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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 15:39

Le Coran et le recours à la coercition

mardi 26 février 2008 - Daniel Vignola

Dans son texte Islam et libéralisme, Pierre Lison soutient que le Coran favorise la liberté de conscience. Je le cite :

Au niveau de la liberté d’opinion et de religion, le Coran interdit toute imposition forcée de l’Islam à des non musulmans. Le Coran croît (sic) au libre-arbitre, conçu comme la liberté reconnue à chacun de choisir de croire ou de ne pas croire.

Lorsque certains musulmans, ou des régimes qui se disent Islamistes, violent ces injonctions favorables à la tolérance et au pluralisme religieux, ils ne font rien (de) moins que transgresser les dogmes les plus fondamentaux de l’Islam lui-même.

Pour supporter sa thèse d’un Coran tolérant, Pierre Lison en extrait trois passages :

2.256 Nulle contrainte en religion !

10.108 Ô gens ! Certes la vérité vous est venue de votre Seigneur. Donc, quiconque est dans le bon chemin ne l’est que pour lui-même ; et quiconque s’égare, ne s’égare qu’à son propre détriment.

18.29 Quiconque le veut, qu’il croit, et quiconque le veut qu’il mécroie.

Commençons par replacer la dernière phrase dans son verset d’origine :

18.29 Et dis : "La vérité émane de votre Seigneur". Quiconque le veut, qu’il croit, et quiconque le veut qu’il mécroie. Nous avons préparé pour les injustes un Feu dont les flammes les cernent. Et s’ils implorent à boire, on les abreuvera d’une eau comme du métal fondu brûlant les visages. Quelle mauvaise boisson et quelle détestable demeure !

Plusieurs versets dont le 2.193 et le 6.33 confirment que les injustes visés par 18.29 sont bel et bien ceux qui refusent l’islam. Le verset 2.257 qui succède à 2.256 cité plus haut contient les mêmes menaces que 18.29. On ne vous force donc pas à adopter l’islam mais on vous promet les pires supplices si vous ne le faites pas. À l’heure du châtiment, on fera valoir que vous méritez pleinement votre sort puisque vous avez fait le mauvais choix en toute connaissance de cause. Loin de reconnaître la liberté de choisir, ces versets en constituent des négations complètes. Si le verset 18.29 réfère aux châtiments imposés aux mécréants dans un enfer hypothétique, ça ne signifie pas pour autant qu’Allah exerce un monopole en matière de persécution. Toute une série de versets du Coran enjoignent les croyants à ostraciser et à persécuter les non-musulmans ici-bas. Ce sont précisément ces versets que les islamistes lisent et relisent pour se conforter dans leur conviction que le jihad est une activité noble et essentielle. De ces versets, Pierre Lison ne dit mot. En voici quatre parmi tant d’autres :

8.12 Affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts.

9.123 Ô vous qui croyez ! Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous ; et qu’ils trouvent de la dureté en vous. Et sachez qu’Allah est avec les pieux.

48.29 Mohamed est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux.

60.4 Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d’Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu’à ce que vous croyiez en Allah, seul.

Le principe d’abrogation

Dans plusieurs de ses versets, le Coran se décrit comme un livre parfait, sans contradiction :

4.82 Ne méditent-ils donc pas sur le Coran ? S’il provenait d’un autre qu’Allah, ils y trouveraient certes maintes contradictions !

6.38-39 Nous n’avons rien omis d’écrire dans le Livre. (...) Et ceux qui traitent de mensonges Nos versets sont sourds et muets, dans les ténèbres.

Quelle est la logique interne du Coran qui lui permette de se proclamer sans contradiction alors que tout semble indiquer le contraire ? Comment expliquer l’apparente coexistence de versets prônant la persécution des non-musulmans avec d’autres qui semblent favorables à la tolérance religieuse ?

Pour résoudre le dilemme, on doit d’abord savoir que la production des versets du Coran a été échelonnée sur une période de presque vingt-trois ans (610-632). Les exégètes parlent d’une révélation graduelle :

17.106 (Nous avons fait descendre) un Coran que Nous avons fragmenté, pour que tu le lises lentement aux gens. Et Nous l’avons fait descendre graduellement.

Les premiers versets proclamés par Mohamed à La Mecque sont généralement plus tolérants que ceux qu’il présenta peu de temps avant sa mort à Médine. Durant les premières années de l’islam, la vie de Mohamed en fut essentiellement une de recueillement, de prière et de prêche. Puisque les effectifs du prophète étaient fort limités à cette époque, on considéra donc inutile de proclamer des règles strictes au sujet de la mécréance, de la consommation d’alcool et de l’adultère notamment. Mohamed n’avait tout simplement pas les moyens de les faire appliquer.

