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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 12:28
Corporatisme fasciste : « De l'État corporatiste et de son organisation »

Qu’est-ce que le Fascisme ?

Le fascisme est le système de gouvernement qui cartellise le secteur privé, planifie l’économie en vue de subventionner les producteurs, exalte l’Etat policier comme source d’ordre, nie les droits et les libertés fondamentales des individus, et fait de l’exécutif le maître sans bornes de la société.

 

Cela décrit le courant dominant de la politique en Amérique aujourd’hui. Et pas seulement en Amérique. C’est vrai également en Europe. Cela fait tellement partie de la pensée dominante qu’on ne s’en rend pratiquement plus compte. 

 

Si le fascisme nous est invisible, c’est vraiment le tueur silencieux. Il greffe sur le marché libre un Etat énorme, violent et pesant qui draine son capital et sa productivité comme un parasite mortel sur son hôte. C’est pourquoi l’Etat fasciste a été appelé l’économie vampire. Il suce la vie d’une nation et conduit une économie jadis prospère à une mort lente.

 

Laissez-moi vous donner un exemple récent.

 

Nous disposons des premières données du recensement américain de 2010. L’histoire qui a fait les grands titres concernait la plus forte augmentation de la pauvreté depuis 20 ans, représentant maintenant 15 pour cent. Enterré dans le rapport il y a un autre fait qui a une signification bien plus profonde pour la plupart des gens. Il concerne le revenu médian des ménages en termes réels.

 

Ce que les données ont révélé est dévastateur. Depuis 1999, le revenu médian des ménages a baissé de 7,1 pour cent. Depuis 1989 le revenu médian est plat. Et depuis 1973 et la fin de l’étalon or, il a à peine progressé. La grande machine à fabriquer de la richesse qu’était jadis l’Amérique se grippe – et plus encore depuis qu’on nous a annoncé la fin de la récession statistique que pendant qu’elle sévissait.

 

Une génération ne peut plus espérer vivre une meilleure vie que la précédente. Le modèle économique fasciste a tué ce qu’on appelait autrefois le rêve américain. Et la vérité est évidemment même pire que ne le révèlent les statistiques. Vous devez tenir compte du nombre de revenus existant dans un seul ménage pour connaître le revenu total. Après la deuxième Guerre Mondiale, la famille disposant d’un seul revenu devint la norme. Puis la monnaie fut détruite, l’épargne américaine réduite à néant et le capital formant la base de l’économie ravagée.

 

C’est à ce moment que les ménages commencèrent à se débattre pour rester à flots. L’année 1985 fut l’année charnière. C’est l’année où il devint courant pour un ménage d’avoir deux revenus plutôt qu’un seul. Les mères rejoignirent le marché du travail pour maintenir les revenus à niveau.

 

Les intellectuels acclamèrent cette évolution, comme si c’était une libération, poussant des hosannas annonçant que toutes les femmes, partout, seraient dorénavant inscrites sur les rôles des impôts comme de valeureuses contributrices aux coffres de l’Etat. La véritable cause est le développement de la monnaie fiduciaire qui a déprécié la monnaie, volé les économies et poussé les gens dans le marché du travail pour en faire des contribuables.

 

Cet énorme déplacement démographique a permis aux ménages de gagner 20 années supplémentaires de prospérité apparente, encore qu’il soit difficile de l’appeler ainsi, vu qu’il n’y avait plus de choix. Si vous vouliez continuer à vivre le rêve, le ménage ne pouvait plus s’en sortir avec un seul revenu.

 

Aujourd’hui, le revenu médian familial n’est que faiblement supérieur à ce qu’il était lorsque Nixon détruisit le dollar, instaura le contrôle des prix et des salaires, créa l’EPA [Environmental Protection Agency - NdT] et que tout l’appareil de l’Etat providence parasite s’implanta et se généralisa.

 

Les propos tenus à Washinton au sujet de réformes, par les Démocrates ou par les Républicains, sont comme une mauvaise plaisanterie. Ils parlent de petits changements, de petites coupes budgétaires, de commissions qu’ils vont mettre en place, de freins qu’ils appliqueront dans dix ans.

Ce n’est que du bruit vain. Rien de cela ne réparera le problème. De loin pas.

 

Le problème est plus fondamental. C’est la qualité de la monnaie. C’est l’existence même de 10 000 agences publiques. C’est toute l’idée qu’il faut payer l’Etat pour avoir le privilège de travailler. C’est la présomption que le gouvernement doit gérer chaque aspect de l’ordre économique capitaliste. Bref, c’est l’Etat total qui est le problème, et les souffrances et le déclin continueront aussi longtemps qu’existera l’Etat total.

