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Dimanche 9 mars 2008

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Le jour des élections municipales, deux membres du Centre de Vigilance pour la Liberté ont participé à une réunion avec des représentants anti-Jihad français, pour discuter de la coopération entre les composants français et britanniques du mouvement et pour encourager davantage d'intégration française pouvant émerger rapidement sur des réseaux européens et globaux.  La réunion fut très productive et aidée à cimenter les liens qui s'étaient développés ces derniers mois par l'intermédiaire du travail d'Internet. L'union franco-britanniques et d'autres réseaux européens devrait être renforcée par le travail que nous avons entrepris au cours de la réunion.

Les activistes Français et Britanniques avanceront ensemble dans un intérêt commun pour le bénéfice de la civilisation occidentale à laquelle les deux pays ont réalisé d'énormes contributions, avec les autres pays du monde occidental.

La France est un acteur important dans les affaires du monde et il est important que les militants français puissent commencer à influencer la politique de leur gouvernement et de participer pleinement aux travaux du mouvement mondial contre le djihad.

Un grand merci à tous ceux qui ont participé à la réunion, il serait génial de voir nos nouveaux amis à des événements futurs.

Zeus pour la cyber-résistance

 

par Cyber-résistant publié dans : Le Blog communauté : La Cyber-résistance
Samedi 8 mars 2008

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SHOAH ET NEGATIONISME

  
Entretien de David Benhamou (1) avec Miguel Garroté (2)
  
undefinedDavid Benhamou – Pensez-vous que la négation de la shoah est une liberté d'expression ou un délit raciste ?
  
Miguel Garroté – Ce n’est pas une question de liberté d’expression. C’est une question de conscience. Il y a eu et il y a encore des génocides. Il y a eu le génocide arménien. Il y a le génocide du Darfour. Sur une échelle plus grande et sur une période plus longue, il y a eu les 100 millions de victimes du communisme dans le monde entre 1917 et 1992. Cependant, il demeure ce que j’appelle l’exception de la shoah. Et en conscience, je ne peux pas tolérer la négation de cette exception qu’est la shoah. Parce que, justement, c’est une question de conscience et non pas une question de liberté d’expression. Pourquoi, en conscience, dis-je qu’il y a l’exception de la shoah ? C’est très simple. Certes, il y a eu et il y a encore des génocides. Certes, le communisme a fait plus de victimes que le national-socialisme. Mais il y a une particularité unique qui est propre à la shoah. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que dans des pays de culture judéo-chrétienne le peuple choisi par Dieu a fait l’objet de déportations et d’exterminations minutieuses, planifiées jusque dans les moindres détails logistiques et administratifs. Des Allemands et des collaborateurs ont organisé cette monstruosité en terre judéo-chrétienne avec la même discipline et la même sérénité que s’il s’agissait des bêtes contaminées, de bovins atteints de la maladie de la vache folle ou de poules atteintes de la grippe aviaire. Après cette monstruosité, ces mêmes Allemands et ces mêmes collaborateurs ont déclaré à leurs juges, qu’ils avaient simplement obéi aux ordres et qu’ils n’avaient pas eu le choix. En ma qualité de catholique et en ma qualité de journaliste, j’ose affirmer ici que nous avons tous une conscience. Et que par conséquent, nous ne pouvons pas dire que nous obéissons simplement aux ordres et que nous n’avons pas le choix. En conscience, nous avons le droit de choisir, le droit de désobéir et le droit de résister. C’est pour cela que la négation de la shoah est non seulement un délit raciste mais une offense envers la mémoire des victimes et une offense envers leurs descendants. De plus, le négationnisme est une offense envers Dieu, car Dieu a choisi le peuple juif. Or, Dieu ne peut ni se tromper ni nous tromper. L’existence du peuple juif et l’existence de l’Etat d’Israël sont les signes concrets de la fidélité de Dieu. Le national-socialisme a voulu supprimer le peuple choisi par Dieu. Autrement dit, le national-socialisme a voulu supprimer Dieu. En voulant supprimer les créatures créées et choisies par le Créateur, le national-socialisme a prétendu supprimer le Créateur lui-même. Un catholique ne peut donc pas assimiler le négationnisme à une liberté d’expression. Ce n’est pas un acte libre que de nier la shoah. C’est au contraire une forme diabolique d’esclavage. Un négationniste de la shoah est un esclave du Mal absolu et un esclave de la fausse liberté. La vraie liberté, la liberté intérieure, la liberté en conscience et la liberté de conscience, face à l’exception de la shoah, c’est la liberté de dire, en conscience, que la shoah est une exception et que cette exception ne peut pas tolérer l’intolérable, c’est à dire que cette exception ne peut pas tolérer le négationnisme. La shoah fut le fruit mauvais d’une société gravement malade. La négation de l’exception de la shoah est, elle aussi, le fruit mauvais d’une société gravement malade.
  
  
David Benhamou – Pourquoi la négation de la shoah est-elle devenue la pensée dominante dans la plupart des pays arabes ?
  
Miguel Garroté – Les nationaux-socialistes ont eu des alliés dans le monde arabe dès les années 1920. Puis, ce fut le grand Mufti de Jérusalem, Hadj Amin Al Husseini, qui devint l’allié palestinien du Reich hitlérien. Aujourd’hui, ce même monde arabe vit sous la férule de dictatures laïques ou de théocraties intégristes selon les cas. Ces dictatures et ces théocraties maintiennent leurs populations dans la misère et la répression. Pour justifier cela, il leur faut inventer un bouc émissaire. Le bouc émissaire c’est Israël en particulier et les Juifs en général. En niant la shoah, les dictateurs et les mollahs croient pouvoir nier Israël. Comme si Israël se justifiait par la shoah et rien que par la shoah ! Israël se justifie par la shoah et aussi par le droit des Juifs à avoir un Etat juif, un Etat pour les Juifs, dans ce vaste espace du Proche et du Moyen Orient où il reste encore beaucoup de place disponible pour d’autres, au Sinaï et en Jordanie par exemple… La littérature négationniste et les émissions radio télévisées négationnistes sont choses courantes dans le monde arabe. Le nazisme, le néonazisme et les nazis réfugiés dans le monde arabe (Aloïs Brunner etc.) ont donné une impulsion à ce phénomène. Mais aujourd’hui, ce phénomène est de la responsabilité des dictateurs et des mollahs en place. Les dictateurs et les mollahs sont responsables de cette situation. Les dictateurs et les mollahs prouvent, par cette situation, qu’ils ne veulent absolument aucune forme de paix avec les Juifs, quoi que les Juifs fassent ou ne fassent pas, à travers Israël, cet Etat minuscule, pas plus grand que la Picardie, dans l’immense Proche et Moyen Orient, avec ses vastes espaces encore inhabités…
  
  
David Benhamou – Quel danger représente la résurgence de cette négation en Europe ?
  