Ce n’est qu’après l’arrivée de Mohamed et de ses fidèles à Médine que les campagnes militaires dirigées contre les tribus voisines commencèrent véritablement. À mesure que les effectifs de Mohamed s’accrurent sur le terrain, le niveau de tolérance des nouveaux versets diminua. L’arrivée de nouvelles prescriptions sur une question particulière rendaient caduques les anciennes généralement plus permissives sur la même question. La révélation graduelle permit d’atteindre deux objectifs : limiter l’opposition initiale des non-musulmans à la nouvelle religion (puisque les versets proclamés durant les premières années de l’islam étaient relativement tolérants) et endurcir progressivement les croyants, augmenter leur détermination à établir la république islamique :

25.32 Et ceux qui ne croient pas disent : "Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre sur lui le Coran en une seule fois ? " Nous l’avons révélé ainsi pour raffermir ton cœur.

Les exégètes de l’islam utilisent le terme abrogation (naskh) pour décrire la procédure menant à l’annulation d’un verset plus ancien par un plus récent. Si plusieurs versets abordent une question particulière, un seul s’applique et c’est toujours le plus récent à avoir été produit. Voilà pourquoi le Coran peut déclarer de lui-même qu’il ne contient pas de contradiction :

2.106 Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est Omnipotent ?

13.39 Allah efface ou confirme ce qu’Il veut.

17.86 Si Nous voulons, Nous pouvons certes faire disparaître ce que Nous t’avons révélé.

Afin de distinguer les versets abrogatifs des versets abrogés, il faut se référer à l’ordre chronologique des sourates (chapitres) du Coran et non à leur ordre habituel de présentation. L’ordre habituel de présentation n’est qu’un agencement des 114 sourates du Coran de la plus longue à la plus courte (la première constituant une exception).

Voici donc l’ordre chronologique des sourates du Coran. Il sera utile pour comprendre ce qui motive les islamistes à choisir tel ou tel verset lorsqu’ils sont confrontés à une situation discutée dans plusieurs passages du Coran.

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Considérons trois des versets du Coran traitant de la consommation d’alcool pour illustrer comment s’applique le principe d’abrogation :

16.67 Des fruits des palmiers et des vignes, vous retirez une boisson enivrante et un aliment excellent. Il y a vraiment là un signe pour des gens qui raisonnent.

4.43 Ô les croyants ! N’approchez pas de la Salat (prière) alors que vous êtes ivres, jusqu’à ce que vous compreniez ce que vous dites.

5.90 Ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable. Écartez-vous en, afin que vous réussissiez.

Puisque le premier verset cité et le plus ancien des trois ne prescrit aucune restriction, la consommation d’alcool était permise lorsqu’il était en vigueur. L’arrivée du second verset amena l’abrogation de 16.67. À partir de ce moment-là, la consommation d’alcool devint sujette à des restrictions avant les séances de prières. Lorsqu’à son tour 5.90 fut proclamé, il abrogea 4.43 et la consommation d’alcool devint alors complètement interdite. Voilà pourquoi la prohibition prévaut dans les pays qui suivent la loi coranique.

La primauté du verset de l’épée

Quand Pierre Lison extrait du Coran les versets qui lui conviennent et tait l’existence de ceux qui l’embarrassent, il fait du lecteur le juge ultime de ce qui est acceptable dans le Coran. Certains des versets qu’il choisit sont sans doute réconfortants, par contre sa méthode d’interprétation du Coran est aux antipodes de ce que prône l’islam. En arabe, le terme islam ne signifie pas paix, liberté d’interprétation ou que sais-je encore ; il signifie soumission, complète reddition à Allah. Puisque l’islam considère le Coran comme l’expression même de la volonté d’Allah, voilà pourquoi il condamne l’interprétation personnelle :

4.59 Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation.

6.50 Dis[-leur] : "Je ne vous dis pas que je détiens les trésors d’Allah. (…) Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé."

Avant de conclure que les islamistes déforment le message du Coran, il est essentiel que les commentateurs qui défendent ce point de vue nous expliquent quand et pourquoi les versets coercitifs du Coran seraient devenus inopérants. Il ne suffit pas de cacher ces versets ou d’extraire du Coran des bouts de phrases hors contexte pour contrer l’argumentation islamiste.

