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We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 15:00

L'État, Règne de la Magie Noire

Des origines étatistes du Mal

 

  6 La Magie Noire à l'œuvre

6.1 Les sacrifices humains 

Maintenant que nous avons vu les principes statiques et dynamiques de la Magie Noire, nous pouvons examiner ses effets dans la vie réelle, et mettre en relation son expression moderne avec ses archétypes traditionnels.

Sacrifices humains: les magiciens noirs invoquent les sacrifices comme bons en soi, quelque chose qui plaît aux dieux, le sacrifice ultime étant le sacrifice humain. Ils justifieront ainsi le meurtre pour le bien du peuple: par exemple, les prêtres aztèques avaient pour habitude de faire chaque jour des sacrifices humains pour que le soleil puisse se lever à nouveau le lendemain. De nos jours, cette forme primitive de sacrifice humain n'est plus si fréquente, mais de tels sacrifices existent toujours sous des déguisements: les guerres, les embargos, et autres opérations étatiques causent de nombreuses morts directes, dégâts collatéraux et autres « victimes inévitables » qui servent à satisfaire la soif de pouvoir des dirigeants politiques, sous prétexte de sécurité nationale, de défense de la démocratie, d'intérêt public, d'indivisibilité de la république, etc. Les dirigeants d'agences de renseignement peuvent même laisser des gens qu'ils sont censés protéger se faire tuer pour promouvoir auprès de l'opinion publique leur agenda de « mesures de sécurité » plus strictes. Pour les magiciens noirs, les vies humaines individuelles sont « consommables » face aux raisons supérieures des entités collectivistes qu'ils prétendent diriger.

Zombies: les magiciens noirs créent des être plus morts que vifs. Pour cela, ils hypnotisent et droguent typiquement leurs victimes, qu'ils peuvent ainsi utiliser comme esclave jusqu'à leur mort; de telles personnes ne sont sans doute pas très productives, mais les magiciens n'en ont cure puisqu'eux sont bénéficiaires, même si l'opération occasionne une perte plus grande pour les victimes, et une perte nette de bien-être général. Les victimes désignées sont souvent droguées pour simuler la mort, pour que le magicien noire puisse passer pour les avoir sauvées et ressuscitées. De nos jours, des travailleurs sont forcés de livrer les quatre cinquièmes de leurs vies; des citoyens sont privés des choix responsables qui sont la matière même dont la vie est faite. Ils ne sont plus tout à fait des êtres vivants bien qu'ils ne soient pas complètement morts non plus. Cependant, les magiciens noirs de l'État prétendent en être leurs sauveurs et être créditeurs du peu de vie qui leur reste après intervention de l'État. Et effectivement, puisque les statistiques officielles ne font pas de différence entre un homme vivant et un zombie, elles serviront de justification pour toute politique qui « améliorera » les statistiques officielles visibles au coût invisible de transformer les humains en zombies.

Sacrifices matériels: les magiciens noirs exigeront des destructions supposées apaiser les dieux: des biens de valeur sont détruits dans l'espoir d'une réaction magique des dieux, hors de tout mécanisme rationnel de causation naturelle, qui reliera ces sacrifices à quelqu'effet positif. Bien sûr, les magiciens noirs insisteront sur l'importance de ce qu'un prêtre proprement ordonné contrôle le sacrifice (et soit payé pour son office, évidemment). Les sacrifices non-rituels seront reconnus pour le meurtre, le vandalisme, le vol et l'imposture qu'ils sont; cependant que les sacrifices rituels sous contrôle de la hiérarchie religieuse de la Magie Noire seront présentés comme des invocations valides et effectives. Par exemple, l'impression de faux billets de banque sera décrié comme un vol diminuant la richesse totale tandis que l'inflation effectuée par l'État, qui revient au même que de faire de la fausse monnaie, sera vantée comme augmentant la richesse. Les États construiront à grands frais des grands monuments publics; ils feront des routes, planifieront des interventions économiques massives, etc.; pour cela, ils exigeront du public qu'il consente à de nouvelles taxes comme un sacrifice nécessaire pour que Dieu-l'État leur accord ses divins cadeaux. Confrontés à la pénurie et aux défaillances des biens et services fournis par l'État, ils invoqueront le devoir civique de réduire ses dépenses et ses attentes. Ils invoqueront la réduction du temps de travail pour diminuer le chômage [78]. Bien que les sacrifices matériels ne terminent pas de vies humaines, ils dépensent la vie humaine nécessaire à la création des matériaux sacrifiés. De même que la zombification des personnes était un asservissement — le meurtre partiel du futur d'une personne, — les sacrifices matériels sont un vol — le meurtre partiel du passé de quelqu'un [79].

Les sacrifices ont de nombreux effets qui renforcent le pouvoir de la Magie Noire: ils bénéficient aux prêtres de la Magie Noire qui prélèvent leur part du butin; ils créent donc une classe de citoyens puissants intéressés à maintenir la croyance. Proprement dirigés, les sacrifices détruiront les ennemis de la Magie Noire, et les priveront des ressources à travers lesquelles ils pourraient croître. Les sacrifices engagent tous ceux qui participent à de telles abominations; ces personnes, pour préserver leur respect pour elles-mêmes, refuseront de reconnaître leur propre bêtise, leurs propres péchés, leurs propres crimes; pour soulager leur propre sentiment de culpabilité, ils rejetteront avec joie la faute sur un bouc émissaire, les victimes des sacrifices rituels ou tous autres ennemis symboliques. Les sacrifices détournent l'attention du public loin des causes réelles de ses malheurs, des griefs effectifs, des vrais coupables, la dirigeant vers l'accomplissement du rituel. Les sacrifices donnent de l'espoir aux croyants que puisque le sacrifice a été fait, leur vie va maintenant s'arranger; avec cet espoir, les croyants continueront de faire marcher le système. Les sacrifices emplissent de peur les croyants, de ce que si les sacrifices n'étaient pas fait, leurs vies empireraient; avec cette peur, les croyants empêcheront tout changement qui pourrait renverser le système.

 

6.2 Les sortilèges de la Magie Noire 

En Magie Noire, les prêtres lancent des sorts: ils récitent des formules, conduisent des rituels, fabriquent des objets magiques. L'objet de ces sortilèges est multiple: ils détournent l'attention des croyants des sujets où le raisonnement montrerait l'absurdité de la Magie Noire; ils focalisent cette attention sur certaines activités que les magiciens noirs contrôlent; ils donnent une opportunité aux magiciens noirs de se faire payer pour ces activités; ils cultivent des habitudes de dépendance parmi les croyants; ils transforment l'intensité de l'adoration du culte en un moyen de se signaler socialement parmi les croyants, par lequel les croyants se font concurrence à qui sera un adorateur le plus proéminent, et excluent les adorateurs les moins actifs (ou pire, les non-adorateurs) des activités sociales importantes (ou de la société tout court, quand le pouvoir des magiciens noirs est suffisamment grand).

