne cesse, depuis le 11 septembre, de mentionner la Bosnie ou le Kosovo comme les bases européennes de l'internationale islamiste de Ben Laden, tandis qu'avant Manhattan, ceux qui osaient rappeler qu'Alija Izétbégovic n'était pas un démocrate et que les ennemis des Serbes, notamment les nationalistes bosniaques et les guérilleros albanais, étaient liés aux structures mondiales du terrorisme islamique, étaient accusés de relayer la « propagande islamophobe » serbe, russe ou israélienne. Toujours est-il que c'était, selon nous, avant Manhattan qu'il fallait dénoncer la stratégie US de « ceinture verte » contre le bloc-slavo-orthodoxe, et non une fois l'Amérique attaquée par le « fascisme vert ».

 

Nécessaire solidarité occidentale face au « fascisme islamiste »

 

Bien qu'ayant été avec le général Gallois parmi les premiers à dénoncer la suicidaire politique pro-islamiste des Etats-Unis, nous jugeons fort indécente la soudaine tendance médiatique et intellectuelle à dénoncer les accointances contre-nature « islaméricaines », et, par là même, à ressortir nos thèses « américanosceptiques », jadis totalement occultées, alors que près de 4000 américains ont péri sous les Twin Towers. Comme si l'on cherchait à trouver une porte de sortie aux monstres verdâtres qui ont ensanglanté Manhattan. Comme si l'instrumentalisation des thèses dénonçant le flirt entre la CIA et Ben Laden avait pour but d'accabler la victime et trouver des excuses au bourreau islamiste, « pas si coupable que cela puisque créé par les Etats-Unis ».

Cette nouvelle perversion analytique aux relents anti-américains doit être combattue pour deux raisons essentielles : premièrement, parce que rien ne justifie la barbarie, en l'occurrence islamiste, laquelle trouve ses racines non dans la politique américaine ou dans l'injustice israélienne mais dans la geste guerrière bédouine puis dans la scolastique sunnite orthodoxe appelant au « Jihad sur le sentier d'Allah contre les ennemis de l'Islam ». Deuxièmement, parce qu'expliquer les attentats du World Trade Center par les errements de la politique américaine constitue en soi une capitulation psychologique devant le « fascisme vert », à qui les professionnels de l'anti-américanisme et les « nouveaux munichois pro-islamistes », qui s'expriment notamment dans les colonnes passionnellement tiersmondistes du Monde diplomatique, trouvent des circonstances atténuantes, souvent au nom d'un certain antisionisme, d'ailleurs. Il convient de s'élever contre cette forme de terrorisme intellectuel, complice du terrorisme tout court, qui consiste à accuser la victime et à défendre son bourreau (« la fille violée, on le sait, l'avait bien cherché »). Terrorisme intellectuel qui favorise par ailleurs un autre processus exploité par les terroristes de tout poil, et étudié en psychologie sociale celui-là : le « syndrome de Stockholm ». Capitulards avant même d'avoir livré bataille, les Européens seraient tentés, comme les otages fascinés par leurs tortionnaires, de défendre les Barbares d'Allah, d'où le relais, dans nos médias, des formules de propagande les plus perfides de Ben Laden lui-même, visant à rendre les Israéliens, le « sionisme », le « fasciste Sharon », « l'impérialisme américain », responsables des attentats, alors que le sort des Palestiniens, pas plus que celui du régime baassiste irakien « impie », n'a jamais préoccupé le milliardaire saoudien, comme l'ont rappelé Leïla Shahid et Yasser Arafat eux mêmes.

 

Vers un « nouveau Munich islamiste » ?

