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Actualités

Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /Mars /2008 00:51

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Communiqué du 24 janvier 2008

:: L’expulsion des immigrés clandestins est conforme aux droits de l’Homme ! ::

Les réseaux gauchistes articulés autour d’Education Sans Frontières se gargarisent en permanence des « droits de l’homme ». On peut se demander si ces gens ont jamais lu une seule déclaration ou convention des droits de l’Homme. Ainsi, un Richard Moyon, professeur d’histoire en dispenses syndicale et chef du RESF, n’a sans doute jamais lu la Convention Européenne des droits de l’Homme (CEDH) de 1950, et plus précisément un extrait de son article 5, intitulé « Droit à la liberté et à la sûreté » que nous reproduisons ci-dessous :

« 1. Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté.

2. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf dans les cas suivants et selon les voies légales:
[…]

e. s’il s’agit de la détention régulière d’une personne susceptible de propager une maladie contagieuse, d’un aliéné, d’un alcoolique, d’un toxicomane ou d’un vagabond;
f. s’il s’agit de l’arrestation ou de la détention régulière d’une personne pour l’empêcher de pénétrer irrégulièrement dans le territoire, ou contre laquelle une procédure d’expulsion ou d’extradition est en cours. »

De même, les innombrables enseignants du RESF, nourris des grands principes révolutionnaires, semblent avoir oublié l’article 7 de la Déclaration des droits de l’Homme de 1789 qui affirme :

« Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l’instant: il se rend coupable par la résistance. »

Ainsi donc, quand un militant du Réseau Education Sans Frontières héberge, véhicule, conseille un clandestin, essaye d’empêcher un avion de partir ou bien s’interpose devant la police, non seulement il viole la loi mais de plus, il bafoue la grande Déclaration universelle des Droits de l’Homme.

C’est donc une bonne nouvelle que notre Collectif voulait délivrer. Non seulement l’expulsion des immigrés clandestins est légale, non seulement elle est légitime au regard de la volonté majoritaire du peuple français, mais encore, elle est conforme à l’idéal des droits de l’Homme.

La nouvelle n’empêchera nullement le RESF de récidiver dans ses actions mais elle a au moins le mérite de jeter bas les masques et de montrer qui sont ces gens : des imposteurs.

———————————————————–
Collectif Expulsion sans Frontières
http://www.expulsionsansfrontieres.org
Courriel : expulsionsansfrontieres@gmail.com



Rachida Dati a-t-elle apostasié l’islam ?

Les voies du Seigneur sont décidément impénétrables. Comment pouvait-on prévoir qu’un jour Rachida Dati ferait son coming out catho, allant jusqu’à assister très médiatiquement depuis plusieurs semaines à la grand-messe de 11h dans plusieurs églises de « son » VIIème arrondissement de Paris ? Noël ! Noël !

Et pourtant, elle vient de loin notre petite Rachida, elle qui, naguère encore, jeûnait ostensiblement pendant le ramadan – au point d’indisposer ses collègues – au ministère de l’Intérieur où elle occupait le poste de conseiller de M. Sarkozy.

Le même Sarkozy devenu Président de la République a peut-être pensé aux touchantes manifestations de piété musulmane de sa petite protégée lorsque, avec une gourmandise non feinte, il affirmait à la Grande Mosquée de Paris le 27 septembre dernier à l’occasion de la « rupture du jeûne » : « Au gouvernement, certains s’obligent à ce jeûne » . Clin d’œil à Rachida présente aux côtés du Président ? Lequel avouera à ces hôtes musulmans : « Oui, je me sens bien chez vous ». Quand Rachida est là, tout va…

Mais l’émouvant cheminement spirituel de la jeune femme n’explique sans doute pas tout. On pourra en effet plus prosaïquement remarquer que c’est précisément dans ce VIIème bon chic bon genre que Madame la ministre a été parachutée par l’UMP pour les prochaines élections municipales. Et qu’y faire, sinon draguer l’électorat catho ?

Prenant sa mission particulièrement à cœur, Mme Dati n’a pas hésité à tapiner (électoralement parlant, et Ad Majorem Sarkozyi Gloriam cela va de soi) le mois dernier à Sainte-Clotilde, puis à Saint-Thomas-d’Aquin, et enfin, dimanche dernier à Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, trois églises bien réparties par rapport à son QG de campagne. Ce nomadisme paroissial a-t-il pu paraître suspect ? Peut-être, mais Paris vaut bien quelques messes astucieusement ventilées.

Si, tournant le dos au relativisme religieux, culturel et moral, professé par son maître à penser (et plus si aff.) Nicolas Sarkozy, Madame la ministre se sentait des velléités de conversion sincère au catholicisme, on lui rappellera le sort funeste que l’islam réserve aux apostats :

« Les pierres utilisées pour infliger la mort par lapidation ne devront pas être grosses au point que le condamné meure après en avoir reçu une ou deux. Elles ne devront pas non plus être si petites qu’on ne puisse leur donner le nom de pierre. La taille moyenne est choisie généralement afin de faire expier la faute par la souffrance » (cf. Lapidation )

Nous ne saurions trop conseiller la plus extrême prudence à Rachida Dati. En particulier, quand on risque la lapidation, était-il bien malin d’aller se montrer à Saint-Pierre-du-Gros-Caillou ? Naïveté ou sens aigu de la provoc’ ?

Henri Dubost pour Novopress France

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://fr.novopress.info]


Lancement à Anvers de l’organisation européenne « Les villes contre l’islamisation » - avec Robert Spieler, Président d’Alsace d’abord

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Jeudi 17 janvier, s’est tenue à Anvers, en Flandre, la réunion constitutive de l’organisation européenne « Les villes contre l’islamisation ».

Plusieurs mouvements nationaux et identitaires européens, à l’initiative de Filip Dewinter, député d’Anvers et porte-parole du Vlaams Belang, ont décidé de créer cette structure commune afin de renforcer et de coordonner leur lutte contre l’islamisation de nos villes.

Parmi les fondateurs figurent le FPÖ (Autriche), représenté par son Président Heinz Strache ; Krake Rolf du Danemark qui a lancé des initiatives populaires contre l’islamisation de son pays ; Henrique Ravelo, Président espagnol de Tierra y Pueblo ; Adriana Bolchini, d’Italie, ancienne proche de Oriana Fallaci et responsable d’une association anti-islamique ; Markus Wiener-Wolter, dirigeant de Pro Köln, association citoyenne très puissamment implantée à Cologne et farouchement opposée à l’implantation de mosquées-cathédrales dans Cologne.

Robert Spieler figure également parmi les fondateurs de l’association, et entendait représenter tous ceux qui, qu’ils soient nationalistes, régionalistes ou identitaires, sont résolus à ce que l’Alsace et la France ne deviennent jamais terre d’Islam.

Après la conférence de presse, les membres fondateurs de l’association se sont retrouvés devant la mairie d’Anvers en brandissant des panneaux représentant une mosquée géante dans un cercle rouge barré.

Dans l’après-midi, visite sous protection policière du quartier du nord d’Anvers, totalement islamisé. Edifiant et significatif de ce que l’on peut attendre dans les prochaines décennies…

Dans la soirée, grande réception avec les militants et les élus d’Anvers du Vlaams Belang : 800 personnes.

L’association « Les villes contre l’islamisation » va organiser dans les prochaines semaines de nombreuses réunions partout en Europe de sensibilisation face à la menace islamique.

La première de ces réunions aura lieu le samedi 2 février à Paris sous l’égide de la revue et de l’association Synthèse Nationale, dirigée par Roland Hélie.

Robert Spieler et Hilde de Lobel, députée du Vlaams Belang, seront présents lors de cette réunion et présenteront au public les objectifs de cette initiative.

Source : Robert Spieler



Le XXIème siècle sera-t-il musulman ?

On adore nous dire qu’il y a environ un milliard et demi de musulmans dans le monde. Ce qu’on oublie de nous dire, c’est qu’il en avait cent trente millions en 1900. Le nombre a donc plus que décuplé, pendant que la population chrétienne ne faisait que tripler, et que la population européenne stagnait, ou peu s’en faut.

Les musulmans maîtrisent l’arme démographique, mais ils maîtrisent aussi maintenant l’arme économique et financière. Les réserves financières des pays pétroliers sont estimées à 4000 milliards de dollars, pendant que l’occident, de l’Espagne à l’Amérique en passant par la France ou l’Italie croule sous les dettes. Aujourd’hui l’Algérie est plus riche que la France. Les tours de passe-passe du galopin présidentiel montrent, outre son admiration pour l’argent (essayons le dernier yacht ou le dernier jet de l’émir untel), que les décisions sont prises là-bas et plus ici.

Bush junior et allé s’humilier en Arabie séoudite pour demander un rab sur le pétrole que bien sûr il n’a pas obtenu. Les fonds souverains arabes pèsent 900 milliards de dollars, et l’on ne peut que les en féliciter alors que nos sacro-saints marchés financiers cassent la valorisation de toutes les entreprises occidentales, qui n’ont pourtant jamais autant rapporté d’argent. C’est bien l’occident qui a décidé de sous-valoriser la technologie Alcatel, et de surévaluer le pétrole, alors que nous avions pourtant été prévenus dès 1973 de l’usage qui pourrait être fait de l’or noir.

D’autres éléments sont à prendre en compte : les églises continuent de se vider, et les vrais catholiques, en France ou ailleurs, se constituent des Katholik Parks pour survivre en marge de la société multiculturelle européenne. Je rappelle que dans un de ses derniers textes, Jean-Paul II avait courageusement déconseillé le mariage des chrétiennes avec les musulmans. Conseil suivi de peu d’effet, on s’en sera douté. En Amérique du sud, les évangélistes continuent de progresser et d’écraser l’église, pendant qu’en Amérique du Nord, les latinos commencent à se convertir massivement à l’islam, femmes comprises. Cette religion a décidément le vent en poupe, en dépit ou grâce à sa violence, grâce surtout à sa cohérence doctrinale et à son maintien d’un strict lien entre la vie temportelle et celle spirituelle. Je le dirais au risque de choquer : c’est un monothéisme qui fonctionne mieux que le nôtre. La brutalité ou l’intransigeance de l’islam attirent d’ailleurs beaucoup d’anciens (ou de nouveaux) nationalistes, en France comme ailleurs.

On peut considérer qu’il y aura cent millions de musulmans en Europe en 2100, jeunes pour l’essentiel. Et ceux-ci font déjà la loi, non seulement en France mais également en Angleterre, où l’on impose la viande hallal à l’école primaire à certains KAFIR britanniques, où l’on interdit la lecture des Trois petits cochons (pas hallal, justement) et où l’on interdit peu à peu tous les arbres de Noël. C’est la même Angleterre blairiste qui est allée prêter son soutien à Bush pour liquider le seul régime laïque arabe, qui donnait des responsabilités aux chrétiens sans les liquider ou les chasser, comme ils l’ont été depuis cinquante ans de tout le monde musulman. Quand on a des ennemis comme cela, on n’a même plus besoin d’amis…

Six ans et demi après les attentats du 11 septembre, tout semble nous montrer que l’islam a gagné la bataille de la globalisation ; qu’il va s’inposer partout, et imposer trois types de populations : les musulmans proprement dits, les convertis (300 000 en France), et les dhimmis, ou vrais soumis, qui vont approuver les diktats des imams et des émirs du pétrole. Cela pourrait prendre moins de temps qu’on nous l’a dit.

Il a cent ans environ, René Guénon prévoyait une guerre traditionnelle qui ferait plier l’occident moderniste. Aujourd’hui ce dernier est nihiliste, sénile et vénal : le XXIème siècle a donc de fortes chances d’être musulman, au moins dans notre partie du monde.

Nicolas Bonnal pour Novopress

[cc] Novopress.info, 2007, Dépêche libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]


Ne regardez plus Euronews !

Image Hosted by ImageShack.us La saga cosmopolite continue. Un article précédent sur Novopress nous apprenait la diffusion à partir de juillet 2008 d’Euronews en arabe, pour « informer les populations arabophones d’Europe ».

Philippe Cayla, son PDG, enfonce le clou. Il n’a plus envie de faire du journalisme. Il souhaite passer à la propagande bruxello-mondialiste.

Sous couvert d’un déficit, il est vrai réel, d’informations sur les institutions européennes, il expose dans une tribune libre du journal Le Monde, sa vision de l’Europe :

« Pourquoi parler d’Europe ? Parce que l’histoire des nations se termine, et que l’histoire de l’Europe est à peine commencée. La souveraineté nationale, économique, commerciale, et même militaire, c’est terminé. Ces renoncements sont définitifs, irréversibles et c’est tant mieux ».

Plus loin, il parle de Bruxelles comme « un lieu miraculeusement multiculturel où des intelligences (!) se consacrent à l’Europe ».

Philippe Cayla joue à merveille son rôle de promoteur du système, celui qui détruit l’avenir des nations, pour le plus grand bonheur de l’individualisme consumériste.
Sa chaîne, payée en partie par la redevance télé, n’a plus pour but d’informer, mais de convertir les derniers récalcitrants au monde merveilleux du cosmopolitisme européen.

Ne plus regarder Euronews évite une contamination mentale néfaste.

LeBerlioz pour Novopress

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]


Le prix du livre européen de la magouille

Image Hosted by ImageShack.us Il a été décerné à Guy Verhofstadt, ancien Premier Ministre de la Belgique, devenu premier Ministre expédiant les affaires courantes en attente d’un gouvernement, et actuellement Premier Ministre par intérim, en attendant d’être Premier Ministre à vie.

Ce prix est décerné apparemment au meilleur ouvrage détruisant les Nations, dont le président du comité de parrainage est le has been Jacques Delors, et le président du jury le cosmopolite Henning Mankell.

Le prix a été décerné, sans arrière-pensée politique à l’ouvrage, sûrement écrit par un nègre, intitulé « les Etats-Unis d’Europe ». Sans commentaires.

C’est un peu comme s’il existait un prix du livre UMP décerné à Nicolas Sarkozy, un prix de la maison blanche qui verrait couronner Dick Chesney, ou un prix microsoft donné à Bill Gates.

Evidemment, la lecture de ce livre n’est en rien une obligation…

LeBerlioz pour Novopress

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
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Le Choc du Mois N°19 en avant-première dans Novopress

Retrouvez désormais chaque mois, en avant-première et en exclusivité pour Novopress, la couverture, le sommaire et un article du Choc du Mois ! En kiosque dès lundi.

Image Hosted by ImageShack.us Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us La suite de cet article (et les autres) en vous rendant chez votre marchand de journaux ou en vous abonnant .

Racines


Groupe SPARTE : des intellectuels au service de l’Identité !

Beaucoup d’entre vous ne le savent pas, mais il existe, parmi les structures amies du Bloc Identitaire, un regroupement informel de personnes intéressées par le travail intellectuel et la recherche théorique qui cherchent à comprendre et analyser les enjeux actuels et proposer des solutions s’inscrivant dans une optique identitaire d’enracinement des peuples européens et de défense des cultures face à l’uniformisation marchande et aux dangers entraînés par les migrations massives de populations.
Il s’agit du Groupe Sparte, qui dispose d’un site internet : www.groupe-sparte.com que je vous invite à visiter.
Le Groupe Sparte est indépendant du Bloc Identitaire mais appartient à la « mouvance » Identitaire de telle sorte que les textes de Sparte n’engagent pas les Identitaires et inversement, le Bloc Identitaire ne dicte pas à nos amis du Groupe Sparte ce qu’ils doivent penser ou écrire.
Le Groupe Sparte regroupe des chercheurs, des enseignants, des étudiants mais également toute personne intéressée par le combat des idées. Si vous souhaitez apporter votre pierre à l’édifice, vous êtes les bienvenus.
Récemment, nos amis du Groupe Sparte ont édité des textes remarquables sur la métaphore politique de l’exil chez M.G. Dantec, sur l’enjeu révolutionnaire des classes moyennes, la nécessité de dépasser le projet moderne, ou encore sur les dangers ou les avantages du communautarisme pour notre combat contre l’immigration, etc… Ces textes sont en ligne sur leur site internet.
Il est évident que la recherche d’un dépassement de la modernité politico-philosophique par une critique positive de la philosophie des Lumières et du relativisme kantien doit retenir notre attention dans la mesure où il s’agit là de la racine du mal qui ronge les sociétés européennes.
Peut-être (et il s’agit là d’une opinion personnelle) faut – il même remettre en cause l’apport cartésien ou le nominalisme de Guillaume d’Ockham (1300-1350) qui ont introduit une rupture avec la scholastique et la pensée aristotélicienne.
Comme vous le voyez, il y a du pain sur la planche pour ceux qui souhaitent se dégourdir les neurones.
Précisons également que le Groupe Sparte, conformément à la ligne de conduite générale des Identitaires, travaille dans une optique de rassemblement de toutes les sensibilités religieuses ou politiques sans esprit de sectarisme et sans exclusive. Le Groupe Sparte accepte également de travailler avec des structures constituées comme par exemple la Fondation Polémia ou des revues catholiques qui ont récemment accueillies des articles d’identitaires.
La mouvance « Identitaire » avec un mouvement politique pour les jeunes (les Jeunesses Identitaires), pour les adultes (Bloc identitaire) des associations de solidarité avec les européens qui souffrent (SDF, Solidarité Kosovo, associations de défense des victimes), une agence de presse (Novopress), un groupe de réflexion et de recherche intellectuelle (Groupe Sparte) couvre tous les domaines de l’engagement social et politique et démontre sa maturité.
De plus, avec toutes ces structures et ces possibilités d’action il faut désormais une bonne dose de mauvaise volonté pour dire « moi je souhaite aider les Identitaires, mais je ne sais pas comment m’engager pour me rendre utile » !
Allons, cher ami, un petit effort, il y a de quoi bosser chez les Identitaires.
Jérôme D. (http://blog-identitaire.com)


L’invasion polonaise

Image Hosted by ImageShack.us En 2004, lors de l’élargissement de l’Union Européenne aux pays de l’est, promesse avait été faite qu’en aucun cas il n’y aurait de déferlement massif en Europe de l’ouest de travailleurs et de non travailleurs issus de l’ancien bloc soviétique.

Ceux qui avaient anticipé le problème se sont vus qualifiés de « fantasmeurs », quand ce n’est de « racistes ».

Cependant, l’adjoint au maire, travailliste, de La Haye, n’arrive plus à offrir des logements en nombre suffisant à ses compatriotes, parle d’un afflux de travailleurs polonais, estimés à 120 000, et redoute l’arrivée de roumains en nombre supérieurs.

Les élus locaux accusent le gouvernement central d’avoir fait preuve de « naïveté ».
Cette immigration incontrôlée pose de graves problèmes en Europe de l’ouest, mais aussi à l’est. En effet, la Roumanie vient de faire venir 3 500 travailleurs chinois pour combler l’émigration de ses ouvriers. La Pologne vient quant à elle d’ouvrir son marché du travail, et spécifiquement celui du BTP, à des centaines de milliers de Biélorusses et d’Ukrainiens, pour remplacer ses ouvriers partis sur les chantiers belges et français.

Une fois encore, L’Europe bruxelloise ne résout aucun problème mais se borne à les déplacer, de l’est vers chez nous…

LeBerlioz pour Novopress

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
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Un exemple de racisme anti-blanc: la pochette de Ice-T

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Cette pochette est extrêmement révélatrice de la haine et du mépris qu’éprouvent les rappeurs afro-américains pour les petits “diables blancs” de la classe moyenne qui achètent leurs CD.

Au premier plan : un jeune “whigger” (”white nigger”, littéralement “nègre blanc” : qualificatif méprisant donné par les afro-américains aux jeunes blancs qui tentent de singer leur comportement et leurs modes vestimentaires et musicales) blond, sale et mal habillé. Il porte un T-shirt Rasta aux couleurs du reggae. Autour de son cou se balance un pendentif représentant l’Afrique et ses couleurs. Près de lui, sur le sol à droite, on aperçoit - volontairement mal dessinée - une pipe pour crack sensée représenter la source financière des gangs auprès du “sale blanc”, un joint roulé et une bouteille de soda percée servant à la “fumette”. A ses pieds sur sa gauche sont étalés des livres, dont celui de Malcolm X (largement entamé) qui représente la propagande “anti-raciste” favorisant en fait le racisme anti-blanc. A sa droite sont répandues au sol une multitude de cassettes de rap de Ice-T (achète, achète petit blanc !).

L’esprit du jeune déraciné blanc est complètement sous la domination du rappeur au regard hypnotique. Celui-ci lui impose sa volonté, symbolisée par les ondes cérébrales, sortes de volutes de fumée (de crack, de cannabis ?) qui sortent des yeux de Ice-T pour pénétrer dans le cerveau de son jeune fan via les écouteurs du walkman.

Pendant ce temps, à l’arrière plan, se déroule, sous le regard satisfait de “l’artiste” une scène d’effraction et de violences commise par trois jeunes noirs. Le premier, armé, fracture la porte. Un autre, encagoulé, commence à violer la mère du jeune “whigger” pendant qu’un troisième fracasse le crâne de son père à coups de crosse de fusil d’assaut automatique (armes répandues dans ces milieux).

La symbolique est claire : Alors qu’Ice-T a pris le contrôle du cerveau du jeune blanc grâce au rap, aux lectures ethnomasochistes et aux drogues qu’il lui a vendu, ses frères de race afro-américains pillent la maison de celui-ci et massacrent sa famille sans susciter la moindre réaction de sa part. Le rap, la propagande et la drogue ont annihilé chez lui toute fierté masculine, toute volonté de résistance. Il aurait dû être un jeune guerrier défendant son territoire et son clan. Il n’est plus qu’un zombie amorphe, à la merci de ses nouveaux maîtres.

Article paru sur Granika



La “2007 World Population Data Sheet”. Le génocide européen continue.


La “World Population Data Sheet” (Fiche de données sur la population mondiale) du Population Reference Bureau, publiée chaque année, est la référence en matière de chiffres démographiques (1). Cette publication fournit de nombreuses données pour tous les pays du monde. Compte tenu des délais pour avoir des données vérifiées pour certains pays, l’édition 2007 récente concerne les données de 2006. Dans cette édition 2007, on ne peut malheureusement que constater que le génocide européen par insuffisance majeure d’enfants ne fait que continuer.

Dans la figure 1 ci-dessous, ont été extraites, parmi ces milliers de données, celles qui concernent le plus la démographie des Européens, que ce soit en Europe, ou dans les principaux pays du monde pour l’instant majoritairement peuplés de descendants d’Européens.

L’indice synthétique de fécondité (figures 1 et 2) indique le nombre moyen d’enfants par femme dans les conditions de natalité actuelles. C’est un indice global pour toutes les personnes résidant dans un pays. Assez peu de pays mesurent cet indice spécifiquement pour les européens ; en particulier en France c’est un sujet tabou dans les statistiques officielles (on casse le thermomètre pour masquer l’importance de la maladie). Mais des démographes obtiennent des données par recoupements. Par exemple Jacques Dupâquier (membre de l’Institut de France) dans son article “La désinformation de l’INSEE” (2) évalue l’indice pour les européens en France, à 0,25 de moins que l’indice global du fait de la surnatalité des populations d’origine non-européenne ; pour la même raison, Yves-Marie Laulan indique que pour évaluer l’indice pour les européens, il faut retrancher 0,2 à 0,4 à l’indice global selon les pays.

Pour analyser ces chiffres, il faut se rappeler que pour qu’une population maintienne la vie en renouvelant simplement ses générations (sans même les faire croître, alors que le reste du Monde est en expansion) il faut dans les conditions sanitaires historiquement exceptionnellement bonnes de l’Europe, qu’il y ait un indice de fécondité de 2,1 enfants par femme (2,1 car un petit nombre de bébés n’atteindront quand même pas l’âge d’avoir à leur tour des enfants). Les européens en Europe en sont bien loin (voir en particulier figure 2). Et de même au Canada ou en Australie. Par contre les descendants d’européens aux USA disparaissent moins vite.

Dans la figure 1, la colonne “% - de 15 ans” indique le pourcentage des enfants de moins de 15 ans par rapport à l’ensemble de la population. Ces enfants sont l’avenir. Pour connaître la situation des européens en Europe il faudrait réduire ce pourcentage déjà très faible (même remarque que ci-dessus concernant l’effet de la surnatalité des populations non-européennes en Europe). La comparaison avec les chiffres de l’Afrique, l’Asie et l’Amérique Centrale et du Sud est parlante.

Pour l’ensemble de l’Europe (Russie comprise) l’indice de fécondité est de 1,5. Pour les seuls Européens, même si l’on prend la valeur la plus favorable (0,2) de Laulan de la réduction à faire, cela nous amène à un indice de 1,3. Pour avoir une image de l’effet d’un tel chiffre, à l’échelle de ce que peut voir un homme durant sa vie, regardons son impact en 2 générations (environ 60 ans). Chaque génération se renouvelle seulement à 62 % (1,3/2,1), soit en deux générations un renouvellement des générations de 38 % (0,62 x 0,62), soit à peine plus du tiers du nombre d’enfants nécessaires pour juste maintenir la vie. Cette dénatalité existe depuis 1975 en moyenne selon les pays ; en 2007 nous sommes plus qu’à mi-parcours des 2 générations.

Dans ces conditions, vers 2035, cent européens en âge d’être grands-parents auront en moyenne 38 petits-enfants pour les remplacer. Si leur génération ne fait pas repartir la natalité en ayant suffisamment d’enfants, ceux des lecteurs qui ont 20 ans actuellement verront cela quand ils auront 47 ans ; dans les enfants de cette époque, presque les deux-tiers des européens disparaitraient.

Devant l’ampleur de ce véritable génocide européen que prévoit l’ONU, si souvent sensible au sort d’autres peuples ? Elle prévoit des “Migrations de remplacement” (rapport disponible sur le site de l’ONU), les européens disparaissent, très bien, on les remplace par l’immigration de peuples non-européens. L’ONU n’envisage pas une autre solution pourtant plus “écologique” : conseiller aux Européens d’avoir à nouveau suffisamment d’enfants, sommer les gouvernements européens d’avoir une politique qui n’incite plus à la disparition des Européens et les médias de moins dévaloriser les familles européennes. D’ailleurs les critiques acerbes et la désinformation actuelles des médias contre Vladimir Poutine ne sont pas étrangères au fait qu’il est pratiquement le seul grand dirigeant européen à afficher la volonté d’inciter à une reprise de la natalité de son peuple, et à prendre des mesures en sa faveur, plutôt que de recourir à l’immigration.

Conclusion.

Le bref dessin de Konk (figure 3) en dit plus qu’un long discours.

X.M. pour Novopress

(1) “2007 World Population Data Sheet” du Population Reference Bureau. Disponible sur www.prb.org .

(2) Jacques Dupâquier - Fécondité/natalité française en 2005 : la désinformation de l’INSEE - Colloque de la Fondation Singer Polignac, 2 février 2006.

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]


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Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /Mars /2008 13:05

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Le pouvoir en quête de proximité


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 8 février.

L e Parlement a donc désavoué le peuple. Alors que 55 % des électeurs, consultés le 29 mai 2005, avaient dit non à la Constitution européenne, c'est un document presque identique (de l'aveu de Valéry Giscard d'Estaing) qui a été approuvé, hier, par les députés et les sénateurs. Certes, les Français avaient été avertis, puisque Nicolas Sarkozy s'était engagé sur cette procédure. Mais il n'avait pas été dit que le «mini-traité» ressemblerait tant au texte rejeté. Le tour de passe-passe éloigne un peu plus l'Europe de sa légitimité populaire.

La défiance des Français pour leurs représentants, illustrée à l'époque par le refus de suivre les multiples injonctions à voter oui, ne risque pas de disparaître avec ce vote. D'autant qu'il y a de la désinvolture à laisser croire que les électeurs se seraient laissés aller à des irritations hors sujet : ce que soutient Jean-François Copé (UMP) quand il assure que le non était «motivé par des raisons qui n'avaient rien à voir avec la question posée». Il n'y a pas pire sourd…

Ce n'est pas seulement Jacques Chirac qui avait été désavoué. Il avait d'abord été dit non à cette Europe sans frontières ni mémoire, qui repasse par la fenêtre. C'est une institution distante et sans âme qui avait été refusée, même si la peur du libéralisme avait alimenté un autre vote de défiance. Ne pas vouloir admettre cette réponse littérale et réfléchie peut s'apparenter à un «coup de force» (Olivier Besancenot).

