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The International Civil Liberties Alliance is a project of the Center for Vigilant Freedom Inc.  We are an international network of groups and individuals from diverse backgrounds, nationalities and cultures who strive to defend civil liberties, freedom of expression and constitutional democracy.

We aim to promote the secular rule of law, which we believe to be the basis of harmony and mutual respect between individuals and groups in the increasingly globalised world, and to draw attention to efforts to subvert it.  We believe in equality before the law, equality between men and women, and the rights of the individual and are open to participation by all people who respect these principles.

We believe that freedom of speech is the essential prerequisite for free and just societies, secular law, and the rights of the individual.

We are committed to building and participating in coalitions in all parts of the world to effect significant progress in protecting rights of the individual which are sadly being eroded in many countries including those in the West.


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The Center for Vigilant Freedom

14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 23:48
  
Miguel Garroté, journaliste
  
menewzz.gifDepuis quelques semaines, nous voici confrontés à l’énigme kurde. Le Kurdistan s’étend à cheval sur la Turquie, l’Irak, l’Iran et la Syrie. Vu sous cet angle, un Kurdistan indépendant, ce n’est pas pour demain. Cela dit, la décision, subite et inattendue, du gouvernement islamique turc et de son armée laïque, d’en finir avec le PKK (un groupe terroriste à idéologie communiste, qui regroupe des Kurdes de Turquie, et qui a des bases militaires dans le nord de l’Irak), cette décision donc, risque de bouleverser les priorités fixées, non sans difficultés, pour le Proche et le Moyen Orient.
  
Mi-octobre, en dépit de l’opposition de la Maison-Blanche et du Département d’Etat, une commission de la Chambre des représentants américains adoptait de justesse (27 voix contre 21) un texte reconnaissant le génocide arménien perpétré en 1915 par les Turcs. La Turquie déclarait cette décision inacceptable et rappelait son ambassadeur. « Personne n’a le droit de traiter la Turquie comme cela. Ceux qui osent s’en prendre à un pays important comme la Turquie en paieront le prix », déclarait le Premier ministre islamique Recep Tayyip Erdogan.
  
De son côté, le général Yasar Büyükanit, chef d’état-major de l’armée turque, déclarait : « Si cette résolution est adoptée par la Chambre, nos relations dans le domaine militaire avec les États-Unis ne seront plus jamais les mêmes. » Résultat : l’ouverture d’un nouveau front, dans la province kurde du nord de l’Irak, jusqu’alors épargnée par la violence. Une opération turque de grande ampleur contre les bases du PKK (mouvement terroriste à idéologie communiste qui regroupe des Kurdes de Turquie) en Irak se prépare. Cent mille soldats turcs sont massés à la frontière irakienne. « La manipulation opportune de groupes kurdes par les services turcs n’est pas à écarter », peut-on lire dans Valeurs Actuelles. Mais ce n’est là qu’une partie de l’énigme kurde.
  
La Turquie est partenaire de l’occident au sein de l’Otan, y compris en Irak et en Afghanistan. La Turquie est importante pour la logistique américaine en Irak : 70 % du fret aérien, 95 % des blindés et 30 % du carburant, via la base turque d’Incirlik. Vu sous cet angle, ce n’était ni le moment, de la part des USA, de réactiver l’affaire du génocide arménien ; ni le moment, de la part de la Turquie, de vouloir soudain en finir avec le PKK à l’intérieur de l’Irak.
  
Ces derniers jours, l'armée turque a continué de masser ses troupes à la frontière avec l'Irak en vue d’une offensive contre le PKK au Kurdistan irakien. Des hélicoptères ont acheminé des soldats supplémentaires à la frontière où sont déjà stationnés près de 100.000 militaires turcs(!), pour neutraliser…3’000 combattants du PKK. Des hélicoptères et avions turcs ont bombardé des bases du PKK en Irak. La Turquie veut que les USA et l’Irak ferment les camps du PKK et lui livrent les chefs rebelles.
  
Le président de la région autonome kurde du nord irakien, Massoud Barzani refuse d'agir contre le PKK et promet que les Kurdes irakiens se défendront en cas d'attaque turque. Côté diplomatique, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, doit se rendre en Turquie le 2 novembre. Et le Premier ministre turc Tayyip Erdogan doit rencontrer George W. Bush aux USA le 5 novembre. Bref, c’est l’agitation sur tous les fronts.
  
