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Lundi 17 mars 2008

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Cet entre-deux-tours qui a brouillé les pistes 

Keller pleure, Balkany canarde Devedjian, le MoDem trouble le jeu. Retour sur une semaine mouvementée.
 
LES ÉLECTIONS municipales de 2008 se sont achevées le 9 mars, au soir du premier tour. Bien sûr, la loi électorale prévoit un second tour de scrutin. Mais tout au long de cette semaine, cette formalité apparut souvent superflue. Et d’abord pour les vainqueurs du premier. Alain Juppé à Bordeaux ou Gérard Collomb à Lyon, ayant fini avec leurs obligations, passent l’entre-deux-tours à aider leurs copains et à se donner en exemple. Alain Juppé va soutenir Xavier Darcos à Périgueux et tend une main secourable à François Bayrou. Il fait même la leçon à Nicolas Sarkozy : « C’était une erreur de vouloir politiser cette élection. »

Gérard Collomb se balade dans les rues de Marseille et donne lui aussi la ligne à suivre au socialiste Jean-Noël Guérini qui tente de déboulonner Jean-Claude Gaudin : « Nous avons la même volonté de faire de nos cités des grandes métropoles européennes. » 

« Longjumeau n’est pas Nice »

Pour les grands vaincus aussi, c’est fini : Françoise de Panafieu rit nerveusement, peut- être pour ne pas pleurer ; à Lyon, Dominique Perben a disparu ; à Strasbourg, Florence Keller ressort l’antienne des femmes battues : « Si l’on m’attaque, c’est que je suis une femme » . Finalement, seuls Jean- Claude Gaudin à Marseille et Jean- Luc Moudenc à Toulouse se battent encore pour sauver leur siège.

Les ministres jubilent ; ils s’en tirent presque tous ; mais seul Christian Estrosi a annoncé qu’il se contenterait de Nice ; les autres ont hâte de revenir dans leurs douillets ministères. Comme dit Nathalie Kosciusko- Morizet : « Longjumeau n’est pas Nice. » Mais Rama Yade se bat à Colombes contre une probable défaite ; et à Périgueux, Xavier Darcos appelle à l’aide et Alain Juppé et François Fillon. Alors, soudain, le combat change d’âme, et le scrutin redevient le temps d’un grand meeting, un enjeu national : « Je veux dire à ceux qui ont exprimé une impatience et un doute que nous tiendrons avec le président tous les engagements que nous avons pris » , rassure François Fillon. S’attirant en retour le sarcasme de François Hollande : « Cette droite que j’ai cherchée partout – je suis allé jusqu’à Vesoul – et que je n’ai trouvée qu’à Périgueux. Je croyais avoir entendu que les élections municipales ne sont pas un scrutin national. »

Les bons résultats des ministres ont conforté Sarkozy et Fillon dans leur conviction : ce ne sont pas « les réformes » qui sont contestées. Alors, puisqu’il faut bien un responsable à la déconvenue du premier tour, va pour l’UMP, et son secrétaire général, Patrick Devedjian. Canardé par Patrick Balkany : « Dans un grand parti comme ça, personne n’est inamovible. » Après avoir été rabroué par le président lui-même pour avoir proposé un « accord national » au MoDem de François Bayrou, en échange du retrait du candidat UMP à Pau, le maire sortant et ancien socialiste, Yves Urieta.

Il ne faut pas donner trop d’importance à Bayrou, peste le président, qui regrette que le MoDem soit au centre du jeu médiatique avec seulement 3,54 % des voix au premier tour. Mais ce chiffre est à relativiser : dans les 350 villes de plus de 10 000 habitants où le MoDem présentait des listes, la moyenne de ses résultats est de plus de 15 %. Et surtout, Bayrou lui-même rejette très vite cette offre avec effroi : « Le baiser de la mort. » 

Le communisme municipal résiste, le FN prend l’eau

Bayrou se sert en effet de ces municipales pour préparer la présidentielle de 2012. Peu importe son résultat à Pau, il aura eu la satisfaction de voir la gauche se déchirer autour de lui, entre ceux qui passent des accords avec le MoDem, Aubry à Lille, Guérini à Marseille, quand Delanoë à Paris ou Cohen à Toulouse lui claquent la porte au nez. Aux municipales de 1977, le PS de François Mitterrand avait verrouillé une stricte union de la gauche. Cette époque est révolue. Dans l’ex- ceinture rouge, certains socialistes ne respectent même plus « la discipline républicaine » et, bien qu’arrivés derrière le communiste à Aubervilliers, Bagnolet, La Courneuve et Saint-Denis, ils ont refusé de se retirer. Jean- Luc Mélenchon les fustige, pendant que Ségolène Royal encourage les accords avec le MoDem. Le congrès du PS a déjà commencé.

Le communisme municipal résiste, pendant que le Front national prend l’eau. Mais les électeurs populaires que Sarkozy avait arrachés au FN à la présidentielle ne se sont déplacés pour personne. Pour retrouver leur soutien, en visite à Toulon, le président parle de nouveau d’immigration et d’identité nationale : « L’identité n’est pas une pathologie. »

De leur côté, les socialistes n’ont pas retrouvé non plus les électeurs populaires, issus de l’immigration qui, dans les banlieues, avaient rallié Ségolène Royal. Dans les grandes villes, ils triomphent car ils font la politique voulue par les bobos. Tout ça pour ça.