Les magiciens noirs concoctent des potions magiques et récitent des formules dont ils promettent qu'elles auront divers effets bénéfiques envers les croyants qui boiront ces potions et suivront ces rituels. La forme moderne de ces potions et formules de Magie Noire sont les émanations législatives, les programmes politiques, les exigences de manifestants, les revendications de grévistes. Si vous soutenez les projets des politiciens, alors les choses s'amélioreront pour vous, — prétendent-ils en tout cas. Les lois qui sont votées, les réglementations qui sont émises sont autant de formules magiques censées exorciser le mal. Les gens, ceux qui imposent autant que ceux qui subissent, n'ont pas à comprendre les mécanismes de ces lois, les raisons pour lesquelles elles sont censées apporter la prospérité; ils doivent être frappés par la magie de ces lois, par leur apparence superficielle de bonté, par leur but officiel plein de bonnes intentions, par la congruence de leurs rituels avec d'autres rituels acceptés. Souvent, les personnes qui participent à ces rituels reconnaîtront à quel point ils sont absurdes et destructeurs, mais les respecteront néanmoins comme des prescriptions de la Magie Noire, et accepteront la croyance selon laquelle ces défaillances évidentes ne sont qu'une partie d'une grande œuvre bénéfique, et peut-être même la conséquence d'un manque de respect pour les principes de la Magie Noire, manque qu'il faudra corriger par des appels à davantage de Magie Noire.

Les magiciens noirs utilisent des poupées vaudoues comme symboles des ennemis et phénomènes qu'ils prétendent maîtriser via une intervention symbolique. Ils utilisent ces interventions symboliques pour proclamer comme leurs succès tout progrès visible contre ces ennemis ou dans ces phénomènes tandis que tout recul sera la faute de gens qui n'auront pas suivi les préceptes ou autrement d'un pouvoir et d'une intervention insuffisants de la Magie Noire. Les magiciens noirs modernes utilisent des modèles statistiques exactement pour le même but. Les experts statisticiens construiront des modèles taillés sur mesure pour justifier toute intervention désirée par l'État, et pour expliquer comme c'est grâce à l'intervention de l'État que l'économie se porte mieux.

Les magiciens noirs appellent régulièrement à des rassemblements religieux massifs, pour concentrer les forces cosmiques et invoquer les bons esprits. Ces grand'messes n'ont aucun des effets magiques proclamés sur le monde extérieur; leur véritable objet est leur effet sur les membres du culte eux-mêmes: ils sont l'opportunité de démontrer la force du mouvement face à des circonstances contraires; ils servent à établir la loyauté des membres envers le mouvement, et à forcer les gens à s'engager en faveur du mouvement; ils excitent leurs sentiments tribaux d'appartenance à un groupe, et autres réactions de foule; ils renforcent la vision du monde des membres comme « nous contre eux »; ils confirment les magiciens noirs comme chefs de la foule. Les élections, consultations, référendums, manifestations en masse, etc., sont d'une large façon des messes de la Magie Noire: ils n'ont pas un effet important sur le résultat des événements, mais ils servent à revêtir d'un manteau de légitimité ceux qui dirigent au nom de la Cause Commune.

La Magie Noire est un outil pour donner le pouvoir à une classe de prêtres, haut et bas clergé. La forme moderne de la Magie Noire sert sa propre classe de politiciens, grands et petits. Ils interprètent la « volonté du peuple » ou quelque soit le principe dirigeant officiel. La classe ecclésiastique est organisée selon une hiérarchie de dirigeants effectifs. En dehors de cette hiérarchie il y a aussi une large classe de théologiens qui inventeront les justifications intellectuelles pour le régime et ses interventions, et serviront tout autant de réserve de dirigeants potentiels. Cette forme moderne de classe d'hommes est l'intelligentsia, faite d'« experts », statisticiens, « économistes » étatistes, etc. La plupart d'entre eux seront payés par l'État ou recevront sinon divers privilèges en tant que professeurs d'université, directeurs de diverses administrations, journalistes, consultants politiques, etc. Ces cerveaux supposés fourniront des alibis à la Magie Noire; et ils lui donneront l'autorité apparente de la raison. L'appareil des activités intellectuelles contrôlées par l'État offrira aux intellectuels le choix entre deux opportunités: ils pourront bien vivre comme servants du Minotaure [80], gagnant en statut social tandis qu'ils répandront les façons officielles de penser; ou ils pourraient être officiellement discrédités et être exclus du contrôle de moyens de communication s'ils préfèrent être des dissidents.

La Magie Noire, fondée sur des vœux pieux plutôt que sur la raison, insiste toujours sur les intentions plutôt que les connections causales. Dans la littérature populaire, un cœur pur, — selon la morale des magiciens noirs, — plutôt que des talents patiemment développés, — ainsi qu'adaptés à la maîtrise de la nature, — est la clef de toutes les bénédictions. Dans la Magie Noire moderne, cette focalisation sur les intentions est toujours au premier plan. Les mesures politiques ne sont pas soutenues par explication logique de leurs effets, mais par la juste cause du peuple, des travailleurs, etc., qu'elles prétendent servir. Les dirigeants afficheront à quel point ils sont sensibles, ils cultiveront les émotions et les sentiments; quiconque essaiera d'analyser rationnellement et de démonter leurs justifications sera rejeté comme ayant de sombres intentions, comme étant un « ennemi de classe », un serviteur du Mal ou d'une force ennemie étrangère. Comme les marxistes le disaient souvent de manière explicite, pour les magiciens noirs, peu importe ce que vous dites, importe seulement « d'où vous parlez ».

La Magie Noire se fonde sur une vision manichéenne du monde, où les magiciens noirs assument le rôle du Bien, du Blanc, etc., tandis que tout se qui se tient sur leur passage est considéré comme le Mal, le Noir, etc. Dans cette lutte cosmique manichéenne, chacun est forcé de prendre l'un des deux partis. C'est la quintessence de la polarisation politique. Bien sûr, parmi les magiciens noirs eux-mêmes, des factions sont en concurrence pour le pouvoir et chacune prétendra être Blanche, tandis que la faction opposée sera Noire, ou du moins manipulée par les forces du mal, ou alliée à ces forces, ou au mieux « alliée objectivement » à ces forces. Dans les démocraties, cette concurrence dans la prétention d'être le bien contre le mal prend des formes paradoxales, la vie politique étant polarisée autour de pôles (droite et gauche), chaque pôle étant identifié avec ses radicaux, mais en même temps, chacun se faisant concurrence pour attirer l'électeur marginal autour de l'opinion médiane, loin des idéaux radicaux professés en tant que justification intellectuelle des partis. Le peuple dans les démocraties, devra donc constamment choisir le « moindre parmi deux maux », loin d'aucune des deux branches principales des idéaux de la Magie Noire. Les démocrates sont tous conscients de cette limitation de la démocratie comme moyen d'avancer leurs idéaux de Magie Noire [81], et en même temps, fanatiquement attachés à la démocratie comme élément du consensus doctrinaire accepté par les deux branches principales de la Magie Noire démocratique.