Mais au fait, qui finance l’armée du PKK ? Les sources de financement du PKK provoquent l’inquiétude, étant données les sommes importantes dont dispose le groupe kurde. Aujourd’hui, le PKK vit des campagnes annuelles de dons, des cotisations mensuelles des sympathisants, de la taxe dite révolutionnaire ponctionnée sur les commerces et entreprises, des gains venant des ventes de journaux et de vidéos. Si nécessaire, les dons, les cotisations et les taxes sont perçus à coup de pied au derrière, voir bien pire (l’Union européenne et les USA considèrent que le PKK communiste est un groupe terroriste). L’argent perçu et racketté par le PKK en Europe, notamment en Allemagne où vivent 600'000 Kurdes de nationalité turque (ou de nationalité allemande par naturalisation), cet argent donc, représente une part importante du magot du PKK. Outre l’Allemagne, d’autres pays accueillent des Kurdes taxés par le PKK, notamment la Grande Bretagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, la France, la Suisse, l’Autriche, les Pays-Bas, les Pays Nordiques, la Grèce, les pays de l’ex-Yougoslavie ainsi les pays d’Europe Centrale et Orientale et de l’ex-URSS, la Syrie, l’Iran etc.
  
Avec 700 euros en moyenne perçus auprès de chaque Kurde résidant en Europe, rien que lors de la collecte annuelle (ou racket annuel), le PKK ne meure pas de faim et peut aisément financer ses camps d’entraînement militaire ainsi que sa chaîne de télévision par satellite. En Turquie, l’impôt révolutionnaire se monte à 6 millions d’euros par an, qui viennent s’ajouter aux millions encaissés en Europe, en Syrie, en Iran, etc. Ce qui donne au total quelques 40 millions d’euros de revenu annuel. Le PKK vit également du trafic de drogue et de la contrebande de cigarettes (devenue juteuse avec l'augmentation des taxes dans les pays européens).
  
Certes, il serait souhaitable, qu’un jour, la Turquie reconnaisse, enfin, l’évidence du génocide arménien. Certes, il serait également souhaitable, qu’un jour, la question kurde aboutisse à une issue pacifique. Cela dit, il serait également souhaitable, que l’on ne mette pas, si j’ose m’exprimer ainsi, la charrue avant les bœufs. Lorsqu’on engage des moyens militaires pour renverser des dictatures et instaurer la démocratie, ce qui en soi, est une excellente initiative, il est souhaitable de fixer : des objectifs ; un ordre de priorité dans ces objectifs ; et des moyens en vue d’atteindre ces objectifs, dans l’ordre de priorité fixé.
  
mollahs.jpgDans cet esprit, la priorité numéro un est de neutraliser l’arsenal nucléaire iranien. La priorité numéro deux est de stabiliser davantage l’Irak. La priorité numéro trois est d’affaiblir le régime dictatorial syrien. La priorité numéro quatre est de rendre au Liban son indépendance, ce qui implique le démantèlement de l’armée du Hezbollah. La priorité numéro cinq, est de démanteler la douzaine de milices terroristes de Gaza et de Judée-Samarie. La priorité numéro six est de négocier une paix israélo-palestinienne. La priorité numéro sept est de négocier une issue au dossier kurde.
  
En menaçant d’intervenir militairement dans le nord de l’Irak, la Turquie complique, d’une part, l’accomplissement de la priorité numéro un (neutraliser l’arsenal nucléaire iranien) ; et d’autre part, l’accomplissement de la priorité numéro deux (stabiliser davantage l’Irak). De fait, la Turquie oblige tous les acteurs concernés à réétudier l’ordre de priorité des objectifs fixés et les moyens de les atteindre. On notera, en passant, que la Syrie a donné son appui officiel à la Turquie, pour que celle-ci neutralise le PKK en Irak. Que la Russie a donné son appui officiel à l’Iran sur le dossier nucléaire. Que l’Iran et la Syrie se proclament alliés indéfectibles. Que par conséquent, la Syrie, la Turquie, la Russie et l’Iran sont – en ce moment et sous réserve de revirements – des alliés face aux USA, à l’Union européenne et à Israël.
  