Miguel Garroté – Cette résurgence est d’autant plus grave qu’elle est subtile. Je m’explique. Aujourd’hui, le négationnisme en Europe n’est pas aussi franc et massif qu’à Damas ou à Téhéran. Le négationnisme en Europe est plus subtil, en ce sens qu’il est insinué, sous-entendu. On commence par dire que « la shoah ne justifie pas ce que font les Israéliens ». On continue en disant que « selon certains, il n’y aurait pas eu, dans les camps nazis, six millions de morts, mais beaucoup moins ». Bref, de mauvaise foi en mauvaise foi, on finit par insinuer à la fois la négation de la shoah et la négation d’Israël. Cela arrange bien l’Europe de véhiculer tous ces sous-entendus et toutes ces insinuations, car cela « justifie », en quelque sorte, le fait que les Européens soient à la fois très pro-palestiniens et très anti-israéliens. Ne pas combattre le double négationnisme à l’européenne (non à la shoah et non à Israël), c’est rester passif face à cette volonté, de plus en plus évidente, d’en finir avec Israël, l’Etat qui gêne, soi-disant. Qui gêne, soi-disant, uniquement parce qu’en réalité, les Européens, sont prêts, à s’allier aux Arabes, aux Russes, aux Chinois, pour mettre en échec les Américains. C’est l’eurobêtise et l’eurorgueil. Les Européens ne comprennent pas que l’antisémitisme est toujours un précurseur de l’anti-christianisme. Les haïsseurs d’Israël sont souvent les haïsseurs de l’Eglise catholique. Ce n’est pas nouveau. Dans « Mein Kampf », Hitler maudissait les Juifs et l’Eglise catholique. Aujourd’hui, c’est toute la société libre, de culture judéo-chrétienne, qui est en danger. On peut, hélas, dire que les propagandistes palestiniens et islamiques et leurs « idiots utiles », dans les médias européens, font du bon travail. Heureusement, il y a Internet où l’on peut lire, entre autre, Guy Millière (3), Laurent Murawiec (3) et Menahem Macina (4) sur toutes ces questions.
  
  
David Benhamou – Pourriez-vous nous dire un mot sur le rôle de l’Internet dans la lutte contre la négation de la shoah?
  
Miguel Garroté – Il se trouve que, justement, les négationnistes ont recours à Internet. Internet est l’espace privilégié des négationnistes de la shoah. Pourquoi ? Parce qu’il est beaucoup plus difficile, techniquement, de faire justice de délits commis sur le Net, que de faire justice des délits commis dans un média traditionnel. Mais cela signifie, aussi, que nous-mêmes, nous devons recourir à Internet le plus possible, notamment via des blogues. Par exemple, l’entretien que nous avons, en ce moment même, eh bien, je doute que vous parveniez à le publier dans Le Monde ou dans Le Figaro. En revanche, notre entretien sera lu sur Hatikva, sur juif.org, sur monde-info, sur leblogdrzz, etc., c’est-à-dire par des milliers et des milliers de personnes.
  
  
David Benhamou – Comment ressent-on les effets de la négation de la shoah quand on appartient à la génération de descendants des victimes de cette tragédie ?
  
Miguel Garroté – C’est le combat entre le bien et le mal, David. L’enfer des camps fut le triomphe apparent du mal absolu. Et comme si cela ne suffisait pas, le mal absolu passe une deuxième fois par le négationnisme. Mais en réalité, le mal, même absolu, ne triomphe pas éternellement. L’existence même du peuple juif, l’existence même d’Israël, traduisent la victoire du bien sur le mal. Cela dit, ce mal a tué six millions de Juifs. En cela, la négation de la shoah est non seulement un délit raciste mais une offense envers la mémoire des victimes et une offense envers leurs descendants. Quand on appartient à la génération de descendants des victimes de cette tragédie, les effets de la négation de la shoah sont, humainement, insoutenables. C’est pour cela, David, que je vous invite à croire fermement que le bien finit par triompher du mal. Mais nous devons participer à ce processus, comme nous le faisons en ce moment même, à travers cet entretien. Le bien ne peut pas triompher sans notre participation active à son avènement.
  
  
David Benhamou – Contre les prédateurs de la mémoire, que faire ?
  
Miguel Garroté – Ne pas nous endormir. Rester éveillés et vigilants. Ne pas avoir peur de témoigner à contre-courant. Restons, autant que faire ce peut, unis. Vous, Juifs, vous savez que, depuis Frère Ephraïm (« Jésus, Juif pratiquant », Fayard, 1987), le Père Etienne Richer (« Aimer Israël: pourquoi ? », Pneumathèque, Éditions des Béatitudes, 1995), Jean-Paul II (l’Eglise catholique reconnaît que les prémices de la foi catholique se trouvent dans les patriarches, Moïse et les prophètes dans « Nostra Aetate ») Jacques Maritain et même depuis saint Bernard (« les branches ne doivent pas être ingrates envers la racine, les branches ne disputeront pas à la racine la sève qu’elles tiennent d’elle ») ou, encore, bien avant, depuis saint Jean l’évangéliste (Jn 4, 22 : « Le salut vient des Juifs »), vous, Juifs, vous savez, avec ces personnes que je viens d citer, que vous avez des amis parmi les catholiques. Je ne suppute pas que vous deveniez un jour catholiques. Car je considère que, pratiquants ou non pratiquants, vous êtes nos frères aînés dans la foi. Ce n’est donc pas à moi de décider du plan de Dieu sur vous. De plus, je suis conscient que, sans le judaïsme, il n’y aurait jamais eu de christianisme. Dans le prolongement de saint Jean, de saint Bernard, de Jacques Maritain et des autres, je pense que nous sommes sur le même bateau, pour dire les choses simplement. L’année 2007 s’est terminée et l’année 2008 a commencé avec des drames. En terre dite « d’islam » (terre juive depuis 5768 ans et chrétienne depuis 2008 ans…), les ennemis du judéo-christianisme n’ont pas respecté la houdna, la trêve, entre Noël et le Nouvel An. Ils ont tué les vôtres, notamment deux jeunes Israéliens, Ahikam Amihai, 20 ans, et David Ruben, 21 ans. Ils ont tué les vôtres. Ils ont donc tué les nôtres. Restons unis et gardons courage !
  
  
  
     et http://juif.org
  
  

Miguel Garroté
  
Le 23 décembre 2007 j’écrivais : « Comme le rappelle pertinemment notre ami drzz, la période de Noël est particulièrement importante pour notre foi chrétienne. C’est donc, aussi, l’occasion pour nous, de faire une trêve, une Houdna, dans notre résistance rédactionnelle au terrorisme islamique. Eux posent des bombes et nous pondons des articles. Pendant une dizaine de jours nous allons nous calmer. Eux je ne sais pas ». Voilà ce que j’écrivais il y a une dizaine de jours.
  
Nous sommes aujourd’hui le jeudi 3 janvier 2008. Je mets donc fin à notre Houdna, à notre trêve. Et je constate – cela ne m’étonne absolument pas – que le camp arabo-musulman, lui, n’a pas respecté la Houdna, n’a pas respecté la trêve.
  