Eric Zemmour pour Le Figaro le 17 mars 2008

Retour sur trois mois qui ont vu droite et gauche se disputer sur l’enjeu du scrutin. LA NOSTALGIE n’est plus ce qu’elle était. La présidentielle de 2007 n’avait pourtant laissé que de formidables souvenirs. Ses deux acteurs principaux étaient prêts à reprendre du service. Nicolas Sarkozy, dès le 8 janvier, avait trompeté qu’il s’engagerait vigoureusement dans la bataille municipale, « parce que le concept même d’élection dépolitisée est absurde » . Ce dernier adjectif visait de manière charmante Jean-Pierre Raffarin qui, alors qu’il résidait à Matignon, avait refusé de « nationaliser » les élections régionales et cantonales de 2004. La raclée mémorable de l’UMP avait été retournée politiquement contre le gouvernement, et avait servi de rampe de lancement à la nouvelle présidente de Poitou-Charentes, Ségolène Royal…


Celle-ci s’en souvenait. Dès le lendemain de la déclaration de guerre sarkozienne, Ségolène Royal relevait le gant en incitant les électeurs à « lui répondre en votant massivement » à gauche. Tout le week- end, les esprits s’échauffèrent, François Fillon, Patrick Devedjian, Jean-François Copé paraphrasaient la parole présidentielle. Seul Jean- Pierre Raffarin refusait de « mobiliser le camp adverse » . Et François Hollande, s’avisant du service que rendait Sarkozy à Royal, refroidissait les ardeurs belliqueuses de son camp : « Les élections municipales ne sont pas le troisième tour de l’élection présidentielle. »

Ce vieux clivage, qui oppose régulièrement, à droite comme à gauche, Jacobins et Girondins, fut cette fois arbitré par les sondages. C’est moins sanglant que la guillotine, mais presque aussi cruel. 79 % des sondés répondirent qu’ils voteraient pour des enjeux locaux et 72 % estimèrent que le chef de l’État « ne devrait pas s’impliquer dans la campagne des élections municipales » . La victoire des Girondins tournait au triomphe car, dans le même temps, la cote de popularité du président de la République s’effondrait à 41 % d’opinions favorables ; elle tomberait même à 37 % début mars. Nicolas Sarkozy n’insista pas ; il plia les étendards : il n’avait pas, dit-il, « à se mêler de la campagne municipale » . On l’avait mal compris. François Fillon dénonça la « confusion » sans qu’on sache quels esprits il visait.

La campagne des municipales était donc terminée avant même que d’avoir commencé. Elle se transformait en 36 000 campagnes locales. On parlait écologie, tramways, pollution, logement, « zone défiscalisée », crèches. Les programmes de droite et gauche se ressemblaient furieusement. Les grands élus de droite tentaient de sauver leur siège en parlant du local, encore du local ; à Bordeaux, Alain Juppé promettait de ne pas redevenir ministre après son éventuelle élection à la mairie ; à Marseille, Jean-Claude Gaudin refusait tout meeting avec les ministres, et même avec le président.

Les socialistes, confiants, jouaient le jeu inverse. François Hollande s’efforçait de donner un objectif politique à son parti : reprendre trente villes de plus de 30 000 habitants ; à peu près autant (quarante exactement) que celles que la droite avait conquises en 2001. Un grand meeting réunit le 20 janvier, à Paris, les leaders socialistes. Ils étaient tous là, même DSK, l’exilé du FMI. Rien n’y fit. Les esprits étaient déjà tendus vers le prochain congrès du parti. Pour la première fois, en effet, depuis la rigoureuse mise en place de l’Union de la gauche dans toutes les municipalités socialistes en 1977, certains audacieux, à Dijon, Montpellier, Grenoble, Roubaix, avaient osé s’allier avec le parti centriste dès le premier tour. D’autres, à Lyon ou à Paris, envisageaient la jonction si besoin était.

Parfois, comme à Neuilly, c’est la droite qui jouait contre elle-même : un porte-parole de l’Élysée, David Martinon, parachuté, puis exfiltré, et un fils de, Jean Sarkozy, qui fait campagne avec la voix et le tempérament du père. D’abord flatté dans son orgueil de père, Sarkozy siffla la fin de la récréation. « Neuilly n’est pas la France » , lui criaient les élus affolés.