La conséquence du vote des parlementaires est d'ailleurs d'offrir des arguments aux plus radicaux, qui exploitent le sentiment de frustration d'une partie de l'opinion. Après avoir dénoncé le capitalisme fou qui a siphonné la Société générale, l'extrême gauche brode à plaisir sur le peuple méprisé. Le mariage de Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni, samedi, a pu être perçu comme un signe supplémen­taire d'éloignement du pouvoir, qui laisse photographier son bonheur dans le parc de Versailles.

Dans ce contexte, l'impératif d'une proximité avec la vie des gens s'impose plus que jamais au gouvernement, pour tenter de corriger le désamour qui frappe le président dans sa lune de miel. Faut-il aller comme Sarkozy l'a promis lundi à Gandrange (Moselle) pour ArcelorMittal, jusqu'à réintroduire la puissance publique sur des sites industriels menacés ? Le retour à l'État nounou serait une autre régression.


Fillon, le recours

La chute de président de la République dans les sondages, cette semaine, illustre une incompréhension. Mais la baisse sanctionne, en l'occurrence, un comportement plus qu'une politique, puisque le premier ministre est épargné. Selon Paris Match, Sarkozy le vibrionnant recueille 46 % de satisfaits et Fillon le taciturne 57 %. L'austérité de ce dernier, si elle n'a jamais répondu aux exi­gences élyséennes d'une communication réactive, semble mieux correspondre aux attentes. Le chef de l'État devra-t-il adopter à son tour cette modestie provinciale ? Il lui faudra se faire violence.

En attendant, ces aléas redonnent au premier ministre et à sa fonction une autorité qui s'était effacée sous la présidentialisation du régime. Toute ­cette semaine, François Fillon est apparu comme un recours, alors même que le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, s'est cru autorisé à rappeler le chef de l'État «à une certaine tenue». Si Claude Guéant, le bras droit du président, a annoncé dimanche la revalorisation des petites retraites au grand dam des députés UMP , c'est le premier ministre qui a repris la main en détaillant, mercredi, l'augmentation de 5 % du minimum vieillesse, avant que le président ne monte la prime à 200 euros…

La proximité des munici­pales n'est évidemment pas étrangère à la valse des annonces. D'autant que la majorité risque de payer un pouvoir d'achat toujours stagnant. Pour autant, la gauche n'a aucune raison de jubiler. La multiplication de ses attaques contre le chef de l'État masque le vide constant de ses projets. Quant à l'attitude sinueuse du PS face au traité européen, qu'il a approuvé après avoir demandé un référendum, elle n'autorise pas les socialistes à se croire davantage au diapason des Français. Les points que marquera peut-être la gauche en mars avaliseront surtout son immobilisme.


Révolution conservatrice

En réalité, la révolution conservatrice qui a porté Nicolas Sarkozy au pouvoir reste encore le meilleur allié du gouvernement. Cette modernité nouvelle, qui récuse Mai 68, s'illustre quand Fillon déclare mercredi son «soutien» à l'enseignant qui a passé 24 heures en garde à vue et qui a été mis en examen pour avoir giflé un élève qui l'avait traité de «connard». «Les enseignants ont besoin d'un peu de discipline et d'un peu de respect pour faire fonctionner les classes», a-t-il déclaré. Ce retour de l'autorité est aussi réclamé pour les banlieues ( voir nos éditions d'hier).

Un semblable phénomène de réhabilitation des valeurs et des hiérarchies s'observe, depuis Ronald Reagan, aux États-Unis. Mais, alors que le discours unique de la France bonne fille assure que les deux mandats de George W. Bush ont mis un terme à ce mouvement, les primaires de mardi ont montré que le républicain John McCain, qui propose de rester en Irak «cent ans s'il le faut», répond toujours aux aspirations d'une partie de la société américaine. Fillon a raison d'inviter à «regarder (McCain) d'un peu plus près»...


Berlusconi, le retour ?

Le cauchemar des bien-pensants, déjà confrontés au retour de Tony Blair sur la scène internationale, serait une victoire des républicains en novembre, qui s'ajouterait au retour de Silvio Berlusconi en Italie en avril. La gauche française, qui avait tant soutenu Romano Prodi, s'est gardée de tirer le bilan des vingt mois de son gouvernement, soldé par sa démission. Wait and see.


Prédictions du discours unique


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 7 mars.

Le discours unique prédit la Berezina pour la majorité aux municipales. En attendant, le chômage baisse (7,5 %), François Fillon recueille 66 % de satisfaits (sondage Paris Match ) et Nicolas Sarkozy semble amorcer une remontée (sondage Le Point ). Un succès de la gauche, qui se contenterait d'un repliement local, se confirmera peut-être. Cependant, il n'est pas toujours de bon augure d'être ainsi préélu par les perroquets. Ségolène Royal puis François Bayrou, à qui l'Élysée fut promis, le savent. C'est pourquoi Barack Obama, plébiscité pareillement, a sans doute du souci à se faire.

Il arrive au monde médiatique de prendre ses désirs pour des réalités. Son suivisme a fait croire que l'affaire Clearstream dissimulait un Watergate : elle se conclut par un dossier qui ne reproche à Dominique de Villepin que de mauvaises pensées. Le pilonnage anti-Bush, autre exemple, interdit d'admettre la récente défaite d'al-Qaida en Irak. En revanche, le même endoctrinement permet à l'actrice Marion Cotillard, couronnée d'un Oscar, de soupçonner les États-Unis d'avoir fait s'effondrer les Twin Towers, le 11 septembre 2001…

Pour les adeptes du copier-coller, l'arrivée d'un démocrate à la Maison-Blanche est acquise. Ils n'imaginent pas qu'un républicain puisse y garder la place. L'obamania, précédée d'une dévotion des belles âmes pour Michael Moore, en vient à négliger Hillary Clinton, qui a remporté mercredi deux victoires importantes, au Texas et dans l'Ohio. Alors que le projet d'Obama est aussi vide que le fut celui de la candidate socialiste, le bien-pensisme y barbote en terrain familier.

En réalité, rien n'est joué aux États-Unis, même si la percée d'Obama rappelle le goût des Américains pour les success stories et les hommes neufs. Son métissage, considéré comme un programme suffisant, dissimule mal les faiblesses de ses propositions et de sa diplomatie. Dans un pays traumatisé par le 11-Septembre, le discours offensif de John McCain contre «l'extrémisme islamiste» paraît plus adéquat.

Pour tout dire, cet unanimisme devient pesant, à force de penser de travers. Silvio Berlusconi s'apprête à revenir au pouvoir en Italie, en avril, après avoir été conspué par l'intelligentsia. José Luis Zapatero, applaudi en France pour vouloir ouvrir l'Espagne au multiculturalisme, se découvre, à la veille des législatives de dimanche, rudement contesté chez lui par ceux qui craignent pour l'État-nation. Faut-il encore prendre pour vérité ce qui se répète ?

Le pari de Parisot

Un bémol : l'unanimité n'est pas toujours suspecte. Il est des dossiers indéfendables. Tel est le cas de la caisse noire de 600 millions d'euros constituée par l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). Elle permettait de payer, en liquide, salariés, syndicalistes, hommes politiques. Même le GUD, groupe d'extrême droite, aurait bénéficié de largesses pour, dit-on (mais le lien n'est guère évident), financer la campagne de Valéry Giscard d'Estaing de 1974. Reste que cette réalité indigne davantage que le pactole du comité d'entreprise d'EDF (480 millions d'euros), qui aurait servi à financer la CGT, le PCF et la Fête de l'Humanité. Passons.

L'habileté de Laurence Parisot a été, cette semaine, de faire admettre comme une évidence la fracture patronale née de ces pratiques occultes, qui ont conduit l'ancien président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, à distribuer près de 20 millions d'euros de 2000 à 2007. En dénonçant ses indemnités de départ (1,5 million d'euros) et en se désolidarisant d'un monde corrompu, la présidente du Medef a fait preuve d'une détermination qui assoit son autorité. Derrière un profil à la Margaret Thatcher se précise un possible destin politique.

Rarement consensus n'aura été aussi rapidement acquis sur la nécessité de réformer les dérives patronales (mais aussi syndicales) abritées derrière l'omerta : méthodes d'autant plus indéfendables qu'elles s'ajoutent aux avantages exorbitants que s'accordent certains grands patrons, tandis que des salariés s'appauvrissent. En voulant «tout remettre à plat», Parisot semble avoir pris la mesure d'une exaspération populaire dont la gauche croyait faire son miel. Reste à imposer une éthique au libéralisme, ce mot qui fait encore peur. Pari gagnable.

Poids des évidences

Le poids des évidences viendra, le plus sûrement, à bout des récitations et des aveuglements. Ainsi n'est-il plus condamnable d'admettre l'existence d'un racisme anti-blanc ou anti-juif, porté ici et là. Mercredi, c'est le calvaire d'un Français de confession juive qui a été dévoilé. Il a été séquestré durant une journée par six voyous qui lui ont fait subir des sévices à connotations antisémites et homophobes. La scène s'est déroulée à Bagneux (Hauts-de-Seine), là où il y a deux ans Ilan Halimi avait été torturé à mort, parce que juif également.

Les organisations antiracistes ont de quoi être ébranlées, elles qui ont participé initialement à la victimisation des enfants des cités et à leur sentiment d'impunité. Est-ce l'effet de leur lucidité ? SOS Racisme soutient aujourd'hui Ayaan Hirsi Ali dans son combat contre les islamistes (bloc-notes du 15 février). La Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) se mobilise contre les dérives du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui veut assimiler au racisme toute critique de l'islam (voir mon blog). La pensée molle n'y retrouve plus ses petits. Bonne nouvelle.

Israël boycotté

Le monde arabo-musulman boycottera le Salon du livre, qui ouvre ses portes le 13 mars à Paris, avec Israël comme invité d'honneur. Or, nombreux sont les écrivains israéliens qui s'opposent à la politique de l'État hébreu. Pourquoi refuser de les rencontrer ?


Pour Sarkozy, retrouver la droite


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 14 mars.

La majorité a remporté une victoire passée plutôt inaperçue, dimanche : elle a maintenu le FN à la marge. Jean-Marie Le Pen, qui n'a pas été en reste dans l'hystérie anti-Sarkozy, n'a su pour autant récupérer ses électeurs perdus en 2007. Il est improbable que sa fille, Marine, gagne à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où elle n'a eu que 28,53 % des voix. Même s'il existe une déception dans l'électorat populaire, elle ne suffit pas à faire renaître l'extrême droite. L'UMP reste le recours.

Les envolées de Nicolas Sarkozy sur la nation, trois mois avant le scrutin de 2007, avaient davantage contribué à le faire élire que son discours sur la rupture. Aussi est-ce cette stratégie que reproduit le chef de l'État, à la veille d'un second tour délicat (même si la Berezina promise n'a pas eu lieu). En abordant, mardi à Toulon, la nécessité d'une «immigration maîtrisée» et d'une défense de l'identité nationale, il s'est souvenu de son socle, négligé au profit de la gauche. Grosse ficelle, néanmoins.

«L'ouverture, je vais la continuer», assurait-il dernièrement. Le président aurait-il donc décrispé la politique ? Cela se verrait. La droite espagnole vient de perdre les législatives à cause de sa rigidité ; la droite française risque de perdre les municipales à cause de son élasticité. Sarkozy devrait écouter son ami José Maria Aznar, ancien président du gouvernement espagnol : «Les idées libérales, les idées de droite sont trop souvent défendues par des gens complexés qui, pour paraître “légitimes”, ont toujours besoin de cautions de gauche.» (Revue Politique internationale).

C'est justement pour avoir dit vouloir décomplexer la droite que Sarkozy avait été élu à 53 %, il y a dix mois. Mais, depuis, il n'a su convaincre de sa détermination. À moins d'un sursaut, la gauche affaiblie s'apprête à tirer profit de l'abstention d'en face. «En deux mois, j'avais bouclé le plus gros paquet de mesures de libéralisation de l'économie de l'histoire espagnole», dit aussi Aznar (L'Express), qui a réveillé son pays. En France, les réformes à moitié engagées ne peuvent mobiliser les impatients.

Quand le président déclare, mardi, qu'il «tiendra naturellement compte» des résultats de dimanche, qui ne s'annoncent pas fameux pour la majorité, il est à espérer qu'il n'envisage pas de donner encore d'autres gages à une gauche sans programme ni vision claire, prête à freiner ce qui ne va déjà pas assez vite. Sarkozy doit retrouver sa droite et accélérer les réformes.


Le non-dit socialiste

La gauche «des territoires» s'apprête à gérer le quotidien des communes. «Tous ceux qui ont gagné au premier tour sont avant tout des hommes de terrain», fait remarquer Gérard Collomb (PS), majoritaire à Lyon. Alain Juppé (UMP), également réélu brillamment à Bordeaux, a promis de se consacrer totalement à sa ville. Cette exigence de proximité a fait prendre un bouillon à nombre de transfuges, à commencer par Jean-Marie Cavada (UMP) dans le XIIe arrondissement de Paris. Cette même exigence a fait promettre à Christian Estrosi qu'il quitterait le gouvernement en cas d'élection à Nice. Obligera-t-elle Bertrand Delanoë (Paris) a renoncer à d'éventuelles ambitions à la tête du PS ? Dans ce contexte, l'alliance anti-Gaudin passée à Marseille entre Jean-Noël Guérini (PS) et Jean-Luc Bennahmias (MoDem), parachuté en 2002, a sans doute peu de perspectives.

Le repliement local est un élément que la gauche compte d'ailleurs mettre en scène. Elle laisse entrevoir une possible cohabitation, à partir de ces ancrages dans «les profondeurs de notre peuple», expression entendue chez François Hollande, lundi sur Europe 1. Alors que Ségolène Royal met volontiers en avant, encore récemment en parlant du mérite, son côté «vieille France», les socialistes développent un non-dit à l'arrière-goût peu ragoûtant. Notamment quand Hollande le Corrézien souligne «l'impensé» de Sarkozy sur les fameux «territoires», lacune qu'il compare aux attaches rurales de François Mitterrand et de Jacques Chirac. Le secrétaire général du PS voudrait-il rappeler la condition de fils d'immigré du président, étranger à la France profonde et à son âme, qu'il ne s'y prendrait pas autrement.


Indéchiffrable MoDem

Reste cette autre donnée qu'est la persistance de la bipolarisation de la vie politique. Qu'on le veuille ou non, elle structure le débat, malgré les tentatives d'ouverture. Le bipartisme sort même renforcé du premier tour, avec la confirmation de la disparition du FN. Un MoDem avec 3,7 % des suffrages (mais il n'était pas dans toutes les communes) ne peut prétendre remplacer l'extrême droite dans son rôle protestataire. Dans la majorité des cas, des affrontements droite-gauche auront lieu dimanche. Ils rendent indéchiffrable la stratégie néocentriste de François Bayrou, dont la formation soutient le PS à Marseille ou à Chartres, mais l'UMP à Toulouse ou Colombes et fait cavalier seul à Paris. Qui peut comprendre Marielle de Sarnez, candidate du MoDem à Paris, qui dit vouloir «sortir du bloc contre bloc», mais critique Bertrand Delanoë pour avoir refusé sa proposition d'alliance sur le dos de Françoise de Panafieu (UMP) ? Alors que le MoDem a pour ambition de moderniser la politique, ses marchandages très IVe République contribuent à rendre son discours incohérent. Les Français suivront-ils ? Il faudrait au moins que Bayrou gagne Pau. Or, maire à mi-temps n'est guère porteur ces temps-ci.


Cette vieille France qui s'en va

Lazare Ponticelli, est mort mercredi à 110 ans. Jeune immigré italien, il s'était engagé en 1914, à 17 ans, pour «défendre la France car elle m'avait donné à manger ; c'était une manière de lui dire merci». Dès août 1914, 130 000 jeunes soldats français tomberont en trois jours à la bataille de Charleroi. Avec le dernier poilu, c'est cette vieille France héroïque qui s'en va.

Ecrire un commentaire - Publié dans : Actualités - Par Cyber-résistant
Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /Mars /2008 01:29

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Cet entre-deux-tours qui a brouillé les pistes 

Keller pleure, Balkany canarde Devedjian, le MoDem trouble le jeu. Retour sur une semaine mouvementée.
 
LES ÉLECTIONS municipales de 2008 se sont achevées le 9 mars, au soir du premier tour. Bien sûr, la loi électorale prévoit un second tour de scrutin. Mais tout au long de cette semaine, cette formalité apparut souvent superflue. Et d’abord pour les vainqueurs du premier. Alain Juppé à Bordeaux ou Gérard Collomb à Lyon, ayant fini avec leurs obligations, passent l’entre-deux-tours à aider leurs copains et à se donner en exemple. Alain Juppé va soutenir Xavier Darcos à Périgueux et tend une main secourable à François Bayrou. Il fait même la leçon à Nicolas Sarkozy : « C’était une erreur de vouloir politiser cette élection. »

Gérard Collomb se balade dans les rues de Marseille et donne lui aussi la ligne à suivre au socialiste Jean-Noël Guérini qui tente de déboulonner Jean-Claude Gaudin : « Nous avons la même volonté de faire de nos cités des grandes métropoles européennes. » 

« Longjumeau n’est pas Nice »

Pour les grands vaincus aussi, c’est fini : Françoise de Panafieu rit nerveusement, peut- être pour ne pas pleurer ; à Lyon, Dominique Perben a disparu ; à Strasbourg, Florence Keller ressort l’antienne des femmes battues : « Si l’on m’attaque, c’est que je suis une femme » . Finalement, seuls Jean- Claude Gaudin à Marseille et Jean- Luc Moudenc à Toulouse se battent encore pour sauver leur siège.

Les ministres jubilent ; ils s’en tirent presque tous ; mais seul Christian Estrosi a annoncé qu’il se contenterait de Nice ; les autres ont hâte de revenir dans leurs douillets ministères. Comme dit Nathalie Kosciusko- Morizet : « Longjumeau n’est pas Nice. » Mais Rama Yade se bat à Colombes contre une probable défaite ; et à Périgueux, Xavier Darcos appelle à l’aide et Alain Juppé et François Fillon. Alors, soudain, le combat change d’âme, et le scrutin redevient le temps d’un grand meeting, un enjeu national : « Je veux dire à ceux qui ont exprimé une impatience et un doute que nous tiendrons avec le président tous les engagements que nous avons pris » , rassure François Fillon. S’attirant en retour le sarcasme de François Hollande : « Cette droite que j’ai cherchée partout – je suis allé jusqu’à Vesoul – et que je n’ai trouvée qu’à Périgueux. Je croyais avoir entendu que les élections municipales ne sont pas un scrutin national. »

Les bons résultats des ministres ont conforté Sarkozy et Fillon dans leur conviction : ce ne sont pas « les réformes » qui sont contestées. Alors, puisqu’il faut bien un responsable à la déconvenue du premier tour, va pour l’UMP, et son secrétaire général, Patrick Devedjian. Canardé par Patrick Balkany : « Dans un grand parti comme ça, personne n’est inamovible. » Après avoir été rabroué par le président lui-même pour avoir proposé un « accord national » au MoDem de François Bayrou, en échange du retrait du candidat UMP à Pau, le maire sortant et ancien socialiste, Yves Urieta.

Il ne faut pas donner trop d’importance à Bayrou, peste le président, qui regrette que le MoDem soit au centre du jeu médiatique avec seulement 3,54 % des voix au premier tour. Mais ce chiffre est à relativiser : dans les 350 villes de plus de 10 000 habitants où le MoDem présentait des listes, la moyenne de ses résultats est de plus de 15 %. Et surtout, Bayrou lui-même rejette très vite cette offre avec effroi : « Le baiser de la mort. » 

Le communisme municipal résiste, le FN prend l’eau

Bayrou se sert en effet de ces municipales pour préparer la présidentielle de 2012. Peu importe son résultat à Pau, il aura eu la satisfaction de voir la gauche se déchirer autour de lui, entre ceux qui passent des accords avec le MoDem, Aubry à Lille, Guérini à Marseille, quand Delanoë à Paris ou Cohen à Toulouse lui claquent la porte au nez. Aux municipales de 1977, le PS de François Mitterrand avait verrouillé une stricte union de la gauche. Cette époque est révolue. Dans l’ex- ceinture rouge, certains socialistes ne respectent même plus « la discipline républicaine » et, bien qu’arrivés derrière le communiste à Aubervilliers, Bagnolet, La Courneuve et Saint-Denis, ils ont refusé de se retirer. Jean- Luc Mélenchon les fustige, pendant que Ségolène Royal encourage les accords avec le MoDem. Le congrès du PS a déjà commencé.

Le communisme municipal résiste, pendant que le Front national prend l’eau. Mais les électeurs populaires que Sarkozy avait arrachés au FN à la présidentielle ne se sont déplacés pour personne. Pour retrouver leur soutien, en visite à Toulon, le président parle de nouveau d’immigration et d’identité nationale : « L’identité n’est pas une pathologie. »

De leur côté, les socialistes n’ont pas retrouvé non plus les électeurs populaires, issus de l’immigration qui, dans les banlieues, avaient rallié Ségolène Royal. Dans les grandes villes, ils triomphent car ils font la politique voulue par les bobos. Tout ça pour ça.

Eric Zemmour pour Le Figaro le 17 mars 2008

Retour sur trois mois qui ont vu droite et gauche se disputer sur l’enjeu du scrutin. LA NOSTALGIE n’est plus ce qu’elle était. La présidentielle de 2007 n’avait pourtant laissé que de formidables souvenirs. Ses deux acteurs principaux étaient prêts à reprendre du service. Nicolas Sarkozy, dès le 8 janvier, avait trompeté qu’il s’engagerait vigoureusement dans la bataille municipale, « parce que le concept même d’élection dépolitisée est absurde » . Ce dernier adjectif visait de manière charmante Jean-Pierre Raffarin qui, alors qu’il résidait à Matignon, avait refusé de « nationaliser » les élections régionales et cantonales de 2004. La raclée mémorable de l’UMP avait été retournée politiquement contre le gouvernement, et avait servi de rampe de lancement à la nouvelle présidente de Poitou-Charentes, Ségolène Royal…


Celle-ci s’en souvenait. Dès le lendemain de la déclaration de guerre sarkozienne, Ségolène Royal relevait le gant en incitant les électeurs à « lui répondre en votant massivement » à gauche. Tout le week- end, les esprits s’échauffèrent, François Fillon, Patrick Devedjian, Jean-François Copé paraphrasaient la parole présidentielle. Seul Jean- Pierre Raffarin refusait de « mobiliser le camp adverse » . Et François Hollande, s’avisant du service que rendait Sarkozy à Royal, refroidissait les ardeurs belliqueuses de son camp : « Les élections municipales ne sont pas le troisième tour de l’élection présidentielle. »

Ce vieux clivage, qui oppose régulièrement, à droite comme à gauche, Jacobins et Girondins, fut cette fois arbitré par les sondages. C’est moins sanglant que la guillotine, mais presque aussi cruel. 79 % des sondés répondirent qu’ils voteraient pour des enjeux locaux et 72 % estimèrent que le chef de l’État « ne devrait pas s’impliquer dans la campagne des élections municipales » . La victoire des Girondins tournait au triomphe car, dans le même temps, la cote de popularité du président de la République s’effondrait à 41 % d’opinions favorables ; elle tomberait même à 37 % début mars. Nicolas Sarkozy n’insista pas ; il plia les étendards : il n’avait pas, dit-il, « à se mêler de la campagne municipale » . On l’avait mal compris. François Fillon dénonça la « confusion » sans qu’on sache quels esprits il visait.

La campagne des municipales était donc terminée avant même que d’avoir commencé. Elle se transformait en 36 000 campagnes locales. On parlait écologie, tramways, pollution, logement, « zone défiscalisée », crèches. Les programmes de droite et gauche se ressemblaient furieusement. Les grands élus de droite tentaient de sauver leur siège en parlant du local, encore du local ; à Bordeaux, Alain Juppé promettait de ne pas redevenir ministre après son éventuelle élection à la mairie ; à Marseille, Jean-Claude Gaudin refusait tout meeting avec les ministres, et même avec le président.

Les socialistes, confiants, jouaient le jeu inverse. François Hollande s’efforçait de donner un objectif politique à son parti : reprendre trente villes de plus de 30 000 habitants ; à peu près autant (quarante exactement) que celles que la droite avait conquises en 2001. Un grand meeting réunit le 20 janvier, à Paris, les leaders socialistes. Ils étaient tous là, même DSK, l’exilé du FMI. Rien n’y fit. Les esprits étaient déjà tendus vers le prochain congrès du parti. Pour la première fois, en effet, depuis la rigoureuse mise en place de l’Union de la gauche dans toutes les municipalités socialistes en 1977, certains audacieux, à Dijon, Montpellier, Grenoble, Roubaix, avaient osé s’allier avec le parti centriste dès le premier tour. D’autres, à Lyon ou à Paris, envisageaient la jonction si besoin était.

Parfois, comme à Neuilly, c’est la droite qui jouait contre elle-même : un porte-parole de l’Élysée, David Martinon, parachuté, puis exfiltré, et un fils de, Jean Sarkozy, qui fait campagne avec la voix et le tempérament du père. D’abord flatté dans son orgueil de père, Sarkozy siffla la fin de la récréation. « Neuilly n’est pas la France » , lui criaient les élus affolés.

Ils avaient des raisons de s’inquiéter. On avait l’impression que Sarkozy, « l’enfant chéri de la victoire » , transformait en plomb tout l’or qu’il touchait. Sarkozy exigeait le renvoi du PDG de la Société générale, après la perte de cinq milliards d’euros dans une spéculation folle ; les actionnaires de la banque confirmaient leur confiance à Daniel Bouton. Devant le Crif, Sarkozy demandait que chaque enfant de CM2 parrainât un enfant juif mort en déportation ; Simone Veil jugeait l’idée « inimaginable, dramatique, injuste » . Sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, semblait, dans une interview, tolérer les sectes en général, et la scientologie en particulier. Scandale. Le Conseil constitutionnel retardait de quinze ans la mise en application de la loi de rétention des criminels les plus dangereux ; Nicolas Sarkozy demandait au président de la Cour de cassation de trouver les moyens juridiques de tourner les effets de cette décision. Scandale. Au Salon de l’agriculture, un quidam mal embouché invectivait le président dans une syntaxe hasardeuse : « Touche-moi pas, tu me salis ! » Sarkozy le rembarrait : « Casse-toi, pauvre con. » Scandale. Dans le journal Marianne, Ségolène Royal, Dominique de Villepin et François Bayrou lançaient un appel commun contre « la monarchie élective » et pour la défense de la République. Comme si elle était menacée. Les ministres dénonçaient « la conjuration des aigris » ; rien n’y faisait. La cote de popularité du président ne cessait de décroître, quand celle de François Fillon montait tranquillement. « Monsieur Nobody » , comme l’avaient surnommé les conseillers élyséens, riait sous cape.

La messe était dite. Les municipales seraient une déroute pour la droite. Deux phénomènes s’ajoutaient l’un à l’autre. Dans les grandes villes, la classe moyenne disparaissait peu à peu et ne laissait, face à face, que « les très aisés et les très aidés » . Cette nouvelle polarité sociologique avait déjà fait un triomphe à Ségolène Royal lors de la présidentielle. Elle protégeait Bertrand Delanoë à Paris, Gérard Collomb à Lyon, et même Martine Aubry à Lille. Elle menaçait la droite à Toulouse et à Strasbourg, et même à Marseille, où Gaudin était en grand danger. Dans les villes moyennes, l’électorat sarkoziste, surtout âgé et populaire, était exaspéré par l’exposition médiatique de Carla Bruni, le côté « bling-bling », les vacances en Amérique. La dignité de la fonction leur paraissait atteinte. Les socialistes agitaient le chiffon rouge d’un futur plan de rigueur. Ils pouvaient légitimement guigner Blois, Cahors, Rodez, Montauban, Quimper, Saint-Brieuc, Laval, Brives, Chalon-sur-Saône. Et Bayrou, Pau.

À l’Élysée, on en est déjà dans l’après-municipales. Un remaniement ministériel en profondeur n’est plus d’actualité. Sarkozy l’assure dans Le Figaro. Les vingtdeux ministres candidats aux municipales ont peur de jouer à qui perd perd. Le président prépare sa contre-offensive. On peut déjà deviner qu’elle se jouera sur les terres régaliennes de l’ordre, de la sécurité et de l’immigration. La vaste opération policière – très médiatisée – de Villiers-le-Bel contre ceux qui avaient tiré sur les policiers lors des émeutes de l’automne dernier, en donne un avant-goût.

