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Jeudi 31 janvier 2008

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Non, ce n'est pas une blague mais un véritable site, une formidable mine de renseignements, un remède anti-désinformation magistral !!

http://www.pensee-unique.fr n'est pas un blog mais un site web à l'ancienne. Son auteur  , un chercheur de 65 ans, qui a été directeur de recherche au CNRS ne se contente pas de refourguer quelques arguments contre le réchauffement mais tente de mettre sur la table  tous les éléments scientifiques probants afin que l'on puisse se faire une opinion réelle !!

Chaque "chapitre" (en fait les titres présents sur l'accueil renvoie à une page longue comme un jour sans pain mais ultra documentée, avec des tonnes de liens, de références, d'explications...

Bref, un travail sérieux,  loin de toutes subventions ou mouvements de pression. Un site que La pensée néoconservatrice ne peut que recommander et dont je vais faire une pub maximale !!  Il le mérite.

Allez, quelques titres de chapitres pour vous aguicher :

Les média, les écologistes et les politiques tendent à accréditer l'idée que l'affaire est entendue : Le réchauffement global proviendrait de l'effet de serre engendré par le CO2 que nous envoyons à profusion dans l'atmosphère, disent-ils... Mais au fait, sur quelles "certitudes" scientifiques reposent ces affirmations ?


De nombreux et éminents chercheurs ont proposés des explications alternatives et convaincantes au réchauffement bénin de +0,6°C qu'a connu notre planète en deux épisodes successifs (1850-1940 et 1978-1998), tout comme d'ailleurs aux épisodes précédents de l'histoire de la planète. Leurs explications reposent sur l'observation directe des phénomènes naturels ...et non pas sur les projections hasardeuses des ordinateurs de l'effet de serre du GIEC.

Il est très instructif d’exhumer quelques unes des déclarations fracassantes proférées, dans un passé récent par nos prévisionnistes qu’ils soient scientifiques, politiques, journalistes ou écrivains. Cela nous permet de relativiser et de replacer dans un contexte historique les affirmations péremptoires, proférées dans les mêmes termes qu’autrefois mais démenties par les faits, de certains de nos penseurs actuels.
Si vous ne craignez pas de perdre vos illusions sur tout ce que l’on vous assène à longueur de journée, d’un ton sans réplique, n’hésitez pas à lire cette page.
Comme vous le verrez, c’est tout à fait étonnant, pour ne pas dire plus !


Les médias, Al Gore et Sir Stern (qui ne lisent pas les articles “trop techniques”) nous saturent de descriptions apocalyptiques sur la fonte des glaces polaires qui devraient engloutir notre planète comme l'antique Atlantide.
Eh bien NON, messieurs les Saint Jean de l’Apocalypse ! Les dernières mesures montrent que la fusion des glaces polaires ne contribue que très peu à la hausse du niveau des océans. L’Arctique et l’Antarctique fondent bien à certains endroits mais -ce que l'on nous dit jamais- s'épaississent en glace à d’autres endroits. La contribution au niveau des océans est quasiment nulle !
D'autre part, en juillet 2007, il a été démontré que le Groenland ne fondrait pas !

Et ce ne sont que les titres de la page d'accueil. Imaginez la somme d'infos qui se cachent derrière. Allez , hop, on clique !!

Comme promis en 2007, voici la publication d'un premier texte dirée du site Pensée Unique.fr !!

Celui ci porte sur certaines contradictions que le grand public ignore généralement. Mais c'est sans doute pour la bonne cause.

temperature98-06.jpgL'idée même que le réchauffement puisse être "global" pose problème à nombre de climatologues. En effet, le climat est très variable comme chacune sait, dans le temps et dans l'espace. Ceci est dû aux énormes courants d'air et aux cellules de convection qui parcourent notre planète. Rien n'est uniforme et tout cela varie dans le temps de manière difficile à prédire !

L'exemple de l'Antarctique est tout à fait typique : Une partie fond actuellement mais l'autre s'épaissit. Que signifie alors une température moyenne sur ce continent? A l'échelle de la terre c'est encore pire. Certaines parties se réchauffent (à cause de courants marins comme El Niño, par exemple) tandis que d'autres refroidissent. l'OMM (Organisation Météorologique Mondiale) qui fournit chaque année une moyenne "globale" se contente de simples moyennes du type ( Nord+Sud)/2 qui ne signifient pas grand chose en réalité. C'est aussi un sujet de débat. (Voir une bonne discussion de la NASA ici)
La mesure des températures est problématique en particulier à cause de l'effet dit des "îlots de chaleur", c'est à dire l'effet de la proximité des habitats et des industries de tailles grandissantes et de l'asphalte des voies de communication qui poussent les thermomètres à la hausse. Certains pensent que les mesures sont ainsi faussées par rapport aux mesures plus anciennes et donnent l'impression d'une hausse artificielle. D'autres disent que ces effets sont négligeables !

D'autre part, les évolutions de température d'une année sur l'autre sont de l'ordre de quelques dixièmes de degré (0,02 à 0,3 °C) comme le montre la courbe officielle ci-contre. Les physiciens savent bien que la mesure exacte de la température est toujours une chose délicate mais mesurer des variations aussi faibles (au millième de degré près comme les chiffres de la WMO ! ) sur différents points de la surface du globe avec une fiabilité suffisante pour en faire une moyenne significative relève d'un pari très difficile, sinon impossible. Prétendre évaluer la température de la planète au millième ou au centième de °C près relève de l'exploit... ou de la foi, car tout dépend de la manière dont on fait la moyenne des différents points de mesure ! Et quel est le vrai pourcentage d'incertitude que l'on ne donne jamais ?

L'incertitude doit être bien supérieure aux écarts supposés d'une année sur l'autre. Par contre les mesures satellitaires se révèlent plus précises et plus fiables que les mesures terrestres mais elles ont été longtemps rejetées par les partisans de l'effet de serre parce qu'elles indiquaient un réchauffement beaucoup plus faible voire pas de réchauffement du tout de la basse atmosphère. Il semble que des corrections aient été apportées depuis mais elles sont encore sujettes à caution. Bref, c'est un autre beau sujet de discussion et de disputes !

antarctique.jpg2e incursion du site Pensée-unique sur le blog. Aujourd'hui , l'auteur s'interroge sur le futur du climat. Et ses conclusions ne vont pas forcément dans le sens du Giec !!

Permettez moi, avant d'aborder le sujet de cette page un peu iconoclaste, un petite prologue destiné à introduire les méthodes scientifiques alternatives à celle du GIEC qui, comme vous le savez, est basée sur les projections données par les ordinateurs. Ces dernières font la manchette des journaux alarmistes et prédisent une élévation constante de la température de la planète dans les années qui viennent...

