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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 22:58

L'Empire socialiste des Inka


Université de Paris — Travaux et mémoires de l'Institut d'Ethnologie — V (1928)

par Louis Baudin
Professeur à la faculté de Droit de Dijon

Chapitre XII — L'expansion de l'Empire

Le Roi : « Il faut appeler les ennemis amicalement avant de les combattre et leur parler avec douceur. Prends garde de verser le sang inutilement et d'immoler des innocents. »

(Ol'antay, scène III)

 

Plusieurs sociologues et non des moindres ont regardé le Pérou antique comme le type même d'une société militaire, d'un « Etat de conquête » 1. Les uns se sont plu à représenter cette expansion de l'Empire comme chose aisée ; suivant eux, la première confédération de tribus a dû l'emporter facilement par la force du nombre sur les groupements isolés et les expéditions des souverains de Cuzco n'ont été que des promenades militaires 2. D'autres, en met tant en relief le peu de résistance offert aux Espagnols par les Péruviens, dépeignent les Indiens comme gens sans bravoure, tant et si bien que le lecteur en est réduit à s'imaginer le Pérou comme un Etat singulier qui serait extrêmement militaire, mais dont les habitants auraient des goûts fort pacifiques. Ces exagérations sont démenties par les faits. Il est vrai que les Inka ont disposé d'une arrmée puissante et bien organisée et qu'ils ont soumis des peuples nombreux, mais leurs conquêtes ont été souvent longues et difficiles, et s'ils ont été aisément vaincus par les Espagnols, c'est en raison de circonstances spéciales que nous rapportons qui n'ont rien à faire avec le courage des Indiens.

L'organisation de l'armée ne présentait rien de très original. Tout homme valide devait le service miilitaire, probablement de 25 à 50 ans 3, soit comme soldat, soit comme porteur. Des maîtres spéciaux enseignaient la lutte et l'exercice des armes dans chaque village aux enfants âgés de plus de 10 ans ; ils signalaient ensuite au tukrikuk ceux qui se distinguaient par leur force ou leur bravoure et méritaient d'être soldats, les autres étaient porteurs 4. Un dixième de la population de chaque province était appelé par roulement pour des périodes qui sur la côte étaient toujours fort courtes en raison du climat. Le reste du temps, les Indiens en état de porter les armes vaquaient à leurs occupations ordinaires et "ils devaient s'exercer certains jours devant les kuraka 5.

L'armée était commandée par un généralissime, fils, frère ou oncle de l'Inka 6 ; elle était divisée en troupes de 10, 50, 100, 1 000, 10 000 hommes, chacune ayant son chef propre. Mais les soldats originaires des différentes parties de l'Empire n'étaient point mêlés les uns aux autres, tous ceux d'une même tribu demeurant réunis sous un même commandement et ceux de hanan étant séparés de ceux de hurin 7. Au milieu des combattants étaient placés les hommes et les femmes de charge qui portaient les vivres et s'approvisionnaient dans les tambos de la route. Jamais les armées n'avaient à demander quoi que ce soit aux habitants, elles trouvaient tout dans les greniers : nourriture, vêtements, armes 8. Un soldat qui se serait avisé d'exiger un grain de maïs d'un habitant ou de le voler, eût été immédiatement mis à mort. Quel spectacle que celui de ces grandes armées parcourant l'Empire sans que la population ait le moins du monde à souffrir de leur passage et quelle différence avec les arrmées européennes d'autrefois et même d'aujourd'hui 9 !

En dehors de l'armée régulière, il y avait à Cuzco la garde permanente de l'Inka, formée d'Indiens du Cañar 10.

Au total, d'après les chroniqueurs, l'armée sous le règne de Huayna-Kapak pouvait compter environ 200 000 hommes de guerre, non compris les porteurs, mais ce chiffre ne doit être retenu que sous toutes réserves 11.

Les armes dont les Péruviens disposaient étaient offensives et défensives. Parmi les premières, la plus redoutable était certainement la fronde. Les enfants s'employaient dès l'âge de sept ans à chasser les oiseaux qui venaient dévaster les champs de maïs, aussi étaient-ils fort habiles et bien des Espagnols furent tués par les frondeurs, tel Jean Pizarre au siège de Cuzco. Le cordon de cette arme était fait en laine, cuir oufibre de cabuya ; il était souvent tissé ou brodé ; la pierre était ronde ; quand elle était chauffée à blanc, elle enflammait les toits de chaume ; c'est ainsi que Cuzco fut incendiée 12.