 

Terrorisé par la violence islamiste, culpabilisé ad vitam aeternam pour les Croisades, la Colonisation et le Sionisme, etc, l'Occident capitulard - pour paraphraser Soljénitsyne dans son discours de Harvard de 1978 - s'évertue à trouver des excuses obliques aux fascistes verts et a fortiori une porte de sortie à l'orthodoxie fondamentaliste à laquelle ils s'abreuvent. Ainsi, comme lors de chaque vague d'attentats islamistes qui traumatisèrent la France (1986 ; 1995-1996, etc), la dénonciation du terrorisme islamiste est l'occasion de perpétuer le lieu commun du monde islamique « majoritairement modéré » et « ami de l'Occident ». Or, qu'on le veuille ou non, et même si l'on doit combattre les amalgames, le monde musulman en général - et pas seulement les Talibans et les Wahhabites mais jusqu'aux tribunaux égyptiens et aux rues de Djakarta, Lahore, ou Riyad - est réceptif aux thèses xénophobes anti-occidentales, anti-chrétiennes et anti-juives (et pas seulement « antisionistes »), bref progressivement gangrené par le même type d'idéologie totalitaire fondée sur la haine de l'Autre que celle qui anima des millions d'Allemands au départ certes « pacifiques » eux aussi mais petit à petit fanatisés. Quoi qu'on en dise, depuis la décolonisation, c'est le monde islamique dans son ensemble, et pas seulement les Islamistes effectivement minoritaires, qui est tenté par les idéologies du bouc-émissaire. Dans les discours politiques, les chefs d'Etat musulmans réputés les plus « modérés » et « progressistes », d'Hosni Moubarak à Bachar Al Assad, rendent systématiquement l'Occident, Israël, les Croisés, la CIA, le Mossad ou encore les « Juifs perfides », responsables de tous les maux du monde arabo-islamique. A l'instar de l'Allemagne et de l'Europe des années trente, c'est bien une idéologie de la haine de l'Autre - au nom de laquelle on réhabilite et imprime par millions d'exemplaires les mêmes Protocoles des Sages de Sion, lesquels influencèrent Hitler - qui fait de plus en plus office d'argumentaire politique. En Algérie, c'est sur un programme électoral d'une rare violence envers la France que le Président Boutéflika a été élu. En Irak, en Iran, dans les milieux palestiniens jusqu'au Sud Liban, où le Hezbollah terroriste est présenté comme une « force de résistance » contre « l'occupant israélien », la haine envers les « Sionistes » et les Juifs en général est la raison d'être idéologique du régime en place. Sans parler du Soudan, du Nigéria, de l'Indonésie (milliers de Chrétiens massacrés aux Moluques) ou du Pakistan (où l'on a tué une vingtaine de Chrétiens penjabis en représailles à l'opération Liberté Immuable), voire même de l'Egypte, où les Chrétiens sont assimilés à des « cinquième colonnes croisées » et où les pouvoirs publics rivalisent avec les Islamistes dans l'obscurantisme. D'évidence, cette nouvelle forme spécifiquement islamique de haine religieuse néo-totalitaire met sur le même plan les Chrétiens « croisés » (« salibiyoun »), les Juifs, les Apostats, les Païens, à commencer par les Hindouïstes - combattus par l'organisation de Ben Laden au Cachemire - , les animistes en Afrique noire, les Confucéens ou les communistes en Chine, et le monde de l'impiété en général, considéré comme Un (millatun kufru wahida). Dans La Défaite de la Pensée, Alain Finkielkraut avait pressenti et décrit avec effroi cette xénophobie d'un nouveau genre parée de l'effrayante légitimité victimaire et exotique du mouvement anti-colonialiste.