Un autre paradoxe des magiciens noirs est leur relation à l'argent. Ils institueront une comptabilité précise des activités privées et publiques en termes d'argent, pour pouvoir taxer les unes et financer les autres; ils exprimeront donc tout en termes d'argent; ils verront l'argent partout. L'argent est pour eux quelque chose de magique; en cas d'urgence, tout ce que l'État a à faire est de « débloquer l'argent » pour abonder un budget en faveur de mesures devant être prises en urgence. Les magiciens noirs adorent, admirent, envient, désirent le pouvoir conféré par l'argent. Ils aiment à dépenser généreusement l'argent des autres, par des lois, des subventions, des fêtes, des institutions, des constructions, etc. Ce faisant, cependant, ils ne dépensent pas que l'argent des contribuables, mais aussi leurs vies: car l'utilité de l'argent provient de son utilisation comme intermédiaire pour la coopération adaptative des individus qui sont libres de choisir comment coopérer ou ne pas coopérer. Le pouvoir de l'argent est en fin de compte lié à la liberté et à la création de la Magie Blanche; les gens n'acceptent l'argent contrôlé par l'État comme monnaie légale que parce qu'ils pensent que malgré cet inconvénient, ils pourront quand même l'utiliser comme un intermédiaire universel pratique dans le marché libre. Ainsi, les magiciens noirs sont ambivalents à ce propos. Ils haïssent le Marché Libre et tout ce qu'il représente, parce qu'il est la négation de tous les fondements de leurs croyances. En même temps, ils reconnaissent qu'une économie de marché libre est inévitable, et indispensable, s'ils veulent avoir quoique ce soit à parasiter. Les magiciens noirs apprendront donc à avoir une double attitude hypocrite concernant l'argent: ils proclameront ouvertement que c'est un bien quand il est confisqué et dépensé par Dieu-l'État, et un instrument du vice devant être méprisé quand il est dans des mains privées; en même temps, ils feront tout ce qu'ils pourront pour que l'argent coule à flot, sacrifiant leurs idéaux à l'autel de la prospérité promise par les groupes de pression qui les courtisent; enfin, ils se vautreront à titre personnel dans le pouvoir de ce grand « corrupteur » qu'est l'argent, quoiqu'en s'identifiant avec la Grande Cause, ils se pardonneront facilement ce vice à eux-mêmes eu égard aux services qu'ils rendent à la Nation (ou à la Grande Cause quelle qu'elle soit).

La Magie Noire mène à de nombreux tels paradoxes, et les magiciens noirs doivent donc s'entraîner eux et leurs suivants à des techniques de double-pensée, par lesquelles ils pourront manipuler des concepts de deux points de vue logiquement contradictoires voire plus, selon le contexte, tout en évitant activement toute situation où ces contradictions deviendraient trop évidentes. Le sortilège ultime de la Magie Noire est donc de conférer à ses croyants une sorte de schizophrénie leur permettant de survivre malgré les contradictions sur lesquelles leurs croyances sont fondées [82].

 

6.3 Mise en scène du Culte Noir 

La Magie Noire est un culte qui doit être maintenu en vie en occupant constamment l'esprit des gens. Et le meilleur moyen d'occuper leur esprit est d'occuper aussi leur corps. Dieu-l'État cherchera donc à intervenir dans absolument tous les aspects de la vie sociale. Il interviendra même dans des choses aussi personnelles que les relations intimes entre personnes amoureuses, en réglementant le mariage, en lui donnant une place importante dans les réglementations fiscale et civile, etc. Tout domaine qui n'est pas l'objet de réglementations épaisses est dénigré comme étant une anarchie sauvage, une zone de non-droit, un vide juridique, auquel il faut remédier le plus vite possible par une nouvelle législation. En même temps, toute cette intervention doit s'accompagner d'une rhétorique constante, pour en appeler à l'esprit citoyen, et en fin de compte pour répondre aux soucis réels que se font les citoyens anxieux de façon que Dieu-l'État apparaisse toujours positivement plutôt que négativement. C'est pourquoi les magiciens noirs ressortiront toute une série d'astuces pour mettre en scène l'adoration publique de la Magie Noire.

La Guerre est la façon la plus grandiose par laquelle Dieu-l'État est présenté comme le sauveur du Peuple. La Guerre peut être effectivement une guerre contre un pays étranger, si possible mené par un tyran évident. Elle peut aussi être une guerre contre des gouvernements officieux régnant sur des zones abandonnées par les gouvernements légaux officiels: la mafia, les organisations de trafic de drogues, les terroristes, les guérillas, etc. De façon plus rhétorique, ce peut être une guerre contre quelque vice officiel: la consommation de drogues, de cigarettes ou d'alcool, la prostitution, une religion non-reconnue officiellement, etc. Les politiciens feront vibrer le vocabulaire de la guerre tandis qu'ils proclameront qu'ils combattent la pauvreté, le chômage, ou quelque « maladie sociale » ou misère. Toutes ces guerres servent de justification à l'État qui se donne le rôle du Bien dans une lutte cosmique entre le Bien et le Mal. Ainsi, leur but ultime n'est pas externe, mais interne: l'effet important qui incite fortement les magiciens noirs à faire la guerre n'est pas de combattre l'ennemi proclamé, mais de maintenir le plus serré possible l'assujettissement des citoyens soi-disant protégés [83]. La situation « exceptionnelle » de la guerre servira d'excuse pour tous crimes ou atteintes à l'état de droit que les forces de Dieu-l'État pourraient commettre, aussi bien que de diversion loin de tout échec lamentable qu'elles pourraient subir sur des fronts « secondaires ». Cette situation d'exception bénéficie tant aux magiciens noirs qu'ils en feront une situation permanente: en effet, une fois répandue l'idée qu'ils sont la solution plutôt que le problème, ils utiliseront les propres échecs de leurs politiques comme prétexte à intervenir toujours davantage. Une intervention initialement petite et temporaire se transformera ainsi en une guerre contre un fiasco permanent causé par l'intervention même de l'État.