Eric Zemmour pour Le Figaro le 08 mars 2008

 
Je vous parle d’un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître. La gauche, en ce temps-là, faisait razzia sur les municipales après les cantonales. Le président venait à la télévision commenter les résultats, vêtu de grand deuil. Depuis son élection, il avait pourtant tout changé. Il était jeune. Il était moderne. Il était européen. Libéral mais pas dogmatique. Il était fasciné par le mythe Kennedy. Il n’hésitait pas à médiatiser sa famille. À l’américaine. Il avait dépoussiéré, désacralisé la fonction. Il avait fait l’ouverture vers « des personnalités de gauche ». Il maniait admirablement la télévision et semblait y coucher.

C’était en 1977. Les élections municipales furent un triomphe pour la gauche. On remarqua surtout l’improbable basculement à gauche de deux grandes régions, la Bretagne et l’Alsace, qui donnaient leurs voix à la droite depuis des décennies. La tradition du catholicisme social passait à gauche. Et c’est – paradoxe – le protestant Michel Rocard qui en devint la figure de proue. Cette « deuxième gauche » avait rejoint la première, alors dirigée par Mitterrand, quelques mois après la présidentielle de 1974. Les nouvelles couches moyennes salariées, grandes bénéficiaires des Trente Glorieuses, renforçaient la vieille gauche des profs et des ouvriers.

Trente ans plus tard, cette deuxième gauche est devenue la première. Elle tient l’appareil du PS. Les couches sociales moyennes qui la soutiennent toujours sont les dernières à pouvoir habiter au coeur des grandes villes. Les plus aisés, les fameux bobos, gardent le coeur de leur jeunesse à gauche ; les moins riches tirant le diable par la queue, locataires dans des centres villes désormais vouées aux propriétaires et aux touristes, souffrent de précarisation, réelle ou comparative. Ceux qui sont en dessous, dans l’échelle sociale, ont lâché prise, et quitté le centre-ville pour la périphérie, de plus en plus loin. Lors du référendum sur l’Europe, ceux-ci ont voté non, ceux-là ont voté oui. Dans les grandes villes, la classe moyenne supérieure frôle sans les côtoyer les habitants des quartiers populaires où domine une population issue de l’immigration arabo-africaine. C’est ce que les sociologues appellent pudiquement les « très aisés » et les « très aidés. » C’est la nouvelle sociologie qui structure désormais les grandes villes « mondialisées ». Nouvelle polarité qui a fait un triomphe à Ségolène Royal, lors de la présidentielle : Paris, Lyon sont déjà passées à gauche. Toulouse et Bordeaux ne devraient pas tarder. Nantes est demeurée à gauche depuis 1977 ; Strasbourg devrait y revenir ; et si Gaudin ne perd pas Marseille en 2007, ce sera un miracle dû paradoxalement à une modernisation inachevée ; la gauche prendra la ville la prochaine fois. À Bordeaux, Juppé a été un maire exemplaire, refaçonnant la ville selon les canons de la « gouvernance » d’aujourd’hui : il a donc perdu les législatives en 2007. Et seul un remords de ses électeurs peut cette fois sauver sa mairie.

Partout, cette nouvelle sociologie hésite entre PS et Modem. Voilà pourquoi à Dijon, Montpellier, Grenoble, Roubaix, le PS est allié au MoDem dès le premier tour. À Aix-en-Provence, le MoDem se gauchise pour faire la peau de l’UMP. À Lyon, les centristes sont partout. À Paris ou ailleurs, on attend prudemment le second tour pour convoler. En 1977, Mitterrand verrouillait l’Union de la gauche, obligeant même Gaston Defferre à renoncer à ses amitiés centristes de Marseille. Trente ans plus tard, c’est le grand déverrouillage, les centristes reviennent à gauche, sans que le PS, pusillanime, n’ose assumer la nouvelle ligne social-libérale. Mais, les programmes municipaux parlent d’eux-mêmes : il n’y a guère de différences entre ceux de l’UMP, du PS ou du MoDem : partout des « coulées vertes » écologiques, partout des « logements neufs » pour retenir le dernier carré des classes moyennes, partout des « zones franches » . 

Lors
de la présidentielle, Nicolas Sarkozy avait gagné dans l’est de la France, et séduit une base populaire qu’il avait en partie arrachée à Le Pen. À l’Ouest et dans les grandes villes, Royal et Bayrou s’étaient disputé le même électorat. Au bout de neuf mois, les électeurs de Sarkozy – ouvriers, employés ou vieux rurbains – sont déçus par la stagnation du pouvoir d’achat ou agacés par le côté soixante-huitard d’un président qui semble « jouir sans entraves » . En face, l’antisarkozisme culturel des grandes villes plastronne. Les édiles de droite tentent de sauver leur mise en cachant le sigle de l’UMP et en centrant le débat électoral sur le terrain local.

Mais le vent national souffle trop fort. La polarisation sociologique révélée par la présidentielle rendait déjà les municipales ingagnables par la droite. L’intérêt exclusif porté par les médias aux grandes villes, aggravait la situation. On l’a déjà vu en 2001, lorsque la seule prise de Paris et de Lyon occulta la défaite globale de la gauche de Jospin. C’est pourquoi Sarkozy avait songé à avancer la date des municipales dans la foulée de la présidentielle.

La crise économique américaine et l’agacement provoqué par la désacralisation de la fonction risquent de transformer la défaite inévitable en déroute. 

Eric Zemmour pour Le Figaro le 28 février 2008

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Dimanche 2 mars 2008 7 02 /03 /Mars /2008 00:16

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Effets d'une pensée molle


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 18 janvier.

Pas un mot. Nos humanistes n'ont rien dit, cette semaine, du calvaire qu'ont fait subir les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) à l'enfant de l'otage Clara Rojas, qui a retrouvé son fils, lundi. Cette proche de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt a été libérée la première, après une intervention de Nicolas Sarkozy auprès du geôlier en chef, Manuel Marulanda, dit Tirofijo («Tir dans le mille»). Séparé de sa mère à huit mois, maltraité, atteint de troubles psychomoteurs, Emmanuel, 4 ans, symbolise la barbarie des guérilleros. Mais la pensée molle épargne les salauds.

Contre toute raison, c'est le président colombien, Alvaro Uribe, qui est tenu pour responsable du sort des 780 otages des Farc. Cet homme, deux fois élu depuis 2002 pour délivrer son pays d'une insurrection marxiste qui a assassiné son père et qui s'est perdue dans le trafic de drogue et les enlèvements, a été la cible des critiques. Si la famille Betancourt, tout à son combat personnel, le presse de céder aux ravisseurs, cette semblable attitude d'une partie des faiseurs d'opinion révèle la persistance de l'aveuglement devant les idéologies totalitaires.

En choisissant de s'adresser à «Monsieur Marulanda», le 6 décembre, pour tenter d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, le président français avait pris le risque de donner une légitimité à un mafieux dont l'organisation est classée comme terroriste. Depuis, la révélation de sa cruauté aurait dû le discréditer. Visiblement, il n'en est rien. Le président vénézuélien Hugo Chavez, coqueluche du «josébovisme», demande même la reconnaissance de «ces forces insurgées».

Quand Olivier Besancenot (LCR), qui supplée le PS anémié dans son rôle d'opposition, cite Che Guevara comme inspirateur du «socialisme du XXI e siècle», à l'instar de Chavez, il rappelle que l'extrémisme français (orphelin, depuis mercredi, du dirigeant trotskiste Pierre Lambert) cousine avec ceux qui partagent sa détestation du libéralisme, des États-Unis, de l'Occident. Dans cette amicale du «grand soir», altermondialistes et islamistes s'autocongratulent.

Or la gauche républicaine n'est plus un rempart contre cette radicalité qui s'installe. Les socialistes, qui trouvent un charme au terroriste italien Cesare Battisti, ont laissé Clara Rojas dénoncer seule le «crime de “lèse-humanité”» qu'est la prise d'otages des Farc. Les droits-de-l'hommistes avaient l'occasion de s'indigner de ces hommes enfermés dans des cages et de ces femmes enchaînées. Leur silence vaut renoncement.

 

Fragile démocratie

Le radicalisme qui vient - il a poussé des cheminots à des opérations de sabotage, conduit des habitants de Villiers-le-Bel à tirer à vue sur des policiers, incité, samedi, de jeunes nationalistes corses à incendier des locaux de l'Assemblée territoriale d'Ajaccio - rencontre trop souvent la lâche bienveillance accordée aux mouvements revendicatifs quand ils recourent aux intimidations. C'est une même pensée molle et instrumentalisable qui exonère les bourreaux d'Emmanuel au nom d'un respect qui serait dû aux guérilleros - la France s'est même engagée à en accueillir et qui donne raison aux combats de José Bové contre l'industrie agroalimentaire nord-américaine.

En effet, aucune raison scientifique valable n'étaye la décision du gouvernement de recourir à la clause de sauvegarde sur le maïs transgénique de la firme Monsanto. Les «doutes sérieux» avancés vendredi ont été démentis par quatorze scientifiques membres de la Haute Autorité provisoire sur les OGM, dont l'avis a pourtant conduit à suspendre les semences pour 2008. Comme le déplorent Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, et les députés UMP avec lui : «Un scientifique (…) sera toujours moins médiatique qu'un “faucheur volontaire”.»

Car José Bové, qui a cessé sa grève de la faim et se fait embrasser comme du bon pain par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État à l'Écologie, est bien le gagnant de ce bras de fer politique. Sa victoire est celle des altermondialistes et de leurs coups de force, qui avaient poussé au suicide un agriculteur victime d'un commando, cet été. Le pouvoir, attentif au principe de précaution pour les OGM, devrait avoir cette même vigilance pour la fragile démocratie.

 

Peur des religions ?

Une constatation : la France montre parfois le visage d'une société sans repères, incapable de s'indigner de la barbarie quand elle s'en prend à un enfant, ou de l'ensauvagement qui gagne certains comportements. Il est loisible d'y voir les prémices d'une dé-civilisation. Aussi, le chef de l'État a-t-il mille fois raison d'insister pour replacer le débat sur les valeurs au centre d'un monde matérialiste, amnésique, déraciné. En quoi faudrait-il s'inquiéter de son éloge répété des religions et de leur héritage, qui fait hurler les intégristes de la laïcité ? L'Italie est scandalisée depuis que des enseignants et étudiants ont interdit au Pape de prononcer, mercredi, son discours à la Sapienza, l'université de Rome. «Le sentiment religieux n'est pas plus condamnable à cause du fanatisme que le sentiment national ne l'est à cause du nationalisme», a déclaré Nicolas Sarkozy, lundi, à Riyad (Arabie saoudite). Il pourrait bien avoir touché là au cœur des nombreux Français qui, mêmes laïcs, restent attachés à leur culture chrétienne.

 

«Islam ouvert»

L'Arabie saoudite portera-t-elle «l'islam ouvert» espéré par Sarkozy à Riyad ? Le berceau de l'islamisme oppressant en est loin. Si le président a dit vouloir faciliter la construction de mosquées en France, il s'est gardé d'évoquer l'impossibilité de construire là-bas ne serait-ce qu'une chapelle. Ce souci d'épargner des susceptibilités est la première entorse à la réciprocité posée comme principe par le chef de l'État. Effet d'une intimidation ?


Oser repenser l'immigration


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 25 janvier.

Lucide, Jacques Attali ? Oui, quand il décrit la France immobile, devenue une «société de connivence et de privilèges». Président de la commission pour la libération de la croissance, son rapport, rendu mercredi, décrit bien le mal économique français. Cette remarque : «l'enrichissement n'est pas un scandale, seule l'est la pauvreté». La fougue libérale est même réjouissante, ve­nant de celui qui, en 1982, défendit les nationalisations. Mais l'in­sistance à vouloir relancer l'im­migration affaiblit la crédibilité du diagnostic.

Soutenir l'«urgence à ac­cueil­lir des étrangers, pour combler (des) lacunes démographiques et développer des innovations» re­vient à vouloir ignorer une inquiétude des gens face aux repliements identitaires nés d'une immigration sacralisée. Si la gauche universaliste se flatte d'être insensible à la préservation des civilisations, voir ce même relativisme défendu par un repenti des «110 propositions» socialistes fait douter de sa conversion. Faut-il rappeler qu'un peuple n'est pas interchangeable ?

En fait, ce sont tous les experts de la commission qui ont oublié cette évidence, en accordant la priorité au paiement des retraites et à la croissance. Alors que la question posée, y compris par le chef de l'État, est la consolidation d'une culture partagée permettant de vivre ensemble, l'attrait matérialiste pour la table rase, partagé par une gauche «antiraciste» et un capitalisme hautain, risque de frustrer les Français en quête de destin.

L'indifférence pour ce qui constitue l'âme d'un peuple se retrouve d'ailleurs dans d'autres propositions. La commission suggère ainsi que chaque élève sorte de sixième en maîtrisant le français, la lecture et l'écriture, mais aussi l'anglais, l'économie, l'informatique. Or, elle omet l'histoire et la mémoire commune. Le choix de supprimer les départements, porteurs d'une forte proximité, procède de ce désintérêt.

La vision comptable d'une immigration destinée à équilibrer les comptes sociaux est un non-sens quand elle conduit à fragiliser la solidarité nationale. Qui peut assurer que les immigrés de demain accepteront de payer les retraites de leurs hôtes ? La France court à son éclatement en mettant son identité à l'encan, au prétexte que 50 000 nouvelles entrées par an apporteraient 0,1 % de croissance. Il faut oser penser une autre immigration : celle qui, pour l'essentiel, ne ferait que passer.

 

Faiblesse du diagnostic

La jubilation avec laquelle certains médias ont accueilli la proposition de relancer «l'immigration, inévitable, indispensable» (Le Monde) s'accommode du flou entretenu sur le sujet. Non seulement l'échec de l'intégration des populations extra-européennes est relativisé par une bien-pensance qui n'y voit qu'un effet du chômage, mais les chiffres se prêtent à des contestations qui conduisent à sous-estimer le solde migratoire. Alors que le pays accueille officiellement 200 000 personnes chaque année (clandestins et demandeurs d'asile non compris), le discours convenu qui a trouvé écho auprès d'Attali assure que la France n'est pas un pays d'immigration massive. Comment élaborer une politique dans cette opacité acceptée ?

La faiblesse du diagnostic sur cette question, qui entache la cohérence que revendique la commission pour l'ensemble de ses 316 propositions, se retrouve dans l'élaboration du plan Espoir banlieues, présenté mardi par Fadela Amara. La cacophonie montre le désarroi des politiques devant une réalité mal assumée : le ministre de la Ville a son idée, qui n'est pas celle de sa secrétaire d'État, tandis que le ministre de l'Intérieur en a une autre qui ne semble pas convenir au président de la République, qui présentera lui-même son plan le 8 février…

Ce qui reste indicible est pourtant vérifiable : il existe désormais des Français qui se vivent comme étrangers à la nation. Deux France apparaissent, en dépit des dénégations des «sociologues». Le 11 janvier, à Bruxelles, des institutions musulmanes européennes dont l'UOIF pour la France ont signé une charte qui stipule, concernant les pays d'accueil : «Lorsque les lois en vigueur s'opposent éventuellement aux pratiques et règles islamiques, les musulmans sont en droit (le projet initial disait : «sont tenus») de s'adresser aux autorités pour expliquer leurs points de vue et exprimer leurs besoins et ce dans le but de trouver les solutions les plus adaptées.» Un encouragement à contester les lois.

Il faut répondre à cette fracture occultée et à ce risque de subversion. Même le mouvement d'émancipation Ni putes ni soumises, créé par Fadela Amara, cède la place dans les cités à un «féminisme voilé», tandis que le nombre de quartiers «sensibles» (751) ne cesse de croître. Les solutions ne se résument pas à des rénovations urbaines ou à de nouvelles lignes de bus. L'État doit reprendre pied dans ces territoires autonomes, qu'une constante immigration éloigne toujours davantage. Où voit-on que celle-ci pourrait être le «puissant facteur de croissance» vanté avec tant d'autosatisfaction par Attali ?

 

Parti pris

La France ne peut vivre recroquevillée, et la commission a raison de soutenir que les Européens y ont leur place. Mais pourquoi «supplier» (Attali, hier) les étrangers de venir occuper les 500 000 emplois vacants, alors que le pays compte plus de deux millions de chômeurs, surtout dans les cités ? Laisser croire que ceux-ci seraient inaptes aux métiers du bâtiment, du commerce, de la restauration, de la santé, de l'agriculture témoigne d'un mépris qui s'ajoute au sentiment d'abandon de la jeunesse. «Il faudra se lever le matin, la vie ce n'est pas glander», a expliqué mardi Nicolas Sarkozy, à Sartrouville (Yvelines). Cette politique paraît autrement plus convaincante.


Le libéralisme dénaturé

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 1er février.

Pas de chance. À peine le libéralisme tente-t-il de regagner la confiance des Français que ses fras­ques le montrent infréquen­table. À la crise américaine des subprime, ces crédits hypothécaires à risques qui ont infecté des circuits financiers européens, vient s'ajouter la perte de 4,9 milliards d'euros pour la Société générale, victime de l'appétit d'un de ses jeunes loups ayant rompu sa laisse. Dans les deux cas, apparaît un univers dé­sinvolte avec l'argent, déconnecté du réel, méprisant pour les gagne-petit. Révoltant, en effet.

Olivier Besancenot et ses amis boivent du petit-lait devant ces désordres étalés. Le patron de la Société générale, Daniel Bouton, n'a-t-il pas traité le trader de «terroriste» ? En fait, Jérôme Kerviel est ressorti libre de sa garde à vue, lundi. Mis en examen pour «abus de confiance», il semble avoir appliqué jusqu'à l'absurde un savoir-faire spéculatif toléré sur des produits dérivés. Ses tricheries sont celles d'un flambeur jonglant dans le virtuel avec l'argent des autres.

Cependant le libéralisme, qui est au cœur de la culture française depuis Montesquieu jusqu'à Jean-François Revel, ne se reconnaît pas dans ce monde clos et immature où Mammon et les calculs de probabilité sont devenus les références. Il n'a jamais été dit que la liberté excusait la transgression, au nom de l'argent roi et du profit. Ces affaires, qui scandalisent à bon droit l'opinion, dénaturent un système. Elles ne suffisent pas à le désavouer.

Aux libéraux d'admettre leur part de responsabilité dans ce dé­voiement du laisser-faire, qui a conduit à vendre aux plus vulnérables des crédits frelatés et à confondre risque et poker. Seule une correction de ces mécanismes peut espérer réconcilier les gens avec le libre marché et la mondialisation. Cette autocritique n'offre aucune difficulté, comparée aux réticences de la gauche à remettre en cause l'État providence, en dépit de ses résultats catastro­phiques. Encore faudrait-il que la droite ne perde pas elle-même son sang-froid, au prétexte que le système «marche sur la tête» (Nicolas Sarkozy). Or, il ne revient pas au président de la République de suggérer la démission du président de la banque privée, ni au gouvernement de prétendre choisir d'éventuels partenaires. De cette autre dénaturation, qui verrait la puissance publique se sentir à nouveau indispensable, le libéralisme ne se relèverait pas.

 

Suivre Bush ?

Le libéralisme reste, malgré ses défauts identifiés et maîtrisables, le meilleur moyen de sortir la France du déclin né d'une économie pétrifiée par sa tutelle éta­tique. Le rapport Attali, critiquable dans son conformisme immigrationniste et son prosélytisme propre aux nouveaux convertis, offre un bon mode d'emploi pour libérer la croissance. Responsabilité, concurrence, flexibilité, goût du risque, mobilité : ces mots, tirés du vocabulaire de celui qui s'est offert une filiation avec Turgot, appartiennent depuis toujours à ceux qui font davantage confiance aux hommes qu'aux administrations. Aussi est-il bizarre d'observer le rapporteur ne pas vouloir s'avouer libéral. M. Jourdain aussi faisait de la prose sans le savoir.

Cette coquetterie d'Attali, qui s'ajoute aux ambiguïtés d'un discours gouvernemental tenté de remettre l'État là où il n'est pas indispensable, peut faire douter de la sincérité des choix économiques. Mais le gros temps annoncé se prête mal à ces incertitudes. Si le premier ministre a rappelé, mardi, qu'un plan d'austérité «ne viendra pas», le ralentissement de la croissance est acquis. La politique de relance, initiée dès l'été 2007, ne suffira pas à y répondre. Le gouvernement oserait-il suivre George W. Bush, qui vient d'accorder 600 dollars de réduction d'impôt par contribuable (1 200 dollars pour un couple) afin de dynamiser la demande ?

La valorisation promise du pouvoir d'achat additionnera les déçus si rien ne la concrétise rapidement. Les municipales pourraient bien faire entendre la morosité des ménages, dont l'indice de confiance est au plus bas depuis douze ans. En cas de victoire de la gauche, le gouvernement sera-t-il tenté d'y voir une incitation à mettre fin à son timide épisode libéral ? Cette issue serait un retour en arrière. En revanche, la possible récession pourrait être l'occasion d'accélérer enfin les vraies réformes pour libérer les énergies.

 

La solidarité, ses limites

Repenser l'étendue de la solidarité nationale ? Cette question interdite devra être posée, tant les prélèvements sociaux ne cessent de tirer le salaire net vers le bas. La décision du gouvernement, cette semaine, de rétablir comme jour férié le lundi de Pentecôte (décrété «jour de solidarité» après la canicule de 2003 qui a frappé 15 000 vieilles personnes) a été l'occasion pour des syndicats de dénoncer l'inégalité faisant supporter aux seuls salariés la prise en charge de la dépendance. Mais l'Aide médicale d'État (AME), qui offre les soins gratuits aux clandestins, n'est-elle pas davantage contestable ? Même Libération a laissé percer sa perplexité en racontant, jeudi dernier, le cas de cette femme sans papiers et infertile, épouse d'un polygame séropositif ayant à ce titre une autorisation provisoire de séjour pour soins, à qui l'AME a été accordée pour qu'elle béné­ficie d'une procréation médica­lement assistée (PMA). Elle est aujourd'hui enceinte. Renseignement pris auprès d'un pharmacien, la seule ordonnance pour une PMA (non compris le concours du médecin) peut aller jusqu'à 1 500 euros par acte. Elle est renouvelable six fois. Tolérable ?

 

Certitudes

Pour en revenir à Bush : les médias tiennent évidemment pour acquis l'échec de son plan de relance, son fiasco en Irak, sa défaite au Proche-Orient. Sera-ce donc la déroute des néoconservateurs aux prochaines élections ? Le républicain John McCain risque d'ébranler ces certitudes.

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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 11:47

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La civilisation, idée moderne

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 11 janvier.

Donc, Nicolas Sarkozy est amoureux. Mais les Français restent moroses. Les jeunes sont même singulièrement pessimistes, à en croire la Fondation pour l'innovation politique dont une enquête dévoile leur peu d'ambition. Alors que 2008 célébrera le 40e anniversaire de Mai 1968, les 16-29 ans seraient «hyperconformistes». La révolution des idées ne viendra ni de ces résignés ni de la gauche comptable de son abrutissant jeunisme. La modernité s'est installée à droite, y compris dans les transparences sentimentales élyséennes.

L'opposition n'a toujours pas mesuré la faillite d'un modèle social déresponsabilisant ni la crise existentielle qui mine la société. Ces inquiétudes ne se réduisent pas au seul pouvoir d'achat. Il y a un an, je notais ici : «2007 peut être une chance pour la France ankylosée d'entrer dans le XXIe  siècle : celui de la mondialisation et du libre-échange, mais aussi celui des civilisations et des identités». Ces aspirations des gens sont devenues, depuis, les grands axes du discours présidentiel.

La «politique de civilisation» que vient de lancer Sarkozy n'est «fumeuse» que pour la gauche post-marxiste, qui voit encore confusément la culture comme l'instrument de domination de la bourgeoisie. Observer le PS s'accrocher aux 35 heures montre son manque de discernement. Les maigres retraites ne suffisent pas non plus à expliquer la déprime. La déculturation et la défrancisation, portées par une école qui ne sait plus transmettre et une immigration qui veut garder ses codes, sont autrement plus démoralisantes pour la nation.

La France souffre de ne plus savoir qui elle est, d'où elle vient, où elle va. Quand des rapports révèlent que le primaire n'enseigne plus convenablement la langue, l'histoire, l'écriture, se dévoile une indifférence pour la cohésion nationale. Quand la violence extrême devient un mode de revendication usuel, se profile l'ensauvagement. Rien d'anecdotiques dans ces constats, contrairement à ceux qui assurent que la résorption du chômage effacera ces maux.

Pour avoir su identifier les attentes liées à la préservation de l'identité nationale et de la culture occidentale, Sarkozy répond à une amnésie collective sur le passé commun. Elle a sa part dans le fatalisme des jeunes. Mais entendre François Hollande demander, goguenard : «La civilisation, ça rapporte combien en euros ?» rend la gauche désespérante. Est-ce ainsi qu'elle gagnera les municipales en mars ?

 

Les racines de la France

Plutôt que de critiquer la présence du travailliste Tony Blair, demain, au conseil national de l'UMP au côté de Nicolas Sarkozy, le PS devrait s'alarmer du vide qui l'habite. À remarquer : la récente conversion au catholicisme de l'ancien premier ministre britannique a été suivie, le 20 décembre en la basilique Saint-Jean-de-Latran (Rome), d'un discours semblablement inspiré du président français : «Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes […] Comme Benoît XVI, je considère qu'une nation qui ignore l'héritage éthique, spirituel, religieux de son histoire commet un crime contre sa culture […]». Oui, que cela plaise ou non, la civilisation française a un passé chrétien.

Or, ce rappel a eu son flot d'indignations de la part de ceux qui n'avaient rien trouvé à redire à la déclaration de Jacques Chirac, en octobre 2003 : «Les racines de l'Europe sont autant musulmanes que chrétiennes». Cette énormité, destinée à satisfaire des groupes de pression exigeant de «revisiter l'histoire ensemble», avait été avalisée par la bien-pensance au nom du métissage des cultures. Aussi est-il troublant d'entendre Sarkozy vouloir inscrire «le respect de la diversité» dans le préambule de la Constitution.

Ce culte de la diversité, comprise par les minorités comme une invitation à conserver leurs particularismes, vient contredire la «politique de civilisation» appuyée sur l'héritage chrétien. Cette pensée unique s'oppose aussi à l'unité et l'indivisibilité de la nation. Le sociologue américain Robert Putnam souligne d'ailleurs la responsabilité de cette idéologie dans l'affaiblissement des sociétés, leur sinistrose et le recroquevillement des communautés (article de Christophe Caldwell, revue Commentaire). Le bon sens l'avait pressenti.

Si le président veut aller au bout de son raisonnement, il devrait plutôt faire rajouter, dans ce préambule de la Constitution, la référence aux racines judéo-chrétiennes et gréco-latines de la nation. Sur ce socle s'est bâtie la société des Lumières, sa laïcité, sa liberté d'expression. C'est le respect de cet universalisme qui devrait être imposé à ceux qui désirent rejoindre la France. La mémoire doit aider à construire la modernité.

 

Réveil religieux

Au fait : pourquoi craindre un réveil religieux en France quand il concerne les chrétiens, alors que la piété musulmane y est, le plus souvent, encouragée ? Dans l'enquête internationale sur les jeunes (voir plus haut), il est tentant de faire un lien entre l'optimisme de la jeunesse américaine et sa religiosité. S'ils sont 70 % à se dire tout à fait d'accord avec l'affirmation : «Je crois en Dieu», seuls 18% des jeunes Français répondent ainsi. Plutôt que de s'égarer dans des querelles politiques et de s'excuser d'être là, l'Église de France ferait mieux de s'intéresser à cette génération sans repères, qui ne sait plus toujours à quoi Noël correspond.

 

Relancer l'immigration ? 

La commission Attali veut relancer l'immigration (Le Figaro d'hier). Elle y voit une source de croissance, sans s'interroger sur les liens intimes qui constituent une nation. Cette vision purement mercantile du libéralisme, qui rejoint la glaciale dialectique de la gauche, est le meilleur moyen de défaire une identité, une civilisation. Tout ce travail pour en arriver là ?