C'est désormais au nom du « droit à la différence », de « l'antiracisme » tiersmondiste, de la « xénophilie sélective » (Taguieff) et via les flux migratoires rendus incontrôlables, du fait de l'intériorisation des postulats antinationaux d'extrême-gauche inculquées aux jeunes dans les écoles, que les nouveaux visages de « l'antisémitisme » et du totalitarisme réapparaissent sur fond vert jusque dans nos « banlieues de l'Islam » de France, d'Angleterre, ou de Belgique. Là, des Islamistes aussi arrogants qu'impunis, surfant sur la mauvaise conscience et la haine de soi occidentales et instrumentalisant les valeurs libéral-démocratiques des sociétés « ouvertes » sans limites - au risque de semer leur propre anéantissement -, prêchent la haine de l'Occident aux jeunes Musulmans issus de l'immigration et même aux jeunes Européens acculturés. Or, ce sont les Musulmans eux mêmes, de Rachid Kaci, Président de l'association d'intégration Démocratia, à Souheib Bencheikh, grand Mufti de Marseille, sans oublier l'imam Abdul Palazzi à Rome ou encore Leila Babès et Michel Renard, responsables de la revue Islam de France, qui dénoncent avec le plus de virulence cet étrange état de fait. Pendant ce temps, des centaines de Khaled Kelkal, voire même bientôt des milliers de Safir Bghioua, admirateurs de Ben Laden, sont fanatisés dans nos mosquées de France avant d'aller s'entraîner chez nos protégés Bosno-musulmans et Albanais de l'UCK ou ex-protégés d'Afghanistan. Ils y sont instruits par des Islamistes que les Etats occidentaux peuvent d'autant moins combattre qu'ils sont envoyés, financés, par les Etats islamiques « amis de l'Occident » ! On mentionnera le Pakistan - dont le double jeu est toujours perceptible au Cachemire, où se sont recyclés la plupart des membres d'Al Qaïda et les Taliban via le Pakistan - mais également des Etats moins connus pour leur soutien à l'islamo-terrorisme international, tel le Koweït ou Qatar, sans oublier, bien sûr l'Arabie saoudite, épicentre du séisme islamiste dans le monde et « coupable idéologique » des attentats de Manhattan

Il faudra tôt ou tard se rendre à l'évidence : tant que les Etats occidentaux seront dépendants de la production de pétrole du royaume saoudien (le plus « rentable » : entre 2 et 5 dollars le baril contre 10 à 40 fois plus cher en Asie centrale ou ailleurs), cette « dictature protégée » et obscurantiste qui contrôle les lieux saints de l'Islam et les grandes organisations islamiques du monde entier, qui « wahhabise » l'islam mondial à coups de pétro-dollars et joue un double jeu avec l'Europe et les Etats-Unis, des dizaines d'attentats comme celui du World Trade Center seront à prévoir. Le double jeu saoudien est bien réel. La confrérie wahhabite, qui partage le pouvoir royal avec les Saoud, veille au grain du fondamentalisme islamique. Elle sert les intérêts du Wahhabisme jusqu'aux arcanes du pouvoir tribal, et même des services secrets qui, comme les services pakistanais, l'ISI, sont à l'origine des monstres talibans et ont d'ailleurs attendu le 11 septembre pour prendre leur distance vis-à-vis d'un certain Oussama Ben Laden en principe déchu de sa citoyenneté saoudienne. Il aura donc fallu ces terribles attentats contre les Twin Towers et le Pentagone (sans oublier la tentative de Pittsburg, où c'est une centrale nucléaire qui était visée), pour se rendre compte que Vladimir Poutine avait eu raison de prôner « l'unité géocivilisationnelle » euro-occidentale contre le Totalitarisme islamiste (envisageant d'ailleurs, dès 1999, un bombardement russo-américain de l'Afghanistan), pour réaliser que ceux qui ont frappé Manhattan sont de la même engeance et sont financés par les mêmes émirs saoudo-wahhabites - soi-disant amis de l'Occident » - que ceux qui sèment la haine et la terreur d'Allah du Nord de la Chine aux Balkans, en passant par le Cachemire.

 

Les leçons de la « première guerre civilisationnelle » de l'après guerre froide

 