Ils avaient des raisons de s’inquiéter. On avait l’impression que Sarkozy, « l’enfant chéri de la victoire » , transformait en plomb tout l’or qu’il touchait. Sarkozy exigeait le renvoi du PDG de la Société générale, après la perte de cinq milliards d’euros dans une spéculation folle ; les actionnaires de la banque confirmaient leur confiance à Daniel Bouton. Devant le Crif, Sarkozy demandait que chaque enfant de CM2 parrainât un enfant juif mort en déportation ; Simone Veil jugeait l’idée « inimaginable, dramatique, injuste » . Sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, semblait, dans une interview, tolérer les sectes en général, et la scientologie en particulier. Scandale. Le Conseil constitutionnel retardait de quinze ans la mise en application de la loi de rétention des criminels les plus dangereux ; Nicolas Sarkozy demandait au président de la Cour de cassation de trouver les moyens juridiques de tourner les effets de cette décision. Scandale. Au Salon de l’agriculture, un quidam mal embouché invectivait le président dans une syntaxe hasardeuse : « Touche-moi pas, tu me salis ! » Sarkozy le rembarrait : « Casse-toi, pauvre con. » Scandale. Dans le journal Marianne, Ségolène Royal, Dominique de Villepin et François Bayrou lançaient un appel commun contre « la monarchie élective » et pour la défense de la République. Comme si elle était menacée. Les ministres dénonçaient « la conjuration des aigris » ; rien n’y faisait. La cote de popularité du président ne cessait de décroître, quand celle de François Fillon montait tranquillement. « Monsieur Nobody » , comme l’avaient surnommé les conseillers élyséens, riait sous cape.

La messe était dite. Les municipales seraient une déroute pour la droite. Deux phénomènes s’ajoutaient l’un à l’autre. Dans les grandes villes, la classe moyenne disparaissait peu à peu et ne laissait, face à face, que « les très aisés et les très aidés » . Cette nouvelle polarité sociologique avait déjà fait un triomphe à Ségolène Royal lors de la présidentielle. Elle protégeait Bertrand Delanoë à Paris, Gérard Collomb à Lyon, et même Martine Aubry à Lille. Elle menaçait la droite à Toulouse et à Strasbourg, et même à Marseille, où Gaudin était en grand danger. Dans les villes moyennes, l’électorat sarkoziste, surtout âgé et populaire, était exaspéré par l’exposition médiatique de Carla Bruni, le côté « bling-bling », les vacances en Amérique. La dignité de la fonction leur paraissait atteinte. Les socialistes agitaient le chiffon rouge d’un futur plan de rigueur. Ils pouvaient légitimement guigner Blois, Cahors, Rodez, Montauban, Quimper, Saint-Brieuc, Laval, Brives, Chalon-sur-Saône. Et Bayrou, Pau.

À l’Élysée, on en est déjà dans l’après-municipales. Un remaniement ministériel en profondeur n’est plus d’actualité. Sarkozy l’assure dans Le Figaro. Les vingtdeux ministres candidats aux municipales ont peur de jouer à qui perd perd. Le président prépare sa contre-offensive. On peut déjà deviner qu’elle se jouera sur les terres régaliennes de l’ordre, de la sécurité et de l’immigration. La vaste opération policière – très médiatisée – de Villiers-le-Bel contre ceux qui avaient tiré sur les policiers lors des émeutes de l’automne dernier, en donne un avant-goût.

Eric Zemmour pour Le Figaro le 08 mars 2008

 
Je vous parle d’un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître. La gauche, en ce temps-là, faisait razzia sur les municipales après les cantonales. Le président venait à la télévision commenter les résultats, vêtu de grand deuil. Depuis son élection, il avait pourtant tout changé. Il était jeune. Il était moderne. Il était européen. Libéral mais pas dogmatique. Il était fasciné par le mythe Kennedy. Il n’hésitait pas à médiatiser sa famille. À l’américaine. Il avait dépoussiéré, désacralisé la fonction. Il avait fait l’ouverture vers « des personnalités de gauche ». Il maniait admirablement la télévision et semblait y coucher.

C’était en 1977. Les élections municipales furent un triomphe pour la gauche. On remarqua surtout l’improbable basculement à gauche de deux grandes régions, la Bretagne et l’Alsace, qui donnaient leurs voix à la droite depuis des décennies. La tradition du catholicisme social passait à gauche. Et c’est – paradoxe – le protestant Michel Rocard qui en devint la figure de proue. Cette « deuxième gauche » avait rejoint la première, alors dirigée par Mitterrand, quelques mois après la présidentielle de 1974. Les nouvelles couches moyennes salariées, grandes bénéficiaires des Trente Glorieuses, renforçaient la vieille gauche des profs et des ouvriers.

Trente ans plus tard, cette deuxième gauche est devenue la première. Elle tient l’appareil du PS. Les couches sociales moyennes qui la soutiennent toujours sont les dernières à pouvoir habiter au coeur des grandes villes. Les plus aisés, les fameux bobos, gardent le coeur de leur jeunesse à gauche ; les moins riches tirant le diable par la queue, locataires dans des centres villes désormais vouées aux propriétaires et aux touristes, souffrent de précarisation, réelle ou comparative. Ceux qui sont en dessous, dans l’échelle sociale, ont lâché prise, et quitté le centre-ville pour la périphérie, de plus en plus loin. Lors du référendum sur l’Europe, ceux-ci ont voté non, ceux-là ont voté oui. Dans les grandes villes, la classe moyenne supérieure frôle sans les côtoyer les habitants des quartiers populaires où domine une population issue de l’immigration arabo-africaine. C’est ce que les sociologues appellent pudiquement les « très aisés » et les « très aidés. » C’est la nouvelle sociologie qui structure désormais les grandes villes « mondialisées ». Nouvelle polarité qui a fait un triomphe à Ségolène Royal, lors de la présidentielle : Paris, Lyon sont déjà passées à gauche. Toulouse et Bordeaux ne devraient pas tarder. Nantes est demeurée à gauche depuis 1977 ; Strasbourg devrait y revenir ; et si Gaudin ne perd pas Marseille en 2007, ce sera un miracle dû paradoxalement à une modernisation inachevée ; la gauche prendra la ville la prochaine fois. À Bordeaux, Juppé a été un maire exemplaire, refaçonnant la ville selon les canons de la « gouvernance » d’aujourd’hui : il a donc perdu les législatives en 2007. Et seul un remords de ses électeurs peut cette fois sauver sa mairie.

