réponse de la rédaction du Blog du Cochon Hallal à la rédaction de la Dépêche du Midi

Un journaliste, fort
heureusement anonyme pour sa réputation et signant J.-L. D.-C., a commis un des plus grotesques articles régionaux de l'année. A la date du 22 septembre, l'article est encore disponible en ligne.
Le journal la Dépêche du Midi nous apprend que la présidente d'une de ces nombreuses
associations qui se qualifient de "citoyennes" aurait prévenu l'avocat que son nom circulait sur “les blogs d'une internationale d'extrême-droite assez
nébuleuse.” Le quotidien poursuit en précisant que “Sur des sites tels que le “cochon hallal", l'auteur qui prend le pseudo d'« Imam Grouik Grouik »,
donne la marche à suivre pour intimider ceux qui feraient le jeu des musulmans et des Arabes.”
Manifestement le journaliste n'a pas pris la peine de venir jeter un coup d'œil par chez
nous ou a de graves problèmes de lecture : nous blâmons, nous louons et nous informons, mais nous ne cherchons pas à intimider, nulle part, jamais. Pour l'action SITA dont il est question
(mosquée de Toulouse Les Izards), trois autres destinataires sont suggérés, dont la conseillère municipale en charge du problème, or aucun ne s'est senti intimidé. D'autre part, l'article
n'est pas d'Imam Grouik-Grouik mais de Muezzin Baravin... Par ailleurs, nous aimerions bien savoir sur quels éléments concrets se fonde le journal pour nous taxer d'“extrême-droite”.
L'article laissant enfin entendre que nous serions “islamophobes et ouvertement racistes”, contre-vérités manifestes doublées d'insultes caractérisées, alors nous disons nous aussi que trop
c'est trop et nous en informons le procureur de la République à Toulouse.
Nulle part le muezzin Baravin n'appelle à intimider l'avocat en question. Il apporte des contre-arguments à
la faiblarde rhétorique de maître Parra-Bruguière, dont une jurisprudence qui met par terre la plaidoirie du maître. Les internautes sont invités à informer maître Parra-Bruguière tout
simplement en imprimant l'article et en le lui envoyant par la poste à son adresse professionnelle publique.
Et idem pour informer de même la conseillère municipale en charge du dossier, les habitants de la copropriété et l'association musulmane.
Il n'y a pas la moindre trace d'une volonté d'intimidation là-dedans.
Selon le journaliste, nos actions consisteraient en “Grosso
modo (...) faire parvenir à ces « dhimmis » des captures d'écran ou des photos de mosquées accompagnées ou non de petits textes signifiant à leurs destinataires qu'ils étaient identifiés et
ne seraient pas laissés en paix. Alors Me Parra-Bruguière a dit stop. « Pas par peur, mais pour marquer le coup. Ça suffit ! »”
Sauf que pas grosso modo du tout ! Nous pensons que nos "petits" textes sont suffisamment
pertinents pour bouleverser la stratégie d'un avocat et que la presse s'en fasse l'écho. Les arguments contre l'islam sont suffisamment éclairants pour qu'un avocat en vienne à comprendre que
la cause de ses clients est indéfendable dans un état de droit (hormis peut-être par Maitre Vergès).
Nous précisons enfin que les adresses des destinataires des courriers sont publiques. Tout un
chacun à le droit de se servir de données publiques pour dire ce qu'il pense des déclarations publiques d'un personnage public dans le journal même local d'un pays (encore) libre. C'est
l'essence même des actions de type Amnesty International qu'adapte selon son sujet le Blog du Cochon Hallal et que la Dépêche du Midi qualifie en titre de "harcèlement". Le délit
d'information n'existe pas en France, pas plus que le délit d'opinion. Mais pour combien de temps encore si les mosquées continuent à pousser au rythme actuel ?
Il y a cependant beaucoup plus grave que la diffamation du Blog du Cochon Hallal : le
traitement qu'y subit l'avocat Maître A. Parra-Bruguière est en effet autrement pire, car le journaliste (professionnel ?) se prend les mots dans le tapis de la diffamation contre celui-là
même qu'il cherche à défendre et réussit l'exploit de le couvrir de ridicule.
L'avocat des mahométans est décrit par la Dépêche du Midi ni plus ni moins que comme mal-comprenant :
“Et puis il y a quelques semaines, la présidente de Ligue citoyenne, (...), le prévient que son nom circule sur les blogs d'une internationale
d'extrême-droite assez nébuleuse.” Or on ne voit pas comment quelqu'un pourrait le prévenir de quelque chose qu'il a devant les yeux puisque les missives que nous proposons d'envoyer
comportent de facto la mention de leur origine. Un avocat étant par définition une personne intelligente, il n'a besoin de personne pour trouver l'origine de missives qui comportent cette
origine inscrite sur les missives elles-mêmes !