Mais (on ne vous le dit jamais), il y a deux manières, très différentes, d'aborder les sciences du climat, la climatologie. Or, ces deux approches conduisent à des résultats et à des prévisions diamétralement opposées...Voyons cela :

La première de ces méthodes, mise en avant par les climatologues du GIEC et ses adeptes et dont on vous rebat les oreilles en vous affirmant qu'elle est incontournable, repose sur l'utilisation exclusive de modèles d'ordinateurs dits GCM (Global Circulation Model ou modèles de circulation générale). C'est ce que l'on appelle des modèles "déterministes" en ce sens que l'on présuppose que l'on est capable d'élaborer des simulations numériques du climat du temps présent et du futur, à partir des tout premiers principes. Cela suppose que l'on a tout compris des mouvements de l'atmosphère et des océans et que l'on sait tout sur les équations et les multiples paramètres qui influencent le climat et aussi, sur les nombreuses réponses (contre-réactions) positives ou négatives des différents composantes de la planète (terres, océans, biotas etc.). Ce sont ces modèles déterministes qui sont utilisés, en particulier et parmi bien d'autres, par les ingénieurs de Météo-France qui ont extrapolés les modèles classiques utilisée par la météorologie (tel que ARPEGE-climat qui est un avatar de ARPEGE météorologie) pour essayer de prédire le climat... dans cent ans. Compte tenu de l'extraordinaire complexité du problème climatique et du grand nombre d'inconnues, il est clair pour des milliers de scientifiques rigoureux que le résultat d'un tel exercice ne peut-être qu'extrêmement hasardeux (voir ici). Cette méthode aboutit, en général, à ce que l'on appelle des "projections" ou encore à des "scénarios" et non à des "prévisions" comme beaucoup le pensent, à tort.
La seconde méthode est la méthode empirique. Elle consiste à étudier les variations climatiques du temps passé et à essayer de trouver d'éventuelles périodicités dans ces évolutions ou des corrélations entre les variables du climat, comme la température, et les quantités réellement observables (telles les caractéristiques des océans où des éruptions solaires, par exemple). Ces méthodes, car il y en a plusieurs, sont basées fondamentalement sur les sciences de l'observation et non pas sur les projections, plus ou moins virtuelles, fournies par les ordinateurs. Cette méthode ne présuppose pas la connaissance détaillée de la totalité des multiples processus qui influencent le climat. Elle se contente d'observer et d'extrapoler.
A noter que cette distinction entre ces deux approches, très différentes, de la science climatique, n'est absolument pas propre à cette dernière. On retrouve actuellement cette dualité dans pratiquement toutes les sciences des systèmes complexes. La première méthode est toute récente. Elle procède des énormes progrès accomplis par les ordinateurs durant ces dernières décades. La seconde est la méthode traditionnelle, classique. C'est celle qui a permis à la Science d'accomplir les immenses progrès que nous connaissons. C'est celle de Louis Pasteur ou de Claude Bernard, parmi d'autres. Ainsi, le débat actuel qui oppose les tenants de l'effet de serre anthropogénique et les "sceptiques", ou plutôt, les "rationalistes" n'est pas seulement un débat scientifique habituel. Il reflète aussi le débat, plus vaste encore, qui oppose, dans les sciences de la complexité, les tenants des sciences de l'observation à ceux des simulations numériques par ordinateur.

Peu d'entre vous connaissent la grande diversité des projections modérément alarmistes des ordinateurs du GIEC. Par contre, tout le monde connaît les prévisions catastrophistes du bureau politique du GIEC, répercutées et amplifiées au centuple par les journaux, les télévisions, les écologistes, Al Gore etc. qui s'en font quotidiennement l'écho au point que beaucoup commencent à se lasser de ce matraquage en règle, qui constituera un précédent dans l'Histoire avec des conséquences sans doute désastreuses.

jan77.jpgMais personne, à l'exception de quelques milliers de scientifiques vigilants, ne connaît les prévisions ou les projections des autres modèles empiriques qui pourtant ont été élaborées dans les règles de la plus stricte rigueur scientifique...Et de fait, ces projections, ces prévisions, ne satisfont pas la soif des médias et des écologistes pour les nouvelles alarmistes. Pourtant, elles le devraient, car ces méthodes qui utilisent l'observation et les faits réels, prédisent unanimement que nous allons vers un REFROIDISSEMENT de la planète dans les années qui viennent, comme on le craignait en 1977  . Et nous avons beaucoup plus à craindre du froid que du chaud...


(L'article se continue , ici, avec les différentes hypothèses envisagées. Allez y, cela vaut franchement le coup d'être lu!  Je vous donne sa dernière phrase)

A noter que la glace du pôle Nord dont on nous a dit qu'elle devait disparaître rapidement, s'est reconstituée à une vitesse record à la fin de l'automne 2007....

En attendant et en décembre 2007, au Canada et aux Etats-Unis, on a battu des records...
de neige et de froid !
Et cela continue à la fin du mois de Janvier.

La-pens--e-n--oconservatrice.jpg
"Il est impossible de prévoir le climat au-delà d'une dizaine de jours. Prévoir un trimestre ça n'a, évidemment, aucune valeur. Alors prévoir le climat dans cinquante ou cent ans, c'est carrément de l'astrologie"

Marcel Leroux, professeur émérite en climatologie à l'Université Jean Moulin - Lyon III, directeur du Laboratoire de climatologie, risques et environnement. 

 

LISEZ LE rapport SUR LE MYTHE DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE 



- Elizabeth Teissier, prochaine directrice du GIEC ? -

par Cyber-résistant publié dans : Le WEB Résistant communauté : Vu de droite
Mercredi 30 janvier 2008

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Babil, le journal officiel du régime irakien de Saddam Hussein, a publié le 16 novembre 2002 un article expliquant qu'un gradé de régime, Abd-al-Karim Muhammad Aswad, était "l'officier en charge des contacts avec Oussama Ben Laden". 

Aswad était effectivement l'ambassadeur irakien au Pakistan. Voilà un article bien embarassant pour la coalition des Démocrates et des Zéropéens qui clament que le régime de Saddam Hussein n'entretenait aucun lien avec le terrorisme et Al-Qaeda...
 

LISEZ LE rapport SUR L'IRAK



 


Exclusif : Interview d'un ancien agent fédéral

INTERVIEW EXCLUSIVE "LE BLOG DRZZ"

Nom : 

David GAUBATZ

Etats de service : 

15 ans d'expérience comme agent fédéral de l'OSI (Air Force Office of Special Investigation), la "superpolice" de l'armée de l'air américaine / 

Grade équivalent à celui de major dans l'armée régulière /

Spécialiste en contre-terrorisme et contre-espionnage / 

Parle couramment arabe et a été entraîné à cet effet par le Département d'Etat américain / 

2 ans dans les services de sécurité du pilote Juan Pablo Montoya (alors pilote de CART) /

1 année comme enquêteur spécialisé auprès de Target Corporation, la seconde plus grande chaîne commerciale des Etats-Unis /

Actuellement inspecteur en chef auprès du laboratoire médico-légal de la ville de Dallas (Texas) /

David Gaubatz a été le premier agent fédéral a être entré en Irak en 2003. Il travaillait alors pour le Iraq Survey Group et devait lui rendre compte de la présence d'Armes de Destruction Massive et de groupes d'insurgés.

Distinctions : 

2001 : récompensé par le Pentagone pour être "l'agent le plus compétent dans l'investigation secrète et l'enquêteur le plus doué actuellement en place au Département de la Défense". 

2003 : médaillé pour son "courage, son dévouement à sauver des vies et ses capacités critiques dans le renseignement."
  

Meritorious Service Medals with Oak Leaf Cluster / The Department of the Air Force Performance Award / The Air Force Achievement Medal / The Air Force Commendation Medal with Oak Leaf Cluster (for counterintelligence work) / The Department of the Air Force’s Award for Exemplary Civilian Service.
 

 Des articles sur David Gaubatz sont parus dans le New York Times (2005), dans le Spectator (2007) et dans le Washington Times (2007). Il apparaît régulièrement sur Frontpage Magazine.


 
SPECIAL lecteurs du blog drzz  : 


Posez VOS questions à David Gaubatz en écrivant ICI. Je les relayerai auprès de lui et un article vous transmettra ses réponses.


DRZZ : Pourriez-vous résumer votre carrière pour les lecteurs du blog ?