Partout, cette nouvelle sociologie hésite entre PS et Modem. Voilà pourquoi à Dijon, Montpellier, Grenoble, Roubaix, le PS est allié au MoDem dès le premier tour. À Aix-en-Provence, le MoDem se gauchise pour faire la peau de l’UMP. À Lyon, les centristes sont partout. À Paris ou ailleurs, on attend prudemment le second tour pour convoler. En 1977, Mitterrand verrouillait l’Union de la gauche, obligeant même Gaston Defferre à renoncer à ses amitiés centristes de Marseille. Trente ans plus tard, c’est le grand déverrouillage, les centristes reviennent à gauche, sans que le PS, pusillanime, n’ose assumer la nouvelle ligne social-libérale. Mais, les programmes municipaux parlent d’eux-mêmes : il n’y a guère de différences entre ceux de l’UMP, du PS ou du MoDem : partout des « coulées vertes » écologiques, partout des « logements neufs » pour retenir le dernier carré des classes moyennes, partout des « zones franches » . 

Lors
de la présidentielle, Nicolas Sarkozy avait gagné dans l’est de la France, et séduit une base populaire qu’il avait en partie arrachée à Le Pen. À l’Ouest et dans les grandes villes, Royal et Bayrou s’étaient disputé le même électorat. Au bout de neuf mois, les électeurs de Sarkozy – ouvriers, employés ou vieux rurbains – sont déçus par la stagnation du pouvoir d’achat ou agacés par le côté soixante-huitard d’un président qui semble « jouir sans entraves » . En face, l’antisarkozisme culturel des grandes villes plastronne. Les édiles de droite tentent de sauver leur mise en cachant le sigle de l’UMP et en centrant le débat électoral sur le terrain local.

Mais le vent national souffle trop fort. La polarisation sociologique révélée par la présidentielle rendait déjà les municipales ingagnables par la droite. L’intérêt exclusif porté par les médias aux grandes villes, aggravait la situation. On l’a déjà vu en 2001, lorsque la seule prise de Paris et de Lyon occulta la défaite globale de la gauche de Jospin. C’est pourquoi Sarkozy avait songé à avancer la date des municipales dans la foulée de la présidentielle.

La crise économique américaine et l’agacement provoqué par la désacralisation de la fonction risquent de transformer la défaite inévitable en déroute. 

Eric Zemmour pour Le Figaro le 28 février 2008

par Cyber-résistant publié dans : Actualités communauté : Vu de droite
Dimanche 16 mars 2008

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Le néo-conservatisme est un courant de pensée politique d'origine américaine apparu à la fin du XXe siècle.

L'axe central de la pensée des néo-conservateurs est une revitalisation des valeurs patriotiques à l'intérieur des États-Unis et une politique interventionniste à l'extérieur : les États-Unis d'Amérique doivent être « respectés à travers le monde » et « reconnus comme la nation phare des droits de l'homme et de la démocratie », un principe politique que les néo-conservateurs s'attachent à promouvoir activement. Cette position s'oppose à la doctrine isolationniste.

Sommaire

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Histoire [modifier]

La presse américaine désigne souvent les néo-conservateurs par le diminutif de « neocons ». Très rapidement, les médias ont essayé de rechercher les origines des neoconservatives. Étant donné la perméabilité des institutions américaines (on peut passer de l'université à un poste de conseiller dans l'administration et réciproquement), on a cru reconnaître dans un certain nombre d'universitaires de Chicago l'origine de la pensée politique néo-conservatrice, ainsi que leurs influences principales.

Parmi elles, ont été cités :

  • Leo Strauss, en particulier parce qu'il insiste dans son œuvre sur la notion de vérités éternelles contre le relativisme moral : « noble mensonge » (noble liar) chez Platon. La sensibilité démocratique et la « passion de l'égalité » (expression que l'on trouve chez Tocqueville) propre aux êtres qui vivent dans les démocraties, est en effet assez réticente à cette thèse platonicienne, qui s'appuie sur la distinction entre le vulgaire et l'élite...
  • Platon ; Aristote ; Saint Augustin ; Maïmonide ; Locke ; Kant ; Tocqueville ;
  • le jeffersonisme (en référence à Thomas Jefferson) ; jacksonisme (en référence aux principes édictés par le Président Andrew Jackson).