Pour lancer les flèches, les Indiens se servaient de l'arc et de la estólica ou propulseur. Ce dernier se composait d'un bâton de 40 à 60 cm de longueur, surmonté d'un rebord à sa partie postérieure et d'un crochet à sa partie anté­rieure. La flèche était placée le long du morceau de bois, de manière que sa pointe reposât sur le rebord et que son talon se logeât dans le crochet. Le soldat saisissait le bâton à pleine main et décrivait avec le bras un arc de cercle comme s'il voulait lancer l'instrument, mais il ne le lâchait point et la flèche seule, quittant le rebord et poussée par le crochet, partait vers le but. La estólita était donc un simple prolongement du bras, destiné à donner au trait une vitesse plus grande 13.

Les pointes des flèches étaient en os, bois, silex ou métal, mais l'Inka, par un étonnant souci d'humanité, défendait qu'on les empoisonnât.

Utilisé surtout pour la chasse, l'ayl'o (bolas des Espagnols), était formé d'une corde divisée en trois cordelettes, chacune d'elles portant à son extrémité une pierre ou une masse de métal 14. Il était lancé dans les jambes des animaux sauvages autour desquelles il s'enroulait à la façon d'un lasso, et les Indiens s'en servirent plus tard pour faire tomber les chevaux espagnols. Les cavaliers argentins l'utilisent encore aujourd'hui dans la pampa.

Comme armes destinées au combat rapproché, les soldats avaient la massue, en bois ou en métal, qu'ils tenaient à deux mains et suspendaient par des liens au bras gauche, préalablement entouré de coton 15 ; ils se servaient aussi de la hache en cuivre, quelquefois en argent ou en or, du javelot et de la lance.

Les armes défensives consistaient en un casque de bois rembourré de coton, en boucliers de bois et de coton, parfois de très grande taille et capables de couvrir jusqu'à une vingtaine d'hommes 16, en plastrons capitonnés de coton destiné à protéger le corps contre les flèches 17.

Toutes ces armes offensives et défensives, se trouvaient en grand nombre dans les dépôts publics que de Beauchamp appelle « des arsenaux » 18.

L'Inka portait un large bouclier carré, de bois ou de cuir, avec une frange d'étoffe, ayant au dos une boucle de cuir dans laquelle il passait le bras gauche ; il tenait à la main droite une massue terminée par une étoile de bronze à six ou huit pointes 19.

 

Cette armée puissante, ainsi organisée et outillée, soumise à une discipline rigide, était un redoutable instrument de conquête, mais les souverains ne se servaient d'elle qu'à défaut de tout autre moyen. Il est remarquable que les Péruviens n'aient jamais, comme tant de monarques antiques, envahi sans autres formes de procès les territoires voisins et massacré leurs habitants ; au contraire les souverains de Cuzco cherchaient d'abord à attirer les peuples en leur montrant la situation florissante de l'Empire, en faisant étalage de leurs richesses et en offrant des présents aux chefs des tribus 20. Si la diplomatie échouait, alors les soldats entraient en scène, mais toujours et à tout instant les adversaires pouvaient capituler ; ils étaient sûrs, s'ils n'avaient pas commis de trahison, de ne subir aucunes représailles. Jamais l'Inka ne se livrait à des actes de cruauté inutiles. Sans doute n'agissait-il pas ainsi par esprit humanitaire, c'était là simplement son intérêt bien entendu; il n'ignorait pas qu'il attachait plus solidement les peuples à son trône par un traitement généreux que par une action brutale et il nous donne par-là même la mesure de son habileté politique 21.

Grâce aux chroniqueurs, nous savons avec quelques détails comment l'Inka procédait quand il voulait conquérir un territoire 22. Il s'informait d'abord de la situation générale de la tribu qui occupait ce territoire et de ses alliances ; il s'efforçait d'isoler l'adversaire en agissant sur les chefs des peuplades voisines par des dons ou des menaces, puis il chargeait ses espions d'étudier les voies d'accès et les centres de résistance 23. En même temps il envoyait des messagers à plusieurs reprises pour demander obéissance et pour offrir de riches présents 24. Si les Indiens se soumettaient, l'Inka ne leur faisait aucun mal ; s'ils résistaient, l'armée pénétrait sur le territoire ennemi, mais en évitant de piller et de dévaster un pays que le monarque comptait bien annexer 25.

L'ordre de bataille était le suivant : les frondeurs engageaient le combat, puis les archers lançaient leurs flèches et enfin, quand on en venait au corps à corps, les haches et les massues entraient en jeu 26 ; Il ne paraît pas y avoir eu de combinaisons stratégiques, cependant l'Inka savait prendre les dispositions que commandait te terrain ; lorsqu'il entra dans les forêts de l'est pour combattre les Anti, il divisa son armée en trois colonnes en indiquant un point de concentration en territoire ennemi. Les chefs, semble-t-il, usaient surtout de ruses de guerre, par exemple en feignant de fuir et en attirant l'adversaire dans une embuscade 27.