GAUBATZ : J'ai passé vingt ans au sein de l'armée de l'air américaine, dont douze dans comme agent spécial de l'OSI, le bureau d'investigation de l'Air Force. J'ai travaillé principalement sur des affaires de contre-terrorisme et de contre-espionnage. J'ai passé les tests de sécurité [ndlr : examen interne qui juge les capacités d'un agent] avec le plus haut résultat que le gouvernement américain puisse délivrer. J'ai quitté le service en novembre 1999 pour rejoindre les services de sécurité de l'équipe Target puis celle de l'équipe de CART Chip Ganassi et je suis devenu le garde du corps du pilote Juan Pablo Montoya (qui a gagné le championnat de CART en 2000). J'ai beaucoup voyagé avec Montoya, qui était souvent menacé. 

En juillet 2000, les tensions au Moyen Orient ont redoublé. Le gouvernement américain m'a alors demandé de reprendre mon poste comme agent de contre-espionnage au sein de l'OSI. Après le 11 septembre 2001, le Pentagone a réalisé qu'il ne disposait pas assez d'agents parlant l'arabe, aussi ai-je suivi un cours intensif d'arabe délivré par le Département d'Etat, soit plus de 2'300 heures (l'équivalent d'une année) à Arlington, en Virginie. J'ai passé l'examen avec succès à la fin novembre 2002. Ensuite, j'ai suivi un cours spécial de contre-espionnage
en Virginie, avant d'être assigné en Arabie Saoudite jusqu'à ce que la guerre en Irak éclate. J'habitais dans la base ArAar, à la frontière entre l'Arabie Saoudite et l'Irak. Notre petite équipe a mené plusieurs opérations au-delà de la frontière avant le début de la guerre, pour recueillir des informations. Ma première mission consistait à découvrir l'emplacement des Armes de Destruction Massive de l'Irak et localiser Saddam Hussein et ses proches. 

DRZZ : La plupart des informations qu'obtiennent les Européens sur les agences secrètes américaines vient de l'industrie du divertissement. Pourriez-vous détailler la journée d'un employé d'une agence d'investigation fédérale ?

GAUBATZ : Je tiens à préciser une chose : le FBI bénéficie souvent de la plus forte couverture médiatique mais c'est l'OSI qui accueille en son sein les agents les plus expérimentés du milieu. C'est elle, également, qui demande les garanties de sécurité les plus élevées dans le monde du renseignement. La plupart des agents du FBI doivent présenter un "Secret Clearance" pour être engagés, alors que l'OSI exige un "Top Secret Clearance". L'OSI conduit les missions les plus difficiles qui existent dans le renseignement, des missions souvent ignorées du grand public, ce qui est le but recherché. Les agents de l'OSI ont toujours été et sont encore les premiers à être sur le terrain en cas de conflit. Nous étions les premiers en Afghanistan et en Irak ! J'invite vos lecteurs à lire des livres sur l'OSI, ils pourraient être surpris.

En 2003, notre vie quotidienne s'échelonnait comme suit : nous travaillions par groupe de deux. Mon collègue et moi devions quitter notre base autour de sept heures, chaque matin, et nous visitions plusieurs villes pendant la journée (Bagdad, Bassora, Nassirya, etc...). Parfois nous restions sur place. Nous n'avions ni véhicule blindé, ni garde rapprochée. Nous ne disposions que d'un pistolet 9mm et d'un fusil d'assaut M-16. Durant nos missions, nous avons aussi récupéré des grenades et des fusil d'assaut AK-47 après des accrochages avec l'ennemi, mais rien de plus. Si nous tombions dans une embuscade, nous ne pouvions compter que sur nous-mêmes, et souvent nous n'avions même pas de contact radio. 

DRZZ : Comme agent de l'OSI, vous avez été le premier civil à débarquer en Irak. Qu'avez-vous trouvé là-bas, particulièrement au sujet du programme d'Armes de Destruction Massive du régime de Saddam Hussein ?

GAUBATZ
: Lorsque nous sommes arrivés en Irak, beaucoup d'Irakiens ont voulu aider les Américains et les forces de la coalition. Des Irakiens de toute condition sociale nous ont rapporté les emplacements exacts des Armes de Destruction Massive irakiennes (chimique, biologique et nucléaire). Les habitants nous ont expliqué que les ADM avaient été principalement enterrées au sud du pays, plus précisément dans des soutes étanches, cachées dans le système d'égoûts sous une ville et sous l'Euphrate. Pour retirer ce matériel, nous avions besoin d'une main d'oeuvre et de matériel conséquents. Nous n'avions ni l'un ni l'autre. J'ai alors contacté l'ISG [ndlr : Iraq Survey Group, la commission américaine chargée par le Congrès de découvrir les ADM irakiennes], à Bagdad. Ils nous ont répondu qu'ils ne disposaient pas, eux non plus, du personnel nécessaire à ces travaux. De plus, ce qui nous a attérés, nous autres agents, c'est que l'ISG a déclaré que le sud de l'Irak était trop dangereux pour qu'elle y envoie ses inspecteurs. Nous avions de la peine à y croire. 

Nos sources irakiennes (hauts responsables du gouvernement, officiers de police, militaires...) nous avaient pourtant avertis : soit nous déterrions les ADM, soit nos ennemis allaient le faire un jour ou l'autre. J'ai quitté l'Irak en juillet 2003 et personne ne s'était, à l'époque, occupé des sites d'ADM. Plus tard, des agents américains m'ont informé que nombre des Irakiens qui nous avaient briefés sur les ADM avaient ensuite été kidnappés, torturés et tués par les insurgés.

Finalement, ce matériel interdit est tombé entre les mains des insurgés irakiens et leurs alliés dans la région. Les Etats-Unis ont perdu une opportunité de priver les terroristes d'un arsenal d'ADM. 

[Plus de détails dans un ancien article du blog drzz :
"J'ai trouvé les ADM de Saddam" ]

DRZZ : Pouvez-vous nous éclairer un peu plus sur les buts de votre mission en Irak ?

GAUBATZ : J'ai donné quelques détails dans mes réponses précédentes. Notre missions consistait à faire du contre-terrorisme et du contre-espionnage dans l'Irak de l'immédiat après-guerre. Nous avons recueilli les témoignages de centaines d'Irakiens, mais aussi d'Iraniens qui commençaient à fuir le sud de l'Irak à l'été 2003. Notre travail a préservé nos forces armées de nombreuses attaques ennemies. 

DRZZ : Pensez-vous que le régime de Saddam Hussein entretenait des liens avec Al-Qaeda et d'autres groupes terroristes ?

GAUBATZ : En 2003, j'ai rédigé plusieurs rapports de renseignement sur les activités d'Al-Qaeda en Irak, lesquelles ont commencé bien avant 2003. Nous avions spécifié des noms d'agents de liaison et des groupes affiliés à Saddam. 

Certains des Irakiens avec lesquels j'avais travaillé en 2003 sont venus aux Etats-Unis afin de renforcer notre système légal contre le terrorisme. Mes interviews avec eux devaient être télévisées, mais elles ont été interdits de diffusion [ndlr : par le FBI]. Je ne suis pas autorisé à en dire plus sur le sujet, mais laissez-moi vous préciser que les Irakiens sous Saddam Hussein savaient qu'Al-Qaeda travaillait dans leur pays, le FBI le savait, et notre gouvernement le sait aussi. 

DRZZ : Quelle est votre opinion sur la nouvelle stratégie irakienne du Président Bush ? 

GAUBATZ : Elle a été menée trop tardivement. A l'été 2003, notre équipe a rapporté les signes annonçant une guerre civile entre Sunnites et Chiites en Irak. Nous avions aussi noté que les Iraniens allaient chercher à provoquer une guerre civile en armant les Chiites, en coupant les lignes de ravitaillement et en endommageant les systèmes d'approvisionnement en eau. Ces rapports de renseignement ont été ignorés. 

Le monde devrait réaliser que la majorité des musulmans qui pratiquent leur religion ne veulent pas d'un Etat démocratique. Ce qu'ils veulent, c'est une nation islamique régulée par la charia. Vos lecteurs peuvent lire à ce propos ma dernière 
interview accordée à Frontpage Magazine.  