Si les USA et l’Union européenne peuvent se permettre le luxe de réviser leurs priorités, Israël, en revanche, ne peut nier que la priorité numéro un reste de neutraliser l’arsenal nucléaire iranien. Israël ne peut modifier cette priorité, parce qu’Israël est la première cible à court terme de l’arsenal nucléaire iranien. Si les USA, du fait de l’initiative turque en Irak, ne parviennent plus à gérer l’ordre des priorités, Israël se verra obligé, de bombarder les centrales nucléaires iraniennes, dans un proche avenir et non pas dans six mois ou un an. L’opinion publique se focalisera alors sur cet événement. Et tous les autres acteurs concernés en profiteront pour faire le grand ménage sans trop attirer l’attention d’une opinion publique, dont les yeux seront fixés sur le nucléaire iranien bombardé par Israël. De ce scénario complexe, il serait souhaitable, que la Syrie, la Turquie, la Russie et – évidemment – l’Iran, sortent, non pas renforcés, mais affaiblis. Auquel cas, la Turquie et son coup de tête nous auront finalement rendu service.
deadmouse1-small.jpgLe quotidien catholique traditionaliste « Présent », proche de Le Pen, va-t-il mourir ? Après plus de vingt ans d’errances dans le labyrinthe de la droite traditionaliste et lepéniste, la feuille quotidienne de quelques pages redoute la tombe. A cet égard, la citation reproduite ci-dessous vaut la peine d’être lue.
  
Le 22 octobre dernier, dans un post repris sur Le Salon Beige, le chroniqueur traditionaliste et lepéniste de « Présent » Alain Sanders rappelle que la survie du quotidien catholique Présent ne tient qu'à l'abonnement de ses lecteurs : « C’est de cela que nous risquons de mourir. J’ai eu naguère, l’occasion de m‘étonner de ces associations qui nous envoient leurs communiqués, se réjouissent qu’on les passe (ce que personne d’autre de la ‘grosse presse’ ne fait) et qui, pour autant ne sont pas abonnées. J‘évoquais aussi certains auteurs de Tribunes libres qui nous demandent de leur envoyer le numéro où est passée leur tribune. Ce qui veut dire : 1) qu’ils ne sont pas abonnés ; 2) qu’ils ne font même pas l’effort d’acheter le numéro dans lequel leur prose a été publiée. (…) Répondant aux accusations suicidairement amicales d’un lecteur nous conseillant de préparer dignement notre mort, Jeanne Smits a dit, avec la courtoise diplomatie qui est la sienne, que tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir. Et que rien, et certainement pas ces blogs ficelés par des gens pleins de bonne volonté, mais qui sont tout sauf des journalistes, ne remplacera jamais un libre journal de papier fabriqué – et porté – par des professionnels. Et c'est certain : Le Salon Beige relaie régulièrement les informations et analyses rapportées par Présent et que l'on ne trouve pas ailleurs. Amis lecteurs, n'hésitez pas à franchir le pas d'un abonnement au seul quotidien catholique français » (fin de la citation d’Alain Sanders, de « Présent », telle que reprise dans le post du 22 octobre sur Le Salon Beige).
  
Ci-après, faisons un petit rappel historique. Présent refuse, depuis vingt ans, le qualificatif d'extrême droite. Ce qui n’a pas empêché – et n’empêche toujours pas – Jean Madiran, cofondateur du journal, de soutenir Jean-Marie Le Pen et – pour la suite – la fille de celui-ci, Marine. Présent se reconnaît toutefois proche du Front national et de Jean-Marie Le Pen. Pierre Durand, cofondateur et directeur du journal Présent, fut cofondateur du Front National. Georges-Paul Wagner, chroniqueur de Présent, fut député du Front national.
  
Le courant nationaliste et traditionaliste, incarné par Présent, classe ce quotidien à l'extrême droite, selon l’avis de l’ensemble des médias catholiques – et pas catholiques – de France. Mais peu importe la terminologie en théorie – droite nationale ou extrême droite – car ce qui compte, après tout, ce sont les faits concrets dans la pratique.
  