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En Effet, outre les habituels tirs de roquettes palestiniennes sur Israël,
on apprenait, mardi 2 janvier, que deux des quatre terroristes responsables de l’attentat, survenu il y a quelques jours, près de Hébron, dans lequel deux Israéliens, Ahikam Amihai, 20 ans, et David Ruben, 21 ans, ont trouvé la mort, sont membres du Fatah, le mouvement de Mahmoud Abbas. Les deux terroristes palestiniens responsables de l’attentat, Ali Dandis, 24 ans, et Amar Taha, 26 ans, tous deux résidents de Hébron, se sont livrés aux forces de police de l’autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, par peur d’être capturés par les services israéliens.
  
En clair, nous avons pratiqué la Houdna, la trêve, de l’écriture. L’ennemi, lui, à poursuivi, sans Houdna, sans trêve, la terreur islamique, notamment contre Israël, sans parler du Pakistan et autres pays.
  
Dans ce contexte, Martin Birnbaum, sur LibertyVox (1), se demande, à juste titre, ce que la France attend d’Israël ? Et Martin Birnbaum donne la seule réponse qui colle à la réalité : la France veut l’apaisement. La France veut qu’Israël rende les territoires qui permettraient, de créer, un Etat palestinien, avec la bande de Gaza réunie à la Cisjordanie, chose jamais faite dans l’histoire de la région. La France veut, aussi, qu’Israël aide Mahmoud Abbas, chef de l’autorité palestinienne.
  
Martin Birnbaum constate – et c’est la triste réalité – que la realpolitik de la France « la pousse à tenter de rallier à sa position tout ceux qui, en Europe, penchent depuis longtemps du côté des palestiniens, des pays arabes et, tout dernièrement, du côté de l’Iran ». Et Birnbaum de poser la question suivante et d’y répondre : « Mais comment peut-on faire la paix avec des gens qui veulent vous tuer ? Réponse : on ne peut pas. Et tant pis si l’Europe et le reste du monde font semblant de ne pas comprendre les objectifs de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas qui se résument à vouloir la destruction d’Israël ».
  
Et Birnbaum touche le point sensible en demandant : « La peur (ndlr de la France) de perdre certaines de ses positions économiques dans le monde arabe ou le souhait (depuis De Gaulle) de s’associer au monde arabo-musulman pour faire pièce à l’empire américain, valent-ils le prix de la disparition d’Israël ? ».
  
Après une analyse très documentée de la capitulation des démocraties occidentales, européennes et nord-américaines, face au monde musulman, face à la Russie et face à la Chine, Birnbaum conclut : « Que faire ? La logique froide de la tragédie annoncée laisse, en réalité, une sombre alternative à Israël : Massada ou Samson. Il est fort peu probable que dans ce pays libre et démocratique (ndlr Israël), ses six millions d’êtres vivants, qui ont remplacé les six millions détruits par la barbarie nazie, accepteraient un nouveau Massada. Et pour le deuxième terme de l’alternative il s’agit de ne pas s’endormir … au moins jusqu’en 2009, année la plus probable de l’accession de l’Iran à la bombe ».
  
En ce qui me concerne, j’ai publié, entre mai et décembre 2007, 185 articles, repris, occasionnellement ou quotidiennement, sur 12 sites et blogues. Presque tout mes articles ont traité du Proche et du Moyen Orient. Dans chacun de ces articles, j’ai mis en garde, preuves à l’appui, contre le péril islamo-terroriste, Al-Qaïda, le Hezbollah, le Hamas, la Syrie, l’Iran, etc. ; et j’ai inlassablement répété, que lâcher Israël, était la pire erreur, que puissent commettre, les sociétés libres, de culture judéo-chrétienne. Cela m’a valu des injures et même des menaces de mort.
  
L’article de Birnbaum, cité ci-dessus, avec cette conclusion : « il s’agit de ne pas s’endormir … au moins jusqu’en 2009, année la plus probable de l’accession de l’Iran à la bombe », l’article de Birnbaum cité ci-dessus, écrivais-je, résume, les analyses et les points de vues, valorisés, sur la toile, sur le net ; mais interdits de séjour dans les médias européens. Nous allons suivre le conseil de Birnbaum en 2008 et ne pas nous endormir. Nous allons continuer de diffuser nos propres analyses ; et aussi celles de Martin Birnbaum (1), David Bescond et son équipe (2), drzz et son équipe (3), Daniel Pipes, Caroline Glick, Walid Pharès (4), les éditorialistes de Front Page Magazine, du Weekly Standard, de The New Republic et tant d’autres. En clair, c’est fini, la Houdna.
  
  
undefinedLe professeur Walid Phares, Directeur à la Foundation for the Defense of Democracies, a rappelé certaines réalités, jeudi 26 décembre, quelques heures après l’assassinat de Mme Bhutto : Mme Bhutto a constamment critiqué les islamistes durant sa campagne politique. De hauts dirigeants taliban et djihadistes ont menacé de la tuer. En octobre dernier, Baitullah Mehsud, un commandant taliban au Waziristan a menacé de tuer Mme Bhutto. Mme Bhutto était consciente des menaces des taliban et d’Al-Qaïda à son encontre. Lors d’une conférence de presse, à Dubaï, en novembre dernier, Mme Bhutto a déclaré qu’elle ne craignait pas les extrémistes. Le but stratégique de cet assassinat terroriste est de briser le processus politique en cours au Pakistan. Les djihadistes visent à la fois le gouvernement de Musharraf et l’opposition séculière. Cette politique de la terreur islamique se déroule dans un pays doté de l’arme nucléaire et dans lequel les forces islamiques occupent une position significative.
  
L’expert en questions stratégiques Andrew C. McCarthy, dans la National Review, édition du vendredi 27 décembre, rappelle, lui aussi, certaines réalités pakistanaises : un récent sondage CNN montre que 46% des Pakistanais approuvent Ben Laden. Mme Bhutto est une socialiste élevée à l’américaine, dont la famille fit cause commune avec les Soviétiques. Mme Bhutto fut impliquée dans des affaires de corruption. Le vrai Pakistan, est un terrain fertile de la guerre sainte pour près de la moitié des Pakistanais (ndlr 46%). Le vrai Pakistan, est un endroit où services secrets infiltrés et fondamentalistes islamiques travaillent parfois ensemble, avec des chefs de guerre claniques tels que Gilbuddin Hekmatyar et Sheikh Omar Abdel Rahman, tous deux actuels champions du djihad mondial contre les USA. Dans un pays ou la population veut la charia et le djihad, seul le régime en place reste notre allié et lui seul reste capable de confronter l’islam militant. La transformation d’une société islamique en une vraie démocratie est un projet à long terme. Si vraiment nous voulons la démocratie dans un pays comme le Pakistan, nous devons d’abord éliminer les djihadistes. Ou ils nous tueront comme ils ont tué Mme Bhutto.
  