Les Français doivent aussi comprendre que ces gens-là (les terroristes islamiques) veulent détruire notre pays, l'Amérique, et d'autres nations non-islamiques pour la seule raison que nous ne sommes pas des pays musulmans. Il existe de nombreux musulmans démocrates, mais même les Sunnites ne considèrent pas les Chiites comme étant des musulmans ! 

Les Sunnites pensent que les Chiites sont des croyants qui ont quitté l'islam - des apostats, et l'apostasie est punie de mort. Les musulmans qui pratiquent "l'islam le plus pur" estiment que celui-ci doit être imposé dans les autres pays, par la force s'il le faut. Bien sûr, je ne vais pas citer ici des extraits de Fiqh Us Sunnah, Tafsir Ibn Kathir, les travaux de Syed Qtub et de S. Abul Maududi, mais vos lecteurs devraient lire les écrits de ces intellectuels islamistes. Ils commenceraient alors à réaliser le travail à faire pour combattre le terrorisme et ses partisans. 

 
DRZZ : Enfin, comme citoyen américain, quel est votre candidat pour les présidentielles de 2008 ?

GAUBATZ
: C'est une question difficile vu que je n'ai plus confiance dans les deux partis en place depuis ces cinq dernières années... Alan Keyes [ancien diplomate afroaméricain sous l'administration Reagan] serait mon premier choix, mais comme ses chances sont de l'ordre de 0.001%, je pense reporter mon vote sur Mitt Romney. 

Merci de m'avoir interviewé. Je me joins à ma famille pour vous transmettre mon amitié et mon estime à l'égard de votre magnifique pays.


INTERVIEW EXCLUSIVE "LE BLOG DRZZ"

David Gaubatz est un ancien agent fédéral de l'OSI, la "superpolice" de l'armée de l'air américaine. Spécialiste en contre-terrorisme et contre-espionnage, Gaubatz a mené plusieurs missions d'infiltration en Irak et a également travaillé pour le compte de l'ISG, la commission chargée par le Congrès de trouver les Armes de Destruction Massives du régime de Saddam Hussein. Plusieurs fois primé par le Pentagone, il a quitté l'armée en 2003 pour devenir inspecteur spécial auprès du laboratoire médico-légal de la ville de Dallas (Texas).

David Gaubatz a accepté de devenir un expert scientifique pour le compte du "blog drzz" pour les questions relevant du terrorisme et du monde du renseignement.

Ne manquez pas la première partie de cet entretien : Exclusif : Interview d'un ancien agent fédéral
 
Questions et traduction de ADAMASTOR

ADAMASTOR : Comment avez-vous analysé les positions et prises de paroles françaises et européennes (ONU etc….) à l’égard de la politique américaine et de la guerre en Irak ?



GAUBATZ : Depuis mon retour d'Irak en 2003 et mes rencontres avec de nombreux hommes politiques, j'accorde peu d'attention à la presse et aux médias télévisuels. Ce qui se passe derrière les portes closes est souvent bien différent de ce que l'on dit publiquement. A part cela, je crois qu'être allé en Irak en 2003 était une bonne chose, mais je suis d'accord, il y a eu beaucoup d'erreurs commises. Des erreurs continuent d'être faites et je pense que les Etats-Unis devraient commencer désormais les préparatifs pour quitter l'Irak. Les guerres seront toujours affreuses et de nombreuses personnes innocentes auront à en souffrir, mais il ya des moments où c'est la seule option. Lorsque cette option est choisie comme en 2003, la guerre devrait être faite sans tenir compte du politiquement correct et sans se battre à 25%, comme au Vietnam. La guerre en Irak a réalisé exactement ce que les terroristes islamiques ont toujours voulu. Elle a divisé l'Amérique plus qu'à n'importe quel autre moment de notre histoire, elle a provoqué des tensions avec nos amis de France, Allemagne et Royaume-Uni, pour n'en mentionner que quelques-uns. Je pense que la plupart des Américains sont d'accord avec l'opinion générale en France sur le fait de quitter l'Irak, mais comment en sortir avec élégance et ne pas avoir le souvenir d'un autre Vietnam empêchera ceci d'arriver avant plusieurs années.  

ADAMASTOR: Vous critiquez comme étant tardive la nouvelle stratégie en Irak. Pour autant pensez-vous que la pacification soit en bonne voie, et sinon y aurait-il d’autres solutions ?

GAUBATZ : En 2003 d'autres agents fédéraux et moi-même avons souligné dans nos rapports au Département d'Etat américain et à notre administration que les Iraniens entraient dans le sud de l'Irak par milliers. Leur objectif était de monter une guérilla contre les forces de la coalition et provoquer une guerre civile entre les Sunnites et les Chiites. On nous a ignorés. Cette guerre est différente de tout celles dans lesquelles l'Amérique ou la France ont été engagées. L'ennemi n'a aucun respect de la vie et il ne porte l'uniforme d'aucun gouvernement. J'ai travaillé plus de 25 ans dans le contre-respionnage et le contre-terrorisme. Je me demande tous les jours: "Y at-il réellement une solution"? Cette guerre n'est pas contre l'Irak, c'est juste qu'elle se livre en Irak. La guerre se livre contre les terroristes islamistes et leurs partisans. Elle ne s'arrêtera jamais pour nous, contemporains. Finalement les États-Unis pourront quitter l'Irak, mais la guerre se poursuivra. Nos enfants et leurs enfants verront plus le terrorisme en Amérique, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. 

Des enfants innocents de tous les pays souffriront. En Irak et en Arabie Saoudite j'ai demandé à de nombreux musulmans, "y at-il une solution à la crise entre Israël et la Palestine ?" 100% ont répondu "seulement si les Israéliens quittent Israël" (et pas seulement Jérusalem ou d'autres régions). Nous savons tous que ça n'arrivera jamais. Quitter l'Irak ou rester en Irak ne marquera pas la fin du débat, cela n'indiquera qu'une seule chose: le lieu des combats changera.

ADAMASTOR: Comment interprétez-vous la NIE ?

GAUBATZ : Le rapport de la NIE ne signifie pas grand-chose concernant le véritable problème. "Ont-ils eu un programme interdit ou est-on au bord du cataclysme nucléaire" ne sont pas les questions dont l'Amérique, la France ou l'ONU devraient débattre. La vraie question est : "est-ce que l'Iran veut une bombe nucléaire?" Les Iraniens veulent l'arme nucléaire et cela devrait tous nous préoccuper. L'Iran est actuellement sous le contrôle d'un partisan du terrorisme et, si jamais il obtient l'arme nucléaire, il n'hésitera pas à l'utiliser contre des innocents.


ADAMASTOR : l’Arabie Saoudite est-elle fiable ?

GAUBATZ : L'Arabie Saoudite et le Soudan sont les deux nations islamiques les plus alignées sur la charia. Au cours des derniers mois, je me suis procuré de la documentation distribuée par l'Arabie saoudite dans des Centres islamiques aux États-Unis. Ces documents soutiennent de nombreux terroristes et le "djihad" contre tout pays ou personne qui ne suivent pas l'Islam. Quand je mentionne "djihad", je fais référence au djihad Qital (le combat physique) et non le "djihad" interne vu comme "prière". Les lecteurs intéressés à mieux comprendre la charia devraient consulter mes récents travaux sur www.mappingsharia.com. Je tiens à souligner que notre équipe de recherche dans ce projet de cartographie de la charia est composée de professionnels musulmans, chrétiens, juifs. De nombreux musulmans ne veulent pas vivre dans un État islamique, ni sous la charia.

ADAMASTOR : comment gardez-vous la foi, l’idéal, le sens du devoir ? Et naguère, sur le terrain ?