Or, en 1983 déjà, à propos d’un ministre socialiste d’origine juive, Présent écrivait : « Par héritage, il est pour le migrant contre le sédentaire. Pour le cosmopolite contre l'indigène (…) pour le marginal contre la société (…) pour l'assassin contre l'assassiné ». Dans cet article, le quotidien Présent, patinant sur l’ambiguïté, ne précisait pas, s’il faisait allusion, à la filiation socialiste ou à la filiation juive, du ministre en question. Le fait est que ce genre d’ambiguïté correspond mieux à « l’extrême droite » qu’à la « droite nationale ». Parce que, justement, cette ambiguïté est « extrême ».
  
C’est ce genre d’ambiguïté fait la différence entre d’une part, l’extrême droite ; et d’autre part, la droite néoconservatrice, libérale et patriotique, style Parti Républicain aux USA, Likoud en Israël ou UDC en Suisse. La France héritière de Charles Maurras s’avère incapable de réaliser chez elle ce que réalisent aux USA, en Israël ou en Suisse, le Parti Républicain, le Likoud ou l’UDC.
  
maurras.jpgA l’aube du troisième millénaire et en ce début de 21ème siècle, la France de Maurras et celle de la Révolution de 1789, restent prisonnières, d’idéologies anti-américaines, anti-anglo-saxonnes et anti-juives, héritées du 18ème siècle et du 19ème siècle ainsi que des années 1930. La France, « phare civilisateur » de l’humanité, a donc entre 70 et 200 ans de retard sur le cours de l’histoire. Cela est vrai, en France, tant pour la droite nationale catholique que pour la gauche réactionnaire. En 2007, on privilégie les filiations gauchistes et droitistes de Charles Maurras excommunié par Rome ; au détriment de la lignée de Jacques Maritain, prophète catholique de l’amitié judéo-chrétienne contemporaine.
  
Présent est diffusé par abonnement postal, en kiosque et par abonnement Internet. A lire les rédacteurs de Présent (je cite) « rien, et certainement pas ces blogs ficelés par des gens pleins de bonne volonté, mais qui sont tout sauf des journalistes, ne remplacera jamais un libre journal de papier fabriqué – et porté – par des professionnels ». Etrange, cette immodestie par temps de naufrage. Présent surfe sur les vagues de la faillite depuis qu’il est en vente en kiosque. Et même avant cela, Présent a toujours surfé sur les vagues de la faillite. Si le nombre d’abonnés est insuffisant (selon Alain Sanders de Présent), c’est que l’offre de Présent est insuffisante.
  
Je suis bien placé pour savoir que les blogs, justement, sont ficelés (je ne parle pas de moi) par des professionnels. A moins que Alexandre del Valle, Guy Millière (http://rebelles.info), Menahem Macina (http://upjf.org) et consorts ne soient pas des professionnels. Sans compter que chez Présent, de braves dames, bénévoles évidemment, relisent les articles et corrigent les fautes, de ces professionnels, « Sanders, Smits & Co. » qui, aujourd’hui, honnissent les blogs alors qu’en cas de décès, Présent, n’aura d’autre alternative que celle-là : « bloguer ».
  
« Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir », nous disent, en désespoir de cause, dans Présent (je cite encore) les futurs naufragés de cette Méduse traditionaliste. L’espoir, ce n’est pas très catholique. L’Eglise prêche plutôt l’espérance, une vertu théologale. Mais je ne vais pas pinailler. Après tout, je m’adresse à des « professionnels qui portent », ce sont leurs propres termes, « un libre journal de papier ». Et puis, ils sont la « Fille aînée de l’Eglise, Educatrice des peuples » (lu cette année dans Présent et sur Le Salon Beige).
  
Quelque chose me fascinera toujours, chez certains (pas tous) de mes frères et confrères de l’Hexagone : avec un endettement public abyssal et un déficit public lui aussi abyssal ; avec le terrorisme islamique qui réchauffe la planète (y compris la planète France, depuis les trois attentats de 1995) ; avec une perte de prestige de la France au plan mondial, que Sarko tente d’enrayer à coup de rames et de raquettes ; avec tout cela sur le dos et en restant au bord du gouffre, certains (pas tous) de mes frères et confrères de l’Hexagone, n’hésitent pas, encore et toujours, à se prendre pour ceux qui savent ; et à se prendre pour la crème de la crème. « Nous risquons de mourir », viennent-ils d’écrire, du côté de « Présent ». A qui la faute ?