Une fois la campagne terminée, l'Inka faisait mettre les prisonniers en liberté, distribuait des présents aux chefs vaincus, les confirmait dans leur pouvoir et organisait le pays comme nous l'avons vu. Seuls étaient punis les révoltés et les traîtres 28.

Les exemples de conquêtes pacifiques sont nombreux, il en fut ainsi pour la vallée de Činča 29, mais bien souvent aussi les tribus indépendantes résistaient désespérément, tels les Kara. Ces derniers avaient formé une véritable confédération avec plusieurs de leurs voisins du sud, Zarza, Palta, Kañari, mais les Péruviens commencèrent par détacher une à une les nations fédérées et les Kara furent réduits à leurs seules forces. La lutte que les Inka entreprirent contre eux se prolongea pendant dix-sept années, elle fut très dure et elle met en lumière les procédés de conquête tout à fait modernes des Péruviens. Ceux-­ci procédaient par étapes, consolidant leurs progrès avant d'en marquer d'autres; ils organisaient économiquement chaque parcelle de territoire conquise, construisant des dépôts, des routes, des places fortifiées, qui servaient de base pour les opérations futures 30.

On voit maintenant combien il est faux de prétendre que les Inka aient étendu leur Empire sans effort par de simples promenades militaires. Même pour affirmer leur puissance sur le plateau péruvien, les souverains ont eu à lutter contre des confédérations qui les ont parfois battus, comme les Čanka 31, et certains d'entre eux ont failli trouver la mort dans les combats, tel Inka Roka blessé devant Ollantay 32. Au début de la guerre des Kara, Tupak­Yupanki échoua devant Mocha et son ennemi s'empara de nouveau de toute la province de Puruha ; plus tard, Huayna-Kapak fut battu par les Karanki, son frère battu et tué au siège d'Otávalo, dans le nord de l'Équateur, et l'Inka ne finit par triompher qu'en employant une ruse de guerre. De même les révoltes n'ont pas été rares, malgré toutes les précautions prises par le monarque, et certaines ont mis en péril l'existence de l'Empire, par exemple celle des Čanka et celle de Cuzco même pendant une absence de Virakoča 33. Comment Cunow ose-t-il écrire : « Ces descriptions surabondantes qui nous racontent les glorieuses victoires des Inka, nous montrent leur supériorité guerrière sur les autres tribus, leur audace et leur bravoure invincibles, ne sont que des légendes (nichts anderes als Marchen). Une fois que les Inka avaient vaincu les petites tribus qui étaient leurs voisines, une expansion plus grande n'offrait aucune difficulté… 34 » 

Les faits font aussi justice de l'absurde accusation de lâcheté portée contre les Indiens par Robertson et Vilfredo Pareto. Les batailles livrées entre les armées d'Atahualpa et de Huaskar à Ambato en Equateur, à Quipaypan près de Cuzco ont été acharnées. On fait grand état du peu de résistance offerte par les Péruviens aux Espagnols, mais, comme nous l'avons déjà remarqué, à cette époque les Indiens étaient en pleine guerre civile ; ceux du Pérou, dont le souverain légitime Huaskar avait été détrôné par le bâtard Atahualpa, regardaient les blancs comme des sauveurs ; leur savaient gréd'avoir fait prisonnier cet usurpateur et leur faisaient fête. Ce sont des Indiens de Cuzco qui ont marché sous les ordres des Espagnols contre les Indiens de Quito. En somme, l'arrivée des blancs n'a été qu'un épisode dans la grande lutte entre les Inka et les Kara 35.