À travers toute leur mise en scène de la vie comme lutte cosmique, les magiciens noirs cultiveront chez leurs croyants un sentiment de rectitude morale, chacun étant sûr de son bon droit. Pour les magiciens noirs, le monde c'est « nous » contre « eux », c'est les amis contre les ennemis — et vous avez tout intérêt à être parmi les amis. Les amis doivent être identifiés par leurs intentions, leur communauté d'intérêts, leur appartenance à une nation ou une race ou une classe sociale ou toute autre catégorie proposée par l'idéologie des magiciens noirs. Les magiciens noirs proposent donc une façon simple, peu exigeante, relaxante, de comprendre l'univers à travers une fausse grille de lecture [84]. Cette grille de lecture facile offre aux croyants la gratification immédiate de ne plus avoir à faire d'effort approfondi d'enquête, de se vautrer dans la paresse intellectuelle [85]. Selon cette grille, les méchants sont identifiés avec les personnes aux mauvaises intentions, et réciproquement, cependant que les gentils sont de façon similaire identifiés avec les personnes professant les intentions officiellement bonnes [86]. Des ennemis qui affirment partager les bonnes intentions seront classifiés comme des hypocrites, ou comme les pions profondément trompés manipulés par un Mal plus grand. Les amis qui ont de mauvaises intentions seront justifiés, pardonnés, ou excommuniés. Cette polarisation de la vie, dans les cas extrêmes, peut mener à la Théorie du Complot, par laquelle certaines personnes veulent voir une intention commune, une volonté commune, des intérêts concertés, une organisation centrale, derrière tous les Grands Maux de la Terre. Tout ce qui peut exister de mal doit avoir été voulu [87]. La forme duale de la Théorie du Complot est bien plus effrayante: le totalitarisme. C'est la croyance que, à une certaine échelle, il ne peut rien se faire de bien dans le monde à moins qu'il n'y ait derrière une intention commune, une volonté commune, des intérêts concertés, une organisation centrale. Finalement, cette polarisation par la Magie Noire de la vision que les gens ont du monde est de l'Animisme: le désir de voir partout une intention volontaire.

 

6.4 La Magie Noire, ça marche? 

Notre thèse tout au long de cet article est que la Magie Noire, le Principe d'Autorité, est une imposture intellectuelle; une maladie mentale; un mème parasite qui rend les gens fous; une vision profondément erronée de la réalité. Il y a une inadéquation fondamentale entre le discours de la Magie Noire et les actions mêmes des magiciens noirs, qui en fin de compte prennent place dans le monde réel, dont la réalité ne correspond pas aux attentes fournies par la Magie Noire. Les magiciens noirs peuvent choisir de rester ignorants de la nature et se révolter contre elle, mais par définition même, ni leurs désirs ni leurs actions ne changeront jamais quoi que ce soit aux lois de la nature [88]. De plus, nous affirmons que la Magie Blanche, le Principe de Liberté, est un paradigme correct pour appréhender la Vie; il est la santé mentale, une façon valide de comprendre l'univers tel que nous y vivons.

En même temps, nous reconnaissons que la Magie Noire, bien qu'elle apporte peines, détresse, échecs, souffrance et mort à ceux qui la suivent et à leurs victimes, elle-même survit et prospère: mémétiquement, elle est un succès. Voilà un cas de plus qui prouve que l'adéquation mémétique à la survie pour un mème n'est pas la même chose que l'adéquation à la survie de ceux qui l'adoptent, ou que la propension dudit mème à passer le crible de la critique rationnelle. D'une certaine manière, la Magie Noire « marche », mais elle ne marche pas comme convenu. C'est pourquoi nous devons étudier les vraies raisons de son succès. Nous devons nous demander, pourquoi la Magie Noire marche-t-elle si bien? Quelles sont les forces mémétiques qui mènent à la Magie Noire? Quelles sont les forces mémétiques qui pourraient nous aider à lui résister et à la repousser? Sur le long terme, la Magie Noire va-t-elle s'étendre ou s'éteindre? Et que pouvons-nous y faire?

La Magie Noire se répand en s'appuyant sur la foi et la peur et d'autres émotions primitives, sur des réflexes animaux, sur la paresse intellectuelle, sur une façon de penser primitive à travers des associations émotionnelles, des relations binaires symétriques. Elle fait appel à cette partie primitive de l'esprit humain et développe la fierté de conserver son esprit dans un état primitif. Effectivement, la Magie Noire consiste très exactement à refuser d'utiliser la pensée rationnelle et à laisser autrui — l'Autorité — décider à sa place. Cette Autorité peut être une tradition passée, un dirigeant présent, ou un pouvoir futur accepté par avance comme dirigeant (comme dans les élections politiques). La Magie Noire est essentiellement la promesse qu'une force supérieure amicale résoudra vos problèmes si vous abandonnez avec foi votre destin entre ses mains. Elle est l'abandon de votre responsabilité à cette Autorité. Elle est la joie imbécile de celui qui préfère rester ignorant. L'ignorance qu'elle répand est elle-même une protection contre la dure prise de conscience des malheurs que cette même ignorance cause. Les magiciens noirs vouent un culte à la garantie sacrée que Dieu-l'État leur promet d'offrir quant aux difficultés de leurs vies; l'État comme plan de secours ultime; la Sécurité surgie du néant, si seulement vous voulez bien y croire. Comme avec toutes les questions de foi, les gens croient parce que « ce serait si beau si c'était vrai. » Ceux qui nient que cette promesse aient la moindre valeur sont vus comme des ennemis qui veulent détruire cette valeur, qui est présumée exister.

Les magicien noirs haïssent le Libre Échange, parce que ce n'est pas un dieu personnel qu'ils peuvent acheter. Mais en même temps, ils trouvent facile de rejeter toutes les fautes sur le Libre Échange, parce qu'il n'a pas de porte-parole officiel qui puisse le défendre: l'intérêt commun incarné par le Libre Échange n'est pas l'intérêt d'aucun groupe de pression particulier, et on trouvera fort peu de gens qui le défendront vraiment (par opposition au fait de prétendre le défendre tout en exigeant des mesures protectionnistes en faveur d'un groupe d'intérêts particuliers). Ainsi la Magie Noire peut survivre grâce à la distorsion de réalité par laquelle elle promeut les intérêts particuliers d'un groupe restreint de prédateurs organisés qui exploite unilatéralement un large groupe de proies désorganisées, en leur faisant croire qu'elle promeut l'intérêt général. Les gens naissent ignorants, et les magiciens noirs cultiveront et étendront tant qu'ils peuvent cette ignorance parmi ces gens, pour les spolier.