cervin.jpgLe 22 octobre, l’Agence Télégraphique Suisse (équivalent de l’AFP en France) diffuse une dépêche intitulée « La presse internationale inquiète des résultats ». Voici le texte intégral de cette hallucinante dépêche : « Au lendemain du triomphe UDC aux fédérales, la plupart des quotidiens européens soulignent ‘la victoire de la méchanceté’, voyant en Suisse un ‘laboratoire du populisme’. Pour quelques-uns toutefois, le scrutin n’est pas révolutionnaire ou le pays ‘est redevenu normal’. ‘Où s'arrêtera le vent mauvais du populisme alpin de Christoph Blocher ?’ se demande Libération. Le quotidien français de gauche décrit le patron de l’UDC comme ‘un roi de l’improvisation’, ‘irrespectueux du sacro-saint consensus suisse’, un ‘homme d’affaire milliardaire’ qui est parvenu à faire oublier à son frileux électorat que son évangile a beau être xénophobe, il est d’abord ultra-libéral. Pour le quotidien de centre-gauche italien La Repubblica, ‘la droite xénophobe a triomphé en Suisse’. Le journal relève aussi que ‘la proposition socialiste d’exclure Christoph Blocher du Conseil fédéral qui sera élu le 12 décembre n’a plus aucune chance’. A Madrid, El Pais ne fait pas dans la nuance ; titrant sur ‘l'intolérance suisse’, le journal met en garde contre le danger que ‘le racisme arrive au pouvoir’. Le Handelsblatt allemand se veut lui carrément rassurant : ‘Il est totalement erroné de conclure à une prochaine explosion de la concordance ; car le système politique suisse, cas unique au monde, est imprégné d’une culture de méfiance des puissants qui permet d’infléchir leurs volontés. Mais le quotidien souligne aussi que l’absence de contenu dans le débat politique et la tendance à la personnalisation. Le Corriere della Sera évoque ‘le signal d’un changement véritable et non pas homéopathique, comme d’habitude’. Pour le quotidien ‘la Suisse est redevenu un pays normal’. Les ‘barrières de rösti et de polenta’ se sont écroulées et, comme tous les autres pays du monde, la Suisse politique est désormais constituée de deux camps distincts » (fin de la dépêche ATS).
  
Toujours le 22 octobre, drzz, sur http://leblogdrzz.over-blog.com/, publie un petit édito intitulé « Révolution conservatrice au pays du chocolat », petit édito dont voici le contenu : « Le parti de droite diabolisé et boycotté par tous les médias du pays a cassé la baraque et a fait le meilleur résultat d’un parti helvétique depuis... 1919 ! Il est désormais majoritaire, avec vingt sièges de plus que les socialistes. Comme aux Etats-Unis, comme en France, le peuple revendique son indépendance d’esprit ».
  