Quant à la débâcle de l'armée d'Atahualpa, dès que celui-ci fut pris par les Espagnols, elle s'explique fort bien. Il y eût d'abord une véritable trahison, car le souverain péruvien recevait les étrangers en amis, sans avoir tenté de les arrêter dans les défilés de la Cordillère, ce qui lui eût été extrêmement facile 36. D'autre part, les Indiens, qui n'avaient jamais vu ni chevaux, ni armes à feu étaient replis d'une crainte superstitieuse. Chez les autres peuples d'Amérique, l'épouvante ne fut pas moins grande 37. Enfin et surtout, en raison même de la centralisation excessive du pouvoir au Pérou, la perte du chef aboutissait à l'anéantissement de l'armée. L'extraordinaire discipline qui régnait dans l'Empire, chez les civils comme chez les militaires, avait à tel point détruit l'esprit d'initiative individuelle que les hommes n'osaient ou même ne savaient plus agir quand ils n'étaient pas commandés. La preuve en est que les Indiens de l'ancien royaume de Quito, soumis pendant moins de temps que les Péruviens à la puissance de l'Inka, résistèrent vaillamment aux Espagnols ; Kiskis etRumiñaui luttèrent désespérément contre Almagro et Benalcazar, un des fils de Ruayna-Kapak reprit Cajamarca, la bataille de Tiocajas, dans la province de Riobamba, dura un jour entier et les Espagnols auraient dû reculer si une éruption providentielle du Cotopaxi n'eût effrayé les Indiens qui se retirèrent 38. Les Péruviens eux-mêmes, quand ils se rendirent compte que les Espagnols détruisaient leurs institutions et dilapidaient leurs biens, trouvèrent parmi eux des chefs énergiques et peu s'en fallut que les blancs ne fussent chassés da plateau. L'Inka Manko repoussa Pizarre dans la vallée du Yucay et assiégea Cuzco en février 1536. Ce siège fut fertile en traits d'héroïsme, blancs et rouges se provoquèrent et luttèrent corps à corps, la ville fut incendiée et le capitaine indien qui défendait la forteresse préféra se tuer plutôt que de se rendre 39. Plus tard, des révoltes d'Indiens se multiplièrent et certaines d'entre elles furent d'une extrême gravité, celles de Huarochiri en 1570 et de Tarma en 1743 par exemple. En 1780, Tupak Amaru à là tête de 60 000 hommes, ne conquit pas moins de six provinces 40. Del Royo rend justice aux soldats de l'Inka quand il assure que la débilité et la faiblesse dont parlent les auteurs espagnols n'existent que dans l'imagination de ces derniers 41. Les Indiens n'étaient point des lâches, mais ils avaient été pendant si longtemps condamnés à une obéissance passive qu'ils n'étaient braves que lorsqu'ils recevaient l'ordre de l'être. Voltaire a bien noté que les Péruviens, au lieu de profiter des dissensions qui ne tardèrent pas à éclater entre les conquérants, « attendaient stupidement à quel parti de leurs destructeurs ils seraient soumis » 42. C'est le régime socialiste qui a causé la, perte de l'Empire, bien plus que les coups des « conquistadores » 43.

Il serait également fort exagéré de regarder la guerre comme une passion dominante des Inka et de supposer leur pays en état de lutte perpétuelle. Le soin apporté par le souverain à recourir le moins fréquemment possible à la fo.rce des armes déme!}} cette assertion. Il suffit de comparer la situation de l'Empire sous le règne de Huayna-Kapak à celle qui existait autrefois, lorsque les tribus ou les confédérations de tribus luttaient sans cesse entre elles, pour mesurer le progrès réalisé. « Paix au dedans, grâce à la guerre au dehors », tel était suivant Prescott le but du monarque 44.

Que cette expansion dé l'Empire ait eu des mobiles économiques, c'est ce gue nous avons déjà essayé de montrer, mais ce serait tomber dans un matérialisme historique détestable que de regarder ces mobiles comme les seuls qui aient existé. L'ambition, la soif de gloire ont. joué ici leur rôle ; il serait difficile d'expliquer par des considérations économiques la lutte entreprise contre le royaume de Quito, fort éloigné du centre de l'Empire, qui n'était nullement indispensable à l'existence des Péruviens et dont la conquête menaçait de devenir une affaire désastreuse, même au point de vue économique, en raison de la résistance des habitants 45. Par contre les mobiles d'ordre religieux semblent avoir été absents, contrairement à ce que pense Lorente 46 ; les dieux des vaincus étaient emmenés à Cuzco en otage et les cultes étrangers étaient respectés 47.

 

Le souverain n'avait pas seulement à livrer des guerres offensives ; il avait aussi à se défendre. Les frontières étaient perpétuellement menacées par des tribus guerrières redoutables, comme les Guarani à l'est ou les Araukan au sud. Aussi existait-t-il tout un système de forts, places fortifiées, marches mili­taires 48.

Le fort le plus fameux que nous connaissions est celui de Saxahuaman, à Cuzco, construit peut-être, en partie au moins, antérieurement aux Inka et que P. de Poo compare aux Pyramides et au Colisée 49. Il était formé de plusieurs enceintes concentriques en pierres énormes ; au-centre se dressaient trois tours, réunies entre elles par des couloirs souterrains, et se trouvait un réservoir rempli d'eau amenée par des canaux également creusés sous terre 50. A côté de ce chef-d'œuvre de l'art indien, les pukara ou enceintes, hâtivement construites, et les tambos fortifiés aux murs de pierre polie, paraissent n'avoir eu qu'une faible valeur défensive.