Le néo-conservatisme apparaît véritablement dans les années 1980, quoique l'on puisse trouver des éléments précoces de ce qui peut apparaître comme une école de pensée politique dans les années 1960, autour de personnalités comme Irving Kristol, Wilmoore Kendall, John M. Olin, James Burnham, Francis Fukuyama, ou Charles Krauthammer. L'influence du néo-conservatisme a été patente avec Ronald Reagan et sa décision d'engager l'épreuve de force avec « l'empire du Mal », c'est-à-dire l'URSS (voir les travaux de Norman Podhoretz et ceux de la revue Commentary). Elle l'est aujourd'hui autour de l'administration de George W. Bush et, dans une moindre mesure, de Tony Blair.

Ses adeptes sont souvent d'anciens démocrates, voire d'anciens trotskistes, déçus par l'évolution culturelle et intellectuelle depuis les années 1960. C'est le cas d'Irving Kristol, ou de Martin Diamond, spécialiste de la Constitution américaine. En Europe, ce sont plutôt des intellectuels venus de Gramsci et de l'eurocommunisme. C'est le cas d'Yves Roucaute et d'une grande partie de la direction internationale de l'Institut de l'Europe Libre où se trouvent aussi bien des dirigeants de l'Hudson Institute de Washington que des dirigeants de la revue Azure de Jérusalem. Si de nombreux néoconservateurs sont de confession juive et catholique( Gerson, Mark: 1987: 285), il serait faux de réduire cette vision politique à une approche communautaire. Il est plus juste de dire que les néoconservateurs sont le plus souvent des pro-israéliens proches du Likoud, la droite israélienne, comme expliqué dans l'ouvrage de Didier Chaudet, Florent Parmentier, et Benoît Pélopidas, intitulé L'Empire au Miroir. Stratégies de puissance aux Etats-Unis et en Russie.

Doctrine [modifier]

Le néo-conservatisme se distingue du conservatisme traditionnel et du néo-libéralisme. Anticommuniste et antifasciste, le néo-conservatisme est né sur le principe de « plus jamais Auschwitz ». Les néo-conservateurs, d’abord engagés en faveur de l’État-providence, sont devenus de plus en plus conservateurs dans leur approche générale de la politique, attachant une plus grande importance à l’ordre public et au respect de l’autorité. Les résultats du socialisme à l’étranger ont fait naître chez eux une méfiance à l’égard d’une action sociale volontariste. Toutefois, des divergences importantes séparent les différents membres de ce courant d’opinion.

Les néo-conservateurs sont hostiles au principe de discrimination positive, à l'« égalitarisme culturel » et au « relativisme moral », fondés sur des thèses issues de la sociologie et de la post-modernité. S'ils admettent le libéralisme économique et s'ils privilégient les politiques compassionnelles inter-individuelles, ils admettent l'intervention de l'État au nom de la morale (thèses de Kristol et de Roucaute). Ils ne sont pas opposés à une immigration contrôlée.

Ils défendent la puissance militaire des États républicains dans les relations internationales afin d'asseoir un nouvel ordre international. Contre Henry Kissinger et son principe de l'équilibre des pouvoirs par la terreur, ils opposent la paix par le consensus moral. Dans un manifeste publié en 1996 par leur Think tank intitulé Project for the New American Century, ils exposent leurs principes en quelques points :

  • refus du déclin de la puissance américaine parce qu'elle est la première puissance républicaine du monde ;
  • empêcher l'émergence d'une puissance rivale ;
  • revalorisation de l'outil militaire pour répondre aux agressions ;
  • fin de la « complaisance » envers les dictatures ;
  • clarté morale et hégémonie bienveillante.

Les néo-conservateurs prétendent vouloir un nouvel ordre international qui soit celui de la liberté, selon les conceptions venues de Kant. Ils critiquent l'ONU qu'ils accusent d'immoralité, d'incompétence, de gabegie et de corruption. Aux grandes conférences internationales, ils préfèrent des coalitions plus réduites selon le principe « la mission définit la coalition ». Ils soutiennent Israël.

Le néo-conservatisme américain est avant tout une critique assez générale d'une double attitude :

  1. Dans l'horizon de la morale, ils refusent le relativisme et le laxisme. Le développement de l'individualisme subjectif dans les démocraties occidentales, surtout après la Seconde Guerre mondiale, conduit les individus à revendiquer pour eux-mêmes une liberté totale et à revendiquer la protection de leurs inclinations par des droits. Les néo-conservateurs pensent que les devoirs sont le corolaire des droits, et ils s'opposent à la confusion des Droits des citoyens (négociables) et des Droits de l'homme (non négociables).
  1. Dans l'horizon politique, contre l'individualisme subjectif qui perd de vue le lien politique et le fait que l'existence humaine ne serait que pur hasard (Jean-Jacques Rousseau) s'il n'y avait pas de constitution politique, ils affichent la nécessité de partir de la Cité et du bien public. C'est la raison pour laquelle les néo-conservateurs américains sont attentifs à la manière dont a été élaborée la Constitution américaine et aux influences sur celle-ci du libéralisme anglais (John Locke).

Selon l'historien Zeev Sternhell, l'ennemi des néo-conservateurs n'est ni l'étatisme ni le socialisme, mais le libéralisme.