GAUBATZ : C'est certainement la plus simple et la plus difficile de toutes les questions. Je garde la foi et mon sens du devoir en sachant qu'il y a beaucoup, beaucoup de personnes honnêtes dans le monde. J'ai rencontré de nombreux Irakiens en 2003, que j'aimerai toujours et qui auront toujours de l'importance pour moi. A plusieurs reprises, les Irakiens ont sauvé non seulement ma vie, mais ont celles de nombreux membres des forces de la coalition. J'ai été, de mes propres yeux, témoin de la tristesse des enfants irakiens au cours de la phase initiale de la guerre. J'ai vu des enfants qui ont souffert après le 11 septembre 2001. 

Nous devons tous garder à l'esprit que les enfants sont innocents, ils n'ont pas de colère contre telle ou telle personne ou tel ou tel gouvernement, ou tel ou tel croyant. Les adultes insufflent cette haine dans l'esprit des enfants. Voilà comment je garde mon sens du devoir. Je veux donner tout ce qu'il  m'est possible de donner pour leur sécurité.

ADAMASTOR : Que pensez-vous de tous ces anciens responsables du renseignement qui sortent des ouvrages critiquant leur pays en guerre, livrent des informations dans la presse, se dédouanent de toutes responsabilités ?

GAUBATZ : Je pourrais répondre par du "politiquement correct" et dire que d'anciens fonctionnaires ne devraient jamais dire quoi que ce soit de critique, mais je ne le ferai pas. Je crois qu'un citoyen devrait toujours soutenir son pays, surtout en temps de guerre. Cela ne veut pas dire qu'ils ne doivent pas être en désaccord. Être critique, c'est au sens large du terme. Par exemple, je crois qu'on a eu raison de partir en guerre en 2003, mais je pense (comme la plupart des gens) que des erreurs ont été commises. Cependant, si mon président (Démocrate ou Républicain) me demandait de retourner en Irak conduire des missions de contre-espionnage, je le ferais sans aucune hésitation. Je crois que tout citoyen de son pays ferait de même, ou devrait faire de même.

Un jour peut-être, j' écrirai un livre. Ce ne sera pas pour l'argent mais pour l'histoire. Ces cinq dernières années, j'ai tenté de répondre aux questions de nombreuses personnes au sujet de mon expérience en Irak. Parfois, certaines d'entre eux n'ont pas aimé les réponses, mais on ne m'a jamais reproché d'être politiquement correct. L'époque que nous sommes en train de vivre est très dangereuse. Il n'y a pas de pays qui soit exempté d'une éventuelle attaque, chimique, biologique, ou nucléaire (bombe sale) par des terroristes.


par Cyber-résistant publié dans : Le WEB Résistant communauté : Vu de droite
Mardi 29 janvier 2008

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n6684734468-5379.jpgLe 4 février 2008 à partir de 13 heures est organisé à Paris sur le parvis de l'Hôtel de Ville, comme dans le monde entier, un grand rassemblement international contre les FARC pour soutenir la libération d'Ingrid Betancourt et les autres 774 otages retenus dans la jungle colombienne.
POUR SOUTENIR LES 774 OTAGES : UN MILLIONS DE VOIX S'UNISSENT DANS LE MONDE CONTRE LES FARC

Un grand rassemblement international est organisé à Paris et dans le monde entier le 4 février prochain. Il s'agit pour le peuple colombien et ses amis de mobiliser l'opinion publique mondiale sur l'horreur subit au quotidien par le peuple colombien à cause d'un groupe terroriste : les FARC (Force Armées Révolutionnaires Colombiennes). C'est la cause humanitaire de cette année.

Un seul objectif : que de simples citoyens s'expriment devant le monde entier pour partager le malheur de la Colombie et dire simplement :


STOP! LES FARC

STOP ! Les attaques des populations les plus vulnérables

STOP ! Les enlèvements

STOP ! Les massacres et les assassinats

STOP ! Les actions terroristes

STOP ! LES FARCS


Des manifestations, marches ou rassemblements, auront lieu un peu partout le 4 février prochain en Colombie et dans le monde entier : Paris, New York, Londres, Madrid, Buenos Aires, Miami, Sydney, Barcelone, Munich, Toronto, Philadelphie, Boston et Quito, et d'autres villes encore.


Par Guy Sorman

L’Irak ? Non. Le Dollar
? Pas plus. L’absence d’assurance sociale ? À peine. La débâcle du crédit immobilier ? Certes pas . Le réchauffement climatique ? À coup sur , non. L’Iran ? À la rigueur.

Rien de ce qui, vu d’Europe ou d’ailleurs, nous paraît constituer une sorte de crise américaine, ne déterminera les prochaine élections présidentielles. Ce qui emportera le choix des primaires puis l’issue finale relèvera avant tout , de la morale , de la religion, de la psychologie des candidats. Ces candidats sont-ils pieux ? Démocrates et Républicains, tous pratiquent ou le prétendent ; la piété est plus intérieure chez les Démocrates , affichée chez les Républicains. Mitt Romney est Mormon : est-ce suffisamment chrétien ? Huckabee est un pasteur baptiste ? Voici qui en fait un candidat crédible . Mais il est soupçonné d’avoir accepté des cadeaux , Hillary Clinton aussi : est-ce bien moral ?Barack Obama avec un tel prénom, n’est-il pas un peu musulman ? Par chance , il se trouve un pasteur qui se porte garant de sa foi chrétienne. Rudolf Giulani s’est marié trois fois ? Désormais, c’est juré, il est un mari fidèle. Le Président américain pourrait être noir, une femme, mais athée , jamais.

Il importe ensuite que ce futur Président ne soit pas de gauche . Il n’existe pas de parti socialiste aux Etats-Unis ; mais les Démocrates doivent tous se défendre d’être libéraux, un mot (qui aux Etats-Unis, signifie l’inverse de son sens français) si salissant qu’on ne le désigne que pas son initiale , L. Etre L, c’est envisager que l’Etat résoudrait les problèmes économique et sociaux mieux que n’ y parviendraient l’économie de marché et la responsabilité individuelle ; alors que le vrai problème , disait Ronald Reagan, c’est l’Etat , c’est Washington . Tout candidat pour Washington, se doit d’être contre Washington.

Pacifiste est aussi suicidaire que L : le candidat sera donc un chef de guerre crédible qui fait confiance aux troupes. Le seul pacifiste déclaré , Ron Paul, passe pour extravagant ; une dérive qu’il compense par une passion immodérée pour le capitalisme . 

Du côté Républicain, l’allure martiale sied naturellement à John McCain, héros du Viet Nam et Rudolf Giuliani, héros du 11 septembre ; chez les Démocrates , Hillary Clinton y travaille en gommant sa féminité et par des tournées sur le front. Ce n’est qu’à New York, plus exactement au Nord Ouest de Manhattan ( Upper west side) , ou sur quelques campus universitaires, qu’un observateur européen en quête d’une gauche américaine, rencontrera une poignée d’anti-impérialistes avec qui sympathiser.

Vu d’Europe , ce qui rend les candidats si semblables est donc plus net que leurs différences : tous estiment que les Etats-Unis ont une destinée manifeste, de caractère quasi mystique. Tous dialoguent avec le Christ. Tous considèrent que le capitalisme américain est insurpassable. Aucun n’envisage un retrait du monde, ni économique, ni militaire. N’ayons sur ce sujet aucun doute : le cœur des Etats-Unis reste Reagano -conservateur .Un Président démocrate sera moins conservateur qu’un républicain mais il ou elle ,restera tout de même à l’intérieur du carré magique tracé par Ronald Reagan en 1980 : peu d’Etat, de la morale , du marché et de l’activisme militaire .