Lorsque l’organisation égyptienne Jihad islamique assassina le président Anouar Sadate le 6 octobre 1981, elle laissa derrière elle un manifeste intitulé Al-Faridah al-Gha’ibah (Le devoir négligé). Son auteur Mohamed Abd al-Salam Faraj ainsi qu’Ayman al-Zawahiri, le médecin devenu idéologue et bras droit d’Oussama ben Laden, faisaient partie de l’organisation à l’époque.

Le devoir négligé constitue l’une des références les plus accessibles pour comprendre la logique islamiste. Il fut traduit en anglais et présenté en 1986 par Johannes J. G. Jansen sous le titre The Neglected Duty (Collier Macmillan Publishers, London). Le devoir négligé dont il est ici question c’est évidemment le jihad, le combat armé contre les non-musulmans et les apostats de l’islam pour établir la république islamique.

Dans son texte, l’auteur Faraj cita plusieurs autorités reconnues du Coran de différentes époques qui dissertèrent spécifiquement sur l’abrogation des versets tolérants à l’égard des non-musulmans. Ces autorités rappelèrent que le verset 9.5 surnommé le "verset de l’épée" fait partie de l’avant-dernière sourate à avoir été produite et qu’en conséquence, il doit primer sur la centaine de versets tolérants proclamés avant lui. Il s’agit là d’une autre application du principe d’abrogation comparable à celle qui permet d’élucider les apparentes contradictions du Coran concernant la consommation d’alcool :

9.5 (Verset de l’épée) Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat (prière) et acquittent la Zakat (charité), alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur (sic) et Miséricordieux.

Le terme "associateurs" mentionné dans le verset 9.5 réfère à ceux qui vénèrent d’autres dieux qu’Allah. Le dogme chrétien de la trinité voulant que Dieu se révèle en trois entités distinctes mais indivisibles – le Père, le Fils et le Saint-Esprit – constitue un exemple d’association nommément dénoncée par le Coran aux versets 4.171 et 5.72-73.

Le mythe du jihad à caractère défensif

Dans son texte Islam et libéralisme, Pierre Lison reconnait que la lutte armée, le jihad constitue l’une des facettes de l’islam. Il le circonscrit cependant à "une guerre défensive entreprise pour protéger la communauté islamique". Si tel avait été le cas, il eut été question d’une légitime politique d’autodéfense.

Les notions d’attaque et de défense auxquelles réfère le Coran sont d’un tout autre ordre. Aucun exercice de violence n’est requis de la part des prétendus attaquants pour que l’islam se considère attaqué et donc qu’il se défende. Le simple refus d’individus libres de se soumettre à Allah et à ses principes constitue pour l’islam une attaque envers Allah et une manifestation d’orgueil qui doit être réprimée :

31.1.7 Et quand on lui récite Nos versets, il tourne le dos avec orgueil, comme s’il ne les avait point entendus, comme s’il y avait un poids dans ses oreilles. Fais-lui donc l’annonce d’un châtiment douloureux.

45.8 Il entend les versets d’Allah qu’on lui récite puis persiste dans son orgueil, comme s’il ne les avait jamais entendus. Annonce-lui donc un châtiment douloureux.

Loin de déformer le Coran, les islamistes ne font qu’en appliquer scrupuleusement les principes lorsqu’ils multiplient les attentats contre des non-musulmans. Selon l’esprit et la lettre du Coran, ils défendent Allah contre la mécréance.

Dès qu’un musulman renonce à sa foi, dès qu’un non-musulman persiste dans son refus de se convertir à l’islam, il est passible du châtiment que le Coran réserve à ceux qu’il considère avoir attaqué l’islam :

2.193 Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes.

3.86-87 Comment Allah guiderait-Il des gens qui n’ont plus la foi après avoir cru et témoigné que le Messager est véridique, et après que les preuves leur sont venues ? Allah ne guide pas les gens injustes. Ceux là, leur rétribution sera qu’ils auront sur eux la malédiction d’Allah, des Anges et de tous les êtres humains.

Voilà pour le caractère défensif du jihad : une légende qui ne résiste pas à l’analyse Vous aurez noté que dans les deux derniers versets cités aucune forme d’agression physique n’est mentionnée. L’attaque contre laquelle le Coran ordonne de se défendre, le crime que le Coran commande à ses fidèles de châtier c’est celui de ne pas avoir accepté l’islam. Point à la ligne. On est à cent lieues d’une légitime politique d’autodéfense. On est à cent lieues d’une doctrine reconnaissant la liberté de conscience.