 

 

 

Les Origines du Fascisme

 

A coup sûr la dernière fois que les gens se sont préoccupés du fascisme était pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Il n’y a pas de doute sur ses origines. Elles sont liées à l’histoire politique italienne postérieure à la Première Guerre Mondiale. En 1922, Benito Mussolini a gagné une élection démocratique et a fondé le fascisme comme sa philosophie. Mussolini avait été un membre du Parti Socialiste Italien.

 

Tous les acteurs les plus grands et plus importants du mouvement fasciste venaient des socialistes. C’était une menace pour les socialistes car il proposait le véhicule politique le plus intéressant pour l’application du socialisme dans le monde réel. Les socialistes ont changé de camp en masse [en français dans le texte – NdT] pour rejoindre les fascistes.

 

C’est aussi pourquoi Mussolini lui-même a bénéficié d’une si bonne presse plus de dix ans après le début de son règne. Il était célébré en de nombreux articles du New York Times. Il était proclamé dans des revues savantes comme un exemple du type de dirigeant dont nous avions besoin à l’ère des sociétés planifiées. Des papiers boursouflés de ce genre étaient très fréquents dans le journalisme US de la fin des années 1920 jusqu’au milieu des années 1930.

 

En Italie, la gauche a réalisé que son programme anticapitaliste avait le plus de chances d’être mené à bien dans le cadre de l’Etat autoritaire et planificateur. Bien entendu notre ami Maynard Keynes a joué un rôle clé en proposant une logique pseudo scientifique pour justifier l’opposition au laissez faire de l’ancien monde et l’adhésion à la société planifiée. Rappelez-vous que Keynes n’était pas un socialiste de l’ancienne école. Comme il l’a lui-même dit dans son introduction à l’édition nazie de sa Théorie Générale, le National Socialisme était bien plus accueillant à ses idées qu’une économie de marché.

 

Flynn dit la vérité

 

L’étude la plus autorisée sur le fascisme écrite à cette époque fut As We Go Marching de John T. Flynn. Flynn était un journaliste et un érudit d’esprit libéral qui avait écrit plusieurs livres à succès dans les années 1920. C’est le New Deal qui l’a changé. Tous ses collègues ont suivi FDR dans le fascisme, alors que Flynn est resté fidèle à l’ancienne croyance. Cela signifiait qu’il combattit FDR pas à pas et pas seulement dans ses projets de politique intérieure. Flynn était un dirigeant du mouvement America First qui voyait la poussée à la guerre de FDR comme rien d’autre qu’une extension du New Deal, ce qui était certainement le cas.

 

As We Go Marching est sorti en 1944 dans la phase ultime de la guerre, et au beau milieu des contrôles économiques de la période de guerre dans le monde entier. C’est un miracle qu’il ait échappé aux censeurs. C’est une étude à grande échelle de la théorie et de la pratique du fascisme, et Flynn voyait clairement où cela menait : dans le militarisme et la guerre comme accomplissement du programme de relance par la dépense. Lorsque vous ne savez plus à quel objet affecter les dépenses, vous pouvez toujours compter sur la ferveur nationaliste pour approuver davantage de dépenses militaires.

 

Les huit caractéristiques de la politique fasciste

 

Flynn, comme d’autres membres de la Vieille Droite, était dégoûté de constater que ce qu’il voyait, presque tout le monde choisissait de l’ignorer. Après avoir passé en revue cette longue histoire, Flynn s’emploie à résumer les caractéristiques principales du fascisme en huit points.

 

En les présentant, je vais aussi faire des commentaires sur l’Etat central américain moderne.

 

Point 1. Le gouvernement est totalitaire parce qu’il n’admet aucune restriction à ses pouvoirs.

 

S’il vous arrive d’être pris dans la toile de l’Etat, vous découvrirez rapidement qu’il n’y a en effet pas de limite à ce qu’il peut faire. Cela peut se produire en prenant un avion, en roulant dans votre ville, ou si quelque agence gouvernementale prend en grippe votre entreprise. Au bout du compte vous devez obéir ou être mis en cage comme un animal ou être tué. De cette manière, peu importe votre conviction d’être libre, nous ne sommes tous aujourd’hui qu’à un pas de Guantanamo.