L’Irak ? Seul Obama regrette que l’armée y soit allée, il souhaite qu’elle en parte vite mais ce sera pour se renforcer en Afghanistan. Aucun autre candidat sérieux n’envisage un retrait du Proche-Orient d’autant que le sort des armes à Bagdad, grâce au général Petraeus, paraît tourner à l’avantage des Etats-unis. Ajoutons que l’Irak, aperçu à la télévision américaine, c’est assez loin et une affaire de professionnels.

L’assurance maladie est une préoccupation plus immédiate mais pas centrale non plus ; aux quelques dizaines de millions d’Américain non assurés (mais soignés dans les hôpitaux) , les Démocrates, et aussi les Républicains, proposent une meilleure couverture à condition qu’elle ne soit ni centralisée ni étatisée. Une Sécurité sociale à la française, ou à la canadienne qui lui ressemble, un monopole public, nul n’en voudrait aux Etats-unis et nul candidat ne le suggère : la liberté du choix et la privatisation, restent des normes incontournables . Une même prudence vaut pour le crédit immobilier : quelques millions de familles surendettées ont perdu leur logement ,mais il importe avant tout que le plus grand nombre continue à accéder à la propriété . Aucun candidat ne porterait atteinte à ce rêve-là. 

L’écart entre Républicains et Démocrates est-il plus franc sur les sujets qui fâchent et dressent véritablement certains Américains contre d’autres ? L’avortement , le droit de porter des armes , la peine de mort , l’immigration . Pour tous les candidats , c’est un exercice de funambule : les Démocrates penchent vers la liberté du choix des femmes, le contrôle des armes personnelles, l’abolition de la peine de mort mais avec modération. On s’en remet volontiers à la sagesse de la Cour Suprême et à la responsabilité locale des Etats . Les Républicains ne surenchérissent pour condamner l’avortement que pour mobiliser leur base radicale ; face aux électeurs dans leur ensemble, ils balancent sur la même ligne étroite que leurs adversaires . 

Reste l’immigration : sur ce sujet, les postures relèvent de l’arithmétique électorale. Depuis Ronald Reagan et avec George W Bush , les Républicains sont plus accueillants aux immigrés que les Démocrates , parce que plus individualistes ou à l’écoute des entreprises en quête de main-d’oeuvre . Les Démocrates ? Plus proches des syndicats , ils sont restrictifs , avec précaution : les Latinos pèsent plus lourd que les xénophobes et les riverains du Mexique hostiles aux clandestins . La même arithmétique rapproche les candidats confrontés à la mondialisation et aux importations chinoises : les emplois perdus coûtent des voix, mais les consommateurs des supermarchés en rapportent plus .

Le réchauffement climatique ? En dehors de la Californie, toujours en pointe ou à la mode, la plupart des Américains n’y croient pas et ceux qui le redoutent sont moins nombreux que ceux qui refusent une taxation de l’énergie , serait-ce pour sauver la planète. George W Bush n’a pas fait ratifier le traité de Kyoto par le Sénat , mais Bill Clinton et Al Gore non plus, parce que tous savaient que le Sénat y est unanimement hostile. Parions que le prochain Président, fera confiance à l’innovation technique, le credo américain, plutôt que d’accepter une contrainte internationale.

À ce seuil, l’économie n’a pas été évoquée parce que ce n’est pas aux Etats-Unis, un sujet politique ; il n’existe pas de Ministère de l’économie , on s’en remet au marché et à ses institutions, la Banque fédérale en particulier . Les controverses ne portent que sur la redistribution de la croissance : les Démocrates sont disposés à taxer les super riches , mais sans excès . Ils savent que les capitaux et les chefs d’entreprises sont volatiles.

Comment les Américains pourraient –ils arbitrer entre des programmes aussi nuancés ? La personnalité des candidats fera la différence : le caractère, la psychologie plus que l’économie ou la guerre , comme un vaste reality show à l’échelle de la nation.

Le monde devrait-il s’en inquiéter puisque le président des Etats-unis est aussi celui des non Américains ? La prospérité, la paix, la libre circulation sont partout tributaires du cours du Dollar et de la présence militaire américaine, gendarme planétaire . Mais le résultat de ces élections présidentielles sera-t-il si décisif ? La Maison blanche est pour l’essentiel un système autogéré et les institutions américaines plus durables que le pilote . Oui, l’idéologie dominante importe mais les élections de 2008 ne préfigurent pas une mutation comparable à celle de 1932 avec le New Deal, ni à celle de 1964 avec la Grande Société de Lyndon Johnson, ni à la Realpolitik de Richard Nixon en 1968 .La révolution conservatrice des années 1980 n’a pas encore épuisé son élan ; elle n’a pas non plus d’alternative , pas cette fois-ci .

Bill-Clinton-copie-1.jpgArticle de Vernon Smith, professeur de droit et d’économie à la George Mason University. Il a reçu le prix Nobel d’économie en 2002.

La crise conjointe du secteur immobilier et du marché des prêts nous rappelle à nouveau que toutes les implosions financières  ont leurs origines dans les mêmes causes : la possibilité d'emprunter à court terme et de prêter à long terme, sans assez de fonds propres pour faire face aux orages périodiques susceptibles de survenir dans l’intervalle.


Néanmoins cette bulle a été différente. En dehors du fait qu’elle a été alimentée par des achats immobiliers et des prêts aménagés, les uns comme les autres basés sur des fonds propres inadéquats, accrus par l’apport d’argent des autres, à la fin du processus, les plus values sur cessions d’actifs allaient de pair avec le droit d’encaisser 500.000 dollars de profit, net d’impôts. On peut remercier le Président Clinton pour sa décision de 1997, applaudie à l’époque par les banques, les promoteurs, et les citoyens désireux de bénéficier du statut de demi millionnaire acquis sur la base d’un investissement qu’ils ne pouvaient comprendre, et qu’ils croyaient, en se mentant à eux-mêmes, être sans risques. On peut remercier ceux qui ont alimenté la mère de toutes les bulles immobilières, ceux d’entre nous qui ont voulu acheter une seconde ou une troisième maison, et aussi des maisons avant qu’elles ne soient construites, et qui les ont vendues à quelqu’un d’autre qui rêvait de rester riche assez longtemps pour vendre la maison à un autre fou.

Une fois de plus, quoi que nous tentions de dire, et par delà la rhétorique politique, nous n’avons pas aidé les pauvres, et nous avons applaudi une action du gouvernement conçue de manière inepte.

La fringale de consommation est aujourd’hui finie, et il y a largement assez de blâmes et de reproches à disséminer. Le Congrès, quand ses membres cessent leurs bavardages inutiles, cherche à sauver la situation en envisageant des décisions qui  ne pourraient que créer à une date future la grand mère de toutes les bulles immobilières. Cette assemblée auguste a oublié depuis longtemps qu’elle a planté le décor pour toutes les bulles immobilières en créant des agences financées par le contribuable, Fannie Mae et Freddie Mac*, comme prêteurs immobiliers de dernier ressort.

Les innovateurs financiers qui ont inventé la titrisation en tant que mécanisme permettant de créer un marché national des liquidités pour les prêts sont maintenant critiqués pour avoir créé un « problème d’agence ». Ce qui équivaut à dire que les gestionnaires n’ont pas eu d’incitation à fournir aux investisseurs une information transparente quant aux risques économiques sous-jacents. Mais est-ce que la transparence importe encore  lorsqu’on est au sommet d’une bulle ? Les critiques prétendraient résoudre  le problème d’agence en recourant à davantage de régulation gouvernementale. Désolé de le dire, mais ne peut-on pas considérer que l’intervention politique constitue le plus grand de tous les problèmes d’agence ? Le Federal Reserve, confronté à un danger récurrent  d’insolvabilité, se sent lié par sa responsabilité face au risque d’une cascade de défaillances dans les obligations de haute qualité  et face à de mauvais investissements en quête de profits asymétriques libres d’impôts. Les ombres portées de Long Term Capital, de la crise des Savings and Loans, et de la « Portfolio Insurance »**, cas répertoriés où des emprunts à court terme ont servi à prêter sur des périodes plus longues que prévues, se font sentir. Les emprunts, en ces divers cas, ont tous été conditionnés par l’existence de liquidités qui se sont révélées pouvoir s’assécher à une vitesse inquiétante.