Cependant, l'ignorance n'est pas un état stable [89]. Une fois qu'une personne a appris les principes de la Magie Blanche, et qu'on lui a montré la nocivité de la Magie Noire, il devient bien plus difficile d'attirer son soutien actif dans la participation au culte de la Magie Noire, pour continuer à la spolier elle et les autres personnes. Et le savoir est irréversible: une fois qu'une personne sait une chose aussi simple que le Principe de la Magie Blanche, elle le connaît jusqu'à ce qu'elle meure. C'est pourquoi les magiciens noirs doivent dépenser autant d'efforts pour tenter d'empêcher les gens de penser, et de jamais être mis en contact étroit avec le paradigme de la Magie Blanche. Mais ces efforts augmenteront au fur et à mesure que des méthodes seront développées pour diffuser la connaissance de la réalité derrière la Magie Noire. À la fin, nous l'espérons, il deviendra tellement plus difficile de rester ignorant, et si coûteux de maintenir les autres dans l'état d'ignorance, que l'investissement dans la Magie Noire ne sera plus marginalement rentable.

 

  7 Conclusion: le Véritable Ennemi 

7.1 L'Ennemi est l'Inimitié elle-même 

L'État vit de la Magie Noire. L'État produit la Magie Noire. Mais l'État n'est pas la Magie Noire. Plus précisément, le Principe de l'État est la principale incarnation de la Magie Noire; cependant le corps de personnes et d'activités connu sous le nom d'« État » ne l'est pas. Bien qu'historiquement, émotionnellement et sémantiquement liés, ces deux sens du mot « État » doivent être distingués, si nous devons appliquer la pensée rationnelle de Magie Blanche aux concepts sous-jacents plutôt que seulement des émotions sentimentales de Magie Noire.

D'un côté l'État — le Principe d'Autorité — veut monopoliser, absorber et corrompre la production ou la distribution de biens et de services effectivement produits par la Magie Blanche, et alors incorporés dans l'État — le Corps Administratif. L'État — le Principe adopté par les dirigeants de l'Administration — utilisera plus tard ces monopoles comme justifications de son existence: des « biens publics » que seul Lui (le Corps) fournit, parce qu'Il prohibe toute concurrence, ou la fait disparaître par la réglementation. Cependant, les biens et services monopolisés par l'État, les parties productives de l'Administration, sont en fait des créations de la Magie Blanche. Aussi, ces parties de l'État — le Corps Administratif — nous ne cherchons pas à les détruire, mais véritablement à les libérer et les régénérer: nous désirons ôter les chaînes qui assujettissent ces services, leurs producteurs et leurs consommateurs au Principe d'Autorité de l'État.

Maintenant non seulement l'État (le Corps) n'est pas fait de pure Magie Noire (puisqu'il absorbe des composants de Magie Blanche), mais la Magie Noire est aussi très présente hors de l'État (le Corps) et même à un certain degré en dehors de l'État (le principe ouvertement professé). Il y a de nombreux complices aux activités de l'État en tant que tel, qui bien qu'ils aient le statut de personnes et d'organisations « privées », finissent par bénéficier de privilèges publics; ces complices servent à « privatiser » la rente capturée par ceux qui détiennent le pouvoir. Il y a aussi de très nombreux candidats au remplacement des États actuels par de nouveaux États qu'ils contrôleraient, basés sur des formes encore plus rétrogrades de la Magie Noire que celle qui règne actuellement: cela inclut tous les mouvements religieux fondamentalistes, parmi lesquels les pires sont les socialistes révolutionnaires, etc. Ensuite il y a de très nombreux bandits et escrocs qui se nourrissent de la faiblesse, de la crédulité et de la superstition des autres personnes, quoiqu'à une échelle minable en comparaison avec les États institués. Enfin, la Magie Noire existe comme une partie de l'activité de nombreuses personnes qui vivent sinon par la Magie Blanche: des activistes politiques qui font de leur mieux pour faire élire tel parti, des syndicalistes qui manifestent dans la rue pour leurs intérêts corporatifs, des hommes d'affaires qui paient des lobbyistes pour faire la cour aux hommes politiques, toutes personnes qui ont à la fois cette activité de Magie Noire qu'est la manipulation politique, et (en général) une activité principale de Magie Blanche qu'est la production de richesses. Cette dernière catégorie de personnes constitue le corps principal des magiciens noirs; bien que la plupart d'entre eux soient des victimes de la Magie Noire, ils servent à propager la maladie mentale.

Ainsi, l'État, en tant que corps institué, n'est pas notre Ennemi véritable, mais n'est que l'émanation de cet Ennemi. Si nous arrivions à abattre l'État actuel, aussi mauvais soit-il, mais que nous n'eussions pas exorcisé la croyance en la Magie Noire, alors la Magie Noire ferait surgir un nouvel État, tout aussi mauvais que le précédent; et tous moyens violents que nous aurions employés pour abattre l'État précédent ne résulteraient finalement qu'en souffrance et destruction. Notre véritable Ennemi est plus élusif, il se cache dans l'esprit des gens; il est la croyance même en la Magie Noire, il est la maladie dont nous voulons guérir les gens. Il n'est pas l'État comme institution, mais l'État comme idée; il n'est pas l'État, il est l'Étatisme; il n'est pas les militants politiques, il est la politique. Notre Ennemi est une maladie mentale, et non pas les victimes qu'elle infecte. Notre Ennemi est une vision du monde où les intérêts des gens sont antagoniques plutôt qu'harmoniques. Notre Ennemi est le principe derrière l'Inimitié elle-même [90].

 

7.2 Connaître son Ennemi

Ne surestimons pas l'Ennemi: ce n'est pas un diable doté d'une volonté individuelle; il n'est capable d'aucun plan d'action cohérent global synchronisé; il ne peut pas concevoir de plan d'action concerté. Les magiciens noirs peuvent être animistes, nous ne le sommes pas; nous savons que des phénomènes émergent sans intention dédiée ni action concertée. D'un autre côté, ne sous-estimons pas cet ennemi: il n'est pas susceptible d'être détruit par une action focalisée aux limites étroites, par laquelle nous neutraliserions quelques personnes clé. Bien sûr, des actions chirurgicales peuvent être nécessaires comme une partie importante d'un traitement global, pour désactiver les catalyseurs de la Magie Noire; mais le traitement ne peut pas être étroitement limité, car le mème de la Magie Noire est répandu dans toute la population humaine, et est actif même à l'intérieur de nous-même qui sommes conscient de sa nature effroyable. Le traitement comportera donc quelque forme d'éducation, pour établir une certaine prise de conscience du Mal chez ceux qui pensent actuellement en termes politiques et pour développer des réflexes d'hygiènes chez tous.