Effets d'une pensée molle

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 18 janvier.

Pas un mot. Nos humanistes n'ont rien dit, cette semaine, du calvaire qu'ont fait subir les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) à l'enfant de l'otage Clara Rojas, qui a retrouvé son fils, lundi. Cette proche de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt a été libérée la première, après une intervention de Nicolas Sarkozy auprès du geôlier en chef, Manuel Marulanda, dit Tirofijo («Tir dans le mille»). Séparé de sa mère à huit mois, maltraité, atteint de troubles psychomoteurs, Emmanuel, 4 ans, symbolise la barbarie des guérilleros. Mais la pensée molle épargne les salauds.

Contre toute raison, c'est le président colombien, Alvaro Uribe, qui est tenu pour responsable du sort des 780 otages des Farc. Cet homme, deux fois élu depuis 2002 pour délivrer son pays d'une insurrection marxiste qui a assassiné son père et qui s'est perdue dans le trafic de drogue et les enlèvements, a été la cible des critiques. Si la famille Betancourt, tout à son combat personnel, le presse de céder aux ravisseurs, cette semblable attitude d'une partie des faiseurs d'opinion révèle la persistance de l'aveuglement devant les idéologies totalitaires.

En choisissant de s'adresser à «Monsieur Marulanda», le 6 décembre, pour tenter d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, le président français avait pris le risque de donner une légitimité à un mafieux dont l'organisation est classée comme terroriste. Depuis, la révélation de sa cruauté aurait dû le discréditer. Visiblement, il n'en est rien. Le président vénézuélien Hugo Chavez, coqueluche du «josébovisme», demande même la reconnaissance de «ces forces insurgées».

Quand Olivier Besancenot (LCR), qui supplée le PS anémié dans son rôle d'opposition, cite Che Guevara comme inspirateur du «socialisme du XXI e siècle», à l'instar de Chavez, il rappelle que l'extrémisme français (orphelin, depuis mercredi, du dirigeant trotskiste Pierre Lambert) cousine avec ceux qui partagent sa détestation du libéralisme, des États-Unis, de l'Occident. Dans cette amicale du «grand soir», altermondialistes et islamistes s'autocongratulent.

Or la gauche républicaine n'est plus un rempart contre cette radicalité qui s'installe. Les socialistes, qui trouvent un charme au terroriste italien Cesare Battisti, ont laissé Clara Rojas dénoncer seule le «crime de “lèse-humanité”» qu'est la prise d'otages des Farc. Les droits-de-l'hommistes avaient l'occasion de s'indigner de ces hommes enfermés dans des cages et de ces femmes enchaînées. Leur silence vaut renoncement.

 

Fragile démocratie

 

Le radicalisme qui vient - il a poussé des cheminots à des opérations de sabotage, conduit des habitants de Villiers-le-Bel à tirer à vue sur des policiers, incité, samedi, de jeunes nationalistes corses à incendier des locaux de l'Assemblée territoriale d'Ajaccio - rencontre trop souvent la lâche bienveillance accordée aux mouvements revendicatifs quand ils recourent aux intimidations. C'est une même pensée molle et instrumentalisable qui exonère les bourreaux d'Emmanuel au nom d'un respect qui serait dû aux guérilleros - la France s'est même engagée à en accueillir et qui donne raison aux combats de José Bové contre l'industrie agroalimentaire nord-américaine.

En effet, aucune raison scientifique valable n'étaye la décision du gouvernement de recourir à la clause de sauvegarde sur le maïs transgénique de la firme Monsanto. Les «doutes sérieux» avancés vendredi ont été démentis par quatorze scientifiques membres de la Haute Autorité provisoire sur les OGM, dont l'avis a pourtant conduit à suspendre les semences pour 2008. Comme le déplorent Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, et les députés UMP avec lui : «Un scientifique (…) sera toujours moins médiatique qu'un “faucheur volontaire”.»

Car José Bové, qui a cessé sa grève de la faim et se fait embrasser comme du bon pain par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État à l'Écologie, est bien le gagnant de ce bras de fer politique. Sa victoire est celle des altermondialistes et de leurs coups de force, qui avaient poussé au suicide un agriculteur victime d'un commando, cet été. Le pouvoir, attentif au principe de précaution pour les OGM, devrait avoir cette même vigilance pour la fragile démocratie.

 

Peur des religions ?

 

Une constatation : la France montre parfois le visage d'une société sans repères, incapable de s'indigner de la barbarie quand elle s'en prend à un enfant, ou de l'ensauvagement qui gagne certains comportements. Il est loisible d'y voir les prémices d'une dé-civilisation. Aussi, le chef de l'État a-t-il mille fois raison d'insister pour replacer le débat sur les valeurs au centre d'un monde matérialiste, amnésique, déraciné. En quoi faudrait-il s'inquiéter de son éloge répété des religions et de leur héritage, qui fait hurler les intégristes de la laïcité ? L'Italie est scandalisée depuis que des enseignants et étudiants ont interdit au Pape de prononcer, mercredi, son discours à la Sapienza, l'université de Rome. «Le sentiment religieux n'est pas plus condamnable à cause du fanatisme que le sentiment national ne l'est à cause du nationalisme», a déclaré Nicolas Sarkozy, lundi, à Riyad (Arabie saoudite). Il pourrait bien avoir touché là au cœur des nombreux Français qui, mêmes laïcs, restent attachés à leur culture chrétienne.

 

«Islam ouvert»

 

L'Arabie saoudite portera-t-elle «l'islam ouvert» espéré par Sarkozy à Riyad ? Le berceau de l'islamisme oppressant en est loin. Si le président a dit vouloir faciliter la construction de mosquées en France, il s'est gardé d'évoquer l'impossibilité de construire là-bas ne serait-ce qu'une chapelle. Ce souci d'épargner des susceptibilités est la première entorse à la réciprocité posée comme principe par le chef de l'État. Effet d'une intimidation ?


Oser repenser l'immigration

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 25 janvier.

Lucide, Jacques Attali ? Oui, quand il décrit la France immobile, devenue une «société de connivence et de privilèges». Président de la commission pour la libération de la croissance, son rapport, rendu mercredi, décrit bien le mal économique français. Cette remarque : «l'enrichissement n'est pas un scandale, seule l'est la pauvreté». La fougue libérale est même réjouissante, ve­nant de celui qui, en 1982, défendit les nationalisations. Mais l'in­sistance à vouloir relancer l'im­migration affaiblit la crédibilité du diagnostic.

Soutenir l'«urgence à ac­cueil­lir des étrangers, pour combler (des) lacunes démographiques et développer des innovations» re­vient à vouloir ignorer une inquiétude des gens face aux repliements identitaires nés d'une immigration sacralisée. Si la gauche universaliste se flatte d'être insensible à la préservation des civilisations, voir ce même relativisme défendu par un repenti des «110 propositions» socialistes fait douter de sa conversion. Faut-il rappeler qu'un peuple n'est pas interchangeable ?

En fait, ce sont tous les experts de la commission qui ont oublié cette évidence, en accordant la priorité au paiement des retraites et à la croissance. Alors que la question posée, y compris par le chef de l'État, est la consolidation d'une culture partagée permettant de vivre ensemble, l'attrait matérialiste pour la table rase, partagé par une gauche «antiraciste» et un capitalisme hautain, risque de frustrer les Français en quête de destin.

L'indifférence pour ce qui constitue l'âme d'un peuple se retrouve d'ailleurs dans d'autres propositions. La commission suggère ainsi que chaque élève sorte de sixième en maîtrisant le français, la lecture et l'écriture, mais aussi l'anglais, l'économie, l'informatique. Or, elle omet l'histoire et la mémoire commune. Le choix de supprimer les départements, porteurs d'une forte proximité, procède de ce désintérêt.

La vision comptable d'une immigration destinée à équilibrer les comptes sociaux est un non-sens quand elle conduit à fragiliser la solidarité nationale. Qui peut assurer que les immigrés de demain accepteront de payer les retraites de leurs hôtes ? La France court à son éclatement en mettant son identité à l'encan, au prétexte que 50 000 nouvelles entrées par an apporteraient 0,1 % de croissance. Il faut oser penser une autre immigration : celle qui, pour l'essentiel, ne ferait que passer.

 

Faiblesse du diagnostic

La jubilation avec laquelle certains médias ont accueilli la proposition de relancer «l'immigration, inévitable, indispensable» (Le Monde) s'accommode du flou entretenu sur le sujet. Non seulement l'échec de l'intégration des populations extra-européennes est relativisé par une bien-pensance qui n'y voit qu'un effet du chômage, mais les chiffres se prêtent à des contestations qui conduisent à sous-estimer le solde migratoire. Alors que le pays accueille officiellement 200 000 personnes chaque année (clandestins et demandeurs d'asile non compris), le discours convenu qui a trouvé écho auprès d'Attali assure que la France n'est pas un pays d'immigration massive. Comment élaborer une politique dans cette opacité acceptée ?

La faiblesse du diagnostic sur cette question, qui entache la cohérence que revendique la commission pour l'ensemble de ses 316 propositions, se retrouve dans l'élaboration du plan Espoir banlieues, présenté mardi par Fadela Amara. La cacophonie montre le désarroi des politiques devant une réalité mal assumée : le ministre de la Ville a son idée, qui n'est pas celle de sa secrétaire d'État, tandis que le ministre de l'Intérieur en a une autre qui ne semble pas convenir au président de la République, qui présentera lui-même son plan le 8 février…

Ce qui reste indicible est pourtant vérifiable : il existe désormais des Français qui se vivent comme étrangers à la nation. Deux France apparaissent, en dépit des dénégations des «sociologues». Le 11 janvier, à Bruxelles, des institutions musulmanes européennes dont l'UOIF pour la France ont signé une charte qui stipule, concernant les pays d'accueil : «Lorsque les lois en vigueur s'opposent éventuellement aux pratiques et règles islamiques, les musulmans sont en droit (le projet initial disait : «sont tenus») de s'adresser aux autorités pour expliquer leurs points de vue et exprimer leurs besoins et ce dans le but de trouver les solutions les plus adaptées.» Un encouragement à contester les lois.

Il faut répondre à cette fracture occultée et à ce risque de subversion. Même le mouvement d'émancipation Ni putes ni soumises, créé par Fadela Amara, cède la place dans les cités à un «féminisme voilé», tandis que le nombre de quartiers «sensibles» (751) ne cesse de croître. Les solutions ne se résument pas à des rénovations urbaines ou à de nouvelles lignes de bus. L'État doit reprendre pied dans ces territoires autonomes, qu'une constante immigration éloigne toujours davantage. Où voit-on que celle-ci pourrait être le «puissant facteur de croissance» vanté avec tant d'autosatisfaction par Attali ?

 

Parti pris

La France ne peut vivre recroquevillée, et la commission a raison de soutenir que les Européens y ont leur place. Mais pourquoi «supplier» (Attali, hier) les étrangers de venir occuper les 500 000 emplois vacants, alors que le pays compte plus de deux millions de chômeurs, surtout dans les cités ? Laisser croire que ceux-ci seraient inaptes aux métiers du bâtiment, du commerce, de la restauration, de la santé, de l'agriculture témoigne d'un mépris qui s'ajoute au sentiment d'abandon de la jeunesse. «Il faudra se lever le matin, la vie ce n'est pas glander», a expliqué mardi Nicolas Sarkozy, à Sartrouville (Yvelines). Cette politique paraît autrement plus convaincante.

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Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /Jan /2008 18:36

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Geert Wilders Le film sur l'Islam du député hollandais Geert Wilders provoque des craintes et des réactions d'hostilité aux pays-Bas. Après le refus de la chaine publique Nova de le diffuser il ne reste que deux possibilités, soit une diffusion sur une autre chaîne publique, dans le cadre du temps d'antenne concédé aux partis, soit, une diffusion sur Internet -  le site YouTube, par exemple.
Le 12 janvier 2008 une manifestation contre le film a eu lieu à Amsterdam. Certains craignent des réactions plus grave que lors des caricatures de Mahomet en 2006. Un responsable du ministère de l'intérieur déclare : "Une diffusion sur une chaîne publique pourrait laisser entendre que le gouvernement soutient ce projet".
La police est également inquiète et le commissaire d'Amsterdam l'a affirmé publiquement, dans d'autres villes du pays la police a élaboré des plans d'interventions.
Dans le quartier de
Slotervaart
, les imams affirment être obligé de calmer les esprits très souvent, si l'on en croit un article de Libération ce quartier connait sporadiquement des troubles depuis octobre 2007.
Pour montrer la situation aux Pays-Bas, signalons que lors du nouvel an ce pays a connu une flambée de violence. 800 "objets" ont été incendiés dont 22 école et le quartier de Slotervaat a vu son commissariat pris d'assaut. La situation est très tendue puisque des mesures sont prise pour les ambulanciers et la police dans leurs interventions.
Le 18 janvier 2008 on apprend que pour coordonner une réponse à un film anti-Islam du député  Geert Wilders, le gouvernement des Pays-Bas a tenu des réunions de crise. Des médias affirment que des plans d'évacuation des ambassades à l'étranger sont prêt.  Bart Rijs, porte-parole du ministre des Affaires étrangères Maxime Verhagen affirme : "Rien ne permet de penser que le gouvernement néerlandais met actuellement en place un plan d'urgence, et il n'y a aucune raison d'évacuer qui que ce soit".
Le 24 janvier 2008, Mohammed Rabbae, le président d'une coordination d'associations marocaines et musulmanes déclarait : "Nous appelons tous les musulmans des Pays-Bas et tous les citoyens qui se sentiraient lésés par le contenu du film à montrer qu'ils peuvent encaisser le coup, qu'ils ne se laisseront pas manipuler". Il a également appelé les personnes se sentant offensé par le film à déposer massivement plainte pour discrimination et incitation à la haine.
Mohammed Rabbae a pris contact avec les ambassades islamiques aux Pays-bas pour que les produits hollandais ne soient pas boycottés. Il a appelé les musulmans a réagir avec calme après la diffusion possible du film.

REACTIONS INTERNATIONALES

Le 20 janvier 2008 une dépêche irna nous apprend que le chef de la Commission de la sécurité nationale et des affaires étrangères du parlement iranien , Alaeddin Boroujerdi, déclarait que « Si le gouvernement hollandais autorise la diffusion du film anti-islamique du député hollandais Geert Wilders, il doit s’attendre à une large action des musulmans ». Il exige « nous attendons du gouvernement hollandais qu’il prévienne ces réactions » et annonce la première menace "Dans le cas où la Hollande n’empêcherait pas la diffusion de ce film, les députés du parlement iranien demanderont au gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad de revoir ces relations avec les Pays-Bas.
Dans un
article
du 23 janvier 2008 des sensibilités marocaines comptent passer à l’acte et riposter au film. Ainsi, «la Commission nationale pour la défense des droits des Marocains» envisage-t-elle de tenir des rencontres pour étudier les moyens d’engager une riposte appropriée contre cette initiative consistant, selon l'article "à provoquer les sentiments de tous les musulmans des Pays-Bas".


Sources : Le Monde/
Libération
/AFP/irna/Libération.ma

Un nouvel an qui nous fait penser à la France, pourtant les Pays-Bas est un pays pratiquant la discrimination positive avec une tradition multiculturelle se rapprochant de l'Angleterre. On est très loin d'un contexte politique français pourtant il y a des similitudes étranges. Il serait utile que nos partisans du communautarisme en France regarde les Pays-Bas.

A la suite d’un sondage réalisé par la NOS (l’équivalent de la BBC en Hollande), Geert Wilders, leader du PVV (parti de la liberté) a été élu Homme Politique de l’année.

A la suite de deux sondages séparés, l’un auprès de la presse parlementaire, l’autre auprès du public, Geert Wilders est arrivé en deuxième position dans les deux, ce qui fait de lui le gagnant de cette consultation. (1) - (2)

Wilders, régulièrement traîné dans la boue par les médias conventionnels pour ses idées populistes, xénophobes ou d’ “extrême-droite”, est l’un des plus ardents opposants de l’islamisation de l’Europe.

En 2007, il a entre autres :
• proposé une motion (refusée) au Parlement pour l’arrêt de l’immigration musulmane en Hollande.
• demandé l’interdiction du coran aux Pays-Bas, le jugeant comme un livre fasciste
• demandé la fermeture des écoles musulmanes.
• demandé l’interdiction de la burqa en Hollande.
• dénoncé le “tsunami de l’islamisation“.


La minute anti-banlieue : Seine-St-Denis ou “9 - 3″ ?

 

Depuis quelques années, il est devenu plus ou moins toléré de désigner la Seine-St-Denis sous le nom de Neuf Trois et le vocable est hélas entré dans l’usage.

Faites l’effort de dire Seine Saint-Denis (ça rappellera déjà que la France est de tradition chrétienne) et si vous ne pouvez vous y résoudre, tachez au moins de dire “Quatre-vingt treize“.
L’expression racailleuse “Neuf-Trois” est en effet la solution adoptée par les épouvantails à capuche quasi illétrés qui ont simplifié une prononciation et une lecture trop difficile pour eux. A chaque fois que vous utilisez ce sous-français, vous cautionnez cet idiome de zéro maléfique et vous le faites entrer dans le domaine de l’acceptable. Ne vous soumettez pas.

Nouvelle preuve de la censure qui règne dans les média belges concernant le sujet tabou de l’immigration : plusieurs semaines ont été nécessaires pour qu’on apprenne enfin, au détour d’un article du journaliste Mehmet Koksal, que, lors des émeutes commises par plusieurs centaines de Turcs à Bruxelles, le drapeau turc a été hissé sur la maison communale de Saint-Josse par les émeutiers. Voilà qui en dit long sur le visage que prendra cette commune au lendemain des prochaines élections locales.

Faut-il rappeler qu’une partie de cette commune s’est auto-proclamée “la petite Anatolie” ? Faut-il rappeler que deux-tiers des Turcs de Belgique se marient avec une personne vivant en Turquie ? Faut-il rappeler que 66,3% des Turcs d’Europe regardent les chaînes de télévision turques ? ->

La propagande pour la “diversité multi-ethnique” se niche décidément partout.

 

Nous avons visionné les cinq derniers numéros du magazine “Duel sur la 3″ de France 3. Séquence récurrente : la journaliste Ilana Morioussef pose “Les questions des internautes“…

 
 

Au cas où vous n’auriez pas été pénétré par le crédo actuel que la France est, sera et demeurera multi-ethnique, les petits cire-babouches du service public sont là pour vous le faire ingurgiter par tous les moyens. Car si la journaliste cite bien quelques André ou Julie, la proportion hallucinante de Rachid, Medi, et autres Kamel, dans 5 émissions sur 5, est une coincidence qui laisse plus que rêveur…


L’islam doit tout aux religions antérieures

Le dictionnaire d’Amir-Moezzi  resitue l’islam par rapport  aux religions antérieures :

Publication du Dictionnaire du Coran, sous la direction de Mohammad Ali Amir-Moezzi (directeur d’études à l’EPHE):

“Avec ce travail, entrepris il y a cinq ans, j’ai voulu proposer pour la première fois au grand public le résultat d’un examen critique rigoureux, scientifique et distancié du texte lui-même. Il s’agissait également de dire toute la dette de l’islam à l’égard des religions anté-rieures, du judaïsme surtout, du christianisme, mais aussi du zoroastrisme et du manichéisme. On oublie souvent que quatre des cinq piliers de l’islam sont d’origine manichéenne.” -> 

Enfin sur Youtube (on vous en parlait ici). Faites tourner, les Africains méritent mieux, à nous de les aider à faire de l’Afrique une terre où l’on veut émigrer.

 



Comme un musulman au Québec…

La vidéo date du 13 février (TQS, chaine québecoise, émission de Benoit Dutrizac). Voir aussi (1) et surtout (2)


La charia, ou pourquoi l’islam est incompatible avec l’occident

« Le droit musulman est un droit théologique conçu à partir d’un donné révélé. La Charia est la voie à suivre par le croyant pour se soumettre à la volonté de Dieu ; elle est beaucoup plus qu’un système juridique puisque l’obligation du jeûne ou du pèlerinage est du même ordre que celle du paiement de la dot ou de l’aumône.

Pour comparer à ce que nous connaissons, il faut imaginer un système juridique et religieux à la fois, entremêlant de façon indissociable : les dix commandements, le droit canon, le Code civil, le Code pénal, le Code de commerce, le Code général des impôts, l’organisation des Poids et Mesures, les 613 commandements du judaïsme, le tout constituant un droit divin ». ->

A Saint-Cyr, on envisage la mise en place d’un système inspiré de celui de Sciences-Po et de ses conventions avec des lycées de zones d’éducation prioritaires. «L’objectif c’est de pouvoir appeler un jour le général Ben Babrouf ou le colonel Mohamed !» ->

———————–

Un jeune officier parachutiste raconte que, dans son unité, les JFOM (jeunes Français d’origine maghrébine, dans le langage militaire) passent leurs journées au foyer à boire de la bière en regardant des films pornos et qu’à la moindre réflexion, ils adressent au chef de corps un rapport dénonçant le racisme de l’officier qui, convoqué par le colonel, est obligé de revenir sur la sanction. ->

———————–

Dans la Marine, les officiers n’oublieront pas de si tôt la mutinerie de 1999 à bord du porte-avions Foch. Une soixantaine d’engagés volontaires, tous de parents maghrébins, avaient pris en otage leur officier. Après s’être retranchés 2 jours dans la cafétéria du porte-avions, ils avaient dû être délogés par un commando de fusiliers-marins.Ces beurs réagissaient contre une punition collective infligée à la suite d’une rébellion survenue lors d’une mission au large de la Yougoslavie au cours de laquelle les Super-Etendards avaient effectué des frappes sur le Kossovo considéré par les recrues musulmanes comme un sanctuaire islamique.->

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L’aumônier musulman en chef des armées françaises (si,si ça existe) prépare l’organisation du prochain pèlerinage à La Mecque pour une quarantaine de soldats et une équipe d’aumôniers. Le projet lui tient particulièrement à coeur . ->

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« les JFOM (jeunes Français d’origine maghrébine, dans le langage militaire) commettent 3,5 fois plus de désertions, 6 fois plus de refus d’obéissance, 6 fois plus d’outrages à supérieurs et 8 fois plus d’insoumission ->

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Un rapport du Ministère de la Défense de janvier 2007 évoque “l’attitude intransigeante et revendicative tournant à la provocation” des JFOM (jeunes Français d’origine maghrébine) et de “la surdélinquance au sein même de leur régiment.” ->

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Et s’il y avait un conflit entre la France et l’Algérie ? Aïcha, attirée par l’armée, ne s’imagine pas faire la guerre contre les siens : “Dans ma tête, je suis algérienne, je ne me sens pas française. Pour moi, l’armée c’est pas le fait de se lever pour une nation, c’est découvrir un métier.” ->

Déclaration de Pia Kjaersgaard, fondatrice et chef du Parti du Peuple Danois (14% des voix au Danemark) :
« La chose la plus importante est de maintenir l’identité danoise. Je suis convaincue que les musulmans veulent introduire la charia en douce dans notre pays et veulent combattre la société occidentale. Ils veulent que l’islam devienne dominant. Le musulman en tant qu’individu n’est pas un problème pour la société danoise, mais le nombre de musulmans en est un. »

Quand on lui pose la question “Pensez-vous que l’islam puisse apporter quelque chose à la société danoise”, Pia Kjaersgaard répond : “Non, en aucune façon ! “ ->

Selon Abdelkader Arbi, “aumônier général” musulman de l’armée française… ->


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Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /Jan /2008 04:03

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Mercredi 2 janvier 2008 3 02 /01 /Jan /2008 23:12

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Allongement de la durée légale d’avortement volontaire : auprès des médecins la pilule ne passe pas


Six ans après l’adoption de la loi allongeant le délai légal pour l’avortement volontaire (IVG) de dix à douze semaines en France, l’application de la législation semble toujours difficile, selon le quotidien “Le Monde” qui a publié une enquête sur ce sujet le 7/12/07.

Par exemple, en Ile-de-France, les avortements volontaires (IVG) de plus de dix semaines se concentrent sur une poignée de sites, les autres praticiens refusant de les pratiquer. “La gestion de la pénurie et le bricolage militant deviennent la règle, analyse Fatima Belal, coordinatrice régionale Ile-de-France du Planning familial. Les dix-douze semaines, seuls les médecins militants acceptent de les faire.”.

En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, également, la situation est difficile. Dans les Alpes-Maritimes, seuls deux hôpitaux, Nice et Grasse, acceptent les avortements volontaires tardifs. Les gros établissements privés de la région ne pratiquent quant à eux presque pas d’avortements volontaires (IVG).
A l’hôpital public de Grasse, le docteur Mauricette Sebaoun a quasiment réalisé à elle seule les 450 avortements volontaires de l’établissement en 2006, la majorité de ses collègues ayant opposé leur clause de conscience. “Dans la région, les médecins sont encore plus réticents qu’ailleurs à pratiquer des IVG, tout le monde fait le strict minimum, explique-t-elle.”.

Partout en France, les médecins opposent souvent la clause de conscience, en particulier pour ne pas pratiquer les avortements volontaires entre dix et douze semaines de grossesse.
Les médecins qui acceptent de faire des avortements volontaires se retrouvent donc en première ligne, confrontés au regard réprobateur de leurs collègues. “Ce n’est pas facile d’être considérée comme une perverse, tout simplement parce qu’on fait son travail et qu’on vérifie soigneusement le produit de l’aspiration”, témoigne ainsi une médecin exerçant en région parisienne.

Pour faciliter l’avortement volontaire, la ministre de la santé Roselyne Bachelot a prévu le principe de rémunérer davantage cet acte, au 1er mars 2008.
Les médecins qui y opposent la clause de conscience vendront-ils leur âme ?

En France il y a eu en 2004, 210.664 avortements volontaires (les statistiques de 2004 sont l’année la plus récente avec des statistiques complètes, ces données sont publiées tardivement). Ce nombre d’avortements volontaires est supérieur au quart des naissances. Et encore il ne s’agit que des avortements volontaires déclarés.
Pendant ce temps il n’y a pratiquement pas d’enfants à adopter en France. Et des couples stériles qui veulent adopter un enfant, en sont réduits à s’engager dans des entreprises d’achat d’enfants sur d’autres continents, voire de kidnapping d’enfants en Afrique comme dans l’affaire de l’Arche de Zoé.
Où est l’erreur ?

**** L’image qui illustre cet article est une échographie en 3 dimensions, à 12 semaines ; l’enfant parait jouer avec son cordon ombilical.
Les images que l’on obtient en vidéo avec les échographies 4D, sont encore plus fabuleuses. Mais ceci ne doit pas inciter à faire pratiquer des films “d’échographies souvenir” non médicales gravées sur DVD (les centres faisant cela se multiplient).

Dans l’échographie médicale le temps d’exposition aux ultra-sons est court et la sonde bouge presque sans arrêt. Malgré tout on n’est pas absolument certain qu’il n’y ait aucun risque pour l’enfant. Mais cet infime risque possible est tout à fait justifié par les avantages importants pour la santé de l’enfant et de la mère.

Dans les “échographies souvenir”, pour faire de beaux films, l’exposition est plus longue et la sonde reste dirigée plus longtemps sur la même zone. Le risque possible est plus fort et n’est pas justifié. D’ailleurs, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé déconseille ces “échographies souvenirs” (même chose au Québec).

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]


Flicage des pensées déviantes : la HALDE finit l’année en beauté (2)

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PARIS (NOVOpress) - Les policiers ont désormais leur petit livre rouge : il s’intitule, en toute simplicité, « Guide pratique de lutte contre les discriminations, le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et l’homophobie » . La Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE) vient de le mettre au point en partenariat avec la police nationale. Et, bien sûr, elle veut aller encore plus loin dans le reformatage des pensées déviantes et la répression des impies, car pour Luc Ferrand, le directeur juridique de la HALDE, « il faut changer les comportements » .

D’où ce guide, en fait un CD-Rom dont chaque policier et gendarme va disposer sur son intranet, qui rassemble textes de loi, guide procédural et même modèles de PV de plainte. « Des outils pratiques et concrets pour constater les infractions, en rassembler les preuves et interpeller leurs auteurs afin d’assurer la poursuite devant les tribunaux » précisent ses auteurs en avant-propos. Curieusement, il semble que l’albophobie (haine anti blanche) et la haine anti française ne fassent pas partie des motifs de poursuites. Un oubli, sans doute ?