Les grands forts d'arrêt qui fermaient les voies d'accès de l'Empire étaient en réalité des places fortifiées qui devaient se suffire à elles-mêmes. Chacun d'eux renfermait dans ses murs une ville entière avec ses maisons, ses temples et ses champs de culture. En cas de siège, la résistance pouvait se prolonger indéfiniment. Tels étaient Pisak, « montagne entière transformée en forteresse », qui, suivant Squier, rappelle les anciennes places fortes des Indes anglaises 51, et Ollantaytambo avec ses palais, ses maisons, ses escaliers, ses citernes, ses aqueducs, ses terrasses et ses murs crénelés de porphyre rouge 52. Mais la plus remarquable de ces places était Maču-Piču, qu'une mission américaine a récemment découverte, Maču-Piču, la cité de granit blanc qui s'élève dans le cañon de l'Urubamba au dessus des précipices. Ses murs aux pierres admirablement assemblées ont résisté au temps et aux tremblements de terre ; ses escaliers, taillés à même dans le granit, relient encore entre eux les édifices et les terrasses en gradins. Tout est construit en pierre : maisons, temples, remparts, ou creusé dans la pierre : bassins, sièges, mortiers. Autour de la ville court une double muraille, surmontée d'énorrmes blocs prêts à être précipités sur l'assaillant ; à l'extrémité d'un éperon rocheux est un poste où la sentinelle veille et sur le point le plus élevé de la montagne se dresse la pierre sacrée « où le Soleil est attaché » 53.

Aux frontières de l'Empire existaient de véritables marches militaires avec des systèmes de forteresses commandant les passages. La province de Cañar présentait ainsi l'aspect d'un camp retranché avec les forts de Pucara près du rio Peluicay, de Pitaviña sur les rives du rio Jubones, d'Incapirca près du confluent des deux rios Silante et Huairapungo 54. De même, le pays compris au sud-de l'Empire entre les rios Choapa et Maule était occupé militairement par des avant postes, afin de tenir en échec les Araukan 55. Nous avons vu que les garnisons de ces places éloignées jouissaient de privilèges spéciaux.

Au delà des frontières que gardaient les soldats de l'Inka s'étendaient des zones où l'influence péruvienne se faisait sentir, zones difficiles à délimiter, qui comprenaient une partie des forêts brésiliennes 56, de l'Argentine 57, du Paraguay 58 et même de la Colombie 59.

L'Empire rayonnait du Darien à l'Araucanie et du Pacifique au cœur du Brésil sur la plus grande partie de l'Amérique du Sud.

 

Notes

1 Spencer, Principes de Sociologie. Trad..franç., t. 3, p. 773. – Belaunde, El Perú antiguo, ch. 7. – Trimborn, Der Kollektivismus, p. 984.

2 C'était déjà l'opinion d'Ondegardo (Report, p. 153). Cunow l'a reprise en l'exagérant (Die soziale Verfassung..., p. 50).

3 Santillán, Relación, par. 49 – Hanstein, Die Welt des Inka, p. 88.

4 Las Casas, De las antiguas gentes, p. 35.

5 Garcilaso, Comentarios, .liv. 5, ch. XI.

6 Velasco prétend que les chefs supérieurs de l'armée étaient toujours au nombre de deux (Historia, t. 2, p. 50).

7 M. Uhle, Los orígenes de los Incas, op. cit., p. 308. On ne voit pas très bien comment concilier ce système avec la division numérique. Comme pour l'organisation civile, les chiffres sont vraisemblablement approximatifs.

8 Oviedo.y Valdés, Historia general, t. 4, ch. 17. – Herrera, Historia general, déc. 5, liv. 3, ch. 16. – Cobo, Historia, liv. 14, ch. 7.

9 Las Casas, rapportant que des milliers de soldats passaient par les chemins sans prendre un fruit aux arbres, croit devoir ajouter : « Esto no es fábula sino verdad. » « Ceci n'est pas un conte, c'est la vérité » (Apologética, ch. CCLVI.)

10 Morua,Historia, p. 157. – Lettre au vice-roi F. de Toledo, 24 septembre 1572 (J. de la Espada, Relaciones geográficas, t. 2, app I, p. x). Cette garde n'a dû exister qu'à la veille de la conquête espagnole, la province de Canar ayant été rattachée tardivement à l'Empire par Tupak-Yupanki. C'est pour punir les Kañari de leur fidélité au souverain légitime Huaskar qu'Atahualpa détruisit leur capitale Tomebamba.,