 

Aucun aspect de la vie n’est indemne d’une intervention gouvernementale, et souvent elle prend des formes que nous ne voyons pas aisément. Tout le secteur de la santé est réglementé, mais aussi chaque morceau de nourriture, le transport, l’habillement, les produits de la maison et même les relations privées. Mussolini lui-même énonçait son principe de la manière suivante : « Tout dans l’Etat, rien hors de l’Etat, rien contre l’Etat ». Je vous soumets la proposition que ceci est l’idéologie dominante aux Etats-Unis aujourd’hui. Cette nation, conçue dans la liberté, a été kidnapée par l’Etat fasciste.

 

Point 2. Le gouvernement est une dictature de fait basée sur le principe de commandement.

 

Je ne dirais pas que nous avons réellement une dictature d’un homme dans ce pays, mais nous avons bien une forme de dictature d’un secteur de l’Etat sur l’ensemble du pays. Le pouvoir exécutif s’est étendu d’une manière si spectaculaire au cours du dernier siècle que c’est devenu une plaisanterie de parler de contrôles et d’équilibres [checks and balances – NdT]

 

L’Etat exécutif est celui que nous connaissons, tout émanant de la Maison Blanche. Le rôle des tribunaux est d’appliquer la volonté de l’exécutif. Le rôle du Parlement est de ratifier la politique de l’exécutif. Cet exécutif ne concerne pas réellement la personne qui semble être aux commandes. Le président n’est que le masque , et les élections ne sont que les rituels tribaux que nous subissons pour donner un semblant de légitimité à l’institution. En réalité, l’état-nation vit et prospère en dehors de tout « mandat démocratique ». Nous trouvons là le pouvoir de réglementer tous les aspects de la vie et le pouvoir maléfique de créer la monnaie nécessaire pour financer ce règne de l’exécutif.

 

Point 3. Le gouvernement administre un système capitaliste au moyen d’une énorme bureaucratie.

 

La réalité de l’administration bureaucratique a été parmi nous au moins depuis le New Deal, qui était calqué sur la planification bureaucratique de la Première Guerre Mondiale. L’économie planifiée – du temps de Mussolini ou du nôtre – nécessite de la bureaucratie. La bureaucratie représente le cœur, les poumons et les veines de l’Etat planificateur. Et pourtant réglementer une économie aussi totalement que c’est le cas de celle d’aujourd’hui revient à tuer la prospérité avec un milliard de petites coupures.

 

Alors où est notre croissance ? Où est le dividende de la paix qui était censé accompagner la fin de la Guerre Froide ? Où sont les fruits des incroyables gains de productivité que la technologie a permis ? Ils ont été mangés par la bureaucratie qui gère notre moindre mouvement sur cette terre. Ce monstre vorace et insatiable est le Code Fédéral qui s’appuie sur des milliers d’agences exerçant le pouvoir de police pour nous empêcher de vivre des vies libres.

 

C’est comme le disait Bastiat : le coût réel de l’Etat est la prospérité que nous ne voyons pas, les emplois qui n’existent pas, les technologies auxquelles nous n’avons pas accès, les affaires qui ne voient pas le jour, et le futur radieux qui nous est volé. L’Etat nous a pillés aussi sûrement qu’un voleur qui pénètre dans notre demeure la nuit et s’empare de tout ce que nous aimons.

 

Point 4. Les producteurs sont organisée en cartels à la manière du syndicalisme.

 

En général nous ne qualifions pas notre structure économique actuelle de syndicale. Mais rappelez-vous que le syndicalisme signifie le contrôle économique par les producteurs. Le capitalisme est différent. Il place le contrôle dans les mains des consommateurs en vertu des structures du marché.

La seule question pour les syndicalistes est alors : quels producteurs vont profiter de privilèges politiques. Ce peuvent être les travailleurs, mais ce peuvent être aussi les grandes entreprises.

 

Dans les cas des Etats Unis, au cours des trois dernières années, nous avons vu des grandes banques, des entreprises pharmaceutiques, des compagnies d’assurances, des constructeurs automobiles, des banques d’affaires et des maisons de courtage, ainsi que des sociétés hypothécaires quasi privées bénéficier d’énormes privilèges à nos dépens. Ils se sont tous alliés à l’Etat pour vivre une existence parasitaire sur notre dos.

 

Point 5. La planification économique est basée sur le principe d’autarcie.

 

L’autarcie est le nom donné à l’idée d’auto-suffisance économique. La plupart du temps cela se réfère à l’auto-détermination économique de l’Etat-nation. Ce dernier doit être géographiquement énorme pour soutenir le développement économique rapide d’une population vaste et croissante.