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]


Flicage des pensées déviantes : la HALDE finit l’année en beauté (1)

PARIS (NOVOpress) - Louis Schweitzer, le président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE), a remis lundi, à l’Assemblée nationale, 17 propositions à Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement, pour lutter contre les discriminations dans les domaines de l’emploi, du logement et de la formation. Des propositions qui s’inscrivent dans le cadre de la clôture de l’Année européenne de l’égalité des chances.

Pour l’ancien patron de Renault « Il ne suffit pas d’exprimer des intentions, il faut prendre des mesures concrètes qui seront sources de justice et d’efficacité » . Autrement dit, accentuer le formatage des pensées et des actes dans tous les aspects de la vie quotidienne. Louis Schweitzer a ainsi ressorti le fameux CV anonyme, en regrettant qu’il soit « insuffisamment utilisé en l’absence de décret d’application » et en incitant le gouvernement à réengager « activement » la réflexion sur la question. Il a également invité les entreprises à adhérer à l’accord national interprofessionnel relatif à la diversité dans l’entreprise, conclu en octobre 2006.

Toujours dans le domaine de l’emploi, la Halde a suggéré l’introduction de clauses relatives à la lutte contre les discriminations dans le code des marchés publics (clauses d’inspiration américaine) et invité à plus de transparence et d’efficacité dans les processus de recrutement dans les entreprises. Elle insiste également sur la nécessité de sensibiliser les personnels enseignants aux discriminations et à la promotion de l’égalité pendant leur formation. Une « sensibilisation » qui commence déjà à porter ses fruits comme le montrait Novopress il y a quelques temps… (1)

Ce vaste programme ne peut que porter au septième ciel Carole Da Silva, présidente et fondatrice de l’Association pour favoriser l’intégration professionnelle (Afip (2) ) : « C’est très bien que les maîtres soient formés dans cette perspective parce qu’il est décisif de déconstruire les préjugés dès le bas âge. » . Un enfant en bas âge aurait donc déjà des « préjugés » qu’il faudrait « déconstruire » ? Nos chères têtes (de moins en moins) blondes naîtraient-elles avec des idées nauséabondes dans leur berceau ?

Mais Carole Da Silva va plus loin : « Je ferai une 18e proposition dans le sens d’une clarification des mots et d’une précision du vocabulaire en matière de lutte contre les discriminations et de contrôle de la diversité » . Novlangue ? Qui a dit Novlangue ?

(1) http://fr.novopress.info/?p=9159
(2) http://www.afip-asso.org

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[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]
 


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Un nouvelle vie pour Lumière 101

Radio libre historique apparue en 1981, Lumière 101 (sa fréquence sur la bande FM à Paris aux origines) a apporté pendant 20 ans, de 1987 à 2006, sous la responsabilité de Jean-Luc de Carbuccia sa personnalité chrétienne et civique à une antenne hertzienne alors libre dirigée par Jean Ferré. Aujourd’hui, Lumière 101 reprend, forcée mais ravie, son indépendance pour honorer sur le média du futur, internet, les valeurs chrétiennes et libérales.

Les Producteurs :

Georges Lane
Georges Lane est économiste. Docteur d’Etat en sciences économiques depuis la soutenance d’une thèse sur “l’inflation et la demande de réserves internationales”, il est maître de conférence à l’université Paris IX Dauphine où il enseigne des domaines de la discipline (économie de l’incertitude, monnaie, marchés financiers, assurance). Il est aussi membre du “Centre de recherche de théorie économique Jean-Baptiste Say” que dirige Pascal Salin. Administrateur de l’”Association pour la liberté économique et le progrès social” (ALEPS) que préside Jacques Garello, il a collaboré avec Jacques Rueff, un des fondateurs de cette même association.

Louis Mélennec
Louis Mélennec est né en 1941 en Bretagne. Chercheur, enseignant, consultant national et international, il a enseigné de nombreuses matières médicales et juridiques, et publié de nombreux articles, ainsi qu’une dizaine d’ouvrages. Il est titulaire d’un doctorat en médecine, d’un doctorat en droit, d’un DEA d’histoire. Il a été consulté par plusieurs gouvernements pour d’importantes réformes du droit social. Après ses études au conservatoire, il a donné plusieurs centaines de récitals en France et à l’étranger.

Olivier Pichon
Né en 1949, Professeur Agrégé d’histoire, Olivier Pichon a soutenu un doctorat en sociologie politique avec Annie Kriegel sur les origines du mouvement Solidarnosc et sur l’histoire de la Pologne contemporaine. Il a enseigné l’économie et l’histoire économique en classe préparatoire HEC. Olivier Pichon a exercé différents mandats politiques dont il est maintenant totalement dégagé. Il a publié dans de nombreuses revues des articles de politique d’histoire contemporaine et d’actualité (surtout sur le communisme et le bloc de l’Est). Intervenant dans Monde et Vie depuis 1998, il en est le directeur de la rédaction depuis 2004.

Cyril Semenoff-Tian-Chansky
Cyril Semenoff-Tian-Chansky, historien d’art, est chargé de recherche depuis 2006 au Centre de recherche du Château de Versailles. Il fut chargé auparavant de diverses missions au Musée National de Céramique et à la Manufacture de Sèvres. Il est l’auteur d’une Histoire Générale de l’Art publiée chez Larousse.
D’abord graveur aquafortiste, élève de Jeanne Eismein à Paris, il étudia ensuite l’Histoire de l’Art à l’École du Louvre et prépare actuellement une thèse sur l’artiste russe Dmitri Semionovitch Stelletsky (1875-1947). Il est le descendant direct du géographe, homme d’État, savant et collectionneur russe Piotr Petrovitch Semenov-Tian-Shanski (1827-1914).

Lumiere101.com


Racisme et xénophobie : les nouveaux Tartuffe

Intervention de Bruno Gollnisch au Parlement Européen à Strasbourg sur la montée de l’extrémisme en Europe

Voici venir une nouvelle fois un énième rapport sur la prétendue montée de l’extrémisme en Europe. Conseil, Commission, groupes politiques, ils sont venus, ils sont tous là !

Comme d’habitude, cette rhétorique est nulle intellectuellement, scandaleuse politiquement, perverse moralement. Intellectuellement nulle, parce que toutes les idées nouvelles en religion : le christianisme, dont certains d’entre vous osent se réclamer, en politique le libéralisme ou le socialisme, en science des idées aujourd’hui aussi évidentes que la rotondité de la terre ou sa rotation autour du soleil ont d’abord été considérées comme extrémistes, hérétiques, subversives, inadmissibles.

Il ne suffit pas de diaboliser une opinion pour la discréditer. Il faut dire en quoi elle est fausse. Le scandale politique, c’est vous qui le suscitez, vous qui êtes au pouvoir et qui, au lieu de résoudre les problèmes, affichez un programme de combat de l’opposition.

Vous révélez ainsi votre incapacité à résoudre le problème de l’immigration-invasion dont vous êtes, délibérément ou par lâcheté, les visqueux collaborateurs.

Vous avouez ici votre échec économique, votre échec social, votre échec culturel, votre échec moral, votre échec éducatif. Et au lieu de changer votre catastrophique politique, vous ne songez qu’à l’élimination de ceux qui protestent ou qui vous critiquent.

Mais c’est moralement que votre attitude est la plus répugnante. Vous assimilez frauduleusement les actions violentes ou terroristes à la légitime réaction des peuples d’Europe contre la destruction de leur identité.
Tartuffe que vous êtes, vous voulez les priver de parole et de représentation politique !

Vous êtes les pharisiens de la démocratie. Comme le dit l’Ecriture : Sépulcres blanchis ! Tout n’est que peinture blanche à l’extérieur : vous
parlez des droits de l’homme, de la liberté d’expression, des valeurs de l’Europe, de la tolérance. Mais tout n’est que cadavre et pourriture à l’intérieur. Ces droits dont vous avez plein la bouche, vous les refusez à ceux qui ne pensent pas comme vous.

Démocrates en peau de lapin, vous avez peur des peuples auxquels vous refusez de se prononcer par referendum. Ce seul mot, cette seule réclamation vous terrorise, et l’on voit ceux dont les pères défilaient dans la Hitler Jugend proposer aujourd’hui de supprimer les droits de ceux qui défendent leurs libertés nationales, parlementaires, politiques et civiques.

Tout cela serait odieux, si cela n’était pas grotesque. Les générations futures vous jugeront comme elles ont jugé ceux qui ont livré Rome aux Barbares. Puissent-ils, ces barbares, vous traiter un jour comme vous méritez de l’être. Dans le désastre actuel, ce sera notre consolation et notre ultime éclat de rire.

Source: http://www.frontnational.com


Création d’un prix Anne-Lorraine Schmitt

Entendu ce matin sur Radio Notre-Dame, de la bouche de Frédéric Pons, journaliste à Valeurs actuelles et président de l’Association des journalistes de défense : cette association, après avoir fait d’Anne-Lorraine un de ses membres, à titre posthume, a décidé de constituer un prix annuel à son nom, qui sera décerné chaque année à un journaliste méritant de moins de trente ans, qu’il soit sorti de l’école ou y soit encore.

(Source: http://e-deo.net) 


VU DE RUSSIE. Le démantèlement de la Serbie, vers l’islamisation de l’Europe !

Voici des extraits d’un article d’Alexeï Bogatourov, parue (en russe) dans “Nezavissimaïa Gazeta” le 4/12/07 :
- Alexeï Bogatourov est directeur adjoint de l’Institut des problèmes de sécurité internationale de l’Académie des Sciences de Russie.
- Nezavissimaïa Gazeta ( http://www.ng.ru/ ) est un journal russe, très lu par l’intelligentsia moscovite.

+++++++++++

Etait-il intelligent de détruire la Serbie ? Evidemment non….
Les riches voisins occidentaux de la Serbie n’ont pas fait preuve de sagesse à son égard. Ce pays, malgré toutes les difficultés qu’ont posées ses gouvernants dynastiques, a été un rempart européen dans les Balkans, la ligne avancée de contact avec l’Orient islamique. Les Serbes et les Monténégrins ne sont pas des gens de compromis, mais ils sont combatifs, excessivement courageux, et ils ont le sens du sacrifice. C’est ce qui leur a permis dans le passé, même sans aide occidentale, de contenir la pression de la Sublime Porte Ottomane sur l’Europe, aux frontières où se dessine le basculement ethnique. Une Serbie forte, en dépit de tous ses défauts, était dans les Balkans un facteur de cohésion, rôle que les autres pays de la région ne pouvaient jouer pour de nombreuses raisons, géopolitiques entre autres.

La “stratégie de démembrement de la Yougoslavie” que l’Allemagne a adoptée à la fin des années 1980 [Note du traducteur : en prenant l’initiative de reconnaître l’indépendance de la Slovénie et de la Croatie], suivie par les autres Etats de l’Union européenne, la Russie voisine (alors dirigée par Eltsine, avec Andreï Kozyrev en chef de la diplomatie) et les Etats-Unis, a tout bouleversé. La Serbie a dès lors commencé à être “grignotée” de toutes parts, perdant des terres peuplées de Serbes. La Croatie en a avalé une partie, la Bosnie, officiellement devenue un état musulman à hauteur d’un tiers, en a absorbé une autre. Après cela, le projet de “Grande Albanie”, islamique elle aussi, est revenu sur le devant de la scène. Enlever définitivement le Kosovo à la Serbie pour le transformer en état indépendant constitue une étape supplémentaire dans la réalisation de ce projet.

L’Union Européenne s’accommode de sa propre islamisation…. La prochaine entrée de la Turquie dans l’Union, l’absorption du “giron balkanique” et de ses enclaves islamiques, l’afflux d’immigrants en provenance de pays musulmans d’Afrique et d’Asie rendent irréversible l’islamisation des états européens.

Fatalité, sens de l’Histoire et paradoxe culturel :
L’UE que les Russes voulaient rejoindre au début des années 1990, l’UE actuelle, et l’UE telle qu’elle sera dans dix ou quinze ans, sont 3 choses qui n’ont rien à voir entre elles, que ce soit du point de vue de la culture, du mode de vie ou de la politique. Combien de temps encore Paris, Berlin et Londres continueront-ils à susciter chez les Russes un vrai désir d’adhérer aux valeurs européennes ? Et dans combien de temps les Russes craindront-ils de trouver dans l’Union Européenne, l’Asie à la place de l’Europe. Autre grande question, les rapports de la Russie et de l’UE deviendront-ils plus chaleureux ou plus distants lorsque l’Europe se sera complètement “islamisée” ?

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]


La “tchéka” du PCF (1941-43)

AFE (http://afe-blog.com/)

Le PCF entretenait pendant l’Occupation une police politique - le détachement Valmy - chargée de l’assassinat des “renégats” et du châtiment
des “traîtres”. Nul autre groupe d’action n’était aussi proche de la direction du Parti communiste clandestin dont il constituait le bras armé.
Sur ordre de Jacques Duclos, ces “cadres spéciaux” organisèrent à Paris des attentats spectaculaires, dont celui du cinéma Rex, et exécutèrent ou
tentèrent d’assassiner plusieurs dizaines de personnes. La découverte et le dépouillement d’archives totalement inédites par deux historiens passionnés mettent en lumière l’existence de cette “Guépéou” du Parti. Leurs recherches ont permis de pénétrer les rouages méconnus du PC clandestin et, pour la première fois, de suivre au quotidien les policiers des RG dans la chasse implacable qu’ils menèrent contre ceux qu’ils appelaient ” le groupe punitif communo-terroriste “. Une enquête historique qui se lit comme un roman et tord le cou à quelques épisodes légendaires de la Résistance communiste.

Jean-Marc Berlière, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne, et Franck Liaigre, chargé de recherches au CNRS, appartiennent tous deux à l’équipe de recherche du CESDIP (ministère de la Justice / CNRS). On leur doit la première étude scientifique sur les débuts de la lutte armée menée par le Parti communiste à l’aide des “Bataillons de la jeunesse” à l’automne 1941 (Le Sang des communistes, 2004).

Liquider les traîtres : La face cachée du PCF, 1941-1943, Franck Liaigre et Jean-Marc Berlière,Robert Laffont, 2007, 510 pages, 22€.
Pour acheter ce livre:
http://www.libre-diffusion.com/ 


« La Libye, un vaste centre de rétention pour immigrants »

Pays de transit pour les sud-sahariens qui veulent gagner l’Europe, la Libye, 5,3 millions d’habitants, compte quelque 600 000 étrangers en situation légale et de 1 à 1,2 million de clandestins. De nombreux témoignages d’Occidentaux dénoncent les conditions « terribles » dans lesquelles vivent ces migrants « systématiquement traqués, envoyés en centre de rétention, maltraités ».

« Ce pays est devenu un vaste centre de rétention pour des centaines de milliers de Maliens, de Nigériens, d’Erythréens », alerte Mme Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH).

Tripoli, qui ne reconnaît pas la convention de Genève sur les réfugiés, procède à un double transfert de ces populations indésirables : d’abord par des retours forcés vers les pays d’origine – notamment pour les Erythréens, menacés de mort dans leur pays – Ensuite en favorisant le départ de ces clandestins vers l’Europe, dans les conditions qu’on imagine.

Pour Mme Souhayr Belhassen, « Droits de l’Homme et Libye, c’est antinomique ». . On s’en doutait un peu, bien avant ces récents développements. Le label FIDH confortera chacun dans cette conviction.

Comme le tableau ne saurait être complet sans une nouvelle réaffirmation de la culpabilité de l’ Homo Europeus, Mme Belhassen dénonce « l’accord tacite » des pays européens pour le refoulement des clandestins vers leur pays d’origine. Méchants pays européens « qui ne veulent pas de ces migrants chez eux » insiste Madame la Présidente…

Suggestion : l’Algérie voisine ne pourrait-elle accueillir cette immigration ? Cette richissime Algérie, assise sur un gigantesque pactole pétrolier et gazier, qui vient d’enregistrer sur les huit premiers mois de 2007 un excédent de sa balance commerciale de quelque 20 milliards de dollars ( http://fr.allafrica.com/stories/200709250786.html ). Le président Sarkozy en a-t-il parlé avec son ami Bouteflika lors de sa dernière visite à Alger ?

Henri Dubost, pour Novopress

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
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Aux Pays-Bas le solde migratoire des personnes “d’origine étrangère” a été négatif en 2006.

Aux Pays-Bas en 2006 il est entré moins de personnes “d’origine étrangère” **** que ce qu’il en est sorti. Ce solde migratoire qui était fortement positif auparavant (plus d’entrées que de sorties) est devenu presque nul en 2004, puis négatif ensuite.
Ceci correspond à la révision de la politique d’immigration qui a suivie l’assassinat en 2002 de l’homme politique Pim Fortuyn, puis en 2004 l’assassinat par un musulman, du cinéaste Théo Van Gogh.
Cette situation est atypique en Europe, car par exemple, en France, en Espagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Belgique, le solde migratoire est au contraire actuellement plus important que dans les années 1990.

Ce qui montre que, quand on veut arrêter l’immigration dans un pays, on peut.
Mais cette volonté ne durera peut-être pas.

**** L’institut statistique néerlandais ( http://www.cbs.nl ) utilise les définitions suivantes :
- “D’origine étrangères” : personnes dont au moins un des 2 parents n’est pas né aux Pays-Bas. En outre l’institut distingue les populations “d’origine étrangère” “occidentale” et “d’origine étrangère” “non-occidentale”.
- “Autochtones” : personnes dont les 2 parents sont nés aux Pays-Bas

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Cachez cette mosquée que je ne saurais voir…

Zentropa

Le combat contre la construction de mosquées en France pose plus de questions que ne pourrait le laisser penser une analyse trop rapide. Bien sûr, il est légitime que notre sentiment identitaire et national soit choqué par la perspective de voir fleurir sous nos yeux des lieux de culte musulmans. Epidermiquement et, pourrait-on dire, romantiquement, voir s’élever des minarets sur notre vieille terre chrétienne est un indéniable traumatisme contre lequel on ne peut instinctivement que lutter.

Seulement voilà, la France, justement, est-elle bien toujours une vieille terre chrétienne ? Curieusement, ceux qui ne metttent jamais un pied dans une église et même ceux qui passent leurs jours à dénoncer les ravages du « poison chrétien », se souviennent subitement du rôle fondateur du christianisme pour notre nation et en deviennent les ardents défenseurs dès lors qu’il s’agit de justifier leur opposition à l’édification de mosquées.

Pourtant on peut se demander en quoi le christianisme serait « indissociable » de la France à l’heure ou celui-ci est totalement « dissocié » de l’existence réelle, quotidienne et concrète des Français. Vivre en bafouant chaque jour tous les préceptes chrétiens et l’ensemble des valeurs qui leur sont liés, fort bien. Mais voir des minarets s’élever à la place des clochers devant lesquels on passe depuis des années avec indifférence ou mépris, ha ça jamais ! Partons immédiatement en croisade !

Il y a de toute évidence une grande part de tartufferie dans cette attitude et l’on peut craindre que cet « anti-islamisme » là ne soit qu’une façon détournée et « éducolorée » d’être « anti-arabes ». [NDLR : les arabes représentent moins de 20% des musulmans dans le monde.]

Car en effet, que veut-on au juste à travers cette opposition systématique et virulente aux contructions de mosquées ? Nier la présence arabo-muslmane dans notre pays ? Renvoyer les croyants prier dans les caves et les hangars ? Les forcer à se transformer en bons petits consommateurs athés comme nous ?

Les ambiguïtiés politiques et morales du discours violemment anti-islamique sont renforcées par le fait que la mobilisation militante visant à empêcher la construction de lieux de culte musulmans n’a jamais trouvé d’équivalent lorsqu’il s’agit de faire barrage à la destruction, aujourd’hui fréquente, d’une église catholique. Pourtant, symbole pour symbole, celui d’une église rasée au buldozer par ses propres enfants n’est pas moins fort ni moins inquiétant que l’apparition d’une grande mosquée dans un quartier de Marseille à la population majoritairement afro-maghrébine… Bien au contraire serait-on même tenter de dire…

Rappelons-le encore une fois, ce n’est pas l’immigration, dans laquelle certains voient un peu trop facilement la clef universelle expliquant tous les maux de l’époque, et encore moins l’islam qui ont vidé les églises, ni eux qui ont promu l’égotisme individualiste, le vagabondage sexuel et transformé les jeunes français en semi tapettes maquillées dansant épileptiquement entre deux prises de drogue…

Que la vue d’une femme voilée agace le regard d’un crétin à crête gélifiée à la sortie d’une after ou « agresse » la « liberté » si vaillamment conquise de sa copine au nombril à l’air et au string remonté sous les aisselles, cela n’a jamais été et ne sera bien évidemment jamais un argument politique…

Car si, et nous le rappellons avec force, la loi islamique est indiscutablement incompatible avec la nature et les valeurs de la cilivilisation traditionnelle européenne, nos modes de vie contemporains ne le sont pas moins. On pourrait même dire qu’ils lui sont encore plus étrangers si l’on considère le renforcement quotidien de la culture de mort (avortement, euthanasie, nihilisme, hédonisme pathologique, fuite dans la virtualité… ) qui va à l’exact opposé des principes éthiques et moraux qui ont fondé notre histoire et notre rapport au monde.

Alors se battre contre l’islamisation, bien sûr, mais à condition de proposer une alternative autre que le consumérisme, l’athéisme jouisseur, la pornographie et la tecktonic…

Tant que le combat contre l’islam ne s’inscrira pas dans une geste spirituelle véritable et désireuse de rompre radicalement avec la modernité par un retour à la simplicté et à la rigueur des valeurs traditionnelles, il restera une gesticulation dérisoire et un peu obscène…

Vouloir «continuer à penser et à vivre comme des porcs sans être emmerdés par les musulmans et leur folklore obscurantiste» ne peut pas fonder un programme politique, encore moins une révolution…


Démographie de la Russie. Du “pire” au “un peu mieux”

Depuis de nombreuses années la situation démographique de l’immense Russie est particulièrement mauvaise, mais une amélioration vient d’être constatée en 2007, ceci étant à relier à une politique positive du gouvernement.

1) Le pire.

Depuis 1993 la Russie enregistre chaque année plus de morts que de naissances. Par exemple pour 2006, dernière année connue entièrement, il y a eu 146 cercueils pour 100 berceaux.
Ceci est du à la fois :
- à une surmortalité par rapport aux autres pays européens (espérance de vie à la naissance de 65 ans),
- mais surtout à cette surmortalité, s’associe une fécondité très faible. Depuis 1992 la fécondité évolue entre 150 et 130 enfants pour cent femmes (et fécondité encore plus faible pour la majorité slave de la population).

Cette situation entraîne une dépopulation de ce pays, qui est déjà passé d’un maximum de population de 148 millions en 1992, à 141 millions en 2006. Et si cette tendance continuait, on estime que la population serait de 128 millions en 2025 et 109 millions en 2050 (Population Reference Bureau), soit une perte de près d’un tiers. Et avec bien sûr en plus, un vieillissement considérable de la population, ce qui rendrait pratiquement impossible une interruption de la dépopulation des russes car il n’y aurait plus assez de jeunes russes pour procréer..

2) L’évolution récente vers l’amélioration.

Pendant les mois déjà connus de 2007, il y a eu un nombre record de naissances par rapport au 15 dernières années. Dmitri Medvedev, premier vice-Premier ministre en charge de la “mise en œuvre des projets prioritaires” a annoncé que cette augmentation des naissances s’était associée à une diminution des décès, amenant ainsi à 100 naissances pour 130 morts au lieu de 100 naissances pour 146 morts en 2006. Le ministre indique que le gouvernement vise à poursuivre ce redressement jusqu’à stabiliser la population russe puis la faire augmenter.

Ce début d’amélioration est le résultat d’une politique démographique positive du gouvernement russe.
Dans son discours sur “L’état de la nation” en Mai 2006, le président Vladimir Poutine a fait de la lutte contre la dépopulation des russes, un élément prioritaire. Le gouvernement russe a alors pris de nouvelles mesures pour faciliter la maternité et pour apporter des compensations à la charge financière des enfants dans les familles.
Vladimir Poutine dans son discours a également affirmé que pour résoudre ce problème de dénatalité il fallait un changement général de l’attitude sur le sujet de la famille.

Un exemple anecdotique mais hautement symbolique de cette attitude envers les familles et les naissances, est celui donné par la région d’Ulyanovsk située à environ 850 km à l’est de Moscou. Le gouverneur de cette région a organisé un concours “Donnez naissance à un patriote pour la fête de l’Indépendance de la Russie”. Le 12 Octobre a été déclaré fête de la Conception. Les couples ont un jour de congé pour se préparer à donner naissance à un enfant 9 mois plus tard le 12 Juin, fête de l’indépendance. Le concours est doté de plusieurs prix. La photo de cet article montre la famille qui a gagné le premier prix en Juin 2007, une voiture.

Cette attitude sur le sujet de la famille et ce souci de maintenir la population russe, de Vladimir Poutine et du gouvernement russe, tranchent avec la position souvent négative des autres gouvernements européens. Et cela a des résultats.

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Mardi 25 décembre 2007 2 25 /12 /Déc /2007 12:05

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Pourquoi la France est pauvre

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 21 décembre 2007.

Si ! Si ! Le PS a bougé un doigt. Les socialistes, pé­trifiés dans leur hibernation, viennent de «reconnaître l'économie de marché». François Hollande a même parlé, samedi, d' «aggiornamento». Ce­pendant, rien n'étant simple dans ce parti comateux, il a ajouté : «… Mais nous avons un rapport critique au capitalisme et nous combattons le libéralisme». Néanmoins, celui qui disait hier ne pas «aimer les riches» parle des vertus de «la création de richesse». Cela tombe bien, c'est ce que demandent les gens.

Il faut dire que l'étatisme socialiste, que s'efforçait de contourner la gauche une fois au pouvoir, était une curiosité dont seuls la Corée du Nord et Cuba osent encore vanter les réussites. Alors que les plus dogmatiques des syndicats, à commencer par la CGT, semblent prendre la voie du réformisme indiquée par Nicolas Sarkozy, il est tentant de voir une semblable influence élyséenne dans l'apparent réveil de la gauche devenue la plus bête du monde.

Reste que le capitalisme et le libéralisme ne sont pour rien dans la paupérisation des classes moyennes. Elles payent, au contraire, les réticences face à la libre entreprise et l'initiative privée. Sept millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté (817 euros par mois). La France est, avec la Bulgarie, le seul pays de l'Union où 17% des salariés sont au smic, contre 8,6% en 1991. La baisse du pouvoir d'achat n'épargne pas certains fonctionnaires : 17% ont vu leur traitement progresser moins vite que l'inflation.

Quand Jacques Attali, président de la commission pour la libération de la croissance, parle ces jours-ci, après d'autres, d'une France «sur la pente du déclin», il est difficile de lui donner tort, en dépit des indignations de ceux qui confondent lucidité et défaitisme. La chasse aux «déclinologues», ouverte par ces gardiens de la pensée lisse, n'a eu pour effet que de retarder une révolution culturelle enfin enclenchée.

La gauche déclamatoire, qui s'offusque des sans-abri avant de filer en vacances, n'est plus crédible. Le socialisme, qui a longtemps inspiré la politique, a sa large part dans le retard économique que supporte la nation. Aujourd'hui, des salariés ou des retraités redoutent de devenir à leur tour SDF. Aussi le PS doit-il poursuivre son adaptation au monde et ac­compagner les réformes. Qu'il se rassure, le libéralisme ne mord pas.

Le poids de la Sécu

La baisse du pouvoir d'achat ne tient pas seulement à la lourdeur de mécanismes juridiques et fiscaux qui découragent les entrepreneurs à produire davantage, ou à l'inflation de l'immobilier, des loyers et de l'essence. Le poids de la Sécurité sociale s'avère aussi insupportable, alors que la santé est supposée gratuite. Une étude de Georges Lane, professeur à l'université Paris-IX-Dauphine, publiée par Les Contribuables Associés et révélée par Valeurs actuelles, fait apparaître l'ampleur des prélèvements. En additionnant les cotisations du salarié et de son employeur, toutes deux prélevées sur la valeur du travail effectué, Lane constate, sans être dé­menti, qu'une personne qui gagne le smic (1 341,03 euros brut ; 1 053 euros net) verse en fait 609­ euros par mois à la Sécurité sociale ! Pour sa seule assurance-maladie, cette personne paie 32% de plus que ce qui lui est reversé : un racket, rendu illisible par la complexité des versements.