11 Jijón y Caamaño, Un cementerio incásico..., p. 84. – Santa Cruz Pachacuti, Relación, p. 102. – Herrera, Historia general, déc. 5, liv. 3, ch. 14. Cet auteur parle plus loin de 300 000 hommes réunis par Tupak-Yupanki pour combattre les Čanka, puis de 200 000 hommes sous les ordres de Huayna-Kapak lors de la guerre de Quito. Brehm et Hanstein reproduisent le chiffre de 300 000 qui paraît considérable et qu'on est tenté à première vue de tenir pour suspect, d'autant plus que les historiens ont toujours été portés à exagérer sur ce point. On sait ce qu'il faut penser des armées perses, romaines ou même de celles de Charlemagne. Cependant ici, étant donné la population de l'Empire et surtout 1e système de recrutement et les dispositions prises pour le ravitaillement, les troupes péruviennes ont pu réellement être importantes. Le nombre des habitants de l'Empire étant estimé à 12 millions, celui des Indiens de 25 à 50 ans peut être évalué au tiers de ce chiffre, soit 4 millions et la moitié mâle en état de porter les armes à 2 millions. Il est curieux de noter que c'est précisément ce chiffre qu'indique Anello Oliva : « Sinši Roka, écrit-il, fit procéder au dénombrement général des hommes en état de porter les armes et en trouva 2 millions » (Histoire du Pérou. Trad. franç , p, 41). Mais il est impossible que ce chiffre ait pu être atteint sons Sinši 'Roka, à l'aurore de la dynastie des Inka, alors que l'Empire ne comptait qu'un petit nombre de tribus. Anello Oliva fait certainement erreur quant à l'époque du dénombrement. Les Indiens servant par ralliement et étant appelés par dixièmes, c'est bien au total de 200 00 hommes que l'on aboutit, mais c'est là un grand maximum et ce chiffre comprend les porteurs. Les Aztèques étaient individuellement des soldats plus redoutables que les Kiča, ils avaient de meilleures armes et un sentiment patriotique plus développé ; les Péruviens au contraire l'emportent par le nombre et la discipline (Friederici, Der Charakter der Entdeckung, op. cit., p. 43).

12 Cieza de León, Crónica. Segunda parte, ch. 31. .Encore aujourd'hui les Indiens sont fort habiles à manier la fronde. Pendant la guerre de « Queta » dans la province de Jujuy, en République Argentine, un détachement de 150 soldats de l'armée régulière fut anéanti à coups de fronde par les Indiens (Boman, Antiquités de la région andine, t. 2, p. 453). Velasco donne pour armes aux Kara : la pique, la lance, la hache et la massue ; il ne mentionne ni la estólica, ni la fronde (Historia, t. 2, p. 7). Bello Gayoso, parlant des Kañari, cite les frondes, les lances, les massues, les propulseurs (Relación in Relaciones geográficas, t. 3, p. 159). – V. Urteaga, El ejército incáico Boletín de la sociedad geográfica de Lima, 1920.

13 M. Uhle, La estólica en el Perú. Revista histórica de Lima, 1907, p. 289. Les Magdaléniens connaissaient le propulseur (J. de Morgan, L'humanité préhistorique. Paris, 1921, p. 67).

14 Bandelier, The Islands of Titicaca . Partie 4. n. 11. – A. de Vega, Descripción que se hizó en la provincia de Xauxa, op. cit., p. 85. – J. de Ulloa Mogo1lón, Relación de la provincia de los Collaguas. op. cit., p. 45.

15 F. de Jerez, Verdadera relación..., p. 334.

16 Molina, Relación de la conquista..., p. 143. – Marcos de Niza, Relation. Trad. franç., p. 290.

17 Avec peut-être parfois des plaques de cuivre. Montesinos, Memorias, ch. 10.

18 Histoire de la conquête et des révolutions du Pérou, t. I, p. 37.

19 Markham, The Incas of Peru, ch. 9.

20 C'est ce que Garcilaso appelle avec quelque exagération : gagner les vassaux par l'amour et non par la force (Comentarios, liv. 3, ch. 15).

21 La mansuétude de l'Inka Tupak Yupanki après la bataille de Pomatambo émerveille les vaincus (Herrera, Historia general, déc. 5, liv. 3; ch .9).

22 Cieza de León, Crónica. Segunda parte, ch. 18. – Santillán, Relación, par, 8. – C. de Castro, Relación, p. 207. – Garcilaso, Comentario, liv.5, ch. 12. Garcilaso rapporte qu'une peuplade, ayant reçu des messagers de l'Inka, consentit à recevoir provisoirement le souverain, étant entendu que le conquérant se retirerait si ses lois ne convenaient pas aux habitants. L'Inka accepta, mais plus tard la peuplade, ayant reconnu l'excellence du système péruvien, se soumit définitivement. (Comentarios, liv. III, ch. 15). Cette histoire est bien suspecte. Elle est reproduite par Marmontel (Les Incas, op. cit., p. 245).

23 L'espionnage jouait un grand rôle dans la préparation des guerres. Les yanakuna étaient passé maîtres en cet art au temps des Espagnols. Herrera, Historia general, déc. 5, liv. 6, ch. 5; liv. 10, ch. 1. – Anello Oliva, Histoire du Pérou. Trad. franç., p. 114.