Composition [modifier]

Les néo-conservateurs n'appartiennent pas spécifiquement à un parti politique. Certains sont proches des républicains, d'autres du Parti démocrate, comme Richard Perle. La plupart sont plutôt républicains et, dans les pays où la scène politique se sépare en droite et gauche, ils sont plutôt à droite. Mais nombre de néo-conservateurs ont soutenu Tony Blair.

Le « mouvement » néo-conservateur est très divers dans ses activités, allant de l'enseignement universitaire sur Aristote à l'examen attentif des enjeux politiques liés aux activités des groupes islamistes au Moyen-Orient (L. Murawiec, G. Millère), en passant par le conseil politique ou le journalisme (Wall Street Journal…). Bien entendu, certains néo-conservateurs ont une activité politique professionnelle, telle l'ancien professeur d'Université de Stanford Condoleeza Rice.

Influence [modifier]

Les néo-conservateurs sont l'un des groupes ayant une influence sur le gouvernement de George W. Bush.

Partisans dès 1998 du renversement de Saddam Hussein, ils sont les principaux inspirateurs de la guerre en Irak lancée par les États-Unis en mars 2003. Pour eux, cette guerre se justifie par le principe de la théorie des dominos : la mise en place d'un régime démocratique à Bagdad aurait un effet sur les pays voisins contraints à se démocratiser et à se libéraliser. Le but serait la paix au Moyen-Orient, par le biais d'un projet de « remodelage du Grand Moyen-Orient » et de la doctrine Bush. La mise en place d'une nouvelle direction palestinienne en janvier 2005 et les premières élections municipales démocratiques en Arabie saoudite seraient selon les néo-conservateurs le résultat de cette politique.

Néanmoins, cette vision des néo-conservateurs est souvent qualifiée d'idéologique, ignorante des diversités régionales, des groupes ethniques et des différences religieuses.

L'influence des néo-conservateurs s'est nettement affaiblie après les victoires des démocrates au Congrès, lors des élections de mi-mandat. Plusieurs néo-conservateurs dont Donald Rumsfeld ont dû quitter le cabinet.

Visions françaises [modifier]

Selon Justin Vaïsse, un chargé de mission au ministère des Affaires étrangères en France (co-auteur avec Pierre Hassner de l'ouvrage Washington et le monde), depuis les attentats du 11 septembre 2001 commis contre le World Trade Center, les autres pays n'ont de choix que de se rallier à la défense du régime démocratique vu du côté occidental ou de s'y opposer, tombant ainsi, aux yeux des néo-conservateurs, du mauvais côté de l'histoire. Cette position de Justin Vaïsse est marquée par des excès idéologiques (Vaïsse étant un observateur français plutôt proche de l'ancien ministre socialiste des affaires étrangères Hubert Védrine[1]).

Comme tous les mouvements de pensée politique repérés pendant les périodes de crise, le néo-conservatisme est difficile à cerner, puisque bien des questions sont posées à son sujet sur la forme qui le constitue et les divers intérêts ou intentions qui le nourrissent.

Les néo-conservateurs se sont dans l'ensemble réjouis du rejet du traité établissant une Constitution pour l'Europe par les Français lors du référendum du 29 mai 2005 et contre lequel ils avaient manifesté leur hostilité ou circonspection. Cette position nuance le regard que les Européens (les Français notamment) portent sur les États-Unis, qui s'étaient montrés jusqu'à présent seulement intéressés par la convergence entre une Union politique européenne et les missions dévolues à l'OTAN. Pour cette dernière raison, certains cercles politiques américains ne comprenaient pas la réticence qui se faisait jour en Europe à l'égard du projet d'adhésion de la Turquie à une Europe, dont on pouvait penser qu'elle n'avait d'existence que théorique, juridique ou purement réduite à un espace commercial.

L'Europe semblait donc pouvoir être perçue comme un corps politique plus ou moins clairement identifié à des institutions comme l'OTAN. Le travail de réflexion que les néo-conservateurs peuvent mener sur la question de l'origine de la nation américaine (avec les travaux de Harry V. Jaffa et de George Anastaplo notamment) a permis à une frange relativement importante des intellectuels conservateurs de comprendre l'actuel débat en Europe sur la question de la nation (cf. les ouvrages de Pierre Manent : Cours familier de philosophie politique et La raison des nations).

Bibliographie [modifier]

Écrits néo-conservateurs en langue française [modifier]

  • Yves Roucaute, Le Néo-conservatisme est un humanisme, Presses Universitaires de France, 2005.
  • Yves Roucaute, La Puissance de la Liberté, Presses Universitaires de France, 2004.
  • Guy Millière, Pourquoi Bush sera réélu (Paris, Michalon, 2004) ; Qui a peur de l'islam ! (Paris, Michalon, 2004) ; Ce que veut Bush (Paris, La martinière, Textes, 2003). Il a traduit les écrits de Ronald Reagan et Friedrich Hayek.
  • Laurent Murawiec, La Guerre d'après, Paris, Albin Michel, 2003 ; L'Esprit des nations, cultures et géopolitique, Paris, Odile Jacob, 2002.
  • Lucien-Samir Oulahbib, Éthique et épistémologie du nihilisme, Paris, Harmattan, 2002 ; Nihilisme français contemporain, Paris, Harmattan, 2003 ; Berbères et le christianisme, Paris, éditions berbères 2004 ; L’Œil brisé, Paris, éditions Le Manuscrit, 2004.