En conséquence, nous avons un Fed indépendant, conduit par les forces du marché à gérer les traits les moins défendables des marchés immobiliers. De surcroît, au moment où le Fed a abandonné sa position de lutte contre l’inflation, le dollar, le pétrole, l’or et les prix des matières premières produits ont indiqué un risque d’inflation, et deux mois plus tard, les prix à la consommation ont confirmé ce risque.

Une action plus audacieuse, et plus secourable envers les pauvres, que celle qui a consisté à exempter le secteur immobilier de taxes appliquées aux plus values sur cessions d’actifs, aurait pu consister à exonérer d’impôts toutes les plus values sur cessions d’actifs pourvu que le capital soit réinvesti, autrement dit non consommé : or, oui, chers citoyens, l’immobilier relève de la consommation.

A la différence de la bulle immobilière récente, les excès du marché boursier des années  1990 ont financé des milliers de nouveaux investissements, et certains de ceux-ci ont ouvert des voies  innovantes pour gérer la prolifération de nouvelles technologies . Le résultat : des gains de productivité inscrits dans la durée, et dont les effets se sont fait sentir jusqu’à une période récente.


Adam Smith, dans la Théorie des sentiments moraux (1748), notait judicieusement que la consommation des riches avait peu d’effet sur le bien être des pauvres.

Le revenu des riches est, en fait, largement investi dans les outils productifs et la connaissance, qui créent de la valeur à long terme pour tous  

« Les riches sélectionnent seulement ce qui est le plus précieux et agréable… bien qu’ils cherchent surtout… les gratifications de leurs désirs vains et insatiables, ils partagent avec les pauvres le fruit des améliorations ».

Les dépenses dans l’immobilier ne sont pas des « améliorations » qui mènent à une productivité accrue et à une richesse supplémentaire future qui sera partagée avec les pauvres. Elles ressemblent plutôt à la satisfaction d’une vanité subventionnée par le gouvernement.


Par la terreur et avec l’aide des medias, ils veulent toute la Palestine

hamas_20march_20w_20flag_204_2023_2004Par Albert Soued, pour www.nuitdorient.com

Il est indéniable qu’aussi bien le Hamas de Ismail Hanyeh que le Fatah de Mahmoud Abbas reprennent le scénario habituel de feu Arafat. Plus Israël s’enfonce dans des négociations, plus ils soufflent sur le feu de la violence.

Itshak Rabin à Oslo, puis Ehoud Barak à Sharm el Sheikh sont tombés dans le panneau de négociations où leurs adversaires leur extorquaient le maximum de concessions pour leur faire comprendre aussitôt qu’avec la violence des missiles, des tirs au pigeon sur les routes et des bombes humaines dans les villes, ils pouvaient obtenir toute la Palestine. Et aujourd’hui Ehoud Olmert se trouve dans la même impasse (1).

Sous la pression du Département d’Etat Américain, Annapolis a démarré ce processus asymétrique où Israël doit céder et donner et les Palestiniens recevoir un territoire "contigu" et viable dans une Palestine indépendante, sans aucune contrepartie tangible ou vérifiable, sans aucune action sérieuse et responsable pour cesser la terreur et commencer à construire un état.

Israël s’est désengagé de Gaza unilatéralement en 2005, évacuant par la force 8000 de ses citoyens de leur terre, de leur maison, de leur gagne-pain. Un "bienfaiteur" américain ex-directeur de la Banque Mondiale, a même racheté les serres des implantations, de magnifiques potagers et vergers, pour les offrir aux Palestiniens, dans le but de faire vivre des milliers de familles. Ces serres sont aujourd’hui démantelées, ravagées ou délaissées. Un vrai désastre. Mais à Gaza, c’est le chaos permanent et le mouvement islamiste radical Hamas, ayant pris le pouvoir, en a éjecté les dits modérés. Le Hamas est financé aussi bien par l’Iran que par l’Arabie. Les camps de réfugiés créés il y a 60 ans perdurent et continuent à être subventionnés par les Nations Unies.

Pendant le temps où ceux qu’on avait évacué de Gaza essayaient difficilement de se réinsérer ailleurs sur le territoire Israélien, les nombreuses milices armées et incontrôlées du Hamas et du Fatah déversaient des milliers de roquettes Qassam et de mortiers sur les villes et implantations limitrophes tuant, blessant et traumatisant des centaines d’Israéliens. Peu de médias européens en parlent.

Périodiquement, venant du territoire de Cisjordanie contrôlé par l’Olp et le Fatah de Mahmoud Abbas, des terroristes tuent des citoyens Israéliens, randonneurs, travailleurs ou officiers de police, s’infiltrant à travers les postes-frontières, dans les écoles, les supermarchés ou posant des bombes au bord des routes. La brigade al Aqsa, bras armé du Fatah, vient d’annoncer même que ce n’était que le début d’une offensive plus vaste. C’est donc la guerre ! Israël se défend par des attaques ciblées contre les responsables et leurs chefs instigateurs ou en limitant les échanges commerciaux, ne laissant passer que les convois humanitaires. Mais dans ces convois, le sucre est parfois remplacé par des explosifs.

Hier encore, le groupe humanitaire Zaka essayait de ressusciter une femme policier, sous le feu des terroristes du Fatah. C’est donc bien la guerre qui continue. Une guerre certes asymétrique, mais qui est constante, n’ayant aucune limite dans sa portée, ni dans son ampleur, et qui n’obéit qu’aux règles de la violence et de la haine viscérale, cherchant à éliminer l’autre ou au mieux à l’inciter à quitter les lieux.

Dans leur partialité constante, les médias européens parlent rarement de la terreur palestinienne visant les Israéliens, les victimes étant toujours du même côté, même s’il s’agit de mises en scène de crises humanitaires montées par les Palestiniens (2).

Il est vrai qu’il est entré dans le subconscient de l’Européen de la rue que l’arabe est toujours une victime et que l’Israélien est l’"agresseur". Les spécialistes devraient élucider cette perversion de la pensée (3).

La situation est analogue en Colombie où les terroristes du Farc sont encensés parce qu’ils ont enfin libéré deux otages. Ils l’ont fait pour se faire valoir et faire valoir un de leurs fans, le président du Vénézuela Ugo Chavez, mais, en même temps, ils ont pris en otage 6 nouvelles victimes innocentes. Et là les médias se taisent. Car "la pensée dominante, politiquement correcte et perverse" des médias, considère que les guerilleros terroristes sont des héros, victimes d’un pouvoir colombien abusif qui ne fait rien pour libérer les otages. C’est ce que répète inlassablement et d’une voix nasillarde la très "médiatique" fille de l’otage Ingrid Bettancourt.

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Notes

(1) Ehoud Olmert pourrait être visé par le rapport appelé Winograd. Cette enquête sur les responsabilités de la 2ème guerre du Liban ayant tardé à être divulguée, a surtout comme enjeu la stabilité politique d’Israël. Rappelons qu’en dehors des annonces d’objectifs qui n’ont jamais été atteints, lors des 2 derniers jours de la 2ème guerre du Liban, Ehoud Olmert a pris des décisions malheureuses qui ont coûté la vie à 33 soldats.