24 On sait que chez beaucoup de peuples anciens l'acceptation du cadeau du souverain était une reconnaissance d'autorité et liait les parties comme un contrat (V. Moret et Davy, Des Clans aux Empires. Paris, 1923, p. 108).

25 La préoccupation constante du roi de ne pas verser le sang inutilement est indiquée à plusieurs reprises dans l'ancien drame kičua : Ol'antay (Scènes III et XIV). Mais il est arrivé que des chefs ennemis ont préféré se suicider plutôt que de se soumettre, tel le cacique Pintak dans l'Antisana,au nord de l'Équateur (Suárez, Historia general, t. I, p. 193). Parfois l'Inka choisissait pour chef l'Indien qui était venu lui offrir la soumission de sa tribu (Ondegardo, Copia de carla, p. 446).

26 Las Casas, Apologética, ch. CCLVI. Dans la grande bataille livrée aux Čanka, le fils de l'Inka lui-même marcha il la tête de ses troupes et engagea le combat (Garcilaso, Comentarios, liv. V, ch. 18. – Montesinos, Memorias, ch. 21).

27 Lorente, Historia antigua, p. 268. – Markham, The Incas of Peru, ch. 12 – Montesinos, Memorias, chap. 21. Les Indiens interrompaient les opérations militaires les jours de nouvelle lune pour célébrer des cérémonies religieuses. Les Espagnols profitèrent à maintes reprises de cette coutume, qui leur permettait de se reposer et de se réorganiser (Helps, The spanish conquest, t. 4, p. 33). Aujourd'hui encore les travaux des champs sont suspendus pendant les 3 premiers jours de la nouvelle lune en plusieurs régions du plateau andin.

28 Les habitants d'une région de la côte équatorienne furent condamnés à avoir des dents cassées (Zarate, Historia, ch. 6). Deux chefs de révoltés furent tués et leurs peaux servirent à faire des tambours (Balboa, Histoire du Pérou. Trad. fr., ch. 8).

29 C. de Castro, Relación, p. 207.

30 Garcilaso a conté l'histoire de la guerre des Inka et des Kara. Comentarios, Jiv. 8, ch. 7. – Balboa, Histoire du Pérou. Tr. fr., ch. XI.

31 Cieza de León, Crónica. Segunda parte, ch. 31.

32 Sarmiento, Geschichte, p. 72. Les peuples de la sierra semblent avoir été toujours plus difficiles à soumettre que ceux de la côte. Suivant Fernand Pizarre, les premiers sont plus intelligents que les seconds (Carta. Trad. angl. citée) et aussi plus vaillants, suivant las Casas (Apologética, ch. CCL VII).

33 Sarmiento, Geschichte..., p. 61 – Herrera, Historia general, déc. 5., Iiv. 3, ch. 10.

34 Die soziale Verfassung, p. 50.

35 Hanstein remarque avec raison que si les Espagnols étaient arrivés quelques années plus tôt, au moment où régnait Huayna-Kapak, ils n'auraient pas aussi facilement conquis le Pérou (Die Welt des Inka, p. 134), Ajoutons que, sans l'aide des Indiens de Cuzco, jamais les Espagnols n'auraient pu, avec les faibles effectifs dont ils disposaient, soumettre le royaume de Quito.

36 Oviedo y Valdés, Historia general, t. 4, liv. XLVI, ch. 4.

37 Chez les Čibča par exemple (Restrepo, Los Chibchas..., ch. 19). Il y eut là un effet de terreur mystique ; les blancs furent regardés comme des divinités, mais cela ne dura que fort peu de temps. Qu'on se rappelle seulement cet épisode d'une attaque d'un détachement de cavaliers par des Indiens de la côte colombienne. Les Espagnols étaient en grand péril lorsque l'un d'eux, désarçonné, fut jeté à terre. Il se releva pour combattre à pied, mais les Indiens, qui avaient pris les conquérants et leurs montures pour des centaures, voyant les deux parties d'un seul et même être continuer de vivre séparément, furent saisis de crainte et s'enfuirent. Les Espagnols, dit Balboa, parurent aux Péruviens armés de sarbacanes qui lançaient du feu avec un bruit de tonnerre et montés sur de grands lamas (Histoire du Pérou. Trad. franç., ch. 22). « Ceux qui ont accusé les Indiens d'une timidité puérile, auraient dû faire attention que les Romains tremblèrent devant des éléphants. » (Marmontel, Les Incas, op. cit., p. 18). Les compagnons .de Pizarre eurent parfois très peur, eux aussi, par exemple à Cajamarca lorsqu'ils aperçurent l'armée de l'Inka ; F. de Jerez et Pedro Pizarro l'attestent en termes fort expressifs.