Écrits sur le néo-conservatisme [modifier]

Référence [modifier]

  1. Justin Vaïsse, « La croisade des néo-conservateurs », L'Histoire, n° 284, février 2004, p. 56.

Voir aussi [modifier]

Liens internes [modifier]

Liens externes [modifier]

par Cyber-résistant publié dans : Réinformation communauté : Vu de droite
Samedi 15 mars 2008

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Salute the Danish Flag! - It’s a Symbol of Western Freedom

By Susan MacAllen. Published: July 23, 2007

In Denmark, once-liberal immigration policies have forced huge governmental change and zero tolerance for Muslim immigrants intent on turning Denmark into an Islamic welfare haven. FSM Contributing Editor Susan MacAllen reveals a shocking reaction there and lessons America must learn.

In 1978-9 I was living and studying in Denmark. An elderly woman to whom I was close said something to me one day that puzzled me for many years after. I forget what the context of our conversation was, but she commented that I - as a young American in Denmark - should not let any Dane scold me about the way America had treated its black population, because the Danes in her view treated their immigrants at least as badly. I wasn’t sure which immigrants she meant, so I asked her. She answered that she meant those from the Middle East.

But in 1978 - even in Copenhagen, one didn’t see these Muslim immigrants. The Danish population embraced visitors, celebrated the exotic, went out of its way to protect each of its citizens. It was proud of its new brand of socialist liberalism - one in development since the conservatives had lost power in 1929 - a system where no worker had to struggle to survive, where one ultimately could count upon the state as in, perhaps, no other western nation at the time. The rest of Europe saw the Scandinavians as free-thinking, progressive and infinitely generous in their welfare policies. Denmark boasted low crime rates, devotion to the environment, a superior educational system and a history of humanitarianism.

Denmark was also most generous in its immigration policies - it offered the best welcome in Europe to the new immigrant: generous welfare payments from first arrival plus additional perks in transportation, housing and education. It was determined to set a world example for inclusiveness and multiculturalism. How could it have predicted that one day in 2005 a series of political cartoons in a newspaper would spark violence that would leave dozens dead in the streets - all because its commitment to multiculturalism would come back to bite?

By the 1990's the growing urban Muslim population was obvious - and its unwillingness to integrate into Danish society was obvious. Years of immigrants had settled into Muslim-exclusive enclaves. As the Muslim leadership became more vocal about what they considered the decadence of Denmark’s liberal way of life, the Danes - once so welcoming - began to feel slighted. Many Danes had begun to see Islam as incompatible with their long-standing values: belief in personal liberty and free speech, in equality for women, in tolerance for other ethnic groups, and a deep pride in Danish heritage and history.

The New York Post in 2002 ran an article by Daniel Pipes and Lars Hedegaard, in which they forecasted accurately that the growing immigrant problem in Denmark would explode. In the article they reported:

· "Muslim immigrants…constitute 5 percent of the population but consume upwards of 40 percent of the welfare spending."

· "Muslims are only 4 percent of Denmark's 5.4 million people but make up a majority of the country's convicted rapists, an especially combustible issue given that practically all the female victims are non-Muslim. Similar, if lesser, disproportions are found in other crimes."

· "Over time, as Muslim immigrants increase in numbers, they wish less to mix with the indigenous population. A recent survey finds that only 5 percent of young Muslim immigrants would readily marry a Dane."

· "Forced marriages - promising a newborn daughter in Denmark to a male cousin in the home country, then compelling her to marry him, sometimes on pain of death - are one problem..."

· "Muslim leaders openly declare their goal of introducing Islamic law once Denmark's Muslim population grows large enough - a not-that-remote prospect. If present trends persist, one sociologist estimates, every third inhabitant of Denmark in 40 years will be Muslim."

It is easy to understand why a growing number of Danes would feel that Muslim immigrants show little respect for Danish values and laws. An example is the phenomenon common to other European countries and the U.S.: some Muslims in Denmark who opted to leave the Muslim faith have been murdered in the name of Islam, while others hide in fear for their lives. Jews are also threatened and harassed openly by Muslim leaders in Denmark, a country where once Christian citizens worked to smuggle out nearly all of their 7,000 Jews by night to Sweden - before the Nazis could invade. I think of my Danish friend Elsa - who as a teenager had dreaded crossing the street to the bakery every morning under the eyes of occupying Nazi soldiers - and I wonder what she would say today.

In 2001, Denmark elected the most conservative government in some 70 years - one that had some decidedly non-generous ideas about liberal unfettered immigration. Today Denmark has the strictest immigration policies in Europe. ( Its effort to protect itself has been met with accusations of "racism" by liberal media across Europe - even as other governments struggle to right the social problems wrought by years of too-lax immigration.) If you wish to become Danish, you must attend three years of language classes. You must pass a test on Denmark’s history, culture, and a Danish language test. You must live in Denmark for 7 years before applying for citizenship. You must demonstrate an intent to work, and have a job waiting. If you wish to bring a spouse into Denmark, you must both be over 24 years of age, and you won’t find it so easy anymore to move your friends and family to Denmark with you. You will not be allowed to build a mosque in Copenhagen. Although your children have a choice of some 30 Arabic culture and language schools in Denmark, they will be strongly encouraged to assimilate to Danish society in ways that past immigrants weren’t.