Il ne manque pas de commentateurs et de leaders d’opinion pour chercher à nous convaincre des vertus pacifiques du Coran. Leur argumentation tient de la pensée magique. Ils s’imaginent qu’en passant sous silence les versets liberticides du Coran, ceux-ci disparaîtront comme par enchantement. Qu’ils se détrompent ! Comme l’affirmaient Ayaan Hirsi Ali, Salman Rushdie et d’autres intellectuels dans leur Manifeste des douze, la lutte contre l’islamisme ne se gagnera pas par les armes, mais sur le terrain des idées. Voilà pourquoi il est essentiel non pas de cacher mais d’exposer les directives et les concepts du Coran qui inspirent et confortent les islamistes dans le jihad infernal qu’ils mènent à travers le monde.

 


- Article sous licence Creative Commons : (Corán)


par François-René Rideau
 
 
          Le débat fait rage parmi les libéraux, entre ceux qui affirment que l'Islam est fondamentalement intolérant, et ceux qui croient que l'Islam peut se concilier avec une tradition libérale. Je pense qu'il faut prendre du recul par rapport à la lettre de l'Islam.

 
L'interprétation du Coran reste ouverte
 
          Nul ne conteste que les fondamentalistes, qui prennent l'Islam à la lettre, ne soient des partisans du totalitarisme, ennemis de la liberté, de la paix, de la raison. En fait, nul qui a lu le Coran ne peut contester que sa lettre même prône explicitement des pratiques pour le moins contraires au respect des droits d'autrui, particulièrement des droits des femmes et de ceux des non-croyants, des sceptiques ou des relapses.
 
          Mais cela ne veut pas dire que les musulmans soient forcément nos ennemis, ou qu'il est impossible de laisser émerger un Islam souple et tolérant, qui trouvera des méthodes de casuistique pour prétendre respecter la lettre du Coran tout en l'assortissant de conditions, de réinterprétations, etc., qui la rendent inopérante quand elle est nuisible.
 
          La plupart des religions traditionnelles sont entrées en symbiose avec des sociétés fermées, totalitaires, où les individus avaient des destins sociaux tout tracés. Pourtant, quand la civilisation occidentale a rattrapé les peuplades primitives qui existaient encore de par le monde, les individus de ces sociétés traditionnelles se sont adaptés. Leurs religions se sont naturellement adoucies et transformées, et leurs pratiquants vivent paisiblement, bien intégrés dans notre civilisation libérale pluraliste.
 
Le cheminement sinueux et imprévisible du sens des Écritures
 
          Le judéo-christianisme lui-même contient de nombreux impératifs que les juifs et chrétiens ont vite appris à contourner. « Tu ne tueras point » dit la Bible – « à moins qu'une autre règle l'ordonne ou le permette », interprète la tradition. De tout temps, juifs et chrétiens ont appliqué la peine de mort, pratiqué la légitime défense, ou fait la guerre – souvent même au nom de cette religion dont un des commandements interdit le meurtre.
 
          Certes, la présence de nombreuses contradictions dans la Bible, constituée de nombreuses parties incohérentes, composées sur plusieurs siècles par de nombreuses personnes différentes, sans concertation, permet facilement de trouver dans une partie (Ancien ou Nouveau Testament) de quoi contredire un impératif trouvé dans une autre partie. Le fait que le Nouveau Testament ait été écrit par une faction pacifique d'un peuple conquis, plutôt que par une faction belliqueuse d'un peuple conquérant aide aussi à y trouver des impératifs convenant à une société pacifique et douce – au point qu'il est parfois même difficile d'y trouver de quoi justifier la défense armée contre un pouvoir politique qui deviendrait de plus en plus oppressant (il faut rendre à César ce qui est à César).
 
          Bref, il a fallu bien du chemin pour transformer une secte millénariste superstitieuse et paupériste au sein d'un culte ethnique traditionnel en une grande religion universelle capable de sous-tendre une civilisation de liberté individuelle.
 
L'Islam peut s'accommoder des principes de la liberté
 
          L'Islam a bien du chemin à faire pour s'accommoder des principes de la liberté. Le Coran est un texte explicite, relativement cohérent car établi par un collège concerté de « sages »; ses impératifs, très concrets, ne sont pas aussi faciles à contourner que dans le cas de la Bible. Celui qui voudrait annuler un impératif par un impératif opposé ne trouvera pas autant d'incohérences que dans la Bible, voire aucune, sur certains sujets. Et cependant, ce texte est statique, il ne changera pas, tandis que la façon de l'interpréter, elle, est dynamique. Il sera donc possible, à force de casuistique, de trouver des interprétations compatibles avec une société de liberté.
 