38 Herrera, Historia general, déc. 5, liv. 4, ch. 12. – Gómara, Historia general, ch. CXXVIII. – Markham, The Incas of Peru, ch. 12. – Velasco, Historia, t. I, p. 222.

39 Relación del sitio del Cuzco (1535-1539). Colección de libros españoles raros ó curiosos, t. XIII, p. l et suiv.

40 Aujourd'hui encore les révolutions sont malheureusement loin d'être toujours des révolutions d'opérettes, comme l'imaginent volontiers les Européens. Lors de la dernière guerre civile équatorienne de 1911-1912, dans la seule rencontre de Yaguachi, 1 500 hommes restèrent sur le champ de bataille (L. Baudin, La révolution de 1911-1912 en Equateur, Revue des études historiques, janvier 1925, p. 11).

41 Estado del Catolicismo, ch. 2, Par; 58. N'oublions pas que les Indiens ont toujours supporté avec une grande fermeté les pires épreuves, la torture et la mort ; plusieurs auteurs ont rendu hommage à leur « courage passif ».

42 Essai sur les mœurs, t. 2, ch. CXLVIII.

43 L'État inka a disparu, non point parce qu'il n'existait pas, comme le dit Cunow, mais bien plutôt parce qu'il existait trop.

44 Histoire. Trad. franç., t. I, p. 94.

45 Velasco dit bien que les Inka ont fait parfois la guerre par ambition (Historia, t. 2, p. 47). Lorente remarque que des conquêtes ont eu lieu pour « satisfaire une noblesse belliqueuse » (Historia antigua, p. 264).

46 Historia antigua, p. 264.

47 Nous mentionnons ici pour mémoire l'opinion de Robertson, difficilement soutenable, que les Inka ont fait la guerre pour diffuser leur civilisation et faire connaître leurs arts aux peuples barbares (The history of America, p. 308 de l'éd. angl. Paris, 1828).

48 Ainsi à la suite d'une attaque des Guarani, Huayna Kapak ,fit construire des forts d'arrêts (Nordenskiöld, The Guarani invasion, op. cit., p. 103).

49 History of America before Columbus. Philadelphie, 1900, t. 2, p. 179.

50 Garcilaso, Comentarios, liv. 7, ch. 27. Le sévère Sarmiento lui-même assure que c'était là « une chose fort admirable à voir » (Geschichte, p. 100).

51 Squier, Peru , p. 520. – Wiener, Pérou et Bolivie, p. 374.

52 Squier, Peru, p. 493. – Bingham, In the Wonderland of Peru, p. 401. – Markham, The Incas of Peru, ch. 10. – Wiener, Pérou et Bolivie, p. 336 et suiv. – Grandidier, Voyage, op. cit., p. 93. O. Schmieder a décrit une des forteresses inka les plus méridionales de l'Empire, Condor Huasi, au sud de la Bolivie (Eine befestigte Siedelung der Inkas in südlichen Bolivien. Petermanns Mitteilungen, 1924, Heft 910, p. 229).

53 Bingham, In the Wonderland of Peru, p. 416 et suiv.

54 Wolf, Ecuador, p. 41-52.

55 Joyce, South-American Archaeology, p. 221.

56 Nordenskiöld, Deductions suggested..., op. cit. – De Morgan, La notion innée du progrès dans l'esprit humain. Revue de synthèse historique, juin 1923, p. 29.

57 M. Uhle, Las relaciones prehistóricas entre el Perú y la Argentina, op. cit. – Boman, Los ensayos de establecer una cronología prehispánica .en la región diaguita. Boletín de la Academia nacional de historia. Quito, l923. Les Inka allèrent peut-être jusqu'à Tarija et à Tucuman (du verbe kičua tucuy = finir, la province de Tucuman étant le Finisterre ou le Land's End des Péruviens. Cúneo-Vidal, El Tucuman de los Incas. Boletín de la sociedad geográfica de Lima, 1920, p. 85. – Ambro­setti, Notas de arqueologia calchaqui. Boletín del Instituto geográfico argentino, 1896, p. l77. – R. Levillier, El Perú y el Tucuman, op. cit., p. 10)

58 Le kičua était une des onze langues utilisées par les missionnaires dans ce pays.

59 Le nom de Cundinamarca est péruvien et probablement les Čibča tenaient du Pérou l'usage de la coca (Uhle, La estera..., op. cit,). Seler prétend que la culture inka s'étendait loin au sud, mais qu'au nord elle se heurtait à l'influence mexicaine (Gesammelte Abhandlungen zur Ameri­kanischen Srrach und. Alterthumskunde, Berlin, 1902-l904, t. 2, p. 13).


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