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Lundi 11 juin 2012 1 11 /06 /Juin /2012 01:05

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Ayn Rand, une grande dame du Libéralisme
Comment doit-on comprendre la pensée politique d'Ayn Rand ? Pour Jennifer Burns, Rand fait avant tout partie de la grande tradition libérale classique. Ses romans, dont La Grève (Atlas Shrugged) et La Source Vive (The Fountainhead), mettent en avant l'individualisme, un thème fondamental pour la pensée libérale et libertarienne. Rand a également contribué à cette grande tradition libérale en modernisant et en popularisant les idées à la base de toutes les luttes pour la liberté.

Jennifer Burns est professeur d'histoire à l'Université de Virginie et auteur de Goddess of the Market : Ayn Rand and the American Right
Ayn Rand, sur les chemins de traverse du libéralisme
   
Elle est l’auteur de deux best-sellers monumentaux aux États-Unis et dans le monde Anglo-Saxon, fondatrice d’un des plus actifs mouvements de la pensée libérale et dont l’œuvre connaît un regain tout à fait singulier outre-Atlantique. Reconnue comme l’une des plus grandes romancières du XXe siècle, elle est en revanche parfaitement inconnue en France : je parle bien entendu d’Ayn Rand, intellectuelle américaine disparue en 1982 dont la pensée a profondément marqué les philosophes aux États-Unis.
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Selon une étude réalisée en 1997 par la Bibliothèque du Congrès américain, son ouvrage, Atlas Shrugged, serait le livre qui a le plus influencé les Américains après la Bible. Tout un symbole. Depuis le début de la crise, ses différents livres se vendent plusieurs centaines de milliers d’exemplaires chaque mois aux États-Unis et l’on peu résumer sa pensée autour de deux grands principes : « vive le capitalisme », « mort au collectivisme ». égoïsme versus altruisme. C’est la pensée d’Ayn Rand qu’Alain Laurent a choisi d’exposer jeudi soir dans le cadre de la série de conférence sur le thème : « chemins de traverse du libéralisme ». Cet exposé était d’autant bienvenu que deux biographies extrêmement rigoureuses et détaillées de l’intellectuelle américaine viennent de paraître en anglais récemment. Fondatrice du mouvement de l’Objectivisme aux États-Unis dans les années 70, elle a toujours fait le choix de la fiction. C’est la raison pour laquelle, avant d’être philosophe, elle est avant tout romancière. D’origine russe, elle est née à St Petersburg le 2 février 1905 sous le nom d’Alissa Rosenbaum dans une famille juive. Grâce à sa mère, elle bénéficie très tôt d’une ouverture sur le monde et apprend le français. Elle lira les auteurs français et entretiendra une admiration sans borne pour Victor Hugo. Le romantisme aura une forte influence sur son œuvre et elle érigera sa philosophie sur la base d’un Homme individualiste et héroïque, seul contre tous et refusant toute compromission.

A 13 ans, elle assiste à la prise de pouvoir par les communistes à St Petersburg et elle est très marquée par les massacres de masse que perpètrent les bolcheviques dès le coup d’Etat. Dépossédée de tous ses biens, sa famille, doit fuir pour ne pas être inquiétée. La jeune Alissa entame malgré tout des études d’Histoire et de Philosophie. De cette période, elle conservera une haine tenace de Platon ainsi qu’une intérêt fort pour la philosophie aristotélicienne. Très influencée par la figure de son père, pharmacien et entrepreneur, elle développera assez tôt un intérêt pour les États-Unis. Elle abandonnera peu à peu la philosophie pour se consacrer au Cinéma, fenêtre sans limites sur le modèle de vie américain. En 1924, elle part en voyage et réalise son rêve : elle débarque à Chicago chez une amie de la famille et travaille dans un cinéma. C’est à cette période qu’elle abandonne le nom d’Alissa Rosenbaum pour s’appeler Ayn Rand. Elle a à cœur de se forger une identité américaine et décide de ne pas rentrer en URSS. Elle passe donc sa vie dans les salles obscures à voir des films et quitte les grands lacs pour Hollywood où elle se fait engager comme lectrice de scénario auprès du réalisateur et producteur Cecil B. DeMille. Naturalisée américaine le 13 mars 1931, elle épouse l’acteur Frank O’Connor.