Ci-après, les extraits de commentaires suscités par ce petit édito.
1-    Vous êtes le premier média à parler de révolution conservatrice. J’en avais ras-le-bol des commentaires des journaux et médias étrangers qui se sont intéressés à la politique suisse seulement deux jours avant les élections reprenant les thèses gauchisantes des médias helvétiques de gauche. On est passé par l’ultranationalisme de l’UDC dans Le Monde, l’extrême droite de l’UDC dans les médias anglais en passant par pronazi sur la chaîne débile Al-Jazira.
2-    L’UDC, qui n’est pas mon parti préféré, est à l’origine et encore en bonne partie aujourd’hui, un parti agrairien. On y trouve surtout des agriculteurs, des vignerons, des entrepreneurs. Ce parti se situe entre libéralisme et conservatisme sur des valeurs traditionnelles et patriotiques. Le taxer de xénophobe et raciste vient du fait que ce parti s’en prend à l’immigration illégale, aux abus des requérants d’asiles et à la criminalité étrangère. La majorité des gens de l’UDC ne voit aucun problème avec la plupart des étrangers, qui bossent et qui respectent nos lois. Mais allez faire comprendre cela à tous ces gauchos moralistes.
3-    Le vrai problème : dès que l’on s'écarte un tant soi peu du politiquement correct, on devient ipso facto un facho.
4-    La Suisse fait sa révolution. Tant mieux devrait-on dire.
5-    L’immigration pose beaucoup de problèmes en Europe et en particulier en Suisse, mais ce n’est pas une raison pour mettre les personnes de couleur à l’index (ndlr. brebis galeuse sur une affiche de l’UDC). D’ailleurs, les Suisses sont bien contents que les chefs d'Etat africains, parmi lesquels d’éminents tiers-mondistes, placent des milliards de dollars dans leurs banques très protectrices.
6-    La Suisse est le pays d’Europe où les sentiments xénophobes sont le plus exacerbés, mais c’est aussi celui où la part de la population immigrée est la plus forte.
7-    L’une des leçons à tirer de cette dérive, c’est que si nous ne voulons pas la même chose en France, il faut que l’immigration soit bien davantage contrôlée. Que l’on favorise, comme l’a dit N. Sarkozy, l’immigration de travail au détriment du regroupement familial et de l’assistanat.
8-    Je ne crois pas que les personnes de couleur soient mises à l'index (ndlr. affiche UDC). L’affiche en question parle de l’expulsion des criminels étrangers.
9-    Simple déduction logique : si l’affiche avait un caractère raciste, elle aurait été condamnée par un tribunal. Or, je n’ai pas trouvé mention d’une quelconque procédure dans ce sens.
10-« La Suisse est le pays d'Europe où les sentiments xénophobes sont le plus exacerbés » ? Je ne pense pas, vu l’équilibre de ce pays. Souvenez-vous que les médias qui traitent les Suisses de fachos disaient la même chose au sujet de Sarkozy.
11- Oui, le parti du travail (extrême gauche) a déposé une plainte pénale pour violation de la norme antiraciste. Les gauchos se sont fait remballer par le juge qui estime que l’affiche visait uniquement les criminels.
12- La Suisse compte 21 % d’étrangers, la grande majorité se sent intégrée. Il n’y a pas de réel xénophobie en Suisse. Mais elle existe souvent de façon irraisonnée et, comble de l’ironie, les étrangers européens, de première et de deuxième génération, ont également des sentiments xénophobes envers les extras européens. Mais la grande majorité des Suisses ne l’est pas. Les électeurs suisses, par votation, ont accepté la libre circulation des personnes de l’Union européenne et ses 25 pays membres. Si les Suisses étaient xénophobes, je ne pense pas qu’ils auraient accepté la libre circulation.
13- Une telle affiche est impensable en France, même dans une campagne du Front National. Et pour moi, elle dépasse beaucoup plus les bornes que les propos sibyllins de Bruno Gollnisch (Front National) ou que la prime attribuée par le couple Mégret aux nouveau-nés français.
14- Nous voyons le déchaînement hystérique et hypocrite que suscite l’amendement Mariani sur les tests ADN, dont la mise en application, chez nos voisins, y compris dans l’Espagne du socialiste Zapatero, a été un non-événement. J’ai vu sur un Forum que l’on reportait un article du New York Times faisant le rapprochement entre le projet de loi Hortefeux et les méthodes nazies.
15- Comme les forumeurs de ce Forum, en l’occurrence celui du Modem, forumeurs qui sont à l’extrême-gauche de Bayrou et qui clament comme des moutons : « Même les Américains sont d’accord avec nous ». Il y a en France une espèce de chape de plomb qui voudrait interdire de penser. A croire qu’une partie non-négligeable de la population regrette de n’avoir pas vécu de l’autre coté du rideau de fer.
  