Dernièrement, des députés UMP ont demandé la création d'une commission d'enquête sur les fraudes aux prestations et aux cotisations sociales (Assedic, CMU, RMI), dont le montant est estimé entre 20 et 40 milliards d'euros. Cette vigilance serait la moindre des choses. Tout comme il devient nécessaire de réformer l'Aide médicale d'État (AME), gouffre de 445 millions d'euros par an, également payé par la solidarité nationale. L'AME, qui permet un accès gratuit aux soins pour les clandestins, serait à l'origine d'abus dénoncés par les députés UMP Thierry Mariani et Claude Goasguen. Ils estiment que «la prestation moyenne par bénéficiaire s'élève à 2 500 euros par an contre 1 500 euros en moyenne pour un assuré au régime général». Le smicard, sur la paille, paye aussi pour ceux-là. Normal ?

Seul un bouleversement des comportements parviendra à tirer la France vers le haut. Tout est à remettre à plat, à commencer par ce ruineux système de santé. Les esprits sont prêts. Mercredi, un sondage BVA a montré l'intérêt de l'opinion pour la voie choisie par Sarkozy concernant le rachat des RTT ou le travail le dimanche, même si les recettes de la gauche (prime à l'emploi, augmentation du smic, baisse de la TVA) trouvent toujours un écho chez ceux qui restent indifférents à l'endettement pu­blic. D'ailleurs, la grève des fonctionnaires du 24 janvier, décidée par six syndicats qui réclament à l'État fauché des augmentations de salaires, s'annonce comme un pénible remake.

Retour aux 40 heures

Pas de meilleure illustration d'une révolution des mentalités que le référendum de cette semaine dans l'usine de pneumatiques Continental à Sarreguemines (Moselle) : 75% des votants ont accepté le retour aux 40 heures pour assurer la compétitivité de l'entreprise, en contrepartie d'une hausse moyenne des salaires de 6%. Le oui, unanime chez les cadres, a été soutenu par 69% des ouvriers. Invités mercredi par le président à accélérer leur mutation pour accompagner les réformes sociales de 2008, les syndicats doivent se résoudre à prendre le train en marche, s'ils ne veulent pas être largués.

Rumeurs

Rumeurs de crise : 2008 n'au­gurerait rien de bon pour un capitalisme dévoyé notamment dans la dérive américaine des subprime. La gauche dira : «Je l'avais bien dit !» Mais le capitalisme sait reconnaître ses erreurs. Il les corrige vite, lui. Joyeux Noël et bonne année ! 
 


Kadhafi : bilan d’une visite


Le bloc-notes d’Ivan Rioufol du 14 décembre 2007.

Au-delà des contrats signés, la visite de Kadhafi en France a eu trois mérites. Le premier a été de donner l’occasion aux belles âmes, voyant en lui le profil du tyran, d’ouvrir enfin un œil sur l’état d’asservissement du monde arabe et son aspiration à davantage de libertés. Le deuxième a été de permettre à Rama Yade, ministre venue d’Afrique, de s’identifier à la République en rappelant les «principes et valeurs qui font que la France est un pays semblable à nul autre». Quant à la cacophonie gouvernementale née de cette venue, elle invite à s’interroger – troisième mérite – sur la cohérence de la diplomatie française.

L’indignation du PS contre la présence du «Guide de la révolution» est à comparer à son silence devant l’hommage national rendu naguère à Yasser Arafat, ou aux excuses de François Hollande devant Abdelaziz Bouteflika exigeant la repentance pour la colonisation de l’Algérie. Observer la gauche se faire plus exigeante que George Bush sur le respect de la démocratie en Libye fait douter de sa cohérence. Plus convaincante a été, pour cela, la colère un brin surjouée de la Marianne noire, chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme. Entendre cette jeune femme musulmane défendre la nation et sa culture a illustré ce que pourrait produire idéalement une France multiethnique restée fidèle à ses héritages.

Pour autant, le pouvoir n’est pas critiquable de vouloir commercer avec cet homme en quête de respectabilité. Comme le remarque le sénateur Michel Charasse (Europe 1, mardi) : «Si on achetait du pétrole dans les pays purs, il y a longtemps qu’on roulerait en voitures à pédales.» D’ailleurs, les États-Unis et la Grande-Bretagne, tombeurs de Saddam Hussein, sont déjà les partenaires établis d’une Libye jugée fréquentable depuis qu’elle a renoncé, en 2003, à l’arme nucléaire. Faudrait-il tirer un trait sur les marchés conclus cette semaine ? Notre économie ne peut se permettre cette fantaisie.

Ce qui choque, en revanche, tient à l’effacement de la France. Elle n’a pas voulu entendre, chez son hôte, sa justification du terrorisme, ses leçons de démocratie, son refus de reconnaître Israël, son dédain des droits de l’homme, sa négation du génocide au Darfour. C’est Sarkozy qui a été sermonné par Kadhafi à propos des immigrés «aux droits violés par la police» et qui a été invité à «bien traiter la communauté africaine» et à «répondre à ses revendications». Personne n’a dit : «Ça suffit !»

Une faiblesse française

En encourageant le repenti, la France a montré une faiblesse. D’autant que le personnage, qui soutient l’islamisation de l’Europe (bloc-notes du 2 novembre 2007) et a réaffirmé ces jours-ci que «la seule religion est l’islam» («La croix que vous portez n’a aucun sens, comme vos prières», a-t-il dit mardi), a aussi invité « les Africains» vivant en France à «défendre leurs droits» en créant «leur parti». La libération des infirmières bulgares, emprisonnées et torturées pour de faux crimes, pouvait justifier l’invitation à Paris, en geste de gratitude. Mais ces empressements à faire croire que le leader bédouin se serait converti aux Lumières (Roland Dumas : «Kadhafi a un comportement très clair qui le rapproche des Occidentaux») ont montré une confusion des esprits. Elle n’aide pas à rendre lisible la diplomatie française.

«J’envoie des signaux à la rue arabe», explique Sarkozy. Cependant, à vouloir ainsi relativiser ses précédentes prises de position pro-américaines et pro-israéliennes, il en vient à additionner les concessions à l’opinion musulmane. Le discours tenu l’autre jour à Constantine le montre : si l’excuse pour la colonisation n’a pas été prononcée, le président a dénoncé le «système colonial injuste par nature», vu comme une «entreprise d’asservissement et d’exploitation». Or jamais l’Algérie ne demandera pardon pour ses actes passés de piraterie sur les côtes de Provence ou de Corse, ou pour le massacre des harkis après les accords d’Évian.

Ce même déséquilibre se retrouve dans la manière dont le chef de l’État joue unilatéralement l’apaisement, se faisant l’avocat de «la diversité, de l’échange, du métissage, de l’ou­verture à l’autre». De tels propos ne sont jamais tenus en face. Si l’Occident est prié de s’ouvrir à l’immigration et au multiculturalisme, les pays musulmans sa­vent exiger, pour eux-mêmes, le respect de la «Terre d’islam». Il est à craindre que le projet de Sarkozy d’Union de la Méditerranée, discuté avec Kadhafi, ne prenne la tournure du partenariat Euro-Méditerranée, lancé à Barcelone en 1995 : après s’être prêté à un inventaire des exigences islamiques, il a fini dans un monologue européen.
 

Union occidentale

La politique arabe de la France, inaugurée dès 1543 par François 1er invitant le corsaire Barberousse, a ses évidentes vertus de bon voisinage. Mais elle risque d’aggraver, désormais, un déséquilibre dont l’Occident, divisé et fragilisé, fait déjà les frais. Aussi est-ce moins une Union méditerranéenne qu’une Union occidentale qui reste à construire. Ce qui est la conclusion de La Fracture identitaire (de votre serviteur) est aussi l’argument qu’ap­profondit Édouard Balladur dans un livre qui vient de sortir ( Pour une Union occidentale entre l’Europe et les États-Unis, Fayard). «L’Occident doit s’organiser pour défendre ses principes, ses convictions, sa civilisation ; c’est un devoir politique et moral», écrit l’ancien premier ministre. Sarkozy l’entendra-t-il ?

«Actes criminels»

Pressé par le président de «condamner» les attentats d’Al­ger, Kadhafi a pris son temps avant de dénoncer des «actes criminels». S’en contenter ?


Les signes d’un sursaut


Le bloc-notes d’Ivan Rioufol du 7 décembre 2007.

Les Français veulent se sortir de leur pétrin. Ils le prouvent à chaque occasion. Le récent mouvement social, qui bataillait pour conserver les régimes spéciaux, a dû se plier à l’opinion réformatrice qui est en train d’isoler également la contestation étudiante. Les dernières émeutes ont donné lieu, singulièrement sur Internet, à un flot de commentaires qui ont révélé, jusque dans leurs excès, l’urgence d’un débat sur la cohésion nationale. Quant à l’État providence, la vache sacrée est poussée dehors, sans remords. Oui, un sursaut se profile.

Cette fois, l’État n’augmentera ni le smic, ni les primes à l’emploi, ni ces autres cadeaux (baisse de la TVA, de la taxe sur l’essence) que suggérait le PS en ignorant la dèche publique. «Je ne suis pas le père Noël. Il n’y a pas d’argent dans les caisses», a rappelé l’autre jour Nicolas Sarkozy. Récemment, il avait reproché à François Fillon d’avoir parlé d’une «situation de faillite», qui annonçait la rigueur. Mais si le mot n’est pas dit, il est désormais appliqué. Personne ne hurle.

La remise en cause des 35 heures après accord entre partenaires sociaux ou par le rachat des RTT, annoncée par le chef de l’État, signe la désacralisation des congés et des loisirs. Même le travail le dimanche est approuvé à 50 %. Mardi, un sondage de Libération a montré qu’une majorité juge efficace la réhabilitation du travail dans l’amélioration du pouvoir d’achat. Un coup d’œil dans le rétroviseur montre le chemin parcouru : un pays sous cloche et pantouflard s’éloigne. Le premier ministre parle en libéral sans choquer quiconque, quand il affirme «vouloir libérer le travail» afin de relancer l’offre. La simplification du Code du travail, discutée à l’Assemblée, est censée aller dans ce sens. L’assistanat est en mal d’avocats. Qui dit regretter ce vieux monde ? Seul François Bayrou, mimant de Gaulle, croit utile d’entrer en «résistance», alors même que la nation se dégage enfin de ses pesanteurs idéologiques.

Une révolution des mentalités s’est installée, grâce à une habile pédagogie des réformes, plus symboliques qu’efficaces. En Espagne, le modernisme pousse le socialiste Zapatero à défendre cette semaine la suppression de l’impôt sur la fortune «afin d’intégrer le groupe de la majorité des pays européens». Les Français n’en sont pas là. Mais ils peuvent en entendre beaucoup. La droite sera-t-elle à la hauteur de leurs attentes ?

Refondation culturelle

Reste que la France a du mal à admettre son état. Ce n’est pas seulement sa fracture identitaire qui reste indicible, bien qu’elle crève les yeux du premier venu. C’est sa personnalité même qui s’estompe. La semaine dernière, l’hebdomadaire américain Time titrait sur «la mort de la culture française» en soulignant qu’elle avait perdu son statut de «superpuissance». L’insolence a fait rugir Maurice Druon dans Le Figaro. Il n’empêche : l’«exception culturelle française», cet héritage de Vichy, ne produit plus pour l’essentiel que des œuvres plates et prétentieuses, tandis que la littérature égotique ne franchit plus les frontières depuis longtemps. En France même, les intellectuels médiatiques sont devenus muets. Il est vrai que la plupart des salonnards n’ont pas vu venir ces temps complexes.

Le débat civilisé et constitutif de «l’esprit français» n’arrive plus à dépasser le stade des négations, des invectives, des injures. Cette carence dans l’analyse critique explique en partie le désastre qui accable l’école. Cette semaine, deux enquêtes internationales rappellent cette réalité. Selon le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS) du Boston College, les écoliers français lisent de moins en moins bien. Selon une enquête de l’OCDE, ils décrochent aussi en sciences et en mathématiques. C’est bien une part de la culture qui est, là aussi, laissée en friches, dans la crainte d’affronter les pédagogues.

Pour autant, ce serait une erreur de croire les Français insensibles à ces phénomènes d’arasement. D’autant qu’ils s’ajoutent à une créolisation de la langue dont même Fadela Amara, chargée de la politique de la Ville, se fait l’interprète complaisant. Nadine Morano, porte-parole de l’UMP, n’a pas tort quand elle lui reproche d’«utiliser des expressions comme “à donf” ou “je kiffe”», en faisant remarquer : «Dans un entretien d’embauche, on n’est pas pris.» Plus généralement, un désir d’exigence dans la transmission culturelle se devine à travers les enquêtes. Le terrain est propice à une refondation culturelle.

«Pas approprié»

Le sursaut attendu passe aussi par l’abandon des repentances unilatérales et par le refus de se soumettre davantage aux intimidations des fondamentalistes. De ce point de vue, Sarkozy a su rétablir un peu de fierté nationale, cette semaine en Algérie, en ne formulant pas les excuses exigées pour la colonisation, dont il a cependant admis l’injustice. Cependant, il s’est prêté à l’intoxication des islamistes en estimant : «Il n’y a rien de plus semblable à un antisémite qu’un islamophobe.» S’il y a du racisme à critiquer un juif pour son origine, il n’y en a aucun à critiquer l’islam comme dogme religieux ou système politique. Reconnaître le délit d’islamophobie, créé par les intégristes iraniens, revient à condamner au silence ces musulmans qui mettent en garde contre la pensée totalitaire de l’islam radical. En admettant que l’usage de ce terme n’était «pas approprié», François Hollande deviendrait-il vigilant ?

Hommage aux harkis

Si la nation doit des excuses, c’est aux harkis qu’elle a abandonnés. En rendant hommage, mercredi, à ces musulmans qui avaient choisi de défendre la France, le chef de l’État a réparé une véritable injustice. Un sursaut, là aussi.

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Samedi 22 décembre 2007 6 22 /12 /Déc /2007 11:41

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AKI, Téhéran, 21 décembre - L'Europe deviendra finalement un continent musulman, selon un représentant du guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Seyyed Ali Khamenei.

« Dans une douzaine d'années, l'Europe sera un continent islamique », a dit Rassoul Jalilzadeh vendredi alors qu'il s'adressait au Bassidj, une organisation de volontaires de la capitale Téhéran.

« L'islamisation du continent européen est imminente et cette étape favorise l'arrivée du Mahdi », a-t-il dit en évoquant le 12ème imam de l'Islam chi'ite.

Les chi'ites croient que l'Imam Mahdi, qui a disparu alors qu'il était adolescent, reviendra pour mettre fin au chaos et apporter la justice universelle.

Rassoul Jalilzadeh croit que « l'islamisation de l'Europe est une des conséquences de la révolution islamique en Iran » à cause des « messages et des valeurs que cette révolution a transmis aux Européens, pour les convaincre d'abandonner leurs fois actuelles et se convertir à l'islam chi'ite. »


Iran Resist

La Russie veut resserrer les liens terrestres avec l’Iran

22.12.2007

Lors de sa tournée en Asie Centrale, Poutine l’avait évoqué comme un lien utile pour le développement des relations entre la Russie et l’Asie Centrale. Le projet avait refait surface avec le Sommet de la Caspienne organisé par Ahmadinejad.

En visite de travail à Moscou pour la cérémonie de signature de la pose du gazoduc de la Caspienne, le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev a reparlé de ce projet qui tient vraiment au cœur des russes : il s’agit de construire une autoroute reliant la Russie, le Kazakhstan, le Turkménistan et l’Iran.

La voie pourrait être couplée avec une ligne ferrée ce qui permettra à la Russie de disposer de plusieurs voies d’accès à l’Iran pour protéger son petit frère en cas d’une menace d’invasion militaire. Nos amis russes souhaitent vraisemblablement refaire le coup de l’Afghanistan. Reste à connaître le tracé de cette route qui risque d’être fort instructif...

Du temps du Shah, l’Iran avait près de 2500 km de frontières avec l’Union Soviétique. Ainsi en 1941, les russes soviétiques avaient l’embarras du choix pour leur plan d’invasion de l’Iran. Ils ont finalement opté pour un débarquement à Bandar Pahlavi sur les rives de la Caspienne conjointement à une invasion terrestre par la route de Makou (en Afghanistan aussi, ils ont débarqué en deux points).

Suite à l’éclatement de l’empire soviétique, le Caucase et l’Asie Centrale se sont séparés de la Russie et constituent aujourd’hui une barrière de protection pour l’Iran. La Russie semble pressée de resserrer les liens terrestres avec l’Iran. En s’approchant des russes pour de multiples raisons, les mollahs risquent de faire s’effondrer cette défense naturelle de l’Iran contre un allié qui a toujours rêvé d’annexer ce pays pour s’approprier le Golfe Persique.

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| Mots Clefs | Zone géopolitique / Sphère d’influence : Asie Centrale |

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Iran : La livraison du combustible russe relance la crise nucléaire
18.12.2007

Alors que dimanche soir, au cours de son point de presse hebdomadaire, le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères affirmait qu’il n’avait aucune nouvelle information sur Bouchehr, et lundi toutes les agences de presse ont affirmé que la Russie avait livré du combustible pour Bouchehr. D’un point de vue technique, il s’agit en fait d’un premier lot de combustible sur un total de 80 tonnes nécessaires pour la mise en marche de Bouchehr. Mais ce qui importe dans la crise nucléaire iranienne n’est pas l’aspect technique mais l’aspect géopolitique de l’affaire et ce jeu d’échec se joue à trois entre l’Iran, la Russie et les Etats-Unis. Cette livraison n’a pas la même signification pour les mollahs que pour les américains et modifie la relation entre ces deux camps.

Signification pour l’Iran | Moscou a affirmé que la totalité des 80 tonnes nécessaires pour la mise en marche de Bouchehr seraient livrées sur une durée de 2 mois. Le combustible en question se présente sous la forme d’un assemblage de 264 tubes d’un diamètre d’un centimètre et d’une longueur de 4 mètres qui contiennent 2,24 kg de combustible nucléaire (320 pastilles d’uranium [1]). Cet assemblage porte différents noms et il est appelé cartouche par les russes (son poids est d’environ 1800 kg et contient environ 591 kg de combustible -photo ci-dessous-). Selon les différentes estimations, 130 à 160 cartouches sont nécessaires pour faire fonctionner une centrale VVER 1000 comme celui de Bouchehr et le tiers doit être renouvelé chaque année.

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La livraison de ces énormes cartouches ne comporte aucune difficulté technique car le combustible est faiblement enrichi. Une fois cette opération de livraison achevée, pour mettre en marche la centrale, les ingénieurs russes devront introduire une par une ces cartouches de presque 2 tonnes dans le réacteur : l’opération peut prendre environ deux autres mois. Par la suite les ingénieurs doivent mettre en marche cette très grosse chaudière qu’est un réacteur, en le testant à différents seuils d’utilisation (à 5%, 10%, ainsi de suite) afin de s’assurer que tout fonctionne bien et qu’il n’y a aucune fuite à aucun niveau ni de problème de surchauffe. Les tests dureront de 3 à 5 mois (6 mois selon les russes) et à l’issue de ces 3 étapes et ces longs réglages, les mollahs auront leur première centrale électrique nucléaire. Cet équipement nécessite un entretien permanent surtout au moment du remplacement du combustible usager du réacteur et son acheminement vers les caissons de stockages car à ce moment le combustible est hautement radioactif.

Nous sommes donc au tout début d’un processus à plusieurs étapes et la livraison du combustible n’est pas synonyme de livraison de la Centrale. Or, comme nous l’affirmons, ce que veulent les mollahs, ce n’est pas le combustible mais la centrale. La possession d’une centrale en marche est la justification du maintien d’un programme d’enrichissement.

Le maintien de ce programme est essentiel pour les mollahs. Il leur permet de provoquer des crises et des tensions avec les américains et d’exploiter ces crises pour remettre en cause le leadership international des américains en les empêchant de créer un front unis solidaire de leur guerre contre l’Iran. L’objectif est d’excéder l’Amérique afin qu’elle reconnaisse le régime des mollahs et son rôle régional pour écourter la remise en cause de son hégémonie.

Ce programme d’enrichissement ne peut être abandonné après une entente avec les Etats-Unis. Tout simplement parce qu’il ne s’agit pas d’une vraie entente, mais d’un partage, d’un pacte de non-agression, et les mollahs désirent garder dans leur jeu la possibilité de relancer la crise de l’enrichissement.

Ineraction Iran-Amérique-Russie | Téhéran agit ainsi avec une grande confiance en soi car il compte parmi ses alliés la Chine et surtout la Russie. De son côté, Moscou a besoin de Téhéran pour affaiblir Washington. Elle a besoin des atouts géopolitiques de ce pays (Asie Centrale-Caucase-Golfe Persique) et des capacités de nuisance terroriste et révolutionnaire des mollahs pour s’en prendre aux pétromonarchies arabes alliées des Etats-Unis. C’est un cocktail explosif dont la Russie ne peut se passer pour doper son retour sur la scène internationale. Le seul ennui est que Téhéran a toujours créé des crises pour finalement aboutir à un accord avec Washington au grand désespoir des russes. Cependant, les russes ont très vite compris qu’ils pouvaient retarder les pourparlers entre les mollahs et les américains en privant l’Iran de leur joker : la centrale de Bouchehr qui justifie le maintien des activités d’enrichissement.

En revanche, les russes justifiaient ce retard comme une preuve de leur implication dans les sanctions décidées par le Conseil de Sécurité : Ainsi en août 2007, Moscou avait fait savoir qu’il avait demandé au régime des mollahs de dissiper les zones d’ombre sur son programme nucléaire sinon la Russie s’abstiendrait de toute livraison de combustible pour Bouchehr.

La Russie faisait alors un coup-double en retenant en otage Bouchehr, le joker des mollahs, pour empêcher les mollahs de trouver une entente avec les Etats-Unis et ce conformément aux demandes américaines qui exigeaient la fin de toute coopération avec le programme nucléaire iranien. Aujourd’hui, la Russie fait un nouveau coup-double avec cette livraison des premières cartouches destinées à mettre en marche Bouchehr. Ce coupun constat de lucidité de maître est fondé sur . La Russie a toujours su que :
-  Téhéran ne peut en aucun cas renoncer à une entente avec les américains,
-  il ne peut en aucun cas renoncer au maintien d’un programme d’enrichissement injustifié
.

Moscou a accepté de livrer le combustible et Téhéran a immédiatement et catégoriquement refusé la suspension en affirmant que son combustible n’était pas destiné à Bouchehr mais à la nouvelle centrale de Darkhovin (dont les travaux n’ont jamais démarré).

Coup double : la Russie honore ses engagements envers l’Iran, et en plus elle livre le combustible en se basant sur l’argument du rapport des services secrets américains qui affirment que les mollahs n’ont plus de programme nucléaire militaire depuis 2003. Dans l’immédiat, les mollahs n’ont toujours pas de centrale, mais une entente rapide est désormais exclue entre Bush et ces mollahs qui inventent de nouveaux motifs (Darkhovin) pour maintenir un enrichissement injustifié ! Cette première livraison d’une partie des 80 tonnes de combustibles nécessaires pour la mise en marche de Bouchehr relance donc simplement la crise entre Téhéran et Washington.

Cette nouvelle crise est d’autant plus importante que les deux alliés des mollahs, La Chine et la Russie font preuve d’une mauvaise foi évidente en s’opposant à de nouvelles sanctions sur la base du rapport fabriqué par les américains pour diminuer l’urgence de la menace nucléaire iranienne et sur la base de nouvelles déclarations de l’AIEA qui se félicite de la qualité de la coopération des mollahs.

Pourtant au fond, tout est basé sur des mensonges, le régime des mollahs n’a aucune capacité nucléaire sinon il réussirait à mettre en marche la centrale déjà achevée de Bouchehr. L’enjeu de cette crise n’est pas nucléaire mais géopolitique. Chacun des intervenants ment pour des raisons différentes ; les mollahs pour continuer le jeu et obtenir une reconnaissance régionale, les américains pour faire plier les mollahs par des sanctions et obtenir une entente au détriment de la Russie, et les russes pour continuer leur alliance avec Téhéran et affaiblir la place des Etats-Unis dans la région.

Récemment, Téhéran a cherché à rassurer les russes en cessant de relancer le processus de dialogue pour une entente avec les américains, mais les russes voulaient du solide.

Et ce soir, la Russie a relancé la crise sans même mesurer les conséquences pour l’Iran, car plus les Etats-Unis affaibliront les mollahs et plus ces derniers auront besoin de la Russie, comme allié et investisseur. La Russie pourrait même souhaiter que les Etats-Unis décident une attaque militaire, car elle pourrait alors s’affirmer comme un rempart régional contre le « bellicisme injustifié des Etats-Unis ». L’enjeu est géopolitique. La crise est définitivement relancée et il n’y a personne pour dénoncer les mensonges, des mollahs, d’El Baradei, des américains et des russes.

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Pour en savoir + sur le maintien d’un programme d’enrichissement :
-  Iran : La revendication très tactique des 3000 centrifugeuses
-  (8 NOVEMBRE 2007)

| Mots Clefs | Nucléaire : Crise & Escalade |

| Mots Clefs | Zone géopolitique / Sphère d’influence : Alliance IRAN-RUSSIE |

| Mots Clefs | Nucléaire : Equipements & Centrales |

| Mots Clefs | Nucléaire 2 : DROIT à l’enrichissement et Maîtrise du cycle |


[1] Cartouches | Après enrichissement, l’hexafluorure d’uranium est converti en oxyde d’uranium sous la forme d’une poudre noire. Celle-ci est comprimée puis frittée (cuite au four) pour donner des petits cylindres d’environ 1 cm de long et gros comme des petits morceaux de craie, appelés « pastilles ». Chaque pastille, qui ne pèse que 7 g, peut libérer autant d’énergie qu’une tonne de charbon (1 million de grammes). Les pastilles sont enfilées dans de longs tubes métalliques de 4 m de long en alliage de zirconium, les « gaines », dont les extrémités sont bouchées de manière étanche pour constituer les « crayons » de combustible. Pour une centrale, plus de 40.000 crayons sont préparés pour être rassemblés en « fagots » de section carrée, appelés assemblages ou cartouches. Chaque assemblage contient 264 crayons. Le chargement d’un réacteur nucléaire de 900 mégawatts (millions de watts) nécessite 157 assemblages contenant en tout 11 millions de pastilles (ci-dessous).


 

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Jeudi 13 décembre 2007 4 13 /12 /Déc /2007 23:59

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Les statistiques ne mentent jamais. Petit jeu : dans quelle ville Mohamed, Hamza, Ayoub et Mehdi sont les prénoms phares donnés aux nouveaux-nés depuis six ans ? 

A - Le Caire

B - Bagdad

C - Bruxelles


Hollande : le parlement refuse une motion sur l’immigration musulmane

 

Le 16 novembre, Sietse Fritsma, du PVV (Parti de la liberté) a causé de grands remous au parlement néerlandais : il a en effet soumis une motion demandant l’arrêt immédiat de l’immigration musulmane aux Pays-Bas. Il a déclaré que “l’identité néerlandaise était gravement compromise par le flot continu d’immigrants musulmans qui bien souvent semblent ne pas partager nos valeurs”.

L’assemblée a refusé d’adopter la motion ou même de la discuter : tous les partis, c’est une première, ont établi un “cordon sanitaire” contre le PVV et contre cette motion. Geert Wilders, le leader du PVV a déclaré, furieux à la suite de cette affaire : “en refusant de discuter cette motion, la chambre empêche un parti politique et ses 500.000 électeurs de s’exprimer et de présenter des propositions. Une fois de plus, le parlement se révèle être composé de lâches. (1) - (2)

Des bloqueurs minoritaires et, pour la première fois, des étudiants anti-bloqueurs qui osent tenter le coup de force. Il est temps d’organiser la résisitance !

Des images plus connus, le soutien des étudiants aux forces de police: “Allez les bleus”.


Lien


Un sondage concernant les tensions dûes à l’islam montre l’éloignement croissant entre les allemands et la population musulmane.