En 1936, elle publie son premier grand roman : We the living, largement inspiré de son expérience en Union Soviétique. Farouchement anticommuniste et apologiste de la liberté individuelle, le roman ne rencontre pas le succès auprès d’un establishment américain étonnamment sovietophile à l’époque. A cette époque, quiconque critiquait l’URSS était qualifié de fasciste et de nazi par les élites intellectuelles américaines. En effet, Ayn Rand raconte l’histoire d’un individu vivant dans un système totalitaire prenant peu à peu conscience de son individualité et de son unicité. Une grande partie de sa philosophie est déjà présent dans ce récit : Vivre pour soi, par soi, au nom d’un égoïsme rationnel.

Vivre pour soi et par soi, les deux principes de l’égoïsme rationnel

L’individualisme est sa source d’inspiration. Fin 1935, elle entame l’écriture de ce qui deviendra son premier best seller : The Fountainhead. C’est pendant cette période qu’elle va découvrir son adhésion complète aux fondements de l’Amérique. Elle est notamment très marquée par la pensée de Nietzsche et la figure de l’Homme héroïque, seul contre tous. A partir de 1939, une nouvelle phase s’ouvre dans sa vie : une phase politique. Elle analyse que l’échec de ses romans est directement lié à la présidence de Roosevelt et sa politique du New Deal qui renforce l’intervention de l’Etat dans l’économie et perturbe le jeu des acteurs dans la société. Ayn Rand entretiendra une forte rancœur à l’encontre de Roosevelt et des démocrates qu’elle associe directement aux alliés des soviétiques. Elle s’engage donc aux côtés du conservateur Wandel Willkie et milite activement. Elle tracte dans la rue, apostrophe les passants de son anglais encore malhabile. A un homme lui conseillant de retourner dans sa Russie, elle lui répondit « je suis plus américaine que vous, car moi, ce pays, je l’ai choisi ».

C’est pendant cette période qu’elle rencontre la plupart des intellectuels libertariens qui influenceront son œuvre, parmi les plus illustres : Ludwig von Mises ou Isabel Paterson. Farouchement opposée au communisme, elle prend le parti du McCarthysme et édite quelques recueils à l’intention des acteurs et des producteurs d’Hollywood pour déjouer les malveillances de la « 5e colonne socialiste » à la solde de Moscou. En outre, elle détaille toutes ses conceptions économiques, politiques, et philosophiques à cette époque. En 1938, elle publie le roman Anthem qui décrit une société dans laquelle le collectivisme a triomphé. Ce roman ne rencontre pas le succès non plus. Elle persévère et achève d’écrire The Fountainhead. Tous les éditeurs refusent le roman. Ayn Rand affirme être sur la liste noire des auteurs anticommunistes. Tous, sauf un. La maison d’édition Bobbs-Merill accepte et publie le livre. Très rapidement, le bouche-a-oreille fait son œuvre. Les ventes explosent et le roman devient son premier best seller. Le succès est considérable, à tel point que l’intrigue est adaptée au théâtre puis au cinéma. Le roman raconte les péripéties d’un architecte pauvre qui refuse d’amender ses œuvres et ne trouve aucun acheteur. Mieux vaut être pauvre que de se compromettre.