Voilà pour W. Phares et Andrew C. McCarthy. Maintenant, en ce me concerne, j’écrivais, le 16 novembre dernier, sur divers sites et blogues, notamment ceci : « Il se trouve que dans le cas du Pakistan, nous sommes confrontés, à une situation très particulière. En effet, le Pakistan, avec ses 160 millions de musulmans, détient l’arme nucléaire ; et ce même Pakistan, risque de basculer, dans l’islam extrémiste, style Taliban, Ahmadinejad ou Al-Qaïda. La question essentielle, pour nous, n’est donc pas d’aimer ou de ne pas aimer, le Président Musharraf et sa politique ». http://monde-info.blogspot.com/2007/11/pakistan-pas-si-simple.html . A cet égard, les médias occidentaux, notamment les chaînes de télévision européennes, ont traité la question pakistanaise avec leur habituelle dose de crétinerie. Sur le petit écran, on nous a montré quelques dizaines de jeunes avocats qui manifestaient dans la rue pour plus de droits de l’homme. Mais on s’est bien gardé de préciser que cela se déroulait dans un pays de plus de 160 millions d’habitants. Et on s’est bien gardé de nous montrer les millions de manifestants intégristes, qui représentent 46% de la population, soit environ 80 millions de personnes. Pour comble, les télévisions européennes sous-entendent maintenant que c’est – évidemment – Musharraf qui aurait fait assassiner Mme Bhutto. Et le plus grotesque de tout : les supporters de feu Mme Bhutto ont déclaré que celle-ci « est morte en martyr ». Traduction faite par certains médias occidentaux : « Mme Bhutto a été martyrisée avant de mourir ». Par le régime, je suppose…

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par Cyber-résistant publié dans : Le WEB Résistant communauté : Vu de droite
Vendredi 7 mars 2008

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Le temps du désespoir ?

Par Guy Millière



OPA sur les Juifs© Metula News Agency

Jonathan Myara, qui se fait appeler Johan Weisz, prétend, en titre d’un ouvrage qu’il a coécrit, qu’il existerait une Offre Publique d’Achat (OPA) sur les personnes des Juifs de France, et que l’Etat d’Israël a ourdi un complot secret afin de déstabiliser la République française.

Ce n’est pas lui qui est assigné en diffamation. Myara, c’est le plaignant.

C’est lui qui est représenté par Me Patrick Klugman, membre du comité exécutif national du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF).

D’aucuns pensent que c’est normal, c’est loin d’être le cas de la rédaction de la Ména






La liberté de parole et de pensée se porte mal en France. J’en sais quelque chose. J’écris des livres et des articles. Mes convictions fondamentales n’ont pas changé depuis ma jeunesse. Elles pourraient se résumer en quelques mots simples : défense des droits naturels de la personne humaine, défense de la liberté économique, politique et culturelle. Je n’aurais jamais pensé qu’être attaché à ce que ces mots représentent pour moi m’auraient valu d’être traité comme un dissident, c’est pourtant le cas. Pour quelles raisons ?

 
Parce que je me suis battu sans merci contre toute forme de racisme et contre l’antisémitisme, et parce qu’il y a des professionnels de l’antiracisme qui savent mieux que les autres de quelle façon précise il faut se battre contre le racisme et contre l’antisémitisme. Quand ces gens parlent de liberté, j’ai l’impression de me retrouver plongé dans le 1984 de George Orwell, là où les mots signifient en fait l’inverse de ce qu’ils sont censés signifier.

 

Pour quelles raisons, disais-je ? Parce qu’à l’époque où l’Union Soviétique était gouvernée par Brejnev, je pensais que c’était un pays totalitaire, parce que je pense, depuis longtemps, que les Etats-Unis n’ont cessé d’être, selon la belle expression d’Yves Roucaute, la « puissance de la liberté » et que je n’ai jamais versé un seul instant, y compris sous la présidence de George Walker Bush, dans l’antiaméricanisme.


Parce que je sais qu’Israël est une démocratie menacée et que je sais aussi, pour avoir lu les textes et regardé les images, mais aussi pour m’être rendu parmi ceux qui sont les ennemis d’Israël. Parce que, parmi les êtres que je considère comme mes frères, il y a des survivants de la Shoah, et parce que je pense que soixante années après, il existe une propension à oublier et à relativiser, et que cela m’indigne, ce qui est, en France, très malséant.

 
Parce que je pense que les peuples arabes ont le droit de vivre libres et de n’être pas traités dédaigneusement comme une chair dont on fait les « bourbiers », comme on dit à Paris. Parce que je pense que l’islamisme est un totalitarisme.

 
Il paraîtrait que tout cela fait de moi un fasciste, un sale type d’extrême-droite. Il paraîtrait que je n’ai pas le droit d’utiliser certains mots : le mot salaud, précisément. Je l’ai pourtant vu imprimer dans des livres de philosophie au temps où j’étais au lycée et où j’étudiais l’existentialisme. Si Jean-Paul Sartre publiait L’être et le néant ou L’existentialisme est un humanisme aujourd’hui, il se trouverait sans doute traîné au tribunal. Je m’en tiens à la définition de Sartre néanmoins. Un salaud est un être de mauvaise foi. Je persiste, je signe, et je continuerai à lire de temps à autres L’être et le néant ou L’existentialisme est un humanisme, même si cela devait me valoir les foudres d’un stalinien, désireux d’instrumentaliser les tribunaux. Il paraîtrait, ô crime atroce, que je n’ai pas le droit de dire qu’il « existe des juifs antisémites » : il est vrai que je n’écris pas dans Le monde diplomatique où, en septembre 2005, est paru un article de Lionel Richard, se demandant si Karl Marx était un juif antisémite. Ce qui est autorisé dans Le monde diplomatique n’est peut-être pas autorisé ailleurs ? Je poserai la question, si j’en ai encore le droit, et si le Parlement n’a pas fait voter une nouvelle loi qui l’interdit.

 
Gilles Karmasyn a créé, voici une décennie,
un site de lutte contre le négationnisme, et on y trouve une analyse des textes d’Israël Shamir, défini comme « juif antisémite ». Israël Shamir va-t-il l’attaquer en justice ? Ce serait intéressant, au point où nous en sommes. Gilles Karmasyn a-t-il le droit de dénoncer Israël Shamir ? A-t-il même le droit de fustiger Robert Faurisson ?

 
Quand je regarde la plupart des débats télévisés en France, et que je les compare avec des débats du même genre, que je puis voir dans des pays où on parle anglais, j’ai le sentiment très net que la France n’a plus, pour l’essentiel, que des débats mutilés. Lorsqu’on n’a pas connaissance d’autre chose, on me dit qu’on ne s’en aperçoit pas. Mon malheur est sans doute de connaître des pays où la liberté de parole existe encore, où des lois n’ont pas été votées pour que des suppôts d’un totalitarisme ou d’un autre puissent tenter d’instrumentaliser les tribunaux afin d’obtenir, par voie de justice,
un dernier mot qu’ils seraient absolument incapables d’obtenir par le biais du débat, de la vérifiabilité, de la falsifiabilité.