Face au nouveau totalitarisme vert et à l'émergence de nouvelles menaces transnationales et civilisationnelle qui bouleversent les lois de la géopolitique et des relations internationales, une recomposition géostratégique du monde de l'après guerre froide sera nécessaire : alliance sans failles avec la Russie, puis avec l'Inde, aux prises avec des rebellions islamistes armées liées à l'épicentre afghano-wahhabite, pour neutraliser le foyer islamiste et atomique pakistanais et venir à bout des Talibans ; rapprochement avec la Chine, quitte à mettre de côté la question de Taïwan (qui retournera tôt ou tard dans le giron de Pékin), ceci afin de casser « l'alliance islamo-confucéenne » contre-nature dénoncée par Huntington et qui permet au Pakistan d'acquérir de l'armement stratégique chinois. Or, cette périlleuse « alliance anti-hégémonique » islamo-asiatique, en partie conséquence de la « nouvelle guerre froide » et de « l'arrogance occidentale » (Condolezza Rice, Samuel Huntington dixit), l'Occident ne peut plus se permettre de l'entretenir. Le professeur Huntington a en fin de compte vu terriblement juste lorsqu'il a exposé ses craintes de voir le monde islamique radicalisé armé par le monde « sino-confucéen », car ce sont bien la Chine, qui possède désormais des sous-marins nucléaires, et la Corée du Nord, laquelle a mis au point ses propres vecteurs de moyenne portée, qui fournissent le matériel nécessaire à l'armement stratégique des Etats islamistes nucléarisés du présent et du futur...; enfin, soutien sans faille envers les premières victimes de la barbarie islamiste : à commencer par l'Algérie, l'Egypte ou la Tunisie, que l'on traîne trop souvent dans la boue au motif que ces pays anti-démocratiques « persécutent » les Islamistes. Comme si le fait que les Islamistes du monde entier - tel le marocain Ahmed Rami, qui dirige un site internet et une radio révisionniste-islamiste en Suède en collaboration avec le groupe néo-nazi de Malmö ; Ghachid Ghannouci, leader du mouvement tunisien Enahda, réfugié à Londres ; ou encore Omar Bakri Mohammad et Abou Hamza, proches d'Oussama Ben Laden, sans oublier les Frères musulmans et les militants de l'ex-FIS ou du GIA - soient libres de s'exprimer et de fanatiser qui ils veulent au sein de nos sociétés « ouvertes » était un gage de démocratie et de bonne santé philosophico-politique... L'ethique de responsabilité chère à Max Weber commande pourtant d'étudier, sans se laisser impressionner par les prismes inhibiteurs de la « correction politique », les conséquences périlleuses évaluables de dynamiques incontrôlables comme le prosélytisme islamiste lancé à l'assaut des fragiles sociétés pluralistes.

 

En guise de conclusion : les deux conditions de la victoire contre le Fascisme islamiste

 

On l'aura compris, la défaite des Talibans, certes à mettre au crédit de Washington, ne signifie aucunement que nous avons gagné la guerre contre le Totalitarisme islamiste. La victoire du Monde libre sur le « nouvel Empire du Mal » devra passer selon nous par deux axes. Nous avons déjà exposé le premier, géostratégique, qui implique une remise en question de nos cadres de pensée géopolitiques classiques perpétuant les désuètes oppositions Terre/Mer et Est-Ouest. L'heure d'une véritable doctrine géocivilisationnelle non uniquement fondée sur le court terme économiciste ou la géopolitique pure, est venue, si toutefois les nations occidentales veulent assurer leur sécurité et leur pérennité, menacées comme jamais par l'islamo-terrorisme international.

Quant au second axe, plus philosophique, il découlera de la réponse que nous apporterons à cette question centrale : les « sociétés ouvertes » démocratiques ont-elles raison de ne poser aucune limite au pluralisme en ouvrant leurs portes à leurs pires ennemis, les « Fascistes d'Allah », alors que cette abdication risque de mettre en danger leurs valeurs fondatrices et leur survie mêmes, ainsi que l'ont montré les attentats du 11 septembre dernier, perpétrés par des Islamistes légalement installés et entraînés au pilotage d'avion sur le sol américain ou même recrutés en Europe? Tôt ou tard s'imposera la décision de refuser la liberté d'action et d'expression aux ennemis de la liberté. Bref entamer une lutte légale impitoyable contre les prêcheurs de la haine islamiste qui escomptent fanatiser les fils de l'immigration musulmane, que des dirigeants déresponsabilisés ont hélas déjà donné en pâture à une majorité d'organisations fondamentalistes contrôlées par le triangle incubateur du Totalitarisme vert que sont les Frères musulmans, le Tabligh et le Wahhabisme. L'avertissement de Karl Popper, qui, dans The open societies and its ennemies, alertait les sociétés ouvertes quant au danger fatal consistant à ouvrir les portes de la démocratie à ses ennemis, apparaît plus actuel que jamais...