In 2006, the Danish minister for employment, Claus Hjort Frederiksen, spoke publicly of the burden of Muslim immigrants on the Danish welfare system, and it was horrifying: the government’s welfare committee had calculated that if immigration from Third World countries were blocked, 75 percent of the cuts needed to sustain the huge welfare system in coming decades would be unnecessary. In other words, the welfare system as it existed was being exploited by immigrants to the point of eventually bankrupting the government. "We are simply forced to adopt a new policy on immigration. The calculations of the welfare committee are terrifying and show how unsuccessful the integration of immigrants has been up to now," he said.

A large thorn in the side of Denmark’s imams is the Minister of Immigration and Integration, Rikke Hvilshoj. She makes no bones about the new policy toward immigration, "The number of foreigners coming to the country makes a difference," Hvilshøj says, "There is an inverse correlation between how many come here and how well we can receive the foreigners that come." And on Muslim immigrants needing to demonstrate a willingness to blend in, "In my view, Denmark should be a country with room for different cultures and religions. Some values, however, are more important than others. We refuse to question democracy, equal rights, and freedom of speech."

Hvilshoj has paid a price for her show of backbone. Perhaps to test her resolve, the leading radical imam in Denmark, Ahmed Abdel Rahman Abu Laban, demanded that the government pay blood money to the family of a Muslim who was murdered in a suburb of Copenhagen, stating that the family’s thirst for revenge could be thwarted for money. When Hvilshoj dismissed his demand, he argued that in Muslim culture the payment of retribution money was common, to which Hvilshoj replied that what is done in a Muslim country is not necessarily what is done in Denmark. The Muslim reply came soon after: her house was torched while she, her husband and children slept. All managed to escape unharmed, but she and her family were moved to a secret location and she and other ministers were assigned bodyguards for the first time - in a country where such murderous violence was once so scarce.

Her government has slid to the right, and her borders have tightened. Many believe that what happens in the next decade will determine whether Denmark survives as a bastion of good living, humane thinking and social responsibility, or whether it becomes a nation at civil war with supporters of Sharia law. And meanwhile, Americans clamor for stricter immigration policies, and demand an end to state welfare programs that allow many immigrants to live on the public dole. As we in America look at the enclaves of Muslims amongst us, and see those who enter our shores too easily, dare live on our taxes, yet refuse to embrace our culture, respect our traditions, participate in our legal system, obey our laws, speak our language, appreciate our history . . . we would do well to look to Denmark, and say a prayer for her future and for our own.
Pendant des années, les Danois (les idiots utiles sociaux démocrates) vantèrent les mérites du multiculturalisme et affirmèrent qu'ils n'avaient aucun problème avec les habitudes islamiques – jusqu'au jour où ils durent constater qu'ils en avaient bel et bien quelques-uns.
Aujourd'hui malgré un chômage à 3 % et une protection sociale extrêmement généreuse (le Danemark détient le record du monde d'imposition) la minorité Arabo-Musulmane provoque la majorité des troubles. Voici les principaux thèmes concernés:

* Le chômage comme principale ressource des musulmans. Les immigrants du tiers-monde – pour la plupart des Musulmans en provenance de Turquie, de Somalie, du Pakistan, du Liban et d'Irak – forment 5% de la population mais consomment plus de 40% des dépenses de l'assistance sociale.

* Le recours au crime. Les Musulmans ne composent que 4% des 5,4 millions d'habitants du Danemark mais ils accumulent la majorité des condamnations pour viol – un problème d'autant plus brûlant que pratiquement toutes les femmes victimes de viols sont non musulmanes.
55% des crimes et délits sont commis par des membres de la communauté musulmane

* L'importation d'usages inacceptables. Les mariages forcés – une fille née au Danemark est promise à un cousin du pays, puis on oblige la jeune fille à l'épouser, parfois sous peine de mort – constituent l'un des problèmes.

* L'agitation antisémite. La brutalité des Musulmans fait peser une menace croissante sur les quelque 6000 Juifs du Danemark, dont la sécurité dépend de plus en plus des forces de police. . Des marches anti-israéliennes tournèrent aux émeutes anti-Juifs. Une organisation, Hizb-ut-Tahrir, encourage explicitement les Musulmans à «tuer tous les Juifs (...) partout où vous les trouverez».

* La promotion de la loi islamique. Les dirigeants musulmans déclarent ouvertement prévoir d'introduire la loi islamique au Danemark dès que la population de Musulmans y aura atteint un certain seuil – une perspective moins éloignée que beaucoup ne pensent. Un sociologue estime que si la tendance actuelle se maintient, un habitant du Danemark sur trois sera musulman d'ici 40 ans.

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Manifestation du 15 mars au Danemark : photo