Parmi les plus puissants obstacles auxquels nous seront confrontés, les personnes les plus dangereuses et les plus malignes ne seront pas les victimes complètement infectées par la Magie Noire, cette masse d'imbéciles superstitieux qui ont abandonné leur vie aux mains de l'Autorité; de telles personnes sont incapables d'entreprendre une action rationnelle et efficace; bien qu'elles puissent commettre le Mal, leur mécanisme de pensée peut être bien compris; leurs actions peuvent être prévues; des remèdes peuvent être trouvés pour elles. Nos plus dangereux ennemis seront ceux qui se servent de la Magie Blanche pour cultiver efficacement la Magie Noire chez d'autres personnes, pour les exploiter unilatéralement. Nos plus dangereux obstacles seront les Magiciens Gris, qui maîtrisent assez des deux formes de Magie pour régner sur d'autres personnes qui les serviront. Ces Magiciens Gris comprennent les enjeux; ils peuvent employer la Magie Blanche des techniques de conception rationnelle pour diriger et faire se mouvoir les masses infectées par la Magie Noire; et leur intérêt est de préserver quelque forme de Magie Noire chez les autres. Nous devons apprendre comment ces Magiciens Gris pensent, comment nous pouvons contrer leur œuvre maléfique, comment nous pouvons en retourner à nos côtés, comment nous pouvons les employer les uns contre les autres, comment nous pouvons subvertir leur activité à l'encontre de la Magie Noire elle-même. Cependant, ces Magiciens Gris s'adapteront à nos actions; ils concevront de nouveaux plans; et eux aussi tenteront de nous neutraliser, et de subvertir nos actions à leur profit.

 

7.3 S'en prendre à la racine

Si nous voulons que nos actions soient efficaces, nous devons éradiquer la source du Mal qui détruit notre liberté. Il peut être pratique de combattre les manifestations visibles du Mal, et parfois il est effectivement nécessaire de le faire. Mais le seul combat utile à long terme est le combat contre le Mal lui-même. Et c'est le combat auquel le moins de monde participe vraiment. Comme Henry D. Thoreau l'a dit:

Il y a une multitude qui coupe les branches du mal, pour chaque personne qui s'en prend à la racine [91].

Faire des compromis sur les résultats est une nécessité de la vie; le choix moral de la meilleure opportunité disponible est contraint par l'ensemble des opportunités disponibles. Combattre les manifestations du Mal est un effort de tous les jours, qui existera toujours, et ne verra jamais de succès définitif. Cela fait partie de la vie. Mais ce n'est pas la cause que nous défendons spécifiquement. Tout résultat obtenu lors du combat contre les manifestations du Mal sont éphémères quand le Mal originel est indemne et continue à engendrer des manifestations toujours plus subtiles. La cause que nous défendons, celle de la Liberté, demande que nous dissipions le Mal à sa source même. C'est pourquoi nous ne pouvons pas faire de compromis sur nos buts, sur notre discours. Accepter la compromission quant aux principes, accepter la compromission quant aux moyens d'action, c'est céder au Mal de la Magie Noire; c'est abandonner la cause même de la liberté que nous devrions défendre [92].

Nous devons apprendre à combattre la Magie Noire elle-même, et non pas ses manifestations. Pour éradiquer ce parasite, pour ouvrir les yeux à ses victimes ignorantes, nous devons concevoir un traitement pour cette maladie; et pour concevoir un tel traitement, nous devons comprendre suffisamment cette maladie et ses mécanismes. Nous devons comprendre comment elle fonctionne, et quelles sont les contre-mesures qui existent. Nous devons comprendre comment elle se répand, et comment nous pouvons au mieux prévenir la contamination. Autrement dit, nous devons approcher ce problème avec une attitude de Magie Blanche: par l'ingénierie de solutions, ce qui suppose que nous développions d'abord une science des mécanismes mentaux concernés, qu'on l'appelle « psychologie politique », « chromothaumaturgie » ou « mémétique du pouvoir ».

La charge que nous avons endossé est le Génie Mémétique pour la Liberté. Elle ne consiste pas tant à « Lutter pour la Liberté » (contre l'oppression) qu'à « Construire la Liberté » (pour l'établir où elle s'épanouira). Nous devons mettre au point des mèmes de Magie Blanche qui concurrenceront avec succès les mèmes de Magie Noire; cette mise au point comprend le succès du marketing des mèmes mis au point. Nous devons identifier les ressources psychologiques sur lesquelles se nourrit la Magie Noire, et entrer en concurrence pour ces ressources, pour en priver la Magie Noire. Nous devons attaquer les défenses les plus faibles de la Magie Noire: les mèmes à la rétroaction négative la moindre en faveur de la Magie Noire, et avec la rétroaction positive la plus grande en faveur de la Magie Blanche. Nous devons découvrir par quelles chaînes de contrôle les Magiciens Gris maintiennent la croyance en la Magie Noire auprès de la population, et désorganiser, couper et subvertir la plus longue de ces chaînes.

 

7.4 L'espoir point à l'horizon

Mon discours peut sembler mélodramatique. C'est voulu. Je plaide coupable d'avoir tenté de susciter l'émotion quant au principe Malin qui se cache derrière l'État. En fait, j'aurais échoué dans ma tentative, si mon discours ne semblait pas assez mélodramatique. Toutefois, il y a de l'espoir. Et l'espoir est aussi très important pour susciter l'émotion. Sans espoir, il n'y a pas lieu de se démener; tandis qu'avec un grand espoir, on fait hardiment face aux plus grandes difficultés.

Dans son article de 1860, Panarchie, P. E. de Puydt suggérait qu'un jour, les gens cesseraient de considérer la violence comme un moyen légitime d'imposer des opinions politiques, de même qu'ils ne considèrent plus cette violence comme légitime pour imposer des opinions religieuses. Tel est notre espoir: un jour, dans les pays civilisés, l'oppression étatique sera remémorée comme un cauchemar des antiques époques barbares, comme une chose impensable pour des gens civilisés, de même que les Guerres de Religion semblent maintenant une chose barbare du passé aux habitants de la plupart des pays civilisés.

Et en effet, cette délégitimation complète de la violence d'agression ne sera que le point final d'un long processus d'individualisation de la société. C'est le même processus par lequel les religions ont été individualisées [93], avec la reconnaissance que chaque individu doit chercher son salut indépendamment de la collectivité, et longtemps après avec la séparation officielle de l'Église et de l'État. Ce processus sera complet quand les gens accepteront couramment la séparation de la Morale et de la Justice [94].

Et il y a de bonnes raisons d'être optimiste sur le long terme. D'abord, souvenons-nous que la Magie Noire ne peut exister qu'en parasitant la Magie Blanche. La Magie Noire peut sembler constamment en train de gagner, de dominer, etc. Mais au fond des choses, c'est la Magie Blanche qui est toujours la plus forte. Il ne tient qu'à nous de faire triompher cette force au grand jour. Une façon de voir la Magie Noire est comme un mème parasite; on pourrait dire, en paraphrasant Einstein, que comme la rougeole, c'est une maladie infantile de l'humanité. Nous pouvons espérer qu'un jour nous trouverons des médicaments efficaces pour soigner ce mal polymorphe. Encore une fois, en prenant du recul par rapport aux choses, nous nous rendons compte que la Magie Noire est une relique du passé, une gangue de boue hors de laquelle l'Humanité émerge rapidement — rapidement à l'échelle de l'évolution.