Le rapport définitif de la commission Winograd devait en toute logique censurer le 1er ministre, mais des "tractations" de dernière minute ont fait en sorte que le rapport final est plus nuancé à l’égard du 1er ministre. Or l’opinion publique ne l’entend pas de cette oreille et la cote d’Olmert est au plus bas (quelques %), alors qu’Abraham Burg ex-président de la Knesset, qui s’est exilé à Paris parce qu’il considère qu’Israël est "un état nazi et raté", vient d’encenser Ehoud Olmert comme étant le meilleur 1er ministre d’Israël depuis 30 ans....

Plutôt que de vouloir survivre coûte que coûte, "en arrosant les uns et les autres" et en risquant un schisme dans la société, Ehoud Olmert devrait organiser des élections en 2008, mais il ne le fera pas.

(2) Des journalistes Palestiniens ont déclaré le 23 janvier 2008, qu’à au moins deux reprises, le Hamas avait mis en scène des "blackout" pour mettre fin aux sanctions économiques contre la bande de Gaza. Dans un cas, des journalistes invités à couvrir une réunion du Hamas, présidée par le Premier ministre Ismaël Haniyeh, ont été surpris de découvrir celui-ci avec ses ministres, assis autour d’une table sur laquelle on avait allumé des bougies. La pièce était plongée dans l’obscurité. Dans l’autre cas, les journalistes ont découvert les députés du Hamas rassemblés dans une salle mise en scène de la même manière. Les journalistes ont déclaré qu’il n’y avait pas besoin de bougies, les réunions ayant lieu en pleine journée. Les responsables du Hamas avaient tout simplement tiré les rideaux.

(3) "Israël est le seul endroit au monde qui fournit de l’électricité à des organisations terroristes qui lui lancent des roquettes. La vie des Palestiniens dans la bande de Gaza n’est pas facile en raison du terrorisme qui y règne, et ceci doit être clair comme de l’eau de roche : le Hamas peut changer la vie de la population gazaouie en un rien de temps, s’il cesse son terrorisme" - Tsipi Livni, ministre des Affaires étrangères, 21 janvier 2008


Nouveau livre d'Albert Soued - Quand le Moyen-Orient verra-t-il la lumière ?

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par Cyber-résistant publié dans : Le WEB Résistant communauté : Vu de droite
Lundi 28 janvier 2008

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Pierre-Alain Pralong, secrétaire général en entreprise – Nous voici bientôt à cheval sur 2007-2008. Commençons par l’outil de travail : Internet. Quel bilan pour leblogdrzz et pour monde-info ?
  
Miguel Garroté, rédacteur responsable monde-info – C’est le choix d’Internet après des années de presse écrite. D’une part, les sites et les blogues Internet, sont devenus, le dernier espace, de liberté sans conditions. D’autre part, les sites et les blogues Internet, sont devenus, le cinquième pouvoir. Cela, plus personne ne le conteste. En outre, les sites et les blogues Internet, peuvent, comme les agences de presse, diffuser, des informations instantanées, en temps réel.
  
  
Pierre-Alain Pralong – Qui s’informe aujourd’hui sur les sites et les blogues Internet ?
  
Miguel Garroté – De plus en plus de personnes, y compris des politiciens de haut rang, des journalistes, des écrivains, des attachés de presse, des directeurs de la communication et des universitaires, ont recours aux sites et aux blogues, pour s’informer. De plus en plus de personnes ont recours aux sites et aux blogues Internet, parce que le quatrième pouvoir, à savoir les médias, la presse écrite, la radio et la télévision, exercent, presque tous, l’autocensure, au nom du politiquement correct et de la pensée unique. Il y a vingt ans, Louis Pauwels, alors Rédacteur en Chef du Figaro Magazine, s’inquiétait, déjà, de la dictature croissante de la pensée unique. Les sites et les blogues sont la réponse actuelle à cette dictature anesthésiante de l’esprit.
  
  
Pierre-Alain Pralong – Concrètement, comment se déroule le passage de la presse écrite à la presse internaute ?
  
Miguel Garroté – J’ai téléchargé, en avril de cette année, monde-info, sur Internet, après avoir exercé, le même métier, pendant de nombreuses années, dans la presse écrite, y compris avec la formule de la Lettre d’Information (Newsletter). Quelques mois après la transformation, de la Lettre monde-info, en un blog monde-info sur Internet, j’ai été sollicité, toujours pour écrire, par divers supports du net, sur lesquels on peut me lire aujourd’hui. Ainsi, outre mon propre blog, http://monde-info.blogspot.com , je publie, pour ainsi dire quotidiennement, sur http://leblogdrzz.over-blog.com , sur http://rebelles.info et sur http://juif.org . De façon plus occasionnelle, je publie sur d’autres supports Internet, tels que par exemple http://www.upjf.org/ , http://www.nuitdorient.com/ et http://www.surlautrerive.com/ .
  
  
Pierre-Alain Pralong – Quel est le point commun entre ces sites et blogues ?
  
Miguel Garroté – Le point commun, des sites et blogues, sur lesquels j’écris, c’est, entre autre, la prise de conscience, que le terrorisme islamique et divers régimes musulmans, poursuivent une guerre mondiale, contre la société libre, de culture judéo-chrétienne ; et que la société libre, de culture judéo-chrétienne, a le droit et le devoir, de résister, à cette guerre mondiale, que poursuivent, contre elle, le terrorisme islamique et divers régimes musulmans.
  
  
Pierre-Alain Pralong – Tu as véritablement pris pied dans http://leblogdrzz.over-blog.com, un blog néoconservateur qui compte, en moyenne, 1'500 lecteurs par jour provenant de dizaines de pays. Pourquoi être entré dans leblogdrzz ?
  
bush-4.jpgMiguel Garroté – Parce que je suis attaché à un idéal, ne transigeant pas, sur les valeurs judéo-chrétiennes ; un idéal qui demande, au moins, le respect de ces valeurs, dans une économie libre de marché ; dans une société libre et démocratique. Dans l’amitié avec les USA et dans le soutient à Israël. Parce que je ne veux pas, que les générations futures, se retrouvent, un jour, dans une société protectionniste, nationaliste, fermée et policée. Le patriotisme oui. Le nationalisme craintif non. A l’époque de Ronald Reagan, premier président américain néoconservateur, je suis sorti du gauchisme OLPique, mais j’étais, encore, sous l’influence, de l’antiaméricanisme et de l’antisionisme, véhiculés par les médias. En 2007, j’ai réalisé, mieux vaut tard que jamais, que ce que Reagan proposait jadis ; et que Bush tente de maintenir vivant aujourd’hui, c’est, justement, ce en quoi je crois, depuis longtemps. Il se trouve qu’en termes politiques, on nomme cela le conservatisme ou le néoconservatisme. C’est ni l’UMP ni le Front National. C’est entre les deux. En Europe, c’est politiquement très incorrect, de s’afficher conservateur ou néoconservateur. Néanmoins, j’ai pris pied dans leblogdrzz, un blog néoconservateur. Et je ne le regrette pas le moins du monde. Au contraire, j’en suis très heureux.
  
  
Pierre-Alain Pralong – Quid de l’Eglise catholique en 2007-2008 ?
  
Miguel Garroté – Catholique veut dire universel, c’est à dire, attaché à Dieu qui s'étend à tout, qui s'étend partout. Je rappelle ici que j’ai vécu, tant à la maison qu’à l’école et à l’université, dans l’athéisme anticlérical jusqu’à l’âge de 27 ans. Je me suis converti à Jérusalem, en 1983, sans faire exprès, non pas lors d’un pèlerinage, mais lors d’un voyage en relation avec mon activité. Pour moi, le catholicisme, en 2007-2008, se vit, dans un