 

Considérez les guerres en Irak, Afghanistan et Libye. Nous serions très naïfs de croire que ces guerres n’ont pas été motivées en partie par l’intérêt des producteurs de l’industrie pétrolière. C’est vrai pour l’empire américain en général qui soutient l’hégémonie du dollar. C’est la raison de l’Union Nord Américaine.

 

Point 6. Le gouvernement entretient la vie économique en dépensant et en empruntant.

 

Ce point ne nécessite pas de développement car il n’est plus occulté. Dernièrement, et au cours d’un discours à une heure de grande écoute, Obama se demandait comment il se faisait que des gens étaient au chômage alors que des écoles, des ponts et des infrastructures avaient besoin d’être réparées. Il ordonna que l’offre et la demande se rejoignent pour mettre en phase du travail avec des emplois.

 

Vous suivez ? Les écoles, les ponts et les infrastructures dont parle Obama sont construits et entretenus par l’Etat. C’est pourquoi ils s’effondrent. Et la raison pour laquelle les gens n’ont pas d’emplois est que l’Etat a rendu l’embauche trop chère. Ce n’est pas compliqué. Passer son temps à rêver à d’autres scénarios revient à vouloir que l’eau coule en remontant ou que les rochers flottent dans l’air. Cela revient à un déni de réalité.

 

Concernant le reste de son discours, Obama a promis une nouvelle longue liste de projets de dépense.

Aucun gouvernement dans l’histoire du monde n’a dépensé autant, emprunté autant et créé autant de fausse monnaie que les Etats Unis, le tout grâce au pouvoir de la FED de fabriquer de la monnaie à volonté. Si les Etats Unis ne répondent pas à ce critère d’un Etat fasciste, aucun autre ne l’a jamais fait.

 

Point 7. Le militarisme est un pilier de la dépense publique.

 

Avez-vous remarqué que le budget militaire n’était jamais discuté sérieusement dans les débats de politique générale ? Les Etats Unis dépensent plus que la quasi totalité du reste du monde. Et pourtant, à écouter parler nos dirigeants, les Etats Unis ne sont qu’une petite république commerciale qui aspire à la paix mais qui est en permanence menacée par le monde. Où est le débat sur cette politique ? Où est la discussion ? Elle n’a pas lieu. Les deux partis présument simplement qu’il est essentiel pour le style de vie américain que les Etats Unis soient le pays le plus meurtrier de la planète, menaçant tout le monde d’annihilation nucléaire à moins qu’ils n’obéissent.

 

Point 8. Les dépenses militaires ont un but impérialiste.

 

Nous avons eu une guerre après l’autre, menée par les Etats Unis contre des pays refusant de se soumettre, et la création de toujours davantage d’Etats clients et de colonies. La puissance américaine n’a pas produit la paix, bien au contraire. Elle a conduit la plupart des gens dans le monde à considérer les Etats Unis comme une menace, et a provoqué des guerres déraisonnables contre de nombreux pays. Les guerres d’agression ont été définies à Nuremberg comme crimes contre l’humanité.

 

Obama était censé y mettre fin. Il ne l’a jamais promis mais ses partisans croyaient tous qu’il le ferait. Au lieu de cela, il a fait le contraire. Il a augmenté le volume des troupes, s’est enlisé dans des guerres et en a déclenché de nouvelles. En réalité il a dirigé un Etat militaire aussi violent que n’importe lequel dans l’histoire. La différence, c’est que cette fois la gauche ne critique plus le rôle de l’Amérique dans le monde. En ce sens Obama est ce qui est arrivé de mieux aux bellicistes et au complexe militaro-industriel.

 

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L’avenir

 

Je ne vois pas aujourd’hui de priorité plus grande qu’une alliance anti-fasciste sérieuse et efficace. De bien des manières, il y en a déjà une qui se forme. Ce n’est pas une alliance formelle. Elle est composée de ceux qui contestent la FED, ceux qui refusent d’accepter les politiques du fascisme dominant, ceux qui veulent la décentralisation, ceux qui réclament des impôts plus bas et la liberté du commerce, ceux qui revendiquent le droit de s’associer avec qui ils veulent et d’acheter et de vendre aux conditions qu’ils auront eux-même fixées, ceux qui prétendent pouvoir instruire leurs enfants eux-mêmes, les investisseurs et les épargnants qui rendent la croissance économique possible, ceux qui ne veulent pas être palpés dans les aéroports, et ceux qui se sont expatriés.