En effet, aux échelles évolutionnaires, l'interaction sociale a longtemps été limitée à la coordination d'intérêts communs contre proies et prédateurs, et sinon à la gestion des conflits d'intérêts intrinsèques aux membres d'un groupe tribal. Ce à quoi les mécanismes conscients de pensée servaient c'était à reconnaître les amis et les ennemis, les proies et les prédateurs. La nature a pris soin de toute l'ingénierie, à travers des réflexes mécaniques innés, les processus biochimiques internes, etc. La Magie Noire était le seul type de pensée quand pensée il y avait. La conception de stratégies dynamiques d'interaction sociale pour la chasse, pour l'évasion vis-à-vis de prédateurs, pour la reproduction, pour la guerre, est une innovation récente sur l'échelle évolutionnaire. Et l'homme moderne est unique dans son usage de la conception consciente de stratégies dynamiques pour domestiquer la nature, construire de nouvelles structures, inventer des outils. Cette capacité de pensée dynamique, d'ingénierie consciente [95], est le trait distinctif de l'Humanité: c'est le critère pour distinguer l'être humain de ses animaux d'ancêtres. C'est le critère par lequel nous leurs sommes supérieurs, et par lequel nos descendants nous serons espérons-le supérieurs eux-mêmes. C'est aussi le principe même de la Magie Blanche. La Magie Blanche est donc une chose fantastique mais relativement récente.

La Magie Noire est un reliquat d'animalité primitive, de brutalité sauvage, de barbarie ignorante dans l'homme. La Magie Blanche est le principe de l'Humanité, un principe qui a été couronné d'un extraordinaire succès dans son accélération de l'évolution de la vie vers de nouvelles limites précédemment inconcevables et inconçues [96].

Notes

[78]: Un exemple est la loi française limitant le temps de travail légal à un maximum (en moyenne) de « 35 heures » par semaine. La justification supposée est que travailler moins est un sacrifice qui permettrait de « partager » le travail disponible avec les personnes présentement au chômage. De plus, c'est aux employeurs, et non pas aux employés, que l'on demanda de payer pour le sacrifice. Bien sûr, pour tous les emplois futurs, tout ce que cela a voulu dire est que le coût d'un salarié aura cru, de telle façon que l'employeur peut payer moins pour une productivité donnée, cependant que les personnes dont la productivité est trop basse pour justifier du salaire minimum additionné des coûts supplémentaires à la charge de l'employeur ne seront pas embauchés. Le résultat net est donc une augmentation du chômage, autant qu'une diminution des richesses totales étant produites, puisque les gens travaillent moins. Pour ce qui est des emplois existant, quelques employés pourront avoir effectivement profité à court terme, mais alors les employeurs auront fait face à des difficultés financières qui les auront mis en faillite; quoique dans le cas de l'État comme employeur, le contribuable paie pour la faillite — et l'augmentation de la pression fiscale déplace la faillite vers d'autres entreprises. Les politiciens s'en moquent, tant qu'ils attendent de cette mesure qu'elle déplace plus de voix en leur faveur qu'en leur défaveur aux prochaines élections; et ces mesures resteront tant que les politiciens penseront que les annuler aura un effet négatif sur leur réélection.

[79]: Voir aussi cette Introduction à la Philosophie de la Liberté par Ken Schoolland et Lux Lucre pour une brève explication du meurtre, de l'asservissement, et du vol.

[80]: Pour reprendre le terme de Bertrand de Jouvenel dans Du Pouvoir.

[81]: Pour une parodie de ce choix en deux maux, voir Cthulhu.org. Remarquez que la notion même de devoir choisir entre deux maux est un mélange de Magie Blanche et de Magie Noire: En Magie Blanche, vous devez faire des choix; mais il n'y a pas de notion de mal a priori; en supposant pour les besoins du raisonnement qu'il n'y ait que deux choix possibles alors tout ce qui compte est que, étant donné les conséquences que l'on peut attendre, y compris celles relatives à l'acceptation de règles générales de comportement, l'une sera préférable à l'autre et donc ipso facto meilleure, tandis que l'autre sera pire, sans qu'il y ait d'autre échelle pertinente de Bien et de Mal. Bien sûr, en pratique les choses sont plus complexes qu'un choix entre deux camps bien définis; et la question pertinente est alors de déterminer où dépenser ses ressources marginales (y compris son attention), ce qui peut impliquer de ne faire front avec aucun des deux camps proposés. (Voir mon article Faire la guerre ou ne pas la faire? Faux dilemmes et vraie morale.) En Magie Noire, il y a un Bien absolu et un Mal absolu (quoique pas forcément sous ces noms-là) et avoir à choisir entre deux Maux est un paradoxe inexplicable, une source de chagrin et de peine, une raison de plus de se révolter contre la nature. En pratique, la nécessité d'un choix est reconnue par les magiciens noirs, ce qui est en même temps un tribut à la Magie Blanche, et une condamnation formelle de son caractère Malin.

[82]: Voir mon article Schizophrénie socialiste.

[83]: Orwell, dans son roman de 1949 1984, expliquait le slogan paradoxal « La Guerre c'est la Paix » comme signifiant qu'en créant un état de guerre avec un ennemi extérieur, l'État pouvait obtenir la paix intérieure sans opposition au gouvernement. En 1918 déjà, Randolph Bourne écrivait un article célèbre expliquant que la guerre est la santé de l'État (War is the Health of the State). Mais il a été remarqué il y a bien longtemps que le but réel de la guerre était d'asseoir le pouvoir des politiciens sur leurs propres sujets:

« En passant en revue l'histoire de l'État Anglais, ses guerres et ses taxes, un observateur, qui ne serait pas aveuglé par un préjugé ou biaisé par un intérêt, déclarerait qu'il est faux que les taxes aient été levées pour mener des guerres, mais que se sont bien les guerres qui ont été menées pour lever des taxes. » — Tom Paine, Les Droits de l'Homme, I.

[84]: Pour tout problème complexe, il y a une solution qui est simple, nette, et fausse. — H. L. Mencken

[85]: Contourner les contradictions du système offrira aussi un vaste terrain de jeu pour ceux qui aiment à exercer leur intellect tout en acceptant les prémisses du système. Seuls ceux qui refusent d'accepter ces prémisses incohérentes sont vraiment les ennemis irréductibles de la Magie Noire.

[86]: Il est donc caractéristique que les magiciens noirs mettent en avant la morale comme justification de la politique, comme le juste objet de l'emploi de la force; qu'ils soient de droite ou de gauche, leur politique consistera en fait en l'imposition coercitive d'un ordre moral, défini selon leurs propres goûts subjectifs.