 
Quand la pensée se fait indigente, on recourt, dit-on, à la police de la pensée. Quand Goebbels entendait le mot culture, il sortait son revolver. Quand certains, aujourd’hui, entendent une défense intransigeante de la liberté, ils sortent leur assignation en justice. Dois-je dire et souligner que je ne désigne ainsi personne, strictement personne ? Oui, je pense que je le dois. Je deviens paranoïaque. J’imagine que l’ennemi me lit. Quelle idée !


La liberté de parole et de pensée se porte mal en France. J’en sais quelque chose. Oui, j’enseigne le droit, et très précisément le droit de l’information, et je sais à quel degré existent en ce pays des lois liberticides. Voici une vingtaine d’années, nombre d’entre elles n’existaient pas. Celles qui existaient
étaient peu appliquées. Aujourd’hui, les lois se sont ajoutées aux lois, des gens saisissent les tribunaux pour tenter d’anéantir ceux qui ont le malheur de ne pas penser comme eux, de manière unique et uniforme. Ils ne veulent voir qu’une seule tête, comme à l’armée, comme dans les fasci italiani di combatimento que créa, voici plus de huit décennies, Benito Mussolini, lui-même fervent partisan de la police de la pensée… Toute ressemblance entre ce que je viens d’écrire et toute personne physique, comme le disent les mentions légales, serait fortuite et involontaire.
Ai-je encore le droit de le dire ? Je me sens l’âme antifasciste. Et je le dis tant que je peux encore.

Je sais. Je devrais clamer que si un journaliste se présente à moi comme un juif victime de l’antisémitisme, et se targue ensuite de m’avoir rencontré pour me faire passer pour un antisémite, ce n’est pas du tout un salaud au sens sartrien du terme, non, absolument pas : c’est un journaliste honnête. Vous me le copierez cent fois.


Je sais. Si quelqu’un vous diffame, vous insulte, vous traîne mensongèrement dans la fange, et si ce quelqu’un est « politiquement correct », comme on dit, vous devez baisser la tête et avoir honte de ne pas vous être encore suicidé. Ce quelqu’un est un être d’une intégrité exceptionnelle. Dois-je penser que c’est cela l’intégrité aujourd’hui en France ?

 

Il semble que oui.


Je sais aussi. Si quelqu’un dit que des juifs sont vendus et que d’autres juifs essaient de les acheter, - je plaide non coupable devant la police de la pensée, ce n’est pas moi qui ferais des choses pareilles -, ce quelqu’un ne pratique rien qui puisse, même de très loin, inciter des gens à penser sur un mode antisémite. C’est, au contraire, un antiraciste, surtout s’il a sa carte du parti. Quel parti ? Si nous étions en Union soviétique, sous Brejnev, vous ne poseriez pas la question.


S’il y a effectivement une pensée unique, il n’y a pas de parti unique en France. Au train où vont les choses, il m’arrive de me demander si cela ne viendra pas un jour. Quand je me le demande, c’est pour un instant seulement : plusieurs partis, c’est mieux ; l’illusion de la liberté vaut mieux que la suppression totale de la liberté. L’époque n’est plus au totalitarisme brutal : des progrès en termes de raffinement ont vu le jour depuis.


Quand  j’écrivais sur les Etats-Unis, sur la pensée libérale, sur l’Union Soviétique, sur l’Afrique, la Chine ou sur n’importe quel autre sujet, je n’étais pas attaqué, et encore moins attaqué bassement.

 

Je dois le constater, pour finir cet article, depuis que j’ai mis l’accent sur la lutte contre l’antisémitisme et sur la défense d’Israël, les attaques ne cessent pas. Je ne peux qu’en tirer des conclusions qui me rendent infiniment triste. La lutte contre l’antisémitisme et la défense d’Israël sont, apparemment, l’activité intellectuelle la plus dangereuse en France aujourd’hui. Voir que, parmi ceux qui m’attaquent avec une méchanceté féroce, depuis que je lutte contre l’antisémitisme et que je défends Israël, il y a des juifs qui se disent de gauche et antiracistes me consterne absolument et me conduit parfois à douter de l’humanité et à avoir envie de changer d’activité.

 

Faut-il donc que certains, six décennies après Auschwitz, n’aient rien appris et rien compris…. Faut-il désespérer ? De gauche et antiracistes, disent-ils ? Mieux vaut entendre çà que d’être sourd, dit une vieille expression. Mieux vaut lire cela que d’être aveugle. Il y a des moments où je me demande s’il ne vaut mieux pas être sourd et aveugle. Je ne vise encore une fois personne : je dirai seulement que nous vivons un temps où il est des êtres sans honneur et sans scrupules. N’avoir ni honneur ni scrupules permet quelquefois d’aller loin. J’ai le sens de l’honneur et des scrupules, et je me demande, ces jours-ci, à quoi cela peut bien servir…


Quand la réalité ne convient pas, falsifiez-la


Milliere Guy
- mercredi 23 janvier 2008

irak, etats-unis
Dans un article publié voici quinze jours dans le « Figaro », André Glucksman disait tout ce qu’il fallait penser de la lâche imbécillité qui a conduit le magazine « Time » à choisir le criminel Vladimir Poutine comme « homme de l’année ».

D’autres magazines américains ont, à l’époque, fait un autre choix, infiniment plus pertinent et judicieux, et ont donné ce titre au général David Petraeus. On en a peu parlé en France. Il aurait fallu expliquer le choix de David Petraeus, et ce n’est pas près d’être fait. Le credo en ce pays est que la situation en Irak est catastrophique, et comme un vieux soixante-dix-huit tours rayé, ou comme chez des perroquets amnésiques, les mots « enlisement » et « bourbier » ne cessent de revenir.

Quand la réalité ne vous convient pas, disait-on au pays de Poutine au temps disait-on dans l’ex-URSS, falsifiez la réalité. Une couverture de la « Pravda » dans les années soixante du siècle dernier montrait une photographie d’une boulangerie très réputée de Paris devant laquelle des gens faisaient la queue pour disposer du pain chaud sorti du four. La légende disait : « À Paris aussi, on souffre de pénuries alimentaires ».

Nous n’en sommes pas tout à fait là : en cherchant bien, sur des chaînes câblées, vers deux ou trois heures du matin, quand tout le monde dort, on voit des reportages pertinents tournés à Bagdad ou Kirkouk. Mais dans la grande presse, à la télévision sur les grandes chaînes, c’est le vide presque complet. Pensez : les attentats sont devenus si rares qu’on n’a presque plus de cadavre à se mettre sous la caméra.

Dès septembre, et je l’avais évoqué en ces colonnes, Petraeus avait présenté un rapport au Congrès, à Washington, où il parlait des victoires décisives remportées. Aucun média français n’en avait traité autrement que de manière scandaleusement tronquée. Plus de quatre mois après, cela n’a pas changé. Quand les troupes américaines commenceront à se retirer d’Irak, ce qui sera le cas dans quelques mois, on dira que c’est en raison d’une « défaite » qui n’existera que dans les fantasmes.