 

Elle comprend aussi les millions d’entrepreneurs indépendants qui découvrent que la première menace à leur capacité de servir les autres via le marché est l’institution qui prétend être notre plus grand bienfaiteur : le gouvernement.

 

Combien de gens entrent dans cette catégorie ? Plus que nous ne savons. Le mouvement est intellectuel. Il est politique. Il est culturel. Il est technologique. Ils viennent de toutes classes, races, pays et professions. Ce n’est plus un mouvement national. C’est véritablement global.

 

Et que veut ce mouvement ? Ni plus ni moins que la douce liberté. Il ne demande pas que la liberté soit octroyée ou donnée. Il réclame simplement la liberté qui est promise par la vie elle-même et qui existerait nonobstant l’Etat Léviathan qui nous vole, nous persécute, nous emprisonne et nous tue.

 

Ce mouvement ne s’en va pas. Nous sommes entourés quotidiennement par des preuves qu’il est juste et vrai. Chaque jour il est de plus en plus évident que l’Etat ne contribue absolument en rien à notre bien-être ; il ne fait que le diminuer massivement.

 

Dans les années 1930, et même encore pendant les années 1980, les partisans de l’Etat débordaient d’idées. Ce n’est plus le cas. Le fascisme n’a pas d’idées neuves, pas de grands projets – et même ses amis ne croient pas vraiment qu’il peut réaliser ce qu’il met en route. Le monde créé par le secteur privé est tellement plus utile et beau que tout ce que l’Etat a fait, que les fascistes eux-mêmes se démoralisent et réalisent que leur programme ne repose pas sur un fondement intellectuel réel.

 

Il est de plus en plus largement connu que l’étatisme ne fonctionne pas et ne peut fonctionner. C’est un grand mensonge. Il nous donne exactement l’inverse de ce qu’il promet. Il a promis la sécurité, la prospérité et la paix ; il nous a donné la peur, la pauvreté, la guerre, et la mort. Si nous voulons un avenir, nous devrons le construire nous-mêmes. L’Etat fasciste ne nous le donnera pas. Au contraire, il nous gêne dans sa réalisation.

 

In fine, voici l’alternative qui s’offre à nous : l’Etat total ou la liberté totale. Que choisirons-nous ? Si nous optons pour l’Etat, nous continuerons à nous enfoncer de plus en plus et finalement perdrons tout ce à quoi nous tenons en tant que civilisation. Si nous optons pour la liberté, nous pourrons exploiter cette force remarquable qu’est la coopération humaine qui nous permettra de continuer a façonner un monde meilleur.

 

Dans la lutte contre le fascisme, il n’y a pas de raison de désespérer. Nous devons continuer le combat, pleinement confiants que l’avenir est à nous, pas à eux.

 

Leur monde s’écroule. Le nôtre ne fait que se construire. Leur monde repose sur des idéologies en ruine. Le nôtre plonge ses racines dans la vérité de la liberté et de la réalité. Leur monde ne peut que contempler les jours glorieux du passé. Le nôtre se projette dans le futur que nous construisons pour nous-mêmes.

 

Leur monde est rivé au cadavre de l’Etat-nation. Le nôtre s’appuie sur les énergies et la créativité de tous les peuples du monde, unis dans le grand et noble projet de création d’une civilisation prospère au moyen de la coopération humaine pacifique. Nous détenons la seule arme réellement immortelle: l’idée juste. C’est ce qui mènera à la victoire.

 

 

 

 

Par Lew Rockwell, président de l’Institut Ludwig von Mises

 

Paru en automne 2012 dans « The Free Market » publication trimestrielle du Ludwig von Mises Institute

Traduction de Jacques Peter, Institut Coppet

 

 

 

 

 


Fascisme

De Wikiberal.

http://www.lecontrarien.com/wp-content/uploads/2015/04/lempire-us.png

Le fascisme (en italien fascismo, de fasci, faisceaux, en référence au symbole de la Rome antique) est un mouvement politique nationaliste, antilibéral et corporatiste d'origine italienne.

Selon Henri Lepage, le fascisme, même s'il n'abolit pas officiellement le principe de la propriété privée des biens de production, s'identifie avec une politique économique et industrielle qui aboutit au contrôle des principales activités économiques par l'État et transfère à des bureaucraties publiques ou corporatives l'essentiel des attributs réels de la propriété. Un cas de figure qui, somme toute, est assez proche de celui des sociétés socialistes.