Ou alors on ne parle pas des missives du Cochon Hallal. Mais dans ce cas, pourquoi citer le Cochon Hallal ?
De la même manière, le journal écrit que “dans une lettre signée François
Arouet, l'un de ces plaisantins lui écrit « On sait qui tu es, où tu loges »”, or il nous semble qu'une personne signant du véritable nom de Voltaire ne commettrait pas la sottise de
menacer à mi-mot son destinataire, ce que Voltaire n'a jamais fait. Nous pensons donc là que le journaliste prête à l'avocat des propos mensongers qu'il n'a pas tenus ; car c'est bien connu,
un avocat est une personne à la probité exemplaire qui ne ment jamais, et plus particulièrement en dehors des prétoires. Nous demandons à ce que cette lettre, si elle existe, soit rendue
publique afin de dissiper le malentendu (transmettre au Blog qui publiera), si malentendu il y a.
Enfin en insinuant que pour toutes ces raisons l'avocat aurait porté plainte auprès du procureur de la
République, le journaliste achève de ridiculiser l'avocat en le faisant passer pour une personne perdant son sang-froid et ne comprenant strictement rien aux courriers qu'il reçoit, or un
avocat est par définition une personne sachant à la fois lire et garder son calme.
Ces procédés sont graves et portent atteinte à la réputation d'un avocat plein d'avenir,
suffisamment pour que cet avocat trouve là, nous semble-t-il, matière à porter plainte contre la Dépêche du Midi pour diffamation, diffusion de fausses nouvelles et de rumeurs, atteinte à
l'image personnelle et professionnelle.
Nous ne sommes cependant pas avocats. Et encore moins dhimmis.
Il n'y a pas lieu de s'étonner de tout cela car tout est possible quand un journaliste écrit “François-Marie Arouet, le vrai nom de Voltaire supposé islamophobe pour une pièce dans laquelle il s'en prend en fait aux Jésuites…”. Le pata-reporter oublie en
effet que justement Voltaire choisit de dénoncer le fanatisme de certains chrétiens en prenant pour référence l'idéologie qui représente le mieux le fanatisme : l'islam. Ce journaliste-là
est-il chargé d'informer ses lecteurs ou de les manipuler ? Car si l'islam n'est pas la cible principale de Voltaire - il faut dire que le mahométan n'est pas trop envahissant dans la France
du XVIIIème siècle - le moins que l'on puisse dire c'est que l'écrivain ne porte pas la religion du pédoprophète dans son cœur, lui qui qualifiait le coran de "livre inintelligible qui fait frémir le sens commun à chaque page", de
"rhapsodie sans liaison, sans ordre, sans art", de "recueil de révélations ridicules et de prédications vagues et incohérentes", ou de "livre mauvais pour notre temps et pour nous". Pour
Voltaire, Mahomet était un "sublime et hardi charlatan", quant aux arabes il les qualifiait de "peuple qui, n’ayant rien à perdre, combat à la fois par esprit de rapine et de religion" (voir
l'article Koran de son Dictionnaire philosophique). Il faut être journaliste à La Dépêche du Midi
pour vouloir faire croire que Voltaire avait bonne opinion de l'islam et des mahométans.
Une explication possible néanmoins : une terrible troisième mi-temps de match de rugby de coupe du monde
fortement arrosée durant laquelle l'obscur scribouillard aurait rédigé son article, confondant le cas du toulousain Robert Redeker, menacé par les amis de ceux que défend maître
Parra-Bruguière, et le cas du toulousain Alexandre Parra-Bruguière, légèrement blâmé et surtout informé par les amis de ceux qui défendent Robert Redeker. Encore que l'on n'ait pas besoin de troisième mi-temps pour écrire n'importe quoi à la Dépêche du
Midi.
Et s'il faut préciser les choses, Le Blog du Cochon Hallal n'apprécie aucunement les comportements islamiques et
il se désolidarise totalement d'éventuels lecteurs qui s'autoriseraient de son nom pour menacer ou insulter telle ou telle personne.
Nous réclamons que ce droit de réponse paraisse dans la Dépêche du Midi afin de laver le pauvre Cochon
Hallal ainsi trainé dans la boue, nous demandons à ce que ce droit de réponse - dont le procureur de la ville de Toulouse aura copie - soit assorti de l'extrait du Mariage de Figaro de
Beaumarchais ci-dessous afin que les lecteurs de la Dépêche du Midi sachent dans quelle perspective se situe le Blog du Cochon Hallal et qu'ils sachent ce qu'ils sont en droit d'attendre d'un
authentique journal : autre chose que des rumeurs de feuille de chou de troisième mi-temps.
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