Maintenant, tirons quelques leçons.
1-    L’Agence Télégraphique Suisse (ATS), organe public sensé refléter les opinions du peuple suisse, diffuse une dépêche alarmiste, selon laquelle « la presse internationale » est « inquiète des résultats » de l’élection parlementaire suisse du week-end dernier. Pour étayer sa thèse, l’ATS cite cinq journaux de quatre pays. Sur les cinq journaux, trois sont de gauche. Sur 18 lignes de citations, cinq lignes sont tirées du quotidien français de gauche Libération. Autrement dit, l’ATS déclare que « la presse internationale » est « inquiète » parce que trois journaux de gauche sont inquiets. Les commentaires du quotidien français de gauche Libération, à eux seuls, constituent 28% de cette thèse sur l’inquiétude de la presse internationale. La presse internationale, telle que définie par l’ATS, se réduit donc à cinq journaux de quatre pays (L’Union européenne à elle seule regroupe 25 pays). Il manque le Times, le Financial Times, le Guardian, The Independent, The Daily Telegraph, le Wall Street Journal, le Washigton Times, la Neue Zürcher Zeitung, la Frankfurter Allgemeine Zeitung, etc., etc., etc.
2-    Les trois journaux de gauche cités par l’ATS, utilisent, à propos de l’UDC et de Blocher, les termes suivants : méchanceté, populisme, irrespectueux, xénophobe, ultra-libéral, intolérance, danger et racisme.
3-    En réalité, l’UDC est un parti de droite, libéral, conservateur et patriotique. Il n’est pas d’extrême droite. Il n’est pas nationaliste. Il n’est pas raciste. Son discours n’a strictement rien à voir avec le discours d’un Jean-Marie Le Pen. Aux USA, l’UDC serait considérée comme un mouvement néo-conservateur, républicain, de droite, mais en aucun cas d’extrême droite. Blocher, ce n’est pas Le Pen. Blocher, c’est Bush, Sarkozy, Benyamin Netanayu, Margaret Tatcher, Menahem Beguin ou Ronald Reagan.
4-    On reproche à Blocher et à l’UDC l’argent investit dans la campagne électorale. La farce est monstrueuse. Le 99% des médias écrits et audiovisuels suisses ont gratuitement fait campagne pour la gauche et contre l’UDC. Le vrai scandale financier, c’est la colossale publicité gratuite des médias suisses pour la gauche et contre l’UDC.
5-    Les médias francophones de Suisse romande, y compris le service francophone de l’Agence Télégraphique Suisse, n’ont qu’une seule et unique référence idéologique : la presse parisienne de gauche et d’extrême gauche. Sur l’ONU, sur l’Union européenne, sur l’UDC, sur l’Irak, sur Israël, la source d’information des médias suisses romands, c’est Le Monde ou Libération.
6-    Depuis quarante ans, les médias suisses romands vivent sous le regard observateur et accusateur de la presse de gauche parisienne. Depuis quarante ans, les faiseurs d’opinion (opinion leaders) de Suisse romande, les professeurs de sociologie, les rédacteurs en chefs romands, souffrent d’un complexe d’infériorité par rapport aux grandes universités parisiennes de gauche et aux grands médias parisiens de gauche. De Jean Ziegler à Jacques Pilet (from jizi to jipi), la honte d’être suisse et le désir de plaire à des idéologues parisiens ou onusiens de salon, nourrissent la pseudo-pensée romande et la sous-culture journalistique de Romandie.
7-    En votant massivement pour l’UDC et contre le Parti socialiste, les Suissesses et les Suisses - alémaniques, romands, tessinois et romanches - ont rejeté la pensée unique ; rejeté le politiquement correct ; rejeté la dictature des prolétariomédias embourgeoisés ; rejeté la presse mi-boulevard mi-gauchiste ; rejeté la criminalité ; rejeté la charia et les minarets ; rejeté le terrorisme intellectuel ; et rejeté le terrorisme tout court.

keyimg20040714-5085062-0.jpgEn corrélation avec un article publié en septembre dernier, où je parlais d'émeutes de gauchistes survenues en... Suisse (!), les urnes ont rendu leur verdict. 

Le parti de droite diabolisé et boycotté par tous les médias du pays a cassé la baraque et a fait le meilleur résultat d'un parti helvétique depuis... 1919 ! Il est désormais majoritaire , avec vingt sièges de plus que les socialistes.

Comme aux Etats-Unis, comme en France, le peuple revendique son indépendance d'esprit.

 

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« Le Communisme est l'Islam du XXème siècle. »                                                   Jules Monnerot


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« La religion d'Hitler est la plus proche qui soit de l'islamisme, réaliste, terrestre, promettant le maximum de récompenses dans cette vie, mais avec ce Walhalla façon musulmane avec lequel les Allemands méritoires peuvent entrer et continuer à gouter le plaisir. Comme l'islamisme, elle prêche la vertu de l'épée.  »                            Carl Gustav Jung

 

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« Ils ignorent que les épées sont données pour que personne ne soit esclave. »                                                                                        Lucain

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