Le nom d’Ayn Rand commence à être connu. Elle entame dès 1945 ce qui deviendra son plus grand roman, un pavé de plus de 1800 pages : Atlas Shrugged racontant l’histoire de deux entrepreneurs aux prises avec un état policier, bureaucratiques et collectiviste. Le héros, John Galt deviendra l’incarnation de sa philosophie : refus de la compromission, valorisation de la liberté, du libre échange et du laisser-faire. Lors de sa sortie, le roman rencontre un tel succès qu’il reste plusieurs semaines au premier rang des ventes. Le tirage initial de 100 000 exemplaires doit vite être revu à la hausse. C’est avec ce livre qu’elle va entrer dans la dernière phase de sa vie : la philosophie. Dans Atlas Shrugged, le discours fleuve que prononce John Galt à la radio est un véritable manifeste des principes de l’Objectivisme. Cette pensée veut donner une base éthique et philosophique au capitalisme qui permette de justifier le Laisser-faire. La rationalité apparaît comme la première vertu de l’être humain. La seule manière de vivre pour et par soi même passe par l’individualisme, le laisser-faire et l’échange librement consenti. Elle acquiert une vraie renommée dans le pays et va de conférences en conférences dans les plus grandes universités : Yale, Berkeley, Princeton, Columbia, etc. Elle rédige son ouvrage de synthèse The Virtue of Selfishness dans lequel elle définit ce qui pour elle doit être l’égoïsme : ne dépendre que de soi, n’être ni maître, ni esclave. A l’inverse, l’altruisme qu’elle exècre est le fait de s’oublier soi même, se sacrifier pour le bien des autres. L’altruisme ne peut mener selon Ayn Rand qu’à une issue mortifère. C’est la trahison de l’individu par lui-même. Elle emprunte à Aristote un certain nombre de lois éthiques telles que la causalité : il n’existe rien sans cause. Étendu à la vie humaine, il n’existe rien qui ne soit gagné par l’Homme autrement que par sa créativité ou son mérite. L’individu est l’unique propriétaire de tout ce qu’il crée et nul ne peut nous en démunir. De fait, il y a un droit de propriété car les personnes sont la force qui a produit la chose détenue.

Femme colérique et impulsive, Ayn Rand a marqué durablement ses contemporains. Tristesse de sa vie, elle ne sera jamais vraiment acceptée par l’establishment américain. Trop anticonformiste, trop maximaliste, trop véhémente sans doute. Elle s’éteint le 6 mars 1982 après avoir passé l’année 1981 à animer ses dernières conférences au Ford Hall Forum. De nombreux compagnons de route de l’Objectivisme l’accompagnent lors de son enterrement. Le Ayn Rand Institut est créé pour propager ses idées. Celle qui se décrivait comme une « romantique réaliste » aura écrit sur de nombreux thèmes de société, tels que l’éthique de l’égoïsme ou l’engagement américain lors des deux Guerres Mondiales, elle s’est opposée publiquement à l’intervention américaine au Vietnam, elle prit des positions sur le statut de la femme qui la fâchèrent définitivement avec les courants féministes, sur la Culture et l’environnement, l’étatisme, etc. Elle laisse derrière elle une littérature foisonnante et une pensée qui ne se démode pas.

Le regain de succès que rencontrent les écrits d’Ayn Rand nous montre que la crise que rencontre Barack Obama n’est pas simplement conjoncturelle. Elle est profondément structurelle et morale. La réforme de la santé que l’intelligentsia européenne admire tant n’est pas simplement en contradiction avec quelques intérêts bien sentis dans les cercles financiers. Elle est en contradiction avec les fondements même de la démocratie américaine qui met l’individu au premier plan de sa propre vie. Nul ne le niera : il y a beaucoup de pauvres aux États-Unis. Mais reste cette certitude que toute intervention étatique n’amoindrira en rien le nombre des pauvres. En revanche, elle transformera des individus actifs et responsables en assistés dépossédés du contrôle de leur vie et loin d’améliorer le niveau de vie des Américains, tout accroissement du rôle de l’Etat se traduira par moins de liberté, plus d’impôts et moins de dynamisme. On ne peut donc réduire la contestation que rencontre le président Obama au fait de quelques fanatiques ultra-conservateurs d’extrême droite comme le fait régulièrement la presse française. Les réformes d’Obama s’opposent directement à l’American way of life et à l’idée que l’Etat est un mal. Un mal nécessaire certes, mais qu’il convient de circonvenir à ses attributions les plus fondamentales.

Le bonheur est un état d’esprit qui procède de l’accomplissement de vos valeurs.

On maudit l’argent mal acquis ; on respecte l’argent bien gagné.

L’argent est le baromètre des vertus d’une société.

Ayn Rand

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