Les Allemands sont de plus en plus nombreux à penser que la coexistence pacifique à long terme avec le monde islamique se révelera impossible. Ils sont 61% à estimer que de graves conflits auront lieu entre l’islam et le christianisme. Le sondage montre que la “capacité de compréhension” à l’égard des musulmans est épuisée…->

PM - (sondage de 2006)



Armes de guerre et entraînements secrets à Besançon


Sept hommes, peut-être des islamistes radicaux, tous de nationalité française, ont été interpellés mardi à Besançon et dans sa région.

Ils faisaient l’objet d’une surveillance parce qu’ils possédaient des armes de calibre de guerre et s’entraînaient en forêt à intervalles réguliers. Lors de la perquisition ont été découverts une kalachnikov et plusieurs pistolets de 4e catégorie, des 9 mm et des 7.65. ->

Tous les vendredis. ->

L’abomination de la désolation dans le lieu saint…

Qu’y a-t-il de commun entre Jean Le Vacher, martyrisé à Alger en 1683, les 800 martyrs d’Otrante en Italie en 1480, les saints martyrs de Marrakech (1585), Aicha Ben Slimane, morte pour la France, le père Michel Fabre, martyr de la foi au Maroc en 1910 ou sœur Leonella, tombée en Somalie en 2006 ? Tous et toutes ont été martyrisés par les mahométans. Dans des conditions de cruauté parfois indescriptibles.
Site de l’éditeur (origine du texte ci-desssus)
Présentation de l’ouvrage
AJM






Le mot “leur” est un petit malin. Il peut être un pronom, un adjectif possessif, ou un pronom possessif… Selon sa fonction, il est invariable ou prend un “s” au pluriel.

Leur est un pronom, il remplace un nom : il est invariable
• Exemple :
Les jeunes trainent. Je leur donne des baffes.

• Dans ce cas, le pronom leur remplace les jeunes :
Je donne des baffes aux jeunes.

• Il est alors toujours invariable. Pas de “s” même s’il y a plein de jeunes et plein de baffes.

Comment savoir si leur est un pronom ?
• on peux remplacer leur par à eux (ou à elles)
• on peut remplacer leur par lui (ou elle)

Je leur donne des baffes → Je donne des baffes à eux.
Donne-leur des baffes → Donne-lui des baffes

 

Les images sont manipulées depuis qu’elles existent.

Au Musée de la communication de Berne, une exposition montre plus de 300 exemples de photos falsifiées ou modifiées.

C’est ainsi qu’on peut voir comment une flaque d’eau devant le temple de Hatchepsout à Louxor, en Egypte, s’est soudain transformée en mare de sang.

Cette photo prise en novembre 1997 avait suscité nombre de gros titres et de discussions animées autour du pouvoir de l’image.

Lors du massacre de Louxor, 58 personnes avaient été abattues, dont 36 d’origine suisse. ->


Importé de Chine, on trouve actuellement en Italie un siège et un rabat de toilettes agrémentés de versets du coran (voir photo)… Un imam a lancé une campagne de protestation et a interpellé le ministre italien de l’intérieur. L’affaire fait la une du quotidien Al-Quds al-Arabi… ->

15 euros, en vente dans les supermarchés. Emballage cadeau sur demande… PM




Le chef du Hezbollah chiite libanais, Hassan Nasrallah, a affirmé dimanche que personne au monde ne pourrait désarmer son parti, ajoutant être prêt à faire face à un nouveau conflit avec Israël.

Personne au monde ne peut désarmer le Hezbollah“, a-t-il proclamé dans un discours retransmis par la chaîne du parti, Al-Manar.

Le monde entier est incapable de faire appliquer la clause relative au désarmement de la Résistance de la résolution 1559” du Conseil de sécurité de l’ONU, a-t-il poursuivi. ->









Yves Bertrand, directeur des RG de 1992 à 2004, affirme dans son livre paru en octobre, Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout, que l’affaire de la profanation du cimetière juif à Carpentras a été manipulée par François Mitterrand contre le Front National. Extraits :

“Au matin du 10 mai 1990, on découvre que le cimetière juif de Carpentras a été profané. […] Sur place, l’émotion, on s’en doute, est énorme. Mais elle est contenue. […] Ce réflexe était la sagesse même : le pire risque dans ce genre d’affaire, c’est de provoquer un emballement médiatique qui donne des idées à d’autres fous ! […] A peine connue la nouvelle de Carpentras, les autorités ont sciemment ignoré la crainte légitime des autorités juives. Elles ont désigné un coupable, et un seul : Jean-Marie Le Pen et le Front national ! ->

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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /Nov /2007 23:58

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La France en morceaux (suite)

 

Le bloc-notes d’Ivan Rioufol du 30 novembre.

«Crise sociale», répètent les perroquets devant les émeutes de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise). C’est ainsi que, depuis plus de vingt ans, des milliards ont été consacrés à la rénovation des cités et au soutien à leurs associations. En vain, comme l’a noté la Cour des comptes. En dix-sept ans, dix-neuf ministres ou secrétaires d’État à la Ville ont tenté de colmater des brèches. Résultat : cette semaine, des CRS ont été atteints par des tirs de fusils de chasse. Jamais la crise identitaire n’a été aussi visible.

La paix civile est menacée par cette fracture culturelle que ni la droite ni la gauche n’osent pourtant diagnostiquer. Comme lors des émeutes de novembre 2005, deux écoles et une bibliothèque, symboles d’une République rejetée, ont été notamment incendiées par de jeunes encagoulés, mobilisés pour défendre leur territoire. En deux nuits, plus de cent policiers ont été blessés lors de guérillas d’une violence jamais atteinte.

Le discours automatique juge «réactionnaires» ceux qui décrivent ce pays en morceaux (bloc-notes de la semaine dernière). Réuni samedi à Avignon sur le thème de la nation, pour son premier forum de la rénovation, le PS n’a pas su émettre une seule idée. «Il faut apporter des solutions et de l’espoir», s’est enhardi Jean-Marc Ayrault. Il est vrai qu’un examen de la situation amènerait la gauche à s’interroger sur son éloge de l’immigration et du métissage des cultures.

Car deux France, aujourd’hui, se font face. La remarquable insertion d’innombrables compatriotes originaires du Maghreb ou d’Afrique ne peut faire oublier le séparatisme ethnico-religieux qui se consolide dans certains ghettos. L’appel de Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, invitant mardi la population locale à «isoler les délinquants» est resté sans effet : personne n’est descendu dans les rues pour dénoncer les désordres. Une solidarité existe.

Cette réalité signe la faillite du multiculturalisme, louangé par la bien-pensance. Si la République persiste à tolérer les zones de non-droit, leur économie souterraine et les processus enclenchés de leur réislamisation, ces lieux feront sécession un jour ou l’autre. Déjà, Henri Emmanuelli, député PS, critique les forces de l’ordre qui «donnent l’impression d’une police d’occupation», pour leur préférer une police de proximité à l’image des cités. Mais cette flatterie du communautarisme est une menace pour la cohésion nationale.

L’État défié

Le comportement criminel des insurgés – ils ont tiré dans l’intention de tuer des policiers – n’est pas le résultat d’une désespérance, comme l’excusent ceux qui participent à la victimisation des nouveaux barbares. Cette «voyoucratie», ainsi dénoncée hier par Nicolas Sarkozy, est le symptôme extrême et minoritaire d’un état d’esprit plus général qui conteste la République, y compris dans ses exigences élémentaires. Moshin et Lakamy se sont tués sur une mini-moto non homologuée, parce qu’ils allaient trop vite, ne portaient pas de casque, ne respectaient pas le Code de la route. La routine, dans cette zone urbaine sensible.

Ici comme ailleurs, la République est vue comme une intruse. Nombreux y sont les Français qui ne se sentent pas solidaires des «souchiens» (ceux de souche). Certains sifflent La Marseillaise, d’autres considèrent Fadela Amara, Rachida Dati ou Rama Yade, membres du gouvernement symbolisant la nation multiethnique, comme ayant trahi leur communauté d’origine. Seul au PS, Malek Boutih admet ce divorce occulté : «On a des populations entières qui ne se sentent plus appartenir à ce pays.» Les deux victimes seront d’ailleurs enterrées au Maroc et au Sénégal.

Aussi n’est-ce pas en déversant sans contrepartie des millions d’euros sur les banlieues que le calme s’y installera. Leur défi lancé à l’autorité de l’État oblige à répondre sur ce terrain. C’est la capacité de la nation à faire respecter ses valeurs, et son mode de vie qui est en jeu. En l’occurrence, le déploiement chaque nuit d’un millier de policiers et de tireurs du Raid appuyés par des hélicoptères a été autrement plus efficace que l’appel «à la responsabilité» des jeunes, angéliquement lancé par François Hollande.

La République doit reprendre pied dans ces lieux surarmés, laissés aux trafiquants et aux prêcheurs radicaux. Il est ahurissant de voir que même les journalistes y courent des risques réservés jusqu’alors aux grands reporters dans des zones de combats. La police doit y avoir sa place, voire l’armée. Mais c’est l’école qui sortira les enfants de ces bantoustans, pour peu qu’elle accepte de leur transmettre l’héritage des Lumières. Reste que la discrétion de Fadela Amara, chargée de la politique de la Ville, augure mal de sa détermination.

Anne-Lorraine oubliée

En recevant, mercredi, les familles des victimes et en leur annonçant l’ouverture d’une information judiciaire, Nicolas Sarkozy a choisi de faire d’un accident de la circulation, causé semble-t-il par l’imprudence des deux jeunes gens, une affaire d’État. Cette décision en dit long sur le désarroi du pouvoir face aux cités et à leur force d’intimidation. D’autant que le gouvernement a manifesté, tout au long de la semaine, une indifférence apparente devant le meurtre d’Anne-Lorraine, tuée dimanche à coups de couteau par un violeur récidiviste dans le RER D, alors qu’elle rejoignait sa famille à Orry-la-Ville pour se rendre à la messe. Hier, les parents de la brillante étudiante ont heureusement été reçus par le chef de l’État.

Armes de guerre

L’apparition de fusils de chasse et de pistolets à grenailles lors de ces derniers affrontements est d’autant plus préoccupante que nombre de cités recèlent des armes de combat. Les utiliser demain serait un acte de guerre civile.

 


La France en morceaux

Le bloc-notes d’Ivan Rioufol du 23 novembre 2007.

Une France en morceaux se dévoile. Alors que 53 % des citoyens ont choisi la réforme en élisant Nicolas Sarkozy, les corporatismes menés par Olivier Besancenot (4 % des suffrages) ébranlent la cohésion nationale en éreintant les usagers des transports. Et alors que cette même majorité a aussi voté pour une défense de l’identité française, La Marseillaise a été sifflée dans l’indifférence générale, vendredi au Stade de France, lors du match France-Maroc. Se résoudre à subir la montée en puissance des minorités ?

Le comportement insurrectionnel de l’extrême gauche, qui a été jusqu’à saboter mercredi des voies ferrées, s’ajoute à cet autre symptôme d’une fracture occultée : non seulement l’hymne national a été hué, mais le public français, portant les couleurs marocaines, n’a soutenu chez les Bleus que les footballeurs musulmans. «Je n’ai pas vu un seul maillot tricolore», a noté le joueur Patrice Evra. «On se de­mandait si on jouait à domicile», a dit le gardien de but, Mickaël Landreau.

Cet égoïsme catégoriel et ce différentialisme ethnico-religieux défient le pacte républicain. Pourtant, ce sont ces castes et ces communautés qui en appellent à la collectivité quand il s’agit de combler le déficit de leurs retraites ou de venir en aide à leurs conditions de vie. Serait-ce trop demander aux preneurs d’otages et aux pourfendeurs de la France de respecter le «vivre ensemble» qu’ils savent réclamer quand ça les arrange ?

Prendre garde à l’exaspération des gens. L’omerta qui recouvre les phénomènes de séparatisme observables dans certaines cités ne tiendra pas indéfiniment. L’opinion a réprouvé, jour après jour, la brutalité des cheminots insensibles au calvaire supporté par une classe moyenne ne bénéficiant pas de leurs privilèges et n’ayant comme objectif que d’aller travailler coûte que coûte. La solidarité nationale atteint ses limites.

Corporatisme et communautarisme sont des régressions pour une nation «une et indivisible». La possible partition de la Belgique rappelle jusqu’où peut conduire un déficit du sentiment d’appartenance. En France, ces phénomènes ne se corrigeront que si la collectivité y résiste. Les sondés, qui à 69 % cette semaine invitaient le gouvernement à ne pas céder, ne se montrent heureusement pas disposés à accepter davantage la loi du plus petit nombre. Une bonne nouvelle.

 

Distances

Il est heureux également que les actions de sabotage destinées à immobiliser les TGV, mercredi, aient été condamnées unanimement, notamment par la CGT et le PCF. Mais la fuite en avant des irréductibles fait craindre d’autres débordements menés par les amis d’Olivier Besancenot. François Chérèque (CFDT) a dû, mardi, quitter sous les huées et en courant le cortège des grévistes manifestants. Pour sa part, le PS, affaibli par sa défaite et l’ouverture, n’est plus capable d’endiguer les jusqu’au-boutistes. Il applaudit mécaniquement dès qu’il entend le mot grève.

La gauche saura-t-elle néanmoins prendre ses distances avec ces mouvements dépourvus de culture démocratique ? On attend d’elle qu’elle s’en démarque franchement. La conversion récente de la CGT de Bernard Thibault au réalisme réformiste, déjà choisi par la CFDT de François Chérèque, peut faire espérer une évolution des mentalités et la perspective d’un dialogue social ouvert à d’autres méthodes que les affrontements. Seul l’isolement des minorités extrémistes saura les affaiblir.

De ce point de vue, la mobilisation de plus de 10 000 manifestants antigrève, dimanche à Paris, a confirmé l’irritation de ceux qui ne sont plus disposés à financer, outre les aides aux syndicats, les compléments de retraite des tyranneaux. C’est pourtant cette perspective qui semble se profiler, avec la présence de l’État lors des négociations entreprise par entreprise ouvertes mercredi. À terme, la retraite par répartition pourrait bien être remise en question, au profit d’une retraite par capitalisation.

 

L’esprit de réforme

À souligner : l’habilité du chef de l’État et du gouvernement, qui ont su tirer profit du soutien populaire jusqu’à rendre odieux des protestataires qui prétendaient naguère revendiquer au nom de l’ensemble des salariés. Même si des contreparties seront accordées aux titulaires des régimes spéciaux, l’esprit de réforme sort intact de l’assaut conservateur soutenu par une partie minoritaire des fonctionnaires. L’intérêt de ces derniers n’est sûrement pas de faire cause commune avec des cheminots à la réputation entachée.

La question du pouvoir d’achat, sur laquelle les syndicats tentent de se refaire une santé, est assurément plus justifiée et consensuelle. Mais il ne faudrait pas que la gauche oublie qu’elle est en grande partie responsable, à cause des 35 heures, de cette stagnation des conditions de vie. La faible croissance d’une société d’assistanat n’a fait qu’aggraver une situation qui va devoir supporter, en plus, le coût «gigantesque» (Laurence Parisot, Medef) de ces grèves. Les mesures qu’entend prendre le gouvernement pour relancer la consommation des Français ne pourront être que d’un effet limité. Le pouvoir d’achat ne se décrète pas. Il ne peut être que le fruit du travail et d’une économie de marché libérée du poids d’un État dont le premier ministre a avoué récemment qu’il était «en situation de faillite». Seule la poursuite des réformes, visant notamment à dynamiser les 2,7 millions d’entreprises, permettra aux Français de s’enrichir enfin.

 

Privatisations

Ces trains, métros et bus immobilisés sont le résultat de monopoles sur des transports. Les grévistes sont les meilleurs avocats des privatisations.

 


Une grève incompréhensible

Le bloc-notes d’Ivan Rioufol du 16 novembre 2007.

L’erreur des grévistes : être apparus comme l’obstacle à la modernisation d’un pays sur les genoux. En acceptant mardi, sous la pression de l’opinion, la proposition du gouvernement de négocier entreprise par entreprise des contreparties à la suppression des régimes spéciaux de retraite, Bernard Thibault (CGT) s’est rallié à une démarche réformiste qu’il rejetait. Il est vrai que les menaces de contre-manifestations, appuyées hier par l’UMP, délégitiment encore davantage un syndicalisme conflictuel à l’image dégradée.

Ce raidissement des Français face aux corporatismes marque la fin d’une époque où des minorités s’imposaient par la rue. Tous les sondages soulignent l’irritation durable des usagers face à ces coups de force. Dans Libération, le sociologue Gérard Mermet assure, au nom des citoyens en colère : «Nous ne pouvons accepter que le pouvoir de nuisance de quelques-uns mette en péril notre avenir commun.» Ce bon sens était, hier encore, informulable dans un journal de gauche.

Le retour au réel, approuvé par les 53 % de Français ayant élu Nicolas Sarkozy, est une demande qui ne cesse de se confirmer. La révolution des mentalités se laisse voir aussi chez les étudiants, de moins en moins réceptifs aux utopies de Mai 68. Dans les universités occupées, les résistances aux intimidations politisées se sont multipliées. À Nanterre et Rennes-II, bastions de la contestation, les antibloqueurs ont su se faire entendre, arrivant parfois à imposer des reprises de cours.

Cette rébellion contre les conservatismes n’est pas sans risques. La violence s’est vite exprimée sur certains campus. Mardi, Le président de Rennes-II a dénoncé les «Khmers rouges» et le «comportement terroriste» d’étudiants qui, armés de barres de fer ou de battes de base-ball, entendaient bloquer l’université. La radicalité des cheminots de SUD-rail et de certains éléments de la base est à l’image du mépris de l’extrême gauche pour les comportements démocratiques.

Rien n’est encore gagné. D’autant que les grévistes ont vu un point faible dans le souci de Sarkozy de plaire, d’apaiser, de ménager l’adversaire. Pour autant, l’habileté du président à pousser les irréductibles à la faute oblige ceux-ci à reconsidérer leur culture d’affrontement, devenue incompréhensible. Quant au PS, il a perdu, une nouvelle fois, une occasion de se taire, en soutenant aveuglément les grévistes. Encore un train qu’il n’a pas vu passer.

Derrière les mots

Nicolas Sarkozy parviendra-t-il à réformer la France par la manière douce ? Pour avoir toujours dit qu’il n’entendait pas être Margaret Thatcher ni Ronald Reagan, qui modernisèrent leur pays à l’issue de bras de fer cruels avec des corporatismes, le président s’oblige à des concessions qui érodent son choix initial pour la rupture. Sa pratique ne ressemble en rien à son goût affiché pour la mêlée, un jour avec des cheminots de Saint-Denis, un autre avec des pêcheurs bretons. Derrière ce courage physique-là, s’applique une prudence qui fait craindre les demi-réformes.

La paix sociale est sans doute à ce prix et la grève qui s’essouffle semble donner raison au chef de l’État. Reste à savoir si cette option mal expliquée pour le réformisme minimal suffira à relancer le pays qui accumule les retards. Le service minimum, applicable au 1er janvier, tiendra du trompe-l’œil puisqu’il n’obligera pas la SNCF à mettre ses trains à disposition trois heures le matin et trois heures le soir. L’autonomie des universités ne leur permettra ni les mises en concurrence, ni la sélection des meilleurs.

Pareillement, la suppression des régimes spéciaux passera par des concessions, garanties par l’État, qui permettront de prendre en compte les emplois pénibles, l’étalement de la décote, l’intégration des primes dans les salaires. Certes, le gouvernement ne reculera formellement ni sur l’allongement de la durée des cotisations, ni sur l’indexation des pensions sur les prix, ni sur l’application d’une décote. Mais, par le jeu des bonifications, trente-trois ans de travail effectif suffiront pour atteindre les quarante années de cotisation. Des départs à 52 ans seront toujours possibles. Des privilèges.

Cette cuisine en coulisses est évidemment préférable à un recul du gouvernement qui signerait son incapacité à faire bouger la France. Néanmoins, une généralisation des arrangements au coup par coup – qui a si bien réussi aux marins pêcheurs, exonérés de charges patronales et salariales pour six mois – risque d’inciter les fonctionnaires, les juges, les avocats, les taxis, les gendarmes et tous ceux qui redoutent de faire les frais de réformes nécessaires, à exiger de semblables attentions. L’opinion soutient la réforme. Ne pas la décourager.

 

Statu quo

Piqûre de rappel : e rapport de force n’est plus en faveur des grévistes. Hier, seules trente-neuf universités sur quatre-vingt-cinq étaient plus ou moins perturbées. La nouvelle génération ne se reconnaît pas dans les mots d’ordre répétés depuis quarante ans par une contestation étudiante qui se présente encore abusivement comme majoritaire. Les jeunes veulent étudier et travailler. Aussi quand Valérie Pécresse, qui a reçu hier après-midi les organisations dites « représentatives », s’emploie à « rassurer » ceux des étudiants qui disent redouter une sélection et une hausse des frais d’inscription, le ministre de l’Enseignement supérieur prend le risque d’encourager un statut qui plombe les universités françaises. Saura-t-elle dire enfin non à l’Unef ?

 

Irritation (suite)

L’irritation collective : même les people en font les frais, quand ils défendent, comme ces jours-ci, une priorité au logement pour les squatters de la rue de la Banque, à Paris. Que vont devenir nos belles âmes ?

Ecrire un commentaire - Publié dans : Actualités - Par Cyber-résistant
Mercredi 28 novembre 2007 3 28 /11 /Nov /2007 23:58

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Communiqué :
 
Suite au hackage du serveur de l'Agence NOVOPRESS, le site de celle-ci, ainsi que quelques autres affiliés, est momentanément indisponible.
 
Le hackeur est en voie d'indentification et tombera prochainement sous le coup de la Loi américaine dont dépend le dit serveur : il encourt à ce titre une peine de prison ferme.Une action en France est également engagée.
 
Les Avocats de l'Agence NOVOPRESS travaillent en ce sens. 
 
Par ailleurs, un retour à la normale devrait suivre rapidement.
 

La “lupercale” de Romulus et Remus aurait été retrouvé.

Image Hosted by ImageShack.us C’est dans les profondeurs du mont Palatin, alors qu’ils travaillaient sur les ruines du palais de l’empereur Auguste, que des archéologues italiens affirment avoir découvert la grotte mythique, la Lupercale, dans laquelle Romulus et Remus auraient été allaités par une louve qui aurait recueilli les deux fils de Mars après leur abandon sur les rives du Tibre. L’annonce de cette découverte incroyable a été faite par le ministre Italien de la culture Francesco Rutelli, au cours d’une conférence de presse faisant le point sur les recherches archéologiques au mont Palatin.

C’est à sept mètres sous terre que la sonde des chercheurs a ainsi peut-être retrouvé le coeur de l’histoire de Rome et un des plus hauts lieux de l’histoire de l’Europe. Embelli par Auguste qui voulait transformer cet antre obscure proche du Tibre en un lieu symbolique et central de l’Empire, la grotte est ainsi en partie recouverte de mosaïques et de coquillages, dominée d’une aigle blanche (symbole de l’Empire) sur un fond azur qui décore la grande voute enfouie à peine retrouvée, qui s’enfonce jusqu’à seize mètres sous terre.

Située entre le temple d’Apollon et l’église Sainte-Anastasie, cette découverte viendrait accréditer les origines traditionnelles de Rome, comme la plupart des récentes découvertes de l’archéologie romaine. Cette incroyable rencontre avec notre passé, à l’heure du déclin de l’Europe, nous relie maintenant matériellement autant que spirituellement à nos origines sacrées les plus antiques. Comme un signe des temps, la providence qui a fait notre histoire continue d’agir et en appelle à travers les âges, à notre mémoire la plus longue.

Pierre-Antoine Plaquevent pour Novopress

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d�origine
[http://fr.novopress.info]



Radio Bandiera Nera

Radio Bandiera Nera est née le 29 juillet 2007 suite à l�idée et la volonté de Gianluca Iannone, porte parole de Casapound. Il fut épaulé par des camarades aguerris comme Cristiano de Todi, Marco de Turin et Stefano de Trento ainsi que par des activistes visionnaires de Vivamafarka, le forum de la droite radicale italienne.

Après une réflexion sur les nouvelles méthodes de communication, RBN continue le travail commencé par l�émission FM « Le jour du Phénix » qui fut censurée. L�objectif est de conquérir et de maintenir une place médiatique nouvelle et de défendre nos idées, nos propositions, nos objectifs qui découlent de notre vision du monde. RBN est le porte parole de nouveau ferment de la Droite radicale issus en partie de milieu des occupations non conformes (OSA). Dans cette optique rebelle et jeune, l�action de la radio essaie d�éviter la fossilisation et lancer des idées chocs, de générer des paniques médiatiques en parlant de politique, d�actualité, d�art, de littérature, de sport, de culture de l�action, de solidarité, d�avant-gardisme, de contre information et bien sûr de musique « non-conforme », de musique des années 70, de Oi!, de métal et enfin des musiques expérimentales de ce nouveau millénaire (néofolk, dark-ambient, industrial�)
Transmettant 24h/24, 7 jours sur 7, ayant aussi un studio mobile pour diffuser des évènements live ou des concerts, étant écouté par plus de 1500 auditeurs uniques quotidiennement, RBN et ses 18 rédactions italiennes (Rome, Milan, Turin, Mantoue, Florence, Vérone, Viterbe, Latina, Lecco, Sienne, Arezzo, Lucca, Todu, Reggio Calabria, Cagliari, Palerme), ses rédactions canadienne, française (Nice et Paris), et bientôt ses antennes à Copenhague, Valence, Stuttgart, Lisbonne, Athènes et Philadelphie, est désormais une voix libre en Europe, forte et indépendante. RBN est une fenêtre sur notre monde, sur notre façon de vivre, de penser, de se divertir et de combattre. Elle est une opportunité pour tout ceux qui doutent de la justesse de ceux qui ont jusqu�ici toujours occupés tous les espaces de communication, d�entendre une alternative. RBN est une attaque contre le monde médiatique clinquant, contre cette société du spectacle, cette dictature du sourire imposée par les nains et les ballerines de la politique contemporaine, contre la culture officielle et la communication de masse. RBN est la négation de l�homme-numéro, un virus de doute, un regard ironique sur ce monde sans nuance construit pour toi.

�COUTE ET NOUS TE DONNERONS LA PAROLE.



L’information de Radio Courtoisie contre la tyrannie médiatique

Dans Minute, Jean-Yves Le Gallou présente la nouvelle initiative de Radio-Courtoisie :

“Réinformer, c�est informer à l�endroit et donner des outils contre la désinformation ; c�est donner un point de vue global sur l�information, y compris dans sa composante politiquement incorrecte. Réinformer, c�est remettre les faits en perspective, donner les arrière-plans […]. C�est donner à connaître des faits qui sont occultés ou dont certains aspects le sont […]. C�est aussi expliquer comment fonctionnent les médias dominants, par effets de grossissement et de minoration. Nous voulons restaurer une vraie hiérarchie de l�information. […]

La tyrannie médiatique, c�est l�imposition à l�ensemble de la société, y compris aux mondes politique et économique, des règles propres aux médias actuels : règles commerciales, qui consistent notamment à privilégier tout ce qui est émotionnel au détriment de tout ce qui est rationnel ; règles idéologiques, qui exigent la propagation des thèses de l�idéologie dominante […]

Henry de Lesquen, le président de Radio Courtoisie, parle d�une «émission d�actualité à 360 degrés». Qu�est-ce que cela signifie ?

Que l�objectif est de donner accès à la diversité des points de vue. Prenons un exemple : lors d�une paralysie organisée des transports publics, il faut faire considérer l�opinion des grévistes et du gouvernement mais aussi faire entendre celle des non grévistes et des victimes des grèves ! […]

Qui sont les « réinformateurs » ?

L�équipe comprend 25 personnes, […] ; à l�image de Radio Courtoisie, elle a des sensibilités variées : il y a des nationaux, des libéraux, des catholiques, des identitaires, des souverainistes. Cette diversité s�exerce dans la responsabilité et la liberté de chacun. […] Nous travaillons à partir de sources multiples : presse française et étrangère, y compris anglo-saxonne ; sites qui font eux aussi de la réinformation, comme Novopress et Le Salon beige ; sites de réflexion comme Europae Gentes ou Polémia ; et nous faisons travailler les moteurs de recherche dans la mesure où ceux-ci, n�ayant pas de conscience politique, ne sont pas forcément idéologiquement corrects.”