Notes :

(1)  La nouvelle judéophobie, Fayard, 2002.
(2) Samuel Huntington, Le Choc des civilisations, Odile Jacob, 1997.
(3) Benjamin Barber, Jihad versus Mc Word, Desclée de Brouwer, 1996.
(4) Dans son article publié dans le Figaro du 2 octobre 2001, l'orientaliste Olivier Roy réitére les thèses développées dans son livre L'Échec de l'islam politique. Il affirme que les attentats du 11 septembre ne prouvent aucunement que Gilles Kepel ou lui-même ont eu tort de proclamer l'islamisme moribond, dans la mesure où, selon lui, le phénomène islamo-terroriste à la Ben Laden « n'est pas une réaction de l'islam traditionnel mais (...) reprend une tradition très occidentale du terrorisme, propre à la bande à Baader ou à Action directe ».
(5) Alain Gresh, « Islamophobie », Le Monde diplomatique, novembre 2001. Alain Gresh assimile la première Épître aux Corinthiens de Saint Paul concernant le statut des femmes, et l'Ancien Testament, en particulier le Deutéronome, au Coran et à la tradition islamique orthodoxes auxquels se réfèrent les islamistes.
(6) Maxime Rodinson, Mahomet, Seuil, 1994.
(7) Mahomet fit notamment assassiner le poète Kaab Ben Al-Achraf, qui excitait les polythéistes contre les musulmans et critiquait le Prophète dans ses poèmes.
(8) Notamment dans son ouvrage remarquable, Les FIS de la haine, 1995.
(9) Nawawi, Minhadj, III, pp. 261-264. Voir, également, Ibn Taimiyya, Le Statut des moines, El-Safina Éditions, Beyrouth, 1997.
(10) Souheib Bencheikh, Le Matin (journal algérien indépendant), 11 janvier 1998.
(11) Mohamed Charfi, Islam et Liberté, Albin Michel, 1998.
(12) Dans ses Mémoires publiés sous le titre The Shadows, Gates raconte les liaisons dangereuses islamo-américaines du temps de la guerre froide.
(13) Cf. Zbigniew Brzezinski, Le grand échiquier, Bayard, 1997.
(14) Islamisme-États-Unis, une alliance contre l'Europe, préface de P. M. Gallois, L'Age d'Homme, 1997.
(15) Consulter, à ce propos, deux récents ouvrages : Me Gilles William Goldnadel, Le nouveau bréviaire de la haine, 2001, Ramsay ; Nouveaux visages de l'antisémitisme (ouvrage collectif), NM7, 2001.
(16) Cf. le livre de Pierre-André Taguieff, Les Protocoles des Sages de Sion, Berg, 1990.
(17) Jeune beur recruté par le GIA dans les années 90, auteur de la vague d'attentats de 1995 à Paris.
(18) « Islamiste » de Béziers qui, le 1er septembre 2001, avait déclaré le Jihad aux forces de l'ordre. Après avoir assassiné le chef de cabinet du maire de la ville, il fut abattu par les hommes du GIPN à l'issue d'une longue course-poursuite.
(19) Consulter à ce sujet le remarquable ouvrage de Claude Feuillet, L'Arabie à l'origine de l'islamisme, Favre, 2001. Également notre article « Le double jeu pakistanais et saoudien », Le Figaro, 3 janvier 2002.
(20) Tels le Marocain Ahmed Rami, qui dirige un site Internet et une radio révisionniste-islamiste, en Suède, en collaboration avec le groupe néo-nazi de Malmö ; Rachid Ghannouchi, leader du mouvement tunisien Ennahda, réfugié à Londres ; ou encore Omar Bakri Mohammad et Abou Hamza, proches d'Oussama Ben Laden ; sans oublier les Frères musulmans et les militants de l'ex-FIS ou du GIA.


Alexandre del Valle est géopolitologue, auteur de nombreux articles et ouvrages dont "Le Totalitarisme Islamiste" et "Le Dilemme Turc" parus aux éditions des Syrtes.

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