Mussolini définit le fascisme :

La base de la doctrine fasciste est la conception de l'État. Pour le fascisme, l'État est un absolu en face duquel l'individu et les groupes sont le relatif. Sans l'État, il n'y a pas de nation. Pour le fasciste tout est dans l'État et rien d'humain et de spirituel n'existe hors de l'État, pas d'individus, pas de groupes[...] l'État fasciste s'attribue aussi le domaine économique. Le corporatisme dépasse le libéralisme, il crée une nouvelle synthèse où tous les intérêts sont conciliés dans l'unité de l'État. Seule la guerre porte au maximum de tension toutes les énergies humaines et imprime un sceau de noblesse aux peuples qui l'affrontent [1].

Un socialisme nouveau en France

Dès le début du XXe siècle, la révision « antimatérialiste » du marxisme opérée par Georges Sorel constitue un élément fondamental de la synthèse fasciste. Ce socialisme sorélien est une philosophie de l'action fondée sur l'intuition, sur le culte de l'énergie et de l'élan. Le mythe de la violence constitue chez Sorel un « facteur essentiel du marxisme ». Elle n'est pas un expédient mais une valeur éthique et esthétique permanente qui « peut engendrer les éléments d'une civilisation nouvelle propre à un peuple de producteurs ». (Réflexions sur la violence).

Ce socialisme nouveau n'a besoin du prolétariat qu'aussi longtemps qu'il considère celui-ci comme capable de remplir sa fonction d'agent révolutionnaire. Lorsque ce prolétariat montrera en Occident son incapacité à prendre le pouvoir, le socialisme de ces penseurs restera révolutionnaire, alors que celui du prolétariat a cessé de l'être. Entre le prolétariat et la révolution, ils choisiront la révolution. Dans les années qui précèdent la guerre, il ne reste plus aux soréliens qu'à remplacer le prolétariat défaillant par la grande force montante, la nation dans toutes ses classes rassemblées.

Ainsi se fait la synthèse naturelle entre ce socialisme nouveau qui découvre la nation comme agent révolutionnaire et le mouvement nationaliste, qui se dresse lui aussi contre les injustices sociales, et qui considère que la nation ne sera entière que lorsqu'elle aura intégré en son corps le prolétariat. Ainsi se rencontrent les soréliens et les maurassiens, pour nous en tenir au cas français. La revue L'Indépendance en est le point focal en 1911-1913, puis le projet avorté de La Cité française, annoncé dans les Cahiers du cercle Proudhon, dirigés par le socialiste sorélien Edouard Berth et le maurassien Georges Valois.

Leur éthique est nouvelle, elle se veut créatrice d'un monde nouveau, viril, héroïque, pessimiste et puritain, fondé sur le sens du devoir et du sacrifice.

Par ailleurs, ce processus de transition du socialisme le plus intransigeant au fascisme n'est pas limité aux soréliens de stricte obédience. Hubert Lagardelle, directeur du Mouvement socialiste, n'est pas un sorélien. Or cette revue ne craint pas de se lancer dans l'antisémitisme. Lagardelle passera par le Faisceau de Georges Valois, premier grand parti fasciste en dehors d'Italie fondé en 1925, et le frontisme de Gaston Bergery, une des nombreuses formules de fascisme de gauche dans les années 1930, avant de devenir ministre du Travail du maréchal Pétain.

Citons aussi Gustave Hervé, directeur de la Guerre sociale, hebdomadaire d'extrême gauche, antimilitariste, antipatriote, en révolte permanente contre la démocratie. La guerre de 1914 lui apporte la preuve que le moteur de l'Histoire n'est pas la classe mais la nation. Son hebdomadaire deviendra La Victoire, titre que gardera l'ancien journaliste gauchiste quand il sera, un quart de siècle plus tard, le premier journal à reparaître dans Paris occupé. Ce même Hervé est le fondateur du Parti socialiste national (PSN), où il est secondé par Alexandre Zévaès, ancien député de l'Isère, guesdiste militant.

Le fascisme italien

Cependant, c'est en Italie que le sorélisme s'épanouit, trouve ses assises sociologiques et nourrit une véritable force révolutionnaire. A la fin de 1902, Arturo Labriola fonde une revue hebdomadaire, Avanguardia Socialista, qui devient le porte-parole de l'extrême gauche du mouvement socialiste qui s'oppose à la politique réformiste de Turati : il adopte la théorie de la violence prolétarienne de Sorel, dont le grand protagoniste sera Sergio Panunzio. En 1905, Enrico Leone et Paolo Mantica fondent Divenire Sociale, et un an plus tard, l'un des futurs idéologues les plus importants du fascisme, Angelo Oliviero Olivetti, fonde une autre revue syndicaliste révolutionnaire, Pagine Libere. La convergence entre les nationalistes et les syndicalistes naît autour de la revue La Lupa fondée en octobre 1910.