L’émission diffusée en direct de 7h15 à 7h30 du lundi au vendredi, peut être (ré)écoutée sur internet (sur Novopress ou sur le site de la radio).

(Source: www.lesalonbeige.com)



Nouveau succès de la droite nationale et identitaire au Danemark !
 

Communiqué de presse de Nicolas Bay
Secrétaire général du MNR

Mercredi 14 novembre 2007

Après les bons résultats de l�UDC en Suisse, nouveau succès de la droite nationale et identitaire au Danemark !

Nicolas Bay, secrétaire général du MNR, sa lue le beau succès obtenu par le Parti du peuple danois (Dansk folkeparti) qui sort grand vainqueur
des élections législatives au Danemark. Avec 13,8 % des suffrages, la droite nationale danoise renforce en effet sa position au sein de la coalition de droite au pouvoir et devient le troisième parti du pays.

Le Parti du peuple danois avait mené une campagne énergique contre l�immigration, tout comme l�UDC de Christoph Blocher qui a récemment obtenu plus de 29 % des voix en Suisse après une campagne très explicite et imagée contre l�invasion migratoire.

Ces résultats montrent que les Européens sont de plus en plus nombreux à souhaiter défendre la civilisation européenne et chrétienne face à l�immigration et à l�islamisation. Pour répondre, elle aussi, à cette nécessité, la droite nationale française doit se rénover et se rassembler.

 

Rôle culturel et de liberté d’expression du p2p

Cet article ne traite que du réseau de p2p eMule/eDonkey (eMule est son logiciel principal). Ce réseau est prédominant en France, c’est une “exception française” car ce n’est pas le cas dans d’autres pays. Et parmi les grands réseaux de p2p, il est de loin le plus riche culturellement, en particulier pour les français et leurs cousins francophones.

En Septembre 2007, l’IFPI (International Federation of the Phonographic Industry) a obtenu la fermeture d’un nombre important des plus gros serveurs du réseau eMule/eDonkey. Elle s’est vantée d’avoir porté un coup majeur à un système de copies illégales. Mais l’IFPI s’est bien gardé de dire que ce réseau est sans doute aussi la plus grande médiathèque du monde pour tout ce que les sociétés qui sont ses membres (et ceux de ses homologues audio-visuels) ne commercialisent pas. Ces sociétés enferment la “culture” dans un moule de politiquement correct et de culture de masse. Et le réseau eMule/eDonkey concurrence leur prêt-à-penser.

Heureusement pour la culture libre, l’action de ll’IFPI, n’a d’ailleurs été en grande partie qu’un coup d’épée dans l’eau. Le réseau eMule/eDonkey a été un peu perturbé pendant quelques jours, mais il s’est vite rétabli car depuis quelques années il fonctionne simultanément avec et sans serveurs (système KADemlia), et pour le fonctionnement avec serveurs qui est utile mais pas indispensable, d’autres serveurs sont apparus.

Le réseau eMule/eDonkey constitue sans doute la plus grande médiathèque libre pour deux raisons :

1) On y trouve énormément d’�uvres littéraires et audio-visuelles libres de droit, ou d’�uvres anciennes qui ont été commercialisées dans le passé mais qui sont épuisées et qui n’ont pas été rééditées car devenues politiquement incorrectes ou considérées comme n’intéressant plus une distribution de masse, d’�uvres d’amateurs qui de toutes les façons ne seraient pas commercialisées, etc.
Avec la technique qu’utilise ce réseau, il suffit qu’il y ait une personne dans le monde (sur plusieurs millions d’utilisateurs) qui ait numérisé un document et qui l’ait à l’échange pour que l’on puisse l’obtenir (dans ce cas d’une seule source, certes souvent lentement). Cela a attiré vers ce réseau un grand nombre de personnes qui sont orientées vers ce type de mise à disposition culturelle. Ceci est différent pour d’autres réseaux de p2p qui sont presque uniquement tournés vers les dernières séries américaines ou françaises à la mode, ou les derniers films promus par les médias ; à la fois du fait de leur technique de fonctionnement et donc de la psychologie des utilisateurs qu’ils attirent.
Dans le domaine audio-visuel, de ce point de vue culturel, le réseau eMule/eDonkey est en parti concurrencé maintenant par les hébergeurs de vidéos. Mais sur les hébergeurs les documents audio-visuels sont limités en durée ; également ils sont plus comprimés ce qui ne leur permet pas de rester nets quand visualisées en plein écran. En outre sur les hébergeurs il n’y a pas la liberté ci-dessous :

2) Sur le réseau eMule/eDonkey il n’y a pas actuellement de censure politique.
En France cette censure est beaucoup plus étendue que ce qu’elle paraît l’être. Certes on n’envoie pas l’auteur au Goulag. Mais seules les dictatures maladroites utilisent ces méthodes. Par contre la police de la pensée fait que l’�uvre ne trouvera pas d’éditeur, si l’auteur l’édite lui-même elle ne sera pas distribuée, les médias n’en parleront pas, éventuellement il y aura un procès. Sur les hébergeurs de vidéos, l’hébergeur dira que la vidéo ne correspond pas à sa charte. C’est finalement sans doute plus efficace que le Goulag car moins voyant. Cela aboutit à l’autocensure. Comme l’a dit Mme Carrère d’Encausse, en Novembre 2005 à l’hebdomadaire russe Moskovskie Novosti : “La télévision française est tellement politiquement correcte que cela en est un cauchemar. Nous avons des lois sur la liberté d’expression qui auraient pu être imaginées par Staline.”. Mme Carrère d’Encausse parle en connaisseuse puisqu’elle est historienne de l’histoire de la Russie.
A noter que quelques boutiques en ligne comme www.alternative-s.com ou www.libre-diffusion.com permettent également de sortir de cette autocensure pour certaines �uvres, tout en rémunérant les auteurs ce qui leur permet plus facilement de continuer à produire.

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d�origine
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L’Arche de Zoé hystérique : “Nous on vient, et après on réfléchit ! “




Document enregistré “de l’intérieur” de l’association l’Arche de Zoé juste avant sa tentative d’emmener illégalement 103 enfants tchadiens vers la France le 25/10/07. L’Arche de Zoé prévoyait d’emmener ensuite jusqu’à 10 milles enfants ! Les autorités tchadiennes ont arrêté les membres de l’Arche de Zoé qui participaient à l’opération.

Cette vidéo montre les deux leaders de l’Arche de Zoé.

Il faut dire que Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy (BHL) en particulier, avaient bien “chauffés” les ONG, avec leurs incantations sur le droit d’ingérence. Rony Brauman, ex-directeur de MSF, a dénoncé la “responsabilité morale” de Kouchner et BHL dans ce scandale de l’Arche de Zoé.

La psychologie de ces “humanitaires” de l’Arche de Zoé rappelle le film “Y’a bon les blancs” (Come sono buoni i bianchi) du célèbre réalisateur Marco Ferreri (La grande bouffe, Le lit conjugal, Dillinger est mort, etc.). Avec : Michel Piccoli, Michele Placido, Nicoletta Braschi, Maruschka Detmers, etc.

Dans ce film un petit groupe d’humanitaires européens va en Afrique, pour apporter de l’aide alimentaire aux populations du Sahel avec cinq camions. Ces bénévoles sont tous des insatisfaits, plus ou moins névrosés ; l’une des jeunes femmes a abandonné son petit enfant à Paris pour partir aider les Africains.

Ca finit mal. Les européens portaient à manger aux africains, et les africains les mangent (après tout le but des européens a été atteint, nourrir les africains !)

Ce film est sorti en 1988 simultanément en français, italien et espagnol. Film politiquement très incorrect à l’humour décapant. En France en particulier il a bien sûr fait l’objet d’une censure non-officielle : sorti très brièvement au cinéma, pas commercialisé en français en cassette VHS, ni bien sûr en DVD, malgré la célébrité du réalisateur et des acteurs. Ce film est par contre disponible en VHS en Italie (Come sono buoni i bianchi) ; et sur le p2p eMule par des moyens pas très légaux (mais après tout puisqu’il n’est pas commercialisé en France, c’est un service culturel ! ).

[cc] Novopress.info, 2007, Dépêche libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d�origine
[http://fr.novopress.info]


En route pour la réinformation sur Radio Courtoisie!

Mercredi 7 novembre, en l’anniversaire des 20 ans de Radio Courtoisie, une nouvelle émission sera lancée sur la radio libre du pays réel et de la francophonie, tous les matins, du lundi au vendredi. Ce bulletin de réinformation sera animé par 5 équipes -à raison d’une par jour- pilotées par Jean-Yves Le Gallou, animateur de Polémia, qui vient de sortir un opuscule sur la tyrannie médiatique. L’émission se déroulera de 7h15 à 7h30 (sauf pendant les vacances scolaires) et sera rediffusée à 11h45. Dès 8h00, l’émission sera disponible sur internet.

Fréquences et site internet



Patrimoine national : reconstitution du bourg monastique de Saint-Denis sur internet

Au moment où l’évêché de Saint-Denis s’exerce aux génuflexions pour mieux affirmer sa dhimmitude, il n’est pas inutile de rappeler le rôle symbolique de cette ville dans l’histoire nationale.

Image Hosted by ImageShack.us L’unité archéologique de la ville de Saint-Denis où les rois de France trouvèrent jusqu’à la Révolution, leur dernier repos, propose sur son site internet une reconstitution virtuelle de l’espace monastique en cinq époques.

Chaque dessin, présentant un état de la ville à partir d’un même point de vue, permet de suivre les efforts des moines, des paysans et des bourgeois des temps antiques jusqu’au XVIe siècle, pour construire un des plus bel édifice religieux du royaume.

Les textes, précis sans être indigestes, font le bilan de trente ans de recherches. Pour ceux qui auraient oublié leurs définitions, les mots clés, surlignés de jaune, sont expliqués d’un passage de souris. D’autres pages permettent d’approfondir les conditions de vie et l’on est surpris par la qualité des objets qui sont parvenus jusqu’à nous, protégés par la riche terre humide de la plaine de France.

Les rois de France conservaient à Saint-Denis la mémoire des dynasties depuis l’inhumation de Charles Martel en 741. Avant eux, la plaine était probablement un lieu de rassemblement religieux. Depuis, la ville qui a donné son nom au département, connaît d’incessants aménagements qui dissipent peu à peu son identité. La fête du saint décapité vient de passer (9 octobre) mais il n’y a pas de rendez-vous à prendre pour se balader dans ce haut lieu de mémoire.

Plus d’infos : http://www.saint-denis.culture.fr/fr/1_ville_abbaye.htm

E. De Sennal pour Novopress

[cc] Novopress.info, 2007, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d�origine
[http://fr.novopress.info]


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Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /Nov /2007 23:58

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Dimanche dernier une jeune étudiante en journalisme, Anne-Lorraine Schmitt, a été retouvée agonisante dans une rame du RER D en gare de Creil. Elle avait reçu plusieurs coups de couteau. Elle est malheureusement décédée peu de temps après l'arrivée des secours. Cependant, grâce à son courage, elle a réussi à blesser son agresseur, ce qui a permis de retrouver ce dernier très rapidement, et à l'empêcher de parvenir à ce qu'il voulait : c'est-à-dire la violer. Il s'agit cependant d'une bien maigre consolation pour les parents de la jeune femme qui l'attendaient à la gare d'Orry-la-ville pour se rendre à la messe. 

L'assassin est d'origine turque. C'est un délinquant sexuel récidiviste. Il n'y a eu aucune manifestation de violence de la part des "Français de souche". Il n'y a eu d'ailleurs aucune manifestation tout court. Peut-être est-cela notre tort ! Nous ne sommes même plus capables de nous indigner, d'exprimer notre solidarité envers les notres. Or quelques heures après cet assassinat,  Moushin (15 ans) et Larami (16 ans), qui faisaient les cons sur une moto, sans casques, se tuaient en percutant de plein fouet un véhicule de police en patrouille après lui avoir grillé la priorité. Depuis, plusieurs communes du Val-d'Oise se sont embrasées avec des tirs contre les policiers, des incendies contre des voitures, des bibliothèques, des écoles, des commerces etc... 

La mort de ces deux jeunes n'est qu'un prétexte pour les émeutiers. Ces évènements sont le prélude d'une guerre civile qui découle de la présence d'une société étrangère qui s'est constituée sur notre sol et qui se nourrit d'un racisme ordinaire anti-français, même si ces émeutiers ont, pour la plupart, la nationalité française. La "haine de la France" est le moteur premier de ces émeutes. Nos sociologues, nos journalistes, nos politiques qui prétendent le contraire sont des naïfs, des menteurs ou des crétins. Ceux qui brûlent aujourd'hui les bâtiments, tirent sur les policiers ou les journalistes, sont les mêmes qui sifflaient la Marseillaise lors du match "amical" France Maroc au Stade de France le mal nommé. C'est la même haine de la France qui s'exprime. Pratiquer la politique de l'autruche n'y changera rien. (http://www.rebelles.info/article-13834261.html)

En attendant, Nicolas Sarkozy va recevoir aujourd'hui les parents des deux jeunes de Villiers-le-Bel. Il faut bien apaiser les esprits !!! Mais jusqu'à présent je n'ai pas entendu qu'il se rendra aux obsèques d'Anne-Lorraine Schmitt. Celles-ci se dérouleront samedi, à 14 heures, en la cathédrale de Senlis. L'absence du chef de l'Etat serait honteuse. Car à la différence des deux jeunes de Villiers-le-Bel, Anne-Lorraine Schmitt n'est en rien responsable de son malheur. Et surtout, surtout ses proches, ses amis, sa famille ont eu une attitude digne. Tout le monde ne peut pas en dire autant à Villiers-le-Bel. C'est le moins qu'on puisse dire.

Un médecin urgentiste dans un hôpital du Val-d’Oise a fait hier matin le tour des services de garde pour faire le bilan des blessés des deux nuits d’émeutes à Villiers-le-Bel et dans les communes avoisinantes : "Ce qui est impressionnant, c’est que tous les blessés policiers que l’on a accueillis ont été blessés par armes à feu. Je dirais 99%. La plupart, ce n’est pas grave, juste des plombs, mais quand même, on n’avait jamais vu cela." Autre particularité, selon cet urgentiste, les services d’urgences du nord de Paris n’ont reçu aucun jeune blessé. Enfin, selon ce médecin, il y a manifestement eu une volonté de la part des forces de l’ordre de ne pas adresser tous les blessés policiers dans les mêmes hôpitaux, "pour éviter peut-être des opérations commandos des jeunes". Quelques chiffres encore : à l’hôpital d’Eaubonne, ils ont reçu la première nuit 17 policiers blessés, cette nuit 9. A l’hôpital de Gonesse, 9 la première nuit, et 9 cette nuit. A Aulnay, 12 et 15. Des chiffres qui font dire à ce médecin urgentiste : "Quand j’entends le bilan que l’on donne à la radio, je pense qu’il est minoré."

David Bescond pour Rebelles.info


 

Sur le web, le FN se mêle des émeutes en vidéo

Jean-Michel Dubois, le candidat FN à Villiers-le-Bel, a diffusé une vidéo sur Dailymotion.

Les habitants de Villiers-le-Bel mettent en ligne des images d’émeutes et leurs hommages aux jeunes tués, tandis que le candidat local du FN profite de Dailymotion pour fustiger les «voyous». ->






Alors, ça vient ces émeutes ?

On a failli attendre.

par Elisabeth Lévy

Élisabeth Lévy, née en 1964 à Paris, est journaliste et essayiste. Après des études à l’Institut d'études politiques de Paris, elle débute dans la profession à l'Agence France-Presse (AFP). Elle travaille ensuite entre 1994 et 1996 pour un quotidien francophone de Genève, le Nouveau Quotidien, et pige pour divers journaux.






On a failli attendre. Après l’annonce de la mort, dimanche, de deux gamins de Villiers-le-Bel dont la moto était entrée en collision avec une voiture de police, les citoyens-téléspectateurs ont pu craindre, quelques heures durant, d’être privés du spectacle annoncé : un reality-show intitulé “jeunes contre flics” à moins qu’on ne préfère “l’émeute”, légèrement plus sobre.

Certes, à peine la nouvelle était-elle connue que des jeunes prêts à jouer leur rôle de jeunes se rassemblaient sur les lieux tandis que circulaient les théories les plus délirantes possibles sur les circonstances du drame. On peut gager que la plupart ne croyaient nullement que les deux gamins avaient été victimes de violences policières. Aucune importance dès lors qu’il s’agissait d’un excellent prétexte pour une soirée de défoulement. Il faut ajouter que le hasard avait bien fait les choses : à quelques jours près, Villiers-le-Bel tombait à point nommé pour marquer le deuxième anniversaire de Clichy-sous-Bois et rappeler à quel point rien n’avait été fait. Une aubaine pour les amateurs de sociologie à deux balles qui adorent pointer un doigt accusateur sur la société tout entière coupable de maltraitance à l’encontre des populations que l’on désigne désormais comme issues de la diversité. (Le fait que l’on puisse employer sans rigoler une expression aussi grotesque prouve à quel point l’esprit de sérieux s’est abattu sur ce malheureux pays, n’épargnant pas les citoyens issus de l’uniformité, également appelés Gaulois.)

Pour qu’il y ait spectacle, il faut un public. On voit mal le jeune-en-colère brûler des abribus (et plus si affinités) et se faire arroser de gaz lacrymogènes à la seule intention de ses voisins de palier. Pas de journaliste, pas d’émeute. Aucun problème : en moins d’une heure, dimanche, une nuée de micros et de caméras s’abattaient sur Villiers-le-Bel. On imagine sans peine le frisson d’excitation qui a dû traverser des rédactions où l’on s’ennuyait ferme en cette fin d’après-midi dominicale. “Génial !”, ont dû se dire certains, à l’image de David Pujadas, surpris en flagrant délit d’euphorie le 11 septembre 2001. Les affaires reprennent…

Il ne restait plus qu’à attendre l’explosion de violence que l’on disait redouter. Les “jeunes” ne déçurent pas leur public. Avec une touchante bonne volonté, ils se conformèrent au scénario écrit d’avance, ânonnant avec docilité les “dialogues” que nous voulions entendre (encore que le terme de dialogue soit assez peu adapté). Ayant compris que l’on attendait d’eux un remake de novembre 2005, ils décidèrent de faire mieux, incendiant directement une bibliothèque – “sans doute des lecteurs en colère”, fit drôlement remarquer le maire du Raincy, Eric Raoult.

La seule fausse note vint du Procureur1 qui expliqua que, selon les premières constatations, la mort des deux adolescents était accidentelle et ne pouvait être imputée aux policiers. De quoi se mêlait-elle celle-là, encore un peu et elle allait carrément gâcher la fête.

Heureusement, l’inénarrable Mouloud Aounit du MRAP rattrapa ce couac malencontreux, jouant sa partition sans grande imagination mais avec un sérieux qui mérite d’être salué : mardi matin, après une nuit d’affrontements, il s’indignait que l’on ait pu choquer les âmes sensibles de ces grands enfants en disculpant les policiers. On ne la lui fait pas à Mouloud Aounit. Si des policiers circulent dans une cité un dimanche, c’est bien qu’ils ont l’intention de commettre un mauvais coup.

Interrogé sur France Inter, un habitant du quartier livré à la barbarie (malgré les appels au calme des proches des deux garçons) osa dire ce que personne, dans les médias, n’ose même plus penser. “Les deux jeunes ont été vite oubliés et maintenant, ils cassent pour s’amuser”, observait-il. On ne s’appesantit guère sur ce témoignage. Il était bien plus amusant d’interroger des émeutiers toujours prêts à expliquer à qui voulait bien les entendre que la police ne les respectait pas et les traitait comme des “sous-hommes”, terme sûrement appelé à servir abondamment. (Il est vrai que l’incendie d’une bibliothèque force hautement le respect.) Victimes pour les uns, barbares pour les autres : peu importe, l’essentiel est de faire de l’audience et, on le sait, la guerre des cités, c’est de la bonne came. Inutile de demander aux journalistes d’arrêter de la dealer au citoyen accro. “Ce serait de la censure !” Peut-être. Reste qu’il suffirait d’imposer un couvre-feu médiatique pour arrêter l’engrenage. Mais justement, ce n’est pas l’objectif. “Il n’y a pas de contagion, les autres banlieues ne s’embrasent pas”, pouvait-on entendre mardi sur toutes les ondes. Jusqu’ici, tout va bien.

Bon sang, qu’est-ce qu’ils foutent ces jeunes ? On va encore attendre longtemps ?

1 Qu’il est agréable de savoir qu’aucun correcteur ne viendra sournoisement écrire Procureure derrière mon dos !


source :
Causeur

 

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Dimanche 25 novembre 2007 7 25 /11 /Nov /2007 23:59

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3a553514-9be4-11dc-9f8b-77f10336c059.jpg Cette nuit de nouvelles émeutes frappent six communes du Val d'Oise. La bibliothèque de Villiers le Bel est partie en fumée. Une école maternelle a été incendiée, ainsi que, selon des journalistes sur place, un salon de coiffure et une auto-école. Parmi les véhicules enflammés, une voiture de police et une benne à ordures, ainsi que des poubelles. Les voyous s'abritaient derrière des couvercles de poubelles leur servant de boucliers, obligeant les CRS -160 selon la préfecture- situés juste en face d'eux à reculer. Deux gros camions de pompiers ont été obligés de rebrousser chemin et n'ont pas pu intervenir sous les tirs de projectiles. 38 policiers ont été blessés, dont trois grièvement, notamment par des tirs de pistolets à grenailles. Les policiers blessés lundi soir étaient traités dans un hôpital de campagne installé dans la localité de Villiers le Bel. Un journaliste a été blessé par des tirs de chevrotine. Un guet-apens aurait aussi été tendu à des policiers autour du garage Renault à Sarcelles. Vers 22h15, la préfecture du Val d'Oise recensait précisément 36 véhicules brûlés et 15 feux de poubelle sur les communes de Villiers, Garges-lès-Gonesse, Goussainville, Ermont-Eaubonne et Cergy. Des affrontements ont également éclaté lundi soir aux Mureaux, dans les Yvelines. Un autobus de la RATP, qui ne transportait aucun passager, et un camion ont en outre été incendiés respectivement à Longjumeau et Grigny, dans l'Essonne, selon la préfecture. Ce à quoi on assiste, n'en déplaise à nos médias, ne sont pas des échaffourées (sic !) mais bel et bien les prémices d'une future guerre civile française. Guerre ethnique et religieuse. Je l'ai écrit ici à plusieurs reprises. Les départements de la région parisiennes seront "notre" Kosovo. Car qu'est-ce que le paradigme kosovar sinon l'alliance explosive entre immigration incontrôlée et islamisation ? 

Jusque dans les années 20 les Serbes étaient encore majoritaires au Kosovo, berceau de la culture et de la religion des Serbes. Mais avec la deuxième guerre mondiale les partisans serbes et leurs familles furent tués ou chassés du Kosovo par les nazis et leurs collaborateurs musulmans, albanais et bosniaques, engagés dans les divisions SS Skanderberg et Handchars. Après la guerre, le régime communiste interdira le retour des réfugiés serbes dans la région afin de limiter l'influence de la Serbie au sein de la fédération Yougoslave. Puis, durant la seconde moitié du XXème siècle la démographie galopante des musulmans albanais du Kosovo associée à une forte immigration des albanais d'Albanie fuyant la misère de leur pays fera que, dans les années 1990, la province est habitée à 90% de musulmans albanais. On estime aujourd'hui qu'un Albanais du Kosovo sur trois est originaire d'Albanie ou descendant d'immigrés albanais récents. Le Kosovo s'est ainsi progressivement islamisé. 

Alors bien entendu, une multitude d'experts vont défiler dans les médias ces prochains jours. Ces mêmes experts qui parlent des banlieues mais qui surtout ne veulent pas y travailler (http://www.rebelles.info/article-14060501.html). Nous aurons droit à l'explication économique ou sociale pour "comprendre" l'embrasement. A moins qu'ils ne fustigent le racisme intrinsèque de la société française. Racisme, bien entendu, responsable de ces émeutes. Racisme à sens unique comme toujours ! Même si on pourra chercher en vain le racisme des pompiers caillassés par ces voyous. Car les "jeunes" (traduire par délinquants d'origine afro-maghrébine) ne sauraient être tenus pour responsables. Ils sont les victimes !!! Tenez-le vous pour dit une bonne fois pour toute. Quant au paradigme kosovar qui veut que toute minorité musulmane devenue majoritaire sur une portion de territoire d'un Etat impie désire obtenir l'indépendance ou l'autonomie afin de vivre selon les préceptes de l'islam, est-il besoin de vous dire qu'il ne sera absolument pas évoqué ?!!!

David Bescond pour Rebelles.info
 

REBELLES.INFO



Bien sûr, comme tout le monde, j'avais été choqué et ému dimanche, en entendant à la radio qu'une jeune étudiante en journalisme avait été retrouvée en fin de matinée, agonisante, dans une rame du RER D en gare de Creil, après avoir été frappée de nombreux coups de couteau. Et relativement soulagé d'apprendre, dès le lendemain, que son assassin, blessé au cours de l'agression, avait été arrêté avant de passer aux aveux. Mais le pire, pour moi, restait à venir.

 Le pire, je l'ai appris hier après-midi. Le pire, c'est que je connaissais cette jeune fille, que j'avais eu le temps de juger et d'apprécier pendant les deux mois de stage qu'elle fit l'an dernier à Valeurs Actuelles, dont je dirigeais alors la rédaction. Elle s'appelait Anne-Lorraine Schmitt, avait 23 ans, et faisait partie de ces enfants qui semblent n'être nés que pour combler leurs parents de joie et de fierté. Aînée d'une fratrie de cinq garçons et filles, elle avait passé son bac à la Maison de la Légion d'Honneur de Saint-Denis avant d'être reçue à l'Institut d'Etudes Politiques de Lille, puis d'intégrer à l'automne 2006 le Celsa, l'excellente école des sciences de l'information et de la communication dépendant de la Sorbonne.

 Durant son stage, elle avait frappé toute la rédaction par sa culture générale, sa maturité, son exigence vis-à-vis d'elle-même. Une exigence qui lui venait probablement de sa foi : profondément croyante, Anne-Lorraine s'était fortement engagée dans le mouvement scout. Ce qui ne l'empêchait nullement d'être une jeune fille de son temps, charmante, brillante et appréciée de tous.

 Dimanche matin, ses parents l'attendaient sur le quai de la gare d'Orry-la-Ville pour aller en famille à la messe. Un délinquant sexuel récidiviste d'origine turque, déjà condamné en 1996 à cinq ans de prison pour un viol commis sous la menace d'une arme sur la même ligne du RER, aura donc brisé leurs vies en même temps que celle de leur fille. Mais Anne-Lorraine aura été courageuse jusqu'au bout : en se défendant, en empêchant son agresseur de parvenir à ses fins, elle aura réussi à le blesser en retournant son arme contre lui, ce qui devait permettre son arrestation ultérieure. En félicitant les enquêteurs de cette conclusion rapide, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a assuré les proches d'Anne-Lorraine de sa profonde compassion.

 Quelques heures plus tard, à quelques kilomètres de là, les jeunes Moushin (15 ans) et Larami (16 ans), conduisant à grande vitesse et sans casques une moto de cross non homologuée, se tuaient en percutant de plein fouet un véhicule de police en patrouille. Leur mort, on le sait, sert depuis deux jours de prétexte à l'embrasement de plusieurs communes du Val-d'Oise, avec tirs de chevrotines, de grenaille et de balles contre les forces de l'ordre (plus de quatre-vingts policiers blessés) et incendies de commissariats, d'écoles, de bibliothèques et de commerces.

 Pour tenter d'apaiser les esprits, le chef de l'Etat pourrait recevoir ce mercredi les parents des deux jeunes morts de Villiers-le-Bel. Serait-ce trop lui demander que d'avoir aussi un geste fort vis-à-vis de la famille et des proches d'Anne-Lorraine ? Par exemple en étant représenté à un haut niveau - voire en se rendant lui-même, comme il sait le faire - aux obsèques de cette jeune fille exemplaire qui auront lieu samedi, à 14 h 00, en la cathédrale de Senlis. Il serait juste, en effet, que les victimes innocentes aient droit dans ce pays à plus d'égards que des délinquants responsables de leur propre malheur.

Par Gérard Gachet, sur son blog Sans complexe
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