À l'opposé, les magiciens blancs séparent avec la plus grande attention la morale de la justice, et ne voient l'emploi de la force comme justifié qu'en matière de justice, tandis qu'il est illégitime pour tout ce qui concerne la morale individuelle; quelques soient leurs préférences personnelles, leur libéralisme consiste effectivement en le respect d'un ordre juridique défini selon des règles objectives rationnelles.

[87]: Avez-vous jamais perdu quelque chose, par exemple vos clefs, et vous êtes-vous alors demandé « qui m'a volé mes clefs? »? Apparemment, chercher une intention derrière tout événement qui nous concerne est un réflexe naturel du cerveau humain. Le cerveau essaie constamment de trouver des correspondances entre les événements du monde et des motifs connus — innés ou acquis. Or, les motifs basés sur les intentions sont profondément implantés dans la structure de nos cerveaux, suite à des millions d'années de vie dans des sociétés où l'intention comptait le plus: en effet, nos ancêtres devaient affronter des proies et prédateurs, et des partenaires ou rivaux sexuels, qui peuvent être bien compris en termes d'intentions; ils n'avaient pas à faire face à des technologies complexes et une cybernétique sociale pour lesquelles les explications en termes d'intention ne mènent à rien.

[88]: Comme Philip K. Dick l'a dit:

La réalité, c'est ce qui ne s'en va pas quand vous cessez d'y croire.

[89]: C'est pourquoi la Magie Noire tente non seulement de cultiver l'ignorance, mais aussi et surtout de remplir les têtes avec son propre fatras, pour qu'il n'y ait plus de place de libre pour la connaissance vraie. Le contrôle total de l'éducation, le matraquage médiatique, etc., sont donc des outils essentiels dont la Magie Noire a tôt fait de s'emparer quand ils existent, et qu'elle développe bien au-delà de ce qui existait auparavant.

[90]: Il y a quelque chose d'une oxymore dans cette affirmation. En fait, c'est tout le présent essai qui tente de retourner l'imagerie manichéenne de la magie noire contre la magie noire elle-même. À ce titre, il suit un peu le même principe que la GNU GPL, qui retourne la législation de protectionnisme informationnel contre le protectionnisme lui-même, ou de l'Aïkido, qui retourne la force de l'agresseur contre lui-même. C'est une technique d'autodéfense, qui ne saurait décrire l'ordre naturel des choses, seulement apporter les moyens d'en combattre les perturbations. Pour une tentative d'aller plus loin, voir mon discours suivant, The Enterprise of Liberty vs The Enterprise of Politics.

Quant à l'autodéfense, nous utilisons donc le principe du Mal contre lui-même, en sachant pertinemment qu'il y a là une contradiction dynamique qui doit fort justement mener à restreindre, diminuer et contenir le principe du Mal, à défaut de pouvoir l'anéantir. Il demeurera toujours important de rester vigilant quant à l'emploi des outils de violence qui resteront à jamais nécessaires pour combattre les inévitables résurgences du principe coercitif dans le monde. Mais ici comme ailleurs, il est illusoire de penser qu'on pourra s'économiser cette vigilance et cette violence en en confiant le monopole à un contre-pouvoir officiel ou en en abandonnant unilatéralement la prérogative — car ce contre-pouvoir ne tarderait pas à devenir le pouvoir lui-même, bien plus puissant que celui qu'il tenait jusqu'alors en échec, cependant que cet abandon ne serait qu'une capitulation devant ceux qui ne feraient pas ce renoncement. C'est du reste toute l'histoire du parlementarisme et du pacifisme. Originellement contre-pouvoirs opposés à l'absolutisme monarchique, les parlements règnent aujourd'hui dans leur propre absolutisme qui s'accentue sans cesse et a plusieurs fois viré au totalitarisme. Quant au pacifisme, lui n'a fait que mener des millions d'innocents à sombrer entre les griffes de grands assassins de masse. Bref, il semble que l'antagonisme et sa résolution violente existeront toujours, même s'ils ne seront jamais le moteur de l'humanité; et dans de tels antagonismes, mieux vaut mettre la force du bon côté que du mauvais.

[91]: Voir le site Strike The Root.

[92]: Comme l'a dit Tom Paine, « La modération dans le tempérament est toujours une vertu; mais la modération dans les principes est toujours un vice. »

[93]: L'individualisation de la religion est un mème qui historiquement a réussi comme symbiote des religions monothéistes universelles: il a commencé à chevaucher le judéo-christianisme quand la théocratie juive a perdu son pouvoir aux mains d'envahisseurs étrangers. Ainsi, après que les armées perses eurent conquis la Judée, les prophètes juifs ne pouvaient plus en appeler au pouvoir politique pour imposer leur volonté; au lieu de ça il durent se résigner à convaincre les individus de se soumettre volontairement à leur prêche. La religion chrétienne, qui s'est originellement répandue dans l'empire romain contre la volonté du pouvoir politique, a aussi dû faire appel aux gens par choix individuel. La liberté s'est élevé à nouveau en Europe après que les invasions germaniques aient divisé l'empire romain en un grand nombre de royaumes, déplaçant le pouvoir politique hors de la théocratie chrétienne et dans les mains des militaires conquérants. À son tour, cette séparation de facto de l'église et de l'État a mené, par la compétition, au développement d'une certaine liberté de penser, et a donné un avantage compétitif à ces sociétés qui soutenaient cette séparation de l'église et du pouvoir politique par rapport aux sociétés qui ne le faisaient pas.

[94]: Cette séparation a été notablement théorisée par Christian Michel dans Faut-il obéir aux lois de son pays?, 2000. Cette distinction entre Morale et Justice est déjà assez présente dans The Foundations of Morality de Henry Hazlitt, mais son inclusion de la Justice dans la Morale nous semble cybernétiquement incorrecte, car les décisions de morale et de justice ne sont pas prises par les mêmes personnes en fonction de la même information: la morale est la façon dont chacun prend des décisions basées sur l'information personnelle dont il dispose; la justice par contre est le résultat de l'interaction morale entre plusieurs individus, qui synchronisent leurs actions à partir de l'information publiquement disponible; c'est un phénomène social par lequel l'équilibre des forces sociales mène à la légitimation d'action violentes à l'encontre des malfaiteurs reconnus comme tels.

[95]: Nous pouvons identifier cette capacité à ce qu'Alfred Korzybski appelait le « time-binding ».

[96]: C'est pourquoi il peut être dit avec justesse que le Libéralisme est le seul vrai Humanisme. Un vrai humaniste peut être libéral et ne peut pas être autoritariste, car l'autorité dégrade l'homme à l'état de brute sauvage, cependant que la liberté élève le sauvage à l'état d'homme civilisé. La Liberté est le véritable accomplissement de l'Humanité.

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