La synthèse se fait sur les mêmes bases qu'en France : d'une part, le refus de la démocratie et du libéralisme, des valeurs dites "bourgeoises", d'autre part, le culte de l'héroïsme, du vitalisme. Robert Michels, figure de proue de l'aile gauche de la social-démocratie d'outre-Rhin, Allemand italianisé, sera un des tout premiers théoriciens du fascisme jusqu'à sa mort en 1935. Il faut une élite capable de conduire les masses au combat. Michels apporte, avec dans une moindre mesure Pareto et Mosca, au fascisme la caution des jeunes sciences sociales.

Pendant les années de la première guerre mondiale, le syndicalisme révolutionnaire se développe en syndicalisme national. Ce syndicalisme nouveau n'est plus, comme le dit Panunzio, un syndicalisme révolutionnaire, négatif, partiel, ouvrier, mais un syndicalisme réunissant toutes les classes sociales. Tous les syndicalistes révolutionnaires ne seront pas fascites. Ernesto Cesare Longobardi adhérera au Parti communiste, Alceste De Ambris, rompra finalement avec Mussolini, et Labriola et Leone, après quelques années de collaboration, auront des positions très critiques envers le régime mussolinien. Mais tous les autres syndicalistes révolutionnaires importants, Michels, Panunzio, Olivetti, Lanzillo, Orano, Paolo Mantica, Michele Bianchi, Edmondo Rossoni, Cesare Rossi, Umberto Pasella, Tullio Masotti, Ottavio Dinale, seront fascistes militants et leur fidélité ne faillira pas.

Sans être syndicaliste révolutionnaire dans le sens strict du terme, Mussolini appartient à ce courant idéologique. Certes de 1910 à 1914, alors qu'il monte rapidement en grade -- de leader socialiste provincial, il devient le chef de la gauche révolutionnaire du Parti socialiste et directeur d'Avanti --, Mussolini entre en conflit avec les socialistes révolutionnaires qui, eux, viennent de quitter le Parti. Mais Mussolini ne les attaque que sur des questions de tactique politique, non d'idéologie. Dès le début de son activité politique, Mussolini accepte les principes de base du syndicalisme révolutionnaire, et il suit son évolution en syndicalisme national, puis en fascisme.

Fascisme belge

Dans cette voie franco-italienne, s'engage la nouvelle génération révisionniste, sortie des tranchées. Le plus fameux de ces hommes est le Belge Henri de Man. Son ouvrage majeur, Au-delà du marxisme, aura un énorme succès. Avec de Man revient cette forme de révisionnisme qui consiste à vider le marxisme de son contenu matérialiste, déterministe et hédoniste et à le remplacer par diverses formes de volontarisme et de vitalisme. Les forces profondes sont celles de l'inconscient et l'humanité marche à coups de mythes et d'images. De Man fait appel à Freud et Jung, pour rechercher derrière les faits économiques les réalités psychiques qu'ils expriment. Pour lui, « l'infériorité sociale des classes laborieuses » ne repose ni sur un manque d'égalité politique, ni sur les structures économiques existantes, « mais sur un état psychologique ». Comme Michels, il affirme qu'aucune société n'est possible sans aristocratie. L'égalité politique et sociale, tout comme ses dérivées institutionnelles, la démocratie, le parlementarisme et le système des partis ne peuvent avoir d'existence réelle pour la simple raison qu'ils sont contraires à ce qu'il y a d'immuable dans la nature humaine.

Voilà pourquoi ce courant de pensée peut concevoir la révolution nécessaire non plus comme une révolution sociale et économique mais comme une révolution psychologique, une révolution morale et spirituelle. Dans Corporatisme et socialisme (1934), de Man propose la mise sur pied d'un véritable État corporatif. Ce n'est alors pas un hasard si en juin 1940, de Man, successeur d'Émile Vandervelde, mort en 1938, à la tête du socialisme belge, accueille avec bienveillance la victoire nazie comme une « délivrance » et comme la naissance d'un monde nouveau.