Quand (ce qui est déjà largement le cas) l’armée et la police du nouvel Irak s’occuperont elles-mêmes du maintien de l’ordre, on fera comme si nul en France n’avait rien vu et rien entendu. S’il se trouve des journalistes pour comprendre l’arabe quand le colonel Kadhafi est à Paris (et encore ne traduisent-ils pas certains propos : ceux où Kadhafi fait l’éloge de l’Union de la Méditerranée qui permettra qu’on parle une seule langue et qu’on pratique une même religion au Sud comme au Nord, par exemple), curieusement, aucun d’entre eux ne peut parler au Premier ministre ou au Président irakien : l’accent irakien en arabe doit être inintelligible pour un journaliste français, tout comme l’accent des dirigeants irakiens lorsqu’ils parlent anglais.

Ne pas dire la vérité sur la situation en Irak, que ce soit pour affirmer « l’immense sagesse » du Grand Timonnier Jacques Chirac ou par complaisance envers les dictateurs du monde arabe, empêchera les commentateurs d’expliquer pourquoi l’Irak ne sera pas au cœur de la campagne présidentielle américaine qui commence, ou pourquoi le défaitisme actif dont ont fait preuve les démocrates voici quelques mois doit impérativement être escamoté par eux aujourd’hui. Cela leur interdira aussi de suivre les lignes de force qui relient la situation troublée qui règne au Pakistan aujourd’hui à la défaite absolue d’al-Qaida en Irak et à l’idée, très largement évoquée outre Atlantique, que nous sommes confrontés à une guerre globale de l’islam radical contre la civilisation.

Avez-vous remarqué qu’on ne parle plus du tout d’islam radical en France aujourd’hui ? Quand la réalité ne vous convient pas, disais-je plus haut, falsifiez la réalité. Il n’y a plus d’islamistes en France et il y a une débâcle américaine en Irak, c’est la vérité médiatique officielle. Ce qui se passe au Pakistan ne concerne que le Pakistan, en Afghanistan que l’Afghanistan, au Liban que le Liban, Kadhafi a renoncé au terrorisme, Mahmoud Abbas est un modéré et un démocrate dont il faut garnir les comptes en banque. C’est la vérité médiatique officielle, toujours. N’oubliez pas votre comprimé de somnifère, et dormez bien. Surtout dormez bien. Si la réalité, la seule, la vraie, vous revient en plein visage, le réveil pourrait être difficile.
par Cyber-résistant publié dans : Le WEB Résistant communauté : Vu de droite
Jeudi 6 mars 2008

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Pays-Bas - « Fitna », le film anti-islam du député Wilders

(EUX.TV) « Fitna » a été choisi comme nom du film anti-islam controversé et potentiellement explosif qui sera diffusé le mois prochain par le député néerlandais Geert Wilders, chef du parti néerlandais liberté PVV.

Le titre est le terme islamique pour « mal », a dit Wilders - dont le parti détient neuf des 150 sièges au Parlement néerlandais - dans une interview publiée en fin de semaine.

Selon Wikipedia, « fitna » est « généralement considéré comme très difficile à traduire mais est considéré en même temps comme un tout englobant se référant à la fois aux mots schisme, sécession, anarchie et troubles ».

« Le titre renvoie à des situations où la foi des musulmans est testée », a déclaré Wilders dans un entretien avec des journaux GPD.

« J’ai insisté pour utiliser une expression qui se trouve également dans le Coran. L’Islam et le Coran sont mon épreuve. J’utilise le terme dans un sens inverse… Pour moi, le Coran vénéneux est fitna ».

Wilders, qui vit sous protection policière depuis 2004, a proposé le mois dernier que le gouvernement néerlandais devrait interdire le Coran, car il estime qu’il s’agit d’un livre qui propage une doctrine pernicieuse, tout comme Mein Kampf de Hitler.

Le film de 15 minutes sera diffusé en mars et se terminera par un dessin animé de Mahomet, a déclaré Wilders.

Le film vise à montrer que « l’islam peut nous coûter notre liberté si nous n’agissons pas contre lui », a déclaré Wilders.

Certains médias néerlandais ont suggéré que la fin montrera Wilders brûlant un exemplaire du Coran.

Craignant une réaction internationale contre les Pays-Bas, le gouvernement néerlandais a déjà donné des instructions à ses ambassades dans le monde entier sur la façon d’agir après la sortie du film.

La sécurité aux ambassades des Pays-Bas au Moyen-Orient sera augmentée, tandis que le bureau du coordonnateur néerlandais contre le terrorisme a conseillé à Wilders de se cacher à l’étranger après la sortie du film.

Les experts en sécurité des Pays-Bas enquêtent déjà sur des déclarations au sujet de Wilders faites le mois dernier au Parlement européen à Strasbourg par le Grand Mufti de Syrie. Le mufti a dit à des journalistes néerlandais que les politiciens néerlandais seraient responsables si la violence et les effusions de sang suivent la sortie du film.

« C’est la responsabilité du peuple des Pays-Bas de l’arrêter », a dit le mufti, selon l’agence de presse ANP.

Tout en s’adressant au parlement en raison de l ’« année européenne du dialogue interculturel », le mufti a mis en garde les Européens « ne pas abuser de la liberté d’expression pour critiquer l’islam ».

Le blog danois Snaphanen, qui a rapporté cette observation le mois dernier, a dit que ce commentaire avait été délibérément écarté des rapports officiels de l’UE sur ce discours.

En 2005, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue dans les pays musulmans pour protester contre les caricatures représentant Mahomet qui ont été imprimées dans les journaux danois. Plusieurs pays musulmans ont également mis fin à l’importation de produits fabriqués au Danemark. 

 

 

source : Point de bascule



 

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Les anti-islamistes ont trouvé un nouveau porte-parole aux Pays-Bas

par Jean-Pierre Stroobants



Cible des milieux islamistes, Geert Wilders, député du sud du pays, ne cesse de grimper dans les sondages.

Geert Wilders est l'un des hommes politiques les plus populaires et les mieux protégés des Pays-Bas. Depuis qu'il a quitté les rangs du VVD (Parti populaire pour la liberté et la démocratie, libéral), ce député du sud du pays ne cesse de grimper dans les sondages : l'une des dernières enquêtes crédite sa formation - qui n'est encore qu'une "Fondation Wilders" - de 29 sièges sur les 150 de la deuxième Chambre. OAS_AD('Middle'); Parallèlement, les menaces de mort à son encontre s'amplifient : "J'en ai une poubelle pleine à ras bord", ironise-t-il, retranché dans son bureau du Binnenhof, la Chambre des députés, protégé depuis deux mois par six gardes du corps qui se relaient pour assurer une surveillance 24 heures sur 24.