« Tout ce qui ne vient pas attaquer la liberté d'autrui doit être toléré, même les thèses les plus farfelues, les superstitions les plus absurdes. »
   
 
          Certes, il en faudra, de la casuistique, aux imams, pour arriver à concilier un texte explicitement belliqueux, dominateur et intolérant, à la vie dans une société paisible de liberté, de respect des droits, de tolérance. Sans doute dans de nombreuses familles, la pratique de l'Islam cessera bien avant que l'Islam ne s'accommode complètement de nos principes de liberté.
 
          Et alors? Ce n'est pas une raison pour rejeter cet « Islam modéré », pour radicaliser tous ces musulmans qui ne font pas de théologie et ne demandent qu'à vivre paisiblement dans le respect de leurs traditions séculaires, pour ridiculiser les théologiens qui leur fourniraient le vernis de théologie nécessaire à se sentir en conformité avec cette religion tout en vivant paisiblement. Et si, comme les fondamentalistes islamistes, vous et moi, considérons que cet « Islam modéré » est une perversion du texte, qu'importe? Tant mieux!
 
          Que d'aucuns considèrent l'impératif de La Djihad (Guerre « sainte ») comme une guerre contre soi-même, visant à l'amélioration morale personnelle, plutôt que comme une guerre sanglante consistant à trucider les infidèles – c'est peut-être une déformation grossière de l'esprit du texte, mais alors, vive ce genre de déformations grossières de l'esprit du texte!
 
          Espérons qu'un jour les théologiens musulmans recommanderont que les femmes musulmanes portent une burq'a symbolique, un voile ou foulard islamique virtuel, constitué de leur seule pudeur; qu'ils exigeront que ce soit par l'exemple de sa vertu et de sa piété plutôt que par la violence physique que le bon musulman frappe sa femme désobéissante ou convertisse l'infidèle.
 
          Vive la corruption de la lettre nocive de l'Islam! Vive sa transformation magique, quoique peu évidente, en principes bénéfiques!
 
          Ne jouons pas la politique du pire. Accueillons comme bienvenues toutes les améliorations de l'Islam, comme de toutes les religions, en faveur de la liberté, et, sans jamais concéder qu'elles auraient atteint la perfection à ce sujet, encourageons toujours de nouveaux pas vers cette liberté que nous chérissons.
 
          Et si tels sont les sentiments que cela vous inspire, riez, moquez-vous, hochez la tête, méprisez, mais laissez faire!
 
Tolérance privée et neutralité publique
 
          Tout ce qui ne vient pas attaquer la liberté d'autrui doit être toléré, même les thèses les plus farfelues, les superstitions les plus absurdes. Les tenants de ces thèses et de ces superstitions, soyez-en assurés, ne nous croirons pas moins stupides, ne se moqueront pas moins de nous, ne seront pas moins stupéfaits par notre incapacité à voir l'évidente Vérité. Qu'importe, tant qu'eux aussi nous laissent faire, respectent nos personnes, nos droits, nos propriétés.
 
          La tolérance ne consiste pas à croire que les imbéciles sont intelligents, mais à laisser les imbéciles être victimes de leur propre imbécillité plutôt que de la nôtre – car nous-mêmes n'en sommes pas exempts.
 
          Cela ne veut pas dire qu'il faille activement financer telle ou telle fraction de l'Islam ou de toute autre religion – encore moins avec l'argent soutiré de force aux contribuables qui rejettent et méprisent cette religion.
 
          Que chacun soit libre de donner son temps, son argent, aux institutions religieuses, a-religieuses ou irreligieuses qu'il juge bénéfiques, et ne soit pas forcé de donner aux autres.
 
          Que l'autorité gouvernementale se garde bien d'encourager telle vérité, ou pire encore, telle « erreur utile ». Car non seulement l'autorité ne détient ni la vérité, ni le critère d'utilité des erreurs, mais ses encouragements n'iront qu'à la répression de l'esprit critique qui doit faire émerger la vérité, à la multiplication des erreurs bien au-delà des effets « utiles » escomptés, et au parasitisme sur les fonds soutirés de force aux citoyens, à la lie de ceux qui se font un métier de vivre d'une superstition ou d'une autre. 

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