Fascisme français et britannique

Telle est aussi la voie empruntée par Marcel Déat, l'un des grands espoirs du socialisme français des années 1930. Dans son ouvrage majeur, Perspectives socialistes, tout comme dans les centaines d'articles que le député de Paris livre à La Vie socialiste, la revue de la droite de la SFIO, Déat théorise le corporatisme d'un État autoritaire d'où sont bannies les faiblesses de la démocratie libérale, notamment le parlementarisme. Déat et ses camarades lancent rapidement une campagne antimarxiste, dès 1930 : en 1933, ils font scission sur des slogans et un programme -- « Ordre, autorité, nation » -- qui associent l'autoritarisme politique au nationalisme et l'anti-individualisme à l'anti-marxisme.

Il y a encore une autre filière commune aux socialistes révisionnistes et à ces éléments de la gauche non marxiste ou antimarxiste, tels le travaillisme britannique ou le Parti radical français, qui cherchent eux aussi une réponse à la crise du capitalisme. Le brillant ministre britannique Oswald Mosley et le jeune radical français Bertrand de Jouvenel constatent ainsi l'échec du libéralisme politique des années 1930. Tous, participent de la volonté fasciste de briser le libéralisme bourgeois, le socialisme prolétarien et marxiste, les antagonismes de classes.

Mosley s'emploie ainsi à entraîner le Parti travailliste vers le national-socialisme. Membre du gouvernement McDonald de 1929, il constituera la British Union of Fascists. En mars 1931, il jette les bases d'une nouvelle formation politique, le New Party, qui évolue progressivement vers le fascisme.

La démarche de Jouvenel est plus mesurée : après le 6 février 1934, il rompt avec le Parti radical et lance un hebdomadaire, La Lutte des jeunes, et clame, avec Drieu La Rochelle, ou Jacques Doriot, leader du Parti populaire français (PPF), sa volonté d'ériger un système politique autoritaire, d'où sont éliminés les partis politiques et les groupes de pression. Jouvenel quitte le PPF à l'époque des accords de Munich : il s'en va en compagnie de tous les autres intellectuels fascistes, Drieu ou Paul Marion, communiste et ministre à Vichy. En 1941, dans un ouvrage intitulé Après la défaite, Jouvenel accueille le triomphe nazi comme une victoire de l'esprit.

Intéressant également est le cas de Pierre Biétry, ancien secrétaire général des Jeunesses communistes (JC) et qui porte l'uniforme nazi sur le front de l'Est. Député communiste depuis 1924, maire de Saint Denis, Doriot est candidat au poste de secrétaire général du PCF. Staline lui préfère Maurice Thorez. Des 8 membres du premier bureau politique du PPF formé en novembre 1936, 7 viennent de l'extrême gauche, 6 sont des anciens communistes.

La filière maurassienne du fascisme est beaucoup mieux connue. Par le biais de revues, dont la plus connue est Je suis partout, elle sera, à l'écart des organisations, le laboratoire intellectuel le plus remarqué du « collaborationnisme » de l'Occupation. On l'a dit, c'est Georges Valois qui fonde, en 1925, le premier mouvement fasciste structuré en dehors d'Italie, le Faisceau. Le prolétariat, bien intégré à la communauté nationale, accepte le leadership industriel de la bourgeoisie, mais l'État fort, autoritaire, maître de l'économie, sera le véritable tribun du peuple, et assurera la défense de celui-ci contre les grands et les puissants.

Pour tous, ceux qui se revendiquent fascistes, comme Drieu La Rochelle ou Robert Brasillach, ou ceux qui ne se définissent pas comme fascistes, comme l'équipe de Combat avec Jean Fabrègues et Maurice Blanchot, et conduite par Thierry Maulnier, comme pour les hommes de la génération du tournant du siècle, le fascisme a été bien autre chose qu'une simple défense bourgeoise.

Le fascisme a cristallisé, plus peut être que toute autre idéologie, les haines du libéralisme. Son origine, par essence située à gauche de l'échiquier politique, n'est sans doute pas le fruit du hasard. Elle marque un avatar supplémentaire, quoique inédit, de la lutte que livrent depuis bien longtemps les corporatismes autoritaires au libéralisme.

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Voir aussi

Citations

  • « Accusez vos adversaires de fascisme, le temps qu’ils se justifient, vous avez tout le loisir de leur porter de nouvelles attaques. » (Dmitri Manouilsky, un des dirigeants du Komintern)
  • « En Italie les fascistes se divisent en deux catégories : les fascistes et les antifascistes. » (Ennio Flaiano)

Notes et références

  1. Mussolini Œuvre et discours , Flammarion 1938

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Published by Cyber-résistant - dans Philosophie politique
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clovis simard 21/07/2013 21:25


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