Cible, notamment, des milieux islamistes, ce jeune "quadra" aux allures de chef d'orchestre avec son costume noir, sa cravate rouge et son impressionnante chevelure blond platine est déjà comparé à Pim Fortuyn, l'ancien leader populiste, assassiné en 2002. "J'avais du respect pour Fortuyn, et, comme lui, je suis plus soucieux d'exprimer ce que je pense que de briguer le pouvoir. Mais je ne suis pas Pim For- tuyn", réplique-t-il.

L'allure est, certes, moins chatoyante, le ton et la voix un peu plus bas, mais le message, lui, ressemble à celui du tribun de Rotterdam. Geert Wilders a décidé de dénoncer un pouvoir qu'il dépeint comme inefficace, tant pour protéger son pays de la menace terroriste que pour s'occuper des "vrais problèmes". Lesquels ? "La santé, la politique du troisième âge, l'immigration, martèle-t-il : les gens en ont assez des hommes politiques autistes et élitistes. Et quand on leur parle de faire de la politique autrement, ils adhèrent."

A l'heure actuelle, M. Wilders siège seul. Il a, en tout et pour tout, trois collaborateurs, et il n'a pas encore annoncé qui allait le rejoindre. Qu'importe : il focalise toute l'attention dans ce pays traumatisé par l'assassinat du cinéaste Theo Van Gogh, poignardé et égorgé, le 2 novembre, par un Néerlando-Marocain. Récemment, pour avoir menacé de mort le député en 2003, expliquant qu'il trouvait "fascistes" ses propos sur l'islam, un jeune musulman a été condamné, à La Haye, à 120 heures de travail d'intérêt général.

Les médias consacrent, quant à eux, de nombreuses pages et du temps d'antenne au "phénomène Wilders", comme s'ils refusaient, cette fois, de se laisser surprendre. La plupart des journalistes avaient, en effet, mal mesuré la profondeur du phénomène populiste, alors que la liste Pim Fortuyn était devenue le deuxième parti du pays. Désormais pressé par le temps, il élabore le programme de son parti, tente de recruter des personnalités sérieuses et refuse de se laisser enfermer dans les catégories existantes. "Libertaire, libéral, conservateur, "fortuyniste", on a déjà tout dit de moi. Je suis, en tout cas, anti-extrémiste et des gens comme Le Pen me dégoûtent. Il faut toutefois bien comprendre que, dans ce pays, les gens sont énervés et, dès lors, ouverts à des mesures fortes. Ce n'est pas du radicalisme, mais du bon sens", explique-t-il. Aussi propose-t-il, entre autres, la fermeture de 25 mosquées réputées radicales, l'arrestation, en vertu des "circonstances exceptionnelles", de tous ceux qui pourraient être suspectés d'activités terroristes, l'expulsion, ainsi que la déchéance de leur nationalité néerlandaise éventuelle, de ceux qui seraient condamnés. A propos des rapports délicats entre la société néerlandaise et la religion musulmane, Geert Wilders s'en tient à un discours inauguré par Pim Fortuyn. "L'islam et la démocratie n'iront jamais ensemble, ni aux Pays-Bas, ni en Europe, ni dans le monde ; ni aujourd'hui ni dans mille ans, explique-t-il. Il faut toutefois opérer une distinction entre l'islam et les musulmans, ces derniers pouvant, dans leur majorité, préférer nos valeurs." Ce discours rompt avec le langage des dirigeants qui, à l'instar du premier ministre, Jan Peter Balkenende, plaident pour un dialogue constant avec les musulmans modérés. "Naïfs ! Nigauds !s'emporte M. Wilders. Ne nous adressons pas à des gens qui ne nous causent pas de soucis ! Agissons contre les radicaux : les modérés nous en seront reconnaissants."

"Nos dirigeants ont été sourds et nous payons le prix de leurs erreurs", poursuit celui que des Néerlandais voient comme leur nouveau "carillonneur". "Ce pays a été trop longtemps tolérant et, en retour, il a récolté l'intolérance, conclut M. Wilders : il est temps de changer le cours des choses."

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par Cyber-résistant publié dans : Mahométisme communauté : Vu de droite
Mercredi 5 mars 2008

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26/03/2006  

Manifestation contre le CPE le 23 mars à Strasbourg. Photographie Frédérik Florin, AFP


J'accueille, dans la Zone, un explorateur opiniâtre de notre modernité malade, Jean-Gérard Lapacherie, que je connais à vrai dire indirectement, non seulement par le biais des nombreux articles qu'il a publiés dans les revues Liberté politique ou Libres en plus de ses analyses sur Liberty Vox mais encore, désormais, sur son propre blog, par un superbe travail de dissection des mots frelatés de la NLF. Je le remercie de cette salutaire analyse des slogans mensongers que nous entendons des dizaines de fois par jour être prononcés par des journalistes, hurlés par les imbéciles qui, de la langue française et du sens des mots, ont à présent oublié le peu qu'ils avaient appris.

Il est un mot qui revient souvent dans la «loi sur l’égalité des chances», dite aussi «loi CPE», c’est lutte. La loi «lutte», comme d’autres se battent. Mortes aux frontières, les antiques vertus guerrières de la France renaissent en lois. Certes lutter n’est jamais intransitif, il est suivi de compléments qui désignent tantôt le Mal, tantôt le Bien. Tantôt c’est contre, tantôt c’est pour. À un contre, correspond un pour, contre les incivilités et pour la cohésion sociale, contre les discriminations et pour l’Égalité. La cohésion réunit ce que l’incivilité sépare et l’égalité restaure ce que la discrimination anéantit. D’un point de vue rhétorique, la machine tourne rond. À coups de clairon, la lutte rend la loi martiale. Elle prend le sentier de la guerre. Le calumet de la paix ne sera plus jamais fumé. Ce n’est pas tout à fait la «lutte des classes» ou «la lutte finale», mais ça ne saurait tarder : une prochaine loi enjoindra aux «damnés de la terre» d’être «debouts» et à «l’inteeernationaaaa-aleu» de devenir «le genre humain». C’est le nom même de la «Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité» ou Halde, dont la loi renforce le pouvoir, qui cristallise la spécificité de cette loi – comme son essence et ce qu’elle dit vraiment. Le comique de l’affaire est qu’il soit institué, pour mener la lutte, une nototorité qui désigne l’ennemi ou qui décide du terrain où aura lieu la lutte. Sur quelle montagne est-elle érigée pour mériter le qualificatif haute ? Sur le site de cètototorité, qui n’est pas une montagne, mais une morne plaine, ou qui, si elle était une montagne, serait le Golgotha, il est écrit ceci : «La HALDE identifie et diffuse les bonnes pratiques et les expériences en matière de lutte contre les discriminations dans tous les secteurs d’activité» et «[Elle] émet des recommandations, auprès du gouvernement, du parlement et des autorités publiques pour lutter contre les discriminations, afin d’améliorer les textes de loi, de faire progresser le principe d’égalité et l’état du droit français dans ce domaine». En Iran, en 1979, une des premières décisions prises par Khomeiny fut de créer une Commission pour la Prohibition du Vice et pour la Propagation de la Vertu. Déjà la lutte contre le Vice et pour la Vertu. Le Monstre a traversé de nombreuses frontières pour atteindre la France, où il a pacsé la proscription du Mal à la prescription de la Vertu. La HALDE est l’Empire du Bien, dirait le regretté Muray – là où tout ce que le Bien touche empire. Le seul bruit de ce nom renverse le fascisme et stoppe le racisme. En lui, raisonne une injonction germanique. C’est HALTE au Mal et à tout ce que l’on voudra d’autre.

Les locaux de l'EHESS saccagés le 24 mars, photographie de Thomas Coex, AFP


La «loi sur l’égalité des chances» est, pour ce qui est des mots, de la même mauvaise farine, trop pleine de son ou de la consistance du plâtre. En Afrique du Sud ou aux États-Unis, les discriminations, réelles, tangibles, visibles, étaient inscrites dans la loi, avant de devenir les réalités qui nous font horreur. Il en va ainsi au Maroc, en Algérie, en Arabie ou ailleurs, sans que, dans ces pays ou ailleurs, quiconque moufte quoi que ce soit, et a fortiori lutte, contre ces discriminations qui, elles, sont a) légales et b) réelles, en dépit ce que l’on constate en France – ou plus exactement, bien que l’on ne constate rien en France qui puisse s’apparenter à des discriminations. Une loi discriminatoire, s’il y en avait une seule, serait hors-la-loi ipso facto. Les discriminations sont bannies par la Déclaration de 1789 et interdites dans la Constitution de la Ve République. Elles sont fictives, et pourtant tout le beau monde proteste contre des fictions, non pas contre ces représentations fictives et mensongères, mais contre des ombres prises pour des réalités. C’est que les sciences sociales en ont fait leur fonds de commerce. Il est vrai que, dans la lutte des races que l’on cherche à susciter, comme si on ressuscitait Boulainvilliers, tous les coups bas sont permis. Les discriminations resteraient confinées dans le roman social ou dans le conte de fées ou, mieux, dans les «Mille et une Nuits», si nos fabulistes entendaient seulement divertir leurs lecteurs. Mais ils poursuivent d’autres buts, pervers et politiques. Il faut que la France soit souillée et pour cela, il faut qu’elle soit raciste ou fondée sur la discrimination. Ainsi, les Français et les hommes, où qu’ils vivent, la tiendront pour une guenille bonne à jeter dans les poubelles de l’Histoire (avec une grande H). Car, ce qu’insinuent ces «Mille et Une Nuits» de Paris, c’est que l’apartheid est la règle en France et que l’Afrique du Sud blanche de la Honte est ressuscitée dans l’hexagone. Ainsi, les Français sont sommés de restituer aux nouveaux fils de Dieu stigmatisés ce dont ils les ont indûment spoliés. Pour ce qui est de la blague, les incivilités contre lesquelles loi la lutte, valent les moulins à vent de ces discriminations fictives. Avant que le nom civilisation n’ait été fabriqué au XVIIIe siècle par Mirabeau, l’Ami des Hommes, c’est le mot civilité qui était en usage. Précédé de la préposition sans, il s’appliquait aux naturels des Indes occidentales, à qui il était dénié qu’ils aient une «âme». Dans le titre même de la loi, les mots égalité des chances révèlent incidemment le sens de ce texte. La chance est ce qui «tombe» ou ce qui échoit. Elle relève du sort, du hasard, de la fortune. Mettre de l’égalité là-dedans, c’est-à-dire de la loi ou du droit, c’est aussi vain que de faire briller le soleil à minuit ou d’atteindre la lune en grimpant à une corde à nœuds. Le Loto a pour slogan «Cent pour cent des gagnants ont tenté leur chance». Celui de la loi sur l’égalité des chances se résume par «Cent pour cent de ceux qui vont en bénéficier bénéficieront de la lutte qu’elle a déclarée». Le mauvais sort, les aléas, les infortunes sont épargnés également à tous. Il était entendu naguère qu’une loi enjoignait ou qu’elle réprimait. En 2006, elle multiplie les contrats : première embauche, apprentissage junior, responsabilité parentale, pré-professionnalisation. Depuis qu’il est social, le contrat est partout : tout est contrat, même la famille. Comme les (inter)minables contrats d’assurance, il est signé les yeux fermés, en toute ignorance de ce à quoi le signataire s’engage ou de ce que à quoi il souscrit.

Les locaux de l'EHESS saccagés le 24 mars, photographie (éloquente) de Thomas Coex, AFP


L’esprit de la loi, jadis, jaillissait, croyait-on, de la raison. Dans l’égalité des chances, il descend tout droit d’un manuel de DEUG pour étudiants en sciences sociales. Le nouveau Saint Esprit ne parle plus les langues du monde, mais la langue de la sociologie. Lutte, contrat, discriminations, cohésion sociale, incivilités, auxquels on peut ajouter citoyen, font résonner la nouvelle glossolalie dans nos codes de loi. Comme toujours quand le Saint Esprit descend de trop bas, les objectifs fixés sont lettre morte. La loi était censée prévenir par le social toutes voiles dehors la répétition des émeutes de l’automne; c’est de nouvelles émeutes qu’elle provoque au centre des villes. Elle suscite ce qu’elle est censée empêcher. Au lieu d’éteindre les braises, elle les attise. Il est un fait qui condense en lui toute la signification de la loi : c’est l’occupation de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Cette institution est au cœur du sociocentrisme discriminatoire, incivil, contractuel, égalitariste, lutteur, etc. Le directeur en avait ouvert les portes pour que les militants anti-CPE disposent de lieux où débattre. Tout de suite, les débats ont tourné court. Les portes des bureaux ont été forcées, le matériel a été volé ou détruit, les salles ont été squattées. Depuis plus de trente ans, les sciences sociales jettent l’huile sociologique sur le feu social. Ce n’est pas la société qu’elles ont embrasée, mais leur propre Institution. Il fallait s’y attendre pourtant. Si les parents interdisent à leurs enfants de jouer avec les allumettes, ce n’est pas par caprice, mais par expérience. La télé a montré des sociologues de l’EHESS en train de déménager des ordinateurs pour les préserver de leurs chers objets de recherche. On a appris aussi qu’ils avaient demandé aux CRS d’expulser les objets d’étude qu’ils avaient invités à occuper leurs locaux. L’EHESS est le foyer ardent de la sociologisation des arts, de la langue, de la littérature, de la société, de l’histoire, de la science, des lois, de tout, etc. Elle a lancé le boomerang qui lui est revenu en pleine face.


105, bd. Raspail, état des lieux le 24/03/2006 au matin, photographie de Gunthert


Déjà, les gazettes évoquent le 22 mars 1968. Alors le spectre la révolution a été sorti des oubliettes pour effrayer les chaisières et les rosières. La révolution en 2006 n’est pas pour demain, ni pour après-demain. Certes, la souveraineté du peuple est violée, mais c’est la règle depuis si longtemps que plus personne n’